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Méthodes et équipements :

Pour faire les contrôles physico-chimiques des médicaments, plusieurs instrument et appareils ont été utilisés

au laboratoire :

1. Chromatographie liquide à haute performance HPLC :

La chromatographie liquide à haute performance est une technique chromatographique en phase liquide,

permet de séparer les molécules selon leur polarité.

Comme l’échantillon n’a pas besoin d’être vaporisé pour être analysé, pratiquement tous les composés

chimiques peuvent être étudiés par chromatographie liquide

Cette méthode est utilisée dans la société pour déterminer la teneur des médicaments en Principe

Actif, et en impuretés, l’appareil utilisé est le suivant :

Chaine HPLC « Waters »


Les évolutions techniques récentes des appareils d'HPLC :

- grande vitesse de séparation

- abaissement du seuil de détection

- utilisation à haute température

- précision du volume d'injection

- grande fiabilité

Principe de la chromatographie liquide à haute performance :

La chromatographie liquide à haute performance (CLHP) ou HPLC (High Performance

Liquid Chromatography) permet la séparation ou la purification d'un ou de plusieurs

composés d'un mélange en vue de leur identification et de leur quantification.

Un liquide appelé phase mobile parcourt un tube appelé colonne. Cette colonne peut

contenir un support solide poreux ou non appelé phase stationnaire.

De ce phénomène appelé rétention il résulte que les constituants du mélange injecté se

déplacent tous moins vite que la phase mobile et que leurs vitesses de déplacement sont

différentes. Ils sont ainsi élués de la colonne les uns après les autres et donc séparés.

Un détecteur placé à la sortie de la colonne couplé à un enregistreur permet d'obtenir un

tracé appelé chromatogramme.

L'amplitude de chaque pic, ou encore l'aire limitée par le pic et la ligne de base permet de

mesurer la concentration de chaque soluté dans le mélange injecté.


Le principe de fonctionnement d’une chaine HPLC est détaillé dans le schéma suivant :

Schéma de principe de fonctionnement d’une chaine HPLC

Constituants de la chaine HPLC

Réservoir de la phase mobile (solvant : Le plus souvent ce réservoir est une bouteille en

verre dans lequel plonge un tube avec une extrémité filtrante en téflon.

Pompe : Elle délivre en continu la phase mobile. Elle est définie par la pression qu'elle permet

d'atteindre dans la colonne, son débit, et la stabilité du flux.

Injecteur : Le type d'injecteur le plus couramment utilisé comporte une vanne à boucle
d'échantillonnage d'une capacité fixe (10, 20, 50 µl...). Cette boucle permet d'introduire

l'échantillon sans modifier la pression dans la colonne.

Colonne : En mode analytique, les colonnes en inox ont généralement un diamètre interne

de 4,6mm. La longueur est de 5,10, 15, ou 25cm. Le remplissage (en silice, silice greffée

ou particules polymériques) a une granulométrie de 3, 5, ou 10µm. Le diamètre interne

d'une colonne est usuellement de 4 à 4,6 mm

Détecteur : Généralement, on compare le signal obtenu pour la phase mobile et le soluté

à celui de la phase mobile seule (Blanc).

Intégrateur : Une intégration consiste à mesurer la surface sous un pic. La détection d'un pic

chromatographique par l'intégrateur, dépend de 2 paramètres :

* la largeur attendue des pics

* le seuil d'intégration (sensibilité)

2- Chromatographie en phase gazeuse (CPG) :

La chromatographie en phase gazeuse (CPG) est, comme toutes les techniques de chromatographie, une

technique qui permet de séparer des molécules d'un mélange éventuellement très complexe de nature très

diverses. Elle s'applique principalement aux composés gazeux ou susceptibles d'être vaporisés par chauffage

sans décomposition. Elle est de plus en plus utilisée dans les principaux domaines de la chimie, mais aussi en

parfumerie ou en œnologie.

Appareillage :

Les appareils de chromatographie gazeuse sont appelés chromatographes. Ils sont principalement composés :

• Four

• Colonne

• Système de détection,

• Système de détendeur-régulateur
3-Dissolutest :
Le dissolutest est un appareil utilisé pour déterminer la vitesse de dissolution et le taux de
libération des principes actifs des formes solides comme les comprimés et les capsules.
Pour faire ce test, le milieu de dissolution doit être préparé selon la pharmacopée
européenne ainsi que de nombreux paramètres expérimentaux tels que la vitesse de
rotation des palettes, la température, le pH et le temps doivent être fixés.

Estimation de la libération du principe actif de sa forme galénique dans le tractus digestif.

Dissolutest « ERWEKA »

 Composants du Dissolutest:
-Récipient cylindrique muni d’un couvercle.
-Un agitateur constitué d’une tige qui se termine par le mobile tournant.
-Bain d’eau avec thermostat (37±0.5°C)

4-Titrateur Karl Fischer:

Utilisation de l’appareil pour la détermination de la teneur en eau dans les matières premières et les
produits finis par la méthode Karl Fischer.

