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ARCHITECTURE SCOLAIRE

Nouvelles bases pour concevoir


un CFA multimétiers
SOMMAIRE
NOUVELLES BASES POUR CONCEVOIR UN LP/CFA

Pages

INTRODUCTION .......................................................................................... 4

LES OBJECTIFS ET LES MOYENS DE L’ETUDE....................................................... 6

PARTIE I

REFLEXION ET ANALYSE DES VARIABLES


pour la création d’un établissement d’enseignement professionnel

1. ARCHITECTURE ET PRATIQUES PEDAGOGIQUES .............................................. 8


Histoire et architecture scolaire
La complexité des rapports entre l’offre et la demande
Les attentes des différents groupes d’usagers
La place de l’innovation dans l’architecture scolaire
La part de la structure scolaire dans le projet d’établissement
Propos de pédagogues à l’intention des programmistes

2. LES ETAPES DU PROJET – LE ROLE DU PROGRAMMISTE..................................... 32


Les étapes d’une opération de construction scolaire
Le processus de programmation
Le maître d’œuvre et le chef d’établissement
Différence entre les programmes de construction Lycées et CFA

3. REFLEXION POUR LA FORMULATION D’UN AVANT-PROJET ................................ 45


Les grandes lignes de l’établissement projeté
L’estimation de la surface des espaces
CFA 21 – Le pôle tertiaire et commerce
Géométrie variable des projets et choix stratégiques

4. LE POINT DE VUE DES ACTEURS ET DES USAGERS ........................................... 58


L’étude téléphonique auprès des élèves et de leurs parents
Les chefs d’établissements et leurs équipes
Les enseignants
Les usagers du lycée/ CFA, non enseignants

LP = Lycée Professionnel CFA = Centre de Formation d’Apprentis

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SOMMAIRE

PARTIE II

LES FONCTIONS ET LES ESPACES

1. CE QUI CHANGE DANS L’ARCHITECTURE DES LYCEES ET DES CFA ........................ 69

2. PRESENTATION D’ETABLISSEMENTS REPRESENTATIFS ...................................... 71


9 modèles

3. SCENARIOS PROSPECTIFS DU PROJET CFA 21 (2.000 APPRENTIS)........................ 85


Les 2 grandes versions : ville et campus

PARTIE III

NOUVELLES BASES POUR LA PREPROGRAMMATION D’UN CFA

1. DESCRIPTION DES ESPACES SCOLAIRES ET DE LEURS USAGES ............................. 95


Les espaces scolaires ......................................................... 96
Les salles banalisées
Le mobilier scolaire
Les salles spécialisées
Les salles universelles
Les espaces scolaires innovants .................................... 106
Du CDI au CDR
Le centre de ressources et les TICE
Les espaces dédiés aux professeurs
Les ateliers et plateaux techniques ............................ 113
Les variables liées aux métiers
CFA 21 – Le pôle technologique

2. LES ESPACES NON SCOLAIRES ................................................................... 115


L’administration et la salle du conseil
La restauration, la cafétéria
Le gymnase et l’aire de sport
Amphithéâtre ou salle polyvalente
L’internat au CFA
Les espaces secondaires : accueil, hall, circulations, le foyer des
apprentis, la cour de récréation, la conciergerie, les logements de
fonction, l’infirmerie, le parking

CONCLUSION........................................................................................ 127
En annexe :
La HQE – Haute Qualité d’Environnement dans le bâtiment
Quelques éléments d’urbanisme
La construction et ses éléments

Remerciements

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INTRODUCTION

La construction d’un établissement d’enseignement professionnel


constitue une opération complexe.

La décentralisation des constructions scolaires (appliquée dès 1986) rend les régions
propriétaires des lycées et donne ainsi aux élus locaux la décision en matière de construction
et de gestion du patrimoine scolaire public.

A la rentrée 2003, les effectifs d’élèves des LGT sont quasiment stables (0,1 %) alors que
les effectifs du second cycle professionnel connaissent une augmentation de plus de 8.400
élèves (+ 1,2 %).

Quant aux CFA (Centre de Formation d’Apprentis) qui sont autonomes pour les décisions de
construction, ils reçoivent des aides à l’investissement de la part des régions. L’apprentissage
a un objectif de développement très important jusqu’en 2010.

Le Livre Blanc sur l’Apprentissage, établi par le gouvernement en 2003, donne des objectifs
quantitatifs clairs :

− passer de 370.000 apprentis à 500.000 en 6 ans (+ 6 % par an), ceci suppose l’ouverture
d’un minimum de 1.000 sections/an, soit la création ou l’aménagement de 170.000 m²/an
supplémentaires de CFA jusqu’en 2010.

Actuellement, les régions privilégient pour les lycées les opérations de rénovation/extension,
car il s’agit de valoriser des sites existants qui connaissent leur marché scolaire de proximité.
Les créations de lycées sont devenues rares. En Ile de France, sur 70 opérations
d’aménagement, 15 opérations ont un budget supérieur à 20 M€, avec un objectif d’extension
significatif, cependant le programme de prévision régional ne propose pas de création de
nouveau lycée.

La sous-direction de la construction de chaque région est chargée de l’ensemble des


opérations de construction des lycées. La DASES 1 qui est chargée des politiques éducatives
établit un préprogramme qui définit les besoins scolaires, puis la DASES 5 établira une étude
préliminaire avec un programmiste pour préparer le concours d’architecture.

Il faut noter que le jury du concours d’architecture s’intéressera davantage aux propositions
centrées sur l’architecture que sur l’efficacité scolaire. Quant aux objectifs pédagogiques qui
devraient être formulés avec l’Académie, ils seront assez souvent reportés au second plan.
Les chapitres I 1 et I 2 de notre étude traiteront de la prise de décision au moment de
l’intervention des programmistes.

Si l’on désire faciliter les conditions d’études des élèves, il faudra donner plus
d’importance à la structure scolaire (le sacré), aux conditions d’études de l’élève, à la mise
en place des CDR et des salles TIC avec une vision plus centrale. Les établissements ont
besoin de moyens nouveaux pour moderniser leur pédagogie.

Les professeurs qui, le plus souvent, ont été oubliés par le courant de modernisation de
l’architecture doivent trouver de nouveaux espaces dans les futurs LP/CFA de 2010.

Un ensemble de nouvelles situations scolaires étant proposé aux élèves et aux professeurs, il
sera nécessaire d’apporter au proviseur et à son équipe les « moyens d’une meilleure
gouvernance d’éducation. »

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Pour cela, il s’agira de rechercher une meilleure cohérence entre les bâtiments, le plan
pédagogique et la qualité de la distribution des espaces qui entourent les structures
scolaires : les halls, les circulations, la demi-pension, les ateliers, le sport et les différents
aspects périscolaires.

Certains établissements ont une longueur de l’ordre de 230 mètres, presque du gigantisme, et
l’objectif est également de réduire les coûts de surveillance, d’entretien, de chauffage, etc.

Dans la 2ème partie de l’étude, nous ferons une rapide présentation des modèles
d’établissements avec leurs différences : LPO, lycées professionnels et CFA… tout en
illustrant le rôle des grands espaces complémentaires : ateliers, restauration, gymnase,
internat… ce qui nous permettra de faire un scénario prospectif pour un grand projet de
CFA, l’un des objectifs de cette étude.

Construire un établissement est une opération longue qui concerne l’architecte et les
bâtisseurs, dès lors que le programme a été arrêté avec la participation des différentes
parties. Dans la 3ème partie, des propositions seront faites pour définir les différents espaces,
ainsi que les plateaux techniques liés au choix de chaque établissement en matière de
formation technologique et professionnelle.

Nous proposerons en annexe de l’étude des listes concernant les procédures


environnementales HQE, des éléments d’urbanisme ainsi qu’un glossaire des termes liés à la
construction et aux équipements. Construire un établissement scolaire technique est une
opération qui demande 8 années pour sa réalisation.

Dans cette étude, nous avons privilégié les informations allant de la prise de décision des élus
(ou du Conseil du CFA) au concours d’architecture. Nous espérons que la lecture de ces pages
intéressera les collaborateurs du maître d’ouvrage et du chef d’établissement.

CFA 21 = CFA du XXIe siècle.

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LES OBJECTIFS ET LES MOYENS DE L’ETUDE

La forte pression actuelle du gouvernement pour développer l’apprentissage (prévision + 6 %


par an) conduit à se poser des questions sur la création de places en CFA pour héberger les
nouveaux apprentis.
Dès lors, s’intéresser à l’analyse des besoins scolaires et à la programmation d’un nouveau
CFA devient une approche nécessaire pour anticiper sur les évolutions attendues. Depuis la
décentralisation en 1986, le Conseil régional est propriétaire des lycées et il encourage par
des financements le développement des CFA.
Il y a 8 élèves en lycée pour 1 apprenti en CFA. Aussi, ce sont les constructeurs de lycées qui
possèdent le savoir-faire le plus important en matière de construction scolaire.

Les objectifs de cette étude


− Proposer un document sur l’architecture scolaire qui soit utile à un dirigeant de LP/CFA et
à ses collaborateurs. L’entourage du maître d’ouvrage de CFA est également concerné
ainsi que les usagers dans leurs rapports avec les programmistes.
− Emettre des hypothèses pour améliorer, par l’architecture, le fonctionnement
pédagogique et clarifier les leviers de l’efficacité scolaire de demain pour les élèves et les
professeurs.
− Présenter des modèles d’établissements LP, LPO et CFA pour comparer avec un modèle
idéal de CFA 21.
− S’interroger sur l’influence du terrain à bâtir et sur les dimensions de l’établissement
à réaliser en milieu urbain ou en grande banlieue (2 scénarios).

L’origine de l’information
Les différents services de construction scolaire de la région (lycées et financement des CFA)
nous ont permis de faire un repérage rapide des démarches utilisées, des modèles de
construction représentatifs et des réalisations en cours.
Puis, nous avons visité un nombre important d’établissements, en recevant un bon accueil de
la part de ceux qui ont vécu une opération de rénovation/extension, ou plus rarement la
création d’un établissement (IMA, Facultés des métiers de l’Essonne, Lycée H Belliard…)
L’architecture scolaire est un sujet d’initiés, seuls les proviseurs et les directeurs qui ont été
concernés par une opération d’aménagement se rendent disponibles pour échanger sur leur
expérience.

En ce qui concerne l’enquête sur le point de vue des usagers, nous avons bénéficié de
3 sources :
Les visites d’établissements et les journées portes ouvertes qui ont permis de rencontrer
des chefs d’établissements, leurs équipes : PA, Intendant, CEP et des professeurs.
L’enquête téléphonique au domicile des jeunes (200 questionnaires) qui a permis
d’échanger avec les parents et leurs enfants. Cependant, ce type d’usagers ne perçoit
qu’une partie de l’établissement, celui qu’il parcourt.
Les professeurs : c’est la population la plus difficile à observer, car les professeurs sont
peu disponibles et recherchent des enjeux cachés à notre démarche (politique ou
organisationnelle). Les différences de mentalités sont importantes, surtout entre
professeurs de LGT et de CFA.
Pendant le déroulement de l’étude, nous avons eu la bonne surprise d’être aidés
efficacement dans nos recherches par des architectes scolaires et des chefs d’établissements
(et adjoints).

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ARCHITECTE ET PEDAGOGIE

PARTIE I

REFLEXION
ET ANALYSE
DES VARIABLES

pour la création
d’un établissement
d’enseignement professionnel

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PARTIE I
REFLEXION ET ANALYSE

Chapitre 1
ARCHITECTURE ET PRATIQUES PEDAGOGIQUES

1. Histoire et architecture scolaire

2. La complexité des rapports entre l’offre et la demande

3. Les attentes des différents groupes d’usagers

4. La place de l’innovation dans l’architecture scolaire

5. « La part de la structure scolaire » dans le projet d’établissement

6. Propos de pédagogues à l’intention des programmistes

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ARCHITECTURE ET PRATIQUES PEDAGOGIQUES

1
HISTOIRE ET ARCHITECTURE SCOLAIRE

HISTOIRE DE LA CLASSE

Chaque manière d’enseigner recherche un dispositif spatial et des instruments qui s’intègrent
aux pratiques pédagogiques.

Avant le Moyen Age, comme dans les cultures archaïques, l’école n’est pas un lieu, mais une
pratique.

A la fin du Moyen Age, les lieux d’écoles apparaissent progressivement en se séparant des
bâtiments des institutions : monastères, châteaux… auxquels ils appartenaient. Les pratiques
pédagogiques d’alors se définissent par l’utilisation de l’espace pour une situation
d’enseignement qui met en relation un maître et quelques élèves. La pièce à tout faire du
« Maître » du XVe siècle est proche de la salle commune des maisons paysannes et
correspondait à un enseignement individuel dans lequel les élèves défilaient tour à tour devant
lui.

Chez les Frères, les salles de classes permettaient de former simultanément des groupes de
10 à 30 élèves, alors qu’à l’ère industrielle la méthode mutuelle va engendrer des lieux de
formation beaucoup plus vastes.

Les méthodes de « l’enseignement mutuel », dans lesquelles les meilleurs élèves servent de
maîtres aux plus faibles, se pratiquaient dans la halle d’enseignement qui pouvait accueillir 300
élèves et plus, avec pour objectif d’alphabétiser la totalité de la population de la classe
populaire.

Ces grandes salles furent abandonnées au profit de salles où il était possible de pratiquer
l’enseignement simultané avec quelques dizaines d’élèves.

Au XXe siècle, les nouveaux choix psychopédagogiques : les méthodes anglo-saxonnes, Célestin
FREINET et Roger COUSINET, défenseurs des pédagogies actives, ainsi que l’importante réforme
HABY introduiront des changements déterminants dans l’agencement et l’équipement des
écoles.

Depuis la seconde guerre mondiale, l’innovation sur la conception des situations


d’enseignement, à la recherche d’un espace idéal, a été un lieu fondamental de recherche et
de changements.

La modernisation des autres lieux de l’école, pour faciliter une meilleure socialisation des
élèves ainsi que l’amélioration des conditions de vie et de l’aménagement de l’espace
périscolaire ont été développées par l’architecture récente à l’occasion de la décentralisation.

A l’opposé, c’est dans un contexte d’explosion scolaire dans les années 60 – 70 que seront
conçus, dans l’urgence, la majorité des établissements français scolaires du 2ème degré.

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ARCHITECTURE ET PRATIQUES PEDAGOGIQUES

L’EXPLOSION SCOLAIRE EN FRANCE – 1964/1978

A un effort de construction important pour compléter la reconstruction des années 50, vient
s’ajouter la politique de scolarité obligatoire jusqu’à seize ans, qui concerne le second degré.
Il s’ensuit une demande de construction scolaire à un niveau tout à fait exceptionnel.

Les écoles primaires et maternelles ne présentaient pas de problèmes nouveaux de


conception, car les enfants y étaient scolarisés depuis longtemps. Cependant, quelques
réalisations pilotes avec le courant des psychopédagogies nouvelles (PIAGET) ont marqué cette
époque de leur influence.

Le financement de la montée en charge de ces programmes restait la principale difficulté.

De 1964 à 1978, 78.000 classes d’élèves primaires et de maternelles furent construites, c’est-à-
dire l’équivalent de plusieurs dizaines de milliers d’écoles.

Pour le second degré, une telle entrée de la massification ne s’était jamais rencontrée.

Entre 1964 et 1978, 3.700 établissements neufs pour le second degré ont été construits et le
rythme atteignit un par jour pour la période haute. Un collège ou un lycée a une capacité de
400 à 1.500 élèves, soit 15 à 50 classes.

La conception des établissements et des nouvelles situations d’enseignement sont alors définies
à partir des « normes centrales » du Ministère de l’Education nationale (DEC : Direction Etudes
et Constructions).

