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Université IBN ZOHR

FSJES Agadir
Master recherche
Economie Appliquée
Economie Monétaire et Financière

Préparé par :
Sara ENNYA

Année universitaire
2009-2010
2
Chapitre 1 : la monnaie

a) Evolution de la monnaie
i. Les métaux précieux
ii. La monnaie de papier
iii. La monnaie scripturale

b) Les théories de la monnaie


i. la monnaie instrument
ii. La monnaie comme convention

c) La position des secteurs économiques marocains par rapport à la


monnaie
i. Secteur émetteur de la monnaie :
ii. Secteur neutre :
iii. Secteur détenteur de la monnaie :

Chapitre 2 : Les agrégats monétaires

a) Définition nationale des agrégats de monnaie.


i. L’agrégat M1 :
ii. L’agrégat M2
iii. L’agrégat M3

b) Définition nationale des agrégats de placement liquides

c) Définition des contreparties de la masse monétaire

3
Chapitre 1
La monnaie

4
Une monnaie, c’est tout produit particulier de la nature ou de l’industrie humain dont
une société a fait le choix pour être ma mesure commune des valeurs et, par suite,
l’instrument ordinaire des échanges. Une fois cet instrument choisi et unanimement accepté,
tout va bien. Au troc divers, la monnaie substitut le jeu alternatif de la vente et de l’achat.
Toutes les transactions se ramènent à un type uniforme, et il s’ensuit une économie
considérable

a) Evolution de la monnaie
i. Les métaux précieux

Très tôt dans notre civilisation, des pièces d’or et d’argent ont commencé à circuler
comme monnaie. Ce qui signifie qu’elles ont été acceptées comme instrument de paiement.les
autorités publiques, en frappant des pièces d’une certaine manière, en garantissaient les poids
et le titre. Petit a petit, ces métaux sont devenus des métaux étalons ; c’est-à-dire que les
valeurs des marchandises étaient en général exprimées en pièces étalons. Les métaux précieux
pouvaient toujours être portés par des particulier aux hôtels des monnaies qui les échangeaient
contre des pièces d’un montant total équivalent à la valeur légale des quantités de métaux. Les
pièces d’or ou d’argents pouvaient toujours être refondues. Ce qui est essentiel, c’est que ce
monnayage était réglementé par les autorités. La quantité de métaux précieux diminue avec le
développement de l’activité économique : il y a besoin d’une nouvelle monnaie. La valeur
commerciale or devenait supérieure à sa valeur faciale. La valeur de l’or était aussi supérieure
à celle de l’argent. L’or était souvent thésaurisé.

ii. La monnaie de papier

Avec l’évolution du volume des échanges et les paiements apparurent aussi la traite et
le billet à ordre. De plus les particulier dépose de l’or ou des pièces d’or chez des orfèvres qui
leur remettaient en échange des reçus dont le porteur pouvait toujours se faire remettre
l’équivalent en métal. Ces reçus commence à circuler comme monnaie parce qu’ils étaient
entièrement couverts par de l’or. Appelés plus tard billets de banque se détachèrent petit à
petit de l’or. En espérant que les porteurs ne se représentaient pas en même temps au
remboursement, ils pouvaient émettre des billets pour un montant supérieur aux dépôts d’or.
La circulation des billets de banque comme monnaies est, à l’origine, basée sur la confiance
que les billets peuvent toujours être utilisés comme instruments des échanges.si une banque
émettait trop de billets, la valeur de ceux-ci baissant jusqu’au moment où ils n’étaient plus
acceptés comme monnaie. Aujourd’hui une seule banque à le droit d’emmètre des billets de
banque, c’est la banque centrale. La monnaie émise pas les banques s’appelle la « monnaie de
banque ».

iii. La monnaie scripturale

A coté des billets (papier-monnaie) s’est développée aussi une autre sorte de monnaie
qui a pris une importance croissante : c’est la monnaie scripturale. Il arrivait que les préfères,
au lieu de donner un reçu, ouvert dans leurs livres un compte au nom de celui qui avant
apporté le d’or. Au cours des années, cette manière, créances a obtenu aussi le caractère de
monnaie car, de cette manière, par transfert d’un compte a l’autre, on pouvait effectuer des

5
paiements. Dans ce cas, pour faciliter l’échange, on avait plus besoin d’aucun objet matériel.
L’histoire nous révèle ainsi u processus de dématérialisation progressive de la monnaie.

b) Les théories de la monnaie

i. la monnaie instrument

Dans cette analyse la monnaie est considérée comme une marchandise comme les
autres, dont l’intérêt se résume donc à ses fonctions ou à ses qualités. On envisage alors la
monnaie par rapport à ses fonctions.

