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Fil Pilote n°34 - nlle version 21/02/06 14:03 Page 1

N° 34 | M ARS 2006
ISSN 1283-4181

LE JOURNAL DE POUR LES PROFESSIONNELS DU BÂTIMENT ET DE L’ ÉLECTRICITÉ

Actualité
Sommaire

Rapport
Actualité
Rapport du CNC :
un constat sans appel 1/4

Dossier technique
Le matériel de détection
d’incendie : les bonnes
du CNC :
pratiques à respecter
Les détecteurs avertisseurs
autonomes de fumée (DAAF) un constat
Détection d’incendie
dans les ERP

Questions/Réponses
Quel type de branchement
5/8

sans appel
peut-on mettre en œuvre pour
l’alimentation électrique d’une
maison individuelle ?
Quelles canalisations électriques
employer entre le disjoncteur de
branchement et le tableau
de répartition ? 9

Réalisation
Sous le soleil
10/11
de la Manche

Infos pratiques
Guide Habitat communicant :
© Image Source Limited

un nouvel ouvrage de référence


Les échos du site Promotelec
12
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Promotelec
Créée en 1962, Promotelec est
une association chargée de
promouvoir la sécurité et la
qualité des installations
électriques dans le bâtiment.
Son conseil d’administration
regroupe les organisations
professionnelles d’installateurs-
électriciens, de la construction
électrique et du bâtiment, EDF,
ainsi que des représentants des
utilisateurs et des
consommateurs.

Un organisme
de certification...
Promotelec délivre des labels
attestant la qualité de
réalisation des installations. Très
présente dans les secteurs du
logement, son activité touche
également d’autres secteurs tels
que le tertiaire.

... et d’appui au
développement
de l’électricité
Historiquement centrée sur la
D.R.

sécurité électrique, Promotelec


développe aujourd’hui son
activité d’appui, dans les
domaines du confort et de la
performance des installations.
Promotelec participe à la
diffusion et à la vulgarisation
Rapport du CNC :
des techniques, en utilisant une
large palette de vecteurs de
communication : édition,
presse, Internet...
un constat sans appel
Intervenant dans un univers
qui s’ouvre à la concurrence, La sécurité des installations électriques des particuliers fait l’objet
Promotelec s’engage
résolument dans une de toutes les attentions. Le Conseil national de la consommation
démarche de compétitivité et
de qualité de service.
(CNC) propose, pour mieux lutter contre les accidents, un plan
d’actions définissant un cadre juridique, la mise en œuvre de
mesures selon le type de logement, le développement d’un système
de diagnostic et l’information du public. Explications.
PROMOTELEC - Mars 2006
Tour Chantecoq - 5, rue Chantecoq
92800 Puteaux
Tél. : 01 41 97 42 22- Fax : 01 41 97 42 25
www.promotelec.com
Directeur de la publication :
I l se passe peu de semaines sans que les
faits divers n’évoquent des incidents
graves survenus dans des logements
triques intérieures des particuliers. Dans
les constructions neuves, les normes de
sécurité sont claires et respectées par le
Dominique Leroy
Rédactrice en chef : vétustes. Régulièrement mises en secteur du bâtiment, en ce qui concerne
Gaëlle Beauchesne
cause, les installations électriques les logements anciens, la situation se révèle
Correspondante rédaction Interkom :
Virginie Gaston-Breton figurent en bonne place parmi les plus complexe. En effet, comment un par-
Rédaction : Virginie Gaston-Breton, Isabelle causes d’accidents. Pendant un an, ticulier peut-il savoir si son installation
Coune, Franck Gauthier, et Anne Lorenzini.
Crédits photo : Interkom, Hélène Lequertier,
le Conseil national de la consom- électrique présente un danger et lequel ?
éclats antivols, D.R. mation (CNC) a animé un groupe Dans un premier temps, le groupe de tra-
Réalisation : INTERKOM de travail réunissant une grande vail du CNC s’est attaché à classer les
Tél. : 01 40 87 70 70
Fax : 01 40 87 70 71 diversité d’organismes afin de risques pour mieux les prévenir. Ensuite,
e-mail : info@interkom.fr dresser un état des lieux de la ces professionnels ont défini la stratégie
Dépôt légal : 1er trimestre 2006
ISSN 1283-4181 sécurité des installations élec- nationale de lutte contre les accidents liés
D.R.

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Actualité

D.R.

D.R.
Quelques installations électriques particulièrement dangereuses dans des logements vétustes.

