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Eliseu Rigonatti

MÉDIUMNITÉ

SANS

LARMES

traducteur
yannicksaurin@hotmail. com

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Livres du même auteur

Manuel Pratique du Professeur de Catéchisme Spirite.

L’Orateur Spirite.

52 Leçons de Catéchisme Spirite.

L’Évangile des Humbles.

Médiumnité Sans Larmes.

Le Spiritisme Appliqué.

L’Évangile de la Médiumnité.

L’Évangile de la Petite Enfance.

l’Évangile des Souvenirs.

Le Livre des Esprits pour la Jeunesse.

Vies de l’Auteur.

Mes devoirs.

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SOMMAIRE

Présentation.

Note du traducteur.

Conseils pratiques.
Le grand appel.
Communication entre Incarnés et Désincarnés.
La médiumnité.
Les médiums.
Médiums d’effets physiques.
Médiums psychophones.
Les médiums écrivains.
Les médiums auditifs.
Les médiums voyants.
Les médiums intuitifs.
Médiums inspirés.
Donner de grâce ce que de grâce vous recevez.
Apparition de la médiumnité.
Développement de la médiumnité.
Exercices.
Comment développer la médiumnité parlante.
Comment développer la médiumnité écrivain.
Comment développer la médiumnité auditive.
Comment développer la médiumnité voyante.
Comment développer la médiumnité intuitive.
Comment développer la médiumnité inspirée.
Les habitants du monde spirituel.
La loi d’affinité morale.
Hygiène physique et mentale.
Le protecteur du médium.
Qualités d’un bon médium.
Qu’est-ce qui fait faillir un médium.
La suspension de la médiumnité.
La loi d’affinité fluidique.
Les fluides.

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Soins par le spiritisme.
Les remèdes spirituels.
Médiums curadors.
La foi et la prière.
N’espérons pas tout des autres.

L’obsession.
Comment soigner l’obsession.
La possession.
Soigner la possession.
Considérations générales sur les obsesseurs.
La doctrination.
Qualités d’un doctrinadeur.
Les centres spirites.
Prières et soins à distance.
Les sessions de propagande.
Olan de travail de la session de propagande.
Plan de travail de la session de propagande.
Sessions de développement médiumnique.
Les sessions de cures spirituelles.
La session de désobsession ou la désobsession.
Déroulement de la session de désobsession.
Conclusion de la désobsession.
Considérations générales sur les sessions spirites.
Le bon voyageur.
Conclusion.

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NOTE DU TRADUCTEUR

Ce petit livre riche par son contenu d’information sur la médiumnité permet d’éclairer
de nombreuses questions formulées et doutes qui apparaissent lors de l’éclosion
médiumnique qui est incomprise par notre société et traitée comme une maladie d’ordre
psychiatrique.
Entendre des voix; voir des personnes disparues; écrire comme dictée par une main
invisible; avoir la sensation de connaître, une personne, un endroit jamais vu; vivre une
sortie corporelle c’est-à-dire la sensation de ne plus avoir de corps et de flotter ne
sentant plus la faim, la soif, le froid, la chaleur; voir l’avenir, le passé l’avenir par flash;
sentir une présence etc. Voilà des faits que chacun a déjà vécu à différents degrés.
Mais quand cette médiumnité se développe beaucoup plus et que l’appui spirituel
n’existe pas dans ce pays, le doute, la peur, la honte, la non-explication laissent place à
des explications matérielles où l’on traitera par des substances chimique la partie
spirituelle sans obtenir aucun résultat si ce n’est d’aggraver la physiologie, le corps
matériel et le mental du patient.
Pour finir ou se débarrasser de ces « cas gênant » la meilleure place est-elle de finir dans
un hôpital psychiatrique ? hôpital psychiatrique ou plus de 70 pour cent sont des cas
d’ordre médiumnique qui pourraient être traités très facilement.
Avec les techniques apométriques, un cas peut-être traité en moins de trente minutes
avec un résultat immédiat.
Comment expliquer la médiumnité qui est d’ordre spirituel par des explications
uniquement d’ordre matériel. Un terrible mal de tête peut-être expliqué par l’inhalation
de produits, substances, telles que cosmétiques, peintures, pollens etc. cette explication
est raisonnable mais d’autres maux de tête n’aurons aucune réponse concrète car ils sont
d’ordre spirituel. Un mal de tête inexplicable matériellement sera donc d’ordre spirituel;
une approximation d’entités qui par leurs basses vibrations, leurs carences énergétiques
etc …vont produire par communication vibratoire l’apparition de cette douleur.
La médiumnité est un phénomène naturel qui peut éclore à n’importe quel âge,
n’importe ou et qui s’adresse à tous les êtres humains sans distinctions de races,
couleurs, sexes religions, idées etc.
Elle existe depuis la nuit des temps et constitue un relais avec le monde spirituel.
Ses explications sont simples et nous essayerons de vous en expliquer les principes et
mécanismes de base.
Il existe maintenant au Brésil, terre de la spiritualité, quantité d’ouvrages techniques,
scientifiques et médicaux qui traite d’une manière plus approfondie ce sujet.
Mais notre intention est de faire une présentation accessible à tous sans choquer nos
idées préconçues.

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yannicksaurin@hotmail. com

CONSEILS PRATIQUES

Les pages qui vont être lues traitent d’un don profond de l’esprit humain : le don de
médiumnité. Par son moyen, nous entrons en contact direct avec les êtres désincarnés
c’est-à-dire ceux qui avaient un corps charnel, habitaient la Terre, vivaient avec nous et
sont partis pour la patrie spirituelle invisible pour nous.

C’est comme un explorateur terrien qui avant de s’aventurer dans une région inconnue
qu’il se doit d’exploiter se prépare avec des bribes d’informations qui lui faciliteront la
tâche et le protègeront des risques éventuels auxquels il pourrait être exposé. Ainsi celui
qui va entrer en contact avec des entités doit se prémunir contre les dangers auxquels il
pourrait être exposé. Bien que ce ne soit pas des instruments matériels, ils sont pourtant
d’importance capitale quant à leur contenu et connaissance, sans lesquels il pourrait se
frustrer dans sa tâche.

Les instruments auxquels nous nous référons sont les suivants; intellectuels, moraux,
spirituels et matériels.

Les instruments intellectuels se résument à un seul; l’étude.

L’étude des œuvres basiques de la Doctrine Spirite doit être une constante dans la vie du
médium; Kardec, Denis, Delanne, Bozzano qui offrent des bases réelles de spiritisme.
Bases auxquelles s’ajouteront les livres de nouveaux auteurs, nationaux ou étrangers au
travers d’excellentes traductions publiées par des éditeurs de grandes responsabilités.
L’étude développe chez le médium le discernement, c’est-à-dire la capacité de
juger.

Les instruments moraux s’identifient dans la conduite du médium; une conduite


moralisée le protégera contre les entités ignorantes et malveillantes, qui de surfait vont
tenter de lui porter préjudice dans le développement de sa médiumnité et l’éloigner du
contact des bonnes entités. Ou qu’il soit le médium doit être un exemple de moralité,
mais sans exagération. Il est important qu’il se libère des vices, des défauts aussi
minimes qu‘ils soient. Il est essentiel aussi que le médium ne se livre pas trop dans la
vie sociale. Une vie sociale intense pourrait lui apporter des perturbations et interférer
dans ses devoirs spirituels. Il doit maintenir un juste équilibre de ses actions.

L’instrument spirituel auquel le médium doit se munir est la foi. Pas une foi
aveugle, fanatique qui ne conduit à rien, qui n’illumine rien, qui ne construit rien; mais
une foi rationnelle, une foi qui ne doute pas, qui ne doute pas parce qu’elle sait, et sait
pourquoi elle étudie. Comme dit Emmanuel dans son livre « Fonte Viva » :’La foi, dans
son essence est comme cette graine d’enseignement plantée par Jésus, qui en plein
croissement à travers l’élévation d’un travail incessant se convertit en un Royaume
Divin, ou l’âme du croyant commence à vivre’. Et Kardec, dans’L’évangile selon le
spiritisme’, nous enseigne :’La Foi robuste nous confère une persévérance, une énergie,

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et des besoins nécessaires pour la victoire sur les obstacles et sur les petites comme sur
les grandes choses’.

Pour les instruments matériels, nous entendons le travail du médium pour gagner son
pain quotidien honnêtement, suivant sa profession évitant une ambition excessive, des
désirs immodérés. Il n’est pas interdit au médium de lutter pour avoir plus et mieux
matériellement parlant; cependant s’il a peu, il s’aura se contenter de ce qu’il a. S’il
bénéficie de richesses, qu’il se souvienne donc qu’elles lui sont prêtées, qu’il en ait le
dépositaire mais pas le propriétaire. Il évitera ainsi le poids des préoccupations
matérielles, obstacle au bon développement de sa médiumnité.

Des autres précautions que le médium doit prendre nous en parlerons dans la suite des
prochaines pages.

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LE GRAND APPEL

Je viens, moi ton sauveur et ton juge; je viens comme autrefois, parmi les fils égarés
d’Israël; je viens apporter la vérité et dissiper les ténèbres. Ecoutez-moi. Le spiritisme
comme autrefois ma parole, doit rappeler aux matérialistes qu’au-dessus d’eux règne
l’immuable vérité : Dieu de bonté, Dieu de grandeur qui fait germer la plante et
soulever les flots.

J’ai révélé la doctrine divine, j’ai comme un moissonneur, lié en gerbe le bien épars
dans l’humanité, et j‘ai dit : Venez à moi vous tous qui souffrez !

Mais les hommes ingrats se sont détournés de la voie droite et large qui conduit au
royaume de mon père, et ils se sont égarés dans les âpres sentiers de l’impiété. Mon
Père ne veut pas anéantir la race humaine; il ne veut non plus par des prophètes, non
plus par des apôtres, il veut que vous soyez aidant les uns les autres, morts et vivants,
c’est-à-dire mort selon la chair, car la mort n’existe pas, vous vous secouriez, et que la
voix de ceux qui ne sont plus se fasse entendre pour vous crier :Priez et croyez !car la
mort est la résurrection, et la vie l’épreuve choisie pendant laquelle vos vertus cultivées
doivent grandir et se développer comme cèdre.

Croyez aux voix qui vous répondent : ce sont les âmes elles-mêmes de ceux que vous
évoquez.

Je ne me communique que rarement; mes amis, ceux qui ont assistés à ma vie et à ma
mort sont les interprètes divins des volontés de mon Père.

Hommes faibles qui croyez à l’erreur de vos obscures intelligences, n’éteignez pas le
flambeau que la clémence divine place entre vos mains pour éclairer votre route et vous
ramener, enfants perdus dans le giron de votre Père.

Je vous le dis en vérité, croyez à la diversité à la multiplicité des esprits qui vous
entourent. Je suis trop touché de compassion par vos misères, pour votre immense
faiblesse, pour ne pas tendre une main secourable aux malheureux égarés qui voyant le
ciel tombent dans l’abîme de l’erreur. Croyez, aimez, comprenez les vérités qui vous
sont révélées; ne mêlez pas l’ivraie au bon grain, les systèmes aux vérités.

Spirites! Aimez-vous, voilà le premier enseignement; instruisez-vous, voilà le second.


Toutes vérités se trouvent dans le christianisme; les erreurs qui y ont pris racine sont
d’origine humaine; et voilà qu’au delà du tombeau que vous croyiez le néant, des voix
vous crient :Frères! rien ne périt; Jésus Christ est le vainqueur du mal, soyez les
vainqueurs de l’impiété; *

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*Ce message a été inséré par Allan Kardec dans; Le Livre des Médiums’page 337,
avec une note et un commentaire sur l’auteur spirituel.

COMMUNICATION ENTRE
INCARNÉS ET DÉSINCARNÉS.

Nous sommes tous des esprits incarnés jusqu’au jour de notre mort. Nous savons déjà
que la mort n’existe pas. Le phénomène que nous dénominons de mort consiste dans la
séparation de notre âme immortelle du corps physique auquel nous sommes liés
actuellement. La mort est notre libératrice. Une fois libérée du corps, nous
commencerons á vivre dans le monde spirituel.

Si comme incarnés nous avions les moyens de nous communiquer les uns avec les
autres, n’aurions donc nous pas aussi la possibilité de nous communiquer avec les
esprits que nous appellerons entités pour plus de commodité. N’y aurait-il pas aussi un
moyen que nous puissions utiliser pour se communiquer avec ceux qui sont partis du
monde matériel, et recevoir d’eux des nouvelles, des mots de réconfort et des
enseignements moraux et utiles ?

Le moyen qui nous met en contact avec les entités est la médiumnité.

La médiumnité est donc de ce fait, le sens par lequel nous entrons en contact avec les
entités. Nous autres hommes et femmes nous la possédons tous, mais chacun à des
degrés différents.

Ainsi Dieu qui est Bonté suprême nous permet de continuer à sentir vivant et palpitant
d’amour ceux qui ont constitué sur terre nos chères affections.

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LA MÉDIUMNITÉ

Pour comprendre où se trouve la médiumnité nous devons nous souvenir que nous
sommes constitué de trois éléments: l’esprit, le périesprit et le corps.

L’esprit, c’est nous mêmes. C’est notre individualité. C’est notre partie qui pense et
perçoit. C’est notre « Je » immortel.

Le périesprit est un voile fluidique qui enveloppe notre esprit et le lie au corps durant
notre réincarnation. Il est inséparable de notre esprit et il est d’autant plus lumineux et
important quant à l’avancement moral de l’esprit qui le revêt. Il est invisible pour nous à
l’état normal; cependant il peut devenir visible dans des cas de matérialisations et
d’apparitions.

Le corps est un instrument par lequel l’esprit agit dans le monde terrestre.

Par conséquent, maintenant que nous sommes incarnés nous possédons un esprit, un
périesprit et un corps; quand nous serons désincarnés nous posséderons l’esprit et le
périesprit.

Le périesprit est le récepteur des sensations et le transmetteur des sensations à l’esprit.


Les sensations physiques sont perçues par le périesprit à travers le système nerveux de
notre corps. Le périesprit reçoit directement les sensations spirituelles qui s’irradient à
travers notre corps et le remplisse, le contourne comme un nuage.

Il existe deux sortes de médiumnités: la médiumnité d’effets physique et la médiumnité


d’effets intellectuels.

La médiumnité d’effets physique est celle qui produit les manifestations matérielles
telles que: bruits, déplacements d’objets, matérialisations, téléportation, travaux
manuels, voix directes etc. Bien que la voie directe soit une manifestation intellectuelle,
nous l’incluons dans la classification des effets physiques, car elle peut se produire
seulement que par un médium de ce type.

La médiumnité d’effets intellectuels produit des manifestations intelligentes, à savoir la


parole, l’écriture, l’inspiration, l’intuition etc.

Le mécanisme de la médiumnité d’effets physiques est le suivant; le périesprit du


médium projette vers l’extérieur une émission fluidico–nerveuse; les entités

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s’approprient de cette émission et la combinent avec leur fluides magnétiques; ils
acquièrent de cette façon là la force par laquelle ils vont produirent les phénomènes.

Le mécanisme de médiumnité des effets intellectuels est le suivant: l’entité qui veut se
communiquer lie son périesprit au périesprit du médium, de cette façon influence le
médium qui reproduit les pensées par la parole, l’écriture.

La médiumnité d’effets physiques a une émission fluidico-nerveuse que les entités


utilisent. Dans la médiumnité d’effets intellectuels, l’organisme du médium est
directement influencé par le périesprit de l’entité manifestante. La force nerveuse
projetée par le médium est utilisée par les entités, dans les manifestations d’effets
physiques, d’ou on lui donne le nom d’ectoplasme.

La cause qui produit la médiumnité est organico-spirituelle.

Elle est organique parce que le système nerveux du médium vibre facilement irradiant
par le périesprit une intense émission fluidico-nerveuse, qui combinée avec les fluides
magnétiques de l’entité manifestante, sert à produire des phénomènes d’effets
physiques. Grâce aussi à la rapidité de ces vibrations, le périesprit du médium gagne une
certaine liberté qui lui permet de se lier au périesprit de l’entité manifestante et ainsi,
produire des phénomènes d’effets intellectuels.

C’est d’ordre spirituel parce que sans le concours des entités, la médiumnité serait
inutile, comme les yeux seraient inutiles s’il n’y avait pas de lumière.

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LES MÉDIUMS

Nous possédons tous la médiumnité, mais à différents degrés. De cette manière, nous
pouvons tous être médiums. Il est vrai que certains médiums sont mieux dotés que
d’autres; les uns possèdent la médiumnité à un degré plus avancé, d’autres la possèdent
à un degré plus modeste.

