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Annulé

Avis Technique 1/05-825

Annule et remplace l’Avis Technique 1/98-736

Bardage industriel

BARDAL à isolation

discontinue

Titulaire :

EUROBETON France

Le Rival

F-38870 Saint Simeon de Bressieux

Tél. : 04 74 20 41 42

Fax : 04 74 20 42 43

Commission chargée de formuler des Avis Techniques

Groupe Spécialisé n° 1

Préfabrication lourde

(arrêté du 2 décembre 1969)

Vu pour enregistrement le 5 décembre 2005

2 décembre 1969) Vu pour enregistrement le 5 décembre 2005 Secrétariat de la commission des Avis

Secrétariat de la commission des Avis Techniques CSTB, 84 avenue Jean Jaurès, Champs sur Marne, F-77447 Marne la Vallée Cedex 2

Tél. : 01 64 68 82 82

-

Fax : 01 60 05 70 37

-

Internet : www.cstb.fr

Les Avis Techniques sont publiés par le Secrétariat des Avis Techniques, assuré par le CSTB. Les versions authentifiées sont disponibles gratuitement sur le site internet du CSTB (http://www.cstb.fr)

© CSTB 2005

Le Groupe Spécialisé n° 1 de la Commission chargée de formuler les Avis Techniques a examiné le 27 septembre 2005, le procédé de bardage industriel “ BARDAL à isolation discontinue ” exploité par la Société EUROBETON France. Il a formulé sur ce procédé l'Avis Technique ci-après. Cet Avis annule et remplace l'Avis Technique n° 1/98-736. Cet Avis est délivré conformément aux “ Directives UEAtc pour l’Agrément des procédés de construction par grands panneaux lourds préfabriqués ”. Cet Avis a été formulé pour les utilisations en France Européenne.

1. Définition succincte

1.1 Description succincte

Procédé de bardage industriel mettant en œuvre des panneaux sand- wiches lourds à voiles de béton liés rigidement par des nervures en béton armé, à parement extérieur lisse ou constitué de gravillons lavés, pouvant être disposés soit en position verticale soit en position horizontale

Liaison des panneaux avec la structure par pièces en acier galvanisé permettant le coulissement.

Etanchéité entre panneaux par mastic extérieur de première catégorie sur fond de joint.

2. AVIS

2.1 Domaine d'emploi accepté

Façades de bâtiments à usage industriel, commercial, agricole ou d'entrepôts.

2.2 Appréciation sur le procédé

2.21 Satisfaction aux lois et règlements en vigueur et autres qualités d'aptitude à l'emploi

* Stabilité

Les murs de façade industrielle réalisés selon ce procédé ne partici- pent pas à la structure résistante des bâtiments ; leur stabilité propre peut être normalement assurée par les dispositions prévues (cf. Cahier des Prescriptions Techniques).

* Utilisation en zone sismique

Le procédé de bardage industriel “ BARDAL à isolation discontinue ” peut être utilisé en zones I et II de sismicité (zonage sismique de la France défini en annexe au décret n° 91-461 du 14/5/91) dans les conditions fixées par la réglementation en vigueur (Norme 06-013, référence DTU Règles PS 92), le bardage ayant à assurer un compor- tement E0 (aucune justification demandée) ou E1 (non effondrement du bardage).

* Résistance au chocs

Les façades en panneaux « BARDAL à isolation discontinue » peuvent être considérées comme satisfaisant à des critères de résistance aux chocs plus sévères que ceux définis pour le cas des logements.

* Sécurité au feu

L'emploi de panneaux « BARDAL à isolation discontinue » pour consti- tuer l'enveloppe extérieure de bâtiments pouvant appartenir à la caté- gorie des établissements recevant du public ne fait pas obstacle au respect de la réglementation correspondante concernant la sécurité en cas d'incendie.

Au regard de l’article AM 8 révisé, pour que les parois intérieures assurent le rôle de protection de l’isolant, elles doivent justifier d’un degré coupe-feu d’une demi-heure et être jointoyées par des joints incombustibles à défaut d’emboîtement par tenon-mortaise en béton.

La convenance des bâtiments est à examiner cas par cas, en fonction notamment des indications données ci-après dans le paragraphe "Autres informations techniques".

* Prévention des accidents lors de la mise en œuvre et de l'entretien

Elle peut être normalement assurée. Il est noté que les acrotères constitués par un prolongement des panneaux ne se prêtent pas sans précaution à l'appui de dispositifs supportant des charges telles que les nacelles d'entretien des façades (cf. Cahier des Prescriptions Techniques).