Intermédiaire l’échange ou la validité (ou acceptabilité) : la fonction primordiale


d’une monnaie est de facilité les échanges économiques. Dans une économie de plus en plus
complexe, l’existence d’un moyen de paiement accepter pas touts les agents est indispensable.
Par exemple, la notion de réserve de valeur est fondamentale pour celui qui reçoit le paiement
en monnaie, et s’apprêt à conserver ladite monnaie. C’est bien cette notion qui conditionne
l’acceptation de la monnaie comme moyen de paiement. La monnaie est acceptée d’autant
plus facilement qu’elle bénéficie d’une certaine « aura cumulative », qui lui est conférée par
son acceptation : si les uns font confiance à une monnaie, les autres ont tendance à en faire
autant par mimétisme (la confiance est contagieuse). Le principe de la « dollarisation » (pour
reprendre une expression de Pierre Salama) en est un exemple flagrant.

Unité de compte ou la divisibilité: la monnaie est une mesure de valeur d’échange. La


valeur d’échange, constatée objectivement, représente la valeur moyenne accordée dans un
espace donné à un bien donné (à ne pas confondre avec la valeur d’usage, subjective). La
monnaie permet d’estimer la valeur d’un bien comme elle permet d’additionner des quantités
hétérogènes. En l’absence d’unité de compte, chaque marchandise voit sa valeur définie en
fonction de la quantité de chacune des autres marchandises qu’elle peut représenter. On parle
alors de valeurs relatives.

Ex : si on dispose des biens suivant : sucre, thé, café, farine


En régime de troc, le nombre de combinaisons possible envisageant l’échange de ces
marchandises les unes contre les autres est de 6:

Sucre/thé
Sucre/café Thé/café
Sucre/farine Thé/farine Café/farine

.
Mais si, on choisit un des biens comme étalon en lui donnant la valeur 1, le nombre de
combinaisons est moins important. Il est de n – 1 = 4 – 1 = 3 prix. (C’est ce qu’on appelle la
loi de Walras)

Réserve de valeur ou la durabilité : Selon J.M. Keynes, « l’importance de la monnaie


découle essentiellement du fait qu’elle constitue un lien entre le présent et l’avenir. Ainsi, elle
peut être conservée afin de reporter dans le temps des achats. Le risque est toutefois de voir la

6
valeur de la monnaie décroître pour cause d’inflation (perte de pouvoir d’achat pour la
monnaie du fait d’une hausse des prix).

Le choix d’une forme de monnaie particulière résulte donc de la cristallisation, autour


d’un métal ou d’une monnaie nationale, de ces trois fonctions indissociables : la divisibilité,
l’acceptabilité et la durabilité.

ii. La monnaie comme convention

La monnaie apparaît en fait comme une convention, dans la mesure où elle constitue
un accord de fait pour l’ensemble des individus, accord qui se révèle, à l’usage, d’une grande
commodité pratique, mais dont il est impossible d’expliquer de façon l’essence (. Elle est un
signe qui est l’émanation du social : « la valeur de la monnaie n’est pas autre chose que ce
que la société décide d’y voir » (Jean-Baptiste Ruffini).

La monnaie a très clairement une dimension virtuelle : elle est une croyance, et peu
importe au fond si cette croyance est fondée, ce qui compte c’est que ça marche. Les choses
peuvent toutefois dysfonctionner si un quidam met en doute la convention, et rencontre une
audience.

