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populaire ‫الجمهورية الجزائرية الديمقراطيـة الشعبيــة‬

République algérienne démocratique et


‫وزارة التـعليــم العالـي والبحــث العلمــــي‬
Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique
‫المركز الجامعي لعين تموشنت‬
Centre Universitaire Belhadj Bouchaib d’Ain-Temouchent
Institut des Sciences et de la Technologie
Département de Génie Electrique

Projet de fin d’études


Pour l’obtention du diplôme de Master en :
Domaine : SCIENCE ET TECHNOLOGIE
Filière : GENIE ELECTRIQUE
Spécialité : Réseaux électriques et technique de la haute tension
Thème

Etude sur les différents types de démarrage des


machines asynchrone triphasé
Présenté Par :
1) Horch Sofiane
2) LAOUEDJ Yamina
Devant les jurys composés de :
Mr.BENAZZA. B M.A.A C.U.B.B (Ain Temouchent) Président
Mlle.TOUHAMI. A M.A.A C.U.B.B(Ain Temouchent) Examinateur

Mr.AISSOU. M M.C.B C.U.B.B (Ain Temouchent) Encadrant

Année universitaire 2015/2016


Ne crains pas d’avancer lentement, crains seulement de t’arrêter.
Sagesse Chinoise
Remerciements

Nous remercions Dieu qui nous a donné la force et la volonté


d’accomplir ce modeste travail.

Nous tenons tout d’abord à exprimer nos sincères remerciements ainsi


que
nos vives gratitudes envers tous ceux qui ont contribué de près ou de
loin à la réalisation de ce modeste travail.

Mes sincères remerciements et reconnaissances vont à notre encadrant,


Mr AissouMassi pour son aide, ainsi que pour la confiance qu’il nous a
prodiguée durant la réalisation de ce travail.

Nos plus vifs remerciements s’adressent également aux membres de


jury qui nous ahonorées en acceptant d’évaluer ce travail.

Que tous les enseignants qui ont contribué à nôtre formation reçoivent
nos gratitudes et en particulier ceux du département d’électrotechnique
de centre universitaire Bouchaib Belhadj, Ain Témouchent.

Sans oublier d’exprimer mes remerciements à tous nos amis Chacun


avec son nom et tous ceux qui nous a aidé de près ou de loin.
Dédicace
Du profond de mon cœur je dédie ce mémoire à tous ceux qui sont chers.
A la mémoire de mon défunt père.
Puisse Allah le tout puissant, l’avoir en sa saint Miséricorde.
À la plus belle créature que Dieu a créée sur terre
À cette source de tendresse, de patience et de générosité
À ma mère !

Ce travail est le fruit de tes sacrifices de ton vivant que tu as consentis pour mon éducation
et ma formation.

Que Dieu le haut et le plus puissant la protège, et la garde Inch’allah.


A mes très chères sœurs, Imene, Sarah
Pour tout l'amour dont vous m'avez entouré, pour tout ce que vous avez
fait pour moi.
Je ferai de mon mieux pour rester un sujet de fierté à vos yeux avec
l'espoir de ne jamais vous décevoir.
A mon beau fréreAbdNacer.
A mes nièces, Ibtihele, Ghizlene.
A mon binôme, Sofiane.
J’ai aussi le grand plaisir de dédier le fruit de mon travail à mes amis de la promotion
et mes chères amies intime. Nesrine, Fatima, Faten.
A mes chèrs collègues ,Amina, Faiza, Karima, et Mr.Behar Mokhtar.
A ceux qui m’ont soutenu dans les moments les plus difficiles de ma vie
A ceux que j’aime et je respecte infiniment
Le jour est venu pour leur dire Merci…
A tous ceux qui, par un mot, m’ont donné la force de continuer.
Merci à vous
Amina
Dédicace

Tous les mots ne sauraient exprimer la gratitude, l’amour, le respect, la reconnaissance, c’est
tout simplement que : je dédié ce mémoire de master à :

A mes chersparents, ce travail est le fruit de vous sacrifices que vous avez consentis pour
mon éducation et ma formation le long de ces années

A mes frères et sœur Mohammed Hadj, Ghania et Soad

A mon beau-frèreAllal

A mes belles sœurs Amina et Nadia


A mon neveuYacine et mes nièces Kawtar, Anfal et le petit ange Israe

A mon binôme Amina

A Yasmine qui m’a beaucoup aidé durant la réalisation de ce modeste travail je te dis merci
pour l’encouragement et la patiente
Tous les membres de la promotion R.E.T.H.T

A tous mes enseignants qui m’ont nourri de leurs savoirs depuis mes premières années
d’études
A tous ce qui me sens chère et que j’ai omis de citer.

Merci à vous
Sofiane
Résumé

Devant l'utilisation croissante de la machine asynchrone dans divers domaines, la


nécessité de mener les études en vue de la protection, la maintenance et de la détection des
défauts de cette dernière, s'impose.
Notre étude porte sur la présentation de certaines recherches effectuées dans cette
optique. Au cours du projet, quatre travaux essentiels ont été abordés. Tout d’abord, nous
avons mené une étude bibliographique sur la machine asynchrone a été élaborée grâce à
divers références. Ensuite, une étude comparative entre les différents types des démarrages de
la machine asynchrone incluant l’analyse de leurs fonctionnements, leurs constitutions, ainsi
que leurs avantages et inconvénients. Et puis nous exposant également la simulation des
quelques systèmes de démarrage et l’influence de démarrage directe sur le réseau électrique.
Finalement nous avons présentés l’arbre de défaillance d’une machine asynchrone
et puis nous vous proposons les solutions les plus employées pour le diagnostic de la machine
asynchrone dans l’industrie.

Mots clés:
 Machine asynchrone.
 La maintenance.
 Démarrage.
 Défaillance.
 Diagnostic.

iv
Abstract

In front the increasing use of the asynchronous machine in various fields, the need
to conduct studies for the protection, maintenance and detection of defects of the latter, is
required.
Our study focuses on the presentation of some research in this regard, during the
project, four essential works were discussed, first of all, we conducted a literature review
on the asynchronous machine has been developed through various references, follows, a
comparative study between different types of the start of the asynchronous machine
including analyses of their operation, their constitution and their advantages and
disadvantages. And then we also expose the simulation of some start systems and direct
influence on the starting grid.
Finally we presented the fault tree of an asynchronous machine and then we offer
the most solutions used for the diagnosis of the asynchronous machine in the industry.
Keywords:
 Asynchronous machine.
 Maintenance.
 Startup.
 Failure.
 Diagnosis.

v
‫ملخص‬

‫لقد اضحى لآللةالالتزامنية االستعمال الوافر في العديد من المجاالت لذلك فان وضع دراسة خاصة من‬
‫اجل حمايتها صيانتها وكذا اكتشاف اعطابها أصبح من أهماألبحاث‪.‬‬

‫إن دراستنا هذه تصف مجموعة من األبحاث في هذا الصدد‪ ،‬ولقد انقسمت هذه األخيرة إلى أربعة محاور‪ ،‬أوال‬
‫قمنا بدراسة شاملة اآللة الالتزامنية‪ ،‬ثانيا ذكرنا مختلف أنواع أنظمة اإلقالع لآللة الالتزامنية‪،‬ثم قمنا‬
‫بمحاكاة بعض هذه األنظمة‪ ،‬وفي األخير ذكرنا بعض اعطابها وكذا بعض الحلول لحمايتها وصيانتها‪.‬‬

‫الكلمات الجوهرية‪:‬‬

‫‪ ‬االلة الالتزامنية‪.‬‬
‫‪ ‬الصيانة‪.‬‬
‫‪ ‬االقالع‪.‬‬
‫‪ ‬العطب‪.‬‬
‫‪ ‬التشخيص‪.‬‬

‫‪vi‬‬
Sommaire

Sommaire
Remerciements ........................................................................................................................................................... i
Dédicace................................................................................................................................................................... ii
Dédicace.................................................................................................................................................................. iii
Résumé ................................................................................................................................................... iv
Nomenclature ..................................................................................................................................................xiii
Introduction générale ............................................................................................................................. 2
I. Généralités sur les machines asynchrones ......................................................................................5
I.1 Introduction .............................................................................................................................5
I.2 Principe de fonctionnement.....................................................................................................5
I.3 Constitution d’un moteur asynchrone .....................................................................................6
I.3.1 Stator 7
I.3.2 Rotor 8
I.3.3 Le bobinage ..........................................................................................................................8
I.3.4 Isolation 11
I.3.5 Les organes mécaniques ....................................................................................................11
I.4 Les types des moteurs asynchrones.......................................................................................11
I.4.1 Moteur à rotor bobiné .......................................................................................................11
I.4.2 Moteurà cage d’écureuil ....................................................................................................12
I.4.3 Moteur a encoche profond ................................................................................................13
I.4.4 Moteur linéaire ..................................................................................................................14
I.5 Classification des moteurs......................................................................................................15
I.6 Influence des variations de tension sur le fonctionnement des machines asynchrones ...... 16
I.7 Caractéristique des moteurs asynchrones triphasés .............................................................17
I.7.1 La puissance .......................................................................................................................17
I.7.2 La vitesse angulaire ............................................................................................................18
I.7.3 Fréquence de rotation du champ tournant .......................................................................18
I.7.4 Glissement ..........................................................................................................................18
I.7.5 Couple du moteur ..............................................................................................................19
I.8 Les critères pour choisir un moteur asynchrone dans l’industrie ......................................... 20
I.9 Conclusion ..............................................................................................................................22
II. Démarrage des moteurs asynchrones ...........................................................................................24
II.1 Introduction ...........................................................................................................................24

II.2 Les problèmes de démarrage des moteurs asynchrone triphasé ......................................... 24


vii
Sommaire
II.3 Le choix d’un démarreur .......................................................................................................25
II.4 Les différents types des systèmes de démarrage ..................................................................25
II.4.1 Démarrage classique ......................................................................................................26
II.4.2 Démarrage électronique ................................................................................................38
II.4.3 Conclusion ......................................................................................................................44
III. Chapitre Simulation....................................................................................................................46
III.1 Introduction sur Matlab .........................................................................................................46
III.2 Description des dispositifs à simuler ......................................................................................46
III.3 Avantages et inconvénients du moteur asynchrone..............................................................47
III.3.1 Avantage 47
III.3.2 Inconvénients .................................................................................................................47
III.4 Schémas équivalents des dispositifs ......................................................................................47
III.4.1 Modèle équivalent au synchronisme .............................................................................47
III.4.2 Modèle équivalent en charge.........................................................................................48
III.5 Simulation du moteur asynchrone et discussion des résultats ............................................. 51
III.5.1 Les blocks utilisés ...........................................................................................................51
III.5.2 Les courbes .....................................................................................................................52
III.5.3 Solution 55
III.6 Influence des démarrages directe des moteurs sur le réseau électrique ............................. 55
III.6.1 Creux de tension.............................................................................................................55
III.6.2 Conséquence sur un moteur asynchrone ......................................................................56
III.6.3 Simulation ......................................................................................................................56
III.6.4 Courbes et discussion de résultat ..................................................................................57
III.6.5 Solution 58
III.7 Conclusion ..............................................................................................................................59
IV. Maintenance des machines asynchrones ..................................................................................61
IV.1 Introduction ...........................................................................................................................61
IV.2 Les différents types des défauts.............................................................................................61
IV.2.1 Défaillances d'ordre mécanique.....................................................................................64
IV.2.2 Défaillance d’ordre électrique........................................................................................66
IV.3 Maintenance des moteurs asynchrones ................................................................................69
IV.3.1 Définition ........................................................................................................................69
IV.3.2 Typologie de la maintenance .........................................................................................70

IV.3.3 Guide de dépannage ..................................................................................................... 71


IV.3.4 CONCLUSION ................................................................................................................. 72
viii
Liste des figures

Liste des figures


Chapitre I
Figure I. 1 : construction d'un moteur asynchrone. ................................................................................ 6
Figure I. 2: a) Stator d’une machine asynchrone. .................................................................................. 7
Figure I. 3 : a) Rotor bobiné. ................................................................................................................. 8
Figure I. 4 : Enroulement imbriqué à simple couche d’un moteur asynchrone triphasé a un pair de
pole. ......................................................................................................................................................... 9
Figure I. 5 : Schéma simplifie de comment se répartissent les bobinages dans l’encoche. .................. 10
Figure I. 6 :Rotor a cage d’écureuil ..................................................................................................... 12
Figure I. 7 : Tôle utilisé pour la réalisation des cages à double encoche ............................................. 13
Figure I. 8 : principe de fonctionnement des trains maglev ................................................................. 15
Figure I. 9 : formes d’encoches pour différent classe du moteur ......................................................... 15
Figure I. 10 : Courbe de couple de moteur asynchrone. ...................................................................... 19
Figure I. 11 : Les critères pour choisir un moteur asynchrone dans l’industrie. [10]........................... 21
Chapitre II

Figure II. 1 : Schéma fonctionnel de démarrage direct d’un moteur asynchrone triphasé. .................. 26
Figure II. 2 : Schéma de puissance et de commande de démarrage direct ........................................... 27
Figure II. 4 : Courbes caractéristiques de démarrage direct................................................................. 27
Figure II. 4 : Schéma d’un 1er temps couplage Y, et 2ème temps couplage 28
Figure II. 5 :Schéma fonctionnel de démarrage étoile-triangle d’un moteur asynchrone triphasé. ..... 29
Figure II. 6 : Schéma de puissance et de commande du démarrage étoile-triangle. ............................ 29
Figure II. 7 :Courbes caractéristiques du démarrage étoile triangle..................................................... 30
Figure II. 8 : Schéma fonctionnel de démarrage par résistances statoriques d’un moteur asynchrone
triphasé. ................................................................................................................................................. 31
Figure II. 9 : Schéma de puissance et de commande du démarrage par résistances statoriques .......... 32
Figure II. 10 : Courbes caractéristiques de démarrage par résistances statoriques .............................. 33
Figure II. 11 : Schéma fonctionnel de démarrage par résistances rotoriques d’un moteur asynchrone
triphasé. ................................................................................................................................................. 34
Figure II. 12 : Schéma de puissance et de commande du démarrage par résistances rotoriques ......... 34
Figure II. 13:Courbes caractéristiquesde démarrage semi-automatique par résistances rotoriques ..... 35
Figure II. 14:Schéma fonctionnel de démarrage par autotransformateur d’un moteur asynchrone
triphasé. ................................................................................................................................................. 36
Figure II. 15 : Schéma de puissance et de commande du démarrage par autotransformateur .............. 37
Figure II. 16 : Courbes caractéristiques de démarrage par autotransformateur ................................. 38
Figure II. 17:Schéma de démarrage par un convertisseur électronique (Gradateur) moteur asynchrone
triphasé. ................................................................................................................................................. 39
Figure II. 18: Schéma fonctionneld’un Démarreur progressif d’un moteur asynchrone triphasé ........ 39
Figure II. 19: Schéma de puissance et de commande du démarrage par convertisseur de vites .......... 40
Figure II. 20: Courbes caractéristiques de démarrage par un convertisseur électronique (Gradateur).41
Figure II. 21:Schéma de principe d’un convertisseur de fréquence ..................................................... 42
Figure II. 22:La modulation de largeur d’impulsions .......................................................................... 43

ix
Liste des figures

Chapitre III

Figure III. 1 : modèle monophasé équivalent au synchronisme. [5] .................................................... 48