* Isolation thermique

Les vérifications sont à effectuer, dans chaque cas d'utilisation, selon les Règles TH U en vigueur.

La présence des ponts thermiques que constituent les nervures de liaison entre voiles de béton affecte sensiblement les caractéristiques d'isolation des façades correspondantes. Il en découle que le procédé seul n’est pas suffisant pour répondre aux exigences minimales de la RT 2000.

* Etanchéité des façades

L'étanchéité en partie courante des panneaux de ce procédé peut être considérée comme assurée dans tous les cas.

Quant à l'étanchéité des joints, dans la solution à simple garniture extérieure de mastic, classique pour des éléments de façade indus-

trielle en béton, elle repose essentiellement sur l'efficacité de la garni- ture extérieure ; elle confère aux façades des bâtiments autres que courants tels que définis dans le DTU 20.1 une étanchéité équivalente

à celle admise dans ce cas pour les façades traditionnelles, dans les

mêmes situations de la construction (situations a, b, c et d sauf front de

mer).

Dans le cas de façades ou parties de façades qui seraient destinées à abriter des activités équivalentes à celles de bâtiments d'usage cou- rant (bureaux, vestiaires, salles de cours, laboratoires, …) le dispositif d'étanchéité serait à compléter par une seconde garniture d'étanchéité

à l'eau du côté intérieur et la paroi en panneaux serait à compléter par un doublage indépendant du support avec vide d'air aéré.

Lorsque la destination précise du bâtiment ou d'une partie des locaux en façade n'est pas définie par le maître d'ouvrage ou qu'il est envisa- gé qu'elle puisse évoluer, la solution à double garniture d'étanchéité à l'eau doit être systématiquement appliquée (cf. Cahier des Prescrip- tions Techniques).

* Autres informations techniques

Le parement en béton bénéficie du classement de réaction au feu

M0.

On estime que les propriétés de ce bardage en matière d'étanchéité aux flammes et d'isolation thermique lui permettent de satisfaire au moins aux exigences correspondant au degré coupe-feu une demi- heure.

Indice d'affaiblissement acoustique : celui-ci doit être calculé par une modélisation des panneaux en masse-ressort-masse, la loi de masse ne pouvant pas s’appliquer.

2.22 Durabilité - Entretien

Compte tenu du mode de manutention et de relevage des panneaux par portique et grue à double treuil, qui permet de ne solliciter les panneaux en flexion que sous chargement dans leur plan et de limiter ainsi considérablement les risques de fissuration au cours de ces manœuvres, ce sont les efforts de démoulage qui sont les plus éprou- vants pour ces pièces et qui déterminent le dimensionnement des ancres de manutention. Moyennant une résistance suffisante du béton au démoulage (cf. Cahier des Prescriptions Techniques) le risque de fissuration des pièces dans cette phase peut être maîtrisé.

Quant au risque de fissuration engendré par le fonctionnement en bilame des panneaux, compte tenu de la relative liberté de déformation des panneaux, il peut être considéré comme convenablement limité moyennant l’aménagement, dans le voile extérieur, lorsque la longueur du panneau excès de 7 m, d’un faux joint d’environ 15 mm de profon- deur muni d’une garniture d’étanchéité. L’inévitable bombement des panneaux sous l’effet des gradients thermiques dus principalement à l’ensoleillement devrait avoir une amplitude modérée, et un caractère réversible compte tenu de la souplesse des liaisons des panneaux à l’ossature. Il est rappelé que le choix d'une teinte claire pour le pare- ment extérieur est un facteur important de réduction de l'effet de bi- lame des panneaux sandwiches.

Les parements des panneaux présentent vis-à-vis des chocs de corps durs le comportement satisfaisant des parements en béton. Le pare-

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ment extérieur en gravillons lavés bénéficie de la durabilité d'aspect et de coloration propre à ce type de parement.

La durabilité d'ensemble des façades peut être considérée comme équivalente à celle de façades traditionnelles en béton. Elle requiert :

- l'exécution des travaux normaux d'entretien des façades en béton;

- la réfection, selon une périodicité de 10 à 15 ans, des garnitures de mastic extérieures.

