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Chapitre IV: Les Capteurs de Température

1
Introduction: Les échelles de température

 L'unité légale de température dans le système international est le


kelvin de symbole K. Il existe d'autres unités : les échelles Celsius,
Fahrenheit et Rankine.

 Le Celsius : c'est le kelvin auquel on retire 273,15 K. Son unité est


le °C. C’est une simple translation de l'échelle absolue.

 L'échelle Rankine : son symbole est Ra.c'est une simple homothétie


de l'échelle absolue avec un facteur 9/5. TRa=9/5 TK

 L'échelle Fahrenheit : son symbole est °F. Elle attribue une plage
de 180 °F entre la température de solidification de l'eau et sa
température d'ébullition. Elle fixe le point de solidification de l'eau à
32 °F et le point d'ébullition à 212 °F.
2
Le tableau ci-dessous résume les formules permettant de convertir une
température entre les différentes échelles.

A Kelvin Celsius Fahrenheit Rankine


partir
TKelvin= TK TC + 273,15 5/9×(TF+459,67) 5/9 × TRa

TCelsius= TK - 273,15 TC 5/9 × (TF-32) 5/9×(TRa- 491,67)

TFahrenh 9/5 TK - 459,67 9/5 × TC + 32 TF TRa - 459,67


eit=
TRankine 9/5 × TK 9/5 ×TC+491,67 TF+459,67 TRa
=

Exemple:

25°C =298,15 K = 536,67 Ra = 77 °F

3
Echelle °C °F K Ra
Zéro absolu -273,15 -459,67 0 0
Fusion 0 32 273,15 491,67
Ebullition 99,98 212 373,13 671,63

Comparaison des échelles de température : zéro absolu, fusion de la glace


et ébullition de l'eau dans les conditions de pression standard

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Partie 1: LES THERMOMETRES ELECTRIQUES

A Les thermistances et les PT100

5
Introduction

Les thermomètres électriques présentent l’avantage d’une


grande souplesse d’emploi et d’exploitation (le signal électrique
délivré est transmissible et enregistrable), tout en étant
suffisamment précis, aussi bien pour des utilisations industrielles
qu’en laboratoire.

Leur fonctionnement est basé sur la variation de la résistance


d’un métal ou d’un semi-conducteur en fonction de la
température.

Les lois de variation étant très régulières.

Il est possible de les utiliser pour déterminer les températures


par des mesures de résistance.
6
Cependant, ces lois étant très différentes selon qu’il s’agisse
d’un métal ou d’un semi-conducteur.

On distingue deux types de thermomètre électrique:

Les thermomètres à résistances (Resistance Temperature


Detector RTD).

Les thermistances (Thermistor).

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2) La courbe d’étalonnage ou l’étalonnage statique
(Static calibration):
La courbe d’étalonnage d’un capteur est obtenue en
soumettant le capteur à une série de valeurs constantes de la
grandeur à mesurer, et à relever avec précision les valeurs
correspondantes des grandeurs électriques de sortie, lorsque le
régime permanent est atteint. Les résultats obtenus sont présentés
sous forme de tableau ou de graphique.
Exemple: Etalonnage d’une thermistance
20

18

R=f(T)
16

Résistance (kohm)
14

12

10

2
30 40 50 60 70 80

Température (°C) 8
Variation de la résistance en fonction de la température
pour une sonde Pt 100

135

130

125

Resistance (Ohm)
120

115

110
30 40 50 60 70 80

Température (°C)

Sonde Pt 100

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I. Les thermomètres à résistance
a. Principe:
La résistance électrique d’un conducteur métallique augmente
avec la température. Cette variation étant parfaitement réversible.
On peut établir une relation R=f(T) entre la résistance R et la
température T(°C):
R  R0 (1  aT  bT 2  cT 3 )

Avec: R0 : la résistance à 0°C

a, b et c des coefficients de température positifs spécifiques au métal considéré

Les coefficients a, b et c de la loi de variation de R peuvent être


déterminées par un ensemble de mesures à températures connues.
La mesure de R permet de déduire la température T.
10
b. Critères de choix du métal

Selon le domaine d’application et les qualités particulières


recherchées, les résistances sont réalisées en platine, en nickel et
plus rarement en cuivre ou en tungstène:
Métal Résistivité à Point de Domaine
0°C(µΩ.cm) fusion(°C) d’application

cuivre 7 1083 -190 à +150°C

Nickel 6,38 1453 -60 à +180°C

Platine 9,81 1769 -250 à +1100°C

Tungstène 1,72 3380 -269 à +27°C

Le matériau le plus utilisé est le platine.


