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RÉPUBLIQUE DU DAHOMEY RÉPU BLiQUE DU TOGO

• •
ORGANISATION DES NATIONS-UNIES

AMÉNAGEMENT DU BASSIN DU MONO


*
RAPPORT FINAL

SOFRELEC
19, Rue de Passy
PARIS

R.9206 EDF - ORSTOM - SEO ES - SOGETHA - SOGRÉAH


R~PUBLIQUE DU DAHOMEY R~PUBLIQUE DU TOGO
• •
ORGANISATION DES NATIONS-UNIES

AMeNAGEMENT DU BASSIN DU MONO


*
RAPPORT FINAL

*
DOSSIER 1

R~SUM~ ET CONCLUSIONS

SOFRELEC
19, Rue de Passy
PARIS

R.9206 EDF - ORSTOM - SEO ES - SOGETHA - SOGRÉAH


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BASSIN DU MONO MONO RIVER
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CARTE DE SITUATION LOCATION MAP

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- GOLFE DU BËNIN _
1 1

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RE 5 UME et CON C LU 51 0 N 5

i :

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, !,1 L'étude demandée par l'Organisation des Nations Unies avait pour but de rechercher
les possibilités d'aménagement hydraulique du bassin du MONO dans les divers domaines de
l'énergie, du contrôle des crues, de l'irrigation et de l'alimentation en eau de la population, et
de concevoir un schéma d'aménagement permettant d'atteindre ces divers objectifs.

Le bassin du Mono (23 800 km2) est situé, pour sa plus grande partie, au Togo. Ce
n'est que sur les 100 km de son cours inférieur qu'il forme frontière entre ce pays et le Dahomey,
l'embouchure étant entièrement en territoire dahoméen.

Le Mono a un cours de 527 'km; ses principaux affluents rive droite sont, 'de l'amont
vers l'aval, l'Anié (161 km), l'Amou (114 km) grossi de l'Amoutchou (62 km), le Kra (69 km) ;
li
LJ en rive gauche l'Ogou (207 km) est le plus importan't. Le débit moyen du Mono est d'environ
90 m3/ s après la confluence d'e l'Anié et de l' Ogou.; il atteint 125 m?/ s dans son cours infé-
rieur.

Le hâut bassin du Mono est ~ssentiellement constitué de roches métamorphiques. Les


formations sédimentaires n'apparaissent que dans la basse vallée où la plaine alluviale est
1 1
bordée sur ses deux riv~s par des plateaux de terres de barre, eux-mêmes traversés d'Est en
1

Ouest par la dépression des Tchis et d,u Cado.

Alors que le Nord du basEin a un climat à caractère tropical, une tendance à caractère
équatorial se manifeste vers le Sud.

i 1
'-'
L'examen du 'régime hydrologiq.ue du Morio a montré 'que son irrégularité nécessite la
création d'une retenue. Il en résulte que le schéma d'aménagement comporte dans le haut bassin
un barrage d'accumulation régularisant au moins partiellement le débit et permettant un amortis-
sement notable des crues. La hauteur de chute créée par le barrage permet la production d'éner-
gie électrique et les eaux turbinées rejetées dans le lit du MONO sont reprises dans la basse
1 1
, vallée pour satisfaire les besoins de l'irrigation et de l'alimentation en eau des populations.
U
Le contrôle des crues pour la mise en valeur des terres de la basse vallée n'étant que
1 :
partiel, il fallait combiner l'action du barrage de retenue avec l'endiguement des terres à mettre
en valeur, la rectification du cours du fleuve et l'amélioration du débouché en mer; un modèle
mathématique a aidé à définir une solution de compromis tenant compte de l'influence respective
de ces di verses actions.

L'étude de l'aménagement des bassins moyen et supérieur a conduit à retenir, parmi les
sites d'accumulations possibles, celui de Nangbéto, situé à 35 km à l'Est d'Atakpamé, et qui
paraît de loin le plus intéressant. Sur un seuil rocheux barrant le lit du fleuve, prolongé sur les
deux rives par deux pitons, on peut construire un barrage en enrochements d'une hauteur de 35 '
mètres et d'une longueur en crête de 560 m, complété par des digues latérales en terre, qui
- 2-

constituerait une réserve d'accumulation de l 570 millions de m3 avec une tranche utile de un
milliard de m3. L'étude hydrologique des apports et l'étude hydraulique à Nangbéto ont permis
de définir des consignes d'exploitation telles qu'un écrêtement des crues à l 200 m3/ s puisse
être réalisé, dans la plupart des cas (il pourrait ne pas l'être une ou deux fois par siècle) ; des
dispositifs de sécurité ont été prévus dans l'aménagement de la basse vallée pour limiter les
dégâts de ces crues extraordinaires que les données statistiques ne permettent pas de définir
exactement".

Sur le plan hydro-électrique, le barrage de Nangbéto permet avec un débit d'équipement '_1
de 110 m3/s d'alimenter une centrale d'une puissance nominale de 30500 k1,V sous 31,4 m de
chute, s'abaissant à 7 950 Hl sous 16,9 m de chute, équipée de deux groupes identiques.

En raison de la forte irrégularité interannuelle du régime du Mono, il sera n&cessaire


pour garantir une puissance de pointe de 25 000 kW d'associer à l'aménagement hydro-électrique un
un appoint thermique de 10 000 kW, appoint qui sera en tout état de cause largement disponible
à Lomé et à Cotonou au moment de la mise en service de la centrale de Nangbéto. En considé- f ;
rant cette puissance de 25 000 'kW, la production moyenne annuelle de Nangbéto calculée sUr une l ,
période de 25 ans serait à la sortie de la centrale de 94 GWh (94 millions kWh)).
. .
, 1

Le barrage de Nangbéto constitue la clé de voûte de l'aménagement du bassin du Mono


dont la majeure partie de la productibilité se trouve concentrée sur le cours moyen dans la partie
comprise entre le confluent de l'Ogou et les rapides d'Agbako ; à l'aval de Nangbéto, trois sites
intéressants existent: Nangbéto aval, Tététou amont et Adjarala'.

Bien que ces sites ne permettent pas de créer de retenues importantes leur situation à
l'aval de Nangbéto permettrait de turbiner les apports utilisables à Nangbéto auxquels s'ajoute-
raient pour Tététou amont et Adjarala les apports de l'Amou et du Kra, donnant à ces trois sites
une productibilité annuelle de l'ordre de 300 GWh.

L'ensemble des quatre sites du cours moyen du Mono représenterait une puissance ins-
tallée totale de 110 000 kW et une productibilité annuelle de l'ordre de 400 GWh.

Parmi les au tres sites présentant quelque intérêt, deux méritent d'être signalés : le site
de Dotékopé sur le Mono à l'amont de son confluent avec l'Ogou, et le site de Gboamou sur
l'Amou sur la même longitude qu'Atakpamé. L'aménagement de ces sites, par leur possibilité de
retenue, pourrait permettre d'améliorer sens iblemènt l'écrêtement des crues, donc d'accroître la
sécurité de la mise en valeur des terres alluviales. Leur réalisation porterait le total du produc-
tible du bassin du Mono à environ 500 GWh dans la mesure où l'intérêt des sites serait confirmé
par des études ultérieures.

La mise en valeur des terres de la basse vallée est conditionnée du point de vue hydrau-
lique par: i
1

.. J
- La protection contre les crues et l'assainissement en général,

- L'apport d'eau d'irrigation.


Looi

Sur le premier point une étude d'optimum a montré que la protection de la basse vallée -,
1 1
contre les crues était assurée de la façon la plus économique par la conjugaison des trois moyens ! ;
', .. !
suivants:
-3-

- écrêtement de la crue dans la retenue de Nangbéto,

- endiguement du cours inférieur du Mono,

- rectification du lit de ce dernier et amélioration de son débouché en mer.

Sur le deuxième point, 11 étude h ydrolog ique et Il étude de II exploi tation du ba rrage de
Nangbéto ont montré:
i
i ; - d'une part que les débits natùrels du Mono étaient très insuffisants en saison sèche
pour assurer llirrigation d'une surface intéressante,

: 1
- dlautre part que la capacité du barrage, déterminée en fonction dlun potentiel hydro-
L.
électrique acceptable est nettement supérieure aux besoins de llirrigation (l'objectif
pour la production d'énergie est de turbiner toute l'année un débit de 55 m3/s alors
que le débit maximum demandé pour 11 irrigation des 42 590 ha envisagés est inférieur
è 36 m3/ s).

Il en résulte que le barrage de Nangbéto résout la question de la fourniture d'eau dlirri-


gation et cela sans qulil y ait un compromis à chercher entre production d'énergie et
irrigation puisque les besoins de la première sont toujours supérieurs à ceux de la se-
conde. Ce débit de 55 m3/s permettra de satisfaire également les besoins en eau d'ir-
rigation des extensions possibles.

; ,
Le résultat des études sur modèle mathématique et les conditions topographiques ont
conduit à adopter un schéma d'aménagement portant sur 59 150 ha géographiques (42 590 ha irri-
gués et 5 030 ha en sec).

lJ - Les terres alluviales de la rive gauche seront endiguées et irriguées gravitairement à


partir d'un barrage de prise construit à Agbako Bur le dernier seuil rocheux rencontré
dans le lit du fleuve. Deux périmètres irrigués sont prévus: le périmètre Nord-Athiémé
de 19000 ha géographiques (13680 ha irrigués) et le périmètre Sud-Athiémé de 19240
ha (13 860 ha irrigués).
i
,1 .1 L1irrigation se fera à partir de canaux situés sur les bourrelets de berge du Mono et du
1 1
Dévédou pour le périmètre Nord-Athiéné, sur le bourrelet de berge du Mono et le long
de l'ancienne voie ferrée Grand-Popo Athiémé pour le périmètre Sud-A thiémé.

Le Dévédou et le Salédo après curage et recalibrage constitueront les colatures princi-


pales du périmètre Nord-AthiémEf;. La Sazué également curée et recalibrée constituera
:
!
1
1 la colature principale du périmètre Sud-A thiémé en même temps qu'elle évacuera les
l ,
l J eaux de drainage apportées par le Dévédou et le Salédo.

Il est en outre prévu que dans un stade ultérieur, les. volumes d'eau nécessaires à
llirrigation de la plaine des Tchis -qui constitue ùne extension intéressante des aména-
gements prévus ci-dessus seront eux aussi prélevés à Agbako et conduits gravitaire-
ment au lac Toho où ils seront repris par pompage pour l'irrigation des Tchis.

- Les terres alluviales de la rive droite du Mono ne commençant qu'à hauteur d'Athiémé,
' .. ,
-' leur irrigation est prévue par pompage dans le Mono_ Elles se répartissent endeux
,

périmètres: le périmètre dl Agomé-Glozou de 2 600 ha géographiques (1 870 ha irrigués),


et le périmètre Alluvions Togo de 9 040 ha géographiques (6 510 ha irrigués).
j 1

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1
!
1 ;

Ces périmètres, séparés par 11 Aloé qui,.draine les terres situées au 'pied des terres de ~_ 1

barre, seront tous deux endigués:, Chacun de ces deux périmètres sera alimenté par
une station de pompage; leur drainage sera assuré par une station d'exhaure pour le
périmètre dl Agomé-Glozou et principalement par le Gbaga po~r le périmètre Alluvions
Togo.

: i
-Les sols calcimorphes du Bado dominent la plaine qlluviale ce qui les met à l'abri des '",,1

inondations en cas de crue du Mono. L'irrigation du périmètre du Bado de 9 270 ha


géographiques (6 670 ha irrigables) nécessitera une station de pompage située à Tokpli.
Une partie des eaux refoulées à la cote 28 permettra d'irriguer le Nord du périmètre
représen tant le tiers de la superficie ; le complémen t sera refoulé à la cote 45 pour
irriguer les terres comprises entre 25 et 40 mètres dans la partie Sud du périmètre. Le
drainage des sols calcimorphes du Badp se fera pour la partie Nord par la rivière Kovi
pour la partie Sud vers le lac Elia.

Dans un stade ultérieur l'i;rigation des sols calcimorphes du Bado situés 'à l'Ouest de
la route Anécho"':Tabligbo et qui représentent la 000 ha supplémentaires pourront égale-
ment être irrigués. "

1 1
, 1
" J

, La mise en valeur de la basse vallée est aujourd'hui peu importante. Outre 20 000 ha
environ de palmeraie exploitée pour la production artisanale de l'huile, de plame, des palmistes
et du yin de palme (palmeraie vignoble), les cultures,aujour,d'hui pratiquées sont presque exclu-
sïve.m~nt des cultures vivrières: Mais, arachides, haricots,'manioc et cultu!,e maraîchère (toma-
tes;-:g'ombo, canne à sucre de bouche) ; ces cultures vivrières représentent environ 3 000 hectares
cultivés sur lesquels 500 à 600 hectares portent deux cultures dans l'année, la surface restante,
ne portànt qu'une culture de première campagne ou de saison des pluies'.

Le mauvais drainage des terres, une préparation du sol uniquement manuelle, la destruc-
tion d'une partie de la récolte par des crues contre lesquelles le cultivateur ne peut se prémunir,
font que les rendements obtenus sont en moyenne faibles malgré une bonne fertilité des terres.

La valeur actuelle de la production agricole de la plaine ressort à moins de 430 millions


'de t.CFA soit en moyenne 18 000 F.CFA par hectare, la valeur ajoutée brute étant de 16900 F.
CF A par hectare.

Les techniques de, culture utilisées, en tièrement man uelles, nécess itent en moyenne
100 jours de travail par hectare cultivé. Avec moins de 100 jours de travail agricole par actif et
par an, les 50 000 habitants de la plaine connaissent donc un sous-emploi assez net. La rému-
nération de la journée de travail, de l'ordre de 170 F.CFA, ne procure aux habitants qu'un revenu 1

"
annuel se situant aux environs de 8 000 F .CFA par personne.

Si la basse vallée n'était pas' dménagée, il ne pourrait être question d'augmenter les
superficies cultivées et de consentir des investissements en raison de l'impossibilité de contrô-
ler les crues. On peut cependant admettre que la simple pénétration du progrès technique dans
le monde rural entraînerait une augmentation, en vingt ans environ, de 20 % de la production et
,de la valeur ajoutée brute alors que les quantités de travail demandées ne croîtraient' que de
'" .1
la %. Dans ces conditions, il semble que l'optimum sans aménagement, peu susceptible d'être
dépassé en l'état actuel des techniques, permettrait une production de l'ordre de 510 millions de
F.CFA soit moins de 22 000 F.CFA/ha, la valeur ajoutée brute étant d'un peu plus de 20 000
F.CFA/ha. A raison de 110 journées à l'hectare, la rémunération de la journée de travail passe-
rait à environ 185 F.CFA, mais du fait de l'accroissement naturel de la population (90 000 habi- 1

, _.1
tants en 1986), le temps moyen d'occupation de l'individu actif descendrait à moins de 60 jpurs
par an et le revenu annuel ne serait plus alors que de l'ordre de 5 000 F .CFA par personne. '
i
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1
1

: 1
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r--, - 5-
l '
·U

, ,

Pour faire face à cette situation préoccupante il.faut accroître les surfaces et augmenter
les renâements..
1 i
1 ;
Le projet envisagé comporte, grâce à l'irrigatioD, l'inter,Eifica~ion df;s culturés actuelle-
ment pratiquées (coton, palmier à huile, etc .. l et l'introduction de cultures nouvelles (riz, canne
1 1
à sucre, fibres de sacherie, éventuellement banane et ananas), sans que soient pour autant négli-
i 1 gées les cultures vivrières fondamentales (mais, arachides, manio, haricots, etc .. ).
~J

L'irrigation permettra de pratiquer déS cultures pérennés de rapport élevé sur 18 000 ha
environ, et deux cultures par an sur plus de 24 000 h.a.

La mécanisation d'une partie des opérations culturales permettra un accroissement des


1" i
, ! rendements; elle sera limitée aux façons préparatoires de la culture et aux semis, les façons
éulturales d'entretien, la récolte, les traitements insecticides et fongicides étant effectués par
les cultivateurs eux-mêmes dont on s'efforcera d'assurer le plein emploi; un encadrement dense
(un moniteur pour 100 ha mis en culture) doit permettre d'atteindre aussi rapidement que possible
les objectifs fixés; la transformation industrielle de certains produits agricoles valorisera la
production, mais ne sera pas abordée ici. Grâce à cette production accrue, certains besoins in-
1 térieurs du Togo et du Dahomey pourront être satisfaits en totalité (riz, sucre, jute) ou en partie
i !
(coton, mais, haricots, légumes). et un surplus sera exportable concernant l'huile de palme et
les palmistes. Si des cultures industrielles de bananes et d'ananas sont entreprises, ces produc-
1 ; tions' viendront accroître les exportations.
l~
1 i
1 1

Pour tenir compte des incertitudes sur les débouchés extérieurs, trois hypothèses de
L J
répartition des cultures ont été envisagées; les résultats n'étant pas très différents, on ne pré-
sentera ici que ceux de l'hypothèse moyenne.

Dans cette hypothèse la valeur de la production de la bosse vallée du Mono serait d'en-
r l viron 4 750 millions de F .CF A, la valeur ajoutée brute représentant près de 3 milliards de F .CF A
1 1
1 :
(contre moins de 500 millions dans la situation sans aménagement), soit respectivement près de
l_~

112 000 F .CF A et de 69 000 F .CF A par hectare aménagé irrigué. Les travaux agricoles deman-
deront alors 185 journées de travail à l'hectare en culture irriguée et permettraient d'assurer le
plein emploi des paysans ; les pointes de travail prévisibles à certaines époques de l'année
nécessiteraient cependant le recours temporaire à de la main-d'œuvre salariée extérieure. Au
total l'aménagement ferait vivre près de 135 000 personnes; en plus deux milles emplois salariés
1
1 ;.
permanents seraient créés par la mécanisation des travaux agricoles.
l ~ i

Une solution comportant l'aménagement de la basse vallée sans recours à l'irrigation a


été étudiée. Pour des investissements s'élevant à plus de 8 500 millions de F.CFA (sans le
L barrage de Nangbéto) elle n'autorise qu'une production valant un peu plus de 2 milliards de F.
CFA soit 40 000 F.CFA/ha, la valeur ajoutée étant de l 200 millions de F.CFA soit moins de
24000 F.CFA/ha. Dans cette solution le poids des investissements, eu égard à Pintensivité
peu poussée des cultures, ne permet pas d'assurer un revenu suffisant aux producteurs, aussi·
cette solution a-t-elle été écartée.

Les investissements nécessités par la construction de Nangbéto et l'aménagement de


la basse vallée (non compris les extensions) sont les suivants (en chiffres arrondis) :
,---
: ,

- 6 -
i
•i

- BQTrlage de Nangbéto . 4 650 millions de F .CF A


- Centrale hydro-électrique .. l 850 «
. -
- Ligne de transport d'énergie .. 700 « « 1

- Aménagement du fleuve . 2 350 « « 1

- Irrigation . 7 250 «
--1
- Assainissement . 2 350 « « \

- Aménagement des parcelles . 4 300 « \ :


- Bâtiments, véhicules et matériel .. l 400 « «
--1
24 850 millions de F. CFA

Ces investissements doivent s'échelonner sur une vingtaine d'années; toutefois, cinq
ans après le début des travaux, la production agricole irriguées débutera, tandis qu'on sera en ,1
1

mesure d'assurer la pleine production d'énergie. 1 1

. .,

Pour tenir compte des délais, toujours très importants dans les aménagements hydro-
agricoles, entre les investissements et les augmentations de productions qui doivent en résulter,
on a eu recours à la technique de l'actualisation qui a permis d'évaluer des coûts et des produc- \
.. ,
tions actualisés, ainsi que des taux de rentabilité. Dans le cas du Mono, la durée prévue pour
les travaux d'aménagement est en effet de l'ordre d'une vingtaine d'années et il faut compter en
outre le temps nécessaire pour que les paysans sachen t maîtriser les techniques des cultures
irriguées modernes.

Le degré d'incertitude, le volume des investissements, les effets économiques et sociaux


. J
étant beaucoup plus importants dans le cas de l'agriculture que dans celui de l'électricité, il est
apparu nécessaire de procéder à des analyses distinctes, bien que le barrage de Nangbéto leur
soit commun.
, ,
- .'

Le taux de rentabilité de la production hydro-électrique ·(taux différentiel par rapport à la 1

solution thermique de référence) varie beaucoup selon la part du coût du barrage qui lui est impu- '..
tée. Il est faible, de l'ordre de 3,5 %, si l'on tient compte dans le calcul du montant (85 % du
coût du barrage) des investissements correspondant à un barrage à but uniquement électrique,
! 1
mais s'élève à près de 8 % si l'on fait seulement intervenir la part minimum (36 %) du coût du
barrage de Nangbéto directement imputable à cette production. Il pourrait atteindre des valeurs
sensiblement plus élevées s'il se confirmait que certains des autres équipements envisagés en
aval pouvaient décharger la production d'électricité de la centrale de Nangbéto d'une partie du
coût du barrage. Si par exemple on pouvait ne lui imputer que 20 % de ce coût, le taux de renta-
bilité serait de 12 %' ;
1 1
1

L'étude de la rentabilité de l'aménagement agricole a été effectuée en prenant comme


référence, la solution sans aménagement; il s'agit donc de bilans différentiels. 'i

Le taux de rentabilité du projet de mise en valeur avec irrigation varie de <1,5 % à 7,7 %
selon

- la part du coût du barrage de Nangbéto imputée à l'agriculture. Le taux de rentabilité


varie seulement d'environ l % (contre 4,5 % pour l'électricité) entre l'imputation mini-
mum et maximum à l'agriculture, car le coût non affecté du barrage ne représente qu'une
partie relativement faible du montant des autres investissements hydro-agricoles (l2 %
contre 54 % dans le cas de l'électricité).

c-

I i
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i : - 7 -
l ,
l '

. i-'
1 •

L_' - l'hypothèse retenue pour la répartition des cultures,

1 j - la grandeur considérée comme significative (<< bénéfice net» excluant les salaires,
1
1

, 1 « valeur ajoutée nette agricole )} « valeur ajoutée nette de l'ensemble de l'aménagement


~._J
hydro-agricole »).
1 1

En rapprochant les valeurs actualisées du « bénéfice net» et du nombre de journées de


lJ travail, on a évalué les rémunérations possibles du travail des paysans en fonction du taux d'in-
térêt utilisé. Si on conserve l'optique « différentielle» par rapport à la solution sans aménage-
ment, on obtient, selon les hypothèses de répartition des cultures et d'imputation du coût non
affecté du barrage, une valorisation de la journée de travail supplémentaire qui varie approxima-
r-- ; tivement de 240 à 260 F.CFA lorsqu'on ne considère pas d'intérêt, de 200 à 220 F.CFA pour un
1 i taux de rentabilité financière de l %, de 100 à 130 F. CFA pour un taux de 3 %' Si d'un au tre
point de vue on abandonne toute référence à ce qui se passerait sans aménagement, la valorisa-
tion moyenne de l'ensemble des journées de travail des paysans se rapproche davantage de la
rémunération du travail en l'absence d'aménagement (de l'ordre de 180 F .CF A) ; selon les hypo~
thèses, les valeurs calculées varient, en chiffres ronds, de 225 à 235 F.CFA pour un taux de
rentabilité financière nul, de 200 à 210.f.CFA pour un taux de l %, de 130 à 150 F.CFA pour
3 %, de 50 à 80 F.CFA pour 5 %.

Un certain nombre de variantes a été examiné.


! '
Celle qui a fait l'objet de l'étude la plus longue, encore que sommaire, comporte un
aménagement sans irrigation ayant pour but essentiel de permettre, grâce à une protection contre
les crues, une augmentation des superficies cultivée~. Dans cette solution, les taux de rentabi-
lité sont beaucoup plus faibles, de l'ordre de 2 à 5 % selon 'la grandeur considérée comme signi-
ficative et l'hypothèse adoptée pour l'imputation du barrage. La valorisation de la journée de
travail supplémentaire permise par l'aménagement est aussi nettement moins élevée que dans le
cas de l'aménagement avec irrigation (145 F.CFA pour un taux d'intérêt nul).

Une autre variante concerne le délai d'adaptation des paysans; son étude a montré que
1 .
le taux de rentabilité était très sensible aux hypothèses faites; si on avait supposé que le ren-
L~ dement objectif était atteint immédiatement, et non pas au bout de quinze ans, les taux de renta-
bilité auraient été augmentés de 3 'fa environ. Ce simple exemple montre bien l'intérêt fondamen-
: 1
1 tal d'un encadrement agricole efficace pour rentabiliser les lourds investissements hydro-agrico-
·les envisagés.

Il y a lieu de noter aussi que les études très sommaires effectuées, sans recours à la
méthode d'actualisation, s ur le dimen sionnemen t des superficies irriguées, sem bIen t mon trer que
l'eau disponible étant suffisante, il serait intéressant de mettre en valeur les extensions envisa-
gées, ce qui permettrait d'amortir le coût du barrage et de certains autres ouvrages sur une pro-
duction plus importante. Les différences trouvées entre le coût moyen et le coût marginal d'in-
vestissement à l'hectare irrigué ne sont cependant pas très grandes et, étant donné le caractère
sommaire des hypothèses émises, on doit considérer ces résultats comme des indications à véri-
fier et à préciser lors de la recherche d'un dimensionnement et d'un degré d'intensification opti-
mals.
1 1
1

-8 -

L'aménagement intégré du bassin du Mono représente un montant d'investissements


élevé, mais les avantages qu'on peut en attendre sont nombreux et importants.

L'ouvrage hydro-électrique du Nangbéto constitue pour le Togo et le Dahomey une réali-


sation industrielle d'un haut niveau technique dont l'intérêt économique est appelé à aller en
augmentant le jour où l'on entreprendra, à l'aval de Nangbéto, d'autres oùvrages permettant d'uti-
liser à plein les possibilités hydro-électriques du fleuve. --

Sur le plan agricole, l'aménagement de la vallée du Mono doit permettre de décupler la


production agricole actuelle, et faire pass er l' agricu lture tradi tionne Ile au stade de l' agricul ture i 1

irriguée, forme la plus perfectionnée de mise en valeur des terres. L

Des usines de trans formation des produits agricoles, te lIes que sucrerie, rizerie, huilerie
de palme, conserverie, sacherie valoriseront la production et contribueront à diversifier les éco-
nomies du Togo et du Dahomey.

L'aménagement de Nangbéto, dont le coût est de l'ordre de 7,2 milliards de F.CFA, cons-
titue un ensemble qu'on ne peut décomposer en plusieurs phases; par contre l'aménagement de
la basse vallée peut être réalisé progressivement.

Dans un premier stade on peut n'aménager que les périmètres Nord-Athiémé et Bado qui
intéressent 20 000 ha pour un investissement de l'ordre de 7 milliards de F .CF A.

Le deuxième stade d'investissement de 9,2 milliards de F.ÇFA permettrait l'aménage-


ment des 22 000 ha des périmètres Sud-Athiémé, Alluvions Togo et Agomé-Glozou.

Dans un stade ultérieur un investissement supplémentaire de 7 Cl 8 milliards de F .CF A


pourrait étendre l'irrigation à 20 000 nouveaux hectares de sols calcimorphes, tant en rive gau-
che qu'en rive droite.

On peut donc procéder à un aménagement progressif des terres de la basse vallée et


limiter le premier stade de réalisation à l'aménagement des deux périmètres Nord-Athiémé et
Bado et à la construction du barrage, de l'usine et dela ligne de transport d'énergie.

Après deux années d'études, le délai d'exécution de ce premier stade serait de 4 ans
pour la partie hydra-électrique et de 11 ans pour la partie hydro-agricole. Un délai supplémen-
taire de 7 ans sera nécessaire pour mettre en valeur l'ensemble des cinq périmètres, délai qu'il
faudrait porter à 15 ans si on y ajoutait les extensions envisagées.

Dans le domaine de l'emploi,la construction du barrage contribue à la formation d'une


main-d'oeuvre spécialisée importante; à l'achèvement des travaux elles trouvera un emploi dans
la construction des aménagements de la basse vallée dont l'étalement est prévu sur 20 ans.
L'accroissement de la production agricole permettra à la fin de ce délai d'utiliser toute la popu-
lation active de la basse vallée et aussi de fournir des terres et du travail aux populations des
régions voisines.
-,1
,
Un nombre appréciable d'emplois salariés seront créés tant par les industries liées au
;1
projet que par le fonctionnement des aménagements.

Cette augmentation de l'emploi irait de pair avec une élévation importante des revenus
et du niveau de vie.
-9-

r-i
LJ En l'absence d'un aménagement de ce genre, llaccroissement démographique poserait un
problème très préoccupant pour ces régions,
r

Sur le plan du commerce extérieur le rrojet entraînera d'importantes économies en devi-


ses résultant de la diminution des achats de combustibles pour la production d'électricité, de la
substitution de produits locaux aux prod ui ts alimentai res importés, et deI' exportation de prod ui ts
,~' agricoles bruts ou transformés,

'La réalisation d'un tel programme nécessite un certain nombre d'études qu'on peut résu-
mer comme suit :

- Poursuite-des études hydrologiques et climatologiques du bassin du Mono,

- Nangbéto :

" travaux complémentaires de terrain


sondages manuels et mécaniques
analyse des terres
essais concernant 11 exploitation de carrières
levés topographiques
établissement du projet d'exécution
préparation du dossier d'appel d'offres
étude des propositions et désignation de l'entreprise et des constructeurs

- Sites à l'aval de Nangbéto :

, reçonnaissances comportant levés topographiques


, sondages et analyses de terres
,
i
, étàblissemen t d'un dossier d'études préliminaires

- Aménagement de la basse vallée (périmètre Nord-A thiémé et Bodo)

, levé topographique de l'ensemble de la zone Bodo - Nord-Athiémé, soit par exten-


sion du levé stéréotopographique effectué par l'IGN sur 7 500 ha à proximité du
lac Elia, soit par un autre procédé.
levés topographiques complémentaires de détail
, études pédologiques semi-détaillées des périmètres à mettre en valeur
étude des ouvrages et aménagements nécessaires aux périmètres d'irrigation
1

1
envisagés
études agronomiques de comportement et de rendement en irrigué des diverses
cultures préconisées, études de besoins en eau, etc .. , qui seron t poursui vies
dans le cadre des stations expérimentales irriguées d'Athiémé et du Bodo actuel-
lement en cours d'étude.

- Enquête rapide sur la démographie, les budgets et la consommation des ménages

- Etude sociologique et psycho-sociologique (structures, comportement des groupes


sociaux 'et des individus et potentialités d'insertion dans un système moderne et inten-
sif de culture irriguée)

o
- la -

- Etude foncière

- Etudes dl économie rurale: définition de séries de normes élémentaires, examen des


calendriers annuels d'utilisation, études des sous-optimisations, etc .. ; ces études
:seraient entreprises motamment- dans le cadre des c'entres de formation et de gestion
des périmètres d'Athiémé et du Bado, e.n cours d'étude

- Etude économique des aménagements hydrauliques


. .
- Etude des débouchés intérieurs e"t extérieurs de la production agricole brute ou trans-
formée

- Etude des industries agricoles liées au projet et éventuellement d'industries dont'l'im-


plantation pourrait être facili tée par le projet

- Etude éc<:momique de l'infrastructure et des transports

- Etude de 11 emploi et de la form atiQn profes sionn elle

- Analyse des effets du projet sur le reste de J1économie

- Elaboration éco~omique du projet (détermination des solutions optimàles, notamment


dimensionnement et cale'ndrier, en fonction de la rareté des différentes ressources)

- Etude de li organisation du système de mise en valeur (sur les plans adrr:inistratif,


juridique, commercial et financier)

- Etude des hypothèses-.et des modalités de financement.

1 (
!
, 1

000

,,
1 1

1
, 1
RÉPUBI.IQUE DU DAHOMEY RÉPUBLIQUE DU TOGO
• •
ORGANISATION DES NATIONS.UNIES

AMeNAGEMENT DU BASSIN DU MONO

*
RAPPORT FINAL

DOSSIER Il

M~MOIRE

SOFRELEC
19, Rue d e Pas s y
,, PARIS
IR. 9206 EDF - ORSTOM - SEO ES - SOGETHA - SOGRÉAH
L __
INTRODUCTION

Un plan d'opération a été signé le 18 ·\lars 1964 entre les Gouverrzements du Dahomey
et du Togo, le Fonds Spécial des Nations Unies et le Département des Affaires Economiques et
Sociales de l'Organisation des Nations Unies, pour l'Etude intégrée du bassin du 110'/0 au Togo
et au Dahomey. Cette étude devait être entreprise par l'Organisation des Nations Unies en qua-
lité d'agent chargé de l'exécution pour le Fonds Spécial des Nations Unies.

Pour sa réalisation, les Nations Unies avaient adressé le 16 fan vier 1964 une demande
de proposition à la Société Française d'Etudes et de Réalisations d'Equipements Electriques
(SOFRELECj. A la suite de cette demande, SOFRELEC a fait parvenir le 12 Février 1964 sa
proposition d' itude qui devait être exécutée par un Groupement ainsi composé:

Electricité de France Inspection Générale pour la Coopération hors '\Iétropole (EDF-


IGE CO) pour la partie hydroélectriq'le de l'aménagement,

Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer (ORSTOM) pour l'hydro-


logie,

Société d'Etudes pour le Développement Economique et Social (SEDES) pour les


études économiques,

Société Générale des Techniques Hydro-Agricoles (SOGETHA), et

Société Grenobloise d'Etudes et d'applications Hydrauliques (SOGREAH) pour la


protection contre les inondations et la partie bydroagricole de l'aménage ment.

Par lettre du 21 Avril 1964, les Nations Unies ont informé SOFRELEC que l'étude in-
tégrée du bassin du MONO lui était confiée et que cette étude pouvait débuter avant même la
signa ture du contra t.

Le contrat CON.41-64. signé le 9 Octobre 1964, par les Nations Unies et le 10 Novem-
bre 1964 par SOFRELEC, a défini l'objet de l'étude et les modalités de son exécution.

L'étude était divisée en deux phases. La première a commencé dès le mois de Mai 1964
et a pris fin le 28 Février 1965 .. ses conclusions ont été discutées à Grenoble les 1er et 2 Mars
1965 et les gra ndes lignes des a71énflRements à prévoir ont été arrêtées. Un rabport intermédiaire
dont les termes avaient été discuté~ au cours de ces réuniuns {1 été {1dre <:sé aux Nations Unies
en Avril 196 5.

La deuxième phase d'étude commencée en'1ars 1965 a pris fin le 28 fanvier 1966.' Au
cours d'une réunion tenue à Paris, les conclusions de l'étude ont été examinées. En Février,
"'lars et Avril 1966, la rédaction du rapport final, suivie de Sa traduction et de son édition, ont
été exécutées.
REMERCIEMENTS

Monsieur]. Houston Angus en tant que représentant de l'Organisation des Nations-

Unies s'est vu confier la direction de l'étude .. les co-directeurs en ont été \101l'sieùr Faboumy,

Directeur du Service de l'hydraulique du Dahomey, en tant que représentant du Gouvernement du

Dahomey, et Monsieur Mivedor, Directeur du Service de l'Hydraulique du Togo, en tant que repré-

sentant du Gouvernement du Togo.

Les divers membres de la mission tiennent à leur adresser les remerciements très sm-

cères pour l'aide qu'ils ont bien voulu leur apporter dans tous les domaines au cours de l'étude.

Partout SOFRELEC a reçu le meilleur accueil, que ce soit de la part des hautes Auto-

rités des Nations-Unies, du Dahomey et du Togo, des fonctionnaires des diverses administrations

et des simples particuliers rencontrés jusque dans les villages les plus reculés; que tous ici en

soient profondément remerciés.

000
,J
CHAPITRE
,- 1
, 1

1 i
: '
i---,'

CARACTERISTIQUES GENERALES DU BASSIN DU MONO


r-
,
1
1

1 1
L-.J CLIMATOLOGIE - HYDROLOGIE

1 - DESCRIPTION GENERALE DU BASSIN _ Page 1-1

1-1- - Situation géographique _ 1-1


Il
1-2 Relief. 1-1
LJ 1-3 - Géologie et pédologie 1-2

i Î 1-4 Végétation 1-3


1
L-;
1 1-5 - Réseau hydrographique _. 1-3

2 - DONNEES CLIMATOLOGIQUES -.. 1-4

2-1 - Régime des vents . 1-4


iLJ1 2-2 - Températures. 1-4
2-3 - Humidités relatives 1-7
2-4 - Evaporation - - 1-9
2-5 - Pluviométrie - Pluies mensuelles et annuelles . 1-10
Etude des pluies journalières. 1-10
ri

lJ 3 - DONNEES HYDROLOGIQUES _... 1-17

3-1 - Equipement hydrométrique - 1-17


3-2 - Débits observés _... 1-17
3-3 Etude des apports '._ 1-30
3-4 - Etude des crues - Crue du Projet de Nangbeto . 1-36
Crues médianes et décennales. 1-36
3-5 - Es timation des volumes de sédiments 1-36

, 000
, 1
1
,
!
1
L

[1
1 i
1 1
LJ

,-1
1 1
LJ
1-1

r: ,
L~

1 - DESCRlPTION GENERALE DU BAs'SIN

1-1.. SITU.ATION GEOGRAPHIQUE

Le bassin du Mono est situé pour sa plus grande partie au Togo; ce n'est que sur les.
)00 km de son cours inférieur qu'il forme la frontière entre ce pays et le Dahomey; la fin de son
cours à son entrée dans la lagune qui est en communication permanente avec la mer est en terri-
toire Dahoméen.

La latitude extrême atteinte au Nord du bassin est de go 20', tandis que l'embouchure
du fleuve dans la lagune qui longe la côte jusqu'aux abords de Cotonou est à 6° 17' de latitude
Nord. D'autre part, le bassin est encadré par les méridiens 0°41' E et 1°45' E, de sorte qu'il
(J s.'inscrit dans un rectangle orienté Nord-Sud, d'une longueur de .340 km et d'une largeur de 118km.
La carte de la planche 1-1 permet.de situer le bassin du Mono par rapport aux pays avoisinants
et aux principaux cours d'eau de la région.

1-2. RELIEF DU BASSIN DU MONO'

Ce relief est varié. Bordé à l'Ouest par la chaîne des monts du Togo, son relief à
l'Est est b.eaucoup moins prononcé et sa partie centrale est encore plus plate, bien que pour un
r-'\
,
bassin africain, les pentes y soient encore très honorables.

Li Il en résulte que la pente moyenne du Mono est assez modérée, que la pente des af-
fluents rive gàuche est à peine plus forte, mais que, par contre, les pentes des affluents rive

Il
L..-J
droite sont très fortes, surtout dans leurs cours supérieurs. .

Les monts Togo consqtués essentiellement de schistes et quartzites de.l' Atacorien,


, 1 sont caractérisés par des pentes abruptes en contact avec les glacis à pentes modérées qui for-
U ment les flancs des vallées. Ces pentes sont la cause d'un relèvement brutal du profil en long
des cours d'eau dans les têtes de bassins. Par endroits ces cours d'.eau ont réussi à creuser
des gorges profondes dans la montagne, profitant des diaclases orientées approximativement
Il W-E et N-S.
U
Les points les plus élevés du bassin se situent sur le versant Ouest où la ligne de
[1 partage des eaux culmine vers Q40 m vers Babahoue, tête du bassin de l'Amou (latitude Nord de
1
LJ
! 7° 20' environ).

Au Sud-Est de cette crête, on trouve une chaîne profol)dément entaillée par l'Amou et
ses affluents, dominée par les monts d'Haito et Toklo (plus de 500 m d'-altitude).

Ail Nord de l'Amou on rencontre un dispositif analogue en tête du bassin de l'Am out-

fJ chou dont la ligne de crête culmine à 90S m. En remontant vers le Nord les altitudes baissent
légèrement; l'Adjassihouehoue, affluent de l'Anié se fraie un chemin à travers la montagne
d 'Ouali dont les sommets avoisinent 8na m.

Toujours plus au Nord, se rencontre une région à relief plus modéré, parcourue par la
Kaba et les peÙts affluents rive droite de '1' Anié ..

Au Nord du 8ème parallèle et jusqu'à la latitude 8°50' le haut bassin de l'Anié a un


relief plus marqué qui atteint 835 m près de Fazao.
r;
La chaîne se prolonge ensuite jusqu'au Nord du bassin, mais avec un relief moins
1
~
i vigoureux.
4
1
1

1-2 .)

-:

L'Est du bassin formé par les affluents rive gauche du Mono en particulier l'Ogou a un ;1,
relief plus modéré, malgré des pentes cependant notables.

Le long de la partie centrale du bassin le Mono coule dans une direction générale Nord-
Sud à travers un relief beaucoup plus mou et une vallée assez large. ~-f
l ,
\.. - ....1

1-3. GEOLOGIE ET PEDOLOGIE DU BASSIN DU MONO


' li
; i
Le bassin est constitué dans sa presque totalité par les séries métamorphique~.du
Dahoméen et de l'Atacorien, formations qui se présentent suivant des bandes parallèles orien-
'~I
tées du N-E m.i S-W. ,
,

Les micaschistes et quartzites de l'Atacorien bordent la limite Ouest du bassin; ils


forment le relief prononcé des hauts bassins des affluents rive droite du Mono. ,, , '

, Dans le Dahoméen on distingue, d'une part les gneiss et les micaschistes, d'autre part
les migmatites. ,r-'·,

Les gneiss occupent la bande centrale du bassin au Nord de la latitude 7° 30' ; ils
constituent de loin la formation la plus importante et sont dominés par le groupe dit de Kandi-
Oié (gneiss à biotite et amphibole).

On trouve également au Nord du bassin et à l'Ouest, en contact avec l'Atacorien deux


zones relativement étendues du groupe de Djougou-Agbandi (gneiss à muscovite, à deux micas,
etC .. ). .
On peut encore signaler une zone d'orthogneiss à biotite et amphibole (Groupe de Kan-
dé-Anié) et des taèhes de micaschistes (groupe de Sansoro-Alamagney) et d'orthogneiss à pyro-
xène (groupe de Dérouvarou-Kabré).
, )
i

.• La limite Est du bassin est bordée de migmatites qui constituent la vallée du Mono
entre les latitudes 6°50' et 7°30'. Î
., ! J
Le bassin du Mono comporte peu de roches éruptives; Dans la série précambrienne on
trouve des traces de granites calco-alcalins le long de la faille Palimé-Atakpamé, à l'extrême '1
Nord du bassin et I.e long de la ligne de crêtes du S-E. 1 1
1

, )
;,
, La basse vallée, au Sud de la latitude 6°50' est constituée de terrains sédimentaires:
quaternaire supérieur dans la vallée proprement dite, continental terminal et éocène en bordure
du quaternaire.

Si l'on ne considère que les formations principales et en excluant les formations sédi- '1
mentaires la répartition' géologique des terrains est approximati vern en t la sui vantè :
1

Micaschistes et quartzites de l'Atacorien 13 %


Gn'eiss du Dahoméen ·0. 67 %
Migmatites du Dahoméen 2Q %

Le croquis géologique du Mono, tiré de la carte géologique au 1/2 000 GOOe de


l'Afrique Occidentale, publiée par le Bureau des Recherches G'éologiques et Mini~res, montre
les diverses.formations qui constituent le bassin (Planche 1-2).
r·-~

Du point de vue pédologique, à part les sols hydromorphes, les sols ferr'allitiques rou- - i
(
ges sur continental terminal et les vertisols calcaires sur éocène qui constituent la basse vallée,
le bassin du Mono est essentiellement recouvert de sols ferrugineux tropicaux'sur roches acides.
Il existe également des vertisols sur roches ferromagnésiennes le long'du cours moyen du Mono.
Enfin les sols de la majeu-re partie de la chaîne Atacorienne sont peu évolués (lithosols).

Dans la majeure partie du bassin, la perméabilité du terrain est moyenne pou~ les pre-'
. miers mètres et devient nulle en profondeur.
1-3

Il

1-4. VEGETATION DU BASSIN DU MONO


r 1!
,
lj La vègétation forestière est rare. Elle se concentre le long des cours d'eau sous for-
me de galeries forestières étroites, ainsi qu'en quelques îlots peu étendus. Encore s'agi t-il de
l'
1 ;
forêt sèche et relativement claire. Les forêts classées dont la plus étendue est celle de Fazao
LI au Nord de la chaîne Atacorienne, sont 'constituées par des peuplements assez clairsemés.

C'" 1
La majeure partie du bassin est couverte de prairies au Nord du 8ème parallèle, et de
i t
l,~' savane arbustive ou arborée au Sud. Les cultures inégalement réparties peuvent intéresser lo-
calement des surfaces importantes.

1-~.. RESEAU HYDROGRAPHIQUE DU BASSIN DU MONO

Le Mono qui prend sa source à l'extrême Nord du bassin sur la frontière Dahoméenne,
suit une direction N-S jusqu'au 8ème parallèle, puis amorce deux boucles, la première vers IIEst,
. la deuxième vers l'Ouest avant de r~prendre un cours N-S qui oblique ensuite un peu vers l'Est
,,(" l1'
jusqu'à son embouchure dans la lagune de Grand-Popo.
,
LJ Sa longueur totale est de 527 km.

:1 Ses principaux affluents sont:

Affluents rive droite, d'amont en aval:


(i - La Pasa longue de 34 km
LJ
- Le Koloware long de 26 km
- 1 - Le Nô .long de 49 km
1 !
- L'Aou long de 55 km
, i
l---, - L'Anié long de 161 kmdont les principaux tributaires, tous en rive droite, sont
l'Okou (30 km), l'Akama-Kaba (48 km) et l'Adjassihoué Houé (30 km)
- L'Amou long de 114 km dont l'Amoutchou (62 km) est le principal tributaire sur sa
rive gauche
- Le Kra long de 69 km
r--,1
, - L'Asrama (34 km), le Wandoule (17 km) et l'Afa'(29 km), situés plus en aval, sont
LJ des affluents d'importance réduite.

'. Affluf?nts rive gauche:

- L 'Ogou long de 207 km a une vallée sensiblement parallèle à celle du Mono et pré-
sente des caractéristiques analogues. Il reçoit en rive gauche l'Afelé (36 km) et
i )
, 1 l'Ofé (62 km)
l ' - Le Noakoué ou Nonkpoué long de 60 km
U
- I..,e Klikou long de 41 km
l,, 11 - Le Lahiougan long de 25 km.
U La planche II-l donne le profil en long du Mono et de ses principaux affluents .
. '-)

1 ! Si l'on s'en tient aux grandes lignes de la structure du réseau hydrographique, on


u voit qu'il est essentiellement formé du Mono lui-même, gouttière d'écoulement opérant sur toute
la longueur d'un bassin très allongé, de deux grandes vallées parallèles : l'Anié à droite et
\
1 1 l'Ogou à gauche, et de deux vallées plus petites mais-d'une certaine importance: l'Amou et le
U Kra toutes deux en rive droite.

Etant donné le développement plus grand du réseau ep rive droite, et le relief beau-
coup plus accidenté des bassins correspondants, les apports provenant du versant Ouest sont
beaucoup plus importants que les apports provenant de la rive gauche.
1-4

ri

2 - DONNEES CLIMATOLOGIQUES

2-1.. REGIME DES VENTS


.\ :
l 1
D'une façon générale, les vents sont distribués de façon plus homogène, suivant les
différentes directions, qui il n'est cou tume· en Afrique Tropicale.

Au Nord du bassin, à la station de Sokodé, on observe une dominante E bien marquée,


tandis que le's vents des secteurs VI à SE sont assez bien répartis. Cette tendance est à peine,
déformée au centre du bas~in, limitée au Sud par les stations d'Atilakoutsé et d'Atakpamé. On
notera seulement que les secteurs W à S l'emportent nettement à Atakpamé non loin de la vallée
du Mono, tandis que plus à l'Ouest, à Atilakoutsé, les secteurs Nord se renforcent ':!t que
l' Ou~st l'emporte sur le Sud et le Sud-Ou est. .

Au Sud du bassin, les vents semblent subir une influence beaucoup plus sélective
(Nuatja). Le Sud l'emporte très nettement devant l'Est et le'Nord. .

On trouvera (Planches 1-3 à 1-6) les graphiques des fréquences suivant les différen- .
tes directions (roses des vents) pour les stations suivantes:'

- Sokodé période 1951-1955


- Atakpamé période 1953-1956
- Atilakou tsé période 1953-1956
- Nuatja période 1953-1956

La proportion de calmes est beaucoup plus forte à Sokodé et Atakpamé (respecti vemen t !
· 52,1 % et 54,0 %) qu'à Atilakoutsé (16,8 %) et à Nuatja (19,1 %). 1
i

Par contre, les vents, bien que moins fréquents dans le Nord, y sont occasionnelle-
ment plus forts que dans le Sud. Les vitesses maximales observées durant la période 1955-1963
à 6 stations s'échelonnant du Nord au Sud, sont les 'sui.vantes :

- Aledjo 26 mis
- Sokodé 37 ml s
- Atakpamé 21 ml s
- Atilako]l tsé 23 ml s
- Nuatja 10 ml s .\
,
.- Tabligbo 24 mis

La vitesse moyenne des vents, pour les 6 stations précédentes, a été calculée égale-
ment sur la période 1955-1963. Les résultats sont donnés dans le tableau l et représentés sur
la planche 1-7.

L'examen du graphique permet de dégager les variations caractéristiques' de la vitesse


des vents. On 'observe un maximum d'intensité principal centré sur Mars; un minimum secondai-
· re en Juin, un maximum secondaIre en Juillet et un minimum principal centré sur Octobre-Novem-
bre. La station la plus méridionale, Tabligbo, présente, en Août, un maximum deniêmeimpor-
tance qu'en Février-Mars. . .

