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28/02/2019

4) les bénéfices

On a les BIC, BNC et les bénéfices agricoles.

 Commençons par les bénéfices agricoles/BA : article 63 du CGI. « sont considérés comme des
BA les revenus procurés par l’exploitation de biens ruraux, ces revenus sont procurés soit aux
fermiers ou métayés, soit au propriétaire exploitant eux-mêmes »

Les BA reviennent soit à l’exploitant qui exploite lui-même sa terre, soit à l’exploitant qui est
locataire. Ce locataire il y a différents types de contrat de location = fermage ou métayage, la
différence entre les deux c’est la manière dont le propriétaire est rémunéré par le locataire.

Dans le 1er contrat = fermage, le locataire paye un loyer au bailleur du coup le fermier lui est
imposable en tant que BA, alors que le propriétaire qui loue ses terres est imposé pour revenus
fonciers voire BIC si il loue des terres équipés de matériel d’exploitation.

L’autre contrat = métayage, le propriétaire est rémunéré par une fraction des produits de
l’exploitation agricole et en pratique il participe aussi à l’achat des machines. Dans le métayage c’est
une rémunération par une part de la rémunération des produits agricoles. Les deux sont imposables
dans la catégorie BA.

Article 63 = dresse une liste de cas particuliers qui sont des BA. Exemple : la production forestière
génère des BA, les produits de l’exploitation champignognière en galerie souterraine également. Les
produits de l’exploitation apicole (apiculteur, abeille donc miel) relèvent des BA, avicole (volaille),
pissicole (poisson), ostréicole (huitres), mitilicoles (moules), biomasse humide (fumier, purain).
Activité domestique (chevaux de course), activité avec des chiens.

Bénéfices agricoles = au sens fiscal article 63 CGI et la définition fiscale ne recouvre pas la définition
juridique qui est dans le code rural ou la définition est plus large.

L’activité agricole au sens du code rural est plus large.

Calcul de l’imposition de revenus nets en matière de BA.

Le CGI prévoit un système qu’on rencontre à plusieurs reprises, càd soit un régime micro soit micro
BA, en gros en dessous d’un certain seuil de revenus il y a une déduction forfaitaire des charges et le
seuil est à 82800€ et en dessous de ce seuil on est au micro avec abattement forfaitaire de 87%.

Au dessus de ce seuil, c’est le régime dit réel qui s’applique et donc c’est déduction des charges
réellement engagés pour l’exploitation agricole.

 Les bénéfices industriels et commerciaux

C’est elle qui sert de référence à l’impôt sur les sociétés.

Article 34 et 35 du CGI.
34 pose une définition générale « sont considérés comme des BIC pour application de l’IR les
bénéfices réalisés par des personnes physiques et provenant de l’exercice d’une profession
commerciale, industrielle ou artisanale » = proviennent des activités industrielles et commerciales.

Il faut déterminer ce qui est une activité commerciale et ce qui est industrielle.

Commerciale : Pour cela on prend la doctrine et le BOFIPP qui se réfère à la jurisprudence et au code
de commerce = accomplissement à titre professionnel des actes de commerce et réputés de
commerce selon L110-1 code de commerce. Ce sont les commerçants qui achètent des bien pour les
revendre ou pour les louer, exploitation d’établissement (hotel, restaurant, spectacle, loisir…), et
également activités de banques et assurances si pas imposable au titre de l’IS.

Industrielle : fabrication et transformation de biens.

On parle ici d’activités exercées à titre professionnel càd de manière habituelle, pour son propre
compte et dans un but lucratif, dans le but de générer des revenus. Concrètement, la revente
occasionnelle sur LBC n’est pas une activité de commerçant cependant si on le fait à titre habituel ça
devient une activité professionnelle et dans ce cas on génère du BIC.

35 liste d’activités plus particulières

Il ajoute quelques activités relevant des BIC en vertu loi fiscale. La loi fiscale l’a prévu car ce sont des
activités purement civiles. Exemple activités en matière immobilière = BIC.