Le médium est une personne qui sait utiliser sa médiumnité et devient un canal par
lequel les désincarnés se communiquent avec les incarnés.

Les médiums aident les entités éclairées à exécuter certaines tâches sur Terre parce que
les entités ne peuvent elles-mêmes travailler sur la matière qu’avec un instrument
matériel. Les entités éclairées ne sont jamais inactives. Elles consacrent quelques heures
par jour à l’étude et à la préparation de leurs nouvelles incarnations et futurs travaux; le
temps restant elles le dédient à l’humanité. Les entités éclairées sont celles qui
possèdent une compréhension spirituelle et travaillent intensément pour leur propre
progrès et celui des incarnés et des désincarnés.

Voyons ce qu‘il y a autour de nous; ignorance, misère, larmes, blessures, douleurs et


erreurs. Car c’est par le moyen des médiums que les esprits nous instruisent,
adoucissent la misère, essuient les larmes, cicatrisent les blessures, mitigent les
douleurs, corrigent les erreurs. La médiumnité fait que nous autres, habitants de la terre,
nous donnons la main à ceux qui habitent le ciel, et travaillons ensemble la construction
du majestueux royaume de Dieu.

Comme il n’y a pas deux organismes absolument égaux et comme chacun de nous sert
les entités en accord avec le degrés de médiumnité qu’il possède, nous concluons qu’il y
a une grande variétés de médiums.

Parmi eux nous ferons la répartition suivante :

 Médiums d’effets physiques;


 Médiums psychophones;
 Médiums psychographes;
 Médiums auditifs;
 Médiums voyants et clairvoyants;
 Médiums intuitifs;
 Médiums inspirés;

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 Médiums curadors (soigneurs).

MÉDIUMS D’EFFETS PHYSIQUES

Les médiums qui possèdent la médiumnité d’effets physiques sont appelés médiums
d’effets physiques. Pour ces médiums, les entités peuvent produirent les phénomènes
suivants :

1. Mouvements d’objets, déplacements, soulèvement de meubles et de personnes.


Lévitation

2. Bruits, pas, claquements etc.

3. Matérialisation; les entités apparaissent aux personnes et permettent d’être


toucher

4. Transports; les entités enlèvent un objet quelconque mis dans une salle
complètement fermée et le transportent loin du local ou se réalise la réunion.
Elles apportent de l’extérieur fleurs et divers objets préparés pour l’expérience.

5. Voix directe; on entend la voix de l’entité qui se manifeste.

6. Écriture directe; les entités écrivent sans intermédiaire sur des papiers mis dans
des lieux inaccessibles aux mediums; par exemple; entre les pages d’un livre
fermé.

7. Exécutions des travaux manuels en paraffine et autre objet en plastique.


Modelage de bustes, pieds, mains, fleurs, etc. . .

Toute médiumnité à son utilité et est attribuée à une fin providentielle. Les médiums
d’effets physiques furent utilisés à la naissance du spiritisme pour sa propagation du
Spiritisme.

Une humanité matérialiste et obscurcie par les erreurs religieuses, philosophiques, et


scientifiques peut seulement avoir sa raison réveillée par les mêmes moyens matériels;
sons, bruits, déplacements, sensionnalismes. Les entités profitèrent de ces moyens afin
de ramener les incarnés à la réalité. C’est pourquoi les médiums d’effets physiques
apparurent en premier lieu mettant en tête le vigoureux mouvement, afin de spiritualiser
le monde.

Au début il y a eu recours à tout pour expliquer le phénomène. Il a été dit que tout cela
n’était du qu’aux hallucinations, au subconscient, à l’hypnotisme, aux trucs, à la magie,
au charlatanisme, aux forces inconnues etc.
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En conclusion, « les studieux » du sujet reconnurent et conclurent que les phénomènes
étaient produits par une force intelligente. Cette force répondait au moyen de coups
conventionnels suite aux questions posées et indiquèrent à ceux qui l’interrogèrent les
manières les plus faciles pour pouvoir se communiquer.

Ainsi fut découvert le monde spirituel, qui est à tous notre véritable patrie.

MEDIUMS PSYCHOPHONES

Les médiums psychophones sont les intermédiaires par lesquels les entités parlent.
L’entité qui veut se communiquer va se lier au périesprit du médium et activer son
appareil vocal, faisant que le médium puisse transmettre ses paroles.

Il nous faut distinguer deux types de médiums psychophones. Les médiums


psychophones conscients et les médiums psychophones inconscients.

Les médiums psychophones conscients savent que l’entité qui se manifeste est en train
de parler, à mesure que ses paroles sont dites. Après la communication, le médium se
souvient vaguement de ce que l’entité a dit. Ces médiums sont communs.

Les médiums psychophones inconscients ne savent pas ce que l’entité qui se manifeste
dit. Durant la communication ils sont comme endormis, et quand l’entité se retire, ils se
réveillent et ne se souviennent de rien. Les médiums psychophones sont aussi appelés
somnambules. Quand le médium est en état somnambulique, son esprit se détache
facilement de son corps, permettant qu’une entité désincarnée puisse l’incorporer.

Il y a deux espèces de somnambules; une dans laquelle l’entité désincarnée se


manifeste. L’autre est lorsque le propre esprit du médium entre en contact avec les
désincarnés et transmet ce qu’ils veulent dire. Les médiums inconscients sont rares.

Les médiums psychophones accomplissent un rôle prépondérant dans la diffusion du


Spiritisme et de l’Évangile. Pour ces médiums, les entités prononcent de magnifiques
conférences aux assistants des sessions spirites Elles les incitent à la réforme intérieure
et à la pratique du bien. Elles leur explique l’Évangile. Elles conversent avec les
personnes présentes. C’est un immense plaisir, pleinement apprécié et cher pour celui
qui l’expérimente, conversant avec un être cher, qui nous explique ses occupations dans
les plans lumineux ou il habite et où il nous attend sereinement.

Le médium psychophone répand de nombreuses consolations. Les entités peuvent voir à


l’intérieur de chaque individu ses pensées, ses préoccupations, ses douleurs, ses
désillusions. Donc quand une entité supérieure choisit un médium pour se diriger aux
auditeurs, elle sait exactement quels sont les points à aborder. Après avoir écouter les
sages exhortations, combien de tristes pensées se dissipent ! Combien de préoccupations
disparaissent, combien de douleur se mitigent, combien de désolation s’oublient,
combien d’espérance reprennent vie.
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Si toi cher frère, si toi chère soeur, tu possèdes la médiumnité psychophone, prie le Père,
qu’il la transforme en une fontaine de consolations pour ceux qui souffrent.

LES MEDIUMS ECRIVAINS

Les médiums écrivains sont ceux dont les entités utilisent la main pour écrire. Ils
influencent le bras et la main du médium.

Dans cette série de médiums nous distinguons;

Les médiums écrivains mécaniques qui ne savent pas ce que les esprits écrivent durant
la manifestation. Ils le sauront seulement quand ils liront le message. Ces médiums sont
rares.

Les médiums écrivains semi-mécaniques qui savent ce que les esprits écrivent, à mesure
que se forment les mots. Ces médiums sont communs

Les médiums écrivains par lesquels les esprits reproduisent l’écriture qu’ils avaient
comme incarnés et leurs propres signatures. Ces médiums sont rares.

Les médiums écrivains par lesquels les esprits écrivent, mais qui n’arrivent pas à
reproduire l’écriture qu’ils avaient comme incarnés; quelque soit l’entité qui
communique, l’écriture est la même quelque fois un peu différente du médium. Ces
médiums sont communs.

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LES MEDIUMS AUDITIFS

Les médiums auditifs sont ceux qui entendent les entités.

Il y a deux espèces de médiums auditifs.

1. Ceux qui entendent la voix des entités, comme s’ils entendent la voix d’une
personne.
2. Ceux qui entendent la voix des entités à l’intérieur d’eux-même.

Dans le premier cas, les entités impressionnent les nerfs auditifs du médium. Dans le
second cas, le périesprit du médium reçoit les pensées des esprits et le médium les
entend comme une voix intérieure.

Un médium auditif peut entendre la voix des entités de deux manières ou à peine d’une.
Il peut converser avec les entités et transmettre ce qu’ils veulent dire aux incarnés.

C’est une médiumnité commune.

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LES MEDIUMS VOYANTS

Les médiums voyants sont ceux qui voient les entités.


Il nous faut distinguer trois espèces de médiums voyants.

1. Les médiums voyants qui voient aussi bien les yeux ouverts que fermés;
2. Les médiums voyants qui voient seulement les yeux ouverts;
3. Les médiums de vision mentale.

Dans le premier cas, c’est le périesprit du médium qui reçoit l’image de l’entité. De
cette façon, le médium peut voir les entités les yeux ouverts comme fermés. La vision
ne vient pas à travers les yeux, mais par le périesprit. Ces médiums sont appelés
clairvoyants et la médiumnité qu’ils possèdent s’appelle la clairvoyance. Ils sont très
rares.

Dans le deuxième cas, la cause de la voyance réside dans les yeux du médium.
Les yeux deviennent sensibles à l’action fluidique de l’entité qui se laisse voir, et dans
cet état de sensibilité optique le médium la voit en pensée.

Les médiums voyants sont rares et la voyance n’est jamais permanente. Généralement
c’est une médiumnité de courte durée

Les médiums voyants facilitent énormément l’étude du monde spirituel par les
descriptions qu’ils font de ses habitants. Cependant il est nécessaire beaucoup de
prudence pour que nous ne soyons pas victimes d’imagination

17
LES MEDIUMS INTUITIFS

Les médiums intuitifs sont ceux qui captent les pensées des entités.

Comme les autres médiums, les intuitifs servent aussi les entités par leurs
communications. Ils aident beaucoup pour la direction des sessions spirites et pour la
« doctrination » des entités souffrantes, parce que instantanément elles connaissent les
points à toucher pour éclairer.

En raison de la facilité avec laquelle ils perçoivent les pensées des entités, ces personnes
dotées de médiumnité ont besoin d’êtres calmes et très pondérées.
Calmes, pour ne pas agir précipitamment, en raison des idées qui effleurent leur
cerveau. Pondérés doivent-ils être, pour bien analyser les intuitions qu’ils reçoivent.

La lecture assidue de l’Evangile est le meilleur moyen d’analyse des intuitions et


constitue le meilleur moyen de défense contre les mauvaises intuitions.

Les intuitions, en contradiction avec les leçons de l’Evangile, doivent être éloignées.

Le médium, cultivant et étudiant constamment l’Evangile ouvre sa faculté réceptive


pour les intuitions supérieures.

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MÉDIUMS INSPIRÉS

Les médiums inspirés sont ceux auxquels les entités suggèrent des pensées.

Dans les autres médiumnités, nous reconnaissons facilement l’action des entités sur les
médiums. Mais avec les médiums inspirés tel n’est pas le cas. L’action des entités sur
eux est si occulte, si subtile que même le médium ne le sent pas, à peine a-t-il
l’impression que cette pensée se joint à ses idées.

La personne qui possède la médiumnité d’inspiration, si elle veut en tirer le maximum,


à besoin de beaucoup étudier. Le devoir de tout médium est d’étudier, mais pour le
médium inspiré l’étude est une nécessité impérieuse.

Répétons que c’est une nécessité impérieuse parce que les médiums inspirés
transmettent les propres pensées que les entités avivent, réveillent et aident à prendre
forme.

C’est pourquoi s’ils n’étudient pas activement, ils ne pourront servir d’instruments
efficaces aux entités qui luttent pour répandre les lumières spirituelles sur notre planète.

C’est à travers une magnifique médiumnité inspirée qu’Allan Kardec réussit à codifier
le spiritisme.

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DONNER DE GRÂCE
CE QUE DE GRÂCE VOUS RECEVEZ

Avant d’apprendre à utiliser notre médiumnité et de mériter le titre de médium, allons


méditer sur ces quelques lignes.

Il ne faut pas penser que la médiumnité nous ait été attribuée comme un simple passe-
temps, ou pour satisfaire nos caprices.

En aucune façon nous devons en faire notre gagne-pain.

Malheureux le médium qui utilise sa médiumnité visant ses intérêts matériels.


Mal aventureux celui qui cherche à échanger les dons de Dieu pour de l’argent.

La médiumnité est une chose sainte, et avec elle nous devons alléger les souffrances des
autres. C’est une façon très simple de pratiquer la véritable charité. La charité
spirituelle. Coopérant avec les entités soigneuses, nous participons au soulagement de
ceux qui souffrent. Et, comme instruments des entités éducatrices, nous contribuons à
l’avancement moral de nos frères qui souffrent. À développer notre médiumnité,
souvenons nous qu’elle nous est donnée comme un appui pour arriver plus facilement à
la perfection et pour éliminer beaucoup plus suavement nos lourds débits que nous
avons contractés dans nos existences passées, et pour servir de guides aux frères moins
avancés.

Donnons de grâce ce que Dieu nous conçoit, conformément à l’enseignement de Jésus.


N‘échangeons jamais, pour quelque argent ce soit, ce que la bonté de notre Père qui en
toute part veut la distribuer à ses enfants nécessiteux.

Où il y a un intérêt si petit qu‘il soit, il n’y a pas de charité.

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APPARITION DE LA MÉDIUMNITÉ

Arrive l’heure à laquelle nous devons commencer notre travail médiumnique, où de


notre corps commence à se dégager une irradiation fluídico-nerveuse.

Cette irradiation possède une certaine luminescence, de sorte que nous sommes
enveloppés dans une sorte de lumière spirituelle.

Les entités souffrantes cherchant um soulagement, sont irrésistiblement attirées par cette
lumière. Une fois attachées à nous, elles ne nous quittent plus, jusqu’à ce que leurs soit
indiqué un moyen d’atténuer leurs douleurs.

Cependant les entités ne souffrent pas physiquement, mais souffrent moralement.


certaines se trouvent tant perturbées, avec leur périesprit si matérialisé, leurs perceptions
spirituelles si faibles, qu’elles ressentent toutes les sensations physiques, principalement
celles qu’elles expérimentent au moment de l’agonie.

Si une entité dans ces conditions s’approchent d’une personne dont la médiumnité
apparaît, elle lui transmet donc les sensations qu’elle ressent.

LES SIGNES LES PLUS COMMUNS DE LA MÉDIUMNITÉ SONT LES


SUIVANTS :

CERVEAU PERTURBE; sensation de poids sur la tête et les épaules.

NERVOSITE; nous sommes irrités, même pour des motifs sans importance.

INQUIÉTUDE

INSOMNIE

FRISSONS; comme si nous sentions passer sur notre corps quelque chose de
désagréablement froid.

21
SENSATIONS DE FATIGUE GENERALE, LASSITUDE; quelques fois chaleur,
comme si nous étions amarrés à quelque chose de chaud.

MANQUE D’ANIMOSITÉ POUR LE TRAVAIL

PROFONDE TRISTESSE, OU JOIE EXCESSIVE; sans savoir pourquoi.

Ce sont les signes les plus fréquents.

Chaque jour ils s’accentuent de plus en plus et à mesure que nos relations fluidiques
entre notre personne et les entités souffrantes se fortifient, la santé s’altère en raison de
l’énorme charge emmagasinée.

L’unique remède capable de produire un résultat appréciable est le développement de la


médiumnité.

Si nous devenons un médium qui s’ouvre à la médiumnité, les raisons des perturbations
disparaîtront, la tranquillité reviendra régner en notre intérieur et la santé dans notre
corps.

Et surtout, nous aurons la grande satisfaction d’avoir concouru au bonheur de frères qui
souffraient (qui sont peut-être des parents fort éloignés).

Si nous avons l’habitude de vivre une vie réglée et à l’intérieur d’un cercle moral élevé,
nous serons aidés par les entités supérieures, lesquelles diminueront les terribles
conséquences des perturbations causées par les entités souffrantes.

Mais cela ne suffit pas.

Si nous ne nous traitons pas avant le développement de notre médiumnité, notre faculté
médiumnique se transformera en un véritable tourment et les amertumes nous ferons
comprendre le Chemin, la Vérité et la Vie.

22
DÉVELOPPEMENT DE LA MÉDIUMNITÉ

Développer la médiumnité et apprendre à l’utiliser.

Avant tout, nous devons chercher un Centre Spirite, qui par indication de spirites
connaissant la doctrine, mérite notre confiance. Ainsi, suivant l’orientation prudente du
responsable des travaux, nous commencerons le développement de notre médiumnité.
Ne développons pas notre médiumnité dans des sessions spirites particulières ou
familières comme elles sont appelées; ces sessions quand elles ne sont pas dirigées par
des personnes sûres connaissant très bien la doctrine, deviennent de terribles foyers
d’obsédés.

Il est recommandé de commencer et de finir notre formation dans le même Centre.


