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Droit fiscal

Frédéric Bottaro
1 passage de l’escargot d’or
92350 Le plessis-robinson
06 85 42 35 27
fredbottaro.alva@gmail.com
46 ans, marié, 2 enfants…

IAE Gustave Eiffel


Master CCA fac de Sceaux
IUT SCEAUX
Fac de Nanterre (pour faire des cours de paie)
ESCA
IFAC
IGFI
ENOES
INTEC (finit)
IDREA
Comptalia

Dirigeant d’une entreprise d’audio

Contrôle continu : devoirs à faire à la maison


DSCG : lire tout le sujet en entier et stabiloté les question (en vert oui je sais répondre, rouge non je
sais pas répondre, orange peut être)
- 1. Dossier que en vert
- 2. Dossier que en vert et rouge
- 3. Dossier que en vert/orange/rouge

Partie fiscale du DSCG

Sommaire :

Territorialité :  Régulièrement au DSCG


- IS
- TVA

Procédures fiscales (contrôles fiscales) + agrément/rescrit

Fiscalités des groupes  Tombe presque jamais au DSCG


- Intégration fiscale  question sur le périmètre d’intégration au DSCG
- Régime mer-fille

Fiscalité des cessions/restructuration  Tombe tout le temps au DSCG


Les questions au DSCG :
- Les questions de cours
o Questions techniques : réponse en 3 lignes = normal
 Ex : Quel est l’âge maximal que doit avoir les membres du CA dans une SA ?
o Questions synthétiques : mettre les idées principales, raisonné, avec un mini plan 
avoir une structure
 Quels sont les effets d’ouverture d’un redressement judiciaire ?
- Cas pratique
o Rappel des faits  Le plus important
o Question de droit
o Rappel des règles de droit
o Application aux faits
o Conclusion
- Analyse de document :
o Analyse d’arrêt : Lire des arrêts et ne pas le faire
o En vous aidant de l’arrêt suivant : lire le dernier ou avant dernier attendu

Paul et Jacques sont 2 copains qui sont en première année d’école primaire. Ils ont 6 ans et ce sont les
meilleurs copains du monde. A chaque occasion, ils jouent ensemble et leur jeu préféré est la bille.
Pour les vacances de paques, Paul est parti avec ses parents à Venise et ont fait un tour sur l’île de
verrano, célèbre pour sa verrerie. Les billes étaient magnifiques et ses parents décident de lui offrir.
Puis il montre a son copain. Paul décide de lui vendre ses billes. Quel est le type de contrat conclut ?

Rappel des faits :


Deux personnes se mettent d’accord. L’une pour le transfert de propriété, l’autre pour le versement
d’une somme d’argent.

Question de droit : quel est le contrat ainsi conclu ?

Conclusion : Contrat de vente

Rappel des faits :


Un contrat est conclu entre deux mineurs

Question de droit :
Quelles sont les conditions de validité d’un contrat ?

BIEN LIRE LA QUESTION QUI A ÉTÉ POSÉE

Un juriste c’est comme un ordinateur : Oui ou Non


On part de la conclusion et on reprend tous les faits pour aller a cette conclusion
Exemple :
Violence conjugale
Non-Brut-oui
Non-Régularité-oui
Non-Preuve-oui
Non-Justificatif-oui
PRISON
CHAPITRE 1 : PROCEDURES FISCALES

Procédures fiscales = Contrôle fiscale

Rappel :

L’opération fiscale (= l’imposition) se déroule en 3 étapes :


- Etape 1 : L’assiette (= base imposable) qui est divisée en 2 phases
o Détermination de l’assiette : Le montant qui sera taxé
 Exemples :
 Les personnes physiques sont imposées sur leur revenu. Voilà
comment est composé leur revenu physique
 Les sociétés commerciales, au titre d’un impôt particulier de l’IS. Voilà
comment on va traduire le bénéfice imposable.
 Qui se charge de déterminer l’assiette ? Etat  Le législateur  La loi 
Code général des impôts
o Une fois que l’assiette de l’impôt est déterminé, on procède à l’évaluation* (=
application des règles qui sont dans le CGI, individu par individu).
 Qui procède à l’évaluation ? Le contribuable
 Quand procède-il à l’évaluation ? Au moment de sa déclaration.

- Etape 2 : La liquidation (= au vue des sommes déclarées, le montant de l’impôt est de tant…)
o IS et TVA : Administration fiscale

- Etape 3 : Le recouvrement (= ens de moyens mis à la disposition de l’Etat qui une fois l’impôt
liquidé, sort de votre poche et rentre chez l’Etat)

*Evaluation :
La déclaration est faite de bonne foi. C’est le contribuable qui déclare, lui-même, son montant
perçu.  Le contribuable est couvert par une présomption de bonne foi (Ce qu’il déclare est conforme
à la réalité).

Notions fondamentales du droit :


- Présomption : mécanisme de renversement de la charge de la preuve. Le droit fiscal ne déroge
pas à cette règle.
o Cela n’empêche pas l’administration fiscale de contrôler, mais si elle s’aperçoit qu’il
y’a un décalage, alors ce sera à elle de prouver (rehaussement ou redressement).
o Si l’administration ne rapporte pas la preuve, on peut toujours dire « non je ne veux
pas payer ».
o En droit français, il appartient à celui qui allègue un fait d’apporter la preuve.
 Exemple : Lorsque je fais ma déclaration, j’allègue la preuve.
- Deux types de présomption :
o Présomption simple : présomption de bonne foi
o Présomption irréfragable : interdit au défendeur d’apporter la preuve contraire

Conséquence :
En tant que contribuable, on est couvert par cette présomption. SI l’administration vient nous
contrôler, pour être sure qu’il y’a un décalage, l’administration fiscale doit nécessairement discuter
avec nous. Elle doit toujours nous placer en position de pouvoir apporter aux observations : principe
du respect du contradictoire.
En tant que contribuable, pour prévaloir de la présomption de bonne foi (présomption de bonne foi
implique que ce qui est déclaré est conforme à la réalité), il faut déclarer. S’il ne déclare pas, alors il ne
peut pas se prévaloir de cette présomption.

Le monde est divisé en 2 pour l’administration fiscale :


- Les bons contribuables qui rendent en temps et en heure toutes ses déclarations : satisfait à
l’ensemble de ses obligations déclaratives
- Les mauvais contribuables qui ne satisfont pas à ses obligations déclaratives
o Deux techniques du fraudeur :
 Je déclare en retard : exposition à un certain nombre de sanctions dont
pénalité de 10% des droits à acquitter
 Je ne déclare pas du tout : L’administration fiscale évalue les biens et les
revenus à votre place.

Exemple :
Activité de restauration et contrôle fiscale
Le vérificateur dit :
- A quelle heure ouvrez-vous le restaurant ? Midi. Il vient à midi et il attend le fonds de caisse.
- Il va venir pour tant de jours et va faire un calcul :
o Pour X couverts / jours c’est le CA
o Il va calculer les charges
o Donc le bénéfice est de tant
- Il existe un différentiel entre ce qui a été déclaré et la réalité
Le restaurateur peut contester mais il ne dispose pas de la présomption de bonne foi car il n’a pas joué
le jeu de la déclaration et doit donc trouver les preuves pour contester l’administration fiscale.
L’administration fiscale = majoration de 40% du montant à payer

Optimisation fiscale : déclaration de tous ses revenus dans des pays ayant des avantages fiscaux
Evasion fiscale : dissimulation des revenus imposables

1. La vérification de comptabilité (procédure de contrôle des revenus des entreprises)

Quelle est la première garantie dont je bénéficie au titre de la présomption de bonne foi ?
L’administration fiscale ne peut pas débarquer à l’improviste car la présomption de bonne foi donne
la preuve. Elle envoie toujours un document qui indique qu’elle va venir contrôler = avis de vérification

Quelle est la 1ère question que pose un client qui a reçu un avis de vérification ?
Pourquoi moi ?