2.23 Fabrication

Effectuée dans son usine, par le titulaire de l'Avis, elle requiert la tech- nicité propre au mode particulier de moulage des panneaux (sur banc de grande longueur), et la réalisation d'un autocontrôle régulier, dont les résultats doivent être communiqués, sur sa demande, au Groupe Spécialisé n°1.

2.24 Mise en œuvre

Effectuée par des entreprises auxquelles le titulaire de l'Avis livre les panneaux, elle nécessite les précautions propres à la manutention d’élément de grandes dimensions. En particulier le redressement des panneaux nécessite un équipement spécial (grue à double treuil) et doit être réalisé avec précautions. Il faut par ailleurs que l'ossature destinée à recevoir les panneaux, et les incorporations qu'elle com- porte, soient réalisées avec précision, en harmonie avec le module des panneaux (cf. Cahier des Prescriptions Techniques).

Le titulaire de l'Avis fournira aux entreprises un Cahier des Charges de montage et mettra à leur disposition, sur leur demande, des possibili- tés de formation du personnel.

2.3 Cahier des Prescriptions Techniques

2.31 Condition de Conception

- D’une façon systématique les liaisons des panneaux à l’ossature doivent être dimensionnées en déduisant la charge limite de ser- vice de la charge de rupture par application à cette dernière d’un coefficient au moins égal à 3.

- Dans le cas particulier des consoles de support des panneaux ho- rizontaux, en appliquant le coefficient 3 à la charge de rupture ob- tenue lors des essais dont il est rendu compte dans le Dossier Technique, on obtient une charge limite de service de 90 kN pour le tube inséré de100 x 80 x 9 mm.

- Les murs de façade industrielle réalisés selon ce procédé ne doi- vent pas être pris en compte dans les vérifications de calcul de stabilité et de contreventement des structures qu'ils enveloppent. En particulier, dans le cas où les panneaux habillent une ossature, celle-ci doit être dûment contreventée.

- Lorsqu'il est fait appel à une cheville métallique à expansion dans les liaisons entre panneaux (variante de panneau d'angle notam- ment), on doit choisir la cheville parmi celles faisant l'objet d'un Agrément Technique Européen ou d'un Avis Technique favorable et sa mise en œuvre doit être conforme aux dispositions décrites ou prescrites dans ces documents.

- Dans toutes les parties de façades destinées à abriter une activité

assimilable à celle d'un local d'habitation (bureau, vestiaire, salle

) et plus généralement chaque fois que la

destination précise du bâtiment ou d'une partie des locaux en fa- çade n'est pas définie par le maître d'ouvrage ou qu'il est envisa- gé qu'elle puisse évoluer, le dispositif d'étanchéité des joints de façade doit comporter une seconde garniture d'étanchéité à l'eau du côté intérieur.

- Dans le cas où des joints entre façade et mur intérieur séparatif (disposition non décrite) auraient, en fonction de la destination des bâtiments ou de certains locaux, un rôle de coupe-feu à assurer, ces joints doivent être obturés par une garniture incombustible sans lacune et efficacement tenue en place (cf. Instruction Tech- nique Façade).

- Lorsque les acrotères constitués par un prolongement des pan- neaux sont destinés à supporter des nacelles d'entretien des fa- çades, les efforts correspondants à transmettre doivent être pris en compte dans le dimensionnement des dispositifs de liaison des panneaux à la structure.

- -La protection contre la corrosion des dispositifs métalliques de liaison des panneaux doit être au moins équivalente à une galva- nisation de 40 µm d'épaisseur.

de cours, laboratoire,

2.311 B - CONDITIONS DE FABRICATION

La fabrication des panneaux doit faire l'objet d'un autocontrôle portant notamment sur :

la résistance du béton,

les dimensions des panneaux.

On ne doit procéder au démoulage des panneaux que lorsque la résis- tance du béton est au moins de 16 MPa.

La tolérance de rectitude des arêtes des panneaux ne doit pas excéder la valeur fixée par le DTU n° 22.1 (4 mm).

2.32 Conditions de stockage et de transport

Le calage des panneaux lors du stockage et du transport doit être organisé de façon à éliminer les risques de déformation par fluage (de flexion notamment).

2.33 Conditions de Mise en oeuvre

- Les menuiseries doivent être conçues pour permettre la mise en place, dans le joint entre dormant et panneaux en béton, d'une garniture extérieure d'étanchéité à l'eau (mastic sur fond de joint) et d'une garniture intérieure d'étanchéité à l'air.

