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Droit du multimedia

Introduction général
Le vocab-media renvois a tous support de diffusion d’information (tv,
radio, presse, ordinateur…).

Constituant à la fois un moyen d’expression et un intermédiaire de


transmission de message. Le multimédia au regard de ce qui précède
serait donc la pluralité des moyens et intermédiaires de diffusion et
de transmission d’informations.

Toutefois cette définition ne rend pas compte de la réalité


multimédia.

Ainsi selon le rapport de Théry de 1994 sur l’information en général

Le multimédia est l’ensemble des services interactifs utilisant le


support numérique pour le traitement et la transmissions de
l’information sous toute ses formes :

.Texte

.Image (Image fixe ou animé)

.Son

Autrement dit le multimédia est une création numérique associant


texte, son et image interrogeable au niveau local ou à distance de
façon interactive.

C’est pourquoi l’on soutient que le multimédia ce positionne à


l’intersection de l’informatique et de la télécommunication. La
rencontre de ces deux mondes va susciter de réelles inquiétudes
d’ordre juridique notamment avec l’avènement de l’internet un
producteur multimédia peu t’il valablement se protéger contre le
plagiat, le piratage des œuvres de l’esprit, le téléchargement agressif
des base données.

En présence de la controverse qui existe l’on peut valablement


soutenir qu’il existe bel et bien un droit multimédia qui régit
l’internet et le numérique en général. Vu le caractère récent du
multimédia le droit applicable en la matière sera foncièrement
marqué par la loi informatique et le droit de la communication sans
préjudices de la jurisprudence et des règles du droit commun tel est
l’effort du juriste ivoirien et des informaticiens pour un encadrement
juridique de la technologie informatique.
TITRE 1 : Les droits d’auteur du producteur
de multimedia

Chapitre 1 : Le droit d’auteur


L’étude du droit d’auteur exige la détermination des
différentes composantes, le domaine de d’application, les
exceptions ainsi que les sanctions en cas d’atteinte

Session 1 : Les composantes du droit d’auteur

Le droit d’auteur est l’ensemble des prérogatives ou faculté


offerte au titulaire d’une œuvre de l’esprit empreinte
d’originalité. Il se décompose en deux parties :
-Le droit patrimonial
- Les droits moraux ou extrapatrimoniaux

Paragraphe 1 : le droit patrimonial


(Le patrimoine est un bien susceptible d’être évalué ou
évaluable en argent)
Le droit patrimonial confère au titulaire du droit d’auteur un
droit exclusif d’exploitation sur son œuvre c’est-à-dire le
monopole d’exploitation de son œuvre. Il confère également
un droit de reproduction autorisant une session ou
négociations de publications de son œuvre.
Ils couvrent toute la vie et de l’auteur et s’étend au cours de
l’année civil du décès jusqu’à 70 ans entre les mains des
ayant droits

Paragraphe 2 : Les Droits moraux


Les droits moraux portent sur un ensemble de faculté de
nature personnel.
Ils portent sur la personnalité de l’auteur (Nom, notoriété…)
et sur l’intégrité de son œuvre. Ils permettent à l’auteur de
revendiquer la paternité de l’œuvre et de s’opposer au
détournement de la destination de son œuvre. Au droit moral
s’attache un ensemble de caractère et de privilège

A)Les caracteres des droits moraux


Diffèrent caractère porte sur les droits moraux,
Il s’agit des caractères imprescriptibles insaisissables et
inaliénables.
1) Le caractère perpétuel
Il est relatif à la durée de la protection des droits moraux .En
l’espèce les droits moraux sont permanent et ne cesse jamais
d’exister

2)Le caractere inprescriptible


Les droits ne s’éteignent pas par l’écoulement d’un certain
délai (Prescription = la fin, l’abrogation)
3)Le caractère inssaisisable
Les droits moraux ne peuvent faire l’objet d’une saisi sous
toute c’est forme
4) Le caractere inalienable d

Les droits moraux ne peuvent faire l’objet d’une disposition


quelconque notamment par cession, don, legs ou même par
destruction
(cession c’est un contrat qui comporte acheteur et vendeur,
don c’est une cession gratuite sans contrepartie, legs c’est
une cession entre un individu vif et un décédé )