2~. TEMPERATURES

Les températures ont été étudiées 'sur les stations suivantes (du Nord au Sud) : Kpewa-
Aledjo Sokodé, Aillé-Mono, Atakpamé, Atilakoutsé, Nuatja, Tabligbo. Les moyennes mensuel-,
x)
les de~ températures maximales (T et minimales (T n) moyennés journalières ont été établies'"
d'après les relevés de la période 1955-1962, largement suffisante pour dégager des cGractéristi-
· ques satisfaisantes; on sait, en effet, que la température moyenne est un phénomène assez ~eu
, ,
1-5

( !
, i

~-- ,
fluctuant. Les résultats sont portés sur le tableau II, ainsi que les valeurs de T x+ T n On a
2 T, +T
représenté, sur la planche 1-8, les variations saisonnières de la température moyenne ( X n)
2 '
ainsi que celle des écarts diurnes moyens (T x - Tn)
l .1

l,

TABLEAU l

BASSIN du, MONO

1 ;

Vitesse moyenne des vents en ml s

(période 1955-1963)
[ j

STATION F M
A'---"'-'-M---:--r----r---'-J--'-'--A--r--S--r--
J O
--+---
N
r·--:-
l

il
1
AledJo 3,4 3,2 3,0 3,3 ,2,9 2,7 3,0 2,8 2,1 2,0 2,0 3,0

i ' Sokodé 1,7 1,8 2,0 1,8 1,9 1,7" 1,7 1,5 1,5 1,4 1,3 1,5
!
Atakpamé 2,3 2,7 2,8 2,8 2,& 2,4 2,5 2,4 2,1 2,1 2,2 2,&

A tilakou tsé 2,9 3,1 2,4 2,7 2,7 2,7 2,7 2,5 2,5 2,7 2,4 2,&
i
1\ __ J 1 NuatJa 4,2 4,8 5,2 4,4 4,5 4,2 4,5 4,3 3,7 4,4 4,7 '4,4

!, ;i 1,4 2,3 2,3 1,8 1,8 ' 1,4 i,l 2,4 1,8 1,3 1,2 1,2

i 1
~.J

["i
i
1-6 L~
1

\~
l '
1" .:

TABLEAU II
TABLE II

TEMPERATURES MOYENNES MENSUELLES l '


\ 1
MEAN MONTHLYTEMPERATURES

,
calculées sur la période 1955-1962 '.
calculo.ted over the 1955-1962 period

(en 0 C )

,
STATION J F 1 M A M J J A S 0 N 0
1
1 1 -
1 T 31.6 32.7
1
32 5
.
31.5 30.1 27.5 25.7 25.6 1 27 . 0 29.9· 31.4 30.9

i '.'
-T" 20.0 20.7 )20.8 20.7 20.2 19.3' 19.0 18.8 1 1 8.9 .19.0 19.5 19.4
1 n 1
Kpewa-AledJo
T x +Tn
25.8 26.7 26.6 126 ;1 25.2 23.4 22.3 22.2 \ 23.0 24.4 25.4 25.2
2
1
Tx 33.8 35.0 34.8 33.4 32.3 29.8 28.2. 28.1 29.0 31.4 33.3 32.9

Tn 16.6 18.4 21.2 21.9 21.5 20.6 20.5 20.3 20.2 19.9 18.7 16.4
Sokodé
T x +Tn
25.2 26.7 26.0 27.7 26.9 25.2 24.4 24.2 24.6 25.6 26.0 24.7
2

1
Tx 34.8 36.6 36.6 34.7 33.2 31.6 30.1
1
30 2
.
130.9 32.1 34.0 33.9

Tn 18.7 20·.0 22.1 22.2 21.7 21.1 20.8 20.5 20.9 20.7 2 O. 4 18.5
Anlé-Mono
T x +Tn
26.8 28.3 29.4 28.5 27.4 26.4 25.5 25.3 25.9 26.4 27.2 26.2
2

"'1
Tx 32 .8 33.9 32.1 31.3 29.3 27.7 27.9 28.6 29.9 31.8 31.8

1 Tn 20.5 21.0 21.0 21.0 20.6" 19.7 19.5 19.2 19.5 19.6 20.2 20.2

A takpamé
1"x +Tn 1
26.6 27.7 27.5 26 6 25.6 24.5 23;6 23.5 24 0 24.8 26.0 26.0
2 1 • 1 .

Tx 28.3 29.5 28.2 28.0 27.9 25.4 23.0 23.5


1 2<.'
26.6- 27.9 27.5 \
,
.
1
1

1"n 16.5 17.3 18.3 18.3 18.1 17.7 17.7 17.5 17.8 17.4 17.6 16.3 ; 1

1
L!
A tilakoutsé
T x + Tn
22.4 23.4 23.3 23.1 23.0 21.5 20.4 20.5 21.0 22.0 22.7 21.9
1 2
1 1 1 1

\.. - i'
1 29.6 29.2 31.6 32.9 33.5
Tx 33.8 35.3 34.8 , 33.3 32 .8 30.7 29.3

1"n 21.6 22.5 22.9 22.5 22.2 21.5 21.3 20.7 21.2 21.3 21.5 21.0
1 NuatJa .. -
T x +1"n
1 2
27.7 28.9 28.8 2'7.9 27.5 26.1 25.3 25.2 25.2 26.4 27.2 27.3 ,--:
, 1
1 1
1 29.2 . 32.2 32.7
1"x 33.4 35.1\ 34.5 . 33.1 32.5 30.0 28.7 30.Z 31.2
1
-T 21.9 22.3 22.8 22.4 22.2 21.6 21.1 20.6 22.2 21.6 .. 22.0 21.7
n 1

Tabllgbo 1

T x +Tn 27.2
1 27.6 28.7 28.6 27.7 27.4 25.8 24.9 24.9 26.2 26.4 27.1
2 (
1
1 - 1 1

i
L
1 1-7

r ~

l ' 1

I_-c
Les températures moyennes suivent à peu près les mêmes variations aux stations étu-
diées, c'est-à-dire finalement sur l'ensemble du bassin du Mono. On observe un maximum prin-
cipal en Juillet ou Août. On peut noter un maximum et un minimum secondaires, d'ailleurs peu
marqués, respectivement en Novembre et Décembre ou Janvier.

Les écarts diurnes subissent une variation plus marquée que les températures moyen-
nes. Ils présentent, en général, un seul minimum eh Juillet et un maximum en Janvi~r pour le
Nord et en Février pour le moyen et le bas bassins. La tendance équatoriale se manifeste aux
stations les plus méridionales, par un maximum secondairë très peu marqué en Août.

La température moyenne annuelle varie surtout avec l'altitude et très peu avec la lati-
r tude. On trouve, pour les stations utilisées, les valeurs suivantes, 'en regard de l'altitude

- Atilakou tsé (900 m) 22,1 0C


- Kpewa-Aledjo (729 m) 24,7 0C
- Atakpamé (402 m) 25,5 oC
- Sokodé (400 m) 25,6 oC
~ l - Anié-Mono 060m) . 26,9 °C
1
- Nuatja 050 m) 27,0 °C
C. - Tabligbo (51 m) 26,9 oC

C.ette variation est représentée sur la planche·I-9.

2-3.. HUMIDITES RELATIVES

L'humidité relative de l'air a été étudiée à partir des mêmes stations que pour la tem-
pérature. Les relevés étant effectués à 8 h, 12 h et 18 h, la moyenne des trois valeurs obtenues
n'a pas une grande.signification ; la moyenne générale pour l'année peut, toutefois, servir de test
d'humidité pour une station donnée .. De telles moyennes ont été calculées pour l'ensemble de la
période 1956-1962. On obtient ainsi, toujours du Nord au Sud:

- Kpewa-Aledjo 67 %
-- Sokodé 67 %
- Anié-Mono 74 %
- Atakpamé 73 %
l. :
- Atilakoutsé 83 %
- Nuatja 75 %
l ,
- Tabligbo 78 %
1 ;

Si l'on excepte la station d'Atilakoutsé dont la situation en altitude est un peu·parti-


culière, on voit que l'humidité générale varie assez régulièrement'en sèns inverse de la latitude.
'. :
1
Ce fait est traduit sur le graphique de la planche 1-10. Par contre, on n'observe aucune corréla-
tion entre l'humidité et le module pluviométrique; de même, sauf pour Atilakoutsé, l'altitude ne
semble pas avoir d'influence.

Les valeurs moyennes mel1suelles et annuelles de l'humidité relative à 8 h, 12 h et


18·h, calculées sur la période 1%6-1962, sont portées sur le tableau III.

L 1
D'une façon générale, ces variations sont beaucoup plus importantes dans le Nord que
dans le Sud. C'est ainsi qu'à la station la plus septentionale,_Kpewa-Aledjo, l' humidité moyen-
r, ~-I ne matinale (8 h) varie d'un minimum de 43 % en Janvier à un maximum de 94 % en Juillet. A
( : Tabligbo, station la plus méridionale, le même paramètre varie de 87 % en AVIil-Mai à 93 % en
Janvier. C'est à peine si on observe; à Nuatja, un minimum secondaire correspondant à la fai-
ble pluviométrie d'Août.

;-,'
,
1 l,
-- i

1-8

TABLEAU III
TABLE III

HUMIDITES RELATIVES MOYENNES


: 1

de le PERIODE 1956-1962. en %

MEAN RELATIVE HUMIDITY


for the 1956-1962 P,ERIOD (%>

1 ,
[, .
~
1 1

l' 1 1 1

I~t
STATION h J M A M J S 0 Année
F 1
" N D 1

-~4
"
1 93\
8 43 69 1 80 84 90 92 82 75 51 75'
1 441
1
Kpewa-Aledjo 12 32 46 61 65 74 77 65 52 37 58
29 1 81 ! 81 1
18 40 32 51 1 70 76 84 89 89 90 1 81 70 49 68
1
_. 1 1 (
"

60
1
1
8 59 75 81 1 83 89 92 93 1 93 87 83 65 80
1 "

Sokodé 12 33 31 46 56 61 70 1 74 74 73 62 49 34 55

1
1
1
18
-
1
l,
43 37 50 63
1
1
70

1 :J 82

.~_._-
.82

1
86 1 80
1
71

1
57' 67

"1 8 87 86 91
"
93 95 96 96 96 97 98 98 95 94
AnJé-Mono 12 42 39 46 56 60 68 71 70 71 65' 56 47 58
18 49 41 56 68 73 81 83 8'1 86 85 76 65 70 1
f
1
1 1 1
"
1 , ' .. ,
1 1
8 71 73 82 1 84 1 86 90 94 95 1 95 ' 90 87 74 85
1 1
A lakpamé 1 12 45 42 52 62' 65 73 77 77 77 , &9 60 ~O 62
"
18 47 42 S9 72 78 1 84 86 83 86 82 73 56 71
1
11
r
1
8 86 80 88 , . 89 88 93 96 96 95 92 .9 1 87 90
A Ulakou lsé 12' 59 S3 67 69 72 79 88 87 86 75 68 ,66 72
18 79 73 84 86 86 90 91 91 S2 90 87 85 86
1
1 1
1 ,

1 84
-
8 87 83 85 84 187 87 86 ,88 88 86 85 86
] Nualja 12 52 51 59 65 64 70 71 68 70 68 64 54 '63
1
18 62 60 71 76 80 83 82 7.7 ,84 84 68 76 1
1 1 l81
1 1 1 1 1

"l~
1 1
1
1
1 1
8 93 87 87 90 90 89 89 89 90 89
11
TabIJgbo 12 59 53 58 64 68, 75 75 71 71 1:: 67 62 66

~

18 74 70 1 75 76 1 82 85 84 81 83 , 85 85 80 80
1 .'
1 1
1
1 i
1-9

1:
l '
~J
LI amplitude des variations saisonmeres, toujours décroissante du Nord au Sud, est
plus sensible à 12 h. Elle s'accentue encore à 18 h pour les stations du Nord jusqu'à Atak-
pamé. Au contraire, pour le Sud, cette amplitude est plus faible à 18 h qu'à 12 h. Si lion ex-
cepte la station d'Atilakoutsé, que nous admettrons bénéficier d'un régime particulier, la sé-
cheresse d'Août se manifeste par un net fléchissement de l'humidité moyenne à 18 h sur les
bassins moyen et inférieur du Mono.

l '
1 1

! 1
2-4.. EVAPORATION
U

2-4-1'. Evaporation sur .bac Colorado enterré


LJ
Un seul bac évaporatoire a été exploité pendant une durée totale dlenviron un an et
demi, dans le bassin du Mono: celui de Korrekopé. Les résultats exprimés en mm par jour pour
,,
c•...J
,, les mensuels et en mm pour les totaux annuels, sont les suivants:

J F M A M J J A S 0 N 0 Année
. --_...-
1963 2,22 4,08 -
1964 3,41 4,64 4,84 4,21 3,77 3,34 2,23 2,39 2,79 3,86 4,99 (5,0) 1385

1965 4,51 5,23 5,72 5,48

Moyenne 3,96 4,94 . 5,28 4,85 3,77 3,34 2,23 2,39 2,79 3,04 4,54 (5,0) 1400

, : 1
! 1
LJ

La situation du bac permet d'utiliser les résultats pour la retenue de Nangbéto. On


1 1 retiendra, pour être prudent, une évaporation sur bac de 1 500 mm et on adoptera un coefficien t
1
,-'
i de passage de 0,85, ce qui donne finalement, pour la retenue, une évaporation annuelle de
1300 mm.
r ",
, 1
1 _J
2-4-2. Evaporation Piche

\ !
, 1
On a utilisé les mêmes stations que pour la température et l'humidité. Les moyennes,
L-. calculées sur la période 1955-1962, sont consignées dans le tableau IV.

1 "
1 1
1 1 TABLEAU IV

EV.APORATION MOYENNE MENSUELLE


(mm/ j)

u STATION J F M A M J J A S 0 N 0
Total
annuel
en mm

K pewa-AledJo 9,4 11,5 6,7 4,2 3,0 1,8 1,2 1,2 1,1 2,1 3,5 7,5 1 604
Sol<odé 6,5 7,6 5,3 3,7 2,8 1,9 1,5 1,5 1,4 2,2 4,0 5,6 1 330
Anlé-Mono 5,7 7,6 6,5 4,6 3,7 2,4 2,2 2,3 1,8 2,2 2,9 3,9 1 385
A takpamé 5,6 6,6 4,8 3,3 2,5 1,7 1,3 1,6 1,3 1,9 2,9 4,7 1 155
A tilakou tsé 1,9 2,5 1,5 1,2 1,1 0,7 0,4 0,6 0,6 1,0 1,5 1,5 438
NuatJa 3,6 4,3 3,5 2,6 2,3 1,9 1'8 1 2,1 1,8 1,9 2,4 3,2 952
, 1 1,5 .
Tabllgbo 2,5 3,5 3,1 2,4 2,0 1:6 \ 2,0 1,9 1,7 1,8 2,2 794
, \
~ --
1-10

2-5,. PLUVIOMETRIE

2-5 Or. Pluies mensuelles et annuelles


; i
L'étude des pluies mensuelles et annuelles est basée sur les résultats de 33 postes
pluviométriques dont les périodes d'observation varient de 9 à 44 ans. Le calcul des paramè-
tres statistiques caractérisant la distribution des pluies annuelles se rapporte à une période
homogénéi sée de 29 ans (1936-1964).

On a porté sur le tableau V les éléments de la ré parti tion statistique, supposée nor-
1 1

male, des pluies annuelles, c'est-à-dire la moyenne et l'écart-type, pour la période homogène.
On a indiqué également la moyenne calculée directement sur la période la plus longue possible.
L'irrégularité interannuelle est exprimée au moyen du coefficient de variation, rapport de l'écart-
type à la moyenne; on a donné également le rapport K 3 des deux déciles extrêmes.

La valeur la plus fréquente du coefficient de variation est 0,22. Dix-neuf valeurs sur
33 sont comprises entre 0,20 et 0,25. Géographiquement, les coefficients de variation ne sont
pas distribués au hasard. On trouve les valeurs les plus faibles (moins de 0,20), c'est-à-dire la 1
; . .1
répartition interannuelle la plus régulière, dans la bordure Ouest du bassin. Les valeurs les
plus fortes (plus de 0,25), correspondant à une forte irrégularité, sont centrées sur le 'Sud de la
,moyenne vallée et on les retrouve sur la bordure côtière. La planche 1-11 montre la distribution
géographique des coefficients de variation.

Les totaux annuels moyens homogénéisés ont été portés sur la carte, permettant de
tracer le réseau d'isohyètes qui correspond à la période 1936-1964 (Planche 1-12).

Le tracé des isohyètes montre de façon significative l'influence sur la pluviométrie de .~,

la chaîne atacorienne. Cette influence se traduit, pour le bassin du Mono, par de fortes pluvio-' 1
1

métries sur la ligne de crête Ouest, d'altitude élevée, surtout dans les hauts du bassin de l'Amou,
et par un effet d'écran très marqué affectant particulièrement le bassin moyen du Mono. La zone
de plus faible pluviométrie est centrée approximativement sur le site de Nangbeto ; elle s'étire
le long du fleuve et affecte également les basses vallées du Kra, de l'Amou et de l'Anié. Des
hauteurs de la crête Ouest vers les glacis du Mono et de ses affluents, on observe un gradient
pluviométrique d'autant plus fort que l'altitude dela chaîne est plus élevée.

On a porté, sur le tableau VI, les pluies mensuelles moyennes calculées pour chaque
station, d'une part sur la période d'observation, d'autre part sur la période homogène 1936-1964.
Pour cette dernière évaluation, on s'est contenté de multiplier les pluies moyennes mensuelles
calculées sur la période d'observation par le rapport du total annuel moyen homogène au total
annuel moyen sur la période d'observation.

Le-s diagrammes moyens de variations saisonnières tirés de ce tableau pour quelques


stations caractéristiques (période homogène), ont été représentés sur la planche 1-12. On peut
"constater, du Nord au Sud, l'écrasement progressif du diagramme de variation à une seule poin-
te, correspondant, au Nord, au régime tropical de transition, pour aboutir au Sud'à un diagramme
à deux pointes de plus en plus marquées, caractéristique du régime équatorial. On notera que le
minimum secondaire, qui fait son apparition à la latitude approximative de Kpessi, se produit
toujours en Août, comme il est normal en régime équatorial de l'hémisphère Nord. Une autre ca~
ractéristique frappante de cet équatorial Togolais est l'importance beau,coup plus grande de la
première saison pluvieuse par rapport à la seconde.

2-5-2. Etude des pluies joumalières

L'étude des précipitations journalières a été faite sur 13 stations du Togo et 6 sta-
tions du Dahomey ayant de 13 à 38 années d'observations disponibles. Le schéma statistique
utilisé est une loi log normale tronquée. On rappelle que, dons ce schéma, la fréquence de dé-
passement d'une pluie x, F l(X), s'exprime par le-s deux relations:

~ !
, ,
1
1 !
i 1
1--, 1-11

1 1

1 1
L...;

TABLEAU V
TABLE V
, ,
1
CARACTERISTIQUES DES PLUIES ANNUELLES
l '
--.1
ANNUAL RAINFALL CHARACTERISTICS

(Période homogène 1936 à 1964 - 29 ans)


Î 1
L (1936-1964 homogeneous period - 29 years)

1
L..J
Moyenne
Nombre Moyenne Co-efflclen t
,.. - , STATION dl années
SUr la période
homogénéisée
Ecart-type
de Rapport K 3
; 1 observée mm
1 1 d'observations mm varia tian
1 1 mm
l_-.J
Mean Over
Years H omogenlsed Standard
r- ., observed Varia tian
STATION of mecn deT1:Jl1on K ratio
\ ! perlod coefficient 3
observation mm mm
i
L:
1
mm

Kabou 9 1 381 1 321 314 0,24 1,88

Kpewa-AledJo 9 1 536 1 490 422 0,28 2,17


l '
'~J A ledJo 25 1 588 1 562 1 255 0,16 l,52

Bassari 31 1 394 1 389 1 219 0.16 1.52


12 1 534 1 479
! 298 0.20 1.69
Ma1facassa
Tchamba 23 1 225 1 253 275 0.22 1. 78

Basslla 15 1 238 1 199 276 0.23 1,83

Sokodé 29 1 455 1 450 326 0.22 1,81


:1 0.23 1.84
Koussoum tau 10 1 361 1 302 303
, ;
'--' Sotouboua 17 1 236 1 244 238 0.19 1,65

. Banté 23 1 211 1 230 249 0.20 1.69

B 11 tla 28 1 287 1 282 247 0.19 1.65

Kpessl 28 1 158 1 171 265 0.23 1,83

Akaba 10 1 201 1 200 301 0.25 1,94

Savalou 35 1 245 1 131 1 249 0.22 1. 78

Anlé-Mono Il 962 995 225 0.23 1.83

Kou gnohou 20 1 414 1 407 256 0.18 1.61

l , Atakpamé 35 1 431 1 449 379 0.26 2.01


1 2.80
Ountlvou 10 980 1 010 363 0.• 36
1
'--, A tllakoutsé 19 1 664 1 680 1
353 0.21 1. 74
i
Abomey 44 1 078 1 091 244 0.22 1, 78

il
, 1
Kra Il 1 156 1 107 248 0.22 1, 76

~~ Lonkly 10 1 430 1 383 448 0.32 2,22

Il 1 131 1 085 334 0.31 2,29


Tetetou
33 1 132 1 094 234 0.21 1, 74
Nua tJa
10 1 149 1 087 183 0.17 1,54
Xan tho
Parahoué 44 1 123 1 118 268 0.24 1.88

12 1 241 1 167 260 0.22 . 1.78


Dogbo
Tokpl1 Il 1 182 1 121 271 0.24 1.88

Tabl1gbo 19 1 133 1 102 196 0.18 1,61


1
Athleme 44 1 010 1 010 1 233 0.23 1.83

u A fagna-B letta 18 1 020 983 177 0.18 1.61

Grand-Papa 44 910 895 294 0.33 2.44

1
--'
i
l ,
1 1
{--'
1-12

, ,
l ,

F 1 (X)
,r
1 - q>(x) = ---
F 1 (0)

, 1

- :2 ~ )

1
Y
1

2
t- y
)
--,1
q>(x) = J e lJy dy ,

/2n:1J
y _al
:i
\~

avec y = log x. !'_ J1

Les paramètres d'une telle loi sont : F 1(0), Y et lJy. Leur estimation se fait par
approximation au moyen d'une méthode graphique. La fréquence F l(X) est rapportée à l' ensem-
! J
ble des jours de pluies nulles et non nulles. C'est ainsi que la fréquence communément appelée
« annuelle ~ a pour fréquence 1/365. La fréquence « décennale ~ correspond à F 1 1/3 650. =
Les valeurs des paramètres 1 pour les stations du Togo et du Dahomey qui nous intéres- ~;>
sent, sont portées dans le tableau VII.

il
l !

-,
l ,
[ 1

r-
I
c=; c- c=---; r-: --=.. c==, - -, c-,
r-~~-I c--~ [~----=~ [=-=~ [ ---\
_J
C-] [--1 _! C--~~~i
(---
L_ _ J
-~l

C~=-; [ __
~

~J l.~__~~ r--~
c._~ c

TABLEAU - VI
TABLE VI
PRECIPITATIONS MOYENNES MENSUELLES ET ANNUELLES
MEAN MONTHLYAND ANNUAL RAINFALL
(mm)

STA TION PERIODE Année


J F M A M J J A S 0 N D
STATION PERIOD Year

Kabou 1956-1964 10 16 51 95 134 190 192 163 299 181 37 13 1 381


homogène
9 15 48 91 128 181 184 156 289 173 35 12 1 321
homogeneous

Kpewa-AledJo 1956-1964 2 20 60 87 139 210 251 248 324 138 41 16 1 536


homogène
2 19 58 84 13i 204 244 241 314 134 40 15 1 490
homogeneous

A ledJ 0 1936-1955 "t


1959-1963 and 8 1 15 52 106 154 207 260 2 74- 314 152 39 7 1 588
homogène
8 15 51 104 152 204 256 269 308 150 38 7 1 562
homogeneous
.......
1
Bas sarl 1934-1964 6 13 52 83 138 194 175 190 288 204 39 12 1 394 >-'
homogène W
6 13 52 83 138 193 174 189 287 203 39 12 1 389
homogeneous

Mal facCtssa 1953-1964 Il 17 55 104 134 224 229 216 316 170 40 18 1 534
homogène
Il 16 53 100 129 216 221 208 305 164 39 17 1 479
homogen ecu s

Tchamba 1 93_7 -1950 el


1956-1964 and 12 19 44 80 137 158 208 220 214 102 23 8 1 225
homogène 2-25
12 19 45 82 140 162 213 219 104 24 8 1 253
homogeneous

Bas sila 1950-1964 10 12 44 85 145 164 232 202 209 116 II 8 1 238
homogène
10 Il 43 82 151 159 224 195 203 112 Il 8 1 199
homogeneous

Sokodé 19°6-1964 12 20 44 110 154 197 2Ù 250 262 133 27 15 1 455


homogène
1~ 20 44 110 153 196 230 249 261 133 27 15 1 450
h omogen ecu s

Koussoumtou 1955-1964 12 16 53 93 145 162 248 240 242 125 19 6 1 361


homogène
Il 15 51 89 139 155 237 230 232 119 18 6 1 302
homogen ecu s

SOlouboua 1948-1964 14 23 57 103 139 179 207 164 195 110 33 12 -1 236
homogène
14 23- 57 103 138 178 205 163 193 109 33 12 1 244
homogeneous
1
TABLEAU VI - (suite 1)
T ABLE VI (continued - 1)

STATION PERIODE Année


J 1 F M A M J J A S 0 N D
STATION PERIOD Year

Banté 1942-1964 10 19 74 95 116 169 204 170 204 121 22 7 1 211


homogène 173 123 22 1 230
10 19 75 96 118 172 208 207 7
homogeneou s

B lItta 1937-1964 15 21 71 109 142 177 212 189 213 107 22 9 1 287
homogène
15 21 71 109 141 176 211 188 212 107 22 9 1 282
homogeneous

Kp essl 1937-1964 9 24 77 95 119 168 184 146 182 109 32 13 1 158


homogène 13 1 171
9 24 78 96 121 170 186 148 184 110 32
homogeneous

19'55-1964 8 14 80 93 130 184 1 179 121 223 110 30 29 1 201


Akaba
homogène 1 200
8 14 80 93 130 184 179 121 222 110 30 29
homogeneous
1
Savalou 1921-1940 et
1950-1964 and 12 32 95 119 138 182 '174 153 160 135 37 8 1 245
homogène 139 123 34 8 1 131
II 29 86 108 125 165 158 145
homoqeneous

Anlé-Mono 1954-1964 II 9 61 88 98 157 138 89 154 102 38 17 962 .......


1
homogène 143 92 159 105 39 18 995 .......
II 9 63 91 102 163
homogeneous ,1>.

Kougnohou 1945-1964 15 49 97 135 140 232 159 130 252 146 35 24 1 414
homogène 130 24 1 407
15 49 97 135 139 230 158 250 145 35
homogeneous

Atakpamé 1930 -1964 18 47 107 128 160 190 206 157 194 150 44 30 1 431
homogène 1
18 48 108 129 162 192 1 209 159 197 152 45 30 1 449
homogeneous

Ountlvou 1955-1964 17 16 68 89 117 171 124 87 134 121 30 6 980


homogène 1 010
17 16 70 92 121 176 128 990 138 125 31 6
homogeneous

Atllakoutsé 1946-1964 23 51 123 146 171 245 213 159 252 186 73 22 1 664
homogène 22 1 680
23 51 124 147 173 248 215 161 254 188 74
homogeneous

Abomey 1921-1964 15 28 66 116 148 159 112 76 144 134 45 15 1 078


','
homogène
15 28 87 117 150 161 1 13 77 146 136 46 15 1 091
homoqeneous

Kra 1954-1964 23 42 104 131 132 173 121 85 143 136 38 28 1 156
homogène 130 36 27 1 107
23 40 100 125 126 166 1 116 81 137
homogeneous

Lonkly 1955-1964 16 43 108 152 177 210 137 101 205 175 79 27 1 430
homogène
15 42 104 147 1 171 203 134 98 198 169 76 26 1 383
homogeneous

1
--./ ____ ..J I __ • ..J
1
'. ____ J
~-- -- '~l

_.1
:- --] __J ~--_~'-J ___ __-J
c=-· ~J :----1
... _-.J
-----1
,
,.----,
l..- __ - - J
~~-.~"l

'---'
1
'- .. -----------,
,', ___ ...J ---]
;--'-' --1
'--__ J
,-- -- - "-
~-- ~ -
-

•• ____..J
1
._____J ".. ___J1
1---"
C~-=-~l ~:
r--~ r-, r---------.,
C=:',-J r- -', ,.~---.
('---, r--, [---'1 (' - C'- :
c=~; C~ l'-~ r--~-""'\
-,
L.___: 1..._-) c ___' '----_: L. _~' --~ L_: L ___ L _ _~ l. _ _ _ ...1 L.~; L-__ ~ r=_'~

TABLEAU VI - (suite 2)
TABLE VI (continued - 2)

STATION PERIODE
J F M A M J J A S Année
STATION PERIOD 0 N D
Year

Telelou 1954-196~ Il 27 126 125 140 192 106 71 134 122 60 l" 1 131
homogène
Il 26 121 120 134 184 101 68 129 117 58 16 1 085
homogeneous

NualJa 1932-1964 28 35 112 111 155 144 103 80 147 138 55 24 1 132
homogène
27 34 108 107 150 139 99 77 142 133 53 23 1 094
h omogen eou s
1
Xan th 0 1955-1964 ' 18 .; 1 121 126 154 158 112 75 139 122 51 32 1 149
homogène
17 39 115 119 146 149 (06 71 132 115 48 30 1 087
homogeneou s

Parahouê 1921-1964 15 39 95 132 153 167 113 72 138 140 44 15 1 123


homogène
15 39 95 131 152 166 113 72 137 139 44 15 1 118
h omogeneou s
1
1
Dogbo 1953-1964 Il 22 145 114 181 195 1 102 72 116 187 75 21 1 241
homogène
10 21 136 107 171 1S 3 96 68 109 176 70 20 1 167
homogeneous
.....
1
Tokpl1 1954-1964 6
.-.
20 116 141 155 186 100 56 114 196 65 27 1 182 (JI
homogène
homogeneou s
5 19 110 134 1~ 7 176 95 53 108 186 62 26 1 121

Tabl1gbo 1938-1940 el
1946-1947 and
1951-1964 12 38 110 127 158 173 79 52 102 169 87 26 1 133
homogène
12 37 107 123 154 168 77 51 99 164 85 25 1 102
h omogen eau s

A Ihlèmé 1921-1964 17 30 89 114 150 179 77 37 80 147 73 17 1 010


homogène
17 30 89 114 150 179 77 37 80 147 73 17 1 010
homogeneous

A fagna-B1ella 1947-1964 8 27 98 101 138 184 89 39 91 138 83 24 1 020


homogène
homogeneous
8 26 94 97 133 177 86 38 88 133 80 23 983

Grand-P opo 1921-1964 Il 30 64 97 167 253 74 16 47 105 33 13 910


homogène
Il 30 63 95 164 249 73 16 46 103 32 13 895
h omogeneou s

1
1 1
'1-16

TABLEAU VII
TABLE VII
CARACTERISTIQUES DES PLUIES JOURNALIERES
DAILY RAINFALL CHARACTERISTICS

r-'
, 1
, 1
i 1

-- ......
Période Averse Averse
1 (an nées) annuelle décennale
STATION log x (mm) (mm)
FI(o) °log x
STATION
Period Annual Ten-yearly
1 (years) shower shower
1

Aledjo 24 0.17 1.254 0.290 75 128 ;-j


1 1 1
1 Bassari 23 0.15 1.263 0.282 71 120 : 1
J
Tchamba 20 0.17 1.167 0.297 64 1 11

1 Sokodé 29 0.16 1.237 0.309 78 139


1
Sotouboua 13 0.13 1,270 0.239 57 90
1
1
Banté 16 0.13 1.250 0.320 79 145

B 11 tta 24 0.09 1.4 II 0.230 70 100

Kpessi 22 0.13 1,262 119


0.286 69
,-,
Savalou 27 0.12 1.307 0.271 71 119 l j
1
Kougnonou 13 0.17 1.229 0.282 68 115 LJ
Atakpamé 34 0.16 1.226 0.314 78 140
1
A til,ù ou tsé 17 0.24 1.144 0.315 73 125
!
1 Abomey 36 0.11 1.252 0.293 67 118
1 Nuatja 27 0.13 1.217 0.292 65 114
!
1 Parahoué 34 0.11 1.291 0.269 65 109
1
Tabl1gbo 25 0.12 1.229 0.324 75 140
1
1 A thièmé 36 0.10 1.295 0.270 65 112
11
1
A fagna-Bletta 17 0.09 1.332 0.266 72 122

Grand-P ope 37 0.09 1.229 0.357 79 160*


1
1

'* Influence maritime


1

Maritime influence
;1
1 :

U 1-17

u
3 - DONNEES HYDROLOGIQUES
[J
1 Î
f i 3-1.. EQUIPEMENT HYDROMETRIQUE
1 1
----J

Sur le Mono lui-même, on dispose de 5 stations hydrométriques régulièrement exploi-


i-~ tées et pour lesquelles on peut tracer une courbe d'étalonnage: ce sont, d'amont en aval:
U Depuis Avril 1960 - Mono à Dotaikopé (5 570 km 2) 14 jaugeages
Depuis Septembre 1953 - Mono à Korrekopé (9 900 km 2) 21 jaugeages
fi
Depui s Août 1964 Mono à Nangbeto (15 600 km 2) 12 jaugeages
1 :
LJ Depuis Mars 1951 Mono à Tetetou (20 500 km 2) 30 jaugeages
Depuis Juillet 1944 Mono à Athiemé (21 800 km 2) 24 jaugeages

r 1 En outre, 4 stations purement limnimétriques sont exploitées plus ou moins régulière-


ment: ce sont, du Nord au Sud:

- Mono à Adjarala (Latitude 6° 54 1 N)


- Mono à Agomé Seva (Lati tude 6° 28' N)
- Mono à Kpondavé (Latitude 6° 22 1 N)
- Mono à Agbanaken (Latitude 6°17'N)

Sur les affluents, on dispose des stations hydrométriques suivantes:

Depuis Février 1957 Kolowaré à Kolowaré (l18 km 2 ) 6 jaugeages


Depuis Février 1957 Nô à Paratao (l00 km 2) 10 jaugeages
Depuis Décembre 1956 Ogou à Sirka (4 000 km 2) 9 jaugeages
Depuis Septembre 1953 Anié à Anié-Gare (3 620 km 2) 28 jaugeages
Depuis Juillet 1964 Anié au Pont du CFT (3 760 km 2)

Depuis Février 1957 Amou à Amou-Oblo (255km 2) Il jaugeages


Depuis Février 1963 Amou à Glei' (1 130 km 2) 13 jaugeages
Depuis Février 1957 Amoutchou à Ebewa (370 km 2) affluent de l'Amou
1 : 14 jaugeages
- Kra à Kra (360 km 2) , 8 jaugeages
U Depuis Février 1963

3-2.. DEBITS OBSERVES

Des tableaux de débits journaliers observés, on a tiré les principales caractéristiques:

- Débit~ moyens mensuels et annuels;


- Débits d'étiage absolu;
- Crues annuelles;
- Débits caractéristiques.

Ces caractéristiques sont données dans les tableaux VIII à XXXI pour les principales
stations.

,---
1 1

J
( -
1 1
1 1
'---'

u
i i
1 1
LJ
, -,

,
1-18 , 1

TABLEAU VIII
TABLE VIII

MONO à DOTAIKOPE (5 570 km 2)


MONO at DOTAIKOPE (5 570 km 2)

Débits moyens mensu~ls et annuels (m / s)


3

Mean monthlY and annual discharge (m 3/ sec)


: 1
l, ..1

~
Année Module
F M A M J J A S 0 N D
Year Module

1
i-l
(1.2) 72 103 278 13.1 (49) 1
1960 1.3 11.4 102 2.1
1961 0.56 0.11 0 0 0 0.16 20 23.2 29.6 16.1 0.80 0.03 7.6
,i . 1

1962 Il 0 0 0 1.4 28.0 59 167 241 135 (39) 57


1963
1964
~
2.0
0.60
0.83
2.6
0.16
0.2
1.04
-
1.3
1.7
5.6
2.5
165
32.6
>321
97
324
268
191
37.3
41
8.0
]
6.2
1.7
89
37.6
r~
1

.
l ..._1
1

Moyenne
0.92 0.38 0.69 0.49 1. 1 4 9.6 70 > 142 228 96 120 ,,, 1 48
Mean
1 i
Cl
;
1
.
1
\ ••• ...J

TABLEAU IX 1
'- • .1
i
TABLE IX

ilWNO à DOTAIKOPE (5 570 km 2)


MONO at DOTAIKOPE (5 570 km 2)

Débits d'étiage absolu (1)

Absolute low-water discharge

-,
r

Débit Débit spécifique


Année Date 3 2 r- •
Im /s) (l/s.km ) 1 1
YGar Date ,
Discharge Specifie dlscharge 1 i

!
1960 30-1-61 0 0
27 et 28-1-61
(and)

1961 12-12-61 0 0 r-.


au 15-5-62 : 1
(to) } ;
1 1
-~

1962 25-4 au 31-5-63 0 0


( to)
1
1963 20, 27 et 28-3-64 0 0 i
(and) I~ . J

r~

(1) Les débits d'étiage, ainsi que les D.C.E. Se rapportent à la saison i
1
sèche suivant la saison des pluies de l'année considérée. \ -~

(1) Low-water discharge and characteristic 10w-water discharge refer


to the dry season as gov€rned by the rainy seaSon for the considered year. (-'.

1 1
• 1

1
. 1•.
i

~,

1 •
, \
~ .
1
\
1-19

f ;
1 :
I...~}

r i
TABLEAU X
\ i.
TABLE X
l~

MONO à DOTAIKOPE (5 570 km 2)


MONO at DOTAIKOPE (5 570 km 2)

Cru.es annuelles
Annual flood discharge
!
; 1

'--

Débit Débit spéclflque


Année Date 3 2
(m ;s> (1/ s.km )
Year Date
Discharge Speclflc dlscharge

1960 28 -9 665 120


1961 10-9 89 12.4
l 1982 24 -9 435 78
1983 31-8 > 880 > 160
(i 1964 18-9 590 106
: 1
1 :

l' i
! (
\ 1
L_

TABLEAU XI
TABLE XI

MONO à DOTAIKOPE (5 570 km 2)


MONO at DOTAIKOPE (5 570 km 2)

Débits caractéristiques (m 3/ s)
Characteristic dis charge (m 3/ sec)
i 1
, 1
1 1
---!

Année j
Year
DCE* o C 9 DC6 -0 C 3 DCC*

1 -i
1
1

1
1950 0 - ~ 2.9 52 31 1
t-: 1961 0 0 0.28 11.1 42.3
1962 0 0 8.5 - 318
1963 0.04 0,93 4.3 142 545
1964 - 1.0 2.0 28.5 289

* 0 C Characterlsllc dlscharge
E Law water
i (
\ :
\_~J
C HI gh water

1 :

11
'--.J
1-20

TABLEAU XII
TABLE XII

MONO à KORREKOPE (9 900 km 2)


MONO at KORREKOPE (9 900 km 2)

Débits moyens mensuels et annuels (m 3 js)


Mean monthly and annual discharge (m 3 j sec)

A nn ée 1 J., 1 F 1 M A M J 1 J i A r--S-..-I-O---.--N-.... -D---,...--M-O-d-UI-e-"',

::5"' 1--+---;---;--·--+--+I----1\r- O - ---+'1-2-8--+-4-6--+\(->'-8-)+1(>-22-) ---+-2-'-~ ~


195~ 0.33 0.19 0.04 0 26 0.46 112.9
3
139 308 371 1215 . 22.3 3:67 90 1
1956 0.73 0.62 1.09 0:63 0.15 1 1.81 4.49 21 (>74) 55 4.19 1.31 13.8 1
1957 0.17 0.05 0 0.31 5.8 '176 186 345 455 264 64 17.9 118
1958 2.46 0.60 0.26 0 . 74 1.39 12.1 3.18 3.00 15.9110122.21 1.00 0.85 4.46
1959 0.27 0.04 0.88 1 14 0.98 1 0.~2 50 40 206 11.2 1.60 35
1960 0.58 0.17 1.88 1.12 1.86 i 14.81112 191 364 1168 25 2.24 74
1961 0.45 0.21 0.03 0 0.12 0.19 32 41 56· 3~ 1 1.24 0.18 14
1962 0 0 1 0 0 0.56 42 1 89 254 307 213 47 8.4 81
1963 0.82 0.40 1.85 0.34 1.04 5.4 203 392 416, 1328 ; 71 8.3 120
1964 2.09 0.78 0.40 0.81 1.31 2.35 47 !140 349 1 59 1 10.9 (51)
1----+--+--1---1------+---+---+---+il I_ _ ~f-l__+-- 1 _

1M,::!:::::"
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l'"' '" l'" n.,
+-_,._-'-_ _-'--_--l-_ _---'-_,_--'---
'.n '" 1
--!'

TABLEAU XIII
TABLE XIII

MONO à KORREKOPE (9 900 kni 2 )


MONO at KORREKOPE (9 900 km 2)

Débits d'étiage absolu


Absolute low water discharge

Débit Débit spécifique


I-Année Date 3
(m /s) (1/ s.km 2 )
Date 1
\ Year
Dlscharge Specifie dlseharge

1954 7 et (and) 8, 16 au (to) 21, 23 au (to) 28-3-55 0 0

24 et (and) 25-2, 27-5-56 0.088 0.009


1955
1956 6-2 au (to) 12-4-57 0 0

1957 29 et (and) 30-3-58 0.14 0.014

1958 13 au (to) 15-2, 23-2 au (to) 23 -3-59 0 0

1959 29-2 au (to) 23-3-60) 0 0

13-3 au (to) 9-5-61 0 0


1960
1961 3-1 au (to) 15-5-62 0 0

5 -5 -6 3 0.20 0.020
1962
1 0.030
1 1963 20-3 et (and) 2-4-64 0.30

L .._ _ _ _ _1
1-21

r 1

!
{_....J'

TABLEAU XIV
TABLE XIV

MONO à KORREKOPE (9 900 km 2)


MONO at KORREKOPE (9 900 km 2)

Crues annuelles
Annual flood discharge

Débit Débi t spéci Iique


Année Date 2
k? 3/ s) (l/s.km )
Year Date
Discharge Specifie discharge

1954 19 -1 0 296 29.9


1955 3-10 613 61.9
1956 6-10 176 17.8
1957 16-9 817 83
1958 1 8-1 79.2 8.0
1959 21-9 555 55.1
1960 28-9 649 65.5
1961 10-9 129 13.0
1962 1 18-9 481 48.6
1963 31-8 726 73
1964 18-9 581 58.7

, 1
t '

TABLEAU XV
l ' TABLE XV
\ l,
'-.-J
2
MONO à KORREKOPE (9900 km )
MONO at KORREKOPE (9 900 km 2)

Débits caractéristiques (m 3 / s)
Characterlstic dlscharge (m 3 / sec)
, 1

LJ
Année 1
D C E D C 9 D C 6 D C 3 DCC
Year
1 1
1
1
L.

1954 0 27.2 1 104

1955 0.10 0.21 3.82 128 1 490

1956 0 0.49 1.23 9.22 1 90.6

1957 0.20 0.14 22.2 199 517

1958 0 0.55 1, 10 3.53 29.2


1 \
\ : 1959 0 0.36 1.10 31.2 278

1960 0 0.58 3.53 101 1


435
1
1961 0 0 0.22 20 86
19'62 0.26 0.38 6.80 114 [ 385

1963 0.35 0.92 5.54 248 1 573


1
1964 0.88 2.60 41 1 416
! 1
1-22

i
" J

TABLEAU XVI
TABLE XVI
2
MONO à TETETOU (20 500 km )
MONO at TETETOU (20 500 km Z)

Débits moyens .mensu~ls et annuels (m 3 / s)


Mean monthly and annual discharge (m 3/ sec) '1
1

~
Année W.cdule
Year
J F M A M J J 0 N D
Modu le
1

1 1951 2.18 5.2 9.7 52 90 237 9.9


1952 3.11 1. 71 2.39 0.97 3.47 6.7 100 151 267 340 59 10.2 79
1953 3.59 2.06 6.7 2.03 8.6 102 292 317 273 185 35 5.4 104
1954 2.54 1.23 1.60 2.23 3.27 31 76 51 109 281 65 8.4 53
1955
1956
1.83
2.91
! 0.87
1.38
3.82
5.8
15.9
4.88
16.5
1.62
68
16.9
310
16.1
521
19.5
652
109
441
87
70
7.2
12.2
3.52
178
23 , '
1957 0.73 0.16 0.80 2.19 25 167 374 492 717 482 126 32 20 1
1958 8.7 2.93 1.98 2.78 16.1 47 12.4 4.50 22 32 5.2 4.17 13.4
1959 1.15 0.42 0.80 4.40 10.3 5.0 119 65 348 248 34 8.8 71
1960 2.14 1.04 1,05 13.0 9.1 60 285 435 692 399 87 17.0 167
1961 5.3 1.89 0.74 1.62 2.98 16.1 89 57 85 76 5.5 0.83 29
,
1962 0.22 0.0 2 a 0.73 18.4 221 294 364 429 330 73 18.2 147
1963 2.72 1.82 4.88 4.60 7.2 47 (5 la) 683 >865 70 2 144 16.6 (>251)
1964 4.78 1 1.82 1.37 4.29 5.23 20.0 67 177 475 99 73
!
!MOyenne 3.05 1.33 2.46 4.41 9.50 58 185 377 285
Mean
245 59 11.3 la 4 \.

I~ .

TABLEAU XVII
TABLE XVII
2
MONO à TETETOU (20500 km )
MONO at TETE TOU (20 500 km 2)

Débits d'étiage absolu


Absolute low water discharge

1
i
Débit D ébi t spécifique ,_. .J
Année Date 3
(m /s) (1/ s.km 2)
Year Date
DJscharge SpecJf le discharge
. ,
1

1951 1-5 -5 2 0.67 0.032


1952 7-5 -5 3 0.95 0.046
1953 14-3-54 0.72 0.035 ~
,
1954 28-2-55 0.45 0.22 . ,
1955 17 au (to) 23-2 et (and) 6 au (to) 8-3-56 1.15 0.056 ~I
1956 13-3-57 0.00 1 =# a
1957 3 et (and) 4-4-58 0.96 0.047
1958 16 et (and) 17 -2 -59 0.23 0.0 11
1959 9-3-60 0.39 0.019 i
1 1
1960 25-3-61 0.49 0.024
1961 25-2 au (to) 14-3-62 a a
1962 9 au (to) 11-2 et (and) 16-4-63 1.43 0.070
1963 13 et (and) 14-3-64 1.02 Q.050
1-23

l ' TABLEAU XVIII


TABLE XVIII

MONO à TETETOU (20 500 km 2)


MONO at TETETOU (20 5000 km 2)

Crues annuelles
Annual flood discharge

Débit Débit spécifique


1 Année Date 3
1
(m /s) (1/ s.km 2)
1
Year Date
Dlscharge 1 Specifie dlscharge
-_. _--

I~ 1951 23-9 et (and) 3-10 423 20.6


1952 2-10 821 40.0
1953 29-7 826 40.3
! l 1954 14 -1 0 688 33.6
1955 25 -9 978 47.6
1956 7-10 244 1 1.9
1957 19 -9 1 176 57.3
1958 1 19 -6 149 7.3
1
1959 1-10 642 31.3
1960 29-.9 1 234 60
1961 26-7 236 11.5
1962 27-6 716 35.0
1963 6 au (to) 8-9 > 1370 (1 800 1) > 67 (93 7)
1964 13-9 742 36.2
1

TABLEAU XIX
TABLE XIX

MONO à TETETOU (20 500 km 2)


MONO at TETETOU (20 500 km 2)

Débits caractéristiQu es (m 3; s)
Characteristic discharge (m 3; sec)
1 1

Année D C 3 DCC
D C E DC9 D C 6
Year
,, J

1951 0.81 1.40 11.4 - 310


1952 1.27 3.20 10.0 III 450
1953 0.90 1.40 13.8 172 510
1954 0.63 2.06 14.6 70 380
1955 1.15 4.26 24.8 336 758
1956 0.005 1.66 6.18 16.0 146
1957 1.24 2.96 55 360 835
1 1 1958 0.29 1.24 4.54 12.3 69
1959 0.53 2.40 10.0 74 436
1960 0.61 5.00 18.3 288 786
t
\961 0 0.49 2.40 37.8 152
1 :

, ! 1962 1.62 1.92 41.7 297 547


1963 1.24 4.20 22.2 490 1 076
1964 72 558

,
L
1-24

, 1

TABLEAU XX
TABLE XX
,
l
1

MONO à ATHIEME (21 800 km 2)


MONO at ATHIEME (21 800 km 2)

3
Débits moyens mensuels et annuels (m / s)
Mean monthly and annual dlscharge (m 3 / sec)

Année Module
M A' M J A S D
Year Module

19';4 1 361 445 249 40 17.2


1945 136 179 383 282 60 21
1946 221
1947 1 501 798 ~31
1948 387
1949 508 777
1950 153 148
1951 6.0 6.8 40 85 244 264 1';4 11.7
1952 2.4 2.4 1.9 0.92 2.1 6.4 101 149 262 ~ 00 73 13.2 85
1953 4.7 2.8 13.1 3.0 7.5 11~ 275 386 310 203 43 6.0 115
1954 3.1 2.'; 1.8 2.9 3.2 44 84 92 105 328 77 15.3 6'; _.
1955 3.3 3.0 10.2 !1 12.5 16.2 81 318 574 668 506 104 21 194
J
1956 5.5 3.5 7.7 lI.4 3.8 30 29 78 128 116 15.2 2.3 35
1957 1.3 0.88 1.1 2.6 42 233 423 515 724 528 157 41 224 l
1958 5,1 12.3 1.8 1.7 10.4 ~7 17.5 2.4 21 33 3.1 2.3 12.3
1959 1.5 0.74 0.64 1.8 7.0 2.9 110 88 342 337 66 26 82
1960 2.2 1 1.5 0.88 6.5 4.3 59 283 485 606 515 12.; 24 177 ;-"1

~:i
1 1
1961 3.2 1.0 2.0 2.9 12.3 84 47 75 93 4.0 0.40 27 ,
, ,,
1962 0.33 I,. 5 0.09 0.46 15.0 273 373 371 503 439 88 20.3 175
1963 1.3 0.50 0.56 0.93 1.5 54 500 724 776 714 165 91 255
1964 6.5
I 2.7 2.3
1
5.1 7.5 30 66 189 .;94 106 15.2 2.0 77
1 i

l~_",,__ 1.__
,

l_M_~_Y_:_;n_n 1_J-_7_4_.J-~~.~
1

3 I 4 11
.e-l--_'_ _:...1_1_.9 _-,-_3_'3__ 9_'_3---L_7_1_--L_1_8_9---1'----30,,1,,__.. _ _ _:...1_3_1 ..7__,-_1_1_7_
. _1

TABLEAU XXI
TABLE XXI

MONO à ATHIEME (21 BOO km 2) ...J


MONO at ATHIEME (21 800 km 2)

Débits d'étiage absolu i i


Absolute low water discharge
"

1 1

Débit Débit spécifIque l !


