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Orthorexie et pratique sportive : Quand

manger sain devient une obsession

Orthorexie et pratique sportive : Quand manger sain devient une


obession

Tricarico Ugo
BDNS1

Carinne PIANELLI- Psychologie du sportif

Maëlle MELINON- ACT

EDNH D’AIX EN PROVENCE


Le 7 janvier 2019
Table des matières

Introduction ...................................................................................................................................... 1

I- Qu’est-ce que l’orthorexie ?....................................................................................................... 2


1. Définir l’orthorexie .................................................................................................................. 2
2. L’orthorexie, trouble du comportement alimentaire ? ............................................................. 3
3. Différence entre orthorexie et alimentation saine ................................................................... 4

II- L’impact de l’orthorexie sur la pratique sportive ........................................................................ 5


1. L’exigence de la pratique sportive .......................................................................................... 5
2. Quand le sport devient une addiction ..................................................................................... 6
3. Quand la peur se substitue au plaisir ..................................................................................... 7

Conclusion ....................................................................................................................................... 8

Résumé en anglais .......................................................................................................................... 9

Annexes ........................................................................................................................................... 9
Introduction

« Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger », Molière.


L’orthorexie découle de l’obsession d’une alimentation saine et équilibré pour protéger sa santé, ce n’est
pas la quantité qui compte dans l’orthorexie, mais la qualité. Le terme d’obsession est le terme à retenir
lorsque l’on parle de l’orthorexie, c’est une idée répétitive et menaçante qui s’impose de manière
irrépressible à un individu sportif ou non.
Le sportif est composé de valeur : respect, loyauté, coopération, solidarité, fair-play…
Il y a quelques années le sport c’était souvent « l’important, c’est de participer », aujourd’hui la mentalité
des sportifs à pour la plus part changer. Nous sommes plus sur « l’important, c’est de participer » mais
plutôt sur « l’important, c’est de gagner ». Le sport n’est donc plus dominé par les valeurs du départ mais
plutôt par l’ambition, la motivation, la détermination, le dépassement de soi. Les pratiques sportives
aujourd’hui imposent de nombreuses exigences aux pratiquant, nous sommes sans cesse dans la
recherche de performances, dans un stress compétitif perpétuel, ou encore dans une pression hors du
commun. Le problème c’est que les individus ont tendance à se fixer ou à fixer des objectifs qui sortent de
la capacité de notre corps humains, il ne faut pas oublier les principaux qui sont l’équilibre et la santé.
Le lien avec le sportif et l’obsession de l’alimentation saine est donc évidente, le sportif tente par lui-même
de s’équilibrer en pensant protéger sa santé, sans se rendre compte que sa peur va substituer son plaisir.
Son sport n’est donc plus pour lui un plaisir mais une addiction qui le rend malade, insociable et dont il
n’arrive pas à sortir.

Comment les sportifs peuvent-ils en arriver là ? Y-a-t-il un réel lien entre le sport et obsession d’une
alimentation saine ? Qu’est-ce que réellement l’alimentation saine ? Manger sain, est-ce un problème ?
Nous allons tenter de répondre à ces questions à travers la problématique suivante : La recherche d’une
alimentation saine est-elle un signe de dérèglement pour le sportif ?

Pour répondre à cette interrogation nous développerons dans une première partie de manière précise ce
qu’est l’orthorexie puis dans une seconde partie nous allons nous intéresser à l’impact que peu avoir
l’orthorexie sur la pratique sportive.

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I- Qu’est-ce que l’orthorexie ?

A travers cette partie nous allons analyser de manière plus développée le terme « Orthorexique », nous
verrons ensuite de manière plus approfondi si nous pouvons considérer ce terme comme un trouble du
comportement alimentaire et enfin nous allons montrer que le « manger sain » et l’orthorexie ne sont pas à
confondre.

