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Kore-Blais

Guy-Lomax
14508036

Synthétisation des travaux

Introduction

Au cours du semestre dernier, nous avons été amenés à étudier deux textes, “entre yoruba et
bantou” de Stefania Capone et “les Bâtas deux fois sacrés” de Kali Argyriadis. Stephania
Capone est anthropologue, elle mène des recherches ethnographiques au Brésil depuis 1983,
elle a étudié de façon intensive les religions afro-américaines. Kali Argyriadis est une écrivaine
anthropologue, chercheuse à l’institut de recherche pour le développement, spécialiste des
religions et des pratiques artistiques afro-cubaines (Université paris Diderot, CNRS, université
de Nice Sophia Antipolis). En 2012, les deux anthropologues travailleront ensemble sur les
Religions transnationales des Suds. Le texte de Kali Argyriadis nous parle des musiques et
danses des descendants d’africain à Cuba tandis que le texte de Stefania Capone traite les cultes
de deux peuples d’origine Africaines, les bantous et les yoruba.
Les pratiques africaines ont longtemps été critiquées, elles ont même fait objet de rejet total par le
gouvernement à Cuba comme dans d’autres pays d'Amérique. Cependant après l’indépendance de
Cuba, le gouvernement cherche à créer une identité nationale.

I-Devoir d’autochtone

Pour commencer admettons que dès l’independance de l’ile, la question de l’identité s’avérait
inévitable. A ce moment, la question de l’autochtonie s’avérait cruciale, car elle concourrait au projet
commun de création de l’état nation et constituait un moyen de contrer l’ingérence Américaine.
De ce fait il faudrait intégrer les descendants des esclaves d'où les multiples études sur les pratiques de
ces descendants.
De manière assez simpliste on décrirait l’autochtonie comme l’appartenance indéniable à un territoire,
un état. Etymologiquement, autochtonie est formé à partir du grec auto, qui signifie propre à, et
khtône qui renvoie à la terre. La notion d’autochtonie caractérise dès lors tout ce qui est originaire
d’un lieu donné. Mais plus spécifiquement, et dans son usage le plus courant, l’autochtonie est
aujourd’hui une qualité revendiquée par de nombreux peuples issus de diverses régions du monde et
dont la caractéristique commune est d’avoir expérimenté une situation coloniale –toujours d’actualité,
sous une forme dite de « colonialisme interne » – et subi un vaste processus d’usurpation territoriale,
la plupart du temps suite à l’instauration de colonies de peuplement. Il s’agit, notamment, des
Amérindiens d’Amérique du Nord et du Sud, des différents groupes aborigènes d’Australie, des Maori
de Nouvelle-Zélande, des Kanak de Nouvelle-Calédonie. Dans ce contexte de revendication culturelle
principalement sur l'île de Cuba, et au Brésil le double héritage dont parlait Roger Bastide prend tout
son sens. Ces deux terrains étudiés par nos auteurs étaient, premièrement marqués culturellement par
la présence d’esclaves Africains et leurs descendants, mais aussi, avaient une économie de plantation
à grande échelle.

Vu ce qui précède, assimilant également le passé académique de nos deux auteurs résolument tournées
vers les questions socioreligieuses, nous aborderons premièrement, la question des rites Africains et
leurs pratiques en insistant sur l’importance du répertoire musical dans les processus de réappropriation
culturelle , deuxièmement, la question des religions et leur impact dans la hiérarchisation des peuples
Africains et en conclusion nous rassemblerons de manière synthétique les différentes thèses évoquées
dans ce vaste mouvement d’autochtonie et d’appropriation culturelle tout en relevant les grandes idées.

II- CULTURE AFRICAINES

1. Musique et autochtonie

Le répertoire musical et chorégraphique « afro-cubain » est considéré aujourd’hui comme un apport


