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Systèmes de management environnemental - Lignes directrices

générales concernant les principes, les systèmes et les techniques


de mise en œuvre
Sommaire

Avant-
propos.......................................................................................................................................... iv
Introduction.....................................................................................................................................
........ v
1 Domaine
d'application................................................................................................................. 1
2 Références
normatives................................................................................................................. 1
3 Termes et
définitions................................................................................................................... 1
4 Contexte de
l'organisme.............................................................................................................. 6
4.1 Compréhension de l'organisme et
contexte................................................................................. 6
4.2 Compréhension des besoins et attentes des parties
intéressées................................................ 11
4.3 Détermination du périmètre d'application du système de management
environnemental........... 13
4.4 Système de management
environnemental................................................................................ 13
5 Leadership...........................................................................................................................
...... 17
5.1 Leadership et
engagement......................................................................................................... 17
5.2 Politique
environnementale....................................................................................................... 18
5.3 Rôles, responsabilités et autorités au sein de
l'organisme......................................................... 20
6 Planification........................................................................................................................
....... 22
6.1 Actions à mettre en œuvre face aux risques liés aux menaces et
opportunités........................... 22
6.2 Objectifs environnementaux et planification pour les
atteindre.................................................. 34
7 Support................................................................................................................................
...... 37
7.1 Ressources........................................................................................................................
........ 37
7.2 Compétences.....................................................................................................................
........ 38
7.3 Sensibilisation...................................................................................................................
........ 40
7.4 Communication..................................................................................................................
....... 41
7.5 Informations
documentées......................................................................................................... 43
8 Réalisation des activités
opérationnelles.................................................................................... 45
8.1 Planification et maîtrise
opérationnelles.................................................................................... 45
8.2 Préparation et réponse aux situations
d'urgence........................................................................ 47
9 Évaluation des
performances..................................................................................................... 49
9.1 Surveillance, mesure, analyse et
évaluation............................................................................... 49
9.2 Audit
interne..............................................................................................................................
52
9.3 Revue de
direction..................................................................................................................... 53
10 Amélioration.......................................................................................................................
....... 54
10.1 Non-conformité et actions
correctives........................................................................................ 54
10.2 Amélioration
continue................................................................................................................ 55
Annexe A (informative) Exemples d'activités, produits et services et les aspects et
impacts environnementaux, risques et opportunités, et actions qui leur sont
associés.......................................................... 57
Bibliographie...................................................................................................................................
...... 65
Annexe ZA (informative) Relation entre la présente Norme internationale et les exigences
essentielles de la
Directive UE 2008/765/CE..................................................................................................
......... 66

Introduction

Chaque organisme, qu'il soit public ou privé, de grande ou de petite taille, évoluant dans des
économies développées ou émergentes, a un impact sur l'environnement et, en retour, est affecté par
l'environnement. L'impact d'un organisme peut être lié à la consommation de ressources ou à la
pollution et l'effet sur l'organisme à des préoccupations telles que le changement climatique. Ces
impacts conduisent à mieux intégrer que la rentabilité et la prospérité du développement humain sont
subordonnées à la préservation et à la conservation de notre capital naturel, à savoir des ressources
dont dépend toute la productivité humaine.

Les attentes de la société imposent d'améliorer le management des ressources nécessaires au


développement humain en élevant le niveau d'efficacité, de transparence et de responsabilité pour
tous les organismes. Dans tout organisme, de grande ou de petite taille, la volonté d'améliorer la
performance environnementale peut naître de la conviction et de l'engagement des propriétaires, du
conseil d'administration ou de l'équipe dirigeante. Les motivations peuvent être la réalisation
d'économies, la nécessité de respecter une législation existante ou de plus en plus rigoureuse, la
réponse aux exigences des clients ou l'engagement de la direction de protéger l'environnement en
prévenant la pollution et la perte de capital naturel. Ces motivations sont renforcées par la réalisation
de pressions croissantes exercées sur l'environnement par les conditions météorologiques extrêmes,
la surconsommation des ressources et les défis soulevés par la dégradation des écosystèmes et la
perte de biodiversité.

L'objectif de la présente Norme internationale volontaire est de fournir aux organismes des lignes
directrices pour un cadre commun permettant d'établir, de mettre en œuvre, de tenir à jour ou
d'améliorer un système afin de mieux soutenir le management environnemental. Cela devrait
contribuer à la viabilité à long terme de l'organisme et à l'objectif global d'un développement durable
en équilibre avec ses éléments sociaux et économiques. Le cadre d'un système de management
environnemental robuste, crédible et fiable peut comprendre :

 la compréhension des besoins et des attentes des parties intéressées, dans la mesure où ils se
rapportent à la performance environnementale de l'organisme ;

 l'élaboration et la mise en œuvre d'une politique environnementale et d'objectifs ;

 l'établissement de la nécessité pour la direction de jouer un rôle de premier plan dans


l'amélioration de la performance environnementale ;

 l'identification des aspects de ses activités, produits et services pouvant avoir des impacts
environnementaux significatifs ;

 l'identification des conditions environnementales, y compris les événements, susceptibles


d'affecter l'organisme (c'est-à-dire si l'effet est local, régional ou global, à court ou à long terme) ;

 l'étude des risques liés aux menaces et aux opportunités en relation avec les aspects
environnementaux significatifs de l'organisme et les obligations de conformité associées ;

 la sensibilisation à l'interaction de l'organisme avec son environnement ;

 la mise en place de contrôles opérationnels pour gérer les aspects environnementaux significatifs
d'un organisme et les obligations de conformité, ainsi que les risques liés aux menaces et aux
opportunités ;

 l'évaluation de la performance environnementale et, si nécessaire, la mise en œuvre d'actions en


vue de son amélioration.

Les résultats d'une approche formelle du management environnemental peuvent fournir à la direction
des données qualitatives et quantitatives qui facilitent des décisions d'entreprise éclairées participant
au succès à long terme et offrant des options pour contribuer au développement durable. Les
opportunités comprennent :

 la protection de l'environnement par la prévention ou la réduction des impacts négatifs ;

 la maîtrise ou l'influence sur la manière dont les produits et services sont conçus, fabriqués,
distribués, consommés et éliminés ;

 la valorisation d'une perspective de cycle de vie susceptible de prévenir le transfert de charges


environnementales ailleurs dans le cycle ;

 la réalisation de bénéfices financiers et opérationnels pouvant résulter de la mise en œuvre


d'alternatives respectueuses de l'environnement qui renforcent la position de l'organisme sur le
marché ; et

 la communication d'informations environnementales aux parties intéressées pertinentes.

Le succès de l'organisme est lié à l'engagement à tous les niveaux et de toutes les fonctions de
l'organisme, sous l'impulsion de la direction.
Outre l'amélioration de la performance environnementale, les bénéfices potentiels dégagés par la
mise en place d'un système de management environnemental efficace comprennent :

 l'assurance donnée aux clients de la démonstration de l'engagement du management de


l'environnement,

 le maintien de bonnes relations avec le public et avec les instances locales,

 le respect des critères des investisseurs et la facilité d'accès aux fonds financiers,

 l'amélioration de l'image de marque et l'accroissement des parts de marché,

 l'amélioration de la maîtrise des dépenses,

 la limitation des incidents qui impliquent des responsabilités,

 la préservation des matières premières et de l'énergie,

 la simplification des démarches d'obtention des permis et des autorisations, tout en satisfaisant à
leurs exigences,

 le développement de la sensibilisation environnementale des fournisseurs, des sous-traitants et


des autres personnes travaillant pour ou pour le compte de l'organisme, et

 l'amélioration des relations entre l'industrie et les pouvoirs publics.

Des exemples et approches sont présentés dans la présente Norme internationale dans un but
illustratif. Ils ne sont pas censés représenter toutes les possibilités et ne s'adaptent pas forcément à
tous les organismes. Lors de la conception, de la mise en œuvre ou de l'amélioration d'un système de
management environnemental, il convient que l'organisme choisisse une approche adaptée à ses
propres circonstances. Les conseils pratiques en encadré sont destinés à fournir des informations
complémentaires au texte contenu dans la norme.

1 Domaine d'application

La présente Norme internationale donne des lignes directrices concernant l'établissement, la mise en
œuvre, la mise à jour et l'amélioration d'un système de management environnemental pouvant être
intégré au processus métier de base.

NOTE Bien que le système de management environnemental n'ait pas pour objet de traiter des questions
relatives à la santé et à la sécurité au travail, ces dernières peuvent être incluses lorsque l'organisme cherche à
mettre en œuvre un système de management intégré de l'environnement et de la santé et la sécurité au travail.

Ces lignes directrices sont applicables à tout organisme, indépendamment de sa taille, de sa nature,
de sa localisation ou de son niveau de maturité.

Les lignes directrices de la présente Norme internationale sont cohérentes avec le modèle de
systèmes de management environnemental de l'ISO 14001, mais n'ont pas pour objet de fournir une
interprétation des exigences de l'ISO 14001.

2 Références normatives
Il n'y a pas de références normatives. Cet article est inclus pour conserver la même numérotation des
articles que les autres normes ISO relatives aux systèmes de management.

3 Termes et définitions

organisme
personne ou groupe de personnes ayant sa propre structure fonctionnelle avec des responsabilités,
autorités et relations en vue d'atteindre ses objectifs (3.16)

Note 1 à l'article : Le concept d'organisme comprend mais n'est pas limité à travailleur indépendant,
compagnie, société, firme, entreprise, autorité, partenariat, organisation caritative ou institution, ou une partie ou
une combinaison des entités précédentes, à responsabilité limitée ou d'un autre statut, de droit public ou privé.

3.2
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direction
personne ou groupe de personnes qui oriente et contrôle un organisme (3.1) au plus haut niveau

Note 1 à l'article : La direction a le pouvoir de déléguer son autorité et de fournir des ressources au sein de
l'organisme.

Note 2 à l'article : Si le domaine d'application du système de management (3.3) traite uniquement une partie de
l'organisme, alors la direction se réfère à ceux qui dirigent et contrôlent cette partie de l'organisme.

3.3
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système de management
ensemble d'éléments corrélés ou interactifs d'un organisme (3.1), utilisés pour établir des politiques et
des objectifs (3.16), et des processus (3.26) pour atteindre ces objectifs

Note 1 à l'article : Un système de management peut aborder une seule ou plusieurs disciplines (par exemple
qualité, environnement, santé et sécurité au travail).

Note 2 à l'article : Les éléments du système comprennent la structure organisationnelle, les rôles et
responsabilités, la planification et le fonctionnement, l'évaluation de la performance et l'amélioration.

Note 3 à l'article : Le domaine d'application d'un système de management peut inclure l'ensemble de
l'organisme, des fonctions spécifiques et identifiées de l'organisme, des sections spécifiques et identifiées de
l'organisme, ou une ou plusieurs fonctions dans un groupe d'organismes.

3.4
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système de management environnemental


composante du système de management (3.3) utilisée pour gérer les aspects environnementaux (3.9),
respecter les obligations de conformité (3.22) et traiter du risque (3.18) associé aux menaces et
opportunités
3.5
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partie intéressée
personne ou organisme (3.1) qui peut avoir une incidence, être affecté ou avoir un point de vue
susceptible de l'affecter par une décision ou activité

Note 1 à l'article : Les parties intéressées peuvent inclure les personne(s) et groupes concernés ou affectés par
la performance environnementale (3.13) d'un organisme.

Note 2 à l'article : « Avoir un point de vue susceptible de l'affecter » signifie que le point de vue a été porté à la
connaissance de l'organisme.

Note 3 à l'article : Les parties intéressées peuvent inclure les clients, les collectivités, les fournisseurs, les
régulateurs, les organismes non gouvernementaux, les investisseurs, les employés.

3.6
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politique environnementale
intentions et orientation d'un organisme (3.1), telles qu'exprimées formellement par sa direction (3.2),
en matière de performance environnementale (3.13)

3.7
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information documentée
information qui nécessite d'être contrôlée et tenue à jour par un organisme (3.1) et le format sur lequel
elle est contenue

Note 1 à l'article : Les informations documentées peuvent se présenter dans tout format et sur tout support et
provenir de toute source.

Note 2 à l'article : Les informations documentées peuvent se rapporter :

 au système de management environnemental (3.4), y compris les processus (3.26) connexes ;


 aux informations créées en vue du fonctionnement de l'organisme (également appelées
documentation) ;
 aux preuves des résultats obtenus (également appelées enregistrements).
3.8
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environnement
milieu dans lequel un organisme (3.1) fonctionne, incluant l'air, l'eau, le sol, les ressources naturelles,
la flore, la faune, les êtres humains et leurs interrelations

Note 1 à l'article : Dans ce contexte, le milieu peut s'étendre de l'intérieur de l'organisme au système local,
régional ou global.

Note 2 à l'article : Le milieu peut être décrit en termes de biodiversité, d'écosystèmes, de climat ou d'autres
caractéristiques.

3.9
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aspect environnemental
élément des activités, produits ou services d'un organisme (3.1) interagissant ou susceptible
d'interactions avec l'environnement (3.8)

Note 1 à l'article : Un aspect environnemental peut causer un ou plusieurs impacts environnementaux (3.10).
Un aspect environnemental significatif est un aspect environnemental qui a ou peut avoir un impact
environnemental significatif.

Note 2 à l'article : Les aspects environnementaux significatifs sont déterminés par l'organisme en appliquant un
ou plusieurs critères.

3.10
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impact environnemental
modification de l'environnement (3.8), négative ou bénéfique, résultant totalement ou partiellement
des aspects environnementaux (3.9) d'un organisme (3.1)

3.11
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état environnemental
état ou caractéristique de l'environnement (3.8), tel que déterminé à un moment donné

3.12
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performance
résultat mesurable

Note 1 à l'article : La performance peut porter sur des constatations quantitatives ou qualitatives.

Note 2 à l'article : La performance peut concerner le management d'activités, de processus (3.26), de produits
(y compris services), de systèmes ou d'organismes (3.1).
3.13
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performance environnementale
performance (3.12) liée au management des aspects environnementaux (3.9)

Note 1 à l'article : Dans le contexte des systèmes de management environnemental (3.4), les résultats peuvent
être mesurés par rapport à la politique environnementale (3.6) de l'organisme, aux objectifs environnementaux
(3.17) ou à d'autres critères, en utilisant des indicateurs.

3.14
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prévention des pollutions


utilisation de procédés (3.26), pratiques, techniques, matériaux, produits, services ou énergie pour
éviter, réduire ou maîtriser (séparément ou par combinaison) la création, l'émission ou le rejet de tout
type de polluant ou déchet, afin de réduire les impacts environnementaux (3.10) négatifs

Note 1 à l'article : La prévention des pollutions peut inclure la réduction ou l'élimination à la source, les
modifications de processus, produits ou services, l'utilisation efficace des ressources, la substitution de matériaux
et d'énergie, la réutilisation, la récupération, le recyclage, la réhabilitation et le traitement.

3.15
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cycle de vie
phases consécutives et liées d'un système de produits, de l'acquisition des matières premières ou de
la génération des ressources naturelles au traitement en fin de vie

Note 1 à l'article : Le cycle de vie inclut les activités, les produits et les services et peut inclure les biens et
services achetés, ainsi que le traitement en fin de vie des produits et la prestation de services, par exemple
conception, fabrication, transport, conditionnement et utilisation finale ou élimination.

[SOURCE : ISO 14044:2006, 3.1, modifiée ― mentionne « traitement en fin de vie » et non
« élimination finale » ; la Note 1 à l'article a été ajoutée].

3.16
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objectif
résultat à atteindre

Note 1 à l'article : Un objectif peut être stratégique, tactique ou opérationnel.

Note 2 à l'article : Les objectifs peuvent être relatifs à différentes disciplines (telles que la finance, la santé et
sécurité, et les buts environnementaux) et ils peuvent s'appliquer à divers niveaux [tels que stratégie, l'organisme
dans son ensemble, projet, produit, service et processus (3.26)].

Note 3 à l'article : Un objectif peut être exprimé par d'autres façons, par exemple par un résultat escompté, un
besoin, un critère opérationnel, en tant qu'objectif environnemental (3.17), ou par l'utilisation d'autres termes
ayant la même signification (par exemple fin, but ou cible).
3.17
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objectif environnemental
objectif (3.16) fixé par l'organisme (3.1) en cohérence avec la politique environnementale (3.6)

3.18
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risque
effet de l'incertitude sur les objectifs (3.16)

Note 1 à l'article : Un effet est un écart, positif ou négatif, par rapport à une attente.

Note 2 à l'article : L'incertitude est l'état, même partiel, de défaut d'information concernant la compréhension ou
la connaissance d'un événement, de ses conséquences ou de sa vraisemblance.

Note 3 à l'article : Un risque est souvent caractérisé en référence à des « événements » potentiels (tels que
définis dans le Guide ISO 73:2009, 3.5.1.3) et des « conséquences » potentielles (telles que définies dans le
Guide ISO 73:2009, 3.6.1.3) ou une combinaison des deux.

Note 4 à l'article : Un risque est souvent exprimé en termes de combinaison des conséquences d'un
événement (incluant des changements de circonstances) et de sa « vraisemblance » associée d'occurrence (telle
que définie dans le Guide ISO 73:2009, 3.6.1.1).

3.19
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compétence
aptitude à mettre en pratique des connaissances et un savoir-faire pour obtenir les résultats
escomptés

3.20
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efficacité
niveau de réalisation des activités planifiées et d'obtention des résultats escomptés

3.21
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exigence
besoin ou attente qui est formulé, généralement implicite ou obligatoire

Note 1 à l'article : « Généralement implicite » signifie qu'il est habituel ou de pratique commune pour
l'organisme (3.1) et les parties intéressées (3.5) que le besoin ou l'attente à prendre en considération soit
implicite.

Note 2 à l'article : Une exigence spécifique est une exigence imposée, par exemple une information
documentée (3.7).

Note 3 à l'article : Les exigences autres que légales deviennent obligatoires lorsque l'organisme décide de s'y
conformer.
3.22
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obligation de conformité
exigence (3.21) à laquelle un organisme (3.1) doit ou choisit de se conformer

Note 1 à l'article : Les obligations peuvent découler d'exigences (3.21) obligatoires, telles que la législation et la
réglementation applicables, ou d'engagements volontaires, tels que des normes organisationnelles et sectorielles,
des relations contractuelles, des principes de bonne gouvernance et des normes de société et d'éthique.

[Source : ISO/DIS 19600:2014, 3.31]

3.23
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conformité
satisfaction d'une exigence (3.21)

3.24
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non-conformité
non-satisfaction d'une exigence (3.21)

Note 1 à l'article : La non-conformité se rapporte aux obligations de conformité (3.22), y compris les exigences
de la présente Norme internationale et les autres exigences relatives au système de management
environnemental (3.4) qu'un organisme (3.1) établit pour lui-même.

3.25
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action corrective
action visant à éliminer la cause d'une non-conformité (3.24) et à éviter sa réapparition

3.26
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processus
ensemble d'activités corrélées ou interactives qui transforme des éléments d'entrée en éléments de
sortie

Note 1 à l'article : Les processus peuvent être documentés ou non.

3.27
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mesure
processus (3.26) visant à déterminer une valeur
3.28
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audit
processus (3.26) méthodique, indépendant et documenté, permettant d'obtenir des preuves d'audit et
de les évaluer de manière objective pour déterminer dans quelle mesure les critères d'audit sont
satisfaits

Note 1 à l'article : Un audit interne est mené par l'organisme (3.1) lui-même ou par une partie externe pour son
compte.

Note 2 à l'article : Un audit peut être combiné (s'il associe deux disciplines ou plus).

Note 3 à l'article : L'indépendance peut être démontrée par l'absence de responsabilité vis-à-vis de l'activité
auditée ou l'absence de biais et de conflit d'intérêt.

Note 4 à l'article : Les « preuves d'audit » consistent en des enregistrements, des énoncés de faits ou d'autres
informations pertinentes pour les critères d'audit et vérifiables, et les « critères d'audit » sont l'ensemble de
politiques, procédures (3.30) ou exigences (3.21) servant de référence pour comparer les preuves d'audit sont
comparées, tels que définis dans l'ISO 19011.

3.29
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amélioration continue
activité récurrente d'amélioration des performances (3.12)

Note 1 à l'article : L'amélioration de la performance concerne l'utilisation du système de management


environnemental (3.4) afin d'améliorer la performance environnementale (3.13) en cohérence avec la politique
environnementale (3.6) de l'organisme (3.1).

Note 2 à l'article : Il n'est pas nécessaire que l'activité se déroule dans tous les domaines simultanément, ni
sans interruption.

3.30
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procédure
manière spécifiée d'effectuer une activité ou un processus (3.26)

Note 1 à l'article : Les procédures peuvent être documentées ou non.