La résistance du platine est de 100Ω à 0°C.
Ces thermomètres sont généralement appelés des sonde Pt 100.
11
Variation de la résistance en fonction de la température
pour une sonde Pt 100

135

130

125

Resistance (Ohm)
120

115

110
30 40 50 60 70 80

Température (°C)

Sonde Pt 100

12
II. Les thermistances

a. Principe:

Les thermistances sont des capteurs de température dont la


sensibilité thermique est très élevée, de l’ordre de 10 fois celle
des capteurs à résistance.

Les thermistances sont constitués à partir de mélanges


d’oxydes métalliques semi-conducteurs tels que les oxydes de
Nickel, de Cobalt ou de Manganèse.

Contrairement aux métaux, la résistance des semi-conducteurs


diminue lorsque la température augmente.
13
II. Les thermistances
a. Principe:
Les thermistances sont disponibles sous des formes variées:
disques, petits cylindres, anneaux, perles.

Disque Cylindre

Anneau Perle

14
b. Relation résistance-température

La résistance d’une thermistance en fonction de la température


s’écrit:
  1 1 
R(T )  R0 exp      
  T T0  

R0: La résistance en (Ω) à la température T0 (K).


ß: Un coefficient qui dépend de la température, s’exprime en
Kelvin (K) et compris généralement entre 3000 et 5000K.

La sensibilité thermique à pour expression:

dR R
s (T )  ( )T   2 en ( / K)
dT T
15
Variation de la résistance en fonction de la température
pour une thermistance

  1 1  R 1 1  
R (T )  R 0 exp        ln  (  )  
  T T 0   R0 T T0 T T0

20 3,0

18 R=f(T) 2,8 Ln (R) = f(T)


2,6
16
2,4
14
2,2
Résistance (kohm)

12
2,0

Ln (R)
10
1,8
8 1,6
6 1,4
4 1,2
2 1,0
30 40 50 60 70 80 2,8x10
-3
2,9x10
-3
3,0x10
-3
3,1x10
-3
3,2x10
-3
3,3x10
-3

Température (°C) Température (K)

300K    5000K
16
c. Coefficient de température αT :

• Le coefficient de température d’un capteur est défini comme étant


le pourcentage de variation relative de résistance par unité de
variation de la température.
1 dR sT
T  ( )T  100 T   100 (en %K -1 )
RT dT RT

d. Résolution
La résolution ∆T est définie comme étant la
plus petite température détectable par ce
thermomètre. ∆T dépend de la résolution de
l’appareil de mesure ∆R et de la sensibilité
du capteur:
R R  0, 01
T   100 (en K)
s 17
B Les Thermocouples
1. Principe d’un thermocouple:
Un thermocouple est constitué de deux conducteurs A et B de nature
différente, dont les jonctions sont à des températures T1 et T2 délivrent
une f.é.m V0 qui dépend d’une part de la nature de A et B, et d’autre part
des températures des deux jonctions.
Conducteur A

Jonction T1 T2 Jonction
froide chaude

Conducteur B
V0
En général, la température de l’une des jonctions est fixe, connue et sert
de référence (T1=Tref), tandis que l’autre jonction est placée dans le
milieu dont on cherche à mesurer la température .

La jonction à la température T1 est appelée soudure froide et celle à la


température T2 soudure chaude.
19
Remarques:

Remarque 1: On utilise le thermocouple pour mesurer la


température d’un corps en mettant l’une de ses jonctions en
contact avec ce corps et l’autre à une température de référence (en
général 0°C). Puis, on mesure la f.é.m.