aux installations électriques. Stratégie que physique ou par présentation d’une


le CNC propose aux pouvoirs publics attestation) et l’obligation en cas d’ab- Des chiffres qui signalent l’urgence
d’adopter et qui comporte les 11 actions sence d’y remédier. de la situation
suivantes :
■ Action n° 6 - L’amélioration et l’adap- ■ On référence 2,3 millions de logements équipés
■ Action n° 1 - Une définition juridique tation des dispositifs de financement de d’installations électriques particulièrement dangereuses.
de la mise en sécurité d’une installation l’habitat afin d’inciter les propriétaires à
électrique ancienne fondée sur des exi- procéder aux travaux de mise en sécurité ■ Chaque année, on déplore 4 000 électrisations et environ
gences minimales. électrique. 100 morts à la suite d’un contact direct ou indirect avec
les parties des installations sous tension.
■ Action n° 2 - L’intégration dans la loi ■ Action n° 7 - L’intégration dans un
du 6 juillet 1989 de l’obligation pour les texte réglementaire d’une méthodologie ■ Sur 250 000 incendies chaque année, 80 000 environ
bailleurs de se conformer à ces exigences et d’un référentiel sur lesquels tout dia- (près d’un tiers) seraient d’origine électrique. Ces
minimales. gnostic sur les exigences minimales de
incendies entraînent des effets tragiques (décès, blessures,
traumatismes, etc.), ainsi que des coûts financiers
mise en sécurité doit être fondé.
importants.
■ Action n° 3 - Pour tout logement dont
l’installation électrique date de plus de ■ Action n° 8 - La mise en place d’une
15 ans, une obligation de présentation procédure de reconnaissance des orga-
par le propriétaire d’un rapport de dia- nismes autorisés à pratiquer les diagnostics
gnostic lors de la vente à un acquéreur selon cette méthodologie et ce référentiel.
non professionnel.
■ Action n° 9 - L’obligation faite à tout
■ Action n° 4 - Pour tout logement de professionnel d’établir par écrit une
plus de 15 ans, le bailleur doit justifier déclaration de mise en sécurité quand il
D.R.

par la production d’un document, au exécute des travaux à la suite d’un


moment de l’entrée dans les lieux du diagnostic.
locataire, de la conformité de l’installation
électrique aux cinq exigences minimales ■ Action n° 10 - L’intervention de l’État
de mise en sécurité. pour permettre une information et une
D.R.

sensibilisation efficaces des publics.


■ Action n° 5 - La vérification dans les
parties communes des immeubles col- ■ Action n° 11 - La création d’un observa-
lectifs d’habitation de la présence d’une toire permettant de coordonner et complé-
installation de mise à la terre (vérification ter les données statistiques sur le sujet.

Ce rapport est disponible sur le site du CNC www.conseilconsommation.minefi.gouv.fr


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Actualité

Informer, sensibiliser les Des diagnostics pour


professionnels et le anticiper les risques
grand public Pour accompagner ceux qui souhaitent
Dans la droite ligne de l’avis adopté par le mieux connaître l’état de leur installation
CNC, Promotelec poursuit son action pour électrique avant d’engager des travaux,
informer et sensibiliser les professionnels et le Promotelec propose, en relation avec
grand public à la mise hors danger des ins- Consuel, une gamme de diagnostics des
tallations électriques. On installations électriques existantes qui
peut citer les documents s’adresse tant aux particuliers qu’aux pro- Claude Descombes,
techniques édités par priétaires et gestionnaires de parcs immo- directeur général
Promotelec, comme le biliers… de Promotelec
“Guide de mise en sécu- Claude Descombes a succédé à
rité”, véritable référentiel de Dominique Leroy, le 2 janvier
la mise hors danger des ins- dernier. Ingénieur de l’École
tallations électriques d’un supérieure des arts et métiers, il
logement existant, qui a
est entré, en 1978, à EDF-GDF.
Il a occupé plusieurs postes à
nourri la réflexion du CNC ;
responsabilité, tant à
le site Internet, qui fournit l’exploitation qu’au commercial,
des informations très com- avant de prendre la direction
plètes sur le sujet, tant au d’Éliope, en avril 2004. Il appuyait
niveau technique que notamment les évolutions
réglementaire, ou encore le journal commerciales avec les principaux
D.R.

La nouvelle édition
du “Guide de mise Fil Pilote, diffusé à l’ensemble des profes- constructeurs de maisons
en sécurité” paraîtra individuelles.
prochainement. sionnels de la filière électricité.
Il a été nommé directeur général,
le 7 décembre 2005, sur
proposition du président Claude
Monméjean, par le conseil
d’administration de Promotelec.
Des risques classés À quelques mois de l’ouverture
en cinq catégories du marché résidentiel de
l’électricité, il a pour principale
mission d’asseoir le rôle de
■ Absence, non-fonctionnement ou mauvaise Promotelec en tant qu’outil de
implantation d’un appareil général permettant promotion de la sécurité, du
la coupure de l’alimentation électrique du confort électrique dans l’habitat
logement. et le petit tertiaire, pour la filière
électricité et les utilisateurs.
■ Absence, à l’origine de l’installation privative, de
dispositif de protection différentiel de sensibilité
appropriée aux conditions de mise à la terre. Promotelec
et la domotique
■ Absence de tableau de répartition électrique (ou Promotelec vient de renforcer ses
son inadaptation au logement) comportant un compétences dans le domaine
dispositif de protection contre les surintensités, des courants faibles, en intégrant,
les défauts d’isolation et les défauts de terre. le 1er janvier 2006, les activités de
l’ADDI (Association pour le
■ Dans les salles d’eau, absence de liaison
développement de la domotique
équipotentielle (liaison continue des masses
et de l'immotique). Le confort
métalliques réalisée avec un conducteur) ou électrique englobant la
non-respect des règles liées aux volumes de domotique, Promotelec avait déjà
D.R.

sécurité. inclus les courants faibles dans


■ Dans toutes les pièces, présence de conducteurs dénudés, de bornes ses référentiels et ses labels.
Promotelec continuera de
accessibles, ou d’appareillages détériorés ou proscrits, exposant à un
communiquer sous la marque
danger de contact direct avec des éléments sous tension.
Promotelec ADDI.

