Vous êtes sur la page 1sur 26

PROGRAMME

CHAPITRE I : LA TERRE, UNE PLANETE DU SYSTEME SOLAIRE.

Leçon 1 : La Terre, une planète du système solaire : Etude de situation, place de la Terre
dans le système solaire, influence du soleil sur la Terre et caractéristiques de la Terre

Leçon 2 : La Terre, une planète du système solaire : potentiel et équilibres.

CHAPITRE II : LA TERRE, UNE PLANETE MENACEE

Leçon 3 : LA SUREXPLOITATION DES RESSOURCES ET SES CONSEQUENES : LES SOURCES


D’ENERGIE : évolution du charbon à l’énergie nucléaire (épuisement et danger radioactif)
et LES RESSOURCES MINIERES, HALIEUTIQUES, FORESTIERES, HYDRAULIQUES (épuisement
et pérennité).

Leçon 4 : LES CONSEQUENCES CLMATIQUES DE L’EXPLOITATION ECONOMIQUE DE LA


PLANETE

CHAPITRE III : LA TERRE, UNE PLANETE DIVISEE

Leçon 5 : les inégalités de développement (niveaux de vie, revenus, démographie,


échanges, exploitation).

Leçon 6 : les inégalités de développement

CHAPITRE IV : LA TERRE, UNE PLANETE SOLIDAIRE.

Leçon 7 : LA COOPERATION BILATERALE

Leçon 8 : LA COOPERATION MULTILATERALE

Leçon 9 : LES FORMES ET PROBLEMES DE COMMUNICATION

Leçon 10 : LA PLANETE TERRE, UN VILLAGE ?


CHAPITRE I : LA TERRE, UNE PLANETE DU SYSTEME SOLAIRE.

Leçon 1 : LA TERRE, UNE PLANETE DU SYSTEME SOLAIRE : Etude de situation,


place de la Terre dans le système solaire, influence du soleil sur la Terre et
caractéristiques de la Terre

INTRODUCTION
La Terre est une planète du système solaire. On appelle système solaire, l’ensemble formé
par le soleil et les planètes qui tournent autour de lui. Le soleil est l’élément principal du
système solaire.
I. SITUATION ET CARACTERISTIQUES DE LA TERRE
1) Situation de la terre
La terre se situe dans l’univers, un immense espace aux limites indéfinies. Il ya 15 milliards
d’années, une formidable explosion appelée Big Bang a permis la naissance de l’univers. Ce
dernier comprend des milliers d’astres (étoiles et planètes) regroupés en galaxies. L’univers
comprend plus de 100 milliards de galaxies comme Andromède et la Voie lactée où se trouve
le système solaire.
La Terre se trouve donc dans la voie lactée, notre galaxie.
2) Les caractéristiques de la terre
Point minuscule de l’univers, la terre est la seule planète qui soit habitée. Cette
particularité est liée à sa position par rapport au soleil. En effet, elle est située à 150 millions
de km du soleil et à 380.000km de son satellite, la lune.
La terre est aussi appelée planète océanique du fait de la forte présence de l’eau :
71% d’océan et de mer contre 29% seulement de terre.
La terre est un astre dont les dimensions sont impressionnantes : diamètre équatorial
12.756 km, diamètre polaire 12.713 km, superficie 510.101.103 km2, volume 1.083.320.106
km3 et masse 6.1021 tonnes. Avec une circonférence de 40.000 km et une différence de 43
km entre les diamètres polaire et équatorial, la terre a la forme d’une ellipse. Elle est
légèrement aplatie aux pôles et enflée à l’équateur.
II. PLACE DE LA TERRE DANS LE SYSTEME SOLAIRE
On connaît, autour du soleil neuf planètes principales : Mercure, Vénus, Terre, Mars,
Jupiter, Saturne Uranus, Neptune et Pluton. Elles se répartissent :
 en planètes telluriques (Mercure, Vénus, Terre, Mars), petites mais denses, dotées de
croûtes solides
 en planètes gazeuses ou joviennes (Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, Pluton), elles
sont géantes et leurs atmosphères est à base d’hélium et d’hydrogène.
Troisième planète du système solaire, la Terre est fortement influencée par le soleil qui lui
fournit de l’énergie, donc de la chaleur et de la lumière.
III. INFLUENCE DU SOLEIL SUR LA TERRE
1) Le bilan énergétique
Le soleil est une boule de gaz incandescente dont la température est de 15 millions de
degrés. Son rayonnement fournit toute l'énergie nécessaire à la vie sur Terre : tous les
aliments et combustibles trouvent en fait leur source dans l'énergie solaire.
Une partie du rayonnement solaire est réfléchie dès les premiers contacts avec
l’atmosphère : c’est l’albédo. Une autre partie est directement absorbée par les couches
terrestres et participe à élever la température. Cette énergie absorbée va ressortir sous
forme de rayonnement infrarouge. Cependant tout ce rayonnement infrarouge ne disparaît
pas dans l’espace. Une partie est en effet retenue par les constituants de l’atmosphère.
Cette rétention échauffe l’atmosphère et renvoie une partie de l’énergie au sol : c’est l’effet
de serre.
L’atmosphère est donc un régulateur d’énergie. La quantité d’énergie qui y entre est égale à
celle qui en ressort. Ainsi, la température est constante et se trouve maintenue à 13° ce qui
est favorable au développement de la vie.
C’est un bilan équilibré mais inégal car certaines régions perdent plus d’énergie qu’elles n’en
reçoivent.
2) Le soleil rythme la vie
a) Les mouvements de la terre
L’attraction du soleil anime la terre d’un double mouvement : la rotation et la révolution.
 La rotation : C’est le mouvement que la Terre effectue sur elle-même d’Ouest en Est
sur une ligne imaginaire inclinée qui relie les deux pôles appelée axe de terre. Pour un tour
complet, la terre fait exactement 23h 56mn 4s : c’est le jour solaire. Les conséquences de
cette rotation sont le passage de chaque point de la Terre de la zone éclairée (jour) à la zone
sombre (nuit) et le décalage de l’heure selon la latitude.
 La révolution est le déplacement de la Terre autour du soleil. Dans ce mouvement,
l’inclinaison de l’axe des pôles a pour conséquence majeure l’inégalité des jours et nuit ainsi
que la succession des saisons.
Ces conséquences se manifestent par les deux solstices (solstice d’été, 21 juin et solstice
d’hiver, 21 décembre) et les deux équinoxes (équinoxe d’Automne, 21 septembre et
équinoxe de printemps, 21 mars).
b) Les conséquences climatiques des mouvements de la Terre
Du fait de l’inclinaison de l’ace des pôles, le soleil réchauffe la terre de façon inégale. Entre
les tropiques la chaleur est permanente car le soleil est toujours présent et ses rayons
jamais loin de la verticale. Dans la zone entre les tropiques et le cercle polaire, il fait chaud
en été et froid en hiver. En revanche il fait froid dans les pôles même en été.
Cette inégale répartition de la chaleur divise la terre en cinq zones thermiques : une zone
chaude, deux zones froides et deux zones tempérées.
CONCLUSION
La Terre est une planète du système solaire car influencée par le soleil. Grâce à sa distance
au soleil, elle permet le développement de la vie qui repose sur l’existence d’un potentiel
riche et varié.
Leçon 2 : La Terre, une planète du système solaire : Potentiel et équilibres

