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Résultats du sondage OpinionWay pour la Macif

Les Français et les engins de déplacement personnel – avril 2019

Etude menée auprès d’un échantillon de 1059 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans
et plus, constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie
socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence.
Réalisée du 10 au 12 avril 2019, cette enquête est destinée à comprendre et analyser l’utilisation par les Français
des nouveaux engins de déplacement personnel et leur connaissance des risques liés à ces nouvelles mobilités.

Un attrait fort pour les nouveaux engins de déplacement personnel

>> Les engins de déplacement personnel séduisent aujourd’hui une majorité de Français : 51% des personnes
interrogées déclarent en utiliser au moins un pour se déplacer. Le vélo classique reste l’engin le plus utilisé
(46%) et domine tous les autres formats de vélo : 9% des Français utilisent un vélo avec assistance électrique, 7% un
vélo à moteur.

La trottinette classique suscite un certain intérêt : 8% des personnes interrogées l’utilisent déjà et 8% éprouvent
l’envie de l’utiliser. De nouveaux engins de déplacement personnel récemment arrivés sur le marché sont déjà utilisés par
7% des Français : la trottinette à moteur est utilisée par 5% des personnes interrogées, la trottinette avec assistance
électrique, tout comme le gyropode et le skate-board à moteur, sont utilisés par 4% des Français et 3% déclarent utiliser
un hover board ou un gyro-roue. Si l’utilisation de ces engins demeure encore confidentielle, les Français sont tentés à
l’idée de les essayer. En effet, les Français interrogés qui ont envie d’utiliser une trottinette avec assistance
(15%) ou moteur électrique (16%), un gyropode (10%), un hover board (8%) ou un gyro-roue (6%) sont
deux à trois fois plus nombreux que ceux qui en utilisent déjà (3 à 5%).

Ces nouveaux modes de déplacement sont principalement utilisés par les jeunes. Près d’un jeune de moins de
35 ans sur cinq (18%) utilise au moins un engin de déplacement personnel contre seulement 4% des personnes âgées
de 35 ans et plus.

>> Les utilisateurs de nouveaux engins de déplacement personnel1 marquent une préférence pour la location
plutôt que l’achat pour ces engins. En effet, 86% des utilisateurs de gyro-roue louent leur engin, tout comme 80% pour
les gyropodes, 70% pour les hover boards, 63% pour les trottinettes avec assistance électrique, 59% pour les skate-boards
à moteur et 56% pour les trottinettes à moteur. Ces engins de nouvelle génération répondent à des besoins de mobilité « à
la demande ». A l’inverse, 90% des utilisateurs de vélo déclarent posséder leur propre vélo.

>> Les utilisateurs d’engins de déplacement personnel s’en servent principalement pour leurs loisirs : 66%
d’entre eux déclarent les utiliser pour se promener et 51% les utilisent pour se déplacer dans le cadre de
leurs loisirs. Plus d’un utilisateur d’engin de déplacement personnel sur quatre (29%) s’en sert pour faire de petites courses
ou du shopping. Ces moyens de transports sont utilisés par 28% des actifs interrogés pour se rendre au travail et par 13%
des personnes ayant des enfants pour les déposer à l’école.

1 - Trottinette à moteur, trottinette avec assistance électrique, gyropode, hover board, gyro-roue et skate-board à moteur
Des règles de sécurité et de protection que les Français connaissent mais n’appliquent pas !

>> Une part importante des utilisateurs d’engins de déplacement personnel ont des pratiques de circulation
risquées : plus d’un utilisateur sur quatre circule sur le trottoir (29%) et les passages piétons (27%) et près d’un sur cinq
(19%) utilise les voies de bus. Cependant, ils privilégient les voies de circulation qui leur sont réservées lorsqu’ils se
déplacent avec ces engins : 87% pour la piste cyclable et 80% pour la route quand ils le peuvent.

Les jeunes de 18 à 24 ans sont ceux qui ont le comportement le plus risqué. Plus de deux jeunes sur cinq
déclarent rouler sur le trottoir (42%) ou sur les passages piétons (41%). 38% d’entre eux déclarent emprunter la voie de bus
pour circuler avec leur engin de déplacement personnel, soit un écart de 19 points de plus par rapport à la moyenne.

