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ROYAUME DU MAROC

DEPF
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MINISTÈRE DE L’ECONOMIE Rabat-Chellah Maroc T : (+212) 537.67.74.15/16


ET DES FINANCES

NOTE DE
CONJONCTURE
DIRECTION DES ETUDES ET DES PREVISIONS FINANCIERES
N° 263 / Janvier 2019
Note de Conjoncture 2
Note de conjoncture N° 263 | Janvier 2019

Sommaire

PARTIE 1 ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL

01 ECONOMIES AVANCÉES

02 ECONOMIES ÉMERGENTES

03 MARCHÉS DES MATIÈRES PREMIÈRES

PARTIE 2 ENVIRONNEMENT NATIONAL

01 TENDANCES SECTORIELLES

02 DEMANDE INTERIEURE

03 ECHANGES EXTERIEURS

04 FINANCES PUBLIQUES

05 FINANCEMENT DE L’ECONOMIE

PARTIE 3 TABLEAU DE BORD

Direction des Etudes et des Prévisions Financières

Note de Conjoncture 3
Note de Conjoncture 4
Note de conjoncture N° 263 | Janvier 2019

2018, une année relativement positive


pour l’économie marocaine

L es évolutions conjoncturelles observées


au cours de l’année 2018 attestent, avec de
légères nuances, d’un comportement, dans
Pour ce qui est de la situation des finances
publiques, l’effet concomitant d’une baisse
des recettes ordinaires de 1% et de la hausse
l’ensemble, favorable de l’activité économique des dépenses globales de 2,1% a occasionné
nationale. un creusement du déficit budgétaire de 6,9
milliards de dirhams à fin novembre 2018.
Parallèlement aux performances du secteur
primaire, sous l’effet de la réalisation d’une En matière de financement de l’économie,
campagne agricole exceptionnelle pour la les crédits bancaires ont affiché une légère
deuxième année consécutive, le secteur hausse de 1,2% à fin novembre 2018, quoique
secondaire a fait montre d’un dynamisme s’inscrivant en nette décélération par rapport
encourageant, particulièrement pour ce qui au rythme de progression observé une année
est de ses composantes échangeables. De auparavant. Sur le marché boursier, malgré la
son côté, le secteur tertiaire est demeuré légère amélioration enregistrée en novembre
bien orienté, tirant profit de la vigueur du et décembre derniers, les indices MASI et
secteur touristique et de la performance MADEX ont clôturé l’année 2018 sur des baisses
affichée par les activités de transport et des de 8,3% et 8,6% respectivement.
télécommunications.
L’évolution de l’économie nationale en 2018 s’est
Le dynamisme observé au niveau de plusieurs opérée dans un contexte international certes
secteurs d’activité a été rendu possible grâce favorable, mais confronté à d’importantes
à la vitalité des dépenses des ménages, dans incertitudes dont l’intensité est appelée à
un contexte marqué par une inflation maitrisée, s’accentuer en 2019. La volatilité des cours
une situation sur le marché du travail en pétroliers, les risques liés à l’exacerbation
amélioration et une bonne tenue des crédits des tensions commerciales internationales
à la consommation. Ce dynamisme traduit, et le recours à des politiques monétaires
également, l’orientation positive des dépenses moins accommodantes dans certains pays
d’investissement, en lien avec la vigueur constitueraient les principaux risques baissiers
des importations de biens d’équipement, la de nature à affecter les perspectives de
hausse des crédits à l’équipement et le rebond l’économie mondiale en 2019.
exceptionnel des recettes des IDE.

Au niveau des échanges extérieurs, les


exportations nationales ont poursuivi leur
performance, entrainant dans leur sillage une
légère amélioration du taux de couverture.
Cette vigueur s’est avérée, toutefois, insuffisante
pour contrecarrer l’aggravation du déficit
Direction des Études et des
commercial, en raison du renchérissement Prévisions Financières
de la facture énergétique et la progression
soutenue des importations de biens finis
de consommation. Compte-tenu de ces
évolutions, les Réserves Internationales Nettes
représentent, actuellement, l’équivalent de 5
mois d’importations de biens et services.

Note de Conjoncture 5
Note de conjoncture N° 263 | Janvier 2019

Synthèse
N.B. : Sauf indication contraire, les évolutions présentées, dans la note, sont en glissement annuel.

Environnement international
Économie mondiale : expansion modérée au tournant de 2018-2019, dans un contexte
marqué par la volatilité des marchés financiers, le resserrement monétaire américain
et par des tensions commerciales. Le FMI prévoit désormais une croissance du PIB
mondial limitée à 3,5% en 2019 contre 3,7% en 2018.
Zone euro : essoufflement de la croissance (1,6% prévue pour 2019 après 1,8% en
2018), dans un contexte mondial moins favorable.
Euro : 1,14 dollar le 18 janvier, en baisse de 6,8% en variation annuelle.
Pétrole : le baril du Brent est remonté à 62 dollars le 18 janvier, suite à une réduction de
l’offre de l’OPEP, après avoir chuté à 56 dollars en moyenne en décembre.

Tendances sectorielles
Secteur primaire : Perspectives toujours positives pour la campagne agricole
2018/2019 et atténuation du repli du secteur de la pêche (-3,4% à fin novembre après
-11% à fin juin).
Secteur secondaire : bonne dynamique des secteurs industriel (+3% à fin septembre),
extractif (+4,7% à fin octobre) et de l’énergie électrique (+7,7% à fin novembre) contre
une baisse de la consommation de ciment (-3,7% à fin 2018).
Secteur tertiaire : performance favorable des secteurs touristique (arrivées : +8,5% à
fin novembre), de transport (Passagers aériens : +10,4%) et des télécommunications
(parc mobile : +4% à fin septembre).

Ménages & Entreprises


Consommation des ménages : hausse maîtrisée des prix à la consommation (+2% à
fin novembre), création de 104.000 emplois rémunérés au T3-2018 et bonne tenue des
crédits à la consommation (+5,5% à fin novembre).
Investissement : évolution positive des crédits à l’équipement (+1,1% à fin novembre),
des importations des biens d’équipement (+9,4% à fin décembre) et des recettes des
IDE (+33,6% à fin décembre).

62$/baril +3% +2% +33,6%


(fin septembre 2018)

Brent Production industrielle Inflation Recettes IDE

Note de Conjoncture 6
Note de conjoncture N° 263 | Janvier 2019

Echanges extérieurs
Aggravation du déficit commercial à fin décembre 2018, en rapport avec la forte
progression de la facture énergétique et des achats des biens d’équipement et
des biens finis de consommation.
Amélioration du taux de couverture de 0,5 point à 57,3%, tirée, notamment, par
la bonne performance des exportations (+10,2%).
Le secteur automobile (plus de 65 Mds DH) est le premier secteur exportateur
du Maroc pour la cinquième année consécutive.
Les Réserves Internationales Nettes permettent de couvrir 5 mois
d’importations de biens et services.

Finances publiques
Déficit budgétaire : aggravation de 6,9 milliards de dirhams par rapport à fin
novembre 2017, recouvrant l’effet conjoint de la baisse des recettes ordinaires
(-1%) et la hausse des dépenses globales (+2,1%).

Financement de l’Economie

Décélération des crédits bancaires à +1,2% à fin novembre (consommation :


+5,5% ; immobilier : +2,4% ; équipement : +1,1%).
Léger accroissement trimestriel des indices boursiers MASI & MADEX au T4-
2018 : +0,3% et +0,2% respectivement, ramenant leur performance annuelle à
-8,3% et -8,6% après +6,4% et +5,8% à fin 2017.

NB : Sauf indication contraire, les évolutions sont en glissement annuel

+10,2% +9,4% 5 mois -8,3% et -8,6%


d’importations B&S (respectivement)

Exportations Biens d’équipement RIN MASI et MADEX


(importations)

Note de Conjoncture 7
Note de conjoncture N° 263 | Janvier 2019

ENVIRONNEMENT
INTERNATIONAL

Note de Conjoncture 8
ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL

1. ECONOMIES AVANCEES
Etats-Unis : l’expansion devrait se poursuivre à un rythme modéré,
dans un contexte mondial moins favorable

L’expansion de l’économie américaine semble avoir


ralenti au quatrième trimestre 2018, après une
croissance soutenue au troisième trimestre (3,5%
en rythme annualisé), portée par le dynamisme des
dépenses de consommation des ménages. Pour
l’ensemble de l’année 2018, le PIB aurait augmenté
de 2,9% contre 2,2% en 2017, stimulée par des
réductions d’impôt et par l’amélioration du marché
de l’emploi. Toutefois, la croissance américaine

+ 2,9% devrait ralentir en 2019 à 2,5%, selon les dernières


prévisions du FMI, dans un contexte marqué par la
en 2018 hausse des taux d’intérêt, la volatilité des marchés
financiers et la faiblesse de l’économie mondiale.

Les derniers indicateurs s’avèrent


globalement favorables. La production
industrielle a progressé pour le septième mois
USA
consécutif en décembre (+0,3% après +0,5%
Croissance économique
en novembre). La croissance de l’activité du
secteur privé reste robuste, comme le montre
l’indice PMI composite (54,4 en décembre
3,9% après 54,7 en novembre). Toutefois, la
confiance des consommateurs s’est affaiblie,
en décembre
selon l’indice de l’Université du Michigan (-7,6
points à 90,7 en janvier, son plus bas niveau
depuis novembre 2016).

