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Durabilité des matériaux et

réhabilitation des structures

Enseignant: I. AALIL 4 A GC 2017-2018


Chap 2: Pathologies: formes et causes
Plan
 Pathologies des structures en béton (armé)
 Formes
 Causes
 Pathologies des structures en pierres
 Formes
 Causes
 Pathologies des structures métalliques
 Formes
 Causes
Pathologies des structures en béton
 Changements de teinte: des salissures, des efflorescences, des taches noires, des
fuites de laitance...
Pathologies des structures en béton
 Ecaillages: désagrégation des surfaces de béton provoqué par leur exposition au
gel dégel en présence d’humidité ou de sels déglaçant.
 Causes:
 sélection inappropriée de la classe d’exposition du béton : E/L élevé
 Absence ou insuffisance d’air entraîné
 Finition prématurée ou en présence d’un surplus d’eau : finition effectuée lorsqu’il y a
de l’eau de ressuage en surface.
 Application de produits déglaçants à jeune âge de sels de déglaçage: chlorure de
calcium et de sodium (exemple fondants routiers)
…

Écaillage modéré Écaillage sévère


Pathologies des structures en béton
 Lixiviation: Elle correspond à un lessivage des hydrates de la pâte de ciment au
contact de milieux fluides acides en comparaison du béton (eaux douces, aux
pluies acides…)
Pathologies des structures en béton
 Eclatement généralisé / localisé:
Pathologies des structures en béton
 Fissurations: Fentes visibles affectant le béton dans toute son épaisseur. Par
convention, la fissure a entre 0.2 et 2mm de largeur.
Pathologies des structures en béton
 Fissurations
Pathologies des structures en béton
 Fissurations

 Tassement du béton frais avant la prise: l’eau de ressuage remonte et la squelette tasse
progressivement. Cela pourrait créer des fissures au droit des obstacles s’opposant aux
mouvements de tassements.

 Retrait plastique: ses fissures sont localisées sur les pièces minces ou sur les grandes
surfaces horizontales en contact avec l’air, du au séchage du matériau en surface et se
produit entre la fabrication et la fin de prise du béton.

 Retrait thermique: ses fissures sont localisées sur les ouvrages massifs. Elles traversent
la totalité de l’épaisseur du béton. Le retrait se traduit par une variation de volume
produite par un changement de température dû au caractère exothermique de la réaction
d’hydratation du ciment et/ou aux conditions environnementales.
Pathologies des structures en béton
 Fissurations

 Retrait hydraulique: ses fissures apparaissent d’autant plus rapidement que la pièce est
mince. Il est due à la perte d’eau : migration par capillarite de l’eau des zones humides
vers les zones sèches. Il commence au décoffrage, progresse entre 1 et 28 jours et
double en passant de 1 mois a 3 ans. Les fissures inesthétiques résultantes s’ouvrent
avec le temps, elles sont peu profondes.

 La corrosion des armatures: Il s’agit des défauts esthétiques au début (tache de rouille)
qui peut conduire à la ruine de l’ouvrage quand le phénomène se généralise. Les
fissures résultantes sont généralement parallèles aux lits des armatures.
Pathologies des structures en béton
 Fissurations
𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑎𝑖𝑛𝑡𝑒 𝑎𝑝𝑝𝑙𝑖𝑞𝑢é𝑒
 Cas des fissures structurelles: Elles sont localisées sur la surface où le rapport
𝑟é𝑠𝑖𝑠𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒
est élevé [Plumier]

Fissurations typiques [Plumier]


Pathologies des structures en béton
 Fissurations
Exemples de causes:
 Déformations du support:
Pathologies des structures en béton
 Fissurations
Exemples de causes:
 Déformations bloquées et retrait:
Pathologies des structures en béton
 Faïençage: Craquelure superficielle sous forme de fins réseaux de microfissures
de largeur inférieure à 0.2mm, disposées en mailles régulières fermées, de
quelques cm de côté. Il traduit un retrait superficiel trop important ou trop rapide.
Pathologies des structures en béton
 Alcali réaction
Une réaction de gonflement interne se produisant, en présence d'humidité, entre des phases
minérales mal cristallisées contenues dans certains types de granulats et les alcalins
présents dans la solution interstitielle du béton, fortement basique.

 Facteur A : Mélange granulaire « Potentiellement Réactif » (siliceux réactifs)


 Facteur B : Teneur en alcalins solubles (Na2O + K2O), exprimée sous forme de
Na2Oéquivalents supérieure à un seuil critique ;
 Facteur C : Humidité relative supérieure ou égale à 80-85 % dans le béton.
Pathologies des structures en béton
 Alcali réaction
Elle conduit à la formation de gels pouvant développer des contraintes de gonflement
supérieures à la résistance à la traction du béton.

