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Université Abdelmalek Essaâdi

Ecole Nationale des Sciences Appliquées – Tétouan


Département STIC
Filière: Génie Civil
Module: Géotechnique I

Géotechnique I

Polycopié des Travaux Pratiques

Khamlichi Abdellatif

2019
Sommaire

TP1: Mesure de la teneur en eau d’un échantillon de sol 3

TP2: Analyse granulométrique à sec d’un échantillon de sable gros 6

TP3: Mesure du poids volumique des grains solides par un pycnomètre en verre 14

TP4: Essai d’équivalent de sable 18

2
TP1: Mesure de la teneur en eau d’un échantillon de sol

1. Introduction

La mesure de la teneur en eau d’un sol est une action des plus fondamentales en géotechnique.
La teneur en eau, notée w , permet en effet d’exprimer le poids volumique humide en le
ramenant au poids volumique sec :

γ = (1+ w) γ d

Elle permet aussi d’exprimer le degré de saturation en fonction du poids volumique saturé
sous la forme :

γd γs
Sr = w
γ w (γs − γ d )

La teneur en eau d’un matériau est variable dans le temps et dépend pour un sol donné de
l’indice des vides et du degré de saturation selon :

γw
w = eSr
γs

La teneur en eau conditionne en plus du poids du sol, sa poussée latéral et aussi son
compactage où elle est utilisée comme paramètre de contrôle. Pour réaliser un bon
compactage de remblai, couche de forme ou corps de chaussée, il est nécessaire de déterminer
la valeur en eau idéale du matériau permettant un compactage efficace aboutissant à la
meilleure compacité pour laquelle le poids volumique sec est maximal, par exemple dépassant
un pourcentage du poids des grains solides γ d ≥ pγ s :

γ s γ w Sr (1 − p) γ w
γd = ⇒ w opt =
γ w Sr + γ s w pγ s

Ce TP permettra de voir comment obtenir cette importante caractéristique physique d’un sol
qui est la teneur en eau conformément à la norme française NF P94-050.

2. Etude théorique

En physique des milieux poreux, on désigne par teneur en eau la quantité d’eau contenue dans
un échantillon de matière, par exemple un échantillon de sol ou de roche, la quantité étant
évaluée par un rapport pondéral. Cette propriété intervient dans un large éventail de
disciplines scientifiques et techniques. Elle s’exprime comme un rapport ou quotient, dont la
valeur peut varier entre 0 (échantillon complètement sec) et la teneur en eau à saturation du
matériau qui dépend de sa porosité ou ce qui revient au même de son poids volumique saturé :

γw  γ s − γ sat 
w sat =  
γs  γ sat − γ w 

3
La teneur en eau d’un matériau correspond à la masse d’eau d’un échantillon ramenée à la
masse sèche. Elle s’exprime en pourcent et il s’agit d’une teneur en eau pondérale. La mesure
s’effectue par séchage conventionnellement par évaporation de l’eau dite libre du matériau, ce
qui correspond à l’eau qui s’évapore à une température supérieure à 100°C.
La teneur en eau est donnée par la formule:

Mw M − Ms
w= ×100 = h ×100
Ms Ms

où M w est masse d’eau évaporée, M s la masse du matériau sec et M h la masse du


matériau humide.

3. Détermination expérimentale de la teneur en eau

Par convention, la teneur en eau se mesure à l’étuve chauffée à 105°C. Lorsque les matériaux
sont fragiles (cas des vases, des tourbes, de certaines argiles), on peut effectuer la mesure à
des températures inférieures à 105°C mais le temps d’évaporation est plus long. En général, il
est recommandé de se caler à 50°C dans ces cas précis. Si on chauffe le matériau à des
températures supérieures à 105°C, on élimine l’eau libre à 105°C, puis au-delà jusqu’à 200°C
environ l’eau liée ou piégée et finalement certaines fractions minérales par évaporation (par
exemple, entre 350°C et 600/650°C, déshydroxylation des minéraux argileux, vers 750°C
décarbonatation de la calcite, etc...).
Pour mesurer la teneur en eau, on peut se référer à la norme française NF P94-050 qui est
dédiée à la détermination de la teneur en eau pondérale des matériaux par la méthode par
étuvage.
Il existe plusieurs normes marocaines traitant de la mesure de la teneur en eau telles que :
- NM 10.1.146-1995; granulats - mesure des masses spécifiques, de la porosité, du coefficient
d’absorption et de la teneur en eau des gravillons et cailloux.
- NM 10.1.149-1995; granulats - mesure des masses spécifiques, du coefficient d’absorption
et de la teneur en eau des sables.
- NM 13.1.010-1998; détermination de la teneur en eau pondérale des sols - méthode par
étuvage.
Il existe aussi d’autres normes françaises permettant de mesurer la teneur en eau d’un
matériau : la norme NF P94-049-1 (Méthode de la dessiccation au four à micro-ondes) et la
norme NF P94-049-2 (Méthode à la plaque chauffante ou panneaux rayonnants). Ces deux
dernières normes sont couramment pratiquées en terrassement et notamment en contrôle de
chantier.
Il convient de remarquer qu’il est indispensable de prendre de nombreuses précautions pour
conserver l’échantillon dans son état initial pour que les mesures correspondent aux propriétés
du sol étudié. Il faut prendre aussi suffisamment d’échantillons pour palier aux incertitudes et
prendre la moyenne des trois teneurs en eau trouvées séparément.

4. Matériels

Pour la mesure de la teneur en eau conformément à la norme NF P94-050, on aura besoin:


- d’un échantillon de sol environ de masse environ 40 g;
- d’un récipient fait de matériau résistant à la corrosion dont la masse doit rester constante
après des chauffages répétés. Des tares en aluminium sont conviennent;

4
- d’une étuve à ventilation forcée et possédant un thermostat avec la possibilité de fixer la
température à 105°C;
- d’une balance précise au centigramme ou à 0.1% de la masse de l’échantillon.