Figure III. 2 : modèle équivalent monophasé en charge. [5] ............................................................... 49
Figure III. 3 : modèle électrique du rotor ramené au stator. [5] ........................................................... 50
Figure III. 4 : schéma de démarrage direct d’un moteur asynchrone triphasé a cage d’écureuil ......... 51
Figure III. 5 : la fréquence de rotation du rotor sans et avec une charge en fonctionne de temps. ...... 52
Figure III. 6 : le couple électromagnétique induite sans et avec une charge. ...................................... 53
Figure III. 7 : courbe de courant statorique pendant le démarrage sans et avec une charge. ............... 53
Figure III. 8 : courbe de couple résistant en fonction de la fréquence de rotation. Error! Bookmark not
defined.
Figure III. 9 : schéma de réseau qui alimente un moteur asynchrone.................................................. 57
Figure III. 10 : valeur efficace de la tension de la source .................................................................... 57
Figure III. 11 : creux de tension lors la mise en service d’un moteur de puissance............................. 58
Figure III. 12:schéma de démarrage statorique d’un moteur asynchrone triphasé. ............................. 58
Figure III. 13 : courbe de courant de démarrage statorique. ................................................................ 59
Chapitre IV

Figure IV. 1: Répartition des différentes pannes.[6] ............................................................................ 61


Figure IV. 2 : Arbre de défaillance d’un moteur asynchrone triphasé. ............................................... 63
Figure IV. 3 : Types de défauts dans les enroulements à billes ........................................................... 64
Figure IV. 4 : Dissymétrie de l'entrefer ................................................................................................ 66
Figure IV. 5 : Excentricité statique/ dynamique................................................................................... 66
Figure IV. 6: Rupture d'une barre et d'un anneau de court-circuit ....................................................... 68
Figure IV. 7: Rupture réelle des barres rotoriques. .............................................................................. 69
Figure IV. 8: Classification des méthodes de la maintenance. ............................................................. 70

x
Liste des tableaux

Liste des tableaux


Tableau I. 1 : Les conditions a vérifiés pour choisir une motorisation asynchrone. ............................................22

Tableau III. 1 : Le couple résistant en fonction de la vitesse de rotation et le couple induit du moteur ..............54

Tableau IV. 1 :Guide dépannage typique pour un moteur électrique...................................................................72

xii
Nomenclature

Nomenclature
Symbole Description
Na2SiO3 Vernis ou de silicate de soude.
Un Tension nominale[v].
C Couple [N.m].
Cn Couple nominale [N.m].
Pe Puissance d’entrée [W].
U Tension entre phase en volts [v].
I Intensité dans un fil de ligne en ampères [A].
𝑃𝑚 Puissance mécanique en watts [W]
𝑇𝑚 Couple moteur en mètres newton [N.m].
Ω Vitesse angulaire en radians par seconde [rad/s].
n Fréquence de rotation du rotor [tr/min].
ns Vitesse de synchronisme [tr/min].
f Fréquence du réseau en hertz [Hz].
P Nombre de paires de pôles du stator.
S Puissance apparente [VA].
𝑃𝑡𝑟 Puissance transmise [W].
Q Puissance réactive [VAR].
𝑇𝑢𝑁 Couple utile nominal [N.m].
𝑇𝑒𝑚 Couple électromagnétique[N.m].
Id Courant de démarrage [A].
In Courant nominal [A].
Cd Couple de démarrage [Nm].
Cn Couple nominal [Nm].
Ur La tension de réseau [V].
Ured La tension réduite [V].
CE Communauté Européenne.
HP Puissance en chevaux
ASIC Application specific integrated circuit; circuit intégré pour application
 Distance entre le centre de rotation et le centre du stator.

xiii
Introduction Générale
Introduction générale

Introduction générale
La machine asynchrone, de par leur robustesse et leur rapport poids/puissance, sont
largement utilisées dans l’industrie. Assurer leur continuité de fonctionnement nécessite la
mise en place des systèmes de démarrage et des programmes de maintenance préventive et
corrective bien définis.
Lors de la mise sous tension d’une machine asynchrone triphasée, l’appel de courant sur le
réseau est important (6 à 8 In), surtout si la section de la ligne d’alimentation est insuffisante,
ce qu’il provoque une chute de tension susceptible d’affecter le fonctionnement des
récepteurs. Parfois, cette chute de tension est telle qu’elle est perceptible sur les appareils
d’éclairage. Pour remédier à ces inconvénients nous avons proposé des solutions la plus
utilisé dans l’industrie. Le choix de ces solutions sera dicté par des impératifs électriques,
mécaniques et économiques.
Malheureusement, ces machines sont soumises à plusieurs contraintes de natures
différentes (électriques, mécaniques, thermiques, magnétiques et environnementales). Le
cumul de ces contraintes cause des défauts dans les déférentes parties du moteur, ce qui
engendre par conséquence des arrêts non programmés conduisant à des pertes de production
et à des réparations couteuses. La maintenance classique des machines électriques ne peut pas
éviter l’apparition de ces défauts et leurs conséquences sur ces dernières, mais elle reste les
plus utilisé dans l’industrie jusqu'à maintenant.
Le présent mémoire est rédigé en quatre chapitres
Le premier chapitre est consacré à l’introduction générale sur les machines asynchrones.
Nous présentons dans cette première partie, le principe de fonctionnement et différents
éléments de construction, ainsi les types des moteurs asynchrones et leurs classifications,
leurs modes de fixation et les critères pour les choisir dans l’industrie.
Nous avons consacré le deuxième chapitre sur la représentation des problèmes de
démarrage des moteurs asynchrones triphasé, et les solutions existant dans l’industrie, les
avantages et les inconvénients de chaque démarreur, avec les critères pour choisir les
meilleurs démarrages.
Dans le troisième chapitre, nous présentant les résultats de la simulation d’un démarrage
directe d’un moteur asynchrone triphasé pour des différentes conditions de fonctionnement
(variation de la charge).
Dans le quatrième chapitre, nous avons proposé les techniques la plus utilisé dans
l’industrie pour les maintenances des machines asynchrones.

2
Introduction générale

Finalement, on clôture ce mémoire par une conclusion générale faisant ressortir l’intérêt de
ce travail ainsi que les perspectives et les recommandations relatives au développement future
du travail effectué.

3
ChapitreI : Généralités sur les machines
asynchrones.
Chapitre I Généralité sur les machines asynchrone.

I. Généralité sur les machines asynchrone


I.1 Introduction

La machine asynchrone, connue également sous le nom de la machine à induction, est


une machine électrique à courant alternatif sans connexion entre le stator et le rotor. Du fait de
sa simplicité de construction, d'utilisation et d’entretien, de sa robustesse et son faible prix de
revient. La machine asynchrone est aujourd'hui très couramment utilisée comme le moteur
dans une gamme de puissance allant de quelque centaine de watts à plusieurs milliers de
kilowatts.

La machine asynchrone a longtemps été fortement concurrencée par la machine


synchrone dans les domaines de forte puissance, jusqu'à l'avènement de l'électronique de
puissance. On la retrouve aujourd'hui dans de nombreuses applications, notamment dans le
transport (métro, trains, propulsion des navires), dans l'industrie (machines-outils), dans
l'électroménager. Elle était à l'origine uniquement utilisée en moteur, mais toujours grâce à
l'électronique de puissance, elle est de plus en plus souvent utilisée en génératrice; c'est par
exemple le cas des éoliennes.

I.2 Principe de fonctionnement


Les courants statoriquescréent un champ magnétique tournant dans le stator. La
fréquence de rotation de ce champ est imposée par la fréquence des courants statoriques,
c’est-à-dire que sa vitesse de rotation est proportionnelle à la fréquence de l'alimentation
électrique. La vitesse de ce champ tournant est appelée vitesse de synchronisme.
L'enroulement du rotor est donc soumis à des variations de flux (du champ magnétique). Il s’y
déclenche donc des courants de Foucault (qui peuvent exister puisque la spire est refermée sur
elle-même). Ces courants créent une force de Laplace qui tend à mettre la spire en rotation
pour s'opposer à la cause qui leur a donné naissance, d'après la loi de Lenz. Le rotor en court-
circuit part ainsi à la "poursuite" du champ magnétique tournant.

La machine est dite asynchrone car elle est dans l'impossibilité, sans la présence d'un
entraînement extérieur, d'atteindre la même vitesse que le champ statorique. En effet, dans ce
cas, vu dans le référentiel du rotor, il n'y aurait pas de variation de champ magnétique ; les
courants s'annuleraient, de même que le couple qu'ils produisent, et la machine ne serait plus
entraînée. La différence de vitesse entre le rotor et le champ statorique est appelée vitesse de
glissement.[11]

5
Chapitre I Généralité sur les machines asynchrone.

I.3 Constitution d’un moteur asynchrone


Deux compensant principales constituent le moteur asynchrone, souvent appelé moteur
à induction. Elles sont faites des tôles d’aciers au silicium et comportes des encoches dans
lesquelles en place les enroulements. L’une des composantes, appelé le stator, est fixe, on
trouve les enroulements reliés à la source. L’autre composante, nommée le rotor, est montée
sur un axe et libre de tourner. Selon que les enroulements du rotor sont accessibles de
l’extérieur ou sont fermés sur eux-mêmes en permanence, on reconnait deux types de rotor :
le rotor bobiné et le rotor à cage d’écureuil.[1]

Dans le cas du rotor bobiné, aussi appelé rotor à bague, l’enroulement triphasé, relié en
Etoile ou en triangle, est connecté à trois bagues qui le rendent accessible de l’extérieur par
l’intermédiaire de balais. On peut ainsi le court-circuiter comme cela se produit en marche
normale, insérer des résistances dans le circuit lors du démarrage et dans certains cas spéciaux
de fonctionnement ou y raccorder un convertisseur de courant à thyristors afin de règles le
courant de démarrage et la vitesse en marche. Depuis quelques années le moteur à bagues a
été délaissé au profit du moteur à cage piloté par des convertisseurs à fréquence variable.

Figure I. 1 : Constitution d'un moteur asynchrone.

Les encoches du rotor à cage d’écureuil comportent des barres en cuivre ou en


aluminium réunies entre elles de part et d’autre du rotor par des anneaux. Dans le cas des
moteurs de faible puissance et même de puissance moyenne, les cages sont en aluminium
coulé sous vide partiel et pression. Ce procédé permet d’éviter la présence néfaste de bulles
d’air dans les barres et d’obtenir en une seule opération les barres, les anneaux de chaque
extrémité et parfois même les ailettes de ventilation. Toutefois, dans les petits moteurs de

6
Chapitre I Généralité sur les machines asynchrone.

fabrication récente, on utilise plutôt des ailettes en plastique. Étant donné que cette matière est
beaucoup moins couteuse que l’aluminium.

I.3.1 Stator

Le stator consiste en un empilement de tôles d’acier au silicium dont l’épaisseur varie


entre 0,35 et 0,50 mm On utilise les tôles minces dans les moteurs pour lesquelles on doit
minimiser les pertes dans le circuit magnétique. Dans le cas où le diamètre du moteur ne
dépasse pas quelques centaines de millimètre, les tôles sont découpées en seule pièce. Pour les
moteurs de grand diamètre, les tôles du stator et du rotor sont découpées par sections.

Afin de limiter l’effet du courant de Foucault, on recouvre habituellement les tôles


d’une couche de vernis ou de silicate de soude(Na2SiO3). Dans ces conditions, le rapport entre
l’épaisseur véritable d’acier et l’épaisseur physique de l’empilement de tôles, nommé
coefficient de foisonnement, se situe entre 0,92 et 0,94. [1]

a)
b)
Figure I. 2: a)Statord’une machine asynchrone.
b) Enroulement statorique.

7
Chapitre I Généralité sur les machines asynchrone.

I.3.2 Rotor

Tout comme le stator, le circuit magnétique rotorique est constitué de tôles d'acier qui
sont, en général, de même origine que celles utilisées pour la construction du stator. Les rotors
des machines asynchrones peuvent être de deux types : bobinés ou à cage d’écureuil.

Les rotors bobinés sont construits de la même manière que le bobinage statorique
(insertion des enroulements dans les encoches rotoriques). Les phases rotoriques sont alors
disponibles grâce à un système de bagues-balais positionné sur l'arbre de la machine (Figure I
.3.a).

En ce qui concerne les rotors à cage d'écureuil (figure I.3.b), les enroulements sont
constitués de barres de cuivre pour les gros moteurs ou d'aluminium pour les petits. Ces barres
sont court-circuitées à chaque extrémité par deux anneaux dit "de court-circuit", eux aussi
fabriqués en cuivre ou en aluminium. [1]

a) b)

Figure I. 3 : a) Rotor bobiné.


b) Rotor à cage d’écureuil.

I.3.3 Le bobinage
L’enroulement de toute machine électrique est la pièce maitresse nécessaire pour la
création du champ magnétique. Il est constitué de bobines ou de sections, généralement en
cuivre, connectées en série ou en parallèle.

Trois types de bobinage de stator sont habituellement utilisés :

 l’imbriqué
 le concentrique
 et l’ondulé
8
Chapitre I Généralité sur les machines asynchrone.

Chacun d’entre eux présentent ses propres avantages :

 L’enroulement imbriqué s’utilise pour le bobinage de moteurs à partir de


quelques dizaines de kW. Dans les petits moteurs asynchrones on emploie
généralement l’enroulement concentrique, surtout quand le bobinage est
mécanisé.
 L’enroulement ondulé est indiqué pour les moteurs à bagues. Les enroulements
imbriqué et ondulé sont le plus souvent à double couche, de manière que chaque
encoche contient deux côtés de bobine et le nombre de conducteurs par encoche
doit forcément être pair.
Pour utiliser le moteur sous plusieurs tensions différentes, on peut répartir les bobines
en un certain nombre de groupes qu’on peut relier en série ou en parallèle.

Dans ce dernier cas on s’y réfère comme des chemins en parallèle.

I.3.3.1 Bobinage imbriquer a simple couche


Dans ce type de bobinage, chaque bobine qui forme l’enroulement occupe deux
encoches. Alors le nombre d’encoches doit être multiple de deux fois le nombre de phases. Le
nombre d’enroulements par phase est égal au nombre de paires de pôles.