Contrôle fiscale et contrôle URSSAF = choisir un contrôle fiscal

Pourquoi va-t-on recevoir un avis de vérification ?


L’administration fiscale contrôle par dénonciation si les lettres de dénonciations sont traitées à
condition qu’elles présentent un certain nombre de caractéristiques :
o La lettre est identifiée (lettre anonyme part à la poubelle)
o Il faut qu’il ait des faits précis dans la lettre de dénonciation
 Ex : M. X ne déclare pas les loyers que je lui verse = faits précis
o Le fait dénoncé doit étayer un certain nombre d’arguments factuel qui fait penser qu’il
y’a une fraude.
 Ex : Pas de quittance alors que je paye
L’administration fiscale déclenche un contrôle fiscal de 1% par dénonciation.
SI ce n’est pas de la dénonciation, c’est quoi ?

En fonction des caractéristiques de déclaration, un certain nombre de voyants vont s’allumer chez
l’administration fiscale
- Exemple pour un particulier :
o Variations de parts dans les années (année 1 : 6 parts / année 2 : 2 parts / année 3 : 4
parts)
o Revenu du particulier (année 1 : 60 000 / année 2 : 10 000 / année 3 : 90 000)

Dans l’administration fiscale, existe une brigade d’élite (division de vérification nationale et
internationale = DVNI) qui a 2 missions essentielles :
- Contrôle sur un certain nombre de personnalité dans les règles de l’art diplomatique
o Exemple : contrôle du roi de belge
- Vérification des très grandes entreprises (CA > 5 mds d’euros)
Le DVNI a deux rôles :
- Débusquer le décalage de la déclaration
- Débusquer l’évasion fiscale car ce sont les grosses multinationales qui font le début des
mécanismes d’évasion
- Détection des nouvelles méthodes pour diminuer l’impôt

40% des contrôles déclenchés en FR sont dû à la DVNI.


60% des contrôles déclenchés sont tirés au sort.
Par ailleurs, environ 98% des entreprises n’ont pas fait/jamais l’objet d’un contrôle fiscal.

I. Avant le contrôle fiscal

COMPOSITION DE L’AVIS DE VERIFICATION

L’avis de vérification doit comporter nécessairement un certain nombre de mentions :


- Identité
- Objet du contrôle
- Période du contrôle
- Mention d’assistance

Identité
L’avis de vérification doit compoter l’identité :
- Du contribuable vérifié
- De la(s) personne(s) en charge de la vérification (vérificateur(s))
- Du supérieur hiérarchique du vérificateur(s)
Le courrier doit être envoyé à la bonne personne ou à la bonne adresse car en cas d’erreur = annulation
de l’amende.
- Exemple : Contrôle d’une sté  L’avis de vérification est envoyé à la sté ou au gérant de la
façon suivante : M. X, gérant de la société Y

Règle de none bis idem : L’administration fiscale n’a pas le droit de refaire un contrôle sur le même
impôt contrôlé. Càd, en cas d’annulation de l’amende (dû erreur sur l’avis de vérification),
l’administration fiscale ne peut pas refaire un contrôle dessus.

Pendant 5 ans, il faudra faire une comptabilité très propre si jamais l’administration fiscale veut nous
recontrôler.
Autre possibilité : Il se peut que le vérificateur puisse intervenir sans prévenir. S’il vient sans prévenir,
la seule chose qu’il peut faire, ce sont des relevés matériels (contrôle matériel).
- Exemple : Poste de travail pour 47 salariés, 2 machines pour la reprographie…

Ces constats matériels seront utilisés pour le contrôle qui aura lieu plus tard. Mais s’il commence la
procédure, c’est annulé car il n’y a pas l’avis de vérification.

Exception : La procédure de flagrance est une procédure spéciale qui ne nécessite pas d’avis de
vérification. Elle intervient lorsque :
- Pas de déclaration TVA du tout
- Fraude fiscale

Objet du contrôle
- Objet du contrôle : Impôt contrôlé : l’IS, l’IR au titre des BNC…, la TVA, la CET, n’importe quel
autre impôt à laquelle nous sommes assujettis.
- Le contrôle peut :
o Se porter sur l’ensemble des impôts (une seule phrase suffit)
o Se porter sur un impôt précis
 Exemple : Le contrôle se porte sur l’IS.
 Dans ce cas, le vérificateur ne peut pas rehausser sur les autres impôts. Et s’il
le fait, il y’a une irrégularité. Donc les rehaussements sont donc tous annulés.

Période(s) de contrôle
Le délai de reprise de droit commun que dispose l’administration fiscale est de 6 ans.
- Le délai de reprise de droit commun s’applique en l’absence de texte contraire qui prévoit un
délai plus long ou plus court
- L’IS, l’IR et la TVA = le délai de reprise est de 3 ans
- En cas de fraude, le délai de reprise de droit est de 10 ans

La computation du délai en matière d’IS :


Exemple :
Avis de vérification est reçu le 05/01/2017
L’exercice coïncide avec l’année civile. Les années contrôlées sont :
- 31/12/2015
- 31/12/2014
- 31/12/2013
Pour qu’un exercice puisse se faire un exercice de vérification de comptabilité, elle doit être déclarée.
Or l’échéance est le 02/05/N+1

Avis de vérification est reçu le 05/05/2017


L’exercice coïncide avec l’année civile. Les années contrôlées sont :
- 31/12/2016
- 31/12/2015
- 31/12/2014

Si l’exercice ne se calque pas sur l’année civile => 01/07 au 30/06


Avis de vérification est le reçu le 10/01/2017. Les années contrôlées sont :
- 30/06/2016
- 30/06/2015
- 30/06/2014
Condition : Les 3 derniers exercices qui sont clos et dont la date de déclaration est échue.

Les règles en matière de TVA : Raisonnement par période


Exemple :
Avis de vérification : 05/07/2017
Exercice sur année civile
Le contrôle de TVA s’effectue :
- 31/05/2017
- 31/12/2016
- 31/12/2015
- 31/12/2014
Car selon la règle comptable : indivisibilité des exercices

Avis de vérification
- Non : la procédure est irrégulier
- Oui :
o Le contribuable est vérifié :
 Non : La procédure est irrégulier
 Oui
o Le vérificateur :
o L’objet contrôlé :
o La période contrôle :

Exemple : Si l’avis de vérification porte sur un exercice trop ancien ou pas clôture et qui n’aurait pas
dû l’être sur cet exercice  C’est au juge de décider d’annuler totalement ou partiellement le contrôle.

Distinction entre le délai de reprise et le délai de contrôle :


- Délai de reprise : Période sur laquelle l’administration fiscale est fondée à procéder des
rehaussements. Elle ne peut reprendre que les 3 derniers exercices clos et échus
- Délai de contrôle : l’administration fiscale peut remonter jusqu’à 7 ans.