Après un bon développement, nous pouvons donc travailler dans un autre Centre.

Faisons seulement nos exercices médiumniques dans un centre les jours de réunion;
jamais à la maison. En dehors du centre ne nous préoccupons pas de notre travail
médiumnique.

Pour que nous puissions obtenir de bons résultats, il nous faut cultiver les vertus
suivantes; LA PATIENCE, LA PERSEVERANCE, LA BONNE VOLONTÉ,
L’HUMILITÉ, ET LA SINCERITÉ.

Patience. La médiumnité ne se développe pas du jour à l’autre; en général il se passe des


mois voire des années. Il y a des médiums qui se développent en quelques semaines,
d’autres en quelques mois et d’autres en quelques années. Personne ne peut donner une
limite de temps dans lequel s’accomplit le développement complet. Ne nous
impatientons pas, ne prenons pas compte du temps; notre unique intérêt est que notre
médiumnité soit bien développée, et pour ceci il nous faut beaucoup de patience.

Sans persévérance, rien ne sera atteint. Le développement de notre médiumnité exige


que nous soyons persistants. Marquons un soir par semaine pour nos travaux
médiumniques et apparaîtra ce qui apparaîtra, mais nous ne manquerons pas les
réunions. Une médiumnité bien développée est le fruit d’une grande persévérance.

23
La patience et la persévérance seront ajoutées à notre bonne volonté. Ayons une bonne
volonté soyons heureux et remplis de satisfaction pendant les réunions. Donnons le
maximum de nous-mêmes durant les moments consacrés à notre médiumnité.

L’humilité est la vertu par laquelle nous reconnaissons que tout vient de Dieu notre
Père, et que sans lui nous ne pourrions rien faire. Pour cela ne soyons pas orgueilleux de
notre médiumnité pour extraordinaire qu’elle puisse être.

Les humbles seront élevés et les orgueilleux rabaissés. Pour mériter les grâces de DIEU
et l’aide des entités cultivons l’humilité. Pour être humble, il faut être bon avec tous.
Parce que la bonté est la plus belle forme d’humilité.

Pour acquérir cette vertu, nourrissons l’ardent désir d’être réellement utiles et bons.

Sincérité. Le médium sincère est celui qui transmet fidèlement ce que les entités disent,
même que la communication soit contraire à ce qu’il pense ou soit une réprimande pour
lui-même. Si nous manquons de sincérité dans nos fonctions médiumniques, tôt ou tard,
nous en souffrirons de grandes déceptions.

Ce sont plus ou moins les cinq points sur lesquels nous devons réfléchir profondément
et que nous aurons toujours en mémoire. D’eux dépendent la bonne réussite de notre
initiation médiumnique.

24
EXERCICES

Dès que nous avons choisi un Centre Spirite et que nous sommes admis à ses sessions,
nous commencerons notre médiumnité.

À première vue, personne ne pourra nous dire quelle espèce de médiumnité nous
possédons; seulement l’expérience nous indiquera si elle est écrivaine, parlante, auditive
etc., ou autre. C’est après de nombreuses sessions que notre médiumnité se révèlera; en
général il nous faut chercher par la pratique laquelle nous devons développer.
L’expérience du dirigeant des travaux sera un auxiliaire valeureux parce qu’il nous
orientera jusqu’à ce que nous trouvions notre voie.

Durant quelque temps, nous ferons des exercices d’écriture; s’ils ne donnent aucun
résultat, nous ferons des exercices pour développer la médiumnité psychophone, ensuite
l’auditive, et ainsi de suite jusqu’à ce que se manifeste celle pour laquelle nous avons
une facilité. Ensuite nous abandonnerons donc les autres et nous nous consacrerons
seulement a celle-ci.

Ne prétendons jamais développer plusieurs médiumnités à la fois. Une seule est


suffisante; qui en souhaite plus d’une, se risque à n’en posséder aucune. Au début il faut
être prudent.

Commençons par apprendre la concentration. Se concentrer signifie penser en une chose


unique; habituons nous à fixer notre pensée et ne pas la laisser errer.

Quand nous nous asseyons à la table (de travail), oublions complètement ce qui s’est
passé durant la journée.
Libérons nous des préoccupations; fixons notre pensée uniquement à Dieu, notre Père et
par le moyen d’une prière fervente demandons lui qu’une entité de bonté s’intéresse à
nous et nous aide dans notre développement.

25
COMMENT DEVELOPPER
LA MÉDIUMNITÉ PARLANTE

La concentration établie, le dirigeant de la réunion demandera au mentor du groupe de


prendre en charge le développement du futur médium. Il dédiera 5 minutes à chaque
médium en disant plus ou moins ceci : « Que l’entité qui veille aider au développement
de la médiumnité de X puisse se manifester par l’intermédiaire de notre médium X ». Il
sera effectué trois à quatre demandes pendant cette période.

Il sera aussi demandé plusieurs fois à la spiritualité de bien vouloir se manifester.

Il est a noté que le médium étant influencé par l’entité ira chercher à entrer en
communication avec lui. La principale difficulté à vaincre sera de donner la passivité ;
c’est-à-dire que le médium accepte l’approche et le contact avec l’entité. Presque tous
les mediums en développement ne laissent pas l’entité parler, quoiqu’ils soient avisés,
ce qui retarde beaucoup leur le développement.

Dès que le médium donne la passivité et permet l’incorporation, le développement


s’opère avec rapidité. Quand l’entité commence à se manifester, le médium ressent un
choque électrique léger, qui lui parcourt le corps et perçoit un petit tremblement; la
respiration s’accélère, le coeur bat plus rapidement; il se sent un peu enveloppé; une
partie des pensées lui effleure le cerveau, et il est pris d’un grand désir de dire à voix
haute ses pensées. Au début le médium croit que ces pensées sont les siennes, et pour
cela il réprime la manifestation de l’entité. Il ne doit pas la réprimer, il doit parler et
répéter ce que l’entité veut dire lui transmettre.

Quand se termine la communication, l’entité se retire et le médium revient à son état


normal. Les premières communications sont toujours des paroles seules, incohérentes,
des phrases quasi sans aucun sens; avec le progrès du développement, la communication
devient claire jusqu’à se transformer en conversations limpides, discours didactiques
avec les personnes présentes.

26
COMMENT DEVELOPPER
LA MÉDIUMNITÉ ÉCRITE

Le médium en développement va s’asseoir à une table, prendre un crayon et une feuille


de papier et se mettre en position de celui qui va écrire. Il laissera sa main relâchée et
détendue et va commencer à se concentrer.

Quand l’esprit commencera à se manifester, le médium sentira que sa main est poussée
en divers sens; il doit laisser l’esprit agir; ne pas forcer la main ni crisper les muscles, ce
qui rend difficile et empêche l’action de l’entité; ne pas prêter attention à ce que l’entité
écrit, rester bien concentré.

Dans les premières sessions, il est tout à fait normal que rien n’arrive, mais en
prolongeant les exercices, on commencera à faire quelques traits sur le papier, traçant
des lettres et ensuite des mots, des phrases et pour finir des messages complets.

27
COMMENT DEVELOPPER
LA MÉDIUMNITÉ AUDITIVE

Cette médiumnité, pour être développée avec succès, exige beaucoup de sincérité de la
part du médium parce qu’il est seul à transmettre ce que l’entité veut lui transmettre. Le
médium se concentre. Le directeur des travaux fera la demande suivante : « Que celui
qui doit développer sa médiumnité auditive soit aidé par le mentor qui puisse lui
transmettre ses paroles ».

Avec la pratique des exercices, le médium commencera à entendre la voix des entités. Il
distinguera la voix de chacune d’elles et les reconnaîtra; il pourra ensuite communiquer
avec elles, poser des questions par la pensée auxquelles elles répondront.

Par contre il est nécessaire de prendre les plus grandes précautions pour ne pas donner
la passivité à des entités inférieures qui vont commencer à se manifester par quelques
railleries, plaisanteries, paroles vaniteuses, éloges, basses pensées, etc. Si le médium se
complet à les entendre, elles deviendront des compagnons irritants et difficiles à éviter.

28
COMMENT DEVELOPPER
LA MÉDIUMNITÉ VOYANTE

Pour développer cette médiumnité, nous allons procéder de la façon suivante :


concentrons nous, avec les yeux ouverts ou fermés. Avec la pratique, nous
commencerons à voir quelque chose, comme des images opaques, floues sans aucune
distinction.

Ces formes avec le temps vont commencer à prendre forme, à se dessiner jusqu’à ce que
nous commencions à les percevoir plus précises, à partir de ce moment nous allons
commencer à voir les traits et les détails, les apparences des entités. La vision mentale
du médium se présente comme si elle était imaginant quelqu’un en pensée.

Au début ces images qui seront à peine nettes mais ensuite avec de la pratique, elles
deviendront claires, limpides à mesure que le développement progresse.

29
COMMENT DEVELOPPER
LA MÉDIUMNITÉ INTUITIVE

Le médium se munira de papier et de crayons et se concentrera.

Ensuite il commencera à noter toutes les pensées qui lui effleureront le cerveau.

Les premières pensées qu’il recevra des entités seront confuses, phrases sans sens,
paroles incohérentes, idées étranges, etc. Il est commun que chaque médium pense que
ce sont ses propres pensées, qu’importe, il doit les écrire et ensuite les analyser.

Avec le progrès de sa médiumnité, les pensées afflueront de plus en plus rapidement


claires et précises. Avec la pratique le médium distinguera facilement si se sont les
siennes ou celles des entités.

30
COMMENT DEVELOPPER
LA MÉDIUMNITÉ INSPIRÉE

Le développement de la médiumnité inspirée diffère totalement de toutes les autres


médiumnités.

Dans la médiumnité parlante, les entités se servent des organes vocaux du médium; dans
la médiumnité écrite, de la main; dans la médiumnité voyante, des yeux; dans la
médiumnité intuitive du cerveau; dans la médiumnité inspirée, les entités utilisent
l’intelligence et le savoir du médium.

Les entités inspirent au médium seulement ce qui est au niveau de sa compréhension.


Déduisons par conséquent que plus cultivée est l’intelligence du médium, plus il sera
inspiré. Pour cultiver son intelligence et devenir un bon médium inspiré il lui faudra lire
beaucoup et de bons ouvrages.

Faire de la lecture des livres une habitude, étudier profondément le Spiritisme,


l’Évangile et tout ce qui peut augmenter nos connaissances intellectuelles. Le but des
médiums inspirés est de prêcher l’Évangile et d’enseigner le Spiritisme. Étudiant,
prêchant et enseignant, le médium sera facilement inspiré et protégé par les bonnes
entités qui luttent pour le progrès spirituel de notre humanité.

Il est habituel que le sommeil nous prenne lorsque nous sommes assis à une table, priant
et concentré. Nous éviterons cet inconvénient si nous prenons soin de notre
alimentation. Le jour de réunion nous éviterons les repas lourds pour un repas plus léger
ce qui évitera un état de somnolence tel qu’il s’en résulte d’un estomac trop rempli. La
digestion d’une soupe, par exemple, ne provoquera pas la somnolence qui accompagne
la digestion d’aliments solides et lourds

31
LES HABITANTS DU MONDE SPIRITUEL

Le premier soin qu’il importe d’avoir dans un pays étranger est de chercher à connaître
les usages et habitudes de ses habitants. La prudence demande que le voyageur procède
de cette façon afin d’éviter tout désagrément imprévisible et savoir comment se
comporter. La médiumnité nous emmène dans le monde spirituel infini, qui a aussi ses
lois, ses usages, et ses propres coutumes.

C’est une erreur de supposer que la mort concède à l’esprit une pleine sagesse ou
l’entière possession de ses sentiments; elle ne lui donne pas ni l’une ni l’autre.

L’esprit désincarné continuera à être le même que celui qu’il était incarné.

L’incarné était-il une bonne personne ? La mort le rendra-t-il meilleur ? Était-il une
personne de mauvaise foi ? La mort en fera un esprit malveillant.

Les deux esprits continueront à cheminer, le bon continuant à répandre le bien, évoluant
et devenant un esprit supérieur; le mauvais pensant au mal jusqu’à ce que la souffrance
et les déceptions l’obligent à chercher par la pratique du bien un soulagement pour sa
conscience perturbée.

Dans le monde spirituel, nous rencontrons des entités dotées des plus grandes vertus et
éblouissantes d’intelligence; là aussi vivent des entités porteuses de vices et très enclin
au mal.

Il y a des esprits mystificateurs qui ne s’importent pas d’assigner leurs communications,


sans aucune valeur, avec des noms d’esprit que nous vénérerons. Méfions nous toujours
des noms car la signature n’est pas un sceau de garantie d’authenticité. Il y a des entités
d’aspect plaisantin, moqueur, dont le but principal consiste à tromper les individus
crédules qui les écoutent et suivent leurs conseils et indications ridicules.

32
Il y a aussi les esprits orgueilleux qui savent tout et qui veulent dominer. Il y a aussi les
mauvais esprits qui répandent en tout lieu la disharmonie, la malveillance, les rivalités,
principalement dans les Centres Spirites entre les médiums et les dirigeants. Ils profitent
de notre amour propre (ego) pour atteindre leurs buts; ils utilisent au maximum l’astuce
pour dévier les médiums de leurs compromis.

N’oublions jamais que les médiums sont le sujet de terribles luttes des entités
ignorantes; seulement ceux qui, luttent peuvent en diminuer l’intensité.

Pour vaincre il est nécessaire d’avoir beaucoup de prudence, de foi et posséder un


intense désir de soulager ceux qui souffrent.
Parmi les entités qui se dédient au bien, nous citerons les êtres suivants : Les esprits
soigneurs qui s’efforcent de réduire les souffrances de l’humanité ; les esprits
consolateurs, dont la fonction est de répandre des pensées de foi et d’espérance parmi
les affligés ; les entités éducatrices, qui se chargent de promouvoir notre progrès moral
et intellectuel. Il y a aussi d’autres catégories d’entités qui travaillent activement pour
l’amélioration des individus, des familles, des villes et des nations.

Voici donc un court résumé des habitants du monde spirituel avec lesquels la
médiumnité nous met en intime relation. Mériter la sympathie des bons esprits et nous
livrer le plus possible de l’influence des mauvais est le grand but que les médiums
doivent appliqués constamment.

En entrant en contact avec les entités, ayons le maximum de prudence. Soyons prudents
comme Jésus le recommandait. Ne croyons pas en tout ce que nous recevons des entités;
voyons premièrement si leurs messages sont en accord avec l’Évangile et les
enseignements des Maîtres. Toutes les communications seront analysées. Analyser une
communication est l’étudier mot par mot, ligne par ligne, paragraphe par paragraphe; et
enfin l’accepter, la rejeter ou le mettre en observation.

Accepter la communication si elle prêche le bien, si elle est en accord avec les exemples
des grands sages et leurs enseignements rencontrés dans leurs livres, si elle peut-être
prouvée facilement. La rejeter; si elle contient un seul mot contre la charité, si elle
comporte des éloges propres à la vanité, si elle traite de sujets que le bon sens rejette, si
ce qu’elle dit est contraire à une longue pratique ferme et confirmée.

Mettez-là en observation si les enseignements sont nouveaux. Quand l’expérience la


confirmera, elle sera donc accepter.

33
LA LOI D’AFFINITÉ MORALE

La connaissance et l’application de la loi d’affinité morale fait que nous obtenons la


protection et la sympathie des bons esprits et évitons l’influence des ignorants.

Affinité veut dire similarité. La loi d’affinité morale est la suivante : INDIVIDUS DE
MORAL ÉGALE S’ATTIRENT ET DE MORAL CONTRAIRE SE REPOUSSENT.

Cette loi régit nos relations sociales aussi bien pour les incarnés comme pour les
désincarnés. Elle ne sélectionne pas seulement nos amis incarnés mais aussi les entités
qui nous assistent. Une personne studieuse n’a pas pour compagnons habituels des
personnes qui se complaisent dans l’ignorance; celui qui a le vice de boire ne cherche
pas la compagnie de celui qui est tempérant; un pervers se joint à un autre pervers pour
pratiquer le mal; un bon se joint à un autre bon pour répandre le bien.

Par conséquent, la loi d’affinité moral nous enseigne que les bons se regroupent et
s’éloignent des mauvais, que les mauvais se regroupent et s’éloignent des bons.

Une entité affable ne cherche pas un médium orgueilleux; un esprit orgueilleux n’a rien
à faire aux cotés de quelqu’un qui aime l’étude; un esprit évolué s’éloigne d’un médium
qui a des vices.

Comment un médium maldisant, envieux, et rempli d’amour propre peut collaborer


avec de nobles esprits qui éclairent notre humanité ?