L’économie américaine continue de créer des


emplois à un rythme robuste. Ainsi, 312.000
postes nets ont été créés en décembre après
USA 176.000 en novembre, soit un cumul annuel
Taux de chômage de 3,24 millions d’emplois. Toutefois, le taux
de chômage est remonté à 3,9% en décembre
après avoir reculé à 3,7% en novembre, son
plus bas niveau depuis près de 50 ans.

1,9 %
en décembre
L’inflation s’est atténuée (1,9% en décembre
après 2,2% en novembre), s’approchant de
la cible officielle de 2%. Dans ce contexte,
la Fed devrait poursuivre le resserrement
de sa politique monétaire en 2019 à une
cadence modérée. La Fed avait relevé ses
USA taux directeurs de 25 points de base (pb) le
Inflation 19 décembre dernier, portant le cumul des
relèvements à 100 pb en 2018 et à 225 pb
depuis 2015.

Note de Conjoncture 9
ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL

Zone euro : perspectives de croissance modérée, entourées de grandes


incertitudes
Dans la zone euro, la croissance du PIB s’est
essoufflée au troisième trimestre 2018 (0,2%
contre 0,4% au T2), affectée par certains
facteurs spécifiques à des pays et des
secteurs (difficultés du secteur automobile
allemand,…). La croissance devrait se
poursuivre à un rythme modéré, soutenue
par la demande intérieure, soit 0,3% sur les
deux premiers trimestres de 2019, comme au

+1,8% dernier trimestre 2018, selon les projections


des trois instituts de recherche européens ifo,
en 2018
Istat et KOF.
Selon les dernières projections du FMI, la croissance de la zone euro devrait ralentir à 1,6% en
2019 après 1,8% en 2018 et 2,4% en 2017. La nette dégradation des perspectives économiques
en Allemagne (1,3% en 2019 après 1,5% en 2018) et en Italie (0,6% après 1%) contraste, toutefois,
avec la résilience relative de la croissance en France (1,5% après 1,5% en 2018). Les perspectives
Zone euro économiques sont confrontées à un contexte international moins dynamique et plus incertain.
Croissance économique Les risques baissiers pour la croissance incluent le Brexit, l’escalade des guerres commerciales, la
vulnérabilité des marchés émergents, la volatilité des marchés financiers, ainsi que les effets du
resserrement monétaire américaine sur l’économie mondiale
Les derniers indicateurs conjoncturels
confirment l’essoufflement de la croissance de la
zone euro. La production industrielle a enregistré
un net repli en novembre (-1,7% après +0,1% en
octobre). La croissance de l’activité du secteur
privé continue de ralentir, comme le signale
l’indice PMI composite (51,1 en décembre après

51,1 52,7 en novembre). La croissance allemande


marque son plus faible taux depuis 4 ans (51,6
en décembre
après 52,3), alors que celle de la France entre en
territoire négatif (48,7 après 54,2).
La baisse de la confiance économique dans
la zone euro s’est accentuée fin 2018, comme
le montre l’indice ESI de la Commission
européenne (-2,2 points à 107,3). Parmi les
Zone euro plus grandes économies de la zone euro, l’ESI
Indice PMI composite a diminué en Espagne (-3,0 points), en France
(-2,0), en Allemagne (-1,9) et en Italie (-1,4). Par
ailleurs, la confiance a nettement diminué dans
les secteurs de l’industrie (-2,3) et des services
(-1,4) ainsi que pour les consommateurs de la
zone euro (-2,3).

Note de Conjoncture 10
ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL

Le taux de chômage dans la zone euro a


reculé à 7,9% en novembre après 8% en
octobre, son niveau le plus faible depuis
octobre 2008, marquant ainsi une baisse
de 0,8 point en glissement annuel. Le repli

1,14 annuel du taux de chômage a concerné les


principaux pays membres de la zone, à savoir
le 18 janvier l’Allemagne (-0,3 point à 3,3%), la France
(-0,2 point à 8,9%), l’Italie (-0,5 point à 10,5%)
et, surtout, l’Espagne (-1,8 point à 14,7%).

Sur le marché des changes, l’euro s’est établi à


Parité euro/dollar 1,14 dollar le 18 janvier, marquant une baisse
de 0,4% depuis début 2019 et de 6,8% depuis
un an. L’euro devrait rester faible, traduisant la
divergence de la croissance économique et des
politiques monétaires entre la Fed et la BCE,
ainsi que les incertitudes politiques en Europe
(Brexit, Italie, France). Malgré l’arrêt de son
programme d’assouplissement quantitatif fin
2018, la politique monétaire de la BCE restera
accommodante, via des taux de refinancement
nuls, contrairement à la Fed qui devrait
poursuivre le relèvement de ses taux.

Le taux d’inflation dans la zone euro a baissé à 1,6% en décembre après 1,9% en novembre, soit
un niveau bien inférieur à la cible officielle de 2%.

Japon : Essoufflement de la croissance au second semestre 2018, les


perspectives restent modérées
L’économie nippone a connu une forte contraction au troisième trimestre (-2,5% en rythme
annualisé après +2,8% au T2), suite à la baisse de la demande interne et au repli des exportations,
+0,9% perturbées par des inondations et des tremblements de terre.
Selon le FMI, la croissance économique devrait ralentir à 0,9% en 2018 après une expansion
en 2018
de 1,9% en 2017, avant d’accélérer à 1,1% en 2019, confortée par la progression des salaires,
l’amélioration des profits des entreprises et la persistance de conditions financières favorables.
La politique monétaire devra rester expansionniste jusqu’à ce que l’objectif de 2% d’inflation soit
atteint (le taux d’inflation a reculé à 0,3% en décembre dernier après 0,8% en novembre).
Les indicateurs à haute fréquence
Japon s’avèrent globalement mitigés. La
Croissance économique production industrielle a enregistré un
repli en novembre (-1% après +2,9%
en octobre). De même, l’indicateur
coïncident du climat des affaires a
marqué une baisse en novembre (-1,9
point à 103). Par ailleurs, l’indice de
confiance des ménages s’est replié
pour le troisième mois consécutif en
décembre (-0,2 point à 42,7).

Note de Conjoncture 11
ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL

2. ÉCONOMIES EMERGENTES
Perspectives de croissance économique globalement robustes, quoique variables selon les pays et
les régions
Globalement, la croissance économique des pays émergents devrait se poursuivre à des rythmes ralentis mais encore robustes (4,5%
en 2019 après 4,6% en 2018 et 4,7% en 2017, selon le FMI). Toutefois, les perspectives sont entourées de certains risques liés aux tensions
commerciales internationales et à la hausse des taux d’intérêt aux États-Unis qui pourrait avoir des pressions sur les monnaies de certains
pays.

Selon le FMI, la croissance du PIB devrait


ralentir en Chine (6,2% en 2019 après 6,6%
en 2018) et en Russie (1,6% après 1,7%) et
+6,6% s’accélérer en Inde (7,5% après 7,3%) et
au Brésil (2,5% après 1,3%). La croissance
en 2018
devrait se tasser fortement en Europe
émergente (0,7% après 3,8%), affectée par
une forte contraction prévue en Turquie.
La reprise devrait continuer dans la région
MENA (2,4% après 2,4%) et se renforcer en
Afrique subsaharienne (3,5% après 2,9%).
Chine
Croissance économique
En Chine, l’expansion du PIB s’est poursuivie à un rythme ralenti au quatrième trimestre 2018
(6,4% après 6,5% au T3). La croissance annuelle pour 2018 s’est établie à 6,6% après 6,8% en
2017, freinée par le ralentissement du marché immobilier et le désendettement du secteur
52,2 financier non-bancaire. Dans le sillage de la réforme structurelle de l’offre, l’économie chinoise
en décembre devrait continuer de se rééquilibrer de l’industrie vers les services et de l’investissement vers la
consommation privée.
Les indicateurs conjoncturels s’avèrent
globalement favorables. La croissance de
la production industrielle se poursuit à un
rythme soutenu (5,7% en décembre après
Chine 5,4% en novembre). L’activité du secteur privé
marque une progression en décembre, comme
Indice PMI
le montre l’indice PMI composite (52,2 après
51,9 en novembre). Toutefois, les exportations
ont marqué un net repli en décembre (-4,4%
après 5,4% en novembre) tout comme les
+7,3% importations (-7,6% après 3%).
en 2018
En Inde, malgré un fléchissement de la croissance économique au troisième trimestre 2018
(7,1% après 8,2% au T2), les perspectives d’expansion restent vigoureuses. Le PIB devrait
progresser de 7,3% en 2018 et de 7,5% en 2019, selon le FMI, après 6,7% en 2017. Cette bonne
performance est liée à la dissipation des facteurs qui ont freiné l’activité au cours de l’année
2017 (démonétisation, instauration d’une nouvelle taxe sur les biens et services). L’exécution de
Inde réformes structurelles devrait accroître la productivité et encourager l’investissement privé. Le
Croissance économique dividende démographique reste favorable.

Note de Conjoncture 12
ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL

Les derniers indicateurs à haute fréquence


s’avèrent mitigés. Ainsi, la croissance de
la production industrielle a ralenti en
novembre (0,5% après 8,1% en octobre).
Toutefois, l’expansion de l’activité du secteur
privé s’est nettement renforcée au dernier
trimestre 2018, comme le montre l’indice PMI
composite (53,7 après 52,2 au T3).

Le taux d’inflation continue de baisser, passant à 2,2% en décembre après 2,3% en novembre et 3,4% en
octobre, soit un niveau en deçà de l’objectif officiel de 4%. Dans ce contexte, la banque centrale indienne a
laissé ses taux d’intérêt inchangés à 6,50% en décembre dernier, après les avoir relevés en juin et en août
(de 25 pb chacun).