3.31
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surveillance
détermination de l'état d'un système, d'un processus (3.26) ou d'une activité

Note 1 à l'article : Pour déterminer cet état, il peut être nécessaire de vérifier, superviser ou observer de façon
critique.
3.32
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externaliser
passer un accord en vertu duquel un organisme (3.1) externe assure une partie de la fonction ou met
en œuvre une partie du processus (3.26) d'un organisme

Note 1 à l'article : L'organisme externe n'est pas inclus dans le domaine d'application du système de
management (3.3), contrairement à la fonction ou au processus externalisé qui en fait bien partie.

3.33
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indicateur
représentation mesurable de l'état ou du statut des opérations, du management ou des conditions

[SOURCE : ISO 14031:2013, 3.15]

4 Contexte de l'organisme
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4.1 Compréhension de l'organisme et contexte


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Pour qu'un organisme établisse, mette en œuvre, tienne à jour et améliore continuellement un
système de management environnemental, il doit déterminer le contexte externe et interne dans
lequel il opère, compte tenu de sa finalité, et qui influe sur sa capacité à obtenir les résultats
escomptés de son système de management

Le terme « résultat escompté » désigne ce que l'organisme entend obtenir en mettant en œuvre son
système de management environnemental, ce qui comprend l'amélioration de la performance
environnementale, le respect des obligations de conformité et la réalisation d'objectifs
environnementaux. Ces éléments sont les résultats minimaux essentiels. Toutefois, l'organisme peut
définir d'autres résultats escomptés, allant au-delà des exigences légales ou des exigences du
système de management environnemental, par exemple en adoptant des principes sociaux et
environnementaux de développement durable, s'il estime qu'il peut en tirer profit.
Ceci est nécessaire car les organismes ne fonctionnent pas de façon isolée, mais sont influencés par
des enjeux externes et internes tels que la disponibilité d'un soutien financier et l'implication de leurs
employés. Le contexte de l'organisme peut également être influencé par la complexité, la structure,
les activités et les localisations géographiques de ses unités fonctionnelles aussi bien dans le
contexte de l'entreprise que dans le contexte local.

Le contexte de l'organisme comprend également le milieu naturel dans lequel il opère. Le milieu
naturel impose des conditions, y compris des événements, qui affectent les activités, les produits et
les services de l'organisme. Les conditions peuvent êtres des conditions existantes ou sujettes à une
évolution progressive alors qu'un événement se produit de façon soudaine et s'explique généralement
par une situation extrême ; il convient d'en tenir compte lors de la conception du système de
management environnemental. Pour la continuité de leur activité et pour identifier des opportunités
économiques et environnementales, il est intéressant pour les organismes d'identifier, d'évaluer et, le
cas échéant, de gérer les conséquences de telles conditions.

Pour déterminer les enjeux potentiellement importants, il convient qu'un organisme considère ceux qui
 sont les principaux moteurs et tendances,

 peuvent poser problème,

 reflètent des changements de circonstances,

 peuvent être valorisés pour un effet bénéfique, y compris une amélioration de la performance
environnementale,

 offrent des occasions d'améliorer la compétitivité, y compris la réduction des coûts,


l'augmentation de la valeur pour les clients ou l'amélioration de la réputation de l'organisme et de
la « marque ».

Il convient qu'un organisme mettant en œuvre ou améliorant son système de management


environnemental ou intégrant son système de management environnemental dans ses processus
métier existants procède à une analyse du contexte incluant les domaines principaux suivants :

1. a) identification des enjeux externes et internes pertinents, y compris les conditions


environnementales et les événements en rapport avec les activités, produits et services de
l'organisme,
2. b) détermination de la façon dont ces enjeux peuvent influer sur la finalité de l'organisme et sa
capacité à obtenir les résultats escomptés de son système de management environnemental,
3. c) compréhension de la façon dont les points a) et b) peuvent être traités, et
4. d) identifications des opportunités d'amélioration de sa performance environnementale.

L'examen peut aussi inclure d'autres considérations, telles que

5. a) la dimension environnementale du développement durable en termes d'approvisionnement,


6. b) les axes d'amélioration de la compétitivité, y compris la réduction des coûts et l'augmentation
de la valeur pour les clients, et
7. c) une réflexion axée sur le cycle de vie.
Conseils pratiques - Enjeux externes
Les éléments à considérer peuvent comprendre :
 Culturel - sépultures autochtones ou sites sacrés, bâtiment/biens du patrimoine, disponibilité de
ressources spécifiques telles que plantes médicinales, matériaux d'artisanat, aliments utilisés
dans un contexte culturel à des fins rituelles ou religieuses et valeurs esthétiques.
 Social - valeurs ethniques, questions de genre, subornation et corruption, disponibilité au sein de
la population active, accès aux infrastructures scolaires et médicales, niveau d'éducation de la
population active, niveau de criminalité.
 Politique - type de régime politique en place, par exemple démocratie, dictature, niveau
d'ingérence politique dans le développement économique, volonté des politiciens d'exercer leur
pouvoir de façon efficace.
NOTE : Le cadre législatif comprend les exigences législatives, réglementaires et autres formes d'exigences
légales.

 Financier - système financier reconnu, disponibilité et accès aux ressources financières.


 Technologique - disponibilité et accès à la technologie pertinente pour l'organisme.
 Économique - disponibilité des services publics tels que carburant, gaz et eau, infrastructures et
transports, y compris logements, routes, installations ferroviaires et maritimes et aéroports.
 Naturel - conditions climatiques actuelles et futures et autres conditions, physique, biodiversité,
espaces rares et menacées, écosystèmes, disponibilité des ressources, y compris quantité,
qualité et accès, énergie renouvelable et non renouvelable et profil spécifique du secteur de
l'environnement/industrie.
 Gestion de la chaîne d'approvisionnement - disponibilité, capacité et aptitude des fournisseurs,
niveau de technologie et exigences des clients.
 Compétition - autres organismes locaux ayant la même finalité et concepts devant être adoptés
pour conserver une position concurrentielle si nécessaire, tels que développement durable,
écoconception et label écologique.
 Demande du marché et du public - tendances actuelles et futures du marché pour les produits et
services, y compris ceux qui sont efficients en termes d'énergie et de ressources.
[Source : ISO 31000:2009]
Les sources externes pouvant contribuer à ses connaissances peuvent comprendre :
 clients, fournisseurs et partenaires,
 conseils d'entreprises,
 organismes du secteur,
 chambres de commerce,
 organismes gouvernementaux,
 agences internationales,
 consultants,
 recherche universitaire,
 médias locaux, et
 groupes locaux issus de la communauté.
Conseils pratiques - Conditions environnementales, y compris les événements
Une condition environnementale pouvant influer sur les activités, les produits et les services d'un
organisme peut comprendre, par exemple, des variations climatiques de la température pouvant
empêcher l'organisme de cultiver des types particuliers de produits agricoles.
Un événement environnemental peut, par exemple, être une inondation provoquée par des conditions
météorologiques extrêmes, qui peut influer sur les activités d'un organisme, par exemple sur le lieu et
la méthode de stockage des substances dangereuses par l'organisme afin d'éviter une pollution.
La prise en compte de certaines des sources d'information suivantes peut aider un organisme à
identifier ses conditions environnementales, y compris les événements :
8. a) informations météorologiques, géologiques, hydrologiques et écologiques ;
9. b) informations concernant les antécédents de catastrophe sur le site de l'organisme ;
10. c) documents d'information générale, tels que brochures, catalogues, rapports annuels, manuels
d'exploitation, diagrammes de procédés ou plans de production et qualité ;
11. d) rapports d'audits, d'évaluations et de revues précédents, tels que la revue environnementale
initiale ou l'analyse du cycle de vie ;
12. e) informations provenant d'autres systèmes de management, tels que qualité ou santé et
sécurité au travail, rapports de données techniques, analyses ou études publiées ou listes de
substances toxiques ;
13. f) obligations de conformité applicables ;
14. g) codes de bonne pratique, politiques, programmes et lignes directrices nationaux et
internationaux ;
15. h) données d'achat ;
16. i) spécifications de produits, données de développement de produit, fiches de données de
sécurité (FDS) ou données sur le bilan énergétique et sur le bilan matière ;
17. j) inventaires des déchets ;
18. k) données de surveillance ;
19. l) demandes de permis ou d'autorisations d'exploitation ;
20. m) points de vue, demandes ou accords passés avec les parties intéressées ; et
21. n) rapports sur les situations d'urgence et les accidents.
Conseils pratiques - Enjeux internes

Les éléments à considérer peuvent comprendre :

 Gouvernance et structure de l'organisme - cadres de gouvernance nationaux et contractuels, y


compris enregistrement et compte-rendu ; type de structure, y compris hiérarchique, matricielle,
horizontale, basée sur un projet ; co-entreprises et services contractuels ; et relations, rôles,
responsabilités et autorités de la société mère ;

 Conformité réglementaire - identification et respect des obligations légales ;

 Politique, objectifs et stratégies - finalité, vision, objectifs commerciaux et autres objectifs,


stratégies et ressources nécessaires pour les atteindre ;

 Capacité et aptitude - capacité, aptitude et connaissances de l'organisme en termes de


ressources et de compétence (par exemple capital, temps, personnes, langue, processus,
systèmes et technologies et leur maintenance) ;

 Systèmes d'information - flux d'information et processus décisionnels (formels et informels) et


temps nécessaire à leur achèvement ;

 Relations internes avec les parties intéressées, ainsi que leurs perceptions et leurs valeurs ;

 Systèmes et normes de management - forces et faiblesses du (des) système(s) de management


existant(s) de l'organisme, et lignes directrices et modèles adoptés par l'organisme, tels que ceux
concernant la comptabilité et les finances, la qualité, la sécurité et la santé ;

 Style et culture de l'organisme - entreprise familiale, entreprise privée ou publique, style de


management et de leadership, ouvert et libre, culture du secret et fermé, et processus
décisionnels ;

 Contrats - forme, contenu et étendue des relations contractuelles.

[Source : ISO 31000]

Les méthodes pouvant être utilisées pour examiner les facteurs internes pertinents comprennent la
collecte d'informations relatives au système de management actuel mentionné ci-dessus, y compris
des entretiens avec les personnes ayant travaillé ou travaillant actuellement sous le contrôle de
l'organisme, et l'évaluation des communications internes et externes.

Il convient que le processus utilisé par un organisme pour améliorer la compréhension de son
contexte aboutisse à des connaissances pouvant être utilisées par l'organisme pour orienter ses
efforts en vue de la planification, de la mise en œuvre et du fonctionnement de son système de
management environnemental. Il convient d'aborder le processus de façon pratique afin de générer
une valeur ajoutée pour l'organisme et d'acquérir une connaissance conceptuelle générale des enjeux
les plus importants. Le processus peut être simple ou complexe selon les besoins de l'organisme. Il
peut être utile de documenter le processus et ses résultats.

Les résultats de cette analyse du contexte peuvent être utilisés pour aider l'organisme à comprendre
son contexte et définir le périmètre de son système de management environnemental, à déterminer
les risques liés aux menaces et opportunités, à développer ou enrichir sa politique environnementale,
à établir ses objectifs environnementaux et à déterminer l'efficacité de son approche à assurer le
respect des obligations de conformité applicables.
4.2 Compréhen3sion des besoins et attentes des parties intéressées
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4.2.1 Généralités
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Les parties intéressées font partie du contexte dans lequel opère l'organisme. Développer une relation
avec les parties intéressées permet une communication qui conduit à une compréhension et permet
d'établir un climat de confiance et de respect mutuel. Il n'est pas nécessaire que cette relation soit
formelle.

Un organisme peut tirer profit d'un processus ou mécanisme permettant d'identifier les besoins et les
attentes des parties intéressées auxquels il doit ou choisit de se conformer. Les méthodes utilisées et
les ressources engagées reflètent la taille et la nature de l'organisme, les finances disponibles, le
risque imposé et le niveau de maturité de l'organisme en ce qui concerne le management
environnemental.

Un organisme est censé acquérir une compréhension générale (c'est-à-dire de niveau élevé, non
détaillée) des besoins et des attentes exprimés des parties intéressées internes et externes jugées
pertinentes, de manière à ce que les connaissances acquises puissent être prises en compte.

4.2.2 Détermination des parties intéressées


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Les parties intéressées peuvent être internes ou externes à l'organisme. Une partie intéressée peut
être une personne, un organisme de régulation, un fournisseur ou un client, une association de
quartier ou une autre organisation légalement constituée. Dans tous les cas, les parties ayant fait part
de leur intérêt dans le management environnemental de l'organisme sont considérées comme des
parties intéressées pertinentes. Il n'existe pas de liste générique ou statique de parties intéressées
pour tous les organismes, ou même pour un seul organisme, car les parties intéressées peuvent
varier dans le temps et dépendent du secteur, de l'industrie ou du lieu géographique dans lequel
opère l'organisme. Des changements dans le contexte de l'organisme peuvent également se traduire
par un changement des parties intéressées.

4.2.3 Détermination des besoins et des attentes des parties intéressées


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Il convient qu'un organisme détermine les besoins et les attentes des parties intéressées pertinentes.
Il est important d'identifier non seulement ceux qui sont obligatoires et exprimés, mais aussi ceux qui
sont généralement implicites (c'est-à-dire normalement attendus). Un organisme doit uniquement
déterminer les besoins et les attentes des parties intéressées pertinentes pour le système de
management environnemental. Les parties intéressées pertinentes peuvent avoir des besoins qui ne
sont pas pertinents pour le système de management environnemental de l'organisme ; par
conséquent, leurs besoins ne sont pas tous nécessairement pris en compte.

Un organisme peut avoir déjà déterminé les besoins et les attentes de ses parties intéressées
pertinentes, par exemple lors d'un processus d'implication dans le cadre de l'élaboration d'une
stratégie de développement durable. Ces connaissances peuvent servir de données d'entrée pour la
conception du système de management environnemental.
Tableau 1 - Conseils pratiques - Exemples de parties intéressées et de leurs besoins et
attentes
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Dimension Exemples de partie intéressée Exemples de besoins et


attentes
Par responsabilité Investisseurs Attendent que les risques
associés aux menaces et
opportunités qui peuvent influer
sur un investissement soient
gérés de manière à protéger
l'investissement et/ou assurer
un retour sur investissement.
Par influence Organismes non Ont besoin d'une coopération
gouvernementaux pour atteindre leurs propres
objectifs environnementaux.
Par proximité Voisins Attendent une performance
socialement acceptable, de
l'honnêteté et de l'intégrité.
Par dépendance Employés (personnes réalisant Attendent de travailler dans un
des travaux sous le contrôle de environnement sûr et sain.
l'organisme)
Par représentation Représentants syndicaux Ont besoin d'une collaboration
concernant la position en
matière de politique
environnementale.
Par autorité Organismes réglementaires ou Attendent une démonstration du
de droit public respect de la loi

4.2.4 Détermination des obligations de conformité

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Un organisme peut déterminer que ses parties intéressées pertinentes ont de nombreux besoins et
attentes pertinents et il peut s'avérer nécessaire de les évaluer et de les hiérarchiser. Après avoir
établi les priorités, il convient que l'organisme détermine les besoins et attentes auxquels il doit se
conformer et ceux auxquels il choisit de se conformer. Ces connaissances peuvent ensuite contribuer
à ses obligations de conformité telles que détaillées en 6.1.3.

Il n'existe pas d'approche unique pour évaluer les besoins et attentes, et il convient qu'un organisme
utilise une approche appropriée à son périmètre, à sa nature et à son échelle, et adaptée en termes
de niveau de détail, de complexité, de temps, de coût et de disponibilité de données fiables.

Lorsque des exigences sont fixées par un organisme de régulation, il convient que l'organisme prenne
connaissance des domaines de la législation qui peuvent lui être applicables, tels que les normes
relatives à la qualité de l'air, les limites en matière de rejet, les réglementations en matière
d'élimination des déchets, les exigences en matière d'autorisation d'exploitation de l'installation, etc.

En cas d'engagements volontaires, il convient que l'organisme acquière une vaste connaissance des
besoins et attentes pertinents, tels que les exigences d'un client, les codes adoptés volontairement,
les accords passés avec des communautés ou des pouvoirs publics, de sorte que l'organisme puisse
comprendre les conséquences qu'ils peuvent avoir sur l'obtention des résultats escomptés de son
système de management environnemental.
4.2.5 Utilisation et application des besoins et attentes des parties intéressées
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Il convient que les données de sortie de 4.2.1 à 4.2.3 soient suffisantes pour aider à déterminer le
périmètre du système de management environnemental de l'organisme, établir sa politique
environnementale, déterminer ses aspects environnementaux significatifs, ses obligations de
conformité, les autres risques liés aux menaces et opportunités pour l'organisme, et définir ses
objectifs de performance. L'organisme peut juger utile de consigner ces informations par écrit afin de
faciliter leur utilisation dans les autres articles de la norme.

4.3 Détermination du périmètre d'application du système de management environnemental


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Pour établir le périmètre d'application du système de management environnemental, l'organisme en


détermine les limites et l'applicabilité. Le périmètre est propre à chaque organisme et il incombe à
chaque organisme d'identifier les données d'entrée spécifiques des paragraphes 4.1 et 4.2, le
périmètre physique d'un ou plusieurs emplacements, et la sphère de maîtrise et d'influence de
l'organisme dans laquelle intervient cette détermination. Le périmètre est destiné à clarifier les
périmètres spatial, fonctionnel et organisationnel auxquels s'applique le système de management
environnemental.

Un organisme a toute liberté et toute souplesse pour définir le périmètre du système de management
environnemental et inclure la totalité de l'organisme ou des unités opérationnelles spécifiques de
l'organisme, mais il convient qu'il ne définisse pas le périmètre de telle manière qu'un aspect
environnemental significatif sous le contrôle de la direction de l'organisme soit exclu. Lorsqu'une
activité, un produit ou un service est réalisé par un processus exécuté par un fournisseur ou un sous-
traitant, il convient que l'organisme étudie attentivement son aptitude à maîtriser ou influer sur ce
processus, et détermine s'il relève de son périmètre ou non. Un périmètre trop étroit ou exclusif
pourrait nuire à la crédibilité du système de management environnemental auprès de ses parties
intéressées et réduire la capacité de l'organisme à obtenir les résultats escomptés de son système de
management environnemental.

Lorsque l'organisme modifie sa sphère de maîtrise ou d'influence, étend ses opérations ou acquiert
plus de biens, ou abandonne des secteurs d'activité ou des biens, il convient de reconsidérer le
périmètre ainsi que les autres changements susceptibles d'avoir un impact sur le système de
management environnemental.

Il convient que l'organisme tienne compte des activités, produits et services fournis en externe lors de
la détermination du périmètre du système de management environnemental. Les organismes peuvent
avoir une maîtrise des activités, produits et services fournis en externe qui ont ou peuvent avoir des
impacts environnementaux significatifs, par le leadership de l'organisme, ou peuvent influer sur eux
par le biais de dispositions contractuelles ou d'un autre accord.

Il existe plusieurs méthodes pour documenter le périmètre et le mettre à la disposition des parties
intéressées de l'organisme, par exemple en utilisant une description écrite, une carte du site, un
schéma organisationnel, une page web, l'affichage d'un certificat ISO 14001, etc. Dès que quelqu'un
demande le périmètre d'application ou la politique de l'organisme, il devient une partie intéressée.
Lorsqu'il documente son périmètre d'application, l'organisme peut envisager d'utiliser une approche
identifiant les activités concernées, les produits et services qui en résultent et leur application et/ou le
lieu où ils interviennent, par exemple :

 les machines industrielles et les pièces de rechange pour les moteurs à combustion sur le site A,
ou
 la commercialisation, la conception et la prestation de formations destinées à des individus et à
des organismes en général.

4.4 Système de management environnemental


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4.4.1 Généralités
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Lorsqu'il établit et améliore un système de management environnemental, il convient que l'organisme


se concentre sur les domaines présentant un intérêt manifeste, par exemple ceux qui offrent un
avantage immédiat en termes d'environnement ou de coût. L'approche relative au système de
management environnemental décrite dans la présente Norme internationale est basée sur le modèle
de management Planifier-Mettre en œuvre-Contrôler-Agir (Plan-Do-Check-Act, PDCA).

