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Corrigé du contrôle n° 2 / semestre 2 (Commerce

international et développement)
1. Calcul et interprétation des indicateurs du commerce extérieur:

Années 2010 2011 2012


Solde commercial (en millions de – 148 – 182 – 201
DH) 380 775 477
Taux de pénétration 35,48% 39,43% 39,92%

1-a) Le solde commercial correspond à la différence entre les exportations de biens et les
importations de biens pendant une période donnée. Au Maroc, le solde commercial est
déficitaire. Ce déficit s’est aggravé entre 2010 et 2012 en passant de 148 380 millions de DH
à 201 477 millions de DH.

1-b) Le taux de pénétration mesure la part du marché intérieur qui est couverte par les
importations de biens.

Taux de pénétration = importations/marché intérieur ou demande intérieure

Le taux de pénétration a augmenté entre 2010 et 2013 en passant de 35,48% à 39,92%.

2-a) La forme de l’intégration économique régionale choisie par le Maroc est: Les accords de
libre -échange.

Le Maroc a signé des accords de libre-échange avec plusieurs pays: les pays de l’Union
Européenne, les États-Unis d’Amérique, la Turquie, les pays arabes.

2-b) Les ALE ne sont pas à l’origine du déficit commercial au Maroc. D’après le document 2,
le déficit commercial est devenu, depuis plusieurs années, structurel. Les ALE présentent des
opportunités qui peuvent être exploitées à condition d’avoir une offre exportable compétitive.
En plus, le Maroc a un énorme déficit avec la chine, qui s’explique par l’application d’un
principe de l’OMC à savoir la clause de la nation la plus favorisée (NPF) et non comme
résultat d’un accord de libre-échange.

2-c) Les solutions pour palier à ce déficit chronique sont:

 Améliorer l’offre exportable;


 L’achèvement de la mise en œuvre des plans sectoriels afin d’augmenter et diversifier
la production et donc l’offre exportable;
 Explorer d’autres marchés au lieu de se contenter du marché européen.

3-a) Les opportunités que présente le marché africain:

 La croissance économique: 4,8% en 2012 et 5,6% en 2013;


 Les pays d’Afrique cherchent à améliorer leurs infrastructures de base;
 Le marché africain est un réel débouché pour les entreprises marocaines (population
importante);
 La proximité géographique de l’Afrique par rapport au Maroc.

3-b) Les actions du Maroc pour renforcer sa position économique en Afrique:

 Renforcement du cadre juridique régissant les relations économiques et commerciales


par la conclusion de nouveaux accords;
 Le renforcement du cadre institutionnel par la création ou la réactivation des
commissions mixtes de coopération économique, ainsi que l’intensification des actions
de partenariat économique et commercial;
 L’accompagnement des entreprises marocaines sur les marchés africains.

4-a) Un indicateur de sous-développement en Afrique: L’insuffisance des infrastructures.


C’est un indicateur économique.

4-b) La stratégie de développement que les pays d’Afrique doivent choisir: le partenariat
public-privé (PPP) dans le développement des infrastructures. Le PPP est un mode de
financement par lequel le secteur privé participe aux projets d’infrastructures. C’est un
partenariat entre le secteur public et le secteur privé.

4-c) Les avantages de cette stratégie sont:

 La croissance économique du continent et par conséquent l’épanouissement de sa


population;
 La réduction du poids des infrastructures dans le budget de l’État;
 L’amélioration de la qualité des services dispensés aux citoyens;
 La promotion de l’investissement privé.

A partir des documents présentés ci-dessous, mobilisez vos connaissances et capacités en


Économie générale pour répondre aux questions suivantes.
1 Sur la base du document 1 :

a. Apprécier l’évolution du solde commercial entre 2010 et 2012.

b.Évaluer la part du marché intérieur qui est couverte par les importations de
biens en utilisant un indicateur pertinent. Interpréter l’évolution de cet indicateur
entre 2010 et 2012.
2 A partir du document 2 :

a. Relever la forme de l’intégration économique régionale choisie par le Maroc.


