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MINISTERE DE L ’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR République de Côte d’Ivoire

Union – Discipline – Travail


ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE -------------------------

ECOLE SPECIALE DU BATIMENT ET DE S


TRAVAUX PUBLICS

CYCLE INGENIEUR DE CONCEPTION

OPTION : BATIMENT
Année Académique : 2014-2017
Par ACHI N’tamon Désiré Landry
THEME

DIMENSIONNEMENT D ’UN BATIMENT R+4 EN BETON


ARME

n
ENCADREUR PEDAGOGIQUE
ENCADREUR TECHNIQUE

………………………………………………….
…………………………………………………
…………………………………………………
…………………………………………………
CONTEXTE ET JUSTIFICATION DU THEME

L’avènement du béton armé, au sens moderne du terme, est rendu possible au


XIX siècle grâce à la production industrielle de ciment artificiel et aux produits
finis en fer et en acier. Cependant déjà au temps des Romains, un béton de
masse non armé était mis en œuvre mais il s’agissait d’un mélange à base de
liants naturels (chaux, ciment naturel …)
La découverte du ciment Portland par le français Louis Vicat en 1817 a conféré
au béton la qualité d’un matériau révolutionnaire dans la construction au 20
ième siècle. Les principaux inventeurs du matériau béton armé furent François
Poignet, François Hennebique puis Auguste Perret et ses frères. Le béton armé
est un matériau composite constitué de béton et d’acier. Ce matériau est l’une
des innovations qui ont permis de construire les gratte-ciel dans les années 1980.
On s’en sert aujourd’hui pour réaliser des poutres, des poteaux, des dalles, des
murs en béton ou voiles, des coques et des fondations pour les bâtiments.
Ces ouvrages conçus et construits avec beaucoup de technicité et d’intelligence
de la part des architectes et ingénieurs se dégradent, tombent en ruine ou
s’effondrent sous l’effet de certaines charges, d’où la nécessité de réflexions et
de recherches sur le matériau et la conception des ouvrages (durabilité,
résistance au séisme et à la température, enrobage …).
Ainsi lors d’une étude de structure de construction en béton armé, il va donc être
nécessaire de connaître l’origine et l’intensité des sollicitations de traction
notamment les efforts maximaux de traction, les moments de flexion et de
torsion qui induisent des contraintes de traction, les effets du retrait, de la
température, des tassements différentiels éventuels des sols de fondations, des
chocs, des séismes. Une structure en béton armé bien conçue doit atteindre
plusieurs objectifs :
- l’ossature ne doit pas s’effondrer (l’ensemble doit rester en équilibre lorsque les
charges sont appliquées)
- la structure doit être durable (la limitation d’ouverture de fissures)
- la structure ne doit pas se déformer excessivement (limitation des flèches)

Mais on assiste malheureusement de nos jours en Côte d’Ivoire comme dans


d’autres contrées du monde à l’effondrement d’immeubles souvent de grande
hauteur lors des inondations pendant les saisons des pluies, à des dégradations
précoces de bâtiments abritant des populations, à des ruptures d’éléments au
cours des travaux de construction .
Nous savons que les valeurs limites des actions dans les bâtiments sont définies
règlementairement. Ces valeurs caractéristiques correspondent à des valeurs
dont la probabilité d’être effectivement dépassées sont fixées à l’avance. Les
conditions d’Etats limites de Service et d’Etats limites ultimes définies dans les
règles BAEL 91 modifiées 99 sont des conditions qu’il faut respecter pour que
l’exploitation normale et la durabilité de la construction soient assurées et que le
risque de rupture soit très faible.
En situation de maitrise d’œuvre, l’ingénieur réalise des études d’avant-projet
sommaire, d’avant-projet détaillé et de projet. Il émet son avis sur les plans
d’exécution réalisés par un bureau d’étude (par exemple celui ) et les approuve
en vue de leur mise en œuvre. Il coordonne avec l’ingénieur des travaux le suivi
et le contrôle des taches prévus au marché de l’entreprise.
L’avènement de l’informatique et des logiciels de calcul ont bouleversé les
habitudes des ingénieurs depuis quelques années .Ainsi de nos jours, les
méthodes développées en résistance des matériaux et en mécanique des
structures pour la pratique manuelle de résolution des problèmes de
dimensionnement des bâtiments sont peu utilisés. La confiance aux outils
numériques étant souvent totale. Pourtant les deux approches devraient être
maitrisées par l’ingénieur de conception des structures en bâtiment. C’est dans
ce contexte que s’inscrit notre thème qui porte sur « l’étude comparative de
dimensionnement manuel et numérique d’un bâtiment R+4 à usage de bureaux
».Il s’agit d’analyser les écarts de résultats de ces deux approches et d’établir des
corrélations ou des ordres de grandeur sur la base d’hypothèses de matériaux
élastiques isotropes, et homogènes.
PROBLEMATIQUE
La croissance démographique de la Côte d’Ivoire depuis quelques décennies a
porté la population ivoirienne à plus de 24 millions d’habitants (recensement de
2014). Les besoins en logements au niveau du territoire national s’élèveraient
entre 400 000 et 600 000 unités. Les constructions de bâtiments pour abriter les
populations sont un élément de préoccupation pour le gouvernement de ce pays.
Outre les logements, des investisseurs étrangers ou nationaux du fait de la
croissance économique depuis 2012, manifestent l’intérêt de créer des
entreprises et d’installer leur siège en Côte d’Ivoire. En gros, des problèmes de
construction de bâtiments s’avèrent importants. Ainsi, nous constatons des
immeubles à usage de bureaux de plusieurs étages s’ériger çà et là dans
plusieurs quartiers d’Abidjan. Ces bâtiments construits en béton armé devraient
répondre aux conditions de stabilité et de contraintes intérieures, de réactions, de
température, du déplacement au vent, etc. …Pour édifier un ouvrage résistant,
des études de sol et de calcul de structure à réaliser par des spécialistes du
Génie-Civil sont nécessaires. L’avènement de l’informatique et le
développement des logiciels de calcul notamment Robot Structural Analysis,
Armacad, etc. … facilitent l’exécution des calculs de bâtiment ou d’ouvrages de
génie civil.
Ainsi, certains ingénieurs ou spécialistes de calcul de structures vouent une
totale confiance à ces outils de telle sorte qu’ils mettent en perte leurs
connaissances des méthodes de résistances des matériaux et de mécanique des
structures. La maîtrise de ces méthodes est utile à la résolution des problèmes de
structure simples auxquels l’ingénieur pourrait être confronté sur les chantiers en
l’absence d’ordinateur .De même la connaissance des ordres de grandeur des
valeurs maximales des sollicitations traction, compression ,flexion, torsion est
nécessaire.
Dans cette perspective, il nous apparaît nécessaire de conduire une étude
comparative des valeurs des sollicitations obtenues par une résolution manuelle
et numérique pour en connaître les écarts et les limites de chaque approche dans
un contexte de chantiers de bâtiment. Cette disposition pourrait rassurer
l’ingénieur chantier de la précision des décisions à prendre en situation de
chantier de construction.

Objectifs général de recherche

Notre étude vise la maîtrise des méthodes de résistance des matériaux et de


mécaniques des structures dans un contexte de dimensionnement d’un bâtiment
à plusieurs étages (R+4) la résolution des problèmes de chantiers de bâtiment.

Objectifs spécifiques
Plus spécifiquement, il s’agit de:
1. maîtriser les méthodes des résistances de matériaux pour le calcul des
sollicitations simples notamment les sollicitations de compression, de
traction et de flexion. En effet sur les chantiers de construction ou de
réhabilitation de bâtiment, l’ingénieur est confronté aux problèmes de
déformations ou de rupture des éléments structurels tels que les poteaux, les
poutres, les planchers, les poutrelles. Pour pouvoir trouver des solutions à ces
problèmes ,l’ingénieur chantier se doit de maîtriser les formules simples de
compression et de flexion des structures soumises à des charges reparties ,et
ensuite avoir des ordres de grandeur des valeurs de sollicitations simples
(traction, compression, flexion ,torsion) de calcul souvent utilisés
L’ingénieur se doit de maitriser les formules simples de compression et de
flexion aux mêmes charges reparties dans le cas des structures isostatiques.
Nous considérons notre étude à ossature avec des planchers à corps creux.
2. Maitriser l’interprétation des résultats donnés par les logiciels de calcul
souvent utilisé pour le calcul des structures en béton armé notamment les
logiciels Robot, Armacad, Revit structure en l’absence d’outils informatiques
etc. Dans notre cas, nous utiliserons les données du logiciel Robot obtenus
manuellement.
3. Maitriser le dimensionnement manuel d’un bâtiment R+4 en béton armé. Une
comparaison des résultats obtenus sera faite.
Approche méthodologique
Dans le souci de mener à bien notre travail et de cerner l’ensemble des points
qui structurent notre problématique, nous avons retenu le cadre méthodologique
qui s’articule autour de quatre piliers principaux :

1. Recueil d’informations sur l’étude

Il apparaît nécessaire de disposer des informations sur le projet du bâtiment R+4


,objet de notre étude: la disponibilité des plans d’architecture, le rapport d’
études géotechniques ,la connaissance du site du projet , la nature de
l’exploitation du bâtiment, etc…L’étude s’inscrit dans le cadre d’un contrat en
cours d’exécution entre le bureau d’études 2I-CI SA et le Ministère
l’Equipement et de l’Entretien Routier (MEER ex Ministère des Infrastructures
Economiques (MIE)).Les plans de l’architecte ont été mis à notre disposition
,mais pas le rapport d’ études géotechniques. Ce document n’étant pas
disponible au moment de notre travail. Un plan de masse a également été fourni
par le bureau d’études dans lequel avons eu à travailler.

2. Recherche documentaire

Pour réaliser cette étude, une documentation technique a servi d’appui. La


recherche documentaire s’est faite sur la base d’ouvrages de la résistance des
matériaux (RDM), de béton armé, de textes et règlements en matière de
construction en vigueur en République de Côte d’Ivoire. La revue documentaire
a porté aussi sur des travaux d’étudiants en fin de cycle d’ingénieurs, de
règlements ,textes et normes en vigueur en République de France notamment le
fascicule 62 titre I Section 1 : règles techniques de conception et de calcul des
ouvrages et constructions en béton armé suivant la méthode des Etats limites,
BAEL 91 révisé 99 .Enfin, la recherche documentaire s’est faite sur le web.
Celle-ci nous a permis d’avoir une bonne connaissance du logiciel Robot
Structural Analysis pour effectuer les calculs de dimensionnement des structures
de bâtiment.

3. visite de site et collecte de données sur le terrain.

Aucune visite n’a été faite sur le terrain, le bâtiment n’étant pas en construction.
Nous avons donc trouvé nécessaire de nous appuyer sur les données de
l’expérience .Le taux de travail du sol de fondation a été fixé à partir de cette
méthode.