- Les garnitures de mastic des joints entre panneaux doivent être mises en place entre des lèvres de joints dépoussiérées, non mouillées et traitées, si nécessaire, avec un primaire prescrit par le fournisseur de mastic.

- Dans le cas de parement en gravillons lavés, le fournisseur des panneaux doit mettre à la disposition de l'entreprise de montage, sur sa demande, un produit de ragréage ayant une granulométrie, un aspect et une coloration identiques à ceux des panneaux li- vrés.

Conclusions Appréciation globale

L'utilisation du procédé dans le domaine d'emploi accepté est ap- préciée favorablement

Validité

Jusqu’au 30 septembre 2011

Pour le Groupe Spécialisé n° 1 Le Président Ph. CUNIN

3. Remarques complémentaires du Groupe Spécialisé

Le Groupe attire l’attention sur le fait que les dispositions de l’article AM 8 révisé, applicable au plus tard au 31 décembre 2005, modifient sensiblement les dispositions d’emploi des produits d’isolation dans les ERP.

Le Rapporteur du Groupe Spécialisé n° 1 E. DAVID

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Dossier Technique

établi par le demandeur

A. Description

1. Définition succincte

Le procédé met en œuvre des panneaux sandwiches lourds non porteurs à voiles de béton liés par des nervures en béton armé.

Les panneaux dont le parement est soit lisse soit constitué de gravillons lavés, sont posés soit verticalement soit horizontalement. Ils ont 20 ou 24 cm d'épaisseur et une largeur de trame de 2,50 m ; leur hauteur peut atteindre respectivement 9 et 12 m et la longueur des panneaux horizontaux 12 m et 14 m.

Posés côte à côte, ils constituent les murs extérieurs de bâtiments industriels à ossature en béton, destinés à abriter une activité indus- trielle commerciale ou agricole ou à servir d'entrepôts.

Ils sont fixés mécaniquement à l'ossature et ménagent diverses possibilités d'ouvertures.

2. Matériaux

2.1 Béton

Béton d'usine dont la composition est la suivante :

gravier 5-12

sable naturel

sable concassé

ciment CEM I 52,5 R

superfluidifiant

E/C

Résistance à 28 jours : f c28 = 35 MPa

960 kg/m 3

570 kg/m 3

280 kg/m 3

350 kg/m 3

3,5

0,51

2.2 Aciers d'armatures

Aciers Fe TE 500 Ø 12 à Ø 25.

Panneaux de treillis soudé HA 5x5/150x150 prédécoupés de 2,45 m de largeur maximale et 6,00 m de longueur maximale.

Raidisseurs de rives longitudinales constitués de 1 Ø 7 HA et 2 Ø 5 HA filants et de cavaliers Ø 5 Fe TE 500 soudés sur les aciers filant, et inclinés alternativement au pas de 20 cm.

Raidisseurs de rives transversales de même constitution que les raidisseurs longitudinaux.

Tous ces aciers sont conformes au certificat NF-AFCAB

2.3 Accessoires métalliques de levage et de

fixation

-

Ancres DEHA de levage (type da sur croquis).

-

Ancres de démoulage et manutentions (type df sur croquis).

-

Rails 42 x 21 x 2,5 type HALFEN avec pattes de fixation et carrés crantés, en acier galvanisé.

-

Boîtiers à pattes d'ancrage système BS ITALIA en acier de nuance Fe 510 D1, ou équivalent, Norme EN 25-72 et Norme EN 10025 ; (REH = 355 N/mm² ; Rm = 490-630 N/mm² ; A = 22 %) à incorporer dans les poteaux de structure pour corbeaux, support de panneaux sur ouverture, et pour panneaux horizontaux.

-

Douilles ø 16 ancrées par ø 8 à incorporer pour fixation des architraves.

-

Architraves métalliques, plats de support et visserie de fixation .

-

Cales métalliques, en tôle d'épaisseur 2/10 façonnées en oméga.

4

2.4 Isolants

Polystyrène expansé de référence BM bénéficiant du certificat ACERMI 85/B/07/088/4 ALSATHERM - SD en plaques de dimen- sions courantes 10,5 x 120 cm en épaisseur de 8 ou 12 cm.

2.5 Garnitures de joints

Entre panneaux :

Mastic élastomère de première catégorie sur fond de joint en mousse.

Entre panneaux et longrines : cordon précomprimé de mousse imprégnée (type COMPRIBAND).

3.