Délai minimum entre l’avis de vérification reçu et la date où le vérificateur intervient  Le juge fixe
le délai minimum de 2 jours francs ouvré (Exemple : Lundi 02 reçu  Intervention commence le jeudi
05)

Mention d’assistance : L’avis de vérification doit contenir la mention selon laquelle vous avez la
possibilité de vous faire assister par le conseil de votre choix.
Qui est le conseil ?  Chef comptable de la société, l’expert-comptable, avocat fiscaliste…

Au-delà de l’avis de vérification : La charte des droits et des obligations du contribuable vérifiée
(CDOCV).
Avant le 01/01/2016, cette charte devait être jointe à l’avis de vérification. Si elle n’était pas
jointe, l’ensemble de la procédure est nul. Cette charte est une recette de source sur laquelle
l’administration fiscale va s’appuyer (contient le manuel de procédure). Le contenu de la charte peut
être opposé à l’administration fiscale car si la procédure n’est pas respectée, elle est annulée.
 Depuis le 01/01/2016, la charte n’est plus obligatoirement accompagnée de l’avis de
vérification. Le lien de la charte figure dans l’avis

Dans la charte, le conseil d’Etat indique que :


- La garantie substantielle, lorsqu’elle n’est pas respectée, entraine l’annulation de la procédure.
- La garantie non substantielle, lorsqu’elle n’est pas respectée, entraine la validité de la
procédure. Il y’aurait une réduction des sommes déclarés par l’administration fiscale

Garantie substantielle : sont considérées par le conseil d’état comme substantielle, toutes les
garanties mentionnées dans la charte et qui reprennent une disposition du livre des procédures
fiscales.

Garantie non substantielle : garanties ajoutées par l’administration fiscale et qui ne sont pas dans le
livre de procédures fiscales.

II. Pendant le contrôle de l’administration fiscale

Qu’est ce qui marque le passage de la phase avant et la phase pendant ?


C’est le fait que le vérificateur se présente pour sa vérification.

Où se déroule la vérification de la comptabilité ?


En principe, la vérification de la comptabilité se déroule au siège social de l’entreprise.
Néanmoins, il est loisible/possible, au contribuable de demander à ce que le contrôle se déroule
ailleurs :
- Par exemple :
o Au lieu où est tenue la comptabilité
o Dans le cabinet de l’expert-comptable
L’administration fiscale accepte ses demandes sauf l’une qui est d’aller chez l’administration fiscale
pour effectuer le contrôle.

Quelle est la durée de la procédure au maximum ?


Il faut distinguer selon le CA de l’entreprise en fonction de son activité :
- Prestation de services : 236 000
- Industrie et commercial : 783 000
En dessous de ce seuil  Pas plus de 3 mois
En dessus de ce seuil  Pas de délai

Comment se déroule la procédure de vérification de la comptabilité ?


Le vérificateur va au lieu indiquer et vérifie la comptabilité. Il demande à ce que les documents soient
communiqués.

Quels sont les documents qui sont demandés et qu’on ne peut pas refuser ?
- Tous les documents comptables et juridiques (statuts et contrats…) sauf ceux qui ne retracent
pas des documents passés Commented [AL1]: Ça veut dire quoi
- Tous les extraits bancaires (attention EI : conseil  séparer les opérations pro et perso car dès
lors une opération pro passe par le compte perso, le vérificateur peut demander tous les
extrait bancaires des comptes perso)
- La comptabilité analytique n’est pas à communiquer

Remarque : Si on ne communique pas = opposition fiscale

Dans le cas où on ne pourrait pas :


- En cas de force majeure : L’administration fiscale ne peut pas sanctionner. Le contribuable va
être évalué par une procédure d’office de manière contradictoire (droit de dire)
Toutes les déclarations doivent être faites de manière dématérialisées, mais le jour de la vérification, Commented [AL2]: Déclaration de quoi ?
la vérification de la comptabilité peut s’effectue par papier ou par dématérialisation

Trois options de modalités de la vérification de la comptabilité pour fournir au vérificateur :


- La comptabilité sur un support agrée par l’administration fiscale (CD, DVD, disquettes, clé USB).
SI cette option est choisie, l’administration fiscale est obligée de vous informer
o Quelles sont les données exploitées avec le fichier communiqué
o Qui va les exploiter
o Comment elles sont exploitées
o Elle est tenue de restituer le support et est interdit de garder une copie des fichiers.
- Utilisation du matériel du contribuable.
o Conseil : Mettre le vérificateur sur un poste isolé en n’ayant aucune connexion
internet, seulement avec un système d’exploitation et de logiciel comptable (pour
éviter les fautes)
- S’occuper soi-même des extractions et transmettre au vérificateur

Débat oratoire et contradictoire :


S’instaure pendant la vérification, un débat oral et contradictoire : càd que l’administration fiscale,
lorsqu’elle procède à la vérification et au cours de la vérification, découvre des éléments discutables
(erreurs selon l’administration fiscale), doit s’entretenir avec le contribuable sur le pourquoi il a fait ça.
Le contribuable doit être en mesure de se justifier. C’est une garantie de pouvoir se justifier.

III. Après la vérification

Qu’est ce qui marque le passage du pendant à l’après ?


C’est le fait de recevoir un document « proposition de rectification ».
Si on n’a rien reçu au bout de 3 ou 4 mois généralement (pas de délai dans le texte de loi), c’est qu’on
n’a rien.

Lorsqu’on reçoit la proposition de rectification, s’applique aussi le principe contradictoire. La


jurisprudence indique que même si ’il n’y a pas eu lieu le débat, on peut être reproché.

Chaque cause de rehaussement doit être motivé et justifié. La proposition peut être contestée dans
un délai de 30 jours et le contribuable peut se faire assister par un conseil de son choix.

Comment répondre ?
Répondre dans le délai et donner une base de discussion

- Si je ne réponds pas = J’accepte la voix de recours


- Si je réponds, et je ne respecte pas le délai de 30 jours = erreur grave = J’accepte la voix de
recours même si je conteste
- Si je réponds dans le délai, et j’accepte la proposition = erreur grave = Pas de contestation car
l’objectif est de discuter avec l’administration fiscale

Après la proposition de rectification, se déroule deux phrases :


- Négociation : Répondre dans le délai et donner une base de discussion.
o Réponses
o Recours :
 Gracieux
 Hiérarchique
o Saisine des commissions
Après la négociation, on reçoit un avis de recouvrement (2 mois en général après les recours/saisine
expirés) où on devient débiteur de l’administration. Puis déroule la phase de contestation :
- Contestation : composée de 2 phases
o Contestation administrative
o Contestation juridictionnelle

A) Négociation :
L’administration me répond :
- J’accepte  L’affaire est close.
- Je n’accepte pas  Mise en place d’un certain nombre de recours :

Recours purement administrative : (Ne suspend pas le délai de recouvrement)


- Recours gracieux (2 mois) : s’adresse à l’autorité même qui a pris la décision qui ne satisfait
pas (Faire une lettre qui s’adresse au vérificateur)
o Demander des délais de paiements (90% des cas c’est ok)
o Demander des remises :
 Indulgence des jeunes entreprises inférieure à 5 ans
 Paiement du recouvrement mais en contrepartie risque de
licenciement/faillite  Dans ce cas, l’administration va effectuer une remise
pour qu’il n’y ait pas de licenciement.

