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CHIMIE DES EAUX

Mme F. Dermouche
INTRODUCTION
"L'eau pourrait bientôt être plus convoitée que le pétrole"

Ce constat d'un expert de l'Unesco sonne comme une mise en garde.


Car l'accès à l'eau douce menace d'être le problème majeur du XXIe
siècle. Aujourd'hui, une personne sur cinq, soit plus d'un milliard
d'êtres humains, n'a pas accès à l'eau potable. Un manque croissant
est déjà source de conflit.
L'ONU recense environ 300 zones potentielles de conflits pour le
contrôle de l'eau dans le monde. Pourtant la "planète bleue" ne
manque pas de ressources.
L'eau couvre les trois quarts de la surface de notre planète. Il s'agit
essentiellement d'eau de mer (97,5%) et des glaces des pôles. L'eau
douce liquide ne représente que 0,03% des réserves.
L'eau ne disparaît pas mais elle ne se crée pas non plus et la demande
d'eau ne fait qu'augmenter sur tous les continents. Le cycle de l'eau
passe toujours par les mêmes phases (voir schéma):
Répartition des eaux douces & salées
Quatre grands réservoirs d’eau de l’hydrosphère
¾les mers et océans,
¾les eaux continentales (superficielles et souterraines),
¾l’atmosphère,
¾la biosphère,
L’échange d’eau est permanent et forme le cycle externe de l’eau.
Le moteur de ce cycle le soleil
Grâce à l’énergie thermique qu’il rayonne, il active et maintient constamment
les masses d’eau en mouvement.
Ce cycle se divise en deux parties intimement liées :
- une partie atmosphérique: circulation de l’eau dans l’atmosphère, sous
forme de vapeur d’eau essentiellement,
- une partie terrestre: écoulement de l’eau sur les continents, superficiel ou
souterrain.
La dynamique du cycle de l’eau:
En moyenne sur l’année et sur l’ensemble du globe terrestre, 65% des
précipitations arrivent à terre s’évaporent, 24% ruissellent et 11%
s’infiltrent.
Cycle de l’eau stationnaire:
Des échanges d’eau se produisent également entre l’hydrosphère et
le manteau terrestre. Dans la haute atmosphère, des molécules d’eau
sont constamment décomposées par les rayons ultraviolets solaires
et l’ hydrogène ainsi créé, trop léger pour être retenu par la gravité,
s’échappe dans l’univers. Mais ces phénomènes restent
suffisamment négligeables pour que globalement la quantité totale
d’eau dans l’hydrosphère reste constante : l’analyse des sédiments
marins a en particulier révélé que le volume des eaux océaniques
avait très peu varié depuis un milliard d’années.

On peut donc considérer que le cycle de l’eau est stationnaire.

Toute perte d’eau par l’une ou l’autre de ses parties, atmosphérique

ou terrestre, est compensée par un gain d’eau par l’autre partie.


Le cycle naturel
1. L'évaporation : l'eau des océans, des rivières et des lacs s'évapore et
monte dans l'atmosphère.
2. La condensation : dans l'atmosphère, la vapeur d'eau se condense en
minuscules gouttelettes formant des nuages.
3. Les précipitations : les nuages déversent leur contenu sous forme de pluie,
neige ou grêle. La majeure partie de l'eau tombe directement dans les
océans.
4. Le ruissellement et l’infiltration: l’eau qui tombe sur les continents rejoint les
torrents et rivières qui se jettent à leur tour dans les océans ou s’infiltre dans
le sols et alimente les nappes phréatiques qui donneront naissance à des
sources
Et le cycle recommence…
L’intervention humaine
a. Les prélèvements : les activités humaines prélèvent l’eau dans les rivières
ou dans les nappes et la traitent avant usage.
b. Les usages : l’homme utilise l’eau pour des activités domestiques et
industrielles.
c. L’épuration : après usage, l’eau subit une épuration.
d. Le rejet dans le milieu naturel : après épuration, l’eau retrouve le milieu
naturel.
4 Phénomènes naturels entretiennent le cycle de l’eau
L’eau se retrouve partout sur la Terre, elle peut se présenter sous différentes
formes et chacune de ses formes correspond à un état physique de l’eau :

• État solide : glace, neige, verglas...


La neige est bien un état solide de l'eau, car elle est constituée de petits
fragments solides de glace.

• État liquide : Mers, lacs, rivières, pluie, nuages, brouillard...


Les nuages correspondent à un état liquide de l'eau, car ils sont constitués de
fines gouttelettes d'eau qui sont en suspension.

• État gazeux : vapeur d’eau.

Chutes d'eau Iceberg Nuages


LIQUIDE SOLIDE VAPEUR
L’eau potable : son cheminement jusqu’à la maison
L’eau usée : son cheminement quittant la maison

Dans les grandes villes, l'eau utilisée par la famille chaque jour s'écoule dans les tuyaux
d'évacuation des eaux usées . Ces tuyaux aboutissent à une canalisation plus grosse,
elle-même reliée, à l'extérieur de la maison, à un système de collecte d’égouts. Celui-ci
dessert toute la communauté et collecte l'ensemble des eaux usées des habitations. À
leur sortie des maisons, les eaux impropres sont dirigées vers une station d'épuration
où elles sont traitées avant d'être rejetées dans l’environnement (rivières, lacs, mers,
etc.) Cette situation idéale ne concerne cependant qu'une faible partie de la population.
Eau saine

Eaux usées

Deux habitations sur trois ne sont pas raccordées à des systèmes d’égouts,
où celles-ci sont déversées directement dans une rivière ou en nature. Dans
les petites municipalités, la solution au problème de la pollution par les eaux
usées est l'assainissement de ces eaux par l’utilisation de fosses septiques
familiales.
UTILISATION DE L’EAU
Utilisation des propriétés thermodynamiques :
•Fluide caloporteur : apport ou extraction d'énergie thermique
des locaux, des process, ...
•Production d'électricité par turbinage de vapeur.

Utilisation des propriétés chimiques :


•Milieu réactionnel : traitements de surface, teinturerie, ...
•Solvant : lavage de récipients, de matières premières, de
produits finis, de gaz/fumées ...

Utilisation de l'énergie mécanique :


•Entraînement de machines : turbinage
•Transport ou déplacement de matières : pâtes à papier,
déchets, récupération de pétrole ...
•Découpe hyperbare, décalaminage, grenaillage, ...
Utilisation en tant que matière première :
•réponse aux besoins hydriques : arrosage, irrigation, boisson, ...
•fabrications de jus, boissons, conserves, ...
•humidification de l'air,
•préparation de solutés en pharmacie, cosmétologie, ...

et aussi les loisirs...


piscines, complexes nautiques, bains, ...
Principales
utilisations
industrielles
de l’eau et
sources
disponibles
Eaux de process
Eau de process c’est l'eau brute prélevée dans la nature et destinée
aux besoins d'une usine pour :
- sa production de vapeur
- ses circuits de réfrigération
- son procédé de fabrication
Alimentation des chaudières
Une chaudière a besoin d’eau pour produire de la vapeur. L’eau
d’alimentation de la chaudière est constituée d’eau d’appoint, qui
sert à compenser les pertes, et des retours éventuels des
condensats de vapeur.
Pour garantir un fonctionnement optimisé de la chaudière, la
qualité des eaux condensées et d’appoint doit être optimisée. En
effet les condensats contiennent des impuretés provenant du
primage de la chaudière, des produits de corrosion présents
dans les tuyauteries de retour, des fuites éventuelles des
échangeurs calorifiques. La qualité de l’eau d’appoint est
dépendante de la pression de fonctionnement de la chaudière.
Schéma du circuit de l’eau dans une chaudière
L'eau brute provient de sources variées telles que:
- une rivière,
- un lac,
- une nappe phréatique,
- la mer,
- un réseau urbain.
Les principales causes d'ennuis dans les trois postes ci-dessus
peuvent se résumer comme suit:
CHAUDIERES

@ Variations des caractéristiques de l'eau utilisée


@ Mauvais fonctionnement du matériel d'épuration
@ Dosage incorrect des produits de conditionnement
@ Contrôles d'eaux erronés ou insuffisants

Ceci a généralement pour conséquences:

@ L'entartrage des surfaces de chauffe des chaudières et l'encrassement


par des dépôts divers
@ La corrosion en chaudière et sur les lignes de vapeur condensée
@ La dégradation du matériel ( chaudière et lignes de condensats)
@ L'arrêt de production si la chaudière doit être arrêtée pour réparation.
CIRCUITS DE REFROIDISSEMENT

@ Variations des caractéristiques de l'eau utilisée


@ Mauvais fonctionnement du pré-traitement d'eau d'appoint
@ Problèmes d'injection des produits dans l'eau recirculée
@ Problèmes de déconcentration de l'eau recirculée
@ Développements bactériens importants
@ Contrôles d'eaux erronés ou insuffisants

Ceci a généralement pour conséquences:

@ L'entartrage ou la corrosion de certains organes du circuit


@ Les encrassements, en particulier au niveau des échangeurs
@ Mauvais rendements d'échange, d'où perte de production
@ Arrêts pour nettoyages ou remises en état du matériel.
EAUX RESIDUAIRES

@ Changement de caractéristiques de l'eau à traiter avant rejet


@ Augmentation du débit des rejets
@ Nouvelles normes de qualité d'effluent
@ Contrôles d'eaux erronés ou insuffisants

Ceci a généralement pour conséquences:

@ Non conformité des eaux de rejet


@ Sous dimensionnement des ouvrages de la station de traitement
@ Surconsommation des additifs chimiques ( coagulants,…)
Les eaux, toujours minéralisées, et parfois polluées biologiquement
( par nature ou par apport extérieur) contiennent souvent des
impuretés qui peuvent conduire logiquement à trois principaux types
de problèmes:

- la corrosion
- l’entartrage
- les proliférations organiques

L'eau de rivière contient souvent beaucoup plus de solides en


suspension que l'eau stagnante.

L'eau de lac favorise les développements d'algues.

L'eau de nappes souterraines contient généralement de grandes


quantités de matières en suspension.

Le degré de traitement dépend de l'usage final qui en est fait.


GENERATEURS DE VAPEUR

Les qualités demandées par les constructeurs sont très


variables en fonction du timbre de la chaudière : la
qualité devra augmenter avec le timbre. On devra aussi
veiller au cahier des charges de l'utilisateur : la vapeur
doit pour certains usages, être d'une qualité
irréprochable sur le plan chimique ou physique (cas des
industries agro-alimentaires par exemple).
Caractéristiques des eaux pour les chaudières à tubes de fumée jusqu'à 25 bars
Pression de service <10bar 10-15 bar 15-25 bar

Eau d'alimentation conditionnée (eau d'appoint épurée + retours)


pH > 8,5 > 8,5 > 8,5
TH (°F) < 0,5 < 0,5 < 0,2

Élimination physique de l'oxygène dissous par dégazage thermique et/ou


02
utilisation de réactifs réducteurs ou inhibiteurs de corrosion.

Matières huileuses absence

Eau de chaudière
TAC (°F) <120 <100 <80
TA (°F) TA~0,7.TAC TA~0,7.TAC TA~0,7.TAC
SiO2 en mg.l-1 < 200 < 200 < 200
SiO 2 [1] <2,5 < 2,5 <2
TAC

Salinité totale en mg.l-1 <5000 <4000 <3000

Cl- <1000 <800 <600

PhosphatesPO43- (mg.l-1) 30 à 100 30 à 100 30 à 100

pH 10,5 à 12 10,5 à 12 10,5 à 12


[1]
Ce rapport doit être équivalent à celui de l'eau d'alimentation
Caractéristiques des eaux pour une chaudière à tubes de
fumée (Steambloc Junior 100 kW, timbre de 10 bars)
Eau d'alimentation
pH 8,5<pH<9,5
Dureté totale TH (°F) 0<TH< 0,5
Teneur en huile Néant
Teneur en silice La plus faible possible
02 <0,10 mg.l-1
Eau de chaudière
Dureté totale TH (°F) 0
TAC (°F) 40<TAC<120
TA (°F) TA>0,7.TAC
SiO2 en mg.l-1 < 100
Salinité totale en mg.l-1 <3500
Cl- en mg.l-1 <700
PhosphatesPO43- (mg.l-1) Entre 15 & 30
Pathologies : vues générales
Non adéquation de la qualité Modification de l'équilibre calcocarbonique par :
de l'eau et du métal utilisé, - élévation de température,
Hétérogénéités, - modification des pressions partielles
Mauvaise conception, - ajout d'alcalins
réalisation ou maintenance. Dépassement du produit de solubilité par :
- évaporation/concentration,
- modification de la température,
Corrosions Sédimentation déshydratation de boues

Incrustations
Dégradation des Embouage
matériaux
Présence de sédiments
qui peuvent provenir :
Autres dégradations - de la ressource,
- de mauvaises
conditions de
pH trop élevé pour réalisations ou de mise
certains élastomères, en service.
eau agressive avec
béton. Accumulation de matières

Présence de gaz qui peuvent


provenir :
- de la ressource et de
Développement modifications de la pression
d'organismes et/ou de la température,
- de réactions au sein de
l'eau.
Apports de nutriments,
Température et pH,
Stagnation, Accumulation de gaz
Luminosité.

Dégradation de la Dysfonctionnement des


qualité utilisations
Pathologies : entartrages.
Précipitation des sels
minéraux par
Dépôts Dépôts non incrustants :
dépassement du
boues
produit de solubilité.

Dépôts incrustants :
tartres

Réduction des sections de Isolation


passage thermique

Diminution des débits Chute de la puissance Augmentation des températures


si maintien de la transférée. locales
Augmentation des
pression.
pertes de charge si
maintien du débit.

Augmentation des
températures locales
Augmentation de la puissance
consommée par les pompes.
Fatigue du métal
Diminution de la
puissance transférée.
Dilatation différentielles des
Augmentation de la Augmentation du dépôts
puissance consommée niveau acoustique.
pour le maintien en
température.
Pathologies : cas de la vapeur.

Présence d'oxygène dissous,


pH trop faible ou trop élevé,
présence de métaux (cuivre)
dans les condensats.

Corrosions

Présence de CO2 dans le réseau.

Présence d'alcalino-terreux
(calcium, magnésium), Incrustations
dépôts des boues.

Dégradation,
Présence de boues qui peuvent être issues destruction des
: équipements.
- de la séquestration des alcalino-terreux, Embouage Dysfonctionneme
- de produits de corrosions, nt
de pollution des condensats. des utilisations

Variations de charge brutales,


présence de matières en suspension,
présence de tensio-actifs, Primage
concentration en sels trop élevée,
TAC trop élevé.

Présence de gaz qui peuvent provenir de :


- la dissolution des gaz atmosphériques, Accumulation de gaz
- la décomposition du CO2 en chaudière.
CHIMIE DE L’EAU
Introduction à la chimie de l'eau

• Qu'est-ce que l'eau


• Unités de mesure
• Polluants et impuretés
EAU

¾Eau:
H2O + polluants

¾Caractéristiques remarquables:

•Densité plus faible à l'état solide


•Tension de surface élevée
•Solvant universel
•Chaleur de vaporisation élevée
•Tension de surface élevée
La molécule d'eau
L'eau, solvant universel
Classes d'impuretés
Les composants peuvent changer

¾Au contact avec l'air: Oxygène, CO2, acidité/alcalinité,


Radon, Fer

¾Par activité biologique: composants organiques sont


dégradés en CO2, CH4, NO2-, NO3-, NH3, H2S, avec ou sans
consommation d'oxygène

¾Dans le sol: dissolution de rochers


La mesure des polluants
•Turbidité
•Coloration
•SDI
•pH
•Potentiel redox
•Conductivité
•Dureté
•Concentrations (ppm, mg/l)
Évaluation du contenu en
calcaire: points de repère

De l'eau en provenance de régions avec des roches


calcaires est saturée en calcaire, donc pas corrosive, mais
précipite facilement du calcaire
L'eau de pluie, ou de l'eau adoucie, déminéralisée ou
additionnée d'acide n'est pas saturée en calcaire, donc
corrosive. Utiliser de l'acier inoxydable ou des matières
plastiques pour la tuyauterie. Ne précipite pas facilement
du calcaire.
Si une eau non saturée est chauffée ou concentrée, un
calcul devient nécessaire pour déterminer si elle est
saturée après.
Principales analyses chimiques
effectuées sur les eaux industrielles
Définition Remarques

Mesure nécessitant un matériel


Notions d'acidité et d'alcalinité
pH de contrôle en parfait état et
de l'eau
étalonné.