Il est difficile pour un esprit illuminé de prêcher « aimer son prochain » par
l’intermédiaire d’un médium rancunier et vindicatif.

Concluons donc que pour que nous puissions mériter l’assistance des bonnes entités, il
est nécessaire que nous soyons bons. Pour ne pas être victimes des entités orgueilleuses,
nous devons effacer notre orgueil et éloigner notre amour-propre excessif, pour ne pas
être manipulé par les entités perverses ni penser au mal.

Fuyons des vices pour ne pas être entouré d’entités vicieuses. Soyons complaisants,
fraternels, tolérants, bienveillants et charitables. Nous établirons ensuite une affinité
morale avec les entités vertueuses, qui est l’unique moyen d’obtenir leurs faveurs.

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Souvenons nous, là où est la vertu il n’y a pas de place pour les vices. Où règne le désir
sincère de pratiquer le bien, le mal, si petit qu’il soit n’a pas sa place.

HYGIÈNE PHYSIQUE ET MENTALE

Ne croyons pas que la médiumnité nous rende différents des autres personnes, ou parce
que nous sommes médiums, nous devons vivre une vie spéciale et nous priver des
bonnes choses que l’existence nous offre. La partie médiumnique à part, nous aussi
nous avons nos obligations envers la société, envers notre famille et envers nous-même.
Nous avons besoin, par conséquent d’assumer les compromis que notre situation
d’incarné nous impose.

Notre perfection spirituelle résultera du bon développement de nos buts matériels et


spirituels. Pour le complet exercice de nos travaux médiumniques, il est indispensable
que nous maintenions une hygiène physique et mentale. Un médium devra être sain de
corps et d’esprit.

Il est donc nécessaire de traiter les deux points suivants;

 Le corps ; parce que c’est un instrument de travail et seulement un mauvais


ouvrier n’a pas de bons outils.

 L’esprit ; parce que c’est notre partie divine et immortelle.

Cultivons les bonnes pensées. Les bonnes pensées apporteront les bonnes paroles et
présideront les bons actes.

Soyons amis des études et de la lecture. La lecture saine et constructive élèvera notre
caractère. La lecture spirite nous offre heureusement d’excellents ouvrages dont les
enseignements développent nos vertus et augmentent notre culture.

Acquérons l’habitude de lire quotidiennement un passage de l’Évangile. Les leçons de


l’Évangile nous enseignent à construire notre bonheur ici-même et dans le monde
spirituel où nous irons un peu plus tard.

Soyons modérés. La modération en toute chose conservera notre santé et nous


proportionnera une hygiène physique.

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Cultivons la prière. La prière quotidienne faite en étant recueilli, est un puissant
fortifiant spirituel et un exercice bénéfique d’hygiène mentale.

LE PROTECTEUR DU MÉDIUM

Dès que nous commençons notre développement médiumnique, un esprit protecteur


nous est désigné, lequel travaillera avec nous dans l’accomplissement de nos activités
médiumniques, nous protègera des assauts des entités malveillantes et nous orientera
pour que notre médiumnité produise des résultats bénéfiques. Chaque médium a son
protecteur, qui est une entité éclairée et possédant l’expérience que requiert ce genre de
travail. Certaines fois c’est un parent, un ami, ou peut-être une entité que nous ne
connaissons pas mais auquel nous sommes liés par des affections et sympathies de vies
passées. Le niveau d’avancement d’une entité protectrice est en relation avec le degré
d’avancement de son protégé ; plus le médium sera évolué, plus sera évolué son
protecteur. Nos travaux médiumniques sont réalisés avec sa présence. Si nous avons
besoin de lui (ou d’elle) pour faire bénéficier quelqu’un des bénéfices de notre
médiumnité, il nous suffit de l’appeler par une prière fervente, une pensée sincère et
immédiatement il (elle) sera à nos cotés, coopérant.

Il arrive quelques fois que l’entité protectrice ai besoin de se retirer, parce qu’est arrivé
le moment de sa réincarnation, ou parce qu’elle devra exécuter certaines tâches dans
d’autres plans de l’univers ; dans ce cas elle sera remplacée par un esprit de la même
catégorie.

Prenons bien note du point suivant très important ; le protecteur du médium ne pourra
lui donner aucun bien matériel, ne lui donnera aucune indication, ni conseil pour traiter
des affaires commerciales ; ne le libérera pas de ses épreuves et expiations, ni ne
satisfera ses caprices et ses ambitions.

Les obligations d’une entité protectrice près d’un médium sont d’ordre purement
spirituel et c’est dans ce sens que nous devons entendre sa protection.

Demandons lui qu’il nous permette d’obtenir la richesse spirituelle, de cette manière,
plus nous deviendrons spiritualisés, moins nous aurons besoin des choses de la Terre.

36
QUALITÉS D’UN BON MÉDIUM

Rigoureusement parlant les bons médiums sont rares. La majorité présente un défaut qui
lui diminue la qualité des bons. Le défaut si petit qu’il soit est toujours d’origine morale.
Cependant, le médium qui réunit les cinq qualités suivantes peut-être qualifié de bon;
SÉRIEUX, agit avec MODESTIE, DÉVOUEMENT, ABNÉGATION, ET
DÉSINTERÊT.

 Le Sérieux ; est une vertu que le médium possède pour utiliser sa médiumnité à
des fins vraiment utiles, l’exerçant comme un noble sacerdoce.

 La Modestie ; est une vertu par laquelle le médium reconnaît qu’il est un simple
instrument de la volonté de Dieu et pour ceci ne porte ni orgueil ni vanité de sa
médiumnité. Il ne fait aucune ostentation des communications qu’il reçoit, parce
qu’il sait qu’il est à peine un simple intermédiaire. Il ne se juge pas à l’abri des
mystifications, et quand il est mystifié il comprend que ceci s’est produit en
vertu des failles de son caractère ou du à une erreur de sa conduite ; qu’il
cherche donc à se corriger pour éloigner de lui les esprits mystificateurs.

 Le Dévouement ; est une vertu par laquelle le médium se dévoue ardemment


aux bénéfices de ses compagnons qui souffrent. Le médium dévoué se considère
comme un serveur de Dieu, et pour cela ne rejette aucune opportunité de servir
ses confrères, les aidant tous quand ils ont aussi besoin des soins des entités.

 L’Abnégation ; est une vertu par laquelle le médium porte son dévouement
jusqu’au sacrifice. Le médium dévoué n’hésite pas à renoncer à ses loisirs, à ses
habitudes, à ses plaisirs, quand il s’agit de prêter des secours médiumniques à
qui que se soit.

 Le Désintérêt ; est la vertu par laquelle un médium donne de grâce ce qu’il a


reçu de grâce. Le médium désintéressé n’attend aucun remerciement des
humains.

Voici exposées les cinq vertus que nous devons cultiver, si nous voulons mériter la
qualification de « bons médiums ».

37
QU’EST-CE QUI FAIT FAILLIR UN MÉDIUM ?

Du Livre des Médiums d’Allan Kardec, reprenons les dix causes suivantes qui mènent
un médium à faillir : erreur d’analyse rigoureuse des communications, légèreté,
indifférence, présomption, orgueil, susceptibilité, exploration, égoïsme, envie et éloges.

Le manque d’analyse rigoureuse des communications ouvre la porte aux entités


mystificatrices, par l’intermédiaire de communications extravagantes, qui dévient le
médium et stérilisent sa médiumnité qui ne produira plus rien d’utile.

La légèreté est propre aux médiums qui ne prennent pas au sérieux leur médiumnité et
l’utilise pour des futilités. Les médiums légers vivent constamment entourés d’entités
d’ordre plaisantin et moqueur, desquelles il n’y a rien à espérer de bon.

L’indifférence caractérise les médiums qui ne cherchent pas à améliorer leur manière
d’agir et ne tirent aucun profit des conseils que les entités protectrices leur donnent. Les
médiums indifférents finissent par êtres abandonnés par leur protecteur, parce que seul
les entités de bonne volonté aident les médiums qui travaillent activement pour leur
propre réforme morale.

La présomption est un trait distinctif des médiums qui jugent que seulement eux-mêmes
reçoivent des communications d’entités élevées et se croient infaillibles. Les médiums
présomptueux risquent facilement d’êtres mystifiés.

L’orgueil ; les médiums orgueilleux pensent valoir plus que leurs compagnons et ne plus
rien à avoir à apprendre. De dures leçons les reconduiront à l’humilité de laquelle ils se
sont éloignés.

La susceptibilité démontre que le médium possède un excessif amour-propre.


Souvenons nous que l’amour-propre est la cause de nombreuses chutes. Les médiums
susceptibles se choquent quand les communications sont analysées et oublient de
pratiquer la sublime vertu qui s’appelle tolérance.

38
L’exploration de la médiumnité apporte de très graves chutes. Le spiritisme vient pour
détruire l’égoïsme et non pas le renforcer ; pour cela le médium qui utilise sa
médiumnité pour explorer ses frères dénature sa noble finalité.

Les médiums égoïstes sont ceux qui utilisent leur médiumnité seulement pour leur
propre compte, oubliant de servir leur prochain. Il est clair que les entités du bien
évitent ces médiums qui seront assistés par des esprits ignorants.

L’envie est le défaut des médiums qui sont dépités quand d’autres médiums ont une plus
grande et meilleure production qu’eux. Il n’y a aucun motif pour envier les autres.

Que celui qui veut être épaulé par les entités élevées mérite leurs attentions par la
pratique du bien et un comportement exemplaire.

Un médium ne prêtera jamais attention aux éloges de quelque endroit qu’elles viennent.
L’éloge réveille notre amour-propre et alimente notre orgueil. Il est raisonnable de
savoir que les humains et les entités supérieures, difficilement rendent des éloges, et
quand ils le font, c’est avec des paroles stimulantes qui incitent notre travail et nous
propulsent pour le réaliser.

Comme nous le voyons, les causes de la chute des médiums se trouvent à l’intérieur
d’eux-mêmes ; pour cela il est nécessaire un maximum de vigilance pour quelles ne
produisent pas de mauvais effets.

39
40
LA SUSPENSION DE LA MÉDIUMNITÉ

Il peut se produire que nous soyons obligés de suspendre temporairement l’exercice de


notre médiumnité. Dans ce cas, nous devons demander à Dieu qu’il nous affranchisse
d’elle pendant la période nécessaire. Pour cela, au moment de notre prière nous ferons
l’oraison suivante : Dieu, comme vous le voyez je dois accomplir mes compromis
terrestres (nommer le compromis) ce qui m’empêchera durant quelque temps
d’accomplir régulièrement mes devoirs de médium. Je vous prie de bien vouloir
m’accorder ou me concéder cette licence, promettant de continuer à prêter mes services
médiumniques dès que cet empêchement cessera.

Il est bon de noter ce point très important : le motif qui lèvera le médium à solliciter
cette licence devra être très sérieux; sinon, au contraire, la pétition ne sera pas accédée.

Chacun de nous jugera avec sa conscience, si de ce fait, il a lieu de suspendre


temporairement sa médiumnité, n’oubliant pas qu’un travail interrompu retarde.

Nous citerons quelques faits normaux qui sont autorisés à un médium pour demander
licence :

VOYAGES ; Ayant à voyager, s’absenter de la ville pour quelque temps.

SERVICES ; Les employés dépendent de leur patron. Il est commun de faire des heures
supplémentaires qui diminuent le temps qui pourrait être utilisé pour servir dans un
Centre. Il est nécessaire de prier Dieu, avec de constantes oraisons, qui puissent vous
libérer des obligations matérielles pour pouvoir se consacrer à vos activités spirituelles,
sachant que vous obtiendrez l’appui de la spiritualité.

ETUDES ; Les étudiants durant la période des cours si les horaires des leçons ne leur
permettent pas une fréquence assidue au Centre.

LA GROSSESSE ; Durant la période de gestation, les gestantes doivent


impérativement s’abstenir de la pratique de la médiumnité. Elles pourront cependant
continuer de fréquenter le Centre.

LE DEVOIR DE LA MERE ; Les mères, dont les responsabilités et l’éducation des


enfants est si nombreuses, principalement quand les enfants sont petits, peuvent
solliciter très justement la suspension provisoire de la médiumnité.

Cependant avec la médiumnité suspendue, le médium ne reste pas absent de certains


devoirs lesquels le préservent et lui donnent une certaine tranquillité.

Ainsi chaque jour, il dédira quelques minutes de prière en hommage à ceux qui
souffrent. Les actions de ces prières seront d’un grand bénéfice pour ceux auxquelles
elles seront attribuées. Pour ceci il choisira un moment pendant lequel il ne sera pas du
tout occupé et s’en remettra à la prière.

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Il est convenable que ce soit tous les jours à la même heure; il fera son possible pour
assister aux sessions du Centre et lira chaque jour un passage de l’Évangile, ce qui lui
apportera hygiène physique et mentale.

S’effaçant la cause qui a motivé la suspension de sa médiumnité, le médium


recommencera immédiatement ses fonctions médiumniques, tout en faisant cette
oraison : « Merci mon Dieu, du fait qu’est cessée la cause qui a nécessité la suspension
de mon travail de médium; Je vous prie de me permettre de travailler de nouveau ma
médiumnité et de récupérer le temps perdu ».

Après qu’est disparue la raison de la suspension de sa médiumnité, si le médium


persiste dans l’éloignement de son devoir médiumnique toutes les perturbations et
persécutions des entités inférieures recommenceront et le médium sera très facilement
obsédé.

Il se peut aussi que le médium ait sa médiumnité suspendue par ordre supérieur, ceci est
en relation directe avec ses guides spirituels qui peuvent fermer sa médiumnité
directement. Quand ceci arrive il faut donc considérer les deux raisons suivantes :

1) Les mentors suspendent la médiumnité pour que le médium passe par une
période de repos, durant laquelle son organisation physico-spirituelle puisse se
réajuster et se renforcer, le préparant ainsi pour de nouveaux et plus forts
combats contre les ténèbres et pour des travaux fructifiant dans l’avenir.

2) Pour une erreur du médium. Le médium qui dévie du droit chemin, qui s’en
remet à des actes contraires à la moral, peut avoir sa médiumnité coupée par
compassion de ses guides spirituels, pour que ne lui adviennent pas de plus
grands maux, c’est à dire pour le protéger. Quand le médium se rend compte que
sa médiumnité est suspendue il doit faire un rigoureux examen de conscience.
S’il ne découvre aucune déviation du droit chemin, c’est parce qu’il doit passer
par une période de repos. Le cas contraire il doit absolument s’empresser de
corriger l’erreur qui a motivé sa suspension, pour nouvellement pouvoir mériter
les faveurs da la spiritualité.

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LA LOI D’AFFINITÉ FLUIDIQUE

Les médiums ne peuvent pas servir d’instrument à toutes les entités, indistinctement. La
manifestation des entités est régularisée par loi d’affinité fluidique. Cette loi est la
suivante : pour qu’une manifestation puisse se produire il est nécessaire que le périesprit
du médium est une affinité fluidique avec le périesprit de l’entité qui veut se manifester.

La loi d’affinité fluidique régit tantôt les manifestations d’effets physiques comme
d’effets intellectuels. Dans les phénomènes d’effets physiques, les fluides émis par le
médium doivent se combiner avec ceux de l’entité qui se manifeste : s’il n’y a pas
d’affinité fluidique entre les deux, les fluides ne se combineront pas et il ne se produira
aucun phénomène. De la même façon dans les manifestations intellectuelles, si les deux
périesprits, celui du médium et celle de l’entité, ne se lient pas par faute d’affinité
fluidique, la communication n’aura pas lieu, bien que l’entité soit près du médium. Il se
peut donc que l’entité soit présente à la réunion et veuille se communiquer mais ne
trouve pas de médium avec lequel elle est une affinité fluidique : dans ce cas-là ni le
médium ni l’entité ne pourront faire quoique ce soit pour établir la communication
désirée.

Ne confondons pas la loi d’affinité fluidique avec la loi d’affinité morale. L’une n’a rien
à voir avec l’autre. Entre une entité déterminée et un médium déterminé il peut y avoir
une affinité fluidique et ne pas y avoir d’affinité morale, ou il peut y avoir une affinité
morale et ne pas y avoir une affinité fluidique. L’affinité fluidique dépend de la
constitution de l’organisme spirituel du médium et de l’entité. L’affinité morale est la
conséquence de l’avancement spirituel atteint par le médium et par l’entité.

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LES FLUIDES

Nous pouvons commencer notre étude des fluides par n’importe quelle chose; une
pierre, un morceau de métal, un végétal, un peu d’air, voire notre propre corps si nous le
voulons parce que tout est constitué de substances fluidiques qui se combinent se
solidifient et prennent des formes en fonction de l’interaction des lois de la physique et
de la chimie qui forment sur notre planète les trois règnes suivants : l’animal, le végétal
et le minéral.