Date 3 2
( m /s) (l/s.km )
Date
DI5charge Speclflc dlscharge

1951 28 au (to) 30-4 et (and) 1 au (to) 9-5-52 0.4 0.018


1952 13-5-53 1.8 0.083
1953 8 au (to) 13-3 el (and) 23 au (10) 28-4-54 1.5 0.069 1

1954 18 au (10) 22,27 et (and) 28-2, 26-1 au (10) 4-2-55 2.9 0.133
; J
1955 28-2 el (and) 1-3-56 2.9 0.133
1956 16 au (to) 28-2-57 0.8 0.037
1957 19 el (and) 20-4-58 1.2 1 0.055
1958 10 au (to) 21 el (and) 25-3-59 0.6 1 0.028
1959 10 au (to) 31-3-60 0.8 1 0.037 1 :
1960 126-3 au (to) 2-4-61 0.8 0.037
1961
1962
4 au (10) 9. 12 au (to) 14-3-62
29 -3 au (10) 1-4-63
0
0
1 0
C
1 ,',
1 l
1963
1 14 et (and) 15-3-64 -,--_1_._6_--, 0_._0_7~ I 1

, '
, '
,,
'-' 1-25

, 1
TABLEAU XXII
l ,
TABLE XXII
MONO à ATHIEME (21 800 km 2)
MONO at ATHIEME (21 800 km 2)
: 1
Crues annuelles
Annual flood discharge
. .. "".. _- Débit Débit spéclflque
Année Date 3 2
(m /s) (l/s.km )
Year Date
Dlscharge SpeclUc dlscharge

1944 26-8 730 33.5


1945 12-9 608 27.9

" -,
, '
1946
1947
29 et (and), 30-9
22 et (and) 27-9
429
840
19.7
38.5
l '
1 : 1948 6 et (and) 7-9 740 34.0
1949 6-9 860 39.4
1950 22-9 229 10.5
\, , 1951 30-10 592 27.2
1952 3 et (and) 4-10 710 32.6
1953 31 -7 730 33.4
1954 14-10 592 26.7
1955 27-9 802 36.8
,[ 1956 9-10 232 10.6
1957 21-9 814 37.3
'~--' 28-9 139 6.4
1958
1959 4-10 640 29.4
1960 1-10 830 38.0
,r 1
,
1
1 1 1961 2-10 243 1 1. 1
U 1962
1963
14-8 655
810
30.0
37.1
1 7 et (and) 8-9
1964 710 32.6
1 15-9

TABLEAU XXIII
TABLE XXIII
MONO à ATHIEME (21 800 km 2)
MONO at ATHIEM E (21 800 km 2)

Débits caractéristiQues (m 3/ s)
(1 Characteristicdischarge (m 3/ sec)

Année
D C E D C 9 D C 6 D C 3 DCC
Year

1944
1945 458
1946
1947
1948
1949
1950 175
1951 0.4 85 393
1952 2.2 1.8 9.3 120 501
1953 1.5 3.6 21.0 197 584
195 <1 2.9 3.1 23 88 515
1955 3.1 3.4 29 429 770
1
1 1 1956 0.8 3.8 9.1 59 163
L~ 1957 1.5 1.6 123 472 762
1958 0.6 2.1 2.9 7.9 74
1959 0.8 1.5 5.3 122 508
1960 0.9 2.7 25 299 774
: 1
1 1961 0.1 1.8 3.3 31 158
\~'
1962 0.3 0.3 43 372 568
1963 1.8 1.2 78 650 820
1964 3.8 7.9 71 608
;
1 !
U
1-26

TABLEAU XXIV
TABLE XXIV

OGOU à SIRKA (4 000 km 2)


OGOU at SIRKA (4 000 km 2) ; :
; ,

Débits moyens mensuels et annuels (m3/ s)


Mean monthly and annual discharge (m 3/ sec) ~I

Année
Yaar
~I F M A M J J A S 0 N 0 Module
Module ", , 1
l J
1957 a a a a 2.0 22 64 lIa 148 93 24 4.7 39 ..
1958 0.2 a a a 0.9 15 8.3 a 3.9 4.4 0.2 a ·2.7
1959 a a 0.6 a 1.2 a ~.7 13.7 45 38 3.3 0.06 8.9
1960 a a a 0.3 2.2 3.6 23 71 Ils 8.8 0.6 (22)

1961 a a a a a a la 16 21 14 0.1 a 5.2


1962 a a a a a 24 29 84 95 74 13 1.1 27
1963 a a a a a a 41 116 139 136 21 1.4 38
1964 a a a a a a 14 (33) 113 17 1.5 a 15

=
Moyenne
0.03 a 0.07 0.04 0.8 8.1 24 55 85 1.2 20
Mean
1
... - " ,
1

, ,
'. j

TABLEAU XXV
TABLE XXV "

1 1
OGOU à SIRKA (4 000 km 2)
OGOU at SIRKA (4 000 km 2)
" 1

i
Débits d'étiage absolu
Absolute low water discharge

Débit Débit spécifique


Année Date
(m 3/ s ) (1/ s.km 2)
Year· Date
plscharge Specl fic dl scharge

1957 19-1 au (to) 2-5 a a


"
et (and) 31-5 au (ta)
8-6-58
1958 durant plusieurs mols a a
(for several months)
,'-
,
~

1959 9 -12,59 au (ta) 22.4·60 a a


1960 4-1 au (ta) 11-7-61 a a

1%1 11-11-61 au (ta) 19'6-6 a a


r ,
1962 25 -1 2 -6 2 aU (ta) 2-7'6 3, 1
1
4, S, 7 au (to) 10-7-63 a 0 , ,
\ __ 1

IS63 4-1 au (ta) 30-6-64 a a

, '
, '
i !
! '
1 1
LJ 1-27

TABLEAU XXV!
TABLE XXVI

OGOU à SIRKA (4 000 km 2)


OGOU at SIRKA (4000km 2 )
1 ;
LJ
Crues annuelles
Î 1 Annual flood discharge

U
Débit Débit spécifique
Année Date 3
Year (m /s) (1/ S.Km 2)
Date
Dlscharge Specifie discharqe

1 1
~
1 1957 9 au (ta) 12-9 > 245 > 61
1959 20-6 39 9.8

,, 1959 28-9 137 34.2


1960 Il -9 241 60
:J 1961 9-10 48 12.0
1962 21-6 290 73
1963 10-8 294 74
1964 6-9 189 47.2
1

TABLEAU XXVII
TABLE XXVII

OGOU à SIRKA (4 000 km 2)


OGOU at SIRKA (4 000 km 2)

l,-J'
Débits caractéristiques (m 3/ s)
Characteristic discharge (m 3/ sec)
, 1

L.j
Année
Year D C E D C 9 D C 6 D C 3 DCC
; 1

U 1957 0 0 1,6 56 185


1958 a a a 1.6 27
[1 1959 a a 0.1 5.7 83
~ 1960 a 0 2.2 - 133

1961 a a a 6.' 38
1962 a a 0.3 41 138
~I 1963 a 0 a 63 229
1964 a a 0 9.2 135

1 1
~.J

!
~.J
1
1-28

TABLEAU XXVIII
TABLE XXVIII

ANIE à ANIE-GARE (3 620 km 2)


ANIE at ANIE-GARE (3 620 km 2)

Débits moyens mensuels et annuels (m 3 / s)


Mean monthly and annual discharge (m 3 / sec)

r A.;~:re-·-II F li M ll'--'-"~-- 1 M 1 J 1 J ....._..._~ 1 S 0 1 N ) D IMOduie l'


IModule
1 1954 '-'1 ---f-0-.a-2-lj-O-'-57-1
-
11
1'-:' '3-2ll'
0 . 50
~--+--'-"';-"'--1
1 5. a 31 1 3.9 7. 1 1 7.9 4 1. 4
1--··--
8.43
II

3.35
1
8.6
1
1
1955 1 0.95 0.01- 0.12 0.31 1.03 13.7 41,7 62.2 190 73
8.14 1
1.38 32.8
, 11 0.34
i 1956 0.33 0.56 1 0.12 0.29 4.48 4.44 l 1.91 9.90 Il.7 0.34 0.16
4.00
2.89
36.3
1 1957 l' 0 0 1 0 1 0 1 0.96 28.6 88.2 81.2 131 '102 29.9: Il
' 1958 1.04 0.91 1 1.36\2.34 0.2.; 1,48 3.35 1,36 0.89 7.61 1.15 0.5!? i 1,87
'1959 '1 0.01 0 1 0.60 0.83 1 1.04 1.56 12.8 3.29165.3 29.7 1 2.98 0.63 , 9.75
1! 1960 0.03 0 i 0.53 I.65! 0.24 8.43 51.8 91,5 118 56.3 ,'.' 6.30 0;98 28.1

11 1961 1 1
1 1
\,0.31 1 1.28 1,58 3.42 1,52 7.731 5.51 0.20 0.001 (1. 87)
1 1 35 10.9 2.38 17.2

p: ';: l':;,
1962 1 0 0 0 3.0 1 7.9 14.0 31 33 l' 69

! :::: 1 :::: :::: 1 ::i: 1 ::: 1 ::: ::: l'::·, 16.3


1.40
1.51
0.20
47
12.7

1_M_~_Ye_:n_j
... '" '" l "'T·" i ,." ,." l ,,1·, l'" 1",
TABLEAU XXIX
TABLE XXIX

ANIE à ANIE-GARE (3 620 km 2)


ANIE at ANIE-GARE (3 620 km 2)

Débits d'étiage absolu


Absolute low water discharge

r" D~blt
1
1" Débit SPéC~flqUe
1
1

:·'"""1
Année Date
(m 1 s) (li s.km )

i"..
Year Date

m •• 'o". ,,'0

~
1954 15 ou (to) 28-2 et (and) 1 ou .(to) 22-3-55
1955 28-4 au (to) 8-5 el (and) 16 au (ta) 25-5-56 1 : 1
1956 30-12-56 au (ta) 2-5-57 o ! 1
1957 26 au (ta) 31-5-58 0.06
l ,;" 1
1958 13-1 au (ta) 22-3-59 o
o
l
1959 20-1 au (ta) 22-3-60
1960 Mars (March) 1961 (0)

1
':1 1
1
1961 5 au (ta) 31-12-61,1-1 au (ta) 29-4-62 o 0

1962 28-3 ou (ta) 2-4 et (and) 5 ou (to) 12-4-63 o I,l 0 li


1963 5 au (ta) 9, 15,20 au (ta) 23-3-64 0.06 0.017
,_ _-.l.. 1
...'..'____ ;;
1 :
L 1-29
'1
i 1

U
- TABLEAU XXX -
1
1 TABLE XXX
\--.J

. ANIE à ANIE-GARE (3 620 km 2)


ANIE at ANIE-GARE (3 620 km 2)

Crues annuelles
Annual flood discharge

Débit Débit spécifique


Année Date 3 (1/ s.km 2)
(m /s)
Year Date
Dlscharge Specifie dlscharge

1954 11-\ 0 164 45.3


1 1955 1O~9 479 \32
\ :
L..~
.1956 6 -7 52.5 14.5
1957 8-9 303 84
1958 25-9 54.7 15.1
. 1
1 1 . 1-10 40.0
1959 145
1 \
1\!60 10-8 365 101
1961 17-9 44.1 12.2
f 1
1 \
1962 3 -7 191 53
\ \ 1963 28-7 504 139
L~

1964 12-9 209 58

1 1
.'

. 1
L.

- TABLEAU XXXI -
TABLE XXXI
l',
: l
ANIE sANIE-GARE (3 620 km 2)
1
ANIE at ANIE-GARE (3 620 km 2)
'-'
3
Débits caractéristiques (m / s)
1 i Characteristic discharge (m 3/ sec)
i 1
LJ

Année
D CE D C 9 D C 6 D C 3 DCC
Ycar
1

1954 0 0.63 2.90 10.2 48.2


1955 0 Ù .35 2.14 33.9 228

1956 0 0.13 0.57 1.82 22.5


1 -1

1957 0.09 0 4.98 68.4 208


:i \
L-J
1
1958 0 0.68 1.20 1.98 14.3
1959 0 0.30 1. 14 5.52 86.2
1 -, 27.9 188
1 1960 (O) 0.06 1. 50
! i 1961 0 - 0.46 \.4< 11.9
1962 0 0 4.62 24.9 106
1963 0.06 0.35 \.08 67.3 289
1964 0.30 0.96 9.40 " 109
1-30 .• _J

3-3. ETUDE DES APPORTS

Les observations hydrologiques directes ont été étendues à une période de 26 ans
(1939-1964) par régression hydropluviométrique à l'échelle du mois pour les stations intéressant
directement le projet. Les résultats de cette -extension sont donnés dans les tableaux XXXII à
XXXIV.

L'étude de l'efficacité relati'/edes estimations directes et des estimations basées sur


la période étendue a permis de déterminer, pour chaque station, la durée efficace de la période
étendue. On a retenu en définitive, pour les paramètres statistiques caractérisant les modules,
les valeurs suivantes:

- ANIE à ANIE-GARE t i

Moduleestimé : 19,6m 3 /s
Ecart-type : 14,7 m 3 / s .J
1

Nombre d'années réel de la période d'extension: 25 ans


Intervalle de confiance à 95 % 13,7 m 3 /s - 25,5 m 3 /s ~-,

Coefficient de variation . : 0,80 i ;

- MONO à KORREKOPE

Module estimé : 63 m 3/ S
Ecart-type "................... : 45 m 3/ S
Nombre d'années réel de la période d'extension: 22 ans
Intervalle de confiance à 95 %.;............. 26 m 3/ S - 64 m 3/ S
Coefficient de variation : 0,71

- MONO à TETETOU 1
, -_!

Module estimé : 114 m3 / s


Ecart-type : 73 m3 / s
Nombre d'années réel de la période d'extension: 25 ans
Intervalle de confiance à 95 % ........ ...... :. 85 m 3/ S - 143 m 3

Les débits au site de Nangbeto sont obtenus à partir de ceux de Tetetou, de Korrekopé
et de l'Anié, en supposant que les débits des bassins partiels se répartissent proportionnelle-
ment à la surface de ces bassin~ ce qui donne la relation:
f O

0Nangbeto = 0,70 0Korrekopé + Anié + 0,30 0Tététou .;

Les résultats obtenus sont portés sur le tableau XXXV. L'estimation des caractéristi-
ques du débit annuel moyen est basée sur les valeurs obtenues aux stations citées après lissa-
"ge de ces valeurs .pour tenir compte de l'erreur systématique due à la mise en oeuvre des régres-
j- ,
sions hydroplu viométriques. On a retenu en définitive les valeurs suivantes
: f
1.J
Module estimé . 92 m 3/ s
Ecart-type . 59 m 3/ s
\1
Coefficient de variation . 0,64 l ,
, i
Ecart-type d'estimation .. 12,5m 3 /s
Intervalle de confiance à 95 % .. 67 m 3/ S - 117 m 3/ s
Intervalle de confiance à 90 % .. 71 m 3 /s -113 m 3 /s
Intervalle de confiance à' 80 % .. 77 m 3 /s -107 m 3 /s
<
,'--':
On notera que les résultats précédents supposent une répartition normale des débits 1 1

qui n'est, en fait, que très approchée et non vérifiée pour les années très sèches. ~.- .j
Une estimation sommaire des caractéristiques des modules, pour les stations les plus
importantes figure dans le tableau XXX VI.
1
1-31

1 1
• 1

TABLEAU XXXII
TABLE XXXII

ANIE à ANIE - GARE


ANIE at ANIE RAILWAY STATION

Débits moyens mensuels et annuels (m 3/ s)


Mean monthly and annual discharge (m 3/ sec)
j'

Année Modu le
J F M A M J J A S 0 N D
Y'oar Modu le

1 1939 1.73 0.06 0.58 0.95 0.7 1.9 53 67 158 45 10 1.18 28.3

1940 1.16 0.11 0.11 14 0.7 1.8 23 57 136 35 10 1.02 23.3

1941 1.69 0.06 0.32 1.• 95 15.6 6.5 98 71 94 20 11.6 1.45 26.8

1942 0.80 0.10 0.17 0 19.5 2.0 0 0 38 15 4.0 0.20 6.6

1943 0.10 0.01 0.88 0.2 13.8 0.5 0 0 30 4 7.8 1.35 4.9

1944 0.66 0.01 0.08 17 0.4 2.0 0 6 59 28 6.6 0.30 8.6

1945 0.26 0.01 0 0 0.5 5.0 110 75 136 50 4.8 0.41 31.8
, 0 0.4 3.9 5 0 0 53 2.7 0.15 5.5
} 1 1946 0.80 0.01 0

l ) 1947 0 0 0.08 0 3.8 3.8 128 154 250 115 28.8 2.82 57.2

1948 0.57 0.75 1.02 2.15 1.5 6.6 71 94 90 27 4.4 0.36 24.9
1 6.2 0.61 30.5
. 1 1949 0 0.01 0 0 1.6 2.4 52 81 164 58
i 1
.j

1950 2.55 0.02 0 0 2.2 7.0 22 II 7 17 2.9 0.05 6.0

~ 1 0 8.0 1.1 0 0 56 64 6.3 0.56 11.4


1951 0 0 0.25
i, j 1

1952 0.19 0.01 0 1. 75 0.7 3.2 0 II 45 31 5.6 0.20 8.2

54 21 8.2 0.62 19.5


1953 o.~~ 0.01 0.60 0 6.8 8.8 83 51

, 1954 0.75 0.82 0.57 2.32 0.50 5.83 13.9 7.1 17.9 41.4 8.43 3.35 8.6
l '
--'
- 8.14 1.38 32.8
1955 0.95 0.01 0.12 0·31 1.03 13.7 41.7 62.2 190 13
4.44 1.91 9.90 lI. 7 0.34 0.16 2.89
f
,

l._-f
i1
1956 0.34 0.33 0.56 0.12 0.29 4.48
1957 0 0 0 0 0.96 28.6 88.2 81.2 131 102 29.9 4.0 36.3

1958 1.04 0.91 1.36 2.34 0.24 1.48 3.35 1.36 0.89 7.61 1.15 0.59 1.87

l ; 0.01 0 0.60 0.83 1.04 1.56 ]2.8 3.29 65.3 29.7 2.98 0.63 9.75
1 1959

,,- \ 1960 0.03 0 0.53 1.65 0.24 8.43 51.8 91.5 118 56.3 6.30 0.98 28.1
1 1

1 1 1961 0.86 0.05 0 0.31 1.28 1.58 3.42 1.52 7.73 5.51 0.20 0.001 1.87
1 1
' . .1

1962 0 0 0 3.00 7.9 ]4.0 31 33 69 35 10.9 2.38 17.2


1
1 1 1 1963 0.36 0.05 0.41 0.34 0.54 4.90 128 114 171 129 16.3 1.51 47
i 1
1.40 O.ZJ 12.7
1964 0.68 0.25 0.16 0.32 1.16 2.33 16.4 22 96 Il. 2

Les valeurs observées sont en italique


Obnerved dola are ln Halles

\
.~
j .~

1
1-32 l.--'

\ ,
1 1
l~ ~

TABLEAU XXXIII i "(


l '
i
TABLE XXXIII , 1

MONO à KORREKOP E
MONO at KORREKOP E

Débits moyens mensuels et annuels (m 3 / s)


Mean monthlY and annual discharge (m 3/ sec)

l.'

JAnnée J F M A M J Module
Y".gar J A S 0 N D
Modu1.,
1 1
1
1939
, 0.62 0.29 1.17 0.76 1.50 12.8 51 242 354 95 1 l. 7 1.15 64
1
1
1 1940 0.45 0.15 0.98 1.23 2.18 10.7 75 288 305 96 15.2 1.30 66
1
190 0.52 0.19 0.80 0.10 5.72 34 70 233 197 1.00 4.20 1.10 46
1
1942 0.40 0.11 1.24 0.06 3.88 30 26 211 209 100 12.0 0.50 50
1
,
~.'
'
1943 0.36 0.08 0.54 0.08 0.50 21 16.0 171 127 54 2.20 2.38 33

1 1944 0.29 0.05 1. 28 1.22 1.60 0 20.0 316 201 92 17.5 0.65 54
\ il
1 1945 0.42 0.12 0.16 0 0.18 12.5 152 212 1 \

1 263 94 14.2 0,55 62


1946 0.40 0.10 0.28 0 0 0 22 36 218 213 28 0.80 43
1 (

1947 0.31 0.06 1.29 0.12


1
0.12 7.5 67 3';3 575 294 49 7.2 112
1
1
19.; 8 0.84 0.46 0.38 0.20 1.22 14.5 4", 279 184 0 2.80 0.68
1 44
1949 0.34 0.07 0.07 0 0.06 21 269 423 414 210 44 6.9 116
1
1950 0.81 0.56 1.25 0.15 1.22 1&.2 45 133 23 54 12.2 0.34 24

1951 0.28 0.05 1.14 0.09 2.17 28 46 200 198 183 .; 1 1.4S se
1 1952 0.51 0.19 0.50 0.11 0.06 0 65 26 329 2",9 31 0.72 59
1
1953 0.45 0.14 1.45 0.14 4.26 66 218 204 190 65 14.5 0.99 64
1
1954 0.52 0.20 1.26 0.49 0.38 0 30 28 46 >78 >22 2.24 >17.4
1955 0.33 0.19 0.04 0.26 0.46 12.9 139 308 371 215 22.3 3.67 90
1956 0.73 0.62 1.09 0.63 0.15 1.81 4.49 21 (>74) 55 4.19 1.31 13.8
1
1957 0.17 0.05 0 0;31 5.8 76 186 345 455 264 64 17.9 118
1958 2.46 0.60 0.26 0.74 1.39 12.1 3.18 3.00 15.9 12.2 1.CO 0.85 4.46
, 1
1959 0.27 0.04 0.88 1.14 0.98 0.42 50 40 ZJ6 102 11.2 1.60 35 1

..
1
l '
\ '
)
1
1 1960 0.58 0.17 1.88 1.12 1.86 14.8 112 191 364 168 25 2.24 74
\1961 0.45 0.21 0.03 0 0.12 0.19 32 41 56 34 1.24 0.18 13.8 .
1962 0 0 0 0 0.56 42 89 254 307 213 47 8.4 81
1963 0.82 0.40 1.85 0.34 1.04 5.4 203 392 416 328 71 8.3 120

1~_~·09
0.78 0.40 0.81 1.31 2.35 47 140 349 59 11.0 (0.72) 51 , 1
1._

.. -

Les valeurs observées sont en !toUque L!


Observed data are ln !toUes

1 1
l ,
: 1

1-33

TABLEAU XXXIV
TABLE XXXIV

MONO à TETETOU
MONO at TETETOU

Débits moyens mensuels et annuels (m 3 / s)


'Mean monthly and annual dlscharge (m 3 /sec)

r --,
1 1

L;
--
Année Module
; i J F M A M J J A S 0 N 0
Year Module

1939 3.23 1.42 6.2 2.85 3.95 19.0 234 518 580 198 39 29 136

1_1 1940 4.20 1.85 1. 2 4 2.49 27 48 238 472 404 230 54 12.9 125
1941 3.50 1.54 1.16 1.80 1 3.2 83 \0 5 3 08 348 43 a 9.0 76

"
" 1 1942 2.52 1.10 1.45 1.20 19.8 79 32 160 288 96 4. la 6.5 58
j 1
1943 2.0 1 0.90 1.50 1.80 15.8 63 34 176 310 117 25 9.6 63
1944 2.45 1.08 3.18 2.10 8.5 15.5 32 327 588 263 55 la .1 110

1945 3.08 1.35 0.45 1.40 4.20 9.0 454 332 541 357 53 8.4 147

1946 2.90 1.27 5.3 37 15.3 58 112 155 272 570 1 18 15.2 113

1947 4.30 1.89 6.1 4.60 21 72 419 927 1048 596 128 23 271

1948 6.1 2.69 2.37 5.5 16.7 72 50 422 537 96 2.00 8.2 102

1949 2.82 1.25 1.04 1 .30 10.3 68 594 1 040 906 411 93 17.5 262

1950 5.2 2.23 1.45 3.57 9.8 47 46 110 112 105 8.0 4.40 38

1951 1. 49 0.68 '1.15 2.18 5.2 9.7 52 90 237 386 98 9.9 74


1
1 1952 3. Il 1.71 2.39 0.97 3.47 6.7 100 151 267 340 59 JO. 2 79
1953 3.59 2.06 6.7 2.03 8.6 J02 292 317 273 185 35 5.4 J04
1954 2.54 1.23 1.60 2.23 3.27 31 76 51 J09 281 65 8.4 53
1

1 1
1955 1.83 0.87 3.82 15.9 16.5 68 310 521 652 441 70 12.2 178
1956 2.91 1.38 5.8 4.88 1.62 16.9 16.1 19.5 J09 87 7.2 3.52 23
1957 0.73 0.16 0.80 2.19 25 167 374 492 717 482 126 32 201
1958 8.7 2.93 1.98 2.78 16. 1 47 12.4 4.50 22 32 5.2 4.17 13.4
1959 1.15 0.42 0.80 4.40 JO. 3 5.0 Il9 65 348 248 34 8.8 71

1960 2.14 1.04 1.05 13.0 9.1 60 285 435 692 399 87 17.0 167
r:
: i
1961 5.3 1.89 0.74 1.62 2.98 16.1 89 57 85 76 5.5 0.83 29
: 1 1962 0.22 0.02 0 0.73 18.4 221 294 364 429 330 73 18.2 147
1963 2.72 1.82 4.88 4.60 7.2 47 5JO 683 >865 702 144 16.6 >251
1964 4.78 1.82 1.37 4.29 5.2 20 67 177 475 99 (15.0) (5.0) 73
••............................. _........- - ' . - . .._----,._-"".,. ,..' '--_...''''._--,

Les valeurs observées sont en !toUque

Observed data arc ln !talles


i -34
i !

TABLEAU XXXV
TABLE XXXV

MONO à NANGBETO (site du barrage)


MONO at NANGBETO (dam site)

Débits mensuels et annuels (m:?/s)


Monthly and annual discharge (cu.m/ sec) 1
1

,J

-
Module
Année annuel
J F M A M J J A S 0 N 0
Year , 1

Annual \,.'
module

r Î
1939 2.62 0.68 3.13 2.06 2.74 16.0 144 374 533 158 27 10.6 106 i 1
\ i
1940 2.41 0.75 1.14 11.3 10.4 23.5 141 384 430 162 34 5.6 100

1941 2.6 1 0.65 1.13 1.97 18.8 54 148 305 309 28 10.9 4.55 74
1
1942 1.61 0.49 1.42 0.41 22.3 47 28 146 260 109 12.3 2.50 53
1
1 1943 0.94 0.34 1.44 0.75 14.8 34 22 173 20" 76 14.7 5.55 46

1 1944 1.42 0.38 1,g 2 13.2 4.02 6.2 24 324 362 164 34 3.79 78

1
1945 1.42 0.88 0.25 0.43 1. 77 14.9 322 301 443 210 30 3.27 III
~- )
1946 1.73 0.47 1.84 11.5 5.0 20.7 53 73 235 360 58 5.4 69
1
1947 1.55 0.63 2.84 1.51 9.2 30 264 630 894 467 93 14.0 201

~I
1948 2.86 1.67 1.70 3.33 6.4 37 95 388 356 48 5.6 3.26 79

1949 \, 11 0.44 0.37 0.40 4.3 37 406 671 680 345 63 10.6 185
1
1950 3.93 1.09 \, 3 1 1.21 5'.4 31 60 133 55 82 12.9 1.63 32

1951 0.65 0.25 1.32 0.74 8.6 23 48 166 249 290 63 4.46 71

1952 1.45 0.67 \,09 15.8 1.60 4.29 76 72 34 1 299 44 3.80 72

1953 J. 7 4 0.74 3.49 0.73 6.2 83 298 274 253 117 27 2.78 89

1954 1.66 1.09 J. 76 2.83 1.62 13.6 54 40 78 169 41 6.46 34

1955 1.49 0.35 2.35 5.8 6.9 83 397 423 647 266 57 9.91 158
1
1956 1.64 1.08 2.94 2.03 0.81 9.6 Il. 2 22 92 73 5.4 2.11 18.9

1957 0.34 0.08 0.25 8.9 12.4 124 305 447 627 402 104 25 171
1
1958 5.11 1.95 1.73 2.99 8.1 24 8.3 4.40 18.4 24 3.10 2.29 8.5

1959 0.55 0.16 1.27 2.72 4.59 2.92 80 50 295 168 20 4.27 52

7.49 122 ,-')


1960 1.08 0.44 1.30 5.9 4.27 35 201 330 547 278 49
: 1

1961 2.55 0.77 0.25 0.72 1.89 6.2 52 47 70 51 2.70 0.38 19.6 •
\ ,1

1962 0.07 0.01 0 2.30 11.5 107 174 31 1 392 273 63 13.1 112
Î
,:
1963 1.66 0.87 3.07 1.90 3.32 22 386 561 673 533 105 11.9 192
i J
1964 3.39 1.27 0.81 2.11 3.32 9.4 65 167 454 79 13.2 (2.18) 67
1
1-35

! i

r 1
1 1
i r
U
TABLEAU XXXVI
1 1 TABLE XXXVI
L,
CARACTERISTIQUES RELATIVES AUX MODULES
1
DES DIFFERENTES STATIONS DU MONO
i
\~
1
MODULE CHARACTERISTICS FOR THE VARIOUS
1 1
MONO GAUGING STATIONS
!, 1'
t-l

{ \
1 1
:,~

Modu le moyen
Mean module
11
Surface Ecart-type Coefficient
du bas sin d~variation
Rivière et statlo'n Débits
Basin Débits
River and station spécifiques Standard devlatlon
area Variation
Specifie coefflclen t
Dlscharge
dlsch arge
2 3 2 3
(km ) (m / s) (l/s.km ) (m /s)

.-- --
1 1
Mono à (at) Athlemé 21 800 125 5.7

Mono à (at) Tetetou 20 500 114 5.7 78 0.68

Mono à (atl Nangbeto 15 600 92 5.8 59 0.64


11
1
Mono à (at) Korrelcopé 9 900 63 6.4 45 0.71
1
Ogou à (at) Slrlca 4 000 20.5 5.1 1

Anlé à (at) Anlé-Gare 3 620 19.6 5.4 15.6 0.80


~ ,
1 1
Amou à (at) Amou-Oblo 255 3.6 14.1
\
1
Amou à (at) Gier 1 130 Il 9.7

Amoutchou à (at) Ebewa 370 3.7 10.0

Kra à (at) Kra 360 1.6 4.4

r, \i
1 1
1 1
I~ _J

,
Li
: 1

1 LJ
1-36

3-4. ETUDE DES CRUES i\


1

3.4.1. Crue du projet de Nangbeto

La méthode adoptée pour le calcul de cette crue comporte trois phases

- Une phase d'analyse des crues provoquées par un certain nombre d'épisodes pluvieux
remarquables à la station de Korrekopé. On obtient ainsi un opérateur de passage, ou
modèle mathématic:iue, permettant de transformer un épisode pluvieux en crue à l'exu-
toire du bassin considéré. Le modèle est ensuite extrapolé à la station de Tetetou
où il subit un contrôle. Après avoir vérifié que le modèle relatif à Tetetou est vala-
ble, on l'interpole pour la station intermédiaire de Nangbeto ;

- La recherche d'un épisode pluvieux considéré comme hautement improbable; ;-1


• '1 i
!._ 'I
- L'application à cet épisode pluvieux du modèle retenu pour Nangbeto donne l'hydro-
gramme de la crue de projet (Tableau XXXVII). ( !
1 1

En fait, par suite des précautions prises à chaque stade de l'évaluation de la crue, '- '
celle-ci est très forte. S'il est prudent de la retenir pour la protection du barrage lui-même, il
serait gênant de l'adopter pour les aménagements agricoles proj etés à l'aval du barrage. On
pourra, dans cette dernière partie du projet, se contenter d'une crue plus modeste. : J

3.4.2. Crues médianes et décennales dans le bassin du Mono

Des estimations moins élaborées ont été faites pour les crues médianes et décennales,
non seulement pour les stations principales du proj~t, mais pour d'autres stations du bassin.

Les résultats sont donnés dans le Tableau XXXVIII.

3-~.. ESTIMATION DES VOLUMES DE SEDIMENTS '-1


Un certain nombre de prélèvements ont été effectués en 1965 à quelques stations du iJ
bassin du Mono afin de déterminer la teneur des eaux en sédiments en suspension.

- MONO à KORREKOPE i j

c·,
Mesure du 6 Août 1965 : 1

-Teneurmoyenne: 158g/m 3
- Hauteur à l'échelle : 4,23 m r" ,
\
- Débit (d'après la courbe de tarage) j
- Débi t solide : environ 40 kgf s. ,; 1

Mesure du 19 Août 1965 :


Il
3 !
- Teneur moyenne :"115 g/m
- Hauteur à l'échelle : 3,67 m
- Débit (~esuré) : 180 m 3 / s i
1
1
- Débit solide : 20,7 kgf s .. i .!

~r

1
i

,"
1
l
!
,

1-37

1"

TABLEAU XXXVII
TABLE XXXVII

MONO à NANGBETO
MONO at NANGBETO

Crue du projet
Design flood

Jou rs Débits Jours Débits


Days Flows Days Flows
, . ~

lm 3/ 5 3
) (m /s)

1 8 18 2 996
2 76 19 2 832
3 214 20 2 799
4 323
5 643 21 2 423
22 2 4g 8
6 990 23 2 526
-' 7 1 380 24 1 879
8 1 426 25 1 966
( i 9 1 694
10 1 555 26 2 131
27 1 887
II 1 925 28 1 248 .
12 2 476 29 560
{ , 13 2 702
l , 30 261
1 l 14 2 768
15 3 695 31 134
32 77
16 4 502 33 12
17 3 790

1 1

,
TABLEAU XXXVIII
TABLE XXXVIII

BASSIN DU MONO
MONO BASIN

Estimation des crues médianes et décennales


Median and ten year flood estim ates

. , Cru'9's décennales
'.. J Sur/ace du bas sIn Crue médiane
Ten year Iloods

S talion Débits Débits spécJ/Jques


Area 0/ basIn MedIan /lood Flows Spec 1/Je /low s
Stallon
3 2
(km 2) (m~';~) (m /s) (l/s.l<m )
\ (sq-I<m) (m 3/ :lec) (m3/sec)
,.'- \
,
Mono à (at) A thlemé 21 800 710 850 39
Mono à (at) Tetetou 20 500 730 1 500 73
Mono à (at) Korrel<opé 9 900 550 1 000 III
,!
(" "\

Mono à (at) Dotal'kopé 5 570 500 900 161


. ! Ogou à (ot) Slrka 4 000 200 300 7.
Anlé à (at) Anlé-Gare 3 620 190 500 138
Amou à (at) Amou-Oblo 255 20 60 235
Amou à (at) Gier 1 130 - 320 284
Amoutchou à (at) Ebewa 370 25 55 149
1Kra à (at) Kra 360 - 30 83
~
1-38

- AMOU TCHOU à EBEWA

Mesure du 6 Août 1%5

- Teneur moyenne : 29,6 g/ m 3


- Hauteur à l'échelle: 1,46 m
- Débit (d'après étalonnage approximatif)
- Débi t solide 0,33 kgf s. ~ ,
!
,
- KRA à KRA : J

Mesure du 7 Août 1965

-Teneur moyenne : 66,5g/m 3


\ _i

- Hauteur à l'échelle : 1,48 m


- Débit (d'après la courbe de tarage)
- Débit solide : 0,28 kgf s.

- AMOU à GLEl
-
il
Mesure du 7 Août 1965 :

- Teneur moyenne : 52,2 g/ m 3


- Hauteur à l'échelle : 1,84 m
- Débit (d'après la courbe de tarage)
- Débit solide : 0,89 kgf s.

Ces quelques mesures permettent une évaluation très sommaire du poids de matériaux
charrié annuellement, en particulier par le Mono à la station de Korrekopé. Nous supposerons
que la turbidité est fonction du débit, hypothèse évidemment très simpliste, mais suffisante pour
, 1
dégager un ordre de grandeur (graphique de la planche 1-13). Le calcul a été fait mois par mois
~

pour chaque année d'observations; l'erreur introduite en utilisant ce procédé simplifié, au lieu
d'effectuer le calcul jour par jour, est absolument négligeable. On arrive ainsi aux tonnages sui-
vants de transports en suspension

Hl55 556 000 tonnes


1956 16 000 tonnes
1957 861 000 tonnes
1958 800 tonnes
1959 99 000 tonnes
1960 385 000 tonnes
1961 12 500 tonnes
1962 387 000 tonnes
1963 933 000 tonnes 1.
1964 278 000 tonnes,

soit un tonnage annuel moyen d'environ 350 000 tonnes.

La période comporte une année très sèche duran t laquelle le transport solide a été dé-
risoire, et deux autres années sèches durant lesquelles il a été très faible. Bien qu'elle compor-
te également une année très forte, durant laquelle le transport a été considérable, on peut crain-
dre que la présence de ces trois années sèches conduise à une sous-estimation systématique du
transport solide moyen. On adoptera plutôt une valeur de 400 000 tonnes.

D'autre part, les mesures ne portent pas sur le charriage de fond. On admet générale-
ment, en Afrique tropicale, que ce charriage ne dépasse pas 20 % du transport en suspension,
ce qui conduit à un poids total transporté de 480 000 tonnes et à une dégradation spécifique de
48 tonnes par an et par km 2.

On sait que la dégradation spécifique décroît, toutes choses égales d'ailleurs, avec la
1

1
~
i 1-39

,f 1,
! 1
LJ

[i superficie du bassin versant et pour Nangbeto on peut considérer comme pessimiste une valeur
l ' de 45 tonnes par an et par km 2, soit un transport annuel total de 700 000 tonnes..
U
, -, En admettant que les sédiments déposés et tassés dans la retenue ne peuvent avoir
i 1
i 1
une densité inférieure à 1,3, cela conduit à un remblaiement moyen annuel au plus égal à
i
540000 m 3 •
'-·1
, 1
Ces chiffres sont plus élevés que ceux qui ont été admis pour le Bandama : érosion
1 :

U spécifique de 12,6 tonnes par an et par km 2 pour un bassin de 32 400 km 2. Ce résultat est tou t
à fait normal, les conditions géomorpholDgiques du Mono étant plus favorables à l'érosion que
celles du Bandama. Il est en accord avec les érosions spécifiques mesurées sur d'autres bas-
sins tropicaux (Niger, Chari, Logone, Benoué) : 25 à sa tonnes par an et par km 2 pour des su-
perficies de l'ordre de 20 000 km 2.

000

; 1
i
LJ

r1
LJ
LI

,,- ;
,

ii
i 1

,- \
1 1

tJ

il
il-J1
: !

r, \1
l "
U

, '
, '
'-'
CHAPITRE II

( ~,
POSSIBILITES HYDROELECTRIQUES DU BASSIN DU MONO
\ 1
l '

i 1
~j
1 - POT EN TIE L H Y D RO EL E C T RIQ U E "'''''' ","" """"",",""'"'' '''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''"",,,,,,,,,,,,,,,.,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,r~ uye II-1
,- '\
! i 1-1 - Energie potentielle, II-1
U 1-2 - Répartition des aménagements, II-1

2 - AMENAGEMENT DU COURS MOYEN DU MONO II-2

2-1 - Conception de l'aménagement, II-2


2-2 - Choix de la retenue principale II-3
2-2-1 Emplacement optimum suivant le cours, II-3
f 1
u 2-2-2 Dimensionnement de la retenue,
2-2-3 Recherche du site
II-3
II-3
r ) 2-3 - Aménagements hydroélectriques II-S
1
,--,
1 2-3-1 Répartition des aménagements II-S
2-3-2 Description des ouvragés envisagés II-S
2-3-3 Caractéristiques principales des chutes "" II-6
2-4 - Programme de réali sation " II-6

,f ;,

: i 3 - AMENAGEMENT DU COURS SUPERIEUR DU MONO ET DE SES AFFLUENTS" II-7


L----l

3-1 Conception desaménagemen ts 1I-7

lJ 3-2 - Choix des si tes


3-2-1 Mono supérieur
II-7
II-7
3-2-2 L'Ogou" . II-7
! ,
3-2-3 LI Anié ,,'" II-7
3-2-4 L'Amou et son affluent l'Amoutchou II-S
3-2-S Le Kra II-S
r
;
1
i
3-2-6 Description des ouvrages envisagés II-S
; \
L ,,, 3-3 - Caractéristiques principales des chutes, II-9
3-4 - Programme de réalisation " II-9

:1
000

f;
i
L-"
1

1 1
\,
I_~
,
i 1

~I

1
1
1

'.
1I-1
r -

1 - POTENTIEL HYDROELECTRIQUE

1-1. ENERGIE POTENTIELLE

Le potentiel hydroélectrique brut total du bassin du Mono ressort en année moyenne à


3 200 X 10 6 kWh *.

A titre de comparaison, cette même valeur atteint 6 000 x 10 6 kWh environ pour le bas-
sin voisin de l'Ouémé qui le borde à PEst, et dépasse certainement 50 000 x 10 6 kWh pour le
bassin de la Volta, à l'Ouest.

r 1
Si l'on se limite à l'énergie ruisselée en année moyenne dans les principaux cours
i 1

1 1 d'eau permanents du bassin, depuis leur source jusqu'au départ du canal d'irrigation prévu à
Agbako, limite aval pratique des utilisations hydroélectriques possibles, cette valeur brute
( 1 s'abaisse à 2 000 x 10 6 kWh environ.
1 i
1 1
LéS estimations ainsi que le tracé du diagramme hydropotentiel figurent à l'Annexe
1I-1.
Mais l'aménagement de nombreux tronçons de ces cours d'eau sera toujours d'un coût
trop élevé pour pouvoir se justifier économiquement.
~

1
D'autre part, sur les tronçons aménageables, des pertes de débit utilisable sont à pré-
voir, soit par déversé s, soit par évaporation su pplém enta ire apportée par la création des rete-
nUE;S.
Enfin l'énergie nette utilisable doit tenir compte des pertes de charge dans les ouvra-
ges d'amenée et du rendement des machinE;s.

Compte tenu de tous ces facteurs, il apparaît, comme le montrera la suite de cette étu-
de, que la productibilité nette annuelle du bassin du \~ono, en se limitant à la réalisation des
chutes pouvant pratiquement être envisagée, doit atteindre de 420 à 520 x 10 6 k'Nh sui vant les
normes économiques admises.

1-2.. REPARTITION DES AMENAGEMENTS

L'étude du potentiel hydroélectrique a montré que la plus grande partie de l'énergie du


bassin, 1 060 x 10 6 k','vh, est concentrée, dans le cours moyen du :,1ono à l'aval de son confluent
-1
1
avec l' Ogou .
!
Ce sera donc la première partie, et la partie principale, de cette étude.

,
Sur le cours supérieur du Mono et de ses principaux affluents, il existe encore des pos-
----'
sibilité s importan tes estimées à 1 020 x 10 6 kWh. Mai s par suite de la plu s faible con cen tration
d'énergie, augmentant, toutes choses égales, les prix de revient unitairE;s, seul un petit nombre
de sites semble pouvoir y présenter de l'intérêt et ceci dans l'hypothèse de conditions économi-
ques favorables

1
i
1
* Le potentiel hydroélectrique brut est défini par la SOmme des surfac'es élémentaires du bassin multlpliéc~ par
leur alUtude et par la lerne d1eau ruls~eléc annuellement.
II-2

Néanmoins, par les réserves qu'ils permettent de créer, ils offrent la ressourCe de mé-
nager pour l'avenir des possibilités supplémentaires de régularisation du Mono, ce qui peut com-
penser leur faible intérêt économique apparent actuel.

Ils feront l'objet de la deuxième partie de cette étude.


: ;
Bien que les effets des réserves interfèrent entre eux, il ne sera pas tenu compte, dans
l'étude du cours moyen du Mono d'un aménagement éventuel du cours supérieur en raison du délai
important qui s'écoulera avant: sa réalisation.

Leur influence d'autre part ne saurait changer le schéma d'aménagement optimum adopté. r ,
\ 1
1

2 - AMENAGEMENT DU COURS MOYEN DU MONO

i i

2-1.. CONCEPTION DE L'AMENAGEMENT

Les apports du Mono présentent une très grande irrégularité, tant annuelle qu'inter- .- !
annuelle. }'

Or, compte tenu de la situation du marché de l'énergie actuel ou prévisible pour les !
l
1.
décades à venir, seu le une énergie notablem en t régu larisée peut présenter de l'intérêt.
r
1
Même sans cette raison majeure, la régularisation s'imposerait d'elle-même pour que 1
i
le coût des installations des centrales puisse être amorti sur la plus grande durée d'utilisation .... 1
_J
annuelle possible.
\
La régularisation s'avère par ailleurs nécessaire pour satisfaire aux besoins de l'irri- : .,
,
gation et de la protection contre les crues de la plaine côtière.
~ ,
1
Pour ces diverses raisons une retenue principale de régularisation apparaît comme in- f

dispensable en tête du tronçon du Mono à aménager.

Le barrage de retenue constituera la pièce maîtresse de l'aménagement et la chute , 1


qu'il créera sera naturellement équipée en vue de la production d'électricité.

Pour les équipements à prévoir à l'aval de cet ouvrage, sur le cours régularisé du
Mono, deux types d'aménagement peuvent être prévus:

- Des barrages de prise aveC Centrale disposée sur une dérivation latérale,

Etant donné la faible pente générale du Mono, ce type d'aménagement ne semble pou-
voir économiquement s'envisager qu'au droit des rapides d'Adjarata, immédiatement
en amont de la retenue de la prise d'irrigation prévue à Agbako. r·
\
_.~

t 1
- Des usines-barrages, avec le cas échéant un léger surcreusement du lit à l'aval.
,--
C'est ce type qui devra être adopté sur les sites autres que celui d'Adjarala et l'im-
plantation des ouvrages Sera indépendante de la pente du lit.

,,.-
II-3

2-2. CHOIX DE LA RETENUE PRINCIPALE

l
2-2-1". Emplacement optimum suivant le cours
1

Il y a naturellement tout intérêt, du point de vue hydroélectrique, à disposer cette rete-


nue le plus en amont possible pour pouvoir intéresser à PavaI le maximum de hauteur de chute.
i .

Mais cette retenue ne peut néanmoins remplir correctement son rôle que si elle agit sur
un bassin suffisant, en pratique au moins les 2/3 du bassin considéré, qui est de 20760 km 2 au
niveau d'Agbako.
, ,
~- ,
Si cette condition est réalisée, tes déversés des apports du bassin aval non régularisé
seront suffisamment réduits pour n'en traîner que des pertes de production de faible importance et
( 1 le remplissage de la retenue posera pratiquement les mêmes problèmes que si elle agissait sur
, )
l'ensemble du bassin.

i 1
Du point de vue de l'irrigation et de la protection contre les crUE:S de la plaine côtière,
il en sera pratiquement de même surtout si l'on tient compte des légers compléments de régulari-
U
sation pouvant être apportés par les ouvrages intermédiaires à prévoir et la prise d' Agbako elle-
même.

On est ainsi conduit à rechercher un site permettant de créer une retenue à l'aval du
confluent de l'Anié au niveau duquel la surface du bassin versant atteint 13 910 km 2 •
il
Ce ne serait qu'en cas d'impossibilité à peu près complète de réaliser une retenue
dans le tronçon aval que l'on pourrait à la rigueur envisager de la remonter jusqu'au confluent de
l'Ogou (bassin versant de 9 870 km 2), ou même immédiatement à l' amont (bassin versant de
5600 km 2 ), mais en prévoyant alors des retenues complémentaires importantes, notamment sur
les affluents aval.