Principe :

La présence d’eau dans une substance thérapeutique a comme résultat d’abaisser son Titre, sa
détermination est donc indispensable.

Lorsque le taux d’humidité est très faible, on peut avoir recours à la méthode de semi-microdosage selon
Karl Fischer, qui en autre est spécifique dans la plupart des cas.

Ce titrage utilise le principe de l’oxydation du dioxyde de soufre par l’iode en présence


d’eau.

Elle est basée sur la réaction de Bunsen :

SO2 + I2 + 2H2O H2SO4 + 2HI

L'eau doit être extraite de l'échantillon par chauffage à haute température, puis apportée dans la cellule de
titration.

Cette méthode est sensible, mais délicate. Elle doit être conduite à l’abri de l’humidité, donc en appareil clos.
Ile faudra en outre utiliser des réactifs et du matériel parfaitement anhydres.

Cette méthode a plusieurs avantages tels que :

Une précision élevée, la concentration à analyser peut aller de quelque ppm a 100% en eau, et
aussi une réponse rapide.

Titrateur Karl Fischer


«METTLER TOLEDO»

5-Désagrégation :

Appareil de désagrégation : Un instrument destiné à évaluer le temps de décomposition du


médicament dans le corps humain (estomac ou intestin) est l’appareil de désagrégation.

But de la désagrégation:
Cet essai est destiné à déterminer l’aptitude des comprimés ou capsules à se désagréger
dans un temps prescrit en milieu liquide et dans des conditions expérimentales bien
définies.

Appareil de désagrégation « ERWEKA »

Les milieux utilisés lors de désagrégation de différentes formes galéniques solides ainsi
que les temps limites de désagrégation sont indiqués dans le tableau suivant :

Formes galéniques Milieu Temps limites (minutes)


Comprimés
Eau à 37±2°C <15
conventionnels
Eau à 37±2°C <60
Comprimés recouverts
sinon Mais
d’un enrobage ordinaire
HCl à 37±2°C <30
gélules, capsules molles Eau à 37±2°C <30
Comprimés solubles,
dispersibles, Eau 15 – 25°C <3
orodispersibles
Les temps limites et milieux de désagrégation des différentes formes solides

6-Spectrophotomètre UV-VISIBLE :
Spectrophotomètre UV-visible

Un spectrophotomètre est un appareil qui permet de mesurer l'absorbance d'une solution à une
longueur d’onde donnée ou sur une région donnée du spectre. Selon la loi de Beer-Lambert,
l'absorbance d'une solution est proportionnelle à la concentration des substances absorbantes en
solution, à condition de se placer à la longueur d'onde à laquelle la substance absorbe les rayons
lumineux. C'est pourquoi la longueur d'onde est réglée en fonction de la substance dont on veut
connaître la concentration. D'après la loi de Beer-Lambert, l'absorbance est fonction de la
concentration C de la solution, du coefficient d'absorption molaire et de la longueur de solution
à traverser l :

Où I/IO est la transmittance de la solution.

Le principe de fonctionnement d’un spectrophotomètre est présenté dans la figure suivante :

Principe de fonctionnement d’un spectrophotomètre


Le spectrophotomètre UV-visible (UV : ultraviolet) comprend :

- Une source de lumière : lumière blanche émise par une lampe au tungstène
dans la région visible et l’oxyde de zirconium dans la région ultraviolette.
- Une fente : de largeur fixe ou variable pour régler la bande passante.

- Une cuvette : transparente dans laquelle on place la solution à étudier.


Suivant la qualité et la quantité d'échantillon, il existe différentes cuvettes,
généralement en verre ou en plastique pour le visible, ou en quartz pour
l’ultraviolet.
- Un monochromateur : formé d’un réseau diffractant la lumière de la source. Il permet
de sélectionner la longueur d’onde de la lumière qui va servir à l’analyse.
Une source de lumière est rendue monochromatique à travers un système dispersant
(prisme). Le faisceau traverse la cuve. Un photomultiplicateur enregistre le spectre de
transmission T= I/I0 puis traite l’information de façon à donner l’absorption. Le spectre
est ensuite affiché et traité par un ordinateur qui détermine les différentes longueurs
d’onde d’absorption maximale ainsi que les absorptions correspondantes. Le solvant et
le(s) réactif(s) utilisés n'étant pas toujours transparents, il est obligatoire de réaliser un
blanc ou témoin de compensation, c'est-à-dire une mise à zéro du dispositif (tarer), en ne
plaçant que le solvant et le(s) réactif(s) utilisés dans la cuvette, avant la mesure de la
cuvette contenant l'échantillon, et ce pour chaque longueur d'onde étudiée.

3- Infrarouge (IR) :

6-Ph mètre :

7-Conductimètre :