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2.6.3.

L’affaiblissement :
L’affaiblissement dépend de :
- La résistivité des conducteurs.
- Diamètre du conducteur Il est détermine comme suit pour les différentes calibres des
câbles téléphoniques.

Le tableau suivant représente les variations de résistance de boucle et de l’affaiblissement en


fonction du calibre de câble téléphonique.
Calibre (mm) 0,4 0,6 0,8
Résistance de boucle (ohms/Km) 275 122 69
Affaiblissement (dB/Km) 1,61 1,04 0,81

Tableau 1.3 : Résistance de boucle et affaiblissement en fonction du calibre de


câble

2.6.4. La distorsion de phase :


Le temps de propagation du signal augmente proportionnellement avec la racine carrée de sa
fréquence.

2.6.5. La réflexion :
La réflexion est due aux impédances caractéristiques différents câbles et elle perturbe les
signaux de transmission.

2.6.6. La désadaptation :
Elle devient des différences d’impédances entre les équipements terminaux et la ligne et elle
provoque des réflexions sur les lignes de transmission.

2.6.7. Interférence radiofréquence :


Le réseau de distribution est de soumis à des interférences radio provenant des systèmes de
radiotéléphonie. Le niveau de bruit dépend de la puissance des émetteurs et de leur plus ou
moins grande proximité. Le bruit induit sur la paire dépendra également de la symétrie de la
paire et également de la présence ou non de blindage relié ou non à la terre.

2.6.8. Bruit impulsif :


Ce bruit est généré par les néons, les moteurs, les relais. Le niveau de bruit impulsif dépendra
du niveau du perturbateur électromagnétique et de sa position par rapport au câble. La symétrie
de la paire sera également un paramètre important. Les codes correcteurs d'erreurs permettent
sous certaines conditions bien spécifiques de limiter l'impact de ce bruit impulsif.

2.6.9. Les bobines de pupinisation :


Afin d’éviter les parasites de haute fréquence et d’assurer un affaiblissement du signal
indépendant de la fréquence, l’opérateur historique Tunisie télécoms a disposé a différent
endroit de son réseau des bobines d’auto-induction qui vont éliminer le signal utile .les
technologies DSL ont pour principe d’émettre sur des fréquences élevés donc il est impossible
d’émettre suivant une technologie DSL sur une boucle local équipé de bobine de pupinisation.

2.6.10. Autres contraintes :

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Il est de même Tunisie télécoms utilise des gains de paires pour confrontés les problèmes de
saturation, Les technologies DSL sont déjà présentées comme des "voisins bruyants". La
cohabitation de ces technologies sur les câbles de distribution peut entraîner dans certains cas
des phénomènes d'interférences non négligeables, sur les lignes d'abonnés. En particulier, à
partir d'une certaine charge, les systèmes ADSL peuvent dégrader les lignes adjacentes en
ralentissant le trafic et en accentuant les phénomènes de diaphonie sur les autres circuits
supportés par le câble.
Les technologies xDSL semblent se perturber mutuellement. Dans le même câble, les
raccordements ADSL perturberaient les raccordements HDSL adjacents.

Les systèmes RNIS peuvent être également une source de perturbation pour les systèmes DSL.
En effet, les systèmes RNIS émettent à un niveau de puissance plus élevé que les technologies
DSL.

3. étude des réseaux ADSL :


3.1 Caractéristiques de la technologie ADSL :
La technologie ADSL est dite asymétrique, car le débit descendant, est plus élevé que celui du
débit montant. Les débits maximum dépendent des contraintes du réseau de télécommunication
au quel on est connecté. Ils sont de l’ordre de 8Mbps voie descendant et 64 Kbps en voie
montant. Un circuit ADSL relie un central du réseau public au modem ADSL de l’utilisateur,
creant ainsi trois canaux d’information .
- un canal descendant haut débit (downstream) ;
- un canal montant haut débit (upstream) ;
- un canal de téléphonie (POTS : plain Old Telephone Service) ;

Pour créer des canaux multiples, les modems ADSL divisent la largeur de bande disponible
d’une ligne téléphonique suivant l’une des deux techniques : le multiplexage à division de
fréquence (FDM) et l’annulation d’écho.
La technique de modulation ne s’opère pas en bande de base transposée, via une modulation
d’ondes porteuse pouvant reposer sur deux techniques de modulations, l’une propriétaire et
l’autre normalisée : CAP et DMT.

La technique de modulation DMT est choisie comme standard pour l’ADSL par l’ANSI à
l’abri de CAP, car elle présente plusieurs avantages .
- utilisation optimum de la capacité de la ligne ;
- débit réglable par degrés ;
- réglage très flexible de la densité spectrale de la puissance (pour éviter l’interférence
avec les services existants ;
- Meilleure immunité contre l’interférence sélective ;
- Meilleur immunité contre le bruit d’impulsion aucun égaliseur de retour n’est
requis ;
- Norme mondiale.

