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CONSCIENT VS INCONSCIENT

Lequel dirige ?

Traductions par Richard Parent


CONSCIENT VERSUS INCONSCIENT
CONTENU/Résumé

Contributions diverses au débat. Not e esp it o s ie t ’est pas ad uate e t uip pou
s’o upe d’u e hose aussi o ple e ue la parole. On doit permettre à notre mécanisme de la
pa ole d’ t e aussi libre que possible de tout contrôle conscient. C’est notre inconscient qui
s’o upe de la pa ole spo ta e t et auto ati ue e t, sans effort et sans que vous ayez à y
penser. Pages 1 à 12

Faire la lumière sur le bégaiement : le ôle de l’atte tio – implication pour le traitement par
Matthe O’Malle , 8 ai 8. Nous sommes, et bien plus que nous le croyons, des
observateurs passifs de nos expériences, par opposition à des opérateurs conscients. Notre esprit
inconscient dirige la plupart de nos activités conscientes. Lorsque la PQB redirige son attention
ailleurs que sur sa parole et le bégaiement, son esprit inconscient interprète cela comme
sig ifia t ue l’a te de pa le est s u itai e et, pa o s ue t, il e pe et l’auto atisatio et
donc la fluidité). Il y a beaucoup trop de contractions musculaires coordonnées intervenant
da s le p o essus de pa ole pou ue ot e esp it o s ie t puisse s’a uitte effi a e e t
de cette tâche. Une partie importante de tout traitement du bégaiement — dont le but est, il va
de soi, d’a oit e la flue e — devrait comporter un entrainement afin que la PQB dirige son
attention ailleurs que sur la parole. Page 13.

(Recherche) Et si l’esp it o s ie t e di igeait pas l’esprit humain ? Par David A Oakley de


l’U i e sit College de Lo d es UCL et Pete Halligan, Cardiff University. Nous ne choisissons pas
sciemment nos pensées ni nos sensations — nous en prenons simplement conscience.
Considérez que tous les processus neuropsychologiques responsables pour bouger votre corps
ou utilise des ots pou fo e des ph ases la pa ole se p oduise t sa s ett e e œu e
votre conscient personnel. Les tudes utilisa t l’h p ose d o t e t ue l’hu eu , les
pensées et les per eptio s d’u i di idu peu e t t e p ofo d e t alt s pa des suggestio s
/autosuggestions. Il en découle u’u e suggestio h p oti ue peut t e o sid e o eu
moyen de transmettre une idée ou une croyance qui, une fois acceptée, recèle le pouvoir d’alt e
les pe eptio s ou le o po te e t de l’i di idu. Nous suggérons que les contenus de la
conscience sont un sous-ensemble des expériences, émotions, pensées et croyances générées
par des processus cérébraux inconscients. Publié le 3 aout 2018. Page 21.
CONSCIENT VS INCONSCIENT/SUBCONSCIENT
Par Bob Bodenhamer & autres
Traduit par Richard Parent

Étant donné que la parole a été conçue pour être spontanée et automatique, il en découle que
notre subconscient doit y tenir un rôle prépondérant, car celui- i s’o upe de os auto atis es.
Les articles qui suivent vous expliquent pourquoi. Autres références recommandées : La parole est
un fleuve, Libérez votre fluence interne et Illusion de contrôle. RP

1
Voici trois passages de textes rédigés par Matthe O’Malle à ce sujet :

La pa ole est ou e e t. Le p o essus des ou e e ts de pa ole et de tout ou e e t


d ute i o s ie e t, a a t e ue l’i di idu prenne conscience de son intention de
parler. Tout comme la marche et la bicyclette, la parole est une habileté automatique, largement
contrôlée par notre subconscient. Lorsque les PQB commencent à bégayer, elles ’ai e t pas la
perte de contrôle qui accompagne le bégaieme t et les a tio s u’elles perçoivent de leurs
interlocuteurs. C’est ai si ue, da s leu te tati e de o t ôle leu pa ole afin DE NE PAS
bégayer, les PQB font intervenir leur esprit conscient dans le processus de parole. Cette
utilisatio a ue de l’esp it o s ie t nuit au travail de l’i o s ie t da s l’e utio de la
parole. J’affi e ue l’i g e e d’i po ta ts niveaux de conscience dans le processus de parole
favorise non seulement le bégaiement, mais le complique davantage. »
La pa ole est u p o essus o ple e etta t e oeu e la oo di atio de o t ôles
moteurs sophistiqués d’un grand nombre de muscles. Certains contrôlent les muscles des lèvres,
de la langue et de la mâchoire ; d’aut es o t ôle t les muscles permettant la vibration des
cordes vocales ; d’aut es e o e o t ôle t les us les i flue ça t l’i spi atio et l’e pi atio du
cycle espi atoi e. Lo s u’o p e d o s ie e de la o ple it de la parole, o e peut u’e
conclure que notre esprit o s ie t ’est pas ad uate e t uip pou e ute ette tâche. La
majeure partie de l’a te de pa le doit t e e ut e pa ot e su o s ie t. Il ’e iste au u e
autre manière de le faire adéquatement. »

1
J’ai d ou e t les t a au de Matthe O’Malle grâce à un ami, Jean-François Lacoste. Matthew se consacre
e lusi e e t au gaie e t. Ce u’il fait est i p essio a t. Son site internet est Understanding Dysfluency.

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CONTRIBUTIONS DIVERSES

“uite et d oula t de es o se atio s, j’e d duis ue si u e pe so e ui gaie peut


totalement cesser de vouloir sciemment contrôler sa parole, il en résultera une amélioration de sa
fluence. »

Cou iel d’A a Ma goli a dat du 8 ai 6 (objet : your brain is listening)

« Aujou d’hui j’ai p o o u dis ou s à une rencontre de réseautage de femmes. Je leur ai


expliqué comment, chaque fois que nous pensons ou parlons en mots, notre esprit inconscient
les traduit en expérience sensorielle – transposant cela en image.

Après mon allocution, une dame vint me voir pour me dire : « Vous venez de me faire réaliser
que chaque fois que je me dis que Je suis grosse , mon inconscient transpose cela en image, ce
qui peut ’e p he de pe d e du poids ? » Eh oui, ’est e ue font nos cerveaux. Ils doivent
tout traduire en langage universel (image), de telle sorte que même la plus ancienne des
structures pré-langagières comprenne ce qui se produit. Et certaines de ces structures ont un
pouvoir énorme : pouvant interpréter comme un ordre ce que vous communiquez.

Même chose pour le bégaiement. Plus vous y pensez, plus vous vous centrez sur celui-ci, plus
votre cerveau fait tourner des programmes de bégaiement tout en bégayant de l’i t ieu . J’ai
entendu plusieurs de mes clients me dire ceci : « Même si je ’a a ge pour dire quelque chose
avec fluence, je sens le bégaiement en moi. » Ou « Je me vois bloquer avant même de bloquer. »

Le fait d’ t e o s ie t de e p o essus ous pla e e positio de o t ôle. Vous pouvez


modifier (restructurer) ce que vous vous dites, ce sur quoi vous vous centrez, car tout ce que
vous faites commence d’a o d par quelque chose que vous faites dans votre tête. »

Anna

Courriel de Ruth Mead daté du 2 mai 2016 (adressé à Matthew, Bob et Alex) :

J’ai d ou e t ue o esp it i o s ie t a ait ses p op es filtres. J’ai aussi constaté, alors


que je me refusais à pla ifie uoi di e ou o e t le di e lo s ue j’ i ais , ue l’I o s ie t
est plus rusé que le conscient qui e filt e, ue so juge e t tait eilleu et u’il tait e
plus amusant que moi. Le filtre conscient est simplement plus perfectionniste que mon fleuve
intérieur. Les filtres de notre inconscient vérifient la gentillesse, la véracité et autres critères trop
o eu pou les e tio e … alo s ue o o s ie t est politi ue e t/socialement
correct.