Il faut ici faire référence au théorique de Thomas et au concept de « prophétie auto-


réalisatrice » de Merton :

« Quand les hommes considèrent certaines situations comme réelles, elles sont réelles dans
leurs conséquences » (Thomas).
« … les définitions collectives d’une situation (prophéties et prévisions) font partie intégrante
de la situation et affectent ses développements ultérieurs. Ce fait est particulier à l’homme et
ne se retrouve pas ailleurs dans la nature.

analyse de la monnaie analyse de la monnaie des


développée par les économistes auteurs hétérodoxes et des
classiques et libéraux sociologues
Nature de la monnaie La monnaie est un bien La monnaie est une institution
économique
dimension de la monnaie La détention et l’utilisation de la La monnaie a une dimension
monnaie doivent être analysées collective, puisqu’elle s’impose à
au niveau individuel, en fonction la communauté des individus
des motivations des acteurs
conception de la monnaie La monnaie est un instrument La monnaie est une convention
rôle de la monnaie La monnaie remplit des La monnaie est un lien social
fonctions qui permettent de qui permet de tisser des relations
faciliter le fonctionnement de entre les individus
l’économie

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c) La position des secteurs économiques marocains par rapport à la
monnaie

i. Secteur émetteur de la monnaie :

Comprend l’ensemble des institutions de dépôts définies comme étant des sociétés
financières résidentes qui ont pour principale fonction d’assurer l’intermédiation financière
et qui émettent des éléments de passif entrant dans la définition nationale de la monnaie au
sens large. Aux termes de cette définition, le secteur émetteur de monnaie recouvre :
• Bank-Al-Maghrib ;
• Les banques commerciales et ;
• Les OPCVM1 monétaires ; les titres émis par ces organismes étant convertibles à
tout moment et sans risque important de perte en capital.

En plus des institutions de dépôts, la masse monétaire recouvre également les


dépôts auprès de la Caisse d’Epargne Nationale 2 (CEN), du Centre des chèques postaux
(CCP), ainsi que ceux auprès du Trésor, dans la mesure où ces dépôts répondent aux critères
d’inclusion dans les agrégats de monnaie.

ii. Secteur neutre :

L’administration centrale est considérée comme un secteur neutre du point de vue des
statistiques monétaires dans la mesure où l’évolution de ses dépôts n’est pas en relation
stable avec l’activité économique. En effet, les dépôts de l’administration centrale ne
réagissent pas aux phénomènes macroéconomiques de la même manière ou dans la même
mesure que les dépôts des secteurs détenteurs de la monnaie, compte tenu de la spécificité de
ses contraintes de financement, de ses décisions de dépense et de ses techniques de gestion
de trésorerie.

iii. Secteur détenteur de la monnaie :

Il comprend :
• les sociétés non financières ;
• les administrations publiques autres que l’administration centrale, à savoir les
administrations locales et les caisses de sécurité sociale ;
• les ménages et les institutions sans but lucratif au service des ménages et ; toutes les unités
institutionnelles du secteur des sociétés financières autres que le sous secteur des institutions
de dépôts ;

1
 Les OPCVM (organismes de placement collectif en valeurs mobilières) sont des portefeuilles de valeurs mobilières gérés 
par des professionnels et détenus collectivement (sous forme de parts ou d'actions) par des investisseurs particuliers ou 
institutionnels. Panorama de ces placements bien particuliers. Il existe deux types d'OPCVM : les SICAV (Sociétés 
d'Investissement à Capital Variable) et les FCP (Fonds Communs de Placement).
2
 

8
Chapitre 2
Les agrégats monétaires

a) Définition nationale des agrégats de monnaie.

9
Les agrégats de monnaie recensent les moyens de paiement et les actifs financiers qui
peuvent être rapidement et facilement transformés en moyens de paiement sans risque
important de perte en capital. Ils sont présentés sous forme d’agrégats désignés par le
caractère M et assortis de chiffres allant de 1 à 3 en fonction du degré de liquidité décroissant
des actifs financiers les constituants.

i. L’agrégat M1 :

Qui représente la masse monétaire au sens étroit recense les actifs liquides, divisibles,
transférables, sans rendement et avec un coût de transaction nul. Il comprend les billets et
pièces de monnaie en circulation nets des encaisses des banques, ainsi que les dépôts
transférables à vue, en monnaie nationale, constitués auprès de la banque centrale, des
banques, du Trésor et du CCP.

ii. L’agrégat M2

L’agrégat M2 est composé de l’agrégat M1 auquel s’ajoute l’ensemble des actifs


liquides, non transférables et rapportant un rendement, à savoir les disponibilités en comptes
d’épargne auprès des banques et en comptes sur livrets de la CEN.

iii. L’agrégat M3

L’agrégat M3 qui correspond à la masse monétaire au sens large, regroupe, en plus de