Pour des raisons d’économie et de délais, le catalogue de modèles était simple, facilement
reproductible en grande série par des procédés de construction industriels qui faisaient baisser
les coûts et la durée des travaux. La programmation des bâtiments tenait compte de normes
centrales et financières rigides mais également des conseils de l’inspection pédagogique.

La « Barre linéaire » devint, dans la pratique, la forme la plus courante des bâtiments scolaires
avec certaines normes de référence par élève. Par exemple la trame de 7,2 mètres.

L’ECHEC SCOLAIRE ET LES CONDITIONS DE VIE DES ELEVES

Le développement rapide du nombre de constructions résout la demande d’accueil des élèves,


mais pas les objectifs de démocratie au niveau des élèves. Les études sociologiques n’étaient
pas au rendez-vous.

« L’école est jugée responsable des inégalités qu’elle perpétue au lieu de les réduire »
(Bourdieu et Passeron).

De nouveaux intervenants firent entrer de nouvelles activités en marge de l’enseignement


traditionnel, pour favoriser le développement personnel des jeunes, ainsi que leur socialisation
au sein de l’école.

Avec la création des foyers socio-éducatifs, les animateurs introduisent de nouvelles formes de
relation à l’élève, à côté des apprentissages académiques qui ne seront pas toujours
suffisamment maîtrisés.

Le conseiller d’éducation remplace le surveillant général en 1972, et les espaces scolaires


généraux et périscolaires deviennent de nouveaux objets d’investissement pour la recherche
pédagogique.

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ARCHITECTURE ET PRATIQUES PEDAGOGIQUES

L’IMPORTANTE REFORME HABY


Loi relative à l’éducation du 11 juillet 1978

Elle intervient à un moment où la politique de planification la plus centralisée et la plus


structurée coexiste avec un foisonnement d’innovations, jamais égalé.

L’ancien proviseur du lycée pilote de Montgeron travaillera à la création d’une loi qui reconnaît
l’importance de l’espace et des effectifs comme cadre des activités éducatives et scolaires.

Paradoxalement, alors que la plus grande partie des enseignants était déclarée comme
incapable d’assurer la réussite du plus grand nombre d’élèves, les idées pédagogiques
nouvelles qui avaient besoin de plus d’espace et de plus de moyens furent mises en place.

Le « tronc commun » assorti de nouvelles démarches pédagogiques avait besoin de murs


nouveaux : classes d’effectifs limités (24), cellules pour petits groupes, lieux spécialisés, CDI
(d’inspiration anglo-saxonne)…

Les enseignants et leurs idées d’agencements furent comparés par les sociologues aux résultats
d’ensemble et, en particulier, au rôle de l’école en faveur de la démocratisation des plus
faibles.

Les enseignants perdirent leur légitimité dans leur rôle consultatif et d’introducteur de
l’innovation pédagogique. Le manque de crédit des enseignants au niveau de la conception des
situations ainsi que la complexité des rapports de l’offre et de la demande en l’absence d’un
statut plus clair des enseignants, perdure encore aujourd’hui, 25 années après la grande
période d’innovation pédagogique des militants.

Dans les années 80, le philosophe Michel Foucault interpelle les architectes sur leur
responsabilité de concepteurs dans « Surveiller et punir ». L’éducation Nationale continuera à
édifier des bâtiments scolaires avec la même démarche centralisatrice et industrielle.

LA CENTRALISATION ET L’INDUSTRIALISATION DES PROCESSUS

Le développement des corps de fonctionnaires conduisit l’élite dirigeante à la prédominance


d’une pensée administrative dont l’obsession était de dominer les coûts. L’importance du
nombre d’établissements à construire encouragea la mise en place d’une modélisation
poussée avec un passage majeur à l’industrialisation des constructions. La faiblesse de
l’influence des programmes pédagogiques dans la définition des opérations deviendra par la
suite une seconde préoccupation.

L’architecture scolaire, dans cette configuration centralisée, pouvait s’assimiler à une


architecture de catalogue avec un choix élevé de solutions secondaires. La créativité, plutôt
heuristique, apparaissait comme une proposition de solutions secondaires adaptables.

La question de l’école idéale réunit au premier plan la recherche d’une cohérence entre le
bâtiment et la pédagogie, et le développement d’espaces spécialisés.

Dans les années 80, l’acteur prend le pas sur le cadre matériel. Les pédagogies modernes qui
s’affirment après mai 68 vont porter le changement sur l’aménagement des conditions
d’enseignement et de socialisation.

Le réseau centralisateur connut son apogée en même temps que la montée des contestations
sur l’égalité des chances et sur les conditions de vie, avec la dégradation des premiers
bâtiments.

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ARCHITECTURE ET PRATIQUES PEDAGOGIQUES

LA DECENTRALISATION DES CONSTRUCTIONS SCOLAIRES (appliquée en 1986)

La loi de décentralisation donne, aux élus locaux, la décision en matière de construction et de


gestion du patrimoine scolaire.

En appui de la loi de décentralisation de 1986, la loi d’août 2004, entrée en vigueur le


1er janvier 2005, indique que les régions sont réellement propriétaires des établissements.
Auparavant, elles n’avaient que les droits et obligations du propriétaire (qui était l’entité qui
avait construit), sauf pour les opérations neuves.

Le Maire, pour les écoles maternelles et primaires ainsi que pour le sport, le Conseil général
pour les collèges, le Conseil régional pour les lycées. Les moyens consacrés au patrimoine
scolaire, à la politique éducative et sociale vont s’accroître considérablement.

La propriété du patrimoine scolaire appartient, avec la responsabilité de sa gestion, aux élus


correspondants, seuls détenteurs légitimes du pouvoir de rédiger un programme
d’établissement et de le faire construire. La collectivité territoriale reste confrontée, au niveau
décentralisé, aux difficultés des relations existant entre l’offre et la demande, liées à la
multiplicité des conceptions pédagogiques, à la demande éclatée des usagers et aux contraintes
liées à l’architecture et à la réalisation de l’œuvre.

Le recours à des programmistes d’origines diverses : ingénieurs, coordinateurs spécialisés,


architectes, sociologues… et à la diversité de leurs démarches, devient l’un des points clés du
changement apporté par la décentralisation.

Les orientations politiques

La politique des années 90, celle du début de la maturité des équipes de construction des
différents Conseils régionaux, met en avant la qualité architecturale en accord avec les
professions du bâtiment. La concurrence entre architectes demande une meilleure préparation
des dossiers des programmes, et stimulera la créativité architecturale pour mettre fin à la
monotonie générale des bâtiments linéaires.

On souhaiterait aussi démontrer qu’il est possible de réaliser localement des constructions
publiques de qualité, tout en conservant une gestion rigoureuse des deniers publics.

Elargir les équipes de projet

La constitution des équipes de projets pour améliorer le dialogue entre architectes et usagers
demandera plusieurs dizaines d’années pour rendre les services publics plus opérationnels. La
consultation des seuls chefs d’établissements a été la règle au départ. Depuis 2002, des
coordinateurs « sécurité et hygiène » sont membres de droit des différents programmes.

En leur qualité de porte-parole de l’intérêt général et local, les élus territoriaux, dans les
années 90, vont devoir apporter des réponses aux problèmes urbains associés : la politique
éducative, la politique sécuritaire, la politique de la ville et de la jeunesse… Sous cet angle, la
recherche de consensus entre l’offre et la demande va devenir aussi essentielle que la
gestion des budgets d’équipements.

Les programmes neufs sont limités par la durée des opérations, de 6 à 8 ans, et la difficulté à
trouver des terrains adaptés. Ceci explique que les projets de rénovation et d’extension
deviennent aujourd’hui la majorité des demandes.

(Voir Chapitre 2 – Les étapes du projet)

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ARCHITECTURE ET PRATIQUES PEDAGOGIQUES

2
LA COMPLEXITE DES RAPPORTS ENTRE L’OFFRE ET LA DEMANDE

LE MAITRE D’OUVRAGE, A L’ORIGINE

Depuis la DECENTRALISATION, les élus ont la charge de la construction des lycées. En ce qui
concerne les CFA (Centre de Formation d’Apprentis), la responsabilité de la maîtrise d’ouvrage
revient au CFA lui-même ou à son organisme gestionnaire. Cependant, les services de
l’apprentissage du Conseil régional participent à l’étude des programmes des CFA, à leur
financement et au suivi de la construction.

Les élus des collectivités locales qui connaissent la variation de la demande d’un lieu à un autre
ont le désir de se rapprocher de leurs électeurs au moyen de projets qui conviennent à la fois à
la population et aux différents usagers réguliers.

Ce sont les programmistes qui vont servir d’interface lors de l’élaboration d’un futur « cahier
des charges » en vue de préparer un concours pour désigner l’architecte chargé de la
construction.

Si la connaissance des différentes variables est utile dans la préparation du projet, elle est
devenue insuffisante aujourd’hui pour répondre à la complexité de la demande et des usages
qui passent par des échanges directs.

Construire un bâtiment scolaire


en tenant compte des perspectives d’ensemble
Sont légitimes :
− Le maître d’ouvrage et les politiques publiques.
− Les architectes et les techniques qui leur sont liées.
− Le chef d’établissement.

Peuvent influencer :
− Le plan pédagogique proposé.
− La prise en considération des demandes et des usages qui vont se manifester au
cours du projet.

La structure scolaire n’occupe plus une position centrale :


La définition d’une offre en matière d’espaces scolaires (ou structure scolaire) qui tient compte
d’un projet pédagogique reste difficile car trop opérationnelle pour les différents acteurs de la
concertation.
Chacun d’eux perçoit la partie de l’école qu’il utilise et s’intéresse à la forme et aux
commodités plutôt qu’aux finalités essentielles du lycée.
La mise en place d’un « dispositif matériel » centré sur la réussite scolaire des élèves et des
professeurs intéressera davantage les experts pédagogiques et les chefs d’établissement. A
noter qu’il n’est pas prévu de budget de recherche pour faire avancer ce point qui devrait
pourtant se situer à la base des prochaines innovations du XXIe siècle.

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ARCHITECTURE ET PRATIQUES PEDAGOGIQUES

LE GROUPE DE PROGRAMME ET LA DEMOCRATIE DE PROJET

La décision de réaliser un établissement étant prise, le travail de préparation de la commande


revient à un spécialiste qui est désigné par le maître d’ouvrage.

Le programmiste, le plus souvent un ingénieur ou un architecte, va se trouver à un carrefour


d’acteurs qui ont un rôle officiel ou le plus souvent un simple rôle d’influence. A noter que
dans le cas de la création d’un nouvel établissement le nombre des acteurs d’influence est
réduit. En effet, il faut 8 années pour bâtir un lycée, de la prise de décision à l’accueil des
élèves. Le futur proviseur est nommé par le Rectorat dès le lancement de la programmation.

LES ACTEURS DU PROGRAMME

Statuts légitimes Influence des usagers

A. PROGRAMMISTES ET BATISSEURS B. LE PROJET PEDAGOQIQUE


Maître d’ouvrage
L’administration du lycée
Elus, Présidents des Conseils
régionaux Les professeurs
Président du CFA et les usagers enseignants

− Programmistes
− Coordinateur Sécurité PROJET
et Hygiène
C. LES USAGERS
D’ARCHITECTURE
− Proviseur du lycée Usagers du lycée,
et son chef de travaux LP / CFA non enseignants
Elèves, parents
Maître d’œuvre / architecte
après le concours
− Coordinateur D. L’INNOVATION PEDAGOGIQUE
Sécurité et hygiène ET LES EXPERTS
− Proviseur et son chef de travaux

Les catégories d’usagers

Dans le cas d’un lycée/CFA qui bénéficie d’une opération de rénovation/extension, les
différents acteurs et usagers font déjà partie du paysage habituel de l’école.

Il s’agit de personnels enseignants, non enseignants, d’éducation, d’administration, de gestion,


de santé, d’entretien, les animateurs, les travailleurs sociaux, les élèves, les parents d’élèves…
Malgré la décentralisation, les usagers n’ont pas de rôle officiel dans la définition de la
commande, cependant les points de vue qu’ils expriment présentent de l’intérêt pour le
programmiste s’ils sont relayés par le proviseur.

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ARCHITECTURE ET PRATIQUES PEDAGOGIQUES

QUELLE PLACE DONNER A LA STRUCTURE SCOLAIRE ?

Actuellement, la démarche de projet – technique et budgétaire – renvoie les situations


d’enseignement et l’objectif de réussite scolaire pour tous à une place secondaire. Le calcul
des espaces en partant d’un référentiel n’est pas doublé par une réflexion sur la cohérence et
l’efficacité du dispositif scolaire proposé.

Dans le cadre de cette étude, nous avons l’intention de mettre l’objectif pédagogique et la
STRUCTURE SCOLAIRE au centre de nos réflexions.

C’est la renommée scolaire de l’établissement, le niveau de réussite scolaire et l’insertion


professionnelle des jeunes qui sont pourtant au cœur des préoccupations des familles
(voir Enquête – Chapitre 4).

PROPOSITION :
Un plan pédagogique pour l’enseignement professionnel
Sans entrer dans le détail d’un plan pédagogique adapté aux élèves du LP/CFA de niveaux V, IV
et III, nous apportons quelques hypothèses stratégiques correspondant aux courants prospectifs
actuels (Commissariat Général au Plan).

Dans un projet de construction, la structure scolaire devrait représenter


80 % des enjeux, en particulier dans le cas des CFA.
Un élève de l’enseignement professionnel ne devrait pas passer plus de 60 % de son
temps, en cours théorique. Ceci suppose une bonne utilisation des salles spécialisées,
des CDI et des ateliers.
La gestion générale de l’emploi du temps, type logiciel EDT, devrait chercher à mettre
fin à certains excès : emplois du temps élèves mal équilibrés, l’élève doit disposer d’une
certaine souplesse dans la journée (8 heures de formation théorique, c’est trop), les
professeurs ne devraient pas avoir un emploi du temps trop chargé afin de pouvoir
utiliser les moyens pédagogiques mis à leur disposition…
Bien entendu, toutes ces hypothèses ont des conséquences sur le bloc scolaire et ses
équipements, qu’il sera nécessaire de chiffrer.
L’équipement pédagogique des professeurs devient une priorité. Après les élèves
qui ont bénéficié de nombreux changements, c’est au tour des professeurs de se
moderniser.
L’innovation pédagogique et les pratiques expérimentales doivent avoir un statut
officiel dans l’école.
Les proviseurs ont besoin de bénéficier d’établissements qui soient conçus pour faciliter
la gouvernance de l’éducation.

Ce sont les exigences des pratiques pédagogiques qui vont commander l’aménagement des lieux
avec l’intégration de la supervision et de la traçabilité de l’activité des élèves. L’efficacité
pédagogique ne peut être remplacée par des constructions coûteuses plus orientées vers le
standing et le confort de vie. L’école est d’abord un lieu de réussite.
L’émergence de points de tension dans l’organisation de la vie scolaire des élèves doit être
prise en considération.

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ARCHITECTURE ET PRATIQUES PEDAGOGIQUES

LES CONSEQUENCES D’UN PLAN PEDAGOGIQUE FORT

Si l’on imagine que le lycée devrait être doté d’une « machine pédagogique » capable de
transformer plus efficacement l’activité scolaire et les différents apprentissages, la conception
d’ensemble du lycée devrait évoluer dans le sens de la recherche d’une meilleure ingénierie
pédagogique… Nous arrivons dans le XXIe siècle avec ses changements technologiques, dans un
premier temps.

Comme dans une usine électro-nucléaire, ou dans un roman de Jules Vernes, c’est le réacteur
central et ses organes qui vont d’abord retenir l’attention du visiteur.