- Recours hiérarchique : Recours par lequel on demande au supérieur hiérarchique de l’agent


qui a pris la décision à ce qu’il revienne sur la décision de son subalterne.
o Est-il efficace ? Pas terrible car « le rôle principale de l’inspecteur n’est pas tant de
contrôler le travail de son subalterne que d’en expliquer la pertinence aux
contribuables qui en douteraient »
o Recours à l’interlocuteur départemental : C’est un agent de l’administration fiscale
très haut placé dans la hiérarchie qui a pour mission essentielle d’aplanir certaines
difficultés.
 Est-il efficace ? Selon les statistiques, c’est super efficace,
 30% des cas : Abandon des sommes réclamées
o 12% des 30% : abandon total
o 18% des 30% : abandon partiel
 70% des cas : Ne fait rien
 En réalité, personne ne sollicite le recours à l’interlocuteur
départemental car ce n’est pas efficace.

Saisir une commission : CDDITACT (commission départementale des droits impôts directs et des taxes
sur le chiffre d’affaires)
- La commission départementale est composée de représentant de l’administration fiscale et
de représentant des contribuables. C’est plus ou moins paritaire (autant l’un que l’autre) mais
pas tout à fait car les représentants de l’administration fiscale = représentant des
contribuables – 1
- Elle est présidée par le président du tribunal administratif qui est compétent pour le
département concerné
- Comment se déroule la procédure devant cette commission ?
o Qui peut saisir ? La saisine de cette commission peut provenir du contribuable mais
également possible de l’administration fiscale si elle le souhaite
o Comment va-t-elle être saisie ? Par le dépôt d’un dossier à traiter
o Qui dépose ce dossier ? Quel que soit l’auteur de la saisine, le dossier est toujours
transmis par l’administration fiscale seulement
o Y’a quoi dans ce dossier ? Le compte rendu de la vérification de comptabilité, la
proposition de rectification, la demande fait par le contribuable, le sort des recours
administratifs qu’il aurait déjà exercé, la réponse de l’administration
o Que se passe-t-il après ? Le contribuable va être convoqué pour une audition. Il va
pouvoir présenter directement à l’oral ses observations sur le dossier. Est-il seul ? Il
y’a le vérificateur qui a un rôle passif (n’intervient pas) sauf si durant l’audition, la
commission lui demande des précisions. Le contribuable peut se faire assister par 2
conseils de son choix
o Que se passe-t-il après que l’audition ait pris fin ? Délibération et ultime réconciliation
avant la décision pour que le contribuable et l’administration fiscale se mettent
d’accord
o Que se passe-t-il si cette ultime réconciliation n’aboutit pas ? La commission se
prononce le jour même sauf dossier ultra complexe. La décision rendue est un avis.
Juridiquement, l’administration fiscale peut ou ne pas tenir compte. Dans 99,9% des
cas, l’administration fiscale suivra l’avis de la commission.
o Le recours de la commission est efficace ? Oui car 70% des cas = abandons partiels du
recouvrement

1ère remarque : La commission ne peut être saisie que s’il y’a un différend entre l’administration fiscale
et le contribuable. Or si durant la négociation :
- On ne répond pas : pas de possibilité de saisir la commission
- Hors délais : pas de possibilité
- Dans les délais mais d’accord à tout : pas de possibilité
- Dans les délais mais n’accepte pas certains points : on peut revenir sur ces points
- Conclusion : On peut faire tous les recours en même temps.

2ème remarque : Dès lors qu’on saisit la commission départementale et qu’elle ait rendu son avis, si
l’administration fiscale persiste à réclamer des sommes, alors elle le fait par un avis de recouvrement.
En conséquent, après la saisine de la commission départementale, c’est la fin de la négociation car
c’est l’épuisement de tous les voix.

DES LORS QU’ON NE VEUT PAS PAYER L’AVIS DE RECOUVREMENT : PHASE CONTENTIEUX.

B) Contestation :

La contestation est composée de 2 phases :


- Contestation administrative
- Contestation judiciaire

Contestation administrative :
- Le commencement de cette phase nécessite (pas obligatoire) un avocat fiscaliste (très peu de
chance de tomber au DSCH).
- Le rôle de cette contestation est très efficace car seul 16 000 saisines sont saisies sur 3.2
millions réclamations.

Déroulement d’une contestation administrative :


- Envoyer un courrier à l’administration fiscale qui expose toutes les raisons en DROIT
(uniquement en droit) où on estime ne pas être redevable des sommes réclamées.
- L’administration fiscale :
o Répond ok = tu as raison et en conséquence on s’arrête la
 Dans 95% des contestations sont évacués
o Répond pas ok = absolument réclamation des sommes
Contestation judiciaire :
- Délai pour contester et saisir le juge : jusqu’au 31/12/N+2
- Saisie du juge administrative (tribunal administratif  puis cours d’appel  puis pourvoir en
cassation devant le conseil d’état)
- L’interlocuteur de l’administration fiscale est le même mais la discussion va être purement
juridique et non factuelle.
- Utilisation d’un avocat fiscalité obligatoire car on ne peut pas soulever d’argument non soulevé
dans le contentieux administratif, dans le contentieux juridictionnel
o Avocat à la cour
o Avocat haut conseil si la saisine va jusqu’à devant la cour de cassation/cour ‘appel

Remarque :
- Il faut demander à l’administration fiscale la suspension du recouvrement pendant le délai de
la contestation.
- Si l’administration fiscale fait une énorme erreur sur la période concernée sur l’ensemble des
impôts : le contribuable est absout de tous ses péchés.
- Dans le cadre du processus fiscale : le contribuable dispose de garantie qui protège de
l’administration fiscale afin qui ne fasse pas tout et n’importe quoi et réclame des sommes qui
ne sont pas dues.
CHAPITRE 2 : TERRITORIALITE DE L’IS ET LA TVA

1. Territorialité de l’IS

La question de la territorialité de l’IS se pose lorsqu’un élément étranger (extranéité) est introduit.

Quelles sont les 2 hypothèses dans lesquelles va apparaitre un élément d’extranéité ?

Hypothèse 1 : Société française qui réalise une partie de son activité à l’étranger. Est-ce que sur la
partie de son activité réalisée à l’étranger est soumise à l’impôt en France ?

Hypothèse 2 : Société étrangère qui réalise des opérations en FR. Le résultat des opérations en FR est-
il imposé FR ?

Deux systèmes sont envisageables :


- Mondialité de l’impôt : Tous les bénéfices réalisés par une société sont imposés au lieu de la
nationalité de la société (siège statutaire).
- Territorialité stricte de l’impôt : Les bénéfices réalisés par une société doivent être à imposer
à l’endroit où ils sont réalisés.

Remarque 1 : Chaque État choisit librement entre la mondialité de l’impôt et la territorialité stricte de
l’impôt
Quelle est la conséquence possible ?
- Une société effectue des opérations dans 2 États qui ont pris le même système : le bénéfice
est imposé nulle part.
- La réciprocité de système : le même bénéfice peut être soumis à une double imposition.

Chaque État va conclure des conventions fiscales bilatérales qui sont élaborés sur un même modèle
fourni par l’OCDE.

Remarque 2 : La question de la territorialité de l’IS s’effectue dans l’hypothèse d’une société française
qui réalise des bénéfices à l’étranger par un biais d’implantations qui ne sont pas dotés de personnalité
morale (càd une succursale). Il n’y a pas de problème de territorialité pour une filiale (personne morale)

Quel est le système de la FR ?