1. Définir l’orthorexie

Le terme orthorexie est issu du grec ortho qui signifie "droit", et orexie, qui signifie « appétit ». De manière
littérale l’orthorexie c’est donc le «manger droit». Ce terme, il à été décrit pour la première fois en 1997
par un médecin américain nommé le docteur Steven Bratman, comme une obsession ou une fixation
pathologique autour de la nourriture saine, l’individu va jusqu’à s’en rendre « malade ». M. Bratman à
d’ailleurs créé un test officielle indiquant si un individu est victime d’orthorexie mentale (cf annexe 1 p10).
L’orthorexique se fixe une éthique alimentaire rigoureuse composée de règles strictes, qu’il se contraint à
respecter de manière quotidienne. Cela peut concerner le choix alimentaire, par exemple il va éviter les
aliments trop sucrés car cela peut entrainer un diabète, il va éviter le sel car il y a risque de certains
cancers notamment celui de l’estomac ou encore éviter les céréales raffinées car la plupart ont un index
glycémique élevé. Cela concerne aussi la préparation des aliments c’est-à dire qu’il va préférer manger
cru que cuit car à la cuisson il y a une perte de certains nutriments par exemple ou encore, cela peut
concerner la cuisson de leurs aliments, plus précisément il va réaliser des pâtes cuitent « al dente » pour
ne pas augmenter d’avantages l’index glycémique de ces pâtes. Le terme orthorexie définie donc
l’obsession d’une alimentation saine et équilibrée pour protéger sa santé.
Ce terme reste tout de même assez flou, chacun va l’interpréter à sa manière c’est pourquoi le docteur S.
Bratman a répondu de manière officielle à la définition exacte de l’orthorexie qui est « une obsession
malsaine de manger des aliments sains ». Il explique « j’ai inventé ce mot comme une sorte de thérapie
pour mes patients obsédés par le régime, mais au fil du temps, j’ai compris que le terme identifiait un
véritable trouble de l’alimentation ».
Aujourd’hui nous grandissons dans une société nous infligeant « mangez cinq fruits et légumes par jours »,
« mangez deux à trois produits laitiers par jours », mais nous avons également grandit avec des réseaux
sociaux et des publicités ventant le corps idéal tant du côté masculin que féminin. Tout cela a donc conduit
un total manque de confiance en soi, à un sentiment de toujours vouloir gérer son corps de A à Z, ceci peut
donc très bien expliquer ce mot « orthorexie ».
Manger sain, c’est recommandable et bon pour la santé, mais cela devient mentalement problématique
quand ceci entraine une obsession.

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2. L’orthorexie, trouble du comportement alimentaire ?

De nombreuses études ont été réalisé par des spécialistes des troubles de l’alimentation pour connaitre
vraiment le réel sens d’orthorexie, est-ce vraiment un trouble du comportement alimentaire ?
Lorsque les médecins et les cliniciens traitent les troubles de l'alimentation, ils utilisent le DSM
« Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders” c’est- à dire le manuel diagnostic et statistique des
troubles mentaux, pour évaluer et prescrire un traitement quand on leur parle d’orthorexie. Lors de la
cinquième édition du DSM qui est parue à la fin 2013 l’orthorexie n’a pas été incluse. Cette année la c’est
le Docteur Tim Walsh, qui a présidé le groupe de travail sur les troubles de l'alimentation et il a expliqué
que l’orthorexie n’était pas un trouble mental puisque c’était « un choix personnel » de la part des individus.
Mais aujourd’hui, de plus en plus de médecin qualifient l’orthorexie comme un trouble du comportement
alimentaire car pour les personnes qui en souffrent, manger sainement c’est devenu obsessionnel, limitant
sur le plan social mais également sur le plan psychologique. Limitant sur le plan social car cela devient
pour eux un problème social, ils peuvent se séparer de leur entourage familial et amical. Par exemple des
invitations à des repas sont refusées par peur d’être confrontées à des aliments qu'ils n'ont pas jugés sain
et bon pour la santé. Limitant sur le plan psychologique car l'orthorexie comporte des éléments de trouble
obsessionnel compulsif, tout comme l'anorexie. Ce qui va permettre de distinguer l’orthorexie de l’anorexie
c’est qu’une personne qui souffre d’anorexie elle se préoccupe de son poids, elle a une image corporelle
d’elle étant « grasse » quelle que soit sa minceur elle va toujours chercher à perdre du poids. Une
personne souffrante d’orthorexie, elle est obsédé par la pureté, elle lutte contre le sentiment de se sentir
impur, salle, allant même jusqu’à dire pollué par ce qu’elle a mangé dans le but d’atteindre une perfection
alimentaire et donc ce sentir propre et pur.
D’autres médecins, psychiatre cette fois-ci affirment qu’il est très difficile de desseller le réel sens du mot,
est-ce une pathologie, un trouble ou seulement un choix personnel. Le Docteur Gérard Apfeldorfer,
explique: "Se préoccuper de la qualité de ses aliments est tout à fait normal. Mais quand on s'en préoccupe
trois heures par jour et plus et que finalement ces préoccupations alimentaires prennent le dessus sur
notre vie, que l'on n'arrive plus à se concentrer sur son travail, que l'on est toujours à la recherche des
aliments parfaits. Dans ce cas, cela devient un véritable trouble que l'on peut assimiler à un trouble
obsessionnel compulsif ou à une forme d'hypocondrie". (Rédaction d'Allodocteurs.fr, le 28/03/2014)
Nous pouvons donc en conclure que l’orthorexie n’est pas reconnue comme une maladie mentale en tant
que telle, mais plutôt comme une forme d’hypocondrie, plus précisément une personne qui va porter une
trop grande attention à sa santé.
Mais alors, comment faire la différence entre porter une trop grande attention à sa santé quitte à impacter
le reste, donc en étant limite hypocondriaque et tout simplement avoir une alimentation saine car c’est bon
pour la santé ?

