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Chapitre I : L’analyse de l’intégration régionale

Introduction :
 Définition de Béla BALASSA : un processus l’intégration est un ensemble de mesures destinées à supprimer les
discriminations entre unités économiques appartenant à différents pays, considérée comme une situation l’intégration
désigne l’absence de toutes formes de discriminations entre économies nationales.

Section I : Les différents degrés de l’intégration


Béla BALASSA présente les différents degrés d’intégration en 5 étapes. Soit A et B, 2 pays qui vont former une union et C est
considéré comme le reste du monde.
1- Zone de Libre-Échange : les marchandises circulent librement entre A et B du fait de leur union. Mais chaque pays
A et B conservent leur propre stratégie douanière à l’égard du reste du monde. La ZLE doit créer des règles
d’origine, les marchandises qui circulent librement entre A et B doivent conserver un certain nbre de % qui doivent
être produit au sein de la ZLE. Il faut donc analyser tous les biens qui circulent au sein de la ZLE pour taxer les
biens en question. L’une des ZLE les plus importantes est l’ALENA.
2- L’Union Douanière : c’est la ZLE auquel on ajoute un TEC (tarif extérieur commun) entre la ZLE et le reste du
monde. La CEE mise en place en 1958 est dès le départ une union douanière. L’Union douanière la plus célèbre
au XIXème siècle était le SOLLVEREIN (3 monnaies circulaient + la monnaie de l’Union) crée par l’économiste
allemand Friedrich LIST. Les UD sont présentes dans le monde entier notamment en Amérique latine, le
MERCOSUR. Le pb de la monnaie se pose, quelle est la stratégie monétaire à adopter lorsqu’on crée une union ?
3- Marché Commun : c’est l’UD auquel on ajoute la libre circulation des facteurs de production (K, L). On évoque le
capital technique mais surtout le capital monétaire.
4- L’Union économique : c’est le marché commun auquel on ajoute l’harmonisation des politiques économiques
nationales. (Ex : PAC a été le symbole d’une politique européenne réussie, avantages comparatifs de RICARDO).
L’OMC organise les relations entre les Etats mais la complexification des accords régionaux montre l’insuffisance
de l’OMC.
5- L’Intégration Économique Totale : c’est l’unification des politiques monétaires, fiscales, sociales, conjoncturelles
et cela implique l’instauration d’une véritable autorité supranationale.