Analysons une fleur : elle est constituée de substances fluidiques qui s’associent en
accord avec les lois de la nature. Si nous respirons le parfum de la fleur nous respirons
un fluide.

Examinons un organisme humain, dès que l’ovule est fécondée il se produit une
explosion énergétique et débute la condensation des fluides qui viennent par
l’intermédiaire de l’alimentation maternelle.

La naissance nous permet de maintenir nos fluides ainsi que l’alimentation et l’air que
nous respirons.

Quand le corps devient un cadavre, nous observons que la putréfaction le transforme :


au fil du temps là ou il y avait tissus, muscles, organes , sang, etc., tout disparaît pour ne
laisser qu’un squelette inerte.

Les substances fluidiques qui formaient notre corps retournent au réservoir universel ;
quant aux lois de la nature qui les maintenaient en cohésion parfaitement combinée, ces
dernières ont totalement cessées leurs fonctions.

Il faut penser aujourd’hui que tous les fluides sont dérivés d’un seul et unique fluide,
lequel sous l’action de puissantes forces cosmiques, se multiplie dans une variété
immense de fluides qui remplit l‘espace et dont les combinaisons prennent origine dans
notre univers.

Ce fluide à son état primitif est libre de n’importe quelle modification et on lui donne le
nom de fluide cosmique universel. Les êtres et les choses, depuis le plus petit microbe
sur Terre jusqu’aux radieux mondes célestes baignent dans ce fluide cosmique universel
et sont interpénétrés par lui en permanence. Fontaine éternelle de la vie, un don du Père
Célestiel à tous ses enfants qui vivent dans ce fluide universel cosmique, l’aliment par
excellence pour l’économie de leurs organismes, non seulement de l’organisme matériel
mais aussi de l’organisme spirituel. Chacun l’assimile en fonction de ses capacités
organiques et le reçoit principalement à travers la respiration.

En dehors des fluides de l’ambiance terrestre, nous recevons des cieux d’autres fluides
qui émanent directement de la sphère divine de Jésus, lesquels sont manipulés par lui et
ses assesseurs qui nous accompagnent dans notre marche spirituelle progressive.

Ils arrivent sous formes de nuages d’ondes et apportent santé, bien être, calme,
résignation courage et joie pour tous; malheureusement peu sont les incarnés qui

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bénéficient intégralement de ces fluides ; pour que notre périesprit soit en condition de
l’assimiler il est nécessaire de cultiver la pureté de nos pensées, mots et actes. Ces
nuages, ondes de fluides baignent la Terre et constituent une source inépuisable où les
entités désincarnées curadores (guérisseuses) vont chercher les remèdes spirituels pour
bénéficier les malades aptes à recevoir ces faveurs.

Ainsi comme il y a de l’air pur balsamique qui tonifie, il y a aussi des fluides purs qui
nous revigorent et des fluides impurs qui nous abattent. L’action des fluides sur nous est
continuelle. La pensée est la force qui permet le mouvement de ces fluides, les attirant
les irradiants ou les repoussant. Pensées pures attirent des fluides purs ; pensées impures
attirent des fluides impurs. Si nous recevons la générosité céleste de ce fluide cosmique
universel, indépendamment de quelque effort de notre part, la même chose n’arrive pas
avec les autres fluides.

Nous recevons d’autres fluides en fonction de l’application que nous donnons à notre
intelligence : intelligence moralisée vouée au bien permet une réception de tous les
fluides bénéfiques ; intelligence déviée, c’est-à-dire qui s’en remet aux vices et au mal,
seule, donne droit à une réception en accord fluidique avec ces émissions originelles,
c’est-à-dire aux fluides maléfiques du corps et de l’âme.

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SOINS PAR LE SPIRITISME

Le spiritisme ne fait pas des miracles ; il a seulement découvert quelques unes des lois
qui régissent les fluides et les appliquent aux bénéfices de l’humanité souffrante. Les
lois que nous connaissons sont les suivantes :

1. Une maladie est causée par des fluides impurs qui ont été assimilés par
l’organisme, ou qui se produisent dans son intérieur.

2. Si nous retirons d’un malade les fluides impurs qui le contaminent et que nous y
mettions des fluides purs, les soins se réaliseront. C’est un des fondements de la
cure par le Spiritisme.

3. Une entité connaissant les méthodes de soins spirituelles peut transmettre dans
un corps malade un remède sous forme fluidique.

4. Une entité curadora, (guérisseuse) pour traiter un patient, a besoin d’un médium
qui possède la médiumnité de curador de laquelle il retira le fluide magnétique
qui sert de véhicule aux remèdes fluidiques.

5. La force qui déplace les fluides est la force magnétique, elle est d’autant plus
forte en fonction de la volonté du médium et de l’entité qui effectuent les soins.

6. La volonté du médium jointe à celle de l‘entité curador ne suffisent pas s’il n’y
a pas de réelle volonté du patient d’accepter les soins.

7. La volonté du médium alliée à la volonté de l’entité curadora condensent et


dirigent le fluide curatif ; le patient par sa volonté attire vers lui les ondes
fluidico-magnétiques qui vont le soigner. Dans le cas où le patient est dans
l’impossibilité d’agir par sa propre volonté, elle pourra être substituée par la
croyance et la prière effectuées par sa famille.

8. Le spiritisme ne soignent pas toutes les maladies. La réussite du traitement


spirituel dépend de la ferme conviction et de la croyance vive du patient ou de sa
famille et du médium.

9. Les foyers que produisent les fluides impurs responsables des maladies sont
localisés dans le périesprit. Le mal, les vices et les passions inférieurs produisent
des tâches dans notre périesprit ; de ces tâches prennent origine des foyers
d’infections qui ruinent notre corps physique et spirituel dans cette incarnation et
les futures. Pour ceci n’importe qui d’entre nous peut-être avec son périesprit
totalement entaché par d’exécrables comportements dans des incarnations
passées ou peut le tâcher maintenant s’il ne sait pas vivre dignement. En général
il ne faut pas chercher la cause d’une maladie dans la vie présente mais dans une
incarnation antérieure.

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10. La condition essentielle pour qu’un patient mérite les soins spirituels est qu’il se
moralise. Adoptant des attitudes d’hygiène physique et mentale, cherchant à
vivre en accord avec les enseignements et l’Évangile, le patient annihilera dans
son périesprit les foyers d’impuretés qui s’agrègent et ruinent la santé de son
corps.

11. Toutes les entités incarnées et désincarnées irradient constamment des fluides.
Ces fluides sont d’autant plus purs et puissants en fonction de l’avancement
moral que l’entité a atteint.

12. Toutes les entités incarnées comme désincarnées assimilent les fluides.
Les fluides que les entités assimilent sont en étroite relation avec les pensées qui
les alimentent.

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LES REMÈDES SPIRITUELS

Les remèdes spirituels diffèrent radicalement des remèdes matériels. Pendant que le remède
matériel attaque la maladie superficiellement, c’est-à-dire sur la partie physique, le remède
spirituel agit sur la cause profonde qui a engendré la maladie, c’est-à-dire sur les tâches
présentes sur notre périesprit. Le remède matériel soigne le corps, mais ne prend pas soin de
notre périesprit. Cependant si la maladie à son origine sur le périesprit, le soin sera à peine
apparent et momentané, parce que la tâche périspirituelle persistera. La maladie se
manifestera toujours sous une forme ou sous une autre. Le remède spirituel se dirige
spécialement sur le périesprit, parce que celui-ci étant soigné, obligatoirement le corps
matériel sera soigné. Il est déjà su que notre corps physique est le reflet du périesprit notre
corps spirituel. Donc nous pourrons en tirer la suivante conclusion logique ; le corps
spirituel sain correspondra à un corps matériel sain ; corps spirituel malade correspondra à
un corps matériel malade.

Cependant le malade doit lutter pour s’intégrer et se maintenir dans la possession d’une
santé matérielle. Il ne doit pas oublier que la maladie, principalement celles qui ne
rencontrent pas de soins sur Terre, est un remède énergétique pour le traitement de son
corps spirituel. Certains patients ont besoin de plus d’une incarnation douloureuse, afin que
leur périesprit puisse se soigner de terribles tâches obtenues dans des existences passées.

Les remèdes spirituels consistent en fluides. Les fluides sont administrés aux patients par
deux moyens ; par les passes et par l’eau magnétisée. Les passes sont appliquées par les
entités curadoras, généralement avec le concours d’un médium curador. L’eau fluidifiée
quant à elle est une eau commune fortement imprégnée de fluides.

La bonté divine ne dépend pas des hommes pour se manifester. Cependant les malades qui
ne pourraient compter sur l’aide d’un médium curador pour en être bénéficié pourront
recevoir chez eux les remèdes spirituels dont ils ont besoin : ils auront des passes et de l’eau
fluidifiée. Pour ceci, ils procèderont de la manière suivante : ils choisiront une heure
déterminée, toujours la même; ce sera une heure où ils seront le plus libre possible des
préoccupations matérielles ; ils mettront sur la table un verre d’eau ; feront une prière avec
ferveur à Dieu, Jésus, leur ange gardien etc., demandant a recevoir une passe et que le verre
d’eau soit fluidifié. Ils n’oublieront pas de consacrer une partie de leur prière à ceux qui
souffrent, incarnés ou désincarnés pour qu’ils puissent eux aussi bénéficier en retour d’un
appui. Cinq minutes (plus ou moins) de prière fervente et de bonne concentration seront
suffisantes. Ensuite ils boiront l’eau, confiant qu’ils sont en train d’ingérer un remède qui
leur fera du bien et qu’ils leur a été transmis une passe énergétique.

Les malades incurables trouveront ainsi un profond soulagement s’ils procèdent de la sorte.
La résignation pendant l’épreuve ou l’expiation par laquelle ils sont en train de passer, le
calme intérieur dont ils vont bénéficier, les allègeront d’un fardeau pesant et l’espérance
brillera dans leur cœur, leur éclairant le passage d’entrée pour un futur bonheur.

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MÉDIUMS CURADORS (GUÉRISSEURS)

Les médiums curadors sont ceux qui possèdent la médiumnité de pouvoir soigner. Les
personnes possédant cette médiumnité peuvent soigner un patient par le moyen d’une
passe ou d’une prière. Les médiums curadors irradient en abondance des fluides de haut
pouvoir magnétique, desquels les entités curadors utilisent pour produirent des soins et
manipuler des remèdes fluidiques.

On utilise la médiumnité curador de la façon suivante ; le médium se concentre et


demande à Dieu qu’il permette que les entités curadors qui utilisent les fluides
irradiants les appliquent aux bénéfices des nécessiteux. Ensuite il continuera à être
concentré deux à trois minutes ; cela sera suffisant pour que la cure puisse s’établir ou
qu’un soulagement se fasse sentir aux niveaux des patients.

Bien que la médiumnité est un don que l’on porte depuis la naissance, nous pouvons
tous devenir médium curador, parce que nous possédons tous la force magnétique ; il
est vrai cependant que nous ne la possèderont à un haut degré comme les médiums
curadors ; mais avec de la bonne volonté, de la foi dans la providence divine et un
intense désir de soulager ceux qui souffrent, il est possible de distribuer de grands
bénéfices spirituels.

Nous pouvons et nous devons procéder de la manière indiquée en haut et avec un peu de
fluides magnétiques que nous possédons, les entités curadors sècheront beaucoup de
larmes.

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LA FOI ET LA PRIÈRE

Il y a deux forces puissantes avec lesquelles nous pouvons facilement utilisées les
réserves fluidiques que Dieu a mis à notre disposition. Ces deux forces, aussi puissantes
et malléables l’une que l’autre, sont ; la foi et la prière.

 La foi doit être une foi rationnelle, c’est-à-dire que nous devons savoir pourquoi
nous avons cette foi. La foi rationnelle s’acquière par l’étude des lois divines,
particulièrement dans l’Évangile et dans les enseignements du spiritisme. Avoir
foi et confiance en Dieu ; c’est de savoir que veillant sur nous, étant notre
amparador (protecteur) et nous protégeant est la Providence Divine. Avoir la foi,
remettre notre destin à notre Père omniprésent, certain de ce que tout ce qu’il
nous donne, douleurs, joies, pauvreté, richesse, santé, maladie etc., tout est pour
notre bien; parce que tout servira pour le perfectionnement de notre âme. Avoir
foi en Dieu et être résigné dans l’adversité, l’humilité, la prospérité. Avoir la foi
c’est avoir la certitude absolue que rien de mauvais n’arrivera, si Dieu ne le
permet pas ; et s’il permet que survienne quelques maux c’est parce que nous le
méritons, en avons besoin, ou l’avons demandé avant d’incarner (comme
épreuve) ; si nous ne le méritons pas, le mal ne nous atteindra pas. La foi est une
force d’attraction ; elle attire sur nous le secours divin et nous aide à secourir
ceux qui sollicitent notre aide.

 La prière est un acte de foi. Par la prière nous aimons Dieu qui est notre Père à
tous et nous le remercions des faveurs qu’il nous fait continuellement et nous lui
demandons ce dont nous avons besoin. La prière nous lie à Dieu. Quand nous
prions, notre pensée comme un rayon lumineux, se projette à l’infini dans toutes
les directions à la fois et va atteindre les régions de lumière d’où nous
proviennent les bénédictions des anges. La prière développe, augmente et fortifie
notre foi. La foi dépend de la prière et la prière dépend de la foi ; il est
impossible de séparer l’une de l’autre.

La véritable prière se caractérise par les points suivants : elle doit être fait avec soin et
amour ; ce doit être une impulsion spontanée de notre du cœur. Prier seulement avec les
lèvres ne signifie rien, nous devons sentir notre prière. Il est nécessaire que nous vivions
en accord avec elle ; prier d’une façon et vivre de l’autre, c’est le propre des hypocrites.

Si nous demandons à Dieu qu’il pardonne nos erreurs nous devons aussi pardonner
celles des autres. Si nous demandons à Dieu qu’il nous livre du mal, c’est notre devoir
de ne plus pratiquer le mal. Si nous demandons à Dieu qu’il ne nous laisse pas tomber
en tentation nous devons résister à toutes les tentations quand elles vont se présenter
dans notre vie. Si nous demandons à Dieu qu’il nous donne notre pain de ce jour, nous
devons providencier pour qu’il ne manque pas de pain à nos frères moins favorisés, une
fois que ceci est à notre portée, parce que la loi est la suivante : Ce que vous désirez
pour vous, faites le aussi pour les autres.

Faisons notre prière quotidienne, ensuite vivons le reste de la journée de la même


manière que nos actes, paroles et pensées doivent être en accord avec Dieu. Pour que la
prière ne devienne pas monotone et quasi automatique par l’habitude, cherchons,

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trouvons un motif pour prier ; il est nécessaire que la prière est un objectif. Il est très
facile de rencontrer des motifs pour nos oraisons quotidiennes ; il suffit d’observer à nos
alentours ce qui se produit et en nous même aussi ; par exemple si nous savons qu’il y a
une discorde dans une famille ? Prions pour que l’harmonie revienne dans cette
famille ; il y a une maladie dans un foyer ? Prions pour que la santé revienne; il y a
quelqu’un en difficulté ? Prions pour qu’il puisse vaincre ces difficultés ; un être vient
de désincarner ? Prions pour que lui soit concéder la compréhension de son nouvel état ;
nous découvrons en nous un défaut ? Prions pour que la spiritualité nous aide à le
corriger ; nous avons des défauts ? Demandons à Dieu qu’il nous concède assez de
forces et de bonne volonté pour nous en livrer. Ainsi chaque jour nous pouvons
rassembler de nobles motifs pour diriger à Dieu nos prières.

Quand nous aurons développé en nous une foi vive et rationnelle et appris à prier avec
le cœur, nous serons heureux et nous nous transporterons dans les plans supérieurs de la
spiritualité.

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N’ESPERONS PAS TOUT DES AUTRES

Pour avoir recours à Dieu nous n’avons pas besoin d’intermédiaire, nous n’avons besoin de
personne. Les biens de Dieu sont pour tous ses enfants et chacun de nous peut demander ce
dont il a besoin sans interférence d’une autre personne. Nous avons l’initiative. Dieu espère
que nous allions vers le bien pour nous envoyer son aide. Pour fluidifier l’eau, faire une
passe, pourquoi dépendre des autres si nous même nous pouvons le faire ? Dirigeons nos
prières, nos suppliques à Dieu ; il sera déterminé quel est le messager qui viendra nous aider
et par quel moyen nous serons aider.