4. dimensionnement et ferraillage des éléments structuraux

4.1. dimensionnement manuel

Le dimensionnement manuel s’est fait en s’appuyant sur les plans de


l’architecte. Nous avons commencé par établir des hypothèses de calcul, étant
donné l’absence de termes de référence détaillé du client en ce qui concerne
l’étude .La démarche de dimensionnement s’est déroulée en deux étapes :

- Premièrement : le pré-dimensionnement des éléments structuraux

- Deuxièmement : le calcul de ferraillage.

Hypothèses de Calcul

 Règlements de calcul

Béton armé : BAEL 91 modifié 99

Charges permanentes : NF P06-004

Charges d’exploitation NFP 06.001

 Matériaux

Béton : fissuration préjudiciable ; Fc28 = 25 MPa

Acier : FeE400

 Inventaire des charges


a) Charges permanentes

Toiture Terrasse (dalle) 2500 daN/m3


Parpaings pleins (Maçonnerie) 2100 daN/m3
Parpaings creux (Maçonnerie) 1350 daN/m3

b) Charges d’exploitation

Charges d’entretien 100 daN/m²

La structure est portée par un ensemble de poteaux, poutres et poutrelles.

Charges permanentes Charges d’exploitation

- Béton armé : 2500 - Bureaux : 250 daN/m2


daN/m3 - Entretien : 100 daN/m2
(poteaux, poutres, semelles)
- Parpaings pleins : 2100
daN/m3
- Parpaings creux : 1350
daN/m3
- Enduit de ciment : 1800
daN/m3
- Chape en mortier de ciment : 20
daN/m2/cm
- Carrelages scellés, y compris
la couche de mortier de pose
de 2 cm 100 daN/m2
en pierre dure de 15 à 30mm

- Etanchéité multicouche : 120


daN/m2
épaisseur de 2 cm

NB : Nous supposons que les murs et les cages d’escaliers servent de


contreventements.
4.2.Dimensionnement numérique

Le logiciel Robot est beaucoup utilisé par les ingénieurs et techniciens de 2I-CI
SA pour les études de structure de bâtiments .C’est l’outil de travail principal du
bureau d’études .Nous allons nous en servir pour la vérification des calculs faits
manuellement.

4.2.1. Présentation du logiciel Robot

Le logiciel Robot Structural Analysis est un progiciel (ensemble de programmes


informatiques conçus pour un type d’utilisation) destiné à modéliser, analyser et
dimensionner les différents types de structures. Il permet de créer les structures,
les calculer, vérifier les résultats obtenus, dimensionner les éléments spécifiques
de la structure .La dernière étape gérée par Robot Structural Analysis est la
relation de la documentation pour la structure calculée et dimensionnée. Ce
logiciel propose aux ingénieurs structures des fonctionnalités de simulation et
d’analyse structurelle évoluées pour des structures vastes et complexes de la
construction.

4.2.2. Limites du logiciel Robot


IV. Rappels de quelques éléments de la Résistance des matériaux

La connaissance de la Résistance des Matériaux est nécessaire pour la


conception et le calcul des structures d’un bâtiment en béton armé .Elle permet
de :

- justifier son dimensionnement

- déterminer le choix des matériaux

- limiter son coût

- évaluer les déformations éventuelles et la durée de vie du matériau

Les sollicitations auxquelles nous sommes confrontés se résument en :


- compression simple

- flexion simple des planchers, poutres et poutrelles

- traction des fibres inferieures des dalles et poutres.

a) Compression simple

On considère conventionnellement comme soumis à une « compression centrée»


tout poteau sollicité par un effort normal de compression N et par des moments
n'intervenant pas dans les calculs de stabilité et de résistance des éléments qui
lui sont liés lorsque les excentricités sont faibles (point d'application de l'effort
normal à l'intérieur d'une zone déduite du noyau central par une homothétie de
rapport 1/2).Dans un poteau sollicité en « compression centrée » le centre de
gravité du béton et celui des armatures sont confondus. L’effort normal agissant
ultime Nu d’un poteau doit être au plus égal à la valeur suite :
Br∗Fc 28 Fe
Nu=ᾳ ( +A )
0.9❑b ❑s

Compression simple

b) Flexion simple

Un élément est soumis en flexion simple si les sollicitations se réduisent à un


moment fléchissant Mz et un effort tranchant Vy.
Les éléments d’une structure soumis en flexion simple sont principalement les
poutres, qu’elles soient isostatiques ou continues.
Une poutre à plan moyen est sollicitée en flexion plane simple lorsque
l'ensemble des forces ou couples appliqués à gauche d'une section droite S est
réductible, au centre de gravité G de E, à :
- un couple Mz d'axe perpendiculaire au plan moyen (ou moment fléchissant)
- une force Vy située dans le plan de I, et dans le plan moyen (ou effort
tranchant).
c) Flambement

C’est un phénomène d’instabilité d’une structure, qui soumise à un effort


normal de compression a tendance à fléchir et se déformer (passage d’un état de
compression à un état de flexion).
On parlera ici de flambement pour le pré-dimensionnement des sections des
poteaux.  étant l’élancement du poteau.
Lf
On a : ¿ ou Lf est la longueur de flambement
i
i : rayon de giration
I
i=√ ( ) avec I : inertie de la section du béton
S

Dans la formule de l’effort normal ultime, intervient un coefficient ∝ .Pour ne


pas minorer ∝ ou bien avoir des sections faibles, nous supposons ≤50

V. Méthodes de calcul des poutres continues

Pour le calcul des poutres, nous avons :

- Méthode forfaitaire

- Méthode de Caquot

- Méthode des trois moments

a) Méthode forfaitaire

La méthode forfaitaire s’applique au calcul des poutres et dalles portant dans un


seul sens (lx/Ly ≤ 0,4) des planchers des constructions pour habitations et
bureaux telles que la charge d’exploitation vérifie : Q≤ 2 G et Q≤ 5 KN / m²

 Conditions d’application
- Fissuration peu préjudiciable (F.P.P.);
- Poutre continue à inertie constante ;
- Portées successives dans un rapport compris entre 0,8 et 1,25
 Principes
Elle consiste à déterminer les moments sur appui de gauche (Mw), sur appui de
droite (Me) et en travée (Mt), à l’aide de fractions fixées forfaitairement de la
valeur maximale du moment isostatique (Mo).

Le moment isostatique est obtenu en considérant la même travée de la poutre,


sur appuis simples avec les mêmes charges mais indépendamment des autres
travées.

Détermination des moments


- Sur les appuis
 0,6 M0 pour une poutre à deux (2) travées ;

 0,5 M0 pour les appuis voisins s de rives d’une poutre à plus de deux (2)
travées ;

 0,4 M0 pour les autres appuis d’une poutre à plus de trois (3) travées

On retiendra la plus grande valeur absolue des moments évalués à gauche et à


droite de l’appui considéré.
- Dans une travée
MW + M e
Dans tous les cas : M t + ≥ Max(1,05 M o +1+0,3 ∝) M o
2
1+ 0,3∝
Pour une travée intermédiaire : M t 2 ≥ 2 M o
1,2+ 0,3∝
Pour une travée de rive : M t 2 ≥ 2
Mo

On retiendra comme moment dans la travée, la plus grande des valeurs absolues
de Mt1 et Mt2 : M t=Max (M t 1 ; M t 2 )

b) Méthode de Caquot

La méthode de Caquot s’applique aux constructions industrielles (usines,


entrepôts, ateliers…) dans lesquelles les charges d’exploitations sont
relativement élevées et comprennent le plus souvent des charges localisées
importantes, éventuellement mobiles et pouvant donner lieu à des effets
dynamiques.
Q>2G ou ouQ>5 KN /m ²
Cette méthode s’applique aussi aux calculs des poutres et dalles des planchers à
charges d’exploitations modérées ne satisfaisant pas à l’une des trois (3)
conditions ci-après :
- Fissuration peu préjudiciable ;
- Portées successives semblables ;
- Inerties constante le long de la poutre
La méthode de Caquot découle de la formule des trois (3) moments ou formule
de Clapeyron. Mais pour tenir compte de la théorie de continuité, du phénomène
de fluage et de l’adaptation entre section, le moment en travée sera majoré tandis
que celui sur appui sera minoré.
La méthodologie de détermination des sollicitations par la méthode de Caquot
est présentée dans le tableau ci-dessous pour une combinaison à l’ELU. Pour
une combinaison à l’ELS, on adoptera la même procédure mais avec des charges
non pondérées.

d) Méthodes des trois moments ou de Clapeyron

La méthode des trois moments est une méthode bien adaptée pour la résolution
des

poutres continues, établie à partir de la méthode des forces. Elle consiste à


découper une poutre continue en travées indépendantes, et faire introduire des
moments sur appuis (Mi) comme des inconnus hyperstatiques. La rotation de
chaque appui intermédiaire de la poutre continue est nulle, c’est la condition de
compatibilité des déformations. Cette méthode sera appliquée dans la résolution
manuelle de notre problème.

On commence par la numérotation des appuis de zéro (0) à (n) ; une travée (i)
est délimitée par les deux appuis (i-1) et (i), de portée Li et de rigidité EIi ; on
aura donc :
 n+1 appuis;
 n travées : ;
 Portée de la travée(i) : Li ;
 Rigidité flexionnelle de la travée (i): EIi.
Chaque travée (i) est repérée par un repère orthonormé local tel que :
 Origine : l’appui (i+1) ;
 l’axe des (x) est confondu avec la fibre moyenne de la poutre ;
 l’axe des y fait un angle (90) avec l’axe des x ;
 l’axe des z est défini pour compléter le système orthonormé xyz.
On considère deux travées consécutives (i) et (i+1) d’une poutre hyperstatique à
n travées, d’inerties flexionnelles respectives EIi et EIi+1, de longueurs
respectives Li et Li+1 et soumises respectivement à des charges X0i et X0(i+1).
De plus, on suppose que les appuis (i-1), (i) et (i+1) subissent des déplacements
respectifs vi-1, vi et vi+1 vers le bas, où
θid la rotation à droite de l’appui i pour la travée (i) considérée indépendante ;
i
θ g la rotation à gauche de l’appui i pour la travée (i-1) considérée
indépendante.