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Dossier technique

Le matériel
de détection d’incendie :
les bonnes pratiques
à respecter
Si la détection d’incendie dans les ERP Les détecteurs avertisseurs
(établissements recevant du public) est fortement
autonomes de fumée (DAAF)
codifiée en France, l’habitat des particuliers a
longtemps été laissé de côté. Le législateur
cherche aujourd’hui à réglementer la détection
L e 13 octobre 2005, l’Assemblée
nationale a adopté une proposition
de loi qui obligerait les particuliers à
équiper leur habitation d’au moins un
d’incendie dans les maisons individuelles et
DAAF d’ici à cinq ans, à l’instar de ce
dans les parties privatives des immeubles qui se passe dans d’autres pays
© éclats antivols
européens, comme l’Angleterre, où
collectifs. Cette prise de conscience tardive,
ces appareils sont obligatoires
provoquée par plusieurs accidents mortels depuis 1992. La proposition de loi
de l’année 2005, oblige la France à doit encore être ratifiée par le Sénat.

rattraper son retard sur les autres pays Quel type de détecteur ?
européens. Si les moyens de détection S’il existe deux types de détecteurs desti-
nés à l’habitat particulier, ioniques et
dans les ERP et l’habitat des particuliers optiques, en France seuls ces derniers sont
ont le même but, sauver des vies, ils autorisés. Le code de la santé publique
prohibe les appareils émettant des rayon-
doivent répondre à des normes et à nements ionisants (article R 1333-2) et,
des règles d’installation complètement depuis le 13 août 2005, il est interdit de
jeter les produits électroniques (D3E
différentes. – décret sur les équipements électriques
et électroniques), en particulier s’ils
contiennent des sources radioactives.
Les détecteurs optiques sont des détecteurs
de fumée fonctionnant sur le principe de la

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La maintenance
des appareils
Dossier technique
L’extérieur du détecteur doit être
dépoussiéré régulièrement avec un
chiffon humide. Dans une
réflectométrie. L’appareil contient une sentiment de sécurité beaucoup plus atmosphère chargée en poussière,
chambre noire comprenant un émetteur et dangereux que l’absence d’équipements un détecteur mal entretenu peut se
un récepteur infrarouge. En l’absence de elle-même. C’est pourquoi Promotelec déclencher sans raison ou bien
fumée, le récepteur ne reçoit pas de dans ses référentiels demandera que le tardivement.
lumière. Lorsqu’un feu se déclenche, des matériel soit marqué NF tant que des Il faut veiller à changer les piles
aérosols de combustion pénètrent dans la accords de reconnaissance mutuelle inter- tous les ans ou lorsque le témoin de
chambre. Les photons infrarouges heurtent organismes certificateurs et laboratoires la fin de vie de la pile se déclenche.
des particules présentes dans la chambre et ne sont pas signés afin d’assurer l’équité Il est recommandé de remplacer
sont récupérés par le récepteur. Leur technique. Cette certification garantit que l’appareil tous les cinq ans.
nombre est proportionnel au niveau de l’usine de fabrication est connue et
fumée dans la chambre. Dès lors, la cellule évaluée par un auditeur indépendant, que
Les limites d’emploi
du récepteur émet un signal électrique et les produits fabriqués ont subi des essais
de ces détecteurs
l’alarme sonore se déclenche. de conformité dans des laboratoires
Ces détecteurs sont conçus pour être ins- reconnus actuellement par la France (le Ces détecteurs ne s’adressent
tallés à l’intérieur des logements. Ils doi- CNPP – Centre national de protection et qu’aux parties privatives et ne
constituent pas un système dans la
vent remplir deux missions : détecter tout de prévention) et en référence à des
mesure où les logements ne sont
début d’incendie et avertir les occupants normes et référentiels techniques
pas reliés entre eux. La loi ne traite
pour qu’ils puissent se mettre en sécurité. reconnus, et que les produits mis sur le
qu’une partie du problème. Pour
marché sont régulièrement contrôlés par un système efficace à 100 %, il
L’importance de la une tierce partie indépendante. faut qu’à l’intérieur d’un même
certification immeuble une alarme retentisse
La multiplication d’offres de produits dont ■ En France, la norme DAAF dans chaque appartement
on ne connaît pas les conditions de Dans le domaine de la sécurité, la norme lorsqu’un début d’incendie est
fabrication et dont la conformité NF S 61-966 de septembre 1999 relative détecté dans les parties
technique n’est pas nécessairement aux DAAF s’applique aux détecteurs communes.
prouvée peut, si l’on n’y prête pas une optiques. Elle garantit la simplicité d’instal-
attention toute particulière, créer un faux lation, l’efficacité de la détection, la non- doit encore être validé. À l’issue du vote
vulnérabilité aux perturbations de l’envi- final, chaque pays européen disposera de
Les règles d’installation ronnement, le niveau du signal d’alarme deux ans pour l’inclure dans ses normes
La notice du fabricant constitue la seule prescription d’installation. permettant de réveiller une personne nationales. Elle pourra être prise en comp-
L’installation proprement dite de ces appareils est extrêmement simple : il endormie, l’alerte de la fin de vie de la pile. te dans la certification NF par tierce par-
s’agit de démonter la semelle du détecteur, percer deux trous, visser et tie sous réserve que tous les laboratoires
replacer la semelle. La partie la plus délicate de l’opération consiste à trou- ■ Une norme européenne en cours de procèdent aux mêmes essais, avec un
ver le bon emplacement pour l’appareil. Les règles à respecter sont avant préparation matériel identique, en se fondant sur un
tout une question de logique. Ces appareils sont programmés pour détecter La norme européenne EN 14604 pourrait référentiel technique commun et se
des aérosols de combustion, il faut donc les placer dans des endroits où il se substituer à la norme NF S 61-966 en reconnaissent leurs compétences sur tous
n’y a pas d’aérosols dans des conditions normales, mais où ils sont suscep- juillet 2008. Le référentiel déjà élaboré les essais.
tibles d’apparaître, au-dessus d’une chaudière ou d’un compteur électrique,
par exemple. Éviter la cuisine qui en est remplie en permanence (appareils Schéma d’une installation de détection automatique
de cuisson…). La principale difficulté est de placer le détecteur à la fois près d’incendie conventionnelle
Extrait de la règle APSAD R7 éditée par le CNPP - Informations au 02 32 53 64 34
des zones de risques et près des zones de sommeil. Durant les heures d’en-
dormissement, les risques sont les plus importants. La surveillance automa- B L
D D E S
tique prend le pas sur la surveillance humaine. Le détecteur doit être capable
(Les éléments représentés en pointillé
de réveiller une personne endormie le plus rapidement possible. B ne sont pas obligatoires)
D D R D Détecteur d'incendie
Pour une détection précoce, le détecteur doit être installé au plafond car la B Boucle de détection
T
fumée “monte” et au centre de la pièce, sinon à plus de 20 cm de tout obs- B T Tableau de signalisation
D D J E Dispositif de transmission de l'alarme
tacle et à plus de 60 cm d’un angle. Si ce n’est pas possible, placer le détec- incendie et des signaux de
teur sur un mur, à une distance de 15 à 25 cm du plafond et à une distan- dérangement
S Station centrale de télésurveillance
ce de plus de 60 cm de tout angle. M L Ligne de transmission
M Déclencheur manuel
Le nombre de détecteurs dépend de la configuration de l’habitat. Il en J Dispositif d'alarme générale incendie
faut au minimum un par étage et un dans le couloir de distribution des R Tableau répétiteur