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3. Différence entre orthorexie et alimentation saine

Nous devons toujours faire attention à notre alimentation pour rester en bonne santé. Mais nous devons
toujours garder le plaisir de manger car le sentiment de se sentir heureux est tout aussi important. Mais
alors comment faire la différence entre avoir une alimentation saine et être obnubilé par le « manger
sain »?
Le plaisir et la sensation de bien-être que procure une alimentation saine ne devient pas une «orthorexie»
tant qu’un point critique n’est pas atteint et que ce bien-être ne se transforme en obsession. Un individu qui
arrive au point de l’orthorexie, il s’agit d’un individu qui va s’auto-punir, il va être bouleversé sur le plan
émotionnel car il va rentrer dans un univers de plus en plus restrictif. La réflexion va devenir le thème
central de chaque moment de sa journée lorsqu’il va s’alimenter. Ceci peut donc entrainer comme nous
l’avons vu auparavant, un isolement social, des troubles psychologiques et même des dommages sur le
plan physique. La recherche d’une alimentation saine peut donc devenir malsaine.
Mais alors qu-est-ce signifie une avoir une « alimentation saine », que signifie vraiment le « manger
sain » ?
Nous avons une multitude de définitions à ce sujet, elles varient selon qui essaie de vendre quoi. Si nous
prenons le cas des réseaux sociaux et des influencer notamment, « manger sain » c’est manger
uniquement à base de végétaux c’est-à dire être végétaliens, plus précisément ne rien manger de ce qui
provient de l’origine animal. Pour d’autre « manger sain » c’est être végétarien, c’est-à dire manger
uniquement ce qui provient de la chair animal en plus des végétaux. En réalité l’alimentation saine, le
« manger sain », c’est savoir respecter ses besoins alimentaires, c’est adopter une alimentation variée et
équilibrée pour nous protéger d’un point de vue pathologique mais aussi nous apporter de la longévité.
Ceci consiste donc à privilégier les aliments qui auront des qualités bénéfiques à notre santé. Il faut
privilégiez les fruits et les légumes pour un apport en fibres, en vitamines et en minéraux ; les féculents non
raffinées pour un apport en fibres et en glucides; les poissons et les viandes pour un apport en protéines
ou encore les huiles vierges pour un apport en lipides. Nous devons limiter la consommation de produits
trop sucrés comme les confiseries, les boissons sucrées, les gâteux industriels; de produits trop salés
comme les plats préparés, les gâteaux apéritifs ou encore des produits trop gras comme la charcuterie, la
friture et le beurre par exemple. En réalité, tout est une question de choix et de quantité il est inutile de
s’interdire tel ou tel aliment parce qu’ils sont trop gras, trop sucré ou trop salé. Par exemple un repas festif
peut très bien être compensé par des repas plus sain et plus équilibré par la suite.
Paula Lawson, diététicienne en Afrique du Sud à écrit en 2016 une phrase célèbre qui dit « La nourriture
n’est pas sale, les plaisirs de la chair sont essentiels à la vie. Nous ne pouvons pas contrôler la vie en
contrôlant ce que nous mangeons. »
Mais alors, quel est le lien entre le sportif et l’obsession d’une alimentation saine ?