5. Incertitude d’essai

Les essais de mesure de la teneur en eau semblent simples. Pourtant des essais réalisés entre
laboratoires montrent que malgré leur simplicité, des écarts sont mesurables d’un laboratoire à
l’autre. Des campagnes d’essais croisés menées en 2003 et 2011 avec les laboratoires des
Ponts et Chaussées en France ont permis d’observer la présence d’incertitudes dans les
résultats d’essais. Les résultats obtenus en 2011 ont été réalisés avec un panel de 17
laboratoires sur un sol argileux classé A2 au préalable. Les incertitudes évaluées en 2011
étaient légèrement plus élevées que celles obtenues en 2003 !
Disposer de la valeur de l’incertitude est important pour évaluer la portée du résultat. Cette
information semble ainsi nécessaire pour valider l’application de résultats surtout lorsque
l’incertitude affecte la conformité aux limites d’une spécification, ce qui peut être le cas pour
l’évaluation des états hydriques.
Concernant les incertitudes évaluées en 2011 sur la teneur en eau mesurée à l’étuve, l’essai
qui a été réalisé sur un sol A2 d’une teneur en eau moyenne de 16.6% évaluée à partir des
résultats de 17 laboratoires a donné les indicateurs suivants :
- limite de répétabilité: r = 0.7;
- limite de reproductibilité: R = 3.7;
- incertitude élargie pour k=2: U = 2.7.

6. Mode opératoire

Le mode opératoire suit les étapes suivantes :


a) On prend trois éprouvettes de sol humide de 40 g approximativement extraites du même
échantillon de sol.
b) On prend trois tares et on les pèse vides, on pèse ensuite les échantillons avec les tares. On
note le poids humide dans un tableau.
c) On met ensuite l’échantillon à l’étuve et on note le poids sec après étuvage de l’échantillon
dans le tableau. La différence entre le poids humide et le poids sec (poids évaporé) donne le
poids de l’eau, on note aussi la teneur en eau obtenue dans le tableau.

Masse de la tare Masse avant étuvage Masse après étuvage Teneur en eau en
vide en grammes en grammes en grammes %
Essai 1
Essai 2
Essai 3

d) On déterminera la teneur en eau moyenne sur les trois échantillons.

e) On calculera ensuite la limite de répétabilité r. Cette limite représente l’écart maximum au


niveau de confiance 95% entre 2 résultats obtenus sur un même échantillon pour une même
méthode, un même analyste, un même appareil. La limite de répétabilité à 95% est donnée
SCE
d’après la norme ISO 5725 par: r = 2.83 où N est le nombre total de mesures et SCE la
N −1
somme des carrés des écarts.

5
TP2: Analyse granulométrique à sec d’un échantillon de sable gros

1. Revue des techniques granulométriques

Les échantillons soumis à l’analyse granulométrique peuvent être traités à l’aide de plusieurs
méthodes. Il est très important de noter que les résultats produits dépendent de la méthode
utilisée mais aussi de l’échantillon testé et ne seront pas systématiquement reproductibles et
comparables. Il est possible de réduire l’incertitude en augmentant le nombre des essais.
Parmi les méthodes disponibles pour effectuer l’analyse granulométrique, on trouve :
- le tamisage à sec;
- le tamisage sous eau;
- la diffraction laser;
- la sédimentométrie par sédigraphe;
- la sédimentométrie par hydromètre ou aéromètre.

1.1 Le tamisage à sec


L’analyse granulométrique par tamisage consiste à classer les différents grains d’un
échantillon en utilisant une série de tamis ou passoires, emboîtés les uns sur les autres, dont
les ouvertures sont décroissantes du haut vers le bas. L’échantillon étant placé au sommet, la
pile de tamis est vibrée. Les matériaux restant dans chaque tamis (refus) sont pesés puis
convertis en pourcentage massique %. Une courbe est tracée, c’est la courbe granulométrique.
En ce qui concerne les sols, l’analyse granulométrique est pratiquée sur une série de tamis
répondant à la norme française NF P94-056: Reconnaissance et essais - Analyse
granulométrique - Méthode par tamisage à sec après lavage. Les tamis sont soumis à des
vibrations pour faciliter le passage des particules à travers les mailles. Certaines tamiseuses
permettent des vibrations continues ou intermittentes. La durée du tamisage est limitée à
10min afin de ne pas provoquer le bris des particules de l’échantillon. Le choix de la durée
s’effectue en fonction de la nature de l’échantillon c’est-à-dire des agglomérats après séchage
à l’étuve.

1.2 Le tamisage sous eau


Ce type de tamisage est recommandé pour séparer la fraction inférieure à 40µm des
particules les plus grossières ou au sein même de la fraction inférieure à 40µm . On utilise
alors deux tamis, l’un d’ouverture 32µm , l’autre de 20µm . Cette opération réduit
l’hétérogénéité du matériel et facilite l’analyse micro-granulométrique. La norme NF P94-041
décrit la méthode de tamisage par voie humide.

1.3 La diffraction laser


Cette technique est recommandée pour des sols composés de sédiments dont la forme
s’apparente à des particules sub-sphériques < 2mm , opaques et de densité identique. Il
convient de se reporter aux manuels d’utilisation des fabricants du granulomètre à diffraction
laser pour plus de précision. Cette méthode n’est donc pas valable pour tous les types de
sédiments. Il est aussi possible de soumettre une partie d’un échantillon au tamisage à sec et
l’autre partie à la diffraction laser mais, dans ce cas, les résultats des analyses feront l’objet
d’interprétations séparées. Toutefois, pour certains sédiments, les résultats issus de la
diffraction laser sont comparables à ceux obtenus par tamisage.