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CONTRIBUTIONS DIVERSES

Depuis un certain temps, je suis partisane de - et avocate pour - la parole automatique et


contre toute forme de contrôle conscient de la parole. Je comprends fort bien le raisonnement
derrière cette approche.

Ceci étant dit, cette réalisation e ’a pas totale e t li e du bégaiement. Bien que mon
instauration de la parole automatique ait fortement été utile, elle e ’a pas e o e totale e t
libérée (j’ai instauré des choses pour libérer mon subconscient afin de me permettre
d’a a do e da a tage de contrôles).

En spéculant sur les raisons de cette situation, j’e suis e ue à oi e u’il e iste des
différences entre mon approche pour instaurer la parole automatique et celle des autres.
Lorsque j’i stau e l’utilisatio de la pa ole auto ati ue, je permets au mécanisme de la parole
d’ t e aussi li e ue possi le de tout o t ôle o s ie t. Je ne tente nullement de contrôler
quelque mouvement que ce soit. Mais comme je suis encore consciente de mon environnement
social, je choisis soigneusement ce que je vais dire. Cette sélection de ce que je vais dire met
essai e e t à l’oeu e mon esprit conscient (politiquement/socialement correct).

J’ai e te du d’aut es pe so es di e u’e instaurant la parole automatique, elles


permettent à e u’elles dise t d’ t e auto ati ue sa s pou autant filtrer cela ni tenter de
cont ôle le o te u de e u’elles disent.

Si je disais, en toute situation, tout ce qui me vient à l’esp it sa s les filt e , a flue e
s’a lio e ait g a de e t. Mais je ois aussi que les locuteurs fluents filtrent ce u’ils dise t
selon la situation sociale et les e ige es de l’i te a tio en cours. Je crois aussi devoir
s le tio e e ue je dis. Il ’est pas, à o a is, souhaitable, de dire tout ce qui nous vient à
l’esp it.

Ruth

Autre courriel de Ruth (20 juillet 2016, adressé à Alex et Hazel).


« … Voi i e u’ i it C.S. Lewis sur la rémission du cancer de sa femme : On ne pouvait,
même à trois personnes, la soulever dans son lit car, malgré toutes nos précautions, nous lui
faisions presque toujours mal. Puis il sembla que le cancer se mit à régresser ; de nouveaux os se
formèrent. Petit à petit, ette fe e u’o pou ait à pei e ouge da s so lit, commença à
a he da s la aiso et le ja di . U jou , elle s’est surprise à se lever inconsciemment pour
po d e au t l pho e. Le ita le t io phe, ’est l’i o s ie t – ce corps qui ’o issait à
aucune volonté planifiée commença à agir de lui- e.
C’est lo s ue ous o e ço s à pa le i o s ie e t sa s l’aide de la olo t
consciente et sans se préoccuper de soi) que nous réalisons « Eh ! Mais je suis dans la Zone ! » La
pa ole pla ifi e et satu e de pe s es fut e pla e pa u e pa ole atu elle i o s ie te,

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CONTRIBUTIONS DIVERSES

sa s ue j’aie à pe se . Alors que la fluence se produisait d’elle-même, j’a ais l’i p essio que
« J’ig o ais ue je pou ais fai e ela. Mais d’où peut bien provenir cette parole coulante,
fluide ? »
La vérité qui prenait forme était « Votre Inconscient (cette partie de vous qui ne se soucie
guère d’elle-même [insouciante] s’o upe de la pa ole spo ta e t et auto ati ue e t, sa s
effort et sans que vous ayez à y penser. » Et ce fait, une fois bien compris, signifiait que je pouvais
faire confiance en cette spontanéité automatique pour prendre soin de moi et me fournir ce
do t j’a ais esoi .

Tout ce que j’a ais à fai e, ’était de fai e/d’a oi o fia e. Ruth
08/2016

Les deux courriels qui suivent sont de Keith et Christian, tous deux du 16 mars 2017 :
Christian,
Selon ma perspective de vie, il y a deux parties à cela.

1. Notre esprit subconscient est comme un entrepôt rempli de nos expériences. Bien que la
plupart de ces dernières soient facilement accessibles, certaines sont profondément
enterrées.
J’ai fait appel, tous les soirs au cours des 10 dernières années, à la méditation technique. Mes
souvenirs cachés ont refait surface et, avec un certain effo t, j’ai pu ’e o upe .

2. O dit ue tout o e e pa u e pe s e. Ce ’est pas tout à fait exact, puis u’u e


bonne partie de nos « mécanismes essentiels » - par exemple la respiration, se produisent
sans que nous devions y penser.) Mais lorsque nous voulons quelque chose / ou que nous
ne la voulons pas, notre esprit conscient la visualise. Notre esprit subconscient voit la
visualisation (pas le « Je veux » ou le « Je ne veux pas » , et ega de da s l’e t epôt (de nos
souvenirs) afin que cela se produise. “’il ne trouve ie da s l’e t epôt ui puisse aide (par
exemple, une situation similaire), il modifie un ou plusieurs des trois filtres principaux
(suppression, distorsion et généralisation) afin que nos cinq organes sensoriels (yeux,
oreilles, nez, bouche et peau) permettent que des solutions soient absorbées par notre
subconscient pour contribuer à la concrétisation de ce que notre esprit conscient voulait
ou ne voulait pas.
Ça se complique lorsque la pensée est négative ; par exemple, « Je ne veux pas bégayer » /
« Je ne veux plus fumer » … la isualisatio se a gaie e t/cigarette. Notre esprit subconscient
dit alors « Très bien, je peux le faire » et il tente de faire en sorte à ce que cela se concrétise. Nos
esprits conscient et subconscient sont en guerre.

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CONTRIBUTIONS DIVERSES

Mais si la pensée/la concentration sont positives, par exemple « Je veux devenir bon
communicateur », « Je veux être en bonne santé », notre subconscient fera en sorte à ce que
nous devenions bon communicateur/en bonne santé. La paix règne et nos esprits conscient et
subconscient travaillent en harmonie.
C’est la raison pour laquelle plusieurs disent CONCENTREZ-VOUS sur le POSITIF. (Faire cela
commence à instaurer plusieurs souvenirs agréables.)
Que cet app e tissage t’appo te du plaisi .
Keith
Traduit le 18/03/2017

Christian,
Lorsque nous étions enfants, notre instinct de survie (bats-toi ou fuis) nous a amené à
adopter les croyances et les idéaux de nos parents, de notre fratrie et des écoles que nous
fréquentions. La majorité des individus vivant toute leur vie sur pilote automatique acceptent
d’e l e ces id au et es o a es, peu i po te u’elles soient, avec le temps, devenues
bizarres et obsolètes.
Mais lorsque nous prenons conscience de ne pas devoir vivre sur pilote automatique, que
nous pouvons évaluer ha ue o a e et ha ue id al pou oi s’ils so t toujours utiles aux
adultes que nous sommes devenus, nous débarrassant de ceux qui ne le sont pas, alors, et alors
seulement, commence-t-on à vivre la vie que nous voulons vivre. Si nous avions adopté la
o a e de os pa e ts selo ui l’a ge t est sale, ous pou o s la ejete . Nous savons que
l’a ge t peut se i à fai e le ie . Il ’ a ie de al à fai e de l’a ge t ; l’i po ta t, ’est
l’utilisatio u’o e fait. “i ous l’a u ulo s pou ot e bénéfice pe so el, e ’est pas l’id al.
Mais si nous utilisons un excédent pour aider les autres, cela est fort louable.
Da s o as, lo s ue j’e a i ai ha u e des croyances héritées de mes parents, elles
étaient vieilles de 60 ans. Je me suis donc départi de plusieurs d’e t e elles.
Lorsque vous méditez (techniquement) en eaux profondes pendant plusieurs heures chaque
soir, des pensées qui étaient jusque-là cachées font surface. Je devais les reconnaître pour ce
u’elles taie t et e dispose à ma guise. Je ne pouvais plus les ignorer. Si vous êtes uel u’u
avec plusieurs souvenirs vraiment pénibles, vous pourriez avoir besoin d’aide pour les résoudre.
Tu ’as de a d Christian : « Je me pose maintenant la question à savoir comment de
complexes éléments négatifs inconscients se retrouvent dans notre subconscient ฀ et pourquoi
sont-ils si difficiles à remarquer ? »