Figure I. 4 :Enroulement imbriqué à simple couche d’un moteur asynchrone triphasé a un


pair de pole.

- Une paire de pôles indique qu’il doit y avoir un seul enroulement par phase. Dans le
moteur précédent, le nombre d’encoches étant 12, on trouve qu’il doit y avoir quatre
encoches par phase donc deux bobines par enroulement. Pour que le pas d’encoche
9
Chapitre I Généralité sur les machines asynchrone.

(distance entre deux côtés d’une même bobine) soit « normal » ou « entier », il faut
que si le premier côté de la première bobine de la phase A est dans l’encoche 1, le
deuxième côté soit dans l’encoche 7. La seconde bobine de cette phase occupera donc
les phases 2 et 8, et ainsi de suite.

I.3.3.2 Bobinage imbriquer à double couche

L’enroulement imbriqué est le plus utilisé pour les stators des moteurs à moyenne-
grande puissance. Le plus souvent un enroulement à double couche est employé, de manière
que chaque bobine est composée de la moitié des conducteurs qui passent par une encoche, et
les conducteurs sont placés dans l’encoche de manière qu’une bobine occupe la partie
supérieure et l’autre la partie inférieure.

Figure I. 5 : Schéma simplifie de comment se répartissent les bobinages dans l’encoche.

I.3.3.3 Bobinage ondulé


Comme le bobinage imbriqué, il s’agit d’un type d’enroulement habituellement fait à
double couche. Dans ce type d’enroulement, les conducteurs qui occupent des places
analogues sous deux pôles consécutifs sont connectés en série. Le circuit fait le tour du stator
une ou plusieurs fois, sans revenir en arrière, en allant d’un pôle à l’autre. On nomme
tronçonne circuit formé lorsque toutes les encoches d’une même phase contiennent un
conducteur. Comme il s’agit d’un circuit à double couche.

10
Chapitre I Généralité sur les machines asynchrone.

I.3.4 Isolation
L’isolation entre conducteurs, bobines et circuit magnétique peut être réalisée avec
plusieurs types de matériau. Dans le passé ils ont employaient des matériaux tels que le papier
ou le coton, imprégnés ou non d’huile. Les développements dans le domaine de la chimie les
permettent d’avoir toute une gamme de produits synthétiques parmi lesquels on choisit en
fonction des caractéristiques isolantes et thermiques souhaitées. On peut citer le nylon,
l’époxy, le polyester ou le polyvinyle, par exemple. On groupe ces matériaux en classes selon
sa température maximale d’utilisation. Les vernis utilisés pour couvrir les fils ronds doivent
rester flexibles. Selon l’épaisseur du vernis on peut avoir des fils isolés simple, double ou
triple couche, la double couche étant le plus utilisé.

I.3.5 Les organes mécaniques


La carcasse joue le rôle d’enveloppe et assure la protection cotre l’environnement
extérieur. L’arbre est un organe de transmission comprenant une partie centrale qui sert de
support au corps du rotor et un bout d’arbre sur lequel est fixé un demi-accouplement.
Généralement il est constitué en en acier moulé ou forgé. Il est supporté par un ou plusieurs
paliers. Ces paliers soutiennent le rotor et assurent sa libre rotation. Le second palier est libre
pour assurer les dilatations thermiques de l’arbre. Une isolation électrique de l’un des paliers
assure l’élimination des courants dans l’arbre dû aux dissymétries des réluctances du circuit
magnétique. Ils sont généralement à roulement pour les machines de petite et moyenne
puissance. [2]

I.4 Les types des moteurs asynchrones


Les différents types desmoteurs asynchrones ne distinguent que par le rotor.

Dans tous les cas, le stator reste, au moins dans son principe, le même : il est constitué
d’un enroulement bobiné réparti à l’intérieur d’une carcasse cylindrique faisant office de bâti
et logé à l’intérieur d’un circuit magnétique supporté par cette carcasse. Ce circuit magnétique
est formé d’un empilage de tôles, en forme de couronnes circulaires, dans lesquelles sont
découpées les encoches parallèles à l’axe de la machine. [3]

I.4.1 Moteur à rotor bobiné


Le rotor comporte un enroulement bobiné à l’intérieur d’un circuit magnétique constitué
de disques empilés sur l’arbre de la machine. Cet enroulement est obligatoirement polyphasé
même si le moteur est monophasé, et, en pratique, toujours triphasé à couplage en étoile. Les
encoches, découpées dans les tôles, sont théoriquement parallèles à l’axe du moteur, mais, en

11
Chapitre I Généralité sur les machines asynchrone.

fait. Légèrement inclinées par rapport à cet axe de façon à réduire certaines pertes dues aux
harmoniques.

Les extrémités de l’enroulement rotorique sont sorties et reliées à des bagues montées
sur l’arbre, sur lesquelles frottent des balais en carbone. On peut ainsi mettre en série avec le
circuit rotoriquedes éléments de circuit complémentaire qui permettent des réglages (couple et
vitesse).

I.4.2 Moteurà cage d’écureuil

I.4.2.1 Moteur a cage


Le circuit du rotor est constitué desbarresconductricesrégulièrement répartis entre deux
couronnes métalliques formant les extrémités. Le tout rappelant la forme d’une cage
d’écureuil. Bien entendu, cette cage est insérée à l’intérieur d’un circuit magnétique analogue
à celui du moteur à rotor bobiné.

Les barres sont faites en cuivre, en bronze ou en aluminium, suivantles caractéristiques


mécaniques et électriques recherchée par le constructeur. Dans certaine construction,
notamment pour des moteurs à basse tension (par exemple 220/380 V), la cage est réalisée par
coulée et centrifugation d’aluminium.

Ce type de moteur, beaucoup plus aisé à construire que le moteur a rotor bobiné, est
d’un prix de revient inférieur et a une robustesse intrinsèquement plus grade.

Figure I. 6 :Rotor a cage d’écureuil.

Son inconvénient majeur est qu’il ne permet pas d’insérer un rhéostat et qu’il a au
démarrage de mauvaise performance (courant élevé et couple faible). C’est pour remédier à
cette situation qu’ils ont développés deux autres types de moteur (rotor à double cage et rotor
à encoche profondes)
12
Chapitre I Généralité sur les machines asynchrone.

I.4.2.2 Moteur à double cage


- L’une est fréquemment réalisée en laiton ou en bronze, externe, à résistance
relativement élevée, est placée près de l’entrefer
- L’autre en cuivre, interne, de plus faible résistance, est noyée dans le fer, ayant ainsi
une inductance de fuites supérieur à la première.
Au démarrage, le courant rotorique de la fréquence égale à la fréquence (f) du réseau
d’alimentation, se répartis de façon inversement proportionnelle aux réactances des cages, qui
sont alors grandes devant les résistances. Dans ces conditions, c’est la cage externe qu’est
parcourue par maximum de courant, sa relativement forte résistance réduit l’appelle de
courant et accroit le couple.

Au contraire, lorsque le moteur atteint son régime nominal de fonctionnement,


normalement caractérisé par un faible glissement (g).

Figure I. 7 : Tôle utilisé pour la réalisation des cages à double encoche.

I.4.3 Moteur à encoche profond


Le rotor àdouble cage est beaucoup plus difficile à construire que le rotor à simple cage,
donc d’un cout plus élevé.

On peut pallier cet inconvénient, tout en gardant une partie des avantages du double
cage, en construisant une cage rotorique simple avec des barres très plates s’enfonçant
profondément dans le circuit magnétique :

- Lors de démarrage, la réactance qui croit avec laprofondeur, tend à imposer aux lignes
de courant de se concentrer près de la périphérie et à leur assigner ainsi une section de
conducteur réduite et une résistance accrue.

13
Chapitre I Généralité sur les machines asynchrone.

- En revanche, en marche normale, cet effet disparait et les lignes de courant, en


occupant la pleine section de la barre, retrouvent un circuit de faible résistance.
Ce type de moteur, dit à encoches profondes, est très utilisé, notamment dans le cas des
moteurs à haute tension et à fort couple de démarrage. Il présente cependant l’inconvénient
d’entrainer une augmentation du coefficient de dispersion des enroulements, donc une
diminution de facteur de puissance du moteur, et bien sûr d’exigé un diamètre de rotor
important.

Pour remédiera ce dernier inconvénient, on a parfois appelle à des conducteur ayant des
formes plus compliquées, en trapèze voire en L (la base du L étant en fond d’encoche). [3]

I.4.4 Moteur linéaire


Un moteur linéaire est essentiellement un moteur électrique qu’à lieu de produire un
couple (rotation), il produise une force linéaire sur sa longueur en installant un champ
électromagnétique de déplacement.

Le principe de fonctionnement de base des moteurs linéaire est le même que pour la
moteur rotatif. Les principaux éléments, bobines et aimants, sont simplement arrangés
différemment pour produire une force et non un couple.

Le moteur linéaire est très présent comme actionneurs des bras de lecture des disques
durs du micro-ordinateur en raison de leur compacité, de la rapidité et la précision de leurs
mouvements.

Notamment dans les trains (le train à moteur maglev), grâce à l’électronique de
puissance ils ont réussi à faire la conversion du courant continu en courant alternatif plus
élevé), l’électroaimant soulèvent le train à 6mm au-dessus de la surface de guidage pour le
propulser donc pas de roues et pas de bruit.

14
Chapitre I Généralité sur les machines asynchrone.

Figure I. 8 : principe de fonctionnement des trains maglev.

I.5 Classification des moteurs


On peut classifier les moteurs à cage d’écureuil selon la variation de la résistance et de
la réactance des enroulements du rotor. Au démarrage, la réactance est d’autant plus grande
que le conducteur est éloigné de l’entrefer. La résistance dépend de la longueur du rotor, la
section des Conducteurs et le matériau utilisé. Plus la résistance est grande, plus le courant de
Démarrage est petit et meilleur est le couple de démarrage.

Figure I. 9 : formes d’encoches pour différent classe du moteur.

15
Chapitre I Généralité sur les machines asynchrone.

Classe A : Couple et courant de démarrage normaux.

Classe B: Couple normal et courant de démarrage faible. C’est le moteur le plus utilisé de nos
jours. L’emploi d’encoches étroites et profondes permet d’avoir une réactance qui, lors du
démarrage, est plus forte dans le bas du conducteur, ce qui force le courant à passer par le
haut, réduisant la surface active et augmentant la Résistance. Comme ci, le courant est limité
et on peut démarrer à pleine tension dans Beaucoup de cas.

Classe C : Couple fort et faible courant de démarrage. La double cage d’écureuil se construit
de la façon suivante : on place un enroulement de forte résistance près de l’entrefer et un
enroulement de faible résistance loin de la surface. Durant le démarrage, il se passe la même
chose qu’avec les moteurs classe B. Le courant est donc faible mais le couple est fort.
Lorsque le rotor a atteint sa vitesse pleine, la réactance loin du conducteur devient faible et la
répartition du courant devient uniforme.

Classe D : Fort glissement (il s’agit d’une encoche semblable à celle de la classe A de la
figure mais plus courte). Ce moteur a un enroulement à forte résistance en raison de sa petite
section, ce qui lui donne un fort couple et faible courant au démarrage. Le glissement peut
atteindre 15 ou 20% Classe F : Couple faible et courant de démarrage faible (semblable à la
classe B mais les conducteurs sont placés plus loin de l’entrefer). Au démarrage le courant est
faible, mais le circuit est très inductif et le couple développé est aussi faible. De ce classement
on peut déduire que le choix d’une encoche appropriée nous aide à donner au moteur les
caractéristiques souhaitées. Il existe cependant des configurations plus complexes que celles
que nous venons de voir.

I.6 Influence des variations de tension sur le fonctionnement des machines


asynchrones
Les moteurs sont donnés pour une tension nominale d’alimentation Un ±5%. En dehors
de cette plage, les caractéristiques mécaniques se dégradent rapidement. Dans la pratique, plus
un moteur est gros, plus il est sensible aux tensions :

 inférieures à Un: échauffements anormaux par augmentation du temps de démarrage


 supérieures à Un : augmentation des pertes Joule et des pertes fer (pour les moteurs
très optimisés...).

16
Chapitre I Généralité sur les machines asynchrone.

Sur le plan thermique, plus un moteur est gros, plus il peut évacuer de calories, mais
l’énergie à dissiper croît encore plus vite. Une baisse de tension d’alimentation, en diminuant
fortement le couple de démarrage, fait augmenter le temps de démarrage et échauffe les
enroulements. Exemple: Un moteur de puissance moyenne alimenté à 90 % de sa tension
nominale fournit :

 en fonctionnement : 81 % de son couple nominal au lieu de 100 %


 au démarrage : 121 % du couple nominal au lieu de 150%.La courbe ci-contre montre
que les couples C et Cn varient en fonction du carré de la tension. Ce phénomène
passe relativement inaperçu sur les machines centrifuges mais peut avoir de graves
conséquences pour les moteurs entraînant des machines àcouple hyperbolique ou à
couple constant. Ces défauts de tension peuvent réduire notablement l’efficacité et la
durée de vie du moteur ou de la machine entraînée.

I.7 Caractéristique des moteurs asynchrones triphasés


Un moteur est caractérisé essentiellement par sa puissance, la fréquence de rotation de
son arbre, sa fixation, ses éléments mécanique.

I.7.1 La puissance

I.7.1.1 Puissance d’entré

𝑃𝑒 = 𝑈. 𝐼 √3 cos 𝜑 (I.1)

Avec :

𝑃𝑒 : Puissance électrique en watts.

𝑈 : Tension entre phase en volts.

I : intensité dans un fil de ligne en ampères.

I.7.1.2 Puissance de sortie


𝑃𝑚 = 𝑇𝑚.Ω (I.2)

Avec:

𝑃𝑚 : Puissance mécanique en watts.

𝑇𝑚 : Couple moteur en mètres newton.

Ω : Vitesse angulaire en radians par seconde.


17
Chapitre I Généralité sur les machines asynchrone.

I.7.2 La vitesse angulaire


Ω=2π.n’ (I.3)

n’ : fréquence de rotation du rotor.

I.7.3 Fréquence de rotation du champ tournant


La fréquence de rotation du champ tournant, encore appelée vitesse de synchronisme,
est donnée par la relation :

n=𝑓 (I.4)
𝑝

Avec :

f : fréquence du réseau en hertz.

P : nombre de paires de pôles du stator.

n : fréquence de rotation du champ tournant [tr/s]

I.7.4 Glissement
Par définition le glissement égal à :

Ω−Ω′
𝑔= (I.5)

Ω 𝑒𝑡 Ω′En radians par seconde (rad/s)

I.7.4.1 Les trois modes de fonctionnement du moteur asynchrone


- Lorsque « g » est négative le couple est négative et la machine transforme de l’énergie
mécanique en énergie électrique elle fonctionne en génératrice.
- Lorsque « g » est compris entre 0 et 1 la machine fournit un couple positif et
transformé l’énergie électrique en énergie mécanique.
- Lorsque « g » positive supérieur à 1, la machine fonctionne en frein électrique elle
absorbe l’énergie fournie par le réseau pour transformer en une puissance mécanique
négative.

