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Compte-rendu Pari d’avenir (version brute)

24 Juillet 2008

Thématique : Pour des actions qui montrent la science « telle qu’elle est » et « telle
qu’elle se fait »

1. Donnons-nous la bonne image de la recherche, de ses difficultés d’organisation


et de financement ?

2. Quelle part de l’effort consacrer à la science « froide » et à la science


« chaude »

3. Comment médiatiser la « culture du doute » sans verser dans le relativisme ?

La première partie de la discussion est consacrée à la précision de ce à quoi il s’agit de


s’intéresser, chaque participant exprimant sa façon de concevoir le problème, en
fonction de ses activités, de son expérience. Puis le débat est recentré sur la pratique
de recherche et la communication scientifique à l’intention des adolescents et des
adultes.

En vrac, les idées émergentes dans la première partie du débat, en marge de la


question centrales, mais quoi qu’il en soit intéressantes !

- Le problème de la désaffection des cursus scientifiques ne semble pas avoir une


visibilité en dehors du « cercle » des scientifiques eux-mêmes

- La recherche ne constitue qu’une très faible part de ce qui apparaît de la


science dans la culture scientifique, l’entrée vers les sciences étant la plupart
du temps les technologies, accroche concrète et quotidienne en particulier des
adolescents.

- Atelier d’Antoine, PM 2007 : la réalité de la recherche, démystification du travail


de chercheur. Références aux travaux de Popper et Latour : la science en train
de se construire, les connaissances scientifiques en voie d’être fixées, etc.

- Problème du fossé épistémologique entre ce qui est présenté et le processus


effectif de construction scientifique

- Place de l’histoire des sciences : intéressant de changer la façon de présenter


l’histoire des sciences, en ne considérant pas seulement des dates et des
personnes (personnification de la science, les « génies de la science »), mais en
s’attachant aux contextes, expériences, faits,…

Insister sur l’aspect « aventure humaine »

- Il s’agit de bien préciser : « Qui parle à qui ? » « Dans quels contextes, quels
endroits (écoles, théâtre,…). Pas de médiation scientifique sans public. Bien
déterminer de quel public on parle quand on cherche à montrer la science
« telle qu’elle se fait »

Il n’y aurait pas de demande à voir la science ainsi : est-ce une question de
responsabilité des chercheurs ?
Conditionne la vision de la science et donc les rapports science-société

Est-on d’accord sur ce qu’est la « science telle qu’elle se fait » ?

Positif : stimulation, excitation, collaboration/ interactions entre chercheurs

Négatif : Peiner, râler, travail d’artisanat et non de saut de découverte en


découverte…

Remise en cause des paradigmes n’est pas toujours aussi courant que l’on peut
caricaturer (extrême inverse de la présentation de connaissances figées).
Dépend du domaine scientifique (voir plus loin la question science « froide »/
science « chaude »)

Hétérogénéité forte entre les différents champs disciplinaires : est-ce important


de la faire apparaître ? Quels sont les dénominateurs communs ?

Pourquoi ne la présente-t-on pas ainsi ? Ne créerait pas des vocations… pas


nécessairement l’objectif de la CS ! Revient à la question des objectifs.

- Conséquence de montrer la science telle qu’elle se fait :

Enlever l’idée (aux enfants, ados), qu’ils devraient savoir a priori, ce qui bloque
la possibilité de chercher et donc de se rendre compte que l’on est capable

(autre méthode, le contre-intuitif)

Eviter le désenchantement des étudiants en science lorsqu’ils découvrent le vrai


visage de la recherche… qui est souvent suivi d’un ré-enchantement ! Montrer
la science telle qu’elle se fait n’est pas forcément rebutant.

La sociologie des sciences serait un moyen de réenchanter la science.

Faut-il communiquer sur les aspects « négatifs », « désenchanteurs » de la recherche ?

Question de la fraude en science

Déjà un excès de communication sur cette question ?

Montre que la communauté scientifique s’autorégule, que la méthode scientifique


fonctionne puisque les fraudes sont identifiées ! Il est alors intéressant de se
demander ce qui fait le doute en science, et ce qui fait dans le fonctionnement de la
recherche, que l’on va finalement se mettre d’accord sur la construction d’un fait
scientifique.

Médiatiser la culture du doute, éviter l’incertitude de mesure (intérêt de la métrologie)

Développement de la culture du dogme scientifique

• Quelle part de l’effort consacrer à la science « froide » et à la science


« chaude » ?
- Expliciter les variations de température serait intéressant : qu’est-ce qui fait
que l’on passe de froid à chaud quant à un sujet scientifique donné ?

- Origine à trouver en dehors de la communauté scientifique ou à l’intérieur ?

Question du doute se retrouve dans tous les métiers, le problème étant que la science
à l’image de l’endroit où le doute n’existe pas…

Revient à montrer que la science est un métier comme un autre ?