Les formules de Navier-Bresse pour deux travées consécutives s’écrivent :

(3) (2)
En effectuant −
Li +1 Li
, on obtient :

Cas où l’inertie de la poutre est constante sur chaque travée (i) et sans
dénivellation des appuis

Pour la travée (i) située entre les appuis (i-1) et (i), on peut écrire les relations
suivantes:
Moment fléchissant : ( Lx )+ M Lx
M i ( x )=mi ( x )+ M i−1 1−
i
i
i

Où,
mi ( x ) : Expression du moment fléchissant de la travée isostatique
Mi : moments sur appui (i)

M i−¿ M i−1

Effort tranchant : Li
V i ( x )=V i ( x ) +¿

Où,
vi(x) : expression de l’effort tranchant de la travée isostatique associée.
Mi : moment sur appui (i)

d g M i−1 −M i M i +1−M i
Réactions d’appuis : Ri=r i + r i + Li
+
Li +1
m (x)
i

Où,
rid: la réaction à droite de l’appui (i) de la travée isostatique (i)
rig: la réaction à gauche de l’appui (i) de la travée isostatique (i+1)

LES ETAPES DE LA METHODE DES TROIS MOMENTS

La méthode des 3 moments consiste à déterminer le degré d’hyperstatique de la


poutre k ; Ensuite à découper la poutre à (n) travées indépendantes (i) chacune
de portée Li et de rigidité flexionnelle EIi;
NB : si l’un des appuis de rive est un encastrement, on le remplace par une

travée fictive de rigidité flexionnelle infinie EI = ∞.


Pour chaque poutre isostatique de travée (i), déterminer :
 Les réactions des appuis : r i−1 et
d g
ri

 lLes expressions efforts internes : leffort tranchant V i( x ) et moment


fléchissant M i ( x ) ;
 les rotations des appuis θi−1 : et θi
d g

 Ecrire les k équations de 3 moments pour chaque deux travée consécutive


(i) et (i+1):

 Résoudre ces équations pour déterminer les moments Mi sur appuis.


 calculer les réactions et les efforts internes par les formules suivantes :

d g M i−1 −M i M i +1−M i
Ri=r i + r i + + m (x)
Li Li +1 i

M i−¿ M i−1

 L’effort tranchant : Li
V i ( x )=V i ( x ) +¿
x x
i
( )
 Le moment fléchissant : M i ( x )=mi ( x )+ M i−1 1− L + M i L
i
Méthode des 3 moments
Les poutres sont des éléments porteurs de l'ossature d'un bâtiment. Elles
participent directement à la stabilité de l'ensemble de l'ossature. Leurs sections
sont fonctions de la portée de leurs travées (la plus longue pour une poutre
continue).Le dimensionnement de la section d'armature est fonction des efforts
qui sont appelés à supporter la poutre .Les travées de nos poutres continues étant
données nous aurons à cet effet une inertie constante.

Après évaluation de toutes les charges agissantes sur ces poutres nous ferons
appelle à la méthode de Clapeyron dite « la méthode trois moments » pour
déterminer les moments aux appuis et en travée.

Résistances mécaniques du béton


Concept du Béton Armé
Le béton présente une résistance à la compression assez élevée, le béton mis en
œuvre doit avoir une résistance fc28 au moins égale à 20MPa. Par contre sa
résistance à la traction est faible et elle est de l’ordre de 1/10 de sa résistance à la
compression. De plus, le béton de ciment a un comportement fragile.

Résistance caractéristique à la compression


Le béton présente une relative bonne résistance à la Compression. Les
résistances obtenues dépendent de la composition. En général, les essais sont
réalisés sur des éprouvettes normalisées appelées 16*32, de forme cylindrique
de hauteur 32 cm et de diamètre 16 cm (Aire de 200 cm2).On utilise le plus
souvent la valeur à 28 jours de maturité fc28.
A partir d’une courbe contrainte-déformation d’un essai de compression, on peut
tirer les grandeurs suivantes :
- le module de Young instantané Eij ≈ 30 000MPa
- la contrainte maximale σmax ≈ 20 40MPa,
- la déformation maximale à la rupture ≈ 2 ‰ = 2. 10−3

Résistance caractéristique à la traction


Il est beaucoup plus difficile de faire des essais en traction.
On distingue :
- Les essais de traction directe avec des éprouvettes collées,
- Les essais de traction indirecte tels que l’essai Brésilien ou l’essai en flexion
quatre points.
Pour les essais en traction
indirecte, la déduction du
comportement en traction
nécessite une interprétation de
l’essai via un modèle. Par
exemple, pour l’essai
Brésilien qui consiste à
fendre une éprouvette cylindrique comme indique sur la
Figure 3, la résistance à la traction est donnée par :

2F
RT =
πDh
Fig. :
σbc : Contrainte de compression du béton
Essai
Brésilien sur

0,85 fcj
fbc 
 Parabole Rectangle

2‰ 3,5 bε
Figure 1.1Diagramme parabole rectangle
éprouvette cylindrique.

Contraintes et déformations :

Contrainte limites

Dans les calculs relatifs à l’état limite ultime de résistance on utilise pour le
béton un diagramme conventionnel dit parabole- rectangle, et dans certains cas
par mesure de simplification un diagramme rectangulaire.
Diagramme parabole rectangle : C’est un diagramme contraintes
-déformations du béton qui peut être utilisé dans tous les cas.
Diagramme rectangulaire(B.A.E.L91modifié99.p81) :
Lorsque la section est partiellement comprimée, on peut utiliser un diagramme
rectangulaire simplifié.

Principales méthodes de calcul des éléments structuraux


1. Les dalles
La dalle est un élément porteur généralement horizontal, dont deux dimensions
sont grandes par rapport à la troisième que l’on appelle épaisseur .L’épaisseur de
la dalle peut varier et la dalle peut avoir une forme quelconque. Cependant, les
dalles couramment rencontrées sont rectangulaires et d’épaisseur constante.

Suivant leur appui, on peut distinguer :

- les dalles portant dans une seule direction ou les appuis sont généralement
parallèles .Ces dalles sont improprement appelées « dalles sur deux appuis
», alors que dans le cas où elles sont continues sur plusieurs travées il y a
plus de deux appuis .Les appuis peuvent être des poutres, des murs ou des
voiles.

- les dalles portant dans deux directions improprement appelées « dalles sur
quatre appuis »,

- les dalles portant sur des appuis ponctuels comme les planchers dalles.

Dalles portant dans une seule direction (dalles sur deux appuis)
Une dalle est dite portante dans une seule direction lorsque le moment de flexion
dans une direction est prépondérant par rapport à celui de l’autre direction. Le
Lx
rapport entre le petit côté Lx et le plus coté Ly est tel que : < 0,4
Ly

Pour une poutre de largeur b et de hauteur h, sur deux appuis simples, soumise à
un chargement rectangulaire à la face supérieure, la fibre supérieure à mi travée
∂b
est comprimée dans le sens longitudinal et se raccourcit de ε = Ec sous action

de la contrainte de compression.

Cas des dalles uniformément chargée

Le calcul s’effectue comme pour une poutre .On considère une bande de
plancher de largeur unitaire et on détermine ainsi les sollicitations par unité de
longueur.

Le calcul des
sollicitations
dans les
dalles
portant dans
une direction
est effectué
suivant les méthodes de la résistance des matériaux .Pour les dalles continues,
on utilise comme pour les poutres la méthode des trois moments.

Cas des dalles soumises à des charges concentrées ou linéaires


La présence d’une charge ponctuelle ou linéaire sur une dalle portant dans une
direction induit un moment transversal de répartition qui doit être pris en compte
dans les calculs.
Pour la flexion longitudinale, les calculs montrent que nous pouvons assimiler
cette charge ponctuelle à une charge répartie sur une largeur b pour laquelle le
moment maximal par unité serait le même. En première approximation, on peut
retenir :
b=b0 +d +h

Dalles portant dans deux directions (dalles sur quatre appuis)


Lx
Le rapport entre le petit côté Lx et le plus coté Ly est tel que : > 0,4
Ly
Dalle isostatique articulée sur deux cotés

2. Méthode de calcul des poutres

(voir figure 5-2)

On peut alors déterminer les moments en travées et tracer par la suite les diagrammes des
moments fléchissant et des efforts tranchants. Les éléments de réductions ainsi trouvés on
peut les exécuter aux calculs des armatures de la poutre étant donné que la section
transversale s'est déjà fixée aux préalables.

Pour le calcul de la dalle, deux méthodes sont souvent utilisés parmi lesquelles
la dalle portant dans une seule direction et la dalle portant dans deux directions.
Le calcul des sollicitations dans les dalles portant dans une direction est effectué
suivant les méthodes de la résistance des matériaux .Pour les dalles continues,
on utilise comme pour les poutres la méthode des trois moments.

Pour le calcul de la dalle, deux méthodes sont souvent utilisés parmi lesquelles
la dalle portant dans une seule direction et la dalle portant dans deux directions.
Cas des dalles portant dans une seule direction
Une dalle porte dans une direction ou sur deux appuis lorsque le moment de
flexion dans une direction est prépondérant par rapport au moment de flexion
dans l’autre; on considère comme dalle portant dans une direction :
Les dalles appuyées sur deux de leur côté sensiblement parallèle
Lx
Le rapport entre le petit côté Lx et le plus coté Ly est tel que : < 0,4
Ly
Le calcul des sollicitations dans les dalles portant dans une direction est effectué
suivant les méthodes de la résistance des matériaux .Pour les dalles continues,
on utilise comme pour les poutres la méthode des trois moments.
Revue de la littérature

Rappels de quelques notions de la Résistance des matériaux

Sollicitations
C’est l’ensemble des forces extérieures s’exerçant sur un objet ou sur une
structure .Ce sont les efforts (effort normal, effort tranchant) et les moments
(moment de flexion, moment de torsion).
Flambement
Le flambement est un phénomène d'instabilité de forme qui peut survenir dans
les éléments comprimés (de façon excentrée ou non) des structures, lorsque ces
éléments sont « élancés », par suite de l'influence défavorable des déformations
sur les sollicitations.

Compression simple
On considère conventionnellement comme soumis à une « compression centrée»
tout poteau sollicité par un effort normal de compression N et par des moments
n'intervenant pas dans les calculs de stabilité et de résistance des éléments qui
lui sont liés lorsque les excentricités sont faibles (point d'application de l'effort
normal à l'intérieur d'une zone déduite du noyau central par une homothétie de
rapport 1/2).Dans un poteau sollicité en « compression centrée » le centre de
gravité du béton et celui des armatures sont confondus.

Flexion simple
Une poutre à plan moyen est sollicitée en flexion plane simple lorsque
l'ensemble des forces ou couples appliqués à gauche d'une section droite S est
réductible, au centre de gravité G de E, à :
- un couple M d'axe perpendiculaire au plan moyen (ou moment fléchissant),
- une force V située dans le plan de I, et dans le plan moyen (ou effort tranchant).
Les effets du moment fléchissant M et ceux de l'effort tranchant V sont étudiés
séparément.

Traction simple
Une pièce en béton armé est sollicitée en traction simple lorsque les forces
agissant à gauche d'une section droite S se réduisent au centre de gravité de la
section à une force unique N (effort normal) perpendiculaire à X et dirigée vers
la gauche. Le béton tendu étant négligé, le centre de gravité de la section droite
doit être confondu avec celui de la section des armatures.

