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Stratégie de réparation du béton armé dégradé

Table des matières


Introduction :........................................................................................................................................... 2
1. Extension de la corrosion des armatures ........................................................................................ 2
1.1. Localisation des zones de corrosion ........................................................................................ 2
1.2. Prévision de l’amorçage de la corrosion ................................................................................. 2
1.3. Prévision de la fissuration de l'enrobage ................................................................................ 2
2. Classification de l’état de BA ........................................................................................................... 2
3. Stratégie pour un enrobage éclaté ou fissuré ................................................................................. 2
4. Stratégie pour un enrobage « non fissuré ».................................................................................... 3
Introduction :
L'état de conservation d'une structure est évalué à partir d'investigations telles que des inspections
visuelles ou des techniques plus sophistiquées. Ces investigations ont pour but d'établir un diagnostic
qui permet d'évaluer le niveau de service d'un ouvrage et de prévoir l'évolution probable des
désordres. Les dégradations qui sont considérées ici sont dues uniquement à la corrosion des
armatures qui se trouvent dans du béton d'enrobage attaqué soit par le dioxyde de carbone
(carbonatation), soit par des chlorures venant du milieu environnant.

C'est pourquoi, les mesures de profondeurs de carbonatation ou de teneurs en chlorures doivent


être complétées par une localisation des zones de corrosion. Cette localisation se fait par mesure de
potentiel d'électrode 𝐸𝑐 .

1. Extension de la corrosion des armatures


1.1. Localisation des zones de corrosion
La carbonatation et la pénétration des chlorures n'ont pas, à moyen terme, d'effets néfastes vis-à-vis
du béton lui-même. Elles dégradent le béton armé, en déclenchant la corrosion des armatures.

1.2. Prévision de l’amorçage de la corrosion


Les zones où les armatures ont commencé à se corroder peuvent être localisées de façon non-
destructive. Il s'agit essentiellement de mesurer le potentiel d'électrode 𝐸𝑐 de ces aciers. Il est donc
possible de prévoir l'extension possible de ces zones de dégradation.

1.3. Prévision de la fissuration de l'enrobage


Une fois que la corrosion métallique est amorcée, des produits (rouille) se forment autour des
armatures. Ces produits de corrosion ont un volume beaucoup plus élevé que l'acier qui leur a donné
naissance. Ce gonflement génère des contraintes qui peuvent provoquer des fissures ou des
feuilletages dans l'enrobage.

2. Classification de l’état de BA
 La zone où les armatures sont protégées par un enrobage de béton sain
 La zone où les armatures se corrodent, mais l’enrobage est intact (ni éclatement, ni fissure)
 La zone où l’enrobage est dégradé par une fissuration ou un délaminage

3. Stratégie pour un enrobage « éclaté ou fissuré »


 Si l’ouverture des fissures ≤ 0.3 mm, on peut considérer le béton comme sain
 Sinon, les étapes de traitement le plus efficace est indiquées ci-dessous :
- Purger le béton (contaminé ou risque d’être contaminé)
- Le faire tomber et enlever jusqu’à 20 mm derrière les armatures ainsi mises à nu,
surtout si le béton est contaminé
- Nettoyer et recouvrir les aciers par un produit protecteur

Nota Béné : il faut s’assurer qu’aucune zone de corrosion « dite anodique » ne se trouve près des
zones traitées.

- Ragréages des zones où les aciers étaient corrodés ainsi que les zones saines.
4. Stratégie pour un enrobage « non fissuré »
 Si la valeur de potentiel d’armature 𝐸𝑐 passivée, les risques de corrosion sont négligeables
- L’épaisseur de béton sain [𝑥𝑒𝑛𝑟𝑜𝑏 − 𝑒] ≥ 10𝑚𝑚 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑒 ∶
𝑝𝑟𝑜𝑓𝑜𝑛𝑑𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑐𝑎𝑟𝑏𝑜𝑛𝑎𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛
- La teneur en chlorure dans le béton à environ 10 mm de l’armature ≤ 0.1 % par rapport
à la masse de ciment

 Aucune réparation, ni protection sont à prévoir


 Si la date d’amorçage de la corrosion est estimée proche (la date de la 1è𝑟𝑒 fissuration est à déterminer)
- Application des produits de protection (revêtement ou imperméabilisation)
- Traitement d’enrobage (re-alcalinisation ou extraction de chlorures)
- Arrêter la corrosion par une protection cathodique

Figure 1 : Organigramme pour réparation des parties d'ouvrages en béton armé

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