Conducti Donne une idée de la salinité


État de charge ionique de l'eau
vité totale d'une eau

Total des sels de calcium et de


TH Dureté totale de l'eau
magnésium d'une eau

Ca Teneur en ions calcium

Mg Teneur en ions magnésium

mesure OH- + 1/2 CO 3-- +


TA Titre alcalimétrique
1/3 PO4---

TAC Titre alcalimétrique complet mesure OH- + CO 3-- + 2/3 PO4---


+ CO3 H-
TaOH Titre basique = 2 TA - TAC

Cl Teneur en ions chlorures

SO4 Teneur en ions sulfates

Mesure importante pour les eaux


SiO2 Silice
déminéralisées et de chaudières.

Mesure faite sur circuits de


PO4 Phosphates
refroidissement et chaudières

Permet de suivre la corrosion de


Fe Fer
l'acier

S'exprime en mg/l d'oxygène


MO Matières organiques
consommé .

Mesure importante sur les eaux


MES Matières en suspension avant osmose inverse ou tout
traitement sur membranes.
La précision des analyses est le point le plus important. Des solutions titrées
fraîchement préparées et des appareils de contrôle étalonnés régulièrement
avec des solutions étalon d'excellente qualité sont des impératifs à respecter.
Mais pas de crédibilité concernant les analyses d'eaux que si les prélèvements
ont été effectués correctement.
Exemple: analyses des eaux des chaudières:
Le schéma de prélèvement des différentes eaux est le suivant:
Valeurs types de l'indice de colmatage

Type d'eau Valeurs


Eau souterraine ou eau d'un puits de plage <2
Eau de surface >6
Eau du robinet (venant d'eau de surface) souvent > 5
Eau d'alimentation d'un module spiralé <3à5
Eau d'alimentation d'un module de fibres
<2 à 3
creuses (fines)
Ces systèmes doivent être traités pour éviter la corrosion et les dépôts, qui
provoquent des pertes de chaleur et des réparations ainsi que des pertes de
production.
Les impuretés qui provoquent la corrosion sont:
- les acides
- les bicarbonates
- le dioxyde de carbone
- les chlorures
- l'oxygène
- l'hydrogène sulfuré

Les encrassements sont le fruit:


- du Calcium
- du Magnésium
- de la Silice
- du Fer
- du Manganèse
Constat: Importantes corrosions sans Constat: Entartrage d'une chaudière à tubes
percement. Origine bactérienne. de fumée ( P= 15 bars).

Constat: Dépôt de slime bactérien,


hydrocarbures et oxydes métalliques
dans un échangeur de chaleur eau
hydrocarbures ( Raffinerie de pétrole).
Ces phénomènes sont généralement simultanés.

Puisque les circuits de refroidissement ont pour mission de


"refroidir" des "produits" ou des unités de process par l'intermédiaire
d'échangeurs de chaleur, l'on conçoit que le rendement d'échange
soit un point important au niveau du rendement global des unités,
donc de la production.

Ainsi, tout phénomène ou processus capable de diminuer ce


rendement doit être maîtrisé: c'est le cas de l'entartrage et des
proliférations organiques.

Ainsi également, toute action de l'eau susceptible de dégrader les


matériaux constitutifs des installations, c'est à dire essentiellement
les échangeurs de chaleur, doit être également maîtrisée : c'est le cas
de la corrosion chimique ou bactérienne.
L'EAU : "H2O" + ... matières en suspension sables
argiles
débris végétaux
débris animaux

matières en émulsion graisses


huiles
hydrocarbures
goudrons

matières colloïdales argiles


silice
composés organiques

matières organiques dissoutes débris végétaux et animaux


décomposés
produits de synthèse
pesticides
fongicides
herbicides

matières minérales dissoutes roches solubilisées


apports liés à l'activité
humaine
gaz dissous gaz atmosphériques naturels
gaz liés à l'activité humaine

organismes vivants vers


insectes et larves
algues
champignons
bactéries
(*) : les virus ne sont pas classables dans cette catégorie. virus (*)
Microscope Microscope Visibilité à l'œil nu
électronique optique
0,1 nm 1 nm 10 nm 100 nm 1 mm 10 mm 100 mm 1 mm 1 cm

Ions Molécules

Etat dissous Etat colloïdal Solides décantables

Silice colloïdale Sables fins Sables


moyens

Dimensions des Argiles Limons Charbon actif

particules et
techniques Virus Bactéries Algues Résin
es
séparatives utilisables. Pyrogènes Globules Cheveux
rouges

Sucre Fumée de tabac Pollens


s

Colorants Pigments de peinture Poussière de


charbon

Fumées Brouillards Pluie

OSMOSE ULTRAFILTRA MICROFILTRATIO CLARIFICATION EXTRACTI


INVERSE TION N ON

Techniques séparatives sur membranes Filtration : Tamisage, dégrillage

Dialyse Filtration sur cartouche Filtration sur lit

Echange d'ions Coagulation & floculation Décantation


ANALYSE DES EAUX: SIGNIFICATION DES TITRES CHIMIQUES
pH, TH,TA et TAC,Conductivité, DBO et DCO

Le pH (potentiel hydrogène) :
C'est une échelle logarithmique qui varie de 0 à 14 et qui traduit l'acidité ou
l'alcalinité d'une solution, la neutralité étant à pH 7.

- Le pH des eaux naturelles varie entre 6,5 et 8,2 en moyenne


- Les solutions de bases faibles comme l'ammoniaque ont un pH variant entre 9
et 12.
- Les solutions de bases fortes comme la soude ont un pH variant entre 12 (à
0,4 g/l) et 14 (à 40 g/l) voire plus.
- Les sels d'acide fort et de base forte comme le chlorure de sodium (sel de
table) ou le sulfate de calcium n'ont pas d'influence sur le pH.
- Les sels d'acide faible et de base forte comme le carbonate de soude se
comportent comme des bases faibles.

Le pH est un des paramètres importants influençant la tendance entartrante ou


agressive d'une eau naturelle: d'une manière générale une baisse du pH
favorisera la tendance agressive et une élévation du pH, le caractère entartrant.
Le TH (Titre Hydrotimétrique) ou dureté de l'eau

Le TH indique la teneur globale en sel de calcium et de magnésium


qui sont responsables de la dureté de l'eau, dans la plupart des eaux
naturelles, le calcium contribue au TH dans la proportion de 70 à 90
%.

L'unité de mesure du TH est le degré français ( °f)


1°f = 4 mg/ l de calcium ou
= 2,4 mg/l de magnésium,
= 10 mg/l de Ca CO3 (carbonate de calcium ou "tartre" )

Pour fixer les idées on considère que :


- de 0 à 5 °f eau très douce.
- de 5 à 15 °f eau douce.
- de 15 à 25 °f eau moyennement dure.
- de 25 à 35 °f eau dure.
- à plus de 35 °f eau très dure.
On distingue :

• TH total : Totalité des sels de calcium et magnésium = dureté

• TH calcique : Totalité des sels de calcium.

• TH magnésien : Totalité des sels de magnésium.

• TH temporaire : Ou dureté carbonatée correspond aux carbonates et


bicarbonates de calcium susceptibles de précipiter par ébullition,

• TH permanent : Ou dureté non carbonaté correspond au sulfate et au


chlorure de calcium stables, il est égal à la différence entre le TH et le TAC.

Nota: il est également utilisé le degré anglais, le degré américain et le degré


allemand ou °dH.

1° français = 0.7° anglais = 0,58° américain = 0,56° allemand


1° anglais = 1.44° français = 0,83° américain = 0,8° allemand
1° américain = 1,72° français = 1.20° anglais = 0,96° allemand
1° allemand = 1,79° français = 1.25° anglais = 1,04° américain
Le degré français valant 10 mg /l de CaCO3 est donc l'unité la plus
petite et la plus précise,

De plus par une heureuse coïncidence, le calcium bivalent ayant une


masse molaire de 40 g , on abouti à la relation simple de:

1 °f = 0.2 meq/l

( milli-équivalent / litre, qui est l'unité internationale )


relation plus aisé à retenir que dans les autres unités.
le TA et le TAC (Titre alcalimétrique et titre alcalimétrique complet) :

Ces deux valeurs permettent de connaître les concentrations en


bicarbonates, carbonates et éventuellement en hydroxydes (bases fortes)
contenues dans l'eau:
TA = OH- + 1/2 CO3-
TAC = OH- + CO3- + HCO3-

Le TA et le TAC s'expriment généralement en degré français (°f).


- 1°f = 3,4 mg/l OH- (hydroxyde)
- 1°f = 6,0 mg/l CO3 -- (carbonate)
- 1°f = 12,2 mg/l HCO3- (bicarbonate)
Le TA dose la totalité des hydroxydes et la moitié des carbonates qui sont alors
entièrement transformés en bicarbonates à un pH de 8,3.
Le TAC correspond à la totalité des bicarbonates et des carbonates.

L'alcalinité se mesure à l'aide d'une solution étalon d'acide fort en présence


d'indicateurs colorés de pH :
- La phénolphtaleine pour le TA, virant du rouge à l'incolore à un pH de 8,3.
- L' hélianthine pour le TAC, virant du jaune à l'orangé à un pH de 4,3.
Répartition de ces trois familles en fonctions des valeurs respectives du TA et
du TAC

Hydroxyde Carbonate Bicarbonate

TA = 0 0 0 TAC

TA <TAC/2 0 2TA TAC - 2TA

TA = TAC/2 0 2TA 0

TA >TAC/2 2TA - TAC 2 (TAC - TA) 0

TA = TAC TA 0 0

Remarque : On ne peut avoir à la fois présence d'hydroxydes et de bicarbonates, la réaction des deux
formant des carbonates. Le tableau ci-dessus est applicable pour des eaux de composition courante.
La présence significative d'autres anions particuliers ( Phosphates, Borates, etc...) fausserait les
relations établies par ce tableau.
La conductivité :

Elle dépend de la concentration en sels dissous conducteurs, sa mesure qui


est simple et rapide est très utile pour le suivi dans le temps d'une même eau
car elle permet de déceler immédiatement une variation de sa composition,
par exemple :

- Baisse de conductivité de l'eau d'un réseau de chauffage due à l'entartrage.


- Réglage de la purge d'une chaudière ou d'un circuit de refroidissement
pour limiter la concentration des sels dissous.
- Contrôle de la production d'une chaîne de déminéralisation.

Il est indispensable de préciser la température de référence à laquelle se


rapporte la mesure, la conductivité augmentant avec la température.

La conductivité est généralement mesurée en micro-Siemens par cm (µS/cm),


approximativement la valeur en µS/cm correspond à la salinité en mg/l.
On utilise également la résistivité, inverse de la conductivité, mesurée en
ohms.cm :
Résistivité (ohms.cm) = 1 000 000 / conductivité (en µS/cm)
DCO et DBO:
La DCO, Demande Chimique en Oxygène, représente la quantité de
dioxygène nécessaire à l'oxydation de l'ensemble des matières
organiques et minérales contenues dans l'eau, par oxydoréduction.
Cette donnée est représentative de la pollution organique et chimique.

La DBO, Demande Biochimique en Oxygène, représente le besoin en


dioxygène d'une eau pour assurer la dégradation biochimique des
matières organiques. Si la DBO est trop élevée, cela peut aboutir à une
désoxygénation de l'eau.
Toutes les eaux sont vulnérables à la pollution par des micro-organismes.
•Les bactéries et les virus:
Les bactéries qui sont des indicateurs de la pollution fécale sont introduit
dans l'environnement par le déversement des eaux usées municipales qui ont
ou non été traitées au préalable.
La croissance des germes peut être à l'origine de nombreux problèmes dans
le système de distribution : consommation d'oxygène dissout, corrosion,
mauvais goût de l'eau.
•Les phytoplanctons et les zooplanctons
L'eau de surface contient de nombreux organismes tels que les
Phytoplanctons et les Zooplanctons. Certains de ces organismes comme les
Actinomycètes et les Cyanophycée secrètent des composés qui donne à l'eau
un mauvais goût et une mauvaise odeur. D'autres sont pathogène pour
l'homme.
La présence d'algues et de micro organismes dans le système d'alimentation
en eau est déplaisant pour la consommation et leur croissance peut
s'accompagner de perturbations du milieu naturel.
En plus, lors de leur mort ou lors de leur croissance, certains
microorganismes secrètent des métabolites toxiques pour les animaux.
•Turbidité:
Avec la couleur, la turbidité de l'eau c'est à dire sa transparence est un facteur
prépondérant pour la consommation de l'eau. La turbidité doit être contrôlée:
- pour permettre une désinfection efficace de l'eau
- pour enlever tous les polluants adsorbés par les solides en suspensions tels
que les métaux lourds.
- pour lutter contre la sédimentation dans le système de distribution.
•Couleur:
Les couleurs de l'eau peuvent résulter de la présence d'impuretés minérales ou
organiques. On doit enlever ces particules dans le but de rendre l'eau plus
agréable à la consommation. Enlever des couleurs indésirables d'eau revient à
enlever des particules organiques indésirables.
•Minéralisation:
L‘alcalinité de l'eau et sa dureté contribue au même titre que le pH et les acides
carboniques dissous à l'équilibre carbonate de l'eau. Une tentative est faite pour
atteindre cet équilibre de manière à éviter la formation de calcaire et de corrosion.
Si la quantité de sulfate présente dans l'eau est trop importante cela a des
conséquences sur le goût et le caractère laxatif de l'eau. Pour une quantité de
chlorure trop importante en plus du goût l'eau devient corrosive.
pollution minérale
•Certains métaux:
Le fer et le manganèse peuvent colorer l'eau et être à l'origine d'un
phénomène de sédimentation dans l'eau. cela peut aboutir à un phénomène de
corrosion. Qui plus est, ces métaux affectent les qualité organoleptiques de
l'eau comme d'autres métaux tels que le cuivre, l'aluminium et le zinc pour ne
citer qu'eux.
•Gaz dissout:
La présence d' H2S dans l'eau est un indicateur de conditions anaérobiques et
montre que le potentiel d'oxydo-réduction de l'eau est trop faible ce qui
provoque la formation de mauvaises odeurs et contribue à rendre l'eau plus
corrosive. H2S doit être enlever de l'eau.
•Ions ammonium (NH4+):
Les ions ammoniums n'ont pas de conséquences sanitaires importantes sur la
santé du consommateur mais leur présence dans l'eau est un indicateur de
pollution de cette eau. Les ions ammoniums doivent être enlevés de l'eau car
ils constituent un nutriment pour la croissance de certaines bactéries.
Impuretés affectant la santé du consommateur:
· Métaux: En particulier le cadmium, le chrome, le plomb, le mercure, l'arsenic
et le sélénium doivent être enlevés de l'eau. Généralement ils sont adsorber
dans des solides en suspension et il suffit d'enlever ces solides en suspension
pour enlever ces métaux. On a également recours à des traitements chimiques
pour détruire les complexes qui peuvent être formés par ses métaux.

· Dureté: Même si une eau trop dure n'est très nocive pour la santé il ne faut
pas perdre de vue que cela peut être synonyme d'absorption par le corps
humain d'une grande quantité de sodium et de risque d'hypertension.
· Fluor: Trop de Fluor n'est pas bon pour les os. dans certain cas il est
important de réduire la concentration en fluor de l'eau avant consommation.
Impuretés organiques
De nombreuses impuretés organiques se retrouvent dans l'eau souterraine
et de surface. Ces impuretés organiques sont classées en 6 catégories: ·
Acides humiques ·
Acides hydrophiles ·
Acides carboxyliques ·
Amino - acides ·
Hydrocarbures ·
Carbones hydratés
Concentration totale en Carbone Organique: COT
LES POLLUANTS DES EAUX
RESIDUAIRES
La pollution de l'eau provient essentiellement des villes, de l'industrie
et de l'agriculture. La pollution générée par les deux premières est
localisée (pollution "ponctuelle"), et peut être partiellement traitée,
tandis que l'agriculture provoque une pollution "diffuse", dispersée
dans les champs, qui atteint les nappes souterraines et les rivières
progressivement.