INTRODUCTION
La terre dispose d’importantes ressources naturelles qui constituent un potentiel riche,
divers, varié et répartie de manières équilibrées. Mais l’homme et ses activités ont
commencé à modifier les différents équilibres mettant en péril le potentiel de la terre.
I. LE POTENTIEL DE LA TERRE
La terre comprend 4 grandes sphères : la lithosphère, l’atmosphère, l’hydrosphère et la
biosphère. Chacune d’elle englobe des ressources.
1) La lithosphère
La lithosphère est la partie solide ou minérale de la terre. Elle concentre les ressources du sol
et du sous-sol.
a) Le sol
Le sol est la première richesse de la terre sur lequel se font les activités de subsistances
comme l’agriculture. Sur les sols s’étendent les ressources forestières qui couvrent une
superficie de 30 millions de Km2 à la surface du globe. Ces forêts remplissent des rôles
essentiels : production de biomasse, protection et transformation des sols, abri d’une
abondante photosynthèse (production d’oxygène), évapotranspiration (formation des
précipitations).
b) Le sous-sol
Les ressources du sous-sol sont composées de matières premières minérales et de
ressources énergétiques. Les ressources minérales sont subdivisées en minerais non ferreux
(calcaire, phosphate, marbre...) et minerais métalliques (fer, or, argent, bauxite, cuivre, ...)
Le sous-sol génère aussi des sources d’énergie appelées combustibles fossiles. Ceux-ci en
plus de fournir 85 à 90% de l’énergie consommée dans le monde, procurent des articles
comme le goudron, le caoutchouc…
2) L’atmosphère
Elle est la partie gazeuse de la terre. Elle est composée de différentes couches dont la
stratosphère dans laquelle se trouve la couche d’ozone (O3) qui filtre les rayons solaires.
L’atmosphère contient également des particules (azote, oxygène, o2, hydrogène hélium
argon et gaz rares) en suspend qui entretiennent la chaleur. Elle apporte aussi l’énergie
éolienne et solaire
3) L’hydrosphère
C’est l’ensemble des eaux de la planète d’un volume totale de 1.384 milliards de km3. Les
eaux marines représentent 97,4% de l’hydrosphère. Elle contient des ressources biologiques
(poissons crustacés, végétaux), des ressources minérales (uranium, manganèse, nodules
polymétalliques, etc.) et des ressources énergétiques (hydrocarbures off-shore).
Les eaux continentales encore appelées eaux douce sont seulement 2,6% de l’hydrosphère.
Elles sont localisées à la surface des continents et se retrouvent sous différentes formes :
liquide, gazeux et solide. Les eaux continentales sont utilisées par l’agriculture (70%),
l’industrie (22%) et la consommation domestique (8%). Les eaux continentales fournissent
également des produits alimentaires (poissons, végétaux) et de l’énergie (hydroélectricité).
4) La biosphère
C’est la partie qui regroupe l’ensemble des êtres vivants de la terre. D’une manière générale,
la terre compte 1 million d’espèces végétales, 300 milles espèces animales et plus de 6
milliards d’humains.
Apparue il y a 4 milliards d’années, la vie s’est développée et constitue aujourd’hui une
immense richesse qui trouve son équilibre dans la synthèse du potentiel des différents
équilibres du globe.
5) Ressources renouvelables et ressources non renouvelables
Le potentiel terrestre peut se classer en ressources renouvelables et en ressources non
renouvelables.
Les ressources renouvelables sont celles dont la consommation n’aboutit pas à leur
disparition. En effet, elles font appel à des éléments qui se recréent naturellement (vent,
eau, soleil). Les ressources non renouvelables quant à elles se reconstituent très lentement.
La formation des ressources non renouvelables s’est faite sur des millions d’années (fer 3
milliards d’années, les hydrocarbures 400 millions d’années, le charbon 350 millions
d’années...), donc elles s’épuisent si les quantités prélevées dépassent la capacité de
renouvellement. Aussi, est-il capital de les gérer de manière rigoureuse.
II. LES EQUILIBRES DE LA TERRE
Les différents éléments de la terre sont réparties de manière harmonieuse et forme un
système où chaque élément est important pour l’autre. Ceci traduit un état de stabilité
appelé équilibre. On peut noter quelques exemples d’équilibres :
1) L’équilibre de l’écosystème
L’écosystème est une unité écologique qui regroupe une communauté animale et végétale
(biocénose), et le milieu que cette communauté occupe (biotope).
L’équilibre de l’écosystème se manifeste par la chaîne alimentaire avec trois vecteurs :
Les consommateurs secondaires rassemblent tous les animaux carnivores. Ils se nourrissent
d'animaux herbivores (consommateurs primaires),
Les consommateurs primaires se nourrissent de plantes : ce sont les herbivores au sens
large
Les plantes vertes (ainsi que les micro-organismes photosynthétiques) forment l'ensemble
des producteurs primaires. Par la photosynthèse, ils fabriquent, grâce à l'énergie lumineuse,
la matière organique dont dépendent toutes les autres formes de vie de l'écosystème,
Les décomposeurs transforment la matière organique des végétaux et des animaux morts
en sels minéraux ensuite utilisés par les plantes (la sève brute absorbée par les racines est
une solution de sels minéraux dans l'eau du sol).
(Schéma)
2) Les cycles : le carbone
Le carbone existe aussi à l'état minéral sous la forme de gaz carbonique atmosphérique ou
de charbon et de pétrole. Le cycle du carbone est un ensemble de phénomènes qui assurent
le passage continu du carbone à l'état minéral et à l'état organique et le retour inverse de
l'état organique à l'état minéral.
(Schéma)
3) La précarité des équilibres
Elle est l’œuvre de l’homme moderne qui transforme, aménage et détruit son propre
espace. Emission et retombée radioactives des usines nucléaires, pollution industrielles,
émissions de gaz carbonique par les automobiles pour l’utilisation des bombes aérosols
contribuent à la dégradation de l’environnement. La destruction massive des forêts,
notamment en Amazonie et en Asie du sud entrainent quand t-à elle un déséquilibre
significatif des écosystèmes. Trou dans la couche d’ozone, pluies acides qui dégradent les
forêts sont autant de déséquilibres qui menacent l’existence même de l’homme.
CONCLUSION
La Terre regorge de ressources diverses fonctionnant selon différentes combinaisons en
cycle ou en système. Si l’un des facteurs est modifié, la combinaison est déséquilibrée et
l’ensemble du système change.
Le modèle de développement économique, issu de la révolution industrielle surexploite les
ressources de la planète à telle point la terre est aujourd’hui menacée
CHAPITRE II : LA TERRE, UNE PLANETE MENACEE.

Leçon 3 : LA SUREXPLOITATION DES RESSOURCES ET SES CONSEQUENES : LES


SOURCES D’ENERGIE : évolution du charbon à l’énergie nucléaire (épuisement
et danger radioactif) et LES RESSOURCES MINIERES, HALIEUTIQUES,
FORESTIERES, HYDRAULIQUES (épuisement et pérennité).