1.4 La sédimentométrie par sédigraphe à rayons X


Cette technique fournit le tracé de la courbe granulométrique pour la fraction inférieure à
20µm , en mesurant la vitesse de chute par gravité des particules dans l’eau. La vitesse de

6
chute est elle-même reliée à la dimension des particules d’après la loi de Stockes qui donne le
v
rayon des particules en fonction de la vitesse limite de chute des particules: r = lim avec
C
2 ρs −ρf
C= g la constante de Stokes dans laquelle ρs la masse volumique des particules, ρf
9 η
la masse volumique de l’eau, η la viscosité dynamique de l’eau et g l’accélération de la
pesanteur. L’emploi du sédigraphe est généralement réservé à l’étude des argiles. Il mesure
par un mince faisceau de rayons X la concentration des particules qui restent en suspension à
une hauteur de sédimentation diminuant avec le temps. Signalons que pour les grains de très
petites dimensions, la forme joue un rôle très important. Les particules d’argile se présentent
sous la forme de plaquettes et ne sont donc pas sphériques. Le granulomètre laser à diffusion
statique a pour principe l’interaction de la lumière avec les particules, celui à diffusion
dynamique sur le mouvement brownien et la viscosité du mélange. Le sédigraphe a pour
principe de base le frottement hydraulique. Ces méthodes ont des modes d’interaction
différents avec les particules. Elles donnent donc des distributions différentes, pour les argiles
notamment qui ne peuvent généralement pas être comparées entre elles.

1.5 La sédimentométrie par hydromètre ou aéromètre


Cette méthode s’appuie sur la loi de Stokes et la poussée d’Archimède qui est proportionnelle
à la densité du fluide. La loi de Stokes prédit la vitesse limite vlim = C r 2 . D’où il résulte que
H r (t) 18η
le diamètre des particules en mm est donné par : D = K avec K = où
t g(ρs −ρ w )
H r (t) est la hauteur de chute en cm à l’instant t exprimé en min, la viscosité dynamique étant
exprimée en g/s/cm et les densités en g / cm3 . Pour un hydromètre de référence ASTM
donnée, on a: H r (t) =α+β R1 (t) où α et β sont des constantes qui caractérisent l’hydromètre
(Elles sont fournies par le fabricant) et R1 (t) est la lecture corrigée à l’instant t . On démontre
par ailleurs que le pourcentage massique des particules de diamètre inférieur à D s’écrit:
V ρs ρ w g R 1
p= où ρ w est la densité de l’eau, V le volume de l’éprouvette et W le poids
W ρs −ρ w 10
sec du sol en suspension par unité de volume.
La norme française dédiée à la sédimentométrie est la NF P94-057.

2. Le matériel pour le tamisage à sec


Plusieurs instruments sont nécessaires à l’analyse granulométrique. Le laboratoire doit
disposer de postes de travail dédiés à la pesée, à l’observation des échantillons, au séchage,
au tamisage et aux autres analyses. L’analyse se déroule selon les étapes suivantes:

2.1 Prélèvement et stockage de l’échantillon


Plusieurs instruments sont utilisés au prélèvement de l’échantillon de sol. Le nom de
l’échantillon doit être indiqué au marqueur indélébile sur le côté du tube (pilulier) qui le
contient et sur le bouchon.

2.2 Lavage de l’échantillon


Dans certains cas le matériau doit être lavé à l’eau distillée. On peut rajouter cette eau et
mélanger le sédiment à l’eau à l’aide d’un agitateur en verre. On laisse décanter jusqu’à ce
que l’eau soit parfaitement claire. On siphonne ensuite le trop-plein à l’aide d’un tube

7
chirurgical en latex par exemple. L’opération peut être répétée plusieurs fois jusqu’à ce que le
sédiment soit parfaitement débarrassé des sels qu’il contient. Lors de cette opération, on ôte à
l’aide d’une pince tous les débris (bois, algues, …) qui flottent en surface.
Certains échantillons demandent une préparation plus longue car les grains ne peuvent pas se
détacher aisément du fait qu’ils sont liés entre eux par un ciment. Après avoir rincé les tubes,
il est nécessaire d’effectuer une légère attaque au peroxyde d’hydrogène (à 50%). La capsule
est ensuite placée sur une plaque chauffante à 40°C pendant une dizaine de minutes. Les
grains se détachent progressivement et tombent au fond de la capsule.

2.3 Séchage de l’échantillon


Les échantillons décantés sont placés dans une étuve (Fig. 2.1) pour y être séchés. Selon la
nature du sol et le type d’analyse, les échantillons vont sécher de 24 à 48 h à une température
de 50°C à 60°C. Lors de la montée en température, il est souhaitable de rester à proximité de
l’étude pour en vérifier le bon fonctionnement.

Figure 2.1: Etuve à thermostat

2.4 Tamisage de l’échantillon


Un tamis (Fig. 2.2) est composé d’une toile de mailles dont l’ouverture est déterminée.
Généralement les tamis les plus petits ont une taille de 40µm . Les tamis les plus larges sont
nommés passoires (à partir de 3.315mm ). Pour information, les tamis AFNOR respectent la
progression suivante: 40, 50, 63, 80, 100, 125, 160, 200, 250, 315, 400, 500, 630, 800 µm , 1,
1.25, 1.6, 2, 2.5mm et les passoires: 3.315, 4, 5, 6.3, 8, 10, 12.5, 16, 20, 25 mm. D’autres
nomenclatures sont parfois utilisées, avec des tamis en unités ϕ= − log 2 (d) par exemple.