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CONTRIBUTIONS DIVERSES

Ce sont nos souvenirs qui se retrouvent dans notre subconscient. Ce dernier ne les catégorise
pas comme négatifs ou positifs. Ils atteignent notre subconscient en passant par nos trois
principaux filtres (suppression, distorsion et généralisation), ainsi que par plusieurs autres filtres
de moindre importance. Les paramètres de ces filtres sont établis et modifiés selon nos idéaux et
nos croyances. En examinant chacun d’eu et en en supprimant, changeant ou en en ajoutant,
nous transformons nos filtres et, ainsi, différentes choses peuvent atteindre notre subconscient
et y être stockées.
Lorsque nous nous concentrons/pensons à quelque chose de nouveau, nos filtres se
odifie t pou pe ett e l’a so ptio de ou elles hoses2.
Ai-je répondu à ce que tu souhaitais savoir ?
Prends soin de toi,
Keith
Ajouté le 18/03/2017.

Voi i e u’ajoutait Linda le 21 mars 2017 :


Bonjour Christian. Tu as reçu d’i t essa tes informations suite à ta question relative au
subconscient. Il est i t essa t de sa oi u’u e o e pa tie de e ui s’ t ou e e agasi
s’ est accumulée surtout entre les âges de 3 à 5 ans. Presque tout ce que nous avons vécu dans
notre environnement fut directement emmagasiné dans notre subconscient. À cet âge, nous
’a io s aucun filtre pour rejeter ces choses auxquelles nous étions exposés, raison pour laquelle
elles s’ retrouvaient systématiquement et u’elles g e t maintenant, entre autres, nos
comportements et nos pensées. Ap s l’âge de 5 ans, nous développons un filtre dans notre
subconscient ui ous pe et d’a epte ou de ejete e à uoi ous a o s t e pos s.
Pour de plus amples informations sur ce point de vue, allez à http://www.thoughtsalive.com/peace-of-mind/
Ce u’o doit ete i , ’est que lorsque vous avez des idées, des pensées et des
comportements qui résident dans votre su o s ie t ui e ous so t plus d’au u e utilit , alo s
le fait de les neutraliser ou de vous en départir se traduira par une différence énorme pour tout
votre corpsesprit et, bien sûr, votre parole. J’ai conçu une manière de m’ad esse à et aspe t
important dans mon prochain programme, Easy Speaking for Stutterers
www.youcanspeakeasy.com
26/03/2017

2
Ce ui ’est pas t a ge à la plasticité cérébrale. RP

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CONTRIBUTIONS DIVERSES

Commentaires de John Harrison à Christian qui expliquait avoir de la difficult à alle à l’e o t e
d’u e de ses o a es les plus e a i es e a a do a t tout o t ôle et e a a t o fia e
que la parole se fera automatique (3 avril 2017) :

Le mécanisme de la parole est o çu pou s’e ute auto ati ue e t. “upposo s ue tu


désires jongler avec 4 balles. Concentrerais-tu ton attention sur chacune de ces balles ? Bien sûr
que non ! Jongler avec 4 balles s’a a t une opération complexe, tu dois entrainer ton
subconscient à exécuter cette opération de manière automatique. Il y a simplement beaucoup
t op d’ l e ts à pe se pou ue tout ela puisse t e du domaine du conscient. Jongler avec 4
alles et e œu e de longs exercices suivis de la CONFIANCE envers ce pourquoi tu t’es exercé.
C’est le passage de l’e e i e o s ie t au jo glage i o s ie t. C’est lorsque tu ne penses plus
consciemment aux mécanismes de ce que tu fais et que tu abandonnes ce travail à ton esprit
inconscient qui est bien plus à e d’e ute ette op atio .
Mais à défaut d’ a le ette peu d’ happe u e alle, tu interviens dans cette complexe
opération consistant à maintenir quatre balles dans les airs. Ce faisant, tu perds le rythme et la
coordination qui te permettent de jongler et tu échappes des balles.
Tout comme jongler, la parole requiert le flow ; si tu commences à reculer face à certaines
situations et à te retenir, à vouloir contrôler sciemment tes mouvements, tu t’i g es dans
l’i t g alit du p o essus.
Les golfeurs professionnels passent beaucoup d’heu es à s’e e e dans le but d’automatiser
leur exécution du mouvement, f appa t alles ap s alles. Ils s’effo e t de p og a e leu
su o s ie t afi ue e de ie p e e l’op atio e ha ge et l’e ute comme il se doit.
Je suis t oi d’u e hose a e la uelle toutes les PQB se atte t : la crainte de faire
confiance à un processus automatique. C’est pourtant le moment idéal de réveiller l’affi atio
de soi et de te faire confiance. Pour en venir à cela, il y a certaines choses que tu peux faire.
En vérifiant dans mon livre, Redéfinir le bégaiement, et en te rendant à la Section 7 de la
version française (édition 2011, page 593), tu y trouveras tout un programme de prises de parole
en public qui t’aidera à maitriser ta crainte à te laisser-aller. Ces dix exercices se concentrent sur
des éléments spécifiques que tu peux faire afin de réduire ta peur et outrepasser cette pulsion à
te retenir. Ayant facilité ce programme 50 ou 60 fois dans huit pays sur trois continents, j’ai
observé à quel point les ge s peu e t de e i i posa ts, puissa ts et lo ue ts lo s u’ils
ouvrent les valves et permettent à la puissance de leur (véritable) personnalité de prendre le
plancher.

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CONTRIBUTIONS DIVERSES

Il vaut au moins la peine d’e p i e te certains de ces exercices afin de constater à quel
point elles influencent ta capacité à te laisser-aller, à lâcher prise.
Si toi, Christian, ou quiconque désire échanger avec moi sur ce sujet, on peut en parler sur
Skype à jcharr1234.

John H.
05/04/2017

Bob répond ici, dans son style habituel des plus vivants, à u ou iel d’A a Ma goli a.

Bie sû , lo s ue os esp its o s ie t et i o s ie t s’e te de t su u sujet do ,


l’ha o ie g e et ’est t s ag a le.

Définitions : Comment la PNL définit esprit conscient et inconscient, sachant que les deux sont
esp it :

1. Esprit conscient : tout ce dont vous êtes conscient au moment présent.


2. Esprit inconscient : tout le este do t ous ’ tes pas o s ie t .

Il s’agit de d fi itio s fo t si ples, mais qui correspondent parfaitement à la priorité


u’a o de la PNL3 au p o essus pa oppositio au o te us . Da s les deu as, à la ase
e de ot e o p he sio de l’esp it , se t ou e le p o essus de atio de l’esp it
pa la pe s e… pensée dont nous sommes conscients tout autant que les pensées dont nous ne
sommes pas conscients (inconscient).

Les d fi itio s e t ai e t sou e t e tai s pe seu s à de idi ules o a es su e u’est


l’esp it. E PNL, l’esp it est le p oduit de e «  ue ous pe so s », à la fois lo s ue ous e
sommes conscients (esprit conscient) et de l’i fo atio e agasi e de toutes nos
expériences dans ce monde (notre vécu), la grande majorité de cette information étant traitée par
notre esprit inconscient, et donc hors de notre connaissance immédiate. Pour un examen
app ofo di de la pe eptio ue ous a o s de es deu p o essus , li e (en anglais) notre article
« Which Unconscious Mind Do You Trust — or Train ? ». C’est u a ti le ui aut la pei e d’ t e lu pa
eu ui s’i t esse t au sujet. Da s les p e i es lig es de et a ti le, o et ou e l’ o
suivant :

3
Programmation neurolinguistique.

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CONTRIBUTIONS DIVERSES

Bandler et Grinder (1979) écrivirent (édité par Steve Andreas) dans Frogs Into Princes :

« Ne ous laissez pas e e pa les ots o s ie t et i o s ie t . Ils ne sont pas réels. Ils
e so t u’u e a i e utile de d i e des e e ts da s u o te te appel ha ge e t
thérapeutique. Co s ie t est d fi i o e tout e do t ous a ez connaissance à un moment
do da s le te ps. » « L’i o s ie t, ’est tout le este. » (p. 37).