Le modèle du système de management environnemental et le processus d'amélioration continue sont


illustrés à la Figure 1. Pour plus d'information sur le modèle PDCA, se reporter aux conseils pratiques
donnés ci-dessous.
Figure 1 - Modèle de système de management environnemental pour la présente Norme
internationale

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Conseils pratiques - Le modèle de système de management environnemental

Le PDCA est un processus continu et itératif qui permet à un organisme d'établir, de mettre en œuvre
et de tenir à jour sa politique environnementale et d'améliorer continuellement sa performance
environnementale. Les étapes de ce processus continu sont les suivantes :
a) Planifier :
1. 1) comprendre l'organisme et son contexte (4.1) et les besoins et attentes des parties
intéressées (4.2) ;
2. 2) déterminer le périmètre du système de management environnemental (4.3) et le mettre
en œuvre (4.4) ;
3. 3) s'assurer du leadership et de l'engagement de la direction (5.1) ;
4. 4) établir une politique environnementale (5.2) ;
5. 5) attribuer les responsabilités et les autorités pour les rôles pertinents (5.3) ;
6. 6) identifier les aspects environnementaux et les impacts environnementaux associés
(6.1.2) ;
7. 7) identifier et avoir accès aux obligations de conformité applicables (6.1.3) ;
8. 8) déterminer les aspects ayant un caractère significatif et les risques pour l'organisme
associés aux menaces et opportunités liées à ces aspects significatifs qui doivent être traités
(6.1.4) ;
9. 9) planifier les actions pour traiter les risques liés aux menaces et opportunités déterminées
ci-dessus, et évaluer l'efficacité de ces actions (6.1.5) ;
10. 10) établir des objectifs environnementaux (6.2.1) et définir des indicateurs et un programme
pour les atteindre (6.2.2) ;
22. b) Mettre en œuvre :
11. 1) mettre en œuvre les processus, y compris les ressources requises pour ce faire (7.1) ;
12. 2) déterminer la compétence nécessaire de la (des) personne(s) et s'assurer que ces
personnes sont compétentes (7.2) et sensibilisées (7.3) ;
13. 3) déterminer les besoins en matière de communication et communiquer en interne et en
externe (7.4) ;
14. 4) assurer une méthode appropriée pour la création et la mise à jour (7.5.2) ainsi que la
maîtrise (7.5.3) des informations documentées ;
15. 5) planifier, mettre en œuvre et contrôler les processus de maîtrise opérationnelle
nécessaires pour satisfaire aux exigences du système de management environnemental
(8.1) ;
16. 6) déterminer les situations d'urgence et accidents potentiels et la manière d'y répondre
(8.3) ;
23. c) Contrôler :
17. 1) surveiller et mesurer les processus ;
18. 2) évaluer l'efficacité du système de management environnemental par la surveillance et
l'utilisation d'indicateurs de performance clé (9.1.1) ;
19. 3) évaluer le respect des obligations de conformité (9.1.2) ;
20. 4) conduire périodiquement des audits internes (9.2) ;
21. 5) passer en revue le système de management environnemental de l'organisme pour
s'assurer qu'il est toujours pertinent, adéquat et efficace (9.3) ;
24. d) Agir :
22. 1) mener des actions pour traiter les non-conformités (10.1) ;
23. 2) mener des actions pour améliorer de façon continue la performance du système de
management environnemental (10.2).

4.4.2 Établissement, mise en œuvre, tenue à jour et amélioration continue d'un système de
management environnemental

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L'organisme conserve l'autorité et la responsabilité pour déterminer la manière dont il satisfait aux
exigences du système de management environnemental.

4.4.3 Intégration du système de management environnemental dans les processus métier


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Il convient que l'organisme étudie les opportunités d'intégration des activités du système de
management environnemental dans ses processus métier, comprenant :

 des résultats escomptés ou des objectifs environnementaux du système de management


environnemental dans la stratégie de l'organisme (de façon explicite ou implicite) ;

 des exigences environnementales dans la gouvernance d'entreprise de l'organisme ;

 des responsabilités environnementales dans les fiches de poste ;

 des indicateurs de performance environnementale dans les systèmes de performance


opérationnelle de l'organisme, pouvant inclure des évaluations de services ou d'employés ;

 de la performance environnementale dans les rapports externes de l'organisme ;

 des ressources financières pour l'amélioration de l'environnement selon des pratiques


comptables standard ;

 des aspects environnementaux significatifs et des risques liés aux menaces et opportunités
influant sur le système de management environnemental, dans le processus normalisé de
management du risque économique, le cas échéant ;

 des critères environnementaux dans la planification des activités ;

 de la conception des produits ou services ;

 des processus d'approvisionnement ou d'achat ;

 de l'engagement vis-à-vis des parties intéressées ;

 de l'évaluation environnementale de la conformité dans le cadre de sa fonction en charge de la


conformité de l'organisme ; ou

 de la communication environnementale dans les processus et canaux de communication


normaux de l'entreprise (par exemple intranet de l'entreprise).

Le leadership et l'engagement de la direction (5.1) sont critiques pour l'intégration du système de


management environnemental dans les processus métier (voir Article 5). L'organisme décide du
niveau de détail et de l'étendue de l'intégration des exigences du système de management
environnemental dans ses différentes fonctions opérationnelles. Pour cela, il peut relier les éléments
de son système de management environnemental, y compris le rôle des exigences adoptées de ses
parties intéressées, à ses processus et fournir une description écrite, une cartographie des processus,
des plans, des diagrammes, un tableau ou une combinaison de documents illustrant ensemble la
méthode employée à cet effet.
L'intégration du système de management environnemental dans les processus métier de l'organisme
peut améliorer sa capacité :

 de fonctionner de manière plus efficace et plus efficiente, par un partage des processus et des
ressources ;

 de maintenir son amélioration continue car le système de management environnemental est


moins susceptible d'être ignoré ; et

 de fournir une valeur ajoutée à l'organisme en étant plus étroitement associé aux processus dont
dépend le fonctionnement de l'organisme.

La façon dont les processus métier fonctionnent peut varier d'un organisme à l'autre, bien qu'ils
puissent comprendre :

 des processus de management tels que la gouvernance d'entreprise (mission, vision, stratégie,
structure de compte rendu), la comptabilité et le management de la performance, et

 des processus opérationnels tels que les ventes, les achats, la commercialisation, la conception,
la fabrication, le parc immobilier, les installations et les ressources humaines.

5 Leadership
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5.1 Leadership et engagement


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La direction fixe la mission, la vision et les valeurs de l'organisme sur la base de son contexte, des
besoins et attentes de ses parties intéressées et des objectifs commerciaux, et les restituent dans ses
plans stratégiques. L'engagement, la responsabilité et le leadership de la direction sont essentiels à la
mise en œuvre réussie du système de management environnemental, y compris la capacité de
produire les résultats escomptés. L'engagement des dirigeants consiste à fournir des ressources
physiques et financières ainsi qu'une orientation et faire preuve d'une implication individuelle active
pour soutenir un management environnemental efficace et communiquer son importance.

Il convient que l'engagement des dirigeants assure que le système de management environnemental

 n'est pas géré de façon isolée et séparée de la stratégie centrale de l'entreprise,

 est pris en compte lorsque des décisions stratégiques sont prises,

 est aligné sur les objectifs commerciaux,

 bénéficie d'un niveau de ressources approprié (voir 7.1),

 suscite une implication appropriée à tous les niveaux de l'entreprise,

 fournit une valeur réelle à l'organisme, et

 fait l'objet d'une amélioration continue et reste satisfaisant à long terme.

La politique et les objectifs environnementaux visent à répondre à la composante environnementale


des plans stratégiques de l'organisme et servent de base à son système de management
environnemental. Lorsqu'elle planifie ou passe en revue sa stratégie, il convient que la direction tienne
compte dès le début de la performance environnementale au cours du cycle de vie du produit ou
service. Par exemple, l'opportunité d'améliorer la performance environnementale d'un bâtiment ou
d'un produit est meilleure si les critères environnementaux sont pris en compte au stade de la
conception plutôt que d'attendre jusqu'à sa construction ou sa fabrication.

Le système de management environnemental peut être plus efficace et durable s'il est intégré à
l'orientation stratégique de l'organisme et aux processus métier (par exemple gouvernance
d'entreprise, comptabilité, management de la performance, ventes, achats, commercialisation et
fabrication).

II convient que la direction d'un organisme détermine et mette à disposition les ressources
appropriées, nécessaires à l'établissement, à la mise en œuvre, à la tenue à jour et à l'amélioration du
système de management environnemental. Il convient que ces ressources soient mises à disposition
selon un calendrier approprié et de manière efficace.

Il convient que la direction communique l'importance d'un management environnemental efficace et


d'une conformité aux exigences du système de management environnemental par une implication
directe ou par une délégation de pouvoir, selon le cas. La communication peut être formelle ou
informelle, et peut prendre différentes formes, y compris visuelle et orale.

Le leadership exige également d'aider les autres rôles managériaux concernés à eux aussi faire
preuve de leadership dans leur propre domaine de responsabilité, en ce qui concerne le système de
management environnemental. Le leadership et l'engagement en faveur du système de management
environnemental peuvent ainsi se répercuter en cascade dans l'ensemble de l'organisme. En faisant
preuve de leadership et d'engagement, la direction est en mesure d'orienter et d'aider les employés de
l'organisme et les autres personnes travaillant pour son compte à atteindre les résultats escomptés du
système de management environnemental de l'organisme.

5.2 Politique environnementale


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Une politique environnementale définit l'orientation stratégique de l'organisme en ce qui concerne


l'environnement. Il convient que cette politique fournisse un cadre pour l'établissement d'objectifs
environnementaux et fixe le niveau requis de responsabilité vis-à-vis de l'environnement et de
performance environnementale de l'organisme. Ce niveau sert de référence pour évaluer toutes les
actions ultérieures de l'organisme. Il convient que la politique reflète les activités, les produits et les
services et soit propre à l'organisme.

Une politique environnementale établit pour un organisme ses principes d'action. Il convient que la
politique soit adaptée au contexte dans lequel opère l'organisme (couvert par le périmètre défini du
système de management environnemental), y compris la nature et l'ampleur des impacts
environnementaux résultant de ses activités, produits et services, et tienne compte de :

25. a) sa mission, sa vision, ses valeurs et ses convictions essentielles ;

26. b) les principes fondamentaux ;

27. c) les besoins et attentes des parties intéressées et la communication avec celles-ci ;

28. d) les enjeux internes et externes pertinents pour le système de management environnemental,
y compris les conditions locales ou régionales spécifiques ;

29. e) la coordination avec les autres politiques de l'organisme (par exemple en matière de qualité,
et de santé et sécurité au travail) ;

30. f) les effets réels et potentiels des conditions environnementales externes, y compris les
événements, sur les activités de l'organisme ;
31. g) son engagement de conformité aux exigences légales et aux autres exigences auxquelles
l'organisme a souscrit ; et

32. h) son engagement en faveur de la protection de l'environnement, de la prévention des


pollutions et de l'amélioration continue.
La mise en place d'une politique environnementale relève de la responsabilité de la direction de
l'organisme. Il convient que la politique environnementale soit en cohérence avec, et peut être
intégrée ou associée à d'autres documents relatifs à la politique de l'organisme, tels que ceux
associés à la qualité, à la santé et la sécurité au travail et la responsabilité sociétale. La direction de
l'organisme est responsable de la mise en œuvre de la politique et de la mise à disposition des
données qui permettront de la formuler ou de la modifier. Il convient que la politique soit communiquée
à toutes les personnes travaillant sous le contrôle de l'organisme. Il convient en outre que la politique
soit mise à la disposition des parties intéressées. Il appartient à l'organisme de décider de rendre la
politique disponible sans restriction, par exemple en la diffusant sur un site internet, ou seulement
après que des informations sur l'identité, les besoins et les attentes de la partie intéressée ont été
fournies.

Conseils pratiques - Protection de l'environnement et prévention des pollutions

Les organismes sont et devraient être de plus en plus sensibilisés à l'environnement dans lequel ils
opèrent, par exemple par la disponibilité des ressources, la qualité de l'air et de l'eau et les impacts
associés au changement climatique lié à leur organisme. Par conséquent, en s'engageant en faveur
de la protection de l'environnement, y compris la prévention des pollutions, l'organisme contribue à
son propre développement durable et à celui de la société.

Protection de l'environnement

La façon dont un organisme peut protéger l'environnement est liée à ses activités, produits et services
et à son (ses) emplacement(s). Elle peut être entreprise dans toute la chaîne de valeur d'un
organisme par une maîtrise directe, par exemple des mesures pratiques réalisées sur le site, ou
indirectement par le biais de la chaîne d'approvisionnement, de l'utilisation des produits ou de leur
élimination.

Les mesures pratiques pour protéger l'environnement peuvent comprendre :

 une amélioration de l'efficacité dans l'utilisation des ressources naturelles telles que l'eau et les
combustibles fossiles. Un exemple consiste à réduire l'utilisation, ou s'engager à réutiliser ou
recycler, les ressources naturelles liées à la production, telles que les métaux. Cela peut limiter
les impacts environnementaux associés à leur extraction, leur enrichissement, leur utilisation et
leur élimination finale ;

 la protection de la biodiversité, des habitats et des écosystèmes - par le biais d'une préservation
directe sur le site ou indirectement par des décisions en matière d'approvisionnement, par
exemple acheter des matériaux provenant de sources durables vérifiées ;
 l'atténuation du changement climatique - éviter ou réduire les émissions de gaz à effet de serre,
ou adopter des politiques de neutralité carbone permet de réduire sa contribution au changement
climatique ;
 l'amélioration de la qualité de l'air et de l'eau - par évitement, substitution, réduction ou
élimination.

Prévention des pollutions

La prévention des pollutions peut être intégrée tout au long du cycle de vie d'un produit ou d'un
service, depuis la conception et le développement jusqu'à la fin de vie, en passant par la fabrication, la
distribution et l'usage. De telles stratégies peuvent aider un organisme non seulement à préserver les
ressources et réduire les déchets, mais aussi à réaliser des économies et fournir des produits et
services plus compétitifs. (L'ISO/TR 14062 et l'ISO 14006 fournissent des lignes directrices sur
l'intégration des aspects environnementaux dans la conception et le développement des produits).

La réduction à la source peut souvent être le moyen le plus efficace, en raison de son double
avantage d'éviter la production de déchets et d'émissions et, simultanément, de préserver les
ressources. Malgré cela, la prévention des pollutions par la réduction à la source n'est pas applicable
dans certaines circonstances. Il convient que l'organisme prenne en compte l'utilisation d'une
hiérarchisation des approches pour la prévention des pollutions. Il convient qu'une telle hiérarchie
donne la préférence à la prévention des pollutions à la source. Elle peut être structurée comme suit :

33. a) réduction ou élimination à la source (y compris la prise en compte de l'environnement dans la


conception et le développement, le remplacement de matériaux, le changement de processus,
produits et technologies, et l'utilisation efficace et la préservation des matériaux et des ressources
énergétiques) ;

34. b) réutilisation interne ou recyclage (réutilisation ou recyclage des matériaux dans le procédé ou
l'installation) ;

35. c) réutilisation externe ou recyclage (transfert de matériaux en dehors du site en vue de leur
réutilisation ou de leur recyclage) ;

36. d) valorisation et traitement (valorisation des flux de déchets sur le site ou en dehors du site,
traitement des émissions et rejets des déchets sur le site ou hors du site afin de réduire leurs
impacts environnementaux) ;

37. e) mécanismes de maîtrise, tels que l'incinération ou le stockage contrôlé, lorsque cela est
permis. Toutefois, il convient que l'organisme n'utilise de telles méthodes qu'après avoir envisagé
les autres options.

Conseils pratiques - Politique environnementale et développement durable

Un nombre croissant d'organismes internationaux, incluant des gouvernements, des associations


industrielles et des mouvements de citoyens, ont adopté des principes directeurs en faveur de la
durabilité environnementale. Ces principes ont permis aux organismes de définir le domaine général
de leur engagement pour la défense de l'environnement comme l'une des trois dimensions du
développement durable et de fournir un ensemble de valeurs communes. Ces principes directeurs
peuvent aider les organismes à mettre au point leur politique, qui est propre à l'organisme pour lequel
elle est développée.

La politique environnementale peut aussi inclure d'autres engagements en faveur :

38. a) du développement durable et des principes directeurs associés (par exemple Agenda 21 de
l'ONU/Global Compact, EquatorPrinciples) ;

39. b) de la limitation des impacts environnementaux significatifs négatifs des nouveaux


développements à travers l'utilisation de procédures intégrées de management environnemental
et la planification ; et

40. c) de la conception des produits en tenant compte des aspects environnementaux et des
principes de développement durable.

5.3 Rôles, responsabilités et autorités au sein de l'organisme


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Le succès de l'établissement, de la mise en œuvre et de la tenue à jour d'un système de management


environnemental dépend de la façon dont la direction définit et attribue les responsabilités et l'autorité
au sein de l'organisme (voir Conseils pratiques - Structure et responsabilité).

Il convient que la direction désigne un (des) représentant(s) ou une (des) fonction(s) disposant d'une
autorité, d'une sensibilisation, d'une compétence et de ressources suffisantes pour

41. a) s'assurer de l'établissement, de la mise en œuvre et de la tenue à jour du système de


management environnemental, à tous les niveaux de l'organisme concernés, et
42. b) rendre compte à la direction du système de management environnemental, y compris la
performance environnementale et les axes d'amélioration.

Ces responsabilités et autorités peuvent être combinées à d'autres fonctions ou responsabilités.

Il convient que l'organisme définisse et communique les responsabilités et autorités des personnes
travaillant sous son contrôle, dont le travail est lié à son système de management environnemental. Il
convient de ne pas percevoir les responsabilités environnementales comme étant confinées aux
fonctions environnementales ; elles peuvent aussi couvrir d'autres champs de l'organisme tels que le
management opérationnel ou d'autres fonctions liées au personnel (telles que la conception, les
achats, l'ingénierie, la qualité, etc.). Il convient que les ressources mises à disposition par la direction
permettent de répondre aux responsabilités attribuées. Lorsqu'une modification intervient dans la
structure de l'organisme, il convient de revoir les responsabilités et autorités attribuées.

Pour assurer un développement et une mise en œuvre effectifs du système de management


environnemental, il est nécessaire d'attribuer les responsabilités appropriées. Les exemples donnés
dans le Tableau 2 illustrent les responsabilités environnementales.

Tableau 2 - Conseils pratiques ― Structure et responsabilité


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Exemple de responsabilités Personne(s) typiquement responsable(s)


environnementales
Établir l'orientation générale [résultats escomptés] Le président, le directeur général, le conseil
d'administration
Développer la politique environnementale Le président, le directeur général et les autres
directeurs, selon le cas
Développer les objectifs et les programmes Les responsables concernés
environnementaux
Prendre en compte les aspects Les concepteurs de produits et services, les
environnementaux pendant le processus de architectes
conception
Surveiller la performance générale du système de Le responsable environnement
management environnemental
S'assurer du respect des obligations de L'ensemble des responsables
conformité
Promouvoir l'amélioration continue L'ensemble des responsables
Identifier les attentes des clients Les équipes de marketing et de vente
Identifier les exigences pour les fournisseurs Les acheteurs
Développer et tenir à jour des procédures Les responsables comptables et financiers
comptables
Se conformer aux exigences du système de Toutes les personnes travaillant sous le contrôle
management environnemental de l'organisme
Passer en revue le fonctionnement du système Direction
de management environnemental
NOTE Les entreprises et les institutions diffèrent de par leur structure organisationnelle. Il faut qu'elles en
tiennent compte pour définir les responsabilités en matière de management environnemental à partir de leurs
propres processus de travail. Pour une PME, par exemple, le propriétaire peut être la personne responsable pour
toutes ces activités.
6 Planification
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6.1 Actions à mettre en œuvre face aux risques liés aux menaces et opportunités
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6.1.1 Généralités
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NOTE Les numéros renvoient aux paragraphes de la présente Norme internationale.

Figure 2 - Relation entre 4.1, 4.2, 6.1, 8.1 et Article 9

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La relation existant entre le processus de planification et les autres parties de la norme est illustrée à
la Figure 2. La planification est essentielle pour déterminer et entreprendre les actions requises pour
s'assurer que le système de management environnemental peut produire les résultats escomptés. Il
s'agit d'un processus continu utilisé à la fois pour établir et mettre en œuvre des éléments du système
de management environnemental et pour les tenir à jour et les améliorer, en se basant sur l'évolution
des circonstances ainsi que sur les données d'entrée et de sortie du système de management
environnemental lui-même. Le processus de planification peut aider un organisme à identifier et
concentrer ses ressources sur les secteurs qui sont les plus importants pour la protection de
l'environnement. Il permet aussi de respecter les obligations de conformité et d'autres engagements
de la politique environnementale et d'identifier et atteindre ses objectifs environnementaux. Les
informations générées lors du processus de planification sont des données d'entrée importantes pour
la détermination des opérations devant être maîtrisées. Les informations peuvent également être
employées dans l'établissement et l'amélioration d'autres parties du système de management
environnemental, telles que l'identification des besoins en matière de formation et compétences, de
surveillance et de mesure.