Article 209 du CGI :
« Les bénéfices passives de l’impôts sur la société sont déterminées uniquement dans les entreprises
exploitées en France »  Territorialité stricte
Tous les autres États ont choisi la mondialité de l’impôt.

Qu’est-ce qu’une entreprise exploitée en France ?


La Jurisprudence du conseil d’Etat dit qu’une entreprise est considérée comme exploitée en FR si elle
répond à l’un des 3 critères suivants :
- Etablissement autonome
- Opérations réalisées en FR par l’intermédiaire d’un représentant dépendant
- Opérations représentant un caractère de cycle commercial complet

Etablissement autonome : Un établissement est un établissement autonome s’il remplit 2 conditions :


- Il faut qu’il soit établissement : Pour qu’il est établissement, il faut que cet établissement
présente 2 caractéristiques :
o Est un établissement autonome que ssi cette implantation dispose de signes
extérieurs de rattachement à la société d’origine (ex : signe distinctif comme société
machin). Il n’y a établissement autonome que si y’a une véritable infrastructure
(bâtiment, matériaux, personnel…) rattachée de manière apparente à la société
d’origine
o L’infrastructure doit être vocation à la permanence (Ex : si on est une sté fr qui veut
s’implanter à l’étranger, il faut le faire pour une durée indéterminée (Si c’est durée
déterminée, alors l’établissement n’est pas considéré comme un établissement
autonome))
- Il faut qu’il soit autonome : Au sein de l’infrastructure, il existe au moins une personne qui
peut par sa seule signature, engagée la société et décider d’engager la société sans à demander
l’autorisation préalablement au siège social.

Les bénéfices seront imposés au lieu où la société est implantée


- Hypothèse 1 : Sté fr, j’ai un établissement à l’étranger, cet établissement dispose une
infrastructure avec une personne qui peut engager la sté avec sa seule signature : elle est
imposée à l’étranger
- Hypothèse 2 : Sté étrangère, j’’ai une implantation en FR et elle se réalise dans le cadre d’une
infrastructure, une personne qui peut engager la sté avec sa seule signature : elle est imposée
en FR.

Remarque : Dès lors que l’établissement autonome ne réalise pas de bénéfice mais des pertes, les
pertes sont déductibles en FR si les bénéfices sont imposés en FR. Le régime de déductible de la perte
suit le régime du bénéfice.

(Les investissements réalisés par les PME à l‘étranger : déductibilités des investissements = droit de
déduire dans les 5 ans qui viennent puis réintégration)

Représentant dépendant : C’est lorsqu’une entreprise s’implante à l’étranger et envoie sur place l’un
de ses salariés qui doit avoir la possibilité d’engager la société par sa signature. C’est une notion
purement fiscale et non juridique
- Régime fiscale :
o Sté fr qui réalise des opérations à l’étranger par un représentant dépendant qui a la
possibilité d’engager la société. Les opérations ne sont pas imposées en FR.
o Sté étrangère qui envoie un représentant dépendant qui a la possibilité d’engager la
société, en FR qui réalise des opérations alors les opérations sont imposées en FR.

(Ne tombe pas au DSCG) Cycle commercial complet : il n’existe pas de définition. En réalité elle est
invoquée par le Conseil d’Etat quand il veut mettre à l’œuvre une politique fiscale. Exemple : Très
grosse entreprise FR active dans les travaux du domaine public. Elle a été sollicitée par la Thaïlande
pour assécher des marais. L’opération dure très longtemps. La société va en Thaïlande pour assécher
puis repart. L’implantation n’est que temporaire même si elle dure 10 ou 15 ans. Cette opération est
très largement déficitaire  Je déduis les pertes car pas établissement autonome. Le Conseil d’ Etat
ne dit pas d’établissement autonome mais cycle commercial complet.

Hypothèses dans lesquelles le principe de territorialité de l’IS ne s’applique pas car certains stratèges
se servent des principes pour l’évasion fiscale.

L’évasion fiscale : Dissimulation d’un certain nombre de revenus. L’évasion fiscale selon les 27 états
membres européen il y’a 4-5 ans, représente 600 milliards d’euros par an. Est-ce que l’administration
fiscale fr dispose d’armes ? L’administration fiscale assurément dispose des armes pour lutter contre
l’évasion fiscale. L’arme est le renversement de la charge de la preuve. Sur un certain nombre
d’opérations, l’entreprise doit le prouver que ce n’est pas pour évasion fiscale. Présomption : Il faut
distinguer des présomptions simples et irréfragables. La présomption, d’un pdv juridique, est simple.
Dans les faits, dans certains cas, la présomption devient irréfragable. Pour qu’il ait un renversement
de la charge de la preuve, il faut qu’une première condition soit remplie : les transferts indirects de
bénéfice (politique de prix de transfert). Lorsque 2 stés vont partir d’un même groupe, mais établit sur
2 états différents, réalisent entre elles des opérations, ces opérations doivent être conforme au prix
du marché. Le prix de transfert serait le prix de marché (càd même prix que pour quelqu’un d’autre)
pour éviter les transferts de bénéfice. Article 57 du CGI : dès lors que 2 stés appartiennent au même
groupe qui sont établis sur 2 états différents, dès lors les 2 stés réalisent des opérations non conformes
au prix du marché, l’administration fiscale doit rectifier la comptabilité à hauteur du CA transféré.
Lorsque cette première condition est suffisante, la présomption est tjrs en droit et en fait, une
condition simple.

Quand est-ce que la présomption peut se durcir ? Deux types d’opérations celles qui sont considérés
comme suspectes quel que soit l’état avec laquelle vous commercialisez et d’autres qui sont réalisées
par une série d’état spécifique (paradis fiscaux)

Optimisation fiscale : il y’a optimisation fiscale lorsqu’il n’y a aucune dissimulation (En gros je déclare
tout à l’administration fiscale). Je fais tout pour rendre non imposable.

13/01/2017

Evasion fiscale :
Il faut distinguer 2 séries d’opérations soumises à la présomption d’évasion fiscale :
- Opérations soumises à présomption d’évasion fiscale quel que soit avec l’État
- Opérations qui ne seront considérés suspectes que ssi elles se réalisent avec un certain
nombre d’État déterminé : paradis fiscaux
o Il faut distinguer les paradis fiscaux (notion non comprise dans le CGI car pour
l’administration fiscale, elle n’existe pas car en réalité ce n’est pas 1 mais 2 paradis
fiscale différentes :
 1 EFP (état fiscalement privilégié) : L’État est considéré comme fiscalement
privilégie des lors que le taux d’imposition est inférieur à la moitié du taux
d’imposition appliqué en FR pour des revenus de même nature.  Petit
paradis fiscal
 Ex : IS, tous les états qui ont 33 1/3 / 2 = 16,66
 Gros paradis fiscal : ETNC (État ou territoire non coopératif) :
 Un ETNS est considéré lorsqu’un État n’a pas conclu avec au moins 20
autres États des conventions d’assistances administratives. Une
convention d’assistances administratives est une convention par
laquelle les deux États signataires s’engagent sur simple demande à
fournir des informations qui pourraient être relative par exemple à la
provenance de certains fonds. Le taux d’imposition est relativement
faible ou nul chez un ETNC
 Un ETNC est aussi le roi du blanchiment d’argent. (blanchiment
d’argent : Lord of war)

Lorsqu’on parle de présomption, elle peut être simple ou irréfragable.