Eléments

3.1 Plots de fondation préfabriqués

On distingue les plots de fondation supports de longrines dont la section verticale est en forme de U et qui comportent une embase carrée de 80 x 80 cm et les plots de fondation de poteaux qui com- portent un puits central et dont l'embase est de 150 x 150 cm.

3.2 Longrines préfabriquées

Eléments en béton armé de 60 cm de hauteur, de longueur varia- ble, d'épaisseur 20 cm présentant ou non des encoches d'appui en rives. La rive supérieure porte dans son axe un tenon béton ou métallique filant de section trapézoïdale 4 x 6 x 3 (hauteur).

3.3 Panneaux verticaux aveugles

Les panneaux ont une largeur de 2,49 m (entraxe 2,50 m) et une hauteur variable jusqu'à

9,00 m pour 20 cm d'épaisseur et 12,00 m pour 24 cm d'épaisseur.

Ils comportent de l'extérieur vers l'intérieur :

- un voile de béton de 7 cm d'épaisseur armé d'un treillis soudé HA ø 5 x 5/150 x 150 disposé dans l'axe du voile.

- un voile de béton nervuré constitué d'un tympan de 5 cm d'épais- seur armé d'un treillis soudé HA 5 x 5/150 x 150 et raidi par des nervures de 8 cm pour les panneaux de 20 cm et de 12 cm pour les panneaux de 24 cm d'épaisseur, entre lesquelles sont dispo- sées des plaques de polystyrène expansé référence BM ; la ner- vure périphérique, de 12 et 20 cm de largeur, est armée de raidisseurs ; on trouve également deux à quatre nervures horizon- tales.

Les deux voiles sont liés par des nervures périphériques et trans- versales armées de raidisseurs de 14,5 et 18,5 cm respectivement pour les panneaux de 20 et 24 cm, complétées le cas échéant par des aciers de renfort filants 12 mini.

Les rives longitudinales présentent des profils complémentaires de rainure et languette pour emboîtement à la pose. En partie haute, à 1,20 m de la rive haute et à 0,15 m des rives longitudinales on trouve deux rails de fixation verticaux.

La rive basse présente en continuité de la rainure longitudinale une rainure pour emboîtement sur longrine, poutre porte-panneau ou architrave.

La rive longitudinale présentant la languette comporte deux ou quatre ancres de manutention (type da). Celles-ci sont situées au droit des nervures transversales et la languette est interrompue au droit des ancres.

La rive haute est plane et présente deux ancres de manutention (type df) situées à 20 cm des extrémités et dans l'axe du panneau.

3.4 Panneaux verticaux avec baie complète

De même constitution que les panneaux aveugles ils présentent en partie courante des ouvertures dont la périphérie est armée de raidisseurs, les meneaux ont une largeur minimale de 25 cm et un encadrement de baie en PVC peut être incorporé lors de la préfa- brication.

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3.5 Panneaux horizontaux

Ils sont de même constitution que les panneaux verticaux aveugles ou avec baie complète. Les rives latérales sont généralement pla- nes ; elles peuvent présenter une rainure d’emboîtement dans le cas des joints avec panneaux d’angle arrondi. Les nervures latéra- les, de 25 cm de largeur courante, comportent en pied deux boîtiers de repos du système BS ITALIA permettant un réglage dans les trois directions principales et en tête deux boîtiers de retenue.

3.6 Panneaux pour ouvertures

a) ouvertures ménagées par la réalisation d'encoches sur les rives de 2 panneaux adjacents ; dans ce cas la nervure de rive suit le profil des encoches ;

b) ensemble de deux panneaux linteaux portés par une poutre (architrave) métallique en appui sur les panneaux adjacents.

c) ensemble de plusieurs panneaux linteaux portés par une poutre linteau apparente en béton.

3.7 Panneaux d'angle en béton plein

Eléments de béton plein armé en forme de L à angle extérieur arrondi, de dimensions minimales 45 x 45 cm pour épaisseur de 20 cm, et 49 x 49 cm pour les panneaux de 24 cm d'épaisseur.

3.8

Eléments spéciaux

3.81

Panneau avec rive d'angle

On distingue les panneaux à rives en recouvrement et les panneaux à rives biseautées à 45°. La largeur utile de la nervure verticale de la rive correspondante est identique à celle des panneaux courants.

3.82 Poutre porte-panneau

C'est un élément en béton armé. La rive haute porte le même tenon filant que les longrines.