18
Chapitre I Généralité sur les machines asynchrone.

I.7.5 Couple du moteur


Un moteur asynchrone est caractérisé par sa loi de couple en fonction de la fréquence de
rotation de son arbre.

Figure I. 10 : Courbe de couple de moteur asynchrone.

I.7.5.1 Couple électromagnétique


La puissance 𝑃𝑡𝑟 est transmise du stator vers le rotor par l’action du champ tournant
statorique sur les courants du rotor, c'est-à-dire par effet électromagnétique. La puissance
électromagnétique transmise au rotor est égale à :

𝑃𝑡𝑟 = 𝑇𝑒𝑚.Ω (I.7)

Le moment du couple électromagnétique est donc égal à :

𝑃𝑡𝑟
𝑇𝑒𝑚 = (I.8)

Avec :

𝑇𝑒𝑚 : En newton-mètre (Nm).

𝑃𝑡𝑟 : En watt (W).

Ω : En radian par seconde (rad/s).

19
Chapitre I Généralité sur les machines asynchrone.

I.7.5.2 Couple utile nominale


𝑷𝒖𝑵
𝑇𝒖𝑵 = (I.9)
Ω𝑵

Avec :

𝑇𝑢𝑁 : En newton-mètre (Nm).

𝑃𝑢𝑁 : En watt (W).

Ω𝑁 : En radian par seconde (rad/s).

I.8 Les critères pour choisir un moteur asynchrone dans l’industrie


Le choix d’un moteur asynchrone et de son mode de démarrage dépendent de la
puissance installée du réseau d’alimentation (qui définit l’appel du courant admissible).La
chute de tension au démarrage doit être ± 5% de la tension de réseau. La tension
d’alimentation du moteur doit être compatible avec celle du réseau.

Le moteur asynchrone doit être choisi pour fonctionner à puissance nominale, c’est à
cette puissance que le rendement du moteur et le cos sont les meilleurs.

Le démarrage d’un moteur asynchrone ne peut avoir lieu que si le couple moteur est à
chaque instant supérieur au couple résistant de la machine à entrainer. . (Le couple résistant
d’une machine définit l’effort que la charge mécanique oppose au maintien de sa mise en
mouvement. Il s’exprime en Newton mètre (Nm)).
Le couple résistant, puissance et réseau constituent les facteurs principaux pour le choix d’un
moteur asynchrone triphasé et son mode de démarrage.
Les applications des moteurs asynchrone est nombreuse et varié se rencontrent dans :
- Les stations de pompage
- Les appareils simples de levage
- Les ascenseurs
- Les machines-outils de base pour le travail des métaux ou bois
- Les dispositifs de manutention comme les tapis roulants
- La ventilation des locaux climatisés
- Les compresseurs de groupes producteurs du froid.

20
Chapitre I Généralité sur les machines asynchrone.

Choix d’un moteur asynchrone

Le couple nécessaire, la fréquence de


rotation, et la puissance à fournir

Le type de réseau, la tension entre


phases, la fréquence

L’attitude, la température ambiante, le


mode de ventilation, le type de service

Le mode de fixation (pattes ou bride).


L’accouplement, la plaque

La classe d’isolation, l’indice de


protection, les sondes de protection
thermique

Rédiger le bon de
commande

Figure I. 11 : Les critères pour choisir un moteur asynchrone dans l’industrie.[10]

Commentaires
Les éléments à prendre en compte sont :
 L’énergie à fournir : cinétique, potentiel.
 La forme du couple résistant : constat, parabolique, proportionnel à n.
La fréquence de rotation est lié au nombre de pôles : f=p x n.
La puissance est liéeà la hauteur d’arbre.
Le réseau conditionne le couplage des enroulements, les intensités absorbées : 𝐼𝑑 et𝐼𝑛. La
fréquence de rotation du rotor dépend du glissement de la fréquence.

21
Chapitre I Généralité sur les machines asynchrone.

Le moteur doit être deca laissé car l’évacuation des pertes (fer, joule, mécanique) dépend des
conditions de l’environnement.
Le mode de fixation agit sur :
 La liaison entre le moteur et la machine entrainé.
 La transmission de la chaleur par conduction.
 L’orientation de la plaque à bornes.
Les conditions thermiques déterminent la classe d’isolation (pompe de chauffage dont le fluide
est 85°C). la carcasse du moteur doit résister aux conditions climatiques et mécaniques. Les
gros moteurs sont protégés par sondes.
La référence doit être complète et interprétable par le constructeur.

Tableau I. 1 : Les conditions a vérifiés pour choisir une motorisation asynchrone. [10]

I.9 Conclusion
Nous avons présenté dans ce chapitre le principe de fonctionnement et la constitution du
moteur asynchrone triphasé et son rôle majeur dans l’industrie grâce à ça robuste et la simple
constitution, ainsi les différents types du moteur et leur domaine d’utilisation.

- Le bon fonctionnement d’un moteur asynchrone dépend largement de la façon dont


ont été analysées et prises en compte les contrainte (couple et l’intensité du courant de
démarrage).
- Il faut tout d’abord que le couple moteur soit supérieur au couple résistant à tout
instant et en particulier, pendant le démarrage, cela peut nécessiter de faire appel à des
constructions des machines spéciales ( à cages, à encoches profondes, ou à doubles
cages) ou à utiliser des moteur à rotor bobiné avec insertion de résistance.

22
Chapitre II : Les différents types de démarrages
des machines asynchrones.
.
Chapitre IIDémarrage des machines asynchrones.

II. Démarrage des moteurs asynchrones


II.1 Introduction
Lors de la mise sous tension d’un moteur, l’appel de courant sur le réseau est important
et la section de la ligne d’alimentation est insuffisante, provoquer une chute de tension
susceptible d’affecter le fonctionnement des récepteurs. Parfois, cette chute de tension est
perceptible sur les appareils d’éclairage. Pour remédier à ces inconvénients.
Les règlements de quelques secteurs interdisent, au-dessus d’une certaine puissance.
En fonction des caractéristiques du moteur et de la charge, plusieurs méthodes de démarrages
sont utilisées. Le choix sera dicté par des impératifs électriques, mécaniques et économiques.
La nature de la charge entraînée aura également une grande incidence sur le mode de
démarrage à retenir.

II.2 Les problèmes de démarrage des moteurs asynchrone triphasé


Au moment du démarrage, le moteur asynchrone triphasé fonctionne comme
untransformateur, dons le lequel le primaire (stator) est sous une tension et le secondaire
(rotor)est en court-circuit, l’intensité appelée est alors très simple. Suivant le type et la
puissance du moteur, le courant de démarrage peut atteindre 4 à 10 fois le courant nominale
de pleine charge. Cet appel de courant très important de court durée que le moteur pourrait le
supporter sans risque d’échauffement dangereux, par ailleurs il est un gène pour le
distributiond’énergie électrique et pour les utilisateurs en voisinage sur la même ligne, en
provoquant des chutes de tension excessive, il est alors nécessaire de réduire ce courant de
démarrage. [4]
- Moteur à cage d’écureuil

Pour ce type de moteur, le seul moyen pour réduire le courant de démarrage est de
réduire la tension aux bornes du stator en utilisant plusieurs moyens par exemple le
démarrageétoile-triangle.
- Moteur à rotor bobiné
Il est possible de réduire le courant de démarrage, en insérant un rhéostat dans les
enroulements rotoriques, Le courant rotoriques est sensiblement proportionnel au
couplefournie :

Avec:
Cd= 2Cn et Id= 2 In. Cd : couple de démarrage [Nm].
Id: courant de démarrage [A]. Cn : couple nominal [Nm].

24
Chapitre IIDémarrage des machines asynchrones.

Le moteur a rotor bobiné ne peut pas démarre en un seul temps (courant et


coupleinadmissible). Il est recommandé d’employer les moteurs à rotor bobiné pour
l’entraînementdes machines de grande puissance et ceux exigent un grand couple de
démarrage et lesmoteurs à cage sont plus économiques, plus robustes ; que les moteurs a rotor
bobiné. Lapuissance est : Inferieur à 30 kW sous 4 pôles ; Supérieur à 30 kW, on utilise des
moteurs à rotor bobiné.

II.3 Le choix d’un démarreur


Le choix est guidé par des critères économiques et techniques qui sont :
 les caractéristiques mécaniques.
 les performances recherchées.
 la nature du réseau d’alimentation électrique.
 l’utilisation du moteur existant dans le cas d’un rééquipement.
 la politique de maintenance de l’entreprise.
 le coût de l’équipement.
Le choix d’un démarreur sera lié :
 au type d’utilisation : souplesse au démarrage.
 à la nature de la charge à entraîner.
 au type de moteur asynchrone.
 à la puissance de la machine.
 à la puissance de la ligne électrique.
 à la gamme de vitesse requise pour l’application.

II.4 Les différents types des systèmes de démarrage


Il existe différents commutations et méthodes de démarrage les plus importantes
utilisées dans l’industrie sont présentés ci-dessous:
 Démarrage classique :
 Démarrage direct.
 Démarrage étoile-triangle.
 Démarrage par élimination des résistances statoriques.
 Démarrage par élimination des résistances rotoriques.
 Démarrage par autotransformateur.
 Démarrage électronique :

25
Chapitre IIDémarrage des machines asynchrones.

 Démarrage avec démarreur progressif électronique.


 Démarrage avec variateur de vitesse.

II.4.1 Démarrage classique

II.4.1.1 Démarrage direct pour un moteur asynchrone de faible puissance


C’est le mode de démarrage le plus simple qui ne peut être exécuté qu’avec le moteur
asynchrone à cage. Dans ce procédé de démarrage, le moteur asynchrone est branché
directement au réseau d’alimentation le démarrage s’effectue en un seul temps. Le courant de
démarrage peut atteindre 4 à 8 fois le courant nominal du moteur. Le couple de décollage est
important, peut atteindre 1.5 fois le couple nominale. [4]

Schéma fonctionnel:

Le schéma ci-dessous représente le schéma fonctionnel du mode de démarrage direct


d’un moteur asynchrone triphasé.

Figure II. 1 : Schéma fonctionnel de démarrage directd’un moteur asynchrone triphasé.

On veut démarrer un moteur asynchrone triphasé dans un sens de marche avec un


bouton poussoirS2 et l’arrêt par un bouton poussoir S1.

Avec:

L1, L2, L3 : alimentation triphasée.

Q1 : sectionneur fusible.

KM1 : contacteur principal 1.

F1 : relais thermique.

M1 : moteur triphasé.

26
Chapitre IIDémarrage des machines asynchrones.

Figure II. 2 :Schéma de puissance et de commande de démarrage direct.

II.4.1.1.1 Courbes caractéristiques:


La figure ci-dessous représente les différentes caractéristiques du couple et du courantde
mode démarrage direct.

(1) Courant absorbé parlemoteur (2) : Coupledemoteur

Figure II. 3 :Courbes caractéristiques de démarrage direct.

II.4.1.1.2 Avantages et inconvénients


Les avantages et lesinconvénients d’utilisation du mode de démarrage direct
d’unmoteur asynchrone triphasé sont comme suit:

27
Chapitre IIDémarrage des machines asynchrones.

a. Avantages
 Installation très simple.
 Démarrage simple.
 Couple de démarrage important.
 Prix faible.
 Temps de démarrage court.
b. Inconvénient
 Pointe de courant très important.
 S’assurer que le réseau admet cette pointe.
 Démarrage brutal.
 Ne permet pas un démarrage doux et progressif.
 Dans le démarrage direct d’un moteur asynchrone triphasé, le couplage des
enroulements doit être en étoile ou en triangle selon les caractéristiques du moteur et
le réseau d’alimentation.

II.4.1.2 Démarrage étoile triangle:


Ce procédé n’est possible que pour les moteurs asynchrones triphasés destinés à fournir
leur puissance nominale sous la tension du réseau, lorsque ses enroulements sont couplés en
triangle. Il consiste à démarrer le moteur dans le 1er temps en couplant ses enroulements en
étoile pendant le démarrage, puis à rétablir dans 2eme temps le couplage en triangle, ce qui
revient à diviser la tension nominale du moteur en étoile par √3. La pointe de courant de
démarrage est réduite de 3fois, Id = (1,5 à 2,6) In, ainsi que le couple Cd = (0,2 à 0,5) Cn. [4]

Figure II. 4 : Schéma d’un 1er temps couplage Y, et 2ème temps couplage 

28
Chapitre IIDémarrage des machines asynchrones.

Schéma fonctionnel

Le schéma ci-dessous représente le schéma fonctionnel du mode de démarrage étoile-triangle


d’un moteur asynchrone triphasé.

Figure II. 5 : Schéma fonctionnel de démarrage étoile-triangle d’un moteur asynchrone


triphasé.
Schéma de puissance et de commande

Le schéma de puissance et de commande du démarrage étoile-triangle est représenté par la


figure ci-dessous.

Figure II. 6 : Schéma de puissance et de commande du démarrage étoile-triangle.


29
Chapitre IIDémarrage des machines asynchrones.

Avec

L1, L2, L3 : alimentation triphasée. F: Contact auxiliaire du relais thermique.


Q: fusible sectionneur. S1: boutonpoussoir arrêt.
KM1: contacteur couplage étoile. S2: bouton poussoir marche.
KM2 : contacteur de ligne. KM1: bobine du contacteur couplage étoile.
KM2: bobine du contacteur ligne. KM3: contacteur couplage triangle.
F: relais thermique. KM3: bobine du contacteur couplage triangle
M: moteur triphasé.

II.4.1.2.1 Courbes caractéristiques


La figure ci-dessous montre les différentes caractéristiques du couple et du courant du
mode démarrage étoile-triangle.

(1) : Courant de 1ertemps (étoile). (1) : Couple de 1ertemps (étoile).


(2) : Courant de 2ème temps (triangle). (2) : Couple de 2èmetemps (triangle).
Figure II. 7 : Courbes caractéristiques du démarrage étoile triangle.

II.4.1.2.2 Avantages et inconvénients


Les avantages et les inconvénients d’utilisation le mode de démarrage étoile-triangled’un
moteur asynchrone triphasé
a. Avantages
 Réduction du courant de démarrage.
 Faible complication d’appareillage.
 Bon rapport couple/courant.

30
Chapitre IIDémarrage des machines asynchrones.

b. Inconvénients
 Couple très réduit.
 Coupure d’alimentation lors du passage étoile-triangle.
 Temps de démarrage plus élevé.
 Phénomènes transitoires.
 Condamnation électrique entre KM1 et KM3.Le temporisateur est muni d’un contact
décalé d’environ 3 (s) ; ceci évitera un court-circuit éventuel lors de communication
étoile-triangle.