INTRODUCTION
La surexploitation peut être définie comme l’utilisation excessive de quelqu’un ou de
quelque chose. Par son action sur les milieux, sur les espèces animales et végétales, par
l’exploitation des ressources minières et énergétiques, l’homme menace gravement les
équilibres de la planète.
I. LA SUREXPLOITATION DES SOURCES D’ENERGIE
1) Caractéristiques des ressources énergétiques
On distingue les ressources énergétiques non renouvelables et les ressources énergétiques
renouvelables.
Les principales ressources d’énergie non renouvelables sont : le pétrole, le gaz naturel, le
charbon. Ces sources d’énergies, souvent appelées énergies fossiles. Elles sont issues de la
décomposition des végétaux. Parmi les sources d’énergie non renouvelables se trouve aussi
l’uranium qui permet la fabrication de l’énergie nucléaire.
Les énergies renouvelables ou inépuisables sont : l’énergie solaire (le soleil), l’énergie
éolienne (le vent), l’énergie hydrique (l’eau), l’énergie géothermique (la chaleur de la Terre),
l’énergie marémotrice (la marée). Elles sont liées aux phénomènes naturels.
2) Evolution : du charbon à l’énergie nucléaire
Autrefois, la force musculaire de l’homme ou de l’animal, la force des eaux ou du vent
étaient pratiquement les seules formes d’énergie utilisées par l’homme dans ses différentes
activités.
Au XIXe siècle, la révolution industrielle met invente la Houille pour actionner la machine à
vapeur employées dans les usines, dans les transports et pour le chauffage. C’est la première
forme d’énergie qui a permet à l’industrie de se développer, c’est pourquoi elle est appelée :
« le pain de l’industrie ». Au XXe siècle, d’autres énergies apparaissent : se sont les
hydrocarbures (pétrole et gaz naturel) et l’hydroélectricité. Le pétrole est aujourd’hui
l’énergie le plus utilisé au monde avec 41 % de la production énergétique mondiale. En 1999,
la production mondiale est estimée à 3,5 milliards de tonnes pour des réserves estimées à
136 milliards de tonnes. Les plus grands producteurs sont les pays du Golfe et du Moyen-
Orient (Irak, Koweït, Iran, Arabie Saoudite…). Les plus grands consommateurs sont les pays
industrialisés (USA). Le gaz naturel est produit en Russie, aux Etats-Unis, au Canada, en
Angleterre, en Algérie…
L’hydroélectricité s’est développée grâce aux barrages (Manantali, Itaipu, Inga…). Il y a près
de 40.000 barrages dans le monde qui permettent de fournir 20% de l’énergie mondiale.
Au XXIe siècle, les hydrocarbures sont plus ou moins rares. L’humanité se tourne de plus en
plus vers le nucléaire qui n’a cessé de se développer depuis les années 1970. Aujourd’hui,
environ 15 % de l’électricité produite mondiale est d’origine nucléaire.
3) Epuisement et danger radioactif
Un spectre plane sur le monde: celui de l'épuisement des réserves énergétiques. Le pétrole,
le gaz naturel et le charbon, formées il y a des dizaines de millions d'années, ne peuvent se
renouveler qu’à l'échelle des temps humains. Cependant, leur consommation ne cesse de
croître : éclairage, appareils électroménagers, la multiplication des moyens de transport et
d’industrie. La surexploitation qui s’en suit a provoqué l’épuisement de ces ressources non
renouvelables qui sont devenues très rares. La hausse des prix du pétrole et du gaz, les
délestages sont des signes avant-coureurs de cette pénurie. Actuellement, les sociétés
pétrolières (BP, Exxon, Chevron) multiplient les forages sous marines pour l’exploitation du
pétrole off-shore.
Cependant les accidents de pétroliers sont nombreux et causent d’énormes dangers pour
l’environnement. Le derniers en date est la catastrophe de la plateforme pétrolière de BP,
dans le Golfe du Mexique, qui a contaminé plus de 200 km de côtes.
Le nucléaire présenté comme l’énergie du futur est lourd d’inconvénients écologiques
concernant la gestion des déchets nucléaires. Ils sont radioactifs et causent de graves
maladies : typhoïde, cataracte, stérilité. Ces déchets restent toxiques pendant des siècles.
Les accidents des centrales de Tokai-Mura en 1999 au Japon et de Tchernobyl en 1986 en
URSS sont des exemples de contamination qui doivent inciter à plus de prudence.
II. LA SUREXPLOITATION DES RESSOURCES MINIERES, HALIEUTIQUES,
FORESTIERES, HYDRAULIQUES
1) Les ressources minières
Se sont les matières premières extraites du sous sol (sables, minerais métalliques, pierres) et
qui sont qualifiées de non renouvelables. Leur transformation permet d’obtenir des produits
de consommation courante. C’est le cas du fer, de l’or, de l’argent… Ces ressources font
l’objet d’une exploitation incontrôlée. C’est pourquoi des minerais le cuivre comme le cuivre,
l’or, l’étain sont devenus très rares. Au-delà de cette menace d’épuisement, les industries
participent à la dégradation de l’environnement sans compter les accidents mortels
(SONACOS à Dakar en 1992, AZF en France en 2001).
2) Les ressources halieutiques et hydrauliques
Sur les 1360 millions de km3 d’eau de la terre, 97% sont des océans, 2% de glaces des
régions polaires et 1% seulement d’eau douce et souvent à des profondeurs difficiles
d’accès. Les ressources halieutiques regroupent l’ensemble des produits alimentaires
(poissons, huîtres, coquillages, crustacées et produits végétaux marins) tirés des océans. Ils
constituent une importante source alimentation pour les hommes. Les océans et les mers
sont aujourd’hui en danger. A cause de la « surpêche » ou « overfishing ». En effet, depuis
environ une décennie, la FAO considère que les captures annuelles de poisson ont dépassé la
normale pour assurer la reproduction des espèces.
Les ressources hydrauliques elles, ne posent pas un problème de pénurie mais plutôt un
problème de qualité. L’eau potable est devenue un produit coûteux. En 2005, 1,5 milliards
de personnes n’avaient pas d’eau potable, 34000 personnes mouraient par manque d’eau.
L’homme utilise l’eau, surtout douce pour ses besoins domestiques et pour ses activités
économiques. Or, la pollution de l’eau a atteint aujourd’hui des proportions inquiétantes. Au
rythme actuel de la croissance démographique, même la nappe phréatique est sérieusement
menacée. L’eau est polluée par les déchets toxiques industriels, les engrais chimique issus
des champs…
3) Les ressources forestières
Les forêts occupent 30 millions de km2 de la superficie du globe. Les plus importantes sont :
les forêts boréales (Taïga, Alaska et Canada), les forêts tropicales (Amazonie, Afrique
Centrale)…
Au cours du XXe siècle, l’explosion démographique et l’essor technique ont augmenté les
besoins de l’homme en terres agricoles, l’usage du bois de chauffe et l’exploitation de
certaines espèces (patte à papier, latex). Les pluies acides et les feux de brousse détruisent
également les forêts. Aujourd’hui la forêt recule à cause de la déforestation. Cette dernière
est estimée à plus de 15 millions d’ha par an de forêt tropicale. La déforestation de la forêt
dense africaine est estimée à 13.000 km2 par an. En côte D’Ivoire, les surfaces boisées sont
passées de 12 millions à 2 millions d’ha.
Les conséquences de cette déforestation sont catastrophiques comme la dégradation des
sols et la désertification.
III. PROTEGER LE POTENTIEL DE LA TERRE
Aucune ressource n’est inépuisable en raison des dégradations majeures causées à
l’environnement. L’avenir des sociétés humaines impose la recherche de nouveaux
équilibres. Pour cela, il faut penser à trois facteurs majeurs pour la protection des
ressources naturelles :
 La préservation de l’environnement est un souci majeur dans les pays développés mais
dans les pays du Tiers monde les préoccupations sont moindres. Ils assistent
impuissants à la délocalisation des industries des pays du Nord
 limiter la dépendance en matières premières pour économiser les réserves
 lutter contre le gaspillage des ressources par les pays développés
CONLUSION
Cette surexploitation des ressources de la planète accentuée par les progrès scientifiques et
techniques a entraîné de graves menaces qui déstabilisent la biodiversité planétaire. C’est
pourquoi, il est plus urgent de trouver des solutions de préservation pour les générations
futures.