Torsion simple
Une poutre à plan moyen est sollicitée en torsion lorsque la résultante des forces
appliquées n'est pas contenue dans le plan moyen, mais dans un plan parallèle à
celui-ci. La torsion pure se rencontre rarement en béton armé, le plus souvent, la
torsion est accompagnée d'une flexion.
SOMMAIRE
DEDICACE
REMERCIEMENTS
RESUME
ABSTRACT
LISTE DES TABLEAUX
LISTE DES IMAGES
INTRODUCTION
I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION DU SUJET
II. PROBLEMATIQUE
III. OJECTIF DE RECHERCHE
IV. APPROCHE METHODOLOGIQUE
V. RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE LA RDM
CHAPITRE 1 : PRESENTATION DE L’ENTREPRISE ET DU PROJET
1.1 Présentation de l’entreprise
1.2 Présentation du projet
1.3 Hypothèses
1.3.1 Caractéristiques des matériaux
1.3.2 Hypothèses de calcul

CHAPITRE 2 : METHODOLOGIE DE DIMENSIONNEMENT MANUEL

D’UN BATIMENT R+4 EN BETON ARME


2.1 Pré-dimensionnement des éléments
2.1.1 Plancher
2.1.2 Poutres
2.1.3 Poteaux
2.1.4 Cage d’escalier
2.1.5 Acrotère
2.2 Evaluation des charges et surcharges
2.2.1. Evaluation des charges surfaciques et linéaires
2.2.2. Evaluation des surcharges
2.3.Descente de charges sur les semelles
2.4.Calcul des fondations
2.5.Etudes des longrines
2.6.Dimensionnement de l’ossature du bâtiment
2.6.1. Calcul des poteaux
2.6.2. Calcul des poutres
2.6.3. Plancher à poutrelles préfabriqués
2.6.4. Les escaliers
2.6.5. L’acrotère

CHAPITRE 4 : METHODOLOGIE DE DIMENSIONNEMENT DU

BATIMENT R+4 A L’AIDE DU LOGICIEL ROBOT


4.1 Présentation du logiciel Robot Structural Analysis
4.2 Choix de la méthode de calcul
4.3. Méthode d’analyse modale spectrale
4.3.1. Principe
4.3.2. Domaine d’application
4.3.3. Détermination des paramètres du spectre de réponse
4.4. Modélisation
4.5. Poids total de la structure

CHAPITRE 5 : RESULTATS ET DISCUSSIONS

CONCLUSION

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

ANNEXES

TABLES DES MATIERES


SOLLICITATION DES POUTRES

Choix de la méthode de calcul des moments

La méthode de Caquot - domaine de validité

La méthode de Caquot s’applique aux constructions industrielles (usines,


entrepôts, ateliers…) dans lesquelles les charges d’exploitations sont
relativement élevées et comprennent le plus souvent des charges localisées
importantes, éventuellement mobiles et pouvant donner lieu à des effets
dynamiques.
Q > 2G ou Q > 5 kN/m²
Cette méthode s’applique aussi aux calculs des poutres et dalles des planchers à
charges d’exploitations modérées ne satisfaisant pas à l’une des trois (3)
conditions ci-après :
- Fissuration peu préjudiciable ;
- Portées successives semblables ;
- Inerties constante le long de la poutre

2.2. Principe
La méthode de Caquot découle de la formule des trois (3) moments ou formule
de Clapeyron. Mais pour tenir compte de la théorie de continuité, du phénomène
de fluage et de l’adaptation entre section, le moment en travée sera majoré tandis
que celui sur appui sera minoré.

1. PAR LA METHODE FORFAITAIRE

1.1. Domaine d’application


La méthode forfaitaire s’applique au calcul des poutres et dalles portant dans un
seul sens (lx/ly ≤ 0,4) des planchers des constructions pour habitations et
bureaux telles que la charge d’exploitation vérifie :

CHAPITRE 1 : PRESENTATION DE L’ENTREPRISE ET DU PROJET

1. Descriptif de mission

La mission du bureau d’étude est de réaliser toute l’étude et les plans


d’exécution de la structure béton du projet à savoir les poutres, les poteaux, les
semelles de fondations etc… suivant deux approches ; la première par le
dimensionnement manuel et la deuxième par un dimensionnement assisté par le
logiciel Robot Analysis Structural.
La direction régionale (DR) d’Abidjan Plateau est le projet sur lequel s’appuiera
l’étude mené lors de notre travail de fin d’étude.
1.1 Situation géographique

Le site retenu pour la construction de la direction régionale de l’équipement et


de l’entretien routier Plateau est situé dans la commune du plateau à Abidjan sur
l’axe avenue Terrassons de Fougères près de l’immeuble Ageroute.

Zone du projet
Figure : Aperçu du terrain sur image Google
1.2 Caractéristiques géométriques

Le bâtiment est d’une longueur en plan de 32,40 m sur une largeur de 15,40 m ;
la hauteur totale du bâtiment est de 19 m et la hauteur d’un niveau à un autre est
de 3,2 m. La surface utile du projet s’élève à 5022 m². Les différentes surfaces
sont à majorité aménagés en bureaux dont les superficies varient de 12 m² à
30m².
1.3 Description de l’ouvrage

Le bâtiment faisant l’objet de notre présente étude porte sur la construction d’un
bâtiment de 5 niveaux (R+4) à usage de bureaux pour le compte du ministère de
l’équipement et de l’entretien routier. Ce bâtiment est destiné à abriter au rez-de-
chaussée, un parking pouvant recevoir 20 véhicules, un local transfo d’environ
22 m². Les accès aux étages seront assurés par deux escaliers placé à des
endroits bien étudiés pour faciliter la transition entre le rez-de-chaussée à la
toiture terrasse. La toiture terrasse est inaccessible.

1.4 Aperçu des plans architecturaux


CONCEPTION DU PROJET

I. Introduction
Avant toute exécution de projet, un bâtiment doit tout d’abord être étudié
techniquement. Cette étude technique comporte généralement trois phases :
 La conception et le pré-dimensionnement de la structure cela afin de vérifier la
faisabilité technique du projet.
 Le dimensionnement des différents éléments,
 Et enfin, la vérification et la justification du dimensionnement retenu et
l’élaboration des plans de coffrage et de ferraillage.
1. Conception et justification du plan de coffrage

Choix du système porteur

Le choix du système porteur est fonction de l’usage des locaux et est


fondamental.
Dans cette phase de l'étude, nous devions choisir un système porteur capable de
transmettre l'ensemble des sollicitations à l'infrastructure puis au sol tout en
respectant les plans architecturaux et en ayant toujours comme objectif
d’améliorer la mobilité au sein du parking et dans les halls etc. Notre bâtiment
présente une forme architecturale simple. Tout au long de cette phase, nous
avons veillé à respecter les plans architecturaux le plus possible, respecter les
normes en ce qui concerne aussi bien les portées pour les éléments horizontaux,
que les élancements pour les éléments verticaux; la mobilité dans le parking au
sous-sol et dans les halls . Finalement il faut trouver une structure porteuse qui
est capable de jouer son rôle de transmission des charges vers le sol sans nuire ni
à la fonctionnalité de l'ouvrage, ni à son esthétique.
Nous avons opté pour un système poteaux-poutres en béton armé .Le réseau de
poutres reprend les charges qui lui sont transmises par les planchers. Ces poutres
s'appuient à leur tour sur les éléments verticaux que sont les poteaux.
Ainsi, après toutes ces études, nous avons eu à établir les plans de coffrage des
différents niveaux. Ces plans sont présentés dans les pages qui suivent.

PREDIMENSIONNEMENT ET DESCENTE DE CHARGES

Le pré-dimensionnement pour chaque élément d’ouvrage est conforme aux


Règlements BAEL 91 Modifié 99.

Pré-dimensionnement des poteaux


Hypothèse

Les poteaux sont soumis à une compression centrée


Un poteau est réputé soumis à une compression centrée » s'il n'est sollicité en
plus de l'effort normal de compression que par des moments dont l'existence
n'est pas prise en compte dans la justification de la stabilité et de la résistance
des éléments qui lui sont liés et qui ne conduisent par ailleurs qu'à de petites
excentricités de la force extérieure.
La section réduite doit être égal à :

0.9❑b Nu A Fe
Br ≫ ( − )
Fc28 ᾳ ❑s

On à Nu connu, et on recherche B
- Nu : Effort normal (en N)
- B : Section du poteau B=axb
- A est la section d'acier comprimé prise en compte dans le calcul ;
- Br est la section réduite du poteau obtenue en déduisant de sa section réelle un
centimètre d'épaisseur sur toute sa périphérie ;
Br =(a−2)(b−2)

- Fe : Limite d’élasticité de l’acier (en MPa).


❑b =1,5 ❑s = 1,15 ; K= 1.1

- ᾳ : Coefficient en fonction de l’élancement qui prend les valeurs :


0.85
ᾳ=
Pour   35 1+0.2( ❑ )²
35
50
Pour   35 ᾳ=0.6 ( )²

On se fixe un élancement mécanique λ=35 pour rester toujours dans le domaine


de la compression centrée d'où :
0.85
ᾳ= =0.708
35
1+0.2( )²
35
On pose A = 0
Br ≫ ( a−2 ) (b−2)

Vérification au flambement
- Calcul du moment d’inertie
3
a∗b
I=
12
- Rayon de giration
I
i=√
B
- Longueur de flambement Lf = 0.7 Lo
Cas des bâtiments
0.7 Lo si le poteau est à ses extrémités :
Soit encastré dans un massif de fondation ;
Soit assemblé à des poutres de plancher ayant au moins la même raideur que lui
dans le sens considéré et le traversant de part en part
- Calcul de l’élancement
Lf
¿
i
Si ≪70 Le flambement est vérifié

Pré-dimensionnement des poutres


Hypothèse
La poutre est soumise à une flexion simple. Une poutre à plan moyen est
sollicitée en flexion plane simple lorsque l'ensemble des forces ou couples
appliqués à gauche d'une section droite S est réductible, au centre de gravité G
de E, à :
- un couple M d'axe perpendiculaire au plan moyen (ou moment fléchissant),
- une force V située dans le plan de I, et dans le plan moyen (ou effort tranchant
D’une manière générale on peut définir les poutres comme étant des éléments
porteurs horizontaux. Il y a deux types de poutres :
 Les poutres principales :
-Elles reçoivent les charges transmise par les solives (Poutrelles) et les répartie
aux poteaux sur lesquels ces poutres reposent.
- Elles relient les poteaux.
-Elles Supportent la dalle.
 Les poutres secondaires :
-Elles relient les portiques entre eux pour ne pas basculer.
Hauteur h de la poutre
D’après les conditions de flèche, on doit vérifier que les hauteurs des poutres (h)

sont comprises entre :


L L
à Pour les poutres sur appui simple
16 10
L L
à Pour les poutres continues (travée intermédiaire)
18 15
L L
à Pour les poutres continues (travée sur appui de rive)
16 12

La largeur b’ de la poutre
0,3 h ≪b ' ≪ 0,6 h

Pré-dimensionnement de l’acrotère
Pré-dimensionnement de l’escalier
Un escalier est une suite de plans horizontaux disposés en gradins, afin de
permettre le déplacement à pied d’un niveau à un autre ; il sert donc à monter et
à descendre (Nicot, 2001). L’escalier à dimensionner est un escalier à deux
volées relié par un palier intermédiaire.