3.2. Architecture de base d’un réseau ADSL :


L’avantage majeur de la technologie ADSL est sa possibilité d’offrir des hauts débits sur
l’infrastructure existante, d’où une ligne téléphonique inchangé, mais on lui ajoute à ses deux
extrémités, coté abonnée, un filtre (splitter) et un modem, ce qui constitue le CPE (Customer
Premise Equipement) et dans le centrale téléphonique, un DSLAM (Digital Subscriber Line

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Access Multiplexer) dans le local abritant le répartiteur. Cet ensemble d’équipements
transforme la ligne téléphonique classique en une ligne ADSL. Chaque DSLAM couvre un
certain nombre de lignes ADSL qui sont situées dans la zone couverte par le central (environ
4-5 Km maximum).et en fin tous les flux émanant des différents DSLAMs s’agrégent au
niveau de réseau d’accès et se terminent dans le BAS (Broadband Access Server) qui va se
charger de les router vers le réseau Internet .

NT

Vc T/S

Réseau Réseau
large local
bande ATU-C ATU-R

Uc2
Ur2

Filtre Uc Filtre
passe-haut passe-haut
RTC
Filtre Filtre
passe-bas Ur passe-bas
CAA ou CL

Filtre sélectif-C Filtre sélectif-R


(Splitter-C) (Splitter-R)
Architecture générale de l'ADSL

3.3. CONSTITUTION DE RESEAU ADSL :


3.3.1. POTS splitter :
les splitter sont des filtres d’aiguillage utilisées pour séparer le signal téléphonique normal
(POTS ) du signal (ADSL).si le splitter n’est pas installé correctement ,un appel téléphonique
peut être perturbé par un fort signal parasite venant de l’ADSL et la communication ADSL
sera perturbé et peut se déconnectée. Pour pouvoir faire cette séparation, les splitters sont
composés de deux sortes de filtres, à savoir un filtre passe-bas pour filtrer la bande de
fréquence réserver a la voix (téléphone) et un filtre passe-haut pour filtrer la bande de
fréquence assez haute et réservés aux services ADSL. Un splitter est placé chez l’utilisateur et

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un autre au central office CO. Le CO splitter divise le trafic qui lui arrive en deux flux : voix et
données qu’il achemine respectivement vers le switch téléphonique RTCP et le DSLAM .
3.3.2. Le modem ATU-R :
Le modem ATU-R (ADSL Tranceiver Unit Remot Terminal End) est le modem ADSL qui est
installé chez l’utilisateur. La fonction principal du modem est de moduler les données
numériques sorties du terminal de l’utilisateur en les rendant analogiques, et capables de se
transmettre sur la paire torsadée .en sens inverse il effectue la démodulation .cette fonction est
assuré par l’une des techniques déjà étudiées, c’est-à-dire DMT ou CAP. Le modem assure
aussi la compression des données et le contrôle d’erreurs qui peuvent avoir lieu sur une ligne
téléphonique à cause de l’atténuation et la diaphonie.le modem est chargé alors de détecter
ces erreurs et de les corriger s’il le faut ou de retransmettre l’information .
Il existe trois type de modems suivant les besoins de l’utilisateur :
- Avec interface 10/100 base T, pour les PC équipés de carte Ethernet.
- ATMD 25 pour les PC équipé de carte ATM ou pour redistribuer ADSL sur un
réseau ATM.
- Avec interface USB, pour les PC équipés d’interface USB.
3.3.3. Le modem ATU-C :
Le modem ATU-C (ADSL Tranceiver Unit Central Office Side) est le modem ADSL qui est
installé dans l’office central CO. Il assure les mêmes fonctions que ATU-R du coté central,
plusieurs ATU-C sont regroupés pour former le DSLAM [3].
3.3.4. Les interfaces :
a- L’interface Vc : se situe entre le modem ATU-C et le commutateur. Elle spécifie la
connexion du modem ATU-C avec plusieurs types d’équipements : un commutateur
ATM, un routeur IP, un commutateur X25, un commutateur relais de trames, etc. En
cas d’accès simultané à plusieurs de ces équipements, l’interface Vc assure le
multiplexage des différents messages sur un même lien. Cette interface Vc permet de
définir 7 canaux notés AS0, AS1, AS2, AS3 d’une part, et LS0, LS1, LS2 d’autre
part. Les canaux ASx sont unidirectionnels et permettent des communications
descendantes du réseau vers la boucle locale (simplex), alors que les canaux LSx sont
bidirectionnels (duplex) et utilisés pour les communications montantes.
b- Les interfaces Uc2 et Ur2 : Ils séparent respectivement les filtres sélectifs splitter-C
et splitter-R des modems ATU-C et ATU-R.
c- Les interfaces Uc et Ur : séparent respectivement la ligne d’abonné des filtres
splitter-C et splitter-R.
d- NT : (Network termination), le modem ATU-R et le commutateur local constituent la
terminaison de réseau.
e- L’interface T/S : sépare le commutateur local et le réseau local d’usager.
f- L’interface Tr : sépare le modem ATU-R et le commutateur local. Les canaux
descendants ASx ne peuvent être utilisés que pour la réception des données. Le débit
montant étant plus faible que le débit descendant, seuls les trois canaux duplex LS0,
LS1 et LS2 sont multiplexés dans les trames à transmettre.
3.3.5. Réseau local :
Dans une petite entreprise, on peut regrouper les micro-ordinateurs sur un même réseau
Ethernet, et raccorder ce dernier au modem ADSL via un concentrateur (certains constructeurs
envisagent de regrouper les deux appareils en un seul). On peut ainsi interroger Internet à partir
de chacun des postes, en n'utilisant qu'une seule ligne téléphonique et une seule adresse IP, si
le modem permet d'attribuer l'adresse à la volée.
3.3.6. DSLAM :