Remarque 2: On peut voir dans les Hand books, les tableaux


donnant la f.é.m en fonction de la température e =f (T),
usuellement avec une jonction de référence à 0°C.

20
Table du thermocouple Fer/ constantan (Iron/Constantan)
(Type J)

Emf= 3,275 mV T=63°C


T=47°C Emf=2,427 mV 21
3. Lois fondamentales:
a. Relation f.é.m-température:
Une relation entre la f.é.m et la température peut être dérivée à partir des
lois thermodynamiques. Elle peut être représentée par l’équation
empirique:
fem  C1 (T2  T1 )  C2 (T22  T12 )  ...

 C1, C2,…sont des constantes thermoélectriques qui dépendent des


matériaux utilisés pour former la jonction.

 C1 est exprimé en mV/°C et C2 exprimé en mV/°C2.

 T1, T2 sont les températures des jonctions.

 L’étalonnage peut être présenté par des tables donnant la f.é.m


résultant de différences de température, généralement avec une jonction
de référence à 0°C.
22
b. Loi des métaux intermédiaires:
Métal C
Métal A T’3 T’’3
A A
T1 T2 T1 T2

B B B B
f.e.m f.e.m
Circuit 1 Circuit 2

Il existe seulement deux métaux dans le circuit 1 mais il y a trois métaux


dans le circuit 2.

Les f.é.m développées dans les deux circuits seront les mêmes si
et seulement si T’3=T’’3:

Un troisième métal peut être introduit dans un circuit sans


détruire la f.é.m tant que les deux jonctions crées par l’introduction du
troisième métal sont à la même température.
23
 Ainsi, l’introduction d’un appareil pour mesurer la f.é.m ne va pas
changer la f.é.m tant que les deux extrémités de mesure sont à la même
température.
Métal A

T1 T2

B B

Appareil de mesure

 L’utilisation d’un métal de soudure pour former les jonctions ne


change pas la f.é.m.

 Dans le cas d’utilisation de métaux chers dans les thermocouples, des


fils d’extension peuvent être utilisés sans changement de la f.é.m si les
deux jonctions crées par l’insertion de l’extension sont à la même
température.
24
c. Loi des températures intermédiaires:
Supposons un thermocouple avec une jonction à T1 et une autre jonction
à T2 produit une f.é.m12.
Supposons que le même thermocouple avec des jonctions à T2 et T3
produit une f.é.m23.

Selon la Loi des températures intermédiaires, lorsque les jonctions


sont à T1 et T3, le thermocouple va produire une f.é.m13:

f.é.m13 =f.é.m12 +f.é.m23


Métal A Métal A

T1 T2 T2 T3

B B Métal A B B
f.é.m12 f.é.m23
T1 T3

B B
f.é.m13 = f.é.m12+f.é.m23 25
Remarque:
1. Si la jonction de référence est à température ambiante noté T2 et
on mesure une f.é.m23 pour une température inconnue T3:

On peut utiliser la Loi des températures intermédiaires pour


calculer la température inconnue T3 à partir des tables, même si
elles sont pour un thermocouple avec une jonction de référence à
0°C:
 On détermine f.é.m12 à partir des tables pour
T1=0°C et T2 à température ambiante.

 On ajoute fém12 et fém23 pour déterminer fém13.

 Ensuite on regarde dans la table pour déterminer T3.


26
Exemple d’utilisation de la Loi des températures intermédiaires:

On désire mesurer la température T d’un four, la température ambiante


T0 est mesurée avec un thermomètre à mercure.

La température T est calculée comme suit:

0°C T0 E1 est lise dans les tables.

E1
E2 est mesurée.
T0 T?

B B
E2
E= E1+E2
0°C T ? E est trouvée dans les tables.

27
E
2. Matériaux thermoélectrique d’un thermocouple

Il existe une nomenclature internationale dans laquelle sont


désignés par les lettres J, K, T et E les thermocouples à base de
métaux communs et R, S et B pour ceux à base de métaux
précieux.

Chaque type a des caractéristiques et un champ d’application


déterminés donnés dans le tableau suivant:

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Type Matériaux A Matériau B Gamme de
mesure
K Nickel-Chrome Nickel- -100/1100°C
(Chromel) Aluminium
(Alumel)
T Cuivre Cuivre-Nickel -200/350°C
(Constantan)
J Fer Cuivre-Nickel 0/700°C
(Constantan)
E Nickel-Chrome Cuivre-Nickel -100/700°C
(Chromel) (Constantan)
R Platine-13% Platine 0/1550°C
Rhodium
S Platine-10% Platine 0/1500°C
Rhodium
B Platine-30% Platine-6% 0/1650°C
Rhodium Rhodium
29
Pour éviter les problèmes de corrosion, ces thermocouples sont gainés
(céramique et acier).

La figure suivante montre la tension en fonction de la température


pour les thermocouples précédents. La jonction de référence est à 0°C.

La sensibilité thermique S
(en µV/°C) d’un thermocouple,
appelée aussi pouvoir
thermoélectrique, est définie à
la température T (pour
Tref=0°C par :
de
S (T ) 
dT

La sensibilité thermique varie usuellement de 6 à 80 µV/°C. L’ordre


de grandeur des sensibilités des thermocouples est très inférieur à celui
des capteurs de température utilisant des résistances. 30
Partie 2: LES THERMOMETRES A DILATATION
C’est la dilatation des corps sous l’effet de l’augmentation de la
température qui sera l’image de la grandeur thermométrique
(température).

Ce phénomène ce retrouve de manière analogue pour les liquides, les


gaz et les solides. D’où les trois types de thermomètre à dilatation:

Le thermomètre à dilatation de liquide

Le thermomètre à dilatation de gaz

Le thermomètre à dilatation de solide


31
I. Le thermomètre à dilatation de liquide
1. Description

Ils sont à lecture directe, ce qui


nécessite la présence d’un
opérateur pour réaliser les mesures.

Il est constitué d’un réservoir


surmonté d’un capillaire de section
faible et régulière (l’ordre de
grandeur est de 0,2mm).

Il est réalisé en verre et se termine par une ampoule de sécurité,


utile lors d’un dépassement de la température admissible.

Sous l’effet des variations de température, le liquide se dilate


de manière plus ou moins importante. Son niveau est repéré à
l’aide d’une échelle thermométrique gravée sur l’enveloppe. 32
2. Loi de variation
 La loi de variation du volume du liquide en fonction de la
température s’écrit:
V0 : le volume du liquide à 0C.
V  V0 (1  aT ) Avec: V : le volume du liquide à T(C ).
a : le coefficient de dilatation du liquide (C 1 )

3. Liquides thermométriques

 Le liquide le plus utilisé est le mercure mais d’autres liquides


sont quelquefois employés:

Liquide Domaine d’emploi a (°C-1)


(°C)
Pentane -200 à +20 -
Alcool éthylique -110 à +100 1,17
Toluène -90 à +100 1,03
Mercure -38 à +650 0,18
33
4. Remarque
 L’espace libre au dessus du liquide peut être
vide, mais pour empêcher la colonne de liquide
de se fractionner facilement et pour permettre la
mesure des hautes températures:
 L’espace libre est rempli d’un gaz neutre (azote ou argon) et
mis sous une pression fonction de la température à mesurer.
Exemple: pour un thermomètre à mercure prévu pour mesurer une
température de 600°C, la pression de l’azote est de 20 bars.
5. Nature de l’enveloppe
 Le matériau constituant l’enveloppe du thermomètre dépend de
la température à mesurer:
- Jusqu’à 450°C : verre d’Iena
- Jusqu’à 630°C : verre supremax

- Jusqu’à 1000°C : Silice pure fondue 34


7. Avantages

Ces thermomètres sont très simples à utiliser et peuvent être


également précis.

8. Inconvénients

Temps de réponse élevé.