La pollution vient des villes, de


l'industrie et de l'agriculture.
Les principales familles de polluants
•Les matières en suspension (plancton, débris végétaux fins, minéraux,
matières organiques et minérales )

•La pollution organique (polluants biodégradables: DCO et DBO)

• La pollution micro biologique (virus, bactéries, parasites) limite les


usages de l’eau (baignade élevage de coquillages).
• Les matières fertilisantes( azote et phosphore entraînant la prolifération
d’algues qui diminuent la luminosité et consomment l’oxygène dissous
dans l’eau d’où eutrophisation)
• Les polluants métalliques et chimiques persistants (pesticides,
résistant à la dégradation chimique, biologique et par la lumière.
Avec les métaux lourds ils forment une famille de polluants très
dangereux : s'accumulant et se concentrant tout au long de la chaîne
alimentaire
•Les sels minéraux (chlorures ou sulfates de calcium, de magnésium,
de sodium ou de potassium) peuvent voir leur concentration s'élever
à la suite de rejets industriels.
Types de pollution

La contamination des eaux est principalement provoqué par :


•les polluants chimiques
•les polluants organiques (matières organiques fermentescibles,
micro-organismes)
•les polluants thermiques et radioactifs
Plus grave que la pollution des eaux superficielles : la pollution des
nappes souterraines par infiltration de contaminants
car l'auto-épuration n'y est pas possible(absence d'oxygène)

Pratiquement, on peut par ailleurs distinguer trois formes de


pollutions :
•celles qui amènent des désagréments (goût, odeur, bruit)
•celles qui occasionnent des dangers immédiats et graves
•celles qui peuvent présenter des dangers à long terme (effets
cumulatifs)
Les effets directs et indirects des pollutions.
Celles-ci peuvent induire des changements de pH de l'eau et amener
des dépôts de substances toxiques et également provoquer une
dystrophisation de l'eau.
NATURE PARAMETRES SYMB. EFFETS ORIGINE

MECANIQUE Matière en suspension MES Colmatage du lit de la Érosion des sols (orages), travaux en
Turbidité rivière, des zones de rivière, vidanges de retenues
reproduction des
poissons (frayères).

ORGANIQUE Oxygène dissous O2 Diminution de la Rejets domestiques et industriels


dissous photosynthèse
Demande biochimique DBO5 Consommation Élevages intensifs
en oxygène d'oxygène dissous au
Demande chimique détriment des poissons
en oxygène DCO

THERMIQUE Température T° Diminution de l'oxygène Eau de refroidissement des grosses


dissous usines
Perturbe les poissons

AZOTE Azote organique N-org Perturbe la production Rejets domestiques et industriels


d'eau potable
Ammoniaque NH4 Toxique pour les
poissons Élevages intensifs
Nitrites NO2 Toxique pour les
poissons excès d'engrais, rejets domestiques
Nitrates NO3 Perturbe la production
d'eau potable si fortes
concentrations
Contribue à
l'eutrophisation
PHOSPHORE Phosphore total P Augmente les risques Rejets domestiques essentiellement
Phosphates PO4 d'eutrophisation = Élevages et excès d'engrais
asphyxie de la rivière
par prolifération
d'algues

TOXIQUES Cyanures CN Inhibiteur de la vie Rejets d'industries :


& MICRO- aquatique - traiteurs de surfaces
POLLUANTS - utilisateurs de solvants
divers
Métaux lourds : Cd, Hg, Compromettent la
cadmium, mercure, Cr, Pb fabrication d'eau
chrome, plomb, ... métaux potable si normes
réglementaires dépass
ées
Solvants et divers : P-OH, F
phénols, fluor, solvants Risque de toxicité
chlorés immédiate et/ou de
toxicité différée par
Micro polluants accumulation dans
organiques : organo- les chaînes
halogénés AOx alimentaires Résultat de l'action du chlore sur les
(ex : chloroforme) matières organiques
Risques d'effets
Pesticides (atrazine, mutagènes et
lindane, ...) cancérogènes Rejets diffus provenant du traitement
des cultures, des abords des routes et
(La mesure des toxiques voies de chemin de fer.
se fait parfois par des
tests biologiques équitox
globaux
(ex : test daphnie))
RADIOACTIVI Activité globale Bq Risques mutagènes et Rejets des hôpitaux, activités
TE Analyses spécifiques cancérogènes nucléaires

BACTERIO- Analyses micro MES Turbidité Rejets domestiques


LOGIQUE biologiques : Contamination qui Elevages intensifs
- Bactéries nécessite une
- Virus stérilisation de l'eau
potable
Limite l'usage de la
baignade
L’INDUSTRIE PETROLIERE
Les activités de l’industrie pétrolière et gazière
comprennent:
¾l’exploration
¾l’exploitation
¾le transport
Le pétrole et le gaz, dont la gestion exige tout un réseau
d’installations et de distribution, sont transformés en
produits intermédiaires et finis dans les raffineries et
distribués aux acheteurs consommateurs.

Les activités du secteur pétrolier ont de nombreuses


répercussions sur l'environnement.
Raffinage du pétrole
Le pétrole brut est un mélange de nombreux hydrocarbures. Les
deux principaux constituants du pétrole sont:
¾ le carbone (84-87 %)
¾ l'hydrogène (11−14 %)

et, à des niveaux moindres,

¾le soufre (0-3 %),


¾l'oxygène (0-2 %),
¾l'azote (0-1 %).
Le pétrole brut peut aussi contenir certains métaux lourds à
l'état de trace.
L'objectif premier d'une raffinerie est de fractionner le
pétrole brut, qu'il soit de provenance naturelle (formation
géologique) ou dit synthétique (sable bitumineux) et de le
convertir en différents produits de consommation tels les
essences, le carburant diesel, les mazouts légers et lourds,
les bitumes, le kérosène ou des produits intermédiaires
alimentant l'industrie pétrochimique (naphta, distillat).

Les procédés unitaires du secteur du raffinage du pétrole sont


nombreux. Les principaux sont:
le dessalage, la distillation atmosphérique, la distillation
sous vide, le craquage et le reformage catalytique, et
l'hydrotraitement.
On peut définir le raffinage du pétrole comme la séparation
physique, thermique et chimique du pétrole brut en
composantes majeures de distillation ou fractions.

Ces fractions de distillation peuvent à leur tour être


transformées ou valorisées en produits pétroliers finis.

La raffinerie de pétrole est l’installation où se déroule ce


processus. Les installations de raffinage distillent ou
séparent le pétrole brut en plus petites fractions (ou
groupes de molécules) pour fabriquer plus de 2 500 produits
différents que nous utilisons dans nos véhicules, nos
maisons et nos industries.
On peut répartir ces produits entre trois grandes
catégories:

¾carburants (comme l’essence automobile, le carburant


diesel, le carburant aviation, le mazout léger et lourd)
¾produits hors combustibles (comme les huiles et les
graisses lubrifiantes, l’asphalte)
¾matières premières pour l’industrie chimique
Étapes des processus des industries pétrolières
La première étape obligatoire dans le traitement du pétrole
est le dessalage qui consiste à préchauffer le pétrole brut et
à le mélanger avec de l'eau. Différents additifs sont ajoutés
afin de dissoudre les sels minéraux présents.

L'eau contaminée est dirigée vers le système de traitement des


eaux résiduaires huileuses.

Tout le pétrole brut dessalé est ensuite chauffé et dirigé dans la


colonne à distillation atmosphérique. Il est ensuite séparé,
par distillation et épuisement à la vapeur, en diverses
fractions de plages d'ébullition différentes; les fractions sont
retirées en continu de la colonne et dirigées vers d'autres
unités pour un traitement ultérieur.
Le résidu en provenance de la colonne de distillation
atmosphérique (environ 30 % du brut) est acheminé dans une
colonne à distillation sous vide pour produire des gazoles
légers et lourds et du brai (asphalte).

Les gazoles lourds (environ 25 % de l'alimentation) provenant


de la colonne de distillation sous vide subissent une
conversion par craquage catalytique pour produire des
essences de meilleure qualité. Les gazoles sont alimentés en
pied de colonne et se vaporisent au contact du catalyseur
chaud dans un lit fluidisé. Les vapeurs sont séparées du
catalyseur et les produits sont récupérés dans une colonne de
fractionnement.
L'hydrotraitement (désulfurisation), dont la capacité
représente environ 30 % de la distillation, est un procédé
catalytique par hydrogénation utilisé pour la purification du
naphta, du distillat et des gazoles. Il permet de convertir les
oléfines en paraffines en les saturant avec l'hydrogène et de
purifier les produits pétroliers en réduisant approximativement
90 % des sulfures et 80-90 % des composés azotés. Il
permet, de plus, de réduire les composés oxygénés ainsi que
les halogénures et les métaux traces. Ce procédé convient
parfaitement à la production de carburant diesel et de mazout
domestique à faible teneur en soufre.
Le reformage catalytique est le procédé de réarrangement le
plus utilisé (environ 15 à 30 % de la capacité totale de
raffinage) et sert à augmenter l'indice d'octane de l'essence
extraite du pétrole brut. La réaction prédominante est la
déshydrogénation des naphtènes, tandis que l'isomérisation
et la déshydrocyclisation des paraffines sont aussi
d'importantes réactions secondaires. Le catalyseur utilisé
dans la réaction doit être remplacé périodiquement ou
régénéré. Les raffineries choisissent cependant, de plus en
plus, de régénérer le catalyseur en continu afin d'éviter les arrêts
de production.
Nature des effluents

Le pétrole brut est un mélange complexe constitué


d'hydrocarbures et d'impuretés tels des composés azotés,
sulfurés et oxygénés, des sels inorganiques et des traces
de métaux; ces contaminants se trouvent à l'effluent en plus ou
moins grande concentration.
Les produits utiles à la raffinerie et les bruts sont stockés avant
d’être utilisés. Durant le stockage des bruts, l’eau se sépare de
l’huile et il en résulte une eau résiduaire contenant de l’huile
libre et de l’huile émulsionnée, des matières en suspension
et des boues de fond.
Les principaux procédés de la raffinerie tels que le dessalage
et la distillation du brut ainsi que les unités de craquage et
d'hydrotraitement contribuent à la contamination des eaux;
on y trouve des débits importants d'eaux usées de même
que des concentrations élevées de contaminants. De plus,
les eaux de ballast qui servent à la stabilité des navires
constituent une charge importante au système de traitement
des eaux, principalement en huiles, en phénols, en matières
en suspension et en solides dissous.
Il existe beaucoup d'autres sources de contamination des
eaux dans une raffinerie de pétrole, mais elles sont de moindre
importance:
¾ eaux pluviales qui ruissellent sur les terrains de la
raffinerie,
¾ eaux usées domestiques,
¾ eaux de service (purge des chaudières, purge de l’eau
d’alimentation, eaux de refroidissement et purge des tours
de refroidissement indirect);
¾ nombreux produits chimiques utilisés dans les
procédés tels la soude caustique, les acides, les solvants,
les inhibiteurs de corrosion, les détergents, etc. peuvent
contribuer aussi à contaminer l'effluent à la suite d'un
déversement, lors des purges ou des nettoyages
d'équipements.
Ainsi, les paramètres les plus représentatifs pour assurer
une surveillance adéquate d'un effluent d'une raffinerie de
pétrole sont:
•les huiles et graisses (H&G),
•les phénols,
•les sulfures,
•l’azote ammoniacal (NH3-N)
•les matières en suspension (MES).
•Le pH doit aussi être mesuré en continu.
Émissions atmosphériques des raffineries de pétrole

Le processus de raffinage du pétrole entraîne le rejet de


plusieurs polluants atmosphériques, dont les oxydes de
soufre, les oxydes d’azote, les composés organiques
volatils, les particules, le monoxyde de carbone et le
benzène, de même que de nombreux gaz à effet de serre
(GES).
L’industrie du raffinage est à l’origine d’une émission de
polluants en raison de ses besoins propres en énergie
thermique et des émissions spécifiques dues aux
processus de traitement ou de fabrication employés. En
quantités variables, selon les unités considérées, elle est
émettrice de monoxyde et de dioxyde de carbone, de
dioxyde de soufre, d’oxydes d’azote, de poussières, de
composés organiques volatils (COV), etc.
Différents types de déchets générés par les
industries pétrolières:

Pollution Quantité approximatives


Système de
3.5-5 m3 de déchets par tonne de brut
refroidissement
DCO 300-600 mg/l
phénol 20-200 mg/l
huile-pétrole 100-300
Eau résiduaires mg/l (eau sans sels)
polluées huile-pétrole 5000 mg/l
benzène 1-100 mg/l
métaux lourds 0.1-100
mg/l
Déchets solides et de 3 à 5 kg par tonne de brut (80 % doit être considéré comme produits dangereux en
boues raison de la présence de métaux lourds et des produits toxiques).

Émissions de COV de 0.5 à 6 kg/tonne de brut


BTX (Benzène, Toluène et Xylène) de 0.75 à 6 g/tonne de brut
Oxydes de soufre 0.2-0.6 kg/tonne de brut
Autres émissions
Oxydes d'azote 0.006-0.5 kg/tonne de brut
Les industries pétrochimique doivent faire face à plusieurs
problèmes

Sels dans les réservoirs d'alimentation (problèmes


de corrosion et de bouchage ) et présence
d'aromatiques (source de COV):
Les raffineries de pétrole font tout pour éviter la présence de sels dans
les réservoirs d'alimentation en raison des problèmes de corrosion
et de bouchage. La première étape du raffinage est le dessalage où
une eau chaude extrait les sels. De manière générale il est assez
commun d'utiliser un anti-rouille ou un anti-corrosion dans le fuel.
Si les réservoirs d'alimentation contiennent des aromatiques ayant une
bonne solubilité tels que le Benzène ou le Toluène ils peuvent se
retrouver dans l'effluent dessalés ce qui constitue une source majeur
de production de composé organique volatil (COV).
Enlever les aromatiques, le pétrole, les graisses et les
composés organiques

Un traitement direct des eaux résiduaires avec du charbon


actif permet de réduire la concentration en aromatiques
jusqu'à des limites plus acceptables. De plus, le charbon
actif capture aussi les huiles, graisses et les autres matières
organiques. Le charbon actif est aussi utilisé pour enlever
les hydrocarbures et les courants de gaz organiques de la
raffinerie. Une autre application du charbon actif est
d'améliorer les boues activées de la raffinerie en leur
ajoutant du charbon actif en poudre
Enlever le Phénol et l'azote ammoniacal avec un
traitement biologique

Dans le but d'éliminer le phénol et l'azote, la meilleure solution


est d'utiliser un traitement biologique à l'aide de peroxyde
d'hydrogène.
En utilisant un catalyseur en combinaison avec H2O2 il est
possible d'éliminer ou diminuer la DCO, DBO5 et la toxicité
de l'eau résiduaire. De plus, les phénols sont transformés en
composés moins dégradables qui peuvent être éliminés par
coagulation ou précipitation.
Les contaminants organiques et inorganiques des eaux
résiduaires des raffineries:

Un procédé d'élimination des produits organiques et


inorganiques solubles ou insolubles des courants d'eaux
résiduaire des raffineries met en oeuvre les procédés
d'ultrafiltration et d'osmose inverse.
Avant l'étape d'ultrafiltration l'eau résiduaire doit être passée
dans un système adoucisseur pour enlever les cations
métalliques divalents et trivalents de manière à prévenir tous
phénomène de bouchage lors de l'osmose inverse.
Séparation de l’eau et du pétrole

Un problème principal de l'industrie pétrochimique est l'élimination


des résidus et sous produits du pétrole des eaux résiduaires.
Cette situation apparaît par exemple lors d'une fuite dans le
réseau de distribution de brut. Dans le but de réaliser cette
séparation il est possible d'utiliser une séparation par membrane.
Lors du nettoyage alcalin des réservoirs le niveau de pollution des
émulsifiants peut être très élevés. Il est alors important de réaliser
une correction du pH et il peut être nécessaire d'utiliser un
coagulant minéral par exemple.
Eau de pluie chargées en dérivés du pétroles

Le pétrole et les matières grasses sont éliminés par filtration ou


flottation tout dépend de DBO5 et des concentrations en phénol.
L'eau peut être biologiquement purifiée. Après cela un traitement
tertiaire peut être utiliser pour enlever les solides en
suspension et les phénols résiduels.
Eau de processus

Cette eau a une concentration plus importante en matière


émulsifiante et peut contenir une pollution à base de sulfure S2-

Deux procédés sont largement utilisés:

- purification physico-chimique
Cette technique combine une filtration rapide des eaux
résiduaires et une flottation aidée.

- recyclage
Le recyclage utilise un traitement biologique à deux étapes.
Les raffineries et les métaux lourds

Les métaux lourds sont présent dans tous les types


d'eau des raffineries: processus, eaux résiduaires, ...
Le tableau ci-dessous montre quels sont les métaux
lourds les plus présents:

Cd Cr Cu Hg Pb Ni Sn Zn

++ ++ + ++ + ++
Rejets d'eau dans le milieu naturel

* Le chiffre de 2000 a été révisé à la baisse car dans la passé les volumes d'eau réinjectés
dans les puits étaient comptabilisés, ce qui n'a pas lieu d'être.
** Contrairement à la Chimie, les rejets d'eau dans le milieu naturel du Raffinage n'incluent
pas les eaux utilisées en circuit ouvert.
Rejets de matières en suspension (MES)
Rejets d'hydrocarbures
Rejets de demande chimique en oxygène (DCO)

* Les chiffres de 2000 et 2001 ont été révisés à la baisse car ils comprenaient les rejets de DCO
de l'usine de Crosby (Etats-Unis) alors que ceux-ci sont réinjectés en totalité en puits profonds.
L'évolution des rejets industriels en Provence-Alpes-Côte d'Azur
(France)
Principales activités pétrochimiques:
™Vapocraquage de naphta ou de gazole avec les productions
d’éthylène, propylène, butadiène, styrène, puis de polymères et de
caoutchoucs, etc.
™Reformage catalytique de naphta vers la production
d’aromatiques, puis de phénols, Nylons, détergents anioniques, etc
Ces activités sont situées en dérivation de l’industrie du raffinage
d’où la similitude dans les caractéristiques des rejets, mais, dans ses
productions diverses et nombreuses, la pétrochimie présente
souvent des rejets spécifiques dont il faut citer les originalités et
donner des schémas applicables de traitement.
1. Originalités des effluents de la pétrochimie
Analogie entre effluents du raffinage et de la pétrochimie
™ Pollution principalement organique avec des HC sous leurs
trois états de dispersion dans l’eau
™ Présence, moins fréquente, de phénols, de sulfures ou de
produits intermédiaires d’oxydation de ceux-ci.
Des paramètres particuliers interviennent, susceptibles de
modifier la traitabilité des effluents et d’exiger des pré
traitements spécifiques autres que ceux du raffinage ou un
schéma d’organisation du traitement différent.
Paramètres particuliers de la pétrochimie
•Irrégularité d’émission dans le temps de rejets provenant de
productions, par campagnes relativement courtes, ce qui peut
soumettre une masse bactérienne de BA à des aléas
d’accoutumance.
•Absence de nutriments N et surtout P dans les effluents, sauf
productions telles qu’urée et acrylonitrile ou de réactions
mettant en œuvre des amines ou NH4+ (alkylation par exemple)
•Débits plus élevés qu’en raffinage, dû à la taille importante des
complexes qu’à la diversité des productions, car de fortes
compressions des consommations d’eau ont déjà été réussies en
pétrochimie.
•Salinités fortes, fréquentes, liées à certains procédés (
alkylations, copolymérisation de latex, procédé à la
chlorhydrine, etc…) et pouvant évoluer entre 5 et 25 g.l-1 de
sel à base de NaCl ou CaCl2, plus rarement NH4Cl. Ces
salinités seront affaiblies si on les mélangent avec 50% d’eaux
de purges de réfrigération (salinité de 0.6 à 3 g.l-1) qui peuvent
participer à l’épuration biologique générale.
•Présence de composés chlorés lors de certaines synthèses
(PVC, acétone, acétaldéhyde).
•Températures élevées (40 à 60 °C) qui exigent le
refroidissement de l’eau avant l’épuration biologique, sinon
avant la FAD
•Grandeur du rapport DCO/ DBO5, mesuré après épuration
physico-chimique et ne caractérisant que la pollution
organique dissoute.
•Pollution dissoute faible et chargée de MES et d’HC surtout
dans les effluents de production de polymères, au contraire, lorsque
interviennent dans les procédés des solvants ou des alcools ou la
fabrication de produits fins et d’additifs destinés à l’industrie
pharmaceutiques, la DBO5 dissoute devient la fraction principale et
peut atteindre 500 à 1500 mg.l-1.
•Volatilité des polluants à prendre en compte afin d’éviter un
transfert de pollution à l’atmosphère lors d’une épuration
biologique.
Étapes de Traitement des Eaux
Résiduaires
Traitement des rejets

L’objectif du traitement des eaux résiduaires est l’obtention d’une


eau épurée qui satisfait aux normes de rejet édictées par la législation
et pouvant par suite être évacuée sans danger dans le milieu naturel
ou bien être utilisée dans le cadre des mesures nécessaires à une
bonne gestion de l’eau (recyclage), plus particulièrement en milieu
industriel.

Des analyses technico-économiques adaptées à la nature des besoins


en matière de traitement des eaux usées industrielles permettent à
l’industriel d’apporter des réponses optimisées dont :
· la mise en conformité des rejets en milieu urbain ou naturel
· le recyclage vers les eaux de process

Une combinaison d’équipements modulaires est la base des divers


traitements correspondant aux différentes exigences de qualité :
Le choix d'un traitement d'eau n'est pas une opération évidente.

Il faut distinguer 3 types de traitement d'eau:


- Épuration d'eau ( Filtration, déminéralisation, osmose inverse
etc.)
- Traitement chimique de l'eau ( antitartre, anticorrosion, etc.)
- Traitement des eaux résiduaires.

L'eau étant un fluide utilisé pour la transmission de calories ou de


frigories, il convient, pour l'étude du traitement d'avoir
préalablement des réponses précises à certaines questions, dont
notamment:
- De quelle qualité d'eau ai-je besoin ?
- Qu'ai-je comme qualité d'eau disponible et en quelle quantité ?
- Quel peut être le traitement physique ou chimique le mieux
adapté techniquement et économiquement à mon problème ?
Sur les deux premières interrogations, il y a une pré-étude à effectuer
dans les domaines suivants:

- Définition exacte de la qualité de l'eau nécessaire ( caractéristiques


physiques, chimiques et bactériologiques)
- Étude et bilan de l'eau disponible ; campagne d'échantillonnage
durant une période qui est fonction de l'origine de l'eau ( surface ou
nappe)
- Étude des variations des caractéristiques dans le temps et des
interférences climatiques ou autres.

Concernant la troisième interrogation, il s'agit de l'affaire du traiteur


d'eau qui doit théoriquement ne pas avoir de mal à concevoir un
matériel ou un traitement chimique performants, puisque la technique
à mettre en œuvre est directement fonction des différences entre l'eau
à traiter et l'eau dont a besoin.
En ce qui concerne les eaux résiduaires, il y a également une
approche systématique et essentielle des points suivants:

- Définition de la pollution et de ses variations dans le temps.


- Éventuelle intégration des modifications qui seront apportées par
des projets d'extension.
- Standards des rejets (Normes).
- Possibilités des recyclages.
Traitement des eaux : l’épuration des eaux usées
L'eau recueillie par les égouts doit être traitée, c'est-à-dire purifiée avant
d'être rejetée dans le milieu naturel. Le traitement des eaux est un procédé
complexe qui nécessite plusieurs opérations et se fait à une station
d'épuration.

Les eaux usées traversent d'abord des grilles (l): Dégrillage, qui
retiennent les objets flottants (papiers, gros déchets...). Elle s'écoule ensuite
dans un grand bassin: Décanteur primaire (2) au fond duquel se déposent
les boues.

L'eau débarrassée des matières épaisses est encore impropre à


l’environnement. L’eau passe dans un bassin d'aération (3): Boues
activées où des bactéries dégradent la matière organique en
décontaminant l’eau.

L'eau passe ensuite dans un décanteur secondaire (4): Décanteur


secondaire dont le rôle est de permettre aux micro-organismes de se
déposer. L'eau épurée reste en surface et elle est rejetée à la rivière (5):
Rejet où le travail d’épuration se continue.
•Eaux
¾Dégrillage grossier,
¾Relèvement des eaux brutes,
¾Dégrillage fin,
¾Dessablage-déshuilage,
¾Traitement biologique en 2 étapes :
•1ère étape réacteur biologique associé à une décantation
lamellaire
•2ème étape filtration biologique
¾Traitement de finition

•Boues
¾Épaississement,
¾Digestion anaérobie,
¾Déshydratation mécanique par centrifugation.

• Traitement de l'air
¾Ventilation et extraction de l'air vidé,
¾Traitement physico-chimique.
Pré Traitements :
•dégrillage,
•dessablage,
•déshuilage.

Traitement primaire
•décantation

Traitement secondaire, le plus souvent biologique par :


•boues activées,
•lits bactériens,
•bio disques,
•lagunage (comprenant une décantation) ;

Traitement tertiaire :
•biologique d'élimination de l'azote et du phosphore,
•chimique de précipitation et de décantation du phosphore,
•physico - chimique de désinfection.
Bâche d'arrivée/dégrillages.

Bâche d'arrivée - Dégrillage grossier :


Les eaux usées arrivent gravitairement à la station par un collecteur, les
effluents traversent un dégrilleur grossier qui les débarrasse des matières
volumineuses (cartons, plastiques, chiffons, etc...) qui pourraient nuire à
l'efficacité du traitement en aval.

Relèvement - dégrillage fin :


Les eaux usées sont relevées par 4 pompes immergées. L'effluent passe
au travers d'un dégrilleur fin qui retient les matières en suspension
flottantes ou semi-flottantes.
Dessablage - Déshuilage.
Les eaux sont introduites dans un dessableur - déshuileur, qui sépare les
huiles et les graisses préalablement émulsionnées par insufflation d'air, des
sables et graviers par simple sédimentation physique.
Traitement des refus :
Les déchets provenant du dégrillage et du déshuilage sont compactés puis
évacués dans des bennes. Les sables sont lavés, essorés et transportés en
décharge.
Matières de vidange :
Une cuve de stockage des matières de vidange d'une capacité de 150 m3
reçoit les produits des fosses d'aisance des particuliers.
Prétraitements

Les traitements physiques comprennent :

•Dégrillage
•Tamisage ou micro-tamisage
•Débourbage
•Dessablage

Rappelons qu'il existe une limite supérieure de la teneur en matières


en suspension, généralement de 1 à 5g/l, au-delà de laquelle il est
indispensable de prévoir en amont de l'étape de clarification, un
étage de débourbage ou de dessablage (suivant la taille des
particules à éliminer et variable suivant le modèle de décanteurs, ).
Dégrillage.
Le dégrillage est la première étape d'une filière de traitement, qui
consiste à retenir tous les gros déchets (branches d'arbres,
bouteilles, ). Pour ce faire, on met en place un système de grilles, dont
l'espacement est d'environ 50 mm.

Dés que les grilles sont encombrés par les déchets, un racleur
(râteau) monte le long des grilles et fait tomber ces déchets dans un
benne (pleine > décharge).
Dégrilleur courbe statique

Le pré traitement par


séparation physique (dégrilleur,
décanteur, débourbeur, flottation
simple)
Tamisage:

Après une éventuelle étape de dégrillage, l'eau traverse un tamis


constitué de mailles fines, qui permettent d'arrêter les petits déchets.
Lorsque celui-ci est bouché, il est nettoyé à l'eau sous-pression
(manuellement ou automatiquement). Puis les déchets (refus) sont
envoyés en décharge.
Il existe plusieurs types de tamis :

Tamis statique,
(principe de fonctionnement)
•Un système de réglage permet d'orienter le produit au
déversement sur une grille.
•Une filtration gravitaire s'effectue et une séparation du produit
solide et du produit liquide est alors réalisée.

Tamis rotatif,
•Après avoir traversé un caisson de répartition, le liquide arrive sur
un déversoir sur le quart supérieur d'un tambour. En traversant la
grille, les solides se déposent, puis dans un réservoir externe, par
l'intermédiaire d'un grattoir.
•Le liquide filtré traverse le tambour à contre-courant et assure le
nettoyage du filtre.
•Un déflecteur interne permet d'éviter la projection du liquide sur
les parties solides.
Nota :
Les vis convoyeuses et compacteurs sont utilisés pour les
applications suivantes :
• Transport de refus de dégrillage,
• Transport de boues déshydratées par filtres à bandes,
centrifugeuses, filtres à plateaux,
• Toute application de convoyage de matières solides
Débourbage / Déssablage.
Lorsque la ressource est très fortement chargée en M.E.S (matières en
suspensions) et/ou matières décantables, tels que boues et/ou sables
par exemple, il doit être procédé à un pré-traitement pour éliminer
(avant la phase de clarification) ces charges importantes.

Les débourbeurs, comme leurs nom l'indiquent, permettent


d'enlever les boues, en laissant dans les eaux traitées une charge en
M.E.S de l'ordre de 100 à 1000 g/l selon les cas.

Les dessableurs, dont la fonction est de retenir les sables entraînés


avec l'eau, permettent d'éliminer spécifiquement ceux-ci. Il est
possible également de procéder à un lavage et une classification de
ces sables.
Schéma général d’une station de
traitement des eaux
Les techniques suivantes peuvent être utilisées :
- Traitement physico-chimique
- Traitement aérobie / anaérobie
- Filtration à disque et à tambour
- Filtration par membrane (osmose inverse)
- Systèmes d’oxydation avancée
Elles permettent:
- Réduction de la Demande Chimique en Oxygène (DCO), de la Demande
Biologique en Oxygène (DBO)
- Dégraissage des eaux résiduaires
-Déminéralisation
- Suppression des pesticides
- Décoloration
- Assèchement des boues
- Nitrification et dénitrification.
Traitements physiques

But Méthodes
Débarrasser l'eau des
Décantation, Filtration sur sable ou D + F
matières insolubles
Décarbonatation partielle de l'eau ( à la chaux car
Déminéraliser partiellement procédé économique)
l'eau Décarbonatation par vaccination acide.

Traitements chimiques

But Méthodes
Alimenter le circuit en eau Conditionnement mixte antitartre et
brute et travailler en pH libre anticorrosion
Alimenter le circuit en eau
Conditionnement mixte AT et AC.
brute avec pH contrôlé
Alimenter en eau
Conditionnement antitartre
volontairement incrustante
Alimenter en eau
Conditionnement anticorrosion
volontairement agressive
Le traitement bactériologique a pour but de débarrasser l'eau des
bactéries responsables du processus de corrosion de certains
métaux et également responsables de dépôts organiques
importants dans les circuits ( slimes en pétrochimie).

Les principes d'un traitement bactériologique sont les suivants:


1. Définir qualitativement les biocides actifs sur les bactéries du
milieu infecté par réalisation d'antibiogrammes sur site ( travail
d'un spécialiste).
2. Définir les dosages optimaux.
3. Le traitement s'effectue toujours selon le principe suivant:
- Injection d'un dispersant dans l'eau du circuit
- Après 2 ou 3 heures ( selon volume en eau du circuit et débit
recirculé), faire une injection choc d'un bactéricide
- après 24 ou 48 heures, faire une injection d'un autre bactéricide
en alternance.

L'injection de bactéricide en continu est vivement déconseillée car


elle crée le phénomène de bactériorésistance des germes que l'on
souhaite détruire.
Rappel de quelques notions de chimie de l'eau

Eau agressive: L'agressivité d'une eau est sa tendance à dissoudre du


carbonate de calcium.
Une eau agressive est généralement corrosive mais l'inverse n'est pas
vrai.

Corrosivité: La corrosivité d'une eau est définie par rapport à un métal;


entre l'eau ( électrolyte) et le métal se produit un processus
électrochimique qui conduit à la dissolution du métal et sa
transformation en oxydes insolubles ( dans le cas de l'acier, c'est la
"rouille").
Il ne faut donc pas confondre agressivité et corrosivité d'une eau.

Eau incrustante: C'est la tendance qu'a une eau de déposer des sels
alcalinoterreux, en général des sels de calcium.
Le "tartre" commun est le carbonate de calcium; toutefois il existe
d'autres tartres, lesquels sont les sels de calcium insolubles.
SELS INSTABLES DE L'EAU

L'eau contient des sels stables et instables et les difficultés


essentielles, en particulier au niveau de l'entartrage proviennent des
sels instables.
En résumant, l'on peut schématiser la répartition des sels comme
suit:
Sels stables: Chlorures, sulfates, nitrates.
Sels instables: Bicarbonates, carbonates.
Dans une eau, la répartition des sels instables est quantifiée par les
valeurs ( relatives ) des TA et TAC
TA = Titre alcali métrique
TAC = Titre alcali métrique complet
Les valeurs des TA et TAC sont les suivantes:
Traitement physico-chimique:
Les traitements physico-chimiques lors du traitement des eaux usées et
résiduaires ont pour objectif la séparation des particules solides, des huiles,
des acides gras...
Les techniques suivantes peuvent être utilisées :
•Filtres
•Coagulation et Floculation
•Flottation
•Centrifugation
•Précipitation
•Décantation
•Oxydation
•Désinfection
•Neutralisation
•Électrolyse
Le traitement physico-chimique de l'eau est souvent une étape intermédiaire,
suivie la plupart du temps par un traitement biologique.
Le traitement physico-chimique qui associe un traitement chimique par
réactifs à une séparation physique sur filtre, décanteur ou flottateur
Coagulation-Floculation

Les composants de l'eau sont divisés en trois catégories:


• solides en suspension,
• particules colloïdales (moins de 1 micron)
• substances dissoutes (taille inférieure au millimètre).

Le processus de coagulation-floculation facilite l'élimination des


solides en suspension et des particules colloïdales. On l'utilise dans
l'étape d'une séparation solide-liquide :
• clarification,
• flottation ,
• filtration.
La coagulation est la déstabilisation de particules colloïdales par
addition d'un réactif chimique appelé coagulant.
La Floculation est l'agglomération de particules déstabilisées en
micro floc et ensuite en flocons plus volumineux que l'on appelle
flocs. On peut rajouter un autre réactif appelé floculant ou adjuvant de
floculation pour faciliter la formation de flocs.

Les facteurs qui peuvent améliorer la coagulation-floculation sont:


• le gradient de vitesse,
• le temps,
• le pH.

Le temps et le gradient de vitesse sont importants pour augmenter la


probabilité de chocs entre les particules. Le pH est un facteur très
important pour l'élimination des colloïdes.
principe de la floculation
Type de Exemples Application au traitement de l’eau
réactifs

Coagulants • Sels d’ aluminium Clarification de l'eau de surface


inorganiques • polymères d’aluminium Traitement de l'eau résiduaire
• Sels de fer Clarification de l'eau de surface
• autres coagulants Élimination des phosphates
inorganiques Élimination des algues
Eau contenant de la matière organique
Pour ignitier la coagulation de l'eau de mer

Adjuvants de -Floculants inorganique Eau froide


floculation -Floculants organiques Sels ferrique
naturels (polymère naturel) Sels d'aluminium

Coagulants Clarification
organiques Coagulation en ligne : pour la filtration de l'eau de mer
synthétiques Eau résiduaire industrielle:C'est le principale champ
d'application des coagulants organiques.

Adjuvants de Eau de Surface


floculation Eau résiduaire industrielle
synthétique Eau résiduaire municipale
organique
Séchage de boues
Les coagulants
les cations trivalents : la neutralisation des charges négatives à la
surface des colloïdes est réalisée par addition de cations dans
l'hypothèse où l'on utilise un coagulant inorganique. Les ions trivalents
sont 10 fois plus efficaces que les ions divalents. Les ions trivalents de
sels de fer et d'aluminium sont très largement utilisés dans les
traitements par coagulation.
L' influence du pH : les coagulants inorganiques changent les
propriétés physico-chimiques (pH, conductivité,..) de l'eau à traiter en
raison de leur hydrolyse.
M 3+ + 3 H2O <=> M(OH)3 + 3 H+
Le pH nécessaire pour la coagulation peut être ajusté en ajoutant une
base ou un acide.
Cation pH optimum pour la Coagulation-
Floculation

Al 3+ 6.0 – 7.4
Fe 3+ >5
Production de boues :
La formation d'hydroxyde métallique va de paire avec la production de
boues. Ces boues peuvent être enlever dans le processus final de
séparation solide-liquide.
Des coagulants organiques peuvent être utilisés. L'avantage de ces
cations polyéléctroniques provient du fait qu'ils neutralisent
directement les charges négatives des colloïdes. Ce qui à pour
conséquence de fortement réduire la production de boues.
Les adjuvants de floculation
Polymères organiques (silice activée) et polymères naturels (starches,
algues) sont les premiers à avoir été utilisés. Mais l'utilisation
d' adjuvants de floculation synthétiques permet de minimiser la
production de boues. Si l'on combine ces adjuvants de floculation avec
des techniques de séparations modernes, on peut produire des boues
denses qui seront directement traitées dans des unités de
déshydratation.
La centrifugation:
C’est un procédé de séparation qui utilise l'action de la force
centrifuge pour permettre un dépôt accéléré des particules d"un
mélange solide-liquide. Il y a deux principales phases distinctes qui
sont formées dans l'enceinte durant la centrifugations:
Les sédiments: En général sa structure n'est pas uniforme.
Le concentrât: (parfois appelé centrifugat) c'est à dire le liquide
surnageant.
Il est souvent clair mais parfois trouble due au fait de la présence de
particules colloïdales très fines, qui ne sont pas facilement déposées.
Cependant il peut aussi se composer de plusieurs phases si le liquide
contient des éléments de différentes densités comme des huiles par
exemples.
Application dans le traitement des eaux
Flottation:
Contrairement à la clarification, la flottation est un processus de
séparation liquide-liquide ou solide-liquide que l'on applique à des
particules dont la densité est inférieure à celle du liquide dans lequel
elles sont contenues. Il y a trois types de flottation :
flottation naturelle
Applicable si la différence de densité est naturellement suffisante pour
la séparation.
flottation aidée
On utilise ce terme lorsque des moyens extérieurs sont utilisés pour
faciliter la séparation de particules qui flottent naturellement.
flottation induite
Lors d'une flottation induite on diminue artificiellement la densité des
particules pour leur permettre de flotter. Cette opération est basée sur
la capacité qu'on certains liquides ou solides à se lier avec des bulles
de gaz pour former des particules gazeuses ayant une densité
inférieure au liquide.
DAF(Dissolved air flotation) est un processus de flottation induite
avec des bulles d'air très fines ou des micro bulles de taille comprise
entre 40 et 70 microns.

La flottation mécanique est un terme utilisé dans l'industrie du


minerai pour décrire l'utilisation de DAF pour produire des bulles
d'une taille de 0.2 à 2 mm de diamètre.
La décantation:
La décantation, tout comme la flottation est une technique de séparation des particules
et des matières en suspension, des colloÏdes rassemblés en floc. Cette technique est
très répandue dans les usines d'épuration et de traitement des eaux.
Principe: Lors de la décantation les particules dont la densité est supérieure à l'eau
vont avoir tendance à s'accumuler au fond du décanteur sous l'effet de la pesanteur.
Les particules seront éliminées du fond du bassin périodiquement. L'eau clarifiée se
situant à la surface du décanteur est ensuite redirigé vers un filtre.
Paramètres de la décantation: La vitesse de chute des particules est proportionnelle
aux diamètre, masses volumique (de la particule et du liquide) et à l'accélération de la
pesanteur tandis qu'elle inversement proportionnelle à la viscosité dynamique du
liquide selon l'équation de stokes.
Influences:Un certains nombres de paramètres doivent être également pris en compte
car ils modifient le processus de la décantation. Les courants de densité sont un des
facteurs à surveiller, ils peuvent être une conséquence d'une variation de la
température ou de la turbidité de l'eau.
Différents types de décantation:
¾ décantation statique
¾ lamellaire
¾ à contact de boues ou en compression de boue
¾ à floc lesté.
Décantation
physico-
chimique
décanteur lamellaire

Sorties des décanteurs lamellaires


Biofiltres
Oxydation Avancée (AOPs) :
Les produits chimiques d'oxydation avancée utilisent des composés
(chimiques) d'oxydation afin de réduire les niveaux de DCO/DBO, et de
détruire les composés organiques et inorganiques oxydables. Le
procédé permet d'oxyder totalement les composés organiques (sous
forme de CO2 et d'eau), même s'il n'est pas toujours nécessaire
d'opérer à un tel niveau de traitement.
Une large gamme d'équipements d'oxydation avancée est disponible :
Procédés d'oxydation chimiques, utilisant le peroxyde d'hydrogène,
l'ozone, le peroxyde et l'ozone combinés, l'eau de Javel, le procédé
Fenton, etc.
Procédés UV améliorés, tel que UV/Ozone, UV/Peroxyde
d'hydrogène/UV/Air.
Oxydation à l'air humide, Oxydation catalytique à l'air humide (l'air est
utilisé comme oxydant).
Les procédés d'oxydation avancée sont particulièrement appropriés
pour le traitement des effluents contenant des composés récalcitrants,
toxiques ou non-biodégradables. Ceux-ci offrent de nombreux
avantages, en comparaison avec les procédés biologique ou physico-
chimiques :
- Fonctionnement du procédé
- Fonctionnement sans surveillance
- Pas de déchets secondaires
- Capacité à traiter des débits et compositions variables.
Cependant, les procédés d'oxydation avancée demandent souvent un
investissement et des coûts opérationnels plus élevés que pour un
traitement biologique.
L'équipement le plus approprié est déterminé à partir des
caractéristiques chimiques de l'effluent.
Désinfection:

Il existe de nombreuses techniques de désinfection des fluides et des


surfaces

Désinfection à l'ozone
Désinfection par rayonnement UV
Désinfection utilisant le dioxyde de chlore

Le chlore
l'hypochlorite de sodium (eau de Javel)
Chaque technique possède ses propres avantages et domaines
d'application.
Le tableau ci-dessous résume les avantages et inconvénients de
chaque procédé :
Technologie Préserve Sous- Efficaci Investiss coûts Fluides Surfaces
l'environ produits té ement opérationnels
nement

Ozone + + ++ - + ++ ++
UV ++ ++ ++ -/+ ++ + ++
dioxyde de +/- +/- -- ++ + ++ --
chlore

Chlore -- -- -- + ++ +/- --
gazeux

Eau de Javel -- -- -- + ++ +/- --


domaines d'application:

Technologie Applications

Désinfection industrie pharmaceutique, eau potable, eau de process , eau


à l’ozone ultra pure, désinfection des surfaces

UV Eau de process industriel, eau potable, destruction d'ozone,


eau ultra pure, Désinfection des surfaces

Dioxyde de eau potable, Désinfection des canalisations


chlore
Traitement secondaire: Traitement biologique
L’épuration biologique des eaux résiduaires est basée sur
l’utilisation de bactéries qui sont utilisées pour détruire les
composés organiques contenus dans l'eau. On distingue 2 types de
traitements :
• Traitement aérobie
• Traitement anaérobie
La dégradation biologique à effectuer est caractérisée par le souhait
de réduction de la Demande Biologique en Oxygène (DBO).
Dans les systèmes aérobie, l'eau est aérée avec de l'air comprimé
(dans certain cas avec de l‘oxygène). Les systèmes anaérobies
fonctionnent en l'absence d'oxygène.
On associe généralement à un réacteur...
aérobie anaérobie
une aération une digestion
une décantation une méthanisation
une clarification un stockage et une utilisation des gaz
une nitrification
Les turbines d'aération apportent de l'oxygène aux eaux usées et résiduaires
L'aération est nécessaire pour apporter de l'oxygène à l'effluent à traiter.
Il existent des systèmes à fixer à une base en béton ou en métal, ainsi que des
systèmes flottants pour les bassins et stations d'épuration. Les turbines
d'aération à des puissances de 1.5 à 110 kW, permettent ainsi des vitesses de
rotation basses (36 tr/min) ou hautes (1420 tr/min).
L'avantage des turbines d 'aération est que celles-ci, en plus d'aérer l'eau à
traiter, permettent de la mélanger, créant ainsi un milieu homogène.
Une règle empirique approximative indique que la quantité d'oxygène apportée
dans un bassin est égale à deux fois la puissance de la turbine. Par exemple,
une turbine haute vitesse de 11kW apportera 22 kg/h d'O2 dans l'eau.

Les données importantes à prendre en compte pour le dimensionnement sont :


- les réduction de DBO et DCO souhaitées
- les dimensions du bassin (profondeur également)
EPURATION AEROBIE
Installation Bio D (Procédé SBR : Sequential Biological Reactor )

Le traitement biologique par boues activées ou lit bactérien pour


permettre le rejet des eaux usées en milieu naturel
Station d'épuration biologique
Procédés biologiques spéciaux pour le traitement efficace
et économique des eaux résiduaires
Les procédés biologiques sont les méthodes les plus économiques et
écologiquement les plus favorables pour l’élimination des matières
polluantes.
Le système d’épuration d’eaux résiduaires le plus répandu est le procédé
par boues activées. Ce système comporte essentiellement un bio réacteur,
un clarificateur, des installations pour la recirculation des boues et pour
l’extraction des boues en excès. Dans le bio réacteur (bassin d’aération) les
eaux polluées sont mises en contact avec une biomasse (boues activées) et
l’oxygène de l’air fourni par des aérateurs. Ainsi les matières polluantes sont
converties en composés inorganiques simples comme l’acide carbonique,
l’eau, l’ammonium, le nitrate, le sulfate etc. ou assimilées pour la synthèse
de biomasse.
Dans le bassin de décantation (clarificateur) la biomasse est séparée de
l’eau épurée par sédimentation gravitaire. Les eaux traitées sont enlevées
du système tandis que les boues sont en partie recirculées dans le bassin
d’aération et en partie extraites du système comme boues en excès.
Malgré son utilisation universelle pour une gamme d’effluents urbains et
industriels, ce système simple n’est pas toujours une solution idéale et
l’application d’autres procédés est nécessaire. Les raisons suivantes sont
déterminantes:
- nécessité d’un terrain de très grande surface en cas de grandes quantités
d’eau et de charges polluantes.
- coûts d’investissement et d’exploitation très élevés
- consommation d’énergie élevée
- problèmes d’odeurs
- épuration insuffisante due à la surcharge ou la composition défavorable
d’effluents
- production élevée de boues en excès
- rendement réduit en raison d’éléments toxiques p. e. métaux lourds
Très souvent le système à boues activées n’est pas une solution suffisante
mais on peut quand même réaliser une épuration satisfaisante par
modification du procédé ou, le cas échéant, par combinaison avec d’autres
systèmes, toujours biologiques.
Ci-après sont présentées quatre solutions développées et testées à l’échelle
industrielle .
Principe de fonctionnement d’un bioréacteur LINDOX®

C’est un procédé par boues activées, utilisant des bioréacteurs couverts


fonctionnant à l’oxygène pur
Installation LINDOX® pour l‘épuration de l’eau usée municipale à
Duisburg/Allemagne
Principe de fonctionnement d’un réacteur LINPOR®-CN avec chambre
de dénitrification en amont

C’est un système, adaptable selon les exigences, basé sur un procédé par boues activées
utilisant des cubes poreux en mousse plastique comme supports mobiles pour fixer la
biomasse Malgré son utilisation universelle pour une gamme d’effluents urbains et
industriels, ce système simple n’est pas toujours une solution idéale et l’application
d’autres procédés est nécessaire.
Système LINPOR®-N à Aachen-Eilendorf /Allemagne
Principe de fonctionnement
d’un réacteur LARAN®

C’est un procédé anaérobie


pour le prétraitement des eaux
résiduaires à haute charge
organique utilisant un
réacteur à lit bactérien
immergé
Réacteur LARAN® dans une usine d’équarrissage allemande
Principe de fonctionnement d’un système METEX®

C’est un procédé pour l’élimination et la récupération des métaux


lourds par biosorption dans un lit bactérien anaérobie
Système METEX® dans
l’industrie électronique à
Munich/Allemagne
Traitement tertiaires: Filtration fine / Adsorption /
Concentration

La première étape consiste souvent à éliminer les solides en suspension.


Ceci est obtenu d'abord par décantation gravitaire pour éliminer les
particules les plus grosses, puis par filtration sur des éléments filtrants
poreux pour éliminer les particules les plus fines.
Après filtration, les impuretés dissoutes sont ensuite éliminées. C'est la
déminéralisation.

La déminéralisation peut être faite en deux étapes:


- déminéralisation partielle sur membrane par osmose inverse ou
électrodialyse
- déminéralisation totale par évaporation ou échange d'ions
La déminéralisation par évaporation est très consommatrice d'énergie et
l'utilisation de résines échangeuses d'ions est la plus employé pour des
volumes importants.
CAG (Charbon Actif en Grain)

Le traitement tertiaire
ou de finition dans le
cas d’abattement de la
DCO, DBO5 ou des MES
par adsorption sur
charbon actif,
ozonation, post
filtration.
Filtration

Filtre à sable:
Filtration des eaux sur un matériau (sable ou sable plus anthracite dans le
cas des filtres bi-couches) de différentes granulométries .

On distingue des filtres lents ou filtres ouverts et des filtres rapides ou filtres
fermés.

· Les filtres lents sont utilisés pour des eaux moyennement et fortement
chargées en matières solides en suspension, l'eau dans ce cas percole par
gravité à travers le lit de sable disposé dans des grands bassins ouverts à
l'air libre.

· Les filtres rapides, dont la vitesse de filtration est comprise entre 30 et


70 m/h, sont utilisés pour des eaux faiblement chargées de matières
solides en suspension, l'eau dans ce cas est envoyé sous pression à
travers le lit de sable disposé dans des réservoirs clos réalisés par
chaudronnerie ou en résine armée de fibres de verre.
Le lavage de ces filtres est effectué par inversion du courant d'eau avec
éventuellement injection d'air comprimé et les impuretés sont rejetées à
l'égout avec l'eau de lavage.
Le temps de nettoyage est déterminé par les facteurs suivants:
• Volume
• Chute de pression due au filtre.
Exemple de filtre (coupe schématique)

1 Entrée d'eau brute

2 Vasque de répartition

3 Entrée d'air de lavage

4 Masse filtrante

5 Plancher crépiné

6 Collecteur de sortie d'eau filtrée

7 Sortie des eaux de lavage

8 Vanne de vidange

9 Évacuation d'air
Filtre de grande hauteur
•hauteur de matériau entre 1,2 et 1,4 m
Filtre conventionnel •niveau d'eau jusqu'à 1,5 m permettant
•hauteur de matériau entre 0,8 et 1 par exemple
m, •dégazage de l'eau • niveau variable ou
•niveau constant, constant
•goulotte latérale d'évacuation des •goulotte centrale mixte pour
eaux sales de lavage l'admission de l'eau à filtrer et
l'évacuation des eaux sales de lavage
Filtre double couche
Filtre à balayage de surface •deux couches de matériaux
•analogue au filtre grande hauteur différents • hauteur totale de
•balayage de surface continu par matériau entre 1,2 et 1,4 m
courant d'eau en phase de lavage •niveau constant
•goulotte latérale d'évacuation des
eaux sales de lavage
Filtres sous pression mono
ou bi-couches
•enceinte fermée
•arrivée d'eau sous
pression
•particulièrement adapté
pour des petites et
moyennes capacités
Le filtre à sable purifie l'eau de trois manières différentes:
1. Filtration pendant laquelle les particules sont séparées de l'eau à
traiter
2. Adsorption chimique pendant laquelle les contaminants collent à la
surface du sable et viennent grossir la taille de ce dernier
3. Assimilation par des micro-organismes aérobiques qui se nourrissent
des polluants de l'eau.
L'eau qui est purifiée grâce à un filtre à sable est généralement prétraitée au
préalable.

Application de la filtration par sable:


• Préparation des eaux de refroidissement
• Traitement d’eaux potable
• Production d’eaux potable
• Filtration des eaux de piscines ( filtre à sable bi-flux)
• Pré filtration pour les systèmes à membrane
• Filtration des eaux de surface
• Filtration continue
Filtres à tambour:
Conçus dans les systèmes ou il est essentiel d’éviter la fragmentation
des particules
Le liquide n'est soumis à aucune pression, et le filtre est conçu de façon robuste, avec un
minimum de pièces en mouvement, assurant ainsi une durée de vie prolongée et un faible
coût de maintenance.
Le liquide est filtré à travers les parois périphériques du tambour, celui-ci tournant à
petite vitesse. Grâce à la structure particulière du filtre, les particules sont soigneusement
séparées du liquide. Les particules solides ainsi récupérées sont, après rinçage,
collectées dans un bac et évacuées.
Pour de gros débits, la filtration par disque est plus appropriée. Les filtres à tambours
sont idéals pour le recyclage de l’eau, et également lorsque ceux-ci sont intégrés à un
système de retraitement des eaux résiduaires.
Filtre à disque :
La technologie des disques est particulièrement avantageuse lorsque
qu'une grande surface de filtrage est nécessaire.
Grâce à la compacité élevée des filtres, la surface filtrante est 2 à 3 fois
supérieure à celle d'un filtre à tambour de mêmes dimensions
extérieures.
Par effet de gravité, l'eau coule à travers les filtres depuis le centre du
tambour. Les particules solides sont séparées du liquide grâce aux
toiles micro filtrantes fixées sur les 2 faces des disques.
Lorsque le filtre est encrassé, un cycle de nettoyage peut être lancé,
les particules solides étant ainsi évacuée dans un bac.
La filtration par disque est idéale pour le recyclage de l'eau et pour
assurer la phase d'affinement lors du traitement des eaux résiduaires.
Filtre à cartouche:

Ce type de filtre est constitué d'une enveloppe sous pression


contenant une ou plusieurs cartouches filtrantes destinées à retenir
les impuretés.

Les finesses de filtration sont variables, le plus souvent de 5 à 80


microns, selon la texture du matériau qui constitue la cartouche
(papier plissé, feutre, fils bobinés).

Les cartouches doivent être remplacées régulièrement, en fonction de


leur état d'encrassement qui font augmenter la perte de charge.
Filtre à charbon actif:

Le charbon actif a le pouvoir de retenir par adsorption (c'est-à-dire en


concentrant à sa surface les substances dissoutes) les molécules
organiques qui donnent à l'eau des odeurs et des saveurs
désagréables.
Utilisé également comme catalyseur, il permet d'éliminer le chlore
résiduel et les chloramines.
Grâce à ces propriétés, les filtres à charbon sont utilisés pour
désodoriser l'eau et supprimer les traces et les goûts de chlore.

Le charbon actif se présente sous forme de poudre ou de grains :


· Sous forme de poudre, il est utilisé dans des cartouches (filtres à
cartouches ) .
· Sous forme de grains, il est utilisé dans des filtres classiques
lavables (type filtre à sable).

Lorsque la limite de capacité d'absorption est atteinte, la cartouche ou la


masse de charbon actif doit être remplacée, sauf dans le cas de très
grosses installations industrielles où une régénération à la vapeur
peut être économiquement envisageable.
Filtre de neutralisation:

La neutralisation permet d'ajuster le pH d'eau trop acide et, donc,


souvent corrosive.

Ce type d'eau se rencontre dans les terrains acides.

Pour réaliser cette neutralisation, l'eau percole dans un filtre contenant


du calcaire d'origine marine et offrant une grande surface de contact ;
le gaz carbonique est ainsi neutralisé et l'eau atteint son pH
d'équilibre.

Ce procédé est aussi utilisé pour neutraliser des eaux de rejet trop
acides .

Dans ces filtres de neutralisation, on peut également employer du


marbre concassé à la place du calcaire marin.
Filtration à membrane:
La surface des filtres détermine les performances et la capacité de filtration de
la membrane. Les membranes à spirales ont la plus grandes surfaces et sont
en générales plus économiques à utiliser. Les surfaces des membranes
tubulaires sont plus petites.
Installer une pré-filtration a les avantages suivants:
•long vie
•augmentation de la production de l'installation
•entretien simplifié
Après la pré-filtration une dose de produits chimiques peut être ajoutée de
manière à prévenir l'apparition du calcaire et les problèmes de précipitation à
la surface des membranes.
Une membrane est constituée de:
•pompe d'alimentation
•les éléments de la membrane assemblés en chambre de pression.
•Tuyaux
système de nettoyage
Ultra Filtration:
L' Ultra filtration est utilisée pour enlever des particules flottantes, des
colloïdes, bactéries ou autres virus. Cette technique utilise des membranes
entre 5 et 500 nm.
Il y a trois types de membranes
·Membranes en spirale, les moins chères mais plus sensible à la pollution
·Membranes tubulaires / en forme de pailles, les membranes les plus utilisée
par leur rapport coût/efficacité, difficilement difficile à polluer.
·Membranes en céramique, plus chère mais extrêmement résistant aux
pollutions lourdes.
On peut nettoyer le matériel de 3 façons différentes:
·Nettoyage mécanique avec des balles éponge
·Nettoyage grâce à des remous appliqués aux éléments de la
membrane
·Nettoyage chimique
Nanofiltration

La technique de nanofiltration est principalement utilisée pour enlever


les ions tels que les métaux lourds.

Cette technique peut être perçu comme une filtration membranaire de


type osmose inverse et de piètre qualité.

En effet, la nanofiltration utilise des membranes moins fines, la pression


d'alimentation d'un système de nanofiltration est généralement faible
comparée à celle d'une osmose inverse.

De plus le taux d'encrassement est plus faible qu'un système d'osmose


inverse.
Applications pour la nanofiltration:
•adoucissement
•Enlever les métaux lourds des effluents pour réutiliser l'eau
•réduction de la teneur en ions sodium
Les résultats classiques d'une nanofiltration sont une élimination de
50% des ions NaCl et 90% pour les ions CaSO4

Il y a deux types de membranes:


•Les membranes spirales, moins chères mais plus sensible à la
pollution.
•Les membranes tubulaire/paille, les membranes les plus utilisées
en considérant le coût et l'efficacité, difficilement en défaut face à
la pollution.
DOMAINE GRADIENT PRODUIT
PROCÉDÉ D'APPLICATION MOTEUR
RÉCUPÉRÉ
DE LA
SÉPARATION
Osmose solution aqueuse différence de solvant
avec soluté de pression
inverse faible poids < 100 bars
moléculaire

Ultrafiltration solution de différence de solvant


PROCÉDÉS DE macromolécules pression
SÉPARATION PAR émulsions < 10 bars
MEMBRANES suspension, différence de phase continue
Micro filtration
émulsions pression
tangentielle < 5 bars

Perméation mélanges gazeux différence de un composé en


pression particulier
des < 80 bars
gaz
Pervaporation mélange de rapport des un composé en
solutions pressions particulier
organique, partielles aux
organique-aqueuse pressions
de saturations
Osmose solution aqueuse différence de solvant
concentration

Dialyse solution aqueuse différence de soluté (ions)


concentration

Electrodialyse solution aqueuse différence de soluté (ions)


potentiel
électrique
Sélection du procédé.
La figure simplifiée suivante permet de mieux comprendre comment sélectionner le
meilleur procédé à membranes selon des critères de qualité et de traitement donnés
L’ELECTRODIALYSE

Le procédé de traitement des eaux par électrodialyse est une technique


qui permet d'éliminer la salinité contenue dans l'eau au même titre que la
déminéralisation totale sur résines, l'osmose inverse, etc.

L'électrodialyse est une méthode électrochimique dans laquelle le sel est


séparé de l'eau par un simple transfert d'ions. Les sels, dissous dans l'eau
sont ionisés, c'est-à-dire, constitués d'atomes qui ne sont plus neutres
mais qui portent un charge positives (cations) ou négatives (anions), ces
atomes sont alors appelés des ions. Le sel (ou chlorure de sodium NaCl à
l'état solide) est dissous dans l'eau de mer. Il est donc présent ici en
solution aqueuse. On trouve alors dans cette eau des ions sodium Na+
(anions) et des ions chlore Cl- (cations)
PRINCIPE
L'eau est soumise à un courant électrique continu dans une enceinte où
sont disposées des membranes anioniques et cationiques qui ont pour
mission de ne laisser passer à travers elles que les anions et les cations.
Le schéma suivant montre, sur le plan théorique comment sont disposées
ces membranes ainsi que le cheminement des ions.

MA: membranes anioniques qui sont


traversées seulement par les anions
contenus dans l'eau ( matériau:
dérivés du polystyrène contenant des
ammonium quaternaires).
MC: Membranes cationiques qui sont
traversées seulement par les cations
contenus dans l'eau ( matériau:
dérivé du polystyrène )
Saumure ou Concentrât : c'est une
eau plus chargée ioniquement que
l'eau brute à traiter, car elle a
récupéré les anions et cations
extraits de l'eau brute; c'est donc,
dans le cas d'un poste
d'électrodialyse destinée à produire
de l'eau déminéralisée ( ce qui est sa
vocation première), le rejet produit
par l'installation.
Schéma d'un poste d'électrodialyse à 2 étages
Remarque:

Seuls les ions ( particules chargées électriquement) sont éliminés dans


l'électrodialyse; les MES ne sont pas arrêtées par le procédé, mais
contribuent à encrasser les membranes.
Le problème est que l'électrodialyse a été jusqu'ici envisagée pour le
simple dessalement des eaux saumâtres, dont la salinité n'excède pas 1%.
Donc le procédé n'est pas rentable pour des liquides ayant une teneur en
sel supérieure.
Cette pratique ne s'applique pas non plus à des eaux ayant une salinité
inférieure à 0.04%.
Malgré ces quelques limitations, plusieurs petites usines de dessalement
par électrodialyse sont en activités dans le monde sur des bases
commerciales.
Prétraitement de l’eau

Il est préférable d'éliminer certains composants contenus dans l'eau avant de


la traiter par électrodialyse, en particulier les matières en suspension ( MES).
- Produits colloïdaux
- Oxydes métalliques
- Matières organiques.
En principe une filtration préalable, bien exploitée, est suffisante. Elle
peut être précédée d'une floculation, ceci étant fonction des caractéristiques
physico-chimiques de l'eau à traiter.
Il est donc nécessaire, pour procéder à une étude fiable d'installation d'un
poste d'électrodialyse, de connaître précisément l'analyse de l'eau à
traiter; de plus, une analyse ponctuelle est insuffisante, et il est nécessaire
de travailler sur les bases d'une campagne d'échantillonnage dont la
durée et la fréquence des prélèvements sont à fixer au cas par cas.
Mini station de dessalement par électrodialyse
LA DISTILLATION

Le principe de la distillation est le plus ancien et le plus simple: On


transforme l'eau de mer en vapeur qu'on condense par la suite.

L'eau ainsi obtenue est de grande pureté mais nécessite une


reminéralisation. Cependant, si elle est utilisé sous sa forme la plus
primitive, la distillation s'avère très coûteuse car il faut beaucoup
d'énergie pour amener toute cette eau à ébullition mais aussi pour
condenser la vapeur.