Les organismes sont confrontés à différents risques liés aux menaces et opportunités susceptibles
d'influer sur l'obtention des résultats escomptés. L'organisme doit d'abord identifier les aspects
significatifs associés à ses activités, produits et services susceptibles d'interactions avec
l'environnement, et toutes les autres sources significatives de risque lié aux menaces et opportunités
pour l'organisme, compte tenu du contexte de l'organisme.
6.1.2 Aspects environnementaux significatifs
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6.1.2.1 Généralités
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Pour établir un système de management environnemental efficace, il convient que l'organisme


approfondisse sa compréhension de la façon dont il interagit avec l'environnement, en incluant les
éléments de ses activités, produits et services qui peuvent avoir un impact environnemental
(voir 6.1.2.2). Les éléments des activités, produits et services d'un organisme pouvant interagir avec
l'environnement sont appelés aspects environnementaux. Il peut s'agir, par exemple, d'un rejet, d'une
émission, de la consommation ou de la réutilisation d'un matériau, ou encore de la génération de bruit.
Il convient qu'un organisme mettant en œuvre un système de management environnemental identifie
les aspects environnementaux qu'il a les moyens de maîtriser et ceux qu'il a les moyens d'influencer
(voir 6.1.2.3).

Les modifications de l'environnement, qu'elles soient négatives ou bénéfiques, qui résultent totalement
ou partiellement des aspects environnementaux, sont appelées impacts environnementaux. Les
impacts négatifs comprennent, par exemple, la pollution de l'air et l'épuisement des ressources
naturelles. Les impacts bénéfiques peuvent être, par exemple, l'amélioration de la qualité de l'eau ou
du sol. La relation entre aspects environnementaux et impacts associés est une relation de cause à
effet. Il convient que l'organisme ait une bonne compréhension des aspects qui ont ou qui peuvent
avoir des impacts significatifs sur l'environnement, c'est-à-dire les aspects environnementaux
significatifs (voir 6.1.2.4).

Puisqu'un organisme peut avoir beaucoup d'aspects environnementaux et d'impacts associés, il


convient qu'il établisse des critères et une méthode pour déterminer ceux qu'il considère significatifs
(voir 6.1.2.5). Il convient de prendre en compte plusieurs facteurs lors de l'établissement de ces
critères, tels que les caractéristiques environnementales, les informations sur les obligations de
conformité applicables et les préoccupations des parties intéressées (internes et externes). Certains
de ces critères peuvent être appliqués directement aux aspects environnementaux d'un organisme et
certains à leurs impacts environnementaux associés.

L'identification des aspects environnementaux significatifs et des impacts associés est nécessaire
pour déterminer les besoins de maîtrise ou d'amélioration, ainsi que pour établir les priorités dans les
actions de management (voir 6.1.2.5) fondées principalement sur les facteurs environnementaux. Il
convient que la politique, les objectifs, la formation, les communications, la maîtrise opérationnelle et
les programmes de surveillance de l'organisme soient avant tout basés sur la connaissance de ses
aspects environnementaux significatifs. Il également possible de prendre en compte des questions
telles que les obligations de conformité applicables, les points de vue des parties intéressées et
d'autres sources de risques liés aux menaces et opportunités pour l'organisme, telles que les
conditions environnementales, y compris les événements. L'identification des aspects
environnementaux significatifs est un processus continu. Il améliore la compréhension des relations
d'un organisme avec l'environnement et contribue à l'amélioration continue de la performance
environnementale de l'organisme par le perfectionnement de son système de management
environnemental.

Il n'existe pas d'approche unique pour l'identification des aspects environnementaux et des impacts
environnementaux, ni pour l'évaluation de leur importance, qui convienne à tous les organismes. Les
lignes directrices qui suivent ont donc pour objet d'expliquer les principaux concepts pour la mise en
œuvre ou l'amélioration d'un système de management environnemental. Il convient que chaque
organisme choisisse une approche qui soit appropriée à son domaine d'application, à la nature et à
l'échelle de ses impacts environnementaux et qui réponde à ses besoins en termes de détail, de
complexité, de temps, de coût et de disponibilité de données fiables. L'utilisation d'une (de)
procédure(s) pour mettre en pratique l'approche choisie peut aider à obtenir des résultats cohérents.
6.1.2.2 Appréhender les activités, produits et services
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La totalité des activités, produits et services ont des impacts sur l'environnement qui peuvent se
produire à n'importe laquelle ou toutes les étapes du cycle de vie de ces activités, produits ou
services, c'est-à-dire de l'acquisition et la distribution des matières premières à l'utilisation et
l'élimination. Il convient qu'un organisme appréhende ses activités, produits et services afin de pouvoir
identifier les aspects et impacts associés qui se situent dans le périmètre de son système de
management environnemental. Il peut être utile de regrouper ses activités, produits et services pour
faciliter l'identification et l'évaluation des aspects et impacts environnementaux associés. Un groupe
ou une catégorie peut être basé(e) sur des caractéristiques communes, telles qu'unités
organisationnelles, localisations géographiques et organigrammes d'opérations.

6.1.2.3 Identification des aspects environnementaux


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Lorsqu'il identifie ses aspects environnementaux dans le cadre de son système de management
environnemental, il convient que l'organisme adopte une perspective de cycle de vie et prenne en
compte les aspects associés à ses activités, produits et service, passés, en cours et prévus. Dans
tous les cas, il convient que l'organisme prenne en compte les conditions de fonctionnement normales
et anormales, y compris la mise en marche, l'arrêt et l'entretien, ainsi que les situations d'urgence et
les accidents.

En plus des aspects environnementaux que l'organisme a les moyens de maîtriser directement, il
convient qu'il prenne également en compte les aspects sur lesquels il a les moyens d'avoir une
influence, c'est-à-dire ceux relatifs aux produits et services utilisés par l'organisme et ceux relatifs aux
produits et services que l'organisme fournit. Lorsqu'il évalue sa capacité à influencer les aspects
environnementaux, il convient qu'un organisme tienne compte des exigences légales ou des accords
contractuels, de ses politiques, des problèmes locaux ou régionaux et de ses obligations et
responsabilités vis-à-vis des parties intéressées. Il convient que l'organisme tienne également compte
des conséquences pour sa propre performance environnementale, par exemple, de l'achat de produits
contenant des substances dangereuses, d'activités réalisées par des fournisseurs ou des sous-
traitants, de la conception des produits et services, des matériaux, biens ou services fournis et utilisés,
et du transport, de l'utilisation, de la réutilisation ou du recyclage des produits mis sur le marché.

Pour identifier et avoir une bonne compréhension de ses aspects environnementaux, il convient qu'un
organisme rassemble des données quantitatives et/ou qualitatives sur les caractéristiques de ses
activités, produits et services, telles que les matériaux ou l'énergie entrants et sortants, les processus
et la technologie utilisés, les équipements et leur localisation, et les modes de transport. En outre, il
peut être utile de rassembler des informations sur

43. a) la relation de cause à effet entre les éléments des activités, produits et services et les
altérations possibles ou réelles de l'environnement,

44. b) les préoccupations environnementales des parties intéressées, et

45. c) les aspects environnementaux possibles identifiés dans les règlements et les autorisations
administratives, dans d'autres normes ou par des associations professionnelles, des institutions
universitaires, etc.

La participation de personnes ayant une bonne connaissance des activités, produits et services de
l'organisme facilite le processus d'identification des aspects environnementaux. Bien qu'il n'y ait pas
qu'une seule approche pour identifier les aspects environnementaux, l'approche choisie peut prendre
en compte

 les émissions dans l'air ;


 les rejets dans l'eau,

 les rejets dans le sol,

 l'utilisation des matières premières et des ressources naturelles (par exemple utilisation du sol,
de l'eau),

 l'utilisation de l'énergie,

 l'énergie produite (par exemple chaleur, rayonnement, vibrations),

 les déchets et sous-produits, et

 les caractéristiques physiques (par exemple taille, forme, couleur, aspect).

Il convient donc de prendre en compte les aspects découlant des activités, produits et services de
l'organisme, notamment

 la conception et le développement,

 les processus de fabrication,

 l'emballage et le transport,

 la performance environnementale et les pratiques des sous-traitants et fournisseurs,

 la gestion des déchets,

 l'extraction et la distribution des matières premières et des ressources naturelles, et

 la distribution, l'utilisation et la fin de vie.

NOTE Pour de plus amples informations, se reporter à l'ISO/TR 14062 pour des lignes directrices sur
l'intégration des aspects environnementaux dans la conception des produits et l'ISO 14006 sur l'éco-conception.

6.1.2.4 Compréhension des impacts environnementaux


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La compréhension des impacts environnementaux d'un organisme liés aux aspects environnementaux
identifiés est nécessaire pour déterminer leur caractère significatif, notamment ceux qui peuvent
conduire à des situations potentielles d'urgence. Beaucoup d'approches sont disponibles. Il convient
que l'organisme en choisisse une qui convienne à ses besoins.

Les informations directement disponibles sur les types d'impacts environnementaux associés aux
aspects environnementaux d'un organisme peuvent être considérées comme suffisantes par certains
organismes. D'autres organismes peuvent choisir d'employer des diagrammes ou des schémas reliant
les causes aux effets, afin d'illustrer les masses entrantes et sortantes et les bilans
massiques/énergétiques, ou d'autres approches, telles que les études d'impacts environnementaux ou
les analyses de cycle de vie.

NOTE Pour de plus amples informations, se reporter à l'ISO 14040, l'ISO 14041, l'ISO 14042 et l'ISO 14043
pour des lignes directrices sur les analyses du cycle de vie.

Il convient que l'approche retenue permette d'identifier

 les impacts environnementaux positifs (bénéfiques) et négatifs (non bénéfiques),


NOTE Les aspects environnementaux associés à des impacts bénéfiques potentiels peuvent offrir à
l'organisme des opportunités d'améliorer les conditions environnementales. Les aspects environnementaux
associés à des impacts négatifs peuvent constituer pour l'organisme une menace qui peut nuire à sa
capacité de satisfaire aux engagements de sa politique.

 les impacts environnementaux réels et potentiels,

 le(s) secteur(s) de l'environnement qui peu(ven)t être altéré(s), tel que l'air, l'eau, le sol, la flore,
la faune, le patrimoine culturel, etc.,

 les caractéristiques géographiques qui peuvent influer sur l'impact environnemental, telles que
les conditions climatiques locales, la hauteur de la nappe phréatique, le type de sol, etc., et

 la nature des altérations de l'environnement (telle que problématique locale/globale, durée de


l'impact ou potentiel d'accumulation avec le temps).

Conseils pratiques - Sources d'information possibles pour déterminer les aspects


environnementaux et les impacts environnementaux

Les sources d'information possibles comprennent

46. a) des documents d'information générale, tels que brochures, catalogues et rapports annuels,

47. b) des manuels d'exploitation, des diagrammes de procédés ou des plans de production et
qualité,

48. c) des rapports d'audits, d'évaluations et de revues précédents, tels que la revue
environnementale initiale ou l'analyse du cycle de vie,

49. d) des informations provenant d'autres systèmes de management, tels que qualité ou hygiène et
sécurité au travail,

50. e) des rapports contenant des données techniques, des études ou analyses publiées, ou des
listes de substances toxiques,

51. f) les obligations de conformité applicables,

52. g) des codes de bonne pratique, des politiques, des lignes directrices et des programmes
nationaux et internationaux,

53. h) des données d'achat,

54. i) des spécifications de produits, des données de développement de produit, des fiches de
données de sécurité (FDS) relatives aux matériaux ou aux produits chimiques, ou des données
sur le bilan énergétique et sur le bilan matière,

55. j) des inventaires de déchets,

56. k) des données de surveillance,

57. l) les demandes de permis ou d'autorisations d'exploitation,

58. m) les points de vue, demandes ou accords passés avec les parties intéressées, et

59. n) les rapports sur les situations d'urgence et les accidents.


6.1.2.5 Détermination du caractère significatif des aspects environnementaux

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Le caractère significatif est un concept relatif se rapportant au contexte. Ce qui est significatif pour un
organisme ne l'est pas nécessairement pour un autre. L'évaluation du caractère significatif peut
impliquer à la fois une analyse technique et un jugement tels que déterminés par l'organisme.
L'utilisation de critères peut aider l'organisme à établir, parmi ses aspects environnementaux et ses
impacts associés, ceux qu'il considère comme significatifs. L'établissement et la mise en œuvre de
tels critères peuvent permettre d'assurer la cohérence et la reproductibilité de l'évaluation du caractère
significatif.

Lors de l'établissement de critères pour déterminer le caractère significatif, il convient qu'un organisme
prenne en compte des critères environnementaux tels que le degré, la sévérité et la durée de l'impact
ou le type, la taille et la fréquence d'un aspect environnemental.

Les critères pour déterminer le caractère significatif peuvent être appliqués aux aspects
environnementaux de l'organisme ou à leurs impacts associés. Les critères environnementaux
peuvent s'appliquer à la fois aux aspects environnementaux et aux impacts environnementaux, mais
dans la plupart des cas, ils s'appliquent aux impacts environnementaux. Lors de l'application de ces
critères, un organisme peut définir des niveaux (ou des valeurs) d'importance associée à chaque
critère. Par exemple, les critères peuvent être basés sur une combinaison de probabilité d'occurrence
(probabilité/fréquence) et de ses conséquences (sévérité/intensité). Certains types d'échelle ou de
hiérarchie peuvent être utiles pour la pondération, par exemple quantitativement en termes de
données chiffrées, ou qualitativement en termes de niveaux tels qu'élevé, moyen, faible ou
négligeable.

Un organisme peut juger utile d'évaluer le caractère significatif d'un aspect environnemental et des
impacts associés en combinant les résultats de différents critères. Il convient que l'organisme décide
quels sont les aspects environnementaux significatifs, par exemple en utilisant des valeurs seuil.

Pour faciliter la planification, il convient que l'organisme tienne à jour les informations adéquates sur
les aspects environnementaux identifiés et sur ceux considérés comme significatifs, y compris ceux
pouvant apparaître dans des situations potentielles d'urgence. Il convient que l'organisme utilise ces
informations pour comprendre les besoins de maîtrise opérationnelle et déterminer les moyens
correspondants, y compris ceux nécessaires pour atténuer ou répondre aux situations d'urgence
réelles. Il convient d'intégrer les informations sur les impacts identifiés partout où cela est approprié. Il
convient que ces informations soient passées en revue et mises à jour périodiquement, et lorsque les
circonstances changent, il convient de s'assurer qu'elles sont à jour. À cette fin, il peut être utile de
tenir à jour ces informations sous forme de liste, de registre, de base de données ou sous d'autres
formes.

NOTE La détermination des aspects environnementaux significatifs n'exige pas une étude d'impacts
environnementaux.

6.1.3 Obligations de conformité


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6.1.3.1 Généralités
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Les obligations de conformité peuvent aboutir à des menaces et opportunités pour l'organisme. II
convient que l'organisme établisse, mette en œuvre et tienne à jour des procédures visant à identifier
et à avoir accès aux obligations de conformité qui sont applicables aux aspects environnementaux de
ses activités, produits et services. Le but de ces procédures est de permettre à l'organisme d'avoir
connaissance des différentes exigences et de déterminer comment elles s'appliquent aux aspects
environnementaux de ses activités, produits et services. Il convient que l'organisme s'assure que les
informations appropriées concernant ces obligations de conformité soient communiquées à toutes les
personnes travaillant sous le contrôle de l'organisme, telles que les sous-traitants ou les fournisseurs,
dont les responsabilités sont liées à ces exigences ou dont les actions peuvent affecter la conformité
de l'organisme à ces exigences.

6.1.3.2 Exigences légales


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L'organisme peut accéder à une ou plusieurs sources d'information pour identifier les exigences
légales relatives à ses aspects environnementaux. De telles sources comprennent les institutions
gouvernementales, les agences de régulation, les associations d'industriels ou les associations
professionnelles, les bases de données et les publications commerciales, ainsi que les services et les
consultants professionnels. Il convient que le processus permette à l'organisme d'anticiper et de se
préparer à des modifications ou à de nouvelles exigences, afin qu'il puisse maintenir sa conformité. Il
convient également que l'organisme prenne en compte la façon dont les développements (nouveaux
ou prévus) et les activités, produits et services (nouveaux ou modifiés) peuvent influer sur son état de
conformité.

6.1.3.3 Autres obligations de conformité


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L'organisme doit également déterminer dans quelle mesure les autres obligations de conformité qu'il a
adoptées, provenant d'autres parties intéressées (telles qu'identifiées en 4.2), se rapportent aux
aspects environnementaux de l'organisme. Il convient que le processus permette à l'organisme de
prendre en compte et de se préparer aux besoins et attentes, nouveaux ou modifiés, de ces parties,
de manière à pouvoir entreprendre, le cas échéant, une action préparatoire pour maintenir la
conformité. Il convient également que l'organisme prenne en compte la façon dont les
développements (nouveaux ou prévus) et les activités, produits et services (nouveaux ou modifiés)
peuvent influer sur ses parties intéressées et leurs besoins et attentes pertinents.

6.1.3.4 Informations documentées


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Il convient que l'organisme tienne à jour des informations documentées concernant ses obligations de
conformité, ces informations pouvant se présenter sous forme d'un registre ou d'une liste. Cela peut
aider à maintenir la sensibilisation et la transparence en ce qui concerne les exigences applicables. Il
convient que ce registre soit revu périodiquement pour s'assurer qu'il reste à jour. Il convient que ce
registre ou cette liste comprenne

 la source ou l'origine de l'obligation de conformité,

 un aperçu de l'obligation de conformité, et

 la façon dont l'obligation se rapporte aux aspects de l'organisme et/ou aux exigences pertinentes
des parties intéressées.

Il convient que l'organisme s'assure que les personnes travaillant sous son contrôle sont conscientes
de l'importance de respecter les obligations de conformité. Ces personnes peuvent comprendre les
employés, les sous-traitants et les fournisseurs, par exemple lorsque l'organisme fait appel à un
fournisseur pour obtenir des sous-composants ou des matériaux conformes à ces obligations.
Conseils pratiques - Engagement de conformité

Le respect des obligations de conformité applicables est un engagement central d'un système de
management environnemental. Il convient que cet engagement ressorte dans le processus de
planification et soit mis en œuvre dans l'ensemble du système de management environnemental. Il
convient que la direction examine périodiquement l'adéquation du système de management
environnemental pour s'assurer de son efficacité, y compris pour les composantes liées à la
conformité.
Pour faciliter la lecture, les principales composantes liées à la conformité du système de management
environnemental sont résumées dans la liste suivante. Il convient qu'un organisme établisse, mette en
œuvre et tienne à jour les processus et fournisse les ressources nécessaires pour :
60. a) établir une politique qui comprenne un engagement de satisfaire aux obligations de
conformité applicables (voir 5.2),

61. b) identifier et rendre accessibles et compréhensibles toutes les obligations de conformité


applicables (voir 4.2 et 6.1.3),

62. c) établir les objectifs qui tiennent compte du besoin de conformité (voir 6.1.5),

63. d) atteindre les objectifs liés à la conformité en mettant en œuvre

 des programmes qui identifient les rôles, les responsabilités, les procédures, les moyens et
le calendrier pour atteindre les objectifs liés à la conformité (voir 6.1.5), et
 des contrôles opérationnels (y compris les procédures lorsque cela est nécessaire) pour
répondre à l'engagement de conformité et au besoin de conformité par rapport aux objectifs
(voir 8.1),

64. e) s'assurer que toutes les personnes travaillant sous le contrôle de l'organisme connaissent les
procédures qui leur sont applicables et les conséquences liées au non-respect des obligations de
conformité applicables (voir 7.3),

65. f) s'assurer que toutes les personnes travaillant sous le contrôle de l'organisme ont les
compétences nécessaires en ce qui concerne les obligations de conformité applicables, liées aux
procédures qui leur sont applicables, et l'importance de satisfaire aux obligations de conformité
applicables, sur la base d'une formation initiale ou professionnelle et/ou d'une expérience
appropriées (voir 7.2),

66. g) évaluer périodiquement le respect des obligations de conformité applicables (voir 9.1.2),

67. h) identifier les cas de non-conformité réglementaire ou autre (ainsi que les cas de non-
conformité réglementaire ou autre potentiellement prévisible) et prendre rapidement les mesures
pour identifier, mettre en œuvre et assurer le suivi des actions correctives (voir 10.1),

68. i) tenir à jour et conserver les informations documentées relatives au respect des obligations de
conformité applicables (voir 9.1.2),

69. j) traiter les thèmes liés à la conformité lors de la conduite périodique d'audits du système de
management environnemental (voir 9.2), et

70. k) tenir compte des changements des obligations de conformité applicables lors de la revue de
direction (voir 9.3). L'engagement de conformité reflète l'attente qu'un organisme utilise une
approche systématique pour atteindre et maintenir le respect des obligations de conformité
applicables.