Nous savons que l’eau est une fantastique substance pour les remèdes spirituels, parce
qu’elle peut-être facilement magnétisée et imprégnée de fluides curatifs. Pour le soin des
malades et la conservation de notre santé et des personnes qui nous sont très chères, il n’y a
rien de plus simple et de plus naturel que d’appliquer une méthode de soins par un verre
d’eau ; qui consiste dans la méthode suivante : toutes les nuits avant d’aller nous coucher
nous mettrons à notre chevet de lit un verre d’eau et prierons Dieu qu’il permette que soient
déposés les fluides utiles à la réparation de notre corps. Le matin après nos prières, nous
boirons le verre d’eau magnétisé confiant dans la Providence Divine.

Utilisons aussi les passes. Tous nous possédons la force magnétique qui peut-être
grandement augmentée par la foi et la prière. Comme cela est beau un père ou une mère
priant Dieu pour la bénédiction de ses enfants ! Comme cela est sanctifiant le fait de ce que
l’époux ou l’épouse utilisent les recours divins aux bénéfices de sa famille entière.

A ce propos lisons une page écrite par Léon Denis dans son ouvrage « L’Invisible » ;
La volonté de soigner communique aux fluides magnétiques des propriétés curatives. Le
remède pour nos maux est en nous. Une personne bienveillante et saine peut agir sur les
personnes affaiblies et malades et les régénérer par l’imposition des mains. La foi vive, la
volonté et la prière soutiennent l’opérateur et le malade ; quand les deux sont unis par la
pensée et par le cœur, l’action curative est plus intense.

Libre de tout intérêt matériel, pratiqué avec charité, le magnétisme est la médecine des
humbles, des croyants, du père de famille, de la mère pour ses enfants et de ceux qui savent
véritablement aimer. Son application est à la portée des plus simples. Elle n’exige rien si ce
n’est la confiance en soi, la foi, la croyance en Dieu, qui de toutes parts fait irradier la force
de la vie. Comme le Christ et ses apôtres, comme les saints et les prophètes, tous nous
pouvons poser nos mains et soigner, si nous savons aimer et appliquer ce sentiment sublime
à nos prochains dans un ardent désir de les soulager de leurs maux.

Quant on considère tout le pouvoir du magnétisme curatif et les services qu’il a déjà rendu à
l’humanité, il n’est pas trop de manifester en son moi intérieur contre les tendances qu’on
les pouvoirs politiques, qu’on certains pays de lui empêcher par tous les moyens son libre
exercice. Ainsi agissant ils violent les plus respectables principes comprimant à leurs pieds
la souffrance d’autrui et les privant des droits sacrés.

Le magnétisme est un don de Dieu. Il faut en équilibrer son usage, éviter l’abus. Empêcher
son application est usurper l’action divine. C’est attenter contre la liberté et le progrès de la
science. C’est faire preuve et œuvre d’obscurantisme.

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L’OBSESSION

L’obsession est un acte par lequel une entité persécute une autre personne. Une entité
obsessive est toujours une entité malveillante. Les bonnes entités n’obsèdent personne.

1) Défaillances morales.

Nous savons par la loi d’affinité morale que chacun de nous appartient à un groupe
d’entités dont les goûts et les inclinations sont égaux aux nôtres. Ainsi étant, chacune
des imperfections de notre caractère attire auprès de nous des entités de mêmes
imperfections. Si en dehors de l’affinité morale il y a aussi l’affinité fluidique, l’entité
obsessive se trouvera dans un champ libre pour agir sur nous, c’est-à-dire nous
influencer. Il est bon de préciser que c’est la loi d’affinité morale qui assure à nos côtés
les entités et non la loi d’affinité fluidique. La première sélectionne nos compagnons
désincarnés et la deuxième leurs facilitent l’accès et l’action.

2) Vengeances des ennemis désincarnés.

La seconde cause des obsessions se manifeste lorsque nous avons des ennemis
désincarnés. Tous nous en avons eu de nombreux dans des vies passées. Nous sommes
déjà passés par la folie de l’ignorance et cette ignorance nous a fait commettre des
actions détestables ; elle a blessé et porté préjudice à de nombreux frères. Combien
d’ennemis d’orgueil, qui est la forme la plus terrible de l’ignorance, avons-nous
contracté dans des vies passées et même dans l’actuelle ?

Si un être auquel nous avons porté préjudice était désincarné et qu’il n’est pas appris à
transformer la haine en amour du prochain, et nous si de notre côté nous ne faisons rien
pour mériter le pardon, il peut exercer sur nous sa vengeance, nous tourmenter par
l’obsession. Dans le désir féroce de vengeance il peut s’abattre sur notre foyer, nous
jeter avec le temps sur un lit froid d’hôpital, voire dans un centre psychiatrique.

L’attaque ne vise pas toujours la personne obsédée. L’obsédé récurrent est à peine un
instrument dont l’obsessif utilise pour atteindre son ennemi. L’entité obsessive travaille
particulièrement sur une personne pour affecter une famille entière. La personne
attaquée est porteuse de médiumnité. Elle profite de cette médiumnité pour commettre
ses méfaits. Il se produit cette espèce d’obsession qui présente toutes les caractéristiques
de la folie et aussi sous forme de maladie que rien ne réussit à soigner.

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3) Médiumnité non développée.

La médiumnité non développée produit des obsessions parce que les personnes qui
possèdent cette médiumnité et ne la développent pas sont facilement agressées par les
entités perverses, ignorantes. Il y a des individus qui résistent et fréquemment blessées,
traversent la vie ; d’autres plus faibles et s’ils ne la développent pas, terminent obsédés,
direction l’hôpital psychiatrique pour la plupart d’entre-deux. Les signes précurseurs de
cette modalité de l’obsession sont décrits dans le chapitre : « Apparition de la
médiumnité ».

4) Médiumnité mal utilisée.

La médiumnité mal utilisée se termine en cruelle obsession. Le médium qui ne veut pas
accomplir, assumer ses compromis ou, enclin d’un intérêt personnel, est abandonné par
les bonnes entités (gardiens, mentors, anges ) et devient la proie des entités criminelles,
qui ne le laisseront plus en repos.

Une entité obsessive n’agit jamais seule. Comme les malfaiteurs incarnés qui
s’organisent en bandes pour leurs méfaits, les entités obsessives vont elles aussi en
groupes répandant la douleur et inspirant le mal aux incarnés qui oublient de veiller et
prier.

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COMMENT SOIGNER L’OBSESSION ?

L’obsession est une maladie spirituelle et par conséquent, elle doit être traitée
spirituellement. Il est meilleur, quand se manifeste un cas d’obsession, d’aller chercher
un Centre Spirite, dont les dirigeants possèdent déjà une bonne expérience pour prendre
soin de ce type de maladie.

Il faut trouver un Centre Spirite, parce que la famille de l’obsédé ne doit pas rester
inactive ; il est nécessaire que le traitement soit fait pour tous. La participation de toute
la famille est très importante parce que comme nous le savons la personne visée n’est
pas toujours l’obsédée, mais une, voire plusieurs personnes de son entourage. De
nombreuses fois l’obsédé est un simple instrument par lequel l’entité obsessive blesse
ceux auxquels elle garde des ressentiments.

La prière prête un grand mérite. Tous, l’obsédé et la famille prient avec humilité et
sincérité implorant le secours divin ; ils étudient l’Évangile et vivent en accord avec ses
enseignements ; ils doivent s’armer de résignation de patience et attendre sereinement
que la miséricorde de Dieu se manifeste. Dans l’espérance ardente que les soins
s’effectuent, il ne faudra pas oublier de prier pour l’entité obsessive : une oraison
charitable et sincère la touchera intimement et le prédisposera au pardon et à aimer son
prochain. Ne pensez pas cependant que la cure s’effectuera du jour au lendemain. Il est
rare que l’entité obsessive se régénère et laisse aussitôt sa victime dès les premières
sessions, en général, il faut un certain temps avant qu’il se convertisse. Quand l’obsédé
et sa famille ne prennent aucune précaution ou soins dans leurs manières de vivre et
qu’ils ne soient pas en conformité avec les enseignements de l’Évangile, ils ne pourront
influencer décisivement l’entité obsessive, l’éloigner et se livrer de son influence.

Nous indiquerons les moyens par lesquels nous pouvons travailler avec réussite contre
les obsessions. Il est bon cependant de noter que la fréquence assidue à un centre spirite
est indispensable.

Quand l’obsession est causée par de mauvais comportements moraux, il est


indispensable que l’obsédé réforme radicalement son caractère ; s’il est porté sur
certains vices il lui faut impérativement les abandonner. S’il est mauvais et vindicatif il
est nécessaire qu’il devienne bon ; s’il est orgueilleux, il est nécessaire qu’il devienne
humble et traiter tous les autres fraternellement. En résumé, il est indispensable de
diminuer ses passions jusqu’à les faire totalement disparaître et transformer les
mauvaises qualités en en bonnes qualités au plus haut point possible.

Les entités désincarnées qui gardent rancune contre nous peuvent se venger en nous
obsédant. Pour éviter que ceci arrive, ayons soin de ne pas nous faire d’ennemis.

S’il se produit quelques disharmonies entre nous et les autres, dans un court délais, nous
devons défaire cette mésintelligence et la transformer en respect. Ne permettons pas que
notre excessif amour propre étouffe nos bons sentiments.

55
Concluons donc que l’unique remède pour soigner les obsessions causées par des
ennemis désincarnés est le mutuel pardon. Dans les sessions spirites les incarnés et les
désincarnés entrent en explications et se pardonnent.

Le remède pour soigner les obsessions motivées par la médiumnité est le


développement de cette médiumnité ou le développement médiumnique.

Dès que l’obsédé commence le travail de sa médiumnité l’obsession commence à


diminuer pour disparaître.

Tous les médiums qui se dévient de leurs médiumnités se détournent de leurs


compromis médiumniques, perdent la protection des entités supérieures et commencent
à êtres persécutés par des entités inférieures qui sont une des causes de leur obsession.

Il est indispensable que le médium veille activement pour ne jamais perdre ses
protections. Cependant si ceci arrive, il mettra en commun tous ses efforts pour revenir
dans le bon chemin et se maintiendra ferme dans sa volonté pour ne plus jamais
commettre cette erreur.

56
LA POSSSESSION

Quand l’entité obsessive a avec sa victime une affinité fluidique quasi parfaite,
l’obsession présente un aspect beaucoup plus grave, parce quelle se transforme en
possession.

Les irradiations fluidiques du possédé, se combinent très bien avec l’entité possessive,
qui fait que les deux périesprits s’unissent ; ensuite l’entité possessive paralyse la
volonté de l’incarné et la subjugue entièrement, à tel point que l’on note chez le possédé
deux personnalités, celle de l’entité et celle du possédé.

Les caractéristique d’un possédé sont celles d’un fou furieux : il court à travers les rues
arrache ses vêtements, se jette par terre, se projette contre les gens, etc. D’autres fois, il
parle seul durant des heures, fait des discours et maintient des conversations absurdes.

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SOIGNER LA POSSESSION

L’on soigne la possession, organisant des sessions spéciales de doctrination* de l’entité


possessive. A ces sessions les assistants ne sont pas acceptés, ni même les familiers du
malade. L’on choisit des médiums ayant une bonne formation médiumnique. Le
dirigeant de la session et les médiums, voire le possédé (ce n’est pas toujours le cas)
sont les seuls à participer aux travaux. le possédé sera assis à table entre deux médiums.
Il est commun que le possédé se lève, chemine dans la salle et essaye de fuir. Il faudra
faire preuve d’autorité et de fermeté afin que le travail soit bien effectué. Le dirigeant
endoctrinera énergétiquement l’entité. En cas de nécessité, il se peut qu’il faille
maintenir de force l’entité. Tous les médiums devront rester concentrés au mieux.

L’on obtiendra un résultat satisfaisant très rapidement et l’on notera que l’entité va
commencer à céder devenant de plus en plus paisible jusqu’à sentir le désir de laisser
définitivement en paix sa victime ou ses victimes et va sentir le devoir de se régénérer.
Dans certains cas l’incarné et le désincarné se réconcilient totalement jusqu’à s’aider
mutuellement pour se rééquilibrer et travailler leur réforme intérieure.

*Le terme doctrination est couramment utilisé dans le mouvement Spirite. « La doctrination doit viser la
modification de la façon de penser et d'agir des Esprits cherchant à s'améliorer, en leur enseignant le
chemin du bien et du pardon, les réveillant sur la nécessité de la rénovation spirituelle en les aidant à
découvrir l'évangile de Jésus, pour leur entière libération ». (Centre d'Études Spirites Allan Kardec).

58
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
SUR LES OBSESSIFS

De ce qui a été exposé antérieurement nous conclurons que l’obsession n’est


proprement pas un mal mais un avertissement, et très sérieux de ce que la vie de
l’obsédé et des personnes qui l’entourent ne suit pas son cours normal; il y a eu une
déviation du droit chemin qui mène au Père Céleste, imposant une rectification.

La principale cause produisant l’obsession est un manque de moralité. L’individu moral


ne peut pas être obsédé parce qu’il n’offre pas les opportunités pour que les obsessifs
agissent.

La moralité est entièrement contenue dans le mandement suivant : AIMER DIEU PAR-
DESSUS TOUT ET AIMER LE PROCHAIN COMME NOUS-MÊMES.

Ainsi étant nous devons être : éduqués, courtois, bons, respectueux du droits des autres,
de leurs façons de penser, patients, humbles, doux et pacifiques ; en harmonie aux lois
divines et humaines ; indulgents devant les erreurs des autres et rigoureux avec les
nôtres ; en un mot, de traiter les autres comme nous aimerions qu’ils nous traitent.

Corrigeant les imperfections de notre caractère, les entités obsessives s’éloigneront de


nous, ou se régénèreront touchées par notre exemple, ou ne rencontreront pas de camps
propices pour agir.

Il y a des cas ou une entité avant de se réincarner demande qu’elle lui soit permis de
souffrir de l’épreuve de l’obsession. De cette façon, elle pourra plus facilement
cheminer dans le droit chemin dans la famille où elle s’incarnera ; dans ce cas,
l’avantage est double : d’un côté elle va corriger de vieilles erreurs d’existences passées
et d’un autre côté individus retardataires sont obligés d’ouvrir les yeux devant la
lumière, certaines fois par un coup de douleurs.

L’obsession est un soin facile quand tous animés de vive foi, cherchent fidèlement à
suivre le principe universel : aimer. Cependant si l’orgueil, les idées préconçues, la
commodité parlent plus haut, rien ne pourra être fait en faveur de l’obsédé.

Il est bon de noter aussi que tout n’est pas de l’ordre de l’obsession, ni n’est causé par
les entités ; il faut être prudent avant de juger quoique ce soit. Fréquemment un individu
s’auto obsède, alimentant des idées absurdes, des ambitions démesurées ou s’en remet à
des lectures pernicieuses. Nous notons la quantité d’individus qui vivant cette vie,
déséquilibrent totalement leur système nerveux. Nous recommandons donc beaucoup
d’observation et d’analyse pour diagnostiquer une personne présentant les symptômes
de l’obsession.

Un point qui doit être pris en considération pour la bonne réussite des soins est la
distraction du patient. Nous ne devons pas le laisser s’en remettre à ses sentiments ; il

59
faut le faire sortir, promener, avoir des divertissements, lui donner des tâches à
accomplir, enfin l’obliger à se livrer le plus tôt possible de l’influence des entités qui
l’obsèdent.

Les obsédés sont toujours avec leurs corps physiques entachés de fluides impurs que
leur injectent les entités obsessives ; d’où le fait de présenter des symptômes de maux
physiques. De rester réellement et longtemps baignant dans ces fluides impurs, ces
derniers finissent par rester sur les corps physiques, altérer la santé et quasi toujours se
positionner sur l’organe le plus fragilisé qui finit par être atteint. Nous voyons que les
obsédés se plaignent de douleurs de dos, d’autres de douleurs de poitrine, d’autres de
céphalées, d’autres de douleur stomacale, d’autres de douleurs aux jambes etc. Les
douleurs de tête étant en règle générale le signe fréquent d’entités obsessives ou
d’entités incarnés ou désincarnés cherchant aide auprès de médiums. En effets les
fluides de mauvaises vibrations se font sentir et où ils pénètrent avec facilité.

Il y a par conséquent un double travail à effectuer :

 Premièrement, endoctriner l’obsessif.


 Secondement, retirer du corps atteint les fluides impurs. Pour expulser du corps
malade les fluides impurs on utilisera les passes et l’eau fluidifiée.

Le fluide magnétique des médiums savamment utilisés par les entités curadors, agissent
comme une force répulsive qui pénètre dans le corps de l’obsédé expulsant les fluides
impurs localisés chez le patient. L’eau fluidifiée doit être administrée continuellement à
l’obsédé ; hautement magnétisée elle agit comme un purgatif, dont l’action défait les
fluides vénéneux.