Leçon 4 : LES CONSEQUENCES CLMATIQUES DE L’EXPLOITATION


ECONOMIQUE DE LA PLANETE

INTRODUCTION
Depuis des siècles l’homme exploite sans retenu les ressources de la planète. Cependant
cette exploitation constitue une véritable menace perceptible à travers la nature. Elle se
manifeste par la pollution, le réchauffement, l’aridité…
I. LA POLLUTION
1) Définition
La pollution est la contamination de l’air de l’eau du sol (par des substances chimiques,
organiques ou radioactives) altérant la santé de l’homme, la qualité de la vie et le
fonctionnement naturel des écosystèmes. C’est donc l’ensemble des nuisances, déchets et
substances nocives qui résultent de l’action de l’homme, qui dégradent l’environnement,
déstabilisent les biotopes et menacent la biodiversité planétaire.
2) Les formes de pollution :
Elles sont nombreuses et variées mais on peut en retenir 4 :
a) La pollution atmosphérique :
Elle est la contamination de l’atmosphère par des constituants naturels ou anthropiques (qui
témoigne d’une ancienne action de l’homme) nocifs pour l’environnement et les êtres
vivants.
Les polluants naturels proviennent essentiellement des éruptions volcaniques, des
décompositions organiques, des feux de forêt ainsi que des océans.
La majorité des polluants atmosphériques est cependant d’origine anthropique et leur
apparition coïncide avec l’essor industriel. Les principaux sont le dioxyde de carbone (CO2),
le dioxyde de soufre (SO2), le dioxyde d’azote (NO2) ainsi que l’ozone (O3). Le dioxyde de
carbone est majoritairement produit par la combustion des énergies fossiles (charbon,
pétrole, gaz naturel). Les industries quant à elles participent aux rejets de dioxyde de soufre.
Les véhicules et cyclomoteurs rejettent du monoxyde de carbone (CO) et des particules en
suspend. Les dioxydes d’azote sont responsables du SMOG, nuage de gaz stationnaire au
dessus des grandes agglomérations comme Londres, Tokyo…
Les conséquences de la pollution atmosphériques sont les pluies acides qui entraînent la
mort des forêts, des déficiences respiratoires, oculaires, l’accentuation des risques de cancer
chez l’homme.
b) La pollution de l’eau et des sols :
Ce sont deux phénomènes liés du fait des eaux de ruissellement et d’infiltration.
- En effet l’épandage des engrais et pesticides peut toucher les nappes phréatiques tandis
que l’infiltration des eaux de pluie acide participe à la dégradation des sols.
- Par ailleurs les mers et océans sont considérés comme des dépotoirs naturels à cause de
leur pouvoir de biodégradation élevée. Cependant si la toxicité dépasse certaine limite, les
eaux ne peuvent plus se régénérer, et sont par conséquent polluées. Cette dernière provient
souvent des déversements d’origines diverses : eaux résiduaires urbaine, eaux industrielles,
eaux agricoles mais surtout les hydrocarbures. Exemple : En 2006, le Probokuala en a fait
presque autant en Côte d’Ivoire avec le déversement de déchets toxiques industriels. Au
Sénégal la baie de Hann est l’une des plus polluées du monde.
c) La pollution domestique :
Les ordures ménagères constituent aujourd’hui un des problèmes les sérieux à travers le
monde. Les papiers, les plastiques, les restes de nourritures, les cartons… étouffent les
décharges comme celle de Mbeubeuss à Malika (Dakar) au Sénégal.
Ces Décharges constituent de véritables menacent de contamination, de développement des
insectes et des rongeurs sans oublier leur incidences sur l’environnement.
II. LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE PLANETAIRE :
1) Définition :
La planète est naturellement réchauffée par l’effet de serre naturel qui résulte de l’action de
la vapeur d’eau et du CO2 qui captent 90°/° du rayonnement terrestre infrarouge empêchant
ainsi la température de descendre au niveau fatal de – 18°.
Cependant au cours du XXème siècle la concentration des Gaz à Effet de Serre (G.E.S) dans
l’atmosphère a créé un « Effet de Serre Additionnel » qui a entraîné une augmentation
excessive de la température moyenne qui perturbe l’équilibre climatique global. C’est cet
état de fait qu’on appelle réchauffement climatique. Selon le G.I.E.C (groupe
intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat), au rythme actuel de
l’augmentation, la température moyenne risque de monter de 1,5 à 6 degré en 2100.
2) Les facteurs du réchauffement
Cet effet de serre naturel est perturbé par les activités humaines qui augmentent les
quantités de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Le transport, le déboisement par le feu,
l’utilisation du charbon de bois etc. produisent des gaz qui viennent grossir les gaz déjà
existants dans l’atmosphère. Les principaux responsables sont les pays industrialisés avec
plus de 75 % des émissions.
Il ya également EL Nino, un courant marin chaud caractérisé par une élévation anormale des
températures océaniques qui principalement au Pérou et à l’Equateur.
D’une manière générale, l’homme est lui-même la principale cause du réchauffement
climatique de sa planète.
3) Les conséquences
Les conséquences du réchauffement sont multiples :
 La perturbation du régime des pluies (Ouragans, tornades …)
 Des sécheresses fréquentes et la disparition des forêts
 La hausse du niveau de la mer avec l’intrusion de l’eau salée dans les nappes
phréatiques
 L’inondation des zones côtières
 La modification des écosystèmes dont certaines sont déjà en voie de dégradation
avancée. Aujourd’hui une 60aine de pays est concernée par la désertification ou la
menace d’aridité
III. LES MENACES D’ARIDITE
L’aridité se définit comme le déficit ou la rareté de pluie (moins de 250 mm/an),
l’importance de l’évaporation et la fréquence des vents. L’aridité résulte de trois facteurs
essentiels : la faiblesse des précipitations, l’augmentation progressive de l’évaporation et la
progression des déserts qui avancent chaque année.
Les conséquences de l’aridité sont nombreuses :
 La rareté ou l’absence de végétation car celle-ci en est la 1ère victime
 Une faune limitée et adaptée : insectes, lézards, serpents, petits rongeurs ;
 Des sols squelettiques et incultes, la rareté de l’eau et l’absence de litière ne permettent
pas la formation de véritables sols.
La combinaison de tous ces éléments (pollution, réchauffement et aridité) fait que la planète
est perpétuellement menacée. Pour sa protection, il a été créé a Stockholm (Suède), le PNUE
(Programme des Nations-Unies pour l’Environnement) dont siège est à Nairobi au Kenya ; ce
fut le début d’une prise de conscience.
IV. LES SOLUTIONS PROPOSEES
L’opinion publique et les autorités politiques ont pris conscience de la gravité des menaces
sur l’environnement. La sauvegarde de la terre est devenue ainsi une préoccupation de tous.
Cette sauvegarde se manifeste à travers des conférences internationales parmi lesquelles on
peut citer :
 En juin 1992, s’est tenu à Rio de Janeiro, le Sommet de la Terre qui avait pour but
l’établissement d’accords et de programmes en concertation mondiale. Il a abouti à
l’adoption 5 textes : la charte de la Terre, le Programme pour le XXIe siècle (Action 21 ou
Agenda 21), la Déclaration sur la gestion des forêts, la Convention sur la diversité biologique,
la Convention-cadre sur les changements climatiques ou convention de Rio par laquelle les
pays industrialisés s’engagent à diminuer leurs émissions de CO2 et d’autres GES puis à les
stabiliser à un niveau non dangereux pour le système climatique.
 La Convention de Rio a trouvé un prolongement en 1997 avec le protocole de Kyoto.
Celui-ci centre son action sur la réduction de six GES.
 En 2002, le sommet de Johannesburg, en faisant le bilan, trouve les résultats
décevants. Cependant, le sommet marque une prise de conscience de la nécessité de
gérer les questions environnementales à l’échelle planétaire pour un développement
durable de l’humanité.
CONCLUSION
Peu à peu, par la surexploitation et les rejets polluants, l’homme détruit les écosystèmes
d’où il tire pourtant ses moyens d’existence.
Longtemps perçue comme un souci superflu, la gestion de l’environnement est devenue une
question de notre temps. Mais la sauvegarde des écosystèmes se résume à une question
simple : est-il possible de concilier la croissance démographique et le développement
économique, de la préservation de l’environnement ?

CHAPITRE III : LA TERRE, UNE PLANETE DIVISEE

Leçon 5 : les inégalités de développement (niveaux de vie, revenus,


démographie, échanges, exploitation).
INTRODUCTION

Notre planète comprend plus de 200 pays qui sont totalement opposés. On parle de Pays
riches et pays pauvres, de pays développés et pays sous-développés ou en voie de
développement, de pays industrialisés et Tiers-monde, Nord et Sud, Centre et Périphérie...
ces inégalités se manifestent dans le niveaux de vie, le revenu, la démographie les échanges
et exploitation.

I. DEFINITIONS
1) Le développement
Le développement se définit comme un état dans lequel, un pays, une société parvient à
satisfaire les besoins essentiels de son évolution: allongement de la vie, accès à l’instruction,
niveau de vie convenable. Il suppose une production accrue de richesses et un
perfectionnement des institutions politiques et sociales. Il n’est pas seulement une affaire de
richesses économiques ou de niveau de production.

2) Le sous développement
Le sous développement, par opposition au développement, se définit comme les sociétés
qui n’arrivent pas à satisfaire les besoins vitaux de leurs populations : insuffisance
alimentaire, ampleur de la croissance démographique, forte dépendance économique, faible
accès à l’instruction, à la culture et aux soins de santé.

II. LES MANIFESTATIONS DES INEGALITES DE DEVELOPPEMENT


Plusieurs critères de comparaison comme le niveau de vie, le revenu, la démographie, le
poids dans les échanges mondiaux aident à montrer les inégalités de développement qui
caractérisent les différentes régions du monde.

1) Les différences de niveaux de vie


En règle générale, les pays riches ont un niveau de vie élevé et sont concentrés au Nord de la
planète. Ces pays ont réussi grâce à la révolution industrielle à produire suffisamment de
biens matériels pour satisfaire les besoins de leur population. En effet avec à peine 20o/o de
la population mondiale, ils réalisent plus de 80o/o de la production mondiale. Cela se traduit
par un niveau de vie très élevé, une alimentation abondante, un équipement ménager
ultra- moderne, un encadrement médical et social très performant (environ 1 médecin
pour 350 personnes). Les jeunes bénéficient d’une scolarité longue et gratuite dans des
conditions idéales ( - de 30 élèves par classe) et l’espérance de vie est de 74 ans pour les
hommes et 82 ans pour les femmes. Cela leur donne un IDH de moins de 0,916.

-En revanche, les pays sous développés localisés surtout au Sud de la planète, englobe 80o/o
de la population mondiale (environ 4,5 milliards d’humains) dont près de 1 milliard vit dans
la pauvreté totale. Ces pays sont victimes de la famine, des épidémies et des endémies
(paludisme) entre autres maladies pour une faible couverture sanitaire (1 médecin pour
18.000 personnes en Afrique où se concentrent les 2/3 des séropositifs). L’espérance de vie
se situe encore à 40 et 50 ans dans plus de 20 pays d’Afrique subsaharienne.
L’analphabétisme touche encore 40o/o des adultes. En 1995, l’UNESCO estimait que 905
millions personnes âgées de plus de 15 ans étaient analphabètes et que près de 1,4 milliards
étaient illettrées. Dans tous les cas, l’école avec ses classes pléthoriques demeure un
privilège surtout pour les filles. Le PNB moyen par habitant est inférieur à 1600$ et peut
même descendre à 70$ au Tchad.
2) Les différences de revenu
Le revenu par opposition au capital est un ensemble de services fourni par un ensemble de
biens au cours d’une certaine période. Il constitue aujourd’hui le premier indicateur de
développement (ou de sous développement). On distingue plusieurs groupes de pays selon
leur revenu :

- les pays de la triade (USA, Canada, Japon) : Ils sont économiquement et


technologiquement puissants et produisent les 2/3 du PNB mondial. Le revenu moyen
par habitant est de 30 millions de $.
- les pays développés (Europe de l’Est, Russie): Ici le taux de chômage est élevé et le
niveau de vie baisse. Le revenu moyen par personne est de 5 millions de $.
- les nouveaux pays industrialisés (Chine, Hong-Kong) : Ces derniers présentent encore un
faible taux d’alphabétisation. Le revenu moyen par habitant est situé entre 5 et 10
million de $.
- Les pays pauvres à ressources naturelles (Brésil, Mexique) : Leur réussite ne profite qu’à
une minorité.
- Les pays exportateurs de pétroles : Leur réussite dépend uniquement du cours du
pétrole
- Les pays les moyens avancés : C’est le dernier groupe qui concentre les 49 pays les plus
pauvres de la planète. La majorité (33) est en Afrique, y compris le Sénégal.
3) Des démographies opposées
Les inégalités de développement se repère à partir des mouvements naturels de la
population illustrés par la transition démographique qui est le passage d’un régime
démographique caractérisé par une forte natalité et une forte mortalité à un régime de
natalité et de mortalité en baisse.

a) Dans les pays développés :


La natalité est faible et la durée de vie augmente rapidement. Ainsi, ils présentent une
faible pourcentage de jeunes : les moins de 15 ans constituent 20o/o de la population. Les
plus de 60 ans sont de l’ordre de 50o/o de la population.

L’activité agricole occupe 6o/o alors que le secteur tertiaire occupe 60o/o de la population.

Le taux d’urbanisation dépasse les 75o/o

b) Dans les pays pauvres :


Ces derniers se présentent avec un fort taux de croissance démographique naturel ( 2o/o
par an au Pakistan et 23,8o/o au Sénégal). La moyenne d’âge est faible et l’indice de
fécondité est supérieur à 5 enfants par femme.

L’espérance de vie est faible avec 54 ans au Sénégal.

III. LES CONSEQUENCES DES INEGALITES DE DEVELOPPEMENT


Les conséquences des inégalités sont l’inégalité dans les échanges qui entraîne l’exploitation
des pays du Sud vis-à-vis des pays du Nord

1) La mondialisation des échanges :


La mondialisation est un phénomène qui résulte de la généralisation du capitalisme et du
libre échange à l’ensemble de la planète. C’est un phénomène qui a des avantages mais
aussi des inconvénients comme la perte de pouvoir des instances politiques, les crises
économiques et financières, la progression du chômage et la marginalisation de certains
Etats.

2) L’inégalité des échanges


Elle se traduit par la domination des pays riches appelés aussi triade. Celle-ci réalise 80% du
commerce mondial contre 20%pour l’ensemble des pays sous développés. La structure de ce
commerce est défavorable aux pays du Sud car leurs matières 1ères sont vendues à des prix
faibles alors qu’ils achètent des produits manufacturés à des prix très élevés : on parle alors
de détérioration des termes de l’échange. Cette détérioration est à l’origine du déficit de la
balance commerciale des pays du 1/3 monde et de la dépendance économique des pays
pauvres.

3) La dépendance financière extérieure des pays pauvres


La domination du commerce, par les pays développés contrôlent qui fixent aussi bien les
prix de leurs produits manufacturés que les prix des matières 1ères en provenance du sud,
oblige les pays pauvres à recourir à l’aide bilatérale ou multilatérale des pays riches pour leur
développement. Cette dépendance et son exploitation, par les pays développés, ont comme
impact la fracture sociale.

CONCLUSION

La planète terre cache mal ses contradictions. Celles-ci, avec des origines multiples, se
manifestent par des critères aussi divers que variés. Les inégalités de développement sont
de plus en plus accrues et la mondialisation persiste encore. Cette dernière est le fait des
pays développés au détriment des pays pauvres qui deviennent de plus en plus pauvres.

Leçon 6 : les inégalités de développement

INTRODUCTION
Notre planète comprend plus de 200 pays qui sont totalement opposés. On parle de Pays
riches et pays pauvres, de pays développés et pays sous-développés ou en voie de
développement, de pays industrialisés et Tiers-monde, Nord et Sud, Centre et Périphérie...
ces inégalités se manifestent dans le niveaux de vie, le revenu, la démographie les échanges
et exploitation.
IV. DEFINITIONS
3) Le développement
Le développement se définit comme un état dans lequel, un pays, une société parvient à
satisfaire les besoins essentiels de son évolution: allongement de la vie, accès à l’instruction,
niveau de vie convenable. Il suppose une production accrue de richesses et un
perfectionnement des institutions politiques et sociales. Il n’est pas seulement une affaire de
richesses économiques ou de niveau de production.
4) Le sous développement
Le sous développement, par opposition au développement, se définit comme les sociétés
qui n’arrivent pas à satisfaire les besoins vitaux de leurs populations : insuffisance
alimentaire, ampleur de la croissance démographique, forte dépendance économique, faible
accès à l’instruction, à la culture et aux soins de santé.
V. LES MANIFESTATIONS DES INEGALITES DE DEVELOPPEMENT
Plusieurs critères de comparaison comme le niveau de vie, le revenu, la démographie, le
poids dans les échanges mondiaux aident à montrer les inégalités de développement qui
caractérisent les différentes régions du monde.
4) Les différences de niveaux de vie
En règle générale, les pays riches ont un niveau de vie élevé et sont concentrés au Nord de la
planète. Ces pays ont réussi grâce à la révolution industrielle à produire suffisamment de
biens matériels pour satisfaire les besoins de leur population. En effet avec à peine 20o/o de
la population mondiale, ils réalisent plus de 80o/o de la production mondiale. Cela se traduit
par un niveau de vie très élevé, une alimentation abondante, un équipement ménager
ultra- moderne, un encadrement médical et social très performant (environ 1 médecin
pour 350 personnes). Les jeunes bénéficient d’une scolarité longue et gratuite dans des
conditions idéales ( - de 30 élèves par classe) et l’espérance de vie est de 74 ans pour les
hommes et 82 ans pour les femmes. Cela leur donne un IDH de moins de 0,916.
-En revanche, les pays sous développés localisés surtout au Sud de la planète, englobe 80o/o
de la population mondiale (environ 4,5 milliards d’humains) dont près de 1 milliard vit dans
la pauvreté totale. Ces pays sont victimes de la famine, des épidémies et des endémies
(paludisme) entre autres maladies pour une faible couverture sanitaire (1 médecin pour
18.000 personnes en Afrique où se concentrent les 2/3 des séropositifs). L’espérance de vie
se situe encore à 40 et 50 ans dans plus de 20 pays d’Afrique subsaharienne.
L’analphabétisme touche encore 40o/o des adultes. En 1995, l’UNESCO estimait que 905
millions personnes âgées de plus de 15 ans étaient analphabètes et que près de 1,4 milliards
étaient illettrées. Dans tous les cas, l’école avec ses classes pléthoriques demeure un
privilège surtout pour les filles. Le PNB moyen par habitant est inférieur à 1600$ et peut
même descendre à 70$ au Tchad.
5) Les différences de revenu
Le revenu par opposition au capital est un ensemble de services fourni par un ensemble de
biens au cours d’une certaine période. Il constitue aujourd’hui le premier indicateur de
développement (ou de sous développement). On distingue plusieurs groupes de pays selon
leur revenu :
- les pays de la triade (USA, Canada, Japon) : Ils sont économiquement et
technologiquement puissants et produisent les 2/3 du PNB mondial. Le revenu moyen
par habitant est de 30 millions de $.
- les pays développés (Europe de l’Est, Russie): Ici le taux de chômage est élevé et le
niveau de vie baisse. Le revenu moyen par personne est de 5 millions de $.
- les nouveaux pays industrialisés (Chine, Hong-Kong) : Ces derniers présentent encore un
faible taux d’alphabétisation. Le revenu moyen par habitant est situé entre 5 et 10
million de $.
- Les pays pauvres à ressources naturelles (Brésil, Mexique) : Leur réussite ne profite qu’à
une minorité.
- Les pays exportateurs de pétroles : Leur réussite dépend uniquement du cours du
pétrole
- Les pays les moyens avancés : C’est le dernier groupe qui concentre les 49 pays les plus
pauvres de la planète. La majorité (33) est en Afrique, y compris le Sénégal.
6) Des démographies opposées
Les inégalités de développement se repère à partir des mouvements naturels de la
population illustrés par la transition démographique qui est le passage d’un régime
démographique caractérisé par une forte natalité et une forte mortalité à un régime de
natalité et de mortalité en baisse.
c) Dans les pays développés :
La natalité est faible et la durée de vie augmente rapidement. Ainsi, ils présentent une
faible pourcentage de jeunes : les moins de 15 ans constituent 20o/o de la population. Les
plus de 60 ans sont de l’ordre de 50o/o de la population.
L’activité agricole occupe 6o/o alors que le secteur tertiaire occupe 60o/o de la population.
Le taux d’urbanisation dépasse les 75o/o
d) Dans les pays pauvres :
Ces derniers se présentent avec un fort taux de croissance démographique naturel ( 2o/o
par an au Pakistan et 23,8o/o au Sénégal). La moyenne d’âge est faible et l’indice de
fécondité est supérieur à 5 enfants par femme.
L’espérance de vie est faible avec 54 ans au Sénégal.
VI. LES CONSEQUENCES DES INEGALITES DE DEVELOPPEMENT
Les conséquences des inégalités sont l’inégalité dans les échanges qui entraîne l’exploitation
des pays du Sud vis-à-vis des pays du Nord
4) La mondialisation des échanges :
La mondialisation est un phénomène qui résulte de la généralisation du capitalisme et du
libre échange à l’ensemble de la planète. C’est un phénomène qui a des avantages mais
aussi des inconvénients comme la perte de pouvoir des instances politiques, les crises
économiques et financières, la progression du chômage et la marginalisation de certains
Etats.
5) L’inégalité des échanges
Elle se traduit par la domination des pays riches appelés aussi triade. Celle-ci réalise 80% du
commerce mondial contre 20%pour l’ensemble des pays sous développés. La structure de ce
commerce est défavorable aux pays du Sud car leurs matières 1ères sont vendues à des prix
faibles alors qu’ils achètent des produits manufacturés à des prix très élevés : on parle alors
de détérioration des termes de l’échange. Cette détérioration est à l’origine du déficit de la
balance commerciale des pays du 1/3 monde et de la dépendance économique des pays
pauvres.
6) La dépendance financière extérieure des pays pauvres
La domination du commerce, par les pays développés contrôlent qui fixent aussi bien les
prix de leurs produits manufacturés que les prix des matières 1ères en provenance du sud,
oblige les pays pauvres à recourir à l’aide bilatérale ou multilatérale des pays riches pour leur
développement. Cette dépendance et son exploitation, par les pays développés, ont comme
impact la fracture sociale.
CONCLUSION
La planète terre cache mal ses contradictions. Celles-ci, avec des origines multiples, se
manifestent par des critères aussi divers que variés. Les inégalités de développement sont
de plus en plus accrues et la mondialisation persiste encore. Cette dernière est le fait des
pays développés au détriment des pays pauvres qui deviennent de plus en plus pauvres.

CHAPITRE : LA TERRE, UNE PLANETE SOLIDAIRE.