Au Brésil, après une reprise au troisième trimestre 2018 (1,3% après 0,9% au T2), l’économie

+1,3% devrait poursuivre son redressement graduel. Ainsi, le PIB devrait croître de 2,5% en 2019 après
1,3% en 2018 et 1,1% en 2017, selon le FMI. L’amélioration de la consommation privée est soutenue
en 2018 par la baisse du chômage et le regain de confiance.
Les derniers indicateurs sont globalement encourageants. L’activité du secteur privé a marqué
une nette reprise au quatrième trimestre 2018, comme le montre l’indice PMI composite (51,5
après 48,5 au T3). Les ventes de détail ont enregistré un fort rebond en novembre (+2,9% après
-1,1% en octobre).
Brésil
Le taux de chômage continue de baisser mais
Croissance économique
demeure encore élevé (11,6% en novembre
après 11,7% en octobre). L’inflation confirme
son atténuation en décembre (3,8% après
4,1% en novembre, soit en dessous de l’objectif
officiel de 4,5%). Dans ce contexte, la politique
monétaire devrait rester accommodante. Les
taux d’intérêt directeurs restent inchangés à
6,50%, après avoir été abaissés de 775 points
de base entre octobre 2016 et mars 2018.

Note de Conjoncture 13
ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL

3. MARCHES DES MATIERES PREMIERES


Remontée des cours de pétrole début 2019, après une forte chute fin 2018

L’indice des cours des produits énergétiques,


calculé par la Banque mondiale, a poursuivi
sa forte baisse fin 2018 (-11,3% en décembre
après -15,4% en novembre), en lien avec
la chute des prix de pétrole. De son
côté, l’indice des prix des produits non
énergétiques a marqué un léger recul (-0,4%
Brent : 62 $/baril en décembre après -1,4% en novembre). Le
Butane : 440 $/T repli des cours des métaux de base (-2,6%
en décembre) contraste, toutefois, avec la
hausse de ceux des produits alimentaires
(+0,5%), des fertilisants (+3,1%) et des
métaux précieux (+4,1%).
Les prix de pétrole ont connu une forte baisse fin
Produits énergétiques 2018, suite à une hausse de l’offre et une faiblesse
de la demande. La baisse de la production
iranienne est plus que compensée par les autres
grands producteurs. Ainsi, les cours du Brent ont
chuté à 56 dollars en moyenne en décembre,
leur plus bas niveau depuis septembre 2017,
marquant une baisse de 30% depuis leur pic
d’octobre et de 12% depuis début 2018. Après
avoir reculé à environ 50 dollars fin décembre, les
cours pétroliers se sont inscrits en hausse pour
atteindre 62 dollars le 18 janvier 2019.

Cette reprise des prix intervient suite à la décision de l’OPEP et de certains pays non membres
390 $/T de réduire leur production de 1,2 mbj, à partir du 1er janvier 2019, afin de remédier aux excédents
croissants du marché.
en décembre
Dans le sillage du pétrole, les cours du gaz butane ont baissé de 12% en décembre pour s’établir
à 379 dollars la tonne en moyenne, avant de repasser à 440 dollars la tonne le 18 janvier 2019.

Les cours du phosphate brut ont rebondi


de 7% en décembre pour atteindre 99,2
dollars la tonne, portant leurs gains à 24%
depuis début 2018. De leur côté, les prix des
Engrais DAP engrais phosphatés DAP ont reculé de 5%
en décembre pour s’établir à 390 dollars la
tonne, ramenant leur performance annuelle
à 9%. Les perspectives s’avèrent globalement
favorables.

Note de Conjoncture 14
ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL

Les prix du blé tendre (SRW) ont poursuivi leur


remontée pour atteindre 218 dollars la tonne
Blé : 218 $/T en décembre, leur plus haut niveau depuis mars
Sucre : 279 $/T 2015, marquant une hausse mensuelle de 3,3%
et annuelle de 26%. Cette augmentation des
prix est liée à des conditions météorologiques
défavorables dans certains pays exportateurs
(Australie, Argentine, Etats-Unis). La production
mondiale de blé devrait baisser pour la saison
Produits alimentaires en cours, après une récolte record en 2017/2018.
Toutefois, les disponibilités restent confortables
et les stocks sont encore élevés.

Les prix mondiaux du sucre brut (ISA) ont baissé de 2% en décembre pour s’établir à 279 dollars la
tonne en moyenne, portant leur baisse annuelle à 12%. Cette baisse s’explique par l’amélioration
des perspectives de la production de sucre en Inde et par la diminution de la part de la canne
à sucre utilisée pour produire de l’éthanol au Brésil, suite à la baisse des prix de pétrole.
Globalement, les disponibilités restent abondantes et les perspectives de l’offre favorables. La
production mondiale de sucre resterait excédentaire (+2,2 millions de tonnes en 2018/2019 après
+7,3 millions de tonnes la saison précédente, selon l’Organisation internationale du sucre).

Note de Conjoncture 15
Note de conjoncture N° 263 | Janvier 2019

ENVIRONNEMENT
NATIONAL

Note de Conjoncture 16
ENVIRONNEMENT NATIONAL

1. TENDANCES SECTORIELLES
Activités primaires
Evolution favorable du couvert végétal à fin décembre 2018
61,9% D’après les dernières données publiées par le Centre Royal de Télédétection Spatiale (CRTS), le
couvert végétal au Maroc montre une situation bonne à moyenne dans la majorité des régions du
Royaume, avec un profil en dessus de celui d’une année moyenne et de l’année précédente. Par
région, le couvert végétal en situation bonne a augmenté modérément entre les mois de novembre
et décembre 2018 dans les régions de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Fès-Meknès, Rabat-Salé-Kénitra,
Béni Mellal-Khénifra et Casablanca-Settat. L’indice de végétation moyen dans les régions de
Marrakech-Safi, Darâa-Tafilalet, Souss Massa et Guelmim-Oued Noun se situe actuellement entre
Taux de remplissage 29% et 57%. Par ailleurs, la région de l’Oriental a enregistré le niveau le plus faible de couverture
des barrages
végétale malgré une légère progression par rapport au mois précédent.
Concernant les réserves hydriques au niveau national, le volume du remplissage des principaux
barrages nationaux a atteint 9,4 milliards de mètres cubes au 18 janvier 2018, soit un taux de
remplissage de 61,9%, après 38,3% il y a une année.
En matière d’échanges avec l’extérieur, le secteur de l’« agriculture et agroalimentaire » a été
générateur de recettes de l’ordre de 58,1 milliards de dirhams au terme de l’année 2018, après 54,4

+6,8% milliards de dirhams un an auparavant, en progression de 6,8%, portée par un accroissement des
exportations du secteur de l’agriculture, sylviculture et chasse de 15% et de celles de l’industrie
(fin 2018) alimentaire de 1,8%.

Comportement favorable du secteur de la pêche au cours du deuxième


semestre 2018
Le volume des débarquements du
secteur de la pêche côtière maintient
Exportations agriculture
et agroalimentaire son comportement favorable affiché au
cours du troisième trimestre 2018 (+5,4%),
enregistrant une hausse de 2,2% durant les
deux premiers mois du quatrième trimestre
2018 pour se solder sur une augmentation
de 3,9% au cours de la période de juillet à
novembre 2018. Suite à cette évolution, le
recul de ces débarquements s’est réduit à
3,4% à fin novembre 2018 après un retrait
-3,4% en volume de 11% à fin juin 2018 et de 5,4% à fin
novembre 2017.

Pour ce qui est de la valeur marchande de


ces débarquements, elle s’est inscrite en
hausse de 8,7% à fin novembre de 2018,
au lieu de +5,4% il y a une année, portée
principalement par la bonne tenue de la
Pêche côtière et artisanale
valeur des captures des céphalopodes
(+29,6%) et dans une moindre mesure de
celles des poissons pélagiques (+0,5%).

Note de Conjoncture 17
ENVIRONNEMENT NATIONAL

Activités secondaires

+4,7% Evolution globalement favorable de l’activité du secteur extractif


Le secteur extractif a connu, à fin octobre 2018,
un comportement globalement favorable, porté
par la progression de la production de phosphate
roche, en volume, de 4,7%. Cette évolution tient
à une hausse de 21,8% au premier trimestre et de
2,9% au troisième trimestre 2018, atténuée par
Production de phosphate une baisse de 2% au cours du deuxième trimestre
roche
et de 5,7% lors du mois d’octobre 2018.

Concernant les exportations en volume du phosphate roche, elles ont enregistré une quasi-
stagnation à fin novembre 2018. Au terme de l’année 2018, le chiffre d’affaires à l’export du groupe
OCP s’est situé à 51,7 milliards de dirhams, pour marquer une progression de 17%.
+17%
Accélération de la production du secteur de l’énergie électrique à fin
novembre

La production de l’électricité maintient son


évolution favorable au terme des onze premiers
Exportations OCP
mois de 2018, marquant une progression de 7,7%
après +3,3% il y a une année. Cette amélioration
recouvre une hausse de la production privée
de 9,1%, de celle des projets développés dans
le cadre de la loi 13-09 de 76,2% et de celle de
l’ONEE de 0,8%.

+7,7% (production)

Par ailleurs, la consommation de l’énergie électrique s’est réduite de 2,2% à fin novembre 2018,
après une augmentation de 4,6% à fin novembre 2017, en rapport avec une baisse de 3% des
ventes de l’énergie de très haute, haute et moyenne tension, légèrement allégée par la hausse des
ventes de l’énergie de basse tension de 0,5%.
De son côté, le solde des échanges de l’énergie électrique avec l’Algérie et l’Espagne (importations-
Energie électrique
exportations), s’est replié de 39,4% à fin novembre 2018, suite au recul du volume de l’énergie
importée de 36,5%, allégé par le renforcement de celle exportée de 75,3%, dans un contexte
d’une quasi-stagnation de l’énergie nette appelée (+0,3%), après +5,2% un an plus tôt.