2-2-2. Dimensionnement de la retenue

r
1 Pour la bonne utilisation des apports du Mono, la réserve à rechercher doit être au
i i
maximum de l 200 X 10 6 m 3 •
l
L'utilisation d'une double accumulation étant rarement économique, seuls des sites
permettant une accumulation de cet ordre sont donc en principe à rechercher.

2-2-J. Recherche du site

La notion de l'emplacement optimum de la retenue principale, malgré son importance


1
au point de vue hydroélectrique, ne saurait évidemment prévaloir sur les conditions locales
1
,
1 d'exécution de l'ouvrage, qui dominent l'économie du projet.
~ .
Un examen préliminaire exposé dans l'Annexe II-2 a permis de repérer 15 sites possi-
bles. Ce nombre a été volontairement pris assez élevé, et sans considération d'emplacement
optimum, afin d'être certain de ne pas omettre de sites pouvant présenter de l'intérêt pour la
création d'une retenue de régularisation.

L'étude d'ensemble ainsi réalisée, fait apparaître que ces sites présentent selon tou- ,-
tes probabilités des conditions géologiques comparables et que la profondeur probable des fouil-
les à réaliser y serait vraisemblablement du même ordre.
,
LJ
.
Sur les rives ou dans le lit, il semble que le rocher ne se situe pas à grande profon-
. deur. Ce rocher est en général composé de roche cristalline a priori de bon ne qualité, mais pou-
! ; vant présenter des altérations superficielles assez importantes, notamment au droit de la bordure
'. 1
U forestière des rives.

1
,
;

,~
! "
1 1

11-4

Le seul site faisant exception à cette règle est le site l où l'alluvionnement beaucoup
plus important poserait des difficultés supplémentaires appréciables.

Dans ces conditions, mis à part ce dernier emplacement, le classement économique


des différents sites dépend presque entièrement de l'étude purement topographique du verrou et
de la cuvette de retenue.

En première approximation, on peut considérer que chaque site est caractérisé par le
rapport:
v
en fonction de V avec
v

V volume total de la retenue


,~,
v volume hors sol d'une digue de profil donné. 1

L'analyse contenue dans l'Annexe 1I-2 fait apparaître que le site nO 9 est nettement
plus favorable que les autres.

Ce site, dit de Nangbeto présente en outre de nombreux avantages subsidiaires:

- Sa situation sur le cours du Mono est au point de vue hydroélectrique très r:rès de
l'optimum précédemment indiqué.

- Son accès est facile, puisqu'il se trouve à proximité immédiate d'une des deux seu-
les pistes traversant le Mono sur 100 km de cours.

- Sur la rive droi te il existe un col très favorable à l' implan tation d'un évacuateur de
1

crue rej ettan t les eaux à plus de 10 km à l'aval, d'où de faibles variation s dans le \- !
niveau de restitution de la Centrale.

Aucun des sites qui le suivent dans le classement ne présente une conjonction de ca- ,
ractéristiques aussi favorables.

c'est ainsi que:

- Le site nO l comporte des difficultés probables de fondation et se trouve situé à un


très mauvais emplacement à l'extrémité aval entraînant la submersion d'une partie
des terres irrigables et excluant pratiquement toute production possible d'énergie
électrique.

- Le site nO 14 est situé à un emplacement trop à l'amont ne permettant plus de contrô-


ler ni l'Anié, ni l'Ogou et n'aurait pu être envisagé que si un site complémentaire
favorable avait existé de même sur l'Ogou, ce qui n'est pas le cas.
1 1
l '
- Le site nO 6 est difficile d'accès et il est situé très en aval. Ce serait toutefois
1

semble-t-il le meilleur des sites de remplacement.

- L es sites nO 10 et nO lIon t une situation comparable à celle du site nO 9, mai s


d'accès moins aisé. Les conditions topographiques sont nettement moins favorables.

Quant aux autres sites, il s se trouvent en tout état de cause éliminés en raison de la
1
valeur trop faible du rapport V/v qui leur correspond. . \ -

*
II-S

Compte tenu de ces différents facteurs, le site nO 9, dit de Nangbeto, a été choisi en
! i
,
i
'
:
avant-projet. Les études de reconnaissance qui y ont été poursuivies ayant confirmé son inté-
- ,
1 r êt, il a été dé finiti vemen t adopté.

1 1
Son aménag'?ment a été prévu pour une retenue normale tendue à la cote 144. La jus-
II tification de cette cote est donnée à l'Annexe II-3.

2-3. AMENAGEMENTS HYDROELECTRIQUES

2-3-1. Répartition des aménagements

Le site de Nangbeto étant adopté pour créer le barrage de retenue principale, la chute
de 32 mètres créée sera aménagée en priorité.

A l'extrémité aval, la présence des rapides d'Adjarala incite à prévoir au droit de


ceux-ci un aménagement avec barrage de prise et déri vation sur la rive droi te.

Entre ces deux aménagements, 47 mètres de chute restent disponibles. Des diverses
solutions étudiées, la meilleure, soit au point de vue économique, soit au point de vue de l'uti-
lisation d'ensemble des possibilités, apparaît devoir comporter les deux aménagements suivants:

- l'usine-barrage de Nangbeto aval.

Un des intérêts de ce site de 11 m de chute est que, situé immédiatement à l'amont


i 1
de la restitution de l'évacuateur de crue de Nangbeto, ses ouvrages d'évacuation
li n'auront à être dimensionnés que pour les débits de vidange de fond et le débit tur-
biné de Nangbeto, d'où une économie non négligeable.

- l'usine-barrage de Tetetou amont qui, profitant d'un verrou relativement étroit mais
peu profond le rendant donc impropre à la création de la retenue principale, permet-
trai t la création d'une chute de 24 m.

Avec cette disposition et compte tenu de la présence des remous en amont des rete-
nues, seuls 4 à 5 mètres de chute seraient perdus entre Adjarala et Tetetou amont.

Leur utilisation par surélèvement du barrage d'Adjarala, quoique parfaitement possible,


ne semble pas toutefois être rentable.

2- 3-2. De scrip tion de s ouvrages envisagés

La description de la chute de Nangbeto est donnée au Chapitre III, celles des chutes
de Nangbeto aval, de Tetetou amont, d'Adjarala figurent à 11 Annexe II-4.

-r
II-6

2-3-3. Caractéristiques principales des chutes


i 1

1
1
---
NANGBETO TETE TOU
NANGBETO ADJARALA
AVAL AMONT
1 -
1
Cote de retenue (m) 144 III 95 65
C ote de res titu Uon (m) 112 100 -- 71 - 33
Chute brute maxImum (m) 32 II 24 32
1
1
Marnage (m) 8 - 2 2 , -,
Chu te n "Ile moyenne (m) 28 10,5 23 31
1 Débit d'équIpement (m3/s) 110 110 150 150
PuIssance ln sta1Jée (kW) 30 000 10 000 30 000 40 000
1 Retenue utile (10 6 m3) 1 000 - 140 20 1

1 Apports bru ts (10 6 m3) 2 800 - 3 550 3 550 1


1
i i
1 Apports "'près évaporation 2 700 - 3 500 3 500

1
CoefJlcJent d'utilJsatlon 0,67 - 0,65 0,65 r - ...
6
Apports u tilJsables (10 m3) 1 800 1 800 2 300 2 300
1
1 ProducUbllJté annuelle (10 6 kWh) 110 42 115 155
-,
11

La puissance installée totale serait de 110 000 kW et la productibilité annuelle de


420 X 10 6 kWh en viron.

Sauf pour la chute de Nangbeto où l'on dispose de levés preCIS effectués, toutes les
caractéristiques des autres chutes sont simplement déduites de la carte au 1/ SO.OOOe existante 1 1
; 1
en modifiant toutefois légèrement les cotes pour tenir compte des résultats des nivellements
effectués à Agbako et Nangbéto.
1

1 1

2-4. PROGRAMME DE REALISATION r--'

Soit au point de. vue hydroélectrique, soit au point de vue de l'irrigation et de la lutte
contre les crues, la réalisation de llaménagement de Nangbéto s'impose en premier.

Cet aménagement a donc fait llobjet d'une étude de « feasibility ~ propre aux ouvrages,
sans tenir compte des répercussions favorables sur les autres chutes d'aval._
, '

Le choix de l'équipement d'une deuxième centrale hydraulique nécessite une nouvelle


étude importante dans laquelle interviendront les facteurs essentiels suivants:

_ les moyens de production dont l'exploitant disposera à la mise en service de


Nangbéto ;

- le développement des besoins d'énergie

_ llaugmentation éventuelle des besoins d'eau pour l'irrigation.


· ,
1
1

II-7

3 - AMENAGEMENT DU COURS SUPERIEUR DU MONO ET DE SES AFFLUENTS

3-1. CONCEPTION DES AMENAGEMENTS

Pour les mêmes raisons que celles exposées au sujet du cours moyen, tout aménage-
ment du cours supérieur et des affluents doit comporter en tête une réserve utile importante,
d'au minimum 30 % des apports moyens annuels de la rivière au point considéré.

De même que celle de Nangbéto pour le Mono moyen, cè-S....retenues constitueront les
pièces maîtresses des aménagements.

, 1
En dehors des cours supérieurs de l'Amou et de son affluent l'Amoutc~ou, où la pente
1 1 relativement forte du lit peut permettre d'envisager des dérivations latérales, seules des usines-
barrages peuvent se concevoir.
i· i

3-2.. CHOIX DES SITES

3-2-1. Le Alono supérieur

Dans l'étude topographique systématique des possibilités d'accumulation du Lilono,


deux sites avaient été étudiés à l'amont de la retenue de Nangbéto, les sites 15 et 14, ce der-
nier apparaissant nettement comme le meilleur.

Plus en amont, en plus dlun amenuisement progressif des apports, aucun site particu-
lièrement digne d'intérêt ne semble exister.

Le site 14 à Dotékopé, permettrait la constitution d'une réserve importante· dans des


conditions économiques suffisamment intéressantes, malgré l'inconvénient de ne pas agir sur
les apports de l' Ogou.

A son actif, en plus de sa productibilité propre, elle apporterait un complément de régu-


lari sation à II aval, utile tan t pour la va lori sation des équipements hydroélectriques que pour
l'irrigation et la lutte contre les crues.
1
l ._.J

Malgré la régularisation apportée par l'aménagement précéden t et don t il bénéficierait,


r 1
l'aménagement du site 13 par usine-barrage ne présente qu 1 un intérêt limité en raison de la fai-
,

l,_ J'
1

ble chute restant disponible, 8 mètres environ.

3-2-2. L 'Ogou

Seul le site répertorié 15 semble présenter quelques possibilités interessantes d'accu-


l' mulation. Son intérêt économique apparaît néanmoins trop faible pour que lion puisse en envisa-
ger la réalisation pratique.

3-2-3. L'Anié

, , La vallée de ce cours d'eau, à partir d'une dizaine de kilomètres à 11 amont de l'extré-


,
mité du remous de Nangbéto, est suivie sur tout son cours moyen par la ligne de chemin de fer;
de nombreuses villes ou villages et cultures s'y rencontrent.

Toute réalisation de retenue de régularisation de quelque importance entraînerait des


submersions considérables.
II-S

: 1

Par ailleurs, la faiblesse des débits et l'absence de site prés.entant topographiqùement


quelque intérêt, ne font que confirmer ce point de vue.

3-2-4. L'Amou et son affluent l'Amoutchou

Affluents rive droite du tvlono, l'Amou et son affluent l'AmoUtchou sont issus du princi-
pal massif montagneux du bassin.

En conséquence, ils bénéficient de lames ruisselées relativement fortes, 0,30 m sur


l'ensemble du bassin, ce qui donne une valeur plus élevée sur la partie supérieure. :- -:
i
_1
D'autre part, les dénivelées sont importantes dans la partie montagneuse.

Malheureusement, aucun site d'accumulation économiquement acceptable, ne se trouve


dans cette zone en dehors de quelques micro-retenues dispersées sur le plateau supérieur. \ --'

On peut signaler pour mémoire: "

, 1

-'
- Un aménagement sur l'Amou entre les cotes 390 et 270, avec barrage de prise, de
capaci té réduite, et galerie ou condui te de dérivation.

La régularisation annuelle malgré le régime nettement plus régulier des apports serait
forcément imparfaite.

- Un aménagement sensiblement identique sur l'Amoutchou entre les cotes 360 et 2S0
environ.

- Quelques micro-centrales possibles sur certains sous-affluents descendant en pente


très rapide depui s le plateau supérieur ju squ' au fond des deux vallé es prin ci pales.

Plus en aval par contre, sur l'Amou, une très belle cuvette existe à l'amont du verrou
de Gboamou.

Une retenue de l'ordre de 600 x 10 6 m3 pourrait y être envisagée. Indépendamment


d'une production propre d'énergie, la réserve apporterait un complément de régularisation impor-
tant pour les chutes de Tetetou amont et d'Adjarala.

3-2-5. Le Kra \... j

. -l
Aucun au tre site d'importance comparable ne se présen te sur le Kra. Néanmoins, en 1 1
1 1
amont de son cours moyen, à Taguégankopé, un site se présente dans de bonnes conditions topo-
graphiques pour la réalisation d'une retenue de 10 à 20 X 10 6 m3.
,,,
, 1
Cet ouvrage pourrait permettre de régulariser les apports du Kra pour les usagers d'aval, 1 1
mais son intérêt .1ydroélectrique est pratiquement nul étant donné les faibles apports en ce
point.

3-2-6-. Description des ouvrages envisagés


, -,
l ,

Elle est donnée à l'Annexe II-S.

-~,

i 1
1. _1
II-9

! 3-3.. CARACTERISTIQUES PRINCIP ALES DES CHUTES


1
U

!,
~
DOTEKOPE GBOAMOU

1
......
Cote de retenue (m) 190 190
1 Cote de res tl tu tlon (m) 163 155
1
1
!
Chute brute maximum
Marnage [ml
.(m) 27
7
35
5
Chu te n elle moyenne (ml 24 32
1 Débit d'équipement (m3/s)
• 50 15
Puissance Installée (kW) 10 000 4 000
6
Retenu e u lIle (10 m3) 450 200
A pports bru ts (10 6 m3) 1 300 350
A pports après évaporatlon (10 6 m3) 1 250 300
Coefficient d'u tlll satl on ($ ) 0,75 0,90
i 1
6
Apports u lIlIsables . (10 m3) 940 270

Productlbllllé :
6
propre [10 kWh) 50 20
galn sur Pav(]l (10 6 kWh) 20 10
--- ----
Total (10 6 kWh) 70 30
1
ro'
,i 1

Toutes ces caractéristiques sont déduites de la carte au 1/50 OOOe existante. Elles

Il ne sont donc à considérer que comme provisoires.

.l
,
,
1
' 3-4.. PROGRAMME DE REALISATION
l ,

Ces deux aménagements surtout intéressants par leur possibilité de retenue ne semblent
pouvoir s'envisager qu1après réalisation de l'ensemble des aménagements du Mono moyen faisant
l'objet de la première partie de cette étude.

Leur réallsation porterait le total du productible du bassin du Mono à en viror'! 520 X


6
10 kWh.

Mais, étant de réalisation plus aléatoire, seul leur nom figure sur la carte générale,
sans indication des retenues correspondantes et ils nlont été indiqués qu'en pointillé sur le
1, "
1

~J diagramme du potentiel hydroélectrique.

r -. 000
,
, 1

, 1
i 1

! -;
; ,
;

,, '
i
CHAPITRE III
, 1

~J

, ')
1 1 ,AMENAGEMENT DE NAN G B ET 0
i !
l----,

1 - EXPOSE GENERAL, Page III-i

Choix du meilleur projet .... III-i


Données hydrologiques au site de Nangbéto III-2
( i
f
i 1
'
1-2-1 Pertes par évaporation à la surface de la retenue ... III-2
~~
1-2-2 Apports mensuels à Nangbéto III-3
1-2-3 Mesures des sédiments. III-3
1
1 1-2-4 Crues exceptionnelles de projet .. III-3
i i 1-2-5 Crue de 1947 à Tététou III-3
1-2-6 Résumé des caractéristiques hydrologiques . III-3
1-3 Conception de l'aménagement , .. III-4
1-3-1 Généralités .... III-4
1-3-2 Ouvrage central. III-4
i 1
1-3-3 Digues latérales III-5
: 1

1-3-4 Bouchure du col III-G


1-3-5 Gîtes des matériaux . III-6
r' 1-4 Exploitation de la retenue. III-G
: i
1-4-1 Définition de la retenue. III-G
1-4-2 Ecrêtement des' crues. III-7
1-4-3 Régularisation du Mono ... III-9

1-5 Caractéristiques de production III-la


1-5-1 Débit - Puissance - Productibilité . III-ID
1-5- 2 Caractère de l'exploitation '" III-Il
1-5-3 Valeurs garanties ..... III-Il
r . 1-5-4 Débits et productions classées...., .. , III-12
1
,
l..--:
'
1-6 Evaluation des ouvrages. III-13
1-6-1 Coût de la chute de Nangbéto. III-13
1-6-2 Coût de la ligne de transport d'énergie allant de Nangbéto à Comé III-13
,
~-) 1-7 Charges d'exploitation . III-14
1-7-1 Exploitation de Nangbéto et de la ligne de transporL... III-14
1 ! 1-7-2 Exploitation des centrales thermiques existantes 1II-15
LJ 1-7-3 Exploitation d'~ne centrale thermique de 24 000 kW . . III-16
1-8 Besoins en énergie . III-17

1
i
i
1
2 - MEMOIRE DESCRIPTIF. III-19
1 1
,~

2-1 Description du site de l'aménagement III-19


i: 2-2 Configuration géologique, III-19
L~ 2-3 Dispositions d'ensemble III-20

i '
1 1
1 1
'-.J
: - :'

2-4 Description des ouvrages . Page III-21 ,-- --,

2-4-1 Barrage principal. III-21


2-4-2 Digues III-23
2-4-3 Evacuateur de crue. III-23
2-4-4 Vidanges de fond . III-24
2-4-5 Prises d'eau III-24
2-4-6 Conduites forcées III-25
2-4-7 Centrale et canal de fuite. III-25
2-4-8 Poste de départ III-27
2-4-9 Ligne de transport III-28
2-5 Planning des travaux III-29
2-5-1 Principe de Pétablissement. III-29
2-5-2 Période de travaux préliminaires III-29
2-5-3 Travaux de la Phase l . . . . . . u u . . . . . III-29
2-5-4 Travaux de la Phase II . III-30
2-5-5 Travaux de la Phase IlL III-30
2-5-6 Travaux de la Phase IV III-30 .
2-5-7 Travaux de la Phase V . III-31

000

r-
I
i.
III-i
Il
J

il
1 •

1 - EXPOSE GENERAL

1-1. CHOIX DU MEILLEUR PROJET

Compte tenu du régime hydrologique du fleuve, l'étude intégrée du Mono repose sur
la création d'une reten ue permettant:

- d'une part, d'assurer les débits nécessaires à l'irrigation ainsi qu'à la production
d'énergie,
- d'autre part, de contrôler partiellement les crues.

Aux termes du Chapitre II, il apparaît que parmi les solutions qui peuvent être envisa-
gées, le schéma optimum d'équipement comporte l'aménagement des chutes de :

Nangbéto
1 J
Nangbéto aval
Tététou amont
Adjarala
L_j
Le choix qui se présente en première étape porte sur

Nangbéto et Tététou amont,

les deux autres aménagements ne pouvant être pris en considération qu'ultérieurement parce
i 1 qu'ils ne permettent pas par eux-mêmes, d'assurer une régularisation suffisante du cours du
fleuve.

, -,'
(
Des deux équipements de Nangbéto et de Tététou amont, Cl est celui de Nangbéto qui
s'impose en premier lieu - les raisons en sont principalement:

;-î
, 1
la situation du site - Le barrage se trouve immédiatement après le confluent du Mono
! '
avec la rivière Nonkpoué, de sorte qu'il contrôle non seulement le cours supérieur du Mono,
~.J mais également les rivières importantes de l'Ogou et de l'Anié.

Situé en tête du cours moyen du Mono, le barrage assurerait une régularisation des dé-
1
bits intéressant la totalité de la hauteur de chute de ce cours.
1

'.~

1
f
En regard de cet avantage majeur, l'inconvénient de ne pas avoir d'action sur les
l , bassins de l'Amou et du Kra, dont la superficie n'est que de 3 400 km 2, devient secondaire.
~ .J

les accès du site - Le site de Nangbéto offre l'avantage exceptionnel d'être directe-
ment accessible par des voies existantes: la voie principale de pénétration à l'intérieur du
Togo est assurée par route et voie ferrée de Lomé à Atakpamé ; à partir de cette voie, une piste
transversale allant d'Atakpamé au Dahomey traverse le Mono précisément au site de Nangbéto.
! '

le coût de l'ouvrage de retenue au regard du volume de la réserve.

Ainsi qu'il a été démontré au Chapitre II, la comparaison des volumes de digues néces-
saires dans les di vers sites envisagés rapportés aux volumes d'eau des bassins d'accumulation
.-'
fait apparaître un avantage très marqué pour le site de Nangbéto.

l~
1" 11

III-2
.'
-,

1-2.. DONNEES HYDROLOGIQUES AU SITE DE NANGBETO

L'hydrologie du bassin du Mono a fait l'objet d'une étude complète qui est développée
au Chapitre l du rapport.

Les éléments qui ont trait au projet de Nangbéto sont repris ici et présentés en vue de
leur utilisation dans les calculs.

1-2-1 Pertes par évaporation à la surface de la retenue

Evaporation

Les données sont fournies par des bacs Colorado installés aux extrémités de la rete-
nue. Les observations s'étalent sur une durée de 2 ans à la Station Korrekopé (Octobre 1963 à
Septembre 1965) et 11 mois à la station de Nangbéto (Août 1964à Juin 1965).
,-
Les moyennes établies ont été affectées d'un coefficient de réduction qui caractérise
le passage de l'évaporation mesurée sur bac Colorado à l'évaporation d'une retenue de grande
surface. Le coefficient adopté est 0,85.

Pour obtenir les pertes, il est nécessaire de déduire des résultats les précipitations
. sur la surface de la retenue.

Pluviométrie

Le site de Nangbéto se trouve dans la zone de plus faible pluviométrie du bassin qui
. ,
~'.

correspond à l'isohyète 1 000 mm. l '


, ,1
c_J
Les observations dont on dispose sont données par la station Anié-Mono qui tout en
étant légèrement au delà de l'extrémité Nord de la retenue, a un régime pluviométrique très com-
parable.

Le bilan des deux termes est le suivant:


, -,'
{

l !
\ ;
--
EVAPORATION PRECiPITATION DIFFERENCE
mm mm mm

J 107.6 11 - 96,6

F 111,7 9 - 102,7
- 65,9

l
M 126,9 61

A 119,4 88 - 31,4
M l' 5, 1 98 - 17,1
1
J 10f',1 157 + 47,9

J 68,2 13 a + 69,8
1
A 71,6 89 + 17,4

S 71,5 1 154 + 82,5 l


,
'--.-
,
'

0 81,9
1
102 + 20,1

N 1 14,5 38 - 76,S

D 107,0 . 17 - 90 ,
'1, •. --

-,
TOTAL "

annuel 1 204,5 962 - 242;5 1"


mm l

"
III-3

1-2-2 Apports mensuels à N angbéto

Pour la période considérée de 1939 à 1964, les débits mensuels et annuels sont repro-
duits au Chapitre l - Etude hydrologique.

1 .
1-2-3 Mesure des sédiments
1

Il a é té établi qu'à Nangbéto le remblaiemen t moyen annuel était au plus égal à


540 000 m 3.
1
1

LJ
1-2-4 Crue exceptionnelle de projet
1 .,
i
L'étude faite a pour but de déterminer le débit à retenir dans le calcul des ouvrages
évacuateurs pour assurer toute sécurité au barrage.
i-
l
Au cours du contrôle du modèle, il est apparu une marge de sécurité qui confère au
1. débit de crue de 4500 m 3 /s une probabilité extrêmement faible.

1-2-5 Crue de 1947 à Tététou

Voir dossier d'Annexe - Section III-i : Reconstitution de la crue 1947.

La série des observations pluviométriques qu'on possède donnent à penser que la


.crue la plus forte durant la période 1939-1964 a dû se produire en 1947. On a reconstitué au
moyen du modèle utilisé pour le calcul de la crue exceptionnelle l'hydrogramme qui aurait pu
être observé si à cette époque il y avait eu des observations hydrométriques.

Il faut noter que le réglage de l'opérateur auquel on s'est arrêté a tendance à sures-
,timer les débits ce qui est favorable quand il s'agit de la protection d'un barrage.

I~i
, 1
Pour l'étude de l'écrêtement des crues, le but étant différent, on a recherché des con-
1 . ditions d'écoulement qui se rapprochent plus de la réalité.

Les valeurs finalement adoptées sont portées au Tableau II de l'Annexe III-I.

LJ
1-2-6 Résumé des caractéristiques hydrologiques

Bassin versant à Nangbéto : 15600 km 2 •

j!
• 1
3
l ' DEBITS MOYENS MENSUELS (en m /s)
(Anné es 1939-1964)

J 1,8 A 4,0 J 148,6 0 203


F' 0,7 M 6,9 A 262 N 38,2
M 1,5 J 34,6 S 365 D 6,0

i '
, !

1 Module ............................................................... 3
89 m /a
D ébl t ca rac.tllrl s tI qu e d' é tla qe • • • • • • • • • • • • • • • • • • 11 • • • • • • • • • • • • • 0

Crue maximum observée èl T6tétou . Année 1963 ........ >1 3


350 m /tl
Cruo maximum calculée èl Tététeu . Annéo 1947 Il •••••• 1 &80 m 3 /tl
Crue exceptionnelle de projet èl Nanqbéto 3
1""'"1"""""1' 4 500 m /e
1

-.-,~",,,,,,,--.-,,.,,,,
- 1
III-4

[ i
1-3.. CONCEPTION DE L'AMENAGEMENT
1

1-3-1G én éralités "

1 1

! ..'
Les caractéristiques générales des ouvrages ont été établies au chapitre précédent.
ii
Le caractère géomorphologique du site conduit à envisager pour un barrage de 35 m 1

environ de hauteur, les ouvrages suivants " J

- une digue rive gauche,


- un ouvrage central entre les deux collines situées de part et d'autre du Mono,
- une digue rive droite,
- la bouchure d'un col constituée par un évacuateur de crue et .une digue.

Pour permettre de décider du type des ouvrages et d'en fixer les caractéristiques prin-
cipales, un programme de travaux sur le terrain a été décidé à la suite des premières reconnais-
sances.

Il comportai t :

- des sondages mécaniques - Ces sondages carottés avaient pour but de reconnaître
les fondations de l'ouvrage central sur les deux rives.

- des sondages manuels - Le forage de nombreux puits a été entrepris pour reconnaître

· les fondations des digues et de l'évacuateur de crue,


· les appuis latéraux de l'ouvrage cen tral,
· les gîtes de matériaux.

- des travaux de cartographie - Ils ont consisté à l'établissement d'une carte de la


retenue à l'échelle 1/20 000.

- des plans topographiques - Ils concernaiert des levés au 1/ 5 000 et au 1/ 1 000 des
emplacements d'ouvrages.

Les campagnes de sondages ont été accompagnées de prélèvements de terre pour ana-
lyses et essais. Les résultats ainsi que l'étude géologique sont donnés en annexe (section
III-2).
Les travaux de cartographie et de topographie ainsi que l'établissement de la courbe
de capacité de la retenue font l'objet de l'annexe III-3.

1-3-2 Ouvrage central

La première solution envisagée a été un barrage à voûtes multiples avec centrale au


pied. Les pertuis des conduites forcées des vannes de fond, et ~.::rentuellement des vannes de
réglage eussent été intégrés dans le barrage de façon classique. ëette formule a été très vite
éliminée à la vue des ré sultats de sondages qui ont montré que les sols d'assises des maçon-
neries devraient' être cherchés très profondément sauf peut-être en quelques points du lit mineur.
.~
,.
Deux solutions ont été comparées ensuite: 1

'- un barrage en enrochements avec centrale au pied qui 'serciît traversé par un "ensem-
ble de 4 conduites auxquelles correspondraient 4 tours, deux de ces ,quatre systèmes étant affec- 1-
tés aux vidanges de fond et deux systèm'ès aux prises d'eau.
- ~.. ,6. ~\ . • ..::-_ •
, '

- un barrage en enroch"em~nts qui ne comporterait plus que les deux conduites envisa-
gées ci-dessus
.
pour.les
'. .
varines de fond. Une dérivation réservée - à la prise d'eau, conduites
~r.r,. .
,;.' ~
,
Li
III-S

1
U

forcées - serait placée en tranchée dans le mamelon rive gauche et aboutirait à la Centrale im-
planté e du même côté entre le mamelon et le lit mineur.

1
1 Les poin ts prin cipaux qui son t apparu s mon trent que la varian te l ne présen terai t un
1
1_,
intérêt que si l'on pouvait adopter des talus très raides pour diminuer l'importance de la lon-
gueur et du diamètre des conduites forcées et si on vérifiait dans le lit de la rivière que l'on
n'a pas lieu d'aller chercher trop profond les assises des ouvrages importants de S.A.
, 1

Dans la deuxième variante, le point particulier est le mur de soutènement sur lequel
vient buter le remblai du barrage. L'étude d'avant-projet montrera jusqu'à quel point il y a
'i intérêt d'éloigner de l'axe de la rivière le départ de la dérivation pour diminuer la hauteur de ce
L_, mur ce qui augmente les déblais. Mais les déblais provenant des fouilles de cette dérivation
comme ceux de la Centrale et du canal de fuite trouveront leur emploi comme enrochements ou
, 1 autres matériaux de remblais.

Ajoutant à ces considérations, les incertitudes, normales dans une étude prélimincire,
qui subsisten t sur la qualité des matériaux et sur les conditions de leur mise en œuvre, on a
finalement retenu pour le projet la variante 2 (prise d'eau sur la rive gauche). Elle conduit à
moin s d' aléas dan s l' exécu tion et elle se prête à une exploitation plu s facile. Il fou t enfin no-
ter que les dis posi tions prévues pou rron t être modifiées dl après les ré sultats donnés par les
travaux complémentaires de terrain qu'il sera nécessaire de faire pour l'étude du projet définitif.

Les pentes des talus dépendent de la qualité des matériaux qui seront utilisés. Une
étude de stabilité a été faite avec les quelques renseignements recueillis (Annexe II-S-l). On
f1 a adopté les fruits indiqués ci-après que l'on retrouve dans de nombreux projets de barrages à
u l'étude ou déjà exécutés.

" i digue.......... 1,8/ l à l'amont 1,4/ l à l'aval


noyau 1/ l à l'amon t 0,8/ l à l'aval

Les pentes restent bien entendu théoriques; elles seraient adoucies si le tout venant
L de carrière présentait un pourcentage important d'éléments fins.

1-3-3 Digues latérales

Elles sont prévues en terre compactée. Bien que d'une hauteur modérée, 20 mètres au
maximum, il se pose un problème de fondation.

Les essais effectués en laboratoire sur des échantillons intacts ont montré une diminu-
i -',
tion de résistance au moment de l'humidification. Ce résultat a pour conséquence d'adoucir les
l----' pen tes du tolu s, alors que les caractéri stiques des matériaux d' emprun t pou r les remblais, au to-
riseraient des talus assez raides.
j i
Les études de stabilité ont également fait apparaître un coefficient de sécurité satis-
faisant pour une coupe-type de digue, caractérisée:

l'
) 1
- à l'amont par un talus de fruit 3/ l protégé par un tapis d'enrochements reposant sur
,-~ le remblai par l'intermédiaire d'une couche filtrante.

- à l'aval par un talus de fruit 2,S/ 1. Il sera ménagé des risbermes équipées de cani-
veaux pour évacuer les eaux au pied du barrage.

Préalablement à toute mise en place, le sol sera décapé sur une profondeur moyenne
de O,SO m. Ensuite, il sera nécessaire de prendre des dispositions pour éviter un effondrement
de structure au moment de la mise en eau. Pour aussi paradoxale qu'elle puisse paraître, la
solution pourrait être de procéder à la saturation du sol par un arrosage prolongé. De cette fa-
çon, on tendrait à ce que les matériaux de fondation présentent dés la mise en place du remblai
leurs caractéristiques minimales, celles-ci ne pouvant par la suite que s'améliorer du fait de la
con soli dation sous ch arge.
";';.

1II-6

1-3-4 Bouchure du col

Evacuateur de crues

Il comprendrai t un déversoir libre et des vannes de réglage.

Les sondages manuels ont montré qu'il fallait enlever une épaisseur de terre d'au
moins 2 mètres pour fonder les ouvrages sur un rocher en place.

Les vannes ont été placées au point bas du thalweg apparent qui se situe au point de
liaison entre la digue et le seuil déversant. La connaissance plus approfondie du rocher pourra
entraîner leur déplaçement sur la gauche·du déversoir. Cela se justifierait en particulier si on
trouvait dans cette zone un rocher utilisable dans la construction de la digue centrale. On ne
craindra d'ailleurs pas les excavations complémentaires ramenant les eaux dans l'axe du thalweg.

La nouvelle implantation présenterait un avantage dans le cas où lion ne donnerait pas


suite à la construction d'un pont au-dessus du seuil déversoir. Il serait alors possible de se ~I

rendre en tout temps de la Centrale aux vannes de réglage. 1 1


1 J
Digu es

La digue faisant suite au déversoir sera conditionnée comme les précédentes. Dans
l'étude définitive on pourrait en traiter une partie en digue fusible pour diminuer l'importance du
seuil. ,'1
, 1
i 1

1-3-5 Gitesde matériaux


1 1
Deux zones d'emprunt de terres situées une sur chaque rive ont été reconnues. !

Les caractéristiques de cisaillement et de compressibilité des échantillons soumis


à des essais en laboratoire montrent que ces matériaux peuvent être utilisés pour le corroi des
digues.
Les renseignements, donnés au sujet des carrières, ~l.iffisant pour une étude prélimi- r l

naire, devront par la suite être complétés par des reconnaissances plus détaillées.

A l'aval de l'évacuateur de crue deux sondages mécaniques ont vérifié la présence de


rocher compact en dehors des zones d'émergences dans le thalweg, à une profondeur de 7 m.

1-4.. EXPLOITATION DE L,A RETENUE

Les conditi~n~ d1exploitation ont été reconstituées'1ur une période d~ 25 ans, en utili-
sant les données hydrologiques indiquées précédemment. . ,

,
1-4-1 Dé/inition de la'retenue L

Le plan d1eau caractérisant la retenue norm.alèe~stfixé àla cote 144 m. Le volume


donné par la courbe de capacité s lélève à l 570 millions de m 3 pour une surface noyée de
177 km 2.

Un marnage de 8,'inètresëntre les cotes 144, et 136perm,et de disposer d'une tranche.


utile de 990 millions de m 3 • Exc~ptionnellerrient, lci;;~ete~'ue pe~t'être abaissée JUSqu'Ô la cote
130 ce qui assure une tranè'he complémentaire de 360 ~i.llionsge riJ3.

r
)
III-7

1-4-2 Ecrêtement des crues

Amortissement naturel

Les observations hydrologiques montrent que la période des crues du Mono, qui
s'étale de Juillet à Octobre, est précédée d'une longue période de basse..s eaux pendant laquelle
l1 1' le dé bit moyen es t in férieur à 10 m 3/ s. Il en ré suIte que si l'on cherche à turbin er un débit à
peu près constant dans l'année, la retenue est forcément basse au début de la saison de..s crue..s.
La satisfaction des besoins d'irrigation qui sont les plus forts de Novembre à Février produit le
même effet.

Les conditions naturelles font donc que l'on est certain de disposer, vers le mois de
Juillet, d'un creux important de la retenue, pendant le remplissage duquel on bénéficiera obliga-
toirement d'un amortissement de..s débits.

Amélioration de l'amortissement naturel


r:
1
Si la retenue était exploitée avec le seul souci de la plus grande production électrique,
l~
1

on assurerait son remplissage le plus rapidement possible, et en annee abondante, la retenue se-
rait pleine bien avant la fin de la période des hautes eaux. On supprimerait la première partie de
la crue et on serait obligé de restituer intégralement la seconde.

Le problème est différent. Il e..st en effet essentiel d'écrêter les débits de crUE:S, ce qui
r1 im plique de retarder autant que possible le remplissage. Or, cela E:st faisable avec un risque
u très faible de perte d'énergie à cause des circonstances suivantes:

r -, - La h,auteur économique du barrage correspond à une capacité qui ne permet pas d'pm-
1
1 1
1
magasiner la totalité des fortes crues, donc on a, de toutes façons, d'importants déversés.
•.--J

- Le mois de S~ptembre est presque toujours le plus abondant. En tous cas, on ne


i 1 trouve jamais de mois de Juillet et Août, marqués d'un fort débit, suivis de Septembre et Octobre
; 1

LJ déficients. Il y a là une corrélation très nette, explicable météorologiquement entre l'abondance


de la première partie de la crue et celle de la seconde.

En se basant sur les moyennes mensuelles, on a déterminé que la date que l'on devait
adopter pour la fin de remplissage était le 31 Octobre.
[ --,
1 1
Consigne d'exploitation aux mois d'Août, Septembre, Octobre
U
Les deux points extrêmes de la courbe de remplissage sont connus.

Ils sont donnés par la hauteur de marnage choisie qui correspond au meilleur compromis
entre la régularisation et la garan tie de puissance.
ii
l ' Le point de départ, correspondant au point bas de fin Juillet, est à la cote 136. Autre-
Li ment dit, il est admis que pendant la période sèche de début Novembre au 1er Août, la tranche
de 990 millions de m 3 est entièrement utilisée. Cette condition constituera une des données
dans la détermination du débit moyen turbiné.

Le point d'aboutissement a été défini ci-dessus. En année normale, le plan d'eau doit
atteindre le 1er Novembre la cote 144 m.

Les consignes de remplissage choisies sont les suivantes

[i
c
III-8
r-,
~ !
, 1

!
! !

1
CUBE ACCUMULE P LAN D'EAU

fin Juillet ............................................................. 136 m


Août ..... 320 X 10 6 m 3 (débit 120 m 3 /s) . .......... 139,3 ~
l ,

Septembre. 570 x 10 6 m 3 (débit 220 m 3/ s) ........... 143,4 1


I~
1

Octobre ." 100 x 106 m 3 (débit 37m 3 /s) ........... 144

L'exploitant cherchera à suivre cette courbe.

En année moyenne ou abondante, il règlera le débit des vannes d'évacuation de façon


à ne pas la dépasser, en se limitant toutefois à une ouverture telle que le débit à Tététou (c'est-
à-dire à l'entrée du Mono dans la plaine) ne dépasse pas un maximum que nous appellerons débit
d'écrêtement. En année déficiente, si la retenue a tendance à se remplir moins vite que prévu,
il réduira les débits turbinés pour essayer de rattraper la courbe-type.

Ces conditions, accompagnées de consignes complémentaires, ont été appliquées aux


plus fortes crues observées. Les calculs développés en Annexe (Section IIl-4) ~ 11.égularisation ;
n 1

~ .J
du Mono ),sont résumés ci-après
Il
Crue de 1963 , J
'débit d'écrêtement 700 m3 / s
surélévation du plan d'eau 0,50 m cote 144,5 m

ou, encore

débit d'écrêtement
surélévation du plan d'eau

Crue de 19~7

Débits de crue ,corrigés

écrêtement 900 m 3 / s
suré lévation du plan d'eau 0,40 mcote 144,4 m

Débits de crue résultant du modèle


3
écrêtement 1200 m / s
surélévation du plan d'eau 1,30 m cote 145,3 m
3
......
'
i 1
La crue de 1947 - débits corrigés - est donc théoriquement amortie à 900 m /s. : i
! ,

Toutefois, 'en raison,

. de la difficulté à compenser exactement à Nangbéto les débits des bassins intermé-


diaires,
I~,
. de l'incertitude sur les débits reconstitués, et aussi sur le décalage dans le remplis- 1 1

sage retardé, J J

il est indiqué d'adopter une marge de sécurité en portant l'écrêtement à 1200 m 3 /s. C'est cette
valeur qui interviendra dans la détermination de la hauteur des digues nécessaires à la protec-
tion contre l'inondation des plaines du cours inférieur du Mono.

il
:J
III-9
r i
l ,
1
L.J

·1
Evacuation des crues

Les ouvrages sont conditionnés pour répondre aux règlages indiqués ci-dessus et pour
assurer l'évacuation du débit de crue exceptionnelle de projet de 4500 m 3 /s.

Les principales caractéristiques sont:


i
1
- 2 vannes de fond capables d'un débit de 500 m 3 / s sous la cote de 144 m.
LJ
- 1 déversoir libre de 300 m de longueur utile dont le seuil est arasé à la cote 144 m.
- 3 vannes de surface d'une longueur totale de 36 m reposant sur un seuil à la cote de
136 m.

La capacité de débit de chacun de ces ouvrages est déterminée en annexe (section


III-5-2 «Calculs Hydrauliques )J. .
Les courbes tracées schématisent les interventions de l'exploitant pour évacuer le dé-
bit d'écrêtement suivant le niveau de l'eau dans la retenue.

On distingue:
,,-)
! i
, 1 - niveau compris entre 136 et 140/ 70 m
l~
Le débit maximum des vannes de fond et de surface est inférieur au débit d'écrête-
ment. Dans une première phase les vannes pourront être grand ouvertes

- niveau compris entre 140/70 et 144 m


i i L'ouverture des vannes de fond est progressivement réduite. A partir de la cote
! 142,8 m les vannes de surface peuvent suffire à l'évacuation de débit maximum autorisé
;~
et les vannes de fond peuvent être totalement fermées.
:- 1 - niveau compris entre 144 et 145/5 m
i !
Le débit donné par le déversoir libre vient s'ajouter à celui des vannes de surface
.,, chargées du règlage. Au-dessus de la cote 145 m / ces dernières sont progressivement
fermées pour laisser le déversoir seul en service à la cote 145,5 m.

Jusqu'à ce peint, le débit à Tététou nia pas dépassé la valeur de 1 200 m 3 / s.


-1
\
U - niveau au-delà de 145,5 m
Si le niveau dépasse 145,5 m par suite d'une crue exceptionnelle, il n'est plus possi-
ble dl amortir les débi ts à 1 200 m 3/ s. Les vannes sont progressivement réouvertes de
teIIe façon qu'à la cote 146, considérée comme un maximum, le débit total évacué se-
rait de près de 4 700 m 3/ s.
,.,
: :
1 i
LJ
1-4-3 Régularisation du Mono
C )

Débit moyen turbiné en année normale

Indépendamment de l'évacuation des crues, une année normale est caractérisée par les
niveaux du plan d'eau au barrage.

Ainsi qu'il a été vu plus haut, à la fin de Juillet, on doit avoir un creux correspondant
au point bas de 136 m, alors qu'à la fin d'Octobre, la réserve doit être pleine, le plan d'eau se
l,
1 trouvant à la cote 144 m. Au cours des 25 années considérées, il en est 16 qui répondent à ces
~
condi tion's.

Faisant donc suite au remplissage de la retenue, le volume dont on dispose pour les
8 mois qui suivent, provient:
(-.,

III-lO

- de la tranche utile de 990 millions de m 3 obtenue avec le marnage de 8 mètres, 1


1
:

- des apports du Mono qui de Novembre à Juin se chiffrent en moyenne à 170 millions
de m 3 • Dans cette estimation, il n'est pas tenu compte des apports dés anné8s par-
ticulièrement abondantes, qui constituent des écarts venant fausser les résultats. ~,

: !
1

On obtient un total de 1160 millions de m 3 , d'où un débit moyen arrondi à 55 m3 /s.


~-,

1
Cette valeur constante pendant toute l'année a été retenue dans le calcul de la produc-
tibilité d'énergie. Elle est très supérieure aux besoins maximaux des irrigations (36 m 3 / s).

Débit moyen turbiné en année déficiente

Des restrictions sont à apporter au débit de 55 m 3 / s.


~,

,1 1
,
Leur étude conduit à des consignes d'exploitation devant intervenir pendant la période 1 1
: J
de remplissage et également à compter du 1er Novembre.

Les consign8s d'exploitation étudiées en annexe (Section III-4-2) sont ici appliquées ~
1
aux années catastrophiques 1958-1959. 1

Le 31 Juillet 1958, la retenue se trouve à son niveau normal après avoir assuré pendant ~
, 1
les mois précédents un débit turbiné de 55 m 3 / s. Les faib1es apports d'Août obligent à réduire '- j
progressivement le débit à 30 m 3 / s.
~I
! i
La sècheresse continuant, la restriction s'àccentue pour atteindre 14 m 3/ s. Ce débit
,... i
turbiné pendant le mois d'Octobre conduit, en fin de période de remplissage, à un cube de la
réserve de 480 millions de m 3 seulement.

Le débit turbiné étant maintenu à 14 m 3 /s, la retenue est, à la fin de Juin 1959, à son 1 J

extrême limite de210 millions de m3 correspondant à un plan d'eau de 129,8 m.


~ 1
1 1

Grâce aux apports de la période de crue, la situation est partiellement rétablie le 31 1


'.....1 '

Octobre avec un cube de l 410 millions de m 3.


, '
Les autres années déficientes s0nt bien moins catastrophiques, les restrictions obser-
vées auraient été
;---,
Débit
3 Années
m /G

25 1957-1962
33 1944
38 19 5 1
42 1955
46 1942-1949
0 1960

1-5.. CAR.t1CTERISTIQUES DE PRODUCTION

1-5-1 Débit - Puissance - Productibilité


"
Le débit nominal d' équipemen t a été fixé à 110 m 3/ s. La puissance qui en résulte
couvrira des diagrammes de charge ayant un facteur d'utilisation assez bas, pouvant descendre
à mcins de 0,5.
---,
1 1
! 1

Le
III-ll
il
i 1
l ,
'---'

[j L'usine ei?t équipée de deux groupes identiques dont les caractéristiques calculées
en annexe (Section 1II-6-1) sont les suivantes:

- puissance nominale des turbines (sous une chute nette de 31,4 m) : 15 250 kW
- puissatî-ce sous 16,9 m (chute minimale): 7 950 kW
- puissance des alternateurs : ; 14650 kW -18 300 kVA

Sur une moyenne de 25 années, la productibilité annuelle mesurée à la sortie de la


Centrale est de 94 GWh (débit turbiné moyen limité à 55 m 3/ s).
;1
: i
L ~ 1-5-2 Caractère de l'exploitation

il Années normales
U Les variations du plan d'eau de la retenue au cours d'une année conduisent à une pro-
duction d'énergie qui passe par un minimum et un maximum .

. Production minimale

La plus faible hauteur de chute nette est enregistrée en Juillet par suite du creux de
la réserve. De plus, en année pluvieuse, il arrive que l'on est obligé d'évacuer par les vannes
de fond des débits importants. La manoeuvre a pour effet de relever le plan d'eau aval ce qui
accentue la diminution de la hauteur de chute.

En moyenne, on peut adopter les valeurs suivantes:

3
Q = 55 m / s

Puissance moyenne au départ de la Centrale : 10 550 kW


Energie mensuelle : 7,8 GWh.

- Production maximale

Elle est obtenue quand le niveau amont est à sa valeur normale dei 144 m, c'est-à-dire
au début de Novembre.

On a : Hn = 31,4 m
Puissance moyenne au départ de la Centrale 14 500 kW
Energie mensuelle : 10,4 GWh.

Années déficientes

Les débits turbinés doivent être réduits dans les limites précisées à l'étude de la régu-
larisation du Mono.

Les courbes nO 12 à 17 qui figurent dans le volume -.:le planches, partie IIIlI; traduisent
graphiquement les variations mensuelles en ces années sévères.

1-5-3 Valeurs garanties

En raison de la distance qui sépare NanÇJbéto de Cotonou et de Lomé, il est indispen-


sable, pour assurer la sécurité de l'alimentation des besoins prioritaires des deux capitales,

* A la sulle des dessins des ouvraqes el den p1<:mches relatlvfJS aux InvfJ'ltlqatloJ)s l'ur le terrain.
III-12
,-1

d'associer à la centrale hydroélectrique deux usines thermiques de complément, usines qui exi~­ ;l
teront d ' cülleurs déjà dans chacune des deux villes lors de sa mise en service. i
r--.
Ainsi qu'il est montré ci-après, un ensemble constftué de Nangbéto avec ses deux grou-
! 1
pes de 15 MW d'une part et de groupes diésel d'une puissance totale de 10 !,hW d'autre part, per- 1

met de garantir une puissance de 25 MW, ce qui correspond, sur la base d'une durée dl utilisation
annuelle de 4 800 heures à une quantité d'énergie de 120 GWh par an.' "

En temps normal, les disponibilités en eau permettront d lassurer sans difficulté la pro-
duction d'up.e quantité,d'énergie mensuelle de la GWh sous une puissance de pointe de 25 MW,
les groupes diésel ayant à fonctionner de façon intermittente pour complèter éventuellement la
production hydraulique.

Mais, ainsi' qu'il ressort de l'annexe III-6, le débit disponible pour être turbiné est sus- "1
ceptible, à certaines époques de caractère exceptionnel, de descendre à des niveaux relativement \'- !i
bas.