Mais n’oublions pas la prière. C’est elle qui touche la partie intime de l’entité obsessive
et modifie ses sentiments; elle lui fait oublier le passé. Elle modifie sa façon de penser
et très rapidement prend forme le désir de commencer plus tôt une vie meilleure.

Quand toutes les entités incarnées et désincarnés seront éclairées, quand tous
chercherons à suivre la moral christique dite par Jésus, quand chacun de nous
comprendra et appliquera dans sa vie quotidienne le sublime mandement : AIMER
VOUS LES UNS LES AUTRES, il n’y aura plus d’entités obsessives, ni de personnes
obsédées. Dans ce futur proche, car nous sommes tel immergés dans les brumes, ce
futur proche va devenir un présent radieux, où tous nous serons frères dans le but
sanctifiant de concrétiser sur terre le règne de Dieu.

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LA DOCTRINATION*

La doctrination joue un rôle important dans la cure des obsessions. Doctriner c’est
montrer à l’entité obsessive le mal qu’elle est en train de pratiquer et qu’il n’y a aucun
profit avec ce moyen vindicatif d’agir, lui faire souvenir de la nécessité qu’il y a de
réformer son caractère à la lumière de l’enseignement de Jésus afin de bénéficier d’un
peu de bonheur. C’est-à-dire, tenter de l’éclairer le plus possible.

Doctriner c’est évangéliser. Pour qu’une entité soit doctrinée il faut qu’elle puisse se
communiquer par le moyen d’un médium psychophone ; le doctrinateur commence la
conversation avec lui et durant la réunion, il l’exhortera à se régénérer ; il étudiera ses
intentions et cherchera à les dévier de ses mauvais buts. C’est un travail pénible, long et
fatiguant. Rarement l’obsessif abandonne sa victime durant les premières sessions. Nous
ne devons pourtant pas abandonner et nous devons travailler avec patience,
discernement et argumentation.

La force de l’être enveloppé par les effluves bénéfiques de la prière, aidé par son ange
gardien, fait que l’entité reconnaissant son erreur où elle cheminait finit par céder et
remerciant devient un ami dédié et un collaborateur. Dès lors l’obsession cesse.

Ne les jugeons pas, car si elles n’étaient pas doctrinées par les incarnés, les entités de
faibles vibrations ne pourraient pas évoluer. Il y a dans le monde spirituel des écoles où
tous apprennent à suivre le droit chemin et des instructeurs dédiés qui guident les entités
restées en arrière.

Si Dieu a permis qu’il y ait des communications avec les entités c’est pour que celles-là
serves de leçons aux incarnées, afin de leur apprendre comment éviter les erreurs qui
leur apporteraient de funestes conséquences observées chez les entités qui souffrent,
aussi de les instruire, et permettre d’aider d’autres frères désincarnés.

*Le terme doctrination est couramment utilisé dans le mouvement Spirite. « La doctrination doit viser la
modification de la façon de penser et d'agir des Esprits cherchant à s'améliorer, en leur enseignant le

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chemin du bien et du pardon, les réveillant sur la nécessité de la rénovation spirituelle en les aidant à
découvrir l'évangile de Jésus, pour leur entière libération ». (Centre d'Études Spirites Allan Kardec).

62
QUALITÉS D’UN DOCTRINATEUR

Le doctrinateur est une personne qui éclaire. C’est celui qui organise la session et la
dirige. C’est aussi un médium dont se servent les entités éducatrices pour enseigner et
corriger, non seulement les désincarnés mais aussi les incarnés. La responsabilité d’un
doctrinateur est grande ; c’est vers sa personne que convergent les yeux des habitants
des deux mondes : de la Terre et de l’espace ; pour cela n’importe quelle faille dans sa
vie se répercutera infailliblement dans les travaux spirituels qu’il réalise. Par
conséquent, il devra vivre pur, droit et dignement ; il accomplira religieusement tous ses
devoirs spirituels et matériels que sa condition d’incarné lui demande. Pour parler avec
autorité avec les entités obsessives, maintenir en respect les pervers, les moqueurs qui
peuplent l’espace et méritent l’assistance d’entités élevées, il est nécessaire que le
doctrinateur soit en possession d’une haute moralité et d’une conscience tranquille. Seul
la moralité lui donnera un pouvoir sur les entités maléfiques et seulement par ce moyen
il attirera les entités éclairées qui le seconderont dans ses efforts.

Le doctrinateur prendra soin de son instruction, parce qu’il est instructeur et pour
enseigner, il faut savoir. Étudier soigneusement les œuvres principales du Spiritisme ; il
analysera et observera tout, pour ne pas être trompé par les entités mystificatrices ; il
saura inspirer confiance aux médiums avec lesquels il va travailler ; que tous voient en
lui le frère (ou la sœur) sûr et capable et qu’ils se sentent aidés, fortifiés et encouragés
en sa compagnie. Il luttera avec ténacité pour que le centre où il exerce son action soit
un foyer irradiant d’amour, de sympathie, d’instruction et de charité.

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LES CENTRES SPIRITES

Un centre spirite est une maison de charité qui a pour finalité :

 La diffusion des enseignements de Jésus contenu dans l’évangile et expliqués à la


lumière de la doctrine spirite.

 La diffusion du spiritisme qui est une doctrine qui a pour base l’immortalité de
l’âme et la réincarnation des entités.

 La pratique de la charité spirituelle à travers les passes, l’eau fluidifiée, la prière


etc…

 Le développement de la fraternité universelle par l’extinction des idées préconçues


de races, couleurs, religions, classes sociales ou de quelque autre barrière qui sépare
la famille humaine et la rende malheureuse.

 Le développement du sens de la responsabilité de chaque individu démontrant que


par le libre arbitre chacun est pleinement responsable de ses actes dont les
conséquences atteindront qui les pratique, tôt ou tard.

Un centre spirite est dirigé par deux directions : La direction terrienne et la direction
spirituelle.

 La direction terrienne; est dirigée par un groupe de personnes de bonne volonté,


dotée d’idées nobles qui se réunissent pour aider le progrès spirituel de l’humanité.

 La direction spirituelle; est composée d’entités altruistes qui travaillent au coté de


la direction terrienne et la seconde dans ses efforts.

Entre les deux directions règnent l’harmonie afin que les travaux ne soient pas perturbés par
des entités inférieures. Une intime et sincère amitié lie les directeurs terriens et spirituels
parce qu’ils sont en fait des amis qui habitent des plans divers lesquels s’agrègent et
s’harmonisent parfaitement pour la réalisation d’un idéal commun.

Pour présider un centre, on choisit toujours la personne la plus capable, studieuse, et qui
présente les meilleures garanties sachant qu’elle assumera la mission qui lui a été confiée,
respectant ses charges et compromis.

Entre les médiums il est indispensable qu’il y ait une grande estime, ne se jugeant pas les
uns les autres, se souvenant que des efforts de chacun résultera un grand enrichissement
spirituel pour tous.

Enfin, un Centre Spirite est une maison d’études, de foi, de croyance, de prière et de travaux
ou incarnés et désincarnés étudient les lois éternelles qui émanent de Dieu pour
l’élaboration d’un monde meilleur de compréhension et d’amour fortifiant ses bases.

64
LES SESSIONS SPIRITES.

La session spirite est une réunion de personnes unies dans le désir de pratiquer la charité
spirituelle.

Les éléments principaux d’une session spirites sont les médiums. C’est par leur
intermédiaire que les entités peuvent réaliser leur travail sur Terre. Ainsi étant, tous les
médiums doivent prêter leur concours pour l’entier succès de la session.

L’ambiance d’une société spirite sera, simple, modeste et harmonieuse. Il n’y aura pas la
plus minime distinction entre les participants, le traitement étant fait par tous. Il régnera
dans l’enceinte un grand respect.

Les sessions seront réalisées des jours déterminés de la semaine, toujours à la même
heure : pour une durée d’une heure à une heure trente environ. Il est convenable de
choisir soigneusement un local calme et tranquille qui puisse favoriser la concentration.

Suivant le genre de travail à réaliser, les sessions se répartissent de la façon suivante


cours d’Évangélisation, cours de développement médiumnique, cours de passes,
sessions de soins spirituels, sessions de désobsession.

65
PRIERES ET SOINS A DISTANCE.

Quand les médiums sont assis à table et fermement concentrés, ils émettent un fort flux
de fluides qui se lient et forment une sorte de nuage plus ou moins lumineux et
hautement magnétisé; c’est un courant magnétique. Il est fortifié par les entités qui
veillent à la session et constitue une puissante source de fluides pour guérir.

Si durant la session, un médium demande au Père qu’une personne qui est malade ou en
affliction soit soulagée de ses maux, les entités curadors transmettent à cette personne
cette force magnétique pour la soigner ou la soulager; c’est ce qui s’appelle une passe à
distance. De la même façon si les assistants de la session prient avec foi et conviction ils
attireront de bénéfiques courants magnétiques vers eux.

Durant la session le groupe de médiums est directement baigné dans un fluide émis par
la spiritualité afin de maintenir l’égrégore existant et d’assurer le bon maintient du
travail par un patron vibratoire suffisant. Ils sont dans un fluide qui les protège et les
fortifie pour leur travail de charité.

66
LES SESSIONS DE PROPAGANDE.

Comme son nom l’indique les sessions spirites de propagande sont celles qui se
réalisent pour répandre le Spiritisme. L’on admet à ses sessions tous ceux qui
manifestent le désir d’y assister.

A table prennent place les médiums ou conférenciers capables de prêter leur concours
aux entités qui comparaissent pour travailler aux bienfaits de l’humanité.

Les entités curadors viennent pour administrer des passes et fluidifier l’eau.

Les entités éducatrices instruisent les assistants. Il est professé des dissertations dont les
thèmes, invariablement portent sur l’élévation morale de chacun, l’amélioration du
caractère, la réforme intérieure base de tout, l’application des enseignements de
l’évangile, la correction de nos fautes et les fondements de la Doctrine Spirite qui sont;
l’immortalité de l’âme, la réincarnation, la loi d’évolution spirituelle, le pourquoi de la
vie, le phénomène transitoire de la mort, etc…

Durant la session les entités écrivent des messages par l’intermédiaire de médiums
écrivains, dirigés aux familles des désincarnés qui éventuellement assistent à la réunion.
Les autres médiums aussi ne restent pas inactifs; les voyants voient les entités; les
médiums auditifs entendent ; les médiums inspirés et intuitifs reçoivent de sages et
précieuses informations.

Ce sont dans les sessions spirites que les médiums orateurs exercent leurs activités,
prononçant des discours riches d’enseignements bénéfiques aux assistants.

67
PLAN DE TRAVAIL
DE LA SESSION DE PROPAGANDE.

Première partie :ouverture.

Après que chacun ait occupé sa place la session est déclarée ouverte par le président ou
un de ses assistants.

Deuxième partie :lecture et commentaires.

Il y sera lu la chronique de la session antérieure.


Dans les sessions spirites il y a aussi des lectures de l’évangile. Les médiums et
assistants qui veulent y participer apporteront chacun’l’Évangile selon le Spiritisme’,
d’Allan Kardec, et liront chacun à leur tour un petit paragraphe préalablement marqué. .
Après la lecture ils feront le commentaire de la leçon lue. Il est convient que chacun
participe et fasse son commentaire; il y aura ainsi une opportunité pour tous d’étudier et
de parler dans les sessions de propagande. Le résultat est excellent parce que tous les
assistants vont entendre la lecture et le commentaire et ils pourront facilement apprendre
l’Évangile. C’est un travail de préparation, afin d’établir une bonne syntonie de groupe)

Troisième partie : Prière et travail d’évangélisation.

Terminés la lecture et son commentaire (qui prennent entre dix à quinze minutes ), il
sera fait la prière d’ouverture; les médiums recevront leurs protecteurs. Par le moyen
des médiums psychophones, il se manifestera les entités qui le désirent. ». Ensuite, il
sera concédé la parole à l’orateur lequel discourra sur un thème choisit de la doctrine
spirite ou de l’évangile.

La session d’évangélisation durera une heure environ.

Quatrième partie :Passes et clôture.

Après la session, il sera appliqué une passe à quiconque le désirera.


Il sera suffisant deux à trois minutes pour ceux qui recevront la passe, étant concentré et
en prières demandant au Père célestiel que soient soulagés ceux qui souffrent.
La session sera fermée et la prière de remerciement sera effectuée par tous les membres.
Ces sessions doivent être avoir un aspect familial et fraternel ou règnera une ambiance
de grande convivialité entre tous.

68
SESSIONS DE DEVELOPPEMENT MEDIUMNIQUE.

Ces sessions sont organisées pour l’étude des phénomènes spirites et pour le
développement de la médiumnité des futurs médiums. Il n’est pas permis de visiteurs à
ces réunions. Il n’y assistent que les intéressés qui sont les médiums dont la médiumnité
est ouverte ou en cours d’ouverture.

Première partie (Théorie)

Avant l’ouverture de la session médiumnique les guides spirituels des médiums sont
déjà présents ainsi que de nombreuses entités venues pour assister et d’autres, afin
d’être traitées. La présence de ces frères peut augmenter durant la session.

Le dirigeant prend la parole, fait la prière d’ouverture et commence son cours.

Ces sessions sont constituées de la manière suivante : à la tête de la table se trouve le


doctrinateur; à sa gauche, à sa droite et en face de lui s’y trouvent les médiums bien
développés. Les autres médiums dont la médiumnité est ouverte ou en cours d’ouverture
occuperont les lieux restant, ayant soin au cas ou cela soit possible, d’intercalé un
médium développé avec un en cours d’évolution.

Il sera étudié une leçon sur les phénomènes de la médiumnité. Un thème bien spécifique
sera choisit et des questions seront posées à la fin du cours. Les explications et les
questions–réponses auront pour finalité essentielle la formation intellectuelle et morale
des médiums. En d’autres termes les médiums devront être instruits de telle manière
qu’ils deviennent conscients de leurs devoirs et responsabilités.

( Suite …)

69
Deuxième partie(Pratique )

Il sera mis en pratique la partie théorique et effectué des exercices.


Développement de la sensibilité par la concentration. Développement de la perception.
Dédoublement, ou sortie extracorporelle. Tentatives d’incorporation pour la médiumnité
psychophone, psychographe etc …. Développement de la voyance, clairvoyance en se
concentrant sur certains objectifs. Dans la seconde partie de la session, le doctrinateur la
consacrera aussi à nos frères en phase dévolution ayant acquis un retard spirituel et qui se
manifesteront par les médiums développés.

Il se présente toutes sortes d’entités (par l’intermédiaire de médiums psychones), certaines


mêmes violentes et révoltées avec une prédominance au mal. Il advient au doctrinateur de
les éclairer et de les induire à améliorer leur état par la pratique du bien et l’amour du
prochain. Il ne suffit pas toujours de belles paroles : il est nécessaire certaines fois d’utiliser
une forme d’autorité et de faire preuve d’énergie pour diminuer leur agressivité. Durant ces
sessions pratiques , nous recommandons un maximum de concentration par la prière pour
que les entités de basses fréquences vibratoires respectent le lieu ou elles se trouvent et
écoutent plus facilement les instructions et conseils spirituels qui leur sont donnés.

Les médiums sont les propriétaires de leur corps et pour cela ils ne doivent pas laisser que
les esprits les secouent ou les traitent violemment. Un médium doit toujours maintenir
l’incorporation et pouvoir contrôler tout débordement de l’entité. Il suffit d’un effort de
volonté et d’une médiumnité bien travaillée auparavant. Un médium ne peut recevoir
qu’une entité à la fois. Chaque médium peut donner la passivité et permettre
l’incorporation, mais chacun séparément, afin de maintenir un ordre d’exécution de la
session. A la fin de la session sera effectué une prière de remerciement qui clôtura le travail.

Les sessions d’études et de développements médiumniques sont extrêmement importants :


ils nous montrent les divers aspects du monde spirituel et la position dans laquelle se
trouvent les entités. Ils nous révèlent de nombreux principes qui régissent les deux mondes;
le spirituel et le matériel ainsi que la relation qui existent entre les deux plans de la nature
universelle. Ils nous permettent aussi d’appliquer une parcelle de nos efforts dans
l’amélioration spirituelle de notre planète, nous donnant la sublime opportunité de travailler
pour l’élévation morale de nos frères ignorants.

De nombreuses entités tenteront de mystifier les participants durant les réunions :c’est ici
qu’il s’impose au doctrinateur un profond sens de l’analyse, de l’observation, un haut patron
moral et une part d’intuition.