II.4.1.3 Démarrage par résistances statoriques


Dans ce cas, l’alimentation du moteur se fait sous tension réduite en insérant
desrésistances en série avec les enroulements statoriques, qui sont éliminées à la fin de
démarrage, puis le moteur est couplé directement au réseau ;cette opération est assurée par
une temporisation Pendant le démarrage la tension aux bornes du moteur est réduite par
rapport à la tension du réseau cette tension augmente au fur et mesure que la chute de tension
auxbornes de la résistance insérée diminue (cette dernière est proportionnelle au courant
dedémarrage)cette résistance est calculée en fonction de la pointe de courant à ne pas dépasser
ou la valeur minimale du couple de démarrage nécessaire (en tenant compte ducouple
résistant de la machine à entrainer En générale, les valeurs du courant et du couple
dedémarrage sont: Id= 4,5InetCd= 0,75Cn.[4]

Schéma fonctionnel
Le schéma ci-dessous montre le schéma fonctionnel du mode de démarrage parrésistances
statoriques d’un moteur asynchrone triphasé.

Figure II. 8 :Schéma fonctionnel de démarrage par résistances statoriquesd’un moteur


asynchrone triphasé.

31
Chapitre IIDémarrage des machines asynchrones.

Schéma de puissance et de commande

Leschéma de puissance et de commande du démarrage parrésistancesstatoriques est donné par la


figure ci-dessous
Avec :

KM1:contacteurdeligne. F : contact auxiliaire du relais thermique.


KM2 : contacteurde court-circuit des résistances. S1: bouton poussoir arrêt.
R1 : groupederésistances. S2 : bouton poussoir marche
TP1 : relais qui possède un contact temporisé
retardé à la fermeture (TP11).

Figure II. 9 : Schémade puissance et de commande du démarrage par résistances statoriques.

II.4.1.3.1 Courbes caractéristiques


La figure ci-dessous montre les différentes caractéristiques du couple et du courant de
mode démarrage semi-automatique par résistances statoriques:

32
Chapitre IIDémarrage des machines asynchrones.

Figure II. 10 : Courbes caractéristiques de démarrage par résistancesstatoriques.

II.4.1.3.2 Avantages et inconvénients


Les avantages et les inconvénients d’utilisation le mode de démarrage par résistances
statoriques d’un moteur asynchrone triphasé sont données comme suit:
a. Avantages
 Pas de coupure d’alimentation pendant le démarrage.
 Forte réduction des pointes de courant transitoires (à ne pas confondre avec courant de
démarrage).
 Possibilité de réglage des valeurs au démarrage.
b. Inconvénients
 Faible réduction de la pointe au démarrage.
 Nécessite des résistances.
 Une chute de tension importante aux bornes du moteur et par conséquent diminution
du couple de démarrage.
 Perte de puissance dans les résistances.

II.4.1.4 Démarrage par résistances rotoriques


Dans le cas des moteurs asynchrones à rotor bobiné, le démarrage peut s’effectuer
eninsérant des résistances en sérié avec le bobinage rotorique, tout en alimentant le stator
sousla pleine tension de réseau. Le courant absorbé est sensiblement proportionnel au
couplefourni ou très peu Supérieur. On obtient fréquemment des couples de démarrage égaux
à 2,5fois le (Cn) sans surintensité excessive. On peut encore réduire la surintensité en
augmentantle nombrededémarrage Cd< 2,5Cn. [4]

33
Chapitre IIDémarrage des machines asynchrones.

Schéma fonctionnel
Leschémaci-dessousreprésenteleschémafonctionnel modesdedémarrageparrésistances
rotoriques d’un moteur asynchrone triphasé.

Figure II. 11 : Schéma fonctionnel de démarrage par résistances rotoriques d’un moteur
asynchrone triphasé.

Schéma de puissance et de commande


Le schéma de puissance et de commande du démarrage par résistances rotoriquessemi-
automatique est représenté par la figure ci-dessous :

Figure II. 12 : Schéma de puissance et de commande du démarrage par résistances


rotoriques.

34
Chapitre IIDémarrage des machines asynchrones.

Q : fusible sectionneur. F : contact auxiliaire du relais thermique.


KM1 : contacteur de ligne. S1 : bouton poussoir arrêt.
KM2 : contacteur de 2 émetemps. S2 : bouton poussoir marche.
KM3 : contacteur 3 émetemps KM1 : bobine du contacteur Alimentation
contacteur Alimentation. direct du sélecteur (1er temps).
R1 et R2 : groupe des résistances. KM2 : bobine du contacteur 2eme temps.
F : relais thermique. KM3 : bobine du contacteur 3eme temps.
M1 : moteur à rotor bobiné.

II.4.1.4.1 Courbes caractéristiques


La figure ci-dessous représente les différentes caractéristiques du couple etdu courantde
mode démarrage par résistances rotoriques.

Figure II. 13:Courbes caractéristiquesde démarrage semi-automatique par


résistancesrotoriques.

II.4.1.4.2 Avantages et inconvénients


Nous citons quelques avantage et inconvénientsd’utilisation du modede
démarrageparrésistances rotoriquesd’un moteur asynchrone triphasé.
a. Avantages
 L’appel de courant est pour un couple de démarrage donné le plus faible par rapport
tous les autres modes de démarrage.
 Possibilité de choisir par construction, couple et le nombre de temps de démarrage.
 Pas de coupure d’alimentation pendant le démarrage.
b. Inconvénients
 Moteur onéreux et moinsrobuste.

35
Chapitre IIDémarrage des machines asynchrones.

 Nécessite des résistances et des moteurs à rotor bobiné.

II.4.1.5 Démarrage par autotransformateur


Le moteur est alimenté sous tension réduite par l’intermédiaire d’un autotransformateur.
Ce dernier est alimenté par la tension du réseau au primaire, l’autotransformateur est mis hors
tension à la fin du démarrage. Cette opération s’effectue en trois temps :-Le premier temps:
L’autotransformateur est d’abord couplé en étoile, puis le moteur est couplé au réseau à
travers ses enroulements. Le démarrage est réalisé sous une tension réduite qui est fonction du
rapport de transformation. L’autotransformateur est choisi de façon à ce que la tension
réduitesoit la mieux adaptée (suffisante pour démarrer le moteur).-Le deuxième temps: Avant
de passer au couplage plein charge, le couplage en étoile est ouvert. La fractionde bobinage
constitue une inductance en série avec lemoteur. Le troisième temps: Le couplage plein
tension intervient après le deuxième temps, généralement très court (fraction de seconde). Les
inductances en série avec le moteur sont court-circuitées ; puisl’autotransformateur est mis
hors circuit. [4]
Le courantet le couple de démarrage varient dans la même proportion, ces derniers sontdivisés
par( Ur )² .
Ured

Ur : la tension de réseau [V].


Ured : la tension réduite [V].
Les valeurs obtenues sont les suivantes : Id = (1,7 à 4) In etCd = (0,5 à 0,85)Cn.Ce mode de
démarrage est généralementutilisé pour les moteurs asynchrones triphasés de puissance
supérieur à 100 kW; P ≥ 100Kw.

Schéma fonctionnel
Le schémaci-dessousreprésentele schéma fonctionneldedémarragepar autotransformateur d’un
moteur asynchrone triphasé.

Figure II. 14:Schéma fonctionnel de démarrage par autotransformateur d’un moteur


asynchrone triphasé.

36
Chapitre IIDémarrage des machines asynchrones.

Schéma de puissance et de commande


Le schéma de puissance et de commande du démarrage par autotransformateur
estreprésenté par la figure ci-dessous:

Figure II. 15 : Schéma de puissance et de commande du démarrage par autotransformateur.


Avec:
Q: disjoncteur (Am) KM3 : contacteur moteur.
F:contactauxiliaire de relaisthermique. KM2:bobine du contacteurauto- transfo
KM2 : contacteur alimentation de marche. F: relais thermique.
S1 : bouton poussoir d’arrêt. KM3 : bobine du contacteur
S2 : bouton marche. Alimentationdirect dusélecteur
KM2 : contacteur alimentationde
l’autotransformateur.
KM1 : bobine du contacteur couplage étoile.

37
Chapitre IIDémarrage des machines asynchrones.

II.4.1.5.1 Courbes caractéristiques


La figure ci-dessous représente les différentes caractéristiques du couple et du courant
du mode démarrage par autotransformateur:

Figure II. 16 : Courbes caractéristiques de démarrage par autotransformateur.

II.4.1.5.2 Avantages et inconvénients


Nous citons les avantages et les inconvénients d’utilisation du mode de démarrage par
autotransformateur d’un moteur asynchrone triphasé.
a. Avantages
 Possibilité de choisir le couple de décollage
 Réduction de l’appel du courant.
 Démarrage en 3 temps sans coupure.
b. Inconvénients
 Prix d’achat élevé de l’équipement.
 Présente des risques sur le réseau perturbés.

II.4.2 Démarrage électronique

II.4.2.1 Démarrage par un convertisseur électronique


Les démarreurs progressifs sont des appareils de commande électronique conçus pour
ledémarrage progressif des moteurs asynchrones triphasés. Par le biais d’une commande
enangle de phase, les trois phases du moteur sont influencées par des thyristors (Gradateur)
detelle sorte que les intensités puissent augmenter constamment.Le gradateur est un
dispositifqui permet à partir d’une source alternative de convertir une tension sinusoïdale de
valeurefficace constante à une tension alternative de même fréquence mais de valeur
efficacevariable, c’estun interrupteur statiqueconstitue dedeux thyristors« tête-bêche »
38
Chapitre IIDémarrage des machines asynchrones.

pourlacommande des puissances élevées ou un « triac » pour commande de faible


puissances. Le couple du moteurse comporte de même manière au cours de l’accélération,
ceci permet aumoteur de démarrer sans secousse. On évite aussi la détérioration d’élément de
commande ensuppriment le couple au démarrage qui se manifeste brutalement dans le cas
d’unenclenchement direct. Cette propriété permet de réduire les couts de fabrication des
élémentsdu moteur. Quand le démarrage a réussi, les éléments de l’électronique de puissance
sontshuntés aux éléments du moteur. La fonction d’arrêt progressif a pour le but de prolonger
ladurée naturelle de décélération des moteurs et éviter ainsi leur arrêt brutal. Le schéma ci-
dessous représentedémarrage par unconvertisseur électronique (Gradateur) moteur asynchrone
triphasé. [4]

Figure II. 17:Schéma de démarrage par un convertisseur électronique (Gradateur) moteur


asynchrone triphasé.

Schéma fonctionnel
Le schéma ci-dessous montre le schéma fonctionnel du mode de démarrage par
unconvertisseurélectroniqued’unmoteurasynchrone.

Figure II. 18: Schéma fonctionneld’un Démarreur progressif d’un moteur asynchrone
triphasé.

Schéma de puissance et de commande


Le schéma de puissance et de commande du démarrage électronique semi-
automatiquereprésenté par la figure ci-dessous:

39
Chapitre IIDémarrage des machines asynchrones.

Figure II. 19: Schéma de puissance et de commande du démarrage par convertisseur de vites

II.4.2.1.1 Principe de fonctionnement


La tension du réseau d’alimentation est appliquée progressivement au stator du
moteur.La variation de la tension statoriques est obtenue par la variation continue de l’angle α
de retard à l’amorçage des thyristors du gradateur. La consigne de démarrage permet de régler
lapente d’un signal en forme de « rampe »cette consigne est étalonnée en secondes. A la fin
dudémarrage, le stator du moteur est sous tension nominale, les thyristors sont alors en plein
conduction. Pour une charge donnée, le réglage de la pente permet de faire varier la durée
dedémarrage, donc le temps de mise en vitesse progressive de l’association moteur charge.

40
Chapitre IIDémarrage des machines asynchrones.

Lephénomène inverse se produit lors d’un arrêt progressif contrôlé. La consigne de


décélérationpermet de faire évoluer l’angleαdes thyristors de 0° à 180° donc Umoteurde Unà
0.

II.4.2.1.2 Courbes caractéristiques


La figure ci-dessous représente les différentes caractéristiques de couple et courant de
mode démarragepar unconvertisseur électronique

Figure II. 20: Courbes caractéristiques de démarrage par un convertisseur électronique


(Gradateur).

II.4.2.1.3 Avantages et inconvénients


Les avantages et les inconvénients d’utilisation le modede démarrage électronique
d’unmoteur asynchrone triphasé est donne comme suit:
a. Avantages
 La maîtrise des caractéristiques de fonctionnement.
 La protection thermique du moteur et du démarreur.
 Réduction des pointes de courant et diminution des chutes de tension en ligne.
 Démarrer progressivement les machines.
 Il permet décélération progressive.
 Réduction des couples au démarrage pour protéger la mécanique.
 Peu encombrant.
 Du point de vue économique, ce mode de démarrage satisfaisant car son rendement est
excellent.
b. Inconvénients
 Génère les perturbations.
 Ce procède est utilisé que pour l’entrainement de machines démarrant à vide.
 Utiliser des capteurs.
41
Chapitre IIDémarrage des machines asynchrones.

II.4.2.2 Démarrage par variateur de vitesse (Convertisseur de fréquence) pour moteur


asynchrone
Le variateur de vitesse pour moteur asynchrone reprend les mêmes principes de base
que le variateur pour moteur à courant continu. L’apparition sur le marché de variateurs de
vitesse économiques pour moteur asynchrone est assez récente. En France, Télémécanique été
une des compagnies pionnières en la matière. L’évolution des technologies a permis la
réalisation de variateurs économiques fiables et performants. [4]

II.4.2.2.1 Principe général


Le convertisseur de fréquence, alimenté à tension et fréquence fixes par le réseau,assure
au moteur, en fonction des exigences de vitesse, son alimentation en courant alternatif à
tension et fréquence variables. Pour alimenter convenablement un moteur asynchrone àcouple
constant quelle que soit la vitesse, il est nécessaire de maintenir le flux constant. Cecinécessite
que la tension et la fréquence évoluent simultanément et dans les mêmes proportions.

Figure II. 21:Schéma de principe d’un convertisseur de fréquence.

II.4.2.2.2 Constitution
Le circuit de puissance est constitué par un redresseur et un onduleur qui, à partir de
latension redressée, produit une tension d’amplitude et fréquence variables. Pour respecter
ladirective CE (Communauté Européenne) et les normes associées, un filtre « réseau » est
placéen amont du pont redresseur.
a) Le redresseur

Le redresseur est en général équipé d’un pont redresseur à diodes et d’un circuit de
filtrage constitué d’un ou plusieurs condensateurs en fonction de la puissance. Un circuit
délimitation contrôle l’intensité à la mise sous tension du variateur. Certains
convertisseursutilisent un pont à thyristors pour limiter le courant d’appel de ces
condensateurs de filtragequi sont chargés à une valeur sensiblement égale à la valeur crête de
la sinusoïde réseau.

