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Association sans but lucratif

LES AMIS DE L'ALCHIMIE


Page chargée le vendredi 31 mai 2019 à 19 h 09 mn 2 Visiteurs en ligne actuellement

LE CHAUFFAGE ÉLECTRIQUE

LE CHAUFFAGE ÉLECTRIQUE économique en alchimie et spagyrie.

Tous les alchimistes et sans doute plus particulièrement les spagyristes


ont recours à des moyens de chauffage électrique du commerce.
Les chauffe-ballon, chauffe-réacteur, étuves, bains de sable ou de cendre,
etc. sont alimentés à l’électricité.
Or, dans notre société de consommation, il existe des possibilités de
récupération presque sans limite de résistances chauffantes de tous
types. Il suffit de regarder autour de soi.
Même des matériels neufs, tel que thermoplongeur d’aquarium et ceux
prévus pour le chauffage rapide d’une tasse de liquide, tapis chauffant
pour pots de fleurs (voir photo), réchauds à plaque électrique (idéal pour
erlenmeyers et béchers), sèche-cheveux et décapants à peinture
produisent un jet d’air chaud pouvant atteindre 600°. Il existe des petits
réchauds prévus pour prise d’allume cigare. On trouve aussi des câbles
‘antigel’ souples, etc.
Tous ces matériels, même si on ne peut se les procurer d’occasion, sont,
neufs, à des prix sans commune mesure avec ceux pratiqués par les
fournisseurs de matériel pour la chimie. Ils sont cependant capables de
rendre les mêmes services.
La seule contrainte pour utiliser ces matériels est de pouvoir régler la
puissance de chauffe, mais c’est aussi le cas pour un simple chauffe
ballon du commerce.
Les résistances dites blindées des fours de ménage, friteuses, machines
à laver sont une base pour réaliser des couveuses, des étuves ou des
chauffe réacteur et chauffe ballon.
En effet, il faut savoir que le tube d’acier (relativement malléable) qui
blinde et contient le fil chauffant peut être cintré (avec précaution) jusqu’à
un rayon de 70 mm.
Ne faire cette opération que dans une partie rectiligne et en prenant appui
sur une forme en bois. Les plis en épingle à cheveux existants, et à faible
rayon de courbure, sont l’œuvre d’une machine, il n’est pas question
(sans risquer une diminution de l’isolation), de les imiter.
Sur les vide greniers et autres brocantes, on trouve parfois des
résistances neuves de tous types qui semblent provenir de cessation
d’activité ou de fin de chantier.
La photo ci-après vous donne une idée de ce que l’on trouve en regardant
d’un œil inquisiteur ce qui est étalé et que l’on avait pour habitude
d’ignorer. Il faut aussi du temps pour trouver, et un peu de place pour
stoker ce qui sera utile plus tard.
En vous souhaitant bonne chasse, je vous rappelle que ‘faire son matériel’
a toujours traditionnellement fait partie du travail de l’alchimiste.

P.
Melleret

Un des visiteurs du site m’ayant aimablement fait une remarque au


sujet des champs magnétiques générés par les résistances (et autres
circuits électriques) je me dois d’ajouter un complément à l’article ci-
dessus.
J’ai négligé ce sujet pour plusieurs raisons :
En premier, l’utilisation de résistances de récupération est dans mon
esprit, destinée à éviter dans une certaine mesure, l’acquisition de
matériel du commerce qui est toujours générateur de champs
magnétiques.
Deuxièmement, les résistances « blindées », celles que l’on trouve le plus
fréquemment sont, je l’ai vérifié il y a très longtemps, non (ou très
faiblement) génératrices de tels champs. Pour le contrôler, en l’absence
de moyens de mesure, je me suis contenté de la déviation de la boussole,
(en alimentant la résistance au travers d’une diode). La seule déviation
rencontrée est à proximité des fils d’alimentation qu’il serait donc judicieux
de torsader.
Par contre, si vous trouvez des résistances bobinées, vous n’échapperez
pas à ce problème.
La solution à appliquer, valable uniquement si vous disposez de fil
résistant et que vous ayez un support de bobinage adapté, consiste à plier
en épingle à cheveux, par le milieu, la longueur de fil voulue et de bobiner
ensemble les deux fils (sans qu’ils se touchent) de façon à obtenir ce que
l’on appelle une résistance non selfique. Le sens du courant étant à un
instant donné opposé dans les deux fils (voisins), le champ magnétique
résultant est nul.
Les résistances blindées que l’on trouve, sont en général repliées en
forme d’épingle à cheveux pour des raisons d’encombrement et parce que
les prises électriques sont disposées près l’une de l’autre. Le champ
résultant ayant échappé à ma mesure empirique s’en trouve de ce fait
réduit, bien que les fils ne soient pas très voisins. Les champs de toutes
provenances qui nous polluent, sont à mon avis beaucoup plus gênants et
imparables à moins de blinder tout le laboratoire.
Pour les résistances rectilignes que l’on rencontre également, il faut
pouvoir en disposer de deux éléments alimentés en série ou en parallèle
que l’on disposera de façon à ce que le courant y circule dans deux sens
opposés. Attention à ne pas réduire à néant cette précaution par la
circulation du courant dans les fils d’alimentation.
Pour ma part, pour ce qui est purement alchimique, je suis au propane,
mais il reste cependant un très grand nombre d’autres utilisations
possibles du chauffage électrique.

Alchimie pratique.