chambres. Idéalement, il faudrait placer un détecteur par chambre.

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Dossier technique
Schéma d’une installation de détection automatique d’incendie à localisation d’adresse de zone
Extrait de la règle APSAD R7 éditée par le CNPP.
Point
Ligne S
secondaire
Tableau de signalisation
selon NF S 61-950,
NF S 61-962
Interface E
Lignes
principales Adresse
de zone
R
Interface T CR1
Point pouvant jouer le rôle Détecteurs affectés
d’isolateur de court-circuit à l’extinction automatique Interface Centralisateur de mise Dispositif de commande
en sécurité incendie terminaux
Ligne Outils d’aide à
spécialisée l’exploitation
(option)
Périphérique Système
de de gestion D.A.S. D.A.S. D.A.S.
visualisation centralisée

U.S.
Matériel D.A.S. D.A.S. D.A.S.
central

Ligne Ligne U.C.M.C. U.C.A.


Vers équipement technique
lié à la fonction de dialogue de sauvegarde
de détection incendie
Lignes de commandes
Légendes

Point (détecteur ou déclencheur manuel) R Tableau répartiteur Lignes de contrôle


Organe intermédiaire
CR1 Coffret de relayage extinction
Dispositif d’alarme général feu T Tableau de signalisation à localisation d’adresse de zone
IETLDI Interface d’équipement technique lié à la CMSI Centralisateur de mise en sécurité incendie UGA Unité de gestion des alarmes
fonction de détection incendie
S Station centrale de télésurveillance UCMC Unité de commande manuelle centralisée DAC Dispositif adaptateur de commande
E Dispositif de transmission d’alarme incendie et des
signaux de dérangement US Unité de signalisation DAS Dispositif actionné de sécurité

■ Optique : ils peuvent être sensibles soit


Détection d’incendie dans les ERP à la fumée, soit aux flammes, selon le

L es moyens de prévention des incen-


dies dans les ERP (établissements
recevant du public) font l’objet d’une
tilateurs de désenfumage, sirène d’éva-
cuation, etc. Les règles d’installation sont
décrites dans le référentiel APSAD R7,
modèle.
■ Thermovélocimétrique : ils sont sen-
sibles à la variation de la température
réglementation très précise dans le Code édité par le CNPP (Centre national de sur un temps donné.
de la construction et de l’habitation prévention et de protection). ■ Ionique : la DGSNR (direction géné-
(annexe Règlement de sécurité). La partie détection du CMSI est régie par rale de la sécurité nucléaire et radiolo-
la série de normes européennes série gique) étudie un plan de démantèle-
Les SSI (systèmes de EN 54 et le CMSI par la série de normes ment des installations.
sécurité incendie) : françaises NFS 61 930 à 940. Il fait l’ob-
descriptif et normes jet d’une certification NF SSI. Il existe La nouvelle génération de détecteurs est
Dans les ERP, les détecteurs sont inclus maintenant une reconnaissance mutuelle aujourd’hui multicritère. Ce sont les plus
dans un système plus vaste, le SSI. Ils sont d’essais entre les laboratoires européens intelligents. Certains utilisent des algo-
raccordés à une centrale de détection qui reconnus. rithmes. L’analyse plus fine du signal per-
traite les informations qu’ils lui transmet- met d’éviter les alarmes injustifiées.
tent. En cas d’incendie, la centrale loca- Les différents types de
lise le feu et commande ensuite un sys- détecteurs La véritable compétence
tème de mise en sécurité incendie Il existe différents types de détecteurs de l’installateur :
(SMSI), composé lui-même du centralisa- adaptés à des situations différentes. l’analyse du risque
teur de mise en sécurité incendie (CMSI) ■ Thermique : ils sont très performants L’analyse du risque est la phase préalable
et de dispositifs actionnés de sécurité pour détecter les feux ne dégageant à toute installation. Elle doit déterminer
(DAS) : portes et clapets coupe-feu, ven- que de la température et sans fumée. quel système de sécurité incendie est le

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Le devoir de conseil
Dossier technique et la responsabilité
de l’installateur
Relation entre l’aptitude des diverses classes En tant que sachant, le devoir de conseil
de détecteurs et la hauteur du local et leurs limites de l’installateur est plein et entier. Celui-
d’utilisation
ci engage sa responsabilité et encourt
Extrait de la règle APSAD R7 éditée par le CNPP.
des poursuites pénales en cas de
défaillance du système de sécurité
Détecteurs
Hauteur du local Chaleur
incendie.
Fumée Flammes
(h en m) thermostatique thermovélocimétrique
h≤ 4 La certification de
4<h≤ 7 service
7<h≤ 9
Pour en savoir 9 < h ≤ 12
Il existe deux certifications délivrées par
plus 12 < h ≤ 20
le CNPP.
■ Centre national de h >20 ■ Pour les installateurs (règlement I7) :
prévention et de domaine d'application de la règle Certification APSAD* de service d’installa-
protection hors du domaine d'application de la règle tion de système de détection automa-
www.cnpp.com
tique d’incendie et de centralisateur de
■ Centre scientifique
et technique du mieux adapté pour faire face au risque. Il ■ S’il s’agit de biens, identifier les “points mise en sécurité.
bâtiment n’existe pas de règle universelle en la névralgiques” (endroits à protéger Caractéristiques certifiées : la mise à dis-
www.cstb.fr matière, chaque cas est unique. Cette impérativement). position d’un personnel compétent, l’uti-
■ Comité national analyse est capitale et doit être réalisée ■ Identifier la nature des risques d’incen- lisation de moyens matériels adaptés,
malveillance
avec intelligence. die auxquels l’établissement peut être l’organisation de l’activité assurant la
incendie sécurité
www.cnmis.org Parmi les paramètres à prendre en consi- particulièrement soumis, les “points qualité des prestations fournies, la
■ Groupement français dération : dangereux” et les “forts potentiels conception de l’installation, la réalisation
des industries ■ L’identification du domaine de sur- calorifiques”. de l’installation, la vérification de confor-
électroniques de
veillance entre la part de surveillance ■ Voir quels sont les moyens de mise en mité initiale de l’installation.
sécurité incendie
www.gesi.fr humaine et la part de surveillance sécurité déjà existants dans l’établissement. ■ Pour les mainteneurs (règlement F7) :
■ Marque NF automatique. ■ Identifier le dispositif d’exploitation certification APSAD de service de mainte-
www.marque-nf.com ■ La nature des valeurs à sauvegarder. S’il existant et nécessaire au bon fonction- nance de système de détection automa-
■ Fédération française du s’agit de personnes, le système reposera nement du système de détection tique d’incendie et de centralisateur de
matériel d’incendie sur un concept de détection/évacua- incendie. La partie centralisation devra mise en sécurité incendie.
01 47 17 63 79 ou
ffmi@ffmi.asso.fr tion. Pour des biens, le concept privilégié se situer dans un endroit en dehors des Caractéristiques certifiées : la qualité de
sera celui de détection/intervention. zones de risques à protéger. l’accueil, l’identification des besoins et du
contrat de maintenance, les délais d’in-
Le nombre de détecteurs doit être déterminé de façon à ne pas dépasser tervention et de dépannage, les presta-
certaines valeurs de la superficie surveillée par détecteur (A max). Ce tions techniques de vérification pério-
tableau indique la valeur de Amax en fonction de la surface (S) du
plancher, de la hauteur (h) du local et de l’inclinaison (i) du plafond diques et de maintenance, la proposition
Extrait de la règle APSAD R7 éditée par le CNPP. d’un bilan annuel personnalisé des inter-
Surface maximale surveillée par détecteur (A max) et ventions et suggestion des installations,
distance horizontale maximale (D) entre tout point du la qualité de l’organisation de l’activité, la
* APSAD :
plafond (ou de la toiture) et un détecteur Assemblée plénière
Surface Hauteur compétence du personnel, l’adaptation
Type de détecteur du local du local des sociétés
i ≤ 20 ° 20 < i ≤ 45 i > 45 ° d'assurances dommages des moyens matériels.
S en m2 h en m
A max D A max D A max D
en m2 en m en m2 en m en m2 en m
S ≤ 80 h ≤ 12 80 6,7 80 7,2 80 8 Cas des détecteurs de flammes. Tableau des
Fumée h≤ 6 60 5,8 60 7,2 60 9 superficies surveillées par détecteurs (A max)
S > 80 en fonction de la hauteur de fixation du
6< h ≤ 12 80 6,7 100 8 120 9,9
détecteur Extrait de la règle APSAD R7 éditée par le CNPP.
S ≤ 40 h≤ 7 40 5,7 40 5,7 40 6,3
Thermovélocimétrique
S > 40 h≤ 7 30 4,4 40 5,7 50 7,1 Surface maximale surveillée au sol en m2
f = hauteur de
S ≤ 40 h≤ 4 24 4,6 24 4,6 24 4,6 fixation du V = angle d'inclinaison par rapport à la verticale
Thermostatique
S > 40 h≤ 4 18 3,6 24 4,6 30 5,7 détecteur (m) 0° < V ≤ 15° 15° < V ≤ 30° 30° < V ≤ 45° 45° < V ≤ 60°
S ≤ 80 h <12 25 5 25 5 25 5
Multiponctuel fumée* h <6 30 5,4 30 5,4 30 5,4 f ≤ 1,5 10 15 25 30
S > 80 1,5 < f ≤ 3,5 40 60 60 60
6 < h <12 35 5,9 35 5,9 35 5,9
3,5 < f ≤ 7 150 120 100 70
*La surface surveillée par détecteur est la surface surveillée par point de prélèvement.
*La surface maximale par réseau de prélèvement ne doit pas être supérieure à 400 m2. 7 < f ≤ 10 300 250 250 250
Le coefficient k ne s'applique pas à la distance D. 10 < f ≤ 20 550 440 350 250
Les deux conditions “A max” et “D” doivent être simultanément respectées.

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Questions
réponses

Maison individuelle :
les bonnes pratiques
pour l’alimentation électrique
Quel type de joncteur de branchement et la NF C 15-
branchement peut-on 100 entre le disjoncteur de branchement
mettre en œuvre pour et le tableau de répartition.
l’alimentation électrique Si le disjoncteur de branchement se trou-
d’une maison ve en limite de propriété, l’emploi de
individuelle ? câbles U 1000 R2V sous conduit TPC s’im-
Tout dépend de l’emplacement du pose. Si ce disjoncteur est différentiel, on
compteur d’énergie et du disjoncteur peut aussi utiliser (principalement en ter- chute de tension entre le disjoncteur de
de branchement : ces derniers peuvent rain inondable) des câbles U 1000 RGPFV branchement et le tableau de réparti-
se trouver à l’intérieur de la maison ou ou U 1000 RVFV, en reliant leur feuillard à tion, ce qui laisse 1 % pour les fils entre
bien, lorsque la distance entre le dispo- la liaison équipotentielle principale à l’en- le tableau et le point lumineux (ou la
sitif de raccordement au réseau et le trée du bâtiment. prise) le plus éloigné (50 m environ au
tableau de répartition principal dépasse maximum).
30 m, dans un coffret en limite de pro- À titre indicatif, les tableaux ci-dessous
priété. Dans ce cas, comme le disjonc- Quelle section choisir ? indiquent, pour une chute de tension
teur de branchement ne peut réaliser la La chute de tension entre le disjoncteur de 2 %, les longueurs maximales entre
fonction de coupure d’urgence, il faut de branchement et le point lumineux le disjoncteur de branchement et tableau
installer dans la maison un dispositif plus éloigné ne doit pas dépasser 3 %. de répartition, en monophasé et en tri-
général omnipolaire de coupure assu- Classiquement, on limite donc à 2 % la phasé.
rant également la fonction de section-
nement sur le tableau de répartition.
Longueurs maximales indicatives (en mètres) entre le disjoncteur de branchement et le
Si le disjoncteur de branchement n’est tableau de répartition en monophasé, pour une chute de tension de 2 % :
pas différentiel, cette fonction est alors Courant assigné Section cuivre en mm2
assurée par plusieurs dispositifs différen- maximal
tiels haute sensibilité (DDHS) 30 mA. La du disjoncteur 10 16 25 35 50 70 95 120
de branchement
liaison entre le disjoncteur de branche- 45 A 22 36 56 78 111 156 211 267
ment et ces DDHS doit avoir le niveau 60 A - 27 42 58 83 117 158 200
de sécurité de la classe II. 90 A - - 28 39 56 78 106 133

Longueurs maximales indicatives (en mètres) entre le disjoncteur de branchement et le


Quelles canalisations tableau de répartition en triphasé, pour une chute de tension de 2 % :
électriques employer
Courant assigné Section cuivre en mm2
entre le disjoncteur de maximal
branchement et le du disjoncteur 2,5 4 6 10 16 25 35 50 70 95 120
de branchement
tableau de répartition ?
30 A 16 25 38 66 107 166 233 332 465 631 800
Les canalisations enterrées doivent être 60 A - - 18 31 52 81 115 166 233 315 399
mises en œuvre en respectant les normes
en vigueur : la NF C 14-100 en ce qui Retrouvez ces informations dans le mémento Installation électrique locaux d’habitation (22e édition)
Référence : Pro 851-14 – Prix unitaire : 12 euros
concerne la canalisation en amont du dis-