42
Chapitre IIDémarrage des machines asynchrones.

b) L’onduleur

Le pont onduleur, connecté à ces condensateurs, utilise six semi-conducteurs


depuissance (en général des IGBT) et des diodes de roue libre associées. Ce type de variateur
estdestiné à l’alimentation des moteurs asynchrones à cage et qui permet de créer un mini-
réseauélectrique à tension et fréquence variables capable d’alimenter un moteur unique ou
plusieurs moteurs en parallèle.

II.4.2.2.3 Description du fonctionnement


La tension alternative monophasée ou triphasée du réseau est convertie en
tensioncontinue par l’intermédiaire du pont redresseur et des condensateurs de filtrage. Cette
tensioncontinue est alors découpée par un pont onduleur à transistors, pour donner une
successiond’impulsions de largeur variable. L’ajustage de la largeur des impulsions et leur
répétitionpermet d’ajuster l’alimentation du moteur en tension et en fréquence pour conserver
unrapport U/f constant afin de maintenir le flux désiré dans le moteur. L’inductance du
moteurréalise un lissage du courant. La commande de la modulation est réalisée par un
microprocesseur est un ASIC (application specific integrated circuit; circuit intégré pour
application spécifique). La déterminationdelamodulation dépend des tensions et fréquences,
donc des vitesses demandées. Ensortie. [4]

Figure II. 22:La modulation de largeur d’impulsions

II.4.2.2.4 Avantages et inconvénients


Les avantages et les inconvénients d’utilisation le mode de démarrage par convertisseur
de fréquence d’un moteur asynchrone triphasé.
a) Avantages

 Le couple fourni autorise l’entrainement de toutes les machines.


 Le Convertisseur de fréquence autorise le fonctionnement du moteur les deux sens
démarche et le freinage.
43
Chapitre IIDémarrage des machines asynchrones.

 Le Convertisseur de fréquence intègre la protection thermique du moteur et la


protection contre les courts-circuits.
b) Inconvénients

 Prix d’achat élevé de l’équipement.


 L’échauffement les composants électroniques.
 L’échauffement des moteurs entrainés (les harmoniques).
 La fréquence de sortie peut être supérieure à la fréquence d’alimentation.

II.4.3 Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons cité les différents modes de démarrage d’un
moteurasynchrone triphasé et ses caractéristiques et les différents schémas de circuit de
commande etde puissance pour chaque mode. Nous avons aussi donné un aperçu sur les
avantages et lesinconvénients des différents modes dedémarrage.
Le choix d’un mode de démarrage nécessite une bonne communication entre
lefournisseur d’énergie électrique, le constructeur du moteur etde la machine entraînée.Les
caractéristiques indispensables à ce choixsont :
• La puissance du réseau d’alimentation et l’appel de courant maximal autorisé.
• Le couple et l’intensité du moteur à pleine tension en fonction de la vitesse de
rotation.
• Le couple résistant de la machine entraînée.
• Le moment d’inertie des masses tournantes.
Si le rapport entre la puissance du réseau d’alimentation et la puissance du moteur
estinférieur à 5, un soin particulier doit être apporté au choix du mode de démarrage comme
àcelui de la coordination del’ensemble des protections.

44
Chapitre III : Simulation de quelques types de
démarrages.
Chapitre III Simulation des machines asynchrones.

III. ChapitreSimulation
III.1 Introduction sur Matlab
MATLAB est une abréviation de Matrix LABoratory. MATLAB est un environnement
puissant, complet et facile à utiliser destiné au calcul scientifique. Il apporte aux ingénieurs,
chercheurs et à tout scientifique un système interactif intégrant calcul numérique et
visualisation. C'est un environnement performant, ouvert et programmable qui permet de
remarquables gains de productivité et de créativité.

MATLAB est un environnement complet, ouvert et extensible pour le calcul et la


visualisation. Il dispose de plusieurs centaines (voire milliers, selon les versions et les
modules optionnels autour du noyau Matlab) de fonctions mathématiques, scientifiques et
techniques. L'approche matricielle de MATLAB permet de traiter les données sans aucune
limitation de taille et de réaliser des calculs numériques et symboliques de façon fiable et
rapide. Grâce aux fonctions graphiques de MATLAB, il devient très facile de modifier
interactivement les différents paramètres des graphiques pour les adapter selon nos souhaits.

MATLAB fait également partie d'un ensemble d'outils intégrés dédiés au Traitement du
Signal. En complément du noyau de calcul MATLAB, l'environnement comprend des
modules optionnels qui sont parfaitement intégrés à l'ensemble :

1) une vaste gamme de bibliothèques de fonctions spécialisées (Toolboxes).


2) Simulink, un environnement puissant de modélisation basée sur les schémas-blocset de
simulation de systèmes dynamiques linéaires et non linéaires
3) Des bibliothèques de blocs Simulink spécialisés (Blocksets)
4) D'autres modules dont un compilateur, et un générateur de code un accélérateur,...
5) Un ensemble d'outils intégrés dédiés au Traitement du Signal : le DSP Workshop.

III.2 Description des dispositifs à simuler


C’est un moteur asynchrone triphasé a cage d’écureuil, il est constitué du rotor et du
stator, les spires sont constituées par des barres de fer entourant le rotor ce qu’il forme la cage,
les courant alternatifs dans le stator créent un champ magnétique tournant à la pulsation de
synchronisme et le rotor tourne à une vitesse plus petite que la vitesse de synchronisme. On
dit que le rotor « glisse » par rapport au champ tournant et ce glissement dépend de la charge.
Le moteur qu’on a simulé fonctionne sous une tension de 400 V avec une fréquence de 50 Hz,
et une puissance nominale de 20 HP ce que veut dire 15kw.

46
Chapitre III Simulation des machines asynchrones.

III.3 Avantages et inconvénients du moteur asynchrone :

III.3.1 Avantage
- Bonne standardisation entre les fabricants.
- Démarrage en direct sur le réseau (grand couple de démarrage).
- Robuste, peu d’entretiens.

III.3.2 Inconvénients
- La vitesse dépend de la charge.
- Pour les moteurs de moyenne et grande puissance, le temps de démarrage est long
(inertie).
- Il faut gérer la pointe de courant de démarrage égale à (6 à 8 fois In).
- Rendement moins bon (0.9 pour les gros moteurs).

III.4 Schémas équivalents des dispositifs

III.4.1 Modèle équivalent au synchronisme


Un moteur asynchrone triphasé est alimenté par un réseau triphasé. L’alimentation de ce
moteur est prévue pour entrainer le rotor dans le sens imposé par le réseau et atteindre la
vitesse de synchronisme (g=0).

Pour ce point de fonctionnement nous relevons la valeur efficace «V» d’une tension
simple, l’intensité efficace «𝐼0» du courant en ligne, la puissance « 𝑃0 » fournie par le réseau,
le facteur de puissance cos𝜑0 [𝜑0 = (⃗𝐼0 ,𝑉
⃗ )].

Dans ce fonctionnement, les f.é.m. induites au rotor sont nulles et par conséquent, il en
est de même des intensités des courants rotoriques et du couple électromagnétique. La
puissance absorbée à vide « 𝑃0 » compense uniquement les pertes dans le fer du stator 𝑃𝑓𝑠 et
les pertes par effet joule à vide. En négligeant celles-ci, nous pouvons écrire :

𝑃𝑓𝑠 ≈ 𝑃0= 3V𝐼0 cos𝜑0 (III.1)

Pour chaque phase de la ligne triphasée d’alimentation nous rendons compte de cette
situation par un modèle équivalent où le moteur est assimilé à un dipôle 𝐷𝑠 associant, en
parallèle, une résistance «𝑅𝑚»et une réactance «𝑋𝑚» (fig.1). Ce dipôle, est alimenté sous une
tension simple V doit absorber une puissance égale à 𝑃0 avec un facteur de puissance cos𝜑 0.
3

L’intensité du courant appelé a évidemment pour valeur efficace «𝐼0».

47
Chapitre III Simulation des machines asynchrones.

I0
Ioa Ior

Ac Rm Xm

Figure III. 1 : modèle monophasé équivalent au synchronisme. [5]

 Détermination de 𝑅𝑚et 𝑋𝑚 :

Les éléments du modèle rendent compte de l’intensité 𝐼0 et de la puissance 𝑃𝑓𝑠 ≈ 𝑃0

V=𝑅𝑚.𝐼0𝑎= 𝑋𝑚.𝐼0𝑟 (III.2)


Avec
𝐼0𝑎= 𝐼0 cos𝜑0
Et 𝐼0𝑟=𝐼0 sin 𝜑0
2 2
)2 = 𝑉 𝑅 =3𝑉
= 𝑅 𝑚 (𝐼0𝑎 (III.3)
𝑃𝑓𝑠 𝑃0
= 𝑚
3 3 𝑅𝑚 𝑃0

𝑡𝑎𝑛𝜑0= 𝐼0𝑟 = 𝑅𝑚 (III.4)


𝐼0𝑎 𝑋𝑚

Remarque : 𝑅𝑚 dépend beaucoup de la fréquence de la tension V. [5]

III.4.2 Modèle équivalent en charge


Le moteur fonctionne en charge et dans les mêmes conditions d’alimentation que
précédemment, tension simple « V » et l’intensité du courant en ligne est « I ». Pour une
puissance absorbée « P », le facteur de puissance est égale à :

⃗ )]
Cos 𝜑 [𝜑 = [𝜑0 = (𝐼 ,𝑉

Le moteur absorbe une puissance totale « P » égale à la somme de la puissance transmise au


rotor 𝑃𝑡𝑟, et des pertes statoriques.

En négligeant les pertes par effet joule statoriques et en admettant que les pertes dans le
fer au stator sont les mêmes à vide et en charge nous pouvons écrire une phase :

𝑃 𝑃𝑡𝑟 𝑃0 (III.5)
≈ +
3 3 3

48
Chapitre III Simulation des machines asynchrones.

Cette relation conduit à un modèle qui associé :

- Un dipôle « 𝐷𝑠 » qui absorbe une puissance 𝑃0 et rend compte des phénoménes


3

statorique.
- Un dipôle « 𝐷𝑟 » qui absorbe une puissance 𝑃𝑡𝑟 et traduit le comportement du rotor
3

« vu » d’une phase d’alimentation (Figure III.2).

I1 I2

I0
r
Ac
Rm Xm

lw

Figure III. 2 : modèle équivalent monophasé en charge.[5]

 La puissance totale absorbée par le moteur en charge est :

 absorbée par le moteur en charge est :


P = 3VI cos 𝜑 (III.6)
 La puissance transmise au rotor est égal à :
𝑃𝑡𝑟= 3V𝐼2cos 𝜑2 (III.7)
Imposons au modèle la condition supplémentaires suivante : l’intensité «𝐼2» du courant
qui travers «𝐷𝑟» est proportionnelle à la véritable intensité «𝐼𝑟» du courant dans une phase du
rotor :

𝐼2=k𝐼𝑟 (III.8)
Si 𝑅𝑟 est la résistance d’une phase du rotor, la puissance réellement dissipée par effet
joule dans le rotor s’écrit :

𝑃𝑗𝑟= 3𝑅𝑟𝐼𝑟2 (III.9)

𝑃𝑗𝑟
Or: 𝑃𝑗𝑟 = g𝑃𝑡𝑟 𝑃𝑡𝑟 = 𝑔
(III.10)

49
Chapitre III Simulation des machines asynchrones.

𝐼2
Donc : 3𝑅 𝐼 2= 3r (k𝐼 )2=𝑅𝑟 𝑟 𝑘2r = 𝑅𝑟
𝑟2 2 𝑔 𝑔

Ou encore. En posant : R= 𝑅𝑟 : r = 𝑅
𝑘2 𝑔

III.4.2.1 Essai au synchronisme g = 0


Le moteur est alimenté sous sa tension nominale et entraine au synchronisme par un
moteur auxiliaire. On mesure la tension V appliquée la puissance 𝑃0 et la puissance
réactive𝑄0(methode des deux wattemetres). Puisque 𝐼2= 0 on Trouve :
2
𝑅 = 3𝑉 ; 𝑋 3𝑉2 (III.11)
2 𝑚
=
𝑃0 𝑄0

III.4.2.2 Essai à rotor bloque g = 1


Le rotor est bloqué et est alimenté sous tension réduite (10 à 20% de la tension
nominale) de la façon que le courant appelé soit proche du courant nominal. On mesure la
puissance active P et la puissance réactive Q.

Comme le moteur est sous tension très réduite les pertes fer sont négligeables. Pour le
modèle de la Figure III.3, cela revient à négliger l’intensité du courant dans le dipôle
𝐷𝑠(𝐼0≪𝐼1).[5]

I1 I2

I0
r=R/g
Ac
Rm Xm

lw

Figure III. 3 : modèle électrique du rotor ramené au stator.[5]

50
Chapitre III Simulation des machines asynchrones.

III.5 Simulation du moteur asynchrone triphasé et discussion des résultats

Figure III. 4 : schéma de démarrage direct d’un moteur asynchrone triphasé à cage
d’écureuil.

 Nous avons choisi un modèle de moteur asynchrone triphasé parmi plusieurs


modèles qui existent dans la bibliothèque de Simulink et qui se caractérise par :

- sa puissance 17 HP (15 kW)

- sa tension d’alimentation 380/400 v

- la fréquence de réseau 50 Hz

- la fréquence de rotation 1460 tr/min

III.5.1 Les blocks utilisés


- Trois sources d’alimentations alternatives de 220 v décalées en eux de -120° et de 50
Hz de fréquence

- Un moteur asynchrone triphasé.

- Gain, pour introduire le couple résistive.

51
Chapitre III Simulation des machines asynchrones.

- Step, pour choisir le temps d’introduction de couple résistive.

- Dimux (Multiplexeur), pour mesuré toutes les grandeurs possibles grâce à l’option de
busselector.

- Voltage mesurement, pour mesuré la tension entre phase de système.

- Lcd, pour afficher les mesures.

- Scope, pour montrer les graphes.

Tout d’abord nous avons calculé le couple nominale de ce moteur comme suit :

- Nous savons que la puissance active de ce moteur est de 15 KW. Et sa vitesse de


rotation est de 1460 tr/min, la multiplication par (2 π) et la division par (60), nous
donne la vitesse Ω en radian par seconde, Ω=152.9 rad/sec.
On a: P = Ω.Te (III.9)
Te= 𝑃 = 98.1 Nm (III.12)

Après on a simulé avec un temps de simulation de 1,3 seconde, et nous avons eu les
courbes comme suites.

III.5.2 Les courbes

Figure III. 5 : la fréquence de rotation du rotor sans et avec une charge en fonctionne de
temps.

52
Chapitre III Simulation des machines asynchrones.

Figure III. 6 : le couple électromagnétique induite sans et avec une charge.