LA METAPHORE DU LYCEE / CFA


Mettre l’élève qui étudie au centre du système

LES PROFESSEURS (120)


La transformation élaborée
LA Le
GOUVERNANCE
CERVEAU
L’administration
L’administration

LE REACTEUR
Pédagogique
Interclasse
Interclasse récré
récré
Bloc scolaire équipé
1000 élèves
(60 % de leur temps)

PARCOURS
PRATIQUES
LES ANNEXES
Les ateliers
Cafétéria Les artères /
Sport les veines
Internat
Services

Avec cette approche métaphorique, un Lycée/CFA se confond avec son réacteur pédagogique et ses
périphériques. Contre l’inégalité sociale des jeunes, c’est le bon fonctionnement de la structure
scolaire professeurs-élèves qui peut apporter une garantie.

La conception d’une collectivité idéale est bienvenue dans ce type de projet, mais il ne faut pas
oublier la finalité de l’établissement : la réussite scolaire des élèves.

Base CFA 21 – 2.000 apprentis/ 1.000 places

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 16 -


ARCHITECTURE ET PRATIQUES PEDAGOGIQUES

LES ELEVES ET LA STRUCTURE SCOLAIRE

Les élèves n’ont pas pour premier choix d’aller à l’école, mais ils désirent en sortir avec des
diplômes et ce souhait est partagé avec leurs parents-électeurs. Ils manifestent également un
goût marqué pour les objets modernes et un bon standing de vie.

Dans un premier temps, nous pouvons nous intéresser à une journée de vie d’un élève de
l’enseignement professionnel (Niveau IV).

Pour lui, ce qui s’apparente le plus à l’activité et aux échanges avec la classe, c’est la salle de
séjour familiale. Il y a une évolution actuelle de l’espace scolaire : au départ, une salle de
classe, qui se transforme progressivement pour les élèves en appartement pédagogique pour
répondre aux changements des situations scolaires.

Ce que le jeune va percevoir de suite dans un nouvel espace :

Soit une salle de classe unique, soit des espaces multicellulaires (l’appartement
pédagogique.)

Son emploi du temps et ses tensions : manque d’équilibrage théorique/ pratique, absence
de souplesse pour les interclasses, rythme élevé, certains jours…

Le système actuel donne-t-il à l’élève plus de souplesse personnelle ?

Ce qui va être perçu par l’élève comme étant essentiel pour obtenir des diplômes, c’est
l’organisation des situations scolaires et la qualité de l’emploi du temps.

Où passe le temps des élèves, chaque semaine

25 h CDI 62 %
Salles
multimédia
Structure Salles de cours
scolaire TIC
Salles
82 % spécialisées

8h 20 %
Ateliers

2h Education physique 5%

1h Repas à la cafétéria 3%

4h 10 %
Circulations, pause, vestiaires…

40 h 100 %

Statistiques moyennes Niveau IV – LP Belliard – 75017 PARIS

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 17 -


ARCHITECTURE ET PRATIQUES PEDAGOGIQUES

LA SALLE DE CLASSE, UN OBJET PERMANENT D’ETUDE

En choisissant comme interlocuteur l’élève au lieu de la salle entière, les pédagogues ont été
conduits à modifier l’espace de leur salle qui devient un espace multicellulaire et qui influence
à son tour celui de leur école.

Les instituteurs anglo-saxons, puis les Français FREINET et COUSINET, ont choisi
les murs comme objet d’innovation pédagogique, en particulier en aire ouverte. La réforme
HABY a inventé la classe à plusieurs dimensions : grande (60 m²), petite (40 m²) et 20 m², pour
accueillir les sous-groupes. Ces premiers agencements en « appartement pédagogique »
proposent aussi des salles spécialisées et donnent la possibilité de manier la pédagogie
différenciée.

Cependant, la salle unique avec de riches équipements a toujours ses défenseurs.

LA SALLE UNIQUE EST-ELLE DU PASSE ?

Armoires
Coin secrétariat
de la classe
Tél. + fax

Micro
ordinateur Cour
couloir
Bibliothèque

Entrée
couloir
Coin café

TV + Estrade du maître
RETRO Armoires

Salle unique de 60 m²

DESCRIPTIF SALLE AUTONOME de 60 m² pour 20 élèves - Classe de BTS tertiaire :


Lycée Paul Eluard – 93 Saint-Denis.
20 PC + 6 imprimantes – 12 tables de cours – De nombreuses ressources en armoires.
Scolarité 35 h par semaine – La scolarité se passe à 90 % dans cette classe.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 18 -


ARCHITECTURE ET PRATIQUES PEDAGOGIQUES

L’intérêt de la salle de cours unique

Elle rappelle la salle de séjour des familles qui est la pièce la plus appréciée des jeunes.

Bonne appartenance des élèves qui se sentent chez eux.

Relation basée sur la confiance, esprit d’équipe, beaucoup d’entraide.

Facilité d’autogestion de la classe par les élèves.

Emploi du temps à 6 heures de cours par jour qui permet l’entraide et la recherche de
résultats personnels le reste du temps.

En l’absence d’un professeur, ou s’il y a des heures libres, il est possible de trouver des
solutions de rechange sans faire appel à l’organisation centrale du lycée.

Un chef de classe qui se rend facilement utile.

GAIN de 50 % d’espace par rapport à l’espace multicellulaire.

Quelques inconvénients

Quelquefois, les jeunes peuvent ressentir une certaine sédentarité, le manque de brassage
humain. Ce risque de routine existe car ces classes sont situées à l’étage avec une circulation
assez faible, de l’ordre de 20 à 30 personnes/ jour. Cependant, la majorité des élèves apprécie
cet effet insulaire.

Autres inconvénients pour les professeurs qui doivent, eux, être « migrateurs » avec tout le
matériel qui peut leur être nécessaire.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 19 -


ARCHITECTURE ET PRATIQUES PEDAGOGIQUES

L’APPARTEMENT PEDAGOGIQUE ET LE DEDALE

La tendance actuelle est le morcellement du lycée en salles multiples. Cette pratique provient
de la réforme HABY. Il en reste un établissement qui a augmenté considérablement sa taille et
le nombre de ses cloisons. Dans ce nouveau dédale d’agencements de toutes sortes, l’élève
n’est pas sûr de trouver « son lieu » pour se l’approprier. En revanche, il dispose d’un
ensemble multisalles qui correspond à l’esprit des projets pédagogiques les plus récents.

A la différence de la grande salle de classe, l’élève, avec difficulté, va se faire sa place au sein
des nombreux espaces.

Nous parlerons « d’appartement pédagogique » et d’agencements scolaires. L’élève devra


apprendre à se guider dans l’espace collectif (le dédale) qui peut être complexe et instable.

Exemple : une section BTS en CFA :

L’espace scolaire multicellulaire attribué à deux sections en alternance


Formation théorique : 22 h / semaine (62 % du temps scolaire)

APPARTEMENT
Salle 1 Salle 2
PEDAGOGIQUE
banalisée banalisée
2 fois plus de
surface nécessaire 40 m² 40 m²
qu’avec la classe
unique

Salle spécialisée
TIC CDI
1h/ semaine
le midi
Surface utilisée 12 h/ semaine – 37 %
par les élèves :
- 6 pièces secrétariat
- 200 m² Labo langues élèves
1h/ semaine 1 h / semaine

Remarques :

Les jeunes n’ont pas de lieu propre, ni de placard pour ranger leurs affaires. Ils sont tenus
d’improviser pour s’approprier un « lieu personnel », généralement dans la salle banalisée la
plus fréquentée.

Cela rappelle aussi, chez les professeurs, la recherche de la « salle idéale » qui est un thème
récurent mais rarement satisfait.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 20 -


ARCHITECTURE ET PRATIQUES PEDAGOGIQUES

Ce système d’appartement de 6 pièces permet d’introduire des variations dans l’espace de la


section BTS. A noter, cependant, le niveau de sous-équipement de différentes pièces (les salles
banalisées) et le réglage des emplois du temps qui pourrait être améliorés.

Les emplois du temps sont mal équilibrés et pourtant la salle spécialisée en TIC pourrait
recevoir de la formation sous forme de TICE (1 ou 2 h par jour et par élève) pour personnaliser
les différentes formations. C’est par le développement de « l’autoformation avec TICE » et la
création d’une réserve de salles banalisées (SB) qu’il est possible d’apporter de la souplesse
dans l’élaboration des emplois du temps.

Commentaires :

Ce système d’appartement dans lequel l’espace scolaire est multicellulaire demande


un investissement immobilier 2 à 3 fois supérieur à celui de la salle unique (ici 200 m² pour
2 sections alternées).

La formation en « appartement » rappelle que la qualité des enseignants passe avant celle
des locaux, surtout lorsque le mode d’emploi des locaux n’a pas encore été clairement
formulé.

Quelques inconvénients

L’élève manque d’un espace de base à s’approprier. Cela peut lui donner l’impression d’une
certaine précarité.

Le nombre d’enseignants est fixé par le rectorat et la configuration multicellulaire augmente


les problèmes de responsabilité, de surveillance et cela risque de donner un surcroît de travail
dans la préparation des cours et des TICE.

La modernisation des préparations pédagogiques s’impose donc si l’on veut aider les
enseignants à pratiquer dans ce type de configuration élargie.

Les emplois du temps ne sont pas toujours cohérents et l’on propose aux élèves des menus très
contrastés du fait de la rigidité d’usage des lieux : par exemple des journées avec 100 % cours
théoriques et d’autres 100 % en salle informatique…

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 21 -


ARCHITECTURE ET PRATIQUES PEDAGOGIQUES

LES PROFESSEURS INDISPENSABLES


Après les élèves, c’est à leur tour d’avoir des moyens modernes

Les professeurs représentent la presque totalité de l’action pédagogique et avec le


développement de nouveaux schémas pédagogiques, leur rôle devient plus complexe et sans
doute plus difficile à mettre en œuvre par eux-mêmes. Il devient nécessaire de mieux définir
les espaces d’enseignement et d’y installer les professeurs avec plus de moyens et de confort.

Si les professeurs demandent des espaces mieux adaptés à leur travail, ils ont également besoin
de commodités nouvelles pour améliorer leur travail et mieux gérer leur temps.

Les schémas prospectifs actuels proposent cette répartition du temps pour les élèves des
LP/CFA :

− 60 % Transmission de savoir en salles de cours banalisées.


− 30 % En salles spécialisées et sur plateaux techniques.
− 10 % Utilisation des TICE pour apporter plus de confort d’étude à l’élève et
rendre possible la mise en place de parcours scolaires personnalisés.

Le « circuit enseignants » que nous présentons en page suivante répond à l’évolution


nécessaire de la pédagogie de ce secteur.

Il comporte 3 types d’espaces :

1. Une salle centrale des professeurs, lieu de passage et d’échanges dont le rôle n’est pas lié
à l’amélioration de la pédagogie.

2. Des lieux d’enseignement bien aménagés


Salles banalisées, salles spécialisées, plateaux techniques… connectés à une plateforme
centrale…

3. Des bureaux pour les professeurs


Pour améliorer la qualité de ses cours et s’adapter aux évolutions de la pédagogie, chaque
professeur pourrait ainsi bénéficier d’un bureau ou d’une « salle médiapôle » avec un accès
privilégié au CDR, d’un lieu de ressources TICE avec des moyens de conception et d’édition
pour les supports pédagogiques.

Cet espace CDR pourrait être animé par un (ou deux spécialistes) permanents ayant un rôle
d’homme ressources, de coach et de formateur.

Avec cette configuration globale, le parcours « professeurs » comprendrait plus d’une


dizaine de pièces (voir schéma page suivante).

CONCLUSION
L’espace actuel des professeurs se résume à une grande salle destinée à la convivialité et
aux échanges quotidiens. Les grands CFA récents que nous avons visités proposent des
bureaux capables d’accueillir de 2 à 8 professeurs à proximité du bloc scolaire et équipés
de PC.
A noter que les enseignants qui participent à un projet d’architecture peuvent aider
efficacement à la conception des programmes d’architecture tout en formant, par la suite,
les autres maîtres aux espaces et aux équipements.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 22 -


ARCHITECTURE ET PRATIQUES PEDAGOGIQUES
LA NOUVELLE ORGANISATION
DES ESPACES ENSEIGNANTS

1. SALLE CENTRALE DES PROFESSEURS


120 professeurs
Lieu de passage et d’échanges
60 m²

2. LIEUX D’ENSEIGNEMENTS 3. DES COMMODITES POUR LES PROFESSEURS

Transmission des
savoirs théoriques Dans chaque classe : Professeurs auxiliaires
1 PC master relié 40 professeurs
au central CDR à temps plein 2 médiapôles
Un projecteur commandé 10 salles de
Salles de 12 postes
4 par le PC master
de cours professeurs
banalisées 25 m² x 2
3 De 3 à 8 places
CDR
2
12 à 40 m²

50 m²
1 En relation
avec le CDR

Salles Centre de ressources


spécialisées virtuelles
Moyens et TICE
3
technologies
2
CDI/CDR
TIC, labo de langues, Responsable
60 m² Détail en 3ème partie
1 TICE etc. informatique
et TICE de l’étude

ATELIERS
23

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 23 -


ARCHITECTURE ET PRATIQUES PEDAGOGIQUES

3
LES ATTENTES DES DIFFERENTS GROUPES D’USAGERS

Le maître d’ouvrage, les chargés de missions : programmistes, coordonnateurs sécurité et


hygiène, et le chef du futur établissement ont un rôle légitime à jouer dans la préparation du
projet de construction. Quant aux usagers, ils sont en nombre élevé mais avec un pouvoir
d’influence limité.

LE PROVISEUR COMME PRINCIPAL USAGER DE L’ETABLISSEMENT

Les sociologues parlent d’un conflit entre le proviseur « Maire du palais » et le proviseur
« directeur des opérations pédagogiques ». Nous insistons sur l’importance actuelle de ce
deuxième objectif dans le chapitre précédent.

Celui qui a passé quelques années sur un navire au long cours et autant dans un lycée pourra
comparer les deux organisations.

Le commandant d’un navire est avant tout un marin : il donne le meilleur de son temps à la
navigation, à la sécurité, au rendement énergétique du navire et à la judicieuse gestion des
escales. Il délèguera certaines activités importantes : le chargement et les matelots de pont au
second capitaine, la charge de la propulsion, des équipements techniques et les hommes
nécessaires au chef mécanicien. Bien entendu, « le pacha » assure son rôle de Maire du palais
pour apporter à chacun une certaine qualité de vie et éviter l’installation de conflits.

Pour analyser le rôle des différents acteurs du projet d’architecture avec le programmiste, nous
avons positionné le proviseur à côté des bâtisseurs, mais aussi comme étant le principal
utilisateur du lycée, car il se trouve situé dans une position universelle.

Afin de simplifier la compréhension des différentes situations qu’occupe le proviseur, nous


présentons, en page suivante, son rôle en 3 parties : la gouvernance d’éducation, l’activité
purement scolaire et l’animation des espaces communs (voir tableau page suivante).

LES AUTRES GROUPES D’USAGERS

La mise en place de réunions de concertation est plus aisée dans le cadre d’un projet de
rénovation/extension, car les acteurs sont déjà présents dans l’établissement.

Dans le chapitre I 4 de l’étude, nous donnerons la parole aux ACTEURS du projet à travers
différents entretiens et enquêtes téléphoniques que nous avons effectuées. Les groupes
d’acteurs retenus sont les suivants :

− les élèves et leurs parents


− le chef d’établissement dans ses 2 rôles : bâtisseur et usager
− les enseignants et le rôle de l’innovation pédagogique
− les personnels non enseignants du lycée/CFA

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 24 -


ARCHITECTURE ET PRATIQUES PEDAGOGIQUES

LE CHEF D’ETABLISSEMENT
et la connaissance de l’information pratique

1 2

La gouvernance de l’éducation La structure scolaire


(ou bloc scolaire)
Offre scolaire, pédagogie
Organisation Les professeurs et les commodités
Emploi du temps Les salles SB et les salles spécialisées
Socialisation Les ateliers, CDI/CDR
Cadre de vie et de travail
La distribution des salles
Sécurité/Hygiène
L’accueil L’emploi du temps
Les circulations, les pauses Les élèves en situation scolaire
Etc. Etc.

LE CHEF
D’ETABLISSEMENT
ET SON EQUIPE
P, PA, CE…
Chef de travaux

3
LES ESPACES GENERAUX
Administration Internat
Restauration/ Cafétéria Les moyens généraux
Sport Infirmerie
Amphi, salle polyvalente Parking
Le point de vue des usagers non enseignants

Les proviseurs se posent des questions d’ensemble sur le lycée : ils sont à la recherche d’un bon
fonctionnement du BLOC SCOLAIRE : les situations d’enseignement répondent-elles aux
meilleurs choix ? Sommes-nous assez vigilants dans la gestion des salles, car il est vrai qu’il y a
plus de professeurs que de salles, le contrôle visuel des usagers et leur traçabilité doivent-ils
être modernisés (badge électronique, vidéo surveillance …) ?

La communication sur l’environnement et la science au lycée ne sont-elles pas une chance pour
mettre en place des outils et des événements pour tous ? Est-il facile de s’orienter dans les
grands établissements ? Faut-il mettre en place des repères ou morceler l’établissement par la
signalétique et les couleurs ?

Un établissement scolaire n’est-il pas lui-même un lieu pour modéliser l’évolution de


l’environnement : économie d’énergie, fixation des effectifs nécessaires pour maîtriser le lycée
de demain, la vie en société…

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 25 -


ARCHITECTURE ET PRATIQUES PEDAGOGIQUES

4
LA PLACE DE L’INNOVATION
dans les projets de construction scolaire

La deuxième partie du XXème siècle a été particulièrement riche dans le domaine de


l’Innovation pédagogique. Deux grands domaines sont à la base de ces changements.

Les psychopédagogues et le nouveau projet pédagogique : l’enseignant, au lieu de


s’adresser à la classe, va traiter chaque élève comme un individu.

Les partisans de « l’aire ouverte » qui désirent créer de nouvelles situations


d’enseignement et disposer d’une situation spatiale plus flexible et plus variée.

Les chercheurs en pédagogie ont été invités à concevoir cette nouvelle école qui, pourtant,
n’a pas fait l’objet de suffisamment d’expérimentations et de réalisations pilotes.

Nous héritons, de cette époque de mutation, d’établissements plus grands, plus complexes
avec cependant une attribution en nombre de professeurs inchangée et un manque d’étude
des conséquences de l’innovation sur les coûts de construction, d’équipements, de
fonctionnement et d’entretien.

L’économie des constructions neuves ainsi que leur management demandent une réflexion
dans la poursuite de l’innovation dans les situations scolaires.

Les nouveaux domaines de l’innovation, par l’architecture

De nombreuses approches prennent le relais de la psychopédagogie et des changements


dans les murs de l’école, par exemple :

− La socialisation dans l’école, l’utilisation de l’espace commun pour une meilleure


qualité de vie pour tous.
− Le « sur mesure » pour répondre à des besoins spécifiques : excellence scolaire, vie des
élèves, aide à l’intégration sociale, mutualisation de certains espaces…
− L’introduction d’outils technologiques, le Wi-Fi, la réflexion sur le coût des labos
informatiques.
− L’introduction active des politiques de l’environnement, sans une réelle
expérimentation à partir des lycées.
− Les échanges avec l’Europe et l’International.
− La réduction des dysfonctionnements par la mise en place de solutions générales.
− La conception et la personnalisation des nouveaux espaces ainsi que le management de
ces nouveaux espaces.
− Les apports de solutions particulières : circulation des élèves, sécurité, cours de
récréation, vestiaires, toilettes, stockage de 2 roues…
− L’arrivée de nouvelles réglementations officielles.

De leur côté, le programmiste et l’architecte apporteront des innovations techniques dans


la construction, dans les matériaux, dans les équipements, dans la distribution générale
architecturale et pour répondre aux nouvelles réglementations…

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 26 -


ARCHITECTURE ET PRATIQUES PEDAGOGIQUES

On peut aussi, pour des raisons politiques, redéfinir l’école à partir des relations avec
l’environnement et le périscolaire, le social, le culturel, l’économique, les transports,
l’entreprise… et s’interroger sur les types de changements et d’innovation qui peuvent
influencer l’école dans les 10 ans.

Exemples :
A PARIS, le développement des rollers, trottinettes et bicyclettes, chez les jeunes, est
encouragé par la Mairie de Paris. Cependant, un proviseur de grand lycée, qui souvent
manque d’espace et de surveillants, se doit d’accueillir, matin et soir, 200 jeunes avec
leurs outils à roulettes et leurs équipements de sécurité.
EN BANLIEUE, un CFA industriel de 500 apprentis, dont la majorité des élèves, qui ont un
salaire égal à 60 % du SMIC, utilisent la voiture pour venir en cours, par manque de
transports en commun. Résultat : 200 voitures au parking chaque jour. Le CFA doit être
regroupé en 2006 avec d’autres CFA et le futur parking (sauf changement) devra accueillir
plus de 600 voitures chaque jour, ce qui nécessite de trouver un espace de 10.000 m².
Quelle solution proposer ?... Quelle innovation apporter ?...
La meilleure piste actuelle ? Négocier à la SNCF une partie du parking de la station RER la
plus proche en espérant qu’un grand nombre de jeunes emprunteront, à terme, ce moyen
de transport.

Aider les professeurs dans la préparation de leurs cours : une question se place au dessus
des autres : que peut-on vraiment faire pour aider les professeurs dans leur travail et dans
l’illustration de leurs cours. Les professeurs sont le « premier levier » dont dispose l’école
pour former les élèves. Proposer un bureau pour 3 ou 4 professeurs avec des moyens
informatiques modernes et une assistance par un service informatique plus ouvert, paraît
être une première solution.

Les changements provenant de l’extérieur – La prospective :


La sortie de nouveaux textes officiels sur les méthodes et les nouveaux programmes peut
être une source importante d’innovation d’adaptation ?

Exemple 1 : si demain il devient obligatoire d’assouplir l’emploi du temps des élèves en


leur laissant une heure ou deux de temps libre par jour, la capacité du lycée devra être
plus importante, de l’ordre de 10 à 15 % d’espace en plus.

Exemple 2 : Les nouveaux LP/CFA sont conçus avec près de 15 % d’espace en plus et un
nombre de pièces multiplié par 1,5 et rien n’a été pensé pour en simplifier la pédagogie.
Si la démographie fait baisser le nombre de professeurs dans ces nouveaux établissements
plus difficiles à gérer sur le plan scolaire, comment faire face à une situation de pénurie
d’enseignants, ou d’accueil d’enseignants d’un profil différent ?

Exemple 3 : si demain les TICE devenaient incontournables, comment concevoir le nouvel


espace de la classe pour les professeurs et les élèves, le nouveau management du lycée,
les nouvelles installations informatiques ?
Est-il possible de dépenser autant, à l’avenir, pour les laboratoires informatiques à
créer ?... Si 80 % des cours nécessitent à la fois une tablette pour écrire et un ordinateur
en complément, à quoi ressembleront les lycées de demain ? Quels seront les changements
au niveau de l’architecture ?

CONCLUSION
Ce qui interpelle le plus au niveau de l’architecture scolaire, c’est l’absence de lieux et de
méthodes expérimentales. L’intelligence des enseignants, l’initiative, l’influence des
nouvelles réglementations jouent un rôle clé au niveau des changements innovants,
cependant, l’équivalent d’un service R et D, animé par le Conseil régional et le Rectorat
manque dans l’adaptation à l’avenir pour arriver avec ses nombreux changements.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 27 -


ARCHITECTURE ET PRATIQUES PEDAGOGIQUES

5
LA PART DE LA STRUCTURE SCOLAIRE
dans le programme de construction

Le chef d’établissement se trouve placé à la limite de deux systèmes dont les intérêts peuvent
être en conflit :

Une activité convergente liée à l’enseignement, qui est la finalité principale de


l’établissement.

Le proviseur, dans ce cas, assure le rôle de « Directeur des opérations » dans des domaines
quantifiables : les résultats scolaires, la supervision scolaire, la traçabilité… Dès lors, la
comparaison entre les différentes structures scolaires utilisées permettra d’émettre des
hypothèses scientifiques sur le rôle du bloc scolaire dans la réussite des jeunes.

Des mouvements divergents apportés par le fonctionnement général de l’établissement.


Le chef d’établissement joue alors le rôle de « Maire du Palais » et il est sollicité par
l’ensemble du système périscolaire : il devient chef du village, chef de la police,
responsable de la sécurité et de la propreté, restaurateur, animateur d’événements… ce
rôle polyvalent tourné vers le cadre de vie et son administration peut être plus accaparant
que le rôle – plus sérieux – de directeur des opérations scolaires.

Cette ambivalence se ressent de plus en plus dans la « programmation des projets


d’architecture scolaire » qui met en avant la démarche globale.

Un proviseur de grand lycée parle de ces deux rôles du chef d’établissement :


l’amélioration de l’espace et de l’ergonomie et le mieux vivre des habitants du lycée.

LA TAILLE DE REFERENCE : LYCEE de 1000 élèves ou CFA de 2000 apprentis

Au cours de cette étude, il est apparu que les critères principaux d’un établissement de
référence : offre scolaire, possibilité de mettre en place un responsable informatique,
possibilité de créer une cellule d’assistance aux professeurs, importance des moyens du CDR,
choix de services pour les élèves, richesse des moyens d’animation culturelle et
internationale… nécessitaient une taille de référence pour se trouver à égalité avec les
meilleurs établissements régionaux :

Structure scolaire Ateliers


5.000 m² à 6.000 m² de 2.000 m² à 6.000 m²
70 % du temps des élèves 30 % du temps des élèves

et des structures non scolaires comprises entre 4.000 et 8.000 m² selon les configurations
choisies (verticale ou horizontale).

Dans cette dimension d’établissement, l’équipe dirigeante sera plus complète et plus
compétente. La gouvernance d’éducation y gagnera si la configuration de l’école s’avère
compacte, à l’image des autres constructions de la ville.

Modèle de référence 21, choisi pour cette étude

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 28 -


ARCHITECTURE ET PRATIQUES PEDAGOGIQUES

TAILLE DE REFERENCE

ESTIMATION DES SURFACES DE BASE – VERSION COMPACTE


Etablissements de 1.000 élèves ou 2.000 apprentis) + 120 professeurs

LA STRUCTURE SCOLAIRE 7.000 M²

POLE 1 – LE BLOC SCOLAIRE POLE 2 – LES ATELIERS

Enseignement général Enseignement


+ tertiaire technologique + pratique

1000 élèves + 100 professeurs 150 élèves + 20 professeurs

− 45 classes de cours banalisées et 12 demi-salles Maintenances transversales


− 15 classes spécialisées : informatique, langues,
sciences, applications spécialisées − Plateaux techniques légers,
électronique GP,
− CDI/CDR et réseau de ressources numérique…
− Bureaux professeurs et ressources TICE
− Formations technologiques
− Bureaux divers et technico-commerciales
− Annexes : vestiaires, toilettes, stockage

TOTAL 5 000 m² TOTAL 2.000 m²


Usages
Formation générale dans le pôle 1
Les apprentis passent 70 % de leur temps au CFA
dans le pôle 1

POLE 3 – STRUCTURE NON SCOLAIRE – 4.000 m²

Administration
Bureaux divers, Salle du conseil
Accueil, Hall Salle polyvalente ou
Circulations 400 m² amphi
Sanitaires, Vestiaires
Stockage 300 m²
Restaurant, Self
1.800 m² Cafétéria
Infirmerie, Santé
800 m² 100 m²

Conciergerie
Foyer élèves Moyens généraux
Logement de fonction
200 m²
200 m²
200 m²

POLE 4 – EQUIPEMENTS EXTERIEURS – 2.000 m²

Gymnase Internat Parking


Salle de sport Résidences
600 m² 1.200 m² 50 à 100 places

Estimation de la surface bâtie en version ville = 8.000 à 12.000 m²


Cette estimation des surfaces sera affinée dans la 2ème partie de l’étude

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 29 -


ARCHITECTURE ET PRATIQUES PEDAGOGIQUES

6
PROPOS DE PEDAGOGUE
à l’intention des programmistes

Le programmiste appartient à la culture de l’architecture et de la construction. Un


programme de construction scolaire est complexe par essence et sera jugé en priorité par
des hommes d’architecture et de finance.
Le programmiste représente le maître d’ouvrage avec l’objectif d’aller jusqu’au concours
d’architecte. La partie scolaire, qui est le plus souvent définie avant la désignation du
programmiste, fait l’objet d’un préprogramme par la DASES en tenant compte des
référentiels de l’Education nationale mais sans faire un essai – même virtuel – de la
proposition.
Le plan pédagogique se dilue de plus en plus dans le plan d’établissement.
Le Rectorat et l’établissement ont intérêt à proposer un plan pédagogique qui oriente le
programme vers des objectifs essentiels :

1. L’objectif n° 1 devrait être de concevoir un établissement qui aide naturellement à


l’amélioration des résultats scolaires des élèves.

Les professeurs − Quels essais sont-ils faits pour améliorer le bloc


↓ ↓ ↓ ↓ ↓ ↓ scolaire à l’instar de l’innovation en industrie (service
R et D).

Bloc scolaire − Ne pas oublier l’introduction de l’informatique dans le


lycée qui va être une révolution dans l’école du
Elèves
XXIème siècle.

2. L’objectif n° 2 est de faciliter la GOUVERNANCE de L’EDUCATION


− Le proviseur du lycée, avec son équipe, est confronté à la difficulté de gérer des
locaux de 8.000 à 15.000 m², avec des effectifs fixés par l’extérieur.
− La distribution des classes, l’organisation et l’emploi du temps, la circulation, la
souplesse pour les interclasses (et les absences des professeurs) sont autant de points
qui peuvent trouver une facilitation par l’architecture.
Il y a aussi les facteurs « d’après construction » : maintenance, solidité des matériaux
internes et externes, économie d’énergie et d’entretien… qui doivent tenir compte des
budgets réels des établissements (EPLE) et des évolutions en matière d’environnement.
De quels échanges avec le chef de travaux, de quelles expériences, de quels savoir-faire le
programmiste va-t-il s’inspirer pour tracer les grandes lignes permettant d’accueillir les
équipements informatiques et les ateliers ?
Au moment de l’ouverture au public, plusieurs années après la décision initiale, la
satisfaction du groupe de départ aiderait la totalité des élèves et des personnels à
s’approprier des lieux.
Si les usagers essentiels ont été écoutés lors des réunions au cours de l’élaboration du
programme, le milieu social d’arrivée deviendra plus participatif et facilitera l’acceptation
des lieux.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 30 -


ARCHITECTURE ET PRATIQUES PEDAGOGIQUES

LA PRISE EN COMPTE DE LA PROSPECTIVE

Faciliter
la gouvernance d’éducation
MANAGEMENT
DE LA PEDAGOGIE
Professeurs

ESPACES POUR SERVICES AUX ELEVES


VIE SOCIALE
L’EDUCATION
21

TIC ENVIRONNEMENT
TICE R&D ET CHANGEMENTS
L’avenir énergétique
Des établissements économiques
dans leur exploitation
Etc.
Au plan régional

Intégrer l’approche moderne


de l’INNOVATION

LA PROGRAMMATION ET L’HISTOIRE DES BATIMENTS FONCTIONNELS

Parmi ces propos, nous avons choisi un exemple historique où l’architecte est reconnu pour
ses qualités artistiques de bâtisseur, mais où certains aspects fonctionnels ayant trait à
l’humanisme laissent perplexe.
La Saline Royale d’Arc-et-Senans, construite avant la Révolution Française, a été classée en
1982 au patrimoine de l’UNESCO. Son architecte, Claude Nicolas Ledoux (1736-1806), reconnu
pour les qualités esthétiques de ses créations et aussi pour ses fictions architecturales qui
caractérisent le siècle des lumières, a créé à l’état de projet une cité idéale qui rappelle nos
cités jardins du XX° siècle ?

Mais où sont les erreurs de programmation et d’ingénierie ?


Dans les locaux industriels de la Saline Royale d’Arc-et-Senans, là où travaillait la quasi-totalité
des ouvriers, les postes de travail et leur environnement n’ont pas été « raisonnés » par
l’architecte.
Un seul exemple : aucune cheminée n’avait été prévue pour la sortie des vapeurs qui sortaient
des bouilleurs. Cette fonction d’évacuation indispensable à la santé des ouvriers était dévolue
aux chiens-assis de l’immense toiture.

L’efficacité et l’humanisation des lieux d’actions passe obligatoirement par une réflexion et
une expérimentation sur les usages des espaces et de leurs agencements. Il est vrai que la
science expérimentale fera son apparition au XIXe siècle.

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PARTIE I
REFLEXION ET ANALYSE

Chapitre 2
LES ETAPES DU PROJET
LE ROLE DU PROGRAMMISTE

1. Les étapes d’une opération de construction scolaire

2. Le processus de programmation

3. Le maître d’œuvre et le chef d’établissement

4. Différences entre les programmes de construction Lycées et CFA

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LES ETAPES DU PROJET

1
LES ETAPES D’UNE OPERATION DE CONSTRUCTION DE LYCEE

La construction d’un lycée, dans le cadre du Conseil régional, est une opération complexe. Dans
cette partie, nous allons entrer dans un univers nouveau : celui de l’architecture,
de la programmation, de la construction… qui demande la connaissance d’une sémantique
appropriée et un état d’esprit différent de celui du monde de l’enseignement.

LES DEFINITIONS DU PROGRAMME DE CONSTRUCTION

Le Maître d’ouvrage (MO)

C’est le « client » personne physique ou morale pour qui les travaux sont exécutés. Il choisit le
maître d’œuvre (le plus souvent sur concours), s’entend avec lui sur un avant-projet, puis sur
un projet et sur les solutions techniques proposées. Il confie au maître d’œuvre la coordination
et le suivi des travaux dont il assure le paiement sur situations et mémoires, ou suivant un
échéancier convenu.

Le maître d’ouvrage est responsable de l’expression fonctionnelle des besoins mais n’a pas
forcément les compétences techniques liées à la réalisation de l’ouvrage.

Dans les lycées publics, c’est le Conseil régional (DASES) qui est propriétaire, donc client, alors
que dans le cas d’un CFA la responsabilité de la maîtrise d’ouvrage sera assurée par le
président de l’Association du CFA ou par un organisme gestionnaire (CCI, Chambre de métiers,
Organisme de branche, etc.).

Les partenaires du maître d’ouvrage


Le maître d’ouvrage peut avoir, de façon simultanée ou non, plusieurs partenaires pour exercer
ses fonctions :

− un conducteur d’opération ;
− un mandataire ou un conducteur d’opération ;
− un programmiste ;
− un coordonnateur sécurité ;
− un assistant du maître d’ouvrage pour l’ingénierie.

Le Maître d’œuvre (MOE)

C’est celui qui est chargé de la conception et des études, puis du suivi des travaux et de la
coordination pour le compte de son client (maître d’ouvrage).

Selon le type de travaux, le maître d’œuvre peut être un architecte, un agréé en architecture,
un ingénieur, un bureau d’études ou d’ingénierie, etc. Parfois, maître d’œuvre et maître
d’ouvrage ne font qu’un (industries, grandes municipalités, services publics…) Le maître
d’œuvre a la responsabilité de désigner une personne physique chargée du bon déroulement du
projet : le chef de projet.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 33 -


LES ETAPES DU PROJET

Sous-traitance

La sous-traitance se rencontre surtout au niveau des entreprises. Le sous-traitant doit être


conforme aux normes de qualité et agréé par le maître d’ouvrage.
Seule, l’entreprise principale signe le marché, elle fait ensuite agréer ses sous-traitants.

La gestion de projet

La difficulté dans la conduite de projet réside en grande partie dans la multiplicité des acteurs
et des moyens. Il est nécessaire de s’assurer tout au long du projet que le produit en cours de
réalisation correspond aux attentes du « client ».
Trois types de résultats sont attendus : QUALITE – COUT – DELAIS.

Le programmiste

Les maîtres d’œuvre font de plus en plus appel aux programmistes pour les assister dans la
définition de leurs projets et dans la formulation de la commande.
Les programmistes peuvent être des personnes physiques indépendantes ou travaillant au sein
de grandes organisations ou de bureaux d’études d’environ 20 salariés.
Les formations initiales des programmistes sont diverses : sociologues, géographes, urbanistes,
architectes, ingénieurs…
Il existe un DESS de programmation architecturale et urbaine.

Programme d’architecture et d’ingénierie

Il est obligatoire dans les opérations publiques et se généralise de plus en plus dans le privé. La
loi du 12 juillet 1985 montre clairement que ce document contractuel doit servir de support à
la commande passée au maître d’œuvre. Dans le programme, le maître d’ouvrage doit
désormais définir ses objectifs.
Le maître d’ouvrage a la possibilité de rédiger lui-même ce document ou d’en confier la
rédaction à un tiers. Toutefois, dans tous les cas, le maître de l’ouvrage ne peut se départir de
la responsabilité du programme.

Le concours d’architecture

C’est le propriétaire, en l’occurrence le Conseil régional pour les lycées, qui définit un
programme d’architecture et d’ingénierie qui doit servir de support de commande, mais aussi
de base au permis de construire.
Pour les lycées, la DASES 5 chargée de la programmation assure le pilotage des concours
d’architecture. Le recours à l’architecte est obligatoire dans ce type de construction.

Le concours d’architecture se passe en deux étapes :

− Appel public à la concurrence et choix des candidats (5 ou 6). Remise d’un dossier de
candidature comprenant le programme et le projet de marché.

− Concours : un jury composé d’élus et notamment de tous les acteurs qui ont participé au
programme choisit le lauréat qui bénéficie ainsi du marché.

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LES ETAPES DU PROJET

Le projet architectural

Le projet architectural comporte au moins les documents graphiques et écrits définissant :

− l’insertion au site, au relief et l’adaptation au climat ;


− l’implantation du ou des bâtiments compte tenu des règlements d’urbanisme, de
l’alignement, de la marge de recul, des prospects et des niveaux topographiques ;
− la composition du ou des bâtiments : plans de masse précisant la disposition relative des
volumes ;
− l’organisation du ou des bâtiments : plans et coupes faisant apparaître leur distribution,
leur fonction, leur utilisation, leur forme et leurs dimensions ;
− l’expression des volumes : élévations intérieures précisant les diverses formes des éléments
et leur organisation d’ensemble ;
− le choix des matériaux et des couleurs ;
− la description des travaux par corps d’état ;
− l’estimation du prix.

Les servitudes d’urbanisme

− Cadre de l’urbanisme qui régit la constructibilité.


− PLU – Plan Local d’Urbanisme ou POS : Plan d’Occupation des Sols.
− Les cartes communales.
− PSMV (Sauvegarde / Mise en valeur).
− Environnement : aérodromes, voies routières, industries…
− Viabilisation (accès aux réseaux publics).

Le site

− Forme du terrain.
− Géologie superficielle et profonde.
− Hydrologie.

La qualité environnementale

Vise la construction, l’adaptation, la gestion des travaux mais aussi la fin de vie du bâtiment.
On s’interrogera aussi sur les conditions d’obtention d’un matériau (paysage, pollution,
renouvellement…) autant que sur son utilisation et son recyclage en fin de vie.
(14 cibles données par l’Association HQE, en annexe 1).

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LES ETAPES DU PROJET

LA GENESE D’UNE OPERATION DE CONSTRUCTION SCOLAIRE

Le champ de notre étude préalable se limite aux objectifs et à l’analyse des besoins nécessaires
à la décision et à l’élaboration d’un programme en vue du concours d’architecture.

La démarche utilisée pour les lycées publics étant différente de celle des CFA, nous présentons
ci-dessous un comparatif.

Démarches conduisant au projet de bâtiment


I
Étapes Lycées - CRIF – DASES CFA - CRIF – DDEEFP
Maître d’ouvrage Le Conseil régional est le propriétaire Organisme gestionnaire du CFA
MO

Politiques éducatives Schéma des formations régionales Démarche proche de celle


et de l’équipement voté par les élus régionaux de la DASES 1
des lycées Objectifs
(préparé par la DASES 1) (prospective régionale)
Etude de marché
Pour un lycée neuf, c’est le rectorat qui désigne Analyse des besoins
un proviseur pour suivre l’opération. Préprogramme

Liste des sites retenus PPI – Programme de prévision des équipements Officialisation du projet
voté par les élus régionaux - le problème de la localisation
et le montage financier

Individualisation d’une opération Intervention d’un programmiste


choisi par le MO
La programmation Nomination d’un programmiste
(DASES 5)
de l’étude préliminaire Programmation pédagogique et fonctionnelle et conseils du CRIF – DDEFP
au concours Diagnostic s’il y a financement
d’architecture Etudes préliminaires de faisabilité du Conseil régional
Préprogramme
Chiffrage de l’opération

Préparation de la Concours d’architecture Concours d’architecture si


commande (DASES 5) financement public

II
Maître d’œuvre Architecte (obligatoire) Architecte et / ou
et / ou groupement de spécialistes
MOE bureau d’étude et constructeur

Constructions scolaires Conception de l’ouvrage


(DASES 3) Projet définitif Le mandataire
du maître d’ouvrage
+ mandataire si
nécessaire Dialogue avec l’Académie
Suivi des opérations par les UT / DASES 3
Consultation d’entreprises
Réception des travaux

NB – Pour une rénovation/extension, le proviseur en place et les chefs de travaux sont là de


droit.

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LES ETAPES DU PROJET

LES SERVICES DE LA REGION ILE DE FRANCE


spécialisés dans la construction des lycées et CFA

Pour les lycées publics

LA DASES Direction des Affaires Scolaires et de l’Enseignement Supérieur Sous-


direction de la construction – www.iledefrance.fr

DASES 1 Politiques éducatives et équipement des lycées


Ce service propose et met en œuvre les politiques régionales
d’équipement des lycées en concertation avec l’Education nationale. Il
assiste les lycées pour l’élaboration des plans d’équipements en cas de
rénovation et de construction. Ce service contribue à la politique de
formation de la région qui s’exprime dans les schémas de formation et
intervient dans l’adaptation de l’offre de formation.

DASES 2 Le financement des opérations

DASES 3 Les constructions scolaires – La gestion des projets


La DASES 3 gère la totalité du parc des lycées de la région et accompagne
les rénovations et les créations d’établissements en relation avec les
maîtres d’œuvre (MOE). Ce service est le plus important. Quatre unités
territoriales pour se situer au cœur des différentes constructions en Ile de
France.

DASES 4 Enseignement supérieur (partenaires)

DASES 5 Programmation des lycées


Ce service est chargé de l’ensemble des missions liées à la programmation
pédagogique et à l’étude technique et financière des opérations de
construction.
Des spécialistes qui assurent le suivi sur le plan de l’adéquation des locaux
jusqu’au bon fonctionnement pédagogique. Ils élaborent les programmes
de rénovation et de construction ainsi que les études préliminaires de
faisabilité et le pilotage des concours d’architecture.

Pour les CFA (Centre de Formation des Apprentis)

DDEEFP Service d’investissement et construction CFA - Apprentissage

− Ce service instruit les demandes de financement, de construction et de


subvention de fonctionnement des CFA de l’Ile de France. La
validation des dossiers se fait en liaison avec le service Apprentissage
du Conseil régional.
− Suivi de l’exécution des investissements sans se substituer aux
maîtres d’ouvrage.

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LES ETAPES DU PROJET

2
LE PROCESSUS DE PROGRAMMATION

La programmation permet de définir une commande d’ouvrage et sa maîtrise tout au long du


processus de réalisation du projet. Cette démarche globale et analytique est conduite par le
maître d’ouvrage qui peut se faire assister d’un programmiste.

Sa mission est d’abord, en se basant sur les référentiels de l’Education nationale, d’établir pour
chaque segment une liste quantifiée des locaux nécessaires aux enseignements et de tous
locaux annexes (demi-pension, administration…) y compris les espaces extérieurs (parking,
gymnase, internat…)

Le programmiste devra y joindre tous les documents spécifiques (urbanisme, viabilité…)


nécessaires à l’élaboration du projet par l’architecte.

Schéma récapitulatif de la démarche de programmation


La première préoccupation du rédacteur est de rassembler un maximum de documents et
d’informations qui lui permettent de fixer au mieux les objectifs, les besoins et les exigences
du maître d’ouvrage, des utilisateurs et des usagers.

I- MAITRE D’OUVRAGE

DESIGNATION DU CHEF DE PROJET

DASES I ou CFA
Objectifs et besoins
fondamentaux
(référentiels)

DASES 5
PROGRAMMISTE
Rédaction du programme
et estimation du coût de l’opération

DASES 5
ARCHITECTES CANDIDATS
Concours d’architecture
JURY = désignation de l’architecte lauréat

La programmation est régie par une réglementation qui propose une démarche en 4 chapitres :

1. Les données du site 4. Les exigences imposées par le maître


2. Les besoins d’ouvrage ou maître d’œuvre.
Délais, type de façade, coût, niveau de
3. Les contraintes réglementaires qualité.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 38 -


LES ETAPES DU PROJET

II - MAITRE D’ŒUVRE

AVANT-PROJET SOMMAIRE
Permis de construire

AVANT-PROJET DEFINITIF

PROJET ET DOSSIER
DE CONSULTATION DES ENTREPRISES (DCE)

CHANTIER Groupe de pilotage

PROGRAMME DE MAINTENANCE

ENTREE DANS LES LOCAUX USAGERS

GARANTIE DECENNALE

LES PROGRAMMISTES ET LE PARTENARIAT DES USAGERS REPRESENTATIFS

Souvent le programmiste, puis l’architecte, vont choisir des interlocuteurs légitimes comme le
chef d’établissement et le coordinateur sécurité et hygiène.
Le chef d’établissement peut se charger de la transmission de l’information, mais il est
préférable d’associer les équipes du LP/CFA dès l’élaboration du programme.

Le débat général avec le programmiste (extraits)


− Les élèves désirent des lieux modernes pour travailler, les usagers non scolaires
demandent des « lieux de vie ».
− Qu’est ce qui est important ? De bons équilibres au niveau de l’espace général ou des
conditions pour le travail scolaire du XXIe siècle ?
− Existe-t-il des référents ?... des réalisations pilotes ?... qui démontrent les avantages
scolaires d’une bonne architecture ? et dans ce cas, lesquelles ? Nous sommes dans une
époque de normes, alors où sont les modèles qui ont fait leurs preuves ?
− Une opération actuelle coûte 25 % de plus qu’une réalisation traditionnelle. Dans quelles
différences cet écart est-il investi ? Agencements ou espaces ?
− Un nouvel espace et une nouvelle distribution qui nécessitent des moyens humains
supplémentaires en professeurs, en surveillants et en agents de service... Où sont les
budgets ?

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 39 -


LES ETAPES DU PROJET

− L’architecture, la conception, l’organisation spatiale, les équipements ont-ils un impact


direct sur la qualité de l’enseignement ? Cela permet-il aux enseignants de renouveler leur
pédagogie ?

− La prise en compte, nécessaire, des pratiques pédagogiques a la priorité sur le concept de


« lieu de vie » qui est plus global. Les chefs d’établissements souhaiteraient bénéficier d’un
espace de négociation plus important auprès des programmistes pour la partie scolaire.

− La nécessaire subordination du bâti aux exigences pédagogiques. Par exemple : lieux près
des classes pour accueillir cartables, livres, matériels pédagogiques, mettre en place une
nouvelle distribution des classes par pôles plutôt qu’en axe central, donner au CDI une
position plus centrale, améliorer les aires de repos, de détente et de récréation, améliorer
la gouvernance d’éducation par l’adéquation des grands halls d’accueil et des circulations
plus facile à surveiller et des abris à l’extérieur. Le coût de l’opération doit inclure la
possibilité de compléter le projet, en particulier par rapport à la forte évolutivité des
nouvelles démarches pédagogiques qui intègrent les TICE.

− La salle de classe est touchée par l’évolution. Autrefois, les élèves étaient dans « leur
salle » et n’en changeaient que pour les sciences, le dessin, la musique. Aujourd’hui,
l’éclatement du groupe classe en éléments différents remet en cause les habitudes des
enseignants. (Un LP/CFA du XXIe siècle demande 25 % de surface de plus qu’une
établissement traditionnel et de nombreux cloisonnements).

− Les points de tension avec le programmiste : les espaces de circulation, la trop grande
référence aux architectures anciennes (distribution), les désagréments : circulation des
élèves, de la demi-pension, devant les fenêtres des salles de cours en action, une
circulation de l’air insuffisante, le conflit autour des verrières : effet de serre et coût élevé
du nettoyage et du chauffage…

− La longueur des bâtiments et les étages posent des problèmes aux élèves dans leurs
déplacements. Les escaliers sont bruyants.

− La sous-estimation des surfaces ou du nombre de pièces est un problème fréquent qui ne


tient pas compte de l’évolution des pédagogies.
(Référentiels Education nationale qui ne sont pas assez orientés vers l’évolution du
management).

EN CONCLUSION
Les architectes que nous avons entendus à l’occasion de différents colloques aiment présenter
leur rôle en utilisant des métaphores de créateur d’art : l’architecte est celui qui crée en
partant du vide, il n’est pas spécialiste de l’ingénierie scolaire… Et pourtant l’objectif d’un
CFA ou d’un lycée est très différent de celui d’un hôtel, d’un hôpital ou d’un bâtiment
administratif.

Par ailleurs, dans tous les cas, il faudra chercher à concevoir des bâtiments d’un coût
d’exploitation et de maintenance compatible avec les budgets de ceux qui en ont la charge.

L’anticipation sur ces points échappe aujourd’hui au domaine de la programmation qui est
davantage un service au cas par cas qu’une recherche d’évolution générale de la construction
scolaire.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 40 -


LES ETAPES DU PROJET

3
LE MAITRE D’ŒUVRE ET LE CHEF D’ETABLISSEMENT

La programmation permet de définir une commande d’ouvrage. Le projet pédagogique élaboré


entre le maître d’ouvrage et l’Education nationale n’est qu’un élément de la décision du jury
qui arbitre de préférence sur des critères plus architecturaux. Le concours d’architecture
crée une rupture dans le processus de concertation qui s’était manifesté lors de l’élaboration
du programme.

Ainsi, l’architecte lauréat qui devient maître d’œuvre ne reste pas forcément en relation avec
les partenaires de la PHASE PROGRAMMATION.

Le rôle du proviseur et de l’équipe éducative lors des travaux

Son rôle restera tout aussi important dans la relation avec le maître d’œuvre (MOE) - ou de
l’architecte - que dans la phase de programmation.

Pour des raisons pédagogiques, certains proviseurs vont créer avec les professeurs et les élèves
une EQUIPE CHANTIER dont le rôle est de visiter le chantier et d’informer sur les travaux en
cours. Cette démarche complémentaire, qui peut être formatrice, permettra d’accélérer
l’appropriation des nouveaux locaux par les enseignants et les élèves.

Les rapports du proviseur et du maître d’œuvre

Lorsqu’un proviseur est trop « zélé », l’architecte ou ses collaborateurs mettent une touche
d’ironie en disant qu’il se prend pour le maître d’ouvrage. A l’inverse, si le proviseur est peu
disponible, ou qu’il ne s’implique pas assez dans la « permanence » du chantier, les mêmes
professionnels du bâtiment parleront « d’un proviseur qui a d’autres occupations ». On ne
plaisante pas sur les proviseurs, avec les gens de l’extérieur.

Ainsi le rapport du couple Architecte/Maître d’œuvre et Proviseur vont varier d’un projet à un
autre.

Autant un proviseur à la sortie d’une opération de rénovation verra les avantages de la


transformation réalisée en 4 à 5 années : aspects liés à l’image, meilleure utilisation de
l’espace, confort et ergonomie, amélioration des agencements…, autant il dressera la liste des
problèmes et des « malfaçons » qui n’ont pas été réglés au moment de la réception. A défaut
de trouver des solutions, les proviseurs dressent des inventaires photographiques des points à
régler et dont le nombre peut atteindre la cinquantaine.

Le problème de l’anonymat des représentants du maître d’œuvre

Au moment de la programmation et de la mise en chantier du projet, ce sont les représentants


principaux du maître d’œuvre qui animent les différentes réunions avec le lycée. Par la suite,
le proviseur se trouve sans interlocuteur et même en fin de chantier, il ne connaît pas le
« nom » du responsable des travaux chargé de mener le projet jusqu’à bonne fin.

Par la suite, le proviseur sera confronté à d’autres problèmes : le coût élevé de l’entretien et
de la maintenance, la fragilité des matériaux de surface, la dangerosité de certaines formes et
accessoires. Il est donc normal que le proviseur et son intendant recherchent la « qualité
totale » et le sens des responsabilités de la part des équipes du maître d’œuvre.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 41 -


LES ETAPES DU PROJET

4
DIFFERENCES ENTRE LES PROGRAMMES
DE CONSTRUCTION LYCEES ET CFA

Nous allons présenter ces différences en partant de la région Ile de France qui soutient un
effort important de rénovation/extension des établissements pour développer la capacité
d’accueil des lycées. Ce sont principalement les CFA qui sont concernés par la création de
nouveaux établissements.

LYCEES IDF CFA IDF

Propriété Propriété
du Conseil régional de l’organisme gestionnaire
466 établissements 170 CFA et 100 établissements secondaires
pour 476.000 élèves et 3,5 millions de m² pour 62.000 apprentis et 500.000 m²

Les tailles Nombre de places Equivalence Lycée / CFA en places


Inscrits Nb places
Grands lycées > 1200 élèves
LGT, LPO, - Lycée 1 place/ élève 1.200 1.200
Lycées LGT 800 élèves - CFA Artisanat 1.200 400
LP monométiers 400 à 600 élèves Alternance 1/3
(chiffres moyens) - CFA – Alternance 1/2 1.200 600

Ainsi, un lycée polyvalent de 1.200 élèves a besoin de 1.200 places, alors qu’un
CFA artisanal qui gère 1.200 apprentis (1/3) a besoin de 400 places et un CFA
tertiaire/ commerce (1/2) qui accueille 1.200 apprentis a besoin de 600 places

Ratio du bâti par élève et par apprenti (voir fiches modèles en 2ème partie)
En lycée (LGT) En CFA
Lycée urbain : 7 m²/ élève CFA tertiaire/ commerce 8 m²/ apprenti
Lycée banlieue (récent) 10 m²/ élève (En milieu urbain) 5 à 6 m²/ apprenti
CFA avec ateliers 10 m²/ apprenti

On constate que les CFA disposent d’une surface moyenne comparable à celle
d’un lycée LGT, alors que les apprentis ne sont présents au CFA qu’à temps partiel
(de 50 à 60 % de leur temps).

Pourquoi les écarts de surfaces sont-ils aussi faibles entre LP et CFA ?


Exemple de l’IMA (Institut des Métiers de l’Artisanat) dans le Val d’Oise. C’est le dernier des
CFA livrés en Ile de France.

− Bloc scolaire 80 % du temps passé apprentis 1.880 m²


− Atelier automobile 20 % du temps passé au CFA 2.250 m² 4.240 m²
− Atelier alimentation 1.990 m² 56 % du CFA
− Espaces non scolaires ................................................................................... 1.480 m²

Surface totale ............. 7.600 m²

En général, les CFA ont le double de superficie que les LGT, car les équipements et les ateliers
représentent une superficie beaucoup plus importante que les parties scolaires classiques.

La place gagnée par l’alternance, dans le CFA, est entièrement réinvestie dans le
financement des ateliers et pour compenser un niveau d’effectifs assez faible.

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LES ETAPES DU PROJET

REGION ILE DE FRANCE

Le plan de développement quantitatif de l’apprentissage

En 2004, la région Ile de France accueillait environ 62.000 apprentis. Afin de l’aligner sur les
objectifs nationaux, la région s’est fixé des objectifs élevés pour 2010 :

En 2004 Objectif 2010 Ecart Durée


62.000 app. 100.000 app. + 38.000 6 ans

Ce plan nécessite une augmentation de 6.000 places par an (+ 12 %). Compte tenu des ratios
calculés : 8 m² par apprenti, nous pouvons estimer à 48.000 m² les besoins en surface
supplémentaire de CFA en Ile de France.

Où trouver, chaque année 48.000 m² de CFA supplémentaires


Avec une approche spéculative, nous allons proposer les évolutions possibles

1. Meilleure optimisation des CFA, à l’initiative des chefs


d’établissements (aménagements rapides)
3 % de l’espace actuel sur une base de 500.000 m² 16.000 m²/ an

2. L’amélioration du parc de CFA, par des opérations de


rénovation/extension (durée 2 à 3 ans)
(6 à 8 CFA par an, avec un gain moyen de 500 m² par CFA) 8.000 m²/ an

3. Création de nouveaux CFA de 800 à 2.000 places.


Il faut 5 ans pour construire ce type d’établissement
Créations de 2 à 3 CFA par an (étalées dans le temps) 14.000 m²/ an

4. Il reste la possibilité d’introduire l’apprentissage dans les lycées de


l’Ile de France

− Certains lycées ont de la place et du personnel à rentabiliser


suite au recul de la démographie scolaire
− D’autres, à la suite d’une rénovation/extension, disposent de
400 m² et plus pour créer des sections d’apprentissage
− Estimation des possibilités de cette démarche
30 lycées pourraient créer chaque année
2 sections nouvelles (300 m²) 10.000 m²/ an

TOTAL DE LA SIMULATION CFA 48.000 m²/an

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 43 -


LES ETAPES DU PROJET

EN CONCLUSION : LA DIFFERENCE ENTRE LYCEE ET CFA

La DASES assure l’ensemble des opérations de construction ou de maintenance des 466 lycées
de la région Ile de France. Aujourd’hui, la priorité tient davantage à l’amélioration de
l’existant qu’au développement intensif du nombre de places. La démographie scolaire dans le
second degré est en légère baisse, même si les LP et les LPO correspondent mieux au profil des
élèves du collège et au marché du travail. La réalisation d’un lycée demande 8 ans à partir de
la décision initiale.

En revanche, aujourd’hui, un CFA peut être réalisé en 3 à 4 ans, mais avec un travail de
préparation plus long que pour un lycée.

La construction d’un CFA passe par la volonté d’un maître d’ouvrage occasionnel qui va se
lancer dans une opération qui restera exceptionnelle pour lui.

L’élaboration d’un avant-projet (ou Programme d’architecture et d’ingénierie) et la


détermination d’une solution terrain sont nécessaires pour trouver des financements pour les
CFA (et des cofinancements) et lors de ces différentes phases préparatoires les stratégies de
départ pourront faire l’objet de changements.

Le Conseil régional (DDEFP) participe au financement des travaux et équipements dans les CFA
par l’intermédiaire de subventions d’investissement (maximum 80 %).

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 44 -


1ère PARTIE
REFLEXION ET ANALYSE

Chapitre 3
REFLEXION POUR LA FORMULATION
D’UN AVANT-PROJET

1. Les grandes lignes de l’établissement projeté

− Les typologies actuelles


− Influence de l’offre de métiers et de la localisation
− Influence de la taille sur le niveau des services offerts aux jeunes
− L’évolution de la réflexion urbaniste et la « compacité des villes »

2. L’estimation de la surface des espaces

− De la version urbaine au campus en périphérie


− Architecture et objectifs pédagogiques

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 45 -


REFLEXION POUR LA FORMULATION D’UN AVANT-PROJET

1
LES GRANDES LIGNES DE L’ETABLISSEMENT PROJETE – CFA 21

Aux extrémités de la gamme d’établissements scolaires professionnels existant en France, on


retrouve d’un côté des centaines d’établissements professionnels de taille moyenne, et de
l’autre une quantité plus faible de très grands établissements pour l’apprentissage.

TYPOLOGIE DES LYCEES PROFESSIONNELS ET CFA FRANÇAIS

A) Des centaines de LP et CFA de taille moyenne

Les établissements les plus répandus sont des établissements de taille moyenne conçus au
départ avec une base monoprofessionnelle.

Les projets partent d’une bonne cohérence technique afin de créer un partenariat entre
l’Education nationale et une branche professionnelle importante. La recherche d’un flux
d’élèves existant localement est aussi l’une des composantes du projet.

Exemple de grands métiers : tertiaire, commerce, industrie, maintenance automobile, BTP,


hôtellerie/restauration, alimentation…

Ces types d’établissements moyens demandent une surface bâtie de 4.000 à 5.000 m², ce qui
leur permet d’accueillir entre 400 élèves en LP et 600 apprentis en CFA. Cette taille de
structure existe en ville et en milieu périurbain. Les établissements d’enseignement
professionnel, localisés dans une zone de population dense, doivent être facilement accessibles
par le réseau routier ou ferroviaire. S’ils sont de construction récente, ces établissements se
retrouveront en banlieue car les populations concernées par l’enseignement professionnel y
résident.

Le choix de leur emplacement tient compte de l’environnement, de la découpe du terrain et


des éventuelles extensions prévues. Un terrain de 5.000 à 10.000 m² est le plus souvent utilisé
pour la construction. La répartition des locaux sur le terrain dépend aussi de la part des
surfaces superposables (salles de classe, salles spécialisées, services administratifs…) qui ne
dépassent qu’exceptionnellement deux ou trois niveaux.

Dans les pages suivantes, nous ferons le point de l’offre des formations et du niveau de
prestations de services qui peuvent être proposées aux élèves dans ce type de configuration
moyenne qui correspond à la majorité des LP.

Nous n’aborderons pas dans cette étude le cas des petites structures de 50 à 200 apprentis qui
se sont mises en place progressivement au sein d’établissements plus importants (dans des LPO
ou dans des CFA proches de l’artisanat). Certains estiment qu’elles doivent être regroupées, à
terme, dans des établissements plus modernes et mieux organisés ayant des visées
départementales ou régionales.

Le nouveau CFA Institut des Métiers de l’Artisanat (IMA), récemment inauguré dans le Val
d’Oise, ainsi que le LH Belliard 75017, font partie de cette catégorie d’établissement moyen
(voir fiches modèles pages 72 à 85).

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 46 -


REFLEXION POUR LA FORMULATION D’UN AVANT-PROJET

B) Les grands CFA multimétiers

A chaque fois que la taille d’un département le permet, la CCI ou la Chambre de métiers font
l’effort d’investir dans un grand CFA. Le CIFAP à Pantin, l’IMT de Grenoble... accueillent
chacun 2.000 apprentis qui préparent à environ 40 métiers. Agrandis au fur et à mesure de
l’arrivée de nouveaux besoins, ces CFA constituent aujourd’hui un parc important mais qui
mériterait certaines rénovations.

Les CCI se sont intéressées en priorité au tertiaire, au commerce, à l’industrie, aux services…
avec des jeunes de Niveau V – BEP. Les Chambres de métiers qui répondent aux besoins de
l’artisanat, par le biais des CAP (200 diplômes) : BTP, maintenance automobile, alimentation,
vente, services à la personne… accueillent en majorité des jeunes de Niveau V – CAP.