Ils sont à lecture directe, ce qui nécessite la présence d’un


opérateur pour réaliser les mesures.

Ils ne sont pas adaptés à l’enregistrement et à l’acquisition de


données

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II. Le thermomètre à dilatation de gaz
1. Principe
 L’équation d’un gaz parfait s’écrit: PV  nRT , avec:
P : la pression (Pa)
T : la température (K)
R : la constante des gaz parfaits (8,31 J.mol-1.K-1).
n : le nombre de moles

 Si on enferme une certaine quantité de gaz dans une enveloppe


de volume V la pression P développée par le gaz et
proportionnel à la température T.
RT R
P avec le rapport   constant
V V 

C’est le principe sur lequel repose le thermomètre à dilatation


de gaz. 36
2. Description

 Un thermomètre à gaz est composé d’une sonde A qui représente


l’enveloppe dans laquelle est enfermé le gaz thermométrique.

 Cette sonde est reliée par un tube de raccordement de faible section à


l’extrémité B fixe d’un tube de Bourdon (spirale de mesure).

 Sous l’effet de la variation de la température du milieu dans lequel est placée


la sonde, la pression du gaz varie, ce qui modifie l’extrémité libre du tube de
Bourdon.
 Cette variation de pression se traduit par un mouvement de rotation de
l’index indicateur qui se déplace devant un cadran portant des graduations
thermométriques. 37
 Les gaz les plus employés sont l’hélium, l’hydrogène, l’azote
et le gaz carbonique.

3. Avantages

L’avantage des thermomètre à gaz est leur précision.

Ils sont très adaptés pour mesurer les très basses températures
jusqu’à -268°C pour l’hélium et -240°C pour l’hydrogène.

4. Inconvénients

Leur principal inconvénient est que la dimension de la sonde est


assez grande.
38
III. Le thermomètre à dilatation de solide
1. Principe
 Lorsqu’une tige métallique est soumise à une variation de
température sa longueur varie.
Cette loi de variation s’écrit: L  L0 (1   T )
L : La longueur de la tige à la température T(°C)
L0 : la longueur de la tige à 0°C.
α : le coefficient de dilatation linéaire du métal (°C-1).

La dilatation linéaire du métal peut donc servir de grandeur


thermométrique

C’est le principe sur lequel reposent les thermomètres à


dilatation de solide.
39
2. Remarque
 Les métaux les plus utilisés sont le platine (α=9.10-6 °C-1 ), le
zinc (α=30.10-6 °C-1 ), et l’Invar (α=2.10-6 °C-1 ), qui est un
alliage de fer et de nickel.

3. Le bilame (bi-metallic-strip thermometer)

Exemple de constituant:
Métal très dilatable: Zinc
Métal peu dilatable: Invar
40
Le thermomètre bilame est constitué de deux bandes de métaux
dont les coefficients de dilatation sont très différents, soudés à plat
sur toute leur surface.

Lorsque le bilame est soumis à une variation de température,


les dilatations des deux lames provoquent des tensions, il en
résulte une incurvation de l’ensemble.

Si on note h1 l’épaisseur de la lame du coefficient α1 élevé et h2


l’épaisseur de la lame de coefficient de dilatation faible α2, le
rayon de courbure du bilame d’épaisseur (h=h1+h2) s’écrit:

 1  
h2
h 3(1 rh )  (1 rhre )(re  )
r : le rapport des épaisseurs
2 2 Avec: h
h
 rhre 
1

 E2
6(1 2 )(1 rh )T re  : le rapport des modules d'élasticité
E1
41
La sensibilité des bilames est améliorée en minimisant
l’épaisseur h et en augmentant l’écart entre α1 et α2.

Ce qui revient à prendre des métaux dont les coefficients de


dilatation sont les plus différents possibles.

Les bilames sont très utilisés comme thermostats: lorsque la


température souhaitée est atteinte, le contact fixe touche le contact
mobile qui joue le rôle d’un interrupteur de courant.

C’est le cas, par exemple, du thermostat du fer à repasser.

42