Selon Nicolas François BLONDEL, « la longueur des pas d’une personne qui
marche de niveau est communément de deux pieds et la hauteur du pas de celle
qui monte à plomb n’est que d’un pied » suite à cela, une relation entre le giron
(g) et la hauteur (h) a été mis en place et qui est la suivante :

59 cm≪ 2 h+ g ≪ 66 cm

En retenant une hauteur (h) = 16 cm ; la relation de BLONDEL abouti à un


giron g = 30 cm. Le dimensionnement des volées d’escaliers se fait comme pour
une poutre inclinée d’un angle ᾳ et dont la largeur est égale à un mètre. (Nicot,
2011). Pour le dimensionnement de la paillasse, elle a été assimilée à une poutre
de portée 3.14 m chargée linéairement par une charge d’exploitation de
2.5KN/m2.

Pour la 1ere volée, on a n = 10 contremarches


Pour la 2eme volée, on a n = 10 contremarches
Longueur de la ligne de foulée : L =g (n – 1) = 30 (10 -1) = 270 cm
 Inclinaison de la paillasse

ᾳ=tan−1 ( 10∗0,16
2,70 )
=30,65 0

 Epaisseur du palier
L L
≪ e1 ≪ , d’où e 1 = 15 cm
20 15

 Epaisseur de la paillasse
L L
30 cos ᾳ
≪ e2 ≪
20 cosᾳ
d ou e 2 = 15 cm

 Charge et surcharge de la paillasse

1. Descente de charge

1.1.Príncipe
La descente de charges se réalise sur une vue en plan des dalles, étage par
étage. Tout d’abord, il s'agit de repérer les éléments porteurs des dalles, ainsi
que leur sens de portée .De plus, les charges sur chaque poutre ou poteau sont
calculées, en commençant par la dalle haute du dernier niveau. En descendant
de niveau en niveau, les charges sont cumulées et séparées par cas des charges
- permanentes en vert, exploitations en rouges pour obtenir le chargement sur
les fondations.

1.2.Définition des charges par plancher


1.2.1 Plancher toiture terrasse

- On peut prendre A / Br =1%, (choix économique).


 ;
ᾳ Br∗Fc 28 Fe
Nu= ( +A )
Fc 28 0.9❑b ❑s
CHAPITRE : DESCENTE DE CHARGES

1. Définition

On appelle «descente de charge», l'opération qui consiste à calculer pour tous les
éléments porteurs de la construction (murs et poteaux) les charges qu'ils
supportent à chaque niveau en partant du dernier niveau en descendant jusqu'aux
fondations.
Généralement, l'opération «descente de charge» précède le calcul des poutres.
Les calculs pratiques sont faits en admettant que les poutres reposent aux appuis
simples sur les poteaux.
Pour tenir compte de la continuité qui provoque une distribution de charges un
peu différente, on majore la charge des poteaux voisins de rive de 10 %
2. Système porteur d’une structure
La structure composée de tous les éléments porteurs est appelée système
porteur .Il correspond au squelette du bâtiment. Le reste constitue l’enveloppe
du bâtiment. Il existe quatre familles d’éléments porteurs :
- Les porteurs horizontaux (planchers ou dalles, poutres)
- Les porteurs verticaux (poteaux, murs, voile)
- Les charpentes
- Les fondations

PLANCHERS ET
TOITURES
POUTRES ET MURS

VOILES ET POTEAUX

FONDATIONS
SOLS
3. Principe de la descente de charge

La descente de charges a pour but l'évaluation des actions de pesanteur


permanentes et variables permettant le calcul :
 des poteaux ou des appuis
 des murs porteurs
 de leurs fondations.

4. Méthodologie de descente de charge


Pour la descente de charge, il existe deux méthodes:
 La méthode manuelle
 La méthode numérique pour modélisation sur Robot DDC (Robot Descente de
Charge)

4.1La méthode manuelle


2.1.1 Données
 Fc 28
 L’enrobage E
 Fbu
 yb
 fsu
 la fissuration
 le diamètre du plus gros granulat cg = 2.5 cm
 σ (sol) = 1.5 bars à l'état limite ultime et à l'état limite de service (à défaut de
rapport de sol)

Procédures

La descente de charge manuelle s'articule autour de trois procédures principales:


 Détermination du type de plancher
 Détermination de l'épaisseur du plancher
 Détermination des charges ou actions au niveau des planchers.
 Pour les poteaux
Pour chaque poteau et ce par niveau, on aura à analyser:
• La charge de plancher qu'il supporte (revêtement chape, plafond ...)
• La part des cloisons repartie sur le plancher
• Le poids propre des poutres qui chargent le poteau
• Les éléments spéciaux: escaliers gaines et canalisations techniques.
 Pour les murs porteurs
Pour chaque mur porteur sur une tranche de 1 m et ce niveau par niveau, on aura
à analyser :
 La charge de plancher qu'il supporte (revêtement chape, plafond ...)
 La part des cloisons repartie sur le plancher
 Les éléments spéciaux: escaliers gaines et canalisations techniques

4.2 La méthode numérique pour modélisation sur Robot DDC (Robot


Descente de Charge)

1. Les charges à considérer pour la descente de charges


Les charges appliquées sont essentiellement de deux types :
1.1. Les charges permanentes : G
Les actions permanentes notées G ont une intensité constante ou très peu
variable dans le temps (BAEL 91 / A. 3.1.2), elles comprennent:
- Le poids propre de la structure (poteaux, poutres, planchers ….)
- Poids des autres éléments de construction (couverture, cloisons, revêtements)
- Poussée de terre, pressions des liquides pour les murs de sous-sols, murs de
soutènement
- Actions dues aux déformations différées : raccourcissement par retrait
La somme de ces différentes charges partielles sur les planchers de ce projet
donne la valeur totale de la charge permanente
1.2Les charges variables : Q
La réglementation BAEL suivant la norme NF P 06-001 donne les différentes
valeurs des charges surfaciques à considérer.
Ce sont :
- Les charges d’exploitation : poids des personnes et des mobiliers sur un plancher
- Les charges appliquées en cours d’exécution : dépôt de palettes de matériaux,
stockage ou déplacement de matériel
- Actions dues aux variations de températures.
Chapitre 2 : METHODOLOGIE DE DIMENSIONNEMENT MANUEL
D’UN BATIMENT R+4 EN BETON ARME

1. Pré-dimensionnement des éléments


1.1. Pré-dimensionnement de plancher
1.1.1. Analyse des variantes de plancher
Nous nous proposons d’analyser trois variantes de planchers afin de choisir celle
qui réponde de façon technique et économique à notre projet d’étude.
Variante 1 : plancher à corps creux
Variante 2 : plancher en dalle pleine en béton armé
Variante 3 : plancher à prédalles

1.1.1.1. Variante 1 : Plancher à corps creux

Avantages Inconvénients
- Mise en œuvre facile - Grande épaisseur de plancher
- Pas de coffrage - Sous face à enduire
- Ne nécessite pas de gros engins - Portée limitée à 6 ou 7 mètres
de levage - Pas de souplesse de forme et de
- Isolation thermique améliorée taille
- Plancher relativement léger - Mauvaise isolation acoustique
- Idéal pour la confection des - Nécessite beaucoup de
vides sanitaires manutentions
- Mise en œuvre relativement longue

Tableau : Avantages et inconvénients des planchers à corps creux


1.1.1.2. Variante 2 : plancher en dalle pleine en béton armé

Avantages Inconvénients
- Isolation acoustique - Nécessite l’immobilisation de
- Inertie thermique nombreux coffrages
- Utilisation d’éléments préfabriqués - Retombée de poutres
- Bonne résistance au feu - Mise en œuvre longue
- Ne nécessite pas forcément un gros - Mauvaise résistance aux bruits
moyen de levage d’impact

Tableau : Avantages et inconvénients des planchers


en dalle pleine en béton armé

1.1.2. Variante 3 : plancher à prédalles

Avantages Inconvénients
- Plancher relativement léger - Nécessite un gros moyen de
- Petite épaisseur de plancher levage
- Préfabrication sur place ou en - Portée relativement limitée
usine - Dalle peu rigide facilement
- Mise en œuvre facile et rapide fléchissable
- Pas de coffrage à placer en
hauteur
- Inertie thermique
- Isolation acoustique
- Bonne résistance au feu

Tableau : Avantages et inconvénients des planchers à prédalle

Conclusion : Pour des raisons économiques et de facilité de mise en œuvre, nous


avons opté pour un plancher à corps creux avec poutrelles préfabriquées.
1.1.3. Epaisseur du plancher et pré-dimensionnement des poutrelles
Le pré-dimensionnement des éléments du plancher à savoir l’entrevous, la dalle
de compression et les poutrelles est fait suivant les règles du BAEL 91
modifiées 99. Le tableau suivant résume les dimensions des différentes parties
du plancher .Pour les détails du pré-dimensionnement du plancher, voir
l’annexe …

Eléments Dimensions

Epaisseur plancher hp 21 cm

Plancher Hauteur du corps creux h1 16 cm

Hauteur de la dalle de h2 5cm


compression
Hauteur de la nervure h3 21 cm
Largeur de la table b 60 cm
Largeur de la nervure bo 12 cm
poutrelles Distance moyenne entre nu de Lx 60 cm
deux poutrelles
Travée minimale des poutrelles Ly 4,60 cm

1.2.Pré-dimensionnement des poutres


Le pré-dimensionnement des poutres est déterminé à partir de la condition des
flèches Selon le BAEL91 modifié 99. Pour les détails du pré-dimensionnement
des poutres, voir l’annexe …
Pour notre projet, les poutres sont continues et hyperstatiques.