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Le DSLAM (Digital Subscriber Line Access Multiplexer) est le composant le plus important
dans le réseau d’accès. Il permet de grouper les flux de données venant des différents modems
ATU-R au réseau d’accès. Chaque DSLAM couvre un certain nombre de lignes ADSL qui
sont situées dans la boucle locale .le DSLAM est situé au niveau du répartiteur sur le réseau
de l’opérateur téléphonique local. C’est une sorte de châssis qui contient les cartes DSL et
intègre aussi le modem ATU-C et l’interface au réseau dorsal.

RTC

ATU-C POTS Usager


Splitter

Backbone
Network ATU-C POTS
Network
Splitter
(ATM, SDH, IP) Interface Usager

ATU-C POTS
Splitter

Armoire DSLAM
Figure 1.3: Positionnement du DSLAM

4. Normes des technologies ADSL :


4.1. ADSL full-rate (G.992.1) :
Lors de l’envoi et de la réception, la séparation entre POTS et le flux de données est faite par
un filtre appelé splitter .il constitue une isolation entre les POTS et l’ADSL et évite qu’il ne se
perturbent mutuellement.

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Ce filtre est installé à l’entrée des maisons et immeubles, ainsi que dans le central .il joue de ce
fait un rôle important, mais il présente aussi des contraintes à la conception et à l’installation.
Comme il est difficile à concevoir, le splitter est cher. L’installation doit se faire par un
technicien professionnel car, à moins d’habiter une maison le splitter est utilisé par plusieurs
abonnés. Tout ceci représente des coûts supplémentaires non négligeables pour l’utilisateur.

C’est pour cette raison que des grandes entreprises tentent de trouver des solutions sans splitter
avec des splitters moins complexes, d’où la venue de l’ADSL Lite .
4.2. ADSL Lite :
La technologie ADSL Lite fait l’objet de la recommandation G.992.2 de l’UIT. Cette version
allégée de l’ADSL est destiné surtout aux accès rapides à internent .elle reste basée sur la
technique DMT, mais utilise 127 sous canaux, réduisant la bande totale à 550 KHz au lieu de
1.1 MHz .les débit offert sont de 1.5 Mbps en réception et 512 Kbps en émission. Cette version
allégée est moins complexe à mettre en œuvre, elle ne requiert plus théoriquement la présence
d’un filtre, prise double (splitter), sur l’arrivée téléphonique de l’abonné .les modems intégrant
cette version allégée pourrant par conséquent s’installer comme n’importe quel modem
analogique Plug and Play .le filtre chez l’abonné n’est plus nécessaire, celui est inclus dans le
modem ADSL.
4.3. ADSL 2 :
Le problème majeur avec les techniques DSL actuelles est la distance de la boucle locale qui
est limité .on a donc intérêt à ne pas demeurer loin du central , car plus la distance augmente et
plus le signal s’atténue et les débits sont de plus en plus faibles. C’est à cause de ce fait qu’on
a pensé à développer la technique ADSL pour aboutir à la technologie ADSL2.