Illustrer votre réponse.

b. Peut-on affirmer que les ALE sont à l’origine du déficit commercial au


Maroc ? Justifier.

c.Quelles sont donc les solutions pour palier à ce déficit chronique ?


3 Sur la base du document 3 :

a.D’après le document et vos connaissances, quelles sont les opportunités que


présente le marché africain ?

b.Relever les actions du Maroc pour renforcer sa position économique en


Afrique.
4 A partir du document 4 :

a. Relever un indicateur de sous-développement en Afrique.

b. Relever et expliquer la stratégie de développement que les pays d’Afrique


doivent choisir.

c. Quels sont les avantages de cette stratégie ?


5 Synthèse : Rédiger un développement structuré sur le thème suivant :« Après
avoir exposé la situation du commerce extérieur marocain et l’aboutissement de
nos différents accords de libre-échange, vous montrerez que le marché africain
est une aubaine pour le Maroc pour diversifier ses partenariats en mettant l’accent
sur les opportunités que recèle ce marché et les différentes mesures que le pays
doit prendre pour en bénéficier».(Exploiter tous les documents, les réponses aux
questions précédentes et les connaissances acquises).

Ressources documentaires
Document 1
L’évolution des échanges extérieurs et de la demande intérieure entre 2010 et 2012

(En millions de DH) 2010 2011 2012


Importations (CAF) 297 963 357 770 386 127
Exportations (FOB) 149 583 174 995 184 650
DCFN 571 485 618 891 668 722
FBCF 234 407 246 394 263 642
Variation des stocks + 34 027 + 42 168 + 34 782

Source : HCP et ministère du commerce extérieur

Document 2

Interview avec le ministre du commerce extérieur

Matin Eco : Devant le constat indiquant que la balance commerciale est déficitaire pour
le Maroc dans la plupart des ALE signés avec les différents partenaires, le ministère de
l’Industrie, du commerce et des nouvelles technologies devient plus prudent en ce qui
concerne la conclusion de nouveaux ALE. Quelle approche adoptez-vous, aujourd’hui,
monsieur le ministre ?

Abdelkader Amara : Avant de parler de l’approche adoptée par notre ministère en matière
de négociation des Accords de libre-échange (ALE), permettez-moi de clarifier certains
points, dont le premier est que notre pays consacre sa volonté d’ouverture de son économie à
travers, entre autres, la conclusion d’ALE notamment avec l’UE, les USA, l’AELE, la
Turquie et avec les pays arabes que ce soit au niveau bilatéral ou régional. Je tiens aussi à
relativiser une idée répandue liant directement le déficit de la balance commerciale du Maroc
aux ALE. D’abord, le déficit commercial de notre pays est devenu, depuis plusieurs années,
structurel. Les ALE, en général, présentent des opportunités qui peuvent être exploitées par
une partie, mais pas autant par l’autre, faute d’offre exportable. Mais les ALE signés par le
Maroc ne sont pas à l’origine de tous les maux. Avec la Chine, par exemple, avec laquelle
nous avons un énorme déficit, il ne s’agit pas d’un ALE ni d’un Accord préférentiel, mais bel
et bien d’un NPF (clause de la nation la plus favorisée), le basique de l’OMC. Les études
menées, notamment par le ministère, ont démontré que les ALE pourraient donner de
meilleurs fruits et que les soldes de la balance commerciale des biens et services et du compte
courant pourraient s’améliorer avec la mise en œuvre progressive des plans sectoriels une fois
arrivés à maturité. Ces derniers sont censés justement booster la production et donc l’offre,
notamment exportable, et la diversifier.

Pour ce qui est de l’approche, le Maroc s’est donné une période de réflexion, le temps de bien
assimiler les ALE déjà signés. Néanmoins, face à la nécessité d’explorer de nouveaux
marchés autre que le marché européen, de nouvelles négociations ont été lancées basées sur
une approche globale gagnant-gagnant.

Source : Le Matin, 22-Mai-2013 (texte adapté)

Document 3

Maroc-Afrique: un modèle de coopération sud-sud


L’économie de l’Afrique subsaharienne est en expansion progressive ces dernières années, en
dépit de la crise économique mondiale. En 2012 et 2013, la croissance serait respectivement
de 4,8% et de 5,6% selon les récentes perspectives du FMI.

