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Examen deux sujets au choix dissertation et commentaire du texte ou cas pratique

3 notions – institution ; l’Europe ; droit


Institution – dynamique de l’institutionnalisation – processus d’abstraction du pouvoir = pouvoir
personnel et patrimonial – le pouvoir este transfère d’une personne détermine a une entité abstraite.
L’individu exerce ce pouvoir en nome de cette entité. Ce processus est apparu avec la naissance de l’état.
On assiste à trois processus :
Le premier mouvement – la transformation du statut des gouvernants. Les gouvernants deviennent des
organes. Le deuxième mouvement – la soumission de ce organe. Des limites. Des lors que le pouvoir
deviennent un entité abstraite, on a des règles du droit. Le troisième mouvement – la revendication de
l’exercice du pouvoir de contraint (le monopole). Il se trouve dans les mains de l’état.
Europe institutionnelle – Europe idéelle
L’ensemble des règles du droit qui s’appliquent a l’UE et a ses institutions – les règles des structures et
règles d’organisation interne.

L’idée essentielle – principes d’un mouvement.


Est une organisation vivante, évolutive.
4 elements :
- Comment a été cree
- Le modele politico-juridique.
- La dynamique, les donnees de l’evolution institutionnelle
- Les caracteristiques essentielles.

Elle a d’abord été une idée.


L’idée européenne a origine dans la littérature classique grecque et renvoi dans la mythologie grecque.
Une idée de transformation politique fixee dans un espace géographique – va resurgir dans le Moyen Age.
Dante va rediger De Monarchia – va appeler la construction de l’Europe comme remédie pour la division
des etats et contre les consequences de cette division.
Pierre Dubois (1250) va reprendre cette idée pour rediger le premier projet pour une union des etats
européennes. Une confédération europeenne dirige par un conseil (un corps des gouvernants). Emeric
Cruce va publier 1623 un ouvrage – le nouveau cynee – la solution = l’institutionnalisation de l’Europe.
Jeremy bentham, Kant (A la paix perpétuelle), Rousseau.
Cette idée va se transformer apres la premiere guerre mondiale. – va été prise en charge par des personnes
plus pragmatiques : le comte Coudenove de Kallergi – le mouvement pan-Europe = constituer une entite
europeenne. A redige un manifeste pour resumer l’idée d’Europe – pour promouvoir la paix.
L’idée europ : promouvoir la paix, portee par des intellectuelles, pas concretise par les politiciens.
La premiere proposition gouvernementale : Aristide Briand – une idee qui a tarde de se concretiser.
Depuis le Moyen Age les gouv europ ont rejeté cette idée, parce que l’etat perde de la souveraineté.

La fondation de la communaute europeenne :

A la base il y a une simple declaration – la declaration Schuman. – la méthode fonctionnaliste – la


solidarite de faite. Commencer par une experience limitee – mettre en commun le charbon et l’acier et
apres construire une communaute élargie. La proposition de schuman – mettre en commun entre les etats
la production et la commercialisation du charbon et de l’acier. – va mettre fin a toute idée de guerre entre
la France et l’Allemagne – materiellement impossible. Le plan Schuman est accepté par l’Allemagne et
par l’Italie, la Belgique , les Pays-Bas, le Luxembourg.

Le Traite de Paris ; 28 avril 1951 - la création de la CECA. Negociations a la suite du plan Schuman. Va
entrer en vigueur en 1952. COMMUNAUTE SECTORIELLE, a titre expérimentale (duree limite).
Les implications de ce traite :
- la suppression du droit des douanes entre les etats membres et suppression des restrictions
quantitatives aux échanges (il n’y a plus des quotas) – un marche interieur unique.
- Interdiction des mesures discriminatoires et interdiction des subventions et des aides d’etat. –
embryon de la libre circulation des marchandises quel que soit le lieu ou elles sont produites. Il ne
fait pas discriminer entre les produits nationaux et les autres produits nationaux.
- La libre concurrence entre les entreprises qui opèrent dans un etat.

La CECA = communaute supranationale (premiere et derniere). Repose sur des institutions propres. Le
pouvoir supranational est reconnu a une institution qu’on appelle La Haute Autorité (decisions
executoires qui s’imposent aux etats membres). Elle dispose d’un budget alimenté par des resources
propres – viennent directement des impôts. (dans une communaute le budget est forme par des cotisations
des etats). Exercer la plénitude des pouvoirs.

Le traite de Rome – naissance de la CEE et CEEA 1958.


Ces deux communautes soint le resultat d’un echec. L’echec de la Communauté europ. de defense –
projet francais pour une communaute sectorielle dont l’objet est la defense commune. Va être accepte par
les autres etats et apres négociations il va être signe le 27 mai 1952. Même logique supranationale comme
la CECA. Elle va plus loin dans l’exercice de l’integration – une idée politique. On ne peut pas conduire
une union de defense si on n’a pas une integration politique. Il n’a jamais entre en vigueur, parce que le
peuple francais n’a pas ratifie le traite. Avec l’echec de la CED – un vrai syndrome anti-supranationalité.
Le refus d’une Europe politique – la creation communautes qui ont moins de pouvoir que la Haute
Autorite de la CECA. Deux communautés dont les traites ont été signe a Rome en 1957. Marquent un
certain recul par rapport a l’idée supranationale. Le pouvoir n’est plus confie a un organe independent (la
Commission d’aujourd’hui), mais a un organe compose par des représentants des états = le conseil des
ministres. Il n’y a pas aussi des resources propres.

PLAN D’ENSEMBLE
I- DYNAMIQUE DE L’UNION EUROPÉENNE
I.1. Naissance et caractérisation de l’Union européenne
• L’idée européenne
• La création des Communautés
• La mutation : des Communautés à l’Union

Premier parametre
Deuxième parametre – l’extension géographique de l’Europe
1. Les revisions des traites constitutifs. La premiere revision en 1965 – le traite de Brussels signe le 8
avril et qui entre en vigueur en 1967. Il avait des objets très limites. Un objet institutionnel –
precede a la fusion des executifs europeennes – redefinition par l’unification : on touche pas non
pas a lùaspect geographiaue ; mais la structure de gouvernance va changer : la deuxième revision
en 1986 – l’Acte unique européen – entre en vigueur en 1987. Va renforcer le soclejuridique des
communautes – les quatre libertés consacrés = liberté de circulation pour les marchandises, les
peuples, le capital ; et la libre prestation des services . l’objectif immediat = la création d’un
marche commun. Les communautés ont des nouveaux domqines et des nouvelles competences.
Va ajouter des nouvelles formes de cooperation entre les etats et en particulier la cooperation en
matière de la politique etrangere. Sur le plan materiel - la politique en matière de cooperation
étrangère. Est le premier exercice de revision globale des traites consittutifs et c’est une etape
importante pour l’evolution de l’Union.
La revision suivante – le traite de Maastricht 1992 – Traite sur l’Union Europeenene. L’ambition
des etats memebres – la transformation des communautes dans une union. Transformer une union
economique dans une union politique. Le traite de Maastricht importe des nouvelles
développements a la construction communautaire. Modification substantielle des trois traites
originaires. Premier apport : l’institutionnalisation de la citoyenneté europ, la creation d’une union
monetaire. Deuxième apport : les trois traites originaires sont complétés par des formes de
coopération.