Figure 2.2: Tamis

8
Les tamis sont placés les uns sur les autres dans le sens décroissant. Le sédiment sec est
déversé au sommet de la colonne (Fig. 2.3). On utilise un fond étanche à la base de la colonne
pour récupérer le refus final. La colonne est placée sur une tamiseuse (Fig. 2.3) qui va la faire
vibrer à une fréquence connue pendant un temps connu (généralement moins de 10 minutes).
Le sédiment va ainsi être trié selon la taille des grains qui le compose. Chaque refus est alors
versé délicatement dans une capsule pour être pesé. Un grand soin doit être apporté lorsque
l’on enlève les derniers grains qui restent dans le tamis. On utilise généralement un pinceau
ou une brosse (selon la finesse de la maille). On ne doit jamais appuyer sur le tamis à l’aide de
la brosse et on ne doit jamais enlever par la force un grain resté bloqué dans une maille. Il
existe des systèmes de nettoyage des tamis qui utilisent les ultra-sons.

Figure 2.3: colonne de tamisage et tamiseuse

2.5 Pesage des refus


Chaque refus de tamis est pesé à l’aide d’une balance de précision, préalablement stabilisée
sur un plan parfaitement horizontal, tarée et à l’abri des mouvements d’air (Fig. 2.4). Il est
également essentiel que la balance de précision soit étalonnée par un organisme certifié avec
une périodicité adaptée. Les données sont notées sur une feuille de résultats avant d’être
intégrées dans un tableur (Excel par exemple) pour effectuer des analyses statistiques. Les
refus sont stockés pour archivage dans des sachets clairement identifiés. Il est souvent utile de
stocker séparément les fractions supérieures et inférieures à 40 ou 63 µm .

9
Figure 2.4: Balance de précision

Pour effectuer la mesure des refus, un récipient pour recueillir les granulats est d’abord posé
sur la balance et est tarée, Fig. 2.5. Le plus grand tamis est vidé dans le récipient. La balance
va alors indiquer la masse des granulats refusés dans ce tamis.
Sans vider le récipient, le tamis suivant est à son tour vidé dans le récipient, Fig. 2.6. La
blanque indique alors le cumul des masses des granulats refusés dans chaque tamis. Cette
opération est reproduite ainsi de suite jusqu’au fond étanche.

Figure 2.5: Récipient posé sur la balance et tarage de celle-ci

Figure 2.6: Vidage du tamis dans le récipient et pesée

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La liste des normes marocaines traitant de l’analyse granulométrique comprend :
NM 10.1.020-1974 Matériaux de construction-Granulométrie et granulats;
NM 00.1.004-1975 Tamisage-Analyse granulométrique par tamisage;
NM 13.1.008-1998 Analyse granulométrique-Tamisage;
NM 10.1.338-2004 Produits spéciaux destinés aux constructions en béton hydraulique-
Produits à base de liants hydrauliques ou de résines synthétiques - Analyse granulométrique
des poudres.

3. Mode opératoire

3.1 Les tamis


Un tamis est constitué d’une toile
métallique ou d’une tôle perforée
définissant des mailles de trous carrés, la
taille des mailles est normalisée. Cette
taille correspond aux termes d’une suite
géométrique de raison 1.259.
Les tamis sont également repérés par un
numéro d’ordre appelé « module », selon
une progression arithmétique de raison 1,
voir tableau ci-contre.
Il n’est pas toujours nécessaire d’utiliser
tous les tamis. On peut n’utiliser que les
tamis 20 à 38 par exemple (analyse d’un
sable) ou une suite de tamis espacés de
quelques modules, par exemple 38, 35, 32,
29 …
Dans le cadre de ce TP, on utilisera
exclusivement les tamis: 43, 40, 37, 34, 31,
28.

3.2 L’échantillon
Il faut que l’échantillon analysé soit en quantité suffisante pour être mesurable et pas trop
importante pour éviter de saturer les tamis. En pratique la masse de l’échantillon M0
exprimées en kg doit dépasser 0.2D max où le diamètre D max est exprimé en mm. Il est
essentiel que l’échantillon soit sec (Etuvage à la température de 105°C maximum). Dans notre
cas, on prendra M0 = 2kg .

3.3 Analyse granulométrique


Empiler la série de tamis suivant leur module croissant: 43, 28, 31, 34, 37, 40.
- Placer le récipient à fond étanche sous le dernier module.
- Fixer la série constituée sur le cadre vibrant.
- Tamiser par vibration pendant 2 minutes à l’amplitude 0.5mm.

Peser selon la méthode décrite dans la section 2.5, la quantité cumulée de refus (notée Ric) et
noter le résultat dans le tableau de la page suivante:

11
Opérateur:
Référence de l’échantillon:
Date:

Masse totale sèche (le cas échéant après lavage) en grammes: M0 =

Ouverture tamis en Masse des refus cumulés Pourcentage refus % tamisats cumulés
mm (Ric) en grammes cumulés 100*(Ric/M0) Ti=100-100*(Ric/M0)
16
8
4
2
1
0.5

Passant au dernier « fond », P =………………………


Rnc + P = …………………………………………….
100*[M0 – (Rnc + P)] / M0 = ………………………. < 1%

3.4 La validité de l’analyse granulométrique


La somme des passants, Rnc et P, ne doit pas différer de plus de 1% de la masse M0; pour
éviter que l’analyse ne soit fausse.

3.5 Tracé de la courbe


Elaboration de la courbe granulométrique:
- On trace un repère orthonormé;
- On place sur l’axe des abscisses (horizontal) le logarithme décimal de l’ouverture du tamis i;
- On place sur l’axe des ordonnées (vertical) les tamisat Ti en %.

12
Annexe

A1. Qualité granulaire des sables: fuseau et module de finesse

A1.1 Les fuseaux


Graphiquement, il est possible de représenter un secteur, appelé fuseau dans lequel la courbe
granulaire doit se situer pour vérifier le critère de qualité granulaire.