légitime et valorisé à l'identité culturelle nationale cubaine. Il a été transmis au public non-cubain par
des musiciens et des danseurs professionnels qui étaient également des pratiquants des religions « afro-
cubaines ». Insérés dans de complexes réseaux rituels et professionnels polycentrés, ces artistes ont
formé des élèves qui contribuent à leur tour à la construction de larges réseaux transnationaux d’artistes.
Dans cet article, je propose d’ébaucher une analyse historique et ethnographique de ces réseaux, depuis
leur naissance à Cuba. Il s’agira dans un premier temps de comprendre le fonctionnement concret de la
diffusion d’un répertoire pour ensuite analyser la réinterprétation de ce dernier à la lumière des relations
de pouvoir générées par l’organisation en réseaux.
Tout au long d'un processus complexe de patrimonialisation (Argyriadis, 2006), la musique
est passée du statut de « bruit infernal » et de danse lascive, sauvage et antisociale (Ortiz,
1995 [1906] : 46-47, 183) à celui de tradition cubaine d'origine africaine soigneusement
préservée et transmise au public non-cubain par des artistes professionnels qui sont aussi des
pratiquants des religions « afro-cubaines »
D’un côté les afrocubanistes, en réaction à l'ingérence américaine, dans une vision
esthétisante influencée par le primitivisme et l'Art Nègre, cherchaient dans les rythmes du
son, du danzón et des tambours batá l'expression originelle d’une cubanite créative et
résistante (Carpentier, 1985 [1946] : 286). De l'autre côté, les tambourinaires souffraient de
constantes persécutions de la part des autorités qui confisquaient leurs instruments. Ils surent
toutefois rapidement utiliser leur relation avec les universitaires pour revendiquer la légitimité
de leurs pratiques religieuses et la valeur artistique de leur répertoire. Cette première étape
d'interactions a produit, à son tour, une première étape de codification de ce dernier.

Dès Lors, le retour le plus direct aux sources pour le tout jeune peuple Cubain était de se référer à
l’héritage esclavagiste. C’est ainsi que les savants et intellectuels de l’époque se tourneront
inévitablement vers les rites ancestraux dont les danses et la musique

Par Deux instruments essentiels sont à retenir pour comprendre notre analyse. Sur l’ile de Cuba par
exemple, les tambours Bata étaient un instrument de musique essentiel lors de la santeria. Il est joué
uniquement par le Yoruba, souvent lié au culte de l'orisha. Il faut noter que le tambour bata n’est pas
le seul instrument de musique de la Santeria, il existe cependant certains instruments mais moins
prestigieux que les tambours bata.

● Orishas : nous avons évoqué ci-haut la santeria, ici les orishas est une sorte de divinités afro-
américaine et plus précisément dans les traditions religieuses Yoruba.
● Habillement : pour pouvoir jouer le trio des tambours bata il faut que les costumes et la mise
en scène soient sobres afin de préserver l’objectivité de ces pratiques.

Ces rites et pratiques se sont fait une place dans la société cubaine. Certains auteurs tel que
Carpentier ont vu dans ces pratiques quelque chose d’autre que le fait de frapper du tambour d’où la
distinction des pratiques dites saines et profanes.

L’anthropologue et ethnologue cubain Fernando Ortiz Fernandez donne une certaine importance aux
rites et pratiques afro-cubains, il arrive même à nommer les Yorubas comme les plus civilisés
d’Afrique occidentale car ils détenaient le trio du tambour.

2. Rapport de domination

La question de la supériorité a beaucoup d’impact dans les classements des individus. Et précisément
deux peuples ont fait l’objet de recherches scientifiques. Le peuple Yoruba et le peuple Bantou.

Au XVIIIe siècle le père Antonio écrivait ceci : “ Puisque les esclaves appartiennent à des nations
distinctes, les unes plus sauvages des autres… ils sont aussi somatiquement différents”

La place de l’africain au XIX siècle selon Marie-Armand d’Avezac (l’un de fondateurs de la société
d’ethnographie)

Plusieurs idées se développent pour classer les êtres humains dans une société, la race, le sexe, l'âge
etc. cependant il y a une subdivision tripartite qui règne dans la société à cette époque ; on présente :
le type, le sous-type et un groupe moins développé.

- L’espèce blanche constitue le type


- L’espèce jaune ou mongolique constitue le sous-type
- L’espèce nègre constitue le moins développé

Comme nous pouvons le constater il y a l’idée d’un classement par ordre raciale, plus loin cette idée
va s'élargir pour distinguer les esclaves de par leur caractère physique et leur caractère moral. En ce
qui nous concerne, nous verrons à travers quelques hypothèses en quoi le peuple Yoruba est le plus
civilisé que les autres peuples d’Afrique notamment le Bantou.