L’a ti le ou e les sujets sui a ts su l’esp it i o s ie t :

1) Conscience devenue inconscience.


2) Le s st e e eu auto ati ue ui de eu e « ho s de la o s ie e i diate. »
3) Information subconsciente — sous le seuil de ce dont on a conscience.
4) L’Esp it Oublié (the Forgotten Mind).
5) L’Esp it R p i (the Repressed Mind).
6) Les métaniveaux de la conscience éveillée (ou immédiate).

J’ai it e a a t es g as Esp it R p i , a ’est là ue ous e agasi o s os


démons, notre souffrance, nos blessures, etc. C’est da s l’esp it pi ue side t nos
souvenirs inconscients et non soignés/guéris « Co s ie es de e ues i o s ie es » et a t
des o a es d alo isa tes . Il est i po ta t de alise ue lo s u’u de es sou e i s o
soignés est réactivé (ou remonte à la surface), il déclenche la neurologie de ce souvenir,
envoyant des pensées et des émotions gati es à ot e esp it o s ie t . Puis ot e esp it
conscient prend ces émotions et pensées négatives et, avec notre permission, donc en toute
connaissance de cause, nous entendons et ressentons des choses telles que :

1) Je suis i adapt . « Quel ue hose e a pas hez oi. »


2) Je suis handicapé.
3) Je ne suis pas à la hauteur.
4) Je suis idiot.
5) Je ’ai au u e aleu  ; je e au ie .
6) Je ne suis pas en contrôle.
7) Je dois changer.
8) Je ne suffis pas à la tâche.
9) J’ai peu de pa le aux personnes en autorité, au téléphone, devant un auditoire, à une
serveuse au restaurant, etc.
10) Je ’a i e pas à me présenter moi-même.
11) Je ’a i e pas à di e o o .

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CONTRIBUTIONS DIVERSES

12) Blessure (je ne suis pas validé).


13) Je me sens rejeté.
14) Je me sens isolé.
15) J’ai l’i p essio de de oi e p ot ge e ita t de ’e gage da s u e elatio
amoureuse).
16) Je suis oi s ue….
17) J’ai l’ai idiot.
18) Je ne réussirai jamais rien.
19) Je ne suis pas en contrôle.
20) « Ce ue les aut es pe se t de oi o stitue a it . »

Ce sont là les rois et reines de la pensée codépendante des PQB4. Lorsque nous renonçons à
ot e ita le ide tit pou ous adapte à e ue uel u’u peut ou pas pe se de ous, nous
abandonnons, pour ces personnes, le noyau de notre véritable identité. Nous renonçons à notre
pouvoir personnel. Nous capitulons de a t e d ago de la peu de ce que les autres peuvent ou
pas penser de nous.
Cessez de penser ainsi. Refusez systématiquement de laisser un tel schème de pensée
occuper ne serait- e u’u e pla e da s ot e esp it. Do ez à ot e o au ide titai e5 o pl te
li e t d’a a ti ette pe s e-peur-croyance handicapante. Criez NON ! Plus ja ais !
Absolument pas, je cesse cette habitude insensée - de laisser ce que je pense que les autres
peuvent penser de moi - contrôler ma vie. Ne vous est-il ja ais e u à l’esp it u’il se peut ue
ette aut e pe so e ’e ait ie à fout e de sa oir si oui ou non elle exerce un quelconque
pou oi sti ue su la a i e do t ous ous ide tifiez e ta t ue pe so e ? Éliminez de votre
esp it ette le tu e de l’esp it d’aut ui6. Ap s tout, ous e pou ez sa oi e u’ils pe se t de
vous (à moins de leur demander). E it , il est t s peu p o a le u’ils pe se t e à ous.
Les croyances hautement toxiques de la précédente énumération et entretenues par les PQB
so t d le h es pa des e e ts i te es ou e te es ; et «  hoosh », ette oyance
négative quitte ot e esp it i o s ie t pou s’i stalle à de eu e da s ot e esp it o s ie t. Vous
ous et ou ez ai te a t à di e à ette pa tie de ous d si a t s’e p i e « No , je e ais pas
appeler ce client potentiel. Je sais que je vais ga e et u’il pou ait se o ue de oi. » Ou
« Mo pat o ’i ti ide te i le e t. Lo s ue je dois lui pa le , es o des o ales lo ue t.

4
Cod pe da tes a toutes ces pensées existent parce que nous nous comparons aux autres.
5
Core self.
6
Mind reading.

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CONTRIBUTIONS DIVERSES

Mon visage commence à se crisper. Je ne peux tout simplement plus faire sortir les mots. Je suis
complètement fig . »
Les deux dernières phrases ne vous sont-elles pas familières ? Ce qui précède illustre ce que
je veux dire en affirmant que « l’esp it o s ie t e peut le lo ue o o au ide titai e ui
s’e p i e a e flue e pa e ue o esp it i o s ie t lui a asséné un coup de poing. »
Da s ette itatio de o de ie ou iel, je faisais f e e au fait ue lo s u’u e
croyance négative non soignée est activée et envoyée à notre esprit conscient, ce dernier se
l’app op ie et se att a fa ou he e t pou ous e p he de pa le a e flue e. L’esp it
o s ie t fait ela e o a t fe e e t ue ’est da s l’i t t de la PQB. Cepe da t, le
o au ide titai e , ui side gale e t da s u e aut e pa tie de ot e esp it i o s ie t,
assène à la croyance négative un coup de poing, détruisant cette croyance dévalorisante qui
sidait da s ot e esp it o s ie t. Elle s’effo çait de ous o ai e ue le gaie e t se ait
pe a e t et ue ous ’a iez au u pou oi su lui. Puis a i e le i de ot e No au-
Ide titai e : « Un instant ! J’ai d oit de pa ole da s ette t a sa tio . J’ai le pou oi de
guérir/soigner cette croyance négative. Lorsque je suis appliquée à cette croyance négative, celle-ci
disparaît de ton esprit et ’e est fait du p o l e » (Métaniveaux de Conscience). Le Noyau-
Identitaire est appliqué à la croyance dévalorisante et celle- i ’est plus u p o l e. Cela se
p oduit d’o di ai e t s apide e t.
“a s e t e e tai , il se peut u’u e e tai e o fusio d oule de e ue les deu - la
o a e gati e o gu ie et les o a es-ressources guérisseuses - proviennent toutes
deu de l’esp it i o s ie t. Pou e pli ue ela, je ous f e à la p e i e pa tie de e ou iel
et a e tio des si fa ettes de l’esp it i o s ie t (voir à la page 9). Lorsque je dis que le
No au Ide titai e est i o s ie t, je fais f e e au deu sujets sui a ts :

1) Lorsque la Conscience devient Inconscience


2) Les niveaux supérieurs de la Conscience

J’essaie d’e pli ue ue le No au Ide titai e où ous t ou o s ot e “oi o e


processus de pensée sans ambiguïté, libéré de toute pensée-émotion négative, ayant une
personnalité non contaminée par cette négativité qui nous afflige tellement lorsque nous
g a disso s da s u o de loi d’ t e pa fait, e congruence7 a e tout e ue le “oi a de o ,
jouissa t d’u e paix p ofo de, d’u e joie i a la le, d’u bonheur ui s’ la e de e o au

7
Congruence : “e p oduit lo s ue les “ st es de Rep se tatio I te e RI d’u e pe so e so t alig s.
Exemple : e ue e alise l’i di idu o espo d à ses agissements. Sa communication non verbale correspond à sa
o u i atio e ale. La o g ue e est u tat d’ t e u ifi , totale e t si e, tous les aspe ts de l’i di idu
t a ailla t à l’u isso e s u e o je tif.

