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REGLEMENTATION

GENERALE
1) Présentation du marché d’assurance au Maroc.
CA = 20,9 Mds de DH
o Assurance vie = 6,7 Mds de DH
o Assurance non vie = 14,2 Mds de DH
Avec le contrat programme 2010-2013 ce CA peut atteindre 40 Mds de DH
Contribution dans le PIB 2,5%
Taux de pénétration 6$ par tête
Réseau traditionnel : 1 300 agents et 400 courtiers
Nouveau Réseau : Agences bancaires, Bureaux de poste, assoc micro crédit
2) Les Entreprises d’assurances au Maroc (17).
Entreprises de réassurance :
o SOCIETE CENTRALE DE REASSURANCE (SCR) créée en 1960 par une convention
CDG et ministère de finances
Entreprises mutuelles :
o Mutuelle Agricole Marocaine d'Assurances (MAMDA)
o Mutuelle Centrale Marocaine d'Assurances (MCMA)
o Mutuelle d'Assurances des Transporteurs Unis (MATU)
Entreprises d’assistance – crédit :
o AXA ASSISTANCE MAROC
o ISSAAF MONDE ASSISTANCE
o MAROCAINE VIE
o
o
o EULER HERMES ACMAR
Entreprises d’assurance vie et IARD/
o ATLANTA
o AXA ASSURANCE MAROC
o SAHAM
o COMPAGNIE D'ASSURANCE TRANSPORT (CAT)
o MAROC ASSISTANCE INTERNATIONALE
o ROYALE MAROCAINE D'ASSURANCES - AL WATANIYA (RMAWATANYA)
o SANAD
o WAFA ASSURANCE
o ALLIANZ ASSURANCES MAROC
3) La A .C.A.P.S
La « A .C.A.P.S. » est chargée de la réglementation et du contrôle de l’activité des organismes
d’assurance, de réassurance et de capitalisation.
Elle surveille le placement des fonds recueillis par ces organismes et contrôle leur gestion
technique et financière.
Elle veille au respect des droits des assurés et des bénéficiaires de contrats d’assurances.
Elle participe à l’élaboration de la réglementation et au contrôle des organismes de la
prévoyance sociale.
4) Comité consultatif des assurances CCA
Le « C.C.A » est créé par la loi 17-99 portant Codes des Assurances (Article 285). Il est composé
du Ministre des Finances ou son représentant, 5 représentant ou plus de la « AC.A.P.S. », 12 à
16 représentant des sociétés d’assurances et de réassurance, 4 représentant des intermédiaires
d’assurances, le Directeur de la C.D.G., un représentant du Comité National de la Prévention conte
les Accident de la Route, Un Magistrat, versé dans le domaine économique et financier, désigné
par la Président de la Cour Suprême.
Le « C.C.A. » est chargé de donner son avis sur toutes les questions relatives aux opérations
d’assurance et de réassurance. Il peut être saisi à la demande soit de l’administration soit de la
majorité de ses membres.
Il est également saisi par l’administration de tout projet de loi ou de texte réglementaire régissant
les conditions d’exercice, de gestion et de commercialisation des opérations d’assurances et de
réassurance.

Les avis du « C.C.A. » sont consultatifs.


5) Commission Administration et Organisation C.A.O.
Cette commission examine les problèmes ayant trait à la réglementation générale, à l’industrie
des assurances, au contrat d’assurance, à l’organisation professionnelle, au contrôle financier et
comptable et aux rapports entre les diverses administrations et les assureurs.

6) La Fédération Marocaine des Sociétés d’Assurances et de Réassurance F.M.S.A.R


La « F.M.S.A.R. » est une association privée constituée Par les sociétés d’assurances et de
réassurance opérant au Maroc et fonctionne comme toutes les associations
Régies par le Dahir du 15 novembre 1958. Il est dirigée par un Comité Directeur élu pour un an
est rééligible et dont le Président détient tous les pouvoirs de gestion.
Cependant, c’est l’Assemblée Générale qui désigne le Directeur Général sur proposition du Comité
Directeur.
La « F.M.S.A.R. » a pour mission:
-De défendre les intérêts professionnels des sociétés d’assurances et de réassurance et de
coordonner à cet effet l’action des sociétés adhérentes;
-d’oeuvrer en faveur de l’amélioration du service rendu au public par les sociétés adhérentes, des
techniques professionnelles et de la formation du personnel désirant exercer une activité en
relation avec les assureurs;
-D’entreprendre toute action de communication et d’information auprès du public et dans la
profession;
-D’organiser les relations professionnels, administratives, comptables, statistiques entre ses
adhérents et le contrôle du respect du bon déroulement de ces relations;
-D’arbitrer dans les problèmes et litiges qui intéressent ses membres;
-D’ester en justice pour elle-même et pour les intérêts, aussi bien généraux que particulier, de ses
membres
7) Le Comité des Assureurs Maritimes du Maroc C.A.M.M
• Le « C.A.M.M. » est un organisme professionnel et technique transport de la « F.M.S.A.R. », il
regroupe neuf (9) sociétés d’assurances et de réassurance agréées à souscrire des opérations
d’assurance et de réassurance maritime et transports au Maroc.
• Le « C.A.M.M. », créé le 18 mars 1959, est constitué en Association Professionnelle formée
dans les conditions prévues par la législation en vigueur (Dahir n° 1-58-376 du 15 Novembre
1958).
• Le « C.A.M.M. » a pour principal objet la défense des intérêts généraux de ses membres et la
promotion de l’industrie marocaine de l’assurance maritime et transports.
8) Fonds de Garantie des Accidents de la Circulation F.G.A.C
Le « F.G.A.C » qui est créé par Dahir du 22 février 1955 est désormais régi par la loi 17-99 formant
Code des Assurances. Il est chargé d’assurer la réparation totale ou partielle des dommages
corporels causés par un véhicule terrestre à moteur non lié à une voie ferrée, ou ses remorques
ou semi- remorque, dans le cas ou les personnes responsables de ces accidents sont inconnues
ou non assurées et incapables d’en dédommager les victimes en raison de leur insolvabilité.
Le « F.G.A.C. » est administré par un Conseil d’Administration composé d’un représentant de la
« D.A.P.S. », du Directeur Général de la « C.D.G. » ou De son représentant, de sept (7)
représentants des Sociétés d’assurance et de réassurance. Le Conseil d’Administration élit son
Président parmi ses membres. Le Conseil d’Administration est investi de tous les pouvoirs et
attributions nécessaires à l’administration du fonds.

9) Bureau Central Marocain


Le « B.C.M.A. »,
créé le 20 février 1969, est constitué en Association Professionnelle formée dans les conditions
prévues par la législation en vigueur (Dahir n° 1-58-376 du 15 Novembre 1958).
Le « B.C.M.A » a pour mission:

- De gérer le système de la carte verte dans le cadre des conventions internationale


-De faciliter aux automobilistes assurés par ses membres l’entrée dans les pays étrangers ayant
adhéré au système de la carte verte ou de la carte orange, et où l’assurance automobile est
obligatoire;
-De délivrer à ses membres les cartes internationales d’assurances Reconnues valables dans les
pays étranger (Cartes vertes ou cartes oranges);
-D’assurer l’instruction et le règlement direct des sinistres causés par les automobilistes titulaires
de cartes vertes ou cartes oranges marocaines valables;
-De faciliter le règlement de sinistres causés au Maroc par des automobilistes de passage;
Et généralement, toute action entrant dans l’activité, et concernant la branche automobile
10) Quels sont les textes qui régissent les Assurances au Maroc ?
- Loi 17-99 portant code des assurances (Dahir n°1-02-238 du 3 octobre 2002)
- Dahir n°1-06-17 du 14 février 2006
- Décrets n°2-04-355 du 2 novembre 2004 et n°2-03-50 du 22 mai 2003
- Arrêté du Ministre des Finances du 27 décembre 2004 relatif à la présentation des opérations
d’assurances
- Arrêté du Ministre des Finances du 27 décembre 2004 relatif au contrat d’assurance
- Arrêté du Ministre des Finances du 26 janvier 2005 relatif aux assurances obligatoires
- Arrêté du Ministre des Finances du 17 octobre 2005 relatif à l’assurance accidents du travail et
maladies professionnelles
- Arrêté du Ministre des Finances du 26 mai 2006 relatif à l’assurance RC auto
- Dahir du 2 octobre 1984 relatif à l’indemnisation des victimes d’accidents causés par des
véhicules terrestres à moteur
- Dahir du 6 février 1963 relatif à la réparation des accidents du travail.
11) Définitions :
Echéance de prime : date à laquelle est exigible le paiement d'une prime.

Echéance du contrat : date à laquelle est prévue l’expiration du contrat d'assurance.

Provisions techniques : comptes d' épargne accumulés par l' entreprise d'assurances et de
réassurance pour faire face à ses engagements envers les assurés et bénéficiaires de contrats d'
assurance, dont la provision mathématique qui représente la différence entre les valeurs
actuelles des engagements respectivement pris par l'assureur et les assurés.

Préavis de résiliation : délai contractuel ou légal qui doit être respecté par la partie qui veut
résilier le contrat d'assurance.

Exclusion : événement ou état d'une personne non couvert, étant exclu de la garantie.

Rachat : versement anticipé à l’assuré d’un pourcentage de l'épargne constituée au titre d'un
contrat d’assurance sur la vie. Le rachat de la totalité de l'épargne met fin au contrat.

Cotisation d’assurance : somme, correspondant à la prime, due par l’assuré en contrepartie


d’un contrat d’assurance souscrit auprès des sociétés d'assurances mutuelles.
Proposition d’assurance : document remis par l'assureur ou son représentant à un assuré
éventuel et sur lequel ce dernier doit porter les informations nécessaires à l’assureur pour
l’appréciation du risque à couvrir et la fixation des conditions de couverture.

Engagement : montant de la garantie accordée par l’assureur en vertu du contrat d’assurance.

Tacite reconduction : renouvellement automatique du contrat d'assurance au terme de


chaque période de garantie.

Police d'assurance : document matérialisant le contrat d'assurance. Il indique les conditions


générales et particulières.

Effet du contrat : date à partir de laquelle le risque est pris en charge par l'assureur.

Assurances de personnes : assurances garantissant les risques dont la survenance dépend


de la survie ou du décès de l’assuré ainsi que la maternité et les assurances contre la maladie,
l’incapacité et l’invalidité.

Sous-assurance : terme utilisé lorsque la somme déclarée à l’assureur est inférieure à la


valeur réelle du risque assuré.

Contre-assurance : garantie consistant à rembourser les primes nettes, augmentées


éventuellement des intérêts, au décès de l’assuré avant l’échéance d’un contrat souscrit en cas
de vie.

Assurance temporaire en cas de décès : assurance garantissant le paiement d’un capital ou


d’une rente en cas de décès de l’assuré à condition que le décès survienne avant une date
déterminée au contrat. Si l’assuré survit jusqu' à cette date, aucune prestation n’est due par
l’assureur et les primes lui sont acquises.

Réduction : opération qui détermine le nouveau capital ou la nouvelle rente garanti appelé
" valeur de réduction î, auquel aura droit un assuré ayant versé une partie des primes annuelles,
dans le cadre d'un contrat d'assurance sur la vie, et qui cesse de payer ses primes.

Délaissement : transfert de propriété de la chose assurée, en cas de sinistre, au profit de


l’assureur contre paiement à l’assuré de la totalité de la somme garantie.

Avance : prêt, accordé par l’assureur au souscripteur, garanti par le montant de la provision
mathématique du contrat d’assurance sur la vie.

Indemnité d’assurance : somme versée par l’assureur conformément aux dispositions du


contrat en réparation du préjudice subi par l’assuré ou la victime.

Sinistre : survenance de l’évènement prévu par le contrat d’assurance.

Subrogation légale : substitution de l’assureur dans les droits et actions de l’assuré en


contrepartie du paiement de l’indemnité.

Franchise : somme qui, dans le règlement d’un sinistre, reste toujours à la charge de l’assuré.
Capital assuré : valeur déclarée au contrat et constituant la limite de l’engagement de l’assureur.
Surprime : majoration de la prime d’assurance à la suite d’une aggravation du risque assuré.
*

Déchéance : perte du droit à indemnité au titre d’un sinistre suite au non-respect par l’assuré
de l’un de ses engagements, sans que cela n’entraîne la nullité du contrat.

Forclusion : perte du droit d’exercer un recours.

Conditions d’assurance : ensemble des clauses constituant les bases de l’accord intervenu
entre le souscripteur et l’assureur.

Attestation d’assurance : certificat délivré par l’assureur, constatant l’existence de


l’assurance.

Contrat d’assurance : convention passée entre l’assureur et le souscripteur pour la couverture


d’un risque et constatant leurs engagements réciproques.

Contrat d’assurance sur la vie : contrat par lequel, en contrepartie de versements uniques
ou périodiques, l’assureur garantit des prestations dont l’exécution dépend de la survie ou du
décès de l’assuré.

Contrat de capitalisation : contrat d’assurance où la probabilité de décès ou de survie


n’intervient pas dans la détermination de la prestation en ce sens qu'en échange de primes
uniques ou périodiques, le bénéficiaire perçoit le capital constitué par les versements effectués,
augmentés des intérêts et des participations aux bénéfices.

Commission : rémunération attribuée à l’intermédiaire d’assurances, apporteur d’affaires ou


gestionnaire.

Résiliation : cessation anticipée d’un contrat d’assurance à la demande de l’une ou l’autre des
parties, ou de plein droit lorsqu' elle est prévue par la loi.

Règle proportionnelle : principe en matière d’assurance de dommages en vertu duquel, en


cas de sinistre, l’indemnité est réduite dans la proportion :
- du rapport entre la somme garantie et la valeur de la chose assurée, s’il y a sous-assurance ;
- du rapport entre la prime effectivement payée et celle due par l’assuré, s’il y a insuffisance de
prime par rapport aux caractéristiques du risque.

Prime pure : montant qui représente le coût du risque couvert, tel que calculé par les
méthodes actuarielles sur la base de statistiques relatives audit risque.

Durée du contrat : durée des engagements réciproques de l'assureur et de l'assuré dans le


cadre du contrat d’assurance.

Note de couverture : document concrétisant l’engagement de l'assureur et de l'assuré et


prouvant l'existence d'un accord en attendant l'établissement de la police d'assurance.

Bénéficiaire : personne physique ou morale désignée par le souscripteur et qui reçoit le capital
ou la rente dû par l'assureur.

Souscripteur ou contractant : personne morale ou physique qui contracte une assurance


pour son propre compte ou pour le compte d'autrui et qui de ce fait, s'engage envers l'assureur
pour le paiement de la prime.
Avenant : accord additionnel entre l’assureur et l’assuré modifiant ou complétant une police
d’assurance dont il fait partie intégrante.

Assureur : entreprise agréée pour effectuer des opérations d’assurances.

Assuré : personne physique ou morale sur laquelle ou sur les intérêts de laquelle repose
l’assurance.

Taux de prime : proportion de la prime d’assurance par rapport au capital assuré.

Evénement : toute circonstance susceptible de provoquer ou ayant provoqué un sinistre.

Note d’information : Document délivré par l’assureur à l’assuré au moment de la souscription.


Elle décrit notamment les garanties assorties des exclusions, le prix y afférent et les obligations
de l’assuré.

Force majeure : Evénement imprévisible, irrésistible et extérieur (Inondation)

Fortuit : Evénement qui n’est pas extérieur et qui ne dépend pas de la volonté de l’assuré
(Explosion d’un pneu d’une véhicule)

Tiers Toute personne ne faisant pas partie du contrat et n’ayant pas de relation de type
professionnel avec le souscripteur du contrat.
Ne sont pas considérés comme des tiers :
- le souscripteur du contrat, le propriétaire du véhicule ainsi que toute personne ayant, avec son
autorisation, la garde du véhicule ;
- le conducteur du véhicule ;
- les représentant légaux de la personne morale propriétaire, s’ils sont transportés ;
- les salariés en fonction.
12) Les caractéristiques d’un contrat d’assurances :
Le contrat d’assurance est un contrat :
Aléatoire : conséquence du hasard ou l’aléas et non la volanté de l’assuré
Synallagmatique : au mois deux personnes
D’adhésion : contrat consensuel (seulement sur les conditions particulières)
Onéreux : paiement d’une cotisation ou prime/prestation
Bonne foi : se présume dans tous les contrats d’assurances
A exécution successive : Etalé dans le temps au moment du risque
13) De quoi se compose le code des assurances ?
Le code se compose de 5 livres :
Livre 1 : Le contrat d’assurance
Livre 2 : Les assurances obligatoires
Livre 3 : Les entreprises d’assurances et de réassurances
Livre 4 : La présentation des opérations d’assurances
Livre 5 : Dispositions diverses et transitoires
14) Champ d’application du Livre I ?
Le livre I ne s’applique:
ni aux assurances maritimes,
ni aux assurances fluviales,
ni aux assurances de crédit,
ni aux conventions de réassurances conclues entre assureurs et réassureurs.
15) Quel était le but de la loi 17-99 lors de sa mise en application ?
Harmoniser et regrouper les différents textes
Adapter les textes aux mutations du marché
Officialiser la bancassurance
Renforcer le contrôle de l’Administration
16) Quand est ce qu’un contrat est suspendu ?
Elle peut être le fait de l’assureur, en cas de non paiement de la prime. Il s’agit de la
suspension de la garantie, l’assuré reste tenu au paiement de la prime
Elle peut être le fait de l’assuré, il s’agit dans ce cas de la suspension conventionnelle du
contrat. Les effets de celui-ci sont provisoirement éteints.
Elle peut être prévue par le contrat, en cas de réquisition de la chose assurée.
17) Quelle est la différence entre l’attestation d’assurance et la police
d’assurance ?
Le code d’assurance ne fait plus distinction entre l’attestation d’assurance et la police
d’assurance
18) Qu’est ce qu’une prime ?
La prime ou cotisation est la rémunération que doit verser l’assuré à l’assureur en contrepartie
de la prise en charge du risque ;
Elle est régie par le principe de la proportionnalité à l’intensité du risque ;
Elle est payable soit d’avance soit à terme échu.
Elle peut être prévue comme condition à la prise d’effet du contrat d’assurance ;
Elle peut être fixe (s.a), et aussi, ajustable (maladie, Accident du Travail) ;
Elle peut être variable (sociétés Mutuelles).
Elle est payable au domicile de l’assureur ou du mandataire désigné par lui à cet effet
Elle est révisable ou ajustable, lorsque les éléments sur lesquelles elle est calculée ne
sont connus qu’en fin d’exercice : Prime calculée en % du CA. (AT, RC)
Elle est indexée lorsque le montant varie à chaque échéance, selon les fluctuations d’un
indice officiel précisé par le contrat (assurance-vie, capitalisation).
19) Est-ce que les assureurs peuvent s’engager pour une police unique ?
Plusieurs risques différents, notamment par leur nature ou par leur taux, peuvent être assurés
par une police unique. Plusieurs assureurs peuvent également s’engager par une police unique.
20) La durée d’un contrat d’assurance
La durée du contrat est fixée par la police. Toutefois et sous réserve des dispositions ci-après,
relatives aux assurances sur la vie, l’assuré a le droit de se retirer à l’expiration d’une période de
trois cent soixante-cinq (365) jours à compter de la date de souscription du contrat sous réserve
d’en informer l’assureur, dans les conditions prévues par le présent article, avec un préavis au
moins égal au minimum fixé par le contrat. Ce droit appartient également à l’assureur. Il doit être
rappelé dans chaque contrat. Le minimum de préavis devra être compris entre trente (30) jours
et quatre-vingt-dix (90) jours. Toutefois, le minimum de préavis afférent à la résiliation de la
garantie des risques visés à l’article 45 du présent livre peut être inférieur à trente (30) jours.
Lorsque la durée du contrat est supérieure à un an, elle doit être rappelée en caractères très
apparents par une mention figurant au-dessus de la signature du souscripteur. Cette clause doit
être rappelée dans chaque contrat.
21) Prorogation d’un contrat d’assurance
Lorsque les parties conviennent de la prorogation du contrat par tacite reconduction, elle doit
être spécifiée dans le contrat. Le contrat doit également mentionner que la durée de chacune
des prorogations successives du contrat par tacite reconduction ne peut, en aucun cas, être
supérieure à une année.
22) Quels sont les renseignements que doit comprendre en général un
contrat d’assurances ?
- le nom et domicile des parties contractantes ;
- les choses et les personnes assurées ;
- la nature des risques garantis ;
- le moment à partir duquel le risque est garanti et la durée de cette garantie ;
- le montant de la garantie accordée par l’assureur ;
- la prime ou cotisation d’assurance ;
- la condition de tacite reconduction si elle est prévue ;
- les cas et conditions de prorogation ou de résiliation du contrat ou de cessation de ses effets ;
- les obligations de l’assurer à la souscription en ce qui concerne la déclaration du risque et les
autres assurances couvrant le même risque ;
- les conditions et modalités de la déclaration à faire en cas de sinistre ;
- les délais dans lesquels l’indemnité, le capital ou la rente est payé ;
- la procédure et les règles relatives à l’estimation des dommages en vue de la détermination de
l’indemnité pour les assurances autres que les assurances de responsabilité.
23) Les obligations de l’assuré (Art 20)
1° de payer la prime ou cotisation aux dates convenues ;
2° de déclarer exactement, lors de la conclusion du contrat, toutes les circonstances connues de
lui qui sont de nature à faire apprécier par l’assureur les risques qu’il prend à sa charge ;
3° d’adresser à l’assureur, aux dates fixées par le contrat, les déclarations qui peuvent être
nécessaires à l’assureur pour déterminer le montant de la prime, lorsque cette prime est
variable ;
4° de déclarer à l' assureur, conformément à l' article 24 de la présente loi, les circonstances
spécifiées dans la police qui ont pour conséquence d' aggraver les risques ;
5° de donner avis à l’assureur, dès qu’il en a eu connaissance et au plus tard dans les cinq (5)
jours de sa survenance de tout sinistre de nature à entraîner la garantie de l’assureur.
24) Les obligations de l’assureur
C’est le paiement des pertes et dommages occasionnés par des cas fortuits ou causés par la faute
de l’Assuré, sauf exclusion formelle et limitée contenue dans la police.
Toutefois l’assureur ne répond pas, nonobstant toute convention contraire, des pertes et
dommages provenant d’une faute intentionnelle ou dolosive de l’assuré.
En matière de RC, l’assureur est garant des pertes et dommages causés par des personnes dont
L’assuré est civilement responsable, en vertu de l’Art 85 du code des obligations et contrats, quelle
que soit la gravité des fautes de ces personnes.
Lors de la réalisation du risque, l’assureur est tenu de payer dans le délai convenu l’indemnité ou
la somme déterminée dans le contrat. Il ne peut être tenu au- delà de la somme assurée.
25) Qu’est ce qui arrive en cas de non paiement de la prime (Art 21 ;22 ;23)
Sauf clause contraire spécifiée au contrat, la prime est payable au domicile de l’assureur ou du
mandataire désigné par lui à cet effet.
A défaut de paiement d’une prime ou d’une fraction de prime dans les dix (10) jours de son
échéance et indépendamment du droit pour l' assureur de poursuivre l' exécution du contrat en
justice, celui-ci peut suspendre la garantie vingt (20) jours après la mise en demeure de l' assuré.
Au cas où la prime annuelle a été fractionnée, la suspension de la garantie intervenue en cas de
non paiement de l’une des fractions de prime, produit ses effets jusqu' à l’expiration de la période
restante de l’année d’assurance. La prime ou fraction de prime est, dans tous les cas, portable
après la mise en demeure de l’assuré.
L’assureur a le droit de résilier le contrat dix (10) jours après l’expiration du délai de vingt (20)
jours mentionné ci-dessus.
Le contrat non résilié reprend pour l’avenir ses effets à midi du lendemain du jour où ont été
payés à l’assureur ou au mandataire désigné par lui la prime arriérée, ou en cas de fractionnement
de la prime annuelle, les fractions de prime ayant fait l’objet de la mise en demeure et celles
venues à échéance pendant la période de suspension ainsi que, éventuellement, les frais de
poursuite et de recouvrement.
Lorsque la mise en demeure est adressée en dehors du Maroc, le délai de vingt (20) jours
mentionné au deuxième alinéa est doublé.
Toute clause réduisant les délais fixés par les dispositions précédentes ou dispensant l’assureur
de la mise en demeure est réputée non écrite.

Les dispositions des alinéas 2 à 6 du présent article ne sont pas applicables aux assurances sur la
vie.
La mise en demeure prévue à l’article 21 ci-dessus résulte de l’envoi d’une lettre recommandée
adressée à l’assuré ou à la personne chargée du paiement de la prime à leur dernier domicile
connu de l’assureur. Si ce domicile est situé en dehors du Maroc, la lettre recommandée est
accompagnée d’une demande d’avis de réception. Cette lettre, dont les frais d' établissement et
d' envoi incombent à l' assureur, doit indiquer expressément qu' elle est envoyée à titre de mise
en demeure, rappeler le montant, la date d' échéance de la prime et reproduire l' article 21 ci-
dessus.

La résiliation du contrat, intervenue en application du 3e alinéa de l’article 21 ci-dessus, ne prend


effet que si la prime ou fraction de prime n' a pas été payée avant l' expiration du délai de dix
(10) jours prévu au 3e alinéa de l' article 21 ci-dessus.
La résiliation, qui doit être notifiée à l’assuré par lettre recommandée, prend effet à l’expiration
du 30e jour de la date d’envoi de la lettre de mise en demeure prévue par l’article 21 ci-dessus.
Toutefois, lorsque la lettre de mise en demeure est adressée en dehors du Maroc, la résiliation ne
prend effet qu’à l’expiration du 50ème jour de la date d’envoi de ladite lettre.
26) Que se passe-t-il en cas d’aggravation du risque ?
Quand, par son fait, l’assuré aggrave les risques de telle façon que si le nouvel état de choses
avait existé lors de la souscription du contrat, l’assureur n’aurait pas contracté ou ne l’aurait fait
que moyennant une prime plus élevée, l’assuré doit en faire préalablement la déclaration à
l’assureur par lettre recommandée.
Quand les risques sont aggravés, sans le fait de l' assuré, celui-ci doit en faire la déclaration à l'
assureur par lettre recommandée dans un délai de huit (8) jours à partir du moment où il en a
eu connaissance.
Dans l’un et l’autre cas, l’assureur à la faculté soit de résilier le contrat, soit de proposer un
nouveau taux de prime. Si l’assureur opte pour la résiliation, celle-ci prend effet le 10e jour de la
notification de l’avis de résiliation par lettre recommandée et l' assureur doit alors rembourser à l'
assuré la portion de prime ou de cotisation afférente à la période pendant laquelle le risque n' a
pas couru.
Si l’assuré ne donne pas de suite à la proposition de l’assureur ou s’il refuse expressément le
nouveau taux dans le délai de trente (30) jours à compter de la notification de la proposition,
l’assureur peut résilier le contrat au terme de ce délai, à condition d’avoir informé l’assuré de cette
faculté, en la faisant figurer en caractères apparents dans la lettre de proposition.
Toutefois, l' assureur ne peut plus se prévaloir de l' aggravation des risques quand, après en avoir
été informé de quelque manière que ce soit, il a manifesté son consentement au maintien de l'
assurance, spécialement en continuant à recevoir les primes ou en payant après un sinistre une
indemnité.
27) Résiliation après sinistre
Dans les cas où le contrat prévoit pour l' assureur la faculté de résiliation après sinistre, cette
résiliation ne peut prendre effet que dans le délai de trente (30) jours à dater de la réception de
la notification par l' assuré. L’assureur qui, passé un délai de trente (30) jours après qu’il a eu
connaissance du sinistre, a accepté le paiement de la prime ou cotisation ou de la fraction de
prime ou cotisation venue à échéance après le sinistre, ne peut plus se prévaloir de ce sinistre
pour résilier le contrat.
Par dérogation aux dispositions ci-dessus, en matière d’assurance de responsabilité civile
automobile visée à l’article 120 ci-dessous, l’assureur ne peut se prévaloir des dispositions de
l’alinéa ci-dessus.
Dans le cas prévu au premier alinéa, le contrat doit reconnaître à l’assuré le droit, dans un délai
de trente (30) jours après la prise d’effet de la résiliation du contrat ayant enregistré un sinistre,
de résilier les autres contrats d’assurance qu’il peut avoir souscrit avec l’assureur. Cette résiliation
prend effet trente (30) jours à dater de la réception de la notification à l’assureur de la résiliation
par l’assuré des autres contrats.
La faculté de résiliation ouverte à l’assureur et à l’assuré par le présent article comporte restitution,
par l’assureur, des portions de primes ou cotisations afférentes à la période pour laquelle les
risques ne sont plus garantis.
28) Qu’est ce qui se passe en cas de liquidation judiciaire de l’assuré
En cas de déconfiture ou de liquidation judiciaire de l’assuré, l’assurance subsiste au profit de la
masse des créanciers qui devient débitrice envers l’assureur du montant des primes à échoir à
partir de la déconfiture ou de l’ouverture de la liquidation judiciaire.
La masse des créanciers et l’assureur conservent, néanmoins, le droit de résilier le contrat pendant
un délai de quatre-vingt-dix (90) jours à partir de la date de la déconfiture ou de l’ouverture de
la liquidation judiciaire ; la portion de prime afférente au temps pendant lequel l’assureur ne
couvre plus le risque sera restituée à la masse des créanciers.
En cas de liquidation judiciaire de l’assureur, le contrat prend fin trente (30) jours après la
déclaration de la liquidation judiciaire, sous réserve des dispositions de l’article 96 ci-dessous.
L’assuré peut réclamer le remboursement de la prime payée pour le temps où l’assurance ne court
plus.

29) Les cas de résiliation d’un contrat d’assurance

1) Résiliation à la demande de l’assuré :


a) en cas de disparition de circonstances aggravantes des risques assurés mentionnés aux
conditions particulières, si la société refuse de réduire la prime en conséquence.
b) en cas de résiliation après sinistre, par la société d’un autre contrat de l’assuré
souscripteur.
c) en cas de réquisition du véhicule assuré.
d) en cas d’aliénation du véhicule assuré.
2) Résiliation à la demande de l’assureur :
a) en cas de non-paiement des primes.
b) en cas d’aggravation des risques par le fait ou sans le fait de l’assuré souscripteur.
c) avant sinistre, en cas d’omission ou d’inexactitude dans la déclaration des risques soit à
la souscription, soit en cours de contrat.
d) après sinistre, l’assuré ayant alors le droit de résilier les autres contrats souscrits auprès
de l’assureur.
e) en cas de faillite ou de liquidation judiciaire de l’assuré.
3) Résiliation à la demande des créanciers de l’assuré
4) Résiliation de plein droit :
en cas de retrait de l’agrément de la société.
en cas de perte totale du véhicule assuré, résultant d’un événement non garanti.
en cas d’aliénation du véhicule assuré.
en cas de faillite ou de liquidation judiciaire de l’assureur.
Dans tous les cas de résiliation au cours d’une période d’assurance, sauf celui visé au 4) (c), la
portion de la prime afférente à la fraction de la période postérieure à la résiliation n’est pas
acquise à l’assureur, elle doit être remboursée à l’assuré. Toutefois la prime échue avant la date
d’effet de la résiliation reste due à la société en totalité, à titre d’indemnité dans le cas prévu au
2° (a).
30) Quels sont les événements qui peuvent faire courir le délai de prescription
Toutes actions dérivant d’un contrat d’assurance sont prescrites par deux (2) ans à compter de
l’événement qui y donne naissance.
Toutefois, ce délai ne court :
en cas d'omission ou de fausse déclaration sur le risque couru, que du jour où l’assureur
en a eu connaissance ;
en cas de non paiement de primes ou d’une fraction de primes, que du 10° jour de
l’échéance de celles-ci ;
en cas de sinistre, que du jour où les intéressés en ont eu connaissance, s’ils prouvent
qu’ils l’ont ignoré jusque là.

31) Peut-on modifier les délais de prescription ? Quel est ce délai ?


Non, ils sont d’ordre public. La prescription est en règle générale de 2 ans, sauf en assurances
de personnes (5 ans) et 10 ans lorsque le souscripteur est différent du bénéficiaire pour les
assurances vie.
32) Délais de déclaration des sinistres
En matière de tous les assurances : 5 jours
En matière d’assurance contre la grêle : 48 jours
En matière d’assurance contre la mortalité du bétail : 48 heures
En matière d’assurance vol : 24 heures
33) Où sont payables les primes d’assurances
Sauf convention contraire, les primes sont payables au domicile de l’assureur ou de son
mandataire (prime portable).
34) Qu’est-ce que la règle proportionnelle ?
Principe en matière d'assurance de dommages en vertu duquel, en cas de sinistre, l'indemnité
est réduite dans la proportion :
- du rapport entre la somme garantie et la valeur de la chose assurée, s'il y a sous-assurance ;
- du rapport entre la prime effectivement payée et celle due par l'assuré, s'il y a insuffisance de
prime par rapport aux caractéristiques du risque.
Règle proportionnelle de capitaux : Dans la mesure où la valeur de la chose assurée dépasse
au jour du sinistre la somme garantie, l’assuré de bonne foi est considéré comme restant son
propre assureur pour l’excédent et supporte en conséquence, une part proportionnelle du
dommage.
Exemple : sinistre 20 000 Dirhams
Valeur réelle du bien : 100 000 Dirhams Valeur assurée : 50 000 Dirhams
Le règlement sera affecté par le rapport entre la valeur assurée et la valeur réelle du bien, soit :
20 000 x 50 000/ 100 000 = 10 000 Dh
Règle proportionnelle de prime : Dans la mesure où la prime résultant des déclarations de
l’assuré ne correspond pas à celle qui aurait due être appliquée si les aggravations avaient été
prises en compte l’assuré supporte une part proportionnelle du dommage.
Exemple : sinistre 20 000 Dirhams
Taux appliqué au contrat : 5%° Taux normal tenant compte des aggravations : 10%°
Le règlement sera affecté par le rapport entre le taux appliqué et celui qui aurait du être
appliqué, soit : 20 000 x 5%°/ 10%°= 10 000 Dh
Les règles proportionnelles de prime et de capitaux peuvent se cumuler. La règle proportionnelle
ne joue qu’en matière d’assurance dommages.
35) En assurance dommages, que se passe-t-il, en cas de sinistre, si la valeur
assurée est supérieure à la valeur réelle ?
Assuré de bonne foi : l’indemnité est limitée à la valeur du bien (application de la règle
Proportionnelle). Assuré de mauvaise foi : nullité du contrat.
36) Que signifie l’expression prorata temporis ?
Prime calculée pour une période déterminée au prorata du temps écoulé (en nombre de jours).

37) Que se passe-t-il en cas d’aliénation du bien assuré ?


L’assurance continue de plein droit au profit de l’acquéreur, à charge pour lui d’exécuter toutes
les obligations dont l’assuré est tenu vis-à-vis de l’assureur en vertu du contrat.
L’assuré et l’assureur ont la possibilité de résilier le contrat. L’assureur dispose d’un délai de 3
mois à partir du jour où l’assuré a demandé le transfert de la police à son nom.
Celui qui aliène reste tenu du paiement des primes échues, il est libéré des primes à échoir à
partir du moment où il a averti l’assureur, par lettre recommandée, de l’aliénation. S’il existe
plusieurs acquéreurs, ils sont tenus solidairement du paiement de la prime.
L’indemnité au profit de l’assureur, en cas de résiliation, ne peut être supérieure à une année de
prime.
En matière automobile, la cession entraîne la résiliation de plein droit du contrat à la date de
l’immatriculation au nom du nouveau propriétaire.
38) Quel est le tribunal compétent en cas de litige ?
Le tribunal du domicile de l’assuré, à défaut celui du représentant de l’entreprise, sauf en
matière d’immeuble où c’est celui de la situation de l’objet assuré. En cas d’accident, le tribunal
du lieu du dommage.
39) Quelle est la conséquence pour l’assuré d’un fait volontaire commis par son
préposé ?
L’assureur est garant des pertes causées par les personnes dont l’assuré est civilement
responsable quelles que soient la nature ou la gravité de la faute.
40) Que se passe-t-il en cas de faillite de l’assuré ?
L’assurance subsiste au profit de la masse des créanciers qui devient débitrice des primes à
échoir.
L’assureur et l’assuré disposent d’un délai de 3 mois pour procéder à la résiliation. Dans ce cas,
L’assureur doit rembourser la portion de prime correspondant à la période non couverte.
41) Que se passe-t-il en cas de faillite de l’assureur ?
En cas de faillite de l’assureur, le contrat est résilié de plein droit le 20ème jour à midi, à compter
la Publication de l’arrêté au B.O. ; l’assuré pouvant réclamer la portion de prime correspondant à
la période non couverte.
42) L’assureur peut-il modifier librement les conditions générales de ses
contrats ?
Oui, mais il doit au préalable demander à l’accord de l’administration.
43) Qu’est-ce que le principe indemnitaire ?
L’assurance n’étant pas source d’enrichissement sans cause pour l’assuré, le montant de
l’indemnité est limitée au préjudice subi.
44) A quels types d’assurances s’applique le principe indemnitaire ?
Aux assurances de dommages et de responsabilités. Il ne s’applique pas aux assurances de
personnes. En effet, Les assurances de personnes (assurance individuelle accidents, assurance
en cas de décès et assurance en cas de vie) suivent le principe forfaitaire sauf au niveau de la
branche maladie (principe indemnitaire).
L'assurance est basée sur une somme contractuelle prédéterminée, sans relation avec un
éventuel préjudice pécuniaire réellement subi par l’assuré (principe forfaitaire).
45) L’assureur supporte-t-il les conséquences du cas fortuit ou de la force
majeure ?
Sauf exclusion formelle, les conséquences d’un cas fortuit ou d’une faute de l’assuré sont à la
charge de l’assureur sauf en RC automobile. Sauf convention contraire, l’assureur ne répond
pas du dol ou de la faute intentionnelle de l’assuré.
46) Quelles sont les assurances obligatoires ?
Dans le code des assurances :
- RC auto
- RC chasse
- RC des intermédiaires d’assurances (500.000 dh)
Par d’autres textes :
- Accidents du travail
- RC architectes
- RC des experts comptables
- RC des notaires
- RC des huissiers de justice
- RC des ingénieurs géomètres topographes
- Les sociétés de bourse
- Les centres de formation
47) Qu’est-ce que l’assurance au 1er risque absolu ?
Lorsque l'assurance est convenue au "Premier Risque Absolu" elle couvre les objets visés
jusqu'à concurrence de la fraction assuré. Les sinistres sont réglés intégralement sans
application de la règle proportionnelle jusqu'à concurrence de la somme assurée, quelles que
soient les variations de la valeur totale en cours de contrat.
48) Quels sont les tarifs et les garanties réglementées ?
Tarif : aucun
Garanties : responsabilité civile automobile uniquement
49) Déchéance ?
C’est la Perte du droit à l’indemnité au titre d’un sinistre suite au non respect, par l’assuré de
l’une de ses obligations, sans que cela entraîne la nullité du contrat. En assurance automobile
elle est inopposable aux tiers, sauf en cas de suspension pour non paiement de prime.
50) Cas de subrogation ?
En assurance de personnes, l’assureur ne peut être subrogé dans les droits du contractant ou
du bénéficiaire contre les tiers à raison du sinistre.
Le capital dû étant la contrepartie des primes reçues, l’assureur ne peut donc invoquer le préjudice
que la faute du tiers lui aurait causé.
L’exception

Dans les assurances maladies et les accidents de personnes , l’alinéa 2 par contre,
permet à l’assureur, d’être subrogé dans les droits du contractant contre le tiers responsable
pour les prestations indemnitaires (F.M et F.H).
51) Que contiennent les conditions générales d’un contrat d’assurance ?
Contiennent toutes les clauses qui régissent les contrats d’assurances de même nature ;
Définissent les personnes assurées, les risques garanties et ceux exclus ;
Déterminent les obligations des parties et les sanctions.
52) les conditions particulières d’un contrat d’assurance ?
Adaptent le contrat à la situation et selon le choix de chaque assuré;
Précisent les cordonnées de l’assuré;
Désignent les biens ou les personnes assurées, le type et le montant des garanties, les
dates d’effet et de paiement des primes.
53) Utilité de la tacite reconduction :
Pour l’Assuré, elle permet d’éviter de se retrouver sans assurance.
Pour l’Assureur, il conserve son portefeuille.
Le renouvellement automatique ne peut excéder une année.
54) Les garanties complémentaires à la RC chasse
Assistance juridique: Défense et recours
Individuelle accidents contre les accidents corporels (Décès IPP)
Mortalité accidentelle du chien
Aucune déchéance n’est opposable aux victimes ou à leurs ayants- droit
55) Les exclusions générales
Les dommages causés aux préposés et salariés de l’assuré pendant leur service ;
Les dommages provenant de la faute intentionnelle ou dolosive de l’assuré;
Les accidents occasionnés par la guerre civile ou étrangère, par une émeute, un acte de
terrorisme ou par un mouvement populaire ;
Les dommages consécutifs à un suicide ou à une tentative de suicide.
56) Est-ce qu’un agent peut représenter deux entreprises d’assurance ?
L’agent peut représenter au plus 2 entreprises d’assurances à condition d’avoir l’accord de celle
avec laquelle il a signé le premier traité de nomination
57) Conditions d’obtention d’un agrément d’agent général d’assurances?
Pour les personnes physiques
-Être de nationalité marocaine ;
-Avoir une licence ou un diplôme équivalant ;
-Avoir accompli un stage de formation min 6 mois ;
-Avoir réussi à l’examen professionnel.
Pour les personnes morales
-Être régies par le droit marocain et avoir le siège social au Maroc ;
-Avoir 50% au moins du capital détenu par des Marocains.
58) Qu’est ce qu’une opération d’assurance?
Les opérations d’assurances s’entendent de toutes opérations portant sur la couverture de
risques concernant une personne, un bien ou une responsabilité. Ces opérations sont classées
par catégories dont la liste est prévue par voie réglementaire.
Les opérations de réassurance s’entendent de toutes opérations d’acceptation de risques cédés
par une entreprise d’assurances et de réassurance.

Les opérations assimilées à des opérations d’assurances sont les suivantes :


1° les opérations qui font appel à l’épargne en vue de la capitalisation et comportant, en
échange de versements uniques ou périodiques, directs ou indirects, des engagements
déterminés ;
2° les opérations ayant pour objet l’acquisition d’immeubles au moyen de la constitution de
rentes viagères ;
3° les opérations qui font appel à l' épargne dans le but de réunir les sommes versées par les
adhérents en vue de la capitalisation en commun, en les faisant participer aux bénéfices de
sociétés gérées ou administrées directement ou indirectement par l' entreprise d' assurances et
de réassurance.
59) Qu’est ce qu’un démarcheur ?
Les démarcheurs sont des personnes physiques autorisés par les intermédiaires d'assurances ou
Entreprises d’assurances à présenter pour leur compte et sous leur responsabilité, des opérations
d’assurances. Les démarcheurs n'ont pas la qualité d’intermédiaire d'assurances. Leur mission se
limite à se rendre habituellement au domicile ou à la résidence des personnes ou sur leurs lieux
de travail ou dans les lieux publics en vue de conseiller la souscription d’un contrat d’assurance
ou d’exposer oralement ou par écrit à un souscripteur éventuel des conditions de garantie d’un
contrat d’assurance.
60) Qu’est ce qu’un intermédiaire d’assurance ?
Est intermédiaire d'assurances toute personne agréée par l'administration, en qualité d'agent
d’assurances, personne physique ou morale, ou en qualité de société de courtage.
61) Formes juridiques d’un intermédiaire d’assurance en cas où il est personne
morale?
SARL
SA
62) Est-ce que les sociétés de courtage sont habilitées à régler les sinistres pour
le compte des entreprises d’assurances et de réassurances?
Non, sauf s’ils ont un mandat spécial

63) Est-ce que l’intermédiaire d’assurance a le droit à une indemnité en cas de


liquidation de l’entreprise avec laquelle il signé le traité de nomination ?
Non, le traité prend fin en plein droit et sans indemnité.

64) Obligation d’un intermédiaire d’assurance ?


Les intermédiaires d’assurances doivent porter toujours à la suite du nom ou de la
dénomination sociale la mention ci-après, en caractères uniformes et apparents:
« Intermédiaire d’assurances régi par la loi n° 17-99 portant code des assurances », ainsi
que le numéro et la date de l’agrément.
Les intermédiaires d’assurances doivent verser les primes d’assurances encaissées pour le
compte des entreprises d’assurances et de réassurance dans les délais fixés par voie
réglementaire.
Les intermédiaires d’assurances doivent se conformer aux dispositions de la loi n° 9-88
relatives aux obligations comptables des commerçants.
Tenir les registres et les états de contrôle
Adresser au ministre chargé des finances Avant le 30 avril de chaque année L’état de
production ; et L’état des règlements.
Les intermédiaires d’assurances doivent avant le 30 avril :
▪ La liste de leur personnel ;
▪ La liste de leurs démarcheurs
▪ Extrait de la fiche anthropométrique datant de moins de trois mois
concernant l’agent et le représentant responsable de l’agent
Les intermédiaires doivent déclarer à l’assureur par écrit, les primes n’ont encore
encaissées dans les dix jours de leur échéance.

65) Cas de retrait d’un agrément?


lorsqu'il ne remplit plus l'une des conditions nécessaires à l'octroi d'agrément ;
lorsque son traité de nomination a. été dénoncé par l’entreprise d'assurances et de
réassurance dont il est le mandataire et après accord de l'administration ;
lorsqu'il renonce à son agrément ;
lorsqu'il n'a pas commencé son activité, dans un délai d'une (1) année ou a cessé
pendant une année de présenter les opérations d'assurances pour lesquelles il a été
agréé, sauf incapacité physique à la suite d'une maladie ou d'un accident se traduisant
par une immobilisation pour une période supérieure à trois (3) mois. La maladie ou
l'incapacité doit être constatée par un collège de trois (3) médecins dont une copie du
rapport doit être remise à l'administration.
Toute cessation d'activité dépassant un (1) mois doit être portée à la connaissance de
l'administration.
66) Les sanctions administratives?
Amende de 2000 à20.000 DH en cas :
-De refus de communiquer les informations lors du contrôle sur place ;
-D’obstruction au contrôle ;
-D’absence des personnes habilitées à communiquer les informations ;
-De non respect des délais de versement des primes aux compagnies ;
-De situation d’incompatibilité (cas de cumul).

3 mois à2 ans d’emprisonnement et ou amande de 2500 à10.000 DH en cas :


-De souscription de contrats d’une entreprise non agrée ;
-D’exercice de la profession d’intermédiaire sans agrément ;
Même peine pour les entreprises d’assurance
-Un an à5 ans d’emprisonnement et une amande de 10 fois la prime perçue avec un
minimum de 5000 DH pour tout intermédiaire qui de mauvaise foi couvre un risque sans
avoir établi et transmis la proposition d’assurance à l’entreprise agrée.
67) Les registres tenus par un intermédiaire d’assurance?
o Le registre des actes de production des opérations d’assurance ;
o Le registre des sinistres, règlement et recours.
68) Les états tenus par un intermédiaire d’assurance?
o L’état de production
o L’état des règlements
69) Le versement des encaissements par les intermédiaires d’assurances
Les intermédiaires d’assurance peuvent, jusqu’au 31 décembre 2011, reverser les primes
encaissées aux entreprises d’assurance et de réassurance selon les modalités ci après :
les primes encaissées du 1er au 15 du mois seront reversées au plus tard le 1er du
mois suivant ;
les primes encaissées du 16 au terme du mois seront reversées au plus tard le 16 du
mois suivant
70) Qu’est ce que la réassurance et la coassurance ?
La réassurance : l’assureur peut ce faire lui-même réassurer pour tout ou partie des
risques qu’il prend en charge.
L a coassurance : l’opération par laquelle plusieurs sociétés d’assurance garantissent au
moyen d’un seul contrat (police collective) un même risque ou un ensemble de risques.
71) Quelles sont les branches soumises à l’agrément ?
Les assurances IARD
Les assurances de personnes
Les assurances maritimes
La réassurance
Les assurances de crédit
72) Quelle est la différence entre un agent et courtier ?
L’agent est un mandataire de la compagnie
Le courtier est un mandataire de l’assuré
73) Quelles sont les personnes habilitées à présenter au public les opérations
d’assurances, de réassurance et/ou de capitalisation ?
les courtiers
les agents d’assurances
Sur autorisation de la « C.A.P.S. », l’entreprise d’assurances et, dans cette entreprise, son
représentant légal ou la ou les personnes physiques salariées habilitées à cet effet ;
Les démarcheurs : Les personnes physiques qui effectuent la présentation pour
entreprise d’assurances. Ces derniers ne possèdent pas la qualité d’intermédiaire
d’assurances.