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II- L’impact de l’orthorexie sur la pratique sportive

A travers cette seconde partie nous allons tout d’abord montrer que la pratique sportive est de plus en
plus exigeante envers les athlètes, puis non montrerons comment le sport peut devenir une addiction et
enfin nous allons analyser comment les sportifs peuvent atteindre le stade d’une consommation de
nourriture par obsession et non plus par plaisir.

1. L’exigence de la pratique sportive


En réalité le mot « sport », étymologiquement est un mot d’origine anglaise. Son équivalent en français
c’est « desport » ou « disport » et cela signifie amusement. A première vue il se présente donc comme
une activité physique ou psychique qui va nous permettre d’apporter un certain bien-être, ceci est une
approche classique du sport. Mais depuis quelques temps le sport loisir laisse de plus en plus place au
sport de compétition, c’est une approche moderne du sport. Sous cette approche le conseil de l’Europe en
2001 dans sa charte européenne du sport à défini le sport comme étant « une forme d’activité physique
qui, à travers une participation organisée ou non, ont pour objectif l’expression ou l’amélioration de la
condition physique ou psychique, le développement des relations sociales ou l’obtention de résultats en
compétition de tous niveaux. »
Le sport en compétition impose de nombreuses exigences aux pratiquants, comme la recherche
de performance, ou encore le stress compétitif. (cf annexe 2 p11)
Selon Plantanov en 1988, la performance c’est « l’expression des possibilités maximales d’un individu dans
une discipline à un moment donné ». La performance va donc reposer sur trois acteurs fondamentaux :
l’athlète, l’entraineur et l’environnement. Concernant l’athlète, nous avons différents facteurs impliquant la
performance. En premier lieu nous allons retrouver les facteurs impliquant la condition et les qualités
physique c’est- à dire la structure morphologique, la force, la vitesse, la puissance, ou encore l’endurance
musculaire. Nous retrouvons également d’autres facteurs comme la confiance en soi, l’estime de soi, les
sources de motivations, mais aussi l’hygiène de vie. Il y a donc différents modèles exigeant, qui impliquent
la performance sportive. Les exigences sportives vont également faire référence au stress compétitif, il
survient suite à une réaction émotionnelle négative d'un athlète lorsque son estime de soi est remis en
question pendant une compétition. Cette menace elle provient d'un déséquilibre entre les exigences de
performance que procurent une compétition et la perception par l'athlète de sa propre capacité à vaincre
ces exigences avec brio. Tout ce stress compétitif s’accentue en fonction des conséquences sportives que
vont toucher l’athlète en cas d’échec. De plus ces conséquences sportives peuvent découler sur des
conséquences impliquant sa santé mentale (démotivation, perte de confiance en soi, pessimisme, trouble
de l’humeur), mais aussi impliquant le comportement de l’athlète au niveau de sa vie personnelle (addiction
dangereuses), et de ses relations sociales (isolement, conflit). Nous retrouvons également des
conséquences plus dangereuses impliquant la santé physique de l’athlète c’est-à dire la fatigue physique,
les pathologies digestives, les pathologies cardio-vasculaires, la dépression ou encore les troubles du
comportement alimentaire.
L’athlète lui, va être particulièrement obsédé par les conséquences qui vont impliquer sa santé physique, il
va donc partir dans une forme d’addiction au sport qui peut s’expliquer par le phénomène de l’orthorexie.
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2. Quand le sport devient une addiction

Lorsque l’on aborde le terme d’orthorexie, cela définit l’obsession d’une alimentation saine et équilibrée
pour protéger sa santé, c’est donc basé sur la pureté du corps. Le sportif est sans cesse dans l’objectif de
purifier son corps en ayant un mode de vie « healthy », sans cesse dans l’idée de manger des aliments
« purs » ayant aucun impact sur sa santé physique, et donc sur ses performances. Or, à travers ça le
sportif tombe dans un cercle vicieux puisque chaque aliment consommé considéré comme « impur » par
celui-ci, va devoir être éliminé. Cette élimination entraînera une pratique sportive encore plus intense, car
l’individu sera rentré dans une phase de culpabilité. Mais ce n’est pas tout, car avec cette vision des
choses, le sportif peut également rentrer dans ce que l’on appelle « l’addiction au sport ».