Note de Conjoncture 18
ENVIRONNEMENT NATIONAL

-3,7% BTP : clôture de l’année 2018 sur une légère baisse des ventes de ciment

Le secteur du BTP a observé durant le mois


de décembre 2018 une augmentation des
ventes de ciment de 8,2%. Malgré cette
Ventes de ciment
bonne tenue au dernier mois de 2018, ces
ventes ont clôturé l’année sur une baisse de
3,7%, après un recul de 2,5 à fin 2017.

+3,6% Quant au financement des opérations immobilières, l’encours des crédits à l’immobilier s’est
accru de 2,4% à fin novembre 2018, après +4,2% un an plus tôt. Cette progression recouvre un
accroissement des crédits accordés à l’habitat de 3,6% et un repli de ceux alloués à la promotion
immobilière de 4% après +5,8% il y a une année.

Poursuite du dynamisme de l’activité du secteur manufacturier au


Crédits à l’habitat quatrième trimestre

Pour le troisième trimestre consécutif,


le secteur manufacturier affiche un
renforcement de son indice de production,
+3% hors raffinage de pétrole, de 3%, donnant
(fin septembre 2018) lieu à une progression de 3% au terme des
neuf premiers mois de l’année 2018, soit la
meilleure performance enregistrée sur les dix
dernières années.

Indice de production L’évolution s’est annoncée favorable au cours du quatrième trimestre 2018, reflétée par une
industrielle augmentation de la production au cours du premier mois de ce trimestre, comparativement au
mois précédent, et une stabilité de la production courant le deuxième mois du même trimestre,
d’après les derniers résultats de l’enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib auprès du secteur
manufacturier. La stabilité de la production enregistrée au mois de novembre 2018 aurait résulté,
notamment, d’une hausse dans le secteur « agro-alimentaire », de « textile et cuir », de « la
mécanique et métallurgie » et d’une baisse au niveau de celui de la « chimie et parachimie ».

Note de Conjoncture 19
ENVIRONNEMENT NATIONAL

Sur un autre volet, les résultats de la même


enquête font état d’une accélération notable du
taux d’utilisation des capacités de production
74% (TUC) durant les mois d’octobre et novembre 2018,
comparativement aux mêmes mois de l’année
précédente (+12,5 points), souscrite par une bonne
tenue de celui des industries chimiques et para-
chimiques (+23 points), des industries mécaniques
et métalliques (+8 points) et des industries agro-
TUC alimentaires (+1 point). A fin novembre 2018, le
TUC a augmenté de 4 points en une année.
Concernant les échanges commerciaux avec l’extérieur, le secteur manufacturier a poursuivi sa
dynamique favorable à fin décembre 2018, marquant une performance de +10,7% au niveau du
secteur de l’automobile, de +13,8% pour le secteur aéronautique, de +4,2% pour celui de textile et
cuir, de +7,3% pour celui de l’électronique et de +1,8% pour l’industrie alimentaire.

Activités tertiaires
Dynamique favorable des indicateurs touristiques
Le nombre des arrivées et des nuitées touristiques, indicateurs clés du secteur touristique au
Maroc, poursuivent leur bonne dynamique au terme des onze premiers mois de l’année 2018.
+8,5% et +8,4% Le nombre des arrivées s’est raffermi de
respectivement 8,5% à fin novembre 2018, après +9,9% il y
a une année. Cette bonne tenue continue de
profiter de la bonne dynamique des arrivées
des touristes étrangers, dont le flux s’est
affermi de 14,5% (après +14,9%). Pour ce
qui est des arrivées des MRE, leur volume
Arrivées et nuitées a augmenté de 2,3% à fin novembre 2018
(après +5,1%).

Concernant les nuitées réalisées dans les


établissements d’hébergement classés, elles
se sont accrues de 8,4% à fin novembre 2018,
après +15,2% à fin novembre 2017. A l’origine
de plus de 83% de cette performance, le
nombre des nuitées réalisées par les non-
résidents qui a progressé de 11,8% à fin
novembre 2018. Quant à celui des résidents,
il a augmenté de 1,2%.

Ayant franchi le cap de 1 million de nuitées pour la première fois, la ville de Fès rejoint le lot des
premiers pôles touristiques au Maroc, notamment, les villes de Marrakech avec 7,9 millions de
nuitées réalisées au terme des onze premiers mois de 2018, Agadir (5,5 millions de nuitées),
Casablanca (2 millions de nuitées) et Tanger (1,3 million de nuitées).
Concernant les recettes touristiques, elles ont clôturé l’année 2018 sur une progression de 1,4% à
73,2 milliards de dirhams.

Note de Conjoncture 20
ENVIRONNEMENT NATIONAL

Bonne tenue du secteur des télécommunications à fin septembre


+ 4%
Le secteur des télécommunications a enregistré un bon comportement à fin septembre 2018 dans
l’ensemble de ses segments.

Le parc de la téléphonie mobile a atteint 46


millions d’abonnés à fin septembre 2018,
enregistrant un taux de pénétration de 130,7%
Téléphonie mobile
après 127% à la même période de l’année
précédente. Suite à cette évolution, le taux de
croissance de ce parc s’est situé à +4%. Pour
ce qui est du parc de la téléphonie fixe, il s’est
amélioré de 2% à fin septembre 2018 à 2,1
millions d’abonnés, pour porter le parc global
de la téléphonie à 48,1 millions d’abonnés, en
hausse de 4% en une année.

+ 10,4% Concernant le segment de l’Internet, le nombre de ses abonnés s’est renforcé de 5,4% au terme
des neuf premiers mois de 2018, après +33,3% un an plus tôt, pour totaliser près de 23,7 millions
d’abonnés, au lieu de 22,6 millions à fin septembre 2017. Par ailleurs, le taux de pénétration de ce
segment s’est situé à 67,5% à fin septembre 2018, après 64,7% il y a une année.

Comportement globalement favorable du secteur du transport

Passagers aériens Au niveau de l’activité portuaire, le volume


du trafic, enregistré dans les ports gérés
par l’Agence Nationale des Ports (ANP), s’est
accru de 0,6% au terme des onze premiers
mois de 2018, après +7,9% il y a une année.
Cette progression résulte d’une augmentation

+6,8%
du trafic des importations (+3,9% après
-1,4%), allégée par un léger recul de celui des
exportations de 2,9% (après +27,9%).

Par ailleurs, l’activité de transport aérien


continue sa bonne dynamique, enregistrant
une hausse du nombre de passagers accueillis
dans les aéroports nationaux de 10,9% au terme
Fret aérien des deux premiers mois du T4-2018 après des
performances de +5,5%, +10,7% et +16,3% au
cours de trois derniers trimestres pour marquer
une croissance de 10,4% à fin novembre 2018.
Quant au trafic du fret aérien, son volume s’est
amélioré de 6,8% au terme des onze premiers
mois de 2018.

Note de Conjoncture 21
Note de conjoncture N° 263 | Janvier 2019

TENDANCES SECTORIELLES (*)

EVOLUTION
SECTEUR 2017 OCT 18 NOV 18 DÉC 18
CUMULÉE
Agriculture
Activités
primaires
Pêche

Phosphates et dérivés

Automobile

Aéronautique

Electronique
Activités
secondaires
Agroalimentaire

Textile et cuir

Energie électrique

BTP

Tourisme

Activités
Transport
tertiaires
Télécommunications

Amélioration Amélioration récente


Stabilité
Dégradation récente
Recul
*: appréciation basée sur les derniers baromètres conjoncturels disponibles.

Note de Conjoncture 22
ENVIRONNEMENT NATIONAL

2. DEMANDE INTERIEURE
Au niveau de la demande intérieure, la consommation des ménages a préservé une tendance
positive, favorisée, notamment, par une évolution toujours maîtrisée de l’inflation (hausse de l’IPC
de 2% à fin novembre 2018) et une évolution positive des revenus des ménages. Ceux-ci auraient
bénéficié, particulièrement, d’une situation globalement favorable du marché de l’emploi (création
de 104.000 emplois rémunérés au T3-2018) ainsi que des impacts positifs de la campagne agricole

+2% 2017/2018. De leur côté, les crédits à la consommation maintiennent leur évolution positive,
enregistrant une hausse de 5,5% à fin novembre 2018.
Par ailleurs, l’effort de l’investissement
devrait se maintenir en phase, notamment,
avec l’évolution toujours positive des crédits
à l’équipement (+1,1% à fin novembre 2018),
le comportement favorable des importations
Inflation des biens d’équipement et des demi-produits
(+9,4% et +3,6% respectivement à fin 2018) et
le redressement des recettes des IDE (+33,6%
à fin 2018).