3.83 Encadrement de porte

Il est constitué de deux montants en béton armé de 20 ou 24 cm d'épaisseur en rive d'ouverture, épaissi de 17 cm et 21 cm respectivement en périphérie. La rive extérieure porte le même tenon ou la même mortaise que les panneaux courants avec lesquels elle s'emboîte. La partie haute porte une engravure formant berceau pour la poutre-linteau (architrave) une douille filetée incorporée M16 permettant sa fixation. L'architrave porte à chaque extrémité un tenon d'appui homologue percé d'un tube 50 pour boulonnage

4.

Fabrication

La fabrication des éléments en béton est réalisée par EUROBETON FRANCE dans son usine de St Siméon de Bressieux (Isère).

Les plots de fondation, les longrines, les encadrements d'ouvertu- res, les poutres porte-panneau, sont réalisés dans des moules métalliques spécifiques.

Les panneaux de bardage sont coulés à plat sur un banc de préfabrication de 100 m de longueur et 2,50 m de largeur (largeur de trame) soit pour une position finale verticale, soit par une position finale horizontale. Les opérations d'un cycle se déroulent dans l'ordre suivant :

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1.

nettoyage du banc,

2.

mise en place du retardateur éventuel dans le cas de panneau désactivé (papier ou vernis retardateur),

3.

calepinage du banc,

4.

mise en place du béton de parement dont l'épaisseur est assurée à l'aide de gabarits,

5.

dès la "prise" de ce béton, mise en place du treillis soudé dont la position est garantie du fait du point précédent,

6.

mise en place du béton gris "structurel" "frais sur frais", pour assurer le monolithisme du béton,

7.

mise en place immédiate de la couche de 8 ou 12 cm réservant les nervures, ainsi que des inserts éventuels dans le béton frais,

8.

mise en place du ferraillage complémentaire (raidisseurs,

barres, treillis supérieur

positionnement en matière plastique,

)

à l'aide de cales de

9. bétonnage des nervures (vibration) et du voile intérieur dont la surface est talochée à la règle vibrante,

10. mise en route, si nécessaire, de l'étuvage (surtout en hiver) constitué par un réseau, sous la piste, de canalisations d'eau chaude, la température ne dépassant jamais 40°C,

11. le lendemain, après enlèvement des capots disposés sur les panneaux, les joues latérales de la piste s’écartent hydrauliquement donnant l’accès aux parties latérales du panneau ; celui-ci est relevé « sur chant » par l’intermédiaire des ancres spéciales, disposées sur la longueur du panneau et qui ont été étudiées afin que les crochets ne puissent pas venir en appui sur le béton du fait d’une butée ; cette opération est réalisée à l’aide d’un pont roulant et d’un palonnier particulier ou de deux ponts suivant la longueur du panneau ; les panneaux sont alors stockés dans la même position sur des chevalets appropriés,

12. évacuation sur lorries,

13. traitement s'il y a lieu (ex. nettoyage des gravillons lavés),

14. stockage sur parc; manutention à l'aide d'un pont à 2 treuils ; les panneaux sont posés sur chant.

15. redémarrage d'un cycle,

Un auto-contrôle de la fabrication est en place dans l'usine.

Le contrôle débute sur la réception des armatures, se poursuit durant la fabrication et s'achève par l'envoi du produit au contrôle des produits finis sanctionné par un marquage (contrôle d'aspect, dimensionnel

Les fournisseurs de matières premières transmettent des analyses régulières de leurs produits.

Par ailleurs, un laboratoire permet d'effectuer chaque jour des tests de résistance des divers bétons sur éprouvettes (résistance méca- nique à 28 jours).

5. Mise en œuvre

Les opérations se déroulent dans l’ordre suivant :

1. Calepinage de la façade sur les longrines.

2. Déchargement des panneaux :

Les panneaux sont chargés sur chant sur des supports appropriés fixés au camion. Afin que l’enlèvement d’un produit ne compromette pas la stabilité du reste du chargement et que celle-ci soit assurée pendant les déplacements à l’intérieur du chantier, les panneaux arrivent accrochés au support indépendamment les uns des autres.

Ils ne sont désolidarisés du support qu’une fois repris par la grue.

3. Levage des panneaux :

Les panneaux sont levés à l’aide d’une grue double treuil de puis- sance adaptée au poids des panneaux. Pour un panneau vertical, l’un des treuils reprend deux ancres de levages latérales et l’autre treuil reprend les deux ancres de manutention de la rive haute.