Eléments Dimensions
Nombre Np 6
Poutres continues Hauteur poutre h5 40 cm
Largeur poutre b1 30 m

1.3.Pré-dimensionnement des poteaux


Le pré-dimensionnement des poteaux est déterminé d’après le BAEL91 modifié
99.Pour les détails de pré-dimensionnement de tous les poteaux, voir lanexxe
Pour chaque poteau et ce niveau par niveau, on aura à analyser :
- La charge de plancher qu’il supporte (revêtement, chape, cloison, etc. ...)
- La part de cloison repartie sur le plancher
- Le poids propre de la poutre qui charge le poteau

Nous nous fixons un élancement 35

Poteau Charge Charge Nu =1.35 G + 1.5 Q Section de poteau


permanente G d'exploitation Q choisi
(daN) (daN)
Poteau P1 76 525 27 500 144 559 (40 *40)
Poteau P2 73 861 21 775 132 375 (40 *40)
Poteau P3 47 650 15 125 87 015 (30 *30)
Poteau P4 30 242 8 167 53 077 (30 *30)
Poteau P5 51 650 15 125 92 415 (30 *30)
Poteau P6 38 622 11 948 70 062 (30 *30)
1.1.1 Epaisseur du plancher

Dans notre structure, Nous avons opté pour des planchers à corps creux.
La hauteur du plancher doit vérifier la condition de la flèche suivante :
Lmax
ht ≫ (B.6.8, 424)
22,5
Avec Lmax : la plus grande portée entre nus d’appuis dans le sens considéré
ht : Épaisseur du plancher

Dans notre projet Lmax = 4,65 m


4,65
h≫ =0,206 m ; Donc ht = 21 cm (B.7.2,2)
22,5

Ainsi, il a été adopté un plancher d’épaisseur :


16 cm : é paisseur du plancher

5 cm: épaisseur de ladalle de compression

1.1.2 Les poutrelles préfabriquées (B.6.8,4)

Les poutrelles se calculent comme des poutres avec des sections en T. La largeur
de la dalle de compression b à prendre est définie par :

b−b0 Lx Ly
b 1= ≪ min( ; ) (A.4.1, 3)
2 2 10

b : largeur de la table
b0 : Largeur de la nervure

Lx : Distance entre nu de deux poutrelles


Ly : Distance entre nus d’appuis de la travée minimale des poutrelles
La poutrelle a une largeur b0 =12 cm . Les entrevous sont espacés de 0,5 à 0,6
m ; ce qui correspond aux entre axes des poutrelles. (B .6.8,416)
Lx
On a Lx = 60 -12 = 48 cm et =24 cm
2
Ly
La travée minimale des poutrelles est distante de Ly= 4,60 m et =46 cm
10
b1 ≪min (24 ; 46) donc b1=24 cm

La largeur de la table est donc b1=2∗b1 +b 0


b1=2∗24+ 12=60 cm

1.2Pré-dimensionnement des poutres

La poutre est soumise à une flexion simple.


Hauteur h de la poutre
D’après les conditions de flèche, on doit vérifier que les hauteurs des poutres (h)

sont comprises entre :


L L
à Pour les poutres sur appui simple
16 10
L L
à Pour les poutres continues (travée sur appui de rive)
16 12

Avec L la longueur maximale entre nus d’appui de la poutre


Dans notre projet, les poutres sont continues

1.2.1 Poutres principales


4,60 4,60
L= 4,60 m ≤h≤
16 12
Nous choisissons h = 0,40 m
La largeur b’ de la poutre
0,3 h ≪b ' ≪ 0,6 h 0,12 ≤ b' ≤ 0,24 m
Nous optons pour b’ = 0,30 m
1.3 Poutres secondaires
L= 4,60 m ; donc L=4,60 m et h = 0,40 m

2. Pré-dimensionnement des poteaux

Le Pré-dimensionnement s’effectue d’après le B.A.E.L 91 modifié 99, selon la


condition de stabilité de Forme. Les poteaux sont soumis à une compression
centrée. Pour chaque poteau, on considère leur poids propre, la charge de
plancher et le poids propre des poutres qu’il supporte.
On procède à une descente de charge pour le poteau et on détermine l’effort Nu
qui doit vérifier la condition suivante :
0.9❑b Nu A Fe
Br ≥ ( − )
Fc 28 ᾳ ❑s

On à Nu connu, et on recherche B
- Nu : Effort normal (en N)
- Br ≫ ( a−2 ) ( b−2)

- B : Section du poteau B=axb


- A est la section d'acier comprimé prise en compte dans le calcul ;
- Br est la section réduite du poteau obtenue en déduisant de sa section réelle un
centimètre d'épaisseur sur toute sa périphérie ;
Br =(a−2)(b−2)

- Fe : Limite d’élasticité de l’acier (en MPa).


❑b =1,5 ❑s = 1,15 ; K= 1.1

- ᾳ : Coefficient en fonction de l’élancement qui prend les valeurs :


0.85
ᾳ=
Pour   35 1+0.2( ❑ )²
35
50
Pour   35 ᾳ=0.6 ( )²

On se fixe un élancement mécanique λ=35 pour rester toujours dans le domaine


de la compression centrée d'où :
0.85
ᾳ= =0.708
35
1+0.2( )²
35

On pose A = 0
Vérification au flambement
- Calcul du moment d’inertie
a∗b3
I=
12
- Rayon de giration
I
i=√
B

- Longueur de flambement Lf = 0.7 Lo


Cas des bâtiments
0.7 Lo si le poteau est à ses extrémités :
Soit encastré dans un massif de fondation ;
Soit assemblé à des poutres de plancher ayant au moins la même raideur que lui
dans le sens considéré et le traversant de part en part
- Calcul de l’élancement
Lf
¿
i

Si ≤70 Le flambement est vérifié

Application au poteau P1

3. Evaluation des charges et surcharges


4.1.Les charges surfaciques au niveau de la toiture terrasse inaccessible
Désignation des éléments e (m) Poids (daN/m²)

Etanchéité multicouche 0.02 12


Forme de pente 0.08 160
Plancher en corps creux (16+5) 0.21 285
Enduit de ciment 0.02 36

Charge permanente G= 493 daN / m²

Le pre dimensionnement de la structure consiste a proposer des dimensions a


donner aux elements dune structure sur la base de certaines regles de la
construction. Mais apres verification des contraintes lors des calculs , ces
dimensions proposees peuvent etre maintenues ou modifiées si elle repondent ou
non aux diverses sollicitatilons auxquelles la structure sera soulise .
Détermination de l’épaisseur du plancher
CHAPITRE 1: Conception structurale et Pré-dimensionnement des
éléments

Avant toute exécution de projet, un bâtiment doit tout d’abord être étudié
techniquement. La première phase commence par la conception et le pré-
dimensionnement de la structure ; cela afin de vérifier la faisabilité technique
du projet.
1. Conception et justification du plan de coffrage

Le choix du système porteur est fonction de l’usage des locaux et est


fondamental.
Dans cette phase de l'étude, nous devions choisir un système porteur capable de
transmettre l'ensemble des sollicitations à l'infrastructure puis au sol tout en
respectant les plans architecturaux et en ayant toujours comme objectif
d’améliorer la mobilité au sein du parking et dans les halls etc. Notre bâtiment
présente une forme architecturale simple. Tout au long de cette phase, nous
avons veillé à respecter les plans architecturaux le plus possible, respecter les
normes en ce qui concerne aussi bien les portées pour les éléments horizontaux,
que les élancements pour les éléments verticaux; la mobilité dans le parking au
sous-sol et dans les halls . Finalement il faut trouver une structure porteuse qui
est capable de jouer son rôle de transmission des charges vers le sol sans nuire ni
à la fonctionnalité de l'ouvrage, ni à son esthétique.
Nous avons opté pour un système poteaux-poutres en béton armé .Le réseau de
poutres reprend les charges qui lui sont transmises par les planchers. Ces poutres
s'appuient à leur tour sur les éléments verticaux que sont les poteaux.
Ainsi, après toutes ces études, nous avons eu à établir les plans de coffrage
provisoires des différents niveaux.
CHAPITRE 1 : PRE-DIMENSIONNEMENT DES ELEMENTS DE LA
STRUCTURE

Introduction
Le pré-dimensionnement consiste à déterminer ou à fixer des dimensions
provisoires et approximatives des éléments de structure. Il doit respecter certains
principes et règles pratiques de la construction. Notre pré-dimensionnement
portera sur les éléments suivants : les planchers, les poutres, les poteaux, les
escaliers. Le pré-dimensionnement pour chaque élément d’ouvrage est conforme
aux règlements BAEL 91 Modifié 99.

1. Pré-dimensionnement des planchers


1.1.Plancher
Dans notre projet, nous avons réalisé un seul type de plancher : les planchers à
corps creux
Ils sont réalisés du 1er étage à la toiture terrasse du 4eme étage. Ces planchers
sont constitués d’une dalle de compression, des entrevous et des poutrelles
préfabriquées. Ces planchers ont la particularité d’une mise en œuvre facile et
nécessite peu de coffrage. La hauteur du plancher doit vérifier la condition de la
flèche telle que :
Lmax
ht ≥ avec ht =h+h 0 : hauteur totale de la dalle, h0 étant la hauteur
22,5
totale du plancher, h la hauteur de l’hourdis (corps creux) et Lmax la distance
maximale entre nus de deux poutres (selon le sens de disposition des poutrelles).
Dans notre projet, Lmax =4,65 m ce qui donne une hauteur totale du plancher
égale à 20,94 cm.
On adopte pour un plancher d’épaisseur : 16 + 5 = 21 cm

1.2.Poutrelles
Ce sont des petites poutres en béton armé sur place formant l’ossature d’un
plancher.Les poutrelles se calculent comme des poutres avec des sections en T
.La largeur de la dalle de compression b à prendre est définie par :

b−b0 Lx Ly
b 1= ≪ min( ; ) (A.4.1, 3)
2 2 10

b : largeur de la table
b0 : Largeur de la nervure

Lx : Distance entre nu de deux poutrelles


Ly : Distance entre nus d’appuis de la travée minimale des poutrelles
La poutrelle a une largeur b0 =12 cm . Les entrevous sont espacés de 0,5 à 0,6
m ; ce qui correspond aux entre axes des poutrelles. (B .6.8,416)
Lx
On a Lx = 60 -12 = 48 cm et =24 cm
2
Ly
La travée minimale des poutrelles est distante de Ly= 4,60 m et =46 cm
10
b1 ≪min (24 ; 46) ; donc b1=24 cm

La largeur de la table est donc b=2∗b 1+ b0


b=2∗24 +12=60 cm

1.3.Disposition des poutrelles


Les critères qui conditionnent le choix de sens des dispositions des poutrelles
sont les suivants :
- Critère de la plus petite portée : les poutrelles sont disposées
parallèlement à la plus petite portée.
- Critère de continuité : les poutrelles sont disposées selon la travée qui
comporte le plus grand nombre d’appuis possibles.
Dans notre projet, nous disposons nos poutrelles comme le montre la figure
ci-dessous :
2. Pré-dimensionnement des poutres
Dans notre étude, les poutres sont en béton armé de section rectangulaires .Elles
sont continués et supposées en flexion simple .Les poutres de notre immeuble
reposent sur plusieurs poteaux ; ce qui constitue un système hyperstatique. Pour
le pré-dimensionnement des poutres, selon les formules empiriques données par
le BAEL 91 modifié 99, nous adoptons une hauteur h comprise entre L/16 et
L/12 avec L la portée maximale entre deux appuis .Concernant la largeur b0 ,
nous adoptons une valeur comprise entre L/2 et L/5 de la hauteur.
Dans notre projet, L =460 cm ; ce qui donne une hauteur comprise entre 28,75
cm et 41,07 cm ; On adopte une hauteur h égale à 40 cm.
Pour la largeur, adoptons b0 =30 cm
3. Pré-dimensionnement des escaliers
Les escaliers sont des éléments qui permettent l’accès aux différents étages du
bâtiment. L’escalier est constitué par des volées en béton armé et repose par des
paliers coulés en place .L’escalier est assimilé à une dalle appuyée et sollicité en
flexion simple. Un escalier est défini par les paramètres suivants :