Les valeurs moyennes mensuelles les plus faibles auraient été au coûrs des 25 années n 1

d'hydraulicité connue: , -,i


1

- Juin 1959 débit turbiné 14 m 31 s


- Mai 1962 débit turbiné : 25 m 3 /s

On peut raisonnablement ne pas prendre en considération le minimum de 1959, une dé-


faillance hydroélectrique portant sur un mois au cours d'une période de 25 ans étant tout à fait
admissible.
,-)
Pour un débit moyen turbiné de 25 m 31 s, minimum à retenir, l'énergie hydroélectrique ,
disponible s'é'lèverait à 2,8 GWh par mois, alors que' comme indiqué plus haut, le besoin d'éner- l j
gie globale est de la G'l/h.
r'l
1 1
Mettant à profit la puissance installée à Nangbéto, on valoriserait alors cette énergie 1 1

hydroélectrique en la plaçant au sommet du diagramme de charge. " j

,c-,

Avec les diagrammes de charge observés habituellement dans des distributions compa- ,: !,
1 i
rables, à une puissance de crête représentant 60 % de la puissance totale appelée, correspond , _!

une énergie représentant seulement 25 à 30 % de l'énergie totale nécessaire. Les 2,8 GWh hy-
drauliques disponibles assureraient donc bien la puissance de 15 MW qui, ajoutée aux la MW
thermiques placés alors à la base du diagramme, permettrait de garantir 25 MW.

Une cmalyse de l'exploitation fictive de l'ensemble hydraulique thermique ci-dessus


défini pendant la période de 25 ans d'hydraulicité connue a montré que la production annuelle de
120 GWh sous 25 M'Il de puissance maximum serait en moyenne assurée

- à raison de 94 GWh par N angbéto ~!1


,
- à raison de 26 GWh par les centrales thermiques d'appoint. "- -'

Dans le calcul de la rentabilité de Nangbéto, sous l'aspect d'une garantie de 25 000 k W - ' - 1
120 GWh, il y a lieu de tenir compte des charges d'exploitation des deux Centrales thermiques.
Les valeurs sont consignées ci-après au paragraphe 1-7.

1 1
:_. J
1-5-4 Débits et productions classés

La courbe des débits classés nO 19 (Volume de planch8s, partie III) montre le rôle impor-
tan t joué par le barrage de Nan gbé to.

Les points particuliers qui marquent la régularisation sont:


III-13

- débits de . 55 m 3/ S 200 mois 67 %


- débits compris entre .. 40et55m 3 /s 50 mois 16 %
entre .. 30 et 40 m 3/ s 20 mois 7 %
- débi ts de 25m 3 /s 20 mois 7 %
. - débits de 14m 3 /s 10 mois 3 %

La courbe l du graphique 20 donne les productions d'énergie classées obtenues avec


l
,
'
1
un débi t moyen turbiné de 55 m 3/ S au maximum.
: i
l-..J

La courbe 2 traduit une productibilité supérieure. Elle résulte d'un débit turbiné plus
élevé pouvant aller jusqu là la limite de 110 m 3/ s, quand en période de remplissage, les condi-
tion s hydrologiques son t favorables ..

Une telle énergie surabondante ne peut s'inscrire que dans un diagramme de charge.
plu.s important que celui actuellement-considéré. Cet excédent présente un intérêt limité, car il
correspond au maximum à la valeur d'économie des charges proportionnelles d'une production
thermique.

Pour les 25 années considérées, l'énergie excédentaire s'élève à 400 GWh, soit sur
la base de 2,89 F CFA le kWh, un montant de l 150 millions de F CFA.
1 -,
( 1
U
1-6. EVALUATION DES OUVRAGES

1-6-1 Coût de la chute de Nangbéto


i l
r !
L.J Le montant total du coût de la chute évalué sur la base des conditions éconori'liques à
la date de Juillet 1%5 s'élève à la somme de : 6 524 millions F CF A

se décomposant comme suit:

- dépenses d'installations générales et d'études .. 305


installations de chantier 350 {
i :
U - génie ci vil génie ci vil proprement dit du barrage . ~ 5 170
et de la centrale 4 820 )
- matériel d'équipement .. 1 049

Total: ..... 6 524 millions F CFA

Le détail de l'avant-métré et du devis estimatif figure en annexe (Section 1II-7).

r~ l
1 :
1-6-2 Coût de la ligne de transport d'énergie allant de Nangbéto à Comé
Li Sur les mêmes bases économiques, l'estimation est de :

- lignes 150 kV . 667 millions F CF A


- poste de sectionnement . 53

Total: .... 720 millions F CFA

La liaison entre Lomé et Cotonou n'est pas examinée dans ce projet, car elle appar-
r 1 tient à une étude plus gén éraIe sur le transport de l'énergie, qui viendra notamment fixer les
J caractéristiques de la ligne. .

Bien que cet équipement ne soit pas défini, il t'st possible de faire une comparaison
économique entre Nangbéto et une seule centrale thermique d'une puissance de 24 000 kW. La
III-14
~-I
1 :
> ,
1 '.
'_J

ligne de transport joignant les deux capitales étant commune aux deux projets, on peut ne pas
en tenir compte.

1·7.. CHARGES D'EXPLOITATION


Il
L'examen auquel il est ici procéd~ consiste à définir les éléments de calculs qui in- l 1
1

terviendront dans l'étude économique du projet faisant l'objet du Chapitre IX.


~,

Les charges d'exploitation, non compris les charges financières, comprennent: , !


i 1
- les provisions de renouvellement calculées sur la durée de vie des ouvrages et du
matériel, r-I
! 1

- les dépenses proprement dites d'exploitation comportan t : lJ


. l'entretien des ouvrages,
1/
les frais de personnel, ! 1

les frais ,générau x,


les impôts, taxes ,et frais de siège.
'1
Les calculs ont été établis en examinant successivement différents moyens de produc- !
tion constitués par :

- l'exploitation de la Centrale de Nangbéto et de la ligne de transport d'énergie allant


à Corné,
- l'exploitation des cen traIes thermiques existantes de Lomé et Cotonou,

- l'exploitation d'un ensemble thermique de 24 000 kW.


r--'
, !
: i
1·7·1 Exploitation de Nangbéto et de la ligne de transport ,. 1

.------,
Voir en annexe les sections III-7-4, III-7-6 etIII-7-8. 1

Les caractéristiques essentielles sont résumées ci-après.


r-'
1 1
Coût de l'aménagement
'. _J

Les calculs faits ont permis de déterminer le coût


:--1
! \
- du barrage seul 1

.>
- des ouvrages destinés à la production d'énergie
- de la ligne et du poste de sectionnement. .

. Ils sont résumés ci-après

'-1
, . , 1

,
. Millions F CFA l.

BARRAGE USINE Ta T A'L


r~
, 1
ln stalla tlori générale ......... 253 52 305
Inst~ll:atlons de .' ch an tler... 350 - 350
Génie cl.vil ..................... 4 003 817 4 820
Matériel d'équlpeme;nt 60 989 1 049
.. .-
Aménagemen t Nangbéto ......... , .
4 666 1 8~.B 6 524

1
Ligne Nangbéto Corné 667 millions F CFA 1
Posts de sectionnement, 53 millions F CFA l, .

~-'

i
m-15

Durée de ou des ouvrages

Génie civil barrage .. 100 ans


r1 usine .. 50 ans
\ 1 Vannes du .barrage .. 50 ans
'--'
Matériel électro-mécanique .. 33 ans
Ligne . 50 ans
Poste de sectionnement . 33 ans

,-- ~
Règlement des travaux et du matériel
, 1
l ,
" 1
U Dépenses en monnaie locale .. 2 543 millions F CF A
Dépenses en monnaie étrangère 4701 millions F CFA

Charges d'exploitation

lr -'",
Les charges calculées en millions de F CFA sont:
1 1
1 1
LJ
--_.. _--- USINE et
BARRAGE TOTA L
LIGNE

Provisions de
renouvellement 44,7 60,9 105,6
Il
l ,
Dépenses d'explollatlon
lJ En trellen 1 1,2 15,2 26,4
Frais de personnel 7 10 17
( l
( j Frai s gén érau x 5 5 \0
• 1
l ,
'----' Impôts el taxes -
Frais de siège \5 40 55
--
TOTAUX: 82,9 13 1,1 2 \4,0

1-7-2 Exploitation des centrales thermiques existantes

lJ Voir en annexe la section III-8 -2.

On a montré qu'e, compte tenu des années hydrologiques déficientes, il était nécessai-
re de profiter des installations existantes de Lomé et Cotonou pour garantir la production de
Nangbéto.

1",
~ \
L'apport de puissance ayant été chiffré à la 000 kW, il est admis qu'à la mise en ser-
\'-,i vice de Nangbéto l'exploitation disposera dans chaque usine de deux groupes diésel d'une puis-
sance unitaire de 2 500 kW.

Les charges d 'exploi tation comprennent des

Charges fixes
!i
) ,
, 1
Li provisions de renouvellement . 8,1 millions F CFA
entretien . 2
frais de personnel . 17,6
f i1
, frais généraux , . 8
U impôts et taxes frais de siège . 15
, -,
l '
l '
1 1 Total 50,7 millions F CFA
'cJ
1-)
1 1
I-.-J
III-16
ri
1 1
1 1

li

,--,
Charges proportionnelles 1 \
1 1
1
j
provisions de renouvellement du groupe 1,04 F CFA
entretien . O,35FCFA
matières consommables . l,50 F CFA

Total: ...... 2,89-F CF A par kWh

L'intervention thermique se chiffrant annuellement à 26 millions de kWh en moyenne,


on obtient comme dépenses: 75,1 millions F CFA

d'où un total annuel pour les deux centrales de 125,8'soit 126 millions F CFA

0-,
1-7-3 Exploitation d'une centrale thermique de 24 000 kW : 1

U
Voir en annexe le chapitre 4-3 -8-3.

L'ensemble thermique dont il est question est présenté comme une source concurrente
à la production de Nangbéto.
il
On s'est limité 6 prévoir l'équipement minimum constitué par deux groupes Pescara
: 1
donnant une puissance installée de 24 000 kW. Dans le cas d'une indisponibilité d'un groupe, c 1

la garantie de cette valeur serait assurée comme pour Nangbéto par les moyens de production
des deux centrales existantes. n
i '
, i
' . .J

L'étude technique n'ayant pas été entreprise, le coût de l'aménagement a été établi
en se référant à des équipements comparables déjà réalisés en Afrique.
1

J
Durée de vie

Génie civil 400rr;illions F CF A 50 ans


Groupes' l 200 millions F CF A 100 000 heures de
la pleine charge
,-,
Equipement électro-mécanique 400 millions F CF A ....... 33 ans 1 1
!
)
1 \

Calendrier de financem ent

4ème année .. 440 millions F CFA


Sème année . l 020 <L ,.

6ème année . 320 ,.


220 ,. -1
7ème ann'ée .. 1
1

i 1
, .)

Règlement des travaux et du matériel


i !
Dépenses en monnaie locale .. 320 millions F CFA
l 680 ,.
lJ
Dépenses en monnaie étrangère .
r,
1 1

Charges d'exploitation i '


1

Charges fixes ~,

provisions de renouvellement .. 20 million s F CF A ! \


5 ( \ .
entretien .
frais de personnel . 22,. «
frais généraux, impôts, taxes, frais de siège .. 88,« « )
1
1 !
Total : ; . 135 millions F C FA
III-17
(i
1
i '
U

Charges proportionnelles
provisions de renouvellement . D,50 F CFA par kWh
entretien ~ . 0,25 ( (
matières consommables .. 1,59'( (

Total 2,34 F,CFA par kWh

Pour une production de 120 GWh,


on obtient 280,8 miliions F CFA

[ l!
1
Le montant des charges annuelles, non compris les charges financières, s'élève à
U
415,8 arrondi à 416 millions de F CFA

A ce total il ya lieu d'ajouter les charges d'exploitation qui correspondent aux deux
centrales existantes.

La part des charges fixes à retenir est de :

Génie civil . 8,1 millions F CF A


En tretien ; . 2 c c
Frais de personnel , 17,6 c c

ri
, 1
Total: . 27,7 soit 28 millions de F CFA
l-l
;'-'

i , 1,8.. BESOINS EN ENERGIE


\ ~
U
L'étude du Marché de l'Electricité au Togo-Dahomey, objet du contrat CON 182/63
aboutit aux conclusions résumées dans le tableau ci-dessous donnant les perspectives de déve-
loppement des besoins en énergie électrique dans les deux Etats pour une période s'étendant
jusqu'en 1975.
r'
i 1
LJ
PERSPECTIVES DE CONSOMMATION (GWh) 1963 1970 1975
[-1
1 1
t i
L~ TOGO Lomé ...................................... ~ ........ e,7 23 46
Autres localités zone cÔtière.... ; ............ 0,1 0,3 0,7
r
:
1
,
DAHOMEY Cotonou .......................................... 13,4 37 70
U Autres localités zone cÔtière et
éclairaQe public ................................ 2,1 5,4 10,5
il
!
.,

LJ TOTAL zones côtières ............................................. 24,3 6 5,7 127,2

TOTAL zones in tér1eure s ......................................... 4 B,5 15,7


I-i -_._---
U TOTAL zones côtières et zones intérieures .................. 2 B,4 74,2 142,e

Entreprises ind ue tr~elles au toproductrices ..................... 13,5 25,2 25,3


\

TOTAL des,.p erspectives de consommation Il •• I,f.II'' •.••••••• 1 41,9 99,4 188,2


, 1
"
.' ,., ,.'
".,.,""'.Illlllll. ........

1
1 1
L....J

( ,
III-lB

L'énergie garantie par l'aménagement de Nangbéto complèté par les Centrales thermi- , 1
, )
ques existantes a été évaluée au paragraphe 1-5-3 à 120 GWh.

Elle satisfait sensiblement les besoins de la zone côtière jusqu'en 1975, et même pro-
bablement au-delà, compte tenu du fait que les prévisions ci-dessus sont raisonnablement opti-
mistes.
Quant à la satisfaction des besoins en énergie des localités de l'intérieur, il est pré-
maturé de dire si elles s'intègreront dans un réseau de répartition ou si elles justifieront d'un
équipement propre en moyens de production.

En ce qui concerne les auto-producteurs situés dans la zone côtière, il semble indiqué
d'envisager leur raccordement au réseau général, s'ils le souhaitaient et dans la mesure où leurs
besoin s pourraien t être satisfaits.

,
1

, 1
1 1

i 1
LE SITE DU BARRAGE DE NANGBETO
THE NANGBETO DAM SITE

Paçltlon aptHOlllmativt9
du futur bariOlJf1 Radi~r d. fjAfJGBETO

A.DorollimafB
of Çufure
;JOS'!'?I
r1fJm
NANG8ETO rouiJ opron 1

/
Vue cl' a~ion _

Emplaceme:llt du burrage

Aeriol view

Dom site

Le radier de NANGBETO

NA NGBETO rood opron

Le MONO au site

.
meme du barrage

MONO river ot the

site itself
i i
III-19

2 - MEMOIRE DESCRIPTIF

.- i
. 1

1 : 2-1.. DESCRIPTION DU SITE DE L'AMENAGEMENT (Planches III-l, III-2, III-7).

Le site de Nangbéto est commandé par deux collines qui se trouvent à environ 600 mè-
tres à l'aval du radier de la piste reliant le Togo au Dahomey.

A Pamont, la pente du fleuve est très régulière avec une valeur moyenne de 0,5/1000.
i Pour la cote maximale du plan d'eau de 146 m enregistrée au moment de la crue exceptionnelle
l J
de projet, le remous du barrage remonterait au-delà du radier de la route Anié-Okéloukoutou.

L'affluent Anié participe également à la capacité de la réserve, le remous se faisant


sentir jusqu'à 18 km en amont du confluent.

A l'aval, après avoir traversé le site, le Mono fait deux coudes très marqués en moins
1
1 de 10 km et prend la direction Nord-Sud. En ce point une série de rapides donne naissance à
L une dénivellation de 8 mètres.

ilJ
~
La chute obtenue entre la cote de restitution du canal de fuite de Nangbéto - 112 m
po~r 55 m 3 /s - et le niveau venant d'être défini - 100,5 m aprés les rapides - correspond à la
hauteur de chute de l'aménagement de Nangbéto aval qui s'inscrit dans l'équipement du cours
moyen du Mono.

La colline rive gauche, la plus importante, s'élève jusqu'à la cote 165 m. La topogra-
phie faisant suite, accuse dans la direction de la fermeture de la cuvette, un col peu prononcé
qui est emprunté par la piste allant vers le Dahomey. Cette dépression sera utilisée pendant
les travaux comme déri vation provisoire à compter d'un certain ni veau.

La colline rive droite de même structure que la précédente, atteint la cote 147 m. Elle
se prolonge suivant la direction Nord-Sud par un vallonnement en pente douce pour aboutir à un
mamelon à la cote 145 m. Au-delà la fermeture de la cuvette u-tilise un col. très plat, donnant
accès à un marigot de 4 km de long et qui se jette dans le Mono à la cote 100,46 m, c'est-à-dire
après les rapides mentionnés ci-dessus.

1
, 1

2-2.. CONFIGURATION GEOLOGIQUE

Voir l'annexe III-2 : « Etude géologique ).

La structure géologique du site de l'aménagement est décrite dans les rapports géolo-
gique et de sondages. Ce dernier consigne les résultats relevés au cours des reconnaissances
du sol de fondation. Il n'y a pas lieu de revenir ici sur le contenu de ces documents autrement
que pour indiquer les caractères généraux qui en ressortent.

Dan's la zone d'implantation des ouvrages, le terrain rencontré est composé en profon-
deur de roches cristallines de bonne qualité (gneiss, amphibolites ... ) disposées en bancs paral-
lèles, de pendage très voisin de la verticale et de direction Nord-Est - Sud Ouest, conforme à
\ l'orien tation générale con statée dan s la région.
1

l J
Un filon de quartz particulièrement inaltérable est à l'origine de la colline apparaissant
sur chaque rive.
\ !
, .'
Le lit de la rivière est constitué par la roche en place. Il est bordé de terrasses allu-
vionnaires dominant de 6 à 8 m le niveau d'étiage. Les sondages mécaniques ont montré que le
!
1 rocher sain remontait régulièrement vers les collines, mais avec une couche d'altération super-
l J ficielle assez importante, atteignant près de 10 m de profondeur au droit des bordures forestiè-
reS longeant le Mono.
l ,1

1. _ J
III-20
ii
1 !

On observe encore d'autres affleurements rocheux particuli'èrement denses d~ns la zo-'


ne de l'évacuateur de crue. Le rocher apparaît en dalles isolées de toutes dimensions et pou- l f

vant dépasser 100 m 2.

Enfin les formations superficielles comportent une proportion d'argile qui leur confère
une étanchéité satisfaisante.

,
1

1 i

2-3.. DISPOSITIONS D'ENSEMBLE

Voir Planche III~2 : «Plan d'ensemble de l' Aménagement ~.


i

La création de la retenue, caractérisée par un plan d'eau tendu à la cote 144 m néces-
site la construction:

".- d'un barrage principal d'une hauteur maximale de 38 m au-dessus des fondations et
d'une longueur en crête de 537 m.

Il est du type en enrochements. Son cube de 824 000 m 3 se décompose en


enrochemen ts . 606 000 m 3
couches filtrante s . 43 000 m 3
noyau .. 175 000 m 3
1
- d'une digue rive gauche, longueur 1 610 m, hauteur maximale 20 m. Elle est en terre i !
compactée. Le cube s'élève à 700 000 m 3.
, 1

- d'une digue rive droite, longL!eur 1730 m, hauteur maximale la m. Egalement en


:

i
f

'
terre compactée, le cube atteint 236 000 m 3 •

- des ouvr~ges de l'évacuateur de crue s'étendant sur une longueur de 380 m.

- d'une digue de raccordement, longueur 620 m, hauteur maximale 2 m. Le cube est de


r, ~
57000m 3 • . ,
1
1
i 1

L~ développement total des ouvrages riécessaires à la fermeture de la vallée s'étale


sur une longqeur de : 4 877 mètres.

En outre, la réalisation du barrage de Nangbéto viendra dévier la piste actuelle qui


sera remplacée par une route aménagée sur la crête des digues. Un pont de service de 12 t,
380 m de long est rendu nécessaire à la traversée de l'évacuateur de crue. Le passage de char-
ges plus lourdes sera assuré en utilisant une piste située immédiatement à l'aval de l'évacua-
teur et qui sera ouverte à la circulation en dehors de la période de déversements possibles de
Septembre et Octobre.
1

~-'
Par ailleurs, une route issue de la rive droite, passant au pied du barrage, aboutira à
la plate-forme d'accès à la Centrale et au poste extérieur élévateur.

A ces constructions viennent s'ajouter:

- les ouvrages de l;évacuateur de crue implantés dans la zone du col de la rive droite.
Ils comprennent:
r '1
. un déversoir libre d'une longueur de 319 m et arasé à la cote 144 m. i l'

. trois vannes de surface du type secteur reposant sur un seuil à la cote 136 m.

- les ouvrages de vidange aménagés dans la partie médiane du barrage principal. Ils
comportent une chambre de prise d'eau qui alimente deux conduites de vidange de 4,5 m de
1 :

III-21
i i

diamètre et d'une longueur de 90 m. Chaque pertuis d'alimentation peut être obturé par une van-
ne de garde. A l'aval de la conduite, le règlage du débit est obtenu par une vanne de type sec-
teur.
- les ouvrages de prise d'eau implantés sur le rein de la colline rive gauche. Ils sont
constitués par deux pertuis d'entrée dans lesquels sont disposés les ouvrages de prise propre-
ment dits: grille, entonnements, batardeaux, vannes de garde et ancrages des conduites forcées.

- deux conduites forcées de 4,5 m de diamètre et de longueur respective de 64,5 et


65,5 m.
- une usine équipée de deux groupes verticaux d'une puissance unitaire de 14650 kW.
\ '
Le bâtiment a une longueur de 46 m et sa largeur au niveau de la plate-forme d'accès est de 20m.
1 :
-J
La hauteur du point le plus bas des aspirateurs jusqu'au toit de l'usine est de 28 m.

Le poste de commande, les auxiliaires et les annexes sont ménagés à Faval.

- un canal de fuite creusé dans le rocher sur une longueur de 180 m.

- un poste extérieur élévateur comportant deux jeux de barres. L'un en 150 kV qui ali-
mente la ligne de transport évacuant l'énergie vers le littoral, l'autre en 30 kV qui alimente un
réseau local de répartition.

!.-.J

r
,
'1

1
2-4". DESCRIPTION DES OUVRAGES
\ J

2-4-1 Barrage principal

Voir Planches III-3 et III-5 : ( Vues en plan et en coupe de l'ouvrage ~.

Le barrage est du type en enrochements. II est constitué par un noyau imperméable


incliné compris entre des zones d'enrochements qui assurent la stabilité de l'ouvrage.

Noyau et filtres

L'analyse des échantillons prélevés a montré que le matériau qui sera utilisé provien t
de l'altération du gnei ss en place, no~ latéri sé, de couleur jaun e verdâtre, :::ontenan t un pourcen-
toge d'argile non négligeable allant jusqu'à 50 %. Les caractéristiques de compactage seront
établies à la suite d'essais complémentaires qui ont déjà été mentionnés.

Le noyau sera proté gé sur to ute sa longu eur par des filtres qui drain eron t 1es fui tes
évitant en cela que les particules de terre soient entraînées à travers les enrochements. Ces fil-
tres répondront à une granulométrie étendue allant d'éléments fins à des éléments plus gros pla-
cés à l'extérieur.

L'épaisseur de l'ensemble ainsi constitué varie de 4,5 à 10 m tandis que les pentes
adoptées sont de 1/1 à l'amont et de 0,8/1 à l'aval. Le noyau sera descendu jusqu'au rocher
sain et injectable.

Enrochements

II Une partie des enrochements proviendra des fouilles effectuées pour"lciconstruction


d'ouvrages importants tels que la Centrale, le canal de fuite, l'évacuateur"decrue. Le complé-
ment sera fourni par des carrières qui seraient ouvertes dans ies zones déjà utilisées pour les
emprun ts de terre.

Des tirs d'essais préalables viendront définir les conditions d'exploitation de tes car-
neres. Pour l'instant on peut admettre que dans la construction de la digue, des zones seront
constituées selon l'importance des blocs, les faibles dimensions étant à l'intérieur.
III-22
:,
, 1

-,
Les enrochements seront déversés de manière à obtenir des couches de plusieurs mè- ! '

tres. A la partie. supérieure du parement aval, un enrochement rangé à la main sera effectué sur
une épaisseur de2m;à compter de la cote 140 m. Lors du déversement/un tassage hydraulique
sera opéré en arrosant abondamment. .

La stabilité de l'ouvrage a été analysée sommairement (Dossier d'annexes - section


III-5-l).Avec les fruits 1,81l à l'amont et de 1/4/1 à l'aval, des coefficients de sécurité sa-
tisfaisants ont été obtenus.

Inj ec tion s

L'imperméabilité moyenne du rocher qui a été constatée laisse penser que le voile
d'injection sera réduit au minimum.

Revanche

La revanche est déterminée par la relation

R=O,75H
- 2g

dans laquelle:

H représente la hauteur des vagues qui dépend:


. de la longueur rectiligne maximum de la retenue, soit L = 20 km
l , ,

. de la vitesse du vent qui souffle d'une façon continue.


Il est admis U = 80 km/heure. _
La formule de tAolitor H = 0,032/UL donne 1/28 m

v vitesse des vagues. Calculée par la relation de Gaillard, on a

v = 1,5 + 2 H = 4,06 m

Lei revanche minimum est de 1/80 m.

En ajoutant cette valeur à la surélévation du plan d'eau donnée par la crue de 1947,
écrêtée à 900 m 3 /s, on obtient un maximum de 146,2 m.

Toutefois, pour se donner une marge de sécurité, répondant au débit de la crue excep-
tionnelle de projet, l'arasement de la crête du barrage a été porté à 147 m.

Epaisseur de crête

Elle est déterminée par la formule de Preece

b = 1,1 If{", + 1

H hauteur du barrage, soit 38 m.

Le calcul donne 7/8 m.

La composition du noyau imperméable ainsi que l'enrochementrangé-q la main à la


~I
partie supérieure du parement aval permettent de se limiter à la Largeur de 7,50 m.
1 1
1
1
Dérivation provisoire

Le planning' des travaux examiné ci-après fait connaître les périodes favorables d'exé- 1 1

cution de certains ouvrages en relation avec le régime hydrologique du Mono.


III-23

l'
l ' La dérivation provisoire ne paraît pas poser de problèmes à condition de respecter les
IJ
ç1ates impératives accordées à 1'avancement des travaux du barrage principal.

r : Le but poursuivi consiste à monter j'ouvrage jusqu'à la cote 132 m entre le 1er Novem-
!
'---' bre et le 1er Août.

Ce programme étant réalisé, l' évacuation des crues pendant la période qui suit, ne
peut s'effectuer que par la dépression rive gauche se trouvant à une altitude moyenne de 129 m.
La section offerte à l'écoulement sera augmentée en ouvrant un chenal d'une largeur de 150 m
abaissé à la cote 126 m. Pour une hauteur de 6 m le débit dépassera 1 000 m 3/ s, auquel vien-
dra s'ajouter le débit des vannes de vidange.

2-4-2 Digue 5

La coupe des digues figure sur le plan d'ensemble (Planche III-2).

Les digues rives droite et gauche sont en terre compactée dans toute leur section.

Un essai d'eau effectué au cours dela campagne de sondage a mis en évidence que le
gore et le rocher altéré ne sont pas suffisamment imperméables pour éviter l'exécution d'un. para-
fouille ou d'un voile d'étanchéité. Toutefois, ce résultat demande à être vérifié sur toute la •
longueur des digues en multipliant les essais d'eau.
il
1 1
U Les digues ont été conçues en prévoyant, au tiers amont de la fondation, une clé
d'étanchéité constituée par une tranchée remplie de terre compactée. Suivant la profondeur du
rocher sain, la clé sera prolongée par un voile d'injection.

L'étude de stabilité conduit à adopter:

- à l'amont, un talus de fruit 3/1 protégé par un tapis d'enrochements d'une épaisseur
de 0,40 m reposant sur le remblai par l'intermédiaire d'un filtre de 0,20 m.

- à l'aval, un talus de fruit 2,5/1 recouvert d'une couche de terre végétale. Le pare-
ment est coupé de risbermes tous les 5 mètres.

le massif aval repose sur une couche filtrante qui règne sur le tiers aval de la fonda-
tion.

2-4-3 Evacuateur de crue

. Voir dossier annexe - Section III-5-2 et Planche IIIA : ( Evacuateur de crue ~.

Les sondages effectués ont montré qu'il était économiquement possible de fonder dans
la zone du col rive droite les ouvrages nécessaires à l'évacuation des crues.

Ils comprennent:

- des vannes de surface et un déversoir libre

Vannes de surface

Les trois pertuis prévus sont équipés de vannes-secteurs partiellement équilibrées et


commandées par..ç\es treuils. Chaque vanne a pour dimensions 12 m de large, 10 m de haut.

Elles reposent sur un seuil déversant du type Craeger, arasé à la cote 136 m, qui se
prolonge àl~aval par uncoursi(?r' bétonné de.A5 m de long et dont le radier est à la cote 130 m.
, 1

III-24

: 1

~
L'alimentation des pertuis est assurée par un chenal creusé dans le rocher jusqu'à la 1

cote 132 m, la largeur étant de 54 m. A l'aval, faisant suite au coursier, le chenal s'é'largit 1 j
progressivement pour passer de 62 à 100 m sur une longueur de 400 m.
,, ,,
Déversoir ,- 1

Il s'étend sur un e longueur de 31 9 m. Le seuil déversan t arasé à la cote 144 m est r--'
également du type Creager. La partie aval en forme de doucine sert de coursier qui redresse le 1

jet. , 1

A l'amont comme à l'aval du déversoir un large chenal à la cote 138 m assure les meil-
r-,
leures conditions d'écoulement. 1
.
1
1
J
L'ou vrage est complété par des piles espacées de 15 m qui sont destinées à, recevoir
un pont de service de 12 t.

2-4-4 Vidanges de fond

Voir dossier annexe - Section III-5-2 et planches III-3 et 1II-5 : ( Vues en plan et coupe
de l'ouvrage ).

Les deux vidanges sont disposées dans la partie médiane du barrage principal qui se .J
trouve légèrement déporté du côté rive droite de l'axe du lit du Mono. -

Elles sont constituées chacune, de l'amont à.l'aval, par Pensemble des ouvrages et
organes ci-après:

- une chambre de prise entre les cotes 109 et 125 m, munie d'une grille en barreaux de : 1
:
béton armé, '--1

- un entonnement profilé pour la mise en vitesse de l'eau de la conduite,

- un tronçon à section rectangulaire de 3,6 m par 4,8 m .obturé par une vanne wagon
commandée hydrauliquement par un servo-moteur à huile. La vanne roule dans des rainures mé- ~I

1,
nagées dans des piliers en béton armé. Ces derniers supportent au niveau 147 m une plate-forme . '
'- )
où sont installés les deux servo-moteurs eiun local abritant les appareils de commande. La
plate-forme est reliée à la route principale par une passerelle de service.
;1
, 1

- un tronçon de raccordement de la section rectangulaire à -la section circulaire.

- une conduite blindée de 4,5 m de diamètre et de 90 m de longueur; les deux condui- '1
tes seront en fait bloquées solidairement dans le fond du lit de la rivière à la cote 109 m. i

- une vanne de règlage du type secteur de 3,5 m par 4 m avec commande par servo- ', 11
~moteur.
A la cote 118 m à proximité de la route desservant la Centrale se trouve: la chambre de 1 1
, 1
manœuvre des vann'es.

- un ouvrage de restitution commun aux deux conduites. Il est constitué par un cour-
sier bétonné de 20 m de long dont le profil redresse le jet en saut de ski.

:(
~-4-5 Prises d'eau 1 1
'_ .1

Voir Planches III-3 et III-5 : ( Vues en plan et profil du Barrage ». '1


, i
, '
Les prises d'eau sont implantées sur le flanc de la colline rive gauche.
'1
Un bloc de béton armé accolé à la paroi rocheusè de la croupe assure la liaison avec , 1

les ouvrages de prise qui se poursuivent ensuite par le mur vertical qui fait le joint avec les 1

remblais du barrage.
;j
i i
! 1
1 1

:J III-25
l,
i (
: 1
L-l

Les fouilles nécessaires s'enfonçant à la cote 122 m, l'alimentation des prises entraîne
l'ouverture d'un chenal constituant une tranchée d'une largeur moyenne de 30 m.

Chaque prise est constituée de l'amont à l'aval par l'ensemble des organes suivants:

- une grille métallique de 7 m x 8 m composée de fers plats espacés de 10 cm. La vi-


! l tesse de passage de l'eau à travers les barreaux est de l ml s.

- un entonnement pour la mise en vitesse progressive de l'eau.

'1 - un tronçon à section rectangulaire aux dimensions de 3,6 x 4,8 m susceptible d'être
1 1

,~ obturé à l'amont par un batardeau et à l'aval par une vanne de garde type wagon.

fi - un tronçon de raccordement entre la section rectangulaire et la section circulaire des


;

L.~)
1 conduites forcées sur lequel est branché un reniflard de 1 m de diamètre.

- le départ des conduites forcées solidement ancrées dans un massif.


1
,~ Les ouvrages de prise d'eau sont surmontés, jusqu'à la cote 147 m d'un ensemble desti-
né à recevoir les batardeaux, les vannes de garde, les servo-moteurs et les appareils de comman-
de.
A la partie supérieure une plate-forme accolée à la route principale, reçoit un portique
utilisé pour la manœuvre des batardeaux. L'appareil comporte par ailleurs un grappin pour le
nettoyage des grilles.

,- ,
1 2-4-6 Conduites forcées
, 1
1 i
Voir dossier d'annexes - Section III-5-3 : 4 Régulation des groupes ».
Planche III-5 : 4 Prise d'eau - Centrale coupe transversale ».

Des conduites forcées de 4,50 m de diamètre relient la prise d'eau à l'entrée de la bâ-
, '\ che des turbines sur une longueur de 64,5 m pour l'une et 65,5 m pour l'autre.
t 1

LJ Elles plongent de l'amont vers l'aval de la cote 125,25 m à la cote 108,7 m en formant
deux coudes. La distance d'axe en axe de 7 m à l'amont diverge jusqu'à un écartement de l2,5m
à l'entrée des turbines.

Sur toute leur longueur, elles sont recouvertes par les enrochements qui constituent le
remblai aval du barrage.

Chaque c:;onduite est capable de fournir un débit de 55 m 3 /s avec une vitesse d'eau de
3,46 ml s.

2-4-7 Centrale et canal de fuite


, 1
! 1 Voir Planches 1II-3 : c Vue d'ensemble du Barrage P,
U et III-S : 4 Coupe transversale de la Centrale ).

Description générale

L'usine est équipée de deux groupes à axe vertical tournant à la vitesse de 214 Vmin
et comprenant chacun une turbine Kaplan d'une puissance nominal~, de 15 2SC~ k'N €;lt un Qltemg~
teur de 18 300 kVA.

Elle est encastrée profondément dans le rocher $oin ainsi qu~ le Ç1QMl de !tlHê Qui
restitue 180 m li l'aval les débits turbinés au MonQ. Au point de f(Jceord~m@nt ltl mdi@l' @§t g lfôl
cote 109 m.

1 :

U
1. _ ~
IIl-26

Les locaux annexes sont disposés sur 3 étages à l'aval de l'usine au-dessus des aspi-
rateurs. La plate-forme d'accès à la cote 118 m se trouve nettement au-dessus des plus hautes
eaux qui peuvent atteindre le niveau de 116 m.

Dispositions du bâtiment

L'usine est formée essentiellement d'une infrastructure Si enfonçant jusqu'au point bas ,~

i
des aspirateurs à la cote 101,5 m et d'une superstructure constituée par une ossature également J i
Il
en béton armé couverte par un toit terrasse. Le remplissage est en béton banché.

De bas en haut on rencontre successivement, aux cotes suivantes:

101,50 le fond des aspirateurs


103,50 le seuil des rainures des batardeaux des aspirateurs
1
105,00 la galerie de visi te des aspirateurs ,_ J

107,50 l'axe des roues des turbines. Un calcul a montré que le calage de l'axe de la roue de-
vait se trouver 4,5 m au-dessous du niveau aval !'1,
,J
108,00 la galerie de visite des bâches spirales et la plate-forme d'accès aux pompes d'épuise-
ment du puisard
n 1
108,70 l'axe des bâches spirales i
111,50 l'étage turbine comprenant
· les accès aux fosses turbines
les emplacements de montage
· les régulateurs des turbines et le réservoir d',huile sous pression
· les cellules sortie phase et neutre des alternateurs
· les protections incendie des alternateurs
· la salle des auxiliaires
· les deux groupes compresseurs dlair
· le magasin des grosses pièces
115,00 l'étage alternateur comprenant
, un plancher de circulation avec un emplacement pour le montage :'1
· la salle de commande 1 1

j
la salle des relais
· le magasin peti t matériel
· le groupe de climatisation
· le groupe diésel
· le stockage des batardeaux des aspirateurs, dont la manutention est faite par
un monorail. il
l
118,00 l'étage d'accès comprenant 1

· une plage de montage et de déchargement du matériel


· un atelier
119,50 un étag"e de locaux divers, comprenant
· les bureaux
· les sanitaires ,
· l'infirmerie. l :

Toutes les eaux d'infiltration et de vidange sont collectées dans un puisard situé à \
l'aval de l~usine entre les deux groupes. ;
l
1
,

Le pompage est assuré en service normal par un groupe électro-pompe vertical à roue
immergée de 75 m 3/h et en régime exceptionnel par deux groupes électro-pompe de 250 m 3/h.

Les locaux renfermant du matériel délicat tels que la salle de commande, les salles de
relais et des auxiliaires, le magasin du petit matériel, les bureaux, sont climatisés par un clima-
tiseur unique avec des gaines de distribution et de reprise d'air.
,
1
,- 1

,l :
'

~!
III-27

1 1 Le montage du matériel pourra être effectué aux niveaux de 111,5 - 115,0 - 118,0 m.
1 1
LJ Comme engin de manutention, il est prévu un pont roulant de 75 t desservant toute la salle des
machines.
Matériel d'équipement

Chaque groupe comprend:


:-1
! 1
L_-1 a) - une turbine Kaplan de puissance nominale de 15 250 kW sous la chute nette
de 31,4 m pour le débit de 55 m3 / s. Elle devra donner une puissance de 7 950 kW sous la chute
nette de 16,9 m.

b) - un alternateur accouplé directement à la turbine.

Il est du type à ven ti1ation en circuit fermé, par circulation d'air dan s des ré fri-
gérants à circulation d'eau.

Il a les caractéristiques suivantes:

- Puissance apparen te . 18 300 kVA sous cos cp = 0,8


- Tension . 10 000 V
r '
: 1
: 1
LJ Services auxiliaires

r
1
1
1 Les auxiliaires à courant alternatif 380/220 V peuvent être alimentés soit par un
\ 1
U groupe diésel de 150 kW, soit par un transformateur 30 000/ B T raccordé au jeu de barres 40 kV
du poste extérieur.
i

: i Les auxiliaires à courant continu 120 V sont alimentés par une batterie au plomb
,-, 400 Ah.

2-4-8 Poste de départ

Le poste de départ comporte:

- une partie en 150 kV


- une partie en 30 kV

Il est desservi par une voie qui pénètre dans la Centrale.

Partie 150 kV
'-1
LJ Il comprend un jeu de barres 150 kV auquel se raccordent:

- deux transformateurs 10/150 kV ± 5 % ± 10 % de 18 100 kVA à réfrigération par cir-


1 1
culation d' huile dans des réfrigérants à circulation d'eau.
'-----'
- le départ 150 kV de la ligne de transport d'énergie.
- une arrivée reliant ultérieurement la Centrale de Nangbéto aval.
- un transformateur 150/30 kV 1000 kVA alimentant le jeu de barres 30 kV.

Partie 30 kV
__J
A ce jeu de barres se raccordent:
i,
- un transformateur auxiliaire 30 OOO/BT volts - 200 kVA.
~
- un départ 30 kV vers Atakpamé et un au tre en réserve.

l 1
'-,
III-28
--,
, 1

2-4-9 Ligne de transport

L'image que l'on peut donner de l'équipement futur du Togo et du Dahomey est carac-
térisée par:

- un centre de production que constitue l'équipement par étapes successives des cen-
trales du cours moyen du Mono:'Nangbéto, Nangbéto aval, Tététou amont, Adjarala, qui repré-
sentent une puissance installée de 110 000 kW environ.
:1
" 1
1 1

- les centres de répartition de l'énergie de Lomé et de Cotnou d'où partent des lignes
de 30 kV pour l'alimentation d'une bande côtière s'enfonçant à l'intérieur jusqu'à la hauteur des
villes d'Athiémé et de Tsévié dans l'état actuel des besoins. - i 1

r-,
La liai SOl]. de ces points s'effectuera par une ligne drainant l'énergie produite par les 1 1

centrales et descendant vers le littoral jusqu'à Corné. A cet endroit, un poste de sectionnement
assurera un départ vers Lomé, un autre vers Cotonou. La figure du réseau de transport est re-_
présen tée par un T l'en versé.

La branche horizontale ne se limite pas à transporter l'énergie pour les besoins de


Lomé et de Cotonou. Elle participe à une exploitation plus complexe dans laquelle intervien-
:1 '-,1
nent les appoints d'énergie thermique pour garantir la production de Nangbéto.

Par ailleurs, elle peut s'intégrer dans un ~nsemble plus vaste de transport d'énergie
en liaison avec le Ghana et le Nigéria. Ce problème fait l'objet d'une autre étude. '1
1

1
1

La branche descendante allant de Nangbéto à Corné qui est seule examinée ici a son
tracé sur la rive gauche. '1

A Nangbéto, une arrivée au poste 150 kV est prévue pour raccorder ultérieurement 1

l'usine de- Nangbéto aval.


A la hauteur de Parahoué un poste de sectionnement permettra de-relier à la ligne
l'artère venant des centrales de Tététou amont et Adjarala.
La longueur de la ligne Nangbéto à Corné est de 165 km environ.
!
, 1
1 1
Les puissances mises en jeu et les distances à parcourir imposent la tension de !, _J
1

150 kV.
Les artères projetées ont été conçues de manière à satisfaire les étapes successives " 1

: 1
de production, mais avec le souci d'éviter des transformations ultérieures qui seraient une gêne \_-'

inacceptable pour l'exploitant et entraîneraient des dépenses hors de proportion pal' rapport à la
différence du coût-des premiers investissements.

Ces considérations conduisent à adopter pour l'ensemble des tronçons des conducteurs
en aluminium acier de 297 mm 2. :-- "
i

La section est un peu forte pour la première étape constituée par l'évacuation de l'éner-
gie de la seule centrale de Nangbéto.

Par contre, elle est pleinement justifiée pour la deuxième élape qui comprend la pro-
duction supplémentaire de Tététou amont ou Adjarala.

Pour la dernière étape correspondant à l'ensemble des centrales, il suffira de doubler


le tronçon Athiémé-Comé par une ligne identique à la première afin de conserver des conditions
d'exploitation normales.

Avec l'exploitation seule de Nangbéto, on obtient les valeurs suivantes pour la pleine \ -

charge:
I~ 1
, 1
, 1
iL_J 1

III-29

···--""-"r-
1 •
1 NANGBETO 1 COME
...·1 ...· ...- -..- ·-----1---.-----1
.....

Tension
1 1 153
kV 1 \65 1
Puis sance MW ! 29 1 28
!
MVAR \4 1 22

t
r,!
L 2-5. PLANNING DES TRAVAUX

Voir dossier d'annexes - Section 1II-7-6.

2-5-1 Principe de l'établissement

Pour définir la succession des opérations suivantes sur le chantier:

!"'I - exécution des accès, installations générales,


i 1
L....1 - construction des ouvrages de dérivation provisoire,
- travaux de qénie ci vil,
(" "1
l ' - montage du matériel,
': 1
L..J
l'année hydrologique a été décomposée en deux périodes.

1 i La première court du 1er Mai au 31 Octobre, c'est la période pluvieuse avec un ralentis-
~
sement marqué pendant les mois de Juillet - Août. Le débit d'abord inférieur à 20 m 3 /s en Mai,
augmente progressivement, pour atteindre certaines années des débits de crue supérieurs à
l \ 1000 m 3 /s pendant les mois d'Août - Septembre - Octobre.
u
La deuxième s'étend du 1er Novembre au 30 Avril; c'est la saison sèche. Le débit est
très faible, il est même parfois pratiquement nul pendant le mois de Février.

La durée totale du chantier est de 38 mois. Il est admis que l'ordre de commencer les
travaux est donné le 1er Juin de la 3ème année du calendrier adopté.
J Les deux :premières années sont consacrées aux études complémentaires sur le terrain,
{---; à l'étude du projet définitif, et à la consultation des Entreprises et COnstructeurs'. Il est admis
1
1 que les offres seront remises à la fin de la deuxième année.

I~ 2-5-2 Période de travaux prélim inaire s


1 1
1

Du 1er Juin au 31 Octobre de la 3ème année.

Les travaux sont entrepris en exécutant les accès, les cantonnements et la mise en
place des installations généraies.
:l 1

LJ 2-5-3 Travaux de Phase J

Du 1er Novembre de la 3ème année au 30 Juin de la 4ème année. Ils comportent


1
-!
- la fin des installations de chantier
-la réalisation d'une dérivation provisoire dans le lit de la rivière. Elle a pour but de
1
1 1 rejeter le débit vers la rive gauche et de mettre à sec toute la zone d'implantation des
c~
conduites de fond
III-30

-l'exécution du génie civil et le montage des conduites de fond, ensemble qui doit
être terminé au plus tard à la fin de Juin.

Cette période marque également le démarrage des travaux généraux barrage principal,
prise d'eau, centrale.

2-5-4 Travaux de la Phase Il

Du 1er Juillet au 31 Octobre de la 4ème année.

Indépendamment de la continuation des travaux dont il a été fait état, d'autres postes
sont ouverts: les digues, l'évacuateur de crue et la dérivation provisoire du col rive gauche.

2-5 -5 Travaux de la P hase III


'1
i !
Du 1er Novembre de la 4ème année au 30 Juin de la Sème année. i i

Le décapage ainsi que les fondations du noyau du barrage principal ayant été exécu-
tés, la construction de l'ouvrage est entreprise le 1er Novembre pour atteindre impérativement i
1
la cote 132 au 1er Juillet. .. J
i

Pour cette même date, devront être terminés: r l


l '

- la prise d'eau d1alimentation des groupes, le massif d'ancrage des conduites forcées,
le montage des grilles et des vannes de tête.

- la prise d' eau d' alimen tation des condui tes de vidange, le mon tage des vannes.

- l'évacuateur de crue. Il
: i
i. J

Le montage des aspirateurs et des bâches des turbines sera effectué.

Enfin un programme de construction de maisons sera lancé pour reloger les familles
qui seront obligées d'abandonner leur foyer par suite de la mise en eau du barrage.

2-5-6 Travaux de la Phase IV

Du 1er Juillet au 31 Octobre de la Sème année.

Avec l'apparition des premières crues, malgré une évacuation limitée par les vidanges
de fond, le barrage commencera à se remplir.

Le niveau atteignant la cote 126 m, un écoulement se fera par le chenal du col rive
gauche. A la cote 132 m, il sera possible d'évacuer plus de 1 000 m 3/ s soit, avec le débit des
vannes de fond, un total de l'ordre de 1 500 m 3/ s.

Cette valeur constitue llévacuation minimum, car avec 11avancement des travaux,
l'arasement du barrage augmente, entraînant la montée du plan d'eau et par suite l'épaisseur de
la lame d'écoulement.

Les autres travaux verront le commencement du montage des turbines, des vannes de
l'évacuateur de crue et la fin du génie ci 'Iil de la digue ri ve droite.
III-31

r--',
, 1
l , 2-5-7 Travaux de la Phase V
U
Du 1er Novembre de la Sème année au 1er Août de la 6ème année.

Cette dernière période voit llachèvemen t des différen ts travaux de génie ci vil et de
montage du matériel d'équipement.
r1
U Le remplissage de la retenue devrait intervenir à compter du 1er Août de la 6ème
année, se,lon les dispositions fixées par l'étude de la régularisation du Mono. -
'1

Parallèlement aux travaux relatifs à l'aménagement proprement dit, la ligne de trans-


port d'énergie sera réalisée entre le 1er Janvier de la Sème année et fin Juillet de la 6ème
année.

000

",
,
1
; l
!

CHAPITRE IV

ETUDE FLUVIALE DE LA BASSE VALLEE


PROTECTION CONT.RE LES CRUES
DEBOUCHE EN MER

r' , 1

1 - L'INONDATION DE LA PLAINE ALLUVIALE. Page IV-l


,-- ;
1
1 • 1-1 Généralités . IV -1
1-1
1-2 Inondations de. 1964 . IV-l
.-
1 1 1-3 - Inondations de 1963 ... IV-l
\ 1
l_J 1-4 Effets d'une crue exceptionnelle. IV-2
1-5 - Conclusion .. IV-2

2 LA PROTECTION DES PERIMETRES IRRIGUES IV-2

2-1 - Moyens de protection . IV-2


2-2 - Amortissement dans le réservoir de Nangbéto ... IV-3
2-3 - Abaissement des lignes d'eau par rectification du lit . ' IV-3
2-4 - Protection par endiguement ... IV-3

3 - LA CONCEPTION DE L'ENDIGUEMENT .. IV-5

J. 3-1 E tendue des digues " IV-5


3-2 - Mesures prises en cas de crue extraordinaire ..... IV-6
3-3 - Echelonnement des travaux. IV-6

4 - EVACU ATION A LA MER IV-7


r '
\!
'. -' 4-1 - Situation présente IV -7
4-2 - Opportuni té d'un dé bou ché di rec t du Mono à la mer... IV-7
4-2-1 Niveaux de la mer. IV-7
i.. 4~2-2 Niveaux respectifs au pont de la rou te Lomé-Cotonou, à
Grand-Popo et en mer. . IV-S
4-2-3 Conclusion . IV-S
'.~ 4-3 - Solutions préconisées . IV-9

(i 4-4 - Influence d'une ouverture directe sur la pêche etIa salure des eaux
, ( de la lagune'HH" " H " H ' " H'HH' IV-9
l~

000
,-
1

,- ,
i i
1
1..
1
IV -1

1 1

1 - L'INONDATION DE LA PLAINE ALLUVIALE

1·1.. GENERALITES

Une campagne d'observations et de mesures systématiques pendant la crue de 1964 et


une enquête sur les cotes maximales de la crue de 1963 ont fourni les éléments essentiels de
l'étude de l'écoulement des crues. Ces données de niveau, jointes aux données de débit four-
niéS par 1iORSTOM, ont permis rrétablissement d'un « modèle mathématique ~ dont le rôle a été
d'analyser les phénomènes hydrauliques dans les conditions actuelles et de prévoir leurs modi-
fication s dan s les conditions que c réeron t léS ou vrages proj etés.