Décélération de l’indice des prix à la consommation au deuxième


semestre 2018
L’indice des prix à la consommation (IPC) s’est accru durant le mois de novembre 2018 de 0,7%
comparativement au mois précédent. Cette variation est à lier à l’augmentation de l’IPC alimentaire
de 1,6% et de l’IPC non alimentaire de 0,2%. La hausse des prix enregistrée au niveau des produits
alimentaires est alimentée, essentiellement, par l’accroissement des prix des légumes de 10,7%,
des viandes de 2,9%, des poissons et fruits de mer de 1,7% et du lait, fromage et œufs de 1,0%,
allégé par le recul de ceux des fruits de 2,5% et des huiles et graisses de 1,1%. Pour les produits non
alimentaires, la baisse a concerné, principalement, les prix des carburants (-1,6%).
En glissement annuel, l’IPC a augmenté
+33,6% de 2% au terme des onze premiers mois de
2018, après +2,3% à fin juin 2018 et +0,7%
à fin novembre 2017, en rapport avec une
hausse conjointe de l’IPC alimentaire
de 1,7% et non alimentaire de 1,9%.
La décélération de l’évolution de l’IPC
observée à partir du troisième trimestre
Recettes IDE
2018 est attribuable, particulièrement, au
ralentissement du rythme de croissance
des prix des produits alimentaires pour
enregistrer une baisse de 0,4% durant
les deux premiers mois du T4-2018, après
+0,8% au T3-2018 et +3,4% au T2-2018.
De son côté, le secteur manufacturier, hors raffinage de pétrole, a enregistré une hausse de son
indice des prix à la production de 0,3%, en glissement mensuel, courant le mois de novembre 2018.
Cette augmentation recouvre un accroissement des prix de la Métallurgie de 1,3%, de l’industrie
d’habillement de 0,7%, de l’industrie chimique de 0,5%, des industries alimentaires de 0,2% et du
travail du bois et fabrication d’articles en bois et en liège de 3,3%, modéré par un recul des prix à la
production de 0,3% dans l’industrie de « la fabrication d’autres produits minéraux non métalliques
». Par ailleurs, les indices des prix à la production relatifs aux secteurs des industries extractives
et de la production et distribution d’électricité et d’eau ont stagné par rapport au mois précédent.

Note de Conjoncture 23
ENVIRONNEMENT NATIONAL

Comportement favorable du marché de travail au troisième trimestre


Entre les troisièmes trimestres 2017 et 2018, l’économie marocaine a connu une création nette de
122.000 nouveaux postes d’emplois, recouvrant 104.000 postes rémunérés et 18.000 postes non
rémunérés, tout en notant que la plus grande part des nouveaux postes créés a profité particulièrement
10% au milieu urbain (108.000 postes rémunérés et 10.000 postes non rémunérés).
Le secteur des services a été à l’origine de 98.000 postes de ces emplois, celui de l’industrie (y compris
l’artisanat) de 19.000 emplois et celui de l’agriculture, forêt et pêche de 9.000 emplois. En revanche, le
secteur du BTP a enregistré une perte de 4.000 postes d’emploi.
Sur un autre volet, avec un accroissement de la population active occupée de 1,2%, le taux de chômage
a marqué une baisse de 0,6 point par rapport au troisième trimestre 2017, pour se situer à 10%.
Taux de chômage
Ce retrait découle d’un repli du taux de
chômage au milieu rural de 0,7 point à 3,9%
et dans le milieu urbain de 0,6 point à 14,3%.
Les baisses les plus importantes du taux de
chômage ont concerné les jeunes âgés de 15
à 24 ans (-1,8 point), les femmes (-1,3 point) et
les personnes ayant un diplôme (-1,1 point). Par
contre, le taux de chômage des adultes âgés de
45 ans et plus a enregistré une hausse de 0,2
point.

Note de Conjoncture 24
ENVIRONNEMENT NATIONAL

3. ECHANGES EXTÉRIEURS
Les résultats préliminaires des échanges
extérieurs au titre de l’année 2018 font ressortir
57,3% une hausse du déficit commercial de 8% pour
s’établir à 204,5 milliards de dirhams. Cette
évolution résulte de la progression conjointe
des exportations de 10,2% et des importations
de 9,3%. Toutefois, le taux de couverture s’est
amélioré de 0,5 point pour ressortir à 57,3%.
Taux de couverture

Consolidation des exportations nationales de biens à fin 2018

Au terme de l’année 2018, les exportations


de biens se sont élevées à 274,2 milliards
de dirhams, soit une progression de
10,2%. Cette dynamique s’explique par
la hausse des exportations de l’ensemble
des secteurs, notamment des ventes
de phosphates et dérivés, du secteur

+10,2%
automobile, des produits de l’«agriculture
et agro-alimentaire», du secteur de
l’aéronautique et du secteur textile et cuir.
Ces secteurs contribuent pour près de
82% à la hausse totale des exportations.
Les expéditions du groupe OCP se sont établies à 51,7 milliards de dirhams en 2018, en hausse de 17%.
La part de ce secteur dans le total des exportations s’est située à 18,9% contre 17,8% un an auparavant.
Exportations
Hors OCP, les exportations ont profité de la bonne orientation des métiers mondiaux du Maroc, en
l’occurrence les ventes des secteurs de l’automobile (+10,7% à plus de 65 milliards de dirhams), de
l’aéronautique (+13,8% à 13,9 milliards) et de l’électronique (+7,3% à 9,8 milliards).
Suivant la même tendance, les exportations du secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire se sont
accrues de 6,8% à 58,1 milliards de dirhams. La hausse relevée est imputable aux ventes du segment
« agriculture, sylviculture et chasse » (+15% à 23,9 milliards de dirhams) et à l’industrie alimentaire
(+1,8% à 32,3 milliards).
De leur côté, les exportations du secteur du textile et cuir se sont améliorées de 4,2% à 38,6 milliards
de dirhams, soit 14,1% des exportations totales. Cette évolution a résulté, principalement, de
l’accroissement des exportations des vêtements confectionnés (3% à plus de 24 milliards de dirhams),
des articles de bonneterie (+3,5% à 7,8 milliards de dirhams) et de celles des chaussures (+2,2% à 3,1
milliards de dirhams).
+10,7% Il est à noter, également, la progression des exportations du secteur de l’industrie pharmaceutique
de 7,1% à 1,2 milliard de dirhams. Enfin, le reste des exportations, soit l’équivalent de 13% des
exportations totales, s’est accru de 12,2%.

Automobile

Note de Conjoncture 25
ENVIRONNEMENT NATIONAL

Nette progression des importations, occasionnée surtout par les produits


énergétiques, les biens d’équipement et les biens finis de consommation
+9,3%
Après un accroissement de 6,7% en 2017, les
importations augmentent de 9,3% en 2018 pour
atteindre 478,7 milliards de dirhams. Cette hausse
s’explique à hauteur de 31,5% par l’augmentation
Importations des achats de produits énergétiques. Hors
énergie, les importations se sont accrues de
7,6%. Cette hausse a concerné la totalité des
autres groupes de produits.

+7,4% Les importations des produits énergétiques se sont raffermies de 18,4%, pour atteindre 82,3 milliards
(Importations)
de dirhams. Cette hausse s’explique, pour l’essentiel, par l’appréciation des achats des gas-oils et fuel-
oils (+7 milliards de dirhams) et des houilles ; cokes et combustibles solides (+2,6 milliards de dirhams).
Concernant les autres postes de produits, les achats de biens d’équipement, qui constituent le premier
poste des importations nationales avec une part de 25%, se sont accrus de 9,4% à 119,6 milliards de
dirhams. Les demi-produits se sont, pour leur part, appréciés de 3,6% pour se situer à près de 99,1
milliards de dirhams. En dépit de cette augmentation, la part des achats de biens d’équipement et de
Biens de consommation
demi-produits dans le total des importations recule de 1,1 point soit 45,7% contre 46,8% une année
auparavant.
Pour ce qui des acquisitions de produits alimentaires, ils ont enregistré une hausse de 7%, sous l’effet
de l’augmentation des importations de blé (+783 millions de dirhams) et de tourteaux (+559 millions).
De même, les achats de produits finis de consommation ont augmenté de 7,4% à 107,7 milliards de
dirhams. Cette évolution trouve son origine dans la progression des importations des parties et pièces
+18,4% pour voitures et véhicules de tourisme et des étoffes de bonneterie de 20,7% et 21% respectivement.
Enfin, les achats de produits bruts ont, également, concouru à la hausse des importations globales,
avec une hausse de 17,6% à 24,4 milliards de dirhams. Cette hausse a été constatée au niveau des
importations de soufres (+3 milliards de dirhams) et de minerai de cobalt (+574 millions).

Facture énergétique
Evolution favorable des flux des IDE en 2018
A fin 2018, la balance des voyages fait ressortir un excédent de 54,3 milliards de dirhams, en baisse de
0,9% sur un an. Cette évolution est imputable à la progression des recettes (+1,4% à 73,2 milliards de
dirhams) conjuguée, toutefois, à la hausse des dépenses (+8,9% à 18,9 milliards). Les transferts des
MRE se sont, pour leur part, repliés de 1,7% à 64,8 milliards de dirhams. Ces deux postes ont, ainsi,
permis de couvrir 67,5% du déficit commercial après 72,9% un an auparavant.

