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Cours Aspects Juridiques et Economiques du Logiciel

2ème année Licence Informatique

Présenté par M. Akhrouf Samir


Université de Bordj Bou Arreridj

04/06/2017
Plan du cours
1. Quelques Questions
2. Objectifs et motivations
3. Introduction
4. Histoire du Droit Informatique
5. Définition du Logiciel
6. Aspects Juridiques
7. Aspects Economiques
8. Conclusion

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Quelques questions

• À qui « appartient » un logiciel développé par un stagiaire ?

• Une ressource trouvé sur internet peut-elle être utilisée telle qu’elle dans un
document ou sur un site internet ?

• Comment protéger les logiciels ?

• Est-il possible d'installer, sur son ordinateur personnel, Windev 16 dont la


licence a été acquise par et pour la Sonatrach ?

• Quelles sont les responsabilités d'une personne si son blog contient des propos
portant atteinte à un personnage public ?

• Qu'est-ce qu'un freeware?

• Qu'est-ce qu'un shareware?

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Motivations Juridiques

• Les aspects juridiques sont trop souvent méconnus et négligés par les
concepteurs lors de la diffusion de leurs logiciels.

• Des surprises peuvent être douloureuses notamment en cas de litiges car les
auteurs de bonne foi risquent de voir leur licence invalidée ou leur responsabilité
mise en cause.

• Il est donc essentiel de veiller à accompagner les logiciels d’une licence bien
construite, seule garantie de la protection de leurs droits.

• Les nouvelles technologies de l'information et de la communication ont mis à


l'évidence à leur apparition dans le secteur grand public un manque en matière
de législation.

• Aujourd'hui, avec la banalisation de l'informatique dans les ménages et


l'internationalisation des échanges grâce à internet, certaines personnes clament
encore qu'il y a un vide juridique sur internet.
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Motivations Economiques
L'économie du logiciel se caractérise par une
extrême diversité des produits, des
producteurs et des utilisateurs, et par
l'existence permanente de questions
critiques (fiabilité, adaptation aux
utilisateurs et productivité) qui reçoivent
des réponses différenciées. Coexistent
ainsi dans l’économie du logiciel des
modèles économiques distincts.
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Motivations Economiques

• Quelles sont leurs caractéristiques ?


• Comment expliquer la persistance
durable de plusieurs modèles différents
dans ce secteur ?
• Quelles relations existent entre des
acteurs ayant adopté des modèles
différents (rapports de concurrence
et/ou de complémentarité) ?

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Objectifs
L’objectif principal est de connaître les bases du droit.
Vous familiariser avec les aspects juridiques des logiciels:
leurs bases et leurs spécificités;
Vous aider à identifier et maîtriser les risques dans le
domaine du développement de logiciels;
Vous former à être vigilent dans le domaine mouvant du
droit de l’informatique;
Vous aider à gérer au mieux les contentieux informatiques
qui pourraient survenir et surtout vous aider à les prévenir.
Vous faire acquérir un langage spécialisé et du vocabulaire
technique propre aux contrats informatiques;
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Introduction (1)
•Le Droit s’inscrit depuis toujours dans l’histoire des différentes
sociétés et évolue à leur rythme. Les premiers Codes de Loi connus
viennent de Mésopotamie et datent, pour le plus ancien, le code
d’Ur-nammu, de 2.112 av. J-C.

• Le droit de l’informatique fait ses premiers pas en 1970, il désigne


«l’ensemble des règles de droit applicables aux activités mettant en
œuvre un procédé informatique.

•Bien que le droit de l’informatique emprunte l’essentiel de ses


mécanismes au droit commun, sa spécificité repose non seulement
sur la crainte des atteintes aux libertés individuelles du fait de la
capacité :

• de stockage
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Introduction (2)

• et de traitement inhérente aux systèmes informatiques,


mais également sur les nouvelles ressources issues du
développement de l’informatique (logiciels, bases de
données, applications informatiques etc.) qui relèvent de
l’immatériel et ont de ce fait une spécificité indéniable que
le droit devait prendre en compte.

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Introduction (3)
• Le développement des usages de l’informatique et ses
incidences juridiques et sociales introduit fréquemment
un nouvel article ou section dans un code ou une loi non
codifiée (assurances, civil, propriété intellectuelle, etc.). Ainsi,
le Droit de l’informatique se présente sous forme
d’adjonctions ou d’abrogations affectant une partie du droit
existant.
• Ce droit se fonde sur de nombreuses problématiques qui
sont apparues au fur et à mesure du développement des
usages de l’informatique :

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Introduction (4)
• la protection des logiciels à laquelle s’associe la protection des
données ;
• La protection des données à caractère personnel et de la vie
privée ;
• les contrats informatiques (formation, preuve, validité et
exécution) ;
• La responsabilité pénale notamment pour réprimer les cas de «
fraude informatique » (atteintes aux Systèmes de Traitement de
Données).
Ou plus récemment avec :
• L’externalisation de la production et des services informatiques
(dont le Cloud Computing) ;
• l’administration électronique ;
• et la dématérialisation des documents et des échanges.