Gel de
silice

 Les désordres observables sur les ouvrages correspondent à des phénomènes de faïençage,
de fissuration majeure, de cônes d'éclatement.
 Ces désordres peuvent •
très associés é des exsudations de gel au travers des fissures crées.
 En règle générale, ils apparaissent quelques années ou dizaines d’années après la
construction.
Pathologies des structures en béton
 Réaction sulfatique interne
 Elle est observée sur certaines pièces préfabriquées soumises à un traitement
thermique inadapté à la formulation et à l’exposition du béton .
 Ce phénomène a été observé en France, à partir de 1997, sur des ponts dont le béton
avait été coulé en place: parties d’ouvrages massives en contact avec l’eau ou
soumises à une forte humidité.
 la RSI affecte l’ensemble du béton sans faire appel à une source extérieure de
sulfates. Elle se manifeste alors par un gonflement du matériau et une fissuration de la
structure.
 Le phénomène de réaction sulfatique interne (RSI) résulte de la formation différée
d’un minéral dénommé « ettringite » et de formule chimique
3CaO.Al2O3.3CaSO4.32H2O.
Pathologies des structures en béton
 Cycles gel-dégel
lors du passage de l’état liquide à l’état solide, l’eau augmente de volume de 9% et
exerce des pressions internes. Ces pressions hydrauliques peuvent entrainer des
microfissures si le béton ne contient pas suffisamment de teneur en bulles d’air.

 Corrosion

Le béton sain a un pH= 13 , il est alors un milieu


naturellement protecteur pour les armatures, autour
desquelles se forme un film passif (solution solide
Fe3O4 - Fe2O3) qui réduit la vitesse de corrosion .

Dans certaines conditions: carbonatation du béton


d’enrobage ou une teneur critique en chlorures, cet
équilibre peut être rompu en entraînant une
dépassivation de l’acier et l’amorçage d’un
phénomène de corrosion.
Pathologies des structures en béton
 Corrosion
 La carbonatation du béton d'enrobage au contact du CO2 atmosphérique:
Dépassivation des armatures, lorsque le front de carbonatation les atteint, par la
diminution du pH aux environs de 9, occasionnée par la réaction entre les hydrates de la
pâte de ciment et le CO2 atmosphérique.
 La pénétration de chlorures depuis le milieu environnant:
Dépassivation initiée lorsqu'une teneur critique en chlorures arrive au niveau des
armatures: 0,4 %, exprimée par rapport à la masse de ciment pour le BA (NF EN 206-1) ,
et 0,1 % pour le BP.
Pathologies des structures en pierres
 Formes de pathologies:
Pathologies des structures en pierres
 Causes de pathologies:
• Cycles gel- dégel: lors du passage de l’état liquide à l’état solide, l’eau augmente de
volume de 9% et exerce des pressions internes suffisantes pour fissurer la plupart des
pierres. Ce phénomène est critique pour des pierres de coefficient de saturation > 90%

• Cristallisation des sels: Les sels en cristallisant exercent des pressions de cristallisation
importantes qui peuvent dépasser les résistances mécaniques des pierres les plus dures.
Pathologies des structures en pierres
 Causes de pathologies:
• Contraintes thermiques: Ces contraintes apparaissent sous l’effet des gradients thermiques
entre la surface et le cœur de la pierre suite aux variations de températures. Elles peuvent
aussi être dues à des déformations thermiques empêchées ou à des déformations
différentielles entres les minéraux constitutifs.
Pathologies des structures en pierres
 Causes de pathologies:
• Cycles thermique et hygrique
Pathologies des structures en pierres
 Causes de pathologies:
• Attaques biologiques: Des micro-organismes interfèrent avec les pierres en œuvre. Ils
peuvent entraîner la formation de dépôts visibles tel que les lichens, et même provoquer
une décohésion du matériau au travers de leurs réactions métaboliques sans former de
dépôt visible.
• Attaques chimiques: Elles entrainent la modification de la composition chimique et
minéralogique de la pierre. Cela peut se faire par dissolution, oxydation, hydratation …
Pathologies des structures métalliques
 Pathologies:
Corrosion:
Pathologies des structures métalliques
 Pathologies:
Corrosion entre métaux:
La corrosion galvanique peut se définir simplement par l'effet résultant du contact de deux
métaux ou alliages différents dans un environnement corrosif conducteur : On observe
généralement un accroissement de la corrosion de l'alliage le moins noble et diminution ou
suppression de la corrosion de l'alliage le plus noble.
Pathologies des structures métalliques
 Pathologies:
Rupture par fatigue:
 On entend par fatigue ou endommagement par fatigue, la modification des propriétés du
métal consécutive à des cycles d’effort, cycles dont la répétition peut conduire à la rupture
de la pièce.
 La rupture peut se produire pour des contraintes relativement faibles, sans modification
apparente de forme ou d’aspect de la pièce. La fissuration progressive est suivie d’une
rupture brutale, lorsque la contrainte dans la section résiduelle dépasse celle que peut
supporter le métal.
Pathologies des structures métalliques
 Pathologies:
Déconsolidation des assemblages:
La déconsolidation des assemblages boulonnées, rivés se matérialisent par des mouvements
entre pièces (jeu d’assemblage) souvent mis en évidence par la rupture du film de protection
anticorrosion. Ces observations peuvent être localisées à un ou plusieurs boulons ou rivets, ou
encore entre les pièces de l’assemblage.
Pathologies des structures métalliques
 Pathologies:
Instabilités: