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N ° 43 JUIN 2008

ISSN 1283-4181

Le journal de Promotelec pour les professionnels du bâtiment et de l’électricité

Sommaire
Actualité
• Norme NF C 14-100 :
une refonte totale
2
M • Les Journées techniques
4 de Promotelec
• Règles de calcul Th-CE
particulières : comment
réaliser un dossier “Titre V” ?

5 Dossier technique
M Les nouvelles techniques
8 d’isolation
Actualité
Partenaires
9

Norme
Armorique Habitat,
un bailleur social engagé

Réglementation
9 Accessibilité aux personnes

10 Réalisation
M
handicapées
NF C 14-100 :
Une maison traditionnelle
11 à basse consommation d’énergie

Infos pratiques
une refonte
totale
12 • Les échos du site Promotelec
• Nouvelles publications
Actualité

Norme
NF C 14-100 :
une refonte
totale
La norme NF C 14-100 a fait l’objet Sommaire de la norme
d’une révision complète menée par la NF C 14-100 “février 2008”
Commission U14. Cette nouvelle édition • 1 à 4 : notions générales
• 5 : conception des branchements (avec règles de
tient compte de l’évolution du réseau, dimensionnement et de calcul)
• 6 : liaison au réseau
des matériels et de leurs utilisations, • 7 : canalisations collectives
du nouveau contexte réglementaire et • 8 : dérivations individuelles
• 9 : appareils de contrôle et de commande
répond aux demandes de précisions • 10 : circuit de communication du branchement
• 11 : vérification et mise en service des installations
techniques.

our mémoire, la norme beaucoup évolué (colonnes élec-

Les acteurs de la réforme


P NF C 14-100 traite de la concep-
tion et de la réalisation des installations
triques, gaines techniques logement,
etc.), les besoins des consommateurs


« L’élaboration de la nouvelle édition de la de branchement à basse tension com- également, explique Bruno Gendron,
norme NF C 14-100 a été confiée à la prises entre le point de raccordement ingénieur électricien Promotelec. Par
Commission U14, présidée par Jean-Philippe au réseau et le point de livraison aux exemple, l’usage croissant d’équipe-
Sigal (ERDF), afin d’apporter une réponse utilisateurs. Elle s’applique aux bran- ments électroménagers a conduit à
précise aux questions des utilisateurs, de chements individuels et collectifs redéfinir les puissances de dimension-
résoudre les problèmes qu’ils rencontrent, (comportant plusieurs points de livrai- nement des installations. »
mais aussi pour être en phase avec les son) et permet de concevoir des ins- Par ailleurs, les contours de la pro-
nouvelles habitudes de consommation. Elle tallations de branchement jusqu’à duction électrique ont été redéfinis.
est composée de représentants des © UTE Com 400 A (voir encadré). « Avec le développement récent du
ministères concernés (Travail, Industrie, Intérieur), des collectivités Homologuée par l’AFNOR le 9 janvier photovoltaïque et de l’éolien, il devenait
2008 et applicable depuis le 9 février essentiel d’expliciter et de clarifier les
concédantes d’électricité (FNCCR), des gestionnaires

associations de consommateurs, pourtant au fait de la révision.



de réseau de distribution (ERDF), des installateurs électriciens (FFIE, SERGE) et
des fabricants de matériels (Domergie, Gimélec). Seules manquaient les

La Commission U14 s’est réunie chaque mois depuis 2003 pour aboutir, au
2008, la nouvelle édition remplace la
version précédente parue en sep-
tembre 1996 et tous les documents
associés. Elle sera d’application obli-
gatoire après le 31 juillet 2008.
règles techniques de raccordement de
ces nouvelles installations produc-
trices. »
En marge des progrès techniques, le
contexte réglementaire n’est plus le
terme d’un long travail de réorganisation et de réécriture des textes, dicté par
la recherche systématique de consensus, au document final, en même non plus. Aussi la nouvelle édi-
novembre 2007. » Les motifs de révision tion prend-elle en considération l’ou-
Olivier Trousse, secrétaire technique de la norme verture à la concurrence du marché
de la Commission U14 et Ingénieur à l’UTE « Depuis la version de la norme de de l’électricité, les nouvelles exigences
septembre 1996, les matériels ont en matière d’accessibilité des per-

2
Actualité

Rappel - Les différents types de branchements


Le branchement collectif comprend : • Injection du surplus de production
• une liaison au réseau, Le branchement comporte un seul point de raccordement
• des canalisations collectives (ou colonnes montantes), au réseau et un seul point de livraison à l'utilisateur. Il
• des dérivations individuelles (à chaque étage), permet le soutirage (la fourniture par le réseau de tout
• les appareils de contrôle de commande et de protection ou partie de la consommation) ou l'injection vers le
(compteur et disjoncteur), réseau de distribution de tout ou partie de la production
• un circuit de communication (le téléreport). de l'installation en fonction de la production et de la
consommation du moment.
Un branchement individuel dessert un seul utilisateur et • Injection de la totalité de la production nette
ne comporte pas de canalisations collectives. Le branchement comporte une liaison au réseau
commune à deux dérivations individuelles (voir schéma
Un branchement producteur-consommateur dessert une ci-dessous) :
installation qui comprend une source de production - une dérivation individuelle et un point de
électrique couplée avec le réseau de distribution publique. livraison spécialisé “soutirage” de la consommation,
Un coupe-circuit principal individuel (CCPI) de séparation - une dérivation individuelle et un point de livraison
du réseau de distribution publique est alors indispensable spécialisé “injection” de la production nette (production
et doit être accessible en permanence aux agents du brute de la source d'énergie électrique de l'utilisateur
gestionnaire du réseau de distribution. moins la consommation des auxiliaires).

Cas du branchement producteur-consommateur par injection de la totalité de la production nette

Source : UTE

sonnes handicapées, et tient compte Au rang des nouveautés figurent aussi :


de l’arrêté interministériel du 17 mai la distinction entre les branchements Harmoniser les pratiques et éliminer
2001 déterminant les conditions tech- consommateurs et producteurs- les incertitudes
niques auxquelles doivent satisfaire les consommateurs (voir schéma) ; l’ali-
« Limiter les cas de branchement et


distributions d’énergie électrique. mentation des circuits de sécurité ; les
chasser les interprétations libres, telles
Enfin, face aux demandes récurrentes puissances minimales de dimensionne-
ont été nos lignes de conduite. En tant que
d’utilisateurs, certains aspects tech- ment à prévoir ; et les conditions d’utili-
distributeur, notre rôle a principalement
niques ont été précisés et clarifiés, sation des canalisations.
été de cadrer de façon exhaustive les
comme le calcul de colonnes de lotis- Par ailleurs, la nouvelle version prend en
pratiques. Nous avons notamment établi
sements ou les conditions de fonc- considération la norme NF C 11-201
des règles de calcul de dimensionnement
tionnement en schéma TN. pour la partie amont et la norme
des lotissements – qu’aucun texte ne
NF C 15-100 pour la partie aval. Enfin, la
traitait jusqu’alors – et répondu aux
Une refonte complète faisabilité des nouvelles règles sur des
attentes des installateurs électriciens sur le schéma TN à travers des solutions
de la version 1996 réalisations grandeur nature a fait l’objet
précises. Dans ces deux cas, les règles ont été testées sur des immeubles
La nouvelle norme NF C 14-100, édi- d’une vérification systématique par le
tée par l’UTE, se présente désormais
en un seul document. Elle est dotée
d’un nouveau plan (sans correspon-
dance avec la numérotation antérieure)
et d’une présentation simplifiée : les
distributeur (lire encadré).
En définissant ainsi les conditions dans
lesquelles les branchements doivent être
installés et maintenus, la nouvelle norme
NF C 14-100 contribue à la qualité de la

existants et validées. Ainsi, les calculs sont affinés et les incertitudes quasi
nulles. Nous avons également profité de cette nouvelle version pour
argumenter et compléter des articles sujets à discussion, comme la notion de
“gros mur ”. Nous avons même expliqué le mode opératoire d’un téléreport. Le
renfort de schémas couleur facilite la compréhension et limite les
interprétations. Enfin, des guides d’autocontrôle ont été élaborés et joints à la
commentaires, imprimés en caractères distribution publique et à limiter le risque
norme. »
italiques bleus, sont désormais immé- d’emploi frauduleux de l’énergie élec-
Luc Guerlais, expert conseil ERDF
diatement incorporés sous le texte nor- trique, et par conséquent à assurer la
sécurité des personnes et des biens. I
(Électricité réseau distribution France)
matif de référence.

filpilote 3
Actualité

Les Journées techniques de Promotelec


Fort du succès de ses Ateliers techniques, Les premiers ateliers ont démarré mi-
mai et les derniers s'achèveront en
Promotelec renforce l’opération en 2008 en octobre. À qui s’adressent
mettant en place, en lien avec les organisations les Journées
professionnelles d’installateurs, une double ... et une gamme d’ateliers techniques ?
sur mesure Les Journées techniques sont destinées à
action : des Journées techniques et une Promotelec complète son offre en tous les acteurs de la construction, aux
nouvelle gamme d’ateliers à la carte. proposant désormais des ateliers professionnels de l’immobilier et aux
d’information à la carte. « L’enquête installateurs électriciens.
’objectif de ces Journées tech- menée auprès des installateurs élec-
L niques est d’apporter une infor-
mation technique, claire, concrète et
triciens, en 2007, nous a permis de
mieux cerner leurs besoins. Ainsi, resse toute personne intervenant
objective à tous les acteurs de la filiè- tout en gardant la sécurité électrique dans le cadre de la décence des
re, mais surtout, de favoriser l’échan- et la performance énergétique logements (bailleurs sociaux,
Ateliers à la carte : ge entre les professionnels du sec- comme lignes directrices, nous DASS...), mais aussi les grossistes,
grands thèmes teur. « C’est le plébiscite rencontré en avons décliné de nouveaux ateliers, les groupements professionnels, ou
des modules 2007 (taux de satisfaction supérieur à modulables, pour mieux répondre à encore les assureurs souhaitant sen-
95 %) qui nous a incités à développer leurs attentes », poursuit Pascal sibiliser leurs sociétaires aux dangers
• Sécurité électrique
cette opération », explique Pascal Carrez. électriques dans le logement. » Les
- NF C 15-100
Carrez, délégué national Promotelec. Même si les thèmes normatifs sont modules, d’une durée minimale de
- XP C 16-600
toujours d’actualité, l’enjeu de ces deux heures suivant les thèmes (lire
- Diagnostic électrique
obligatoire
94 Journées techniques ateliers est de pouvoir apporter des encadré), sont combinés à la
• Performance
en 2008... informations techniques à des pro- demande, pour composer un atelier
Cette année, une Journée technique fessionnels non-électriciens, dans la complet et personnalisé.
énergétique
est prévue par département, soit continuité de l’expérience menée Un module sur la domotique, encore
- RT 2005 et EnR
94 rendez-vous pris à travers avec Tarn Habitat (voir Fil Pilote à l’étude, sera disponible dès le mois
I
- Pompe à chaleur
l’Hexagone, et organisée en deux n° 41). « Le risque électrique inté- d’octobre prochain.
(septembre 2008)
temps :
- Solaire thermique
• Matin : sécurité électrique et enjeux
(janvier 2009)
du diagnostic électrique obligatoire.
- Photovoltaïque (début
• Après-midi : performance énergé-
Plus d’infos
juin 2008)
tique et solutions de mise en œuvre Retrouvez la liste des Ateliers à la carte et le calendrier des Journées techniques
• Domotique (dernier
pour la réalisation de logements sur le site www.promotelec.com. Pour vous inscrire, contactez Nathalie Lamoulière
trimestre 2008)
basse consommation. au 03 80 63 78 04 ou par email : nathalie.lamouliere@promotelec.com

Règles de calcul Th-CE particulières :


comment réaliser un dossier “Titre V” ?
ans le cadre de la RT 2005, la méthode de calcul Th-CE ne prend construction permet de valider une opération dans sa globalité en définis-
D pas en compte certains produits ou systèmes énergétiques tels
qu’un puits canadien ou une VMC double flux thermodynamique. Pour
sant pour cela la méthode de calcul et en justifiant les rendements utilisés.
« Dans le cadre d’une demande de Label Performance, notamment pour
remédier à cela, le titre V de l’arrêté du 24 mai 2006 permet de consti- le niveau THPE-EnR ou BBC-Effinergie, Promotelec accompagne les
tuer un dossier “Titre V” pour valider une méthode de calcul adaptée. Il maîtres d’ouvrage en leur expliquant la démarche à suivre pour constituer
existe deux types de dossiers possibles : un dossier de demande de titre V », souligne Antoine Chevalier, chef de pro-
• Un dossier “Titre V Équipements” avec lequel le fabricant de l’équipement duit chez Promotelec. La liste des pièces à fournir est précisée à l’annexe V
pourra établir une fois pour toutes la méthode de calcul utilisable par les de l’arrêté. La demande d’agrément du projet ou de la méthode de justifi-
bureaux d’études. Dès l’acceptation de la méthode, le calcul Th-CE cation d’utilisation du système est ensuite présentée à la commission Titre V,
pourra être effectué sans passer par la commission Titre V ; animée par la DGUHC. La première commission a siégé en avril dernier. La
• Un dossier “Titre V Opérations” réalisé sur l’initiative du maître d’ouvrage périodicité de réunion de cette commission qui se veut “réactive” dépen-
et aidé par le bureau d’études. Ce dossier spécifique à un projet de dra du nombre de dossiers en demande. I

4
Dossier technique

Les nouvelles
techniques
d’isolation

Au-delà des exigences de performance


thermique de plus en plus poussées, l’isolation
des bâtiments s’appuie aujourd’hui sur de
multiples critères permettant d’élargir la palette
de solutions. Apparaissent ou réapparaissent
alors des matériaux alternatifs aux
caractéristiques attrayantes, en accord avec les
exigences de la RT 2005 et les prescriptions du
Label Performance de Promotelec. Découverte
guidée, non exhaustive, de quelques techniques
d’isolation.

filpilote 5
Dossier technique

e bâtiment est en train de vivre deux phé- lation correspond un savoir-faire particulier : on ne
L nomènes parallèles qui contribuent à élargir
le champ des techniques et matériaux d’isola-
pose pas du polystyrène expansé comme des
panneaux de fibres végétales !
Label Performance de
Promotelec et isolation
tion proposés aux professionnels : d’une part, le Dans son cahier des prescriptions techniques,
durcissement des exigences de performance le Label Performance précise que la performance
énergétique, d’autre part, le développement de
la notion de bien-être et de santé au sein de
Normes, avis thermique des isolants doit être garantie par une

l’habitat. techniques et DTU marque de certification ACERMI, CSTBat ou NF.


Faute de quoi l’étude devra se référer aux règles Th-U
Peut-on parler pour autant de nouvelles tech- (voir tableau).
niques d’isolation ? Principes constructifs et iso- La mise en œuvre des matériaux isolants et des
lants sont pour la plupart connus depuis 10 ou techniques de construction est primordiale.
20 ans, voire plus, mais à une échelle relativement Pourtant, il manque encore un DTU (document traditionnel, ce matériau fait l’objet d’une norme
confidentielle. D’autres matériaux, autrefois technique unifié) décrivant les règles de mise en produit européenne. Il en va de même pour les
employés, sont tombés dans l’anonymat avant de œuvre des isolants alternatifs. Quant aux isolants fibres de bois. D’ailleurs, un matériau faisant l’ob-
réapparaître, tel le liège. Enfin, certains principes, traditionnels, ils sont évoqués dans les DTU rela- jet d’une norme produit n’est pas obligé d’être
comme la brique monomur en béton cellulaire, tifs aux différentes parties de l’ouvrage (toiture, soumis à un ATec.
sont largement employés à l’étranger, mais encore dalle…). Il existe aussi des CPT (cahiers des prescriptions
peu en France. La nouveauté tient donc princi- Existe-t-il un DTU dédié spécifiquement à l’isola- techniques) comme cela est le cas pour la laine
palement à l’essor des parts de marché dans tion des bâtiments ? Non, pas pour l’instant. Mais minérale sous combles. Toutefois, il n’en existe
l’Hexagone. le CSTB y réfléchit. Ce document pourrait prendre pas pour les isolants alternatifs.
Aujourd’hui, face à l’offre du marché, le choix des en compte les différents modes de construction,
techniques d’isolation est évidemment écono- les différents types de climats rencontrés…
mique, mais doit prendre en considération des
paramètres bien plus larges que la seule conduc-
En attendant, les professionnels pourront trouver
certaines réponses dans les avis techniques déli-
Les dédales de la
tivité thermique (voir encadré). Pérennité, valeur vrés par le CSTB (disponibles gratuitement et faci- certification produits
patrimoniale, impact sur le bien-être et la santé lement accessibles sur le nouveau site Internet du
des occupants, impact environnemental sont CSTB). Très explicites, ces documents indiquent En France, la certification des produits isolants
quelques-uns des aspects qui doivent être abor- les caractéristiques des produits et leur mise en traditionnels et banalisés (répondant à une norme
dés avec le client. Aussi, à chaque concept d’iso- œuvre. Au total, plus de 250 avis techniques et produit) est assurée par l’ACERMI, association
compléments classés selon neuf familles concer- pour la certification des matériaux isolants regrou-
nent l’isolation thermique. Deux ATecs (avis tech- pant le CSTB et le LNE (Laboratoire national d’es-
Caractérisez la transmission niques) concernent la laine de chanvre en pan- sais). Depuis près d’un an, l’ACERMI ouvre sa
de chaleur neaux ou rouleaux pour application sous toiture ou marque de certification à d’autres produits comme
sur les murs. Plusieurs ATecs abordent le com- les isolants à base de fibres végétales (chanvre,
Pour s’y retrouver, quelques unités de base :
plexe isolant en plumes de canard, laine de mou- par exemple) ou animales, ou encore aux isolants

• La conductivité thermique λ [W/(m.K)]


ton et polyester… Et le liège ? Considéré comme minces réfléchissants.

Caractérise la capacité d’un matériau, indépendamment


de son épaisseur, à conduire la chaleur par conduction
λcuivre = 380 W/(m.K), λliège = 0,049 W/(m.K),
λlaine de verre = 0,044 W/(m.K).
• La résistance thermique R [(m².K)/W]
Inverse du flux thermique à travers un mètre carré
d’un système pour une différence de température
d’un kelvin entre les deux faces de ce système.
• Le coefficient de transmission surfacique U
[W/(m².K)]
Flux thermique par unité de surface, pour une
différence de température d’un kelvin entre les
milieux situés de part et d’autre d’un système.
• La capacité thermique massique Cp [J/(kg.K)]
Caractérise la capacité d’un matériau à stocker
l’énergie thermique dans sa masse. L’inertie
thermique de la paroi est proportionnelle à ce
paramètre. Cpverre = 750 J/(kg.K), © Liège-Mélior

Cpbois = 1 600 J/(kg.K). Les plaques de liège d’épaisseur 30 à 100 mm s’emploient de la même façon en doublage de murs, cloisons, sous-toiture, sous-dalle ou
directement en façade. Le liège est imputrescible et ne dégage aucun composé organique volatil.

6
Dossier technique

RT 2005 : propriété thermique des matériaux, extrait des règles Th-U Extérieur

Masse volumique Conductivité


Matériaux ou applications sèche thermique utile
ρ (kg/m3) λ (W/m.K)
Béton cellulaire traité à l’autoclave 765 à 825 0,29
365 à 425 0,145
Béton de copeaux de bois 450 à 650 0,16
Béton de fibres végétales (chanvre…) 100 à 200 0,1
Terre cuite utilisée pour les éléments de maçonnerie 2 300 à 2 400 1,04
< 1 000 0,34
Panneaux de fibres (selon NF EN 316) 750 à 1 000 0,2
< 200 0,07
Intérieur
Panneaux de fibres de bois (selon NF EN 316) 450 à 550 0,11
Source : Xella
250 à 350 0,08
En béton cellulaire ou en terre cuite, la technique de
construction monomur coupe naturellement les ponts
Liège (selon NF B 576100) comprimé < 500 0,1 thermiques habituellement rencontrés dans les constructions
traditionnelles.
Liège expansé pur ou aggloméré 150 à 200 0,049
Paille comprimée 300 à 400 0,12 béton cellulaire. Ces blocs de silicate de cal-
Produits manufacturés à base de fibres végétales 20 à 40 0,06 cium hydraté sont réalisés à partir de compo-
(laine de chanvre, laine de lin en panneaux ou en rouleaux, coton…) 40 à 60 / 60 à 200 0,065 sants tels que sable, chaux, ciment et eau. Le
béton cellulaire est formé d’une multitude de
Produits manufacturés à base de fibres animales (laine de mouton…) 10 à 20 0,065 cavités garantissant le pouvoir isolant du maté-
50 à 100 0,05 riau et sa légèreté. Un bloc de 50 cm d’épais-
seur vient d’être lancé sur le marché, assurant
À titre indicatif :
selon le fabricant une résistance thermique
Laine de roche 125 à 150 0,046 R = 5,05 m².K/W.
Polystyrène expansé 10 à 13 0,05

Autre marque de certification : CSTBat concerne miques. L’été, l’inertie lourde de la structure
Les isolants minces
les produits entrant dans le cadre des avis tech- assure l’écrêtage des pics de chaleur. Parmi les réflecteurs
niques. autres avantages, citons l’absence de dégage- multicouches
Enfin, la célèbre marque NF concerne l’isolation ment de COV (composés organiques volatils) et
répartie. Ce qui n’empêche pas certains blocs l’étanchéité à l’air de la construction, notam- Depuis plus de 20 ans, il existe sur le marché
d’être placés sous la marque CSTBat. ment du fait de la finition réalisée avec un enduit une offre de produits isolants minces. Les
au plâtre. Sans être complexe, la technique du licences de fabrication étant tombées dans le
monomur induit cependant un mode de pose domaine public depuis quelques années,
Isolation répartie particulier, notamment en ce qui concerne le
soin apporté à la réalisation du premier rang de
d’autres fabricants se sont engouffrés dans la
brèche. Aujourd’hui, la plupart d’entre eux pro-
et construction blocs. Le concept monomur reste toutefois plus posent des isolants réflecteurs minces multi-
monomur coûteux qu’une structure traditionnelle doublée couches. Ces isolants sont composés d’un
d’un isolant. assemblage de films réflecteurs métallisés et de
Ce concept tient lieu d’un véritable système Les blocs de terre cuite utilisés en technique de séparateurs associés (ouate, mousse, laine ani-
constructif permettant de réaliser un mur à la construction monomur présentent une épais- male ou végétale…). Les isolants minces sont
fois porteur et isolant. La mise en œuvre de blocs seur de 30 ou 37 cm. Ils sont pourvus d’une adaptés aux constructions neuves comme à la
de terre cuite ou de béton cellulaire en épaisseur multitude d’alvéoles faisant barrage aux rénovation, pour des applications en toiture,
suffisante permet de s’affranchir de toute isola- échanges thermiques. De quoi répondre aux combles, murs et sols. Principal atout : une
tion thermique supplémentaire pour répondre à exigences de la RT 2005. Certains fabricants épaisseur de quelques millimètres (de trois à
la réglementation thermique. La finition se limite viennent de lancer des blocs de 50 cm dans la cinq fois moins que les isolants traditionnels)
à un crépi extérieur et à un enduit intérieur de perspective de la RT 2010 ! En France, 6 % des intéressante comme complément d’isolation. À
parement. De plus, le traitement des ponts ther- maisons individuelles sont actuellement réali- ce jour, plus d’une vingtaine de produits de cette
miques est naturellement assuré par le matériau sées en blocs de terre cuite selon ce principe. nature ont fait l’objet d’un avis technique du
sans y adjoindre de rupteurs de ponts ther- Le monomur se construit également en blocs de CSTB. >

filpilote 7
Dossier technique

autant qu’une laine de roche. Mais le liège le plus


réputé pour ses propriétés thermiques est certai-
nement l’expansé pur. Chauffé à la vapeur, le liège
s’auto-agglomère sans nécessité d’adjonction de
colle ou résine synthétique. Les plaques d’épais-
seur 30 à 100 mm ainsi obtenues s’emploient de
la même façon en doublage de murs, cloisons,
sous-toiture, sous-dalle ou directement en façade.
Il faut considérer le liège avec des critères de
confort, de durabilité et d’environnement.

Le chanvre
Proposé en panneaux (30 à 180 mm d’épais-
seur) ou en rouleaux (30 à 100 mm d’épais-
seur), le chanvre est aggloméré grâce à la pré-
sence de fibres polyester bicomposantes qui
maintiennent les fibres entre elles. Ce produit
naturel prend place sous toiture, sur les murs
(intérieur ou extérieur) ou dans les cloisons. Bien
que la fibre de chanvre fasse l’objet d’une norme
européenne, la réalisation d’un avis technique
est en cours. Hygrovariable comme la plupart
des isolants naturels, le chanvre permet de régu-
ler l’humidité au sein du bâti, notamment en
rénovation, mais aussi dans les maisons à ossa-
ture bois. Il s’agit d’un isolant à diffusion ouverte.
Tout comme les autres isolants manufacturés à
base de fibres végétales (laine de lin, coton…)
ou comme le bois, le chanvre présente une
capacité thermique massique élevée
(1 600 J/kg.K) qui lui confère une bonne inertie
thermique notamment en période estivale.
© Thermo-Chanvre
Le chanvre n’entre pas au menu des rongeurs.
Hygrovariable comme la plupart des isolants naturels, le chanvre permet de réguler l’humidité au sein du bâti, notamment en rénovation, mais
aussi dans les maisons à ossature bois.
La laine de mouton
Le liège Issu du broyage de l’écorce de chêne-liège, le Traitée et remise en forme de façon industrielle, la
granulé pur s’utilise en vrac répandu dans les laine de mouton se présente sous la forme de
> Longtemps utilisé pour ses propriétés isolantes combles, les murs (entre parois) ou dans les vides bande en rouleaux, maintenue à cœur par une
(notamment pour l’isolation des chambres sanitaires. On peut également le mélanger dans âme en polypropylène. Habituellement proposé
froides), le liège est ensuite “thermiquement” certaines proportions à du béton. Le liège agglo- en épaisseur de 40 à 100 mm sur 60 cm de large,
tombé dans l’oubli face aux isolants courants méré de faible densité (moins de 150 kg/m3) uti- cet isolant naturel s’agrafe entre chevrons sous toi-
avantagés par un coût relativement bas. Mais le lise quant à lui une colle. Les plaques de 20 à ture, en comble, sur les murs ou en sous-plan-
liège refait surface en mettant en avant ses carac- 50 mm (1 x 0,5 m) s’emploient en doublage de cher d’étage. Proposée en écheveaux, la laine
téristiques naturelles : imputrescible, boudé des murs, sous-toiture, sous-dalle dans le cadre d’un permet également de calfeutrer de plus petits
rongeurs et utilisable sans substance additive. On plancher chauffant ou directement sur façade interstices. Pérennité et capacité d’absorption
le trouve à présent sous plusieurs formes : granulé extérieure revêtue d’un simple enduit. À épais- d’humidité comptent parmi les principales qua-
pur, aggloméré dense ou expansé pur. seur équivalente, ces plaques de liège isolent tout lités de la laine. I

8
Partenaires

Armorique Habitat,
un bailleur social engagé
Armorique Habitat est un bailleur particulièrement certification peut être contraignante,
attentif à la sécurité et à la performance mais la méthode est pédagogique et le
bénéfice indéniable. « Un contrôle
énergétique de son parc locatif. Gaël Le Ber, chef indépendant et sans
Quels objectifs pour demain ? complaisance, un
du service Patrimoine et Développement, témoigne Toujours en nous appuyant sur le savoir- conseil d’expert sur la
faire et l’expertise de Promotelec en réglementation et,
de son engagement et du partenariat de longue matière de sécurité et de performance surtout, la validation de
date avec Promotelec. énergétique, nous allons poursuivre notre méthode. »
notre action et viser le Label
Pourquoi un partenariat avec Performance avec mention THPE. La Contacts
Promotelec ? recherche de lumière et d’énergie solaire
Armorique Habitat
Nous sommes proches de nos loca- a déjà guidé l’orientation et les ouver-
Gaël Le Ber
taires, soucieux de leur sécurité et de la tures des maisons en bois du lotisse- Tél. : 02 98 85 42 34
réduction de leurs charges. Nous ment de Kerhuel à Roscanvel (29). Par Site : www.armorique-habitat.fr
Gaël Le Ber
veillons à la qualité des installations ailleurs, deux projets de maisons pas-
Promotelec
électriques et au respect de l’environ- sives sont à l’étude. Notre élan repose
Albert Le Calvez
nement, des principes partagés par tique). C’est, d’une part, l’assurance sur la volonté d’innover et d’anticiper la Tél. : 06 75 75 01 30
Promotelec qui, par ailleurs, a toujours de livrer des logements décents, sécu- réglementation pour ne pas subir et être mail : albert.lecalvez
collaboré avec les bailleurs sociaux. Ce risés, économes en énergie – et donc toujours en mesure d’arbitrer. I @promotelec.com
partenariat nous garantit un contrôle aux charges faibles – et qui répondent
indépendant et sans complaisance, un tous au même niveau d’exigence.
conseil d’expert sur la réglementation D’autre part, notre patrimoine est La qualité de vie pour tous
et, surtout, la validation de notre attractif, les élus locaux et nos parte-
Armorique Habitat, important bailleur social de la Région Bretagne, dont le
méthode. Notre cahier des charges, naires y sont sensibles. Armorique
siège est à Landernau, gère 4 500 logements (53 % de logements individuels)
ainsi validé, est constant et de qualité. Habitat se veut au carrefour de l’inno-
sur 130 communes et met ses 45 ans d’expérience au service du logement
vation et du développement durable.
social en Bretagne. Armorique Habitat œuvre pour la réhabilitation du
Que visez-vous à travers les labels ? Les labels nous incitent à mettre en
patrimoine existant et la constitution d’un parc adapté au logement des
Depuis 12 ans, notre parc est systé- œuvre des projets architecturaux tou-
familles et personnes isolées en situation difficile, avec un seul objectif : la
matiquement labellisé avec mention jours plus novateurs, tournés vers la
qualité de vie pour tous.
HPE (haute performance énergé- maîtrise des charges. La procédure de

Accessibilité aux personnes handicapées Réglementation


L’UTE a publié, en février dernier, la dixième fiche d’interprétation de la norme NF • l’accessibilité de tous les dispositifs manuels de commande fonctionnelle ;
C 15-100. Elle met en cohérence les dispositions de la norme avec le décret n° 2006- • la mise en place d’une coupure d’urgence obligatoire au niveau d’accès de l’unité
555 du 17 mai 2006 et de ses arrêtés associés. L’application concerne : de vie ;
• les immeubles collectifs dont le permis de construire a été déposé à compter du • l’installation d’une prise de courant à proximité immédiate d’un interrupteur d’éclai-
1er janvier 2007 ; rage pour les pièces de l’unité de vie ;
• les maisons individuelles destinées à la vente ou à la mise en location, ou bien mises • l’éclairage des escaliers, des extérieurs, des circulations communes d’immeubles...
à disposition, dont le permis de construire a été déposé à compter du 1er janvier
2007. Plus d’infos :
Seuls sont exonérés de cette obligation les propriétaires qui font construire une mai- • www.ute-fr.com
son individuelle pour leur propre usage. La fiche modifie et complète les parties 771 • Mémento Promotelec Locaux d’habitation - Installations électriques
et 772 de la norme. Les nouveautés portent notamment sur : Réf. : PRO 851-16
• la définition d’une unité de vie pour les logements ; Prix : 12,50 euros TTC (Conditions d’achat page 12)

Installations photovoltaïques • protection contre les chocs électriques et les surintensités ;


Le guide UTE C 15-712 est paru récemment. Il traite des installations photovoltaïques • sectionnement et coupure ;
raccordées à un réseau public de distribution à basse tension et non prévues pour • choix et installation de parafoudres.
fonctionner de façon autonome (les autres cas sont actuellement à l’étude). Il pré- Réf. : EDD0107
cise les règles de mise en œuvre de ces générateurs, notamment en termes de : Prix : 76,85 euros TTC

filpilote 9
Réalisation

Construire une maison à basse


consommation en valorisant les
pratiques traditionnelles, c’est
possible, selon Laurent Garbage,
directeur de Jean Bordes
Constructions.
Le constructeur de maisons
individuelles cherche
systématiquement à obtenir le Label
Performance de Promotelec mention
“BBC-Effinergie”, soit des maisons
consommant moins de
50 kWhep/m²/an. Exemple avec la
visite d’un chantier à Saint-Sever
(40), dans les environs de Mont-de-
Marsan.

Une maison traditionnelle


à basse consommation d’én
e souhaite démontrer que l’on vent dans le sens d’une démarche de miques du mur de refend, par concep-
«J peut atteindre le Label
Performance mention BBC-Effinergie
développement durable. » tion, en le désolidarisant du mur exté-
rieur. Enfin, l’amalgame aluminium/PVC
en ayant recours à des matériaux Une isolation traditionnelle des menuiseries et les doubles vitrages
courants. Concrètement, explique Un plancher sur vide sanitaire de type (remplissage argon à faible émissivité)
Laurent Garbage, cela revient, d’une Duo (hourdis polystyrène et isolant contribuent à endiguer les déperditions
part, à isoler convenablement le bâti mousse polyuréthane sur dalle de com- thermiques. Il est à noter que, pour
et, d’autre part, à intégrer, dès la pression), de la brique collée tradition- conférer à l’enveloppe une étanchéité
phase de conception, le recours aux nelle de 20 cm pour les murs, doublée optimale, l’ensemble des corps d’état
énergies renouvelables, qui s’inscri- de 10 cm de polystyrène nouvelle géné- est impliqué dans une démarche qua-
ration, de la laine minérale soufflée lité.
(27,5 cm) dans les combles … « Aucun
Fiche d’identité matériau n’est révolutionnaire, souligne Objectif : 39 kWhep/m²/an
• Début des travaux : septembre 2007 le maître d’œuvre, il suffit de les utiliser C’est du côté de l’équipement de cette
• Fin des travaux : juin 2008 dans des proportions étudiées. La colla- maison de plain-pied de 170 m2 qu’il
• Surface habitable : 170 m2 boration et le travail réalisé en amont faut chercher l’innovation technique. Le
• Gain sur Cref : 60,2 % avec Promotelec et notre bureau constructeur a notamment opté pour
• Gain sur Ubât : 10,65 % d’études sont une aide précieuse. » deux installations performantes : 25 m²
• Consommation : 38,4 kWhep/m2/an (160 kWhep/m2/an pour une maison Par ailleurs, soucieux d’assurer la péren- de modules photovoltaïques en toiture
standard) nité de l’isolation du bâti, le constructeur et un ballon d’eau chaude électroso-
• Surcoûts : eau chaude solaire : 5 000 euros* a ajouté un film d’étanchéité entre le laire. Ils permettent d’éviter l’émission
panneaux photovoltaïques (25 m2) : 30 000 euros* double litonnage sous la toiture et a de 2,86 tonnes de CO2 par an.
* Fourniture et pose, crédit d’impôt non déduit
résolu le problème des ponts ther- Couplés à une pompe à chaleur réver-

10
Réalisation

Les gains thermiques


Gain par
Nature des parois Spécificités rapport
Descriptif RT 2005
et équipements du chantier à 2005
• Mur extérieur Brique + 8,5 cm de laine Optibric PV + 10 cm 29 %
de verre + BA13 Doublissimo
• Sol vide sanitaire Hourdis polystyrène Poutrelle et hourdisol 150 mm 37 %
+ chape + TMS53 + Chape
Les panneaux solaires thermiques assurent la
production d’eau chaude sanitaire. • Sous combles 20 cm de laine minérale Laine minérale Knauf Thermolan 20 %
046 27,5 cm + BA13
• Chauffage PAC air/eau COP = 3 PAC réversible air/air
Daikin COP = 3,93 24 %
• Production d’eau Ballon électrique NF Ballon électrosolaire 53 %
chaude sanitaire performance catégorie C Atlantic Solerio
• Ventilation VMC simple flux autoréglable Aldès BAHIA-R Micro-Watt 54 %

Caractéristiques
La maison est élevée en brique Niveau Dénomination Exigences
collée traditionnelle doublée de
10 cm de polystyrène nouvelle C (chauffage + refroidissement + ventilation
génération.
+ production ECS + éclairage des locaux)
BBC- Effinergie Label “bâtiment
< 50 kWhep/m2/an, selon des coefficients
2005 basse
relatifs aux zones climatiques.
consommation”
+ perméabilité à l’air du bâtiment
sous 4 Pa < 0,6 m3/h.m2