Lorsque le panneau est vertical, il est posé au sol et maintenu suspendu par les élingues en partie haute. On décroche alors les élingues de levage du second treuil.

4. Pose des panneaux :

Le panneau suspendu par la grue est amené à sa position calepi- née auparavant.

Il est posé sur la longrine et calé.

Une fois le panneau positionné correctement, il est accroché à la charpente à l’aide des fixations appropriées.

5

Dans le cas des panneaux horizontaux on insère dans les deux tubes 110 x 90 x 4 mm incorporés dans les poteaux avec deux brides d’ancrage, deux tubes supports 100 x 80 x 9 mm équipés de leur dispositif de réglage en hauteur et dans la direction perpendicu- laire au panneau avant de faire reposer le panneau par ses boîtiers de repos et de le lier en tête par ses boîtiers de retenue.

La fixation des éléments s’effectue au moyen d’un échafaudage roulant ou d’une nacelle situés à l’intérieur ou à l’extérieur du bâti- ment. On peut alors procéder au décrochage des élingues du pan- neau.

6.

Divers

Extérieur : Finition lisse destinée à être peinte, polie, sablée, bou- chardée, brossée ou gravillons lavés.

Intérieur : Face brute de lissage à la règle vibrante.

Le panneau BARDAL à isolation discontinue étant destiné à des bâtiments industriels et non à des bâtiments de type logement, la qualité d'aspect des parements n'est pas à comparer avec celle d'un panneau architectonique ; en particulier le parement intérieur des panneaux présente une légère rugosité consécutive au pas- sage de la règle vibrante.

Largeur de trame des panneaux :

Epaisseur

totale

et

masses

surfaciques

moyennes

Longueur maximale des panneaux verti- caux

Longueur maximale des panneaux horizon- taux

2,50 m

: 20 cm - 330 kg/m2

: 24 cm - 350 kg/m2

9 m

en 24 cm : 12 m

en 20 cm : 12 m

en 24 cm : 14 m

en 20 cm :

6.1 Principes de calcul

Les justifications de calcul sont établies par le bureau d'études D.L.C., associé d'EUROBETON, sur la base des règles de calcul françaises.

La liaison haute des panneaux avec l’ossature est conçue coulis- sante pour permettre des mouvements différentiels importants entre bardage et ossature, notamment en cas de sollicitations sismiques, vis-à-vis desquelles cette liaison ménage également une possibilité de rotation des plats de liaison à tête marteau (de plus, en zone sismique, les longrines sont liées au dallage par des aciers en attente et les poutres porte-panneau sont liées aux poteaux).

En ce qui concerne le dimensionnement des supports des pan- neaux horizontaux (système B.S. ITALIA), il est effectué sur la base de résultats d’essais réalisés en Italie par le laboratoire ISMES spa à Bergame et faisant l’objet du rapport REL-DIS-1157/92. La dis- tance maximale nominale entre l’axe d’application de la charge et le plan d’encastrement dans le poteau étant de 10 cm avec un écart de position admissible de plus ou moins 1 cm, les essais ont été effectués avec un bras de levier de 11 cm.

Les ruptures observées ont consisté en un éclatement du béton comprimé du support (réalisé en béton de 35 MPa de résistance

6

caractéristique) pour des charges maximales de 135-270-325 kN respectivement pour des supports de 80 x 50 x 7, de 100 x 80 x 9 et de 140 x 80 x 9 ; dans le cadre du présent procédé seuls les sup- ports de 100 x 80 x 9 mm sont utilisés.

Les fixations de tête des panneaux sont dimensionnées avec un coefficient de sécurité à la rupture au moins égal à 3 par rapport à la rupture de l’acier et par rapport à la rupture des rails (arrache- ment des ancrages ou ouverture des lèvres).

6.2 Mode d'exploitation du procédé.

La fabrication des éléments en béton est réalisée par EUROBETON FRANCE dans les usines de Saint Siméon de Bressieux (Isère) et de Montereau Fault Yonne (Seine et Marne). Leur montage est assuré par des Entreprises agréées par cette Société et sous son contrôle. Un plan d'Hygiène et de Sécurité peut être établi à la demande du client final.

B. Références

Depuis la formulation de l'Avis Technique n° 1/95-689, le procédé a été utilisé pour la réalisation d'environ 90 000 m 2 de bardage.

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Tableaux et Figures du Dossier Technique

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