M2, les autres actifs monétaires moins liquides, avec des coûts de transaction significatifs,
non transférables et/ou non divisibles et rapportant un rendement. Il convient de noter que les
autres actifs monétaires se composent principalement des :

• Comptes à terme et des bons à échéance fixe,


• Dépôts en devises,
• Valeurs données en pension ;
• Certificats de dépôts d’une durée résiduelle inférieure ou égale à 2 ans ;
• Titres d’OPCVM monétaires, et ;
• Dépôts à terme ouverts auprès de la TGR

Schéma des différents agrégats monétaires


AGRÉGATS DE MONNAIE (1) JANVIER 2009

10
Décembre Janvier Novembre Décembre Janvier
Encours de fin de mois en millions de dirhams 2009
2007 2008 2008 2008

Monnaie fiduciaire
. Billets mis en circulation par Bank Al-
Maghrib 123 593 121 040 129 505 132 691 130 913
. Monnaies divisionnaires mises en circulation
par Bank Al-Maghrib 1 941 1 947 2 071 2 080 2 086

11
Billets et monnaies mis en circulation par Bank Al-
Maghrib 125 534 122 987 131 576 134 771 132 999
A déduire : encaisses des banques
* * ** **
et des comptables publics 5 690 5 538 5 357 6 875 5 263
Sous total (I) 119 844 117 449 126 219 127 896 127 736

Monnaie scripturale
. Comptes créditeurs à vue auprès de Bank Al-
Maghrib 1 789 2 738 2 146 2 403 3 411
. Comptes créditeurs à vue auprès des banques 316 252 313 847 331 193 340 194 327 744
. Comptes créditeurs à vue auprès du Service des
* ** **
chèques postaux 4 016 4 151 5 158 5 158 5 158
** ** ** ** **
. Comptes créditeurs à vue auprès du Trésor 5 686 5 686 5 686 5 686 5 686
Sous total (II) 327 743 326 422 344 183 353 441 341 999

TOTAL M1 ( I+II ) 447 587 443 871 470 402 481 337 469 735

Placements à vue ( M 2 - M1 )
. Comptes d'épargne auprès des banques 58 967 59 790 64 547 65 251 66 056
. Comptes sur livrets auprès de la Caisse **
* ** **
d'épargne nationale (C.E.N.) 13 081 13 183 13 944 13 944 13 944
Sous total (III) 72 048 72 973 78 491 79 195 80 000

TOTAL M 2 ( I+II+III ) 519 635 516 844 548 893 560 532 549 735

Placements à terme ( M 3 - M 2 )
* *
(1)
. Certificats de dépôt 1 107 1 161 507 501 501
. Comptes à terme et bons à échéance fixe 124 023 122 642 149 838 153 273 157 918
Sous total (IV) 125 130 123 803 150 345 153 774 158 419

( I+II+III+IV
TOTAL M 3 ) 644 765 640 647 699 238 714 306 708 154

(1) Souscriptions des entreprises non financières et des particuliers


(*) Chiffre révisé (**) Chiffre provisoire
AGRÉGATS DE MONNAIE (1) DECEMBRE 2009
Décembre Décembre Octobre Novembre Décembre
Encours de fin de mois en millions de dirhams
2007 2008 2009 2009 2009
Monnaie fiduciaire

. Billets mis en circulation par Bank Al-Maghrib 123 593 132 692 137 751 144 746 140 937
. Monnaies divisionnaires mises en circulation
par Bank Al-Maghrib 1 941 2 080 2 193 2 198 2 202
Billets et monnaies mis en circulation par Bank Al-

12
Maghrib 125 534 134 772 139 944 146 944 143 139
A déduire : encaisses des banques
* **
et des comptables publics 5 690 6 895 5 907 7 081 6 692
Sous total (I) 119 844 127 877 134 037 139 863 136 447

Monnaie scripturale
. Comptes créditeurs à vue auprès de Bank Al-
Maghrib 1 789 2 403 3 145 2 746 2 686

. Comptes créditeurs à vue auprès des banques 316 252 340 194 346 453 343 519 356 289
. Comptes créditeurs à vue auprès du Service des
* **
chèques postaux 4 016 5 366 6 061 6 017 6 017
** ** ** ** **
. Comptes créditeurs à vue auprès du Trésor 5 686 5 686 5 686 5 686 5 686
Sous total (II) 327 743 353 649 361 345 357 968 370 678