Il y a quelques exonérations aux articles 35 bis et 35 ter : si on loue ou sous loue en meublé une ou
plusieurs pièces de notre habitation principale on bénéficie d’une exonération = plafonné à 750€ par
an.

35 ter = pour les personnes physiques si on revend de l’électricité avec nos panneaux solaires on est
exonéré de BIC dans la limite de 3kW.

On retrouve le même système micro BIC ou réel.

Micro BIC = la vente de marchandises, d’objets, de denrées = seuil de 170 000€HT. Dans ce cas,
abattement forfaitaire de 71%.

Pour les autres activités de services et industriels ou la location de meublés : le seuil du micro est de
70k€ HT.

 Les BNC bénéfices non commerciaux

Article 92 et suivants du CGI qui traite la catégorie des BNC.

De la même manière on a une définition générale et des précisions particulières à l’article 92.
Article 92 sont considérés comme des BNC ; les charges et offices, les bénéfices des professions
libérales et toutes exploitations lucratives et sources de profits ne se rattachant pas à une autre
catégorie de bénéfice ou revenu.

Les offices sont pour les notaires, les huissiers

Pour tout le reste l’article 92 considère tous les autres bénéfices comme des BNC pour autant qu’on
estime que ce soit des revenus.

Cette catégorie balais des BNC sert surtout pour les activités illicites, illégales = détournement de
fonds.

Peut ranger des revenus relevant de profession ne relevant pas des actes de commerce tels que les
astrologues, les guérisseurs, les magnétiseurs.

Les juges et arbitres sportifs aussi.

Quant au régime d’imposition.

Le régime réel = au-delà du seuil ne sont déductibles les charges que réellement engagés et le seuil
est de 70k€ HT avec abattement forfaitaire de 34%.

Au-delà c’est le régime réel = les charges réellement engagés.

En vertu de la loi fiscale les notaires et huissiers sont obligatoirement au régime réel.

 Les revenus des capitaux mobiliers (RCM)

Ce sont ici bien entendu les placements financiers qui sont constitutifs de droits (pour les
investisseurs ou épargnants).

Distinction dans les RCM perdant depuis 2018 de son entrain en effet il y a une distinction entre les
produits de placement à revenu fixe (les produits de l’épargne) et ceux à revenus variables (pas
prédéterminés).

Les investissements financiers faits dans des sociétés ; achat de titres, actions, parts sociales
(actionnaires…)

Avant 2012 (FH) il y avait un prélèvement à la source libératoire, pourcentage pris sur le RCM. Après
son quiquennat les RCM ont basculé dans le régime de l’impôt sur le revenu en raison d’aligner les
revenus du capital sur les revenus du travail.

Dorénavant (depuis loi de finances du quiquennat Macron 01/01/2018) c’est le PFU qui s’applique
(FLAT TAX). Il y a aussi beaucoup d’exonérations d’impôt sur le revenus mais néanmoins
prélèvements sociaux s’appliquent (CSG, CRDS) et possibilité exonérer prélèvements sociaux =

Les intérêts du livret A sont exonérés.


Les produits des placements sur les PEA, la rémunération de toute une série de livret (LDD, livret
jeune..).

Il y a des options qui peuvent être exercées en matière d’assurance vie.

Pour le droit commun ; pour les actionnaires lambda percevant des dividendes va s’appliquer le PFU
depui 01/01/18

PFU sapplique au RCM et il a une partie de plus-value

PFU imposition à taux fixe s’opérant au moment du versement de revenus.

La société qui va vous verser des dividendes ; par exemple 1000 de dividendes, ils seront prélevées
directement à 12,8% donc 128€, ce pfu est cumulé avec prélèvement sociaux qui cumulés arrivent à
17,8% de prélèvements. Donc au total ce dividende est imposé à 30% et c’est ça la FLAT TAX.