6.1.4 Risques liés aux menaces et opportunités

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Le système de management environnemental fournit de la valeur pour l'organisme, ses parties
intéressées et l'environnement en traitant les risques liés aux menaces et opportunités. Un système
de management environnemental robuste, crédible et fiable peut contribuer à la viabilité à long terme
de l'organisme. Sans management du risque, l'organisme peut ne pas obtenir les résultats escomptés
ni être en mesure de répondre aux conditions environnementales, y compris les événements.

Trois sources possibles de menaces et d'opportunités doivent être traitées :

24. 1) les aspects environnementaux significatifs,

25. 2) les obligations de conformité, et

26. 3) d'autres questions devant être traitées car elles sont susceptibles d'influer sur la viabilité
de l'organisme, c'est-à-dire sa capacité à obtenir les résultats escomptés du système de
management environnemental, prévenir ou réduire les effets indésirables ou appliquer avec
succès une démarche d'amélioration continue.

Les menaces et opportunités liées à d'autres enjeux ayant une influence sur le système de
management environnemental peuvent comprendre les conditions environnementales externes, y
compris les événements, ou des ressources humaines ou financières inadéquates pour développer et
mettre en œuvre le système de management environnemental.
L'organisme choisit la méthode de détermination des risques liés aux menaces et opportunités.
L'approche choisie peut comprendre un processus qualitatif très simple ou une évaluation quantitative
complète, selon le contexte dans lequel opère l'organisme (par exemple taille de l'organisme, secteur
technologique et niveau de maturité du système de management environnemental). L'approche peut
être appliquée successivement à toutes les sources de menaces et opportunités ou peut impliquer des
évaluations séparées de chacune d'elles, menées en parallèle. La première étape du processus
consiste à appréhender le contexte dans lequel opère l'organisme, y compris les enjeux susceptibles
d'influer sur les résultats escomptés du système de management environnemental (4.1) et les besoins
et attentes des parties intéressées, en incluant ceux que l'organisme adopte en tant qu'obligations de
conformité (4.2). Ces éléments constituent les données d'entrée lors de la détermination des aspects
significatifs de l'organisme (6.1.2) et de l'identification de la façon dont les obligations de conformité
(6.1.3) s'appliquent à l'organisme.

Approche en série (voir diagramme de la Figure 3) : l'organisme peut déterminer ses aspects
environnementaux significatifs, ses obligations de conformité et tous les autres enjeux liés à
l'organisme et à son système de management environnemental, puis évaluer les risques associés aux
trois sources de menaces et d'opportunités.

Approche en parallèle (voir diagramme de la Figure 4) : lors de la détermination des aspects


environnementaux significatifs (6.1.2) et des obligations de conformité (6.1.3), la détermination des
menaces et opportunités pour l'organisme est intégrée à ce processus (6.1.4). Il est ensuite appliqué
pour déterminer tous les autres risques liés aux menaces et opportunités pour l'organisme, liés aux
enjeux et aux exigences identifiés en 4.1 et 4.2.

Les résultats de cette détermination constituent des données d'entrée pour les actions de planification
(6.1.5), pour l'établissement des objectifs environnementaux (6.2) et pour la maîtrise des opérations
concernées afin de prévenir tout impact environnemental négatif et autres effets indésirables (8.1).

Les résultats peuvent aussi avoir des implications dans d'autres domaines du système de
management environnemental, par exemple la détermination des besoins en compétences et des
communications relatives au système de management environnemental, la détermination des besoins
en surveillance et mesure, l'établissement du programme d'audits internes et l'élaboration de
procédures de réponse aux situations d'urgence.

Le Tableau A.1 donne des exemples d'aspects environnementaux, d'impacts environnementaux et de


menaces et opportunités, et l'action prévue pour les traiter pour différentes activités.
Conseils pratiques ― Exemples de menaces et opportunités affectant l'organisme

Des menaces et opportunités peuvent affecter l'organisme et sa capacité à obtenir les résultats
escomptés du système de management environnemental. Les menaces affectant l'organisme peuvent
être dues, par exemple :

71. a) à des aspects environnementaux significatifs, comme par exemple lorsqu'un incident de
pollution ternit la réputation de l'organisme,

72. b) au non-respect d'obligations de conformité, qui peut entraîner des amendes, des coûts pour
l'action corrective et la perte potentielle de l'acceptation sociale des activités de l'organisme,

73. c) à des conditions environnementales, y compris des événements, ayant un impact sur
l'environnement, comme par exemple lorsque le changement climatique réduit la disponibilité de
l'eau, ce qui peut là encore avoir un effet sur la viabilité financière car le prix de l'eau peut
augmenter en raison de sa pénurie,

74. d) à des points de vue de parties intéressées sur la performance environnementale d'un
organisme susceptibles de mobiliser une forte opposition, et

75. e) à des aspects environnementaux, par exemple un très faible déversement qui contamine
faiblement le sol ou les eaux souterraines et qui n'est donc pas considéré comme significatif du
point de vue environnemental, peut néanmoins constituer un risque lié aux menaces et
opportunités pour l'organisme en altérant son image d'entreprise respectueuse de
l'environnement.

Les opportunités pour l'organisme peuvent comprendre :

76. a) l'identification de nouvelles technologies, telles qu'un équipement de contrôle permettant de


réduire les rejets polluants,

77. b) l'optimisation de l'utilisation de l'eau, telle que le recyclage de l'eau, ou

78. c) la collaboration avec les parties intéressées pour désamorcer toute opposition à une méthode
proposée d'élimination des déchets.
Figure 3 - Approche en série - Actions pour traiter les risques et les opportunités
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Figure 4 - Approche en parallèle - Actions pour traiter les risques et les opportunités

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6.1.5 Planification d'actions


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Le présent paragraphe a pour objectif d'encourager les organismes à réfléchir et planifier les actions
visant à traiter les aspects environnementaux significatifs, les obligations de conformité et les
menaces et opportunités susceptibles d'affecter l'organisme et son système de management
environnemental, en utilisant une combinaison d'approches/méthodes, et à déterminer leur efficacité.

La planification d'une action visant à obtenir le résultat escompté du système de management


environnemental peut être effectuée en adoptant et utilisant une seule approche/méthode telle que
l'établissement d'un objectif, la maîtrise opérationnelle ou par une préparation aux situations
d'urgence. En variante, l'organisme peut utiliser une combinaison d'approches/méthodes incluant des
objectifs et une maîtrise opérationnelle impliquant une combinaison de hiérarchies de maîtrise. Les
deux méthodes exigent de prendre en compte la perspective du cycle de vie, la préparation aux
situations d'urgence ainsi que la surveillance et la mesure. En général, les organismes adoptent et
utilisent une combinaison d'approches/méthodes.

Les organismes peuvent adopter diverses méthodes et techniques pour réaliser cette évaluation,
allant de techniques statistiques à des comparaisons de résultats de surveillance et de mesure avec
des niveaux de performance attendus. Certaines exigences légales peuvent spécifier la nécessité
d'une validation ou d'une vérification de la capacité de performance et de la performance réelle de
certains contrôles. Dans certains cas, les organismes choisissent d'évaluer l'efficacité des
approches/méthodes en dehors du système de management environnemental. Ceci peut être
effectué, par exemple, par le biais des systèmes de management de la santé et de la sécurité au
travail ou par des processus d'ingénierie. Lorsque ces approches/méthodes sont menées en dehors
du système de management environnemental, il convient qu'elles soient référencées dans le système
de management environnemental.

Le Tableau A.1 donne des exemples d'aspects environnementaux, d'impacts environnementaux et de


menaces et opportunités, et l'action prévue pour les traiter pour différentes activités.

6.2 Objectifs environnementaux et planification pour les atteindre


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6.2.1 Objectifs environnementaux


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Dans le processus de planification, un organisme établit des objectifs afin de répondre aux
engagements annoncés dans la politique environnementale et d'atteindre d'autres buts de
l'organisme. Le processus d'établissement et de revue des objectifs, ainsi que celui pour mettre en
œuvre les programmes pour atteindre ces objectifs, fournissent une base systématique pour
permettre à l'organisme d'améliorer sa performance environnementale dans certains domaines, tout
en maintenant son niveau de performance environnementale dans d'autres domaines. Des objectifs
peuvent être fixés tant pour les performances managériales que pour les performances
opérationnelles.

6.2.2 Planification d'actions pour atteindre les objectifs environnementaux


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6.2.2.1 Établissement des objectifs
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Lors de l'établissement des objectifs, il convient qu'un organisme prenne en compte différentes
données d'entrée, y compris :

 les principes et les engagements de sa politique environnementale,

 ses aspects environnementaux significatifs (et les informations qui ont permis de les déterminer),

 les obligations de conformité applicables auxquelles l'organisme a souscrit,

 les menaces et opportunités liées à d'autres enjeux susceptibles d'influer sur le système de
management environnemental et qui doivent être traitées,

 les effets de l'atteinte des objectifs sur d'autres activités et processus,

 les besoins et attentes pertinents des parties intéressées,

 les options et la faisabilité technologiques,

 les considérations financières, opérationnelles et organisationnelles, y compris les informations


provenant des fournisseurs et des sous-traitants,

 les effets possibles sur l'image publique de l'organisme,

 les renseignements tirés des analyses environnementales, et

 les autres buts de l'organisme.

Il convient que les objectifs soient établis par la direction de l'organisme, ainsi qu'aux autres niveaux et
fonctions où sont conduites les activités importantes, pour satisfaire aux engagements de la politique
environnementale et aux buts généraux de l'organisme. Il convient que les objectifs soient cohérents
avec la politique environnementale et les engagements en faveur de la protection de l'environnement,
y compris la prévention de la pollution, du respect des obligations de conformité applicables et de
l'amélioration continue.

Un objectif environnemental peut être exprimé directement par un niveau spécifique de performance
ou peut être exprimé de manière générale et être plus détaillé par une ou plusieurs cibles, c'est-à-dire
une exigence de performance détaillée qui doit être satisfaite pour atteindre un objectif
environnemental. Lorsque des cibles sont définies, il convient qu'elles soient mesurables. Un
calendrier spécifique peut être nécessaire pour atteindre les cibles. Ce calendrier est alors fourni dans
le programme.

Il convient de considérer les objectifs environnementaux qu'un organisme a établis comme faisant
partie des objectifs généraux de management. Une telle intégration peut accroître la valeur non
seulement du système de management environnemental, mais aussi des autres systèmes de
management concernés par l'intégration.

Des objectifs peuvent être applicables à l'organisme dans son ensemble ou peuvent être spécifiques à
un site ou à des activités particulières. Par exemple, une usine peut avoir un objectif général de
réduction de sa consommation énergétique, objectif qui peut être atteint par des économies d'énergie
dans un service particulier. Cependant, dans d'autres situations, l'ensemble de l'organisme peut être
mis à contribution pour répondre aux objectifs généraux de l'organisme. Il est aussi possible que
différentes parties d'un organisme, poursuivant un même objectif général, soient amenées à mettre en
œuvre des actions différentes pour atteindre les objectifs de leur service.
Il convient que l'organisme identifie les contributions de ses différents niveaux et fonctions dans
l'atteinte des objectifs, et s'assure que ses membres individuels soit conscients de leurs
responsabilités.

La documentation et la communication des objectifs améliorent la capacité d'un organisme à atteindre


ses objectifs. Il convient que les informations relatives aux objectifs soient fournies aux responsables
de leur réalisation ainsi qu'aux autres personnes qui ont besoin de telles informations pour mener
leurs missions, telles que la maîtrise opérationnelle.
6.2.2.2 Programme(s) pour atteindre les objectifs
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Il convient qu'une partie du processus de planification comprenne l'élaboration d'un programme pour
atteindre les objectifs environnementaux de l'organisme. Il convient que le programme traite des rôles,
des responsabilités, des processus, des ressources, du calendrier, des priorités et des actions
permettant d'atteindre les objectifs environnementaux. Ces actions peuvent avoir trait à des processus
spécifiques, à des projets, à des produits, à des services, à des sites ou à des installations
particulières dans un site. Les organismes peuvent intégrer ces programmes pour l'atteinte des
objectifs environnementaux à d'autres programmes dans le cadre du processus de planification
stratégique. Les programmes pour atteindre des objectifs aident un organisme à améliorer sa
performance environnementale. Il convient qu'ils soient dynamiques. Lorsque des changements
interviennent dans les processus, les activités, les services et les produits relevant du périmètre du
système de management environnemental, il convient que les objectifs et les programmes associés
soient révisés si nécessaire.

Pour atteindre ses objectifs, un organisme peut trouver utile de suivre un processus : pour chaque
engagement de sa politique, identifier chaque objectif correspondant à cet engagement, établir un ou
plusieurs programmes pour atteindre chaque objectif et identifier des indicateurs spécifiques de
performance et des actions permettant de mettre en œuvre chaque programme. Il convient ensuite de
redéfinir les objectifs spécifiques pour s'assurer que les indicateurs de performance et les actions
peuvent bien les concerner. Ce processus peut être répété le cas échéant, par exemple lorsque la
politique est modifiée ou après une revue de direction.

6.2.2.3 Indicateurs de performance


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Il convient qu'un organisme établisse des indicateurs de performance environnementale mesurables.


Il convient que de tels indicateurs soient objectifs, vérifiables et reproductibles et qu'ils soient adaptés
aux activités, produits et services de l'organisme, en cohérence avec la politique environnementale,
pratiques et économiquement et technologiquement réalisables. Ces indicateurs peuvent être utilisés
pour suivre les progrès de l'organisme dans la réalisation des objectifs. Ils peuvent également être
utilisés à d'autres fins, par exemple dans le cadre d'un processus global pour l'évaluation et
l'amélioration de la performance environnementale. Il convient que l'organisme prenne en compte
l'utilisation des indicateurs opérationnels et managériaux de performance environnementale adaptés à
ses aspects environnementaux significatifs.

Les indicateurs de performance environnementale d'un organisme sont un outil important pour le suivi
de l'amélioration continue.

NOTE Voir l'ISO 14031 et l'ISO/TR 14032 pour des recommandations plus détaillées sur le choix et sur
l'utilisation des indicateurs de performance environnementale.

Le Tableau A.2 donne des exemples d'objectifs, de cibles et d'indicateurs pour des activités
sélectionnées.
Conseils pratiques - Indicateurs de performance

Les progrès dans la réalisation d'un objectif peuvent généralement être mesurés en utilisant des
indicateurs de performance environnementale, tels que

 la quantité de matière première ou d'énergie utilisée,

 la quantité d'émissions, par exemple de CO2,

 la quantité de déchets produits par quantité de produit fini,

 l'utilisation efficace des matières premières et de l'énergie,

 le nombre d'incidents environnementaux (par exemple le dépassement des seuils),

 le nombre d'accidents environnementaux (par exemple les rejets imprévus),

 le pourcentage de déchets recyclés,

 le pourcentage de matériaux recyclés utilisés dans les emballages,

 le nombre de kilomètres des véhicules de service par unité de production,

 les quantités de polluants spécifiques émis, par exemple NOx, SOx, CO, COV, Pb, CFC,

 les investissements pour la protection de l'environnement,

 le nombre de poursuites en justice,

 la surface de terre laissée à l'habitat sauvage,

 le nombre de personnes formées à l'identification des aspects environnementaux, et

 le pourcentage du budget alloué aux technologies à faible émission.

7 Support
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7.1 Ressources
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Lors de l'identification des ressources nécessaires, il convient qu'un organisme prenne en compte

 l'infrastructure,

 les ressources provenant de l'extérieur,

 les systèmes d'information,

 la formation,

 la technologie, et
 les ressources financières, humaines et autres, spécifiques à son fonctionnement.

Il convient que les ressources soient mises à disposition selon un calendrier approprié et de manière
efficace.

Il convient que l'allocation des ressources prenne en compte les besoins actuels et futurs de
l'organisme. Lors de l'allocation des ressources, un organisme peut suivre les avantages ainsi que les
coûts d'investissement et d'exploitation de ses activités environnementales ou de ses activités
associées à l'environnement. Cela peut couvrir des questions telles que le coût de l'équipement de
surveillance de la pollution (investissement) et du temps pris par le personnel pour rendre le système
de management environnemental efficace (exploitation). Il convient de revoir périodiquement les
ressources et leur allocation et, lors de la revue de direction, de s'assurer de leur adéquation. Lors de
l'évaluation de cette adéquation des ressources, il convient de tenir compte des modifications prévues
et/ou des nouveaux projets ou des nouvelles activités.

Conseils pratiques - Ressources humaines, matérielles et financières

Les ressources et la structure organisationnelle d'organismes de petite taille peuvent limiter la mise en
œuvre du système de management environnemental. Afin de surmonter ces limites, un organisme
peut envisager des stratégies de coopération. Les options peuvent comprendre :

 des organismes clients et fournisseurs plus grands, pour partager savoir et technologie,

 d'autres organismes de la chaîne d'approvisionnement, ou voisins, pour définir et traiter les


questions communes, partager l'expérience, faciliter le développement technologique, utiliser
conjointement les installations et engager collectivement des ressources extérieures,

 des organismes de normalisation, des associations, des chambres de commerce, pour la


formation et les programmes de sensibilisation, et

 des universités et autres centres de recherche, pour soutenir l'amélioration de la productivité, la


perspective du cycle de vie et l'innovation.

Les connaissances sont une ressource importante pour établir ou améliorer le système de
management environnemental. Pour répondre aux défis futurs, il convient que l'organisme prenne en
compte sa base de connaissances actuelle et détermine comment il peut acquérir ou accéder aux
connaissances supplémentaires nécessaires.

7.2 Compétences
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Les connaissances, la compréhension, les savoir-faire ou les aptitudes permettent à un individu


d'acquérir les compétences nécessaires en matière de performance environnementale. Il convient que
toutes les personnes travaillant sous le contrôle de l'organisme qui influent ou peuvent influer sur sa
performance environnementale et l'obtention des résultats escomptés de son système de
management environnemental soient compétentes, sur la base d'une formation initiale ou
professionnelle, d'une expérience ou d'une combinaison de celles-ci, telles que déterminées par
l'organisme. Ces personnes comprennent les membres du personnel de l'organisme ainsi que ceux
travaillant sous son contrôle, comme par exemple les prestataires externes.

Pour ces personnes, les exigences en matière de compétences ne se limitent pas aux personnes
réalisant un travail ayant ou pouvant avoir des impacts significatifs sur l'environnement, mais aussi
aux personnes qui gèrent une fonction ou assument un rôle qui est critique pour l'obtention des
résultats escomptés du système de management environnemental. Les conseils pratiques ci-après ne
sont pas destinés à fournir une liste exhaustive des compétences requises pour la mise en œuvre
d'un système de management environnemental, mais à fournir des exemples pour aider un organisme
à déterminer ses besoins en matière de compétences.

Un grand nombre d'organismes n'ont pas accès à l'ensemble de ces compétences et font souvent
appel à des prestataires de services compétents pour s'assurer de la performance environnementale
et de l'obtention des résultats escomptés du système de management environnemental.