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Réalisation

Sous le soleil
de la Manche
© Hélène Lequertier

© Hélène Lequertier

Capteurs solaires posés (et non encastrés) sur la toiture, installés plein sud (à + ou - 30 %).

propres besoins, sur une maison qu’il res- pour la mise en service d’équipements
Répondant à une demande croissante de
taure. Le voyant faire, certains clients ont eu solaires. « Quand on se penche sur la ques-
ses clients, Guy Lequertier, installateur- envie de tenter l’expérience du solaire à la tion, précise Guy Lequertier, on s’aperçoit
place d’une installation chaudière et sani- que Cherbourg (à 50 km de Saint-Sauveur)
électricien, se lance dans le solaire. Le Label
taire traditionnelle. bénéficie de 1 870 h d’ensoleillement
Promotelec couvre à titre expérimental ce Deux chantiers sont actuellement achevés, annuel, une situation qui rend parfaitement
type de réalisation. un troisième se prépare. Il s’agit chaque fois possible l’utilisation du solaire dans notre
de constructions neuves de maisons de 89, région. » À titre de comparaison, Bordeaux

V oici maintenant deux ans que Guy


Lequertier, artisan électricien à Saint-
Sauveur-le-Vicomte (50), s’intéresse aux
100 et 200 m2, de plain-pied ou R+1. Selon
les cas, les équipements choisis compren-
nent la pose d’un ballon sanitaire et du
affiche une durée d’ensoleillement annuel
de 2 050 h (soit seulement 180 h de plus).
L’expérience a démontré à Guy Lequertier
installations solaires. Avant de démarrer la chauffage de la maison, ou le sanitaire uni- qu’un chauffe-eau solaire présente un ren-
commercialisation de cette technologie quement. À première vue, rien ne désigne la dement de 60 %, soit une économie sen-
nouvelle pour lui, il en a fait l’essai, pour ses Manche comme région de prédestination sible.

Promotelec référence les matériels


Depuis trois ans maintenant, Promotelec, en collaboration avec EDF, l’Ademe, le CSTB et Enerplan, participe à
une commission chargée d’établir et de faire vivre une liste, régulièrement mise à jour, qui répertorie les
chauffe-eau solaires et électrosolaires répondant à un cahier des charges spécifique.
http://www.promotelec.com/produits/labels/materiels/liste_cdch_CESI_0405.pdf

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Fil Pilote n°34 - nlle version 21/02/06 14:04 Page 11

Réalisation

Les SSC et le Label Promotelec habitat neuf


À titre expérimental, et jusqu’à nouvel ordre, les systèmes solaires combinés (SSC) sont pris en compte
dans le Label Promotelec habitat neuf pour les maisons individuelles. Les systèmes (équipements)
éligibles dans ce cadre sont ceux figurant dans la liste Ademe, mis en œuvre dans les conditions
demandées par l’Ademe (installateur Qualisol) et bénéficiant d’un appoint électrique par effet Joule.
Cet appoint est dimensionné à 1,2 fois les déperditions du logement. En outre, les installations doivent
être équipées d’un indicateur de consommations sur l’appoint électrique et les auxiliaires.

Ensemble de distribution
© Hélène Lequertier

Divicon solaire assurant les


fonctions hydrauliques
et de sécurité thermique de
l’installation.

Installation solaire, vue


de l'intérieur. Ballon émaillé pour la
production d’eau chaude sanitaire.

© Hélène Lequertier
En complément d’un ballon de 750 litres, ali-
menté par panneau solaire, il adjoint une
résistance électrique incorporée qui garantit
la fourniture en eau chaude, quelles que
soient les conditions météorologiques. Côté sélectionner (via l’installateur) des équipe- aujourd’hui un tout autre point de vue.
chauffage, la seule contrainte du solaire tient ments listés par l’Ademe, comme « Les gens montrent un intérêt réel pour
à la pose d’un plancher chauffant. «Travailler conformes à ses exigences. Au sein de des sources d’énergie propres, confir-
avec des radiateurs reste possible mais pré- l’entreprise Lequertier, ce sont les produits me-t-il, la pression observée aujour-
sente un rendement bien moins satisfaisant », Viessmann qui ont été retenus. Ensuite, il d’hui sur l’envolée des tarifs du fioul
poursuit Guy Lequertier. Là encore, pour une convient de respecter un ratio entre la change la donne. » Dans son entreprise,
chaudière, il est possible d’effectuer une surface habitable et celle des panneaux l’installation de panneaux, de chauffe-
relève via une pompe à chaleur pour un installés : 1 m2 de panneaux solaires pour eau et chaudière solaires revient à
chauffage confortable en permanence. 10 m2 de surface habitable, l’installation 9 000 € (en encastré), un budget légè-
des panneaux peut s’encastrer à la toiture rement supérieur à celui d’une installa-
Questions (ce qui les rend plus discrets) ou posés tion au fioul. Ensuite, Guy Lequertier
de subventions dessus (moins onéreux). Enfin, pour opti- fait preuve de pragmatisme.
Pour que ses clients bénéficient de toutes miser la récupération d’énergie solaire, les Il rappelle que le particulier bénéficie
les aides possibles, Guy Lequertier a obtenu, panneaux doivent être placés plein sud d’un crédit d’impôt pour le matériel
il y a deux ans, un agrément Qualisol, (à + ou - 30 %), autrement le rendement (voir encadré) et d’aide ou prime de
décerné par l’Ademe, qui le reconnaît serait moindre. Pour l’instant, l’entreprise l’Ademe ainsi que du Conseil régional
comme installateur solaire agréé. « Les par- Lequertier limite ses réalisations à des (dans le cas de la Manche). Des incita-
ticuliers doivent remplir un cahier des charges panneaux intégrés à la toiture, mais déjà tions qui se limitent pour l’heure à la
précis remis à l’Ademe ainsi qu’au Conseil Guy Lequertier s’intéresse aux panneaux résidence principale.
régional pour bénéficier pleinement des sub- “à plat” qui autorisent d’autres aménage-
ventions qui s’ajoutent au crédit d’impôt, ments.
continue Guy Lequertier, mis bout à bout,
l’ensemble de ces aides fait de l’énergie Des investissements Crédit d’impôt depuis le 1er janvier 2006
solaire un investissement intéressant finan- maîtrisés pour la résidence principale
cièrement et respectueux de l’environne- Avant d’entamer cette reconversion, Crédit d’impôt matériel :
ment, ce qui ne gâche rien, bien au Guy Lequertier pensait, comme 50 % des achats de matériel avec un plafond de 8 000 €
contraire. » d’autres, que le solaire entraînait des par adulte + 400 € pour un enfant à charge (modalités
Outre l’intérêt d’un installateur agréé, il surcoûts que les particuliers n’étaient spécifiques pour les enfants supplémentaires).
importe aussi pour les particuliers de pas prêts à supporter. Mais il adopte

