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El Hadj El Ghaffour : ‫ يــا الليــــــم‬: Ya Ellayem Né le 5 mars 1930 à Nedroma

(Tlemcen),Mohammed Ghaffour rejoint, après un bref passage à l'école, l'atelier artisanal


de son père el hadj Mekki,tisserand. En 1948, son oncle el hadj Meffouk, drabki
(percussionniste) remarque son aptitude vocale et l'encourage à s'intégrer à l'un des
nombreux groupes musicaux de la ville. Il débuta alors dans celui de Hadj Mohammed
Ghenim Nekkache en s'initiant à la derbouka, puis à la mandoline. Quelque temps après, il
fut admis au sein de l'orchestre de Cheikh Si Dris Benrahal au sein duquel il demeura
jusqu'en 1955 date à laquelle les nedromis cessèrent de célébrer les mariages en grandes
pompes en raison de leur mobilisation collective dans la lutte contre l'occupation coloniale.
Au cours de son apprentissage auprès de ce grand Maître, il s'initia à l'interprétation des
chefs d'œuvres des grands poètes de Nedroma tels que Sidi Mohamed Remaoun et Sidi
Kaddour Benachour Ez Zerhouni et de Tlemcen tels que Bensehla, Ben M'Saib, Bentriki et
autres. La personnalité qui a conservé à Nedroma d'après l'indépendance certains aspects
les plus représentatifs de sa citadinité est sans conteste Cheikh Ghaffour qui, de chanteur
local, a acquis au fil du temps une envergure et une renommée nationales et
internationales. C'est ainsi que le Président de la République algérienne [Abdelaziz
Bouteflika l'interpelle nommément et publiquement quand il exhorta de Tlemcen les
"rossignols" d'Algérie à reprendre leur chant. El Hadj Mohammed Ghaffour appartient à
une famille de vieille souche nédromie, d'origine andalouse. Il fréquente le djama' ou mcid
de Sidi Mhammed Zrihni - Lakhdari à l'état civil, situé au quartier Derb El Kherba, non loin
de chez lui. La zaouia (confrérie) Azziania, fondée par Sidi M'Hammed Ben Abderrahmane
Ben Abi Ziane de Kenadsa près de Béchar a fortement marqué son éducation spirituelle et
sociale. Il va fréquenter sa vie durant les zaouia et s'imprégner de leur enseignement et de
leurs pratiques mystiques. Comme tout tisserand, il aimait chanter en lançant prestement
la navette et en manœuvrant les pédales de son métier à tisser, pour fabriquer couvertures
et hambals en laine, en usage à Nedroma. Mohammed Ghaffour a fait partie de l'orchestre
de Cheikh Si Driss Benrahal comme drabki, parmi d'autres musiciens bien connus comme
Cheikh Lakhdar Ez zrihni Lakhdari, Hadj Ahmed H'Souna Ghomari, Miloud Taleb, Si Ali
Dinedane et les deux frères Ahmed Charef et Lakhdar Tekkouk . A l'indépendance de
l'Algérie, Cheikh Mohammed Ghaffour, encouragés par ses admirateurs et notamment
M'hammed Bouri, reconstitue son orchestre et commence à animer les soirées de
mariages en imprimant un cachet nédromi à la musique andalouse par ses noubas plus
légères et moins académiques que celles de Tlemcen, ainsi que par ses qacida d'auteurs
renommés. Après une la participation au festival de la musique andalouse de 1967 à Alger,
Cheikh Mohammed Ghaffour baptise son groupe du nom de El Moutribia El Mouahidia.
Après cette participation fort honorable et sa révélation au public à l'échelle nationale, la
carrière de Cheikh Mohammed Ghaffour va prendre sa vitesse de croisière après son
remarquable succès au cours du festival de musique populaire en 1969 à Alger dont il
obtint le premier prix grâce à sa magistrale interprétation de la sublime qacida de Cheikh
Kaddour Benachour Ez Zerhouni, Welfi Meriem, pourtant chantée avant lui par Cheikh
Hammada et Cheikh Mhammed El Anka. Il faut ajouter que c'est grâce à l'apport et au
talent de l'ensemble des membres de son groupe, notamment Cheikh Abdesselem Khiat
avec sa voix sans pareille et sa prodigieuse mémoire des mélodies et des textes, que
Cheikh Ghaffour a connu la consécration. Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/El_Hadj_...