La dépendance au sport à été officiellement reconnue comme étant une maladie depuis septembre 2011
par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Cette dépendance au sport touche toute personne qui va
pratiquer une activité sportive intensive à trop forte dose pour son corps, c’est appelé la bigorexie.
Selon le docteur Laurent Karila, le porte-parole de l’association SOS addictions on parle de bigorexie
lorsqu’il y a « une perte de temps, de contrôle, qui est considérable et qu'il y a des conséquences
derrière. » (cf diagramme sur l’addiction au sport annexe 3 p12)
Un individu est touché par la bigoréxie lorsque son sport va remplacer des tâches essentielles à son
quotidien, des anciens loisirs ou va même jusqu'à l’isoler sur le plan social c’est-à dire qu’il va se couper de
sa famille, de ses amis, jusqu’à ne plus vouloir aller au restaurant par exemple, car il va être anxieux des
conséquences que cela va impliquer sur sa santé physique.
L’orthorexie peut découler de la bigorexie mais la bigoréxie peut également découler sur l’othorexie, car les
choix alimentaires sont souvent guidés par l’anxiété. Les individus qui ont la volonté de manger des
aliments sains, ne deviennent pas forcément orthorexique à moins que quelque chose de plus profond ne
se passe, et notamment le phénomène de l’anxiété. Cette anxiété découle le plus souvent de la peur de la
maladie, et ceci fait référence aux conséquences impliquant la santé physique que peut avoir le stress
compétitif sur l’athlète.
Pour les sportifs, il s’agit donc d’un mécanisme de défense enclenché par le corps pour protéger leur
organisme. Au-delà du stress compétitif nous retrouvons également l’orthorexie lorsque l’on parle de
performance sportive. La bonne performance sportive ne découle pas uniquement d’un bon entrainement,
elle découle également d’une bonne hygiène de vie et ça passe par l’alimentation car notre corps va
pouvoir travailler sur un muscle « sain » et plein d’énergies. Avoir une bonne alimentation a de nombreux
bienfaits car elle va permettre au sportif de maintenir son poids, récupérer, rester concentré, éviter les
troubles du sommeil, éviter les blessures mais aussi et surtout améliorer ses performances et éviter le
surmenage.
Les sportifs rentrent alors dans une forme d’anxiété et donc d’un trouble psychique qui est causé par la
crainte du stress et du manque de performance.

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3. Quand la peur se substitue au plaisir

Les sportifs sont confrontés à de nombreuses peurs lorsqu’ils pratiquent du sport et notamment en
compétition. Que ce soit les sports à catégorie de poids (judo, boxe) ou les sports d’esthétique (danse,
patinage artistique), les sportifs sont sans cesse en train de se restreindre et de sacrifier leurs corps pour
surpasser leurs peurs. La peur de ne pas être à la hauteur des performances attendues, la peur de ne pas
surpasser son stress, la peur de ne pas réussir à s’adapter aux pressions, la peur de la blessure, ou tout
simplement la peur de l’échec. La peur substitue le plaisir du sportif.
Pour qu’un sportif soit performant dans ce qu’il entreprend, il doit prendre du plaisir. Il est indispensable de
maintenir un équilibre entre performance et bien être personnel. Un sondage montre que 95% des sportifs
réussissant dans leur domaine, c’est qu’ils sont épanouis. Il existe différents facteurs positif et efficace
pouvant impacter le niveau de plaisir que l'on prend lorsque l’on pratique du sport. Un sportif doit tout
d’abord ce fixer des objectifs réalisables et réaliste, il doit également développer sa motivation intrinsèque
c’est-à dire que plus la motivation d’un sportif sera dirigé vers ce qui lui est propre et plus il prendra du
plaisir. Il doit aussi être capable d’évaluer sa réussite en termes d’avantages et non en termes d’objectif, il
doit sortir de sa zone de confort car il n’obtiendra pas de résultat sans effort et enfin il est indispensable
qu’il soit conscient de ses émotions et de ses sensations.