Le compte rendu de la campagne sur le terrain et l'exposé de la conception et des ré-


sultats du modèle mathématique font l'objet de l'annexe IV.

On constate que les inondations dans la plaine alluviale sont dues à deux causes: les
pluies locales et les débordements du Mono.

Les premières, dont le maximum se situe en Juin, précèdent toujours les secondes car
la crue du Mono ne débute qu'en Juillet ou en Août. Cela a été très net en 1964.

1-2. INONDATIONS DE 1964

La crue ayant été tardive, les hauteurs de submersion dans la plaine ont eu un premier
maximum, dû aux pluies, en Juillet puis, dans les zones atteintes par les débordements de la
crue, un second maximum en Septembre.

Le débit du Mono a atteint 770 m 3/ S en viron à rr entrée de la plaine (aux rapides


d'Agbako), valeur voisine de la moyenne. Le fleuve a débordé surtout en rive gauche à partir
d'un point situé à peu près en face de Tokpli mais non par le Dévédou ni le Salédo. La région
située à 11 Est du Dévédou n'a pas été affectée. Les échelles de la Sazué n'ont été influencées
qu'à partir de Sazué village. Cela tient à ce que le Dévédou et la Sazué empruntent d'anciens
lits du Mono. Ces lits fossiles sont en grande partie comblés, surtout à leur extrémité amont,
où s'est fait le changement de cours, mais ils ont conservé leurs bourrelets de berges. En cas
de crue faible ou moyenne le flot qui déborde du Mono, en rive gauche, s'écoule dans la gouttiè-
re entre Mono et Dévédou-Sazué, sans se déverser dans ces derniers.

1-3. INONDATIONS DE 1963

La crue de 1963 a atteint un débit maximum de l 200 m 3 /s environ à Agbako. L'étude


statistique des 25 années connues ou reconsti tuées permet de lui assigner approximativement une
période de récurrence de 20 ans. Le Dévédou a été abondamment alimenté en tête et la plaine a
été le théâtre d'un écoulement important sur toute sa largeur (à hauteur d'Athiémé environ
J 350 m 3 /s pour 810 m 3 /s restés dans le lit du Mono ou passant par l'Aloè). Si l'on compare la
somme de ces débits (l 160 m 3 /s au débit de l 200 m 3 /s à Agbako, on constate un faible amor-
tissement du débi t total: le volume emmagasiné dans les champs d'inondation en amont d'Athié-
mé n'est pas à l'échelle du volume d'une grosse crue, ce qui rend illusoire l'idée, a priori conce-
vable/ de la création d'un champ d'amortissement des crues dans la plaine même. En effet, la
seule zone qui peut être sacrifiée pour jouer ce rôle est constituée par les terres basses de rive
droite (et le lac Elia), en amont de la boucle d'Athiémé.

1
IV-2
r-- ~

nc4. EFFETS D'UNE CRUE EXCEPTIONNELLE


i r

Pour une crue encore plus forte, comme celle de 1947, telle qu'elle a pu être reconsti-
tuée à partir des pluies (l 640m 3/ s environ à Agbako, voir annexe III-3) la zone des déborde- j-l
1
ments importants a commené dès 11 originedu Salé do et, à hauteur d'Athiémé, c'est à peu près 1
l '
.' 1
les 2/5 du débit qui sont passés dans la plaine côté Dahomey.

Il est beaucoup plus difficile d'évaluer les débits passant en dehors du Mono, côté 1 1

Togo. Sur le modèle mathématique, ils ont été bloqués avec ceux passant dans le lit. Il est
1 1

hors de doute, cependant, que, même en 1964, l'Aloè a été le siège d'un écoulement non négli-
,-,
geable alimenté par de nombreuses brêches du bourrelet de berge dans le secteur compris entre 1 1

le lac Tohété et la b"oucle d'Athiémé. Ce débit a été restitué au Mono en amont d'Agbétiko car, 1 1

dans sa partie inférieure, l'Aloé possède un débouché dans le Mono bien dégagé et un bourrelet
de berge bien marqué en rive droite. Plus à l'aval, le Gbaga a été affecté par des débordements
qui ont dû se situer entre Avévé et Adamé.

En 1963, la plaine alluviale côté Togo, a été sujette à un écoulement sur toute sa lar-
geur comme celle du côté Dahomey.

'--',
1

1-5.. CONCLUSION

On voit donc que, dans l'état actuel déS choses, une crue moyenne produit déjà des
inondations assez considérables et, à partir d1une crue comprise entre celle de 1964 et celle de
1963, on assiste à un écoulement généralisé dans la plaine. D'après les résultats du modèle
mathématique, celui-ci se produirait, au moins du côté Dahomey, pour un débit continu de
800 m 3/ S à Agbako. Dans la réalité, il faut que la crue présente au moins une pointe dépassant
800 m 3 /s pendant plusieurs jours. Cela s'est produit 3 ou 4 fois au cours des 14 années.de
. mesuréS à Tététou (1963, 1960, 1957, peut-être 1955). On peut donc penser qu'il suffit d'une
crue de probabilité 1/4 environ pour produire l'inondation quasi-totale.

2 - LA PROTECTION DES PERIMETRES IRRIGUES

2-1. MOYENS DE PROTECTION

Si l'on désire mettre en valeur les plaines alluviales, la situation décrite ci-dessus
est inadmissible. Il faut, d'une part amé liorer le drainage pour réduire au minimum les inonda-
tions dues aux pluies, d'autre part prendre les mesures contre les débordements dus aux crues.
Ces mesures peuvent être de trois sortes:

- réduction des débits par étalement des crues dans un ou plusieurs réservoirs.
- abaissement des lignes d'eau du Mono par rectification du lit.
- endiguement.

L'étude des conditions particulières au cas présent montre qu'aucun de ces moyens
n'est capable de résoudre seul et économiquement le problème. La solution doit être trouvée
dans une combinaison judicieuse des trois ..
IV-3

'1
: 1
2-2. AMORTISSEMENT DANS LE RESERVOIR DE NANGBETO
1 •

Il n'existe qu'un seul site de barrage permettant de créer une retenue dont le volume
soit à l'échelle de celui des crues du Mono, commandant une fraction importante du bassin ver-
, 1 sant et conduisant à d8s ouvrages dont le prix soit justifiable: C'8St celui de Nangbéto. Or la
capacité de la retenue de l'Tangbéto permet seulement de garantir avec une probabilité de l' or-
dre de 98 % (un dépassement en 50 ans) et dans des conditions économiques, un débit maximum
de 1 200 m3 /5 à Tététou .

. ,On a vu que ce résultat était obtenu en utilisant essentiellement la capacité libérée


par l'utilisation hydroélectrique normale pendant la saison sèche. Pour obtenir un effet d'amor-
L_ ~_' tissement plus important il faudrait ou bien sacrifier complètement la production d'énergie ou
bien trouver un volume complémentaire au-dessus de la tranche utile pour la production d'énergie.
Les conditions topographiques du site sont telles que le supplément de prix dû à la surélévation
du barrage croît plus vite que l'économie qu 1 elle permettrai t de faire sur les digues.

Par exemple, pour écrêter à 1000 m 3 /s, il faudrait surélever Nangbéto de l,50 m, ce
qui augmenterait son prix d'au moins 600 millions de francs CFA alors que le gain de hauteur
sur les digues serait inférieyr à l m ; leur volume total passerait de 4 500 000 m 3 à
2700000 m3 et l'économie serait comprise entre 500 et 550 millions de francs CFA seulement.

2-3-. ABAISSEMENT DES LIGNES D'EAU PAR RECTIFICATION DU LIT

La rectification du lit par la coupure des méandres les plus accusés, se fait sentir à
partir de Djrekpon et l'effet est le plus important entre Lakata Kondji et Agbétiko. Dans ce
1

1 1
tronçon les débordements commencent vers 600 m 3 /s. La comparaison des lignes d'eau natu-
" .J relles et des lignes d'eau dans le lit rectifié (planche IV-l) montre que la iigne relative à
700 m 3/ S dans ce dernier cas coincide sensiblement avec celle de 600 m 3/ S dans le lit naturel.
Donc les débordements ne commenceraient que vers 700 m 3/ s. Le gain serait maigre et le pro-
blème non résolu. Par contre, àl 200 m 3 /s, dans l'hypothèse où le Mono est endigué, la ligne
d'eau est abaissée d'environ l'm dans le secteur Lakata Kondji-Agbétiko. L'économie sur le
volume des digues est de l'ordre de l 500000 m 3 • D'autre part, une bonne partie des déblais
extraits des coupures sera utilisable dans les digues .. On a calculé que si la moitié seulement
est ainsi réemployée, le coût de l'extraction de l'autre moitié est compensé par l'économie sur
les digues. Si plus de la moitié est réemployée, le gain est certain. En outre, il y a toujours
intérêt, pour la sécurité des digues, et pour les zones non endiguées, à abaisser la ligne d'eau.
Les coupures sont donc justifiées.

2-4.. PROTECTION PAR ENDIGUEMENT

i i
,~
Il ne serait pas impossible d'endiguer le Mono inférieur jusqu'à un niveau suffisant pour
contenir les plus fortes crues que Nangbéto peut amortir à l 200 m 3/ s.

i : Les hauteurs de digue seraient à majorer sur la plus grande partie de leur longueur de
:
l_~1
1
2 m à.2,50 m et leur volume total atteindrait 10 750 000 m 3 • (Voir, .sur la planche IV-2, la ligne
d'eau 8stimée pour le débit de pointe de la crue de 1947). Leur coût serait accru d'environ
2 500 millions de francs CFA. C'est beaucoup plus que le supplément de dépense consenti à
1
1 •
Nangbétopour assurer l'amortissement (l m de revanche supplémentaire et équipement avec des
vannes de fond dé' 500 m3 / s). D'autre part, on perdrait l'intérêt de la réduction des crues entre
rl 1
Nangbéto et Agbako et l'on aggraverait les conditions en aval de Kpondavé, où l'on projette
,
1 1 d'arrêter l'endiguement
L
Donc, si le barrage de Nangbéto existe, aux fins de production d'énergie et de réserve
d'irrigation, la protection par endiguement seul ri'est pas une solution économique. Cela reste-
rait vrai, comme on le voit sur lé tableau suivant, si l'on ne prévoyait pas de production d'éner-
gie ou même.si l'on envisageait seulement la protection contre les crues sans irrigation ni pro-
duction d'énergie.
TABLEAU
TABLE

DIGUES ET
CARACTERISTIQUES DU PROJET BARRAGE DE NANGBETO RECTIFICATION PHIX TOTAL

PROJECT CH ARACTERISTICS N ANGBETO DAM DY KING AND TOTAL COST


RIVER TRAINING

R.N. Crête du barrage Coût Coût Millions de franc'; CFA


N.W.L. Dam crest Cost Cost

Buts multiples
Multiple purposes
Pas d'amortissement de crues 1 144 146 5 825 4 850 10675
No flood damping
Amortissemen t à 1 200 ID 3/ s 144 147 6 524 2 350 8 874
Damping to 1 200 m 3/ S
Amortissement à 1 000 m 3/ s 144 148.5 7 130 1 830 8 960
Damping to 1 000 m 3/ S <
1
J>.

1 *
Irriga tion et protection des périm ètres
sans production électrique
Land irriga tion '1'( and protection 1
1
without electricity production
Pas d'amortissement de crues 131.50 133.5 2 130 4 850 6980
No flood damping
Amortissem ênt à 1 200 m 3/ s 131.50 139 2 983 2 350 5330
Damping to 1 200 m 3/ S
Protection des périmètres seulement
Land protection on Iy
, Pas d'amortissement de crues - - - 4850 4 850
i 1
1 No flood damping 1
1

Amortissemen t à 1 200 m 3/ S - 138 2 425 2350 4775


Damping to 1 200 m 3/ S 1

* Il s'agit du premier stade surface effectivement Irriguée; 42590 ha


'* This 19 the Urst stage effective area under Irrigation; 42 590 ha

..- 1
J _J - - --J -j
1~
1
J ~ J -_-.:.1 _____ J
-,
-_~_ J ,. __-J __J .J J
IV -5

,--_.J

3 - LA CONCEPTION DE L'ENDIGUEMENT

3-1.. ETENDUE DES DIGUES

La fonction essentielle des digues est de protéger les terres irriguées contre les inon-
1
1
1
dations.
'.~
Au Dahomey ces terres s'étendent d'Agbako (au Nord) à Kpondavé (au Sud).
1 ;

1 1
Au Togo, elles comportent le périmètre du Bado, non inondable et alimenté par une sta-
~-'
tion de pompage au village de Tokpli qui est lui-même placé bien au-dessus des plus hautes eaux
du Mono, et le périmètre des «alluvions Togo» dont la limite Nord est située au droit d'Athiémé
et la limite Sud au droit de Kpondavé.

Il est donc nécessaire de prévoir au moins l'endiguement du Mono


- en rive gauche d'Agbako à Kpondavé,
- en rive droite d'Athiémé à Kpondavé.

r l Faut-il aller plus loin ? Il semble que non. En rive droite, les terres en amont du
1
l~-.J
1

périmètre irrigué sont peu intéressantes et peu habi tées. Leur protection nécessiterait une lon-
gueur de digue considérable alors qu'il n'y a que l 500 m à fermer, perpendiculairement au Mono,
,
l '
au droit d'Athiémé, pour protéger le périmètre irrigué des débordements qui se produisent en
1 1
amont.
LJ
A l'aval de Kpondavé, il y a un choix analogue à faire: on peut prolonger les digues
il
• 1
longitudinales jusqu'à la route de Cotonou ou bien les arrêter à hauteur de Kpondavé et se proté-
l
- '' ger de l'inondation venant de l'aval par des digues transversales. Cette dernière solution est
plus économique car l'endiguement complet gonfle très nettement les lignes d'eau dans la partie
aval et la répercussion de cet effet se fait sentir très loin en amont. Au supplément de longueur
des digues longitudinales s'ajouterait donc un supplément de hauteur de la partie prévue. Ces
deux dépenses dépasseraient largement le prix des digues transversales.

i i D'autre part, l'arrêt de l'endiguement à Kpondavé n'aggrave pas la situation des terres
U basses: le niveau à Kpondavé pour un débit de 1200 m 3 /s est légèrement supérieur au niveau
naturel mais les inondations qui n'ont lieu que par débordement du Mono sont moins importantes
que celles qui sont provoquées par le débit arrivant par la plaine dans l'état actuel.

Si l'on se réfère au plan du maximum des crues (Planche IV-11) on trouve pour la crue
de 1947, les niveaux suivants:

- Dahomey casier 32 5,01


52 4,56
33 4,06
14 1,93
1 -,
. 1 - Togo casier 12 4,96
iJ 13 4,06
14 1,93
j 1
: 1 Or pour le débi t permanent de 1 200 m 3/ s, avec l' endigu ement prévu, le modèle a
l-i
donné;
- Dahomey casier 32 5,00
52 non touché (2,66)
33 3,83
1
14 1,85
1l 1,

U
IV-6

- Togo casier 12 5,23


13 3,95
14 1,85

Résultats qulil faut compléter par les remarques suivantes:

a - Les niveaux indiqués pour les casiers 12, 13, 14 sont relatifs aux échelles du
Mono (Kpondavé, Adamé, pont-route).
Les niveaux dans la plaine du Togo (surtout dans le casier 12) seront en réalité
plus faibles.

b - La crue de 1947 aurait été amortie à moins de 1 200 m 3 /s (cf. étude d'amortisse-
ment par la retenue de Nangbéto au chapitre précédent).

3-2. MESURES PRISES EN CAS DE CRUE EXTRAORDINAIRE

Comme on l'a vu, la protection contre les crues n'est pas absolue. Il est impossible,
économiquement, de se prémunir contre la crue maximale dont le pointe à Nangbéto a été éva-
luée à 4500 m 3 /s.

La capacité du barrage n'est pas à lléchelle du volume d'eau correspondant à cette


crue et l'amortissement dans la retenue n'est plus possible.

Un certain amortissement naturel se produirait dans la vallée mais c'est encore un dé-
bit de l'ordre de 3 000 m 3 /s qui arriverait à Agbako alors que la crue de 1947 n'a dû atteindre
que l 650 m 3/ S environ! On a donc admis qu'en cas de crue extraordinaire, ne pouvant être
amortie à l 200 m 3 /s, on se résoudrait à l'inondation de la plaine. On reviendrait donc, mais
sans les aggraver, aux condi tions naturelles.

De plus, pour réduire les dégâts aux digues et dans le système d'irrigation, il a été
prévu que JI inondation se ferait, au moins dans un premier temps, par des points déterminés où
la digue de rive gauche du Mono comporte des déversoirs fermés en temps ordinaire par des di-
gues fusibles arasées au niveau de la ligne d'eau de 1200 m 3 /s.

Ces déversoirs sont situés.

- le premier, peu à l'aval du barrage d'Agbako


-le second, vers l'origine du Dévédou, juste à l'aval de l'embranchement du canal SI,
-le trcisième, 3 km à l'aval de la boucle d'Athiémé, à l'endroit où le canal S2 rejoint
la digue.

Ils sont calculés de façon que le flot se produisant au moment de la rupture de la digue
fusible ne dépasse pas 150 m 3/ S pour le premier et 200 m 3/ S pour les deux autres.

3-3.. ECHELONNEMENT DES TRAVAUX

La mise en valeur des terres commencera par le Bado, au Togo, et le territoire au


Nord d'Athiémé, au Dahomey. C'est seulement quand ces deux périmètres seront aménagés et
exploités que l'aménagement des terres au sudd'Athiémé, sur les deux rives, commencera, avec
un décalage de huit ans (voir Chapitre VI - Tableaux l et II). Il est très intéressant, du point de
vue économique, de reporter à cette époque les dépenses d'endiguement au Sud d'Athiémé, c'est-
à-dire plus des 2/3 de l'endiguement total. On a vérifié que cela ne comporte pas d'inconvénient
majeur: JI effet de l'endiguement entre Agbako et Athiémé relève peu les niveaux de crue en aval
(environ 40 cm, pour la crue de 1947, entre Athiémé et Agbétiko, se réduisant à 0 à Agomé Séva).
, :

IV-7

En rive gauche, le Mono déborde un peu plus mais ce supplément de débit est inférieur à celui
qui arriverait par la plaine et qui est supprimé. En rive droite, les gros débordements ne se
produisent qu'à partir du secteur d'Agomé Séva et ne sont donc pratiquement pas modifiés.

4 - L'EVACUATION A LA MER

L-.-' 4-1.. SITUATION PRESENTE

La rivière Mono communique avec la mer par des ouverturE:S plus ou moins permanentes
au travers du cordon littoral; l'une de celles-ci est la Boca deI Rio ou « BouchE:s du Roi ), à
10 km environ à l'Est de Grand-Popo, qui constitue l'exutoire d'un ensemble hydrographique com-
plexe dominé par le Lac Ahémé et le Mono lui-même; cet exutoire très imparfait,en pE:rpétuelle
évolution, se maintient ouvert grâce au jeu de la marée. Le Mono est parfois aussi en communi-
cqtion avec la mer vers l'OuE:st à Anécho, mais celle-ci a un rôle tout à fait négligeable sur
l'écoulement de SE:S eaux et intéresse E:ssentiellement celles du lac Togo.
1 i En période de crue, la rivière est périodiquement mise en communication directe avec
la mer à l'Est immédiat de Grand-Popo ; pour ce faire, au plus fort de la crue, la population loca-
le guidée tant par la réalité des faits que par une certaine mystique, creuse une tranchée au tra-
:r 'i vers du cordon littoral qui, sous la poussée des eaux devient en peu de temps une large ouverture.
1 1
U Très rapidemént le niveau s'abaisse à l'amont de la coupure; par bonne crue, la baissée peut
atteindre plusieurs décimètres à Grand-Popo.

La crue passée, l'ouverture se réduit progressivement en même temps que s'amorce


r ,
un lent déplacemenf'vers l'Est; peu à peu la mer reconstruit le cordon littoral que lE:s actions
1
i
i1 combinées de la rivière et de là marée sont en général incapables de maintenir ouvert.
U
Le littoral, grosso-modo rectiligne entre Lomé et Cotonou, est le siège d'un transport
littoral très intense en direction de l'Est, ré sultant de l'action continue dE:s vagues déferlant
obliquement sur le rivage. Ce transport littoral dont l'intensité, voisine de l 500 000 m 3/ an a
été confirmée par la construction du nouveau port de Cotonou, a une conséquence directe sur le
problème qui nous occupe: toute communication libre,entre le système lagunaire et la mer, aura
tendance à se déplacer vers l'Est et à s'obstruer rapidement si elle ne peut être entretenue par
un courant de chasse suffisant ou si elle n'est pas protégée artificiellement.

Connaissant les difficultés qu'il y aurait à maintenir une évacuation directe du Mono
à la mer, on peut s'interroger sur son opportunité et sur les moyens de la réaliser.

\ 1
1

4-2. OPPORTUNITE D'UN DEBOUCHE DIRECT DU MONO A LA MER


r, '1
1 ;
1 1
LJ 4-2-1 Niveaux de la mer

A l'heure actuelle aucune observation de niveau n'a été faite en bordure du rivage
devant Grand-Popo, d'autre part une certaine confusion règne quant aux niveaux réels de la mer
rapportés au nivellement IGN, tant à-Cotonou qu'à Lomé. A Cotonou où l'on y voir un peu plus
clair après les récentes observations conduites à l'occasion de la construction du port, il est
admis que le niveau moyen de la mer serait à (+ O,37)/IGN. A Lomé on rattache le zéro IGN au
niveau moyen des basses mers moyennes, ce qui situerait le niveau moyen de la mer, à quelquE:s
centimètres près, à (+ 0,40)/IGN. Ainsi, sur cette côte régulière et étant donné les positions
respecti ves de Lomé, Grand-Popo et Coton'ou on peu t admettre que le ,ni veau moyen de la mer à
Grand-Popo est très voisin de (+ 0,40)/IGN. Le (0,00) de la mer, au sens où on l'entend
IV-S

, -.,
("

habituellement, correspondant au niveau des mers les plus basses (basses mers de vives eaux
exceptionnelles de coefficient 120) serait voisin de (- 0,52)/ IGN, quant au niveau le plus élevé
il dépasse vraisemblablement (+ 1,30)/ IGN en certaines circonstances car on sait que ce niveau
est affecté diversement par les influences météorologiques.

4-2-2 Niveaux respectifs au pont de la route Lomé-Cotonou, à Grand-Popo et en mer

Pour apprécier l'opportunité d'une coupure du cordon littoral ôl'Est immédiat de


Grand-Popo, il est intéressant d'examiner quelles peuvent être les conséquences probables de
l '
cette ouverture sur les niveaux de l'eau mais aussi, comme on le verra plus loin, sur la pêche
lagunaire et sur la salure des eaux in térieures.

Nous nous placerons dans. l'hypothèse où au moins une communication, du type Bouches
du Roi, existe entre le système lagunaire Mono-Lac Ahémé et la mer; il est en effet vraisembla-
ble que si. le cordon littoral est coupé en un seul endroit les courants dléchange provoqués par
la marée doivent être suffisants pour maintenir une communication très peu profonde mais suscep~ ;

tible de se développer naturellement au cas où le niveau viendrait à monter. La situation la •

I,i
1

plus propice pour ce débouché permanent ou quasi permanent est précisément dans la région des
Bouches du Roi car étant plus ( centrale» vis à vis du système lagunaire les effets de la marée r 1
y sont les plus notables. i i
u
." On ne dispose malheureusement que de très peu de renseignements quant aux niveaux
de lleau en divers points du système lagunaire quand une seule ouverture existe. En effet,
lorsque des observations ont été effectuées en 1964, le Mono débouchait directement à la mer à
1 km environ à l'Est de Grand-Popo.

De quelques observations éparses dont on peut disposer et de calculs sommaires de ; ,


,. ,
llécoulement des eaux sur le-tronçon dè lagune compris entre Grand-Popo et les Bouches du Roi,
représentant 10 km, il ressort que l'existence d'une communication directe de larivière avec la
mer aurait pour effet, en présence d'une crue de llordre de SOO m 3 /s àAthiémé d'abaisser le ni-
veau à Grand-Popo de 0,60 m'environ .. Cette valeur est en accord avec llobservation faite en
1963 lors de 11 ouverture de la communication directe du Mono sur la mer. La crue de 1963 était r .,
voisine de SlO m 3 /s à Athiémé, une partie de la basse plaine adjacente aux lagunes était inon- :' '

dée, le creusement d'une ouverture dans le cordon littoral par laquelle s'écoula un débit sans !
~._
i
.J

doute sensiblement supérieur au débit du Mono entraîna en quelques heures devant la ville de'
Grand-Popo, une baisse de niveau voisine de 0,60 m. Cette valeur est également confirmée par i, l
la ( reconstitution» des niveaux de la crue de 1963 ; on a noté que le niveau maximum de la ( !
crue de 1963 avait atteint la cote (+ 2,40) au pont route de Cotonou (Mono) alors que le niveau
maximum de la crue de 1964 avait atteint l,57 m à ce même pont, soit si lion tient compte de la
différence de niveau attribuable au débit moindre de la crue de 1964 (le graphique h(Q) au pont
route de Cotonou, sur le Mono, planche IV-3, donne une différence voisine de 20 cm), une déni-
=
vellation de 2,40 - (l,57 + 0,20) 0,63 m que lion peut attribuer en grande partie à l'existence
'--j
d'une communication directe du Mono sur la mer.

On peut faire la même constatation au droit du pont route de Cotonou sur la Sazué entre
les ni veaux maximaux des crues êle 1963 et 1964. i
1
l, 1

4-2-3 Conclusion
\ 1

En conclusion, l'existence d'une communication naturelle directe du Mono sur la mer à


l'Est immédiat de Grand-Popo entraîne par rapport à un débouché vers les Bouches du Roi, une
baisse du niveau à Grand-Popo voisine de 0,60 m pour une crue de l'ordre de SOO/ l 000 m 3 / s à
Athiémé; cette valeur ne varie pas sen"siblement lorsque le débit croît mais elle est évidemment l.
1

nulle lorsque Q = O. Pour' une crue de cette importance la perte de charge dans la communica-
. tion elle-même est relativement importante, voisine de 0,70/0,SO m, elle croît légèrement avec
le débit car le niveau aval (niveau moyen de la mer) est lui-même en moyenne constant. ,
1 .•

r-,
i
!
" .!
Î 1

La suppression de cette perte de charge au débouché impliquerait un creusement géné-


!
'- - 1
ral du lit sur le cours inférieur du Mono qu'il ni est pas question d'envisager; aussi ne doit-on
pas s'attendre à ce qu'une amélioration localisée du débouché même importante conduise à un
abaissement sensible du niveau de crue à Grand-Popo et de manière générale sur le cours infé-
rieur du Mono.

;-Î
, 1
Sur le graphique on a indiqué la loi probable H (0) au pont-route de Cotonou suscepti-
1 1 ble de résulter d'un aménagement artificiel du débouché. On a porté sur ce même graphique, au-
,J
dessus de la loi 0 (H) résultant des observations de la crue de 1964, la loi probable 0 (H)
r 1
dans l'hypothèse où une seule communication naturelle existerait dans la zone des Bouches
,
1
du Roi; la comparaison des deux courbes supérieures permet d'apprécier l'influence probable
,~ sur les ni veaux d'un dé bouché direct.

4-3. SOLUTIONS PRECONISEES


;1
1 ;
LI amé lioration artificielle d'un débouché naturel direct, par creu sem en t des fonds et
L.J
leur entretien, n'est pas à envisager car elle nécessiterait la construction d'ouvrages très oné-
reux sans apporter une amélioration sensible sur l'éccù2ement des crues et entraînerait au con-
traire un accroissement sensible de la salinité des eaux de la lagune.

Par contre le débouché direct naturel est intéressant d'autant qu'il n'implique pas
,/" \ d'investissements importants.
\
l j
Il y a deux façons de l'envisager:

- soit que l'on opère de manière traditionnelle, c'est-à-dire en ouvrant une brêche dans
le cordon chaque fois que la crue menace d'être importante; les prévisions de crue à partir du
haut-bassin et la disposition à Grand-Popo d'un engin de terrassement un peu plus efficace que
l'équipe occasionnelle de terrassiers volontaires permettrait, à peu de frais, de creuser la brê-
che voulue au bon moment.

{l - soit que l'on effectue le minimum de travaux de terrassement afin que l'ouverture se
~ j.
1
maintienne ouverte dans les meilleures conditions. Cette dernière solution sous entend un équi-
pement de la rivière permettant de disposer d'un débit de chasse permanent au moins égal à
8/10 m 3 /s environ. Le maintien de l'ouverture à un emplacement fixe impliquerait la construc-
tion d'une digue en enrochements le long de sa face Est.

4-4. INFLUENCE D'UNE OUVERTURE DIRECTE SUR LA' PECHE ET LA S,ALURE DES
EAUX DE LA LAGUNE
:1
1 1
L'existence d'une seconde ouverture naturelle entre la mer et la lagune, à proximité
u de Grand-Popo n'apporterait pas de modifications sensibles ni sur la pêche, ni sur la salinité
, . des eaux de la lagune et du cou rs inférieur du Mono.
1

Du point de vue de la pêche, il est apparu, après enquête sur place, qu'aucune doctri-
ne solide n'existait quant à l'opportunité de mettre les lagunes en communication avec la mer.
:) Certaines espèces de poissons paraissent se développer plus rapidement en milieu saumâtre.
L'ouverture des lagunes, qui est en général périodique (3 à 4 ans) tant à Cotonou qu'à Anécho,
est favorable au renouvellement et au développement de certaines espèces; le cycle des
crevettes est intéressant à ce sujet, mais l'ouverture a aussi des inconvénients, elle permet en
particulier l'entrée de poissons voraces.

En fait, l'éventualité d'une communication directe du tv1ono sur la mer, ne paraft pas
devoir entraîner une influence appréciable sur la pêche car de toute manière une communication

\
1

'. j
IV-ID

entre le système lagunaire et la mer existe déjà par laquelle des échanges se font selon le jeu
naturel et il nlest pas prouvé, à ce jour, que cela soit bon ou mauvais.

Du point de vue de la salinité des eaux, une nouvelle ouverture danp le cordon littoral
ne serait pas favorable si le régime hydraulique du Mono restait ce qu'il est actuellement car
en période de débit nul les eaux salées, par le jeu de la marée, remonteraient plus haut sur le
cours inférieur de la rivière. Le maintien d'un débit minimum dans la rivière à l'étiage, permet- r'
tra de lutter efficacement contre ce phénomène, a fortiori si, comme on l'entend, l'embouchure
n'est pas surcreusée artificiellement.

r--
, ;
( J

i ~

000
r---.
1 1

l _

J
\ j

1
!

.ri

i
l
''

\ ,
LE COURS INFERIEUR DU MONO
THE LOWER COURSE OF THE MONO

Le MON 0 à ATH 1É M É

Fin Janvier 1965

The MONO af ATHIE'ME

End 01 January 1965

Le MONO à BATONOU

11-6-1964

The MONO of BATONOU

/1 - 6 - 1964

La 8 0 C ADE L RIO

7 - 6 - 1964

The BOCA DEL RIO

7 - 6 - 1964
i 1
i i
U

Il
1
,-,1

CHAPITRE V

LA BrAiSSE V ALLEE DU MONO

1 - GENERALITES Page V-l


ri
1 1
2 - LES SOLS DE LA BASSE VALLEE V -1
LJ

2-1 Les sols alluviaux hydromorphes V-2


ii l~
2-2 Les sols alluviaux halomorphes V-3
2-3 Les sols calcimorphes V-3
2-4 Les latosols V-4
2-5 Surfaces aménageables par caté gories de sols

3 - LES CULTURES EXISTANTES OU POSSIBLES ET LES TERRES QUI LEUR


CONVIENNENT V-5

3 -1 Maïs . V-5
3-2 ~~anioc V-5
3-3 Arachide. V-6

3-4 Haricot . V-6


3-5 Les cultures maraîchères. V-7

3-6 Les cultures fruitières. V-7


3-7 Coton V-7
3-8 Plantes à fibres de sacherie ..... V-8
r . ,
• 1

1 ; 3-9 La canne à sucre V-9


r~
3-10 Riz . V-ID
3-11 Cultures fourragères V-ID
3-12 Le palmier à huiie . V-Il
3-13 Le caféier V-lI
3-14 Le poivre V-Il
3-15 Le cacaoyer . V-Il
3-16 Les surfaces disponibles pour chaque culture par périmètre V-Il

4 - LES BESOINS EN EAU DES DIVERSES CULTURES V-Il

000
J

U V -1

1 :

'-.1
r 1
l '
U
i :
1 1 1 - GENERALITES
i.-!

La plaine alluviale débute en rive gauche du Mono à Agbako dernier seuil rocheux
dans le lit du fleuve. Elle est limitée à l'Est d'abord par le Salédo qui coule au pied du pla-
teau de terre de barre d'Aplahoué, puis après la jonction du Dévédou avec le Salé do pour for-
mer la Sazué, par cette ri vi ère, ancien lit du 1\1 ono qui borde le plateau de terre de barre de
Sé-Comé. Les deux plateaux d'Aplahoué et Sé-Comé sont séparés par la dépression des Tchis
, et le lac Toho.

En rive droite la plaine alluviale est plus restreinte. Entre Agbako et Akladjénou à
i 1
8 km au Sud de Tokpli elle ne comporte que quelques dépressions marécageuses peu étendues
U permettant un léger amortissement des crues mais ne présentant aucun intérêt agricole. D'Akla-
djénou à Agomé Glozou, la plaine alluviale est limitée à l'Ouest par l'Aloé défluent du Mono
qui coule au pied des sols calcimorphes de la dépression du Bado. Le relief tourmenté des sols
alluviaux situés entre' Mono et Aloé ne permet pas d'envisager économiquement l'irrigation de
ces terres. A partir d' Agomé Gloz ou, la plaine allu viale devient plus importante ; limitée à
l'Ouest par le plateau de terre de barre d'Aklakou Afagnangan , elle est parcourue dans sa lon-
gueur par l'Aloé puis par le Gbaga qui, à proximité de la mer, se jette dans le cordon lagunaire
reliant le lac Togo au Mono.

Deux ouvertures font aujourd'hui communiquer la lagune avec la mer: l'une la Boca
deI Rio est situéè à la km à l'Est de Grand-Popo ; la deuxième, ouverte lors de la crue de 1963,
est située à uri kl10mètreà l'Est de Grand-Popo, en face de l'embouchure de la Sazué dabs la
lagune. Par suite de ces communications avec la mer les eaux de la lagune et du bas Mono
sont saumâtres, la pré sence de sel dan s le sol se fai san t sentir jusqu 'à la hauteur d' Aklakou -
Kpondavé - Corné. Cette présence de sel, jointe à un drainage difficile a fait écarter ces terres
de l'aménagement; on peut cependant raisonnablement considérer qu'après réalisation du barra-
ge de Nangbéto le maintien en permanence d'un débit de chasse de 8 q la m 3 /s dans le lit du
fleuve, aura pour effet de repousser la langue salée à l'embouchure; une amélioration du drai-
nage des terres basses entraînera un déssalage progressif du sol autorisant alors une mise en
valeur qui aujourd'hui serait beaucoup plus onéreuse.

La basse vallée du Mono et les plateaux de terre de barre qui l'enserrent sont coupés
d'Est en Ouest par une formation de sols calcimorphes qui dominent la plaine alluviale. Ces
1
l•...J' sols, au Dahomey, forment la dépression des Tchis qui aboutit à l'Ouest au Lac Toho, et sépare
les deux plateaux de terre de barre dl Aplahoué au Nord et Sé-Càmé au Sud.

Au Togo ces sols forment la dépression du Bado qui sépare les deux plateaux de terre
de barre de Tabligbo au Nord et Anfouin Aklakou au Suc, et s'étend de Tokpli vers le lac Togo.

La dépression des Tchis et la dépression du Bado sont aujourd'hui très peu mises en
valeur; présentant un potentiel de fertilité élevé et pouvant assez facilement être irriguées à
partir des eaux du ivlono, nous les avons retenues et incluses dans l'aménagement des sols de
la basse vallée.

2 - LES SOLS DE LA BASSE V:ALLEE


1 -,
, 1

i 1
Plusieurs prospections pédologiques antérieures à la présente étude nous ont fourni
L.J les données nécessaires à l'établissement des schémas d'aménagement de la basse vallée. Ces
études sont les suivantes:

~J
V-2

- q Contribution à l'étude des sols de la basse val'lée du Mono ~ (Rive dahoméenne) par

P. Willaime pédologue de llüRSTüM (Septembre 1964). Cette étude avec la carte des sols au
1/50 000 a été complétée par M. Willaime pour la partie comprise entre les parallèles passant
par Dévé et Lokossa au début de 1965, grâce au Fonds Spécial des Nations Unies qui a financé
le travail de prospection.

- Etudes pédo-hydrologiques du Fonds Spécial des Nations Unies au Togo (1961-1964)


comprenant pour le Sud Togo la prospection des terres alluviales et calcimorphes situées au
Sud du parallèle passant par Tokpli, avec établissement d'une carte pédologique établie à
n!
j

l'aide de mosafquesau 1/20 000 non redressées de la couverture aérienne effectuée à cet effet
par l'I.G.N. Nous n'avons pu obtenir qu'une première minute incomplète de ce rapport. r 1 1
:
--,1
- Etudes agropédologiques du Bas Togo. La dépression du Bado par M. Lamouroux
pédologue de l'üRSTüM (Juillet 1960).
n
Toutes les données nécessaires à une bonne connaissance des sols de la basse vallée
du- 1v1ono ont été puisées dans ces trois études. Celles-ci comportant chacune une classification
TI
propre, nous regroupons ci-après dans une classification simplifiée les différents groupes de
i
sols rencontrés:

2-1.. LES SOLS ALLUVIAUX HYDROMORPHES

Ces sols résultent des dépôts effectués par le Mono. La géomorphologie est celle
d'une basse plaine alluviale où le lit de la rivière et de ses affluents ou défluents (Salédo,
Dévédou, Sazué, Aloé, Gbaga) est surélevé, créant une disposition en gouttière.
:l
l '
,; 1i
Les sols de texture relativement légère se trouvent dans les parties les plus hautes,
(bourrelets de berge) ; entre les bourrelets on rencontre des zones basses à mau vais drainage,
compactes et riches en argile.

Les sols alluviaux hydromorphes peuvent selon leur texture se classer en quatte sous-
groupes ~1

a - Sols sableux: Sols profonds, perméables, on les rencontre le long des bourrelets ,
!
!

de berge; c'est le long du Dévédou et de la Sazué qu'ils sont le plus développés.


Leur situation élevée fait qu'ils sont les moins touchés par l'inondation et de ce 1 i
fait très utilisés pour la culture. Exemple Profil ML 08 (voir l'Annexe V-l). i J

Ne représentant que des surfaces assez restreintes, nous avons groupé les sols
sableux avec les sols sablo-limoneux.

b - Sols sablo-limoneux : Moins perméables que les précédents, ils sont profonds et
,---,
légèrement acides, leur capacité totale d'absorption est un peu plus élevée que les
!
précédents. Ils constituent les sols les plus riches; leur situation assez élevée L 1
fait qu'ils sont eux aussi très cultivés. Exemple MLü l (Annexe V-l).
:-·l
, 1
c - Sols argilo-limoneux· : Ces sols comportent une teneur en argile voisine de 40 % ,

et sont d'une imperméabilité plus grande·; ces sols sont fréquemment inondés;
protégés contre l'inondation et correctement assainis ces sols peuvent con venir
à la plupart des cultures. Exemple MLü 16 (Annexe V-l).
, _1

d - Sols argileux: Ce sont des sols très lourds, imperméables. Ces sols situés dans
les dépressions comprises entre les bourrelets de berges ne sont pas drainés et '1
!
resten t submergés une partie de l'année; sols acides, ils comportent fréquemmen t
un horizon de gley. Exemple MLü 4 (Annexe V-l).
:-1
1

;1
,
il
; 1

L-J
V-3
1 1
1 :
: 1

r- l

i ! 2-2. LES SOLS ALLUVIAUX HALOMORPHES


\ r
'---.-1
Ces sols se rencontrent dans la région comprise entre Kpondavé et la mer; par suite
de cette proximité et des ouvertures existant à travers le cordon dunaire une certaine salure des
eaux et du sol se manifeste qui va en diminuant du Sud au Nord.

Si dans un premier stade d'aménagement ces terres ont été écartées, il faut considérer
i
,
1
1 que ce premier aménagement aura pour effet d'améliorer grandement les conditions d'une mise
U en valeur ultérieure, d'abord en repoussant la langue salée par le débit de chasse maintenu en
permanence dans le lit du fleuve, ensuite par un meilleur drainage des terres basses, indispen-

ilL-I sable à la mi se en valeu r des pé rimètres dl irrigation en vi sagé s.

Les sols que l'on rencontre dans cette région sont surtout des sols argi'leux ou argilo-
limoneux nécessitant un drainage important pour leur mise en valeur.

- -,
: 2-3.. LES SOLS CALCIMORPHES
_J
Ces sols n'appartiennent pas aux sols alluviaux de la plaine du Mono qu'ils dominent,
1 au Togo dans la dépression du Bado, au Dahomey dans la dépres'sion des Tchis. '
J La roche mère de ces sols est une marne à attapulgite dans laquelle on rencontre des
nodules de calcaire généralement à une certaine profondeur de la surface. Parfois des concré ï
tions manganésifères et des nodules d'apatite apparaissent. Ces sols présentent une capacité
totale d',échange très élevée donc un potentiel de fertilité important. Très argileux, avec une
forte proportion dl argile gon flan te, ces sols sont difficiles à mettre en valeu r, ce qui explique

1 qu'ils soient aujourd'hui peu exploités; en saison des pluies, ces sols à faible pente, mal-
drainés, sont gorgés d'eau. En saison sèc)1e, des fentes de retrait importantes apparaissent;
ils sont difficiles à travailler.
-'1
--'
1
Les sols calcimorphes peuvent se diviser en deux catégories

l - les sols ca1cimorphes normaux


- les sols calcimorphes de bas fonds; ces derniers absolument imperméables convien-
nent essentiellement à la riziculture.
1
Nous en donnons deux exemples pris dans l'étude de I\~. Lamoureux sur la dépression
J du Bado (Juillet 1960) L IX et L VI (Annexe V-1).

2-4. LES LATOSOLS

Ces sols sont constitués par les colluvions de terre de barre formant la transition avec
...J
les sols alluviaux ou ca1cimorphes qu'ils dominent. Ces sols ont une certaine acidité et une
faible capacité d'absorption. Sous certaines' réserves, l'irrigation de ces sols peut être envisa-
gée. Leur importance dans les périmètres aménageables est faible. Nous en donnons un exem-
ple pris dans J'étude de M. Lamouroux. Exemple L XII (Annexe V-l).

J 2-5,. SURFACES AMENAGEABLES PAR CATEGORIES DE SOLS

Comme nous le verrons dans la suite de cette étude, l'aménagement hydra-agricole de


la basse vallée du Mono prévoit dans un premier stade cinq périmètres d'irrigation, deux en
rive gauche du Mono appelés périmètres Nord Athiémé et Périmètre Sud Athiémé, et trois en
rive droite du Mono appelés périmètre du Bada, périmètre des Alluvions Togo et périmètre
J Agomé-Glozou.

1
V-4
;-j
" 1
l _,

Le planünétrage des différentes catégories de terres examll1ees plus haut a été effec-
tué périmètre par périmètre en considérant d'une part la surface géographique qu.i est la surface
réelle occupée par chaque type de sol, et d'autre part la surface aménageable qui est celle sus-
ceptible d'être mise en valeur par irrigation. La surface aménageable représente 72 % de la
surface géographique, étant admis que 9/10 seulement des terres pourront être dominées par le
réseau d'irrigation (pour tenir compte du micro relief non négligeable de la région), et que 80 %
des terres dominées seront irriguées (les 20 % restants représentant les emprises de canaux, ......
\
'-,.
routes, villages ... ).

Les surfaces aménageables par catégorie de sol dans chaque périmètre sont données
,---,
dans le tableau suivant': (exprimées en hectares) ", i
i
1
1
1
Surface
1 aménalleable Sols
Sols 150.. 00'0 .. \Terre en Ire
~,

\ ,
"aMo- Sols Sols calc1 mOtphes Mono et
\ = argllo- Colluvions Talai
limoneux arglleux morphes de bas 1 can,al n~n .
! surface
géographique et limoneux
IImoneu x fonds amenagee
,....,
i X 0,72 1
11
!
1 1

1PERIMETRE 1
NORD ATHIEME:
! 1
1 Surface
i géographique 11 430 5 650 1 920 19 000 400
1

1Surface 1
! aménageable 8 230 4 070 1 380 13 680
! 1 1
1
! PERIMETRE 1
1
1 SUD ATHIEME: 1
! 1
i SurfCice 360
1 géographique 9 150 2 440 7 650 19 240
1
1 Surface
1 aménageable 6 590 1 760 5 510 13 860
i 11 1
1
1 PERIMETRE 1 1
! BADO: 1
1
1 Su rface
1 géographl que 1 500 6 250 2 520 9 270 1
1
1 Surface 1)
360 4 500 1 810 6 670 i
1 aménageable
j
1 ..- 1
--"-- 1
1

1 --"'
!
PERIMETRE ! ! 11
ALLUVIONS 1
1
! TOGO:
[
1 Surface 3 120 9 040 240
2 180 3 740
! géograp hlque
Surface
\ aménageable 1 570 2 690 2 250 6 510
! 1
1
1
PERIMETRE
1 AGOME- \ 'l
1 GLOZOU
1 1 1
i
1 1 !
Su rlac" 2 600 120
géographique 1 780 160 660

1 Su rface 1 870
aménageable 1 2BO 120 1 470
1 i
1 1 1

c-'

. ' .... - ..
V-5

3 - LES CULTURES EXISTANTES OU POSSIBLES ET LES TERRES QUI LEUR


CONVIENNENT

Nous nous proposons de passer ici en revue les différentes cultures actuellement pra-
,
r -,
,
:
;
tiquées ou qui seraient susceptibles de l'être, en indiquant pour chacune d'elles les terres leur
U convenant le mieux. Au chapitre VII traitant de la mise en valeur de la basse vallée un choix
sera proposé entre ces différentes cultures et des surfaces à mettre en valeur retenues en vue

iJ
de retirer le meilleur profit possible des aménagements, tenant compte des aptitudes culturales
des sols, et de l'écoulement possible de la production.

3-1.. MAIS

C'est exclusivement le maïs blanc qui est cultivé; il constitue la base de Palimenta-
tion de la population. Sa durée d'évolution est de 90 à 115 jours.

Deux variétés résistant à la rouille ont été sélectionnéE:-s au Dahomey par l'IRA T.

- S.C.A.R. III Evoluant en 115 jours - grain farineux


- Niaouli 7 Evoluant en 105 jours - grain semi-vitreux. Cette variété semble plus
prisée par la population que le S.C.A.R. III.

La culture se pratique en première comm e en deuxième saison.

En première saison les semis s'effectuent du 15/3 au 15/4. En deuxième saison, les
semis s'effectuent du 15/8 au 15/9. La culture se pratique en lignes en poquets avec un écar-
tement moyen de 0,80 eptre les lignes, les poquets étant placés à 0,40 sur la ligne. Sem~s à 2
ou 3 graines, suivi de démariage à un ou deux plants; 15 à 25kg de semences à l'hectare sont
nécessaires poul;' les semis. Compte tenu de la date des semis, la récolte se fera entre le 1/7
et le 1/8 pour la première culture, le 1/ 12 et le 1/ l pour la deuxième culture.

Les rendements moyens oscillent seulement entre 500 et l 000 kg à l'hectare. Si les
rendements de la première culture sont en général meilleurs, cette récolte est plus difficile à
conserver étant donné les difficultés plus grandes de sécher correctement la récolte en Juillet-
il 1 •
Août qu'en Janvier-Février. Des rendements de l 500 voire 2 000 kg/ha sont cependant possi-
1
'-J
1 bles.
En périmètre irrigué aménagé les périodes optimums semblent devoir être pour la pre-
r l
mière culture , semis en Mars-Avril avec récolte en Juillet; pour la deuxième culture, semis en
.

i '-J
1 Août Septembre avec récolte en Décembre-début Janvier. En culture irriguée, on peut escompter
un rendement moyen en grains de 2 500 kgf ha.