Figure III. 7 : courbe de courant statorique pendant le démarrage sans et avec une charge.

53
Chapitre III Simulation des machines asynchrones.

Nous voyons que les trois grandeurs physiques (vitesse, couple électromagnétique et
courant statorique) commencent par le « 0 ». Le démarrage est très brusque le courant et le
couple sont très importants (I= 6.In).

Les trois grandeurs s'accroissent dans le temps et se stabilisent après les 0,1 secondes et
jusqu'à les 0,5 secondes.

On introduit un couple résistant de 98 N.m après 0,5 seconde de démarrage et nous


remarquons une petite oscillation après une stabilisation dans les trois grandeurs (le courant et
le couple induit du moteur augmente pour supporter le couple résistant. En revanche, on voit
une baisse dans la fréquence de rotation du moteur tableau (III.1)).

Couple résistant vítese (tr/min) Couple induit


0 1499 1,498
10 1491 11,49
50 1463 51,46
100 1423 101,4
200 1314 201,3
250 1217 251,2
280 963 281
288 554,2 248,5
290 -476,7 156,7
300 -5720 49,97

Tableau III. 1 : Le couple résistant en fonction de la vitesse de rotation et le couple induit du


moteur.

54
Chapitre III Simulation des machines asynchrones.

2000

1000

0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
-1000
vitesse (tr/min)
-2000
couple résistant
-3000

-4000

-5000

-6000

 Nous remarquons que la fréquence de rotation du rotor et le couple résistant sont


inversement proportionnels dans la machine asynchrone, ce qui signifie que
l’augmentation de la charge se traduit par une baisse dans la vitesse de rotation.

III.5.3 Solution
Afin de remédier à ce problème, il faut installer une boucle de régulation pour garder la
vitesse stable durant le fonctionnement, même si la charge varie dans le temps (par exemple :
les ascenseurs).

Pour un meilleur fonctionnement du moteur, il faut que le couple résistant soit inférieur
au couple induit du moteur à tout moment durant le fonctionnement du moteur.

III.6 Influence des démarrages directe des moteurs sur le réseau électrique
Ce travail s’inscrit dans le domaine de la qualité de l’énergie électrique. Il a pour
objectif d’analysé et traiter les creux de tension électrique, qui peut être définis comme le plus
important problème qui affecte la qualité des réseaux électrique et représentant la principale
priorité pour l’industrie, en effet elles peuvent causer l’interruption de processus industriel et
peuvent mener à des pertes économiques et une dégradation des produit manufacturés.

III.6.1 Creux de tension


Un creux de tension est une réduction soudaine qui varie entre 10% et 90% de la tension
électrique à un point du réseau, et qui dure de 10ms à 1 minute. Il peut y avoir de nombreuses
raisons à un creux de tension : un court-circuit dans le réseau, une déconnection partielle de

55
Chapitre III Simulation des machines asynchrones.

l’alimentation, des courants important dus au démarrage des moteurs, des courants importants
dus aux arcs électriques ou à la saturation de transformateur.

Ce que nous intéresse dans cette études c’est l’influence de la machine asynchrone sur le
réseau électrique.

III.6.2 Conséquence sur un moteur asynchrone


Lors d’un creux de tension, le couple d’un moteur asynchrone (proportionnel au carré
de la tension) diminue brutalement et provoque un ralentissement. Ce ralentissement est en
fonction de l’amplitude et de la durée du creux de tension, de l’inertie des masses tournantes
et de la caractéristique couple-vitesse de la charge entrainée. Si, à cet instant, le couple que le
moteur développe devient inférieur au couple résistant, le moteur s’arrête (décrochage). Après
une coupure, le retour de la tension engendre un appel de courant de ré-accélération proche du
courant de démarrage et dont la durée dépend de la durée d la coupure.

Lorsque l’installation comporte de nombreux moteur, leurs ré-accélérations simultanées


peuvent provoquer une chute de tension dans les impédances amont du réseau. La durée du
creux est alors allongée et peut rendre la ré-accélération difficile (redémarrages longs avec sur
échauffement) voire impossible (couple moteur inférieur au couple résistant).

La réalimentation rapide (~ 150 ms) d’un moteur asynchrone en cours de ralentissement


sans précaution peut conduire à un ré-enclenchement. Dans ce cas, la première crête du
courant peut atteindre trois fois le courant de démarrage (15 à 20 In).

III.6.3 Simulation
Pour notre simulation, nous avons d’abord généré un réseau triphasé de 11 KV et de 30
MVA de puissance, après on va baisser cette tension grâce à un transformateur de puissance
11 kV/400 V, ce transformateur il sera connecté a une charge résistive de 10 KW, et a un
disjoncteur qui nous allons nous permet de démarré le moteur après 0.3 seconde de lancement
de simulation.

56
Chapitre III Simulation des machines asynchrones.

Figure III. 8 : schéma de réseau qui alimente un moteur asynchrone

III.6.4 Courbes et discussion des résultats

Figure III. 9 : valeur efficace de la tension de la source.

57
Chapitre III Simulation des machines asynchrones.

Figure III. 10 : creux de tension lors la mise en service d’un moteur de puissance.

 Nous remarquons un creux de tension de 25 % à l’ instant (0,3 seconde), et


c’est l’instant de lancement de moteur, ce que veut dire que le démarrage direct
de ce moteur qui nous a provoqué un creux de tension dans le réseau.

III.6.5 Solution
Pour pallier ce problème de démarrage qui demande un fort appel de courant et qui
provoque ainsi des chutes de tension au niveau du réseau (figure III.9), il faut passer par le
démarrage classique (étoile-triangle, statorique ou le rotorique), ou par un démarrage
électronique (démarreur ou un variateur de vitesse), comme nous l'avons indiqué au sein du
chapitre II.

 Exemple sur le démarrage statorique sur Matlab :

Figure III. 11:schéma de démarrage statorique d’un moteur asynchrone triphasé.

58
Chapitre III Simulation des machines asynchrones.

 Courbe de courant durant le démarrage :

Figure III. 12 : courbe de courant de démarrage statorique.

Ce démarrage s’effectue en deux temps :

1. Alimenter le stator sous une tension réduite par insertion dans chacune des phases du
stator d’une ou plusieurs résistances.

2. Alimenter le stator par la pleine tension du réseau en court-circuitant les résistances.

Remarque :

Le courant de démarrage est trop inférieur par rapport au démarrage direct (figure III.4).

III.7 Conclusion
Dans ce chapitre nous avons étudié les caractéristique d’un moteur asynchrone triphasé
par une alimentation directe, et dans un réseau pour montrer l’intérêt des différents procédés
de démarrage qu’ils ont pour une objectif fondamental de limiter l’intensité de courant
absorbée tout en maintenant les performance mécanique « couple moteur ».

59
Chapitre IV : Maintenance et arbre de
défaillance de la machines asynchrones.
Chapitre IV Maintenance des machines asynchrones

IV. Maintenance des machines asynchrones


IV.1 Introduction
Un système industriel est un ensemble d'éléments interagissant entre eux et avec
l'extérieur, réunis pour assurer une mission précise. La réalisation de cette mission dépend
énormément du mode de fonctionnement sous lequel évolue le système: un mode normal :
mission accomplie un mode anormal mission non accomplie ou bien accomplie avec des
performances moindres. Bien évidemment ces modes peuvent être dus à un défaut externe au
procédé exemple (réseau d'alimentation, transformateur…) comme ils peuvent être
provoqués, à long ou à court terme, par la défaillance d'un composant du procédé. Les
entrainements électriques basés essentiellement sur les machines asynchrones sont largement
utilisés dans les applications industrielles. Certaines utilisations de ces moteurs ne tolèrent pas
les pannes intempestives.

Ces pannes peuvent être d’origine mécanique, électrique ou magnétique. Tous ces
défauts qui apparaissent dans la machine électrique ont des causes variées. Pour atténuer
l'effet d'un défaut il est nécessaire de localiser son origine, en cherchant de cause à effet, à
travers les symptômes que le système manifeste. Le diagnostic en temps réel est une solution
qui pourrait cerner rapidement l'anomalie à condition de faire appel à l'analyse de tous les
symptômes manifestés par un système de surveillance performant. Le diagnostic est facile
lorsqu'il est fait en temps réel et lorsque les symptômes sont clairs. Ce chapitre présente une
liste des différentes défaillances principales. Il indique quelques modes de pannes typiques
observées sur le moteur. Pour chaque symptôme, une liste de causes possibles est aussi
présentée.

IV.2 Les différents types des défauts.

Figure IV. 1: Répartition des différentes pannes.[6]

61
Chapitre IV Maintenance des machines asynchrones

La croissante utilisation de la machine asynchrone triphasé, essentiellement due à sa


simplicité de construction, son faible coût d'achat et de fabrication, sa robustesse mécanique
ou encore sa quasi-absence d'entretien, est telle que nous la trouvons maintenant dans tous les
domaines industriels et en particulier dans les secteurs de pointe comme l'aéronautique, le
nucléaire, la chimie ou encore les transports ferroviaires. Il est évident que ces moteurs
conduisent à porter une attention de plus en plus sérieuse quant à leur fonctionnement et leur
disponibilité.

En effet, l'apparition d'un défaut conduit le plus souvent à un arrêt irrémédiable de la


machine asynchrone entraînant, en conséquence, un coût de réparation non négligeable pour
l'entreprise (cas des machines de forte puissance) sans oublier la perte de production
occasionnée. Dans le domaine nucléaire, par exemple, il est indispensable d'assurer la sécurité
des personnes et du matériel car aucun système, qu'il soit simple ou complexe, n'est à l'abri
d'un dysfonctionnement. La machine asynchrone est considérée comme robuste et également
défaillante dans le cas de son emploi de langue durée et dans des conditions dures. Il est
important que les mesures soient prises pour diagnostiquer l'état de la machine au fur et à
mesure qu'elle entre dans le mode de défauts. Il est donc nécessaire de faire un contrôle
continu, en ligne ou hors ligne, des variables de la machine. Les raisons derrière les défauts
dans les machines électriques ont leur origine dans la conception, la tolérance de fabrication,
l'installation, l'environnement de fonctionnement, la nature de la charge et le programme de la
maintenance.

Le moteur asynchrone, comme n'importe quelle autre machine électrique tournante, est
soumis aux forces électromagnétiques et mécaniques. La conception du moteur est telle que
l'interaction entre ces forces dans des conditions normales mène à un fonctionnement stable
avec un bruit et des vibrations minimums. Quand le défaut a lieu, l'équilibre entre ces forces
est perdu, aboutissant à un autre perfectionnement du défaut. Les défauts du moteur
asynchrone peuvent être classés par catégorie dans deux types : mécanique et électrique. Les
sources des défauts du moteur peuvent être internes, externes ou dues à l'environnement.

Les défauts internes peuvent être classifiés concernant leurs origines, c'est-à-dire
électriques et mécaniques. Habituellement, d'autres types de défauts de roulement et de
refroidissement se rapportent aux défauts de rotor parce qu'ils appartiennent aux pièces
mobiles. [6]

62
Chapitre IV Maintenance des machines asynchrones

Arbre de défaillance d’un moteur


asynchrone
Panne d’un moteur

Vibration innadmissible Moteur ne tourne pas

Roulement Problème boite a


Flasque endommagé Arbre endommagé Bobinage grillé échauffement
endommagé borne

Endommagement
Manque de Perte des tôles de Problème
Usure de désiquilibre bobine
graissage d’isolation ventilation
l’emplacement
du roulement

Fléchisseme Détachement Manque de


Endommagem
L’infixation nt de l’arbre de bobinage phase
ent de la
Problème de flasque
plaque a borne
extérieur
(pompe)
Perte d’élément Problème
Flasque (détachement de Défaut ph-t/
Endommagem extérieur
endommagé l’anneau de c.c ph-ph
Durée de vie ent des barres (pompe)
(fissure)
de connexion

Figure IV. 2 : Arbre de défaillance d’un moteur asynchrone triphasé.

63
Chapitre IV Maintenance des machines asynchrones

D'après cet arbre ci-dessus, on peut classer les défauts majeurs qui peuvent apparaître
dans la machine asynchrone à cage d'écureuil en deux catégories.

IV.2.1 Défaillances d'ordre mécanique


Les défaillances d'ordre mécanique sont, en général, les plus souvent rencontrées parmi
tous les défauts que compte la machine asynchrone. Ces défauts peuvent apparaître au niveau
des roulements à billes, des flasques ou encore de l'arbre moteur. On énumérera par la suite
certains de ces défauts.

IV.2.1.1 Défaillances des roulements


Les roulements à billes jouent un rôle très important dans le fonctionnement de tout
type de machines électriques. Les défauts de roulements peuvent être causés par un mauvais
choix de matériau à l'étape de fabrication.

Les problèmes de rotation au sein de la culasse du roulement, causés par un roulement


abîmé, écaillé ou fissuré, peuvent créer des perturbations dans la machine.

Nous savons que des courants électriques circulent au niveau des roulements d'une
machine asynchrone ce qui, pour des vitesses importantes, peut provoquer la détérioration de
ces derniers. L’huile de graissage, qui permet la lubrification et la bonne rotation des
roulements peut, dans certaines applications, se rigidifier et causer une résistance à la rotation.
L'analyse vibratoire de la machine ou l'analyse harmonique des courants statoriques permet de
détecter ce type de défaillances.

Figure IV. 3 : Types de défauts dans les enroulements à billes.

64
Chapitre IV Maintenance des machines asynchrones

IV.2.1.2 Défaillances du flasque


Les défauts créés par les flasques de la machine asynchrone sont le plus généralement
causés à l'étape de fabrication.

En effet, un mauvais positionnement des flasques provoque un désalignement des


roulements à billes, ce qui induit une excentricité au niveau de l'arbre de la machine. Il est
possible de détecter ce type de défaillance par une analyse vibratoire ou une analyse
harmonique des courants absorbés par la machine.

IV.2.1.3 Défaillances de l'arbre


L’arbre de la machine peut laisser apparaître une fissure due à l'utilisation d'un mauvais
matériau lors de sa construction. A court ou long terme, cette fissure peut mener à une
fracture nette de l'arbre provoquant ainsi un arrêt immédiat de la machine asynchrone. Les
milieux corrosifs peuvent aussi affaiblir la robustesse de l'arbre de la machine. Par exemple,
l'humidité peut provoquer des microfissures et conduire à une destruction complète de la
machine. Une excentricité statique, dynamique ou mixte peut induire des efforts considérables
sur l'arbre moteur, amenant ainsi à une fatigue supplémentaire. Une analyse vibratoire, une
analyse par ultrason, une analyse fréquentielle des courants absorbés ou simplement une
analyse visuelle de l'arbre de la machine permet de détecter ce type de défaillance.