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Conclusion

L’alimentation saine procure un certain plaisir et un certain bien être, manger sainement c’est manger
équilibré et variée pour se protéger d’un point de vue pathologique et donc privilégier les aliments
contenant des qualités bénéfiques a notre santé. Etre orthoréxique c’est atteindre un point critique qui
transforme le bien être obtenu en obsession, une fois cette obsession atteinte, cela va engendrer un état
modificatif du corps, caractérisé par des troubles affectifs et émotionnels lié à la vie psychique de l’individu.
Donc attention, car il y a tout de même une différence entre le plaisir de se nourrir sainement et
l’orthorexie. Un sportif pratiquant de la compétition devrait être capable de ne pas se faire emporter par
cette obsession, il doit être capable de faire la part des choses pour maintenir cette sensation de plaisir que
son sport lui procure. Or, le basculement entre plaisir, désir, volonté de manger sainement et l’orhtorexie
est très rapide, puisque l’on peut facilement se laisser gagner par ce type de comportement sans même
s’en apercevoir. L’ambition, la motivation, la détermination, le dépassement de soi sont des valeurs
caractérisant le sportif et pour lesquels il sera capable d’aller très loin ; le menant même jusqu’à altérer sa
vie sur le plan social mais aussi sur le plan psychologique.

Le phénomène de l’orthorexie ne se limite peut-être pas uniquement à l’alimentation, cela peut être tout un
mode et une hygiène de vie. Etre orthoréxique, est un choix impliquant de nombreuses contraintes, cela
demande beaucoup de temps, de réflexion, et de vigilance. Leur réel but est de protéger leur santé.
Mais alors : L’orthorexie se limite-t-elle à l’alimentation ?

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Résumé en anglais

Orthorexia and sports practice: When healthy eating becomes an obsession.


Orthorexia is the obsession with a healthy and balanced diet to protect one's health. This obsession with a
link with the sporting practice and especially in competition because the sportsmen will be much on the
restriction to protect their health, to overcome their stresses and to improve their performance.
The problem is that wanting too much, the pleasure provided by the sport disappears and gives way to
disgust. A sportsman practicing the competition, must be able not to be take away by this obsession, he
must be able to do the share of things to maintain the feeling of pleasure that his sport gives him.

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Annexes

A1- Test officiel indiquant si un individu est victime d’orthorexie mentale

Source : https://www.orthorexia.com/the-authorized-bratman-orthorexia-self-test/

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A2- Schéma sur la modification de notre alimentation par le stress

Source : http://www.dietetique-toulouse.fr/dietetique-du-stress-000494.html

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A3- Diagramme sur l’addiction au sport

Source : https://team.fr.raidlight.com/blogs-article/du-plaisir-a-laddiction.25787/

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Sources
- Steven. Bratman. MD. MPH, June 8. 2017, Orthorexia
- http://www.orthorexia.com/

- http://www.mangerbouger.fr/, s.d

- Décembre.2016, Le sport de haut niveau est-il dangereux pour l’équilibre psychique?


- http://www.psychologies.com/Bien-etre/Forme/Sports/Articles-et-Dossiers/Le-sport-de-haut-niveau-
est-il-dangereux-pour-l-equilibre-psychique

- Eve Tiollier INSEP, 09/07/2015 .11:00, Nutrition et performance sportive


- https://www.insep.fr/fr/actualites/dossier-nutrition-et-performance-sportive

- Virginie Terrier diététicienne Efficium, s.d, L’influence de l’alimentation sur la performance sportive
- http://www.efficium.ch/blog/la-performance-sportive-se-regle-dans-l-assiette/

- Alexendre.Sotiaux.Préparateur mental, mercredi 25 mai 2016.11:10 ,L’importance du plaisir dans le


sport
- https://www.lequipe.fr/Ilosport/Conseils/Actualites/L-importance-du-plaisir-dans-le-sport/742301

- Andrea.Chazy, mardi 22 novembre 2016. 13:32, La bigorexie : Quand le sport devient une
addiction
- https://www.lequipe.fr/Ilosport/Conseils/Actualites/La-bigorexie-quand-le-sport-devient-une-
addiction/751818

- -Marie.Anderes nutritionniste/diététicienne,s.d,Trouble des conduites alimentaires


- http://www.dietetique-toulouse.fr/

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