Tableau 3 - Conseils pratiques - Exemples de besoins en matière de compétences(1 sur 2)


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Article Exigence de l'article Besoins en compétences


Connaissance et compréhension des enjeux externes et internes
et des conditions environnementales, y compris les événements,
susceptibles d'affecter l'organisme.
Connaissance et compréhension des parties intéressées
4 Contexte de l'organisme pertinentes et de leurs exigences.
Capacité de déterminer, définir et documenter le domaine
d'application de l'organisme.
Capacité de développer, mettre en œuvre et améliorer un
système de management environnemental.
Connaissance et compréhension des concepts de leadership
tels que communication, comportement humain et culture de
l'organisme.
Connaissance et compréhension des conséquences de
l'établissement et de la mise en œuvre d'une politique
environnementale.
Connaissance et compréhension de la disponibilité des
ressources et son application à un système de management
environnemental, y compris l'attribution des responsabilités et
autorités.
Connaissance et compréhension de l'importance de la
5 Leadership performance environnementale pour obtenir le résultat escompté
du système de management environnemental.
Capacité d'intégrer le système de management environnemental
au système de management de l'organisme.
Connaissance et compréhension des outils d'évaluation pouvant
être utilisés pour assurer l'amélioration de la performance
environnementale, tels que les indicateurs.
Capacité de mener des revues de direction et d'assurer
l'amélioration de la performance environnementale.
Capacité de s'assurer que les exigences du système de
management environnemental sont satisfaites.
Connaissance et compréhension des activités, produits et
services de l'organisme et des impacts environnementaux
associés.
Capacité de déterminer les aspects environnementaux
significatifs.
Connaissance et compréhension des obligations de conformité
de l'organisme et de leur application aux aspects
6 Planification
environnementaux.
Capacité de déterminer les risques liés aux menaces et
opportunités en relation avec le résultat escompté du système
de management environnemental.
Capacité de planifier les actions pour traiter les aspects
environnementaux significatifs et les risques pour l'organisme
associés aux menaces et opportunités.
Connaissance et compréhension de l'importance d'informations
7 Informations documentées documentées pour obtenir le résultat escompté du système de
management environnemental.
Connaissance et compréhension de la nécessité de planifier la
maîtrise des aspects environnementaux significatifs de
Réalisation des activités l'organisme et des risques liés aux menaces et opportunités.
8
opérationnelles Capacité d'appliquer la hiérarchie de maîtrise aux aspects
environnementaux significatifs de l'organisme et aux risques liés
aux menaces et opportunités.
Tableau 3 (2 sur 2)
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Article Exigence de l'article Besoins en compétences


Connaissance et compréhension de l'utilisation d'indicateurs
pour mesurer la performance environnementale.
Connaissance et compréhension de la nécessité de satisfaire
aux obligations de conformité de l'organisme.
Capacité d'appliquer des indicateurs pour la surveillance et la
mesure de la performance environnementale.
Capacité d'analyser et d'agir sur les résultats de performance
9 Évaluation des performances environnementale et les obligations de conformité de
l'organisme.
Connaissance et compréhension du développement de
programmes d'audit pour déterminer l'efficacité du système de
management environnemental de l'organisme.
Capacité de gérer les programmes d'audit pour s'assurer que le
résultat escompté de son système de management
environnemental est atteint (voir l'ISO 19011, notamment A.3).

Il convient que l'organisme identifie les compétences nécessaires pour obtenir le résultat escompté du
système de management environnemental et traiter les écarts. Les informations documentées
peuvent être utiles pour s'assurer que les besoins en compétences identifiés sont traités, suivre les
progrès dans le traitement des écarts et permettre la communication d'informations pertinentes aux
parties intéressées.

NOTE Voir 9.2 pour des lignes directrices sur la compétence des auditeurs.

Les compétences peuvent être acquises par le biais d'une formation. Il convient que le(s) processus
de formation d'un organisme comprenne(nt)

 l'identification des besoins en formation,

 la mise au point et le développement d'un plan ou programme de formation destiné à répondre


aux besoins définis,

 la prestation de formation,

 l'évaluation du résultat de la formation, et

 la documentation et le contrôle de la formation reçue.

Un organisme peut évaluer l'efficacité de la formation pour s'assurer que le résultat escompté de la
formation est atteint.

7.3 Sensibilisation
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La direction a une responsabilité fondamentale dans la sensibilisation du personnel et sa motivation,


en promouvant les valeurs environnementales de l'organisme et la façon dont le personnel peut
contribuer à la réalisation de la stratégie de l'entreprise. Les résultats escomptés de cette
sensibilisation sont la transmission de connaissances et l'incitation à un changement de
comportement.

Il convient que la direction s'assure que les personnes travaillant sous son contrôle sont :

 sensibilisées à sa politique environnementale et à son engagement en faveur de cette politique ;

 encouragées à :

 promouvoir la performance environnementale ;


 contribuer à l'obtention des résultats escomptés du système de management
environnemental ;
 reconnaître l'importance d'atteindre les objectifs environnementaux pour lesquels elles sont
responsables.

Il convient que la direction s'assure également que toutes les personnes travaillant sous le contrôle de
l'organisme sont conscientes :

 de l'importance de se conformer aux exigences du système de management environnemental,

 de leur contribution à l'efficacité du système de management environnemental,

 des effets positifs d'une amélioration de la performance environnementale,

 de leurs responsabilités au sein du système de management environnemental,

 des aspects environnementaux significatifs réels ou potentiels et des impacts associés liés à
leurs activités, et

 des conséquences des écarts par rapport aux exigences applicables du système de
management environnemental, y compris les obligations de conformité de l'organisme.

Les exemples de méthodes de sensibilisation peuvent comprendre la communication interne, les


signaux visuels et bannières, les campagnes, la formation initiale ou professionnelle et l'encadrement.

7.4 Communication
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7.4.1 Généralités
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Il convient que la communication des informations environnementales soit basée sur, et cohérente
avec, les informations générées au sein du système de management environnemental et avec
l'évaluation interne de la performance environnementale de l'organisme (voir 9.1).

Il convient que la communication d'informations environnementales soit en cohérence avec les


principes suivants :

 transparence, adéquation et crédibilité, et

 réactivité et clarté.

NOTE De plus amples informations sur la communication environnementale sont données dans
l'ISO 14063.
Lorsque l'organisme détermine comment il souhaite communiquer, il convient qu'il tienne compte des
différentes méthodes de communication pouvant encourager la compréhension et l'acceptation des
efforts de management environnemental de l'organisme et promouvoir le dialogue avec les parties
intéressées. Ces méthodes de communication comprennent, par exemple, les discussions informelles,
les journées portes ouvertes, les groupes dédiés, le dialogue avec la collectivité locale, l'implication
dans les événements locaux, les sites Web et les messages électroniques, les communiqués de
presse, la publicité et les lettres d'information périodiques, les rapports annuels (ou d'autres
périodicités) et un numéro vert.
Il convient que les organismes conservent des informations documentées de leurs communications, le
cas échéant, afin de :

 retracer l'historique des communications avec des parties intéressées spécifiques, des enquêtes
ou des préoccupations,

 comprendre la nature des divers engagements des parties intéressées au fil du temps, et

 améliorer l'efficacité de l'organisme dans le développement des communications futures et, si


nécessaire, dans le suivi et le traitement des préoccupations de parties intéressées spécifiques.

Certaines communications n'ont pas à être documentées si cela n'a aucun intérêt pour le système de
management environnemental. Il s'agit, par exemple, des communications informelles et des médias
sociaux.

Il convient qu'un organisme prenne en compte sa nature et sa taille, ses aspects environnementaux
significatifs et la nature et les besoins et attentes des parties intéressées, lors de l'établissement de
son (ses) processus de communication.

Les étapes suivantes du processus peuvent être prises en compte par l'organisme :

 rassembler les informations, ou réaliser des enquêtes y compris auprès des parties intéressées
(4.2) ;

 déterminer le(s) destinataire(s) visé(s) et les besoins d'information ou de dialogue ;

 sélectionner les informations pertinentes pour les intérêts du (des) destinataire(s) ;

 décider des informations à communiquer au(x) destinataire(s) visé(s) ;

 déterminer les méthodes et formats adaptés pour la communication ;

 évaluer et déterminer périodiquement l'efficacité du processus de communication.

7.4.2 Communication interne


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La communication entre et au sein des différents niveaux et fonctions de l'organisme est essentielle
pour l'efficacité du système de management environnemental. Par exemple, la communication est
importante pour résoudre les problèmes, pour coordonner les activités, pour assurer le suivi des plans
d'action et pour le développement futur du système de management environnemental. La fourniture
d'informations appropriées à ceux qui travaillent sous le contrôle de l'organisme contribue à les
motiver et à leur faire accepter les efforts de l'organisme pour améliorer sa performance
environnementale. Cela peut aider les employés à assumer leurs responsabilités et l'organisme à
atteindre ses objectifs environnementaux. Il convient que l'organisme ait un processus permettant la
communication à tous les niveaux de l'organisme. Des commentaires et des suggestions peuvent
ainsi être faits en vue d'améliorer le système de management environnemental et/ou la performance
environnementale de l'organisme. Il est souvent important de fournir des informations aux prestataires
externes, tels que les sous-traitants et les fournisseurs. Il convient que les résultats de la surveillance
du système de management environnemental, des audits et de la revue de direction soient
communiqués aux personnes appropriées au sein de l'organisme.
7.4.3 Communication externe
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La communication avec les parties intéressées externes peut être un vecteur important et efficace
pour le management environnemental. Il convient qu'un organisme prenne en compte le coût potentiel
et les avantages des différentes approches lors du développement d'un plan de communication,
adapté à chaque circonstance particulière. Il convient également que l'organisme considère s'il
communique ou non en externe avec les parties intéressées sur ses aspects environnementaux, y
compris ceux relatifs à la distribution, à l'utilisation et à l'élimination des produits dans le cadre de sa
chaîne de production.

NOTE Pour de plus amples informations sur la documentation relative aux produits, voir la série ISO 14020.

Il convient qu'un organisme établisse, mette en œuvre et tienne à jour au moins des procédures pour
recevoir, documenter et répondre aux demandes pertinentes des parties externes. Un organisme peut
également trouver utile de documenter sa procédure pour la communication externe.

Pour les cas de situations d'urgence ou d'accidents pouvant affecter ou concerner des parties
intéressées externes, il convient que l'organisme dispose d'un processus de communication avec ces
parties.

NOTE Voir aussi 8.3 en ce qui concerne la préparation et la réponse aux situations d'urgence.

7.5 Informations documentées


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7.5.1 Généralités
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Il convient que l'organisme développe et tienne à jour des informations documentées adaptées pour
s'assurer que son système de management environnemental fonctionne efficacement, est compris par
les personnes travaillant sous le contrôle de l'organisme et les autres parties intéressées, et que les
processus associés au système de management environnemental sont exécutés comme prévu. Il
convient que les organismes développent et tiennent à jour des informations documentées adaptées.
Le but de ces informations documentées est de fournir les informations nécessaires aux employés et
aux autres parties intéressées, de façon appropriée. II convient que les informations documentées,
basées sur le système d'information existant et contribuant à son amélioration, soient rassemblées et
tenues à jour de façon à refléter la culture et les besoins d'un organisme.

Il convient que les informations documentées sous forme de procédures, de plans et de programmes,
par exemple, soient tenues à jour de façon appropriée afin de s'assurer de la cohérence, de la mise à
jour et de la répétabilité des résultats. Il convient de conserver une preuve des résultats
(enregistrements) afin de démontrer la mise en œuvre effective des exigences.

La portée de la documentation peut varier d'un organisme à l'autre, mais il convient au moins de
décrire le système de management environnemental. Un organisme peut choisir de documenter son
système de management sous la forme d'un manuel, lequel constitue une vue d'ensemble ou un
résumé du système et peut fournir des orientations pour les informations documentées associées. Il
n'est pas nécessaire que la structure d'un tel manuel suive la structure de l'ISO 14001 ou d'une autre
norme (voir Conseils pratiques - Informations documentées ci-après).

Pour le management efficace de ses principales activités (c'est-à-dire celles liées à ses aspects
environnementaux significatifs identifiés), il convient qu'un organisme planifie un processus ou une
façon spécifique de réaliser les activités. Ce processus peut être défini par une procédure qui peut
être documentée, et peut décrire de manière suffisamment détaillée la façon dont le processus est
géré. Lorsqu'un organisme décide de ne pas documenter une procédure, il est nécessaire d'informer
les employés concernés, selon le cas, par une communication ou une formation concernant les
exigences à satisfaire. Les informations documentées qui fournissent des informations sur les
résultats obtenus ou des preuves des activités réalisées (enregistrement) font partie intégrante de la
documentation de l'organisme, mais sont généralement gérés par des processus de management
différents.

Les informations documentées peuvent être gérées sur différents supports (papier, électronique,
photos, affiches). Il convient que ces supports soient utiles, lisibles, facilement compréhensibles et
accessibles à ceux qui ont besoin des informations contenues.

Lorsque les processus du système de management environnemental sont alignés avec ceux d'autres
systèmes de management, un organisme peut combiner les informations environnementales
documentées pertinentes avec les informations documentées de ces autres systèmes de
management.

Conseils pratiques - Informations documentées

Les informations documentées comprennent, par exemple,

79. a) les déclarations relatives à la politique et aux objectifs,

80. b) la description du périmètre du système de management environnemental,

81. c) les descriptions des programmes et des responsabilités,

82. d) des informations sur les aspects environnementaux significatifs,

83. e) des procédures,

84. f) des informations sur les procédés,

85. g) des organigrammes,

86. h) des normes internes et externes,

87. i) des plans d'urgence du site, et

88. j) des enregistrements (preuve d'un résultat).

7.5.2 Création et mise à jour

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Quand il met en place et met à jour ses informations documentées, il convient que l'organisme
s'assure que les éléments suivants sont appropriés :

 identification et description (par exemple titre, date, auteur, numéro de référence) ;

 format (par exemple langue, version logicielle, graphiques) et support (par exemple papier,
électronique) ;

 examen et approbation du caractère approprié et pertinent des informations.


7.5.3 Maîtrise des informations documentées
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La maîtrise des informations documentées relatives au système de management environnemental est


importante pour s'assurer que :

 les informations peuvent être identifiées par le biais du nom de l'organisme approprié, du
département, de la fonction, de l'activité ou de la personne à contacter,

 les informations conservées par l'organisme sont régulièrement passées en revue, révisées si
nécessaire et approuvées par le personnel autorisé avant leur publication,

 les versions actuelles des informations documentées pertinentes sont disponibles en tout point
où des opérations essentielles au fonctionnement efficace du système sont effectuées, y compris
les documents nécessaires pour s'assurer que les exigences sont satisfaites, et

NOTE Lorsque la disponibilité des informations documentées n'est pas réalisable, des actions conformes
aux pratiques prescrites peuvent être considérées comme adéquates.

 les informations obsolètes sont rapidement retirées de tous les points de diffusion et d'utilisation.
Dans certaines circonstances, par exemple pour des raisons légales et/ou de conservation des
connaissances, ces informations documentées obsolètes peuvent être conservées comme
preuves des résultats obtenus.

Les informations documentées peuvent être effectivement maîtrisées par

 le développement d'un format approprié unique qui comprend les titres, les numéros, les dates,
les révisions, l'historique et l'autorité chargée de la révision,

 l'affectation de la revue et de l'approbation des informations documentées tenues à jour par


l'organisme aux personnes disposant de la compétence technique suffisante et de l'autorité
hiérarchique, et

 la tenue à jour d'un système de distribution effective.

8 Réalisation des activités opérationnelles


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8.1 Planification et maîtrise opérationnelles


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8.1.1 Lignes directrices : maîtrise opérationnelle


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Il convient que l'organisme s'assure que ses opérations et les processus associés sont exécutés de
façon maîtrisée pour répondre aux engagements de sa politique environnementale, atteindre ses
objectifs environnementaux et gérer ses aspects environnementaux significatifs et les risques liés aux
menaces et opportunités. Pour planifier une maîtrise opérationnelle efficace et efficiente, il convient
que l'organisme identifie où et dans quel but des moyens de maîtrise sont nécessaires. Il convient qu'il
établisse les types et les niveaux de maîtrise qui répondent à ses besoins. Il convient de tenir à jour et
d'évaluer périodiquement les moyens de maîtrise opérationnelle choisis pour s'assurer qu'ils sont
toujours efficaces.
Lors de la détermination des moyens de maîtrise ou des modifications devant être apportées aux
moyens de maîtrise existants, il convient de prendre en compte l'élimination ou la réduction du risque
lié aux impacts environnementaux négatifs ou à d'autres types de menaces selon la hiérarchie
suivante :

 élimination, par exemple interdiction d'utiliser des PCB, CFC, etc. ;

 remplacement, par exemple remplacement d'une peinture à base de solvant par une peinture à
base d'eau ;

 contrôles d'ingénierie, par exemple contrôles des émissions, technique de réduction des
émissions, etc. ;

 contrôles administratifs, par exemple procédures, contrôles visuels, instructions de travail, FDS,
etc.

Pour éviter les écarts par rapport à la politique environnementale, aux objectifs environnementaux et
aux obligations de conformité applicables, des informations documentées peuvent être élaborées,
selon le cas, pour expliquer par exemple

 une séquence spécifique d'activités devant être réalisées ;

 les qualifications nécessaires du personnel concerné (y compris toute qualité d'exécution


requise) ;

 les variables essentielles devant être maintenues dans des limites données (telles que
temporelles, physiques, biologiques) ;

 les caractéristiques des matériaux devant être utilisés ;

 les caractéristiques de l'infrastructure devant être utilisée ;

 les caractéristiques des produits résultant du processus.

8.1.2 Identifier les besoins de maîtrise opérationnelle


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Un organisme peut mettre en œuvre une maîtrise opérationnelle pour

 gérer les aspects environnementaux significatifs identifiés,

 s'assurer du respect des obligations de conformité,

 atteindre les objectifs et assurer la cohérence avec sa politique environnementale, y compris


l'engagement de protection de l'environnement et de prévention de la pollution et d'amélioration
continue,

 éviter ou minimiser les risques liés aux menaces pour l'environnement ou l'organisme, et

 optimiser les opportunités.

Sur la base du périmètre de son système de management environnemental, il convient que


l'organisme détermine les moyens de maîtrise opérationnelle (voir 6.1 et 6.2) pour son cycle de
développement de produit et ses opérations, y compris celles liées aux fonctions telles que la
recherche et le développement, la conception, les ventes, le marketing, les achats et le « facilities
management ».
NOTE 1 La conception peut désigner le développement d'un nouveau produit, alors que des produits
existants peuvent faire l'objet d'une nouvelle conception ou d'une amélioration.

NOTE 2 Pour de plus amples informations sur l'approche cycle de vie pendant le processus de conception,
voir l'ISO 14006 et l'ISO/TR 14062.

NOTE 3 Pour de plus amples informations sur les informations relatives au produit, voir la série ISO 14020.

Il convient que le type et l'étendue de la maîtrise ou de l'influence pendant le cycle de vie du produit
soient définis dans le système de management environnemental.

Il convient qu'un organisme considère également la façon dont les fournisseurs externes et les
processus externalisés peuvent affecter sa capacité à gérer ses aspects environnementaux et
satisfaire à ses obligations de conformité. Il convient que l'organisme établisse la maîtrise
opérationnelle nécessaire, telle que les procédures documentées, les contrats ou les accords avec les
fournisseurs ou les instructions pour l'utilisateur final, et qu'il les communique à ses sous-traitants,
fournisseurs et utilisateurs de façon appropriée. Un processus externalisé peut faire l'objet d'une
maîtrise ou d'une influence et correspond à un processus dans lequel :

89. a) la fonction ou le processus fait partie intégrante du fonctionnement de l'organisme ;

90. b) la fonction ou le processus est nécessaire pour que le système de management produise le
résultat escompté ;
91. c) la responsabilité de la conformité de la fonction ou du processus aux exigences est
conservée par l'organisme ; et

92. d) l'organisme et le prestataire externe ont une relation intégrale, par exemple lorsque le
processus est perçu par les parties intéressées comme étant exécuté par l'organisme.

8.1.3 Mise en œuvre de la maîtrise opérationnelle


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La maîtrise opérationnelle est une façon spécifiée de gérer les activités et peut prendre différentes
formes, telles que des procédures, des instructions de travail, des contrôles physiques, l'intervention
de personnel compétent ou toute combinaison de ces différentes formes. Le choix d'une méthode de
maîtrise spécifique dépend de nombreux facteurs, tels que le savoir-faire et l'expérience des
personnes en charge de l'opération et la complexité et l'importance environnementale de l'opération
elle-même. Un organisme peut choisir de planifier et d'établir des processus pour accroître sa
capacité à mettre en œuvre la maîtrise de façon cohérente (voir 6.2.2).

Une approche commune pour établir la maîtrise opérationnelle peut comprendre :

93. a) le choix d'une méthode de maîtrise ;

94. b) le choix de critères opérationnels acceptables ;

95. c) l'établissement de processus, en fonction des besoins, définissant la façon dont les
opérations identifiées doivent être planifiées, conduites et contrôlées ;

96. d) la documentation de ces processus, si nécessaire, sous la forme d'instructions, d'affiches, de


formulaires, de vidéos, de photos, etc. ;

97. e) l'application d'options techniques, telles que des systèmes automatisés, des matériaux, des
équipements et des logiciels.

La maîtrise opérationnelle peut également comprendre des dispositions pour assurer la mesure, la
surveillance et l'évaluation des critères opérationnels et pour déterminer si ces derniers ont été
respectés.

Une fois la maîtrise opérationnelle établie, il convient que l'organisme surveille son application
continue et son efficacité et qu'il planifie et entreprenne toute action nécessaire.