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Définition du Logiciel
Qu’entend-on par logiciel ?
Logiciel en termes juridiques
Ensemble des programmes, procédés et règles,
et éventuellement de la documentation,
relatifs au fonctionnement d’un ensemble de
traitement de données.

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C’est donc un concept large, qui contient
le code source, le code compilé
et qui peut contenir la documentation.
D’un point de vue légal, un logiciel est une
œuvre de l’esprit, protégée par le Code de
la Propriété Intellectuelle (CPI), avec un
titre, des auteurs et des droits associés.

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Les licences de logiciel (1/2)

Qui peut utiliser un logiciel ?

• Toute personne utilisant, copiant, modifiant ou diffusant un


logiciel sans autorisation explicite du détenteur des droits
patrimoniaux est coupable de contrefaçon et passible de trois
ans d’emprisonnement et de 300000 euros d’amende.

• S’il n’y a pas un droit explicitement donné, utiliser un


logiciel relève de la contrefaçon.

• Les licences sont des contrats et protègent les auteurs, les


utilisateurs et les éventuels collaborateurs au
développement. Elles octroient des droits et souvent elles
imposent des obligations qui sont à respecter.
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Les licences de logiciel (2/2)
Les licences font intervenir des droits patrimoniaux, ce sont
les propriétaires du logiciel qui en décident.
Ces contrats sont activés (même s’ils ne sont pas signés) dès
lors que le logiciel est récupéré : avant d’utiliser un logiciel il
faut s’assurer qu’on en a le droit.
Deux types de licences : libres si elles respectent les 4
libertés indiquées dans la définition de la FSF, ou
propriétaires dans le cas contraire.
Liberté d’exécuter le logiciel.
Liberté d’étudier le fonctionnement, de l’améliorer &
disponibilité du code source.
Liberté de redistribuer des copies.
Liberté de publier les améliorations.

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Les types de licences libres
Copyleft fort
- Licence initiale s’impose sur tout.
- Licence contaminante.
Copyleft faible
- Licence initiale reste.
- Ajouts peuvent avoir autre licence.
Sans Copyleft
- Licence initiale ne s’impose pas.
- Les dérivés peuvent avoir n’importe quelle licence.

GPLv2 : « You must cause any work that you distribute or


publish, that in whole or in part contains or is derived from
the Program or any part thereof, to be licensed as a whole at
no charge to all third parties under the terms of this License.
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Conclusion
1. Il ne faut pas diffuser un logiciel sans licence.
2. Avant de s’occuper des licences, il faut maîtriser
les questions relatives au droit d’auteur : auteurs,
propriétaires, dates, originalité.
3. Il ne faut pas utiliser des briques logicielles sans
connaître leur origine, leur licence.
4. Les licences donnent des droits et imposent des
obligations qui sont à respecter.

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Les délits de la cybercriminalité

Les délits de la cybercriminalité se divisent en deux


catégories d’infractions:

➢ Les infractions où l’informatique est l’objet du délit: les


atteintes à la sécurité des réseaux informatiques; à la
confidentialité, l’intégrité, à l’authenticité et à l’intégrité
des systèmes et données informatiques.
➢ Les infractions où l’informatique est le moyen du délit:
la pornographie, les atteintes à la vie privée, les
atteintes à la propriété intellectuelle et les infractions
racistes.
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Le code pénal : loi n° 04-15 du 10 novembre
2004 ( Art.394 bis. à 394 bis 7 )
L’accès ou le maintien frauduleux dans tout ou
partie d’un système de traitement automatisé de
données, ou la tentative de le faire (de 3 mois à
1 an d’emprisonnement + une Amende de
50.000 DA à 100.000 DA )

➢ S’il en résulte : modification ou suppression

La peine est doublée

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➢ S’il en résulte : altération du
fonctionnement de ce système

La peine est de 6 mois à 2 ans


d’emprisonnement + une amende de
50.000 DA à 150.000 DA

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➢ L’introduction frauduleuse des données dans un
système de traitement automatisé ou la
suppression ou la modification frauduleuse des
données qu’il contient

Une peine de 6 mois à 3 ans + une


amende de 500.000 à 2.000.000 DA
➢ Quiconque volontairement et frauduleusement:

1. conçoit, recherche, rassemble, met à


disposition, diffuse ou commercialise des
données qui sont stockées, traitées ou
transmises par un système.

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2. détient, révèle, divulgue, ou fait un usage
quelconque des données obtenues par
l’un des moyens sus-évoqués.

Emprisonnement de 2 mois à 3 ans +


une amende de 1.000.000 DA à
5.000.000 DA

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04/06/2017 22
La loi n° 09-04 du 05 aout 2009
Relative à la prévention et à la lutte contre
les infractions liées aux technologies de
l’information et de la communication TIC
On parle des infractions portant atteinte au
système de traitement automatisé de
données tels que définies par le code pénal
ainsi que toute autre infraction commise ou
dont la commission est facilitée par un
système informatique ou un système de
communication électronique .
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Champs d’application
Il peut être procédé à la mise en place de dispositifs
techniques pour effectuer des opérations de :
➢ Surveillance des communications électroniques

➢ Perquisition des systèmes informatiques

Dans le cas de :
la protection de l’ordre public
les besoins d’enquêtes ou d‘informations judiciaires
en cours .

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