CECA, CEE, CEEA – organisations d’intégration. Chaque décision doit être ratifiée par les états
membres : le projet est de dépasser la souveraineté des états membres. Avec le traité de Maastricht – trois
piliers : le premier pilier = CEE + CEEA+CECA. Le deuxieme pilier = la Politique exterieure et de
secuite commune. Le troisieme pilier = LA cooperation en matière judiciaire et des affaires interieures.

Le Traite d’Amsterdam signe en 1997 et entre en vigueur en 1999. Il vient confirmer cette architecture en
trois piliers. Des apports nouveaux – creation d’un espace de liberte, de securite et de justice. Surtout, le
traites va apporter des nouveauc domaines de competences a la communaute europeenne, en particulier la
police, la justice et l’emploi. Une politique importante a partir de ce moment-là est la politique sociale.

Le traite de Nice signe en 2001 (negocie en 2000) entre en vigueur en 2003.un enjeu institutionnel –
adapter la communaute a l’élargissement. Un deuxieme enjeu – l’exiration du traite de Pairs de 1952 – le
traite de Nice doit constater la mort du traite de Paris. La CECA ne dispare pas, car le traite va instituer
une gestion des affaires de la CECA. La CEE va se transformer en CE (elle va aussi les affaires de la
CECA).

Le traite de Lisbonne – entre en vigueur en 2009 (signe en 2007) – le dernier traite modificateur (a subi
quelques modification en 2012 pour gestioner la crise financiere de 2008). Une evolution humaine et
geographique.

B) L’extension territoriale de l’Union- adhesion et le Brexit.

Premier mouvement d’élargissement – de 6 a 9 1973 : l’élément spectaculier – l’adhesion du Royaume


Uni, d’Irlande, de la Danemark. On a eu des negotiations avec la Noervege aussi. Le deuxieme valle
d’elargissement vers le sud – la Grèce, la Portugal et l’Espagne. (3 pays qui ont eu un regime dictatorial
dans les anees 60). Economiquement ces trois pays sont fragiles. On doit avoir dans une communaute une
équivalence entre les regimes et les pouvoirs economiques. Pour la Grece- traite signe en 1978, mais le
pays entre en 1981. La Portugal et l’Espagne ont signe les traites en 1985 et ont entre en 1986.

La question des conditions pour entrer dans les communautes était pour les etats apparaissait pour les
etats originaires naturelle. Elles doivent avoir un regime democratique –le critere pour adherer a l’Union
devient un critere politique. Alors les criteres se changent avec l’adhesion de ces pays. une question
presante – la Turquie (semble avec le cas de la Grece). Les accords de preadhesion – pour preparer , tester
les elements de la libre circulation et du marche commun. La Turquie a signe un traite de preadhesion en
1962.

Le troisieme valle d’adhesion – 1993 – le conseil européen decide d’ouvrir des negociations avec trois
pays : l’Autriche, la Finlande et la Suede auxquelles va s’ajouter la Norvege. Trois traites d’adhesion :
signe en 1995, ratifies par 3 des 4 etats (le peuple norvégien rejette l’adhesion).
Le passage de 15 à 28 – chute du mur de Berlin : dès les années 1990 – Chipre, Malte, la Bulgarie,
l’Hongrie, la Lituanie, la République Tchèque, la Slovenie , la Slovaqie, la roumanie.
Les negociations de 1998 avec Chipre, Estonie ; Hongrie, Pologne la Republique Tchèque, Slovenie. En
2000 - - autres pays = la Roumanie, la Bulgarie, Lettonie , Lituanie , Malte. Le 16 avril 2003) traite
d’adhésion avec 10 des 12 etats (sauf la Roumanie et la Bulgarie – qui vont signer leurs traites en 2005).
La Croatie devient le 28 etats de l’Union en 2013.

LE BREXIT
La proedure a été declanche par une lettre adresse le 29 mars 2016 au president du conseil europeen. Du
moment-là les negociations sont ouvertes. ;e 31 mars, les autres etats memebres vont presenter les grand
orientations pour la sortie du Royaume Uni. Touche quelques points qui sont d’intérêt europeen – le
budget le statut des ressortissants européens. Une autre question délicate : la question irlandaise.
Negociations officielles en juin 2017 (duree de 2 ans). La commission va juger en decembre 2017 que les
négociations avancent bien. On a eu un progres en 3 domaines essentielles. On a commencé la deuxieme
phase des negociations = point critique : les relations apres le brexit et la periode de transitions (les termes
d’une periode transitoire).

La question des expatriers – ressortissants anglais dans l’Europe et ressortissants europeennes dans le
Royaume Uni. Un statuquo possible pour les ressortissants sur le territoire de l’UE

La question de l’accord commercial – pas des avantages du mache unique ou de marche interieur. Les
marchandises ne peuvent pas être vendues librement sur le territoire de l’Union. Délocalisation des
agences commerciales vers le reste de l’Europe.

La question de l’Irlande et en particulier la question des frontieres (la frontiere irlandaise et le statut de
l’Irlande du Nord). Proposition que l’Irlande du Nord va continuer comme membre de l’union douaniere
– opposition du Royaume Uni.

• Identité juridico-politique : l’Union européenne et les Etats membres


I.2. Dynamique institutionnelle

Les institutions = le miroir de l’Union.


Le développement des institutions est soutenu par une volonte d’integration au sein de l’Union. Elle se
manifeste selon trois axes :
- L’unification des institutions
- La democratisation du système institutionnel
- La recherche de l’efficacité institutionnelle.

• Unité institutionnelle
Le mouvement d’unification n’est pas unitaire.