TOTAL M1 ( I+II ) 447 587 481 526 495 382 497 831 507 125

Placements à vue ( M 2 - M1 )

. Comptes d'épargne auprès des banques 58 967 65 251 70 654 70 833 71 590
. Comptes sur livrets auprès de la Caisse
* ** **
d'épargne nationale (C.E.N.) 13 081 14 117 14 950 14 950 14 950
Sous total (III) 72 048 79 368 85 604 85 783 86 540

TOTAL M 2 ( I+II+III ) 519 635 560 894 580 986 583 614 593 665

Placements à terme ( M 3 - M 2 )
(1) *
. Certificats de dépôt 1 107 501 481 396 396
. Comptes à terme et bons à échéance fixe 124 023 153 273 150 908 149 809 152 975
Sous total (IV) 125 130 153 774 151 389 150 205 153 371

TOTAL M 3 ( I+II+III+IV ) 644 765 714 668 732 375 733 819 747 036

(1) Souscriptions des entreprises non financières et des particuliers (*) Chiffre révisé
(**) Chiffre provisoire

APERÇU SUR L’ÉVOLUTION 600


MONÉTAIRE Janvier 2009
Agrégat de monnaie M3 550
Mds DH
(Encours de fin de mois) J F M A M JJ A S O N D J
2008 2009
750
Avoirs extérieurs nets
700 (Encours de fin de mois)
Mds DH
650
230

13
220 715
210
700
200 D J F M A M J J A S O N D 2009
190
J F M A M J J A S 0 N D J Avoirs extérieurs nets
2008 2009 (Encours de fin de mois)
Mds DH

Créances sur l'Etat


(Encours de fin de mois) 210
MdsDH

87
195
83
79 180
75 D J F M A M J J A S O N D
71
2009
67
J F M A M J J A S O N D J
Créances sur l'Etat
2008 2009 Mds DH (Encours de fin de mois)

Concours à l'économie 85
(Encours de fin de mois)
81
M d s DH
580 77
530
73
480 D J F M A M J J A S O N D 2009
430
380 Concours à l'économie
J F M A M J J A S O N D J (Encours de fin de mois)
2008 2009 M d s DH
600

570
Agrégats de placements liquides
M d s DH (Encours de fin de mois) 540

62 510
D J F M A M J J A S O N D
57

52

47

42
J F M A M J J A S O N D J
APERÇU SUR L’ÉVOLUTION Agrégats de placements liquides (Encours de fin de mois)
MONÉTAIRE Décembre 2009 Mds DH
62
Agrégat de monnaie M3 57
(Encours de fin de mois)
52

47
M d s DH

745 42
D J F M A M J J A S O N D
730

En janvier 2009, l’agrégat de monnaie M3 a accusé une baisse de 0,9%, sous l’effet de la
contraction de 0,7% des concours à l’économie. Cette évolution recouvre un recul des prêts de
trésorerie et des créances diverses sur la clientèle respectivement de 2,8% et de 20,7%, et un
accroissement des crédits à l’équipement de 4%. Pour leur part, les créances nettes sur l’Etat ont
enregistré une baisse de 0,6%, tandis que les avoirs extérieurs nets se sont inscrits en hausse de 1,1%,
en relation avec le renforcement des réserves nettes de change de Bank Al-Maghrib. L’évolution de la
masse monétaire s’est reflétée principalement au niveau des dépôts à vue qui ont accusé un
fléchissement de 3,2%. Les placements à vue et les dépôts à terme se sont, quant à eux, accrus
respectivement de 1% et de 3%, la circulation fiduciaire étant restée quasiment inchangée d’un mois à
l’autre.

14
Sur une base annuelle, de fin janvier 2008 à fin janvier 2009, le rythme de progression
de la masse monétaire au sens large est revenu à 10,5%, contre 15,4% entre janvier 2007 et janvier
2008. Au niveau de ses contreparties, les avoirs extérieurs nets ont accusé une baisse de 6,2% et les
créances nettes sur l’Etat de 0,4%, alors que les concours à l’économie se sont accrus de 21,3%. Quant
aux agrégats de placements liquides, ils ont enregistré une baisse de 11,1% au lieu de 18,6%.