La première est celle dans laquelle, le peuple yoruba serait beaucoup plus résistant et moins influencé
par les colons. D’où la création même de la Santeria, et les invocations de leurs propres divinités
tandis que le peuple Bantou est beaucoup plus syncrétique et influencé par les colons, il adopte leurs
religions et rejette leurs divinités. Les Yorubas ont pu conserver leurs identités culturelles malgré la
force probante des colons c’est ce qui leur donne la première place dans le classement des nègres.

La deuxième est celle dans laquelle le Yoruba est robuste tandis que ceux du Cap Vert plus faibles, les
congos bons pour les travaux des champs comme pour les travaux domestiques.

Cependant plusieurs auteurs se contredisent à ce sujet, il convient de dire que le seul le peuple civilisé
selon certains, est sans doute le peuple Bantou car pour pouvoir habiter dans la même maison que la
race blanche, il faut être instruit et intelligent. Et d’autres disent qu’il faut signaler que le peuple
Yoruba sont dotés d’une incroyable intelligence et sont susceptibles de se civiliser mais hautains et
difficiles de se subjuguer.

Dans la même époque le Brésil cherche à consolider sa nation comme le Cuba, si ce dernier a recouru
à la valorisation d’un peuple et de sa culture, le Brésil opte pour l’idée du métissage afin d'élever la
race noire cependant cette méthode rabaisse la race blanche supérieure qui se mélange avec la race
noire inferieure.
Dans les soucis d'élever le peuple bantou qui occupe la dernière place du classement des africains, le
brésil admet la prédominance Bantou, étant donné que le peuple Yoruba et sa religion sont élevés
c’est difficile de le prouver. L’idée c’est de désafricaniser le peuple autochtone pour qu’il puisse
s'intégrer facilement.

Petit à petit pour renforcer l’idée d’une identité nationale, les rites et pratiques se sont fait une place
dans la société cubaine. Certains auteurs tel que A. Carpentier ont vu dans ses pratiques quelque chose
d’autre que le fait de frapper du tambour d’où la distinction des pratiques dites saines et profanes.

Comme nous l’avons dit ci-dessus, ces pratiques répondent à des critères et ces derniers font leur
esthétique, ce qui les élèves au rang des évolués.

Le tambourinaire : celui qui joue aux tambours, a pour instructions de “retenir les rythmes” afin de ne
pas provoquer les transes.

Le tambourinaire principal : celui qui joue sur l’iya (l’instrument le plus grand et destiné aux
variations les plus complexes

Okonkolo : le plus petit bata

Le bata : ne doivent pas toucher le sol

Chap. 24 : lire l’entier pour donner une vision de l’origine de la distinction. Cette distinction a même
été institué par les texte universitaire et depuis lors ils ont une valeur de vérité historique.

Tambours bembe : les premiers à être joués à cuba

III- AFRO-CUBAINISME

1. Folklore Ouest-Africain

Le répertoire musical et chorégraphique « afro-cubain » est considéré aujourd’hui comme un apport


légitime et valorisé à l'identité culturelle nationale cubaine. Après la dictature de Machado et
l’abrogation de l’amendement platt Afro-cubanisme évolue, sa musique et sa chorégraphie sont
devenus hiérarchisés de par leur esthétique.

La polyphonie, polyrythmie et le folklore de l’art Africain sont des éléments qui ont tout de suite
attiré l’attention des intellectuels sur l’art Africain. De cet engouement naîtra différentes mouvances
dont la plus connue, l’afro-cubanisme. La plupart du temps les travaux de l’anthropologue culturel
Fernando Ortiz vont nous amener à dire que ces rites et pratiques ont faits l'objet d’une évolution
lente. Certaines danses sont à caractère sexuel et n’ont pas leur place dans la société. Ces pratiques
ont fait des noirs le centre d’attention de tout le monde. Petit à petit ces pratiques acquièrent une
notoriété, les afrocubanistes s'inspirent librement de leurs danses et rythmes issus de leurs origines
avec fierté. Nous pouvons noter que ce genre de danses ont eu du succès à Paris à l’époque des
surréalistes. Les danses considérées répugnantes à cuba vont inspirer certains cubains dès 1931 à
adopter la mode de la Rumba et de la Conga.

Ne voulant pas se détacher des origines africaines de ces pratiques en 1960, il y a eu la création d’un
centre d’études du folklore du théâtre national de cuba avec l’initiative de Fernando Ortiz.