La premiere phase 1952 – 1957/58 - separation organique des communautes


Chacune communaute apparait comme une personne juridique distincte et avait un système institutionnel
propre. = instrument juridiques distinctes
La CECA – la Haute Autorite, le Conseil des ministres, un Assemble, une Cour de justice
La CEE – une commission, un conseil, idem, idem
La CEEA - idem idem idem idem

«Detriplemenent » des institutions.

La deuxieme phase 1957 – 1965 – unification des institutions


En deux temps – 1957 : les etats membres ont adopté une convention relative aux institutions ont
l’annexe au traites du Rome – SEULEMENT une unification pour l’Assemble et pour la Cour de Justice.
Ils deviennent des institutions communes pour tous les trois communautes.
1965 – unification des exécutifs par le traite de Brussels (le 8 avril).
A partir de ce moment on a un cadre institutionnel commun – Commission, Conseil, Assemble, Cour de
Justice.
S’est pas une unification juridique, mais seulement structurelle. Resultat de la regle d’attribution des
competences – chacune des competences est attribué par un traite. Le fondement jurdique reste separe.

La troisieme phase 1970 – 1992

Va s’opérer au plan materiel une evolution importante. On va entrer dans un processus appelle la
cooperation politique (dans le domain de la politique etrangere). – cooperation en dehors des traites
jusqu’au ce moment.
On a besoin des institutions particuliers.
La premiere institution cree est le Conseil europeen. On a aussi un Comite politique, des groupes de
travail.
L’Acte unique europeen va venir pour consacrer ces institutions au niveau des traites.
Le raite de Maastricht pose le principe de ;’unification du cadre institutionnel. Avec Maastricht, le
Conseil europeen va devenir un organ general de l’Union competent dans tous les domaines.
Apres 1992, les memes institutions competentes dans les trois piliers.
• Démocratisation : élection et citoyenneté
Reproche d’un deficit democratique dans la construction europeenne.
Transfer des certaines compétences a des institutions qui sont a Brussels. Les anciens Assembles n’étaient
pas choisis par les peuples.
Pour une democratisation on a deux enjeux : une legitimite donnee par les elections directes (soufrage
universel direct) et des pouvoirs reeles.

Le soufrage universel direct.

Un projet a été conçu de 1960 (projet Dehousse) – n’aboutira jamais a cause de l’opposition de la France.
Le deuxième projet en 1975, adopte par le Conseil en 1976 (20 septembre) – l’Acte relatif a l’election du
parlement au soufrage universel direct (premières elections en 1979). On atteint le stade de democratie
europeenne. Le moyen d’election appartient a chaque membre. On n’a pas une polituque electorale
unique au niveau europeen. On doit avoir des circonscriptions et une loi electorale - en 1979 on avait une
absence d’une procedure electorale uniforme ce qui conduit que les elections aboutissent la legitimite
nationale qui ne vont pas dans le meme sens.

Le pouvoir des parlementaires

En 1979 les pouvoirs se limitent a un pouvoir consultatif et deliberatif. On a une absence d’un pouvoir de
control. Pouvoir délibératif n’est pas un pouvoir de decision.
Le pouvoir a été contrôle par la Cour de Justice. Danse 2 arrets : 1980 Roquette contre Conseil / Maizena
contre Conseil. Le Conseil n’a pas consulte le Parlement afin de prendre une decision. « La consultation
ets le reflet au niveau communautaire d’un principe democratique fondementale selon lequel les peuples
participent a l’exercice du pouvoir par l’intermédiaire d’une assemble representatif ». « la consultation du
Parlement dans les cas prevus par les traites est des lors une formalite substantielle dont le nonrespect
entraine la nullité de l’acte concerne »
Manière d’obliger le Conseil pour consulter le Parlement.

Cette procedure va être marque par l’AUE. On va introduire deux innovations, deux mecanismes dans la
procedure legislative :
1. La procedure de cooperation, une procedure dans laquelle les prérogative du Parl sont accrus
parce que non seulement le conseil est oblige de consulter le parlement, mais aussi, si le Conseil
ne veut pas suivre la decision du Parlement il est oblige de prendre une decision a l’unanimite.
2. Le droit d’avis conforme. Cette exigence est prevu dans un certain nombre des matieres. La
decision ne peut être acquis au sein du Conseil que si elle est d’accord avec le Parlement. Dans les
domaines : les traites d’adhesion et les accords de cooperation. (veritable pouvoir de codecision
pour le Parlement) – adoption en memes termes dans le Parlement et dans le Consei.

La procedure de cooperation va voir son domanine étendu – decisions relatives au transport, au fond
social europeen, formation professionnelle. Le conseil doit statuer a l’unanimite s’il veut ecarter la
decision du Parlement. Pour le reste, la procedure a été remplacé par une procedure de codecision entre le
Parlement et le Conseil.
• Efficacité institutionnelle

O doit éviter que les decisions sont bloques par les etats.

La remise en cause du vote a la majorite qualifie


La crise des chaises vides et le compromis de Luxembourg.
Traite de Rome – prévoyait le passage progessif a la majorite qualifie. Mars 1965 – un projet relatif au
financement de la politique agricole commune (proosition de passer au vote de la majorite qualifie) :
opposition de la France et decision du general de Gaulle de pratiquer la politique des chaises vide = ne
pas sieger au sein du Conseil. Cette crise va dures jusqu’au 1967 et va s’achever par un compromis ( le
compromis de Luxembourg)
On a trois points dans ce compromis :
1. Ne rejete pas le vote a la majorite qualifie. Lorsqu’une question est soumise a la majorite qualifie,
un etat peut faire preavaloir l’intérêt national. Les etats membres ont l’obligation de negocier pour
arriver a un resultat favorable pour tous. On arrête la procedure, on discute et si on ne trouve oas
une decision on peut revenir a la majorité qualifie.
2. Si la France invoque un intérêt nationale importante, il faut decider a l’unanimite.
3. Les etats membres ne sont pas d’accord avec la position de France.

1974 – la pratique de la majorité qualifie revient


Le progrès du vote a la majorite qualifie. Une opinion : l’AUE a abroge le compromis du Luxembourg.
L’Acte unique va consacre le principe du vote a la majorite simple. Chaque etat dispose d’un vote. Les
decision sont adopte par le Conseil a la majorite simple. Nombreux exceptions : les cas du vote a la
majorite qualifie et l’exception du vote a l’unanimite. A été maintenu pour les questions importantes et
politiquement sensibles. Exemple : la procédure uiforme pour l’election du Parlement europ ; le
règlement financier ; questions concernant la Cour de Justice ; les accords d’association. Certaines
matieres restent soumises a l’uninanimite.
Une nouvelle crise du cote – un nouveau compromis = le compromis de Ioannina 1994. L’enjeu est
comment contourner le vote a la majorite qualifie. Compromis initie par l’Espagne et le Royaume Uni. Ce
compromis n’aboutit pas a ecarter le vote, il change simplement les règles de calcul du vote et change le
seul a partir du moment ou un etat membre ou plusieurs etats membres expriment l’intention de s’opposer
a une decision prise par le Conseil, le Conseil doit tout faire pour arriver a une solution ; il y a un vote
mais le niveau de la majorite est eleve. Il institue un vote surqualifie

I.3. Dynamique juridique

Une Union du droit. Elle est soumise au droit a même temps que l’entreprise d’integration
Deux donnees caracteristiques du système juridique de l’Union europeenne :
- Constitutionnalisation tendancielle
- Affirmation de l’autonomie du système juridique de l’Union europeenne
• La constitutionnalisation de l’UE : des traités constitutifs à une Constitution
Européenne
Les traites ont été perçus comme des constitutions de l’Union.
La premiere reorentation a été opere par le juge lui-même – une approche jurisprudentielle. Des le début
des annees 60 – quelle est la nature du droit de l’Union et quelle est la nature du traites de base – arret van
gend & loos 1963 : l’ordre juridique communautaire est un nouvel ordre juridique du droit international.
Cette qualification va être abandonnée dans l’arret costa c. Enel. On va considerer que l’ordre juridique
communautaire est un ordre juridique nouveau. Ni un ordre jurid internat, ni un ordre jurid intern. = ordre
juridique sui generis
1986 – arret parti ecologiste les verts c le parlement europ. Les traites constitutives sont des chartes
constitutionnelles de base. – signification politique
A partir de la conference de Nice, l’intention va être de completer le processus jurisprudentiel par un
processus politique – le désire de rediger une constitution européenne – va échouer = on a aujourd’hui le
traite de Lisbonne.

• L’autonomie juridique de l’Union européenne : les rapports avec les autres


systèmes juridiques (en particulier le système du Conseil de l’Europe)

Le statut par rapport au droit national


Le statut par rapport au droit international (notamment les traites signées par les etats membres)
L’ordre juridique européen est un ordre autonome.
Une specificite de la construction communautaire et a permis au juge europeen de devenir puissant dans
l’ordre juridique. Dans le domaine de droit de l’homme.
Le droit europeen était menace par les cours constitutionnels europ. – autonomie du droit europeen.

• Un ordre juridique des droits fondamentaux


II- LES (PRINCIPALES) INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

Le traité de Lisbonne prévoit que constituent les institutions de l’Union.


La notion d’institution dans le traité permet de distinguer entre simples organes et institutions. Les
institutions ont le pouvoir de decider au sein de l’Union

II.1. L’Exécutif européen


• Le Conseil européen
Institution nouvelle – cree par l’AUE. Un organe qui se reunit au moins deux fois par semestre.

1. Composition du Conseil.
Compose par des chefs d’etat et de gouvernement des etats membres, du president du Conseil, du
president de la Commission et du Haut représentant pour la politique étrangère et de securite. Une double
nouvaute :
- la presidence du conseil europeen, le president du conseil est elu par ses pères, a la majorite
qualifie pour un mandat de deux ans et demi ; mandat renouvelable une seule fois. Un compromis
entre l’ancien système et une presidence du conseil. Apres Lisbonne c’était une présidence
tournante tous les six mois, assure par l’un de membres (la troika)
- la presence du Haut representant.
Le conseil est un régulateur et un arbitre.
2. Attribution et role du Conseil europeen.
Joue un role d’orientation et d’impulsion dans plusieurs domaines ; en matière d’action exterieure, selon
le traite de Lisbonne il identifie les interets et objectifs en matière de politique etrangere. En matière
économique, art 121 du TFUE, le conseil europ fixe les grandes orientations des politiques economique
des etats membres et de l’Union . art 68 TFUE – il définit le orientation stratégiques et la programmation
législative et opérationnelle dans l’espace de securite et de justice. Participe aussi au processus
décisionnel au sein de l’Union

Peut constater une violation grave et persistante par un état membre des valeurs de l’Union. La procedure
qui conduit a la suspension d’un droit de vote pour un état membre. – pour les droits de l’homme et les
valeurs démocratiques. Il n’y a pas un pouvoir de décider dans la matière, seulement de constater.

Le Conseil joue un role extraordinaire dans la révision des traites- art 48 TUE
Participe aussi u processus décisionnel concernant le retraite d’un etat membre

• La Commission européenne

Composition de la commission : depuis 2014 le nombre devrait correspondre à 2/3 des états membres –
19 commissaires. Contrairement au passé. Il y a au sein de la commission un représentant par état.
Il est un organe collégial et son mode de désignation a changé. Aujourd’hui le schéma renvoi un système
parlementaire, une validation de confiance.
Premier état : un président de la commission est proposé par le Conseil européen (à la majorité qualifié).
Le traité précise qu’on tient compte du résultat des élections parlementaires. Deuxième étape : les autres
membres sont proposés par le conseil en accord avec le président élu sur la base des suggestions faites par
les états membres. Pour tous les commissaires sauf pour le Haut représentant (nommé par le conseil
européen avec l’accord du président de la commission). Troisième étape : vote d’approbation du
Parlement. Ils sont nommés par le Conseil européen. Cette procédure a été utilisée pour les élections de
2014. Un système de contrôle pour la commission. Les commissaires formées disposent d’un mandat de 5
ans (alignée avec le mandat parlementaire). Le mandat peut cesser prématurément : démission, censure du
Parlement européen, une décision de révocation prononcée par la Cour de justice (à faute grave,
incompatibilité, défaut d’une qualité nécessaire).
Le statut des commissaires est dominé par le principe d’Independence : ni solliciter, ni accepter aucune
instruction d’aucun gouvernement ; s’abstenir de toute acte incompatible avec sa fonction (ils ont besoin
d’une autorisation).
Les états membres s’engagent à respecter l’independence des commissaires. La règle majeure
d’incompatibilité : les membres de la commission ne peuvent pendant la durée de leur fonction exercer
aucune autre activité professionnelle, qu’elle soit rémunéré ou non. (245). Chaque commissaire s’engage
de respecter les devoirs de délicatesse.

Le fonctionnement de la commission :
Comme un organe collégial. Même si elle est divisée (division fonctionnelle) les décisions sont prises
ensemble. Ils vont délibérer et arrêter les actes. Ils sont collégialement responsables devant le parlement.
Le résultat d’une motion de censure = la démission de la commission.
Aménagements : il n’y a pas une procédure écrite : on peut décider sans se réunir physiquement. Chaque
commissaire doit se prononcer sur une proposition. En absence d’une réponse, la proposition sera adoptée.
S’il y a un amendement
La commission peut déléguer à chaque commissaire les pouvoirs nécessaires pour prendre les mesure de
gestion et administrations courante (ne sont soumises pas au principe de collégialité) : elle est
parfaitement légale. La frontière n’est pas claire en ce qui concerne les mesure de gestion.

Attributions de la commission :
Un donnée qui est essentiel : la commission a été conçu comme l’institution qui représente l’intérêt
général. Sa mission est d’être le garant de l’union face aux états et face aux organisations internationales.
Parmi ces attributions :
1. Le gardien des traités =art 17. La commission veille a l’application des traite aussi qu’a
l’application des mesures adoptées. La commission est chargé à veiller le respect des traités par
les particuliers, par les états et par les institutions elles memes. Ça implique que la commission a
un pouvoir de sanction (infractions aux règles de la concurrence ou transport) : sanctions
administratives ou financières. Veiller à l’application par les états membres implique que la
commission dispose des pouvoirs de saisir la Cour de justice pour constater le manquement des
obligations (recours en manquement). Un système de contrôle : transmettre les projets de
transposition des directives.
2. Un pouvoir de contrôle et de sanction : reposent sur les obligations des états. (l’obligation de
coopération loyale) elles doivent coopérer de bonne foi. Sur la base de cette obligation, les états
doivent fournir des obligations à la commission (voir art. 108 pour les aides d’état).

Initiative en matière législative (arrêt Sadam : mission générale d’initiative). La commission a un


monopole d’initiative : budgétaire, révision des traités, législative, négociations. Exceptions : le domaine
de coopération entre les états ; la PESC = initiative prise par les états membres/ haut représentant avec
soutien de la commission ; justice et affaires intérieures.

La commission dispose de pouvoir d’exécution juridique. Prendre de réglementes d’exécution ; actes de


gestion ; gestion financière des fonds (fond social européen, FOA, FED, fond européen de développement.
Les administrations nationales sont les administrations du droit commun de l‘Union.

II.2. Le Législatif européen


• Le Conseil de l’Union européenne

Le conseil exerce deux sorts des pouvoirs :


- De coordination qui se manifeste dans deux cas – l’Union économique et monétaire et il coordone
le politiques monetaires nationales
- Relations internationales – conferences ; il va coordoner les positions des etats membres dans les
orgnisations internationales
- Un pouvoir de decision

Aujourd’hui il est le veritable legislateur de l’Union en collaboration avec le parlement europeen, il prend
les règlements, les directives et les decisions. Il appartient au conseil d’adopter les règlements, les
directives et quelques decisions. Il conclut les accords internationaux et a un role normatif en matière
budgétaire
Structuration du Conseil.
Representants des etats membres du niveau ministériel.
Un etat peut etre represente par une autorite d’un etat fédéré.
Les formations du conseil. Il n’est pas un organe monolithique. Comprend differentes formations. La
composition va varier en fonction des questions traitees. Il comprend 10 formations differentes. Parmi ces
dix formation – deux formations transverales (le conseil affaires generales ; le conseil affaires etrangeres) ,
les autres sont formations thematiques- specialises : agriculture et peche, competitivite, economique et
financiere, éducation jeunesse, culture, sport, environement, justice et affaires interieures, transport,
télécommunication et energie.

Le Coreper en tant que structure d’appui


Organe permanent – représentants au niveau diplomatique et de fonctionnaires de la commission.
Preparer les reunion du conseil – negociations preparatoires

La presidence du conseil – assure par chaque etat pour six mois. Elle estl’objet d’un usage consacre par
les traites. – la troika
Elle dirige les deliberatios et fait preceder au vote. C’est la presidence qui prend l’initiative du cherche
d’un compromis – un role de propositions. Lepresident signe les actes du conseil. il represente l’Union
dans l’exterieur

La prise des decisiona au sein du conseil. Elles sont acquises par vote. Il n’y a pas un vote general, pour
chaque type de decision on a un mode de vote. Le traite prevoit le type d’acte et la manière dont on
l’adopte. Elle peut être acquise par unanimite, majorite qualifie, majorite simple (le principe).

Unanimite pour : politique etrangere et de la securite commune ; citoyennete ; l’adhesion a l’UE ;


l’armonisation des legislaeurs en matière de fiscalite indirecte ; decisions relatives au financement de
l’UE ; actes qui relèvent du domanine de la justice et affaires interieures ; actes d’armonisation des
legislatives

Majorite simple (chaque etat = une voix): regelements intérieures ; les statuts des commites, pouvoir du
contrôle de la commission, les avis du conseil dans le cadre de la procedure de revision des traites.

Majorite qualifie : depuis le traite de Lisbonne


Lorsque la proposition mane de la commission
Lorsque la decision adopte intervient dans un Domain ou tous les etats membres ne peuvent pas intervenir
(ex Schengen )

- L’hypothèse normale. Il y a une majorite qualifie, si on a 55% des etats membres on exprime un
vote favorable (16 etats sur 28). Il faut que ces 16 etats représentent 65% de la population de
l’Europe - eviter que les petites etats fassent la loi en Europe. Si ces deux considtions sont
remplis et a condition que la minorite n’a pas voté contre la decision (blocage) – minorite du
blocage = 4 etats membres.
- Il n’y a pas une majorite qualifie. 72% vote favorable mais plus de 65% de la population. Dams
ele cas de la majorite qualifie est considéré comme un vote négative.
- 55% des etats membres participant est acquise et les etats doivent representer 55% de la
population des etats qui participent
• Le Parlement européen

A partir de 1976 : élu au soufrage universel: art 14 TUE : une institution de représentants des citoyens de
l’Union. N’a pas un lieu de travail unique. Protocole du 1997 pour le siège du Parlement, le PE est reparti
entre 3 villes : Strasbourg pour les sessions plénières, Luxembourg pour l’administration du Parlement,
Bruxelles pour les travaux en commission et pour les sessions parlementaires extraordinaires.