« Obtenir le label BBC-Effinergie,

ergie
c’est certifier une performance et
montrer qu’une maison
confortable à vivre n’est pas
obligatoirement un produit
marginalisé. Et puis, c’est
anticiper la réglementation, car
2012, c’est demain. Cette
maison sera la vitrine de notre
savoir-faire. »
Laurent Garbage, maître d’œuvre Contacts
Jean Bordes Constructions
Laurent Garbage
La pompe à chaleur air/air dédiée au chauffage. Tél. : 06 81 44 00 99
Jean Bordes E-mail :
sible air/air et une ventilation hygroré- Constructions contact@jeanbordesconstructions.fr
Site :
glable adaptée, ils s’inscrivent dans les Entreprise familiale, Jean Bordes
Les modules photovoltaïques produisent www.jeanbordesconstructions.fr
critères d’obtention du Label 39,5 kWhep/m2/an. Constructions est reconnue pour son
Performance mention BBC-Effinergie et savoir-faire depuis 1966. Avec Promotelec
assurent à la maison une consomma- maison dans une démarche écologique 30 maisons par an, le CMIste privilégie Michel Larrue
tion d’énergie de 38,4 kWhep/m²/an. et économique pour le développement le sens du relationnel et met tout en Délégué régional Sud-Ouest
En outre, le chauffage thermodyna- durable. Dans cette optique, et pour œuvre pour satisfaire les exigences de Tél. : 06 75 75 01 54
mique gainable à faible inertie et à régu- afficher notre volonté de nous démar- E-mail :
clients de plus en plus soucieux de leur
michel.larrue@promotelec.com
lation pièce par pièce permet d’obtenir quer, une cuve de récupération d’eau qualité de vie. Jean Bordes Constructions
la température désirée beaucoup plus pluviale de 6 000 litres a été installée et intègre toutes ses constructions dans une Bureau d’études
rapidement qu’avec un chauffage nous avons veillé à la gestion des démarche de développement durable, un Bati Energies
conventionnel (moins de 20 minutes). déchets sur le chantier durant toute la investissement rentable à long terme. Franck Delahaye
« Ces systèmes performants placent la phase de construction. » I Tél. : 05 58 43 34 33

filpilote 11
Infos pratiques
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Pour plus d’information
avant le commercial... » Connectez-vous sur promotelec.com, rubrique
La facilité d’utilisation et d’accès à l’information est “Librairie en ligne”. Les conditions générales de
majoritairement appréciée : « Pas besoin de naviguer vente sont disponibles dans les “Infos pratiques”.
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le “Dossier technique” et les “Matériels homologués”.
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Nouvelles publications
Mémento Immeubles Guide Installation Guide Installations électriques
collectifs d’habitation électrique des locaux dans les espaces extérieurs
Cette 7e version, qui récapitule les règles et normes artisanaux et commerciaux Cette troisième édition intègre les nouvelles dispositions
relatives aux installations électriques des immeubles Cette troisième édition intègre les nouvelles de la norme NF C 17-200 et celles du guide UTE C 17-202, paru
collectifs, consacre un nouveau chapitre aux déchets dispositions en termes de normalisation et de en mars 2007, qui sont applicables aux réalisations postérieures
d’équipements électriques et électroniques (DEEE) et réglementation pour les locaux artisanaux et au 20 septembre 2007 (date de dépôt de demande de permis de
leurs circuits d’élimination. Il présente également de commerciaux, relatives aux canalisations, à construire). Il concerne notamment :
nombreuses modifications concernant : l’éclairage, à la réglementation thermique, ainsi • la fin des types 1 et 2 d’installations au sens de la sécurité
• le choix des schémas des liaisons à la terre ; qu’aux déchets d’équipements électriques et civile ;
• l’alimentation aux bornes d’un poste de distribution électroniques (DEEE). • le choix et la mise en œuvre des matériels électriques en
publique situé dans l’immeuble ; fonction des influences externes ;
• les modes de pose des •la protection contre les chocs électriques,
canalisations ; la réalisation des mises à la terre et les
• l’éclairage des garages et parcs dispositifs différentiels à mettre en œuvre ;
de stationnement couverts 164 pages • les règles et dispositions particulières de
collectifs. Réf. PRO 1182-3 protection électrique pour les installations
Prix : 34 € TTC d’illuminations ;
• les canalisations aériennes ;
152 pages • les règles d’accessibilité des
Réf. PRO 848-8 cheminements extérieurs aux personnes
Prix : 12 € TTC handicapées.
104 pages
Réf. PRO 1118-3
Prix : 22 € TTC

filpilote Directeur de la publication : Claude Descombes


Rédactrice en chef : Gaëlle Beauchesne
Comité de rédaction : Gaëlle Beauchesne,
Réalisation :
Tél. : 01 56 08 30 90
PROMOTELEC - Juin 2008 Impression : Imprimerie Vincent
Tour Chantecoq - 5, rue Chantecoq Damien Hasbroucq, Antoine Chevalier, Catherine Dépôt légal : 2e trimestre 2008
92800 Puteaux Cedex Bruneteau, Bruno Gendron, Olivier Jourdan, Jonathan ISSN 1283-4181
Tél. : 01 41 97 42 22 - Fax : 01 41 97 42 25 Steimetz, Julie Zangrili.
www.promotelec.com Crédits photo : Infokom, Fotolia-Aix, C. Chabal, F. Boston, DR.

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