A1.2 Le module de finesse


Selon la norme NF P 18-304 relative à la confection du béton, on détermine le module de
finesse du sable utilisé. Cette grandeur indique si un granulat comporte des grains plutôt fins,
grossier. Il permet donc de détecter une discontinuité en début ou en fin de courbe et de
définir une tolérance vis-à-vis de ces discontinuités.
Le module de finesse FM d’un granulat est défini par le 1/100 de la somme des refus cumulés,
exprimés en pourcentage, sur les différents tamis de la série: 0.125-0.250-0.50-1.00-2.0-4.

Le module de finesse MF est une caractéristique importante surtout en ce qui concerne les
sables. Un bon sable à béton doit avoir un module de finesse MF compris entre 2.2 et 2.8 ; au-
dessous, le sable a une majorité d’éléments fins et très fins, ce qui nécessite une
augmentation du dosage en eau ; au-dessus, le sable manque de fines et le béton y perd en
ouvrabilité.
Pour 1.8<MF<2.2 le sable est à utiliser si l’on recherche particulièrement la facilité de mise
en œuvre au détriment probable de la résistance.
Pour 2.2<MF<2.8 le sable est à utiliser si l’on recherche une ouvrabilité satisfaisante et une
bonne résistance avec des risques de ségrégation limités.
Pour 2.8<MF<3.2 le sable est à utiliser si l’on recherche des résistances élevées au détriment
de l’ouvrabilité et avec des risques de ségrégation.
Pour MF >3.2 le sable est à rejeter.

A2. Classe granulaire


La norme NF P 18-304 détermine la classe granulaire en numérisant les critères de plus petits
et de plus grands diamètre ainsi que le critère de représentativité.

13
TP3: Mesure du poids volumique des grains solides par un pycnomètre en verre

L’objectif de la manipulation est la détermination du poids volumique des grains solides d’un
sol γs (Ou ce qui revient au même la masse volumique de ces grains ρs = γs /g ou la densité
des grains solides ds =ρs / ρw où ρw est la masse volumique de l’eau à la température
considérée et g = 9.81m /s2 l’accélération de pesanteur).
La manipulation utilise le principe du pycnomètre. Ce procédé consiste à peser un pycnomètre
vide, puis rempli d’eau et contenant en même temps une certaine quantité du sol. Par
comparaison avec le poids volumique de l’eau γ w , on arrive à déterminer le poids volumique
des grains formant le sol.

1. Types de pycnomètres

Un pycnomètre désigne un instrument de laboratoire utilisé pour mesurer, à une température


déterminée, la masse volumique d’un produit liquide pâteux (mastic, adhésif, peinture) ou
solide (poudre, par exemple).

1.1 Pycnomètre en verre


On trouve aussi pour cet instrument l’appellation pycnomètre à bouchon capillaire. Il est
généralement composé de deux éléments en verre s’assemblant précisément par un joint en
verre rodé:
- une fiole (classiquement d’une capacité de 50cm3 ) ;
- un bouchon percé d’un tube très fin (capillaire).
Lorsque l’on ajuste le bouchon sur la fiole, le trop-plein de liquide s’échappe par l’extrémité
supérieure du tube et, dans la mesure où ce tube est très fin, le volume de liquide est
déterminé avec une grande précision.
La capacité du pycnomètre propre étant connue avec précision (indiquée par le fabricant ou
mesurée par étalonnage), il suffit de peser au moyen d’une balance de précision le pycnomètre
avant et après remplissage pour déterminer par calcul la masse volumique d’un produit liquide
ou solide.

Figure 3.1: Schéma du pycnomètre

1.2 Pycnomètre métallique


Basés sur le même principe, on trouve aussi des pycnomètres métalliques (d’une capacité
typique de 50 ou 100cm3 ) constitués d’une cuve et d’un couvercle muni d’un orifice
d’écoulement du trop-plein. La forme intérieure inclinée du couvercle facilite l’évacuation du
produit liquide ou pâteux.

14
L’étalonnage du pycnomètre est réalisé à l’aide d’eau distillée, en procédant comme pour une
détermination ordinaire.

1.3 Pycnomètre à gaz


Le pycnomètre à gaz permet de déterminer de façon précise le volume d’un échantillon solide
(massif, divisé ou poreux) de masse connue, permettant d’accéder à sa masse volumique. Le
principe de la mesure est d’injecter un gaz à une pression donnée dans une enceinte de
référence, puis à détendre ce gaz dans l’enceinte de mesure contenant l’échantillon en
mesurant la nouvelle pression du gaz dans cette enceinte.
Le gaz utilisé est généralement de l’hélium en raison de son faible diamètre atomique qui lui
permet de pénétrer de très petites cavités.
Cette méthode est particulièrement adaptée à la mesure des volumes et masses volumiques de
solides divisés ou poreux, car le gaz pénètre dans les cavités. On ne pourra cependant mesurer
le volume réel et la masse volumique vraie que si la porosité est ouverte ; dans le cas de
porosité fermée on ne pourra déterminer que la masse volumique effective. Pour une bonne
précision, l’échantillon doit être au préalable séché.

2 Détermination de la densité des grains solides par la méthode de quatre pesées


Dans cette méthode, on utilise les quatre pesées suivantes:
- pesée du pycnomètre vide: m0
- pesée du pycnomètre rempli d’eau jusqu’au trait de jauge 50cm3 : m1
- pesée à nouveau du pycnomètre rempli de sol préalablement séché: m2
- pesée du pycnomètre contenant le sol et rempli d’eau jusqu’au trait de jauge 50cm3 : m3 .
(m − m0 ) − (m3 − m2 )
La masse du sol est: ms = m2 − m0 ; le volume du sol est: Vs = 1 . D’où
ρw
m 2 − m0
le poids volumique des grains solides du sol qui est donné par: γs = γ w .
m1 − m0 + m2 − m3
Remarques:
- Cette méthode ne peut évidemment pas être appliquée à des solides solubles dans l’eau ou
moins denses que l'eau.
- Pendant toutes les opérations de manipulation du pycnomètre, il ne faut pas le tenir à pleine
main, ni le placer en plein soleil pour éviter de le chauffer. Les dilatations qui s’ensuivraient
provoqueraient une erreur systématique. Les conditions de remplissage devront se faire dans
les mêmes conditions de température.
- L’eau de mer, de salinité 35g / L a une masse volumique moyenne de 1.028 kg / L à 0°C ;
une variation de salinité de 1g / L fait varier la masse volumique de 0.0008kg / L . C’est
pourquoi, il est obligatoire de travailler avec de l’eau distillée.