La composition du PE

La répartition des sièges : le nombre des sièges a fluctué toujours. 750 députés après le traité de Lisbonne.
Elle doit être révisée. On considère qu’avec le président on a 751 députés. Ce chiffre supposait que
l’Allemagne perdait 3 sièges. L’adhésion de la Croatie va ajouter 12 sièges : le nombre va monter a 763 +
3 députés allemands. Une diminution avec le Brexit. Le nombre des sièges est reparti entre les états
membres selon une certaine pondération. Cette pondération prend en compte la démographie. Le traité ne
détermine pas le nombre des sièges qui revient à chaque état ; il se limite à fixer un planché à 6 députées
et un plafond à 96.
96 députés : Allemagne
74 pour la France et le Royaume Uni
73 pour l’Italie
54 pour l’Espagne
51 pour la Pologne
33 pour la Roumanie
27 pour les Pays Bas
22 pour Belgique, Grèce, Hongrie, République Tchèque, Portugal
20 pour la Suède
19 pour l’Autriche
18 pour la Bulgarie
13 pour la Finlande, Slovaquie,
9 pour la Lettonie
8 pour la Slovénie
6 pour Chypre, Estonie, Luxembourg et Malte

Le statut des membres

Elus pour un mandat de 5 ans à titre individuel.


Règles fixées par un protocole : les incompatibilités,
Acte 1976 : le planché des incompatibilités. Le droit national peut venir compléter la liste des
incompatibilités. La législation européenne : incompatible avec la fonction d’un gouvernement, avec celle
de fonctionnaire de l’Union ou de membre d’une autre institution de l’union. Le statut des députés
européens est aussi un ensemble des privilèges et immunités. Protocole annexé au traité de fusion. A titre
principal : l’irresponsabilité (pour les actes proposés dans le cadre d’un mandat) et inviolabilité dans le
cadre du mandat. Ces deux règles garantissent la liberté des députés. Il faut aussi indiquer que les
immunités sont limitées à la durée du mandat ou des sessions. Dans le cadre de la vacance parlementaire
Fonctionnement du PE

A) La structure interne du PE :

Les groupes politiques : au sein du PE les députés sont regroupés par affinité politique et chaque
regroupement forme un group (doit être plurinational et comporter au minimum 27 députés). 2014 : 8
groupes : PPE, alliance progressiste de socialistes et démocrates, l’alliance des démocrates pour l’Europe,
les Verts, les non-inscrits,

L’embryon du système européen des partis politiques.

B) La structure organique

Une présidence, un bureau, des commissions et un secrétariat général. Le président est élu pour 2 ans et
demi à la majorité absolue. Il revient au président de diriger les travaux et de représenter. Le président et
les présidents des groupes forment la conférence de présidents qui est chargée d’organiser les travaux du
Parlement européen. Le bureau du Parlement se compose du président, les 14 vice-présidents et 5
questeurs. Il y a un secrétariat général qui a des fonctions administratives.
Les commissions : sont chargées pour prépares les travaux des parlementaires réunies. Chaque député est
en principe membre d’une commission. Elles se réunissent une ou deux fois par mois à Bruxelles. On a
20 commissions permanentes qui sont composés de 24 à 60 députés. Il y a la possibilité de mettre en
place de commission temporelles (commission d’enquête) ; commission ad hoc.

Les fonctions du PE

Assure essentiellement 3 fonctions :


1. Une fonction budgétaire :
Le parlement établi avec le Conseil le budget de l’Union. Concrètement la procédure commence par une
initiative de la Commission. Elle présente le projet du budget. Il appartient au Conseil de prendre une
position qui va être transmise au Parlement européen. Le budget est considéré adopté si le Parlement
approuve la position du Conseil ou si le Parlement s’abstient de se prononcer. Si on a de désaccord on a
un comité de conciliation et si le désaccord persiste et le Parlement refuse d’approuver, le projet reviendra
au Parlement qui doit adopter le projet à une majorité de 3/5 des soufrages

2. Une fonction législative :


Adoption des actes juridiques de l’Union. La procédure de codécision comme principal mode de
législation au sein de l’Union (avec le Conseil). l’initiative appartient au Commission. Les propositions
sont adressées au Conseil et au Parlement. Première phase : première lecture. Le texte adopté est soumis
au Conseil. le Conseil peut approuver le texte, mais s’il fait des amendements, le texte et transmit au
Parlement pour une deuxième lecture. Le Parlement dispose de 3 mois pour se prononcer et il a 3
possibilités : soit il accepte la position prise par le conseil, soit les parlementaires amendent le texte, soit
ils rejettent le texte. On peut avoir aussi une troisième lecture. Aucun texte ne peut être adopté en cas de
désaccord entre le Parlement et le Conseil. si le désaccord persiste, on va convoquer un comité de
conciliation, auquel on va soumettre l’objet du désaccord. Les procédures spéciales : la procédure
d’approbation qui s’applique notamment au vote d’adhésion, en matière d’accords internationaux, CPJ.
Une procédure dite ‘d’approbation’. Une procédure avec un droit de veto. Autres procédures spéciales : la
procédure de consultation (une centaine des domaines). La particularité de cette procédure : le parlement
va donner un avis qui ne lie pas le Conseil

3. Une fonction du contrôle démocratique :


Un pouvoir exorbitant de censurer la Commission. Il s’agit de voter sur une motion de censure déposée
par les députés, adoptée par une majorité de s 2/3. A pour conséquence une démission collégiale de la
commission. Un instrument extrême. On peut instaurer des commissions d’enquête. Le PE peut être saisi
par les citoyens. Un droit de recours devant la CJUE afin de contrôler la légalité des actes des institutions.

II.3. Le pouvoir juridictionnel européen : la Cour de justice de l’Union européenne


• La Cour
• Le Tribunal
II.4. La coopération interinstitutionnelle
• La procédure législative
• Le contrôle parlementaire
III- LE SYSTÈME JURIDIQUE DE L’UNION EUROPÉENNE

C’est un assemble organisé des sources du droit, d ou la notion du système, la Cour de Justice le qualifie
comme ça. Ça signifie que le principe de l’agencement de sources se trouve dans l’ordre juridique. Il
fournit aussi les principes qui permettent de déterminer la place relative de chaque règle du droit à
l’intérieur du système et permet aussi de définir e positionnement par rapport aux autres ordres juridiques.

III.1. Les sources du droit de l’Union européenne

Source = origine des règles. Il y a deux origines possibles : soit des états membres (=le fondement de
l’UE parce que c’est sont le traités constitutifs ; on les qualifie comme sources du droit primaire), soit des
institutions de l’Union = le droit dérivé. Ils ont comme fondement les traités.