Actuellement, la préparation au CAP par l’apprentissage représente l’activité principale de ces


grands CFA mulimétiers.

Ce sont les régions les plus peuplées, ayant des agglomérations supérieures à 400.000 ha, qui
ont vu émerger ces CFA multimétiers de taille importante (de 1.000 à 2.000 apprentis).
Certains réseaux d’enseignes, comme SEPR à Lyon utilisent la même démarche avec des sites
moins importants. Ces grands CFA d’agglomération ont en commun une histoire. Celle de
l’apprentissage en France, depuis 1980, et leur clientèle d’élèves et d’entreprises s’est
construite progressivement pour s’adapter à la demande.

Ces dernières années, des projets de nouvelles Facultés des métiers voient le jour avec la
création de très grands établissements sous forme de campus dans les grandes banlieues. Il
s’agit à la fois de regrouper 4 à 5 CFA anciens tout en cherchant à améliorer l’image de
l’apprentissage.

C) Les nouvelles facultés des métiers

Au niveau des régions, de grands projets voient le jour avec l’objectif d’appliquer les recettes
des universités, en villes nouvelles, au domaine de l’apprentissage.

LA FACULTE DES METIERS DE BRETAGNE

La première faculté des métiers a été créée dans la banlieue de Rennes, dans le campus de
Ker Lann, en 1999. Il s’agissait de proposer aux jeunes et aux familles, avec l’apprentissage,
des moyens nouveaux, une vitrine pour renforcer l’attractivité de l’apprentissage et un
dispositif d’information sur les métiers, afin d’aider l’orientation des élèves.
C’est la Chambre de métiers et la CCI de Rennes qui se sont engagées, dès 1997, dans ce projet
novateur, avec l’appui du Conseil régional, du Conseil Général et de la communauté
d’agglomération.
La Faculté des Métiers Ker Lann représente environ 50 % de l’apprentissage départemental,
avec la recherche d’un effet de regroupement des CFA qui opèrent dans des bâtiments trop
anciens, inadaptés aux exigences d’une formation moderne.

Quelques chiffres utiles

− 22.500 m², 45 métiers, 100 diplômes, 20 plateaux techniques


− 3.600 apprentis, dont 2.400 sur le site
− du CAP au BTS, avec une majorité en CAP.

Plus de la moitié des jeunes sont de Niveau V CAP.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 47 -


REFLEXION POUR LA FORMULATION D’UN AVANT-PROJET

LA FACULTE DES METIERS DE L’ESSONNE

Inaugurée en 2004 par le Président de la République, cette Faculté des Métiers regroupe
plusieurs CFA anciens gérés par la CCI de l’Essonne. Le campus, organisé dans un terrain arboré
de 7 hectares, accueille 22.000 m² bâtis en plusieurs groupes de bâtiments.

La vitrine des métiers


Du CAP au BAC + 3, ce sont 80 formations proposées aux apprentis. Derrière l’architecture dont
la programmation a été bien pensée, la CCI de l’Essonne joue les cartes d’un plan pédagogique
préparé avec les formateurs des CFA :

Les langues et la mobilité internationale : stages, alternance, accueil d’étudiants


étrangers ;
un partenariat avec les entreprises locales pour la bonne réalisation du placement et de
l’alternance ;
une pédagogie moderne avec suivi individuel et qui développe l’usage des TIC et TICE.

Des outils pédagogiques actuels


Espace dédié aux formateurs :

− pôle de veille et de consultation pour préparer des séances pédagogiques efficaces ;


− pôle de création pour produire des supports pédagogiques multimédias avec différents
outils de création.

Espace dédié aux apprentis / apprenants :

− une médiathèque pour réaliser des travaux personnels ;


− la possibilité d’organiser des séances d’auto formation ;
− une vitrine des métiers pour favoriser les échanges : métiers, entreprises, apprentis.

La formation continue
pour aider les entreprises à faire face aux changements organisationnels et économiques. La
Faculté des Métiers de l’Essonne accueille 6.500 stagiaires adultes par an, en particulier pour
ses compétences nationales en formation aux langues.

CONCLUSION

Indéniablement, ces nouvelles facultés attirent les jeunes et leurs familles, mais les premiers
utilisateurs commencent à apercevoir leurs points faibles : immensité des lieux qui rend
difficile une cohérence d’ensemble, des coûts d’exploitation et d’entretien élevés, une
implantation trop éloignée au goût des apprentis et des professeurs, l’alternance 1/2 au lieu
d’1/3 qui ne correspond pas aux mentalités des artisans...

Un point reste à expérimenter en banlieue parisienne, celui du mélange des populations et des
niveaux.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 48 -


REFLEXION POUR LA FORMULATION D’UN AVANT-PROJET

L’INFLUENCE DE L’OFFRE DES METIERS ET DU CONTEXTE

Lors d’un préprogramme de Lycée ou de CFA, les différentes options concernant les métiers
déterminent le schéma de l’avant-projet.

(Voir chapitre III 2 – LES ATELIERS)


Sans atelier
Nombre
Offre
de métiers Ateliers
de métiers
proposés

Locaux
d’activités
Bloc scolaire
Salles spécialisées
ATTRACTIVITE
Elèves, entreprise

Les contraintes des formations pratiques et d’une nécessaire diversité sont à la base du coût
élevé d’un établissement professionnel. Ceci explique la pénurie de classes professionnelles
dans certains départements.

Certains métiers représentant des formations professionnelles nouvelles demandent des


plateaux d’activités plus légers et qui peuvent être installés en étage : services aux personnes,
électronique grand public, informatique… Dans le cas des formations tertiaire et du commerce,
il faudra augmenter le nombre de labos informatiques et de langues. C’est le cas de notre
avant-projet CFA 21 :

CFA 21 – LES METIERS ACTUELS RETENUS


Tertiaire Services Maintenances
Assistante de services en technologiques
Secrétariat, Gestion,
Commerce, Vente, Accueil, entreprise
Electronique GP
Langues, Numérique
Commerce International Besoins spécialisés,
immobilier, tourisme… Maintenances transversales

L’évolution des métiers utilisant en permanence les TIC conduit le projet CFA 21 à intégrer les
TIC dans la vie courante des élèves, avec les orientations suivantes :
Les formations choisies doivent conduire à une nouvelle vision du marché du travail en ville.

La filière scolaire démarre à partir de la 3ème G (brevet des collèges) ou par des entrées
directes provenant du LGT, en niveaux IV et III.

Rapprocher les formations des besoins du marché du travail et de son évolution :


− en créant une veille avec les grandes agglomérations des besoins nouveaux provenant
de l’intégration des TIC à la vie de tous les jours,
− en développant la relation école-entreprise.

La taille du CFA, 2000 apprentis, permet d’offrir un maximum de formations et de services


aux jeunes et aux entreprises.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 49 -


REFLEXION POUR LA FORMULATION D’UN AVANT-PROJET

LES AGGLOMERATIONS URBAINES ET LEURS NOUVEAUX BESOINS

La concentration urbaine, comme tendance majeure de la démographie française, n’est pas


une thèse nouvelle. C’est une donnée majeure pour notre économie.

Quels sont les principaux points de proximité qui correspondent à une implantation possible
pour les CAP 21 ?

Nous avons choisi une trentaine de points en France qui correspondent à la carte des Français
situés à 30 minutes d’un CHU (Centre hospitalier universitaire) et à la majorité de la
population.

Le potentiel de population à 30 minutes de ses CHU, c’est aussi la France des principales
agglomérations.

POSSIBILITE D’IMPLANTATION DE CFA 21 (28)

Grandes agglomérations PARIS (3), LYON, LILLE, MARSEILLE (6)

Agglomérations > 400.000 habitants ROUEN, NANTES, BORDEAUX, GRENOBLE,


STRASBOURG, TOULOUSE (6)

Agglomérations > 200.000 habitants RENNES, ANGERS, LE MANS, TOURS, POITIERS, (16)
CAEN, AMIENS, REIMS, METZ, BELFORT, BREST
MONTPELLIER, DIJON, TOULON, NICE, ORLEANS

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 50 -


REFLEXION POUR LA FORMULATION D’UN AVANT-PROJET

VERS UNE NOUVELLE URBANISATION, « LA VILLE COMPACTE »


Le développement durable

La loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain, dite Loi « SRU » (2000) substitue à la
logique de zonage des droits à construire la notion de projet tournée vers l’élaboration des
plans locaux d’urbanisme (PLU), en remplacement des POS. Cette loi se fonde sur davantage
d’analyse transversale (habitat, transports, paysages, activités…)

La nouvelle culture du développement durable est davantage ancrée dans les modes de vie et
les comportements. L’urbanisme moderne propose une nouvelle conception de la ville, la ville
compacte. Ces différents points devront être inclus dans les choix effectués au moment de
l’avant-projet d’architecture scolaire.

L’objectif de dé-densification urbaine, censé aérer et assainir la ville, fait place à celui de
« redensification » des villes, pour limiter les impacts négatifs de l’étalement urbain (coûts
élevés en équipements, en énergie et accroissement de la pollution). Par exemple, on incite à
couvrir et à bâtir sur les voies ferrées et on améliore le plan environnemental.

La ville compacte, par opposition à la tendance récente de l’éclatement de plus en plus


évident des grandes villes, repose sur :

la défense de la mixité fonctionnelle et sociale dans l’usage du sol pour réduire les besoins
de déplacements et lutter contre la ségrégation sociale ;

la densification du bâti, en comblant les espaces interstitiels et en réduisant les friches


urbaines ;

la limitation de l’éparpillement résidentiel par la maîtrise foncière des terrains, le contrôle


de la consommation et l’usage des sols ;

le renforcement de l’urbanisme autour de points de forte accessibilité, en particulier près


des transports publics ;

la densification des réseaux de transports en commun et autres réseaux.

En France, la loi SRU favorise cet objectif de re-densification de la ville en orientant les projets
vers le renouvellement urbain, de préférence aux extensions périphériques.

Sans revenir à une densité construite comparable aux villes du moyen âge, on s’éloigne de
dizaines d’années d’un urbanisme péri urbain, celui des « cités jardins » qui a largement inspiré
la construction des villes nouvelles.

L’approche du développement durable, en architecture,


La Haute Qualité Environnementale (HQE)

Cette approche des années 1990 sera prise en compte par l’architecte lors du programme
CFA 21. Il s’agit de combiner à la fois le souci de la qualité du cadre de vie, de la santé et les
efforts de réduction des risques environnementaux.

On peut aussi évaluer la construction selon 4 axes prioritaires : la consommation des


ressources, les impacts environnementaux, la qualité des espaces intérieurs et la longévité des
bâtiments liée à la qualité des services de maintenance.

L’entreprise Libérale – N° 45.02.2008

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 51 -


REFLEXION POUR LA FORMULATION D’UN AVANT-PROJET

PREPARATION DE L’AVANT-PROJET CFA - 21


Les options principales

• TAILLE DU PROJET • ARCHITECTURE Ville Banlieue s

Accueil de 2.000 apprentis Terrain 4.000 à 8.000 m² 20.000 à 30.000 m²


Bâti utile 8.000 à 12.000 m² 14.000 à 19.000 m²

• 2 TYPES DE SITUATION
− Dans l’agglomération principale du département, ou de la région
(Réseau de transports connecté au centre ville)
− Dans un campus ou un grand terrain en banlieue

• LE NIVEAU DES APPRENTIS


Ce type de CFA accueille des niveaux d’élèves comparables à ceux des lycées tertiaires et
industriels : à partir de la 3ème G pour les BEP et des élèves de niveaux IV et III provenant
des LGT.
La formation au CAP, qui représente actuellement 45 % de l’apprentissage, n’est pas
envisagée dans les CFA 21, sauf cas particuliers.

• L’OFFRE DE FORMATION ET SES DEBOUCHES


Elle s’adresse aux entreprises du milieu urbain : principalement des formations tertiaires
et de services. Un plateau technique, transversal, dédié aux nouvelles activités de
maintenance électronique et numérique viendra compléter l’offre de formation tertiaire.

LES METIERS DU SECTEUR TERTIAIRE ET SERVICES (85 % des effectifs)


Secrétariat, gestion, comptabilité, vente, commerce, 1.700 places
marketing, accueil

Spécialités du CFA : TIC, informatique, commerce international,


distribution, langues…
Les activités de services : immobilier, tourisme, médical…
Les services en interne au sein des entreprises
(le métier d’assistance polyvalente de services)
Autres marchés du travail : services aux personnes…

LES METIERS DE LA MAINTENANCE, EN VERSION VILLE (15 % des effectifs)


SEN (Systèmes Electroniques (GP) et numériques) 300 places

BRUN – TV, HIFI, Electroménager Appareils numérisés, photos


BLANC - Electroménager Téléphonie
GRIS - Micro informatique Médical
AUDIOVISUEL Logistique, gestion de maintenance

Métiers de la maintenance industrielle, en version campus.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 52 -


REFLEXION POUR LA FORMULATION D’UN AVANT-PROJET

COMPARATIF PRESTATIONS ET SERVICES


Moyens et grands CFA

Fac. des métiers


Prestations et services LP / CFA Projet
Grands CFA
proposés par l’établissement 400e / 600 App CFA 21
2500 à 3000 App

STRUCTURE PEDAGOGIQUE Traditionnelle Semi-dispersée Concentrée


Nombre de salles spécialisées 4 8 - 12 12
TICE et personnalisation des programmes CDR Service spécialisé
Assistance professeurs en TICE & supports Service spécialisé

CDR actif – (avec responsable central) + +++


Langues étrangères + +++

PLATEAUX TECHNIQUES 1 métier majeur Multimétiers Technologiques


Formations artisanales (CAP) ++ ++
Information sur les métiers, orientation + ++ +++

IMPLANTATIONS, ACCES Diverses Grande banlieue Prox. grande ville

Accueil conventions d’affaires et LH ++ +


restauration

AMPHITHEATRE, GRANDE SALLE ++ +

INTERNAT + +

SERVICES PROPOSES AUX ELEVES


Gestion nominative des élèves, +
badge électronique
Foyer étudiant, distributeurs + ++ ++
Organisation de la vie étudiante + ++
Mise en place d’événements, vie + +++
culturelle
Animation internationale, recherche de + ++
stages à l’étranger
Service entreprise / emploi, aide au
placement
+ ++ +++
Suivi personnalisé des élèves, parcours + +++
personnalisé

Ceci montre bien l’intérêt des CFA d’une taille plus importante et qui possèdent un management
centralisé.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 53 -


REFLEXION POUR LA FORMULATION D’UN AVANT-PROJET

2
L’ESTIMATION DE LA SURFACE DES ESPACES

La conception d’établissements d’enseignement constitue une opération complexe. Après une


longue période de réflexion et de formulation d’hypothèses arrivent le dimensionnement et la
prise en compte des contraintes spécifiques. Viendra ensuite le rôle de l’architecte qui
apportera les grands axes d’ensemble et les techniques de construction classiques (gros œuvre,
second œuvre, finition, respect des réglementations).

L’ETABLISSEMENT DANS SA GLOBALITE ARCHITECTURALE

L’architecte crée la forme d’ensemble en apportant une vision esthétique mais


aussi fonctionnelle. Si les architectes ne sont pas des spécialistes de l’ingénierie scolaire, ils
s’inspirent fortement du programme qui a été préparé en vue du concours d’architecte.