Afin de remédier à ce problème, deux solutions:


• distillateur à compression de vapeur
• distillateur multiflash.

Dans les deux cas c'est la température de l'eau qui va servir de


condenseur.
Distillateur à compression
vapeur
Le compresseur aspire la vapeur
produite dans la chaudière et en
élève la température par
compression au-dessus de la
température régnant dans celle-ci;
la chambre peut donc servir de
condenseur à la vapeur comprimée
qui cède ainsi à l'eau les calories
de condensation qui sont réutilisées
dans un nouveau cycle.
Distillateur multiflash
L'eau de mer traverse deux fois les étages successifs de distillation.
1. A contre-courant, elle assure la condensation de la vapeur produite
dans chaque étage tout en récupérant les calories de condensation.
2. Après avoir reçu un complément de calories provenant de la chaudière,
elle fournit par évaporation instantanée (flash) la vapeur produite dans
chaque étage, maintenu chacun à une pression inférieure à la pression
saturant correspondant à la température de l'eau dans chaque étage.
On récupère ensuite l'eau distillée séparée de la saumure (eau+sel).
comparaison avec les techniques classiques : coagulation/floculation,
décantation, filtration sur sable et chloration
comparaison avec l’irradiation par rayonnement U.V. (Ultra Violet)
comparaison avec les systèmes utilisant des membranes organiques
Sélection du procédé.
La figure simplifiée suivante permet de mieux comprendre comment sélectionner le
meilleur procédé à membranes selon des critères de qualité et de traitement donnés
Les conditions de rejet applicables en Allemagne pour les effluents des installations
d'épuration des eaux et des systèmes de refroidissement, conformément à l'article 7a de
la loi sur la gestion de l'eau (WHG), annexe 31, sont présentées dans le tableau ci-
après.

Conditions de rejet pour les effluents des installations d'épuration des eaux et des systèmes de
refroidissement

Centrales électriques Processus industriels Autres sources d'effluents de


la production de vapeur

Echantillon ponctuel

Matières décantables mg/l 0,3 0,3 0,3


Chlore actif mg/l - 0,3 -
Hydrazine mg/l - - 5,0
Echantillon composite sur 2 h

Demande chimique en oxygène mg/l 30 40 -


(DCO)
Phosphore (Ptot) mg/l 3 5 8
Vanadium mg/l - - 3
Fer mg/l - - 7
Échange d’ions

Les échangeurs d'ions sont des macromolécules insolubles portant des


groupements ionisables, qui ont la propriété d'échanger de façon
réversible certains de leurs ions, au contact d'autres ions provenant
d'une solution.
Résine cationique : qui échange réversiblement des cations. Une résine
cationique est chargée négativement.
Résine-G- / X+ + cation+ <=> Résine-G- / cation+ + X

Résine échangeuse de cations


(résine cationique).
Résines anioniques : qui échange réversiblement des anions. Une
résine anionique est chargée positivement.

Résine-G+ / Y- + anion- <=> Résine-G+ / anion- + Y-

Résine échangeuse d'anions


(résine anionique).
Propriétés des échangeurs d'ions : Le support peut être minéral, mais
il est le plus souvent organique (résine de copolymérisation,
polyosides : dextrans ou celluloses ). Les groupements fonctionnels
chargés des résines sont fixés par covalence sur le support.

Les groupements fonctionnels des résines cationiques (résines


classées d'après leurs aptitudes à l'ionisation) :

•Résines cationiques fortes :

9sulfoniques (très fortement ionisées, quel que soit le pH) :

Résine sous forme acide : Résine-SO3- / H+ (contre-ion : H+)


Résine sous forme sodique : Résine-SO3- / Na+ (contre-ion : Na+)

•Résines cationiques intermédiaire :

9à groupement phospho :

Résine-H2PO4- / H+ Résine-H2PO4- / Na+


•Résines cationiques faibles :
9carboxyliques (non ionisées en milieu fortement acide) :

Résine-COO- / H+ Résine-COO- / Na+


9à groupement carboxyméthyl :

Résine-CH2-COO- / H+ Résine-CH2-COO- / Na+

• Résines cationiques très faibles :


9phénoliques (uniquement ionisées en milieu alcalin) :

Résine-O- / H+ Résine-O- / Na+

Les Groupements fonctionnels des résines anioniques :

•Résines anioniques fortes :

9résines à groupements aminés quaternaires.

9résines à groupements aminés tertiaires.


•Résines anioniques faibles :

9résines à groupements aminés secondaires et primaires.


Capacité de rétention d'un échangeur d'ions :
C'est le nombre de millimoles (mmol) d'ions que la résine peut
échanger par unité de masse. On l'exprime par gramme de résine
sèche (ou moins souvent par unité de volume : par ml de résine
humide).

Élution :
L'élution consiste à déplacer l'ion fixé par un autre, de densité de
chargé et de concentration plus élevée on utilise de petits ions
fortement chargés : Cl-, HO-, Na+, H+...

Radicaux :
Les principaux radicaux R sont :

•le radical [SO3H], comme acide fort (cation fort),


•le radical [COOH], comme acide faible (cation faible),
•les ammonium quaternaires [-R3N+OH-], comme base forte (anion
fort),
•les amines [-RNH], comme base faible (anion faible).
Sélectivité :
Propension à fixer certains ions préférentiellement dépend du type de résine
En général, les échangeurs d'ions usuels ne sont pas sélectifs vis à vis d'un seul ion et
pour des mélanges contenants des ions métalliques et du calcium, ce dernier sera fixé
de préférence aux métaux :
Ba2+>Pb2+>Sr2+>Ca2+>Ni2+>Cd2+>Cu2+>Co2+>Zn2+>Mg2+>Ag+>K+>NH4+>Na+>H+
Cycle :
Un cycle complet comprend 4 phases :
•la saturation ou production : la solution passe à travers le lit de la résine
jusqu'à saturer cette dernière. Au point de percement ou lorsque la valeur
limite de la fuite est atteinte, on arrête la phase de production.
•le soulèvement : permet d'éliminer les particules qui ont pu se déposer à
la surface du lit à l'aide d'un courant d'eau ascendant.
•la régénération : se fait par introduction de la solution régénérante par
percolation (ascendante dans le cas d'un contre courant ; descendante
dans le cas d'un co-courant). Les colonnes peuvent être utilisées pour des
régénérations soit à co-courant soit à contre-courant. Dans une
régénération à co-courant, la solution régénérante est mise du même coté
que la solution à traiter. Cette technique est la moins chère des deux en
terme d'investissement initial. Mais la technique à contre courant utilise
plus efficacement les produits chimiques régénérants, de plus les fuites
sont plus importantes avec une technique à co-courant.
•le rinçage : on déplace le régénérant à l'eau, à faible débit, jusqu'à ce que
la résine ne contienne plus que de faibles traces de régénérant : phase de
rinçage lent.
Puis il y a une étape de rinçage rapide à débit plus élevé de façon à
éliminer les dernières traces de régénérant.
Cinétiques :
Un échangeur fonctionne de façon similaire à une colonne d'adsorption et
après échange de tous les ions potentiellement échangeables, il est
nécessaire de procéder à une régénération de l'échangeur à l'aide d'une
solution chimique, concentrée en ions [A-] ou [C+] et récupérer ainsi l'ion B.
La saturation des sites actifs dans un échangeur en forme de colonne sous
percolation, s'effectue selon un front de saturation qui s'étend
progressivement dans le sens du flux :
Par ailleurs, selon que la régénération a été effectuée à co ou contre-courant
du sens de saturation (sens du flux en phase de fixation des ions de l'eau),
les fronts de saturation n'ont pas le même profil et la fuite ionique en sortie de
colonne est différente.
Capacités :
On distingue plusieurs capacités d'échanges ioniques selon l'usage :
1.la Capacité totale (quelquefois appelée pouvoir d'échange),
2.la Capacité utile de base,
3.la Capacité utile spécifique.

1 - Capacité totale
C'est le nombre maximum d'ions que la résine peut fixer. Elle est fonction du type de résine.
En général les capacités totales des cationiques sont supérieures aux anioniques.
S'exprime, selon les cas, en :
· équivalents par litre (de résine), eq/l,
· milli-équivalents par litre (meq/l),
· équivalents par mètre-cube (eq/m3),
· degré français par litre ou m3 (°F/l ou °F/m3),
· gramme (d'un ion) par litre ou m3.
2 - Capacité utile de base
C'est le nombre d'ions qu'une résine peut fixer en fonction du type de résine et du taux de
régénération.

3 - Capacité utile spécifique


C'est la quantité d'un ion donné qu'une résine peut fixer, en fonction du type de résine et du
taux de régénération.
Exemple : capacité de fixation de dureté (Ca+Mg) en fonction du régénérant NaCl,
Mise en œuvre :
Type d'appareil industriel pour échange d'ions - Équipements internes, soit :
A = entrée d'eau brute et sortie d'eau de soulèvement,
B = entrée du régénérant,
C = sortie de l'eau traitée et entrée de l'eau de soulèvement,
G = purge d'air,
D = résine,
E = trou d'homme,
F = hublot,
K = plancher crépine,
L = bride ou flasque d'accouplement
Exemple 1 :
- Soit une résine saturée en chlorure : [R+- Cl-] ,
- Principaux anions présents dans l'eau : HCO3-, Cl-, SO42-, NO3- (soit au total B-),
- Principaux cations présents dans l'eau : Ca2+, Mg2+, Na+, etc. (soit au total B+ ),

Nous avons :
[R+- Cl-] ...... + ...... [B+- B-] >>>>>> [R+- B-] ...... + ...... Cl-- B+
résine...........................eau....................ions fixés.............. ions libérés

Exemple 2 :
- Soit une résine cationique saturée en sodium : [R-- Na+] ,
- Principaux cations présents dans l'eau : Ca2+, Mg2+, Na+, etc. (soit au total B+ ),
- Principaux anions présents dans l'eau : HCO3-, Cl-, SO42-, NO3- (soit au total B-),

Nous avons :
[R-- Na+] ...... + ...... [B+- B-] >>>>>> [R-- B+] ...... + ...... Na+- B-
résine...........................eau....................ions fixés.............. ions libérés

Exemple 3 :
- Soit une résine cationique carboxylique : [R-- CO2H] ,
(CO2H ou COOH : radical carboxyl, acide faible)
- Principaux cations présents dans l'eau : Ca2+, Mg2+, Na+, etc. (soit au total B+ ),
- Principaux anions présents dans l'eau : HCO3-, Cl-, SO42-, NO3- (soit au total B-),

Nous avons :
[R-- CO2H] ... + ... [B+- B-] >>>>>> [R-- B+] ...... + ...... CO2H - B-
résine...........................eau....................ions fixés................ ions libérés
Osmose inverse:

Procédé de séparation par membrane semi - perméable .

Les membranes ne sont perméables qu'au liquides et non aux corps


dissous (sels minéraux, colloïdes) ou aux matières en suspension
(bactéries,virus,etc. ..).

Une pression (de 3 à 100 bars selon la salinité de l'eau à traiter) est
appliquée à l'eau qui, au contact de la membrane semi-perméable, se
sépare en deux courants :
· le perméat (eau épurée) qui passe à travers la membrane,
· le concentrât, qui s'écoule à l'égout en entraînant l'ensemble des
sels et matières retenus.

Pratiquement la membrane se présente sous la forme d'une feuille


enroulée en spirale à l'intérieur d'un tube de pression muni de 3
raccordements ( l' entrée et les deux sorties )
Principe de l’osmose inverse

La pression osmotique P est d’autant plus importante que la concentration est


élevée et que la masse molaire est faible.
Nota bene : la pression osmotique de l’eau de mer est de l’ordre de 25 bars
Le procédé d'osmose inverse utilise une membrane semi-
perméable afin de séparer les solides dissous, la matière
organique, les virus et bactéries de l'eau.
Le procédé est dit "inverse" car il nécessite une pression
suffisante pour 'forcer' l'eau pure à passer à travers la
membrane.
Ce procédé abouti à de très bons résultats, car il peut
éliminer de 95 à 99% des particules solides dissoutes et
99% des micro-organismes.
1- Entrée d’eau
2- Sortie de concentrât
3- Sortie de perméat
4- Sens d’écoulement de l’eau brute
5- Sens d’écoulement du perméat
6- Matériau de protection
7- Joint d’étanchéité entre module et enveloppe
8- Perforations collectant le perméat
9- Espaceur
10- Membrane
11- Collecteur de perméat Structure interne d’une membrane à spirale
La figure suivante présente les modules par rapport à leur compacité et à la
vitesse de balayage de l'eau brute, afin d'illustrer les choix de conception,
selon les différents types de modules :
Montage de corps Montage de modules en série
d’osmoseurs (modules) en
parallèle

En rouge: eau concentrée ( concentrât) ; en bleu: eau osmosée ( perméat).

Pour l'obtention d'eau de haute qualité ( de forte résistivité ), des montages en série à 2
étages - ou plus - sont mis en oeuvre.
Nettoyage des membranes OI

Le procédé d'osmose inverse, comme tous les procédés à membrane,


nécessite un nettoyage régulier. Afin de conserver des performances
optimales, des produits chimiques spécifiques sont nécessaires, selon le type
de polluant présent dans le filtre.
Matériau à enlever:

1-Carbonate de calcium, dépôts organique, métaux (Cause : eau dure)


2-Bio films (Développement de micro-organismes dans la membrane)
SCHEMA DE PRINCIPE DE
L’OSMOSE INVERSE
schéma complet
de traitement de l'eau par osmose inverse
Batterie d'étages d'osmose inverse à l'usine
Polymetrics de Malte
Traitement des boues
Plusieurs types d’installations de traitement des boues issues des pré
traitements et/ou des eaux résiduaires pour l’épaississement par table
d’égouttage (GDD, GDE), la déshydratation par filtre à bandes (GDPress,
Superpress), centrifugation, filtre presse sont disponibles.

Table d’égouttage pouvant


supporter 2 types de grilles
GDD (épaississement
Direct) et GDE
(épaississement
Économique) permettant
d'épaissir des boues de
concentrations différentes

Ainsi traitées, les boues peuvent être destinées à l'épandage, au compost ou


à l'incinération. Les traitements concernent aussi bien les boues urbaines
issues d'un traitement biologique, que les boues industrielles après
traitement physico-chimique.
Traitement des boues.
1- Digestion.
La digestion est un procédé microbiologique transformant la boue organique
chimiquement complexe en méthane, dioxyde de carbone et en un matériau non
toxique semblable à de l'humus.
Les réactions se déroulent dans un réservoir clos ou digesteur dans des conditions
anaérobies. D'abord la matière solide est rendue soluble par des enzymes, ensuite
le produit est fermenté par un groupe de bactéries acidifiantes, procédé qui le réduit
à des acides organiques simples, tels que l'acide acétique.
Les acides organiques sont alors transformés par les bactéries en méthane et en
dioxyde de carbone (CO2).
La boue épaissie est chauffée et versée le plus régulièrement possible dans le
digesteur où elle séjourne entre 10 et 30 jours pour y être décomposée. Par la
digestion, on atteint une réduction de la matière organique de 45 à 60 %.
2 - Séchage.
Le séchage consiste à placer la boue digérée sur des lits de sable pour un séchage
à l'air libre. La percolation dans le sable et l'évaporation sont les étapes essentielles
du processus de déshydratation.
Pour être réellement performant, le séchage à l'air requiert un temps sec et
relativement chaud, certaines installations disposent de structures semblables à des
serres permettant d'abriter les lits de sable. Le plus souvent, la boue séchée est
utilisée comme améliorant pour les sols, parfois comme engrais en raison des 2 %
d'azote et 1 % de phosphore qu'elle contient.
Épaississement.

Les boues issues de la 1ère étape du traitement biologique (boues


activées en excès) et de la 2ème étape du traitement biologique (lavage
des biofiltres) sont envoyées dans 2 épaississeurs. L'épaississement
des boues a pour objectif d'augmenter leur concentration en matières
sèches.