+33,6% Par ailleurs, les IDE ont enregistré un flux de 33,5


milliards de dirhams, soit une progression de 28,6%.
Cette évolution a pour origine la hausse des recettes
(+11,6 milliards de dirhams) plus importante que celle
des dépenses (+4,1 milliards de dirhams).
Recettes IDE

Note de Conjoncture 26
ENVIRONNEMENT NATIONAL

4. FINANCES PUBLIQUES (HORS TVA DES COLLECTIVITÉS LOCALES)

La situation des charges et ressources du Trésor à fin novembre 2018 fait ressortir un creusement du
déficit budgétaire, en glissement annuel, de 20,7% ou de 6,9 milliards de dirhams pour se situer à 40,5
milliards de dirhams. Cette évolution recouvre l’effet conjoint de la baisse des recettes ordinaires de 1%
et la hausse des dépenses globales de 2,1%.
Bonne tenue des recettes fiscales, particulièrement, celles des impôts
indirects

+2,7%
Au terme des onze premiers mois de 2018, le taux d’exécution des recettes ordinaires s’est établi à
84,8%. Dans leur composante fiscale, les recettes ont enregistré un taux de réalisation de 86,3%. Ce
résultat recouvre :

• la réalisation de 81,3% des recettes des impôts


directs prévus dans la Loi de Finances, suite à
la concrétisation de 77,6% des prévisions des
Recettes fiscales recettes de l’IS et de 88,5% de celles de l’IR,
• la réalisation de 92,2% des recettes des impôts
indirects, recouvrant la concrétisation de 91,5%
des prévisions des recettes de la TVA et de 93,9%
des recettes des TIC,

• l’exécution de 91,4% des prévisions initiales des droits de douane, et


• la réalisation de 81,5% des prévisions au titre des droits d’enregistrement et de timbre.
Quant au taux d’exécution des recettes non fiscales, il a atteint 70,3%, recouvrant la concrétisation de
82% des recettes de monopoles et la réalisation de 60,9% des autres recettes non fiscales.
En termes d’évolution, les recettes ordinaires ont reculé, en glissement annuel, de 1% pour se situer à
200,8 milliards de dirhams. Cette évolution est attribuable, essentiellement, au repli des recettes non
fiscales de 30,5% pour s’établir à 15,6 milliards de dirhams, atténuée par l’accroissement des recettes
fiscales de 2,7% pour atteindre 182,4 milliards de dirhams.

+4,5% A l’exception des recettes relatives aux droits


d’enregistrement et de timbre, la hausse
des recettes fiscales a concerné les autres
rubriques. Ainsi, les recettes des impôts directs
ont enregistré une légère hausse de 0,8% pour
s’établir à 78,9 milliards de dirhams. Cette
Recettes impôts évolution recouvre, essentiellement, la hausse
indirects des recettes de l’IR de 3,2% pour avoisiner 37
milliards de dirhams, atténuée par le repli de
celles de l’IS de 1,9% à 39,7 milliards de dirhams.

L’appréciation des recettes de l’IR recouvre, particulièrement, l’augmentation des recettes de l’IR
prélevé par la Direction des Dépenses de Personnel (DDP) de 3,2% à 7,8 milliards de dirhams et une
baisse de celles de l’IR sur les profits immobiliers de 1% à 3,7 milliards de dirhams.
La baisse des recettes de l’IS, quant-à-elle, s’explique par la baisse des recettes au titre de la
régularisation versées en mois de mars 2018 par rapport à des recettes exceptionnelles versées en mars
2017, en relation avec le bon comportement durant l’année 2016 des résultats du secteur financier, des
sociétés pétrolières, de l’agence nationale de la conservation foncière, des cimenteries, des sucriers et
des sociétés de télécommunications.

Note de Conjoncture 27
ENVIRONNEMENT NATIONAL

Pour leur part, les recettes des impôts indirects ont augmenté de 4,5% pour atteindre 80,3
milliards de dirhams. Cette hausse est en relation avec le raffermissement des recettes de la TVA
et de celles des TIC.
Les recettes de la TVA se sont appréciées de 5,6% pour atteindre 54,7 milliards de dirhams,
recouvrant une hausse des recettes de la TVA à l’importation de 5,8% à 34,9 milliards de dirhams,
et de celles de la TVA intérieure de 5,3% à 19,9 milliards de dirhams. Ces dernières tiennent
compte de remboursements (part du budget général) pour un montant de 4,6 milliards de
dirhams à fin novembre 2018, en hausse de 5,2% par rapport à l’année précédente.
Pour ce qui est des recettes des TIC, elles ont augmenté de 2,2% pour s’établir à 25,6 milliards de
dirhams, consécutivement à l’augmentation des recettes des TIC sur les tabacs manufacturés de
7,5% à 9,8 milliards de dirhams, et à la légère baisse de celles des TIC sur les produits énergétiques
de 0,9% à 14,3 milliards de dirhams.
De leur côté, les recettes des droits de douane se sont accrues de 14% pour atteindre 8,9 milliards
de dirhams.
En revanche, les recettes relatives aux droits d’enregistrement et de timbre ont reculé de 2,8%
pour se situer à 14,3 milliards de dirhams.
S’agissant des recettes non fiscales, leur repli est attribuable à l’effet conjoint de la hausse des
recettes de monopoles de 14,7% à 8,1 milliards de dirhams, de la redevance gazoduc de 55,7%
à 1,5 milliard de dirhams et des recettes en atténuation des dépenses de la dette de 5,4% à
689 millions de dirhams, et du repli des recettes au titre de dons reçus des pays du Conseil de
Coopération du Golfe (CCG) de 85,8% à 1,2 milliard de dirhams (16,5% des prévisions initiales) et
des fonds de concours de 60,7% à 420 millions de dirhams.

Hausse des dépenses ordinaires, notamment, celles de biens et services


+2,4% et de compensation
Par rapport aux prévisions initiales de la
Loi de Finances, l’exécution des dépenses
ordinaires a été maitrisée à 88,9% à fin
novembre 2018, couvrant la réalisation
Dépenses ordinaires de 88,9% des dépenses de personnel, de
79,2% des dépenses des autres biens et
services, de 96,5% des dépenses afférentes
aux intérêts de la dette et de 120,7% de la
charge prévue de compensation.

En termes d’évolution, les dépenses


ordinaires ont augmenté de 2,4% pour
atteindre 191,8 milliards de dirhams à fin
novembre 2018. Cette hausse a concerné
les différentes rubriques. Les dépenses de
biens et services se sont accrues de 1,3%
pour se situer à 149,1 milliards de dirhams,
contribuant à hauteur de 42,5% à la hausse
des dépenses ordinaires. Cette évolution
incorpore une augmentation des dépenses
de personnel de 0,9% à 96,7 milliards de
dirhams et de celles des autres biens et
services de 2% à 52,4 milliards.

Note de Conjoncture 28
ENVIRONNEMENT NATIONAL

L’évolution de ces dernières recouvre un accroissement des transferts au profit de la Caisse Marocaine
des Retraites de 20,9% à 13,9 milliards de dirhams et de ceux aux divers établissements et entreprises
publics de 10,2% à 20,6 milliards de dirhams, et un recul de ceux aux comptes spéciaux du Trésor de
10% à 2,7 milliards de dirhams.
De leur côté, les charges de compensation ont augmenté, en glissement annuel, de 17,5% pour s’établir
+17,5% à 16,6 milliards de dirhams, soit 8,6% des dépenses ordinaires contre 7,5% à fin novembre 2017. Elles
ont contribué à hauteur de 55,8% à la hausse des dépenses ordinaires.
Pour leur part, les charges en intérêts de la dette ont enregistré une légère hausse de 0,3% pour
atteindre 26,2 milliards de dirhams, recouvrant une hausse de celles de la dette intérieure de 0,6% pour
avoisiner 23 milliards de dirhams et une baisse de celles de la dette extérieure de 2% à 3,2 milliards de
dirhams.
Charges de compensation Au total, l’évolution des recettes et des dépenses ordinaires à fin novembre 2018 a dégagé un
solde ordinaire positif d’environ 9 milliards de dirhams, permettant de couvrir 16,9% des dépenses
d’investissement. Ces dernières ont atteint 53,2 milliards de dirhams, en baisse de 2,6%. Par rapport
aux prévisions initiales, elles se sont réalisées à hauteur de 88,2%.

Creusement du déficit budgétaire


Tenant compte de la baisse de l’excédent des comptes spéciaux du Trésor de 33,4% à 3,7 milliards de
dirhams, la situation des charges et ressources du Trésor à fin novembre 2018 fait ressortir une hausse
du déficit budgétaire de 20,7% ou de 6,9 milliards de dirhams pour se situer à 40,5 milliards de dirhams.

46,4 Mds DH Eu égard à la réduction du stock des dépenses en


instance de 2 milliards de dirhams, le besoin de
financement du Trésor a atteint 42,5 milliards de
dirhams, en hausse de 8% par rapport à l’année
précédente. Pour combler ce besoin, et compte
tenu d’un flux net extérieur négatif de 3,9 milliards
de dirhams, le Trésor a eu recours au financement
Financement intérieur
intérieur pour un montant de 46,4 milliards de
dirhams.

Note de Conjoncture 29
ENVIRONNEMENT NATIONAL

5. FINANCEMENT DE L’ÉCONOMIE
Ralentissement de la création monétaire

A fin novembre 2018, la masse monétaire (M3) a quasiment stagné, en glissement mensuel, s’établissant
à 1300 milliards de dirhams après une hausse de 0,8% à fin octobre 2018. Cette évolution a résulté,
notamment, de l’effet conjoint de la hausse des créances sur l’économie et des créances nettes sur
+3,6% l’administration centrale, et de la baisse des réserves internationales nettes.
En glissement annuel, le rythme d’accroissement
de la masse monétaire a ralenti, se situant à
+3,6% après +4,6% à fin octobre 2018 et +6,2% à
fin novembre 2017. La décélération enregistrée
comparativement à l’année précédente
Masse monétaire recouvre, particulièrement, le ralentissement
des créances sur l’économie, l’accentuation
du repli des réserves internationales nettes
et l’accélération des créances nettes sur
l’administration centrale.

Les créances sur l’économie ont augmenté, en glissement mensuel, de 0,3% pour atteindre 998,6
milliards de dirhams. Cette évolution recouvre une hausse des titres des AID de 1,1% et des crédits
bancaires de 0,1% à 844,3 milliards de dirhams, notamment, les facilités de trésorerie (+0,2%), les crédits
998,6 Mds DH à l’équipement (+0,4%) et les crédits à l’immobilier (+0,2%), tandis que les crédits à la consommation
ont stagné.