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CONTRIBUTIONS DIVERSES

identitaire et qui sait que le bonheur ne dépend pas de la façon dont les autres nous traitent, ni de
gag e ou pas à la lote ie, i d’a oi suffisa e t d’a ge t pou pa e les o ptes à la fi du
mois – e o heu , o e toute hose elati e au o au ide titai e , est u t a ail i te e
Co s ie e de e ue i o s ie e a t des o a es alo isa tes8).

Lorsque le Noyau-Identitaire est déployé par-dessus le dragon de fausses croyances, ce


dragon disparait ou est t a sfo à 8 deg s e u e pa tie alo isa te du No au Ide titai e.
Et A a, ’est i i u’e t e e jeu e ot e eilleu ue tu utilises, o g ue e. Lo s ue le
dragon disparait ou est t a sfo , il a o g ue e e t e le No au-Identitaire et tes pensées
conscientes. Mais lorsque tu entretiens des pensées négatives semblables à celles que j’ai
énumérées plus haut, ton Noyau-Ide titai e ’est pas o g ue t a e ton esprit conscient, ce
dernier étant souillé par toutes sortes de croyances négatives.

Puissent toutes les PQB vivrent en congruence avec leur Noyau-Identitaire9, instaurant ainsi
un esprit conscient se nourrissant uniquement de pensées positives – un esprit conscient qui se
ou it de o a es alo isa tes et ui ’e t etie d a pas de pe s e aus a o de.

J’esp e ue eu ui li o t e te te e i hi o t la o p he sio u’ils ont de vivre de façon


congruente.

Bob

SOURCE : Traduction d’u ou iel de Bobby G. Bodenhamer daté du 5 juin 2016 avec comme objet The
Conscious & Unconscious Mind.

Traduction de Richard Parent, juin 2016. Reformatage 08/2018.

8
Resourceful beliefs.
9
Votre ita le pe so alit , e ue ous tes ai e t, e ue ous se iez si ous ’ tiez pas la i ti e d’u tat
d’esp it de gaie e t. Rappelez-vous du « Complexe du géant enchaîné » de Joseph Sheehan. RP

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LE RÔLE DE L’ATTENTION ET IMPLICATION POUR LE TRAITEMENT

FAIRE LA LUMIÈRE SUR LE BÉGAIEMENT : LE RÔLE DE


L’ATTENTION — IMPLICATIONS POUR LE TRAITEMENT
Pa Matthe O’Malle , 8 ai 8
Traduit par Richard Parent

Résumé : Nos esprits conscients et inconscients ne sont pas des entités séparées, mais travaillent
à l’u isso . Notre esprit inconscient dirige la plupart de nos activités conscientes. Alo s u’u
e tai o t ôle su l’atte tio hu ai e est sous la di e tio de notre volonté consciente, ce sont
souvent des processus inconscients qui contrôlent et dirigent notre attention. Les humains étant
des animaux évolués dont les besoins essentiels sont la survie et la procréation, notre attention
est un produit de cette évolutio et est utilis e e ga da t à l’esp it la satisfa tio de es esoi s
essentiels. Les processus inconscients dirigent notre attention vers ce qui est considéré comme le
plus i po ta t da s ot e e i o e e t i diat afi d’e a i ise la ueillette
d’i fo atio . Ce ui s’a e le plus i po ta t est sou e t u e e a e uel o ue à os
besoins (survie et procréation). Chez une PQB, la menace la plus imminente dans les situations de
parole se compose du bégaiement et du rejet social. Par conséquent, nos processus inconscients

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LE RÔLE DE L’ATTENTION ET IMPLICATION POUR LE TRAITEMENT

surconcentrent ot e atte tio su ot e pa ole et le gaie e t pou «  o t ôle ette


e a e. » Cela i te f e da s l’i stau atio de l’auto ati it de la pa ole. L’auto ati it f e
si ple e t au ha ilet s ou o p te es de ou e e ts ui fu e t ait is es au poi t u’u e
attention consciente et leur manipulation ne soient plus requises. Un exemple de telles
«  o p te es auto atis es » est se te i à i lette. U aut e e e ple est la pa ole d’u e
pe so e fluide. U e des de i es tapes de l’auto atisatio d’u e o p te e est le et ait de
l’atte tio o s ie te à so sujet. Cepe da t, ta t do les o euses pénalités résultant de
p ises de pa ole hez les PQB, l’atte tio o ti ue à h pe o t ôle la pa ole da s es situatio s
ta t do u’il a u e e a e pou a t sulte de so e utio . Cela e t a e
l’auto atisatio de la pa ole de la PQB.

Cette attention portée à la parole est majoritairement contrôlée par des processus inconscients,
ho s du o au e de la olo t hu ai e. Cepe da t, ie ue l’esp it i o s ie t e e e u
i po ta t pou oi su l’esp it o s ie t, e de ie peut gale e t a oi u i pa t su l’esp it
inconscient. Et ’est juste e t là ue se t ou e l’espoi pou u e i te e tio effi a e e
bégaiement. Not e esp it i o s ie t tie t pou a uis ue lo s ue uel ue hose ’est pas
s ie e t o t ôl pa ot e atte tio , alo s e ’est pas une menace. Son hypothèse est que
s’il s’agissa t d’u e e a e, ot e atte tio se po te ait su ette e a e. Ainsi, lorsque la PQB
redirige son attention ailleurs que sur sa parole et le bégaiement, son esprit inconscient interprète
cela comme sig ifia t ue l’a te de pa le est s u itai e et, pa o s ue t, il e pe et
l’auto atisatio la fluidit .

Les lo ages et les gaie e ts epose t su u e «  o a e » i o s ie te ue la pa ole se


soldera par une punition. Mais comme nous venons de le dire, lorsque notre attention
o s ie te ’est plus di ig e à o t ôle la pa ole, ot e esp it i o s ie t i te p te ela o e
sig ifia t ue la pa ole ’est plus u e e a e et e permet ai si l’auto atisatio , li e de tout
blocage.

Nous pouvons don e d dui e u’u e pa tie i po ta te de toute i te e tio e gaie e t


de ait o siste e l’app e tissage du d tou e e t de l’atte tio de la pa ole. Il s’agit d’u
su et j’e pli ue ette th o ie plus e d tail da s le te te ui suit.

Version complète

Lo s u’u e PQB s’app te à pa le , so atte tio se di ige, le plus sou e t, di e te e t su sa


parole. Comme il y a une possibilité pour que se manifeste le bégaiement, son attention
s’h pe o e t e su sa pa ole pou su eille si le gaie e t se manifestera ou si sa parole
s’ oule a li e e t.

Pou uoi ?

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LE RÔLE DE L’ATTENTION ET IMPLICATION POUR LE TRAITEMENT

Note en aparté : La ie hu ai e et l’e iste e so t de p ofo ds sujets. J’a o de pe so elle e t


u e t s g a de i po ta e à l’a e tu e hu ai e et loi de oi de ouloi di i ue ette
i po ta e ou le a ue d’i po ta e pou eu ui o t des o a es diff e tes e dis uta t
ci-après des êtres humains selon une perspective évolutionniste.

Pou uoi do l’atte tio est-elle si fe e e t e t e su la pa ole ?

Pour répondre à cette questio , o doit se tou e e s l’o ga is e hu ai da s son intégralité.


U t e hu ai est le sultat de illia ds d’a es d’ olutio . Les esoi s esse tiels de toute
esp e, o p is l’esp e hu ai e, so t la su ie et la p o atio . L’o ga is e humain a
évolué en accordant à ces besoins une valeur très profonde.

Co e t e t s olu , l’hu ai est dot d’esp its i o s ie t et o s ie t. D fi isso s-les


brièvement : l’i o s ie t se o pose de toutes les op atio s de l’hu ai se p oduisa t ho s
de sa o aissa e e eil et/ou de so o t ôle o s ie t. L’esp it o s ie t est à la fois e ue
nous expérimentons/vivons sciemment tout autant que ce que nous contrôlons consciemment.