Compte tenu des liens historiques liant le Maroc aux pays africains, notre pays s’est toujours
efforcé de développer des relations stratégiques avec les pays du continent africain, comme en
atteste les visites successives de Sa Majesté le Roi dans plusieurs pays africains.

Dans le domaine économique et commercial, il s’agit principalement du renforcement du


cadre juridique régissant les relations économiques et commerciales par la conclusion de
nouveaux accords commerciaux et d’investissement dont les négociations sont en cours avec
les pays de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA) et de l’Afrique centrale (CEMAC), de même que
le renforcement du cadre institutionnel Maroco-Africain, à travers la création ou la
réactivation des Commissions Mixtes de Coopération Economique, ainsi que l’intensification
des actions de partenariat économique et commercial.

A cet égard, diverses actions de promotion et de partenariat économique ont été menées par le
Département du Commerce Extérieur et Maroc Export, visant l’accompagnement des
entreprises marocaines sur les marchés africains. Cet accompagnement a été réalisé dans le
cadre de l’organisation de six caravanes d’exportation et de partenariat économique à
destination des pays de l’Afrique de l’ouest et centrale, ce qui a permis de couvrir plus de 15
pays. Cette nouvelle approche de coopération a donné des résultats probants par la
mobilisation de nouvelles entreprises intéressées par les marchés africains, ainsi que
l’établissement des contacts directs entre les opérateurs marocains et leurs homologues
africains.

Source : Maroc Trade Info, N° 37, Avril 2013 (texte adapté)

Document 4

Le partenariat public-privé incontournable pour le développement de l’Afrique

«Face au déficit considérable en matière d’infrastructures dont souffre l’Afrique, le


partenariat public-privé (PPP) reste un facteur clé pour relever ce défit». Tel a été le constat
arrêté lors de la rencontre organisée, samedi 25-Mai-2013, par la Fondation diplomatique en
collaboration avec les ambassadeurs des pays africains accrédités à Rabat, à l’occasion de la
célébration de la Journée de l’Afrique.

«Panafricanisme et renaissance africaine». C’était l’un des thèmes débattus devant un


parterre d’ambassadeurs africains. La rencontre a été l’occasion convenable pour faire le point
autour de la nécessité de multiplier les partenariats public-privé. L’idée était de mettre en
évidence l’importance de ce mode de financement qui s’avère, aujourd’hui, plus que jamais
nécessaire pour assurer la croissance économique du continent et par conséquent
l’épanouissement de sa population. Surtout que le déficit ressenti en matière d’infrastructures
freine toutes perspectives de développement et d’intégration régionale.

Les partenariats public-privé sont, à l’heure actuelle, un besoin et une nécessité. En effet, les
PPP sont un véritable créneau permettant d’une part la réduction du poids de l’infrastructure
sur le budget de l’État, l’amélioration de la qualité des services dispensés aux citoyens ainsi
que la promotion de l’investissement privé.

Source : Le Matin, 27-Mai-2013 (texte adapté)


Examen : Commerce international et développement
A partir des documents présentés ci-dessous, mobilisez vos connaissances et capacités en
Économie générale pour répondre aux questions suivantes.

1 Sur la base du document 1 :

a. Calculez le solde commercial en 2009 et 2010. Interpréter les résultats obtenus.


(2 pts)

b. Calculer le taux de couverture. Interpréter les résultats obtenus. (2 pts)

c. Commentez l’évolution des échanges extérieurs. (1 pt)


2 A partir du document 2 :

a. Précisez la stratégie adoptée par le Maroc pour assurer son développent


industriel. (1 pt)

b. Relever les objectifs de cette stratégie de développement ? (2 pts)

c. Comment le Maroc envisage-t-il appliquer cette stratégie ? (1,5 pt)


3 Sur la base du document 3 :

a. Relever deux stratégies sectorielles du Maroc. (2 pts)

b.Déterminer le secteur concerné pour chaque stratégie sectorielle. (1 pt)

c. D’après le document et vos connaissances acquises, comment le plan halieutis


peut-il contribuer au développement social ? (2 pts)
4 A partir du document 4 :

a. Expliquer l’expression soulignée. (0,75 pt)

b.Relever du document les accords de libre-échange signés par le Maroc. (1 pt)


5 Synthèse : Rédiger un développement structuré sur le thème suivant :« Après
avoir exposé les atouts du Maroc à l’échange, vous analyserez les risques et les
opportunités des accords de libre-échange pour l’économie
marocaine ».(Exploiter tous les documents, les réponses aux questions
précédentes et les connaissances acquises). (3,75 pts)

Ressources documentaires

Document 1

Evolution des échanges extérieurs marocains entre 2009 et 2010.

En millions de dirhams 2009 2010 Variations en %


Importations CAF 263 982 297 089 12,5
Exportations FOB 113 020 147 948 30,9
Solde commercial ? ? 1.2
Taux de couverture en % ? ?
Document 2

Le plan émergence

Face aux enjeux d’une économie globalisée qui évolue rapidement, comme en témoignent les
transformations des secteurs industriels, le Maroc est appelé à relever les défis et à tirer le
meilleur parti de ses atouts. Le Pacte National pour l’Emergence Industrielle s’inscrit dans
cette logique. En mobilisant et coordonnant les actions de l’Etat et des opérateurs
économiques, il vise à construire un secteur industriel fort et à créer un cercle vertueux de
croissance.

L’Etat et le secteur privé ont scellé ensemble ce Pacte en formalisant un contrat programme
couvrant la période 2009-2015. Ce contrat programme vise à définir un cadre de
développement des secteurs suivants : Offshoring, automobile, aéronautique et spatial,
électronique, textile et cuir, et agroalimentaire. Néanmoins, les chantiers transversaux liés à la
Compétitivité des Entreprises concernent l’ensemble du tissu des entreprises marocaines, sans
exclusive (y compris tourisme, BTP, etc.). Il a pour objet de préciser le programme de
déploiement de la stratégie de développement industriel du Maroc. Il cherche à atteindre les
objectifs suivants sur la période 2009-2015 : la création d’emplois industriels pérennes et la
réduction du chômage urbain, l’augmentation du PIB industriel, la réduction du déficit
commercial, l’appui à l’investissement industriel, tant national qu’étranger, la contribution à
la politique d’aménagement du territoire.

Source : www.emergence.gov.ma (texte adapté)

Document 3

Plan Halieutis : une pêche mieux valorisée

Le Plan Halieutis est destiné à venir en aide aux pêcheurs marocains par la création de
nouvelles plateformes industrielles et la gestion plus professionnelle des ressources
halieutiques. Ce plan vise à augmenter les ressources halieutiques et à les gérer de manière
plus professionnelle. Il a été lancé pour venir en complément au Plan Maroc Vert, un
programme gouvernemental destiné à stimuler le secteur agricole. Une stratégie renouvelée de
développement et de compétitivité du secteur. Elle ambitionne de valoriser de façon durable
l’abondante ressource halieutique marocaine et de tripler le PIB du secteur d’ici 2020 pour en
faire un moteur de croissance pour l’économie nationale. Elle vise ainsi à porter le nombre
des emplois directs à 115.000 contre 61.650 actuellement et à augmenter la valeur des
exportations des produits de la mer à plus de 3,1 milliards de dollars contre 1,2 milliard en
2007. Le Plan Halieutis prévoit la concrétisation d’un certain nombre de projets phares de
transformation et de valorisation des produits de la mer, avec à leur tête la création de trois
pôles de compétitivité (Tanger, Agadir, Laâyoune-Dakhla) devant mobiliser des
investissements de neuf milliards DH. La nouvelle stratégie procède d’une vision sectorielle
intégrée s’articulant autour de trois axes majeurs, à savoir l’exploitation durable des
ressources et la promotion d’une pêche responsable où les pêcheurs sont les premiers acteurs,
le développement d’une pêche performante en faveur d’une qualité optimale dans le
traitement des produits, et l’amélioration de la compétitivité afin de conquérir de nouvelles
parts de marché.