Les évolutions offertes par la technologies ADSL 2 se sont surtout faites au niveau des
algorithmes de codage et des modulations, ce qui permet d’offrir un supplément de débit de 25
% pour atteindre un maximum de 10Mbps de bande passante en voie descendant, tout en
garantissant le fonctionnement sur une distance de 6 Km au lieu de 5.4 Km grâce a une
amélioration de flexibilité de l’algorithme de codage. Mais le débit du flux montant reste le
même, cette flexibilité permet aussi d’adapter le débit aux conditions changeantes de la ligne.
Cela résout entre autre beaucoup de problème de diaphonie, qui est l’origine d’une majorité de
déconnexions intempestives des installations ADSL.
4.4. ADSL 2+ :
L’ADSL 2+ (G.992.5) a été ratifié par l’ITU en 2003 .C’est une norme très récente, elle
propose de doubler la bande de fréquence dédiée au flux de données pour arriver à 2.2 MHz au
lieu 1.1 MHz et atteindre ainsi des débits de 20Mbps .en revanche, la limite maximale de
l’ADSL2 + est la même que celle de l’ADSL 2, soit 6 Km.

A la différence de l’ADSL2, le flux montant à la possibilité d’être doublé en cas de besoin en


utilisant les fréquences laissées pour le téléphone POTS. Dans ce cas, l’emploi simultané du
téléphone est impossible.

5. CONTROLE ET QUALIFICATION DU RESEAU D’ACCES TØ ET XDSL

La qualification de la boucle locale filaire consiste à localiser des anomalies en effectuant les
différents tests et essais, ceci nous a permis de proposé des solutions et de donnés des

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recommandations permettent de satisfaire les besoins des clients qui ne peuvent pas se
raccorder à cette technologie.

5.1. Test et essais :


Les principaux essais effectués pour tester la présence de dérangement sur les câbles en vue de
l’introduction de l’ADSL et la téléphonie sont :
 Essai d’isolement et de mélange ;
 Essai de résistance de boucle ;
 Essai de continuité ;
 Essai de déséquilibre des résistances.

5.1.1 Essaie d’Isolement et de mélange :


La résistance d’isolement est caractérisée par la résistance entre un conducteur quelconque
d’une part, et tous les autres conducteurs réunis ensemble et l’enveloppe métallique et la terre
d’une autre part.

La mesure est effectuée sous une différence de potentiel de 50 volts au lieu de 500 volts car la
Ligne est en service.

La résistance d’isolement doit être 1000 MΩ/Km <Ri<2000 MΩ /Km si la longueur


est inférieur à 2Km ;

La résistance d’isolement doit être Ri>2000 MΩ /Km si la longueur est supérieur à


2Km ;

Si Ri ~ 0 donc Mélange.

5.1.2. La Résistance de boucle :

La résistance de boucle entre le pc le plus défavorable et la centrale ne doit pas


dépasser 1040 Ohms pour la transmission analogique et 1190 Ohms pour la
transmission numérique.

Les valeurs de résistance de boucle et de l’affaiblissement à une fréquence de 800Hz et une


température de 20°C sont comme suit :

Pour un conducteur de :

Diamètre 0.4 : R= 275 Ω/Km et A= 1.79 dB

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Diamètre 0.6 : R= 122 Ω/Km et A= 1.19 dB

Diamètre 0.8 : R= 69 Ω/Km et A= 0.9 dB

Avec R : résistance de boucle.


A : affaiblissement.

Nous rappelons aussi que :

R= ρ L/S

Avec : ρ* : la résistivité de câble, L : la longueur du câble et S : la section du câble

ρ *= 1.72 10ⁿ Ω.m avec n= (-8)

5.1.3 Continuité :
La continuité est caractérisée par le raccordement des conducteurs entre eux (enveloppe
métallique ou écran compris) sans résistance notable et par la correspondance de câblage
entre extrémités.
Cette continuité doit être toutefois assortie d’une absence de :
 Croisement entre fils de même paire (ce qui ne provoque pas de défaut de
transmission) sauf dans le cas expressivement demandé par l’administration.
 Dé pairage : une quarte est dite simplement «dépairée » lorsqu’en un point des fils
d’une paire est raccordé à l’un des fils de l’autre paire de cette quarte.
 Dé quartage : il y a dé quartage lorsqu’un des fil d’une quarte est raccordé sur un fil
d’une autre quarte.

5.1.4 Essaie de déséquilibre de résistance :

L'essai de déséquilibre de résistance est caractérisé par la différence des résistance de deux
conducteurs d’une paire quelconque d’un tronçon de câble. La Mesure en courant continue, il
ne doit pas être supérieur à 10Ω pour la téléphonie, et 3Ω pour l’ADSL.

5.1.5 Conformité des réseaux testés :

Pour fixer la conformité de chaque réseau testé on peut diviser les différents réseaux d'accès
en trois catégories tout dépend de pourcentage de conformités des paires mesurées comme
suit :

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