8.2 Préparation et réponse aux situations d'urgence


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Lors de la planification d'une réponse à une situation d'urgence, il convient de prendre en compte
l'impact environnemental initial qui peut en résulter ainsi que tout impact secondaire pouvant résulter
de la réponse à l'impact environnemental initial. Par exemple, lors de la réponse à un incendie, il
convient de prendre en compte la possibilité de ruissellement d'une eau d'extinction contaminée.

Lors de la planification de la préparation aux situations d'urgence, il convient de prendre en compte


les conséquences potentielles des conditions anormales d'exploitation et des situations d'urgence
ainsi que les mesures d'atténuation correspondantes.
Conseils pratiques - Préparation et réponse aux situations d'urgence

Lors de l'identification des situations d'urgence potentielles, il convient de porter une attention
particulière aux conditions de mise en marche et d'arrêt et aux conditions d'urgence raisonnablement
prévisibles pouvant en résulter.

Cela peut englober différents types de situations, par exemple de faibles déversements de produits
chimiques ou une défaillance de l'équipement de réduction des émissions, et situations
environnementales graves mettant en danger les humains et l'environnement dans une large mesure.
Il convient que l'organisme soit préparé à chaque type de situation d'urgence raisonnablement
prévisible.

Les urgences environnementales comprennent celles qui découlent des conditions environnementales
externes, y compris les événements, par exemple une inondation, ou d'actes réalisés par d'autres
organismes, tels que des rejets dans le sol ou l'eau se combinant à ceux d'un autre organisme
opérant sur le même site.

Chaque organisme est responsable d'établir une (des) procédure(s) de préparation et de réponse aux
situations d'urgence, répondant à ses besoins spécifiques. Lors de l'établissement de ces procédures,
l'organisme peut prendre en compte

 les conditions environnementales externes réelles et potentielles, y compris les catastrophes


naturelles,
 la nature des dangers sur site, par exemple les liquides inflammables, les réservoirs de stockage,
les gaz sous pression et les mesures à prendre en cas de fuites ou de rejets accidentels,
 le scénario le plus probable pour un accident ou une situation d'urgence,
 l'équipement et les recours nécessaires,
 l'éventualité d'une (de) situation(s) d'urgence ou d'un (d')accident(s) dans une installation voisine
(par exemple une usine, une route, une voie ferrée),
 la (les) méthode(s) la (les) plus appropriée(s) pour répondre aux accidents et aux situations
d'urgence,
 les actions nécessaires pour minimiser les dommages environnementaux,
 l'organisation des secours et les responsabilités correspondantes,
 les voies d'évacuation et les points de rassemblement,
 la liste du personnel clé et des organismes d'assistance, y compris leurs coordonnées détaillées,
par exemple pompiers, services d'intervention spécialisés,
 les possibilités d'assistance mutuelle par des organismes voisins,
 les processus de communication interne et externe,
 les mesures ou actions à prendre pour répondre aux différentes situations d'urgence ou
accidents et pour en atténuer les effets,
 la (les) méthode(s) d'évaluation après accident, de façon à établir et mettre en œuvre des actions
correctives et des actions préventives,
 les tests périodiques des procédures de réponse aux situations d'urgence,
 les informations sur les matières dangereuses, y compris les impacts environnementaux
potentiels de chaque matériau et les mesures à prendre en cas de rejets accidentels, et
 les exigences en matière de formation ou de compétences, y compris celles relatives au
personnel intervenant pour répondre aux situations d'urgence et aux exercices permettant de
vérifier son efficacité.
9 Évaluation des performances
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9.1 Surveillance, mesure, analyse et évaluation


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9.1.1 Généralités
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II convient que l'organisme ait une approche systématique et utilise un personnel compétent pour la
surveillance, la mesure, l'analyse et l'évaluation de sa performance environnementale, sur une base
régulière. Cela devrait permettre à l'organisme d'établir des rapports et de communiquer de façon
précise sur sa performance environnementale.

Conseils pratiques - Surveillance, mesure, analyse et évaluation des données

Figure 5 - Source : ISO 14031:2013


NOTE Les numéros renvoient aux paragraphes de l'ISO 14031:2013.

Figure 5 - Surveillance, mesure, analyse et évaluation des données

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9.1.2 Surveillance et mesure

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La surveillance se rapporte généralement à des processus au cours desquels des observations sont
effectuées au fil du temps, sans nécessairement utiliser une instrumentation. La mesure se rapporte
généralement à des processus au cours desquels une instrumentation est habituellement utilisée pour
déterminer des propriétés qualitatives ou quantitatives. Par conséquent, la mesure peut nécessiter
des contrôles supplémentaires pour s'assurer du maintien de la fiabilité d'une telle instrumentation
(par exemple étalonnage), le cas échéant.

Il convient qu'un organisme détermine ce qu'il est nécessaire de surveiller et mesurer, où et quand il
convient d'effectuer la surveillance et la mesure ainsi que les méthodes à utiliser. Afin de concentrer
ses ressources sur les mesures les plus importantes, il convient que l'organisme identifie les
indicateurs clés associés à ses impacts environnementaux significatifs qui peuvent être surveillés et
mesurés et qui peuvent fournir les informations les plus utiles. De tels indicateurs peuvent comprendre
des paramètres physiques tels que des températures, des pressions, le pH, l'utilisation de matériaux,
l'efficacité énergétique, le choix de l'emballage et le transport.

La surveillance et la mesure peuvent servir plusieurs objectifs dans un système de management


environnemental, tels que

 le suivi des progrès du respect des engagements de la politique, de l'atteinte des objectifs et de
l'amélioration continue,

 la fourniture d'informations pour identifier les aspects environnementaux significatifs,

 la collecte de données sur les émissions et les rejets pour satisfaire aux obligations de conformité
applicables,

 la collecte de données sur la consommation d'eau, d'énergie et de matières premières, pour


répondre aux objectifs,

 la fourniture de données pour aider ou évaluer la maîtrise opérationnelle,

 la fourniture de données pour évaluer la performance environnementale de l'organisme, et

 la fourniture de données pour évaluer la performance du système de management


environnemental.

NOTE 1 Voir l'ISO 14031 pour des lignes directrices supplémentaires sur la performance environnementale.

NOTE 2 Voir l'ISO/TR 14033 pour des lignes directrices et des exemples de traitement des informations
environnementales quantitatives.

Il convient que la surveillance et la mesure soient effectuées dans des conditions contrôlées, avec des
processus appropriés pour assurer la validité des résultats, tels que :

 le choix des techniques d'échantillonnage et de collecte de données,


 l'étalonnage approprié ou la vérification des instruments de surveillance et de mesure ;

 des étalons de mesure pouvant être reliés à des étalons de mesure internationaux ou nationaux,

 le recours à un personnel compétent, et

 l'utilisation de méthodes appropriées de contrôle qualité comprenant l'interprétation des données


et la détermination des tendances.

Des procédures écrites pour réaliser la surveillance et les mesures peuvent contribuer à apporter de la
cohérence dans le mesurage et à améliorer la fiabilité des données produites.

Il convient que les organismes envisagent, le cas échéant, de faire appel à des laboratoires dont les
techniques d'essai ont été soit agrées par un organisme national d'accréditation soit approuvées par
les autorités de réglementation. Lorsque l'accréditation ou l'approbation n'est pas possible ou
disponible, l'organisme peut envisager des essais aléatoires en double pour vérifier l'exactitude des
résultats.

Il convient que les résultats de la surveillance et de la mesure soient analysés et utilisés pour identifier
les non-conformités, l'état de conformité, les tendances en matière de performance et les axes
d'amélioration continue. L'analyse de ces données peut inclure la prise en compte de la qualité, de la
validité, de l'adéquation et de l'exhaustivité des données, éléments nécessaires à la fiabilité des
informations. Des outils statistiques peuvent être utilisés afin d'accroître la fiabilité des décisions quant
à déterminer si un objectif donné a été atteint ou non. Ces outils peuvent inclure, suivant le cas, des
techniques graphiques, des indexations, des agrégations ou des pondérations. Lorsque les exigences
de performance ne sont pas satisfaites, il convient d'entreprendre rapidement une action corrective
pour corriger l'écart.

9.1.3 Évaluation de la conformité


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Il convient que l'organisme évalue sa conformité en surveillant, mesurant, analysant et passant en


revue sa performance par rapport à ses obligations de conformité (telles que déterminées en 4.2 et
6.1.3). Ce processus permet à l'organisme de démontrer son engagement à respecter ses obligations
de conformité et à atténuer les actions en justice ou les actions de ses parties intéressées.

Toutes les obligations de conformité doivent être évaluées périodiquement bien que la fréquence et le
calendrier de chacune d'elles puissent différer selon :

 les exigences légales de l'organisme,

 la pertinence d'autres exigences adoptées en tant qu'obligations de conformité,

 les modifications des obligations de conformité,

 la performance passée de l'organisme en matière d'obligation de conformité, et

 les variations attendues de la performance d'un processus ou d'une activité ; par exemple, la
performance d'une station d'épuration des eaux usées peut varier en fonction du volume d'eaux
usées reçu.

Il convient que l'évaluation de la conformité soit un processus itératif qui utilise les données de sortie
des autres domaines du système de management environnemental pour déterminer l'état de
conformité de l'organisme, par exemple :

 le périmètre et la fréquence des audits internes (9.2) peuvent prendre en compte les obligations
de conformité et peuvent être analysés et contribuer à l'évaluation de la conformité ;
 la détermination des aspects environnementaux significatifs (6.1.4) et des risques liés aux
menaces et opportunités (6.1.4), la planification des actions (6.1.5) et des objectifs
environnementaux (6.2.1), et le développement de processus de sensibilisation (7.3), de
communication externe (7.4.3) et de planification et maîtrise opérationnelles (8.1), peuvent
prendre en compte les obligations de conformité. L'efficacité de ces mesures peut fournir des
preuves de conformité ;

 la surveillance, la mesure, l'analyse et l'évaluation (9.1) peuvent être établies en tenant compte
des obligations de conformité, et les résultats peuvent être utilisés pour évaluer la conformité.

L'organisme peut choisir de passer en revue les rapports et les communications fournis par des
parties intéressées (par exemple rapports d'inspection réglementaire de site ou audits client) ou de
communiquer spécifiquement avec les parties intéressées sur leurs obligations de conformité.
Lorsqu'une incapacité réelle ou potentielle à respecter une obligation de conformité est identifiée, il
convient que l'organisme entreprenne une action. La procédure de non-conformité et d'actions
correctives de l'organisme (comme exigé en 10.1) peut être utilisée pour traiter de telles non-
conformités. Le cas échéant, l'organisme peut communiquer ou rendre compte de non-conformités à
la partie intéressée concernée par cette obligation de conformité (7.4).

Pour évaluer la conformité, il convient que l'organisme acquière une connaissance et une
compréhension de son état de conformité. Il convient que la direction se tienne continuellement
informée de l'état de conformité de l'organisme et examine le respect par l'organisme de ses
obligations de conformité lors de la revue de direction (9.1). Il convient que la fréquence d'évaluation
de la conformité soit appropriée pour maintenir une connaissance et une compréhension de son état
de respect de ses obligations de conformité. Il convient que l'évaluation de la conformité soit effectuée
en temps utile par rapport à la revue de direction.

Il convient que l'organisme conserve des informations documentées comme preuves de l'évaluation
de la conformité. Celles-ci peuvent comprendre :

 les rapports d'audits internes et externes,

 les résultats de la surveillance et des mesures,

 les communications et rapports internes et externes.

9.2 Audit interne


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II convient de réaliser, à des intervalles planifiés, des audits internes du système de management
environnemental de l'organisme afin de déterminer et fournir des informations permettant à la direction
de déterminer si le système est conforme aux dispositions prévues et s'il a été correctement mis en
œuvre et tenu à jour. Ces audits peuvent aussi être réalisés pour identifier les opportunités
d'amélioration du système de management environnemental de l'organisme.

Il convient que l'organisme établisse un programme d'audit pour permettre la planification et la


conduite des audits et pour identifier les besoins d'audits pour répondre aux objectifs du programme. Il
convient que le programme et la fréquence d'audit soient basés sur la nature des opérations de
l'organisme, en termes d'aspects environnementaux et d'impacts potentiels, de risques liés aux
menaces et opportunités, de résultats d'audits précédents et d'autres facteurs pertinents. Un
programme d'audit peut comporter un ou plusieurs audits par an.

Il n'est pas nécessaire que chaque audit interne couvre l'intégralité du système, dès lors que le
programme d'audit assure que toutes les unités organisationnelles et fonctionnelles, les éléments du
système et l'intégralité du périmètre du système de management environnemental sont audités
périodiquement.

Il convient que les audits soient planifiés et conduits par une équipe d'audit objective et impartiale,
aidée par un (des) expert(s) technique(s), lorsque cela est approprié, choisi(s) parmi les membres du
personnel de l'organisme ou parmi des personnes extérieures. Il convient que les compétences
collectives de l'équipe soient suffisantes pour satisfaire aux objectifs et au périmètre d'un audit
particulier et crédibilise la fiabilité des résultats.

Les résultats d'un audit interne d'un système de management environnemental peuvent être fournis
sous forme de rapport et peuvent être utilisés pour corriger ou prévenir des non-conformités
spécifiques, pour servir de base de vérification des données pour d'autres programmes, ou pour
répondre à un ou à plusieurs objectifs du programme d'audit, et pour fournir des données d'entrée
pour la revue de direction.

NOTE Voir l'ISO 19011 pour des lignes directrices pour l'audit d'un système de management
environnemental.
9.3 Revue de direction
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Il convient que la direction de l'organisme conduise, à des intervalles qu'elle a déterminés, une revue
de son système de management environnemental pour évaluer la pertinence, l'adéquation et
l'efficacité de son système. Il convient que cette revue couvre les aspects environnementaux des
activités, produits et services inclus dans le périmètre du système de management environnemental.
Les intervalles planifiés pour la revue de direction peuvent être coordonnés avec le cycle de
planification et de budgétisation de l'organisme et la revue par la direction de la performance globale
de l'entreprise.

Les données d'entrée de la revue de direction peuvent comprendre :

 les résultats des audits internes et des évaluations du respect des obligations de conformité,

 les informations venant des parties intéressées externes, y compris les plaintes ;

 la performance environnementale de l'organisme,

 le niveau de réalisation des objectifs,

 l'état d'avancement des actions correctives,

 le suivi des actions décidées à l'issue des revues de direction précédentes,

 les changements de circonstances, y compris

 le contexte de l'organisme,
 les modifications des produits, activités et services de l'organisme,
 les résultats de l'évaluation des aspects environnementaux significatifs et des risques liés
aux menaces et opportunités à partir des nouveaux développements ou des développements
planifiés,
 les modifications des obligations de conformité applicables,
 les points de vue des parties intéressées,
 les avancées scientifiques et technologiques, et
 les leçons tirées des situations d'urgence et des accidents,

 des recommandations pour l'amélioration.

Les conclusions de la revue du système de management environnemental peuvent comprendre des


décisions concernant

 la pertinence, l'adéquation et l'efficacité du système,

 les modifications en matière de ressources humaines, physiques et financières,

 les actions liées aux modifications possibles de la politique environnementale, des objectifs
environnementaux et d'autres éléments du système de management environnemental, et

 les actions liées à la stratégie commerciale de l'organisme et aux autres processus métier.
Les informations documentées conservées comme preuves des conclusions de la revue de direction
peuvent comprendre des copies des ordres du jour des réunions, la liste des participants, les supports
de présentation ou communiqués, et les décisions de la direction enregistrées sous forme de note
pour les dossiers, les rapports, les comptes rendus ou le système de traçabilité.

Chaque organisme peut décider lui-même qui participera à la revue de direction. En général, cela
comprend les responsables environnement (qui compilent et présentent les informations), les
responsables des principales unités (dont les opérations comportent des aspects environnementaux
significatifs ou qui sont responsables d'éléments essentiels du système de management
environnemental, tels que les compétences, les informations documentées, etc.) et les directeurs (qui
évaluent la performance du système de management environnemental, identifient les priorités
d'amélioration, fournissent les ressources et s'assurent que le suivi est effectif).

10 Amélioration
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10.1 Non-conformité et actions correctives


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Le contrôle implique la mesure, la surveillance et l'évaluation de la performance environnementale de


l'organisme. Une action corrective consiste à identifier et à corriger les problèmes au sein du système
de management environnemental.

Un processus permettant d'identifier les non-conformités au sein du système de management


environnemental et de mettre en place des actions correctives aide un organisme à faire fonctionner
et à tenir à jour le système de management environnemental, selon ses intentions. Conserver les
enregistrements et les gérer efficacement fournit à l'organisme une source fiable d'informations sur le
fonctionnement et les résultats du système de management environnemental. Des audits périodiques
du système de management environnemental aident l'organisme à contrôler que le système est conçu
et fonctionne selon ses prévisions. Tous ces outils contribuent à l'évaluation de la performance.

Pour qu'un système de management environnemental soit continuellement efficace, il convient qu'un
organisme dispose d'une méthode systématique pour identifier une non-conformité, prendre des
mesures immédiates, analyser les causes de la non-conformité et mettre en œuvre une action
corrective, de préférence pour prévenir les problèmes avant qu'ils n'arrivent. Une non-conformité est la
non-satisfaction d'une exigence. Une exigence peut être définie par rapport au système de
management ou en termes de performance environnementale. De telles situations (non-conformité)
peuvent arriver lorsqu'une partie du système ne fonctionne pas comme il le devrait ou que les
exigences de performance environnementale ne sont pas respectées.

De telles situations peuvent, par exemple, comprendre

 performance du système :

 défaillance dans l'établissement des objectifs environnementaux ;


 défaillance dans la définition des responsabilités requises par un système de management
environnemental, telles que les responsabilités de l'atteinte des objectifs ou de la préparation
et de la réponse aux situations d'urgence ; et
 défaillance dans l'évaluation périodique du respect des obligations de conformité ;

 performance environnementale :

 les objectifs de réduction de la consommation d'énergie ne sont pas atteints ;


 la maintenance exigée n'a pas été réalisée comme prévu ; et
 les critères opérationnels (par exemple les limites autorisées) ne sont pas remplis.
Le processus d'audit interne décrit en 9.2 est l'une des façons d'identifier régulièrement les non-
conformités. Il convient que l'identification des non-conformités fasse aussi partie des responsabilités
de routine confiées au personnel le plus proche des opérations en cause, qui note les problèmes réels
ou potentiels.

Une fois qu'une non-conformité est identifiée, il convient d'en rechercher la cause afin que l'action
corrective puisse cibler la partie appropriée du système. Lors de l'élaboration d'un plan pour traiter une
non-conformité, il convient que l'organisme considère les mesures à prendre pour traiter le problème
(ou y remédier), les changements nécessaires pour corriger la situation (pour restaurer un
fonctionnement normal), et ce qu'il convient de faire pour éviter que le problème ne se répète (pour en
éliminer la cause). Il convient que le caractère et le délai de réalisation de telles actions soient adaptés
à la nature et au degré de la non-conformité et de l'impact environnemental.

Lorsqu'un problème potentiel est identifié mais que la non-conformité n'est pas avérée, il convient de
mener une action pour prévenir les problèmes avant qu'ils ne se produisent. Les problèmes potentiels
peuvent être identifiés grâce à des méthodes telles que l'extrapolation d'une action corrective liée à
des non-conformités réelles à d'autres secteurs dans lesquels des activités similaires sont réalisées,
l'analyse des tendances ou les études de dangers, et il convient qu'ils soient traités dans le
paragraphe 6.1.

Il convient que la direction s'assure que les actions correctives et toute action menée pour prévenir les
problèmes avant qu'ils ne se produisent, ont été mises en œuvre et qu'il y a un examen et un suivi
systématiques pour s'assurer de leur efficacité.

L'élaboration de procédures pour traiter les non-conformités réelles et potentielles et pour mener les
actions correctives et les actions mises en œuvre pour prévenir les problèmes avant qu'ils ne se
produisent, contribue à la cohérence du processus. Il convient que de telles procédures définissent les
responsabilités, les autorités et les étapes à suivre lors de la planification et de la conduite des actions
correctives et des actions mises en œuvre pour prévenir les problèmes avant qu'ils ne se produisent.
Lorsque les actions menées se traduisent par des modifications du système de management
environnemental, il convient que le processus s'assure que tous les besoins associés en informations
documentées et en compétences sont mis à jour et approuvés et que les changements sont
communiqués à toutes les personnes devant en être informées.

10.2 Amélioration continue


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10.2.1 Axes d'amélioration


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L'amélioration continue est une composante essentielle d'un système de management


environnemental efficace.

L'amélioration continue est accomplie à travers l'atteinte des objectifs environnementaux et


l'enrichissement global du système de management environnemental ou de l'une de ses
composantes.