Les terres convenant à la culture du maïs sont essentiellement les terres limoneuses
et argilo-limoneuses ; les terres calcimorphes les moins compactes peuvent également convenir.
,.,
1 1

lJ 3-2. MANIOC

Si le manioc tient une place importante dans l'alimentation des habitants, sa cUlture
est surtout pratiquée sur les terres de barre, beaucoup moins sur les terres alluvionnaires ou
les terres calcimorphes ; cela tient essentiellement au fait que le manioc ne supporte pas l'inon-
dation ou l'eau stagnante; en périmètre aménagé ces inconvénients ne seront plus à craindre;
on peut cependant redouter, si l'irrigation n'est pas parfaitement conduite, de voir les racines
pourrir dans le sol. Occupant le terrain pendant une année, la rentabilité d'une telle culture ris-
que d'être faible; elle peut cependant être intéressante au Togo pour alimenter la féculerie de
: 1 Ganavé en dehors de la période de production des terres de barre; pour l'alimentation de la fécu-
i:...-J:
lerie, la ré coIte étant fai te en une seule fois libère ensuite le champ pour une autre culture (en
culture familiale où la récolte peut s'échelonner sur 6 mois et plus ce serait un sérieux inconvé-
," ,
1 1 nient que d'immobiliser ainsi la terre d'un périmètre irrigué).
U
1
1
, i
V-6 , ~ J

Culture à plat en planches ou en billons, à l'écartement de l mètre en tous sens. Plan-


tations en boutures pour la première culture entre le 1er Mars et le 1er Juillet, pour la deuxième
culture du 15 Septembre à fin Octobre - Les rendements moyens de la culture sont de l'ordre de
8 à la t/ha. ~,

En périmètre irrigué, la culture serait à faire sur billons, avec irrigation à la raie, en
choisissant la période de plantation permettant une récolte à un moment où la production tradi-
tionnelle est faible. :l
ij
Les terres sablo-limoneuses et limoneuses conviennent le mieux à la culture du manioc:
les terres limono-argileuses bien drainées peuvent également être consacrées à cette culture. :-:
1

:, J

3-3. ARACHIDE ,-,


1 i
, 1
L'arachide tient une place importante dans l'alimentation de la population: une partie L J

de la production est également vendue pour l'huilerie.

Les variétés cultivées évoluent en trois mois 112 à 4 mois environ. La variété sélec-
tionnée Moto évolue en 90 jours seulement. Le gros aléa de la culture est la rosette contre
laquelle, à défaut actuellement de variétés résistantes, le meilleur remède consiste à pratiquer ,-,
1
des semis denses: 125 000 à 160 000 pieds à l' hectare, ce qui représente des écartements de 1
1
40 x 15 à 40 x 20. Les cultivateurs plantent généralement moins serré: 40 x 30 nécessitent
20 à25 kg d'arachides égrenées à l'hectare.
:-l
1 i
Après le semis un binage en général suffit surtout si la plantation a été faite à petit
écartement, la plan te cou vrant rapidemen t le sol.

La récolte doit être faite dès que la plante est arrivée à maturité pour éviter que les
graines~ negerment dans le sol ; après arrachage des plants, l'égoussage n lest effectué qu'après
quelques jours, sùivi d'un sè.chage sous abri. Le rendement moyen de la culture n'est que de
400 à 500 kg d'arachides en coques à l'hectare; en culture irriguée on pourra escompter des
rendements de 2 000 à 2 500 kg à l' hectare.
,--.,
Les sols convenant à la culture de l'arachide sont les sols sabla-limoneux et limoneux. : '
:i
3-4. HARICOT
i 1
i
La consommation des haricots est importante. Les variétés cultivées sont nombreuses,
c'est cependant le niébé Vigna sinensis (Cow Pea) qui se rencontre le plus fréquemment.
n 1
, 1

Plante de courte durée d'évolution, 2 mois et demi environ, sa culture se pratique soit 1 !
en culture pure, soit en association avec d'autres cultures, en particulier le manioc aussitôt
après la mise en place des boutures.

En première culture les semis se font de Mars à Juin, en deuxième culture en Septembre
Octobre. La plantation faite à 0,50 m en tous sens demande 6 à 7 kg à l'hectare. Il faut en
fait adopter une densité deux fois plus grande et 12 à 15 kg de semences de niébé pour obtenir
une bonne occupation du terrain.

Les rendements moyens sont de 300 à 350 kgl ha : ils devraien t être de 700 à 800 kg
en culture bien conduite.

Les terres convenant aux haricots sont les sols argilo-limoneux et les sols argileux
les moins compacts.

j
V-7

3-5. LES CUL TURES MARAICHERES

Ces cultures sont généralement pratiquées en jardinage sur de petites surfaces. Cer-
r--'
. ! taines d'entre elles cependant peuvent se pratiquer en grande culture; c'est en parti-culier le
i • cas de la tomate et du gombo (Hibiscus esculentus) dont la consommation est importante dans
LJ la région.

En culture maraîchère irriguée il fou t considérer que le sol est occupé en permanence,
une culture suivant l'autre sans interruption.

Les sols convenant à ces cultures comprennent les sols sablo-limoneux, les sols limo-
neux et les sols argilo-limoneux. Les latosols peuvent également convenir au jardinage.

3-6.. LES CULTURES FRUITIERES

Sans entrer dans toute la gamme des cultures possibles, nous considèrerons trois cul-
l'
tures fruitières: les agrumes, la banane et l'ananas.
!u 1

- Les agrumes sont à envisager uniquement pour la satisfaction des besoins du marché
r l:
\
local, éventuellement pour alimenter des industries locales: confiturerie ou fabrique de jus de
1
.--J
i fruits; la qualité des fruits ne permet pas d'envisager leur production pour alimenter un commer-
ce d'exportation (membranes des fruits trop fibreuses en particulier). La culture est appelée à
( -, occuper le terrain pendant 15 à 25 ans; les terrains limoneux et argilo-limoneux très bien drai-
Ij nés conviennent à cette production. Quelques centaines d'hectares sont sans doute le maximum
de ce que l'on peut envisager, répartis entre oranges, citrons, mandarines et grape-fruits.

- La banane vient parfaitement sur les sols alluvionnaires du Mono, ainsi que sur des
sols calcimorphes les moins compacts. Nous ne l'envisagerons dans un premier stade que pour
satisfaire les besoins du marché local; quelques centaines d'hectares constituent donc un ma-
ximum ; pour l'exportation il faut envisager au moins l 500 à 2 000 ha.

Si des possibilités d'exportation apparaissent et que toutes les conditions soient


remplies pour satisfaire aux exigences de ce commerce, rien n'empêchera, dans un stade ulté-
rieur, de l'aborder.

Les sols limoneux, limono-argileux et argilo-limoneux sont ceux sur lesquels la cul-
ture doit être envisagée.

- L'ananas vient bien dans la région; jusqu'ici la culture n'est pratiquée que sur de
faibles surfaces pour la vente sur le marché.

Etant donné les débouchés importants offerts tant pour l'ananas en tranches que pour
le jus d'ananas, la culture peut être envisagée sur des surfaces assez importantes; cette cultu-
re devra être effectuée d'une façon très intensive pour être intéressante.

Les sols sablo-limoneux et limoneux sont ceux convenant le mieux à cette culture,
;l
LJ
3-7.. COTON

Le coton cultivé dans la région est le coton Mono qui appartient au type barbadense ;
depuis quelques annees le coton Allen du type hirsutum a été iritroduit avec succès.

Le Mono a un développement végétatif plus fort et un cycle d'évolution plus long que
l'Allen, sa fibre est courte avec un rendement à l'égrenage faible (30 % seulement contre 35 %
pour l'Allen dont la fibre est plus longue).
V-8

Compte tenu de sa durée d'évolution, le Mono doit être semé dès Juin dans le Mais
avant sa récolte; il est nécessaire que le mais ait été semé en lignes si lion veut pouvoir ef-
fectuer les traitements antiparasitaires nécessaires, en particulier contre la dysdercus dont le
cycle d'évolution très court donne lieu à de nombreuses éclosions. Sa récolte se situe en Dé-
cembre, soit 6 mois après le semis.

L'Allen de durée d'évolution plus courte doit être semé entre le 15/7 et le 15/8, la
récolte se faisant en trois fois entre le 1er et le 20 Décembre. Pour l'Allen les traitements
commencent 45 jours après le semis; en moyenne sept traitements en cours de culture sont né-
cessaires revenant à environ 9 000 Fr. (Prix des produits plus entretien et amortissement des
appareils en trois ans). (Tous les prix indiqués dans ce chapitre sont exprimés en francs CFA).

Alors que pour le Mono le rendement moyen est de l'ordre de 150 à 200 kg de coton
graine à l'hectare, pour l'Allen le rendement moyen est de l'ordre de l 000 kg avec possibilité
d'atteindre 2 t/ha. Bien que l'eau ne soit pas, pour le coton, dans la région, le facteur limi-
tant, en culture irriguée, ce rendement devrait pouvoir être escompté si le parasitisme peut être
n
) j

contrôlé. r~
, '
i i
Pour la campagne cotonnière au Dahomey, un arrêté fixe les prix d'achat par quali té U
ainsi que le calendrier d'achat sur les marchés; c'est ainsi que pour la campagne 1964-1965
les achats ont été effectués du 15/ l au 15/3 (lorsque toute la récolte est terminée), les cours
étant fixés pour l'Allen à 39,50 Frs le kg de coton graine de première qualité. Compte tenu des
traitements effectués, le prix d1achat net tenant compte du remboursement de ces traitements a
été fixé à 31 Frs pour la première qualité et 21 Frs pour la deuxième qualité. Pour le Mono,
les cours étaient de 32,50 pour la première qualité et 25 Frs pour la deuxième qualité.

Pour la campagne 1964-1965, 98 % d'A lIen é taien t de première qua li té et 2 % de deuxiè-


me qualité; pour le Mono 88 % de première quali té et 12 % de deuxième qualité. ,---
\ ,
l ,

Lors de l'achat, la qualité est appréciée par le Service du conditionnement dont les
agents sont assermentés, l'achat étant effectué par la CFDT.
,__ J
Le coton ainsi acheté est transporté à Bohicon àù il est égrené et les semences trai-
tées et stockées. Elles ne sont distribuées au cultivateur que peu de temps avant le semis. Il
faut compter 12 kg de semence à l'hectare pour le Mono et 20 kg pour l'Allen.
, j

Une bonne densité de plantation est 60 000 pieds à l'hectare (80 x 20). Pour le Mono ~,

semé dans le mais et qui présente un développement végétatif plus fort, 11 écartement pratiqué
es t de l mètre en tau t sens. Le semis était fait en poquets, la culture es t démarié e à un plan t"
i
ou plus souvent à 2 plants, trois semaines après le semis.

Les terres convenant à la culture du coton sont les terres limoneuses et limono-argi-
leuses.

3·8. PLANTES A FIBRES DE SACHERIE

Si à l'heure actuelle cette culture n'est pas pratiquée, il semble qu'il soit parfaitement
possible de l'introduire dans la région, L'urena, le triumpheta se rencontrent à l'état spontané .~ _ i

ainsi qu'un type ,de roselle (Hibiscus sabdariffa).

La durée d'évolution .de la plante pour la fibre est de 4 mois 1/2 à 5 mois. La culture
est à faire en première culture avec semis en Mars Avril, la récolte suivie du rouissage de la
fibre se situant en Août Septembre. Pour la graine il faut compter 6 mois, la culture étant faite ri
1 1
en deuxième saison pour que la récolte se situe en saison sèche.
1 !
Alors que pour la fibre les semis doivent être denses pour que les plants filent sans
brancher (semis en lignes continues distantes de 30 à 40 cm, ou semis à la volée), pour la 1i
graine le semis doit être fait à grand écartement en poquets, pour que les plantes branchent,
fleurissent et fructifient abondamment.
V-9

I

l1 Alors qu'il faut 40 à 80 kg de semences pour l'urena, le kenaf et la roselle, pour le
1

l~ jute, 8 à 10 kg suffisent étant donné la finesse de la graine.

L'échelonnement dans les semis facilite ultérieurement l'opération du rouissage qui


demande beaucoup de main-d'œuvre. Des problèmes de photopériodisme peuvent jouer qu'il
faudra examiner avant de fixer son choix sur une culture déterminée.

Le rouissage de la plante peut se faire en eau courante ou en eau dormante; le rouis-


sage en eau courante un peu plus long et demandant plus d'eau donne une fibre plus belle et de
meilleure qualité; le réseau d'irrigation'étant réalisé, devrait permettre facilement de réaliser
, l.
) le rouissage en eau courante. On peut escompter en culture irriguée un rendement en fibre de
2 t/ ha.
LJ
Les sols convenant au jute sont les sols argilo-limoneux ou argileux; la plante peut
supporter une certaine submersion lorsqu'elle est bien développée; elle s'accommode également
d'une certaine salure, ce qui peut au toriser la culture sur les sols allu viaux les plu s en aval du
périmètre d'irrigation; la culture est également possible sur les sols calcimorphes.

Le kénaf, l'urena et la roselle demandent des sols limoneux ou argilo-limoneux sans


salure ni submersion.

3-9,. LA CANNE A SUCRE

Cette culture n'est aujourd'hui pratiquée que comme canne de bouche rien ne s'oppose
toutefois à envisager la culture pour alimenter une sucrerie.

ri Au point de vue variétés, des introductions ont été faites au Dahomey de variétés pro-
venant dela station de quarantaine de Muguga (Kenya), ainsi que de deux variétés cultivées à
:1___1

Moerbéké au Congo Léopoldville. Les variétés provenant de Muguga ont été introduites et plan-
tées à la station de Niaouli; les deux variété s congolaises ont été introduites à la plantation
de Houin. Un choix devra être effectué entre ces différentes variétés pour n'en retenir qu'une
ou deux pour la culture.

La durée d'évolution de la plante entre deux coupes est de 12 mois, la coupe des can-
nes vierges après la plan tation demandant une durée un peu plus longue.

Si l'on admet que la récolte devra s'échelonn~r sur 4 à 5 mois de Novembre à Mars, la
culture devra être entreprise de Juillet à Septembre, la première coupeayàntlieu à partir de
Novembre de l'année suivante, pour se renouveler ensuite tous les ans à la même époque. On
peut raisonnablement compter sur 4 coupes successives avant la suppres~ion de la culture et
son renouvellement. Pour ce renouvellement une plantation en Novembre Dé'cembre en utilisant
les têtes des cannes vierges devrait permettre une première coupe en Février-Mars de la deuxiè-
, -;
me année.
1

J Un hectare de cannes vierges permet de planter 7 à 10 hectares selon les variétés.

La plantation se fera en lignes distantes de 1,30 m à raison d'une bouture tous les
50 à 60 cm. (Si la récolte devrait être effectuée mécaniquement la distance entre les lignes
devrait être portée à 1,75 m, la plantation sur la ligne étant alors rapprochée), la plantation
étant faite dans le sillon, celui-ci sera progressivement comblé pour butter les jeunes plants,
l, l'irrigation étant alors pratiquée entre les lignes; la plantation de Juillet à Septembre permet-
,
~ tra aux boutures de se développer avec les pluies, l'irrigation n'intervenant qu'à partir de No-
vembre-Décembre. Si on plante en Novembre-Décembre, il faudra irriguer dans la raie avant la
l plantation, et poursuivre ensuite cette irrigation après buttage des jeunes cannes.
-'
i
Un rendemen t de 100 t/ ha de cannes peut être escompté pour les premières cultures
-,
1
irriguées qui pourra atteindre 120 t/ha pour les cultures suivantes, étant donné le caractère
améliorant de la culture de canne qui apporte à chaque récolte environ 25 t/ ha de matière orga-
nique sous forme de feuilles et têtes de cannes.
V-lü

Les sols convenant à la culture sont les sols argilo-limoneux ainsi que les sols calci- r" ~]

1 i
morphes normaux. La nature même des terres et l'obligation de procéder à une bonne préparation i
du sol exige que cette préparation soi t faite mécaniquement.

Cette culture n'est aujourd'hui que très peu pratiquée dans la région qui nous occupe
et quand elle l' e st, c'est en culture de riz en sec.

La cul ture du ri z irrigué avec repiquage es t su sceptible d'occuper une place importan- r l
, !
te dans les périmètres d'irrigation. Deux cultures sont possibles, une première culture avec l ,
~_ J
semis en Mars-Avril et récolte en Juillet-Août, suivie d'une deuxième culture en Août-Septembre
avec récolte en Janvier.

Des essais intéressants ont été entrepris par la mission chinoise installée à Oueda
(Dahomey) un point d'essai étant réalisé à la station d'élevage de Kpénou près d'A thiémé. Les
variétés cultivées ont un cycle court de 3,5 à 4 mois; ces variétés demandent à être repiquées
25 à 30 jours après le semis, le repiquage se fait à 3 ou 4 brins à un écartement de l'ordre de
2S cm en tous sens. Les rendements obtenus par la mission chinoise ont varié de 2,5 à St/ha
pour le riz repiqué; on peut sans optimisme exagéré tabler sur un rendement moyen de 3 t/ha, r- ,
1 .

par culture, exprimé en riz paddy.

Si la culture du ri z avec repiquage constitue la formule la meilleure du point de vue r,


, :
agricole, on peut cependant admettre que la culture du riz avec semis direct comme une autre
céréale est possible :, c'est sous cette forme qu'elle est pratiquée aux USA et dans un premier
stade nous supposerons qu'elle est ainsi pratiquée.

La photopériodisme jouant un rôle important en riziculture il faudra vérifier que le


comportement de la plante est le même aux deux périodes de culture et peut-être choisir une va-
riété particulière pour chacune de ces deux périodes.

Les sols convenant à la culture du riz irrigué sont les sols argileux et les sols ca1ci-
morphes de bas fonds ; le riz étant une plante susceptible de supporter un certain taux de salure,
cette culture sera particulièrement justifiée pour les terres les plus en aval des périmètres sur
sols alluvionnaires.

fi
,1 ,:
3·1 L CULTURES FOURRAGERES ,_
" J1

Les cultures fourragères conduites en pâturage d'embouche doivent permettre d'intro-


1 1

duire des régions plus pauvres du Togo et du Dahomey des animaux qui une fois engraissés se-
ront livrés à la boucherie. Les pâturages divisés en paddocks seront utilisés en rotation. De
tels pâturages avec du bétail des lagunes doivent pouvoir supporter une charge de 6 à 8 bêtes
à l' hectare. Avec des bêtes de plus grand format (Borghou ou N'Dama) on doit pouvoir engrais-
ser 3 à 4 bêtes à 11 hectare. Seules des races trypanorasistantes peuvent être élevées dans cette
région.
Les cultures fourragères seront composé;:-s d'un mélange de légumineuses et de grami-
nées destinées à être pâturées. .
--
!
Les cultures fourragères conduites en assolement avec le riz seron t conservées 2 ou
3 ans puis enfouies avant de pratiquer à nouveau la culture du riz. Les sols con venan t aux cul-
tures fourragères sont les mêmes que ceux destinés à la riziculture, sols argileux et sols ca1ci-
morphes de bas fonds.

Tout est à faire dans le domaine de l'embouche, aussi une expérimentation sérieuse
doit être entreprise avant de vouloir la pratiquer sur des surfaces importan tes.
1
l '
LJ V-ll

3-12. LE PALMIER A HUILE

Aucune culture irriguée de palmier à huile n'existe actuellement dans la reglon. La


pluviométrie étant très inférieure à ce qui est normalement admis pour une production élevée, on
peut escompter avec l'irrigation un accroissement sensible des rendements; ceux-ci qui aujour-
1 1
~J
d'hui ne sont que 8 à 10 t de régimes par hectare et par an pour les variétés sélectionnées, de-
vraientpouvoir atteindre 20 tian avec des variétés sélectionnées donnant un rendement en huile
de l'ordre de 20 % ; un d es avantages serait d' obten ir une fru ctification plu s ré gu lièremen t éche-
lonnée tout au cours de l'année permettant une meilleure alimentation des usines alors qu'aujour-
d'hui en Février-Mars-Avril on note des apports qui sont 5 à 10 fois supérieurs à ceux de Juillet
r "")
à Novembre.
: 1

U Les variétés à mettre en culture sont les sélections D x P mises au point par la sta-
tion de l'IRHO de Pobé.

Les sols sur lesquels la culture peut être pratiquée sont les sols limoneux et argilo-
limoneux; sur les sols argileux bien drainés il n'est pas dit que les résultats ne seraient pas
également très intéressants; l'expérience mérite d'être tentée.

3-13. LE CAFEIER

Si la culture a tenu une certaine place dans l'économie de la région et a bénéficié


d'une aide importante (équipes de taille, produits insecticides, garantie des cours ... ), depuis
5 ans la culture semble en totale régression, les plantations étant à peu près à l'abandon.

Sans grand effort il semble possible de remettre en état les plantations existantes,
voire les étendre, plus particulièrement au Dahomey qui aujourd'hui bénéficie d'un quota de pro-
duction qui n'est pas àtteint.

( -,
) 1
3.14. LE POIVRE
'U
, - 1
Si les conditions climatiques ne semblent pas très favorables à la culture, les quelques
1 1 lianes que l'on rencontre à la pépinière du Service de l'Agriculture à Athiémé montrent que la
U production est possible. Celle-ci serait à envisager en culture familiale près de la maison du
cultivateur, sur les terres légères des bourrelets de berge à l'abri dé l'inondation.

3-15.. LE CACAOYER

Si cette culture a été autrefois introduite dans la région, elle.n'est écologiquement pas
à sa place et ne semble pas devoir être retenue.
(,

1 !
l j 3-16. LES SURFACES DISPONIBLES POUR CHAQUE CUL TURE PAR PERIMETRE

E tant donné les terres con venan t le mieux à chaque culture, il faudra rechercher par
périmètre d'irrigation les surfaces pouvant leur être consacrées. Le choix devra être fait en
fonction de la rentabilité, des possibilités économiques de production et des nécessités de ro-
tation ; un choix sera proposé au chapitre VII pour l'étude économique du projet tenant compte
de la nature des terres et des variantes étudiées.

r '
i :
L; 4 - LES BESOINS EN EIAU DES DIVERSES CULTURES

L'évapotranspiration potentielle calculée à Pobé par l'IRHO d'après les formules de


fi Thorntwaite, de 81aney et Criddle, de Turc et d'après les mesures sur prairies effectuées par
lJ
V-12
)-- j
, i
! i
M. Ochs donne les résultats suivants

1:
Evapo-
1 tran sp j ra llon J F M A M J 1 J A S 0 N D TOTAL
1 à Pobé
1
!
1 Thornthwalte 160 169 182 166 155 127 1 113 107 123 130 153 160 1,74e
1
1Blcmey 1> 125 130 133 131 134 130 127 126 128 125 127 124 1.540
1Criddle
!Turc 116 131 141 125 84 83 57 66 74 90 88 116 1. 171

!
lOchs 150 16S 147 135 102 84 87 las la 2 87 117 144 1.425
1 1

Les valeurs obtenues expérimentalement par Ochs pour de la prairie à Pobé constituent· ,',
l '
une moyenne très acceptable entre ces diverses formules. Les conditions d'Athiémé et de Pobé
r
sont assez comparables, aussi a-t-on adopté les valeurs déterminées par Ochs pour le calcul des
besoins en eau dans la vallée du Mono.
"
!

Les coefficients adoptés pour les diverses cultures, en s'appuyant sur diverses études
amériacines, l'évapotranspiration pour le riz étant égale à 1, sont les suivants

- Bananes . 0,85
- Canne à sucre .. 0,75 (avec max. O,gO avant
- Pâturages, mais, fibres de sacherie, arachides .. 0,75 la coupe)
- Tomates et sorgho .. 0,70
- Coton . 0,65 L
- Culture maraîchère: Haricots', vergers, agrumes, palmier
à huile, maioc . 0,60

Les besoins en eau des cultures seront satisfaits par une irrigation d'appoint venant
compléter les apports dus aux pluies. ,. -,
) ,
1 1

, J
Nous pouvons considérer soit les pluies moyennes à Athiémé, soit la pluie du mois le
plus sec atteinte 4 années sur 5, qui sont les sui vantes:

,11 ATH1EME J F M A M J J A
1
S 0 N D TOTAL
1
i------.-- -_. _..... -""- ~~.
1
--
1
!Moyenne
1 m en
su elle des 73 17
17 30 89 1 14 ISO 179 77 37 1 80 147 1 a la
! pluies de
1
11920 à 1964
i1
iPluie du mols 1
-
,1IleprobabUlte
plus sec de
a a 20 68 80 114 14 1 29 94 41 a 461

180 'J, f i
r 1

Nous plaçant dans les condi tions les plus défavorables, nous considèrerqns la pluie
du mois le plus sec de probabilité 80 % et nous.calculerons les apports d'eau à faire aux diver-
ses cultures en complément de ces pluies. Nous prendrons pour chaque culture la période mo-
yenne donnée par le calendrier cultural (Annexe V-2). Selon la culture et la période à laquelle
elle est entreprise, nous prévoierons ou ne prévoierons pas de pré-irrigation indiquée par P
sur le calendrier cultural. Nous arrêterons l'irrigation au point A porté sur le calendrier cul-
tural.

, 1
1 1
1 1

L.. . . ...!
V-13

Nous obtiendrons ainsi les apports maximums d'eau à prévoir par culture que nous
donnons dans le tableau A (Annexe V-3).

Le même calcul repris en considérant cette fois la pluie moyenne mensuelle à Athiémé
donne, pour les différentes cultures, des besoins en eau d'irrigation nettement moindres que nous
donnons en annexe dans le tableau 8.

! -.,
: 1

i'--~'

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LJ
CHAPITRE VI

?îMENAGEMENT DE LA BASSE VALLEE

u
;r 1 - PRESENTATION GENERALE DE LA PLAINE ET DES AMENAGEMENTS

1-1 Générali tés .


Page VI-l

VI·l
1-2 Aperçus géologiques et hydrogéologiques . VI-2
1-3 ~es sols et leur drainage ..... VI-2
1-4 Aspects morphologiques VI-3
. l-S Conception générale des aménagemen ts VI-3
1-6 Aspects sanitaires ................., VI-4

1 1
2 - ASSAINISSEMENT VI-G
\ J
2-1 Données de base VI-G
;1 2·2 Aménagements proposés - Schémas généraux des réseaux de drainage . VI-IO
1 1
I~
2-3 Caractéristiques techniques et hydrauliques des ouvrages .. VI-13
! 1 2-4 Ouvrages-types et stations de pompage. . VI-13
! 2-S Solutions variantes VI-IS

3 - IRRIGATION. VI-IS

3-1 Données de base, VI-IS


3-2 Aménagements proposés - Schéma des réseaux VI-19
3.3 3arrage d'Agbako . . .....,.., . VI-23
3-4 Stations de pompage et ouvrages-types VI-2S
3-S Solutions variantes , , . VI-27

4 ECHELONNEMENT DES TRAVAUX DE MISE EN VALEUR. VI-29

5 - ESTIMATION DU COUT DES AMEN AGEMENTS VI-30

S-l Estimation du coût des ouvrages. VI-30


1
l
!
' S-2 Estimation des charges annuelles de fonctionnement VI-3S
~J

000
VI-l

i 1

'-'
! 1

l. J

1 - PRESENTATION GENERALE DE LA PLAINE ET DES AMENAGEMENTS

'-1
i '
i
1-1. GENERALITES

Les reconnaissances et relevés effectués en Phase l ont conduit, conformément aux


termes du contrat, au choix des périmètres méritant d'être aménagés en fonction de critères
agropédologiques. Les périmètres d'une superficie totale de 59.150 ha sont les suivants:
1 1

- Côté Dahomey
· pé rim ètre Nord-A thiémé 19 000 ha géographiques
· périmètre Sud-A thiémé 1g 240 ha géographiques

- Côté Togo
· périmètre Bado .. g 270 ha géographiqués
· périmètre Alluvions Togo .. 9 040 ha géographiques
· périmètre Agomé-G16zou . 2 600 ha géographiques

Deux autres périmètres ~elativement peu éloignés du Mono, bien que ne faisant pas par-
tie, de la plain e a!lu viale, pourraien t être irrigué s san s poser de problèmes particu liers du pain t
de vue technique. Ces périmètrés font partie de la dépression de la Lama et sont:

! j - Côté Dahomey, la plaine des Tchis (20000 ha environ) située au Nord-Est de la


-'plaine dans le prolongement du Lac Toho.

- Côté"Togo, l'extension Bado (10000 ha en viron) située dans le prolongement de la


dépressïon Bado à l'Ouest de la route de Tabligbo vers le bassin du fleuve Haho.

Les renseignements existant actuellement sur ces deux périmètres, tant du point de vue
\
topographiques qu'agropédologiques ou hydrologiqués, sont insuffisan ts pour déterminer avec
certitude l'intérêt de leur mise en valeur. Cependant cette possibilité a été examinée.

[ ; Dans ce chapitre, après une brève présentation des caractéristiques de la plaine et de


, 1
la conception d'ensemble des aménagements, nous examinons successivement les différentes
possibilités d'assainissement et d,'jrrigation de la plaine avant de chiffrer, d'une façon aussi
complète que possible à ce stade des études, le coût total des aménagements de la Basse Vallée.

Du point de vue sanitaire les dménagements proposés qui conduisent à la régularisation


i : du t\10no et à l'assainissement de la plaine"ne peuvent qu'améliorer la salubrité générale de cette
; i zone par la suppression de la plupart des eaux stagnantes lieux de ponte des moustiques vec-
teurs du paludisme et de la« filariose~. En ce qui concerne le réseau d'irrigation, sa concep-
tion moderne assurant une maîtrise complète de l,', ea~ et facilitant les travaux d'entretien' permet-
1 1

tra cj'utiliser tous les moyens de lutte connus conÙe, les gastéropodes vecteurs de propagation
de la Bilharziose (barrière mécanique, barrière chimi'que auprès des villages, etc .. ).

Il va sans dire que ces seules mesures ne seront pas suffisantes et qu'elles devront
être complétées par des mesures générales habituelles visànt à l'amélioration de la salubrité
des ~illages, à l'éducation déS populations, à l'amélioration des façons culturalés, etc ..
1- !
VI-2

! .1

1-2. APERCUS GEOLOGIQUES ET HYDROGEOLOGIQUES 1


r

Laplaine alluviale du Mono prend 11aissance à Agbako où li on rencontre le dernier


seuil rocheux dans le lit du fleuve, et s'étend sur une longueur de 65 km environ jusqu'à la mer.

Cette formation alluviale repose sur un substratum géologique de formation précam-


brienne (Gneiss à biotites et amphiboles) et de formations tertiaires (sédiments du Continental c-i
Terminal principalement représentés par la « Terre de Barre ~ et formations paléocènes et éo- : 1
cènes).
Les matériaux formant la plaine alluviale pr.oviennent de formations de granites, de
9neiss et de quartzites qui forment le soubassem en t des bassin s versan ts supérieurs et moyens
du fleuve Mono. De ces diverses roches les plus intéressantes sont les gneiss dont certains
sont riches en amphiboles qui constituent une source importante des minéraux échangeables.

Alors que la plaine alluviale se situe à une altitude comprise entre le niveau de la mer
et la cote 25 à hauteur d'Agbako, les formations qui l'entourent ont un relief mollement acciden-
té à une altitude comprise entre 25 et 120 mètres. II faut mentionner également l'existence de
la dépression de la Lama qui coupe le « Continental Terminal 1> suivant une direction Nord-Est
Sud-Ouest: Cette dépression est connue sous le nom de plaine des Tchis au Dahomey, dépres-
sion du Bado au Togo. Les sols de cette dépression sont argileux avec présence de marne et
de calcaire.
1__- )

Plusieurs nappes d'eau superposées présentant des niveaux piézométriques différents


peuvent être décelées dans la plaine ·comme le montrent les niveaux enregistrés dans certains
puits. Le puits d'Athiémé par exemple est un puits artésien capable d'un débit de 15 m 3 /h en-
viron. Aucun relevé systématique n'a été fait à ce stade de l'étude.

En ce qui concerne la remontée de la langue salée dans le Mono, des prélèvements d'eau
ont été effectués en décembre 1%4 et analysés par les services de l'O.R.S.T.O.M. à Lomé. Les
résultats montrent que la limite de remontée à cette époque de l'année atteignait Adamé, ce qui
laisse penser que cette limite peut remonter jusqu'à Kpondavé en pleine saison sèche lorsque le
débit du Mono est très faible. Pratiquement la nappe s·alée ne devrait causer aucun trouble dans
la zone étudiée si un débit minimum est maintenu dans le fleuve.

1-3. LES SOLS ET LEUR DRAINAGE

Les sols rencontrés dans la plaine alluviale et dans les dépressions voisines calcimorphes
ont été classés suivant leur textur"e en différentes catégories (voir chapitre V). Du point de vue
mise en valeur et drainage ces sols présenten t les caractéristiques sUivantes:

Sols sa bIo-limoneux et limoneux

De par leur situation, ils sont bien ou assez bien drainés, peu exposés aux inondations '_ J

sauf cas exceptionnels. Ils conviennent à différentes cultures: arachides, coton, maïs, palmier
à huile ...
1
\_1

Sols argilo-limoneux ---,


! '
.1
,i
Ce sont des sols à texture compactée en profondeur, aujourd'hui généralement mal drai-
nés, et soumis aux inondations. Après aménagemen ts, ces sols peuvent convenir à une gamme
assez variée de cultures en particulier la canne à sucre. , j
: 1

VI-3

Sols argileux

Ce sont des sols lourds très peu perméables; ils contiennent plus de 60 % d'argile
dans l'horizon B. Trè s mal drainé avec fréquemment un horizon de gley, avec assainissemen t
ils peuvent convenir à la riziculti.ue et au pâturage. On les rencontre dans les zones les plus
'-'
basses de la plaine alluviale et ils sont très exposés aux inondations.

Sols calcimorphes

Ce sont des sols qui se drainent très mal et qui se craquèlen t profondément en saison
sèche. S'ils sont à l'abri des eaux d'inondations du Mono, ils ne le sont pas des eaux de ruis-
sellement. Leur nature très argileuse ne peut convenir qu'à une gamme limitée de cultures.

1-4.. ' ASPECTS MORPHOLOGI~UES


1

1 1
'--1 La plaine alluviale s'est construite à la faveur des débordements du k1ono avec forma-
tion de bourrelets de berges qui dominent la plaine -d'une hauteur variable de 2 à 5 mètfes.

! , Plusieurs anciens lits du Mono (en rive droite, l'Aloé, en rive gauche le Salédo et le
'-.-'

Dévédou qui se rejoignent pour former la Sazué) présentent la même configuration mais sont en
partie comblés. Cependant, sauf à leur-confluent avec le Mono, les fonds du lit de l'Aloé, du
Solédo et de la Sazué sont à une cote inférieure à celle du niveau de la plaine. Le Gbaga qui
draine en rive droite le Sud de la plaine alluviale est peut-être lui aussi un ancien lit du Mono.
( l Son lit est egalement au-dessous du niveau général de la plaine.
1

J Entre ces axes d'écoulement aux berges plus ou moins surélevées se trouvent des
cuvettes allongées très mal drainées et sans exutoires vraiment définis.

1-5.. CONCEPTION GENERALE DES AMENAGEMENTS

Actuellement la plaine alluviale est soumise chaque année à des inondations plus ou
moins étendues qui ont été analysées au Chapitre IV.

Après le passage des crues, les eaux d'inondations sont plus ou moins rapidement
évacuées, mais de nompreuses cuvettes isolées restent inondées.

Par contre en saison sèche, le manque d'eau ne permet pratiquement aucune culture
importante.

Les aménagements à prévoir doivent donc permettre:

- de protéger la plaine contre les inondations par le Mono


- d'assurer l'évacuation des eaux de pluie et des eaux provenant des bassins versants
de colline -
- de.,drainer les cuvettes isolées actuellement des axes d'écoulement
, 1
- 1

U --: de distribuer, en saison sèche, les eaux d'irrigation nécessaires aux cultures.

Le schéma d'ensemble des aménagements est pratiquement imposé par la configuration


du terrain.

En ce qui concerne l'assainissement:


, -
VI-4

- la protection de la plaine contre les crues du Mono, bien que celles-ci soient écrê-
tées par le réservoir de Nangbéto, nécessite la constructio~ de digues sur les bourre-
lets de berge du Mono.

- l'évacuation des apports des bassins versants de colline peut être assurée par le
curage et l'aménagement du Salédo et.de la Sazué. Côté Dahomey, l'aménagement de
la Tohé, du Gbaga côté Togo.
,1
- l'évacuation des apports pluviométriques sur le périmètre même et le drainage des
cuvettes isolées peuvent être réalisés par le recalibrage des rivières existantes et
par la création de fossés de dimensions suffisantes dans les dépressions. Les zones
très basses au Sud du périmètre nécessiteront un pompage pour assurer lin assainisse-
ment convenable en saison des pluies.

- dans la dépression du Bado, les réseaux ô créer devront surtout assurer, en plus de, "
l'évacuation des eaux superficielles un bon drainage* des terres.
'-,!
1
En ce qui concerne l'irrigation, les ouvrages doivent permettre d'apporter aux parcelles,
les eaux nécessaires aux plantes en quantité suffisante et à l'époque voulue.

Les eaux d'irrigation sont fournies par le Mono régularisé au barrage de Nangbéto. I-l

En rive gauche, les eaux d'irrigation peuvent être dérivées du Mono par un barrage de
prise situé à Agbako. Elles peuvent ensuite être distribuées dans les périmètres Nord Athiémé et
Sud Athiémé par un réseau de canaux principaux et secondaires dont les tracés sont imposés sur
les bourrelets de berge du Mono, du Dévédou ou de la Sazué. Les eaux sont ensuite réparties
entre les parcelles par les réseaux de canaux d'ordre tertiaire et quaternaire.

En rive droite, la configuration du terrain, la situation dominante


du périmetre du Bada, l'éloignement des périmètres alluvions Togo et Agomé Giozou, ne permet-
tent pas d'une façon économique, l'utilisation du barrage d'Agbako pour l'irrigation des périmètres
retenus. Il faudra donc avoir recours au pompage pour alimenter les réseaux dei canaux, qui d'éta-
ge en étage, distribueront l' eau jusqu'aux parcelles.

De cette disposition, il résulte qu'il ne se 'présente pas différents schémas possibles


! \
d'aménagement de la Basse Vallée du Mono. Nous examinerons cependant différentes variantes
portant notamment:

- sur la mise en valeur ou non des périmètres proposés en extension,


- sur la mise en valeur ou non des zones basses nécessitant un assainissement par
pompage.

L'examen de ces différentes variantes porte principalement sur le coût des ouvrages et
n'ont que peu d'incidence sur la conception même des réseaux.

1·(, ASPECTS SANITAIRES

La plaine du Mono se trouve dans une zone tropicale où existent encore, à l'état endé-
mique différentes maladies parasitaires: paludisme, bilharziose, et peut-être filariose (onchocer-
cose ou autre). L'aménagement et la mise en valeur de cette plaine doivent être examinés du

* Le terme (l drainage 1) est réservé à l' évacuation des eaux dl infiltration et aux rabattements de nappes. Le terme
(1 Assainissement 1) s'applique à 1'évacuation des eaux superficielles.
1
\ \
1 1

VI-S

:]
• r

point de vue sanitaire de façon à éviter la diffusion des différentes maladies dues semble-t-il
dans certains aménagements, au repeuplement de zones anté rieurement moins habi'tées. '

1-6-1 Maladies parasitaires et prophylaxie généralement admise

Le 'paludisme

C'est une maladie .parasitaire transmise par les moustiques (anophèle de différentes
espèces) dont les larves vivent à la surface du plan d'eau.

.'1 Les mesures de lutte, outre la prophylaxie médicamenteuse, visent à détruire les mous-
tiques et les larves.
1
L..J

La filariose

c'est une maladie parasitaire du système lymphatique (filariose à Winchereria Bancroft,


1 i onchocercose, filariose à Loa, loa). Ces maladies sont transmises par différents insectes suceurs
LI (mou stiques ordinai res, moucherons type similides, mouche-chrysops) dont leslarves vi vent, dan s
l'eau. '
La prophylaxie générale, outre les mesures médicales, visent à la désinsectisation des
régions infestées.

La Bllharzioze

Maladie parasitaire du systèm-:; sanguin, transmise par des larves vivant dans l'eau,
( ~
r
1
après s'être développées dans un hôte intermédiaire, un mollusque gastéropode pulmoné aquatique
1
~J
r
(Bullinus, Planorbe). Les mesures prophylactiques consistent à éviter tout contact avec l'eau
con taminée,.q exterminer les gastéropod~s hôtes provisoires, à éviter la contamination de l'eau
r
1
r
par les immondices humains.
r 1
r '
L•. !

1-6-2 Caractéristiques du projet du point de vue sanitaire·

L'aménagement de la plaine du Mono' comprend la régularisation du fleuve Mono et la


mise en valeur des plaines riveraines par l'irrigation et l'assainissement.

D'une façon générale, la régularisation du Mono et l'assainissement conduiront à l'ainé-


lioration de la salubrité générale par élimination de la plupart des eaux stagnan tes, lieux de ponte
des moustiques. Son effet sera cependant limité au Nord de' la zone lagunaire qui ne peut être
aménagée dans le cadre de cette étude. Le fonctionnement du réseau d'irrigation prévu d'une fa-
çon moderne, permet une maîtrise complète de l'eau délivrée et évite le rejet d'eau excédentaire
aux colatures.
:l '!
~J Ces réalisations correspondent auxmesures prophylactiques préconis2es pour la lutte
contre le paludisme et la filariose en général.
, ,
! r

U Contre la propagation de la Bilharziose, les vitesses admiss-s dans les canaux (supé-
rieures à 0,30 mis) semblent peu favorables au développement des gastéropodes, hôtes intermé-
.,
diaires de cette maladie. Cependant, il est peut-être prudent d'envisager la mise en place de
i. ! dispositifs permettant l'élimination des gastéropodes: .
c~

- barrières mécaniques assodé&s aux ouvrages de prises,


l ' - barrières chimiques ou traitements chimiques localisés, aux abords des villages
~ (utilisaÙon de. doseur automatique de molluscicide ou mise en place manuelle).
1,,---- _.

\_~

1-6-3 Recommandations générales

Les seules réalisations techniques du projet ne sont pas suffisantes pour assurer le
succès de la lutte contre les maladies parasitaires. Les efforts de l'organisme chargé de diriger
la mise en valeur devront porter également sur d'autres points et notamment sur:

Salub(ité de-s villages:

- campagne de désinfection,
- réalisation de point d'eau potable protégés et désinfectés,
- réalisation de dépôts d' immondices et de latrines évitant tou te con tamination des
eau x d'irrigation, , 1

- réalisation de points de lavage et de baignade salubres. !


: J

,~-

1 1
Education des populations 1
; 1

Modernisation des façons culturales:

--IAéèanisation des culture's pour éviter le travail dans· l'eau, .


- Assèchement des rizières à l'époque végétative voulue .pour éviter le développement i'
des gastéropodes. f
i _,

>
Développement de la pisciculture/avec élevage de poissons destructeurs des larves de 1
1
1
1

moustiques.

Entretien régulier des canaux et fossés évitant le développement de la végétation favo-


rable à la vie des gastéropodes ou des larves de mousticjues. Il y aurait lieu à ce sujet
d1envisager l'utilisation de produits chimiques agissant à la fois sur la végétation et i
, !
sur les gastéropodes.

Les mesures et propositions envisagées ci-dessus peuvent paraître insuffisantes mais


il n'est pas possible du point de vue économique de proposer le traitement de toutes les eaux
d'ùrigation et de drainage ou le revêtement de tous les canaux. Il est souhaitable. cependant que
des précisions supplémentaires puissent être apportées par des spécialistes au cours des études
ultérieures tant sur les moyens de lutte contre les maladies que sur les vecteurs transporteurs ou
pqrasifes ·eux-mêmes.

1
, J

2 - ASSAINISSEMENT

2..1. DONNEES DE BASE

2-1-1 Pluviométrie

Nous avons utilisé les résultats des postes d'observation de Athiémé, Sapa, Grand-
Popo, Aklakou, Tabligbo, répartis sur l'ensemble de la zone intéressée. Les relevés ont été
dépouiIiés et classés defaçon à obtenir les hauteurs de pluie tombée en l jour, 2 jours et 7
jours consécutifs. Nous avons pu ainsi établir des courbes donnant les hauteurs de pluie pouvant
, 1
, i
L. _,

VI-7

1 se produire en un ou plusieurs jours successifs pour des périodes de retour de S ans et 10 ans.
U Les courbes moyennes que nous avons admises applicables à l'ensemble des p'érimètres sont
représentées sur la Planche VI-2. Elles ont été utilisées pour la détermination des modules
d'assainissement et pour le calcul des debits de ruissellement pouvant se produire sur les dif-
,
_..-J
1
féren ts bassins versan ts de colline.

! 1

i ji 2-1-2 Débit dé ruissellement provenant des collines'


\.

Un certain nombre de bassins versants de colline ont leur débouchés naturels vers la
plaine à l'aval du barrage d'Agbako. Actuellement en saison de'S pluies les apports de ces bas-
sins sont plus ou moins écrêtés dans des cuvettes ou lacs naturels situés au pied des collines.
{'"
• 1
En rive gauche, malgré le manque de cartes nous avons pu définir grossièrement les
\, 1 principaux bassins versants à retenir (Planche VI-3). Ce sont notamment les bassins des lacs
Tobadji, Dokon, Toho, Oze, Dari et le bassin versant de Dré. Tous ces lacs se drainent vers
1 le Salédo ou la Sazué par des exutoires naturels plus ou moins bien marqués.
1

u En rive droite, seuls les bassins versants existant au Sud de Tokpli intéressent les
aménagements. Nous avons pu définir les bassins versants de la rivière Kovi et du lac Elia.
il
, 1
Au Sud du lac Elia, les collines forment un plateau dont la plus grande partie se draine non vers
!.. .J la plaine alluviale mais vers l'Ouest (bassin des rivières Elya et Boko).

En l'absence de mesures de débits sur les émissaires drainant ces bassins versants,
, nous devons avoir recours,pour la détermination des débits de crue pouvant se produire, à des
formules empiriques faisant intervenir les caractéristiques topographiques des différents bas-
sins, les hauteurs de- pluie pouvant se produire, le coefficient de ruissellement qui dépend no-
tamment de la végétation couvrant les bassins et de la plus ou moins grande perméabilité des
·sols. Ce dernier coefficient est très important. Nous disposons pour le déterminer de quelques
renseignements non publiés officiellement et qu'il ne faut pas extrapoler sans précautions:

- sur deux petits émissaires drainant le bassin du lac Elia, bassin très imperméable
avec végétation herbacée et arbustive assez dense, les résultats des campagnes de mesures
donnent comme valeur du coefficien t de ruissellemen t le chiffre anormalement élevé de S5 %•.
1

l J
- sur le Bokoà Kponou au Togo (bassin de 147 km 2 ) à l'Ouest du Mono, l'écoulement
est· très faible, les jaugeages faits ces dernières années ont enregistré des débits de quelques
mètres cubes par seconde (l,5 m 3/s en Juin 1962 pour une hauteur d'eau à l'échelle de 0,50 m;
'. J
le maximum enregistré étant 0,81 m en 1963) correspondant à un débit spécifique de l'ordre de
O,OlàO,03m3/s/km~.. '

- sur le Couffo au Dahomey, àl'Est du bassin du Mono, au passage de la route Aplahoué


Abomey (bassin versan t de 1 680 km 2) le débit maximum estimé pour les deux dernières années'
l 1 est de l'ordre de 115 m 3/s correspondant à un débit spécifique de 0,07 m 3/s/km 2 •

- les résultats des campagnes de mesures faites en 1964 et les enquêtes sur la crue de
,, . 1, 1963 dans la plaine ne donnent des renseignements que sur Jes crues du Mono, et il est très dif-
il. ficile de faire la part provenant des bassins versants de collines.
,L.~1

Il nous paraît raisonnable, compte tenu des renseignements ci-dessus et de la documen-


; 1 tation que nous avons pu consulter, d'admettre:
1 :

LJ
- pour les bassins versants couverts de végétation' à terrain.. perméable un coefficient
1 1
, 1
de ruissellement de 15 %. .
1 1

- pour les bassins versants couverts de végétation comportant une part en terrain imper-
méable un coefficient de 40 % (cas du bassin du lac Toho et du Lac Elia).
VI-8
,
1
, 1

Les débits de crue peuven t être calculés par différen tes formules. La formule de
Passini permet d'abord ?e déterminer le temps de concentration

dan s laquelle:
Tc = temps de concentration
a = coefficient pris égal à 0,108 mais qui demande à être vérifié à l'occasion de la \ '
campagne de mesure
A = superficie en km 2
L et i = longueur et pente moyenne du bassin versant \. j.

Le débit de pointe est ensuite calculé par la formule

H
Q = 0,278 K A
Tc
1

débitsenm 3 /s ~, J
Q
H = hauteur de pluie en mm tombée pendant une durée égale au temps de concentration 'Tc
et tirée de la Planche VI-2
= coefficient de ruis::;el1ement , \'
K , -

Les résultats obtenus sont donnés dan s le tableau Ci-dessous. Ils correspondant à un
débit spécifique de 11 ordre de 0,2 m 31 si km 2, valeur très nettem en t supérieure à celle ré sultan t
des observations. Nous pensons rester dans la sécurité avec ces estimations qui paraü:sent ex-
cessives car la mise en valeur de certains périmètres, avec création de fossés et nettoyage de
rivière conduira certainement à une augmentation des débits écoulés par rapport à l'état actuel: : "'

_.._...