- Présume être de l’évasion fiscale
- Présume être de l’évasion fiscale lorsqu’une opération réalisée avec une EFP
- Présume être de l’évasion fiscale lorsqu’une opération réalisée avec un ETNC : bien qu’on soit
en présomption simple, rapporter la preuve que les opérations autres que fiscales est
quasiment impossible  En droit c’est une présomption simple mais en réalité c’est plus
irréfragable

Quelle est la sanction ? Conséquence de la présomption dans ses États :


- Tous les paiements depuis la FR vers ses États ne seront pas déductibles
- Toutes les sommes reçues en provenance de ces États : soit elles sont affectées d’un
prélèvement à la source (taxé à 70%)  Prélèvement obligatoire
o EX : Iles caïmans
o EX : Sous la pression de la FR qui a menacé d’inscrire sur la liste des ETNC, la Suisse

GUERLAIN :

GUERLAIN

HONG
KONG

SINGAPOUR AUSTRALIE

Guerlain reçoit un avis de vérification de la comptabilité. Le vérificateur voit deux opérations


commerciales à l’étranger. Toutes les conditions d’applications de l’article 57 du CGI sont réunies. Tu
as déduit X francs, donc réintégration de X francs et calcul du montant de l’impôt dû. Il s’agit d’une
vérification de 1990-1991 et l’arrêt a été rendu le 2008.

Article 57 du CGI sur les transferts indirects de bénéfices


Guerlain se défend. Guerlain dit : Je cherche de nouveaux débouchés, je me rends comptes qu’il y’a
une partie du monde où je ne suis pas représentée. Je décide donc d’investir dans cette partie. J’ai
créé à Hong Kong une filiale. Cette filiale a créé des succursales partout dans ces zones.
Oui j’ai consenti à un abandon de créance (=cadeaux). Ce qui apparait comptablement comme un
cadeau et compensé par un intérêt commercial. Car si je ne viens pas en aide à mes succursales car
sinon elles seront en mauvaise position financière qu’elles devront disparaitre et je perdrais ma source
de déboucher.
La Cour administrative a recherché si Guerlain a un intérêt commercial. Guerlain dit que la Cour n’a
pas tenu compte. Car s’il y’a un intérêt commercial, la présomption d’évasion fiscale tombe et Guerlain
aura rapporté la preuve.

Le Conseil d’État lui répond : Si le raisonnement fiscal était éventuellement correct, il y’a une petite
considération juridique que tu as oubliée. Les succursales n’ont pas de personnalité juridique et ne
sont pas redevable de recevoir un abandon de créance. L’abandon de créance est réalisé au niveau de
la filiale. La dite filiale dont les résultats financiers étaient bénéficiaires malgré les difficultés financières
des deux succursales, a versé à sa société-mère des dividendes significatives non soumis à l’impôt sur
les sociétés car application du régime mère-fille (régime par lequel, je reçois sous forme de dividendes
d’une société détenue au moins de 5%, je déduis l’intégralité puis réintégration du quote-part frais et
charges de 5%).

Solutions pour Guerlain au lieu de faire un montage aussi compliqué : qu’Australie et Singapour
deviennent des filiales de Guerlain et des succursales de la filiale Hong Kong.

2. La territorialité de la TVA

Dès lors que ça se pose un problème relatif à la TVA dû par des opérations transfrontalière, est-ce que
la TVA française s’applique ou pas sur des opérations étrangères ?

Territoire de la TVA
(OBJET OPERATION)
LBMC (problème : opérations transfrontalières avec la France : Prestations de services
• Provenance (le bien part de FR pour aller à l'étranger) • y'a-t-il un régime dérogatoire ?
• A destination d'un etat membre de l'UE ==> Livraision intracommunautaire (LIC) • Oui ? Quelles sont les conditions d'applications ?
• A destination d'un état non membre de l'UE ==> Exportation ==> Soumise par la TVA en FR mais • Oui ?
en tant qu'expéditeur le bien a quitté le territoire national a destiination qui n'est pas membre de • Non ? Principe (article 259 du CGI)
l'UE, vous êtes habilité d'établir une facture HT avec une TVA à 0 • Non ? Application du principe (article 259 du CGI) : Le lieu de la PS est situé en FR (TVA FR
• Destination (le bien part de l'étranger pour aller en FR) appliqué) : lorsque le preneur est un assujetti / lorsque le preneur est un non-assujetti. Est-ce que
• Le bien en provenance de l'UE ==> Acquisition intracommunautaire (AIC) l'opération se réalise en B to B ou en B to C ?
• Le bien en provenance hors de l'UE ==> Importation • B to B : Lorsque le preneur (celui qui achète un service) est un asujetti implanté en FR ?
• Oui ? TVA FR appliquée
• Non ? TVA n'est pas applicable
• B to C : Lorsque le prestataire est implantée en FR ?
• Oui ? TVA FR
• Non? TVA n'est pas applicable

Dans le cas où la nature serait hésitante, la loi a défini pour toutes les catégories.

Exportation : TVA sauf justificatif

Importation : Le bien étant exonéré de TVA (importation d’OR, organes humains, sang humains), en
dehors de ces biens, la TVA est applicable. Le fait générateur est le passage en douane. Le redevable
est le destinataire. L’assiette de la TVA est le prix payé augmenté de tous les frais occasionnés pour
l’importation (ex : prix marchandise + prix transport + prix emballage + prix par recours intermédiaire
+ Droit de douane)  La TVA est acquitté non chez l’administration fiscale mais chez les douanes. Elle
sera déductible après sur la déclaration de TVA.

LIC : Il faut distinguer à un assujetti ou à un non-assujetti


- Expédition à un non-assujetti : TVA française  J’expédie une facture TTC
- Expédition à un assujetti : exonération de TVA  Facture HT avec TVA à 0
- Comment savoir si j’expédie à un assujetti ou non ? Le destinataire doit fournir un numéro
intracommunautaire = assujetti sinon non

AIC : lorsque j’achète par hypothèse à un assujetti dans l’UE, je lui fournis mon numéro
intracommunautaire, il m’envoie une facture HT avec une TVA à 0.
- TVA auto liquidé
- Fait générateur : revoir cours l’année dernière

Prestations de services : Le lieu de PS est situé en FR (Article 259 du CGI)


- Principe posé par l’article 259
- Existe des exceptions où le principe ne s’applique pas : y’a-t-il un régime dérogatoire ?