1-Palier
2-paillasse
3-contre marche
4-giron
5-Emmarchement
6-Epaisseur

 Caractéristiques techniques de l’escalier


La hauteur H à franchir à chaque étage est de 3.20 m
Pour déterminer les dimensions des marches et des contremarches « g et h », on
utilise la relation de Blondel : 59 cm≤ 2 h+ g≤ 66 cm
Pour le confort architectural, on adopte des contremarches de hauteur h =16
cm ;
La largeur du giron vérifie la relation de Blondel et prise égale à 30 cm.
Le nombre de contre marche est donné par la relation : Nc=H /h
Ce qui nous donne Nc = 20 contre marches entre chaque étage et nous adoptons
nc = 10 contre marche entre paliers.
La longueur de la ligne de foulée est donnée par la relation L=( nc−1 )∗g ; ce

qui nous donne une ligne de foulée L= 2,7 m


'
L’inclinaison ᾳ de la paillasse est donnée par la relation ᾳ=tan−1 ( )
H
L
avec

H ' la demie hauteur entre étage égale à 1,6 m .L’inclinaison ᾳ = 30,65

L’épaisseur e de la paillasse est comprise entre L / (30 Cos ᾳ) et L / (20 Cos ᾳ).
Nous adoptons une épaisseur e = 15 cm
L’épaisseur ep des paliers est comprise entre L/20 et L/15. On opte pour
ep=15 cm

Dans notre projet, nous avons deux escaliers dont l’emmarchement diffère.
Pour l’escalier 1, l’emmarchement E1=120 cm

Pour l’escalier 2, l’emmarchement E2=130 cm

3,14 m
1,60 m
ᾳ = 30,65

2,7 m

4. Pré-dimensionnement des poteaux


Le pré - dimensionnement des poteaux se fera en fonction des sollicitations de
calcul en compression simple à l’Etat Limite Ultime selon le B.A.E.L 91
modifié 99. Il ressort ainsi que la vérification vis-à-vis du flambement sera la
section la plus déterminante. La loi de dégression n’étant pas applicable pour un
immeuble inférieur à 6 niveaux, on procède par une descente de charge de
chaque poteau et on détermine l’effort normal à l’ELU Nu qui doit vérifier la
condition suivante :
Br f c 28 A s F e
+
0,9 γ b γs ) (BAEL article B.8.4.1)
Nu ≤ ᾳ ¿

- Nu : Effort normal (en N)


- As est la section d'acier
- Br est la section réduite du poteau obtenue en déduisant de sa section réelle un
centimètre d'épaisseur sur toute sa périphérie ;
Br =(a−2)(b−2)

- Fe : Limite d’élasticité de l’acier (en MPa).


- ❑b =1,5 coefficient de sécurité du béton
- ❑s = 1,15 coefficient de sécurité du béton;

- ᾳ : Coefficient en fonction de l’élancement qui prend les valeurs :


0.85 50
ᾳ=
Pour   50, 1+0.2( ❑ ) ² ; Pour 50    70, ᾳ=0.6 ( )²
35

On se fixe un élancement mécanique λ=35 pour rester toujours dans le domaine


de la compression centrée d'où : ᾳ=0.708
On suppose que A = 0 (cas le plus défavorable)
Br f
c 28
Donc Nu≤ α∗( 0,9 γ ) et Br ≤7,63 ( Nu ) (Nu en tonnes ; Br en cm²)
b

Vérification au flambement
- Calcul du moment d’inertie
a∗b3
I=
12
- Rayon de giration
I
i=√
B
- Longueur de flambement Lf = 0.7 Lo
Cas des bâtiments
0.7 Lo si le poteau est à ses extrémités :
Soit encastré dans un massif de fondation ;
Soit assemblé à des poutres de plancher ayant au moins la même raideur que lui
dans le sens considéré et le traversant de part en part
Lf
- Calcul de l’élancement ¿ i
Si ≤70 Le flambement est vérifié
Nous déterminerons les sections des poteaux après avoir évaluer les charges et
surcharges de nos bâtiments et fait la descente de charges dans les chapitres
suivants.
RAPPELS DE QUELQUES NOTIONS DE LA RDM et le BAEL
L’étude de la RDM est une étape nécessaire entre la conception et la réalisation
d’un bâtiment en béton armé .Elle permet de :
- Justifier son dimensionnement
- Déterminer le choix du matériau
- Limiter son coût
- Evaluer les déformations éventuelles et la durée de vie du matériau
1. Définition des états limites
Un ouvrage doit être conçue et calculé de manière à présenter durant toute sa
durée d’exploitation des sécurités appropriées vis-à-vis : Sa ruine totale ou
partielle.
D’un comportement en service susceptible d’affecter gravement sa durabilité,
son aspect, ou encore le confort des usagers.
Les états limites sont classés en deux catégories :
 Etat limite ultime (ELU)
Ils mettent en jeu la sécurité des biens et des personnes .Ils correspondent à
l’attente du maximum de la capacité portante de l’ouvrage ou de l’un de ses
constituants. Ils répondent aux phénomènes suivants :
- Perte d’équilibré statique
- Rupture des sections par déformation excessive
- Instabilité de forme (flambement)
- Transformation de la structure en un mécanisme

 Etat limite de service (ELS)


Ils sont liés aux conditions normales d’exploitation et de durabilité .Ils
correspondent aux phénomènes suivants :
- Ouverture excessive des fissures
- Compression excessive du béton
- Déformations excessives des éléments porteurs
- Vibrations excessives et / ou inconfortables
- Perte d’étanchéité, etc.

2. Déformation et contrainte de calcul


2.1 Déformations
Le dimensionnement d’une structure exige deux contrôles :
- Le contrôle de la résistance
- Le contrôle des déformations
Le contrôle de la déformation fait partie du critère d’aptitude au service que doit
remplir une structure .Pour pouvoir garantir son rôle, une structure doit avoir
une déformation raisonnable pour les raisons suivantes :
 Eviter les fissures dans les cloisons
 Eviter d’avoir une structure trop souple, les problèmes de vibrations ou
d’inconfort
 Pour l’aspect esthétique
Pour le calcul relatif à l’état limite ultime de résistance, on utilise pour le béton
un diagramme conventionnel dit parabole-rectangle .La déformation augmente
linéairement vers le haut à partir de l’axe neutre, la contrainte augmente
également mais en suivant la courbe parabole rectangle.
En flexion simple, le diagramme parabole-rectangle est remplacé par le
diagramme rectangulaire simplifié.
2.2 Diagramme parabole rectangle
ε bc : Déformation du béton en compression.

fbc : Contrainte de calcul pour 2‰ ≤εbc ≤ 3,5‰


fcj : Résistance caractéristique à la compression du béton à « j » jours.
γb : Coefficient de sécurité.
γb = 1,5 cas général.
γb = 1,15 cas accidentel
D’où la contrainte σbc en fonction de son raccourcissement
0 ≤ εbc≤ 2‰ ; σbc = 0,25 fbc x 103 εbc (4-103 x εbc)
2‰≤ εbc ≤ 3,5‰ σbc = fbc

2.3 Diagramme rectangulaire simplifié

ELS : La contrainte de compression du béton à l’E.L.S (symbole σbc) est limité


à:
σbc=0.6 ft28
σbc=15 M Pa
Sur une distante de 0,2 y compté à partir de l’axe neutre la contrainte est nulle.-
Sur la distance restante 0,8 y la contrainte à pour valeur 0,85 fcj / γb θ pour les
zones comprimées dont la largueur est croissante ou constante vers les fibres les
plus comprimées.
0,8 fcj / θ γb pour les zones comprimées dont la largeur est décroissante ou
constante vers ces mêmes fibres.

3. Diagramme déformation contrainte de calcul


σs =f(ε‰)
Dans les calculs relatifs aux états limites, on introduit un coefficient de
sécurité γs qui a les valeurs suivantes :
γs = 1,15 cas général
γs = 1,00 cas des combinaison accidentelles.
Pour notre cas on utilise des aciers FeE400.
CHAPITRE 2 : EVALUATIONS DES CHARGES ET SURCHARGES DES
DIFFERENTS ELEMENTS

Introduction
D'une manière générale, les structures des bâtiments sont soumises aux actions
permanentes qui sont principalement le poids propre des différents éléments de
l'ossature et aux actions variables qui peuvent se résumer aux charges
d'exploitation et aux charges climatiques. Les charges permanentes et
d’exploitation du bâtiment ont été définies à partir des normes :
- NF P06-001 : « Bases de calcul des constructions : charges d’exploitation
des bâtiments », juin 1986
- NF P06-004 : « Bases de calcul des constructions - Charges permanentes et
charges d'exploitation dues aux forces de pesanteur », mai 1977

Charges permanentes
1. Evaluation des charges surfaciques uniformément reparties dans
les planchers
1.1.Plancher terrasse inaccessible
Les charges s’évaluent comme suit :
Désignation des éléments Epaisseur e (m) Poids (daN/m²)
Etanchéité multicouche 0.02 120
Forme de pente 0.08 160
Plancher en corps creux (16+5) 0.21 285
Enduit de ciment 0.02 36
G Charge permanente 601
Q Charge d'exploitation 100

Tableau : évaluation des charges et surcharges sur la terrasse inaccessible

1.2.Plancher courant
Ce sont les planchers du 1er étage au 4éme étage. Ils sont réalisés en corps creux
et la charges se composent de :

Désignation des éléments épaisseur (m) Poids (daN/m²)


Carrelage 0.02 100
Chape 0.05 100
Plancher en corps creux (16+5) 0.21 285
Enduit de ciment sous face 0.02 36
Cloison 100
G Charge permanente 621
Q Charge d'exploitation 250

Tableau : évaluation des charges et surcharges sur la terrasse inaccessible

1.3.Plancher de l’édicule
Il est réalisé en corps creux et les charges se composent de :
Désignation des éléments épaisseur (m) Poids (daN/m²)
Etanchéité multicouche 0.02 120
Chape 0.05 100
Plancher en corps creux (16+5) 0.21 260
Enduit de ciment sous face 0.02 36
G Charge permanente 516
Q Charge d'exploitation 100
2. Evaluation des charges linéaires des acrotères
Les acrotères sont en béton banché d'épaisseur 10 cm et de hauteur 1m .Le
coffrage est supposé soigné, la masse volumique du béton est de 2500 daN/m3.