• Les traités (droit primaire)

= charte constitutionnelle de base : les traités de base, modifiés par les traitées modificatifs (traité de 1965,
AUE etc…, mais aussi les traitées d’adhésion ~ modifie les traités constitutifs)
Art. 1 TUE : L'Union est fondée sur le présent traité et sur le traité sur le fonctionnement de l'Union
européenne (ci-après dénommés «les traités»). Ces deux traités ont la même valeur juridique. L'Union se
substitue et succède à la Communauté européenne.
Il y a deux sources essentielles : TFUE + TUE.
On va ajouter deux éléments : Les traités de 1952 pour la CECA + la Charte des droits fondamentaux de
l’Union Européenne qui était annexée au traité de Lisbonne. Art. 6 TUE : « la même valeur juridique que
les traités.
A pour fonction principale de définir le champ d’application de l’Union et l’objet du droit de l’Union.
Attribuer de compétences aux institutions crées et organiser les relations entre ces institutions. Organiser
le contrôle de l’application du droit
Les traités ne précisent pas quel est le territoire de l’Union, on trouve ça dans les traités d’adhésion
• Les actes des institutions (droit dérivé)

Actes adoptées par les institutions pour la réalisation des objets des traités. Le droit institutionnel est
nécessairement encadré par les traités = le fondement des actes des institutions. Les actes qui ne tirent pas
leur légalité des traités sont illégaux. Les traites précisent pour chaque acte : l’institution, la majorité, la
portée. Il y a des contraintes « constitutionnels » qui varient d’un acte à l’autre.
Les institutions disposent d’une compétence d’attribution :

Art. 5 TUE : l'Union n'agit que dans les limites des compétences que les États membres lui ont attribuées
dans les traités pour atteindre les objectifs que ces traités établissent.
Art. 13 TUE : Chaque institution agit dans les limites des attributions qui lui sont conférées dans les
traités, conformément aux procédures, conditions et fins prévues par ceux-ci.
Art. 288 TFUE : Pour exercer les compétences de l'Union, les institutions adoptent des règlements, des
directives, des décisions, des recommandations et des avis.

Les sources d’article 288 sont éléments égaux. Il n’institue pas une hiérarchie des normes. La seule
hiérarchie est une hiérarchie entre eux = entre les règlements de base et les règlements d’exécution. On ne
peut pas avoir une hiérarchie si on n’a pas un contenu comparable entre les actes. L’article n’épuise pas la
liste des actes, la nomenclature est incomplète. La liste n’est pas fermée. On a d’autres actes qui
précèdent aux actes de 288 (ex. les accords internationaux).
Des actes innommés ou des actes qui sont nommées par les mêmes termes, mais qui ont un autre rôle.

Le règlement

Est décrit de la manière suivante. Il a une portée générale. Il est obligatoire dans tous ses éléments et il
est directement applicable dans tous les états membre. C’est l’équivalent de la loi nationale. Dans les
champs de la compétence exclusive, l’outil privilégié est le règlement. Dans ces domaines, le pouvoir
appartient aux institutions et les états ont seulement un role d’exécution.

Tris caractères principaux :


- A une portée générale. Il est un acte normatif. (confédération fruits et légumes c. la commission
1962 + fédération nationale de la boucherie en gros » un acte qui est applicable non pas à des
destinataires limités mais a des catégories envisagés abstraitement et dans leur ensemble. Un
- Il est obligatoire dans tous ses éléments. On ne peut pas décider des dérogations unilatérales. Un
état ne peut pas tirer l’argument de réserve au sein du Conseil pour se soustraire. Conséquence =
un état ne peut pas décider d’appliquer sélectivement un règlement
- Il est directement applicable dans tous les états membres. De sa publication, le règlement
s’applique dans tous les états membres. L’article 288 interdit aux états de prendre des mesures de
réception interne. Interdit de subordonner l’application d’un règlement par une loi nationale. Va
forcer tous les états membres d’être monistes (on ne peut prendre des lois de réception)
La réception =/ ratification (c’est un instrument du droit international publique). La réception est un
instrument pour garantir l’autonomie constitutionnelle et procédurale des états.

Ces trois caractéristiques s’appliquent pour tous les règlements.


La directive

Art. 288 TFUE alinéa 3 : lie tout État membre destinataire quant au résultat à atteindre, tout en laissant
aux instances nationales la compétence quant à la forme et aux moyens.

Un acte de coopération entre les états et les institutions. Les institutions fixent les résultats et laissent les
états membres d’atteindre le but.
Acte obligatoire mais incomplet. Il y a la nécessité d’intervenir à travers la transposition.
Le caractère individuel : acte non pas à portée générale. Ce caractère est largement détrompé.

Le caractère du plus en plus détaillé de la directive = au sein du marché commun. Les matières
d’adoption sont des matières techniques.
Au début elle ne produisait pas un effet direct = un principe. Sous certaines conditions elle peut produire
un effet direct. Art 288 alinéa 4 prévoit que la décision est obligatoire dans tous ses éléments pour les
destinataires qu’elle désigne. Elle est un acte individuel, donc u acte non normatif. La différence est que
les effets se produisent seulement sous le destinataire. Dans quelques hypothèses on pose la question si
une décision peut avoir un caractère normatif. Reste-t-elle un acte individuel ?

Les avis et les recommandations.

Elles ne lient pas. La jurisprudence a précisé qu’elles ne sont pas dépourvues de tout effet de droit ; elles
ont une certaine portée juridique. Ex. l’avis de la commission dans le cadre du recours en manquement :
elle adresse au état lui demandant de modifier sa pratique et de se conformer au droit de l’union. Si l’état
ne poursuivre cet avis, il peut être accusé d’un manquement.
Produisent néanmoins un certain effet du droit.