Le but de ce centre est de valoriser les chants, de danse et poésie. A travers les pièces de théâtre de
nombreux sujets sont abordées tel que l’anti-racisme, les rôles principaux sont joués par les
descendants des esclaves justement pour renforcer l’idée de l’afro-cubanisme. De plus dans les écoles
d’art cubaines les professeurs sont des danseurs, des chanteurs et musiciens dans l’ensemble.

La troupe présente son spectacle de façon participative et didactique le samedi après-midi. Ce moment
autrement appelé “sabado de la rumba” est un grand moment de la valorisation de l’affirmation d’une
identité africaine. Tout le monde y participait sans différence de couleur.

La théâtralité folklorique est étudiée dans les écoles cubaines en 4 étapes :

- Rituel : la forme et le contenu sont indissociable dans ce niveau


- Projection folklorique : une répétition de la forme
- Théâtralisation folklorique : producteur d’effets esthétiques capables de sensibiliser
émotivement ou intellectuellement le public
- La création artistique : constitue le niveau supérieur à atteindre

Dans toute cette démarche l’essentiel c’est de rester dans la vérité folklorique.

Cependant on note souvent l’aspect religieux de ces pratiques car quand il s’agit de la santeria, les
danseurs sont vêtus en blancs entourant les batas. L’aspect qui sera beaucoup plus développé dans la
deuxième partie.

2. Rites & Pratiques

Si à Cuba les danses et musiques ont été rejetés un moment et valorisées après au brésil le code pénal
de 1890 dans l’article 157 condamnait les pratiques du spiritisme, de la magie et de la sorcellerie.
Dans la recherche d’une unité nationale le brésil prône l'égalité des citoyens. Les bantous étaient
majoritaires au brésil, traités des sorciers, les noirs brésiliens ont subi une désafricanisassions pour
pouvoir monter l'échelle sociale. Ils sont considérés comme étant des syncrétiques car leurs cultes sont
moins africains. Comparés aux candomblés Yoruba qui sont beaucoup plus africains.

Les bantous utilisent des rituels qui poussent les gens à les identifier en tant que sorciers :

La préparation des nganga ou prendras, avec les os d’un mort ou la terre des sépultures. D’où les
Yorubas vont traiter ce rituel de “judio” juif - pour eux ce qui est juif, est le mal incarné.

La Regla conga : un rituel vu comme de la magie aux yeux de Yoruba

Les pratiques des bantous ont toujours été critiqué par les afro-cubains.

La question de la supériorité de la culture lucumi et l'infériorité de la culture Congo, a donné lieu aux
appartenances multiples, d’où les Noirs du nord-américain revendiquent les liens ancestraux avec les
Yoruba. Ces derniers sont les seuls défenseurs de la tradition africaine.

Le mythe de la résistance des Akan

L'Amérique des anthropologues est avant tout l'Amérique des amérindiens


A sa manière l'anthropologie essaie de porter le témoignage sur le bouleversement qu'a représenté
pour les indigènes la découverte du continent Américain par les espagnols quelques siècles après les
premières navigations transatlantiques par les scandinaves et plusieurs dizaines de milliers d'années
après l'arrivée en Alaska des paléo-indiens venus d'Asie.
L'expansion coloniale européenne
● Musiques des descendants africains à cuba
● Appropriation culturelle : c’et s’octroyer le droit de prendre le bien culturel d’autrui pour
pouvoir en tirer des bénéfices qui ne seront pas rendus aux créateurs du mouvement.
Ex : rastafarisme : qui est une religion jamaïcaine, des locks.

III. Religion

L'affabulation, de paganisme dont étaient victimes les rites Africains sur l'île de Cuba principalement
empêchait un réel jugement de valeur. L’imbroglio ésotérique, la diversité ethnographique de leurs
origines favorisaient une répression charismatique de ces pratiques jugées délictueuses.