En pratique, le prélèvement se fait en année N au moment du versement. à N+1 on rempli la


déclaration de revenus on y inscrit le dividende auquel l’administration fiscale va appliquer le PFU
mais comme déjà payé il sera annulé en réalité (c’est la technique de fonctionnement qui fonctionne
en 2 temps).

 Les plus values

Réalisé par les particuliers (s’opposant à celle dites professionnelles).

C’est la différence entre le prix d’acquisition et le prix de cession. Il y a toute une série de calcul à
opérer pour savoir le prix d’acquisition (coût du crédit etc…) et au moment de la cession on a un prix
net avec une déduction des diverses charges.

Le terme cession ne veut pas dire forcément vente, c’est évidemment la vente à titre onéreux peut
être aussi un échange (échange d’action), une annulation des titres par exemple.

Le CHI impose les plus values réalisées par opposition aux plus values latentes.

La plus value réalisée = c’est celle qui intervient au moment de la cession.

Il y a imposition de la plus value qu’au moment de la vente.

Il faut distinguer les plus values mobilières et immobilières

Les plus values immobilières sont celles qui proviennent de la cession d’immeuble, mais aussi droits
réels immobiliers (usufruit, nue prop) et la cession de parts.

Sur les plus values immobilières on est sur un taux fixe de 19% et 17,2% pour RCM.

Il y a aussi des abattements pour durée de détention sur la plus value au-delà de 2 ans de détention.
Cet abattement est de 6% par année puis 4% pour la 22ème année (tout cumul on arrive à 100%
d’exonération d’imposition au bout de 22 ans de détention).

Il faut 30 ans pour être exonéré de CSG CRDS.


Il existe des exonérations d’office en cas de plus-value :

-la résidence principale = il n’y a pas d’imposition sur la plus value d’une résidence principale

-les ventes de moins de 15 000€ (terrains nus, part dans des sociétés)

Pour ce qui des plus values mobilières :

On parle des biens meubles ici.

Pour les biens meubles corporels : c’est plutôt assez rare. Sur les appareils ménagers, automobiles…

Néanmoins, cela ne s’applique pas sur les pièces de collection, œuvres d’art.

Pareil exonération sur les meubles électroniques, les voitures

Or les œuvres d’arts, pièces de collection etc ne sont pas exonérés. Il y a un régime fiscal pour les
métaux précieux, les objets d’arts, de collection.

Il s’agit d’une taxation forfaitaire sur le prix de la plus value toujours, pas la vente.

Il y a certaines exonérations notamment pour les cessions aux musées.

Si on est sur le droit commun ce qui ne relève pas du régime spécifique, donc le taux des
prévèlements sociaux est de 19% plus les prélèvements sociaux avec un système d’abattement par
année de détention.

Pour les bateaux (navires) et les chevaux de courses sont des meubles corporels donc régime
d’imposition classique.

S’agissant des biens meubles incorporels. Ce sont les titres sociaux, les actions et les parts sociales
applicables dès lors qu’il y a plus-value lors de la vente. Les plus values réalisées relèvent donc de la
FLAT TAX. Donc 12,8% pour l’IR et 17,2 pour les prélèvements sociaux.

PFU = régime imposition du capital comme les revenus des produits du capital et aussi les plus
values mobilières.

PFU = régime imposition du capital.

Mécanisme de surcis d’imposition ou report d’imposition : on ne taxera que lorsqu’on va céder les
titres de la société B = l’idée c’est qu’on ne demande l’impot sur la plus value de la société qu’au
moment de la vente des titres, tant qu’on n’a pas perçu le fruit de la cession en argent on ne
réclamera pas l’imposition. L’imposition existe mais elle est décalée dans le temps car sinon ça serait
un paiement sur notre propre épargne.

Lorsqu’on parle de plus value de cession mobilière il faut avoir à l’idée du surcis ou report
d’imposition.
La question des actifs numériques (bitcoin etc…) = monnaie virtuelle qu’on peut posséder de manière
dématérialisée et qui permettent l’échange dématérialisée.