Désignation des Densité


épaisseur (m) Hauteur mur (m) Poids (daN/m)
éléments (DaN/m3)
Béton armé 0.1 2500 0.80 2500.9
Charge permanente G 2500.9

3. Evaluation des charges linéaires des murs extérieurs (mur de


façade)
Les murs extérieurs sont constitués de briques creuses en parpaing et sont
enduits de ciment de 15 cm sur les deux faces. La hauteur des murs est prise
sous plancher est égale à 3,00 m .Les charges permanentes s’évaluent comme
suit :

Désignation des épaisseur Densité Hauteur mur Poids


éléments (m) (DaN/m3) (m) (daN/ml)
Enduit de ciment 0.15 - 3.00 81
Brique creuse 0.15 900 3.00 405
Enduit de ciment 0.15 - 3.00 81
Charge permanente G 567

4. Evaluation des charges des escaliers


4.1Evaluation des charges et surcharges pour le palier

Poids épaisseur Poids


Désignation des éléments
(daN/m3) (m) (daN/m2)
Carrelage scellé - 0.02 100
Chape - 0.05 100
Palier 2500 0.15 375
Enduit de ciment - 0.02 36
Charge permanente G 611
Charge d'exploitation Q 350

4.2Evaluation des charges et surcharges pour la paillasse

Poids
Désignation des éléments e (m) Poids (daN/m²)
(daN/m3)
Carrelage horizontal 0.02 100
Chape 0.05 100

Carrelage vertical (100*h/g) 0.02 2500 53.33

Chape vertical (ep*20*h/g) 0.05 - 53.33


Marche (ep = 16/2) 0.08 2200 176
Paillasse (ep * 25 / cos (30.75)) 0.15 2500 435.9
Enduit de ciment 0.02 36
Charge permanente G 954.56

Charge d'exploitation Q 350

5. Chargement des poutres


Les poutres supportent leur propre poids, les charges des planchers, des murs.
5.1. poids propre des poutres
Les poutres sont en béton armé. Leur poids est donné par la formule :
P = 25*h*b KN/ml
5.2.Charges transmises par le plancher aux poutres : méthodes des
surfaces tributaires
Pour déterminer la charge que supporte chaque poutre par les planchers, on
associe à chacune d’elle une aire tributaire. Cette aire tributaire est obtenue en
traçant des lignes bissectrices entre chacune des poutres. La charge linéaire
induite par les planchers est obtenue en faisant le produit de la charge surfacique
par la longueur d'influence déterminée par la répartition des charges.

Cas des dalles pleines


 Poutre recevant une charge trapézoïdale

a /2 b
b

 Poutre recevant une charge triangulaire

a /2 h1
a
a=h 1/4
a Seq=a∗h 1

Si α ≤/ 4
le plancher porte dans un sens

Cas des planchers à corps creux

Ly Seules les poutres parallèles à lx


reprennent les charges
Lx

5.3.Les charges des murs


Les poutres reçoivent directement les charges linéaires des murs.
DESCENTE DE CHARGE SUR LES SEMELLES

La descente de charge permet d’évaluer la distribution de charge entre les


différents éléments porteurs de la structure ce qui permettra de les dimensionner
ainsi que leurs fondations appropriés.
On note que dans certains cas, le dimensionnement doit prendre en
considération d’autres types de sollicitation comme : moments de continuité ou
de contreventement, forces dues au vent, au séisme, à la poussée des terres.

Apres avoir déterminé les charges supportées par les poutres, le


dimensionnement passe par la recherche des courbes enveloppes des moments
qui permettent de déterminer les moments maximaux sur appuis et en travées
De par sa définition ce calcul nécessite à :
 déterminer les charges c’est à dire les connaître, les évaluer, les
positionner. Pour cela, nous commençons par énumérer les charges et
nous les classons en éléments de surface, éléments linéaires et éléments
localisés. Nous déterminons pour chaque élément sa charge par unité de
mesure et on sépare les charges permanentes des surcharges.
 distribuer les charges entre les différents éléments. La distribution est très
complexe dans les structures hyperstatiques et spécialement dans les
bâtiments à plusieurs étages. Le nombre de liaisons est très élevé et la
continuité est assurée par phases conformément au programme de
décoffrage des planchers et de leur mise en charge anarchique (carrelage,
enduit, cloisons, etc…).
Un calcul exact qui prendrait tous ces paramètres en considération reste du
domaine théorique. Il existe deux méthodes de calcul : une méthode dite exacte
et une méthode approchée.
Dans notre projet, on utilise la méthode approchée. Cette méthode s’applique
pour les bâtiments où la surcharge est au plus égale à deux fois la charge
permanente.
Le calcul de descente de charge serait mené en admettant la discontinuité des
différents éléments du plancher (hourdis, poutrelles…). Cette supposition
conduit { estimer que tous les éléments sont simplement appuyés et sans liaison.
Dans le cas où les charges sont uniformes tout se passe comme si chaque appui
absorberait la moitié c’est { dire tout ce qui est situé entre l’appui et l’entre-axe
de deux appuis. En appliquant cette décomposition dans les deux sens, on
arriverait à un rectangle de charge.

Dimensionnement des poutres

Dans notre étude, les poutres reposent sur plusieurs appuis qui sont les poteaux.
Ce sont des poutres continues et constituent alors un système hyperstatique .Ces
poutres sont supposées soumises en flexion simple. La flexion simple se
rencontre très souvent dans les ouvrages en béton armé à savoir les planchers,
les murs de soutènement, les ponts etc. Le calcul doit tenir compte de ces
continuités.
Le travail commence avant tout calcul par le pré-dimensionnement de la section
du béton qui permet de faire la conception du plan de coffrage.
Les charges d’exploitation (Q)
Nous avons un bâtiment à usage de bureaux, pour tout plancher la charge
considérée est de 250 daN / m²

 Pré-dimensionnement
Les poutres à pré-dimensionner sont généralement de section rectangulaire.
La hauteur h des poutres est comprise entre l/12et l/16.
Pour la largeur b0 de la section, on adopte une valeur comprise entre l/2 et l/5.
Avec l : la portée maximale de la travée entre nu d’appuis
b0 : la largeur de la travée entre nu d’appui
Apres avoir pré-dimensionné nos poutres, nous évaluons les charges quelles
supportent.
 Chargement des poutres
Les poutres supportent les charges suivantes : leur propre poids, les charges du
plancher à savoir les cloisons, le revêtement.
- Le poids propre
Le poids propre est donné par la formule : P = 25*h*b0
- Charges transmises par le plancher aux poutres : méthodes
des surfaces tributaires
Pour déterminer la charge que supporte chaque poutre, on associe à chacune
d’elle une aire tributaire. Cette aire tributaire est obtenue en traçant des lignes
bissectrices entre chacune des poutres. La charge linéaire induite par les
planchers est obtenue en faisant le produit de la charge surfacique par la
longueur d'influence déterminée par la répartition des charges.
Apres avoir déterminé les charges supportées par les poutres, le
dimensionnement passe par la recherche des courbes enveloppes des moments
qui permettent de déterminer les moments maximaux sur appuis et en travées.

 Méthode de détermination des sollicitations : méthode des trois


moments
La méthode des trois moments est une méthode bien adaptée pour la résolution
des poutres continues. Elle consiste à découper une poutre continue en travées
indépendantes, et faire introduire des moments sur appuis (Mi) comme des
inconnus hyperstatiques. La rotation de chaque appui intermédiaire de la poutre
continue est nulle, c’est la condition de compatibilité des déformations.

- Principe de la méthode

Déterminons le degré d’hyperstatique de la poutre k


La resistance des materiaux propose des solutions aux problemes appliqu

est associee Le dimensionnement des poutres passe par la recherche des courbes
enveloppes des moments qui permettent de déterminer :
- Les moments sur appuis et en travée
- Les arrêts de barres sur appuis et en travées

 Les dalles pleines


Elles sont situées dans la cage de l’escalier .Elles constituent le palier de repos.

Lx
Pour des dalles portant dans un seul sens, la hauteur h0 ≫ pour un
20

Lx
panneau isolé et h0 ≫ pour un panneau isolé portant dans les deux sens.
30
Désignation
Charges permanentes G (daN) Charges variables Q (
des ouvrages
u
Longueur Longueur largeur Poids
largeur (m) Ht / épr Poids unité Total Cumul
(m) (m) (m) unité
etancheité
5.00 5.00 12 300.00 300.00
multicouche
forme de 5.00 5.00 8 20 4 000.00 4 300.00
pente
Plancher en 5.00 5.00 285 7 125.00 11 425.00 5.00 5.00 100
ut du 4 corps creux
e Enduit sous 5.00 2 18 0.00 11 425.00
face
poutres 30* 40 5.00 0.30 0.40 2 500 1 500.00 12 925.00
poteau 40*40 0.40 0.40 2.80 2 500 1 120.00 14 045.00
Total 14 045.00

Carrelages
scellés (gres 5.00 5.00 100 2 500.00 2 500.00
cerame)
Chape 5.00 5.00 5 20 2 500.00 5 000.00
Plancher a
corps creux (16 5.00 5.00 285 7 125.00 12 125.00 5.00 5.00 250
ut du 3 + 4 )
e Enduit sous 5.00 5.00 2 18 900.00 13 025.00
face
Cloison 1.00 5.00 100 500.00 13 525.00
poutres 30* 40 5.00 0.30 0.40 2 500 1 500.00 15 025.00
poteau 40*40 0.40 0.40 2.80 2 500 1 120.00 16 145.00
Total 16 145.00
Carrelages scellés 10
5.00 5.00 2 500.00 2 500.00
(grès cérame) 0
Chape 5.00 5.00 5 20 2 500.00 5 000.00
Plancher à corps
5.00 5.00 285 7 125.00 12 125.00 5.00 5.00 25
ancher haut creux (16 + 4)
3eme Enduit sous face 5.00 5.00 2 18 900.00 13 025.00
age Cloison 1.00 5.00 100 500.00 13 525.00
poutres 30* 40 5.00 0.30 0.40 2 500 1 500.00 15 025.00
poteau 40*40 0.40 0.40 2.80 2 500 1 120.00 16 145.00
Total 16 145.00

Carrelages scellés 5.00 5.00 10 2 500.00 2 500.00


0
Chape 5.00 5.00 5 20 2 500.00 5 000.00
Plancher à corps 5.00 5.00 285 7 125.00 12 125.00 5.00 5.00 25
lancher haut creux
eme étage Enduit sous face 5.00 5.00 2 18 900.00 13 025.00
Cloison 1.00 5.00 100 500.00 13 525.00
poutres 30* 40 5.00 0.30 0.40 2 500 1 500.00 15 025.00
poteau 40*40 0.40 0.40 2.80 2 500 1 120.00 16 145.00
Total 16 145.00