Régime dérogatoire : Exemple : Article 259-A du CGI : par dérogation de l’article 259, est situé en FR le
lieu des prestations de services suivants :
- Location de moyens de transports lorsqu’elles sont de courtes durée et que le moyen de
transport est mis à disposition du preneur  Régime dérogatoire car objet = moyens de
transports Une seule condition pour que le régime s’applique Location de courte durée

Régime dérogatoire :
- Objet de la prestation
- Conditions d’applications
- Critères de localisation de la TVA

Exemple :
- Objet de la prestation : Location de moyen de transport
- Conditions d’applications : De courte durée
- Critère de localisation de la TVA : Lieu de la mise à disposition

Article 259-A : Les transports intracommunautaire de bien effectué pour des personnes non assujetties
lorsque le lieu de départ est en FR
- Objet de la prestation : Transport de bien
- Condition d’application :
o Transports intracommunautaires
o Bénéficiaire : Personnes non assujetti
- Critère de localisation de la TVA : Lieu de départ des biens

Article 259-A-Alinéa 3 : Lieu de départ = lieu commence effectivement le transport de bien


Article 259-A-4 : Les prestations de transports de biens effectuées pour des personnes non assujetties
autres que les transports intracommunautaires de biens et de prestations de transports de passager
en fonction des distances parcourus en France.
- Objet de la prestation : Transport de biens
- Condition d’application :
o Distances parcourus en France
o Autres que les transports intracommunautaires de biens et de prestations de
transports de passager
- Critère de localisation de la TVA :

TRANSPORT

BIENS PERSONNES

B2C B 2 B => PRINCIPE

Intracommunautair
e

Oui Non

En fonction des
Lieu de départ
distances parcourus

Article 249-A-5 : b) et c)
b) Les ventes à consommer sur place ;
c) Sont réputées effectuées en France les ventes à consommer sur place lorsqu'elles sont réalisées
matériellement à bord de navires, d'aéronefs ou de trains au cours de la partie d'un transport de
passagers effectuée à l'intérieur de la Communauté européenne et que le lieu de départ du transport
de passagers est situé en France.

Est-ce que la vente à consommer sur place a lieu dans un lieu fixe ou mobile ?
- Lieu fixe s’applique le critère de la TVA dans le lieu matériellement exécuté (càd ou a lieu le
restaurant)
- Lieu mobile s’applique le critère
o Objet : vente à consommer sur place
o Conditions :
 Transport intracommunautaire

19/01/2017
CAS PRATIQUE

1) La procédure de contrôle fiscale vous semble-t-elle régulière ?

La vérification se déroule pendant 3 phases : avant – pendant – après.


Procédure fiscale :
Avant  Oui
- Avis reçu par le contribuable  Oui
o Régulier
 MENTIONS :
 Identité  Oui
 Objet  Impôts vérifiés  Oui
 Période contrôlé  Oui
o Exercice clos  Oui
 Echus  Oui
 Moins 3 ans  NON (Car c’est sur la clôture
de l’exercice, et doit porter sur des exercices
non prescrits)
 CDOCV  Oui/Non  Le contribuable doit rapporter la preuve
comme quoi il n’a pas reçu.
 DELAI :
 Début vérification : Plus de 2 jours francs  NON

Ce n’est pas régulier pour 2 raisons.


Rappel des faits :
- Avis de vérification
- Porte sur plus de 3 exercices
- Porte sur -2 jours francs avant l’avis de vérificateur

Rappel des faits : 3-4 lignes pour le rappel des faits


Un contribuable a reçu un avis de vérification de comptabilité portant sur 3 exercices dont un clos
depuis plus de 3 ans. Le vérificateur intervient moins de 2 jours francs après réception de l’avis de
vérification.

Question de droit
Dans ces conditions, peut-on considérer que la procédure de contrôle fiscale semble régulière ?

Rappel des règles de droit :


Le régime fiscal français repose sur une procédure déclarative, ce qui applique que le contribuable
dispose de plusieurs garanties
Parmi ces garanties, certaines s’appliquent avant même le début des opérations matérielles de
vérification. C’est ainsi que le contribuable doit recevoir plus de 2 jours francs avant le début des
opérations matérielles de vérification un avis de vérification. Cet avis ne sera régulier que s’il comporte
un certain nombre de mentions qui porte sur l’identité du vérificateur et du contribuable, qui porte la
possibilité de se faire assister par le conseil de son choix, qui porte sur l’impôt vérifié et qui doit préciser
la période vérifiée. Concernant cette période vérifiée, ne peuvent donner lieu à vérification que les
trois derniers exercices clos.
Dans les mentions, doit indiquer l’adresse internet de la CDOCV consultable. Depuis le 01/01/2016,
l’administration fiscale n’est plus tenue de les joindre. Monsieur jacques ne peut pas se plaindre.
Application des règles de droit aux faits :
En l’espèce, il apparait donc que à ce stade deux irrégularités affectent la procédure. La première est
relative à la période contrôlée. En effet, pour un contrôle ayant lieu en 2014, ne peuvent être en
principe contrôlés que les exercices clos en 2013, 2012 et 2011. Les exercices clos antérieurement sont
prescrits et ne peuvent pas être contrôlés. Or l’avis reçu par le contribuable porte sur un exercice clos
2010, càd sur un exercice prescrit. Par ailleurs, un délai minimum de 2 jours francs doit séparer la
réception de l’avis du début des opérations matérielles de vérifications. Pour un avis reçu le 13/03, les
opérations ne peuvent donc pas commencer avant le 16 mars. Ici, elles débutent le 14 mars.

Conclusion :
La procédure doit considérer comme irrégulière pour ses 2 raisons. M jacques pourra donc demander
l’annulation au besoin en ayant recours au juge.

Dans les mentions, doit indiquer l’adresse internet de la CDOCV consultable. Depuis le 01/01/2016,
l’administration fiscale n’est plus tenue de les joindre. Monsieur jacques ne peut pas se plaindre.

2) Le contrôle sur place s’est-il déroulé régulièrement ?

Durée de la vérification
À la vue de ce que l’on sait, le débat oral et contradictoire n’a pas eu lieu.
Il donne des documents originaux or si l’emport de documents est valable que si trois conditions sont
remplies :
- L’emport de document doit être proposé par le contribuable
- Il faut nécessairement dresser un bordereau des pièces (l’énumération précise de toutes les
pièces emportées par le vérificateur)
- Il faut que le document soit restitué en même temps que la proposition de rectification

Rappel des faits : Au cours d’une vérification de comptabilité dont le chiffre d’affaire est < à 244 000€,
le vérificateur emporte un certain nombre de documents. Cette vérification s’étend sur plus de 3 mois
au cours desquels seul 2 visites ont manifestement eu lieu.

Question de droit :
Dans ces conditions, peut-on considérer que le contrôle sur place s’est déroulé régulièrement ?

Rappel de règles de droit :


Les garanties sont relatives à la durée de la procédure, à l’emport de documents et au caractère orale
et contradictoire du débat.

Application règles de droit :


En ce qui concerne la durée de la procédure, dès lors que le chiffre d’affaire réalisé par l’entreprise ne
dépasse pas les seuils du RSI, la procédure ne peut pas durer plus de 3 mois. En l’espèce, le chiffre
d’affaires réalisé par la SA PROLEX n’a jamais dépassé 200 000 euros. Elle est donc en dessous du seuil
de RSI, la procédure a débuté le 14 mars et a fini le 16 juillet. Elle a donc durée plus de 3 mois, la
procédure doit donc être considérée comme irrégulière sur ce point

En ce qui concerne l’emport de documents, celui-ci n’est possible que sous certaines conditions. Il faut
en premier lieu que l’emport soit demandé par le contribuable. Il apparait en l’espèce que cette
première condition est remplie. Il faut en second lieu que les documents emportés soient restituées
au contribuable au plus tard le jour de la réception de l’éventuelle proposition de rectification. En
l’espèce, il apparait que cette deuxième condition est également remplie. Enfin, troisième condition,
il faut qu’un bordereau détaillé des pièces soit dressé et signé par le contribuable et par le vérificateur.
En l’espèce, aucune mention n’est faite de l’existence de ce bordereau. Conclusion, l’emport de
documents peut être considéré comme irrégulier sauf si le bordereau a bel et bien été établie.