B)Les privilege attaché au droit moraux


1) Le droit d’attribution ou de paternité
Il permet de revendiquer la paternité de l’œuvre ou de
s’opposer à une attribution illicite de l’œuvre
2) Le droit à l’intégrité
Il s’agit du droit au respect de l’œuvre il permet à l’auteur ou
ses ayant droits de s’opposé contre les modifications non
autorisé ainsi que contre l’utilisation de l’œuvre dans un
contexte dégradant
3)Le droit de retrait ou de repentir
Il consiste au retrait par l’auteur de son œuvre déjà divulgué
de la sphère du marché en contrepartie d’une compensation
financière

4) Le droit d’opposition
Il porte sur la faculté offerte au créateur de s’opposer à toute
atteinte à son image, à son honneur et à sa réputation
5) Le droit de divulgation
Il est le pouvoir discrétionnaire de l’auteur de décider du
moment du mode de communication du lieu de
communication de son œuvre au public
Session 2 :Le domaine d’application du droit d’auteur et ses
exceptions
Paragraphe 1 le Domaine d’application des droits d’auteur
Il couvre les œuvres de l’esprit particulièrement les œuvres
littéraires et artistiques lorsqu’elles sont empreinte
d’originalité ou font appel à l’effort intellectuel pour leur
formalisation ainsi sont protégé les œuvres dramatique
chorégraphique discographique typographique etc.
Si la protection des œuvres littéraire et artistique est fondée
sur les droits d’auteur celle des œuvres scientifiques (une
œuvre scientifique est celle qui apporte une nouvelle solution
technique à un problème particulier) celle des œuvres
scientifiques est fondée sur la protection du brevet
d’invention. Le brevet d’invention est un titre délivré par les
pouvoirs public conférant un monopole temporaire de 20 ans
d’exploitation sur une invention

le droit d’auteur couvre toute la vie de l’auteur et persiste 70


ans après entre les mains des ayants droits à compter du 01
janvier de l’année du décès de l’auteur du moins pour les
droits patrimoniaux les droits moraux sont quant à eux
perpétuel

Paragraphe 2 :Les exceptions aux Droit d’auteur


Le monopole d’exploitation est reconnu aux auteurs des
œuvres de l’esprit est assorti d’exceptions lié à l’usage privé
d’une part et à l’usage public de l’œuvre d’autre part

A) les exceptions liées à l’usage privé de l’œuvre

Une fois divulgué l’auteur de l’œuvre ne peut interdire :

.Les représentations privé et gratuite effectué


exclusivement dans un cercle familiale

.les copies ou reproductions réservé à l’usage privé du


copiste a l’exceptions des œuvres d’art

B) les exceptions liés à l’usage public de l’œuvre

Une fois divulgué l’auteur ne peut interdire, a moins


d’indiqué son nom et sa source :

. Les analyses et courte citation justifiés par le caractère


critique pédagogique et scientifique de l’œuvre a
laquelle elle son incorporés

.les revus de presse


.La diffusion intégrale par voie de presse ou télé
diffusion de la copie privée des œuvres multimédia à
titre d’information d’actualité, des discours destinés
Au public pour assembler politique, administrative,
judicaire, académique et dans les cérémonies officiel

.Les reproductions intégral ou partiel des œuvres d’art


graphique ou plastique destiné a figuré dans un
catalogue de vente aux enchères publiques dans le but
d’informer ou de décrire les œuvres à vendre
.Le pastiche, la parodie, la caricature

Le pastiche est une imitation du style, du genre ou d’une


école de pensée pour remplir les fonctions d’hommage ou de
mémoire sous un ton humoristique
NB : il ne vise ni le plagiat ni la parodie

La parodie est une œuvre a visé ludique ou moqueuse tiré


d’une œuvre précédente

La caricature se défini comme une œuvre qui exacerbe les


traits les moins harmonieux d’un sujet pour aboutir à sa
déformation
NB : Ces trois œuvres suppose qu’elle :
-Poursuivent un but humoristique qu’elle soit empreinte de la
marque personnel de l’auteur
- Ne cherchent pas à nuire à l’auteur son œuvre sa personne
-Soit sans risque de confusion avec les œuvres original ou
première
-N’empiète pas sur les intérêts commerciaux des œuvre
originel dont elle émane
C) Le cas exceptionnel de la copie privé de l’œuvre
multimédia
La copie privée d’une œuvre multimédia n’est possible qu’à
l’expiration d’un droit spécifique
Le droit sui-generis qui dure 15 ans