Le nombre est limitée à 21 millions mais à la limite peu importe ce qui compte est que l’on avait
affaire à une nouveauté étant cette monnaie numérique.

La valeur de ce bitcoin peut augmenter de 500€ à 20 000€.

En 2011 = une unité valait de 1 dollars, 2017 6500dollars.

Le BOFIP et l’administration fiscale qui interprète cette loi fiscale ne disent rien.

L’administration fiscale a dit lorsqu’un particulier vend des unités de bitcoin à titre occasionnel =
BNC. Si le particulier l’effectue à titre habituel alors c’est BIC

Des particuliers ont saisi le CE pour contester cette doctrine et dire que ça relève des plus values de
cessions de biens meubles incorporels et à l’époque pas encore de PFU.

Le CE a en partie donné raison aux requérants dans une décision 417809 = si on prend les catégories
effectivement vendre un bitcoin c’est céder un bien meuble incorporel et donc le cas échéant
taxation de la plus value.

Puis le CE ajoute en revanche, si un particulier perçoit du bitcoin en rémunération de son activité de


minage. Si le bictoin est la rémunération de minage d’un particulier là effectivement c’est du BNC

Et si on le fait à titre habituel cet A/R (achat revente) c’est du BIC car le BIC est un bien meuble
incorporel.

Conclusion l’achat revente de bitcoin elle était au taux de 19% des plus values pour de l’occasionnel.
Mais législateur a vite réagi depuis 01/01/2019 article 150 VH bis du CGI = il prévoit imposition d’une
plus value uniquement dans le cas où le bitcoin est revendu contre des €.

Lorsque le bitcoin est échangé contre d’autres monnaies ou activités numériques ou sert à payer des
services alors il n’y aura pas d’imposition.

Si il y a plus value imposable alors législateur a fixé le taux d’imposition à 12,8% comme le PFU.
Paragraphe 3 le calcul de l’imposition

Cela se fait par une succession d’étapes et de calculs pour passer de ces différends revenus
catégories à la catégorie d’impôt sur le revenu.

3 étapes =

1 : déterminer le revenu global net

2 : liquider le montant de la cotisation

3 : transformer cette cotisation brute en nette

A) Le revenu global net

La 1ère étape c’est d’additionner les revenus catégoriels nets, traitements et salaires, revenus
fonciers, éventuels bénéfices…

1er problème à l’occasion de cette opération : que fait-on si on a un résultat négatif dans une des
catégories ?

On fait une opération simple on additionne les positifs avec les déficits.

Et si après cette opération le revenu global est négatif ?

Ce déficit peut se reporter sur les 6 années suivantes (selon la loi fiscale).

Pour de nombreux déficits des règles s’appliquent :

Le 1er est parfois prévu que certains déficits catégoriels ne peuvent être déduits sur le revenu global
(achat d’action à un prix fort puis revente à un prix faible, et bien cette moins value est mise à part
des revenus)

La 2ème déficit catégoriel n’est pas imputable sur le revenu global. C’est la cession de droits sociaux.
Accepter l’imputation mais sous un certain plafond. Exemple revenus fonciers 10 700€. Dans certains
cas exception la totalité des revenus fonciers est imposable.

Le revenu global c’est l’addition des revenus catégoriels nets. Pour les déficits ils peuvent se reporter
jusqu’à 6 années.

La 2ème étape : on obtient un revenu global brut, on doit le transformer en net. Le législateur admet
dans une certaine mesure que les dépenses diminuent le revenu global.
Exemple : prestation compensatoire en matière de divorce, pensions alimentaires mais aussi d’autres
déductions prévues à l’article 150 = par exemple pour les personnes agées, invalides.

B) La liquidation de l’impôt

La liquidation c’est de passer de la base imposable à la cotisation d’impôt.

Deux éléments vont intervenir : quotient familial et le barème progressif de l’IR