Les accords internationaux


Il faut distingue plusieurs hypothèses :
1. Les accords conclu par l’Union = art 216 TFUE : prévoit que l’Union peut conclure des accords
avec des états tiers ou avec des organisations internationaux pour réaliser les objectifs visés par les
traités. Ces accords sont à considérer comme es actes des institutions. Ces accords lient les états
membres, l’Union et ses institutions. Ces accords ont primauté par rapport au droit des états
membres et sous certaines conditions sont directement applicables. En tant qu’actes des
institutions, les accords sont supérieurs aux autres actes
2. Actes conclus par l’Union et ses états membres = accords mixtes. Conclus dans les domaines ou
l’Union et ses états membres ont des visions différentes. Les accords de développement. Ex :
éducation, enseignement. Signées par la commission et les états membres. Une partie appartient
au droit de l’Union et l’autre aux états. Mais elles sont dans leurs intégralité des actes de l’Union,
parce que l’Union a la responsabilité d’assures la
3. Les accords conclus par les états membres. En principe, dans les domaines de compétences de
l’Union les états n’ont pas une possibilité de conclure des accords. Tout accord conclu par un état
membre dans un champ de compétence de l’Union est un acte illégal. Restent les accords signés
avant les communautés ou les accords conclus avant que cette compétence a été transférée à
l’Union. Les accords c’est maintiens mais il appartient aux états membres de chercher à éliminer
les parties contraires aux états membres.
III.2. Les caractères du droit de l’UE

• Principe de primauté

L’affirmation du principe
Ce principe n’a jamais été attribué su droit de l’union. Il va être attribué au juge, un principe prétorien.
1964 Costa c. Enel (question préjudicielle posée par le juge devant la Cour ; le gouvernement italien
conteste cette procédure parce que, comme état dualiste, pour eux, la loi de 1963 a abrogé les points du
traité concernant le même objet : une subordination du droit européen au droit interne.).
La cours va dire :
« Qu’issu d'une source autonome, le droit né du traité ne pourrait donc, en raison de sa nature spécifique
originale, se voir judiciairement opposer un texte interne quel qu'il soit »
« Que le transfert opéré par les États entraîne donc une limitation définitive de leurs droits souverains
contre laquelle ne saurait prévaloir un acte unilatéral ultérieur »

Dans un ordre juridique international le juge connait seulement les lois nationales, il n’a pas une
possibilité d’appliquer un traité. Un droit né du traité ne peut se voir annulé par une loi nationale.

Apparait comme un principe général, en tant qu’il comprise le droit née du traité. Implique la primauté
pour les dispositions mêmes du traité, mais aussi du droit dérivé, c’est-à-dire les décisions, les directives,
les réglementes etc. La primauté est opposable à toute source du droit national. Dans un autre arrêt = la
primauté sur la Constitution italienne : une ordonnance San Michelle 1965 et l’arrêt Internationale
Handelsgesellschaft. L’invocation d’atteinte portée a un droit national, ne serait affecté un acte de la
communauté (conflit entre la constitution allemande et une décision de la commission) .

Les implications d’un principe de primauté

La principale implication c’est de neutraliser le droit national incompatible. Face à un droit incompatible,
le juge peut écarter le droit national s’il est incompatible avec le droit de l’Union.

Arret Simmenthal = deux conséquences en droit interne :


1. L’existence d’une norme communautaire va faire de rendre inapplicable de plein droit toutes
dispositions contraires du droit interne, mais cela pourrait faire d’empêcher pour l’avenir la
formation valable des nouveaux actes législatives qui serait incompatible avec le droit de l’union.
Le garant de la primauté du droit de l’union est le juge (juge de droit commun du droit de l’union/
le protecteur du droit de l’union).
2. Le juge a une double obligation : doit appliquer en intégralité le droit de l’Union et de protéger les
droit conférées aux parties par ce droit + laisser inappliqué toute disposition contraire de la
législation national. Le juge est donc le garant ultime de la primauté. Mais cette obligation
incombe aussi à toutes autorités nationales (non juridictionnelles et administratives)
A aussi pour conséquences que les états membres engagent leur responsabilité. Le maintien d’une
disposition incompatible va engager la responsabilité, dès lors que cette incompatibilité est à l’origine
d’un préjudice.
• Principe de l’effet direct

= L’applicabilité directe.
Il est inscrit à l‘article 288 dans la description du règlement.

La notion
Deux significations dans le droit de l’Union :
1. Se rapporte ‘ l’insertion du droit européen dans le droit national. Quand on dit qu’une norme est
d’applicabilité directe, cette norme s’incorpore par elle-même en droit national. L’immédiateté
de la norme : dès sa publication au journal officiel
2. Les effets que la norme du droit de l’union peut déployer dans les ordres juridiques nationaux. On
dira d’une norme qu’elle est d’effet directe lorsqu’elle crée des normes qui peuvent être
revendiquées directement par les parties et des droits que le juge doit préserver. = arrêt van gend
en loos. On peut distinguer entre l’effet direct vertical (les particuliers invoquent les droits contre
les états) et horizontale (joue dans les rapports entres les particulières).

L’effet direct et les sources du droit

Toutes les sources bénéficient d’un effet direct. Il faut que la disposition présente un nombre des
caractères : elle soit précise et inconditionnelle.

L’effet direct des traités originels

Les dispositions sont celles qui imposent aux états des obligations claires et précises ainsi que des
obligations complètes : de faire, de ne pas faire.
Les dispositions des traitées sont celles pour exemples du droit de concurrence, relatives à la libre
circulation, à la non-discrimination ou au principe d’égalité, et toutes les droits de la charte des droits
fondamentaux.

Les règlements et les directives

Le règlement est directement applicable. La Cour a tiré la conclusion que toutes les dispositions d’un
règlement sont d’effet direct. A fortiori les décisions sont d’effet direct pour leur destinataire.
Pour la directive, les directives ne devraient pas produire des effets directes puisqu’il on a la condition de
transposition dans le droit de états. La norme devient complète qu’après la transposition. La cour de
justice a cependant admis que dans certaines circonstances particulières, les justiciables peuvent invoquer
en justice une directive à l’encontre d’un état membre. La cour évoque notamment le cas où l’état
membre a omis de prendre les mesures de transposition, ou l’état a mal transposé la directive. En fait
l’effet direct de directive corresponde à une pathologie du système. L’effet direct d’une directive est
conditionné :
1. Il faut que la période de transposition soit écoulé = a pour conséquence qu’on ne peut invoquer
une directive pendant la période de transposition.
2. Il faut que les dispositions soient suffisamment précises et inconditionnelles. La directive
bénéficie seulement d’un effet direct vertical. (mais l’état ne peut invoquer la directive contre un
citoyen).
Les accords internationaux
Arrêt du principe 1972 la cour énonce : Une disposition d’un accord conclu avec des pays tiers doit être
considéré comme étant d’application directe lorsque du a son caractère ainsi que l’objet de l’accord, elle
comporte une obligation claire est précise qui n’est subordonnée dans son exécution ou dans ses effets a
l’intervention d’aucun acte ultérieur