IV.2.1.4 Défaillance d’excentricité


Celle-ci provoque la variation de l'entrefer dans le moteur, la répartition non homogène
des courants dans le rotor et le déséquilibre des courants statoriques. Le déséquilibre des
efforts sur les barres génère un couple global non constant. Quand l’excentricité devient
grande, les forces radiales résultantes crées par le stator avec la bande du frottement du rotor
provoquent des dommages du stator et du rotor. La géométrie du rotor peut présenter des
dissymétries d’ordre naturel. Celles-ci relèvent de trois catégories d’excentricité de l’entrefer
à savoir :

 L’excentricité statique : lorsque l’axe du stator coïncide avec l’axe de rotation et


non avec l’axe du rotor.
 L’excentricité dynamique : lorsque l’axe de rotation du rotor ne coïncide pas avec
l’axe de symétrie du stator.
 L’excentricité mixte : lorsque l’axe de rotation du rotor ne coïncide pas avec les axes
de symétrie du rotor et du stator.

65
Chapitre IV Maintenance des machines asynchrones

Figure IV. 4 : Dissymétrie de l'entrefer


Tel que:

R1 : Rayon interne statorique,

R2 : Rayon externe rotorique,

 : Distance entre le centre de rotation et le centre du stator.

Figure IV. 5 : Excentricité statique/ dynamique.

IV.2.2 Défaillance d’ordre électrique


Les défaillances d'origine électrique peuvent, dans certains cas, causer l’arrêt définitif
de la machine (au même titre que les défaillances d'ordre mécanique). Ces défaillances sont
classées en deux catégories bien distinctes. On peut citer les défaillances qui apparaissent au
niveau des circuits électriques statoriques et celles qui apparaissent au niveau des circuits
électriques rotoriques. [7]

66
Chapitre IV Maintenance des machines asynchrones

IV.2.2.1 Défaillance d’isolant dans un enroulement


La dégradation des isolants dans les enroulements peut provoquer des courts-circuits.
En effet, les différentes pertes (Joule, fer, mécanique,…) engendrent des phénomènes
thermiques se traduisant par une augmentation de la température des différents constituants du
moteur. Or les matériaux d’isolation ont une limite de température, de tension et mécanique.
De ce fait, si l’environnement de travail d’un matériau d’isolation dépasse une de ces limites,
ce matériau se dégrade de manière prématurée ou accélérée, puis finit par ne plus assurer sa
fonction. Dans ce cas, un court-circuit peut apparaître dans l’enroulement concerné

IV.2.2.2 Défaillance des circuits électriques statoriques


L’apparition d'un défaut au niveau des circuits électriques statoriques de la machine
asynchrone peut avoir des origines diverses. Nous pouvons citer, par exemple, les défauts de
type court-circuit inter-spires qui apparaissent à l'intérieur des encoches statoriques. Ce type de
défaut peut être causé par une dégradation des isolants des spires du bobinage statorique. On
trouve également les court-circuites apparaissant entre une phase et le neutre, entre une phase
et la carcasse métallique de la machine ou encore entre deux phases statoriques. Ces défauts
ont le plus souvent une origine mécanique.

En effet, des vibrations excessives peuvent mener à un desserrement des boulons de la


plaque à bornes de la machine créant ainsi le court-circuit. Une cosse mal serrée à la jonction
du câble d'alimentation et des bornes de la machine peut être à l'origine d'une ouverture de
phase. Le défaut le plus couramment rencontré reste encore la fusion d'un fusible de
protection. Ces défauts peuvent être détectés par une analyse harmonique des courants
absorbés par la machine.

IV.2.2.3 Défaillances des circuits électriques rotoriques


Deux types de défaillances peuvent apparaître au rotor d'une machine asynchrone à cage
d'écureuil. La cage étant composée de barres et d'anneaux de court-circuit d'aluminium ou de
cuivre, une rupture partielle ou totale d'un de ces composants peut être considérée comme un
défaut électrique rotorique. L'apparition de ce type de défaut peut être d'origine diverse. En
effet, la rupture d'une barre ou d'un segment d'anneau de court-circuit peut être due à plusieurs
phénomènes qui sont souvent indépendants les uns des autres. On peut citer par exemple une
mauvaise utilisation de la machine asynchrone (charge trop importante) ou encore
l'environnement hostile dans lequel elle fonctionne.

67
Chapitre IV Maintenance des machines asynchrones

Une défaillance au niveau de la cage rotorique se situe généralement à la jointure entre


une barre et un anneau de court-circuit. En effet, les barres rotoriques et les anneaux de court-
circuit ne pouvant pas être construits d'un seul bloc (sauf pour les machines de petite
puissance), une soudure est pratiquée aux extrémités de chaque barre pour relier ces dernières
aux deux anneaux de court-circuit. La fragilité de ces soudures, par rapport aux barres et aux
anneaux fabriqués d'un seul bloc, provoque, à ces endroits précis, une fragilité de la cage
d'écureuil.

Figure IV. 6: Rupture d'une barre et d'un anneau de court-circuit.

La détérioration des barres réduit la valeur moyenne du couple électromagnétique et


augmente l'amplitude des oscillations. L'effet de la cassure de barres croît rapidement avec le
nombre de barres cassées. La grande amplitude des oscillations accélère la détérioration de la
machine et des composants de la chaîne de traction. La rupture de barres provoque un
déséquilibre du courant entre les barres du rotor. En effet ce déséquilibre apparaît sous forme
des fréquences qui s'ajoutent au courant statorique de la machine, et l'analyse fréquentielle de
la signature de la machine montre une apparition des composantes, autour du composant
fondamental correspondantes aux fréquences:

F : fréquence de barres cassées.

g : glissement.

Fs : fréquence d’alimentation.

68
Chapitre IV Maintenance des machines asynchrones

Figure IV. 7: Rupture réelle des barres rotoriques.

Les portions d'anneaux de court-circuit véhiculent des courants plus importants que
ceux des barres rotoriques. De ce fait, un mauvais dimensionnement des anneaux, une
détérioration des conditions de fonctionnement (température, humidité,...) ou une surcharge
de couple et donc de courants peut entraîner leur cassure. Ce défaut est généralement regroupé
avec celui de la cassure de barres dans les études qui se font à partir du stator.

IV.3 Maintenance des moteurs asynchrones


Les machines ne doivent jamais (ou presque) connaître de défaillances tout en
fonctionnant à un régime permettant le rendement maximal.

IV.3.1 Définition
L'AFNOR, par la norme NFX60-010, définit la maintenance comme : « l'ensembles des
actions permettant de maintenir ou de rétablir un bien dans un état spécifié ou en mesure
d'assurer un service déterminé ».

La définition de la maintenance fait donc apparaître trois notions :

 Maintenir qui suppose un suivi et une surveillance


 Rétablir qui sous-entendant l'idée d'une correction de défaut
 Etat qui précise le niveau de compétences et les objectifs attendus de la maintenance.
Dans une entreprise, quel que soit son type et son secteur d'activité, le rôle de la
fonction maintenance est donc de garantie la plus grande disponibilité des équipements au
rendement meilleur tout en respectant le budget alloué.

69
Chapitre IV Maintenance des machines asynchrones

Le service maintenance doit mettre en œuvre la politique de maintenance définie par la


direction de l'entreprise ; cette politique devant permettre d'atteindre le rendement maximal
des systèmes de production.

IV.3.2 Typologie de la maintenance


Il existe deux façons complémentaires d'organiser les actions de maintenance :

Maintenance

Corrective

Palliative

Curative

Préventive

Systématique

Conditionnelle

Figure IV. 8: Classification des méthodes de la maintenance.

IV.3.2.1 La maintenance corrective


La maintenance corrective appelée parfois curative (terme non normalisé) a pour objet
de redonner au matériel des qualités perdues nécessaires à son utilisation.

Les défauts, pannes ou avaries diverses exigeant une maintenance corrective entraînent
une indisponibilité immédiate ou à très brève échéance des matériels affectés et/ou une
dépréciation en quantité et/ou qualité des services rendus.

IV.3.2.2 La maintenance préventive


Maintenance effectuée selon des critères prédéterminés, dans l’intention de réduire la
probabilité de défaillance d’un bien ou la dégradation d’un service rendu.

Elle doit permettre d’éviter les défaillances des matériels en cours d’utilisation.

70
Chapitre IV Maintenance des machines asynchrones

L’analyse des coûts doit mettre en évidence un gain par rapport aux défaillances qu’elle
permet d’éviter.

IV.3.3 Guide de dépannage :

Incident Cause possible Remède


Désaccoupler le moteur de
Origine moteur ou machine
Bruit anormal l'organe entrainé et tester le
entraînée ?
moteur seul
Cause mécanique: si le bruit
persiste après coupure de
l'alimentation électrique
vérifiez que la clavette est
vibrations conforme au type
d'équilibrage
roulements défectueux changer les roulements
frottement mécanique :
Vérifier
ventilation, accouplement
Moteur asynchrone bruyant Cause électrique : si le bruit
vérifier l'alimentation aux
cesse après coupure de
bornes du moteur
l'alimentation électrique
vérifier le branchement
tension normale et 3 phases
planchette et le serrage des
équilibrées
barrettes
vérifier la ligne
tension anormale
d'alimentation
vérifier la résistance des
déséquilibre de phases
enroulements
-contrôler l'environnement
- nettoyer le capot de
Moteur asynchrone chauffe ventilation et les ailettes de
ventilation défectueuse
anormalement refroidissement et grille AV
- vérifier le montage du
ventilateur sur l’arbre

71
Chapitre IV Maintenance des machines asynchrones

tension d'alimentation
défectueuse
erreur couplage barrettes
vérifier l'intensité absorbée
par rapport à celle indiquée
Surcharge
sur la plaque signalétique du
moteur
vérifier la continuité
court-circuit partiel électrique des enroulements
et/ou de l'installation
vérifier la résistance des
déséquilibre de phases
enroulements
Hors tension:
à vide - vérifier à la main la libre
- blocage mécanique rotation de l’arbre
- ligne d'alimentation - vérifier fusibles, protection
interrompue électrique, dispositif de
démarrage
Moteur ne démarre pas Hors tension :
- vérifiez le sens de rotation
(ordre déphases)
en charge
- vérifiez la résistance et la
- déséquilibre de phases
continuité des enroulements
- vérifier la protection
électrique

Tableau IV. 1 : Guide dépannage typique pour un moteur électrique. [8]

IV.3.4 CONCLUSION
Ce chapitre, a été consacré à la présentation des principaux types de défauts de la
machine asynchrones et les différents types de la maintenance envisageables dans un
environnement industriel et aux principales étapes et outils nécessaires pour la mise en place
d’une démarche de surveillance et de diagnostic.

72
Conclusion Générale
Conclusion générale

Conclusion générale
Les entrainements électriques à vitesse variable utilisent de plus en plus les moteurs
asynchrones, grâce à leurs robustesses, puissance massique et faible cout. L’étude des
machines asynchrones, leurs démarrages, la maintenance, et le diagnostic de ces
entrainements sont de nos jours un enjeu économique.

La machine asynchrone triphasée, c’est la solution technologique et économique lorsque


la vitesse d’entrainement du récepteur mécanique doit rester quasiment constante malgré les
variations du couple résistant. Cette machine robuste nécessite très peu d’entretien et sa durée
de vie est presque illimitée.

Dans ce mémoire nous avons mené une étude sur les démarrages des machines
asynchrone. Un ensemble de procédés de démarrage permet un raccordement aisé au réseau
d’énergie électrique tout en limitant le courant d’appel et en fournissant le couple
électromagnétique nécessaire à l’accélération de l’arbre moteur, nous avons trouvé que
chacun entre ces démarrages a des avantages comme il a des inconvénients.

Concernant la maintenance, nous avons cité les pannes les plus existées dans l’industrie,
en proposant les meilleures solutions existantes.

De nos jours, pour des raisons d’économies d’énergie ou de performances des processus
de fabrication pour pouvoir contrôler le couple ou la vitesse des moteurs électrique.
Traditionnellement, c’est le moteur à courant continu qui était employé.

L’électronique de puissance permet la transformation de l’énergie électrique d’une


forme en une autre forme. Le microprocesseur souvent associé à un circuit de traitement du
signal (D.S.P) donne les ordres d’ouverture et de fermeture des composants de circuits de
puissance. La rapidité des composants et le traitement numérique des signaux permettent la
création d’onde de tension ou de courant parfaitement définies et contrôlés à chaque instant.

Les schémas fonctionnels et la simulation sont un outil indispensable lorsqu’on veut


comprendre le comportement des machines dans les deux régimes (statique et dynamique) et
ça nous aide aussi à créer des solutions et réaliser des tests avantles appliqués sur place, et
c’est un genre de sécurité pour les personnes et les biens.

74
Conclusion générale

La machine asynchrone triphasé est devenue la meilleur machine existant dans


l’industrie jusqu’à maintenant grâce au développement de l’électronique depuissance.

75
Bibliographie

Bibliographie
[1] : REAL-PAUL, Bouchard, et Olivier GUY. 1997.conception des moteurs asynchrones
triphasé. Québec : bibiothéque international du Québec, 1997.

[2] : ROUAIBIA, Reda. 2009.detection et diagnostique des defaults des moteurs asynchrone
. Annaba : s.n., 2009.

[3] : moteurs asynchrones, choix des caractéristique et problémes connexes. MICHEL,


Fallou. 1987. Paris : techniques de l'ingénieur, 1987, Vol. 22.

[4] : https://fr.scribd.com/doc/260415307/Differents-Modes-de-Demarrage-Des-Moteurs-
Asynchrones-Triphase

[5] : R.Mérat, R.Moreau, L.Allay, J.P. Dubois, J.LAFARGUE, R.Le golf. 2004.Génie
Electrotechnique. Nathan, Paris : SEJER EDITION, 2004.

[6] :Didier, G. ( 2004, Oct). Génie Electrique. Modélisation et Diagnostic de la Machine


Asynchrone en présence de Défaillances . Université Henri Poincaré, Nancy I, Nancy.

[7] : Boumegoura, T. (2001, mars). Recherche de Signature Electromagnétique des Défauts


dans une Machine Asynchrone et Synthèse d‟Observateurs en Vue du Diagnostic . Lyon,
Ecole doctorale Electronique, Electrotechnique, Automatique de Lyon.

[8] : Formation totale MANUEL DE FORMATION Cours EXP-MN-SE140.

[9] : https://fr.scribd.com/doc/28032382/MAS-Le-Moteur-Asynchrone

[10] : J.-C. Mauclerc, Y. Aubert, A. Domenach. 2007-2008.Technicien en électrotechnique.


Paris : Hachette technique, 2007-2008.

[11] : MUTREL, Luc. 1999.le moteur asynchrone régimes statique et dynamique. 32, rue
bargue 75740 paris cedex 15 : Ellipses Edition Marketing S.A, 1999.

xvi