Il convient qu'un organisme évalue de façon continue sa performance environnementale et la


performance de son système de management environnemental, afin d'identifier les axes
d'amélioration. Il convient que la direction soit directement impliquée dans cette évaluation à travers le
processus de revue de direction.

L'identification des déficiences du système de management environnemental fournit aussi des axes
significatifs d'amélioration. Afin de réaliser de telles améliorations, il convient que l'organisme ne se
contente pas de connaître l'existence de ses déficiences mais comprenne pourquoi elles existent.
Pour cela, il est possible d'analyser la (les) cause(s) profonde(s) des déficiences du système de
management environnemental.
Les sources d'information utiles pour l'amélioration continue comprennent :

 l'expérience acquise des actions correctives,

 une analyse comparative par rapport aux bonnes pratiques dans les autres organismes,

 les modifications prévues ou proposées en termes d'obligations de conformité,

 les résultats des audits du système de management environnemental et de la conformité,

 les résultats de la surveillance des principales caractéristiques des opérations,

 les résultats des progrès réalisés pour atteindre les objectifs, et

 le point de vue des parties intéressées, y compris celui des employés, des clients et des
fournisseurs.

10.2.2 Mise en œuvre de l'amélioration continue


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Plus la performance du système de management environnemental s'améliore, plus l'amélioration


continue du système est difficile à obtenir. Lorsque des axes d'amélioration ont été identifiés, il
convient de les évaluer pour déterminer les actions à mettre en œuvre. Il convient que les actions
d'amélioration soient planifiées et que les modifications du système de management environnemental
soient mises en œuvre en conséquence. Il n'est pas nécessaire que les améliorations soient mises en
place dans tous les domaines en même temps (voir aussi 4.4.1).

Conseils pratiques - Exemples d'amélioration

Les améliorations peuvent, par exemple, consister en

 l'établissement d'un processus pour évaluer les nouveaux matériaux et pour promouvoir
l'utilisation de matériaux moins nuisibles,

 l'amélioration du processus de l'organisme permettant d'identifier ses obligations de conformité


applicables, afin que les nouvelles obligations de conformité soient identifiées dans de meilleurs
délais,

 l'amélioration de la formation des employés sur les matériaux et leur manipulation, afin de réduire
la production de déchets,

 l'introduction de processus de traitement des eaux usées pour permettre la réutilisation de l'eau,

 la mise en œuvre de changements des réglages par défaut des équipements de reproduction
permettant une impression recto-verso dans un service de reprographie,

 la redéfinition des itinéraires de livraison afin de réduire la consommation d'énergie fossile par les
sociétés de transports,

 l'établissement d'objectifs pour mettre en place des combustibles de substitution dans les
chaudières et réduire les émissions de particules,

 le développement d'une culture d'amélioration environnementale au sein de l'organisme,

 le développement de partenariats avec les parties intéressées, et

 la prise en compte du développement durable dans les processus métier de l'organisme.


Annexe A
(informative)

Exemples d'activités, produits et services et les aspects et impacts


environnementaux, risques et opportunités, et actions qui leur sont
associés

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Tableau A.1 - Exemples d'activités, produits et services et aspects et impacts


environnementaux, risques et opportunités, et actions qui leur sont associés
(1 sur 5)
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Activité/produit/service Aspects Impacts réels et Risques et Action prévue


potentiels opportunités
Activité : fonctionnement d'une chaudière au fioul
Fonctionnement de la Consommation de Épuisement des Risques Le service financier
chaudière fioul ressources naturelles - Fioul non demande de
non renouvelables disponible surveiller les prix des
- Augmentation du combustibles, de
prix du pétrole comparer les
scénarios futurs en
Opportunités termes de coûts et
- Remplacer la de réaliser une
source de chaleur de analyse
la chaudière par coût/bénéfice.
l'énergie solaire Définir un objectif
- Réduire les coûts pour remplacer la
d'exploitation source de chaleur de
la chaudière par
l'énergie solaire.
Émissions de dioxyde Impacts respiratoires Risques Mettre en place une
de soufre, d'oxyde sur les résidents - Incapacité de maîtrise
nitreux et de voisins respecter les opérationnelle pour
CO2 (c'est-à-dire de Impacts des pluies obligations légales s'assurer que les
gaz à effet de serre) acides sur les eaux - Amende éventuelle obligations de
de surface conformité sont
- Publicité négative respectées.
Réchauffement global Opportunités
et changement Définir un objectif
climatique - Réduire les pour installer un
émissions - installer équipement
une unité de approprié de
désulfuration des réduction des
gaz de combustion émissions.
Rejets d'eau chaude Modifications de la Opportunités Fixer un objectif pour
qualité de l'eau (par - Recycler l'eau installer un système
exemple chaude d'eau recyclée.
température).
- Réduire les coûts
d'exploitation

Tableau A.1 -(2 sur 5)


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(Activité/produit/service Aspects Impacts réels et Risques et Action prévue
potentiels opportunités
Activité : fonctionnement d'une chaudière à mazout (suite)
Stockage du fioul dans des Rejets de fioul dans Pollution du sol Risques Élaborer des plans
réservoirs enterrés le sol (1) Pollution des eaux - Coûts de d'urgence pour traiter
souterraines dépollution les fuites des
- Amendes réservoirs et une
réponse en termes
Opportunités de dépollution.
- Remplacer la Mettre en place une
source de chaleur maîtrise
de la chaudière par opérationnelle pour
l'énergie solaire contrôler
périodiquement
l'étanchéité des
réservoirs.
Voir l'objectif ci-
dessus.
Livraison et transport du fioul Rejets incontrôlés Pollution des eaux de Risques Élaborer une
de fioul dans les surface - Coûts de procédure de
collecteurs d'eaux Bioaccumulation de dépollution livraison.
de surface (2) substances toxiques Élaborer des plans
- Amendes
par la faune d'urgence pour traiter
- Publicité négative
les rejets incontrôlés
réduisant la valeur
et dépolluer.
de l'entreprise
Activité : construction routière
Construction sous une forte Ruissellement des Érosion des sols Risques Mettre en œuvre une
pluie eaux pluviales (1) Pollution des eaux de - Coûts de maîtrise
surface dépollution opérationnelle pour
- Amendes retenir le limon
Dégradation de
l'habitat des zones - Publicité négative Élaborer des plans
humides (liée à la d'urgence pour
dégradation de réduire le
ruissellement
l'habitat) entraînant
incontrôlé et
la perte de futurs
dépolluer.
projets de
construction
Tableau A.1 - (3 sur 5)
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Activité/produit/service Aspects Impacts réels et Risques et Action prévue


potentiels opportunités
Activité : agriculture : riziculture
Inondation et préparation Consommation Épuisement de la Risques Modéliser la
des rizières d'eau ressource d'eau - Changement disponibilité en eau en
souterraine climatique se basant sur les
(précipitations scénarios de
réduites) changement
- Augmentation de climatique futur.
l'utilisation des puits Investir dans des
artésiens et des travaux de recherche.
aquifères
- Augmentation du
prix de l'eau
Opportunités
- Trouver des
variétés de riz dont
la culture exige
moins d'eau (plus
résistantes à la
sécheresse)
- Faire pousser
d'autres cultures
Usage de pesticides Pollution du sol Risques Étudier la possibilité
Bioaccumulation de - Pollution des eaux de réduire/remplacer
substances toxiques souterraines l'usage de pesticides.
par la faune - Organismes Maîtrise opérationnelle
provoquant des effets résistant aux lors de l'application de
chroniques sur la pesticides pesticides
santé ou la disparition - Augmentation de Rechercher les modes
d'espèces l'usage de de culture biologique
pesticides actuels.
- Augmentation des
coûts
Opportunités
- Utiliser des modes
de culture
biologique
- Lutte intégrée
contre les nuisibles
- Réduire les coûts
liés aux pesticides
Émissions de CO2 et Réchauffement global Risques Rechercher les
de méthane (c'est-à- et changement - Atteinte à l'image possibilités de
dire de gaz à effet de climatique de l'organisme et de compensation
serre) l'industrie carbone.
Produit : chaudière
Modèle de chaudière à haut Réduction de la Préservation des Opportunités Campagne de
rendement consommation de ressources - Augmentation des promotion axée sur les
combustible pendant énergétiques non ventes économies en termes
l'utilisation (3) renouvelables (4) - Amélioration de la de coût et de carbone.
réputation grâce à
des conceptions
innovantes
Remplacement par un Réduction de la Réduction des Opportunités Fournir avec le produit
matériau non dangereux production de déchets dangereux - Augmentation des des informations sur la
dans la conception déchets dangereux mis à la décharge (4) ventes récupération
en fin de vie (3) - Réduire les appropriée.
pénalités fiscales
dues à la législation
relative à la
responsabilité du
producteur
Tableau A.1 - (4 sur 5)
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Activité/produit/service Aspects Impacts réels et Risques et Action prévue


potentiels opportunités
Produit : cartouche d'encre pour imprimante
Cartouche d'encre conçue Réduction de Préservation des Opportunités Lors de la vente du
pour être réutilisée l'utilisation de ressources - Offrir des activités produit, fournir des
matières premières énergétiques non de service informations sur la
et d'énergie renouvelables (4) - Relations à plus façon de réutiliser la
Réduction de la Réduction des long terme avec les cartouche.
production de déchets mis à la clients
déchets solides en décharge (4)
fin de vie (3)
Service : services d'entretien et de réparation
Utilisation par le Utilisation Épuisement des Risques Analyse comparative
consommateur d'un appareil d'électricité (3) ressources naturelles - Chute des ventes des performances par
non renouvelables au profit de fabricants rapport à d'autres
de systèmes plus concurrents.
efficaces Investissement dans
la recherche et le
développement en
rapport avec
l'efficacité
énergétique.
Utilisation de Réchauffement Risques Établir un partenariat
fluides frigorigènes planétaire lorsque le - Publicité négative avec un institut de
système fuit liée à l'utilisation de recherche sur les
fluides frigorigènes alternatives aux
ayant un potentiel fluides frigorigènes.
élevé de
réchauffement
planétaire
Opportunités
- Nouvelle offre de
services pour des
ingénieurs qualifiés
Production de Augmentation des
déchets solides (3) déchets mis à la
décharge
Service : services d'entretien et de réparation
Manipulation et utilisation de Rejets incontrôlés Pollution de l'air Risques Objectif de supprimer
produits chimiques en cas d'incendie Pollution du sol - Coûts de l'utilisation de produits
ou d'explosion (2) Dommages aux dépollution chimiques.
populations - Amendes
- Publicité négative
Sous-traitance de la Rejets de certaines Destruction de la Risques Lancer un nouvel
réparation du climatiseur substances couche d'ozone - Amendes appel d'offres pour
détruisant la - Publicité négative assurer un meilleur
couche d'ozone entretien.
(c'est-à-dire fluide
frigorigène) (1)
Tableau A.1 - (5 sur 5)
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Activité/produit/service Aspects Impacts réels et Risques et Action prévue


potentiels opportunités
Service : services bureautiques
Impression de documents Consommation Épuisement des Risques Axes de recherche
d'électricité ressources - Perte de part de pour fournir une
naturelles marché au profit technologie
d'une technologie bureautique sans
bureautique sans papier
papier
Impression recto-verso Réduction de Préservation des Opportunités Élaborer une
l'utilisation des ressources - Réduction des documentation
ressources naturelles (4) coûts commerciale pour
naturelles (3) promouvoir les
bénéfices
Recyclage des vieux papiers Réduction de la Réduction des mises Opportunités
environnementaux et
production de à la décharge (4) - Réduction des financiers pour les
déchets solides (3) coûts clients potentiels
- Publicité positive
Service : transport et distribution de biens et produits
Maintenance de routine de Réduction des Réduction de la Risques Communiquer les
la flotte (y compris les émissions d'oxydes pollution - Amendes bénéfices
vidanges) d'azote atmosphérique (4) environnementaux à
- Coûts de
Rejets d'huiles Pollution du sol dépollution ceux qui effectuent
usagées l'entretien
Opportunités
Développer une
- Recyclage des procédure de maîtrise
huiles usées opérationnelle pour
- Réduction des gérer les déchets
coûts d'exploitation
Exploitation de la flotte Consommation de Épuisement des Risques Établir un objectif
carburant ressources en - Disponibilité du environnemental pour
carburant fossile non carburant réduire l'utilisation de
renouvelables carburant
- Augmentation des
coûts du carburant
Opportunités
- Utiliser un
carburant alternatif
(GNC/GNL)
- Réduire les coûts
d'exploitation
Émissions d'oxydes Pollution de l'air Risques Rechercher des
d'azote Réchauffement - Introduction de méthodes permettant
global et normes d'émission de réduire les
changement plus rigoureuses émissions
climatique
Génération de bruit Gênes et Risques Assurer la formation
désagrément pour le - Image ternie de des conducteurs
voisinage l'organisme Imposer des horaires
de travail stricts
Emballage Récupération des Réduction des Opportunités Promouvoir le service
emballages déchets mis à la - Amélioration des dans le cadre de
décharge relations avec le négociations
client contractuelles
Tableau A.2 - Exemples d'activités, produits et services et leurs aspects, objectifs, cibles,
programmes, indicateurs environnementaux, maîtrise opérationnelle, et surveillance et mesure
associés (1 sur 2)
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Aspects Objectifs Cibles Programmes Indicateurs Maîtrise Surveillance


opérationnelle et mesure
Activité : Exploitation de chaudières au fioul (fonctionnement de la chaudière)
Consommatio Réduire la Réduction de Installation de Étapes Procédures Évaluation
n de fioul consommation la brûleurs plus intermédiaires pour trimestrielle
de ressources consommatio efficaces. du projet. l'installation des des progrès
non n de fioul Consommation brûleurs par rapport
renouvelables (basée sur la de fioul par modifiés. au projet.
consommatio heure de Procédures Suivi
n courante de fonctionnement pour mensuel des
l'année) de de la chaudière. documenter et ratios de
20 % en 1 an. enregistrer la consommatio
consommation n de fioul.
de fioul.
Rejets d'eau Minimiser les Réduire la Réorganiser Température Procédures Surveillance
chaude impacts température l'installation et moyenne des d'échantillonnag continue de
négatifs sur la moyenne des concevoir les rejets d'eau. e et d'analyse la
qualité du rejets en eau opérations pour Paramètres de de la qualité de température
bassin versant de 5 °C d'ici extraire et qualité de l'eau l'eau. des rejets.
en raison de 2008. réutiliser la du bassin Plan Surveillance
l'élévation de chaleur des eaux versant. d'échantillonnag trimestrielle
température usées (c'est-à- e des de la qualité
Nombre et
des effluents dire, poissons/de la de l'eau du
diversité des
cogénération). faune. bassin
poissons/espèce
s animales dans Procédures versant.
le bassin opérationnelles
versant. pour la
cogénération.
Contrôles
d'ingénierie.
Produit : climatiseur (utilisation de l'appareil par le consommateur et fin de vie - élimination)
Utilisation Encourager le Réduire la Éduquer le Accroître Conception de Enquête
d'électricité consommateur température consommateur sur l'intérêt du produit à partir auprès des
à utiliser moins de l'impact d'une consommateur de matériaux utilisateurs.
d'énergie fonctionneme consommation pour la ayant une
nt de 5 % par excessive consommation meilleure
rapport à la d'énergie par la d'énergie. efficacité.
température distribution de Accroître Utilisation de
de documents l'intérêt du l'énergie
fonctionneme d'information sur consommateur électrique.
nt de l'année l'efficacité pour de Prise en compte
passée d'ici la énergétique avec nouveaux des demandes
fin de l'année le produit (c'est-à- produits ayant d'efficacité
en cours. dire réalisation une plus grande énergétique par
d'économies, efficacité les clients lors
réduction des énergétique. de la
impacts conception de
environnementaux nouveaux
).
produits.
Production de Réduire la Atteindre une Reconcevoir Quantité de Procédures de Surveillance
déchets production de réduction de l'emballage du matériau contrôle de la trimestrielle
solides déchets 5% de produit d'emballage par conception. de la quantité
solides matériau (département unité. de matériau
Réduction en % Procédures
d'emballage d'emballage ingénierie, d'emballage du d'emballage
des pour la 6 mois). de matériau utilisé (les
d'emballage produit.
consommateur gamme de Mettre en œuvre achats moins
utilisé pour la
s par la produits les changements les rebuts).
gamme de
réduction de la actuelle d'ici dans la production Unités de
produits.
quantité de 2018. (6 mois). produits
Réduction
matériaux Faire un test avant estimée du expédiés
d'emballage de passer à plein volume de dans la
utilisés régime de déchets solides gamme de
production. par appareil produits.
unitaire chez le
consommateur.

Tableau A.2 -(2 sur 2)


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Aspects Objectifs Cibles Programmes Indicateurs Maîtrise Surveillance et


opérationnelle mesure
Service : transport et distribution de biens et de produits (entretien de la flotte de véhicules)
Émissions Améliorer les Atteindre une Identifier les % d'entretien Procédures Suivi de la
d'oxydes impacts réduction de principaux réalisé à d'entretien. fréquence
d'azote (NOx) positifs sur la 25 % des paramètres temps. Formation des d'entretien par
qualité de l'air émissions de d'entretien pour Émissions de techniciens rapport au
en améliorant NOx d'ici réduire les NOx/km. d'entretien. calendrier
l'efficacité de 2018. émissions de établi.
Notification
l'entretien de NOx. Surveillance de
informatique du
la flotte. Revoir les l'efficacité en
calendrier
programmes d'entretien. termes de NOx
d'entretien pour du carburant
y incorporer les des véhicules.
principales Tester de façon
tâches trimestrielle le
permettant de niveau
réduire les d'émissions des
émissions de véhicules.
NOx.
Réaliser une
Optimiser le évaluation
calendrier annuelle des
d'entretien de la émissions de
flotte par NOx évitées.
l'utilisation d'un
programme
informatique.
Production Gérer les Atteindre la Développer et % des Procédures de Surveillance
d'huiles huiles conformité aux mettre en employés du gestion des des formations
usagées usagées en exigences œuvre un centre de déchets. dispensées aux
conformité relatives à programme de service formés. Programme de employés des
avec les l'élimination formation à la Nombre de formation pour centres
exigences. des huiles gestion des non- les employés des d'entretien.
usagées dans déchets dans conformités en centres Suivi des
les centres les centres termes d'entretien. quantités
d'entretien, en d'entretien. d'élimination d'huiles
un an. des déchets. usagées
% d'huiles éliminées et
usagées des méthodes
éliminées selon d'élimination.
les exigences.
Bibliographie

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[1] ISO 14001:2004, Systèmes de management environnemental - Exigences et lignes directrices


pour son utilisation

[2] ISO 14001 Cor. ISO 1:2009, Systèmes de management environnemental - Exigences et lignes
directrices pour son utilisation

[3] ISO 14004: 2004, Systèmes de management environnemental - Lignes directrices générales
concernant les principes, les systèmes et les techniques de mise en œuvre

[4] ISO 14031, Management environnemental - Évaluation de la performance environnementale -


Lignes directrices

[5] ISO 14044, Management environnemental - Analyse du cycle de vie - Exigences et lignes
directrices

[6] ISO 14045, Management environnemental - Évaluation de l'éco-efficacité des systèmes de


produits - Principes, exigences et lignes directrices

[7] ISO 19011, Lignes directrices pour l'audit des systèmes de management

[8] ISO 26000, Lignes directrices relatives à la responsabilité sociétale

[9] ISO Guide 73, Management du risque - Vocabulaire

[10] Directives ISO/IEC, Partie 1 et Supplément ISO consolidé - Procédures spécifiques à l'ISO,
3ème édition, Annexe SL
Annexe ZA
(informative)

Relation entre la présente Norme internationale et les exigences


essentielles de la Directive UE 2008/765/CE

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Par accord entre l'ISO et le CEN, la présente annexe du CEN est incluse dans le DIS et le FDIS, mais
ne figurera pas dans la norme ISO publiée.

La présente Norme internationale a été élaborée dans le cadre d'un mandat donné au CEN par la
Commission européenne et l'Association Européenne de Libre Échange afin d'offrir un moyen de se
conformer aux exigences essentielles de la Directive Nouvelle approche 2008/765/CE.

Une fois la présente norme citée au Journal officiel de l'Union européenne au titre de ladite Directive
et dès sa reprise en norme nationale dans au moins un Etat membre, la conformité aux articles
normatifs de cette norme confère, dans les limites du domaine d'application de la norme, présomption
de conformité aux exigences essentielles applicables de ladite Directive et de la réglementation AELE
associée.

AVERTISSEMENT : D'autres exigences et d'autres Directives UE peuvent être applicables au(x)


produit(s) relevant du domaine d'application de la présente norme.