Notre esprit inconscient contrôle largement notre esprit conscient


O s pa e sou e t l’esp it o s ie t de l’esp it i o s ie t. Pou ta t, ils fo tio e t la plupa t
du te ps à l’u isso et e uipe. Nos p o essus i o s ie ts di ige t la ge e t l’esp it
o s ie t. E ta t u’ t es o s ie ts, ous i o s passi e e t la majeure partie de notre
réalité consciente plutôt que de la diriger par notre volonté. Nous sommes, et bien plus que nous
le croyons, des observateurs passifs de nos expériences, par opposition à des opérateurs
conscients10.

Comme déjà mentionné, nous so es u e esp e a a t olu pe da t des illia ds d’a es


pour survivre. Tout notre organisme fut conçu pour notre préservation, pour que nous
demeurions en vie.

L’atte tio est u e o s ue e de l’ olutio et e fait pas e eptio à ette gle. “a finalité
est notre survie. Un des rôles- l s de l’atte tio est d’aide l’o ga is e hu ai à e ueilli
l’i fo atio essai e afi d’a oit e ses ha es de su ie. L’atte tio se e a sou e t
forcée de se concentrer sur ce qui fut reconnu comme le facteur environnemental le plus
i po ta t pou la su ie de l’i di idu. Elle se o e t e su e fa teu afi d’e e ueilli le plus
d’i fo atio s possi le. Les o ga es se so iels se o t sou e t da a tage di ig s e s e fa teu
(les yeux y regarderont, etc.) et la concentration consciente y participera également.

10
Voi , à et effet, les sultats d’u e e te e he he à la page 21.

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LE RÔLE DE L’ATTENTION ET IMPLICATION POUR LE TRAITEMENT

Afi d’e fai e la d o st atio da s u e pe spe ti e aut e ue de gaie e t, o o s u e


situatio à l’ tat sau age. U hu ai t a e se p i le e t u e fo t lo s u’il d te te, à
distance, un lion de o tag es se di igea t à i e allu e e s lui/elle. L’atte tio de et hu ai
se o e t e a i sta ta e t su ette e a e afi de e ueilli auta t d’i fo atio s ue
possi le et de hoisi la eilleu e st at gie pou sa su ie. Il e s’agit pas d’un acte volontaire.
Peu importe que cet humain désire se concentrer sur ce lion de montagnes ou pas, son attention
se o e t e a su et a i al. C’est là u e d o st atio ue, ie sou e t, des p o essus
i o s ie ts ho s du o t ôle o s ie t de l’hu ai dirigent notre attention consciente.

Mai te a t, pou e fai e la d o st atio e o te te de gaie e t, jeto s u oup d’œil su


le odus ope a di de l’atte tio hez u e PQB. Lo s ue les PQB e t e t e situatio de p ise de
parole, leur attention est uasi e t tout le te ps h pe e t e su leu pa ole. “’agit-il là de
uel ue hose ui fut s ie e t di ig pa la olo t de l’i di idu ? No , e ’est pas le as. Et
cela se démontre par le fait que la PQB trouve quasiment impossible, en situation de prise de
parole, de détourner sa concentration de celle-ci.

Note en aparté : J’ai affi , da s de précédents te tes, ue l’atte tio est u des t ois l e ts
su les uels ous e e ço s « u e tai  » o t ôle. Mais da s e post, je e o aissais ue e
contrôle était limité.

Do , da s l’e e ple ui p de, la PQB est p es ue i puissa te su le fait ue so atte tio se


di ige su sa pa ole. Cela ous d o t e ue e ’est pas ot e esp it o s ie t i ot e olo t
consciente qui décide là où notre attention se portera. Ce sont des processus inconscients qui
o t o t ôl l’atte tio . L’esp it i o s ie t p o essus ho s de ot e o t ôle a di ig ot e
atte tio o s ie te là où il oit u’elle doit t e et il oit ue elle-ci doit se centrer sur la
parole.

Compétences et parole automatiques


J’ai eau oup it su l’auto ati it . L’auto ati it sig ifie si ple e t ue ous so es
apa les de fai e uel ue hose sa s eau oup de o e t atio o s ie te ou d’effo t. “e te i
à vélo en est un exemple. Lo s ue ous allez e lo, ous e faites ue l’e fou he et
commencez à vous promener. Vous ne pensez pas à contracter chacun des muscles de vos
ja es i à oo do e os ou e e ts. Vous « le faites, sa s plus. » C’est u e o p te e
automatique.

Eh bien, parler est aussi une compétence automatique chez les locuteurs fluides ! Ils disent
si ple e t e u’ils eule t e p i e sa s se o e t e su le a is e de la pa ole. Tout
o e tout i di idu « se tie t e uili e su u lo », ils « pa le t », sa s plus. L’atte tio et le

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LE RÔLE DE L’ATTENTION ET IMPLICATION POUR LE TRAITEMENT

contrôle conscient ne font plus partie des processus requis pour exécuter ces compétences
auto ati ues. L’i di idu « sait si ple e t » o e t s’ p e d e et « il le fait. »

Lo s ue ous faiso s i itiale e t l’app e tissage de es o p te es, il a u e o e t atio


directe et une manipulation consciente de nos corps. Mais après avoir exécuté ces mouvements
suffisamment de fois sans échec, notre « mémoire musculaire » entre en jeu et notre esprit
conscient, ainsi que notre attention, ne sont alors plus nécessaires. Notre esprit inconscient sait
comment exécuter ces processus et possède la certitude u’ils se o t e ut s sa s p o l es.
Par conséquent, notre inconscient dirige son attention ailleurs.

H las, pou les PQB a a t aff o t u g a d o e d’e périences où le processus de parole


o ut des at s, e t ai a t da s so sillage u e i po ta te p alit ejet so ial , l’i o s ie t
continue à diriger son attention sur la parole, et cela dans toutes les situations de parole. Et
juste e t pa e u’il eut des p alit s pu itio s so iales à la suite de p ises de pa ole, l’esp it
i o s ie t e d tou e ja ais so atte tio de e p o essus puis u’il o ti ue à oi e, o
sans raison, que son exécution constitue une menace qui doit être surveillée.

L’hu ai ta t u a i al so ial olu , l’a eptio so iale l’appa te a e à u g oupe est


perçue comme un besoin de survie. Une parole déficiente en parlant avec une autre personne
chez qui on perçoit une réaction de désapprobation est perçue comme une importante menace.
Voilà ce qui explique pourquoi les gens craignent souvent de parler en public autant que la mort.
J’ai eau oup it à e sujet ICI.

Comme conséquence de ces continuelles pénalités par suite de prises de parole (rejet social) et
d’ he s da s l’e utio de ette pa ole, ette de i e, hez les PQB, e p og esse a ja ais
da s la hi a hie des o p te es auto ati ues et l’atte tio ontinuera de s’ o e t e .

Malg ela, ha ue PQB poss de la apa it de s’e p i e de faço auto ati ue. Il est
impossible de prononcer deux mots de suite à un niveau adulte de parole par un contrôle direct
et conscient. Toute PQB ayant déjà ficelé deux ots e se le poss de la apa it d’auto atise
sa parole.

Parler est un acte très complexe et musculairement coordonné. Pouvoir attacher deux mots
e se le à u i eau de pa ole adulte ui so e o e u adulte e uie t l’auto atisatio .
Il y a beaucoup trop de contractions musculaires coordonnées intervenant dans le processus
de pa ole pou ue ot e esp it co scie t puisse s’ac uitte efficace e t de cette tâche . Par
o s ue t, la apa it des PQB d’auto atise es o p te es o p is la parole) est intacte
et fonctionnelle.