1. Sorcellerie et charlatanisme
Le Bantou est donc sorcier car il est dépourvu d’un système religieux structuré, il est plus « syncrétique
» et plus ouvert à l’influence des Blancs. Le Yoruba, en revanche, sauvegarde ses traditions et, grâce
au mouvement de ré africanisation, opère un processus contre-acculturatif qui lui permet de retrouver
l’Afrique en terre américaine (ibid. : 217). Il est donc doublement résistant : leader des révoltes
d’esclaves, il arrive aujourd’hui à imposer l’Afrique au Blanc qui s’approche de sa religion. Ainsi, R.
Bastide prouve commùentcomment l’opposition entre cultes bantou et cultes yoruba, devenue
aujourd’hui une sorte de dogme dans les études afro-américaines, trouve ses origines dans les théories
évolutionnistes du siècle dernier et dans les stéréotypes raciaux qui leur sont liés, en parlant de son
appartenance à un des terreiros les plus traditionnels de Bahia : « Africanus sum » (ibid. : 37). Mais,
pour démontrer la force de la culture yoruba, R. Nina Rodrigues utilisa la « loi d’Ellis » sur la diffusion
religieuse qui prévoyait l’absorption des divinités locales par celles des cultes plus répandus, telles que
les divinités « presque internationales”.

2. Influence des stéréotypes raciaux


Pour être élevé selon le paradigme évolutionniste il fallait pour les sociétés Africaines déportées une
religion « plus élevée » qui s’imposait sur des cultes « inférieurs », marquant le passage du fétichisme
au polythéisme pour ensuite atteindre le sommet de la “chaîne” en devenant monothéiste. On saisit là
la profondeur du dogme de Darwin. Le culte nagô (yoruba) par exemple était considéré comme
supérieur car il avait été une « véritable religion d’État » en Afrique, comme le démontrait les recherches
menées au Nigeria au XIXe siècle. La présence des Bantou n’est donc reconnue que pour son infériorité
(absence d’un culte organisé) par rapport aux Soudanais.

En réalité, si les confréries religieuses des Noirs sont une création urbaine, lieu de concentration des
esclaves yoruba, cette « occidentalisation » par le biais de la christianisation devait alors être la leur et
non pas celle des Bantous 15. Enfin, les cultes d’origine africaine tendent tous à récréer le culte aux
ancêtres, qu’ils soient bantous ou yorubas
Les yoruba sont présentés comme héritiers d’une religion savante, du fait de la subordination de rites
Africains au culte yoruba mazis aussi du fait de l’unification de leurs divinités, marquant le passage au
monothéisme, fortement adoubé par les missionnaires de l’époque
Pour R. Bastide, si les Bantou sont plus « perméables aux influences externes », ils sont par conséquent
les plus attirés par le syncrétisme, un syncrétisme qui est marqué par l’accumulation d’éléments
hétéroclites.

Conclusion
Les idéologies raciales effectuaient la promotion de la caricature de l’homme noir introduisant des
notions de sous catégories.
Deux idées contradictoires, pour certains intellectuels les bantous étaient plus syncrétiques tandis que
les yorubas seraient beaucoup plus tournés vers le ‘’fondamentalisme’’. Or, à la fin du siècle dernier,
on venait de découvrir, grâce à l’expansion coloniale, l’organisation sociale et religieuse des Yorubas,
qui était d’une grande complexité
Si le peuple Yoruba était considéré comme supérieur aux bantous ou plus réticents à s'adapter à la
civilisation européenne, Les bantous étaient ceux qui vivaient plus dans la maison du maître
contrairement aux Yorubas
Il faut souligner l’importance des classements selon l’utilité, l’idée du métissage au brésil par exemple
favorisée par une démocratie raciale, les jugements phénotypiques et esthétiques.
En réalité, les confréries religieuses des Noirs sont une création urbaine. Mais encore, les cultes
d’origine africaine tendent tous à récréer le culte aux ancêtres, qu’ils soient bantous ou yorubas.
Sans nier une prééminence dogmatique cataloguant voir hiérarchisant ‘’les religions des noirs’’
L'adhésion même à ces dits groupes était-elle-même non dogmatique, et non exclusive porte ouverte au
polythéisme. Ce pourquoi certains esclaves étaient plus perméable que d’autre à la culture Européenne.
A la fin on remarque dans la mentalité des mouvements de revendication, On essaie ainsi de revenir à
une pureté originelle, à une Afrique mythique et légitimatrice qui s’inscrit dans un modèle de tradition
identifié à la culture des Yorubas du Nigeria. Légitimement les deux textes en fin d’analyse révèlent
des carences. Hormis les pensées hautement essentialistes, telle que les réflexion sur le double
héritages, nous regrettons que les intellectuels de l’époque aient fondé leur anthropologie sur la
musique et la danse, on pense qu’au contraire la tradition orale, ou les écrits des differents esclaves de
ces différentes nations auraient pu nous apporter plus quand à l’essence même de leurs origines.

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