Source : Aujourd’hui le Maroc, 10/08/2010 (texte adapté)


Document 4

Le Maroc : un pays intégré à l’économie mondiale

Le Maroc est l’un des pays précurseurs en Afrique et dans le monde arabe à avoir opté pour la
libéralisation de son économie et de ses échanges, et ce depuis le début des années 80 dans le
cadre du Programme d’Ajustement Structurel. Cette politique s’est renforcée par
l’adoption d’une nouvelle génération de réformes volontaristes qui a porté principalement sur
l’élimination des mesures non tarifaires tant à l’importation qu’à l’exportation, la
simplification du système de taxation des importations et la rationalisation du tarif douanier.

La stratégie d’ouverture et de libéralisation entreprise par le Maroc s’est traduite également


par la conclusion d’une série d’accords de libre-échange avec ses principaux partenaires
commerciaux tels que l’Union Européenne, l’Association Européenne de Libre-échange, les
pays arabes, les Etats-Unis d’Amérique et la Turquie. Ces accords émergent comme principal
outil de la stratégie d’ouverture visant à renforcer l’intégration du pays à l’économie mondiale
et à son environnement régional. La conclusion de ces accords se justifie par le besoin
d’adaptation aux nouvelles exigences du commerce mondial et par la nécessité de la
diversification des produits et des marchés à l’exportation.

La libéralisation et ses exigences sont perçues comme un défi global pour l’économie
marocaine dans son ensemble, notamment pour les producteurs de biens et services qui seront
de plus en plus exposés à la concurrence des produits importés. Ces accords impliquent des
risques surtout à court terme, mais également des opportunités à moyen et long termes.

Les accords de libre-échange auraient pour effet l’accroissement des possibilités


d’exploitation des économies d’échelle dans la production et la commercialisation des
produits pour faire du Maroc une plate-forme d’investissement, de production et
d’exportation, ce qui pourrait contribuer à la création d’emplois et à la redistribution de
revenus supplémentaires en vue d’améliorer le bien-être des consommateurs.

Source : ministère du commerce extérieur, direction des études (texte adapté)


Le déficit de la balance commerciale du Maroc s’est aggravé de 12 milliards de DH ou de 7,8% entre
octobre 2017 et octobre 2018, pour atteindre 167 milliards de DH. Le rythme d’augmentation des
exportations doit s’accélérer pour compenser la hausse des importations et commencer à réduire le
déficit.

A fin octobre 2018, les exportations du Maroc ont progressé, en pourcentage, à un rythme
plus important que celui des importations: +10,3% contre +9,2%.

Mais en valeur, les importations croissent plus vite que les exportations: +33,2 milliards
de DH contre +21,2 milliards de DH.

Il résulte de ces évolutions une aggravation du déficit commercial du Maroc de 12


milliards de DH ou de 7,8%, pour atteindre 167 milliards de DH.

Le Maroc ne couvre que 57,5% de ses importations par des exportations : 393,3 milliards
de DH contre 226,3 milliards de DH.

C’est ce qui ressort des indicateurs préliminaires des échanges extérieurs à fin octobre,
publiés par l’Office des changes.

L'export ne progresse pas assez

Le déficit commercial est structurel et augmente chaque année.

Les performances à l’export sont importantes mais demeurent insuffisantes pour compenser le
volume croissant des importations.

Le Maroc réalise de bons scores notamment dans l’export de phosphates (+5,4 milliards de
DH ou +14,6%), l’automobile (+5,3 milliards ou +11%), l’agriculture et
agroalimentaire (+2,7 milliards ou +6,1%), le textile et cuir (+1,4 milliard ou +4,5%)
et l’aéronautique (+1,4 milliard ou +14%).

Mais en face, la facture énergétique augmente fortement (+11,1 milliards de DH ou


+19,7%) et les importations de produits de consommation et de produits alimentaires
sont de plus en plus importantes (+5,8 milliards ou +7% pour les premiers ; +2,3 milliards
ou +6,6% pour les seconds).