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LE RÔLE DE L’ATTENTION ET IMPLICATION POUR LE TRAITEMENT

Notre inconscient est influencé par ce que fait notre conscient


Pour démontrer ce sous-titre, prenons un exemple. Si une personne se trouve dans le confort de
son foyer, une façon de démontrer cela est de se concentrer sciemment sur des choses
différentes. Si je me concentre pendant quelques instants sur un avenir prometteur ou un
sou e i ag a le, o hu eu / tat d’esp it s’a lio e a fo t p o a le e t. “i je passe o
te ps à ’i ui te d’u possi le futu p o l e ou à ruminer un souvenir pénible du passé, il
est probable que mon humeur se détériorera.

Da s au u de es s a ios, l’i di idu ’a lui- e odifi so hu eu . Il ’a pas s ie e t


odifi so tat d’â e. Il s’est o s ie e t o e t su deu hoses diff e tes a a t
p oduit deu tats d’esp it diff e ts.

C’est là u e e ple ue e ue fait notre esprit conscient (se concentrer sur quelque chose de
positif ou de négatif) peut affecter notre esprit inconscient (en produisant divers états
d’esp it/hu eu s selo l’o jet de ot e o e t atio .

Ce ui p de ’ tait u’u e e ple d o t a t que ce que fait notre esprit conscient peut
influencer nos processus inconscients.

Il existe un exemple plus important en rapport direct avec le bégaiement.

J’e ai a o d uel ues-u s e dis uta t des o p te es auto ati ues. Lo s u’u e
compétence fut ait is e à u i eau le , ot e atte tio e s’e p o upe plus. Cela
d oule du fait ue la «  oi e us ulai e » a p is la el e et ue toute p alit (incident
négatif) pa suite de l’e utio de ette o p te e auto atis e est a e et t s loig e l’u e
de l’aut e.

Mais si, alo s u’u ou e e t est à t e ait is a he , pa le , se te i à lo il a de


o ti uelles p alit s ejet so ial, et . ui so t p se tes pa suite de l’e utio de ette
compétence, notre attention continuera à surveiller cette compétence. Cette compétence ne
pou a « g adue  » à u des de ie s i eau d’auto ati it des uels l’atte tio esse de s’e
préoccuper. Notre attention continuera à surveiller cette compétence puisque son exécution est
présumée une menace prenant racine dans os e p ie es pass es et à p titio s’ ta t
soldées par des conséquences négatives.

Mais o peut « t o pe  » l’i o s ie t. O peut « l’a e e  » à pe se ue l’e utio d’u e


o p te e u’il o sid e ha ituelle e t o e u e e a e ’e est pas une.

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LE RÔLE DE L’ATTENTION ET IMPLICATION POUR LE TRAITEMENT

“i o d tou e l’atte tio de la pa ole d’u e PQB, l’i o s ie t i te p te a ela o e


sig ifia t u’il ’ a pas de e a e à e ute ette o p te e u’est la pa ole et il
l’auto atise a alo s sa s i te uptio lo ages .

Car pour notre esprit i o s ie t, l’a se e de o e t atio su uel ue hose sig ifie u’il ’
a pas de menace.

Appliquons cela au bégaiement (prenez une bonne inspiration ) : si la PQB peut s’ha itue à se
concentrer sur autre chose que sa parole et le bégaiement, son esprit inconscient interprétera
ette a se e d’atte tio su la pa ole o e sig ifia t que son exécution ne représente pas
une menace et pe ett a alo s l’auto atisatio sa s lo ages.

Cela se produit chez plusieurs personnes qui bégaient occasionnellement. Cela se produisit pour
oi à de es o asio s. J’ai o u de efs o e ts où j’a ais ou li ue je ga ais su u e
phrase, ici et là et, par conséquent, je ne portais pas attention à ma parole. Résultat : ma parole
était coulante [fluide – elle était automatique].

Je ’a a e à e pli ue la aiso pou la uelle des appa eils o e le “pee h Eas [u appa eil
esse la t à u e p oth se auditi e ui p te, ais d’u e oi alt e et a e u e tai
retard, ce que dit la personne] ne sont souvent que temporairement efficaces parce que lorsque
l’i di idu i stalle l’appa eil da s so o eille et o e e à e e oi u e t oa tio auditi e, so
attention se dirige vers cette rétroaction auditive plutôt que sur sa parole. Un nouveau stimulus
sensoriel attire son attention. Résultat : so i o s ie t pe et l’auto atisatio d’u e pa ole
libre de blocages puis ue l’i di idu e po te plus so atte tio su sa pa ole. H las, lo s ue le
nouveau stimulus [rétroaction auditive du Speech Easy] devient habituel, la PQB revient à son
atte tio o ale po t e su la pa ole et l’appa eil «  esse de fo tio e  ! »

Not e esp it i o s ie t tie t pou a uis ue d s ue uel ue hose e fait plus l’o jet de
o e t atio , ’est u’il e s’agit pas d’u e e a e. Lo s ue la PQB est hyperconcentrée sur sa
parole — e u’elle fait g ale e t — l’i o s ie t t aite alo s la pa ole o eu e e a e
et ’e pe et pas l’auto atisatio [pa ole fluide].

Mais si la PQB se concentre sur autre chose que la parole et le bégaiement, son inconscient
i te p te a ela o e sig ifia t ue la pa ole ’est pas u e e a e et u’elle peut do te
automatisée [parole fluide]. Résultat : elle sera automatisée [fluide].

Une partie importante de tout traitement du bégaiement — dont le but est, il va de soi,
d’a oit e la flue e — devrait comporter un entrainement afin que la PQB dirige son attention
ailleurs que sur la parole. L’e e i e et l’e t ai e e t o sta ts outille o t la PQB afi u’elle
puisse exercer un plus grand contrôle sur son attention en détournant celle-ci ailleurs que sur la
parole.

Page 19 sur 26
LE RÔLE DE L’ATTENTION ET IMPLICATION POUR LE TRAITEMENT

D’aut es sujets li s au p se t a ti le :

Stuttering Revealed as Disorder of Movement & reward.

Le guide O’Malle d’autot aite e t du bégaiement.

Bégaiement & parole automatique : u ega d su le ôle de l’i o s ie t da s les ou e e ts


de la parole et du bégaiement.

SOURCE : Traduction de ILLUMINATING “TUTTERING: ATTENTION’“ ROLE—TREATMENT


IMPLICATIONS. Pa Matthe O’Malle . 8 mai 2015. Traduction de Richard Parent, mai 2018. Corrigé
par Antidote.

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C’E“T L’INCON“CIENT QUI TIENT LE VOLANT

ET SI L’ESPRIT CONSCIENT NE DIRIGEAIT PAS L’E“PRIT HUMAIN ?

David A Oakley, UCL11 et Peter Halligan, Cardiff University

Nous connaissons tous cette sensation d’a oi conscience de quelque chose : ’est e se s de
conscience personnelle autoévident qui nous donne la sensation de posséder et de contrôler ces
pensées, ces émotions et ces expériences que nous vivons quotidiennement.

La plupart des experts croient u’o peut di ise la conscience en deux parties : l’e p ie e de
l’ tat de o s ie e ou conscience personnelle) et les contenus de celle-ci, ce qui comprend des
choses telles que pensées, croyances, sensations, perceptions, intentions, souvenirs et
émotions12.

Il est facile de présumer que ces contenus de la conscience sont en quelque sorte choisis, causés
ou contrôlés par notre conscience personnelle — ap s tout, les pe s es ’existent pas jus u’à
ce que nous y pensions. Mais dans un nouveau rapport de recherche (lien anglais) publié dans
Frontiers of Psychology, nous avançons u’il s’agit là d’u e e eu .

Nous suggérons que notre conscience personnelle ne crée pas, ’o asio e pas, ni ne choisit
nos croyances, nos sensations ou nos perceptions. En vérité, les contenus de la conscience sont
générés « derrière le rideau, » par des systèmes cérébraux rapides, efficaces et non conscients

11
University College London.
12
En un mot, les mêmes composantes (à une ou deux près) de l’He ago e de Joh Ha iso .

Page 21 sur 26
C’E“T L’INCON“CIENT QUI TIENT LE VOLANT

(inconscients). Tout ceci se produit sans intervention de notre conscience personnelle, laquelle se
cale passivement dans le siège du passager alors que ces processus se produisent.