>> De plus, 47% des utilisateurs d’engins de déplacement personnel ne portent aucune protection corporelle
particulière. A contrario, 51% déclarent porter au moins un équipement de sécurité, notamment un casque (33%), des
gants homologués (21%), des accessoires ou vêtements avec bandes réfléchissantes (20%), des vêtements couvrants en
cas de chute (12%), ou encore des genouillères (5%).

Selon le type d’engin de déplacement personnel, les pratiques de protection varient. Les utilisateurs de rollers
et ceux d’engins de nouvelle génération sont ceux qui se protègent le plus (respectivement 80% et 79%). 74% des
utilisateurs de vélos avec assistance électrique et 72% des utilisateurs de vélos à moteur se protègent lorsqu’ils circulent
sur la voie publique. Au final, les utilisateurs de trottinettes et de vélos classiques sont ceux qui se protègent le moins
(respectivement 62% et 52%).

>> Pourtant, 78% des utilisateurs d’engins de déplacement personnel considèrent le port du casque comme
obligatoire pour circuler sur la voie publique. En revanche, seuls 58% d’entre eux considèrent le port d’un équipement
avec des bandes réfléchissantes obligatoire contre 66% de ceux qui n’utilisent pas d’engins de déplacement personnel. De
la même façon, le port des genouillères et des coudières est considéré obligatoire par 19% des utilisateurs de ces engins
contre 38% des non-utilisateurs. Quant au port de gants homologués est considéré comme obligatoire par moins d’un
utilisateur d’engin de déplacement personnel sur deux (46%).

>> Même si les utilisateurs ne se protègent pas suffisamment, les engins sont correctement équipés en dispositif
de sécurité. En effet, la majorité des utilisateurs déclare que leur engin possède au moins un équipement
de sécurité : 93% pour le vélo classique, 86% pour le vélo à assistance électrique, 84% pour la trottinette à assistance
électrique, 80% pour la trottinette à moteur, 78% pour le vélo à moteur, 77% pour l’hover board, 76% pour le gyropode et la
gyro-roue, 69% pour la trottinette classique, 67% pour le skate-board à moteur, 54% pour le skateboard et 52% pour les
rollers.

Un flou demeure sur le cadre légal de l’utilisation des EDP notamment vis-à-vis des assurances

>> 92% des Français considèrent que les engins de déplacement personnel circulant sur la voie publique
doivent respecter des règles : 68% citent le Code de la route, 41% citent les mêmes règles que les vélos et 11% les
mêmes règles que les piétons. En revanche, 73% des utilisateurs d’engins de déplacement personnel considèrent qu’ils
doivent respecter le Code de la route, soit 5 points de plus que la population globale.

>> Les Français semblent partagés sur la nécessité de souscrire une assurance pour circuler avec ce type d’engins. En effet,
51% d’entre eux pensent qu’il faut souscrire une assurance supplémentaire et 47% pensent que cela n’est
pas nécessaire. Deux Français sur cinq (40%) pensent même qu’il est obligatoire de souscrire à une assurance spécifique
à ces engins alors que 36% considèrent que leur assurance responsabilité civile est suffisante.

Ce sentiment se retrouve chez les utilisateurs d’engins de déplacement personnel puisque 53% d’entre eux
considèrent qu’une assurance supplémentaire est nécessaire pour tout engin à moteur contre 46% qui
considèrent que ça n’est pas nécessaire. Les non utilisateurs de ces engins semblent moins voir l’intérêt de souscrire
une assurance pour ces engins : 49% déclarent qu’il faut souscrire une assurance supplémentaire.

En conclusion,
cette étude révèle quelques grands enseignements :

De nombreux nouveaux engins de déplacement personnel sont apparus récemment en France


et de plus en plus de Français éprouvent l’envie de les utiliser. Ces engins sont principalement
proposés à la location ce qui permet à de nombreuses personnes d’accéder à ces moyens de transports
quand elles le souhaitent.
>> En revanche, ces nouvelles pratiques de circulation sur la voie publique posent aussi de
nouvelles questions de sécurité pour tous les usagers. De nombreuses personnes interrogées
déclarent avoir recours à des pratiques à risques (pas de protection, circulation sur des voies réservées,
etc.)
>> Enfin, la législation et le régime d’assurance concernant ces engins de déplacement
personnel semblent être assez flous pour de nombreux Français.

Contact presse Macif : Caroline Lemarchand – 01 55 31 67 75 – clemarchand@macif.fr