En glissement annuel, le taux de progression


des créances sur l’économie a décéléré pour
s’établir à +1% après +1,2% le mois précédent
et +4,9% à fin novembre 2017. Cette évolution
Créances sur l’économie
a découlé, notamment, du ralentissement du
rythme d’accroissement des crédits bancaires,
s’établissant à +1,2% à fin novembre 2018,
après +1,3% à fin octobre 2018 et +4,8%
l’année dernière.

+5,5% La décélération comparativement à l’année


précédente recouvre le repli des crédits à
caractère financier de 3,5% après +0,8% à
fin novembre 2017, et le ralentissement de la
progression des crédits à l’équipement (+1,1%
après +14,6% un an auparavant) et des crédits
à l’immobilier (+2,4% après +4,2%). L’évolution
Crédits consommation
de ces derniers recouvre un ralentissement
de la croissance des crédits à l’habitat
(+3,6% après +3,9%) et un recul de ceux aux
promoteurs immobiliers de 4% après une
hausse de 5,8% l’année dernière.

Note de Conjoncture 30
ENVIRONNEMENT NATIONAL

Toutefois, le taux d’accroissement des crédits à la consommation s’est amélioré, s’établissant à +5,5%
après +4,4% l’année dernière, et les crédits de trésorerie se sont accrus de 1,7% après un recul de
1,8% à fin novembre 2017. Quant aux créances en souffrance, leur rythme de croissance s’est accéléré,
s’établissant à +4,1% après +3,8% le mois précédent et +1,1% l’année dernière.
Pour ce qui est des Réserves Internationales Nettes (RIN), elles ont reculé, en glissement mensuel, de
0,5% ou de 1,1 milliard de dirhams pour se situer à 223,3 milliards de dirhams à fin novembre 2018,
représentant depuis fin septembre 2018 l’équivalent de 5 mois d’importations de biens et services
contre 5 mois et 23 jours à fin novembre 2017.

Par rapport à fin décembre 2017, le recul


des RIN s’est accentué à -7,3% après -6,9%
à fin octobre 2018. De même, en glissement
annuel, le repli des RIN s’est accentué à fin
novembre 2018 après la dissipation de l’effet
de base, enregistrant une baisse de 6,3%
5 mois (-15,1 milliards de dirhams), après un recul
d’importation de 1,5% (-3,5 milliards) le mois précédent et
(B&S) de 3,5% l’année dernière (-8,7 milliards).

S’agissant des créances nettes des institutions de dépôt sur l’administration centrale (AC)1, elles ont
augmenté, en glissement mensuel, de 2,4% pour atteindre 202,5 milliards de dirhams à fin novembre
2018, après une hausse de 6% le mois précédent.
En glissement annuel, le rythme de progression
RIN de ces créances s’est amélioré, s’établissant à
+25% après +23,7% à fin octobre 2018 et +11,3%
un an auparavant. L’évolution enregistrée par
rapport à l’année précédente est en relation avec
l’accélération des recours du Trésor aux Autres
Institutions de Dépôts (AID), enregistrant une
hausse de 24,9% après une augmentation de
10,8% à fin novembre 2017.

L’évolution de ces recours recouvre l’effet conjoint de l’accélération du rythme de hausse des créances
des AID sur l’AC (+21,7% après +10,8% l’année précédente), et la baisse de leurs engagements2 vis-à-vis
de l’AC de 17,6% après une hausse de 11,6% un an auparavant.
Au niveau des composantes de M3, la quasi-stagnation de cette dernière, en glissement mensuel,
recouvre, notamment, la hausse de la circulation fiduciaire de 0,2%, de la monnaie scripturale de 1,1%
et des comptes d’épargne de 0,2%, et la baisse des comptes à terme de 1,4% et des titres d’OPCVM
monétaires de 2,7%.
En glissement annuel, la décélération de M3 recouvre, particulièrement, le ralentissement des rythmes
d’accroissement de la circulation fiduciaire (+6,5% après +7,8% un an auparavant), de la monnaie
scripturale (+6% après +7,5%) et des placements à vue (+3,8% après +5,2%), le repli des titres d’OPCVM
monétaires de 11,3% après une hausse de 6,6% l’année précédente et l’accroissement des comptes à
terme auprès des banques de 6,1% après un repli de 7,9% l’année dernière.
Concernant les agrégats de placements liquides, leur encours a augmenté par rapport au mois
précédent de 0,3%, sous l’effet conjoint de la hausse de l’encours des titres d’OPCVM contractuels et
des titres de créances négociables (PL1) et de celui des titres d’OPCVM obligataires (PL2) de 0,3% et
0,4% respectivement, et du repli de celui des titres d’OPCVM actions et diversifiés (PL3) de 0,5%. En
glissement annuel, cet encours s’est accru de 8,9% après une hausse de 8,1% à fin novembre 2017. Cette
évolution est en relation avec l’accroissement de l’encours de PL1 et de celui de PL2 de 6,1% et 18,2%
respectivement, conjugué au recul de celui de PL3 de 8,4%, après des hausses respectives de 1,2%, 13%
et 50,9% l’année précédente.
---------------------
1
L’administration centrale comprend l’Etat et les établissements publics d’administration centrale dont la compétence s’étend sur la totalité du territoire économique.
2
Composés principalement des sommes dues à l’Etat, ainsi que des fonds spéciaux de garantie destinés à garantir les crédits distribués, dont le solde n’est remboursable qu’à l’extinction
des crédits couverts.

Note de Conjoncture 31
ENVIRONNEMENT NATIONAL

Légère atténuation du déficit de liquidité des banques au cours du quatrième tri-


69,1 Mds DH mestre 2018
(Avances à 7 jours ) Au cours du quatrième trimestre 2018, le besoin de liquidité des banques s’est légèrement atténué,
comparativement au trimestre précédent, pour se situer en moyenne à 71,4 milliards de dirhams après
72,1 milliards de dirhams au troisième trimestre. Cette évolution est en relation, particulièrement, avec
l’amélioration des réserves internationales nettes au cours du quatrième trimestre 2018, intervenue
surtout au cours du mois de décembre 2018.
Injection de liquidité
Dans ce contexte, le volume des opérations
(Volume moyen)
d’injection de liquidité de Bank Al-Maghrib s’est
établi en moyenne à 71,4 milliards de dirhams
après 72,3 milliards au troisième trimestre. La
Banque Centrale est intervenue, essentiellement,
à travers les avances à 7 jours sur appels d’offre,
dont le volume moyen s’est établi à 69,1 milliards
de dirhams après 69,5 milliards le trimestre
2,28% précédent, alors que la demande formulée par les
banques s’est située en moyenne à 79 milliards de
dirhams après 72,3 milliards.
Bank Al-Maghrib est intervenue, également, à travers les opérations de prêts garantis à 1 an au titre du
programme de soutien au financement des TPME dont l’encours s’est situé à 2,3 milliards de dirhams
à fin décembre 2018 après 2,8 milliards à fin septembre 2018.
Quant au taux interbancaire moyen pondéré au
TIMPJJ jour le jour (TIMPJJ), il a oscillé dans une fourchette
comprise entre 2,25% et 2,34%. Il s’est établi en
moyenne à 2,28%, en baisse de 1 point de base
comparativement au troisième trimestre 2018.
De son côté, la volatilité du taux interbancaire a
enregistré un recul de 0,7 point de base pour se
situer à 2,4 points.

4 Mds DH
S’agissant du volume moyen des transactions interbancaires, il a augmenté par rapport au trimestre
précédent de 9,5% pour s’établir à 3,9 milliards de dirhams.
Il est à noter que lors de son conseil du 18 décembre 2018, Bank Al-Maghrib a décidé, sur la base de
l’analyse de l’évolution récente de la conjoncture économique et des projections macroéconomiques,
de maintenir inchangé le taux directeur à 2,25%, jugeant qu’il reste approprié.
Globalement, au cours de l’année 2018, le besoin de liquidité des banques s’est accentué pour la
deuxième année consécutive pour s’établir en moyenne à 62,1 milliards de dirhams après 41,4 milliards
Transactions en 2017 et 14,7 milliards en 2016. Cette évolution est en relation, particulièrement, avec le repli des
interbancaires
(Volume moyen) réserves internationales nettes (-4,4% par rapport à fin décembre 2017 pour se situer à 230,2 milliards
de dirhams) et la hausse de la circulation fiduciaire. De ce fait, Bank Al-Maghrib a augmenté le volume
de ses injections de liquidité qui a atteint en moyenne 62,5 milliards de dirhams après 42,3 milliards en
2017, essentiellement, les avances à 7 jours (59,6 milliards de dirhams après 37,4 milliards).
De son côté, le taux interbancaire s’est établi en moyenne à 2,28%, maintenant le même niveau
enregistré en 2017. Le volume moyen des transactions interbancaires, quant-à-lui, a reculé, en
glissement annuel, de 5,8% pour se situer à 4 milliards de dirhams en 2018.

Note de Conjoncture 32
ENVIRONNEMENT NATIONAL

Concernant l’évolution des taux débiteurs, les


résultats de l’enquête de Bank Al-Maghrib pour
le troisième trimestre 2018 révèlent une quasi-
stagnation, en glissement trimestriel, du taux
moyen pondéré global à 5,35%. Cette évolution
recouvre une baisse des taux appliqués aux crédits
à l’équipement (-35 pb à 4,94%), à l’immobilier
(-15 pb à 5,34%) et à la consommation (-25 pb
à 6,32%), et une hausse de celui des facilités
trésorerie de 7 pb à 5,27%.