En décembre 2009, l’agrégat de monnaie M3 a marqué une hausse mensuelle de 1,8%, au lieu de
0,2% le mois précédent. Cette progression s’explique par la hausse des avoirs extérieurs nets de 1,5%
et surtout, par l’augmentation des concours à l’économie de 1,4%. Pour leur part, les créances nettes
sur l’Etat se sont maintenues à leur niveau du mois précédent. En effet, la baisse des recours du Trésor
aux banques a été quasiment compensée par la diminution de sa position nette auprès de Bank Al-
Maghrib. L’évolution de la masse monétaire s’est reflétée principalement au niveau des dépôts à vue
qui se sont accrus de 3,6% et, dans une moindre mesure, au niveau des comptes d’épargne et des
placements à terme qui ont progressé respectivement de 0,9% et de 2,1%. La circulation fiduciaire
s’est, en revanche, contractée de 2,4%.

Sur l’ensemble de l’année 2009, les concours à l’économie ont marqué une augmentation limitée
à 9,1%, contre 22,9% enregistrée l’année précédente. Cette évolution a résulté principalement de la
baisse de 1% des crédits de trésorerie au lieu d’une progression de 22% un an auparavant et de la
décélération des prêts immobiliers et à la consommation, dont le rythme de croissance est revenu
respectivement à 12,8% et à 18,8% contre 27,5% pour chacune de ces deux catégories. Pour leur part,
les créances nettes sur l’Etat ont augmenté de 6%, en relation avec l’accroissement du portefeuille
d’effets publics détenu par les banques. Quant aux avoirs extérieurs nets, ils ont, à l’inverse, accusé un
recul de 3,6%, imputable à la contraction tant des avoirs extérieurs nets de la banque centrale que ceux
des banques.

Cette évolution des sources de création monétaire s’est traduite par un accroissement de 4,5% de
l’agrégat de monnaie M3 contre 10,8% une année auparavant. S’agissant des agrégats de placements
liquides, ils ont marqué une hausse de 36,3% contre une baisse de 15,5%, sous l’effet principalement
de l’accroissement des titres d’OPCVM obligataires et monétaires, respectivement de 50,5% et de
35,4%. Les titres émis par les OPCVM actions et diversifiés ont, en revanche, diminué de plus de
25%.

15
ÉVOLUTION DES AGRÉGATS DE MONNAIE ET DE PLACEMENTS LIQUIDES DECEMBRE 2009
Encours Variations
En millions de dirhams Décembre Décembre Novembre Décembre 1 mois 2009 12 mois 2008 12 mois 2009
2007 2008 2009 2009 Déc. 09 / Nov 09 Déc.08 / Déc 07 Déc.09 / Déc 08
M DH % M DH % M DH %
Monnaie fiduciaire 119 844 127 877 139 863 136 447 -3 416 -2,4 +8 033 +6,7 +8 570 +6,7
Monnaie scripturale 327 743 353 649 357 968 370 678 +12 710 +3,6 +25 906 +7,9 +17 029 +4,8
Comptes créditeurs à vue auprès :
. de Bank Al –Maghrib 1 789 2 403 2 746 2 686 -60 -2,2 +614 +34,3 +283 +11,8
. des banques dont : 316 252 340 194 343 519 356 289 +12 770 +3,7 +23 942 +7,6 +16 095 +4,7
.. Comptes de chèques 206 553 218 583 224 796 229 026 +4 230 +1,9 +12 030 +5,8 +10 443 +4,8
( Comptes de chèques des marocains
résidant à l'étranger ) (68 206) (73 522) (79 010) (78 462) (-548) (-0,7) (+5 316) (+7,8) (+4 940) (+6,7)
.. Comptes courants 88 902 90 561 88 593 97 852 +9 259 +10,5 +1 659 +1,9 +7 291 +8,1
. du Trésor et du Service des chèques postaux 9 702 11 052 11 703 11 703 - - +1 350 +13,9 +651 +5,9
TOTAL M 1 447 587 481 526 497 831 507 125 +9 294 +1,9 +33 939 +7,6 +25 599 +5,3
Placements à vue (M 2- M 1) 72 048 79 368 85 783 86 540 +757 +0,9 +7 320 +10,2 +7 172 +9,0
. Comptes d'épargne auprès des banques 58 967 65 251 70 833 71 590 +757 +1,1 +6 284 +10,7 +6 339 +9,7
. Comptes sur livrets auprès de la C.E.N. 13 081 14 117 14 950 14 950 - - +1 036 +7,9 +833 +5,9
TOTAL M 2 519 635 560 894 583 614 593 665 +10 051 +1,7 +41 259 +7,9 +32 771 +5,8
Placements à terme (M3 - M2) 125 130 153 774 150 205 153 371 +3 166 +2,1 +28 644 +22,9 -403 -0,3
. Certificats de dépôt 1 107 501 396 396 - - -606 -54,7 -105 -21,0
. Comptes et bons à échéance fixe
auprès des banques 124 023 153 273 149 809 152 975 +3 166 +2,1 +29 250 +23,6 -298 -0,2
TOTAL M3 644 765 714 668 733 819 747 036 +13 217 +1,8 +69 903 +10,8 +32 368 +4,5
PL 1 717 1 025 2 176 2 176 - - +308 +43 +1 151 +112,3
PL 2 19 412 20 512 27 783 27 783 - - +1 100 +5,7 +7 271 +35,4
PL 3 22 642 16 526 24 877 24 877 - - -6 116 -27,0 +8 351 +50,5
PL 4 7 966 4 804 3 591 3 591 - - -3 162 -39,7 -1 213 -25,2
TOTAL PL 50 737 42 867 58 427 58 427 - - -7 870 -15,5 +15 560 +36,3
b) Définition nationale des agrégats de placement liquides
Les agrégats de placements liquides recensent les actifs financiers pouvant être aisément
transformés en moyens directs de paiement, et qui représentent une réserve de pouvoir d’achat.
Ils incluent des passifs jugés insuffisamment liquides pour être inclus dans la définition nationale
de la monnaie au sens large. Ils sont présentés sous forme d’agrégats désignés par le caractère PL
assortis de chiffres allant de 1 à 3.