Leçon 7 : LA COOPERATION BILATERALE

INTRODUCTION
Malgré les inégalités de développement et les tensions économiques une solidarité
internationale est née et se manifeste par de multiples accords de coopération bilatérale. La
coopération est donc une assistance mutuelle, une complémentarité. Toutefois, le
bilatéralisme est habituellement le descendant du lien colonial, surtout s’il s’agit des
relations entre un pays et sa métropole.
I. LE BILATERALISME
1) Définition
Le bilatéralisme est un système de relation entre deux Etats. C’est l’expression des relations
diplomatiques qui unissent deux Etats pour promouvoir des échanges multisectoriels et
pacifiques.
Cependant les inégalités font de cette coopération une assistance souvent intéressée dans le
cadre du néocolonialisme.
2) Les mécanismes de la coopération bilatérale
La coopération bilatérale intervient dans beaucoup de domaine où elle mobilise divers
instruments et structures :
Les organisations financières de coopération qui assurent une assistance financière aux pays
pauvres. On peut citer : la CFD (Caisse Française de Développement), le FAC (Fonds d’Aide et
de Coopération) pour la France et l’USAID (l’agence américaine pour le développement)
pour les Etats – Unis.
Les organisations non gouvernementales (ONG) qui travaillent dans le bénévolat grâce aux
soutiens des bailleurs pour aider les populations en situation difficile. On peut citer Amnesty
International, Croix Rouge Internationale, Médecin sans frontière et Greenpeace.
On peut également noter l’assistance technique et la mise en place de structures politico-
administratives pour l’administration de la coopération.
II. LES EXEMPLES DE COOPERATION BILATERALE
1) La coopération franco-sénégalaise
Le Sénégal a depuis son indépendance un partenaire privilégié : la France. Cette coopération
avec l’ancienne métropole est régie par le « traité d’amitié et de coopération » signé à Paris,
le 22 Mars 1974. En 2000, cette coopération est maintenue et renforcée par l’Alternance.
En réalité, la coopération entre la France et le Sénégal est une assistance dans beaucoup de
domaines : économique, technique (médecins, enseignants…), culturel (CCF, AUF…), médias
(radio, télévision…), militaire (armée française au Sénégal)… Au chapitre de la coopération
financière,, en plus du soutien budgétaire et des projets de développement, la France a
alloué au Sénégal entre 1994 et 1996 420 milliards de FCFA au titre de mesure
d’accompagnement de la dévaluation. Dans le domaine commercial, la France est le premier
client et fournisseur du Sénégal dont elle achète au moins 55 % des produits exportés et
près de 40 % des produits importés.
2) Les autres partenaires du Sénégal
Ils sont repartis un peu partout dans le monde :
En Afrique, le Maroc est l’un des premiers amis du Sénégal. La coopération entre les deux
pays s’est très tôt manifestée par la construction de la grande mosquée de Dakar au début
des années 60 et la présence de fortes communautés de chaque pays dans l’autre. Les
musulmans sénégalais et marocains partagent la Tidjianya qui est née à Fez au Maroc. En
2001, la coopération s’est enrichie dans le domaine de l’aviation civile par la naissance de
« Air Sénégal International » à capitaux Sénégalo marocaine.
Le Sénégal a signé avec d’autres pays africains des accords de coopération : Guinée Conakry
17 accords, Mali 18 accords, Côte d’Ivoire 20, Mauritanie 3, Gambie 22, Guinée Bissau 15…

CONCLUSION
Les Etats se sont multipliés depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Cependant, ils
caractérisés par de fortes inégalités que seule une coopération internationale pourrait
réduire.

Leçon 8 : LA COOPERATION MULTILATERALE

INTRODUCTION :
La coopération multilatérale exprime la solidarité internationale qui se développe depuis
1945 pour tenter d’apporter des solutions aux problèmes de développement et de la
pauvreté croissante.
I. DEFINITION DU MULTILATERALISME :
La coopération multilatérale est l’ensemble des rapports de coopération qui unissent, à la
fois, plusieurs Etats dans des organisations de coopération régionale.
C’est après la seconde guerre mondiale que cette forme de solidarité a pris son essor avec le
système onusien pour instaurer un climat de paix, d’entente, et d’amitié dans les relations
internationales.
II. LES CADRES DE LA COOPERATION MULTILATERALE
1) Les institutions du multilatéralisme
Elles sont de deux ordres :
a) Les institutions de coopération politique, sociale et culturelle :
A l’échelle mondiale on retrouve le système des Nations Unies. Sa vocation est d’assurer la
paix et la sécurité dans le monde mais aussi le développement économique social et culturel
de l’humanité à travers les organismes spécialisés :
- La FAO s’occupe de l’assistance agricole et alimentaire pour lutter contre la faim
- L’UNESCO est chargé des questions de science d’éducation de Culture
- L’OMS à la santé pour lutter contre les endémies et épidémies
- L’UNICEF s’occupe de l’enfance
- L’OIT protège les travailleurs
A l’échelle continentale on a : l’UA, cadre de coopération politique pour l’Afrique, l’UE pour
l’Europe, le MERCOSUR pour l’Amérique du Sud et l’ALENA pour l’Amérique du Nord.
b) Les institutions de coopération économique et financière :
Sur le plan international il y a surtout les institutions nées à la conférence de Brettons Wood
en Juillet 1944.
- La FMI dont l’objectif est de promouvoir la coopération monétaire internationale, de
faciliter le développement et la croissance
- La BM qui se fixe comme objectif de participer au développement et à la
reconstruction de ses membres en favorisant les investissements en accordant des
garanties et des crédits.
- L’OMC qui veut promouvoir la Libre-échange dans le monde. Elle surveille en plus les
pratiques commerciales et de juger les différends commerciaux qui lui sont soumis
par les états membres.
A l’échelle régionale on peut noter :
- L’OCDE qui regroupe depuis 1951 les pays développés capitalistes collaborant dans le but
de coordonner leurs politiques économiques et sociales
- Le G8 qui regroupe les 8 pays les plus industrialisés du monde
2) Les grands espaces de coopération
- L’UE initié depuis 1957 par la CEE est le modèle achevé d’un marché commun réalisé
en 1993 et parachevée par l’adoption de l’euro en Février 2002.
- L’ALENA initiée depuis 1988 dans l’objectif de créer un espace similaire entre les USA,
le Mexique, et le Canada. Mais elle est trop loin de la réalisation de cet objectif.
- En Afrique le NEPAD tente un projet d’intégration continentale en s’appuyant sur les
organismes régionaux comme la CEDEAO et l’UEMOA d’une part et le partenariat
avec les investisseurs d’autre part.
- A ceux la on peut ajouter le CARICOM pour les Caraïbes et le MERCOSUR pour
l’Amérique du Sud.
CONCLUSION
La coopération reste la meilleure solution pour les pays sous développés de résoudre les
problèmes de pauvreté. Cependant les résultats restent encore largement insuffisants car les
facteurs limitant sont très nombreux.

Leçon 9 : LES FORMES ET PROBLEMES DE COMMUNICATION

INTRODUCTION
Depuis leur apparition sur terre les hommes ont toujours communiqué. La communication
est le déplacement, la circulation, le transport, la transmission d’un bien, d’un service, d’une
idée, d’une personne d’un émetteur vers un récepteur.
I. LES RESEAUX DE COMMUNICATIONS
Un réseau de communication est un ensemble de voies qui assurent la circulation des biens,
des matières, des idées ou des personnes. C’est un dispositif composé de nœuds et de lignes
connectées de façon hiérarchique. Il est donc un ensemble de lieux et de chemins pour les
relier. Un réseau peut être :

 Elémentaire, c’est à dire, composé d’un petit nombre de ligne et d’un seul nœud.
 Hiérarchisé, lorsque les relations entre les deux lieux passent par un rang supérieur ;
 Complexe lorsqu’il existe des relations multiples entre tous les lieux
Les lignes qui constituent les réseaux sont le plus souvent matérielles ; Elles sont
matérialisées par des infrastructures de transport, généralement bien visibles dans les
paysages : routes, autoroutes ou lignes téléphoniques, lignes électriques aériennes ou
souterraines.