Les achats de biens d’équipement (+7,8 milliards) et de demi-produits (+2,6 milliards)


gonflent également les importations mais traduisent toutefois les efforts d’investissement et de
production de l’économie marocaine.

Les éléments de nature à inverser la tendance

Pour stabiliser le déficit commercial et entamer sa réduction, les éléments suivants sont
décisifs :

- L’export des phosphates et de l’automobile, deux secteurs locomotives, doit s’accélérer.


Les investissements menés par OCP (100 milliards de DH d’ici 2027) vont augmenter sa
capacité de production. Le démarrage de l’usine Peugeot à Kénitra (capacité de 100.000
véhicules qui sera doublée à partir de 2020) donnera également un nouvel élan aux
exportations automobiles. Le Maroc cherche à accueillir un troisième constructeur mondial et
l’écosystème des équipementiers automobiles poursuivra son expansion.

- Donner un nouveau souffle aux secteurs traditionnels comme le textile et


l’agroalimentaire : La logique des écosystème, en marche dans le secteur du textile, devrait
lui permettre de dépasser le palier des 30 milliards de DH à l’export qu’il peine à dépasser
depuis des années. Pour l’agroalimentaire, le contrat-programme vient à peine d’être signé et
ses retombées sont attendues dans quelques années.

- Encourager d’autres secteurs comme l’électronique, le pharmaceutique…

- Réduire la facture énergétique : la stratégie énergétique qui vise à porter la part


de l’électricité produite de sources renouvelables à 52% à l’horizon 2030 (objectif appelé à
être relevé) contribuera à atteindre cet objectif. De même que le prochain démarrage
de l’exploitation des champs de gaz dans l’Oriental.

- Maîtriser les importations de produits de consommation en encourageant la substitution


par la production locale et en renforçant les systèmes de contrôle des importations et de
défense commerciale.
Aggravation du déficit commercial, baisse des recettes des MRE, augmentation des
recettes de tourisme et amélioration des flux des IDE sont les principales tendances qui
ont marqué les échanges extérieurs du Maroc en 2018. Le bilan.

A fin 2018, le déficit commercial ressort à 204,5 MMDH au lieu de 189,2 MMDH un an
auparavant. Le taux de couverture, pour sa part, passe de 56,8% à 57,3%, selon les
résultats préliminaires des échanges extérieurs publiés par l’Office des changes.

Le creusement du déficit trouve son origine dans la hausse des importations (+40,6 MMDH),
plus importante que celle des exportations (+25,4 MMDH).

Source: Office des changes

L’évolution des importations s’explique, selon l’Office, par l’augmentation de la facture


énergétique (31,5% de la hausse totale des importations), la montée des achats de biens
d’équipement (+10,2 MMDH), de produits finis de consommation (+7,4 MMDH), de produits
bruts (+3,6 MMDH) et de demi-produits (+3,5 MMDH).

En dehors des achats de produits énergétiques, les importations n’augmentent que de 7,6%.

Concernant l'évolution des exportations, celle-ci a concerné l’ensemble des secteurs,


notamment celui des phosphates et dérivés (+7,5 MMDH), de l'automobile (+6,3 MMDH),
des produits de l’«agriculture et agro-alimentaire » (+3,7 MMDH), de l’aéronautique (+1,7
MMDH) et du textile et cuir (+1,6 MMDH). Ces secteurs contribuent pour près de 81,7% à la
hausse totale des exportations.

S’agissant des flux financiers, les recettes MRE atteignent 64,8 MMDH contre 65,9
MMDH un an auparavant, en régression de 1,7%.

Les recettes touristiques, quant à elles, progressent de 1,4% à 73,2 MMDH. Les dépenses
sont passées de 17,3 MMDH à 18,9 MMDH en 2018.

Ainsi, la balance voyages fait ressortir un excédent de 54,3 MMDH contre 54,8 MMDH
un an auparavant, selon l’Office.

Enfin, le flux des investissements directs étrangers (IDE) enregistre une hausse de
28,6% pour atteindre 33,5 MMDH. Ce résultat fait suite à la hausse des recettes (+11,6
MMDH) plus importante que celle des dépenses (+4,1 MMDH).