DEBITS DE CRUE

PérIode de retour: 5 ans PérIode de retour: 10 ans


. Superflcle Pente
BassIn versant rncyenne
km2
'._.
H en mm
-_.. ~
Q en m3/s H en mm
_. Q en m3/s

Affluents du Salédo
Lac TobadJI 128 0.002 135 23,0 155 26,0 1 1

Lac Dokon 22 0.004 93 9,0 109 10,5 ,;


Affluents de la Sazué
Lac Toho 300 0.002 150 105,0 175 123,0
Lac Ozo 27 0,005 93 Il,0 109 13,0

Lac Dari 20 0,010 70 14,5 95 17,5

de Dré 20 0,010 70 14,5 95 17,5


, :
U
Affluents du Mono
RIvIère Kovl 100 0,003 Il e 23,5 137 27,0
,1 1
,
Lac E Ua 38 0,007 95 45,0 110 51,0
1

j
1
l •

Il est à noter que ces débits représentent les quantités d'eau qui arrivent aux lacs.
Les débits sortants subissent un écrêtement considérable qui demandera à être précisé par des
études ultérieures. "
1
l:
1

, 1
VI-9

1 1

1
2-1-3 Module d'assainissement sur le périmètre

Les réseaux de fossé à créer dan·s les zones cultivées doivent pouvoir répondre aux
exigences imposées par les cultures. Ils auront pour rôle:

- d'évacuer léS eaux de pluie tombées SUI le périmètre dans un délai admissible par
les plantes,

d'évacuer en saison sèche, les eaux de colatures et de drainage.


-,
1 l
Les débits à évacuer peuvent différer en fonction des cultures pratiquées.

Dans les zones perméables avec culture de maïs, coton, arachide et cultures vivne-
res, il est possible d'admettre qu'une partie de la pluie de l'ordre de 20 mm par jou"r s'infiltrera
et ne sera pas à évacuer immédiatement et que les plantes supporteront un excès d'eau superfi-
ciel sans' dommages pendant une durée de l'ordre de trois jours. .

Dans les zones imperméables à vocation rizicole, aucune infiltration 'ne peut être prise
en compte. Les conditions de drainage dépendent du développement du riz à l'époque des grosses
1 pluies donc en fai t du calendrier cultural. Les hauteurs de pluie enregistrées sont trop fCibles
. 1. pour que le risque de submersion du riz à pleine maturité soit à craindre. Par contre pour le jeu-
\
ne riz après repiquage les conditions sont plus sévères. Si l'on admet que les jeunes plants ont
environ une hauteur voisine de 20 cm et que la hauteur d'eau moyenne maintenue dans les rizières
est de l'ordre de 10 cm, la capaci té de débit des fossés doit être telle que la surélévation du plan
d'eau dans les rizières du fait du stockage de l'eau non évacuée reste inférieure à 10 cm (100 mm).

l ,
A partir des données sur les hauteurs de pluie nous pouvons calculer les débits à éva-
cuer par hectare '(ou module d'assainissement) pour respecter les différentes conditions. Les
résultats sont donnés dans le tableau ci-après:
;

Hau teur Hou leur Hou leur


Durée Surélévatlon
de la de pluie de pluie Modu'le de dralnaqe
d'évacuation maxl - mini
pluie. ln fil lrée à évacuer
(Jour) (mm) (mm) (mm) 1/ si ha (mm)

PLUIE DE PERIODE DE RETOU R : 5 ans

Zones
perméables 3 184 60 124 4,6 50

1 i Zones
1 ! Imperméables 7 247 0 247 4,1 90
, .J

PLUIE DE PERIODE DE RETOUR: 10 ans

1, Zones
perméables 3 214 60 154 5,9 75

Zones
1
1 ! Imperméables 6 277 0 277 5,4 90

1 1

, :
U Pour respecter les conditions d'assainissement imposées par les cultures, les modu-
les à adopter pourraien t être variables de 4,1 1/ s/ha à 5,9 1/ s/ha. En général dans les aména-
gements agricoles on admet de se protéger contre des pluies de période de retour de 5 ans pour
ne pas obtenir des ouvrages trop importants. Le principe de calcul adopté est valable pour des
bassins horizontaux reliés directement à un fossé. En fait, pour tenir compte de l'écoulement
,i
1 1
naturel de parcelle à parcelle et éviter une accumulation excessive dans les points bas au voisi-
1 ; nage des fossés, il paraît souhaitable de réduire la capacité des fossés drainant léS zones
i-l
l '
1 :
,... 1

VI-IO
1-
1

i,-'!

.- 1
l '
hautes et de l'augmenter au contraire dans les zones basses. Or, les zones hautes correspon- ,
"

dent généralement aux terres perméables (bourrelets de berge) et les zones basses aux terres im-
perméables .. C'est ce que nous recherchons en proposant d'adopter un module de 4,5 Vs/ha.
Les possibilités de drainage et les durées de submersion qui en résultent sont notées dans le
tableau suivant:

_. 1
,. i
'.0'
- ,,~ . ,,~-
,
1
Hau teur Hauteur H au teur ~~
1 1 Durée .
de la de pluie de pluie Module de drainage
Surélévatlon
,1 1 dl évacuation pluie in III trée à évacuer
max! - mini
11 j (Jou r) (mm) (mm) (mm) lis/ha (mm)
!
11
1
1 1
1 RESULTATS OBTENUS AV EC UN MODULE D'EVACUATION DE 4,5 lis/ha
1
1
1 Zones
1 perméabl,,:s
! Zones
im permé ables
\

1
3,2

6,1
,?ol
237
64

a
126

237
4,5

4,5
60'"

80*
~_.r
1

1
1
1
1 1 1 l, i
i
1 PLUI E DE PERIODE DE RETOU R : la ans ;~~l

0 !
1 ,
; ,1
1
1 Zones
1 perméables 4,1 249 82 158 4,5 75'"

1 Zones
i imp ermé ables '7,3 282 a 282 4,5 100)f.

1 1

)f. Ces hauteurs peuvent être lues graphiquement sur la Planche VI-4.

2-2.. AMENAGEMENTS PROPOSES - SCHEMAS GENERAUX DES RESEAUX DE


DRAINAGE

2-2-1. Protéction contre les crues du Mono

La protection de la plaine alluvial~ contre les crues du Mono est assurée par la réali-
sation simultanée d'ùn barrage réservoir écrêteur de crue à Nangbéto dans le bassin amont et
d'un endiguement. du fleuve sur ses deux rives à la traversée de la.plaine. --,
: 1
Les caractéristiques techniques de cet endiguement ont'été définies après étude de
différentes solutions à l'aide d'un modèle mathématique et à la suite de comparaisons économi-
ques faisant intervenir le coût du barrage et des digues. Les éléments relatifs à ces différents
points ont été exposés dans les chapitres précédents.

Nous rappelons que nous avons prévu de protéger la plaine contre les débits (de
200 m 3/ s) lâchés à l'aval du barrage et que l'endiguement nécessaire dans la partie aval du
l,lono aura une hauteur variable de 1,00 m à 4,00 m dans certains passages, la hauteur moyenne
étant de l'ordre de deux mètres. '

Le schéma des aménagements proposés pou r la protection de la plaine contre les crues
comprend:

,.J
1 1
VI-Il
! ;
! i
!

, ,
- la création le long du Mono de deux digues parallèles au fleuve. En rive gauche côté
lJ Dahomey la digue commence à Agbako début dela plaine alluviale. En rive droite, côté Togo,
l'endiguement ne commence qu'au Nord d'Agomé Glozou car les terres comprises entre Agbako
i 1
1 • et Agomé Glozou ne présentent pas d'intérêt agricole. A l'avalliendiguement s'arrête à hauteur
: 1
'--, de Kpondavé, car au stade actuel la mise en valeur des zones basses sÏtué8s à une altHude in-
férieure à 3 ou 4 m n'est pas envisagée.

-la création au Nord d'Agomé Glozou d'une digue transversale joignant la berge rive
droite du Mono au contrefort des colli!"!es en direction du lac Elia. La réalisation de cette digue,
associée à la dérivation de la rivière Aloé (tronçon amont) vers le Hono, permettra le retour vers
le Mono des débits ayant débordé en amont.

- l'endIguement du tronçon aval de la rivière Aloé qui se jette dans le Mono à l'amont
Il
J
d'Agbétiko. Cet endiguement comporte la surélévation du chemin joignant Afanyan-Gan à
Agbétiko et la création d'une digue en rive gauche de l'Aloé entre le Mono et le village d'Aloué-
nou.
1 -: Cette solution a été retenue au stade actuel, elle devra être comparée ultérieurement
1
~~I
1
du point de vue économique à une solution prévoyant la dérivation de la rivière Aloé vers le Sud
en direction de la rivière Tohé et du Gbaga. Nous ne disposons pas actuellement d'éléments
topographiqu8s suffisamment précis pour garantir cette comparaison.

- la création à l'aval de deux digues transversa18S de direction Est-Ouest, fermant la


plaine entre le Ivlono et la Sazué (village d'Anagro) côté Dahomey, entre le Mono et le Gbaga
(village Sakpové) côté Togo. Les digues transversales sont prolongées ensuite vers le Nord le
long de la rive gauche de la Sazué jusqu'à Sazué village environ et le long de la rive droite du
Gbaga pour compléter la protection de la plaine contre les remontées des eaux de débordement
! 1 < du Mono à l'aval de Kpondavé. Les zones basses isolées derrière les digues devront être assai-
l ,
,'--'' nies par pompage.

u 2-2-2. Protection contre les eaux provenant des collines

L'évacuation des eaux de ruissellement provenant des collines ne pose pas de problè-
( -',

1
me particulier. En rive gauche, le Salédo et la Sazué dont les tracés suivent approximativement
,
'-)
1
'
le pied des collines ont des sections nettement suffisantes pour évacuer les débits estimés ci-
dessus, du fait de l'écrêtement dans les lacs et de la non-concordance des pointes de crues. Il
faut cependant prévoir le curage de certaines sections envahies par la végétation, l'approfondis-
:
L.:
1
sement de quelques p"arties ensablées, l'augmentation des sections de certains passages sous
routes, notamment au franchissement de la route de Lokossa à Aplahoué. Il faut prévoir égale-
( -', ment la création d'exutoires pour certains lacs, notamment le lac Dokon qui actuellement n'en
1 1 possède pas.
LJ
Il faut éviter toutefois une vidange trop efficace de ces lacs pour ne pa~ perturber la
i 1
i pratique de la pêche.

En rive droite, la rivière Kovi et le lac Elia par 11 intermédiaire de la rivière Aloé, se
f ! jettent au Mono. Plus au Sud, la rivière Tohé et le Gbaga coulant au pied des collines évacue-
J ront les débits de ruissellement.

r 1
Le recalibrage et la rectification de certaines parties de lits seront cependant néces-

1
1
:
"saires pour assurer l'évàcuation des débits pris en compte .
L-.J

Comme mentionné précédemment, les rivières Sazué et Gbaga seront endiguées sur une
de leur rive dans leur tronçon aval. Il subsistera donc en rive gauche de la Sazué à l'aval
d'Agnito en rive droHe du Gbaga à l'aval du village Tota-Kopé des zones inondables ce qui per-
met de limHer les hauteurs à donner aux digues.

\
--!
~,

\ '
! 1
j i
'-'
VI-12

2-2-3. Les réseaux d'assainissement l '


1

Le réseau d'assainissement en rive gauche se composera essentiellement:

- d'un réseau principal correspondant aux rivières existantes:


· Salédo, la Sazué et Dévédou

- de 'quelques fossés secondaires créés dans les dépressions: , .1


· le drain 0 l en tre le Dévédou et le Mono dont le tracé dans la partie aval corres-
pondant au 'Gui est détourné vers le Dévédou au Nord-Est diA thiémé.
· le drain 02 entre la Sazué et le Mono au Sud d'Athiémé qui'se jette dans la Sazué
au Sud de Hompon en limite des zones assainies par pompage.
· les drains 03 et 04 qui aboutissent à des stations d'exhaure rejetant les eaux
dans la Sazué.
'-'
Les stations d'exhaure nlauront à fonctionner que pendant les périodes de haute-s ~
1
1

eaux dans la Sazué. En saison sèche, l'évacuation des eaux de drainage pourra li
se faire par gravité (à travers des clapets anti-retour). Les superficies drainées
par pompage correspondent environ à : r
, 1

2 000 ha par la station SPI


l 300 ha par la station SP2
~ .. "

- de fossés tertiaires associés aux canaux d'irrigation espacés de un ou deux kilomè- i


J
tres environ suivant la topographie.

En rive droite du Mono les réseaux se présentent différemment du fait de la division en


périmètres distincts.

Le périmètre Badosera assaini dans sa partie Nord par la rivière Kovi, convenablement
recalibrée et par deux drains secondaires. Les drains tertiaires complèteront le réseau. Dans sa
partie Sud le drainage se fera par les drains tertiaires et émissaires existants recalibrés ou curés
vers le -lac Elia et la rivière Aloé.

Le périmètre Agomé Glozou isolé entre les digues du Mono et de l'Aloé devra être assai-
ni par pompage (superficie 2.600 ha environ). Un drain principal est prévu dans la dépression cen-
trale. Le pompage ne sera'nécessaire qu'en période de hautes eaux dans le Mono.
,..
'Ve pérlm.ètre « Alluvions Togo & dans sa partie Nord sera assaini gravitafrement par la
rivière Tohé recalibrée et rectifiée suivant un tracé direct vers le Gbaga à l'Ouest de S9kpové.
Des drains secoildqfr'es et tertiaires complèteront le ~ése:au d'assainissement.

La parÙe basse 'isolée par les digues à l'~val de 8atonou, sera aSSaInie par pompage.
Llossature-du réseau comprend le tronçon de la rivière Gbaga au Sud d'Akpan (tronçon isolé du
fait de la~iectification'directe du lit principal), et deux drains secondaires (02 et D3) tracés dans
les dépressions. ëette ossature sera complétée par le réseau tertiaire. La station d'exhaure
refoulera. dans le Ç;baga (tronçon aval), au "!ord Ouest de Sakpové; elle ne fonctionnera que pen-
dant la saison des pluies . .

1;a superficie assainie· par pompage est de l'ordre de 2 600 ha. -,


• 1
, ,
,
--'

.- ,
1
1 !
,
, J
LES DEFLUENTS DU MONO
THE DISTRIBUTARIES OF THE MONO

Le SALEDO à DOKOTA

9-6-1964

The SA LEDO af DOKOTA

9-6-/964

La SAZUÉ a AGNITO

4 - 6 - 1964

ïhe SAlUE af AGNITO

4 -6-/964

Le GBAGA à AKLAKOU

Il - 6 - 1964

The GBAGA af AKLAKOU

/1 -6 -/964
VI-13
1 1
1 i
'--'

1
1 i

I_~
1
2-3. CARACTERISTIQUES TECHNIQUES ET HYDRAULIQUES DES OUVRAGES

! 1
2-3-1. Pro/ils- en travers type (Planche VI-8)
:J
Les drains seront -creusés suivan t une section trapézoïdale avec fruit de talus égal à
1/1 (un de base pour un de hauteur). On trouvera dans le volume des plans une planche de pro-
fil-type applicable à l'ensemble des cas pouvant se p~ésenter. Une partie des déblais servira
à la confection des pistes et des remblais des 'canaux d'irrigation. Le reste pourra être régalé
ou mis 'en dépôt.

2-3-2. Calculs hydrauliques

o Les débits que doiven t tran sporter les différents drains ou émissaires naturels dans la
plaine sont calculés en fonction de la superficie desservie en appliquan t le module d'assainisse-
ment de 4,5 1/ s/ha défini précédemment.

Les sections des drains seront déterminées en appliquant la formule de ~.~anning


Strickler :
Q

dans laquelle:
( l
U Q = débit en m 3/ S
= pente.
S = section mouillée
i i R = rayon hydraulique
U K = coefficient de rugosité pris égal à 30 ce qui correspond à ces canaux enherbés.

Les fossés seront calibrés de façon à transporter les débits à section pleine, tout en
donnant ?UX drains une profondeur suffisante (de l'ordre de 1,20 m minimum) pour assurer le drai-
nage des terres en saison sèche.

u 2-4. OUVRAGES·TYPES ET STATIONS DE POMPAGE


r-l
1 1
L.J
Les principaux ouvrages iencontrés sur les réseaux seront:

- les ouvrages de raccordement (débouché- de ,drains dans les rivières ou dans les drains
d'ordre supérieur)
- les ouvrages de franchissement de route, chemin, canaux d;irrigation, de digues.
- les stations de pompage.
l ,
L~

Ouvrages de raccorclement (Planche VI-9)

Les raccordements entre drains de différents ordres ou drains avec rivières se feront
soit de niveau solt par l'intermédiaire de chute avec protection des berges par du béton ou du
perré maçonné. Une protection plus simple pourra être pré vue avec fascinage fixé par des .pieux-
bois. Ces raccordements peuvent être groupés avec des ouvrages de franchissement de ,piste.

Ouvrages de franchIssement (Planches VI-9 et VI-ID)


r 1

LJ Franchissement de routes et pistes

u'
Le passage des routes et pistes sur les drains ou rivières existantes est prévu
VI-14
Î,

- par radier submersible dans les zones hautes où le débit sera faible ou non perma-
nent
.- par pont-dalle ou pont à poutre à travées multiples fondées sur pieux dans les zones
basses (cas de drain et rivière très large)
.;. pcn dalots à un ou plusieurs pertuis (cas des drains d'ordre tertiaire).
il
Franchissément de canaux d'irrigation (Planche VI-9) 1 !
J_ J

Les franchissements de canaux transportant un débit supérieur à celui du drain se fe-


ront par siphons inversés. Dans le cas inverse, c'est le canal qui franchira le drain par siphon il
: 1
, si les conditions de calage le permettent.' ' , 1

Franchisse'ment de digue

Les débouchés de drains se jetant dans les évacuateurs principaux dans lesquels les
niveaux peuvent atteindre une cote élevée sans pour cela déborder du fait de la présence des ~

1
'bourrelets de berge, seront équipés de clapet anti-retour. 1

1 1
. !

Ces ouvrages pourront comporter une ou plusieurs passes en fonction du débit à éva-
cuer.
stations de pompage (Planche VI-11)

Les stations de pompage ont pour rôle d'évacuer les eaux de drainage des zones iso-
lées derrière les digues pendant les périodes de hautes eaux dans le Mono, la Sazué ou le Gbaga.

Ces stations seront implantées dans la zone basse sur les bourrelets de berge. Les :- 1
fondations poseront certainement des problèmes qui ne pourront être connus qu'à la suite d'exé- .
:
1
1
cution de sondages de reconnaissance. Au stade actuel nous ne pouvons que présenter des sché-
mas de principes avec fondation ordinaire et des superstructures allégées.

Ces stations seront équipées de pompes hélices entraînées par des moteurs et compor-
teront plusieurs groupes identiques pour favoriser le fonctionnement des appareils sur leurs
meilleures plages de rendement. il
: 1

Les moteurs seront vraisemblablement électriques s'i le raccordement au réseau n'est


pas trop coûteux. Dans le cas contraire il faudrait avoir recours à des moteurs diésels et pré~
voir des ré servoirs de stockage de carburant correspondant à une dizaine de jours de foncÜon-
nement environ.

Les puissances des stations, calculées avec un rendement global de 0,65 et des nau-
teurs de refoulement de l'ordre de l,50 à 2 m (2,50 m pour la station d'Agomé Glozou qui refoule
dans le Mono) figuren t dans le tableau ci-dessous: .-,
, .
l '
, 1

Débit Puis sance


Périmètres S'tatlon s
1 m3/s
Nombre de groupes
cv :1
1 1
1
'. J

Sud-ATH lEME SP 1 9,0 6 360


1! SP 2 6 4 240
Il1 i
AGaME GLOZOU SP 3 12,0 8 600
i j
Alluvions TOGO SP 4 12,0 8 480

,, --'
l VI-15

2-5.. SOLUTIONS VARIANTES

Outre les variantes de détail sur les tracés qui ne pourront être étudiés que lors des
études d 'avant-proi et, la principale variante d'ensemble que nous avons examinée porte sur la
suppression de l'assainissement par pompage dans les pér.imètres Sud Athiémé et Alluvions Togo.
La superficie totale, mise en valeur serait réduite de 5900 ha géographiques environ (3300 ha
sur Sud Athiémé, 2600 ha sur Alluvions Togo).
r i
u . La suppression dé Passainissement par pompage dans le périmètre d'Agomé Glozou
semble ne pas pouvoir être évitée. .,

. Les modifications apportées dans cette solution au schéma précédent portent:


, ' '

, '~, sur la suppression partielle des digues transversales Sud


i 1

~ sur la suppression des digues latérales à la Sazué et au Gbaga


1 1
L~

- sur la s'uppression des stations de pompage et la modification des tracés de certains


drains dont le rôle malgré la suppression du pompage peu t être efficace pour l'assèchement des
zones basses en fin de saison des pluies. Sn rive gauche, les drains D3 et 04 seraient rempla-
cés par un drain unique débouchant dans la Sazué nettement à l'aval de Anagro. En rive droite,
l")
1, 1
1
seul le drain 03 serait supprimé.
U
Les principes de calculs hydrauliques, les ouvrages re'steraient identiques à ceux pré-

u
{ ~ - ,
cédemment décrits.

Il
l ,
1..-1 3 - IRRIGATION

• 1

U .3-1.. DONNEES DE BASE


C"I
, 1
\ : Superficie irrigable
U
Il a été admis que la superficie réellement irrigable (Si) dans les différents périmètres
était liée à la superficie géographique (Sg) par la relation:
','
Si = 0,72 sg

La supeifide géographique totale retenue est de 59 150 ha dont 42 590 ha sont irri-
gables.

Besoins en eau

Pour les divers périmètres irrigués Nord-A thiémé, Sud-A thiémé, Bado, Alluvions Togo

u et Agomé-Glozou, nous adopterons le programme de culture proposé au chapitre VII.

Etant donné ce programme, nous donnons en annexe dans cinq tableaux, pour chaque
périmètre, les besoins en eau maximaux et les besoins en eau moyens de la cultu're, en appli-
quant un coefficient d'efficience E tenant compte des pertes dans les canaux d'amenée depuis
le barrage de prise ou la statio~ de pompage, et les pertes à la parcelle.

Pour le Nord-Athiémé, nous avons adopté un coefficient E de 0,5. Pour le Sud-


Athiémé, nous avons adopté un' coefficient E de 0,45 pour tenir compte de la longueur du canal
allant d'Agbako aux environs d'Athiémé, tête du périmètre Sud-Athiémé. '

Pour les alluvions Togo et Agomé Glozou, nous avons adopté comme pour le Nord-
Athiémé le coefficient 0,5.
. VI-16

: i

Pour le Bado, nous avons adopté un coefficient de 0,6 qui tient compte de la nature
très imperméable des terres réduisant les pertes par percolation .

1 .
. Ces tableaux donnent les débits de pointe qu'on peut être amené à fournir et qui ont
été retenus pour le calcul de la section à donner aux canaux cl' irrigation ainsi que pour le cal-
cul de la puissance à donner aux stations de pompage dans les périmètres alim,entés par de tel-
les stations (Bado, Alluvions Togo et Agomé-Glozou). Il
i
1 1
1 .
Les besoins en eau moyens de la culturè ont été retenus pour la mise en culture des
divers périmètres.
i l'
l
. !
Nous groupons ces divers débits dans le tableau de la page VI-17. 1 _ ~

Mode d'irrigation JI
i
t. _J
1

Le mode d'irrigation sera différent suivant les cultures pratiquées et devra être adapté
aux différents cas qui peuvent se présenter:

- les rizières et prairies pourront être irriguées par submersion,


- les' cannes à sucre, le mais, le coton, les cultures arb~'stives pourront être irriguées
par infiltration, soit directement si les cultures sont pratiquées surbillons, soit par l'intermé- : 1
1 1
diaire de rigoles d'arrosage préparées dans ce but. , -'

Mode de distribution

La distribution de l'eau aux différents usagers s'effectuera selon le principe du ~ tour


d'eau ~ à l'intérieur de quartiers d'irrigation. Le principe de distribution à la demande, dans
lequel chaque usager peut se servir quand il le désire, conduirait à un surdimensionnement ex-
cessif de tous les ouvrages. Le principe de l'irrigation continue a également été écarté à cause
des difficultés de répartition de l'eau. r,
, 1

t :
. Le système par ( tour d'eau) consiste à attribuer un certain débit appelé ( main d'eau) ~ J
de façon continue à chaque unité élémentaire appelée quartier, puis à Pintérieur de ce quartier
à desservir les parcelles à tour de rôle.
iJ
Connaissant les besoins nécessaires à chaque quartier, il est possible ainsi de déter-
miner les débits nécessaires à envoyer dans les canaux de différents ordres jusqu'en tête du ré-
seau et d'établir un programme de distribution.

Le calibrage des ouvrages étant calculé pour les besoins maximums, des révisions de
programme doi vent être faites au moment des changements de débits à distribuer (variation des
besoins en eau, fonction de la période végétative de la plante). Il es t ·alors nécessaire, soit de
combiner en tre eux certains quartiers, soit plus simplemen t de faire varier la main d'eau si l'ap-
pareillage le permet. li
1 !
"J
La dimension des quartiers est fonction de la valeur de la main d'eau que l'on choisit
et du débit fictif continu correspondant aux besoins des cultures.

Au stade actuel des études, nous proposons de retenir pour les cultures diverses vi-
vrières ou industrielles une main d'eau de 30 1/ s avec des quartiers de l'ordre de 60 ha géogra- 1 1
1 .
phiques, pour les rizières une main d'eau de 601/ s avec des quartiers d'une superficie de l'ordre
de 60 ha géographiques également.

Nous prévoyons également que l'irrigation se pratiquera d'une façon continue 24 heures
sur 24. .,1
c----, c.__
~~
c:- 1---~
L __ 0
r--- ---.. .
l_____ .;
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,
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L___ -.: [ __ J
c-=-_ [~~~~; C-J C·~
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l_.~._. [:=--= c:=~
[----., ,---
l __

,
.- -.)

J F M A .' M J J A S 0 N D
..

BESOINS EN EAU MAXIMUMS

Nord-A thiémé E = 0,5 5,35 5,88 7,23 5,96 3,01 - 6,82 9,26 7,33 0,14 7,51 9,48
Sud-A thiémé E = 0,45 5,98 6,10 '7,06 8,96 4,06 - 8,05 8,21 10,01 0,67 9,83 13,50
Alluvions Togo E = 0,5 l,57 1,72 3,00 3,55 . l,52 - 3,58 3,43 3,84 0,25 3,78 5,19
Bado E = 0,6 . 3,07 3,38 2,72 . 4,07 1,71 - 3,72 2,30 4,18 0,46· 4,09 6,06
Agomé-Glozou E = 0,5 0,89 0,97 0,83 0,97 0,31 - 0,92 l,Dl l,Il 0,08 1,12 1,70

Total m 3 /s 16,86 18,05 20,84 23,51 10,61 - 23,09 24,21 26,47 l,nO 26,33 35,93
<,
......
......
-...J

BESOINS EN EAU MOYENS

Nord-Athiémé E = 0,5 4,69 4,56 1,69 1,75 . - - .0,41 5,05 1,62 - 3,27 7,33
Sud-A thiémé E = 0,45 5,23 5,19 2,12 4,75 - - 1,46 4,61 4,63 - 5,31 Il,22
Alluvions Togo E = 0,5 1,39 . 1,38 0,76 1,84 - - D,58 1,86 1,70 - 1,98 4,45
Bado E = 0,6 2,61. 2,65 1,15 2,97 - - 1,02 1,42 3,00 - 2,50 4,59
Agomé-Glozou E = 0,5 . 0,80 0,77 0,24 . 0,44 - - 0,12 D,56 0,50 - D,56 1,37

Total m 3 /s 14,72 14,55 5,96 11,75 - - S,59 13,50 Il,45 - 13,62 28,96 .
VI-Iii

1 1
Fonctio'l'lnement hydraulique des réseaux

- Répartition des débits


r--"1
:

Les débits seront envoyés en tête des réseaux et répartis entre les canaux de diffé- 1 i

rents ordres suivant le programme établi à l'avance par les agences du service de gestion. Ce
sont les « gardes d'eau» qui effectueront sur chaque ouvrage de prise d'eau le réglage néces- : 1
1
saire pour délivrer le débit correspondant au programme.

- Régulation des niveaux dans les canaux

Les ouvrages de réglage de niveau ont pour rôle de maintenir dans les canaux un plan
d'eau variable entre deux limites connues au droit des ouvrages de prise de façon à assurer la
constance des débits délivrés dans des limites acceptables de l'ordre de ± 10 % .
i. j
Les niveaux dans les canaux évolueron t entre deux lignes d'eau caractéristiques
. une ligne d'eau maximale correspondèmt au débit nominal parallèle au .rcidier Il 1
du canal, 1
.1

. une ligne d'eau quasi horiz~ntale correspondant à un débit très faible et réglée
à la cote prévue par l'ouvrage de réglage de niveau.
. . . . '
La différence en cote entre ces deux lignes d'eau correspond au marnage maximal qui
peut se produire au droit de chaque prise. Il suffit de se fixer les variations maximale.s admis-
sibles dans la délivrance des débits pour fixer le marnage admissible et Pécartement des ouvra-
ges régulateurs.

- Réglage des débits

Les ouvrages de prise en tête des canaux de différents ordres seront des seuils déver-
sants masqués équipés de vannettes partageant le seuil en passes normalisées permettant de
connaître le débit délivré. Le comptage des volumes délivrés pourra se faire en fonction du
temps.

- Tronçonnement des débits et ouvrages de décharge f


1
1
1
.J
Chaque bief de canal, tronçon compris entre deux ouvrages régulateurs sera calib&é
pour transporter sans débordement le débit nominal introduit en tête. Tout débit supplémlmtaire (~

r 1
provenant de la fermeture imprévue ou accidentelle d'une ou plusieurs prises devra donc être. 1

évacué vers le réseau de drainage par des ouvrages de décharge prévus à cet usage.

Dimensionnement des canaux

- Calcul des débits

Les canaux principaux et secondaires porteront le débit fictif continu nécessaire à la


superficie qu'ils desservent. 1
1

_J
Les canaux tèrtiaires porteront un nombre entier de main d'eau correspondant au nombre
de quartiers desservis.

- Profil en travers type (Planche VI ·12)

La section des canaux sera trapézoïdale avec fruit des berges à 3/2 (3 de base pour 2 1

de hauteur). Les cavaliers de berges devront être soigneusement compactés. Des pistes de cir- l !
culation seront prévues le long de tous les canaux.
VI-19

l ,

- Calcul des sections hydrauliQues

Le calcul des sections des canaux a été fait en appliquant la formule de Manning
Strickler :
,
~J
'

2/ 3 1/ 2
Q =k SR i

en adoptant pour k , coefficient de rugosité, une valeur égale à 30, correspondant au cas de
canaux en terre enherbés. Les vitesses d'écoulement dans les canaux seront inférieures à
0,70. ml s pour éviter l'érosion des berges.

i
1
1 : 3-2. AMENAGEMENTS PROPOSES - SCHEMA DES RESEAUX
,,
3-2-] Ouvrages de prise dans le Mono

Les eaux du Mono régularisées par la retenue de Nangbéto seront utilisées pour l'irri-
r 1 gation de la ba'sse vallée du Mono, divisée en différents périmètres: périmètres Nord-A thiémé,
.
1 1
,~
Sud-Athiémé, en rive gauche; périmètres Bado, Agomé Glozou, Alluvions Togo, en rive droite .

- Rive gauche

Les terres à irriguer sont entièrement situées dans la plaine entre les cotes 5 et 25
environ. Il est donc possible d' iïriguer gravitairemen t les deux périmètres Nord et Sud A thiémé
à partir d'un barrage situé à Agbako qui permettra, sans difficultés spéciales, de retenir les
eau'x du Mono à la cote suffisan te. Ce si te a de plus l'avantage d'être situé à l'origine de la
plaine supprimant ainsi tout canal tête morte.

Cependant, dans ce cas, les eaux des tinées au périmètre Sud-A thiémé seront transpor-
\ 1 tées par un canal de 30 km avant leur utilisation et on pourrai t penser à alimenter le périmètre
i Sud-Athiémé par une station de pompage située à Athiémé.

Nous avons 'comparé du point de vue économique ces deux solutions: (dans la seconde
solution, nous avons supposé que le périmètre Nord-Athiémé était également alimenté par pompa-
ge).
Première solution

Barrage Agbako . 450 000 000 F CFA


Surdimensio,:nement du canal d'amenée pour
! 1 Sud-A thiémé 431 000 000 F CFA
881 000 000 F CFA
r
Deuxième solution
~ J
Station de pompage pour Nord-A thiémé (P. 1400 cv)
: \ (9,5 m31 s relevés de 7,50 m) 250 000 000 F CFA
U Station de pompage pour Sud-Athiémé (P. 2 800 cv)
(13,5 m31 s relevés de la m) 370 000 000 F CF A
;1
1
620 000 000 F CF A
Li
VI-20
! '
1
, 1

La première solution, plus coûteuse de 261 000000 F CFA, en investissement, devient


cependan t nettement avan tageu se si on compte dans la deuxième solution les dépenses annuel-
les d'énergie. En effet, la consommation annuelle serait de l'ordre de : 6 930 000 kWh. Pour
que la charge annuelle correspondante, capitalisée au taux d'actualisation maximum admissible
de 6 % (cf. chapitre VIII), ne dépasse pas la différence d'investissement de 261 000 000 F CFA,
il faudrait que le coût du kWh au lieu d'utilisation soit au plus de :

0,06 x 261 ·000 000


2, 26F' CFA
6 930 cao
Cela est impossible, que l'énergie soit fournie par des diesels ou par la centrale de Nangbéto',

Nous retenons donc la solution avec barrage. Les eaux seront dérivées vers le canal
principal Pl par un ouvrage de prise équipé de modules à masque et de vannes, qui permettra
de contrôler le débit même pour les niveaux normaux les plus hauts prévus dans la retenue. Le
barrage est déerit au paragraphe 3-3.

i
- Rive droite

Les possibilités d'alimentation se présentent différemment du fait de la situation géo-


graphique des périmètres, !-

Le périmètre de Bado, compris entre les cotes 20 et 40 environ ne pourra pas être irri- .
gué gravitairement à partir du barrage d'Agbako. Pour pouvoir l'envisager, il aurait fallu recher-
cher un site de prise sur le ivlono aux environs de la cote 45 et remonter sensiblement jusqu'aux
chutes d'Adjarala. Le canal d'alimentation, d'une longueur voisine de 50 km aurait été à cons~
truire à flanc de colline dans des conditions difficiles avec de nombreux ouvrages. Cette possi-
bilité, écartée du point de vue économique, il ne reste que la solution alimentation par pompage
et on peut hésiter entre deux possibilités .

. refoulement de la totalité du débit à la cote 45 environ à partir d'une station


de pompage située près du Mono, deux kilomètres en amont de TokplL La longueur des condui-
tes de refoulement pour atteindre la cote 45 serait de l'ordre de 1,5 km,

. refoulement en deux étages: - La première station de panpage située à Tokpli


et refoulant à la cote 28, permettrait d'irriguer la partie Nord du périmètre (le 1/3 environ de la ~ :
superficie) comprise entre les cotes 20 et 28 ; la seconde station de pompage reprenan t les eau x ) i
d'irrigation dans le canal tronçon bas, refoulerait à la cote 45 environ pour dominer la partie Sud
du périmètre comprise entre les cotes 25 et 40.

La deuxième solution a été retenue. La première station de pompage située sur la face
Nord de l'éperon de T~~pli sera alimentée par un chenal creusé dans le lit maj eur du Mono. Elle
refoulera directement dans le canal d'irrigation. Le fonctionnement des pompes pourra être com-
1
mandé automatiquement par un système de détection des niveaux des plans d'eau dans le canal: .'
mise en route pour un niveau bas, arrêt pour un niveau haut. La différence en cote entre ces deux
niveaux permet l'accumulation dans le canal d'un certain volume d'eau qui peut alimenter le ré-
seau entre deux enclanchements successifs des pompes. Le système de détection de niveau
pourra provoquer la mise en route (ou l'arrêt) successive de une ou plusieurs pompes, en fonction
du débit à fournir, et les pompes fonctionneront toujours sur leur meilleure plage de rendement.
1
',.
Le périmètre Alluvions Togo sera égqlemen t alimenté par une station de pompage située
au Nord d'Agbétiko. Cette solution a été retenue après comparaison aved une autre solution con-
sistant à utiliser le barrage d'Agbako et les canaux d'alimentation du périmètre Sud-:Athiémé jus-
qu'à la hauteur d'Agbétiko. Cette solution pourtant intéressante est condamnée par le coût de \ J

l'ouvrage de traversée du Ivlono, d'une longueur de plus de l km. En effet, sur plusieurs kilomè-
tres, en amont et en aval d'Agbétiko, les digues du 1I,1ono du fait des méandres du fleuve seront \
l
'
'
espacées d'au moins l km. La .comparaison des coûts des deux solutions est la suivante:

-
1

;, 1
VI-21

1 1

Prem'ière solution
.
i, Sta.tion de pompage 850 CV 188 000 000 F CFA

, Deuxième solution

i) Ouvrage de traversée du Mono 250 000 000 F CFA,


Surdimensionnement du canal d'amenée 43,S km 323 000 000 F CFA

Total deuxièmesolu tion 573 000 000 F CFA

Le coût d'installation de la deuxième solution est donc supérieur de 385 000 000 F.
( 1

1
'Il est vrai que la durée de vie des groupes moto-pompes, qui constituent grosso-modo, la moitié
r
du coût total de la station de pompage, n'est que de 25' ans.

1 1
. L'écart de 385 000 000 F CFA entre les deux solutions doit donc ,être diminué de la
1 valeur actuelle des 94 000 000 F de moto-pompes à renouveler dans 25 ans, soit 45 000 000 au
taux d'actualisation de 3 %. Il restê'un écart de 340 000 000 encore bien supérieur, comme il
"" est montré ci-dessous, à la valeur actuelle des dépenses d'exploitation de la, station de porn-
0'·"
page
,'" - Energie nécessaire : 1 420 000 kWh/ an
" .:. La station ne sera mue électriquement que si le coûtdu kWh électrique, amené
':
1
sur place, est ir-lférieur à celui du kWh thermique. La limite supérieure est
1 1 donc donnée par ce dernier, dont le 'mode de production le plus avantageux est
le moteur"diesel.
1 , - Consommation de gas-oil : 0,34 x l 420 000 = 485 000 litres
1 1
l J ~ Prix du litre de gas-oil, détaxé et livré en grandes quantités: environ 13 F CFA
- Majoration pour autres matières sonsommables, entretien et main-d'œuvre:
25 à 30 %.
D'où ,- dépense annuelle (maximum) : 1,3 x 13 X 485 000 = 8200 000 F CFA
- dépense actualisée au taux de 3 % 8 200 000/0,03 =
274 000 000 F CFA.
il
i ! Il suffit que le taux d'actualisation soit égal ,ou supérieur à 3' % poUr que la solution
par pompage soi t plus avantageuse .. Compte tenu des conclusions du Chapitre VIII ce taux est
! r admissible. Nous âvons donc écarté la solution gravitaire.
• j
Nous avons écarté également la solu tion consistant à grouper l'alimen tation des péri-
mètres Agomé Glozou èt Alluvions Togo, car outre la longueur du canal d'alimentation, deux
. ouvrages importants auraient été à construire; le prem'Ïer à la traversée d'une zone basse à
l'aval d'Avegbo, le second à la traversée de la rivière Aloé.

Dans la solution retenue, la station de pompage sera située sur la digue rive droite du .
Mono, un kilomètre à l'Est d'Agbétiko, près de la route d'Afanyangan. Elle fonctionnera suivant
le même principe que celui exposé pour la station de Tokpli.

Le périmètre Agomé Glozou sera alimenté par une station de pompage située au Nord
d'Agomé Glozou .

..
3-2-2 Réseaux d' irrigation

- Périmètre Nord-~thiémé

L'ossature du réseau comprend

- un canal principal Pl au tracé le plus direct possible le long du Mono sur les 13
p'reIDiers kilomètres puis sur la. rive droite du Dévédou jusqu'à la route d'A thiémé. Ce canal
transportera les eaux destinées au périmètre Sud-A thiémé et permettra d'irriguer par des 'canaux
dérivés les terres comprises entre le pied des collines, le Mono et le drain Dl 1

- un canal secondaire SI qui suit le Mono de l'origine du Dév'édou à Athiémé. Ce


, canal desservira les terres comprises entre le Mono et le drain Dl,..
VI-22

\ Î
- un canal de faible poin ture tracé au pied de s collines à l'E st du Salédo en tre le , 1

Barrage d'Agbako et Devé. Ce canal devra vraisemblablement être alimenté par une petite sta- l ,1

tion de reprise dans le canal Pl . Malgré cet inconvénient et la difficulté du tracé, ce canal
présente un intérêt certain du fait qu'il permet d'apporter de l'eau à proximité des villages, 1 1
établis sur les collines, notamment Agohoné Balimé, Adidevo et Devé. Actuellement, les habi- ! !
tants doivent faire en· saison sèche plusieurs kilomètres pour trouver dans les zones basses
une eau de mauvais qualité. ~I
l ,
1

l '
- des canaux tertiaires de distribution adaptés à la topographie.

- Périmètre Sud-Athiémé

Les eaux amenées en tête du périmètre par le canal Pl seront distribuées par deux (i
canaux secondaires et les canaux tertiaires: 1 i

- le canal secondaire S2 sur la berge du Mono, r-


, 1
1
- le canal secondaire S3 tracé le long de l'ancienne voie ferrée A thiémé-Grand Popo U
et la Sazué. Un branchement partira de ce canal à Hompon pour irriguer les terres situées en
rive gauche de la Sazué.
l
\ -

- Périmètre Bado

Le réseau comprendra

- Le canal principal divisé en deux tronçons:


. un tronçon bas (Pl) tracé entre les cotes 26 et 28 suivant sensiblement la
route de Tokpli à Domé,
. un tronçon haut (P2) réalimenté par la station de reprise déjà mentionnée,
tracé entre les cotes 45 et 35 qui, suivant les courbes de niveau, contournera
la dépression du Bado jusqu'au Sud du Lac Elia.

- deux canaux secondaires 1 J


1

- des canaux tertiaires.


1
,i 1,- __ )

- Périmètre d'Agomé Glozou

Ce périmètre sera desservi par deux canaux principaux

- le canal PlIe long du Mono

- le canal P2 le long de l'Aloé.

Les canaux tertiaires assureront la distribution .

. - Périmètre Alluvions Togo


l, l
, 1
1 J
Le réseau comprendra : ~- j

- le canal principal Pl tracé le long du Mono,

-le canal principal P2 qui, après avoir traversé la dépression de la Tohé, suivra le
pied des collines,
,-----,
" 1
- deux canaux secondaires Si le long du chemin d'Ativé, S2 le long du chemin
d 1 Akpari Kopé,
VI-23
fi
1 1
! '

- les canaux tertiaires. '

3-2-3 Réseaux tertiaires et aménagements à la parcelle

L'ensemble des terres à irriguer sera décomposé suivant des critères topographiques
en secteurs tertiaires regroupant un certain nombre de quartiers.

Les dimensions des secteurs tertiaires seront définies par l'écartement entre les ca-
naux et les drains principaux ou secondaires, d'une part, eLpar la longueur :les canaux quater-
:- 1
naires, d'autre part.
i
1 1

Tel que se présente l'ossature des différents réseaux précédemment mentionnés, la


/"-,
, 1 superficie des secteurs tertiaires sera de l'ordre de 200 à 300 ha quand le canal tertiaire irri-
1 i
guera sur une seule de ses rives, 400 à 600 ha, quand il irriguera sur ses deux rives.
U
Un schéma de principe d'aménagement de réseau tertiaire est présenté sur la Planche
VI-S.
Il est évident que dans un système gravitaire, la distribution de l'eau dans des condi-
( l tions satisfaisantes pour les plantes ne peut être assurée que si des travaux de planage et de
nivellement ont été préalablement réalisés.
LJ

o
Nous avons tenu compte dans les estimations, en plus du coût de réalisation des ré-
seaux d,'un poste 4 aménagements à la parcelle ~ comprenant la préparation des sols en vue de
l'irrigation (défrichement planage, rigoles d'arrosage ... ).

( ;
1
, 1
'-- '
3.:3,. BARRAGE D'AGBAKO (Planches VI-19 à VI-21)

3-3-1. Situation

L'emplacement choisi se'trouve au milieu des rapides d'Agbako, à proximité du village


de Kpoba. A cet endroit, le Mono coule sur des bancs schisteux (schistosité à peu p'rès verti-
cale, orientée parallèlement au courant). En basses eaux, il découvre en rive droite, une plage
sableuse d'où le rocher émerge par places et de très peu (cote 21,SO environ). Eri rive gauche,
au contraire, le rocher est pratiquement à nu jusqu'au pied du talus alluvial et s'élève jusqu'à
la cote 23,SO environ. Le repère coté 22,67 est un piquet de fer enfoncé dans un intErstice de
la roche (voir profil P sur dessin d'implantation).

3-3-2. Topographie

u La partie essentielle du site a été levée au niveau et ~u théodolite par l'équipe Togo-
laise de M. Creppy. Ses cotes sont rattache es à la borne SHDL (cote 29,21). Le lever s'étend
jusqu'à la cote 3S en rive gauche (c'est-à-dire à l'Est), mais n'a pas été prolongé assez loin
vers l'Ouest pour atteindre la même cote en rive droite.

Il subsistait donc un doute concernan t la possibilité de con tournement du barrage par


la droite. Pour le lever, il a été demandé à M. Memier, topographe à Grenoble, de faire une res,-
1
\_,1 titution stéréoscopique prolongeant le lever terrestre vers l'Ouest. (Les photos utilisées ont
été celles de laséri~ Dahomey Ao 220-100 au 1/ 10 000). Ce travail, qui n'a pas la précision
i -1 d'un lever régulier au 1/2 000 à cause du manque de repères cotés à l'Ouest de la zone levée à
1
) ,1 terre, montre cependant que le point critique se trouve au pied des collines en rive droite vers
'----'
la cote 30. (Planche VI-21).
"

[J
;1
1 1

VI-24

3-3-3. Hydrologie
1 1

L'échelle d'Agbako ou Kpoba (M3) se trouve à 300 m en cimont du profil P. Grâce


aux lectures faites en 1964 et aux reconstitutions de lignes d'eau effectuées sur le modèle mathé-
matique on y connaît avec une faible marge d'erreur, les niveaux naturels correspondant à des
débits allant jusqu'à 1200 m 3 /s (29,50 pour 1200 m 3 /s ; cette cote restant inchangée dans le
cas d'endiguement du Mono inférieur, avec rectification de lit). De plus, la reconstitution de la
crue de 1947 a donné la cote maximale de 30,84 pour un débit de l 630 m 3/ s. La pente de la
ligne d'eau étant comprise entre 0,30 et 0,50 m par km, les niveaux à l'aval du barrage seront
inférieurs de 10 à 15 cm aux niveaux à l'échelle. Cette différence a été négligée.

i J
3-3-4. Passage des crues au barra8.e

L'amortissement des crues dans le barrage de Nangbéto permettra de réduire à moins


de l 200 m 3/ S les débits passant à Agbako, sauf peut-être une fois ou deux par siècle.
..-)
L'endiguement du Mono est calculé pour ce débit et le barrage doit assurer son passage
dans les conditions normales. Le niveau aval étant égal à 29,50, le niveau amont, calculé d'après : J

les résultats d'essais sur modèle réduit de barrages analogues, doit se situer entre 30,10 et
30,20. C'est pourquoi nous avons placé la chaussée du pont-route et les routes d'accès trans-
versales à la cote 31,00 et la crête de la digue longitudinale, parallèle au canal d'irrigcition, à
la cote 30,00.

S'il survenait à,Nangbéto la crue maximale de 4 500 m 3 /s, ces routes, comme tout
l'endiguement du Mono, seraient submergées. En effet, nous estimons qu'à la sortie du barrage-
réservoir, il subsisterait une pointe de l'ordre de 3 400 m3 /s et à Agbako de 2800 m 3 /s. Les
niveaux, au barrage d'Agbako, atteindraient près de 34 à l'aval et 35 à l'amont. Il ne paraît pas fi
raisonnable de relever jusqu'ô'la cote 35 l'ensemble du pont-route et des routes d'accès, ces c}
dernières ayant un développement de 2 500 m environ. Cependant, il a été prévu une protection
en enrochements de la digue de rive gauche de façon à préserver, autant que possible, l'accès
à l'ouvrage du côté Dahomey dès que la décrue le permettrait. D'autre part, les treuils des
vannes, ~itués sur une passerelle à la cote 36, resteraie'nt hors d'eau.
JI
! 1

: 1
,1 j

3-3-5. EquipJement

Le barrage est équipé de six vannes levantes,de 10 m de largeur pour le passage des
crues.
1
\ ,
'La cote de leur seuil a été fixée à 21,50 pour la première, côté Dahomey, de façon
~ )
qu'elle puisse effectuer le dégravement de la beise de la grille de prise d'eau et à 23,50 pour les 1

cinq au tres. 1 )

Les vannes sont du type ~ wagon .), manœuvrées normalement à l'aide de treuils élec-
triques et, en cas de manque de courant, par des commandes à main de secours. L'alimentation
électrique sera assurée par un groupe générateur Diesel ou à essence installé dans un bâtiment·
qui comprendra aussi le logement du barragiste. Ce bâtiment, non représenté sur les plans, sera Il
situé sur la rive gauche, au-dessus de la cote 35. , : 1

Les tabliers de