En ce qui concerne le débat oral et contradictoire, au cours des opérations de vérifications, le


contribuable doit avoir la possibilité de présenter ces observations au vérificateur. Cela suppose que
s’établisse un dialogue entre le vérificateur et le contribuable, un tel dialogue n’est envisageable que
si le vérificateur et le contribuable se rencontrent au moins plus de 2 fois. En l’espèce, il semble que
seul 2 réunions dont une très brève se soit déroulé entre le vérificateur et le contribuable. Il est donc
possible de considérer que le débat oral et contradictoire n’a pas pu s’installer.

Conclusion :
Pour ses trois raisons, il apparait clairement que la procédure de vérification sur place est irrégulière.

3) L’application de la pénalité pour


Dès lors que je suis en retard sur ma déclaration : Pénalité obligatoire 10%
Manquement délibéré (Lorsque on introduit volontaire un décalage entre la réalité et ce qu’on déclare
mais que ce décalage n’est pas motivé par des raisons fiscales) : Pénalité de 40°%  Remise en cause
de la présomption de bonne foi
Manœuvres frauduleuse (Lorsque on introduit un décalage uniquement dans le but de réduire son
impôt) : 80%  Remise en cause de la présomption de bonne foi
Opposition contrôle fiscale : pénalité de 100%  Remise en cause de présomption de la bonne foi
La pénalité s’applique sur le montant des droits éludés (différentiel entre ce que j’ai déclaré et que
j’aurais dû déclaré)

La proposition de rectification doit être signé par le vérificateur et du supérieur hiérarchique.

Rappel des faits : Suite à une vérification de comptabilité, un contribuable reçoit une proposition de
rectification signée par le seul vérificateur et comprenant des pénalités pour manquement délibéré.

Question de droit : A quelle condition, l’administration fiscale peut-elle infliger des pénalités pour
manquement délibéré ?

Rappel des règles de droit :


Les garanties dont dispose le contribuable se prolongent après les opérations de vérification. C’est
ainsi que si l’administration fiscale entend appliquer des pénalités qui remettent en cause la bonne foi
présumée du contribuable, elle ne peut le faire que d’une manière suffisamment solennelle. La
proposition de rectification devra alors être signé par le vérificateur d’une part, et part son supérieur
hiérarchique d’autre part.

Application des règles de droit


En l’espèce, la proposition de rectification est signée par le seul vérificateur.

Conclusion :
La pénalité a été appliquée de façon irrégulière.
4) Si la SA PROLEX avait été défaillante au titre de chacun des exercices vérifiés (càd si elle n’avait
déposé aucune déclaration), la majoration de 40% pour manquement délibéré aurait-elle pu
trouver à s’appliquer ?

Manquement délibéré nécessite une déclaration


SI pas de déclaration du tout ce n’est pas un manquement délibéré

Réponse : La pénalité pour manquement délibéré sanctionne le contribuable qui a volontairement


introduit un décalage entre ça déclaration et la réalité. Pour s’appliquer, cette pénalité suppose donc
nécessairement que les déclarations aient été remises. En conséquence, elle ne pourrait pas
s’appliquer lorsque le contribuable n’a remis aucune déclaration.

5) Pensez-vous que les motifs des rehaussements soient justifiés ?

Les importations sont soumises à la TVA sauf un certain nombre d’éléments (lait, sang humaine,
organes).
Fait générateur : passage en douane
Date d’exagibilité : passage en douane
Redevable légale : le destinataire du bien

Rappelle des faits : Il s’agit d’une société qui achète des biens meubles corporels à l’étranger, plus
spécifiquement une entreprise située en dehors de l’UE.

Question de droit : Quel est le régime applicable à ces achats ?

Règle de droit
En matière de territorialité de la TVA, un régime spécifique s’applique aux livraisons de biens meubles
corporels (LBMC)
Pour ces LBMC, il faut distinguer selon que la France soit le territoire de départ ou d’arrivé du bien.
SI la FR est le territoire d’arrivé du bien et que le bien est partie d’un Etat hors européenne, alors nous
serons en présence d’une importation.

Application règle de droit


Le régime fiscal applicable aux importations est le suivant : sauf exception les importations sont
soumises à la perception de la TVA française. Pour les importations, le fait générateur et la date
d’exigibilité de la TVA sont au moment du passage en douane. La TVA sera assise, sur la valeur de la
marchandise augmentée de tous les frais liés à son importation (port, droit de douane, recours à un
commissionnaire). Le redevable légal sera dentinaires du bien

Conclusion :
Cette importation est soumise à la TVA. Le vérificateur a donc raison de contester que la TVA
n’apparaisse pas.

En matière de la territorialité de TVA, un régime différent s’applique pour les prestations de services.
Lorsque aucun régime dérogatoire ne s’applique, il va falloir distinguer selon que l’opération se
déroule entre deux assujettis (B to B), ou qu’elle se déroule entre un assujetti et non assujetti (B to C).
Lorsque l’opération se déroule en B to B, la TVA applicable sera celle du lieu d’implantation du preneur.
En l’espèce, la prestation fournie par PROLEX l’est fourni à un professionnel. Il s’agit donc d’une
opération entre deux assujettis donc en B to B. le preneur étant établi en Allemagne, la TVA française
n’a pas lieu de s’appliquer à cette opération.

Conclusion : C’est donc à tort que le vérificateur reproche la SA PROLEX de n’avoir pas fait apparaître
la TVA sur ces opérations.

Rappel des faits : une société française n’a pas intégré dans son résultat les bénéfices réalisés à
l’étranger par l’intermédiaire d’une part d’une succursale et d’autre part d’une filiale.

Question de droit : Quel est le régime de la territorialité de l’IS ?

La question de la territorialité de l’IS ne se pose que si l’implantation à l’étranger se réalise par


l’intermédiaire d’une structure dépourvu de la personnalité morale. Tel n’est pas le cas pour les
implantations par l’intermédiaire d’une filiale. Ces filiales font l’objet d’une imposition qui leur est
propre. C’est donc a bon droit que la SA prolex n’a pas intégré les résultat de la filiale.

En ce qui concerne les implantations, se réalisant par l’intermédiaire de structure non doté par la
personnalité morale, les bénéfices réalisés par une telle structure à l’étranger ne seront imposables en
France, que si cette structure ne peut pas être considérée comme un établissement autonome. En
principe, les succursales, sont considérées comme des établissement autonomes

Aucune indication ne permet d’affirmer que ce principe ne s’applique pas ici. EN conséquence on peut
estimer que les bénéfices de la succursale sont réalisés par une entreprise n’étant pas exploitée en
France, c’est donc un bon droit que la SA prolex ne les a pas intégré dans son résultat imposable et
c’est donc à tort que le vérificateur le lui reproche.

LA FISCALITE DE LA VIE SOCIALE

LA FISCALITE DE LA TRANSMISSION DE L’ENTREPRISE

Droit pénal :
L’action publique et l’action morale
La responsabilité des personnalités morale
L’abus de bien sociaux

Droit fiscal : cas pratique + question de cours

La transmission de l’entreprise :
Toute la fiscalité tourne autour de trois grandes questions :
- Qu’est ce qui est transmis ? (EI ou société commerciale)
- Quelle est l’identité du cédant ? (Personne physique ou personne morale)
- Quelles sont les modalités de transmissions ? (À titre onéreux ou à titre gratuit)

1ère situation non envisageable : entreprise individuelle cédé par une société commerciale
2ème situation non envisageable : entreprise est transmise à titre gratuit par une société commerciale

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