L’agrégat PL1 comprend les titres d’OPCVM contractuels, ainsi que les titres de créances
négociables autres que les certificats de dépôts, à savoir les bons du Trésor émis par adjudication,
les bons de sociétés de financement et les billets de trésorerie.

Les agrégats PL2 et PL3 sont composés respectivement des titres émis par les OPCVM
obligataires (court, moyen et long terme), et de ceux émis par les OPCVM actions et diversifiés.
(1)
AGRÉGATS DE PLACEMENTS LIQUIDES DECEMBRE 2009
Décembre Décembre Octobre Novembre Décembre
Encours de fin de mois en millions de dirhams
2007 2008 2009 2009 2009
PL 1
* **
. Bons du Trésor négociables 620 365 1 438 1 820 1 820
. Billets de trésorerie - 405 405 - -
. Bons émis par les sociétés de financement 97 30 20 20 20
(2) **
.Titres émis par les OPCVM contractuels - 225 316 336 336

Total PL1 717 1 025 2 179 2 176 2 176

PL 2
**
.Titres émis par les OPCVM monétaires 19 412 20 512 26 218 27 783 27 783

Total PL2 19 412 20 512 26 218 27 783 27 783

PL 3
.Titres émis par les OPCVM obligations court
**
moyen et long terme 22 642 16 526 24 384 24 877 24 877

Total PL3 22 642 16 526 24 384 24 877 24 877

PL 4
.Titres émis par les OPCVM actions et les
**
OPCVM diversifiés 7 966 4 804 3 926 3 591 3 591

Total PL4 7 966 4 804 3 926 3 591 3 591

TOTAL PL 50 737 42 867 56 707 58 427 58 427

(1) Souscriptions des entreprises non financières et des particuliers.


(2) D'après l'article 5 de l'arrêté du ministre des finances et de la privatisation n° 1670-07du 24/08/2007, les « OPCVM contractuels » sont les OPCVM
dont l'engagement de l'établissement de gestion du fonds commun de placement ou de la société d'investissement à capital variable, selon le cas,
porte contractuellement sur un résultat concret exprimé en termes de performance et/ou de garantie en montant investi par le souscripteur. En
contrepartie de cette garantie, l'établissement de gestion du fonds commun de placement ou la société d'investissement à capital variable peut exiger
du souscripteur, des engagements portant sur le montant investi et/ou la durée de détention des titres de l'OPCVM par ce dernier.