Digesteurs
Digestion

Les boues épaissies sont alors dirigées vers les digesteurs dont 1
primaire et 1 secondaire. Le processus de fermentation anaérobie
nécessite, pour une bonne activité bactérienne une température des
boues voisine de35°C.
Le brassage du digesteur primaire ainsi que le réchauffage des boues sont
assurés à partir du gaz de digestion. La quantité de gaz produit est
d'environ 0,9 m3 /kg de matières volatiles éliminées pour un temps de
séjour total de 23 jours.

Digesteurs Gazomètre Torchère


Déshydratation mécanique

La déshydratation mécanique des boues digérées est effectuée par


des centrifugeuses qui permet d'obtenir un amendement organique utilisé
en agriculture.
Cette "nouvelle terre" est stockée dans un silo d'une capacité de l60m3.

Centrifugeuses
Traitement de l'air
Les ouvrages sont construits en enceinte fermée, la ventilation et le
traitement de l'air vicié sont très élaborés afin d'assurer le confort et la
sécurité des personnels d'exploitation ainsi que la dépollution de l'air rejeté
à l'atmosphère.
Les gaz odorants sont captés à l'intérieur de l'usine par un réseau
d'extraction et dirigés vers la désodorisation:
1ère tour : élimination des composés azotés par solution acide,
2ème tour : élimination des composés souffres par solution basique,
3ème tour : affinage du traitement et élimination des acides et cétonnes
par solution basique oxydante.
L'air ainsi débarrassé de tous polluants olfactifs, peut ensuite être rejeté à
l'atmosphère sans risque de créer de nuisances pour l'environnement.

Tours de désodorisation

Ventilation
Gestion centralisée

Installé au coeur de l'usine, un système de contrôle centralisé IBS-BIO,


développé spécialement pour la gestion d'usine de dépollution, permet une
surveillance permanente et une commande générale des équipements en
un lieu unique.

Depuis la salle de contrôle et grâce à ce système, l'opérateur peut à


chaque instant être informé sur tous les états de marche des équipements
de la station.
Une vidéo surveillance couleur permet de visualiser toutes les installations.
Gestion du risque de prolifération des
légionelles dans les installations de
refroidissement par dispersion d'eau
dans un flux d'air
¾ Les pathologies des réseaux

¾Facteurs de risque de prolifération et moyens de lutte

¾Identification et gestion des facteurs de risques

¾Surveillance & méthodes d’analyses


Pathologies des réseaux

Dépôts incrustants

Dépôts non incrustants

Dégradation/corrosion

Biofilm
Quelques éléments rencontrés dans l’eau brute

•Les matières en suspension ou en émulsion, responsables


des boues et des dépôts.
•Les matières organiques, également responsables des
boues et des dépôts.
•Les sels minéraux dissous, responsables des tartres et
incrustations lorsqu’ils précipitent.
•Les ions.
A noter que le bilan ionique exprime les teneurs relatives en
cations et anions, et que la silice SiO2 faiblement ionisée est
mesurée à part.
•Les micro-organismes, responsables du biofilm. Certains
de ces micro-organismes peuvent être pathogènes
Le pH (potentiel d'hydrogène) :
- caractérise la teneur en ions H+ de l'eau,
- détermine son caractère acide (0 < pH < 7),
- a une influence très importante sur la désinfection.
La dureté de l'eau, son TH (Titre Hydrotimétrique) :
- exprimé en degrés français (°f),
- est fonction des concentrations en ions calcium et magnésium.
L'alcalinité de l'eau, son TAC (Titre Alcalimétrique complet):
- exprimé en degrés français (°f),
- est fonction des concentrations en ions carbonates et
bicarbonates,
- caractérise le pouvoir tampon de l'eau, c'est à dire la capacité
d'influence d'un produit acide ou basique sur le pH de l'eau.
Plus le TAC est élevé, et plus il est difficile de faire varier le pH
de l'eau.
Dégradation du béton:
La dégradation est due principalement au passage en solution
de la Portlandite (Ca(OH2)) du ciment hydraté. La cinétique de
cette dissolution dépend de facteurs variés comme la nature du
ciment utilisé, du dosage en ciment du béton, de la porosité
(rapport eau/ciment au malaxage, mise en oeuvre et cure...), de
la "qualité" de l'eau en contact avec le béton…
Cette dégradation, outre l’altération de l’état de surface induit
une élévation du TH dans l’eau avec des risques de
précipitation et formation de tartre.

Dégradation du bois:
Le bois dans les tours est soumis aux détériorations chimique
(teneur résiduelle en oxydant, variation de pH), biologique et
physique (les composés naturels qui permettent au bois de
résister à la pourriture sont très hydrosolubles).
La corrosion par érosion se produit lors du passage à grande vitesse d'eau chargée
de sédiments.
Il faut donc avoir une eau véhiculée qui contienne le minimum de sédiments, et des
vitesses de circulation pas trop élevées (mais pas en régime laminaire!!).

La corrosion par cavitation se produit lors de modifications locales de la pression


(due à des variations de la vitesse de l'eau), qui entraîne une vaporisation de l'eau.
Les bulles de vapeur ainsi produites, créent une onde de choc arrachant le métal à
proximité lorsqu'elles se recondensent.
Cette liaison entre la vitesse et la pression est formalisée par le théorème de Bernoulli.
La limitation de vitesse permet aussi de limiter la corrosion par cavitation.
Elle peut se produire en particulier dans les pompes (entraînant une destruction rapide
des aubes), ou lors de modifications trop brusques de section d'écoulement.

Les deux phénomènes sont difficilement différenciables.


La vitesse maximale à ne pas dépasser dépend du type de matériaux, de la
qualité des matériaux et de la qualité de l’eau.
Une vitesse de 2 m.s-1 ne devrait jamais être dépassée dans un circuit d'eau. Pour le
cuivre le Centre Technique du Cuivre préconise de ne pas dépasser une vitesse de
1,5 m/s; le Guide Technique nº1 bis propose de limiter cette vitesse à 1,2 m/s.
D'autres recommandations de vitesses maximales pour le cuivre et ses alliages sont
faites dans la Revue Générale du Froid, les vitesses varient en fonction de la qualité
de l ’eau et de celle des matériaux.
Métaux et alliages.

Les principaux métaux utilisés dans le transport des


fluides sont :
· le fer et ses alliages,
· le cuivre et ses alliages,
· le zinc en tant que protection de l'acier : acier galvanisé,
· l'aluminium et ses alliages.
Tout métal se dissout en présence d'une solution aqueuse.
Quantitativement cette dissolution dépend du métal et de la solution.
Lorsqu'un métal se trouve au contact de l’eau, les ions métalliques chargés
positivement (cations) passent en solution. Le métal lui, se charge
négativement en prenant les ions négatifs venant de l’eau.

Cette dissolution crée une différence de potentiel entre le métal et la


solution (créée par les charges accumulées et les cations métalliques
passés en solution), qui lorsqu’elle est suffisamment forte, empêche la
dissolution de se poursuivre. On aboutit à un état d'équilibre entre le métal et
la solution.

Une corrosion électrochimique débute à partir du moment où l'état d'équilibre


est rompu. En particulier si les électrons provenant de l'ionisation du métal
sont captés. Trois cas sont envisageables :
• les électrons sont captés en présence d'oxygène : corrosion par l'oxygène,
• les électrons sont captés par les cations H+ : corrosion acide,
• les électrons sont captés par un métal plus "noble" : corrosion galvanique.
La zone de métal corrodée sera appelée anode, celle où s'établira le
captage des électrons : cathode. Il est ainsi créé ce que l'on appellera une
pile de corrosion.
On peut avoir sur une même pièce métallique des zones cathodiques et des
zones anodiques du fait de l'hétérogénéité de la structure du métal.

Le mécanisme de corrosion comporte trois phases :


• dissolution du métal à l'anode,
• transfert des électrons libérés vers la cathode,
• réaction de cathode.

Si les surfaces anodiques sont de grandes dimensions la corrosion sera


généralisée, l’épaisseur de métal dissoute sera faible, la corrosion restera
superficielle. En revanche si le nombre de sites anodiques est faible, la
corrosion, pour une même surface cathodique se fera en enlevant les mêmes
quantités de matière.

La dissolution du métal se faisant alors sur une surface réduite, on aboutira


rapidement à une corrosion perforante. La corrosion dite généralisée, sera au
contraire moins dangereuse.
Formation du biofilm

Les bactéries se déposent sur le support disponible et se fixent


par sécrétion rapide de muccopolysaccharides :
La croissance du biofilm se fait alors en épaisseur.

Ce dépôt constitue une source de contamination permanente de


l’eau :
- détachement des bactéries
- arrachement sous l’effet des forces hydrauliques (coups de
bélier, marche/arrêt, usure et fragilisation du dépôt par des
conditions de mise en oeuvre de traitement non optimales...)

La présence de biofilm dans l’eau circulante peut expliquer


certains résultats d’analyses très variables.
Biofilm
Les dépôts de tartre dégradent les performances
thermiques de l’installation. Cette dégradation peut aussi
affecter le fonctionnement des ventilateurs.

La corrosion dégrade les matériaux et peut s’avérer


dangereuse dans certains process, en provoquant des
fissures dans les échangeurs.

Ces « pathologies » des réseaux favorisent l’attachement


du biofilm aux surfaces. De plus les résidus de la corrosion
sont des nutriments essentiels pour beaucoup de bactéries.
L'ensemble des éléments intervenant dans la prolifération
des légionelles dans les systèmes de transport ou de
stockage d'eaux chaudes, la nature des matériaux ainsi que
la composition physico-chimique de l'eau permettent
l'apparition d'un biofilm qui sera une base nutritive pour
des protozoaires. En particulier les amibes et ciliés servent
de sites de multiplication des légionelles.
On observe alors la présence de légionelles en libre
circulation dans l'eau, d'autres intégrées dans des cellules
amibiennes ou enfin incluses dans des vésicules résidus de
l'éclatement des amibes.
Le biofilm se forme sur toutes les surfaces en contact
avec l’eau.
Plusieurs paramètres influencent la formation du biofilm

La qualité de l’eau :
• La qualité microbiologique : présence de protozoaires (amibes, ciliés),
d’algues, de bactéries…
• La qualité physico-chimique:
- teneur en matières en suspension (nutriments pour les micro-
organismes, action de protection vis à vis des traitements chimiques,
surconsommation des produits de traitements chimiques),
-en matière organique (nutriments pour les micro-
organismes,surconsommation des produits de traitements
chimiques)
- en sels minéraux (mauvais contrôle des purges de déconcentration,
entartrage),
- présence de traitement d’eau dont l ’efficacité dépend des conditions de
mise en oeuvre).
L’hydraulique :
- nulle ou faible facilite le dépôt des micro-organismes et des
matières en suspension,
- lors des redémarrages, l’arrachement du biofilm est favorisé.
La qualité et l’état des matériaux:
Certains matériaux favorisent l’attachement du biofilm
(Polyéthylène, polypropylène, polybutilène, polychlorure de
vinyle sur chloré…), néanmoins l’évaluation des matériaux en
fonction de ce paramètre n’a pas encore été réalisée.
L’état de surface des matériaux peut favoriser la formation du
biofilm (aspérités, surfaces poreuses). Ainsi, les dépôts de tartre
et la corrosion altérant l’état de surface favorisent l’attachement
des micro-organismes au support. De plus les résidus de
corrosion sont des nutriments pour les légionelles.
La contamination de l’installation à partir du milieu extérieur est
possible via l’air à l’aspiration des tours ou via l’eau d’appoint.
- La contamination est directe : apport de légionelles,
- La contamination est indirecte : apport de nutriments ou autres micro-
organismes.

Les légionelles prolifèrent sur l’ensemble des surfaces de l’installation qui


sont en contact avec l’eau.
Elles sont disséminées dans l’environnement via les aérosols
(entraînement direct de l’eau du circuit) à la sortie des tours de
refroidissement.
Dans l’environnement des tours, les individus peuvent être contaminés par
inhalation des gouttes.

Les conséquences sanitaires dépendent de la relation


dose/effet/temps d’exposition et de la sensibilité de l’individu.
Attention toute détection de TH à la sortie d ’un
adoucisseur présente un risque immédiat.
La précipitation des sels minéraux est rapide.
C’est pour cela qu’un détartrage annuel au minimum
est conseillé, car le maintien d’un TH nul est un
objectif rarement atteint.
Le nettoyage chimique doit concerner toutes les surfaces en contact avec l’eau. Son
efficacité est dépendante des conditions de mise en oeuvre.
Mécanismes d’action des biocides oxydants :
Les mécanismes d’action des agents biocides oxydants ne sont pas
spécifiques aux concentrations utilisées: ils agissent globalement sur les
différentes structures cellulaires par des mécanismes physico-chimiques. Ils
altèrent puis détruisent la membrane cytoplasmique, dénaturent les protéines
structurales ou enzymatiques ainsi que les acides nucléiques, inhibent les
enzymes...

Mécanismes d’action des biocides non oxydants:


Les mécanismes d’action des agents biocides non oxydants ne sont pas
encore clairement identifiés. Ils varient d’un composé à l’autre.
Ils peuvent détruire les structures cellulaires mais aussi interférer avec le
matériel génétique.

Mais Attention
L’activité des biocides non oxydants est dite indépendant du pH de l’eau. En
réalité, la qualité physico-chimique de l’eau affecte la durée de vie de la
molécule et donc de façon indirecte son efficacité désinfectante.
Les biocides oxydants détruisent la matière organique, élément nutritif des algues et des
bactéries. La consommation d'oxydant par la matière organique peut être très importante.
Le pH de l’eau dans les tours de refroidissement (en France)
est généralement supérieur à 8,5
La Javel n’est pas un biocide efficace dans ce cas. En
revanche son utilisation est possible lors des opérations de
nettoyage et désinfection (si le pH de l ’eau est adapté) ou lors
de la désinfection des éléments de la tour.
La Javel lorsqu’elle est utilisée dans des conditions adaptées
reste un des moyens de désinfection le moins onéreux.
Le TH et le facteur de concentration affectent aussi l’efficacité de
certains biocides non oxydants.
L’efficacité du biocide non oxydant dépend du temps de contact entre une concentration
déterminée et le micro-organisme. Tous les paramètres qui favorisent la dégradation de la
molécule vont donc réduire la concentration du biocide présente dans le circuit et de ce
fait affecter l’efficacité de la désinfection.
La concentration injectée est déterminée par rapport au
temps de renouvellement de l’eau dans l’installation, en
admettant que:
- La molécule n’est pas volatile,
- La molécule est stable,
- La molécule n’est pas consommée par les composants de
l’eau.

Ce qui n ’est pas vrai en pratique car la molécule n’est pas


stable. Une fois dans l’eau la vitesse de dégradation dépend
des propriétés physico-chimiques de l’eau.

Il est inutile d’augmenter la dose de biocide non oxydant


injecté, mais l’injection doit permette au biocide d’être
efficace.
Le choix des biocides est souvent un compromis entre:
- son efficacité vis à vis des légionelles,
- le respect de l’environnement (rejets de purges de
déconcentration),
- le respect des installations : la maîtrise des risques de
corrosion, les interférences entre les produits biocides et le
fonctionnement de l’installation en toute sécurité (exemple :
augmentation de la DCO induite par l’utilisation de biocides
non oxydants sur un circuit où ce paramètre est un moyen
de détecter les fuites process).

Mais Attention, certains biocides non oxydants sont très


corrosifs vis à vis de certains matériaux comme le cuivre.
La valeur cible en biocide oxydant dépend de la qualité de
l’eau d’appoint.
Généralement, les concentrations en oxydant résiduel sont
de l’ordre de:
- 0,2 à 0,5 mg/l en traitement continu préventif,
- 5 mg/l pendant 5 heures en traitement de choc sur un
circuit en fonctionnement normal.

Mais Attention: la javel n’est pas efficace (même en choc)


sur une eau ayant un pH >8.
REUTILISATION DE L’EAU
DANS L’INDUSTRIE