Pour simplifier, nous ne choisissons pas sciemment nos pensées ni nos sensations — nous en
prenons simplement conscience.

Pas simplement une suggestion

Si cela vous semble étrange, pensez à la manière d pou ue d’effort avec laquelle nous
retrouvons notre conscience chaque ati ap s l’a oi pe due la uit d’a a t ; comment les
pensées et les émotions — u’elles soie t ie e ues ou non — arrivent-elles déjà formées dans
nos esprits ; comment les couleurs et les formes que nous voyons sont transformées en objets ou
visages mémorables sans aucun effort ou intervention de notre esprit conscient ?

Considérez que tous les processus neuropsychologiques responsables pour bouger votre corps ou
utiliser des mots pour former des phrases (la parole) se produisent sans mettre en œuvre votre
conscient personnel. Nous croyons u’il e est de e pour les processus qui génèrent les
contenus de la conscience.

Notre réflexion fut influencée par des recherches sur des troubles neuropsychologiques et
neuropsychiatriques, ainsi que par de plus récentes études cognitives neuroscientifiques (lien
anglais) utilisa t l’h p ose. Les études utilisa t l’h p ose démontrèrent ue l’hu eu , les pe s es
et les pe eptio s d’u i di idu peu e t t e p ofo d e t altérés par des suggestions13.

Dans ces expérimentations, les participants subirent u e p o du e d’i du tio h p oti ue pour
les aider à entrer dans un état mental concentré et absorbé. Puis des suggestions leur furent
formulées pour modifier leurs perceptions et leurs expériences.

Ouvert aux suggestions. De www.shutterstock.com

13
Ou des autosuggestions (en référence aux travaux de Lee G. Lovett et Matthe O’Malle ).

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Par exemple, dans une autre recherche (lien anglais), les chercheurs enregistrèrent l’a ti it
cérébrale des participants lo s u’ils le e t leu as i te tio elle e t, lo s u’il était soulevé
par une poulie et lo s u’il ougea e a tio à u e suggestio h p oti ue affirmant u’il tait
soulevé par une poulie.

Des régions similaires du cerveau étaient actives pendant le mouvement involontaire et


« l’ t a ge » mouvement suggéré, alors que l’a ti it ale pou l’a tio i te tio elle fut
différente. Il en découle u’u e suggestio h p oti ue peut t e o sid e o eu o e de
transmettre une idée ou une croyance qui, lo s u’a ept e, recèle le pou oi d’alt e les
perceptions ou le comportement de l’individu.

Le narratif personnel14

Tout ceci nous laisse songeurs à sa oi d’où peuvent bien provenir nos pensées, nos émotions et
nos perceptions. Nous suggérons que les contenus de la conscience sont un sous-ensemble des
expériences, émotions, pensées et croyances générées par des processus cérébraux inconscients.

Ce sous-e se le p e d la fo e d’u a atif pe sonnel qui est constamment mis à jour. Ce


narratif personnel existe en pa all le a e ot e o s ie e pe so elle, ais ette de i e ’a
aucune influence sur ce narratif.

Le narratif personnel est important, car il fournit des informations qui seront entreposées dans
votre mémoire auto iog aphi ue l’histoi e ue ous ous a o tez sur vous-même) et qui
donnent aux êtres humains une manière de communiquer aux autres ces choses que nous avons
perçues et expérimentées.

Cela, en retour, nous permet de générer des stratégies de survie, en apprenant, par exemple, à
prévoir le comportement d’aut ui. De telles habiletés interpersonnelles sont à la base du
développement de structures sociales et culturelles, lesquelles ont rendu possible, pendant des
millénaires, la survie de l’esp e humaine.

Véritable langage. De www.shutterstock.com

14
Dialogue interne.

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C’E“T L’INCON“CIENT QUI TIENT LE VOLANT

Nous avançons donc que c’est la facilité à communiquer les contenus de notre narratif personnel
— et non la conscience personnelle — qui donne aux humains leur unique avantage
évolutionnaire.

Qu’est-ce que tout cela signifie ?

“i l’e p ie e de la conscience ne confère au u a a tage pa ti ulie , so utilit ’est donc pas


évidente. Mais comme accompagnement passif à des processus inconscients, nous ne pensons
pas que le phénomène de la conscience personnelle ait un objectif, de la même façon que les
arcs-en- iel ’e o t pas. Les arcs-en-ciel résultent simplement de la réflexion, de la réfraction et
de la dispersion de rayons solaires au travers de gouttelettes d’eau — d’au u a a t une utilité
quelconque.

Nos conclusions soulèvent également des questions relatives aux notions de libre arbitre et de
responsabilité personnelle. Si notre conscience personnelle ne contrôle pas les contenus du
narratif personnel qui reflète nos pensées, nos sensations, nos émotions, nos actions et nos
décisions, alors peut-être que nous ne devrions pas en être tenus responsables ?

Pour répondre à cela, nous soutenons que le libre arbitre et la responsabilité personnelle sont
des notions qui furent instaurées par la société. Comme telles, elles sont incorporées dans la
manière dont nous nous percevons et comprenons en tant qu’individus et comme espèce. À
cause de cela, elles sont représentées dans les processus inconscients qui créent nos narratifs
personnels et dans la manière dont nous communiquons ces narratifs aux autres.

Le simple fait que la conscience ait été placée sur le siège du passager ne signifie pas que nous
devions faire fi de notions quotidiennes aussi importantes que le libre arbitre et la responsabilité
personnelle. Elles sont en fait incorporées dans le fonctionnement de nos systèmes cérébraux
inconscients. Elles ont un puissant objectif e so i t ai si u’u i pa t profond sur la manière
dont nous nous comprenons.

David A Oakley (lien anglais), Professeur émérite en psychologie, UCL et Peter Halligan, Hon
professeur de neuropsychologie, Cardiff University.

Cet article fut originellement publié dans The Conversation. Pour lire l’a ti le o igi al.

Source: Traduction de What if Consciousness is Not What Drives the Human Mind? Publié le 3
août 2018 dans NNR (Neuroscience News & Research) from Technology Networks.

Traduction de Richard Parent, août 2018.

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Ayant transmis à ma bonne amie Ruth Mead l’a ti le p de t, oi i e u’elle ’ i it e etou


(aout 2018). (Ruth est à ett e la de i e ai à u li e u’elle dige sur le même sujet.) :

« Merci à toi !!! C’est ot e inconscient automatique qui nous mène... et non pas notre esprit
conscient... comme cet article le confirme, article tellement important parce que la parole
automatique prend racine dans les faits étayés dans cet article.

Je suis tellement enthousiasmée par toutes ces preuves scientifiques qui émergent sur la
véritable nature du cerveau humain. Des livres tels que THE BRAIN, INCOGNITO et THINKING
FAST AND SLOW (traduit en français sous le titre Système 1 / Système 2. Les deux vitesses de la
pensée) confirment tout de cet article. C’est u exercice vraiment difficile que de transposer sous
forme de livre cette mer de données qui émergent de mes lectures.

Mo p op e i o s ie t e li a ette i age d’u fleu e lo gte ps a a t que je commence à en


saisir le sens... ue l’i o s ie t s’ oule en empruntant le lit/sentier offrant la moindre
résistance et que le conscient interfère souvent da s la it de l’i o s ie t.

Tu te souviendras certainement de cette histoire du propriétaire et du conducteur que je raconte


tout le temps au sujet du conducteur d’u hi ule qui, alo s u’il conduisait un jour, une porte
s’ou it soudain derrière lui et un homme en sortit. L’ho e app o ha du conducteur et lui dit :
Je suis le propriétaire de ce véhicule. Tu te places sur le siège du passager et tu profites de la
randonnée. Je vais maintenant conduire mon véhicule. En vérité, le propriétaire du véhicule
tait l’I o s ie t.

Me i pou l’a ti le. Je ais l’utilise . »

Ruth,

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