3 Manipulation

3.1 Appareillage utilisé


- Balance - Thermomètre
- Etuve - Tamis de 2 mm
- Pipette - Mortier et pilon
- Un pycnomètre (RIN 45/40 EN 1097-6) - Papier filtre

15
Figure 3.2 : Appareillage utilisé

3.2 Mode opératoire

- Prendre un pycnomètre, le peser après l’avoir lavé et séché, soit m0 sa masse.


- Remplir le pycnomètre jusqu’à la base du col d’eau distillée, éliminer toutes les bulles d’air.
Compléter le remplissage du pycnomètre à l’eau distillée jusqu’au repère.
- Attendre que l’équilibre de température entre le pycnomètre et l’eau soit atteint. Relever la
température.
- Sécher l’extérieur du pycnomètre et peser, soit m1 cette masse.
- Vider le pycnomètre de son contenu, le sécher.
- Prélever approximativement 25g de matériau sec si le sol n’est pas cohérent et 10g s’il est
cohérent. On prélève uniquement la fraction granulométrique qui passe dans le tamis de 2mm.
- Mettre l’échantillon ainsi prélevé dans le pycnomètre et mesurer la masse, soit m2 .
- Compléter au trois quart avec de l’eau distillée, chasser les bulles d’air.
- Compléter avec de l’eau distillée jusqu’au repère, relever la masse, soit m3 .

4 Variation de la masse volumique de l’eau avec la température

La masse volumique de l’eau est fonction de la température. Le Tableau 3.1 donne les
variations de la masse volumique de l’eau sur l’intervalle des températures 0°C - 54°C . La
Figure 3.3 donne cette variation sur le domaine 0°C - 200°C .

T (°C) 0 1 2 3 4 5 6
3
ρw (g / cm ) 999.82 999.89 999.94 999.98 1000 999.99 999.98

7 8 9 10 11 12 13 14
999.96 999.91 999.85 999.77 999.68 999.58 999.46 999.33

15 16 17 18 19 20 21 22
999.19 999.03 998.86 998.68 998.49 998,29 998.08 997.86

23 24 25 26 27 28 29 30
997.62 997.38 997.13 996.86 996.59 996.31 996.02 995.71

16
31 32 33 34 35 36 37 38
995.41 995.09 994.76 994.43 994.08 993.73 993.37 993

39 40 41 42 43 44 45 46
992.63 992.25 991.86 991.46 991.05 990.64 990.22 989.8

47 48 49 50 51 52 53 54
989.36 988.92 988.47 988.0 987.6 987.09 986.62 986.4

Tableau 3.1: Variation de la masse volumique de l’eau en fonction de la température

Figure 3.3: Evolution de la masse volumique de l’eau en fonction de la température

17
TP4: Essai d’équivalent de sable

1. Introduction
Les impuretés peuvent perturber l’hydratation du ciment ou entraîner des défauts
d’adhérence granulats-pâte, ce qui peut avoir une incidence négative sur la résistance du
béton. La propreté traduit l’absence d’éléments fins indésirables dans les granulats. En
abaissant l’adhérence de la pâte de ciment sur les granulats, la présence de particules
argileuses est défavorable, autant à la mise en œuvre du béton qu’à ses performances finales.
Au-delà d’une certaine quantité, l’argile absorbe une partie de l’eau du béton pour former une
boue. Cette boue gênera l’adhérence du ciment avec les granulats. Le béton une fois sec
s’effrite et manque de résistance. En absorbant trop d’eau, l’argile en trop forte quantité,
provoque un phénomène de retrait important par l’évaporation de l’eau. Pour éviter que tous
ces phénomènes n’apparaissent il faut vérifier que les granulats ne comportent pas une
quantité d’argile nuisible au béton.
La présence d’argile dans le sable naturel en quantité modérée peut toutefois contribuer à
faciliter la mise en œuvre du béton. En effet, par leur petite dimension les grains d’argile se
comportent comme des roulements à billes qui limitent le frottement entre les granulats. En
faible proportion, l’argile permet ainsi de faciliter la mise en œuvre du béton sans en altérer la
résistance. Le sable de qualité est donc un sable qui contient de l’argile dans des proportions
qui permettent de faciliter la mise en œuvre du béton tout en garantissant la résistance
souhaitée.
La proportion des granulats par rapport à l’argile considérée comme un polluant définit la
propreté. Dans le cas des gravillons, la propreté est donnée par le pourcentage de passant
au tamis de 0.5mm (tamisage effectué sous eau). Dans le cas des sables, la propreté est
fournie par l’essai appelé «équivalent de sable» qui permet de mesurer la fraction
argileuse du matériau. L’essai d’équivalent de sable (ES) consiste à séparer le sable des
matières argileuses ou fines, qui remontent par floculation à la partie supérieure de
l’éprouvette où l’on a effectué le lavage. Plus la valeur de ES est grande, plus le sable est
propre.
La propreté d’un sable peut également être évaluée par l’essai au bleu de méthylène (VB). Le
bleu de méthylène est absorbé préférentiellement par les argiles et les matières organiques.
L’essai standard est tel que VB exprime la quantité de bleu de méthylène absorbée par
100g de fines. Plus la valeur de VB est petite, plus le sable est propre.