II. DIFFERENTES FORMES DE TRANSPORTS


Les modes de transport sont l’ensemble des formes de transports qui permettent aux
hommes de se déplacer et d’effectuer des échanges de produits ou de services. On distingue
les transports terrestres, les transports maritimes, les transports aériens et les
télécommunications.
1) Les transports terrestres
a) La voie routière
Depuis l’essor fulgurant de l’automobile, les hommes ont aménagé des routes puis des
autoroutes à plusieurs voies qui facilitent la circulation des voitures et des camions. Elle est
présente partout. Son principal atout est sa souplesse car étant utilisée par plusieurs usagers.
La suprématie de la route est devenue un fait de civilisation alors que les anciens pays
d’économie planifiée favorisent le chemin de fer.
b) La voie ferroviaire
Le chemin de fer a joué un rôle décisif dans la Révolution industrielle du XIXème siècle. Les
réseaux ferroviaires ont joué un rôle stratégique dans la mise en valeur des régions
enclavées. Ils ont réduit l’espace en gagnant du temps et ont permis l’implantation de
nombreuses activités industrielles dans les régions isolées.

Le chemin de fer est surtout utilisé aujourd’hui pour le transport des marchandises
pondéreuses. L’électrification des voies ferrées a porté la vitesse commerciale des trains à
360km /h. Il reste indispensable pour les déplacements quotidiens et massifs des usagers
entre les banlieues résidentielles et les centres villes tertiaires.
2) Les transports maritimes
Ils bénéficient des remarquables avancées techniques : automatisation de la conduite des
navires dont le tonnage a augmenté de façon considérable, emploi des bateaux spécialisés et
de porte -conteneurs. Associés aux transports terrestres, la navigation maritime constitue le
1er système de transport international. Les transports maritimes ont joué un rôle
considérable dans la mondialisation des échanges depuis la fin de la 2 nde guerre mondiale. Ils
forment un réseau dominé par les grands ports de l’Atlantique et du pacifique des pays
développés où convergent les porte-conteneurs et les navires pétroliers ou minéraliers
3) Les transports par câbles et par canalisations
Pour transporter l’énergie et l’eau sur les continents, on utilise les câbles et les canaux qui
relient en continue les lieux de production et les lieux de consommation. Le courant
électrique est acheminé par des lignes à haute tension pour réduire les pertes dues à
l’échauffement des fils. Pour éviter les risques de pollution et d’explosion, les hydrocarbures
sont acheminés de plus en plus par des oléoducs et les gazoducs à gros débit et pour le
charbon des carboducs.
4) Les transports aériens
Ce sont les modes de transports les plus récents. Avec des accélérations spectaculaires,
parfois dues aux guerres, ils ont connu des progrès tant dans le domaine de la navigation que
celui de la technique aéronautique. Aujourd’hui, les lignes aériennes couvrent toute la
planète mais de façon inégale. Elles complètent les modes de transports précédentes au
dessus des aires continentales mal équipées.
III. REVOLUTION DES TELECOMMUNICATIONS ET PROBLEMES
Les télécommunications sont l’ensemble des procédés permettant de transmettre des
informations à distance, tels que le téléphone, la radio, la télévision et maintenant les
réseaux informatiques. Au XIXe siècle, la transmission d’information sur de longues distances
utilisait des messagers à pieds, à cheval, à fumée, à tambour etc.
1) La révolution des NTCI
A partir de 1975, se produit une autre révolution née de la rencontre entre l’informatique et
les télécommunications : la télématique, l’ensemble des services et des techniques qui
associent les télécommunications et l’informatique. Elle offre des possibilités de
communiquer et de s’informer, au travail comme à domicile.
Cette télématique a explosé depuis 1990 avec Internet, réseau télématique international
d’origine américaine.
En 1991 fut mise au point l’interface d’Internet appelée World Wide Web (www), qui
permet d’ouvrir le réseau au grand public en simplifiant les procédures de consultation des
sites. Aujourd’hui Internet permet à tout individu d’accéder à beaucoup d’information sous
divers formats: textes, images, vidéos…Il offre de nombreux services comme acheter des
chaussures en Asie, installer un encart publicitaire aux Etats-Unis, passer des commandes,
vendre, acheter, visiter…
Durant l’année 1995, ce réseau a ainsi relié plus de 2 millions d’ordinateurs et environ trente
millions d’utilisateurs dans plus de cent quarante cinq pays.
2) Problèmes
Ils sont nombreux :
- Il y a d’abord les problèmes écologiques liés à l’émission de GES par les avions, les
bateaux et automobiles. Le SMOG et la saturation du trafic multiplient les accidents
et les maladies respiratoires.
- La mauvaise qualité des routes et des rails dans les pays sous développés est un
sérieux handicap pour le développement des régions de l’intérieur
- Enfin il y a la « fracture numérique » c’est à dire l’écart entre le Sud et le Nord en
matière de technologie. La conséquence est la domination des média des pays
industrialisés qui conditionnent les modes de comportements et de pensée
CONCLUSION
La communication qui date de l’origine de l’homme a évolué très rapidement dans le temps
et dans l’espace. Elle est sans doute le principal facteur de rapprochement entre les peuples.
Ses formes et ses techniques sont considérables. Toutefois, elle engendre parfois des effets
négatifs, surtout dans les pays en développement.
Leçon 10 : LA PLANETE TERRE, UN VILLAGE ?

INTRODUCTION
L’espace mondial est de plus en plus unifié par le développement des échanges lié à la
révolution des transports et des télécommunications. Aussi assimile-t-on fréquemment la
Terre à un village. Mais l’est-elle vraiment ?

I. LA TERRE, UN VILLAGE ? PEUT ETRE.


Le monde actuel est caractérisé par la compression du temps et de l’espace résultant du
progrès des transports. Les moyens de communication et les médias favorisent l’émergence
d’une conscience planétaire sur les grands thèmes qui préoccupent les hommes et les
femmes, tels que l’environnement, la santé et la pauvreté. C’est aussi une démarche des
États pour établir des règles communes à l’échelle de la planète pour la résolution des
problèmes mondiaux, d’ordre politique, social, économique ou encore climatique.

L’émergence de cette conscience planétaire donne l’impression que la Terre est un espace
homogène comme le village. Cette homogénéité est vérifiable aux plans économique et
culturel.

Au plan économique, les barrières constituées par les frontières son abolies par la
suppression des droits de douanes et des taxes. On note également une interdépendance
des économies dans le cadre des intégrations régionales, du développement des
multinationales et du multilatéralisme des échanges avec l’OMC.

Au plan culturel, une homogénéisation des modes de consommation est remarquée. Dans le
monde entier, les jeunes voient les mêmes films, dansent les mêmes musiques, s’habillent
de la même manière et vénèrent les mêmes idoles. Cependant, cette homogénéisation des
modes de comportements par une mise en relation directe des différentes parties du
monde, s’accompagne parallèlement d’éléments de différenciation. Alors logiquement, on
peut se demander si la Terre est un village ?

II. LA PLANETE TERRE EST –ELLE REELLEMENT UN VILLAGE ?


L’observation des différents espaces mondiaux montre que la Terre est sillonnée de limites :

 Limites administratives entre les pays


 Limites économiques entre pays riches et pays pauvres dues aux inégalités de
richesses avec comme conséquences les inégalités de développement.
 Limites à base ethnique, religieuse ou raciale.
 Limites des centres de prises de décisions entre la Triade et la Périphérie.
 Limites des systèmes économiques entre capitalisme et socialismes.
 Limites entre pays bailleurs et pays endettés.
Ces limites, qui ne sont pas exhaustives, sont autant de discontinuités socio-spatiales qui
font que la Terre n’est pas un espace homogène donc qu’elle n’est pas un village.

CONCLUSION

En dernière analyse, si le développement des communications réduit les distances et


rapproche des espaces forts éloignés, si le développement des échanges entraîne une
intégration des différentes économies, la planète peut ne pas être considérée comme un
village.