70
LES SESSIONS DE CURES SPIRITUELLES.

Une esprit moralisé est un esprit sain; pour cela le corps qu’il habite l’est aussi. Tout
esprit démoralisé est un esprit malade. Un esprit malade transforme son corps en un
corps malade. Le Spiritisme vient nous enseigner ces vérités et nous inciter à nous
moraliser.

La maladie est la médecine de l’esprit; quand elle se manifeste c’est parce qu’il y a eu
une erreur, soit dans cette vie, soit dans une incarnation antérieure; donc si l’on ne se
corrige pas de cette erreur qui l’a motivée, la douleur n’abandonnera pas l’individu. Il
faut donc nous résigner à admettre que la douleur est un remède amer mais nécessaire.

Nous luttons donc contre la douleur, tentons de la diminuer, tentons de nous en soulager,
tentons de nous en débarrasser. Nous ne nous incarnons pas sur Terre pour souffrir, mais
pour apprendre. Si la douleur nous atteint, c’est parce que nous nous sommes éloignés
du chemin qui est aimer son prochain. Nous nous sommes éloignés temporairement du
chemin qui nous mène à Dieu, qui est toujours aimer son prochain. Dieu qui est amour
et providence pour ses enfants ne punit pas, n’inflige pas.
Chacun par le principe de la réincarnation va tenter de se réhabiliter aux niveaux
spirituels.

Le spiritisme a institué des sessions de cures spirituelles.

Les moyens utilisés sont les passes (magnétisme ) qui s’administrent aux malades par le
moyen des passes et de l’eau fluidifiée.

Les sessions de cures spirituelles se forment de la façon suivante;

La table est occupée par les médiums, bien développés et avec une grande capacité de
concentration. Ensuite derrière eux, en cercle, s’assoient les patients. Ensuite, toujours
en cercle, s’assoient les autres personnes qui sont en bonne santé et qui sont venus
assistées à la session et aider avec leurs prières. Au milieu de la table sont mis tous les
verres d’eau, autant qu’il y a de malades à traiter. A côté des verres d’eau, sont notés sur
un papier les noms des patients; de cette façon à l’heure de la distribution chaque patient
recevra un verre d’eau.

Ouvrant la cession, le président fera une lecture expliquant sa finalité et transmettra les
enseignements moraux à tous; il expliquera le mécanisme des cures spirituelles et
indiquera que le remède fluidique de chaque patient sera mis dans son verre d’eau; il
cherchera à communiquer à tous une foi ardente.

Faite la prière d’ouverture, chaque médium recevra son protecteur. Ensuite le président
demandera à tous, médiums malades et assistants qu’ils élèvent leurs pensées vers Dieu,
se concentrant fermement et fassent une prière mentale.

71
Cette prière sera une demande à Dieu pour qu’il permette aux esprits curadors qu’ils
utilisent les fluides magnétiques irradiés et les transforment en remède pour les maux
dont les nécessiteux souffrent. La concentration et la prière dureront deux à trois
minutes; ceci est suffisant pour que les esprits curadors reçoivent les forces pour traiter
les patients, leur administrer des passes et fluidifier l’eau. Ces sessions dureront, au
maximum une demi heure.

Il est intéressant de savoir que durant les réunions de cures, que les esprits curadors
profitent de l’occasion pour soigner les malades qui sont loin du Centre et que les
composants de la Session n’ont pas toujours l’idée qu’ils existent. C’est la charité pure
prêchée par le Maître; faire le bien en secret pour que notre père qui nous voit en secret,
nous récompensent. Ce bénéfice pratiqué par le esprits curadors est si secret que les
bénéficiés n’en ont pas la moindre idée et ne savent d’ou provient la cure.

La concentration terminée, les médiums reçoivent leurs protecteurs, lesquels


généralement commentent les travaux réalisés et donnent d’utiles conseils aux malades.
La session est clôturée avec une prière de remerciement à Dieu et le président donnera à
chaque malade son verre d’eau, disant sans vaciller et plein de confiance; -’Au nom de
Jésus, notre médecin et maître, prend cette eau et sois soigné’.

Il y a des malades qui sont soignés dès la première session; d’autres ont besoin de
beaucoup plus de temps. Tout est une question de foi et de mérite aux yeux de Dieu.

72
LA SESSION DE DESOBSESSION
OU
LA DESOBSESSION.

Quand une personne devient la victime d’entités obsesseurs, il est nécessaire de recevoir
l’intervention d’une tierce personne qui lui prête assistance afin de s’en livrer.
Seulement la volonté de l’obsidié ne suffit pas toujours parce que ses persécuteurs
l’enveloppent dans une couche de fluides impurs qui forme une croûte, lui obscurcissant
totalement l’esprit et le paralysant aux niveaux de ses actions. Il est nécessaire donc de
demander assistance à des personnes éclairées qui comprennent son état, pour lui
apporter le remède efficace.

Le remède est la doctrination des entités obsesseurs, les faire renoncer à leurs mauvaises
intentions et desiderata et les convertir en amis.

Pour se soigner de l’obsession l’on organise des séances spéciales pour cette fin. Ce
sont des session délicates qui exigent pour ceux qui les dirigent une bonne expérience et
bonne moralité.

Grande expérience, parce qu’il devra faire face à des entités perfides qui feront tout
pour porter le maximum de préjudices tout en trompant. Il faut beaucoup de moralité,
pour pouvoir leur parler avec crédibilité et autorité.

Quant à l’obsidié, il sera convenable de lui parler avec tact, parce que les entités
obsesseurs feront tout pour le dévier du Centre et chercheront à intensifier la néfaste
influence qu’ils exercent sur lui.

A ces cessions il n’est pas admis de personnes étrangères; seulement les intéressés
directs y assisteront. Les médiums les plus préparés seront choisis. L’on commencera
les travaux par une prière fervente; les médiums recevront leurs protecteurs; chaque
médium donnera la passivité aux esprits pour être doctriner. L’on clôtura la cession avec
l’accueil des protecteurs des médiums, lesquels, en général, donneront des conseils sur
ce qui devra être effectuer pour le bénéfices des obsidiés.

73
DEROULEMENT
DE LA
SESSION DE DESOBSESSION.

PREMIERE PARTIE

L’on commence la session par une lecture simple de l’Évangile en choisissant une petite
partie que l’on commentera.

Ensuite sera faite par le responsable, la prière d’ouverture, demandant protection à la


spiritualité pour l’attendement qui sera effectué.

DEUXIEME PARTIE

Ouverture de la session. Les médiums d’incorporation vont donner la passivité, c’est-à-


dire accepter de recevoir les entités qui se présentent par l’intermédiaire de la
médiumnité psychophone.

Chaque médium psychophone contrôlera sa médiumnité afin que chaque cas soit traité.
Seulement une incorporation à la fois, les autres médiums restant en prière durant
l’attendement.

Le responsable reçoit donc l’entité et maintient une conversation avec elle. Cette
conversation visera à évangéliser l’obsesseur tout en lui montrant le chemin à suivre
pour s’éclairer. Par une bonne argumentation et de raisons valables, il incitera l’entité a
abandonner sa victime.

TROISIEME PARTIE

Il sera effectué par le responsable du groupe la fermeture de la session.

Il sera remercié la spiritualité pour sa présence, ses soins et sa protection apportés à tous
les participants.

Une prière sera faite pour clôturer la session.

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CONCLUSION DE LA DESOBSESSION.

Une session ne sera pas toujours suffisante. Il y a des cas qui vont nécessité de
nombreuses réunions afin d’obtenir des résultats satisfaisants. Ayons beaucoup de
persévérance, beaucoup de persévérance et de patience.

Il est indispensable que l’obsidié fasse sa réforme intérieure en modifiant son


comportement, son caractère et sa façon de penser. Il peut faire usage d’eau fluidifiée
qui l’aidera à drainer de son organisme les impuretés psychiques accumulées.

Certaines sessions de desobsession sont mouvementées. Certaines entités comparaissent


contre leur volonté et révoltées( c’est la spiritualité qui les envoie ). Le médium
d’incorporation devra maîtriser l’incorporation et le responsable agir avec autorité. Une
médiumnité bien éduquée donnera le contrôle de l’incorporation qui domine les
mouvements désordonnés de l’entité et le contrôle de ses paroles. Il faut se souvenir que
la personne qui dirige notre corps, c’est nous même et facilement nous dominerons les
mouvements désordonnés de l’esprit qui se manifeste.

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CONSIDERATIONS GENERALES
SUR LES SESSIONS SPIRITES.

Les sessions spirites bien orientées nous proportionnent quatre espèces d’assistance; la
sociale, l’intellectuelle, la morale et la religieuse.

L’assistance sociale :

- traitement des obsidiés.


-éclaircissement des entités de basses fréquences qui gravitent dans l’atmosphère de
notre planète.
- indication aux malades d’une cure spirituelle pour leurs maux.
Le spiritisme aide au bien être de ceux qui souffrent et aide aussi à l’amélioration des
conditions générales dans notre monde.

L’assistance intellectuelle :

-par les nombreux problèmes qui se présentent, les sessions spirites développent notre
curiosité et nous obligent à l’étude des relations entre le plan physique et le plan extra
physique, c’est-à-dire le monde des entités, promouvant ainsi le développement de notre
intelligence et l’augmentation de notre savoir.

L’assistance morale :

Les explications de morale christique et son application dans notre vie quotidienne
améliorent notre comportement et nous transforment en citoyen conscient de nos
devoirs tout en nous libérant de nos vices.

L’assistance religieuse :

Par le côté religieux, les sessions spirites nous enseignent un moyen plus rapide et plus
facile de nous rapprocher du Père célestiel, et il nous lie à lui par des sentiments qui se
réveillent en notre intérieur. Le spiritisme nous apprend à nous réformer intérieurement,
mettre en pratique l’aide à autrui, la charité, l’altruisme, la tolérance, et aimer son
prochain sans aucune distinction de races, de couleurs, de sexe, d’ethnies, de sentiments
religieux et philosophiques.

Plus tard dans un futur plus proche de ce que nous pensons, les sessions spirites seront
de magnifiques assemblées ou incarnés et désincarnés se réuniront pour échanger des
idées et tracer des plans grandioses de progrès.

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LE BON VOYAGEUR.

A nous tous si nous avons réellement la volonté d’être utile, la Terre offre un immense
espace de travaux , de réalisations et de progrès. Nous avons tous la possibilité de
réaliser quelque chose; à chacun a été confié un objectif.
Soyons de bons travailleurs.

La médiumnité est riche de mérites pour le futur, à la condition d’en être bien conscient.
Si nous nous en servons selon les principes universels, il sera facile pour les entités de
faire que l’humanité s’éclaircisse en un espace de temps fort court. Souvenons nous
qu’en quelque endroit que la bonté de Dieu nous dépose, pour humble ou précaire que
soit l’ambiance dans laquelle nous exerçons notre action, de réels services pourront être
effectués.

Ne forçons jamais quelqu’un a accepter nos idées. Si quelqu’un se joint à nous, désireux
d’apprendre, enseignons lui.

Révélons à tous les sublimes vérités du Spiritisme; l’Immortalité de l’âme, la


Réincarnation, la Fraternité, la Paternité commune que nous avons avec Dieu.

Que notre façon de vivre soit une lumière qui illumine nos frères de basses vibrations.

Que soit notre vie, un exemple pratique et courant de l’Évangile de Jésus.

Cherchons à secourir avec grands efforts ceux qui implorent la miséricorde de Dieu.

N’oublions jamais de donner de grâce ce que nous recevons de grâce.

Développons dévotement nos devoirs humains; soyons bons patrons, bons chefs, bons
employés, bons amis, bons frères et sœurs, bons fils, bonnes filles, bons époux, et bons
parents. Que soit notre famille un modèle de vertus. Que soit nos relations sociales
imprégnées de moralité.

Ayons soin de notre médiumnité avec amour et grand soin. Elle nous donnera un futur
bonheur.

Évangélisons nous nous-mêmes. Nous aussi nous sommes des êtres en quête
d’amélioration et d’évolution spirituelle sur Terre.

N’ambitionnons pas excessivement les biens de la Terre, ils ne nous appartiennent pas,
ils nous sont prêtés.

Sachons donner à chaque chose sa juste valeur. Ayons confiance en Dieu. Il nous
donnera le nécessaire. Digne est le travailleur de son salaire.

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La médiumnité ne nous donnera pas les honneurs de la Terre et exigera un maximum
d’abnégation, un maximum de dévouement. Soyons fermes quant à l’accomplissement
de nos devoirs dans la moisson du Maître. Notre récompense n’est pas de ce monde.

Il n’y a pas de souffle qui puisse éteindre la lumière que Jésus nous apporta. Pour cette
raison n’ayons pas peur des incrédules, même de ceux qui sont contre nous. Ne perdons
pas de temps avec eux. Un jour ils désincarnerons et là ils verront de leurs propres yeux
ce qu’ils ont toujours nié.

Affirmons fermement et ouvertement nos croyances, ne les renions pas, soyons leur
fidèles jusqu’à la fin.

Jésus n’a jamais apporté une religion sur Terre mais a seulement laisser son témoignage.

Ainsi est le spiritisme : appelant l’attention de l’humanité concernant le témoignage de


Jésus.

Le spiritisme combat aussi les idées préconçues de races, de sexe, de couleurs, de


religions, de pensées et de classes sociales. Il démystifie l’hypocrisie et montre à jour
les vices; appelant chacun de nous pour accomplir ses devoirs et assumer la
responsabilité de ses actes les plus minimes.

Il est donc naturel et logique qu’il ait attiré de nombreux ennemis et détracteurs. Le
spiritisme apporte une paix et une union nécessaire à notre monde, mais il est
malheureusement l’objet de beaucoup de discrimination, de scandale et de haine.

Il faut ne pas oublier que si petite que soit notre médiumnité, si avec elle nous arrivons à
faire sécher les larmes d’autrui aussi minime que cela soit, ce sera un bienfait qui
portera ses fruits et nous contera parmi le nombre de bons travailleurs.

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CONCLUSION.

Nous venons d’étudier les lois physiques et morales qui régissent la médiumnité. Nous
savons déjà que la médiumnité est un sens que nous possédons tous et dont l’application
dépend de nous. Un médium n’est pas un être privilégié; c’est une personne qui apprend
à utiliser sa faculté médiumnique.

A toute époque il y a eu des médiums. La divulgation des pratiques médiumniques se


popularisent à notre époque, parce que notre humanité est plus éclairée, mais aussi parce
que les organismes humains sont beaucoup plus perfectionnés, plus flexibles, plus
sensibles, ce qui permet aux entités une plus grande libéré d’action.

La médiumnité, comme tout ce qu’il y a dans l’univers est aussi sujet à la loi de
l’évolution.

Au début les corps grossiers de nos ancêtres lourds et extrêmement matériels n’offraient
aucune liberté à l’entité qui s’y incarnait. Il est vrai que les êtres incarnés étaient
primitifs et n’entendaient rien de la spiritualité. Les temps passèrent et les corps
devinrent moins brutes, donc subtils. Les entités qui s’y incarnaient devenaient plus
éclairées et spiritualisées. Il commença a y avoir une plus grande facilité pour l’usage de
la médiumnité et un plus grand intérêt pour tout ce qui touche le monde spirituel.

Premièrement l’on a constaté des manifestations grossières qui sont les phénomènes
physiques. Ensuite les manifestations intellectuelles, phase dans laquelle nous sommes.
Mais n’arrêtons pas ici. Nous évoluerons toujours. Il viendra un jour ou nos sens
médiumniques seront aussi perfectionnés que notre audition et notre vision
d’aujourd’hui. Toutes les barrières qui nous séparent des plans spirituels disparaîtront.
Cette médiumnité du futur n’aura plus aucun mystère pour personne; nous cheminerons
fermement pour des mondes civilisés et évolués dans le royaume de Dieu. .

Il n’existe pas de saints ni de miracles.

Les leçons que nous étudions nous donnent la clé de tous les prodiges réalisés par des
individus qui vécurent à travers toutes les époques et toutes les nations. Dotés de très
puissantes médiumnités ils attirèrent les nombreux qui souffraient, soulageant les maux,
prêchant la foi, l’espérance, la charité et l’amour du prochain. C’est ensuite que
l’ignorance des peuples (au niveau médiumnique)et l’exploration des sacerdoces les
convertissent en saints. Leurs soins effectués en conformité avec les lois de la nature, et
le concours fraternel d’entités ont été considérés comme miracles.

Le spiritisme expliquant rationnellement les faits et révélant les facultés médiumniques


que nous possédons, donne un coup funeste à toute la croyance des miracles et des
saints. Dorénavant il faut comprendre qu’il n’existe pas de saints, ni de miracles; mais
des médiums éclairés et des entités du bien qui agissent tous ensemble pour
l’amélioration de notre humanité dans la moisson du bien de Jésus.

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