2. Principe de l’essai d’équivalent de sable


Le but de cet essai est de mesurer la propreté des sables entrant dans la composition des
bétons. L’essai consiste à déterminer l’importance des fines (<63µm) floculables contenues
dans le sable. Une procédure normalisée permet de déterminer un coefficient d’équivalent de
sable ES selon une norme donnée: LPC (mode opératoire S.I. 5-1963), NF EN 933-8 ; NF
P18-597; NF P18-598.
Au Maroc, on se réfèrera aux normes nationales:
NM 10.1.147-1995: Granulats - Equivalent de sable.
NM 10.1.169-1995: Granulats - Détermination de la propreté superficielle.
NM 10.1.283-2008: Essais pour déterminer les caractéristiques géométriques des granulats -
Évaluation des fines - Équivalent de sable.
NM 10.1.732-2009: Granulats - Détermination de la propreté des sables - Equivalent de sable
à 10% de fines.
Le principe de l’essai s’appuie sur le fait qu’en présence d’une solution de glycérine,
formaldéhyde et de chlorure de calcium, l’argile flocule. C’est-à-dire que l’argile se rassemble

18
sous forme de petits flocons. Après agitation dans cette solution, ces flocons descendent par
gravité de façon très lente. Cela signifie qu’après agitation le sable brut descend très
rapidement alors que l’argile se dépose beaucoup plus lentement en une vingtaine de minutes.
Ainsi le sable brut peut être visiblement séparé de l’argile qui se déposera lentement au
dessus, voir figure 1.
La hauteur totale représente la hauteur de l’échantillon. Le rapport entre la hauteur de sable
brut et la hauteur totale représente la proportion de sable brut dans le sable. Cette proportion
exprimée en pourcentage est appelée ES (Equivalent de Sable).

Figure 1: Dépôt du sable et décantation du floculat dans un tube d’essai ES

L’essai est effectué sur la fraction 0/2 mm du sable à étudier. On lave l’échantillon, selon un
processus normalisé, et on laisse reposer le tout. Au bout de 20 minutes, on effectue la
mesure. Cette dernière peut être réalisée de deux façons différentes :
- Avec piston

Figure 2: Mesure de l’équivalent de sable dans le cas de la méthode avec piston

h2
ES = 100
h1

19
- Sans piston

h ′2

Figure 3: Mesure de l’équivalent de sable dans le cas de la méthode à vue

h ′2
ESv = 100
h1

- hauteur h1 : sable propre + éléments fins


- hauteur h 2 : sable propre seulement (à vue)
- hauteur h ′2 : sable propre seulement (au piston)
On a toujours: ES < ESv .

3. Matériel utilisé
L’ensemble pour équivalent de sable (EN933-8), voir figure 4, se compose de:

Figure 4: Kit du matériel utilisé selon la norme EN 933-8

4 éprouvettes pour équivalent de sable gradué sur 100 et 380mm


1 règle graduée 500mm
2 bouchons pour éprouvette

20
1 entonnoir
1 récipient de mesure 200ml
1 bonbonne 5L en plastique
1 tube laveur avec tuyau en caoutchouc, siphon et bouchon
1 poids tare selon NF P18-598
1 solution mère concentrée, 1000 ml

4. Composition de la solution floculante


La solution lavante est élaborée à base d’un mélange concentré obtenu en mélangeant:
- 219g de chlorure de calcium CaCl2, 6H2O dissous à chaud dans 350ml d’eau déminéralisée,
- 480g de glycérine,
- 12.5g de formaldéhyde (solution 40% volumique), ce mélange est complété à l’eau
déminéralisée pour obtenir 1L.
Dans notre cas, le mélange concentré est commandé déjà prêt.
Note: cette solution ne peut se conserver que 28 jours, la solution concentrée pouvant se
conserver un an à l’abri de la lumière dans un endroit tempéré.

5. Mode opératoire de l’essai d’équivalent de sable


La procédure d’essai est décrite précisément dans la norme NP 18-598, octobre 1991. L’essai
s’effectue sur un échantillon de sable humide afin d’éviter les pertes d’argile. Il faut vérifier
que les grains de sable ont un diamètre inférieur à 5mm par tamisage et vérifier que la masse
sèche de l’échantillon soit de 120g. Puis remplir l’éprouvette avec la solution lavante jusqu’au
premier trait et introduire l’échantillon de masse M =120g dans l’éprouvette normalisée.
(1)- Préparer une solution lavante en diluant la solution concentrée de 125ml dans
5L d’eau distillée.
(2)- Prendre un échantillon du sable humide à étudier de masse égale à M0 = 700g .
(3)- Passer au tamis de 5mm le sable à étudier.
(4)- Prélever trois échantillons du sable d’environ 40g chacun afin de mesurer la teneur en eau
w. Les échantillons extraits passent pour cela à l’étuve dont la température est fixée à 105°C
durant 24h. Il faudra diviser la quantité du sable restant en deux parties d’égale masse et
placer chaque partie dans un sac de plastique afin de conserver son humidité.
(5)- Prélever deux fractions de sable humide à l’aide du godet ( H = 45mm , φ= 50mm ) et
100 + w
arasé. La masse nécessaire est: M =120 où w est la teneur en eau en %.
100
(6)- Remplir deux éprouvettes avec la solution lavante jusqu’au 1er trait.
(7)- Verser dans chaque éprouvette, contenant la solution floculante, la prise d’essai de sable
humide M =120(1+ w) . Eliminer les bulles d’air (frapper contre la paume de main, laisser se
reposer 10min ).
(8)- Boucher les deux éprouvettes et les agiter à l’agitateur 90 cycles pendant 30 secondes
(Faute d’un agitateur équivalent de sable standard, il faut prévoir une agitation manuelle
uniforme, avec autant que possible, l’exécution d’oscillations uniforme d’amplitude 20cm
avec une fréquence de 3cycles/s).
(9)- Rincer le bouchon au-dessus de l’éprouvette. Faire descendre le tube laveur en le
faisant tourner entre les doigts: on lave ainsi les parois intérieures de l’éprouvette. Faire
descendre et remonter lentement le tube laveur que l’on tourne entre les doigts dans la masse
de la prise afin d’agiter la burette et de favoriser la remontée des fines et éléments argileux.
(10)- Sortir le tube laveur et fermer le robinet lorsque le niveau du liquide atteint le trait
supérieur.
(11)- Laisser reposer 20mn .