(**) Chiffre provisoire


(*) Chiffre révisé
c) Définition des contreparties de la masse monétaire

Les contreparties de la masse monétaire représentent les opérations génératrices de la


monnaie, elles sont définies par rapport à l’agrégat M3. On distingue :

• Les avoirs extérieurs nets des institutions de dépôts ;


• Les créances nettes des institutions de dépôts sur l’Administration centrale ;
• Les créances des institutions de dépôts sur l’économie ;
• Les ressources à caractère non monétaire des institutions de dépôts et ;
• Les autres postes nets.

(1) Voir le détail des composantes des avoirs extérieurs nets, des créances sur l'État et des concours à
l'économie dans les tableaux ci-après.
(2) Contrepartie des dépôts auprès de la Trésorerie générale du royaume et du Service des chèques
postaux recensés dans la monnaie scripturale.
(3) Y compris les crédits accordés aux établissements publics.
(4) Les ressources collectées par la Caisse d'épargne nationale (C.E.N.) sont déposées auprès de la
Caisse de dépôt et de gestion (C.D.G). Elles ne peuvent faire l'objet d'une répartition entre les créances sur
l'État et les concours à l'économie.
(5) Emprunts intérieurs et extérieurs contractés par les banques (voir tableau des emplois et ressources des
banques).
(6) Excédent des fonds propres et assimilés sur le total des immobilisations et du portefeuille de titres de
participation.
(7) Ecart entre les éléments du passif et d’actif du système bancaire non retenus respectivement dans la
masse monétaire au sens large et ses contreparties.
(*) Chiffre révisé
(**) Chiffre provisoire
CONTREPARTIES DE M 3 DECEMBRE 2009
Décembre Décembre Octobre Novembre Décembre
Encours de fin de mois en millions de dirhams
2007 2008 2009 2009 2009
AVOIRS EXTÉRIEURS NETS (1)
. Avoirs extérieurs nets de Bank Al-Maghrib
187 284 180 797 173 980 174 094 175 487
. Avoirs extérieurs nets des banques 20 192 15 656 15 566 12 465 13 904
TOTAL (I) 207 476 196 453 189 546 186 559 189 391

CRÉDIT INTÉRIEUR GLOBAL


A. Créances sur l'État (1)
* **
. Créances de Bank Al-Maghrib -3 421 -1 260 -1 731 -6 097 -4 241
. Créances des banques 73 490 70 829 74 873 79 790 78 008
. Créances des entreprises non financières et des
** ** ** ** **
particuliers(2) 9 702 11 052 11 747 11 703 11 703
Sous total (A) 79 771 80 621 84 889 85 396 85 470

B. Concours à l'économie (1)


. Crédits de Bank Al-Maghrib 6 820 6 404 6 047 6 032 6 032
(3)
. Concours des banques 429 465 529 796 568 637 571 177 579 221
Sous total (B) 436 285 536 200 574 684 577 209 585 253

C. Contrepartie des avoirs en compte sur livrets


(4) * ** **
auprès de la caisse d'épargne nationale 13 081 14 117 14 950 14 950 14 950
TOTAL ( A + B + C ) 529 137 630 938 674 523 677 555 685 673

A déduire : . Ressources à caractère non monétaire 64 303 83 606 88 697 86 521 85 296
(5) *
10 771 17 012 19 498 17 779 17 365
. Emprunts contractés par les banques
. Provisions constituées par les banques 30 143 29 841 28 514 28 706 28 139
. Fonds propres nets de Bank Al-Maghrib et
(6)
des banques 23 389 36 753 40 685 40 036 39 792
CRÉDIT INTÉRIEUR À CARACTÈRE
464 834 547 332 585 826 591 034 600 377
MONÉTAIRE (II)

TOTAL DES CONTREPARTIES (I+ II) 672 310 743 785 775 372 777 593 789 768

(7)
-27 545 -29 117 -42 997 -43 774 -42 732
Solde des éléments divers
Pour mémoire : Agrégat M 3 644 765 714 668 732 375 733 819 747 036
Bibliographie

-Macroéconomie moderne Par Ousmane Kaba .


-Monnaie et politiques monétaires Par Michel Voisin.
-Histoire critique des théories monétaires des économistes Par
Patrick Castex.
-Principes d'économie politique Par Arnold Heertje, Patrice
Pieretti, Philippe Barthélémy.
-Banque du Maroc :
Statistiques monétaires du mois de mai 2010
Statistiques monétaires du mois de novembre 2009
Statistiques monétaires du mois de Mai 2009
Méthodologie d’élaboration des statistiques monétaires - juin
2010