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Les échos du site


Infos pratiques Promotelec
Vous avez été nombreux à vous

Guide Habitat communicant : intéresser au dossier technique du


précédent Fil Pilote. Cet article portant
sur l’optimisation d’une chaudière

un nouvel ouvrage fioul avec le couplage d’une PAC est


consultable sur www.promotelec.com
à la rubrique “Informations

de référence techniques”. Prochainement, une


application sera mise à disposition
pour permettre, à partir des
consommations actuelles de
chauffage de vos clients, de
C e nouveau guide de 132 pages publié par Promotelec répond à un double
objectif : accompagner les prescripteurs et les installateurs de systèmes
domotiques, mais aussi informer le grand public de l’évolution de l’offre dans
déterminer le dimensionnement d’une
PAC en relève ou substitution de
chaudière et d’apprécier ainsi le gain
l’habitat communicant et automatisé. Les règles d’installation requises pour une économique, mais aussi la
qualité optimale y sont énoncées, une grande partie est réservée aux réseaux de contribution à la réduction des
communication VDI, aux réseaux bas débit, aux technologies alternatives, aux bus émissions de gaz à effet de serre.
de contrôle du bâtiment (type Konnex) et aux solutions d’automatismes De même, des compléments
d’information concernant la RT 2005
communicants.
restent disponibles sur le site à la
Cet ouvrage de référence présente les applications et les services dans les rubrique “Focus”.
domaines du confort, de la communication, de la sécurité et de l’aide au maintien
Rubrique Questions/Réponses :
à domicile dans le secteur résidentiel. Il dresse l’éventail des systèmes existants
Promotelec et l’UTE mettent en
et aborde également les aspects liés à l’exploitation et à la maintenance. commun leur savoir.Toutes les
questions le plus fréquemment posées
(FAQ) du site de l’UTE, concernant la
norme NF C 15-100, viennent enrichir
les Questions/Réponses de
Promotelec. L’internaute accédant aux
FAQ de l’UTE relatives à la norme est
orienté vers le site de Promotelec.
Au final, pour l’internaute : un
maximum de questions concernant
l’électricité sont regroupées sur un
seul site : www.promotelec.com et il
peut facilement retourner, s’il le
souhaite, sur www.ute-fr.com

Référence : PRO 1225-1


Prix : 33 euros Pour commander
Offre de lancement : 30 euros jusqu'au la documentation,
17 avril 2006. deux solutions
Le site Internet
www.promotelec.com
Salon Interclima + rubrique librairie
Par correspondance en indiquant
Elec home & building les références souhaitées et en adressant
votre règlement à l’ordre de Promotelec.
Promotelec était présent à Elec, le grand rendez-vous Tour Chantecoq - 5, rue Chantecoq
biennal de la filière électricité, qui s’est tenu du 17 au 92808 Puteaux cedex
20 janvier dernier, à Paris, Porte de Versailles.
Frais de port depuis janvier 2006
Près de 1 500 visiteurs sont venus sur le stand de
Une participation de 5,50 euros TTC est
Promotelec, demander des informations et des demandée pour les envois en France
conseils sur la réglementation électrique et thermique, métropolitaine.
Pour les envois hors France métropolitaine,
et sur le confort électrique. vous pouvez nous contacter pour un devis
Ils ont pu consulter le site Internet de Promotelec, se au 01 41 97 42 22 ou par fax au 01 41 97 41 15.
procurer le catalogue des publications 2006 et Pour plus d’information
découvrir le guide Habitat communicant qui était Connectez-vous sur promotelec.com,
rubrique “Librairie en ligne”. Les conditions
diffusé en avant-première sur le salon. générales de vente sont disponibles dans les
“Infos pratiques”.

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