Hausse du recours du Trésor au marché des adjudications au quatrième tri-


mestre 2018
Au titre du quatrième trimestre 2018, les levées brutes du Trésor au niveau du marché des adjudications
ont augmenté, par rapport au trimestre précédent, de 28,5% pour atteindre 34,9 milliards de dirhams.
Ces levées ont été marquées par le
115,1 Mds DH raffermissement du volume levé en maturités
longues qui ont plus que doublé pour atteindre
(fin 2018)
10,8 milliards de dirhams, canalisant 30,9%
des levées du trimestre après 18% le trimestre
précédent. De même, le volume levé en
maturités courtes s’est accru de 75,6% à 6,2
milliards de dirhams, soit 17,7% des levées après
Levées brutes du 13%. En revanche, le volume levé en maturités
Trésor moyennes a reculé de 4,3% à 17,9 milliards de
dirhams, prédominant les levées à hauteur de
51,4% après 69% au troisième trimestre 2018.
Les remboursements du Trésor au titre du quatrième trimestre 2018 ont augmenté, par rapport au
troisième trimestre 2018, de 32,6% pour atteindre 27,9 milliards de dirhams. De ce fait, les levées
nettes du Trésor ont été positives d’environ 7 milliards de dirhams, en hausse de 14,3% par rapport au
trimestre précédent.
Au terme de l’année 2018, les levées brutes du Trésor se sont établies à 115,1 milliards de dirhams,
en hausse de 4%, après des baisses de 0,6% en 2017 et de 25% en 2016. Cette évolution recouvre la
hausse du volume souscrit des maturités moyennes de 19,8% pour atteindre 74 milliards de dirhams,
prédominant les levées à hauteur de 64,3% après 55,8% l’année précédente, atténuée par le recul du
volume levé en maturités courtes et longues respectivement de 28,1% et 3,1% pour se situer à 18,2
et 22,8 milliards de dirhams et représenter respectivement 15,8% et 19,9% des levées après 22,9% et
21,3% un an auparavant.
Compte tenu des remboursements du Trésor qui ont augmenté, en glissement annuel, de 1,8% pour
85,6 Mds DH s’établir à 85,6 milliards de dirhams au terme de l’année 2018, les levées nettes du Trésor ont augmenté
par rapport à l’année précédente de 10,6% pour atteindre 29,5 milliards de dirhams.
Eu égard à ces évolutions, l’encours des bons du Trésor émis par adjudication s’est établi à 546,2
milliards de dirhams à fin 2018, enregistrant une hausse de 1,3% par rapport à fin septembre 2018 et
de 5,7% par rapport à fin 2017. La structure de cet encours reste prédominée par les maturités longues
et moyennes dont les parts se sont accrues, se situant respectivement à 58,3% et 38,1% à fin 2018
Remboursements du après 57,8% et 37,1% à fin 2017. En revanche, la part du court terme demeure faible et s’est repliée à
Trésor 3,7% après 5,1%.

Note de Conjoncture 33
ENVIRONNEMENT NATIONAL

S’agissant du volume des soumissions sur


le marché des adjudications au titre du
quatrième trimestre 2018, il s’est accru par
rapport au trimestre précédent de 39,1%
pour atteindre 88,5 milliards de dirhams. Ce
volume a été prédominé par les maturités
moyennes à hauteur de 50,8% après 69,7%
le trimestre précédent, suivies des maturités
courtes (29% après 18,3%) et des maturités
longues (20,2% après 12,1%).

Au terme de l’année 2018, le volume des soumissions a atteint 334,8 milliards de dirhams, en baisse de
22,1% par rapport à fin 2017. Le volume soumissionné des maturités courtes a reculé de 48,5% pour se
situer à 79 milliards de dirhams, soit 23,6% du volume des soumissions contre 35,7% l’année dernière.
Pour sa part, le volume soumissionné des maturités moyennes a reculé de 4% pour s’établir à 199,8
milliards de dirhams, canalisant 59,7% du volume des soumissions après 48,4% un an auparavant. De
son côté, le volume soumissionné des maturités longues s’est replié de 18% pour atteindre 56 milliards
de dirhams, pour représenter 16,7% des soumissions après 15,9% l’année précédente.

Concernant l’évolution des taux moyens pon-


dérés primaires des bons du Trésor au titre du
quatrième trimestre 2018, ils ont poursuivi leur
hausse entamée au troisième trimestre, en-
registrant de légères augmentations par rap-
port au trimestre précédent comprises entre 2
pb et 6 pb. En moyenne annuelle, les taux des
bons du Trésor au titre de l’année 2018 ont en-
registré une évolution différenciée par rapport
à l’année 2017, recouvrant des hausses com-
prises entre 1 pb et 8 pb et des replis compris
entre 2 pb et 11 pb.

Légère amélioration des indicateurs de la Bourse de Casablanca au cours


du quatrième trimestre 2018
-8,3% et -8,6%
(respectivement) Après la tendance baissière entamée depuis le
deuxième trimestre 2018, les indicateurs de la
Bourse de Casablanca ont clôturé le quatrième
trimestre 2018 en quasi-stagnation par rapport
au troisième trimestre 2018 et ce, grâce à
l’amélioration enregistrée au cours des mois de
MASI et MADEX novembre et décembre 2018. Ainsi, les deux indices
MASI et MADEX se sont établis à fin décembre
2018 à 11364,31 et 9233 points respectivement,
enregistrant un léger accroissement trimestriel
de 0,3% et 0,2% respectivement, ramenant leur
performance annuelle à -8,3% et -8,6% après +6,4%
et +5,8% à fin 2017.

Note de Conjoncture 34
ENVIRONNEMENT NATIONAL

Au niveau sectoriel, parmi les 24 secteurs


Banques : -0,4% représentés à la cote de la Bourse de
Casablanca, 14 secteurs ont enregistré
Télécoms : -0,8% des performances trimestrielles positives,
BTP : +7,3% particulièrement, les indices des secteurs
du BTP (+7,3%), des équipements
électroniques et électriques (+6,4%)
et de l’industrie pharmaceutique
(+5,6%). Les performances négatives du
trimestre ont concerné, notamment,
les indices des secteurs des Ingénieries
Indices sectoriels
et biens d’équipement industriels
(-17,4%), de chimie (-17,3%) et des mines
(-15,9%). Les indices des deux premières
capitalisations, à savoir, les banques et
les télécommunications ont enregistré
de légers reculs de 0,4% et 0,8%
respectivement.

582,2 Mds DH
De son côté, la capitalisation boursière a enregistré
une légère hausse par rapport à fin septembre 2018
de 0,6% pour s’établir à 582,2 milliards de dirhams
à fin décembre 2018. Toutefois, sa performance
annuelle s’est située à -7,1% après une hausse de
Capitalisation 7,5% l’année précédente.
boursière

Le volume global des transactions réalisées au titre du quatrième trimestre 2018 s’est nettement
raffermi, passant de 5,5 milliards de dirhams au troisième trimestre 2018 à 22,3 milliards, dont 81,6%
réalisé au cours du mois de décembre. Ceci est en relation avec les opérations d’allers-retours réalisées
par les sociétés cotées en chaque fin d’année. Le volume échangé du trimestre s’est réparti à hauteur
de :

• 60,9% pour le marché central, soit 13,6 milliards de dirhams après 4,6 milliards au trimestre précédent.
Parmi les valeurs les plus actives sur ce compartiment, figure, surtout, Attijariwafa Bank qui a canalisé
37% du volume des transactions en actions, devançant de loin BMCE Bank (8,8%), Itissalat Al-Maghrib
(8,5%) et BCP (7,5%) ;

• 23,9% pour le marché de blocs, soit 5,3 milliards de dirhams contre seulement 754,7 millions de
dirhams au troisième trimestre 2018 ;

• 10,7% pour une augmentation de capital en numéraire effectuée par Attijariwafa Bank d’un montant
de 2,4 milliards de dirhams à travers l’émission de 6.332.453 actions au prix de 379 dirhams ;

Note de Conjoncture 35
ENVIRONNEMENT NATIONAL

• 3,5% pour les introductions de titres, dont 48,3% sous forme d’obligations et 51,7% sous forme
d’actions correspondant à l’introduction en bourse par augmentation de capital et cessions d’actions
de la société « MUTANDIS SCA » d’un montant global de 398,6 millions de dirhams ;

• 0,5% pour les transferts d’actions ;

• 0,5% pour les apports d’actions ;

• 0,1% correspondant à l’offre publique d’achat obligatoire des titres de “TASLIF”.


52,7 Mds DH
(fin novembre) Au terme de l’année 2018, le volume
global des transactions a atteint 52,7
milliards de dirhams, en baisse de 24,4%
par rapport à l’année précédente, après
un recul de 4,1% en 2017. Le volume des
échanges sur les marchés central et de
blocs a reculé par rapport à fin 2017
Volume global des de 28,4% à 46,9 milliards de dirhams,
transactions recouvrant un repli de celui réalisé sur le
marché central de 6,6% à 37,2 milliards
de dirhams et de celui enregistré sur le
marché de blocs de 62,1% à 9,7 milliards
de dirhams.

Note de Conjoncture 36
Note de conjoncture N° 263 | Janvier 2019

TABLEAU DE BORD

Note de Conjoncture 37
Note de conjoncture N° 263 | Janvier 2019

Note de Conjoncture 38
Note de conjoncture N° 263 | Janvier 2019

Note de Conjoncture 39
Note de conjoncture

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