Section 3 : Les sanctions des atteintes au Droit d’auteur


Au nombre de deux : Les sanctions civil et les sanctions
pénal

Paragraphe 1 :Les sanctions pénal


La reproduction non autorisé ou la diffusion illicite
d’une œuvre protégé expose le contrefacteur ou
le copiste à une peine d’emprisonnement de 3
ans. En cas de récidive la peine est porté au
double il faut y ajouter la confiscation éventuel
des objets en cause et la publication du jugement
au frère du contrevenant
Paragraphe 2 :Les sanctions civil
Il s’agit du payement de dommage-intérêt par le
délinquant au profit de la victime (auteur de
l’œuvre)

Chapitre 2 : Le droit du producteur multimedia

Le producteur multimédia est une personne physique ou


moral qui prend l’initiative de la création multimédia et
supporte les risques des investissements de la découle un
ensemble de droit reconnu ou producteur multimédia dont
l’épuisement entraine des effets
Section 1 : Les composantes du droit du producteur
multimedia
Deux type de droit lui sont reconnu notamment
les droits d’auteur ainsi qu’un droit spécifique: Le
droit sui-generis
Paragraphe 1 : la reconnaissance des droits
d’auteur au producteur multimedia
Le pm bénéficie de la protection du droit d’auteur lorsque sa
création multimédia (base de donnée) est empreinte
d’originalité c’est-à-dire quel témoigne un apport intellectuel
et créatif souverainement déterminé par les juges.
Paragraphe 2 : La reconnaissance d’un droit specifique : La
recconaissance d’un droit specifique le droit sui-generis

Le droit sui-generis est une création de la directive


européennes du 11 mars 1996 relative au fabriquant de
la base de donnée. Il s’agit d’une faculté (prérogative)
Destinés a protégé le pm contre l’appropriation par un
tiers de tout ou une partie du contenu d’une base de
donnée. Le droit sui-generis assure essentiellement une
protection de l’investissement consentie pour la
création et la gestion d’une base de données afin de
permettre la rentabilisation des couts de collecte et de
traitements des informations
A)Les conditions de mise en œuvre du droit sui-generis
Le producteur multimédia ne bénéficie de la protection
du droit sui-generis que lorsque la constitution, la
vérification ou la représentation de la base de données
(création multimédia) atteste :
-D’un investissement financier ou matériel substantiel
-D’un investissement humains substantiel en terme de
personnels, salariés, professionnel ou de prestataire de
service affecté à la constitution et à la vérification de la
base de donnée
B)Les effets du droits sui-generis
Le droit sui-generis confère au producteur multimédia
la faculté d’interdire les extractions et les réutilisations
aussi bien qualitativement que quantitativement du
contenu d’une base de donnée.
L’interdiction peut porter sur :
-L’extraction par transfert permanent ou temporaire de
la totalité ou d’une partie substantiel du contenu d’une
base de donnée sur un support numérique ou tout
autre support par tout moyen et sous toute forme que
ce soit
-La réutilisation par la mise à la disposition du public de
la totalité ou d’une partie substantiel du contenu d’une
œuvre multimédia
Nb: les extractions ou réutilisations ainsi que les
téléchargements répétés de nature à reconstituer
totalement ou en partie une création multimédia sont
interdit
Section 2 : L’epuisement du droit du producteur
multimedia
Il emporte des exceptions et une durée

Paragraphe 1 : Les exceptions aux droit du producteur


multimedia
Il s’agit des limites au droit sui-generis ou des
hypothèses dans lesquelles le pm ne peut interdire ou
l’extraction :
-l’extraction ou la réutilisation illicite d’une partie non
substantiel du contenu d’une base de donné
-L’extraction à des fins privés d’une partie substantiel
du contenu d’une base de donnée sur un support non-
numérique (papier)