21
(12)- Mesurer la hauteur h1 au niveau supérieur du floculat puis faire descendre
lentement, par son poids propre jusqu’à stabilisation, le piston taré dans le liquide à
travers le floculat, le manchon prenant appuis sur le bord supérieur de l’éprouvette.
L’immobiliser au contact du sable et mesurer h 2 .
(13)- Calculer la valeur ES .
(14)- Si les deux valeurs de ES diffèrent de plus de 4 il faudrait refaire l’essai. On ne le refera
pas durant le TP.

6. Interprétation des résultats

ES<70%: sable pollué


ES>75%: sable propre

ES à vue ES au piston Nature et qualité


Sable argileux : risque de retrait ou de gonflement
ES < 65% ES < 60%
Sable à rejeter pour des bétons de qualité
Sable légèrement argileux de propreté admissible
65% < ES < 75% 60% < ES < 70% pour les bétons de qualité quand le retrait n’a pas de
cons équence notable sur la qualité du béton.
Sable propre à faible proportion de fines argileuses
75% < ES < 85% 70% < ES < 80% convenant parfaitement pour les bétons de haute
qualité
Sable très propre. L’absence presque totale de fines
argileuses risque d’entraîner un défaut de plasticité
85% < ES 80% < ES
du béton qu’il faudra compenser par une
augmentation du dosage en eau.

22
Module Géotechnique 1 : Fiche TP1

Opérateurs:
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………....

Masse de la tare Masse avant étuvage Masse après étuvage Teneur en eau en
vide en grammes en grammes en grammes %
Essai 1 w1 =
Essai 2 w2 =
Essai 3 w3 =

w1 + w 2 + w 3
Teneur en eau moyenne: w m = = ……………….….
3

SCE = (w1 − w m )2 + (w 2 − w m ) 2 + (w 3 − w m ) 2 = ……………..……..

N = ………………………………………………………………..

SCE
r = 2.83 = …………………………………………….……..
N −1

23
Module Géotechnique 1: Fiche TP2

Date:
Référence de l’échantillon:
Opérateurs: …………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………

Masse totale sèche en grammes: M0 =

Ouverture tamis en Masse des refus cumulés Pourcentage refus % tamisats cumulés
mm (Ric) en g cumulés 100*(Ric/M0) Ti=100-100*(Ric/M0)
16
8
4
2
1
0.5

Passant au dernier « fond », P =………………………


Rnc + P = …………………………………………….
100*[M0 – (Rnc + P)] / M0 = ………………………. < 1%

100

90

80

70

60

50

40

30

20

10

0
0 1
10 10

Courbe granulométrique

24
Module Géotechnique 1: Fiche TP3

Date:
Référence de l’échantillon:
Opérateurs: …………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………

- Température: T = ……….. °C

- Masse du pycnomètre à vide: m0 = ……. g

- Masse du pycnomètre rempli d’eau jusqu’au trait de jauge: m1 = ………… g

- Masse du pycnomètre contenant le sol sec: m2 = ………… g

- Masse du pycnomètre contenant le sol et rempli d’eau jusqu’au trait de jauge: m3 = …… g

- Masse volumique de l’eau: ρw = ………. kg / m3

- Poids volumique de l’eau: γ w = ………. N / m3

- Densité des grains solides: Gs = ………

- Poids volumique des grains solides du sol: γs = ……….. N / m3

- Incertitude relative sur γs : ∆γs / γs = ……….. %

Remarques:
- On prendra g = 9.81m /s2 .
- L’incertitude absolue sur la masse pesée par la balance 8100 g est: ∆m = 0.1g .
- Dans la pratique, il faudra répéter les mesures précédentes 3 fois pour augmenter la
précision. Il faudra aussi travailler avec des balances de haute précision.

25
Module Géotechnique 1: Fiche TP4

Opérateurs:
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………....

Masse avant étuvage Masse après étuvage Teneur en eau en


en grammes en grammes %
Echantillon 1 w1 =
Echantillon 2 w2 =
Echantillon 3 w3 =

w1 + w 2 + w 3
Teneur en eau moyenne: w = = ……………….….
3
100 + w
Masse idéale de sable humide: M =120 = ……………….….
100
Masse de l’échantillon équivalent de sable 1: M1 = ……………….….

Masse de l’échantillon équivalent de sable 2: M 2 = ……………….….

Hauteur h1 de l’échantillon 1: h11 = ……………….….

Hauteur h 2 de l’échantillon 1: h12 = ……………….….

h12
Equivalent de sable de l’échantillon 1: ES1 =100
h11

Hauteur h1 de l’échantillon 2: h 21 = ……………….….

Hauteur h 2 de l’échantillon 2: h 22 = ……………….….

h 22
Equivalent de sable de l’échantillon 2: ES2 =100
h 21

∆(ES) = ES2 − ES1 = ……………….….

Interprétation des résultats : ……………….….……………….….……………….….………..


……………….….……………….….……………….….……………….….……………….….
……………….….……………….….……………….….……………….….……………….….

26