Les principaux éléments du CFA 21

3
STRUCTURES NON SCOLAIRES

L’ADMINISTRATION
Accueil – Agora
Salle du conseil
Circulations

Restauration
1
Salle polyvalente,
LA STRUCTURE Amphi…

SCOLAIRE
Santé, foyer élèves…

2 Professeurs Conciergerie,
Logements de fonction
+ élèves
LES Gymnase Internat
ATELIERS
Moyens généraux

Ainsi que des équipements spécialisés

Le maître d’ouvrage va chercher à savoir ce que veulent les usagers et s’ils ont les compétences
pour le dire. L’architecte joue un rôle unique dans la création d’un plan et d’un style
d’ensemble dans lequel vont intervenir différents paramètres : la densité recherchée, le bloc
scolaire, l’adaptation au terrain, le nombre d’étages, ainsi que les formes de base : en barre,
en T, en U, avec patio…

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 54 -


REFLEXION POUR LA FORMULATION D’UN AVANT-PROJET

La mise en avant de l’architecture et de la construction

La décentralisation, dès 1986, a mis au centre du projet scolaire une nouvelle logique :
répondre aux attentes de proximité, collaborer avec les professionnels du bâtiment pour
monter le niveau de qualité, apporter une personnalisation pour chaque programme en faisant
intervenir un architecte libéral et son équipe, après concours.

Aujourd’hui, les concepteurs du lycée s’intéressent davantage à l’amélioration des ambiances


de vie et des comportements sociaux qu’à l’ergonomie ou à la réalisation d’un outil destiné à
améliorer l’efficacité des processus pédagogiques.

Si les concepteurs de « catalogue d’établissements scolaires » des années 70 ont été critiqués
pour l’exagération de la construction industrielle et pour leurs plans « économiques », il faut
reconnaître que la réflexion sur les « structures scolaires » était aussi approfondie alors
qu’aujourd’hui et traitée avec l’aide d’experts et d’une expérimentation en établissements
pilotes.

Les CFA deviennent de plus en plus des espaces à vivre qui associent d’abord la globalité du
bâtiment à l’objectif de développement social des élèves. Au regard de l’évolution de la
situation scolaire actuelle, dans le second degré, il serait souhaitable d’inciter l’architecte
scolaire à soutenir en priorité la réussite scolaire des apprentis.

De la version urbaine au campus de banlieue


Etablissement de référence : 1.000 élèves ou 2.000 apprentis
En ville En banlieue
1. Structure scolaire (ou bloc scolaire) 5.000 6.000 m²

2. Ateliers selon spécialités (2.000) 5.000 m²


tertiaire, sans atelier ---

3. Structures non scolaires (selon options) 4.000 6.000 m²

GLOBAL BATI 9.000 17.000 m²

Le catalogue va d’un établissement de formation tertiaire en ville avec le minimum d’options


(9.000 m²) à un CFA multimétiers, avec le maximum d’options techniques et un internat
(17.000 m²).

LE PROJET DE REFERENCE : PRIORITE A L’ACCESSIBILITE


Le CFA 21 préfère choisir une urbanisation ayant une certaine densité, c’est-à-dire qu’il va
s’implanter dans une partie assez dense de l’agglomération, avec des accès aux transports en
commun reliés aux grands axes de la communauté urbaine. C’est ainsi que cette nouvelle génération
d’apprentis pourra participer aux enjeux de la civilisation urbaine du XXIe siècle :
− en partageant un mode de vie différent de celui des campus de périphérie, c’est-à-dire en
s’adaptant à la vie en ville ;
− en devenant acteur de la génèse des emplois et des métiers dont « la ville compacte » a besoin
rapidement ;
− en étant proche de la jeunesse locale pour améliorer sa socialisation ;
− en développant un partenariat avec les entreprises du département et de la région, en
répondant par une offre caractérisée au marché du travail
Ceci suppose que le CFA 21 soit lui-même un centre d’information et de services très complet.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 55 -


REFLEXION POUR LA FORMULATION D’UN AVANT-PROJET

ARCHITECTURE SCOLAIRE ET OBJECTIFS PEDAGOGIQUES

La surface réservée au bloc scolaire est de 5.000 à 5.500 m², avec la recherche d’une
distribution rationnelle des espaces. Avec le développement des TIC, les salles devront être un
peu plus grandes, surtout si l’on veut rendre universelle la pratique alternée de l’ordinateur et
du plan d’écriture.
La modernisation du bloc scolaire, en ce début de siècle, porte principalement sur :
la modernisation du CDR/CDI afin qu’il joue un rôle moteur dans l’animation des TIC et
TICE dans l’établissement ;
la création d’un poste de responsable informatique qui développe aussi un fond de
ressources, ainsi que son utilisation par les professeurs et les élèves ;
le groupement des salles spécialisées auprès du CDR pour bénéficier de certaines
synergies ;
la mise à disposition d’un nombre élevé de salles banalisées pour donner de la souplesse à
la préparation de l’emploi du temps général et pour les transformer progressivement en
salles mixtes (PC ou portable + plan d’écriture) ;
l’intégration des professeurs au processus de modernisation de la pédagogie, en particulier
en leur donnant un bureau ou une salle de travail avec TIC. Il faut prévoir la possibilité de
les former et de les faire assister par le responsable informatique de l’établissement.

Dans la 3ème partie de l’étude, nous donnerons plus de détails sur ces espaces dédiés à
l’enseignement général et tertiaire.

La part des ateliers sera abordée à son tour dans le chapitre (III 2).

Le bloc scolaire (et les espaces scolaires)

Les élèves en apprentissage passent 70 % de leur temps scolaire dans cette zone du CFA qui,
rappelons-le, concerne 100 % du budget des personnels enseignants et 60 % des investissements
de construction. Il s’agit bien de l’espace essentiel pour la réussite au long cours des apprentis
et du CFA.

Le bloc scolaire se divise en 4 parties : les salles banalisées, les salles spécialisées
(informatique, langues, sciences…), le CDI qui s’associe au CDR (Centre de Ressources) pour
rayonner sur l’usage des nouvelles technologies et un nouveau dispositif d’aide aux professeurs.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 56 -


REFLEXION POUR LA FORMULATION D’UN AVANT-PROJET

VERSION URBAINE
LA STRUCTURE SCOLAIRE – 2000 APPRENTIS ET 120 PROFESSEURS
TOTAL 7.000 m²

BLOC SCOLAIRE – 5.000 M² FORMATIONS PRATIQUES – 2.000 M²

Responsable informatique
et TICE
Gestion des ressources

45 classes ATELIERS
banalisées
Locaux d’activités
et formations technologiques
CDR / CDI

Maintenances transversales
3.000 m²
500 m² Electronique GP
Numérique
Technico-commercial

Espaces professeurs
15 classes
Bureaux
spécialisées 2.000 m²
TIC, LANGUES, LABOS
Médiapôles
1.100 m²

Annexes : stockage, vestiaires, toilettes 400 m² (hors circulations)


- 57 -
1ère PARTIE
REFLEXION ET ANALYSE

Chapitre 4
LE POINT DE VUE DES USAGERS
Entretiens et enquête téléphonique

1. L’étude téléphonique auprès des élèves et de leurs parents

2. Les chefs d’établissement, l’administration

3. Les pédagogues et les enseignants

4. Les usagers du Lycée / CFA, non enseignants

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 58 -


LE POINT DE VUE DES USAGERS

1
L’ETUDE TELEPHONIQUE AUPRES DES ELEVES ET DE LEURS PARENTS
Le point de vue des usagers

Sur le plan quantitatif, les élèves et leurs familles représentent le groupe d’usagers le plus
important. La connaissance des établissements est très variable, cependant leurs attentes au
niveau de la perception de l’architecture sont bien formulées. Les jeunes s’intéressent
davantage à l’agencement des espaces et à la place qui leur est réservée qu’à l’architecture
générale.

LES ENTRETIENS TELEPHONIQUES AVEC LES FAMILLES

La méthode utilisée :

OBJECTIF : Réaliser 200 entretiens semi directifs, en appelant les familles à leur
domicile (parents et/ou élèves)

OUTILS : − Création d’un support, sous forme d’un questionnaire


− Formation des interviewers, en particulier au moment de la prise
de contact (1 questionnaire de réussi sur 3)

LE CIBLAGE : Même démarche que pour l’Etude Attractivité des Métiers en 2004,
soit :
− Liste achetée à un bureau d’étude spécialisé, CLARITAS
− Sélection de familles ayant un ou plusieurs enfants âgés de 15 à 19
ans
− Sélection répartie sur le territoire national :
Ile de France 93 – 94 - 95
Province 14 – 30 – 38 – 49 – 57 - 59

CALENDRIER : Les 600 appels ont été réalisés pendant les vacances scolaires d’hiver :
− ZONE A du 12/02 au 28/02/05
− ZONE B du 05/02 au 21/02/05
− ZONE C du 19/02 au 07/03/05
Pendant ces périodes, il a été plus facile de contacter les élèves à leur
domicile.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 59 -


LE POINT DE VUE DES USAGERS

ETUDE TELEPHONIQUE

CE QU’EN DISENT LES PARENTS

C’est le choix de la formation qui prime sur le choix du lycée. En général, les parents sont
satisfaits des établissements fréquentés par leurs enfants. Ils évitent de porter un
jugement : la réputation du lycée est plus importante que son architecture.
Il y a un contraste entre l’ancien et le moderne qui est remarqué dans la majorité des
lycées :
− les salles de cours sont traditionnelles, car elles se situent dans les parties anciennes de
l’établissement ;
− les ateliers, le CDI, les salles spécialisées, la cafétéria… sont plus modernes. C’est bien
ici que se fait la différence avec le collège d’où ils proviennent.
Pour offrir un choix d’espaces, de formations et de services assez importants, l’établis-
sement doit avoir une taille importante (> de 600 élèves).

A quoi pensent les mères ?

A l’épanouissement de leur enfant, à sa réussite, à ce qu’il mange (cafétéria et distributeurs),


à ses pauses.

La distance entre le domicile et l’école joue un rôle décisif. A offre scolaire comparable,
c’est l’établissement scolaire le plus proche qui l’emporte. L’architecture n’est pas un sujet
central.
Le plus souvent, les parents prennent leur décision sans s’occuper des bâtiments, car ils ont
confiance dans les équipements proposés.
La délinquance, le bruit et les risques d’insécurité sont mal vécus par les mères. Les grilles
d’enceinte, lorsqu’elles sont importantes, rassurent les mères.
Les locaux lumineux sont appréciés des familles.
Si le jeune est inscrit dans un internat, les mères s’intéressent au mode de vie des jeunes :
en particulier les fréquentations entre internes et l’animation des soirées pour que les
jeunes ne se sentent pas seuls. Le modèle d’internat qui est préféré est celui des maisons
familiales et rurales, parce qu’elles ont une image plus familiale que les internats publics.
Les adolescentes sont mieux encadrés

Et le point de vue des pères

Il est assez difficile d’interviewer les pères qui sont souvent à l’extérieur, cependant certains
points émergent :

Ils préfèrent un établissement bien organisé dans lequel règnent l’ordre et la propreté.
La recherche d’une éducation « plus encadrée » retient l’intérêt des pères.
Ces sont les JPO (Journées Portes Ouvertes) qui permettent la visite des LP/CFA par les
parents et les jeunes.
Les pères s’intéressent aux plateaux techniques et aux équipements modernes. Ils
apprécient aussi les bâtiments « qui ont de la gueule ».

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 60 -


LE POINT DE VUE DES USAGERS

ETUDE TELEPHONIQUE

CE QU’EN DISENT LES ELEVES

Les jeunes recherchent d’abord l’ambiance et la vie sociale

Lorsque la vue extérieure n’a pas de « gueule » ou qu’elle est « vieillotte » cela donne une
mauvaise image générale de l’établissement qui persistera. Les jeunes veulent un LP/CFA qui
ait du standing et qui soit moderne. Les couleurs et une peinture de qualité donnent de la
gaieté et une image de progrès.

Les jeunes n’aiment pas ce qui est ancien.

Les façades jouent un rôle important dans la perception de l’identité de l’établissement.

Un LP de 300 à 400 élèves ne permet pas d’offrir toutes les solutions de services :
restaurant, gymnase, CDI, salles spécialisées et les plateaux techniques nécessaires, d’où la
« mutualisation » de ces espaces, s’il y a groupe scolaire.

La grande taille (LP 800 et CFA 1.400) permet de mettre en place la totalité des options et
des services. C’est le cas des lycées des métiers et des grands CFA d’agglomération.

Les jeunes n’aiment pas les circulations trop longues pour rejoindre la classe : couloirs et
escaliers.

La décoration est recherchée par les jeunes : elle est plus présente dans les locaux
nouveaux : hall, CDI, restauration, circulation…

Souvent, les cours de récréation laissent à désirer. Un passage entre les espaces verts et la
cour de récréation est recherché en été, mais on se contenterait d’abris, d’espaces couverts
et de mobilier de plein air.

Les élèves acceptent de sortir de l’école pour trouver un restaurant, un gymnase, un espace
pour le sport et même un plateau technique (ATELIER).

Ce qui touche à la socialisation des élèves est très apprécié : foyer des élèves, salle pour les
loisirs, vie culturelle…

Certains élèves apprécient les salles spécialisées pour les TP commerce et vente.

La croissance et le développement des établissements (en nombre d’élèves et de


formations) sont beaucoup plus importants en ville qu’en banlieue, malgré la réalité
d’établissements vétustes en milieu urbain.

Ce que les jeunes reprochent le plus aux locaux anciens : salles de classes trop petites,
circulations étroites, espaces de services inexistants, image du bâtiment. La partie rénovée
est plus appréciée. Par exemple, à Lille, un lycée privé a transformé sa chapelle en CDI.

Les jeunes n’aiment pas trop ce qui est ancien et apprécient l’agencement des locaux et
des ateliers dans le détail. A ce niveau, ce sont les situations d’enseignement qui
demandent des réponses de la part de l’architecture et ce n’est pas forcément le cas.

Si l’architecture n’est pas directement appréhendée, les besoins en agencement et


structuration des espaces sont plus proches des élèves.

Manque de confort : température, ventilation, bruit, effets de serre… et sur un autre plan,
la « saleté » sont mis directement en accusation par les élèves. En revanche, la moquette
est appréciée car elle apporte confort et standing.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 61 -


LE POINT DE VUE DES USAGERS

Les remarques sur les salles de cours, les salles spécialisées et les ateliers sont assez
fréquentes, mais elles s’adressent plutôt à des bâtiments anciens. Le préagencement des
salles de cours est apprécié des jeunes.

COMPARATIF ELEVES LP/CFA

FILLES GARÇONS

Plus sensibles à la décoration, aiment Aiment les lieux pour se regrouper :


les endroits aménagés et colorés pour cours de récréation et foyers pour être
favoriser la convivialité entre eux
Préfèrent les établissements plus Portent plus de jugement sur les salles
importants pour bénéficier d’une offre spécialisées et les ateliers
plus large de formation et de services
Le restaurant, c’est fait pour bien
Aiment que l’espace final soit manger
aménagé et organisé dans le détail
Sensibles à l’image forte des
Sensibles à la sécurité et à la propreté bâtiments. Symbolique de
l’établissement d’un bon niveau
Sensibles au climat affectif collectif
N’aiment pas les salles de cours trop
dépouillées (cours théorique)

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 62 -


LE POINT DE VUE DES USAGERS

2
LE POINT DE VUE DES CHEFS D’ETABLISSEMENTS
et de leur administration

Le proviseur du lycée ou le directeur du CFA accompagnent l’opération de construction


scolaire, du préprogramme à la mise en place des usagers (de 4 à 8 années).

Ils participent, dans un premier temps, à la définition du programme avec l’équipe du maître
d’ouvrage, afin de préparer le concours d’architecture, puis ils deviendront les partenaires
naturels du maître d’œuvre pendant la réalisation des constructions.

POINTS DE VUE GENERAUX

− On devrait faire mieux qu’avec une école existante.


− Avoir une vision claire des liens entre l’espace et le projet pédagogique. Le projet éducatif
doit commander l’aménagement des lieux.
− Meilleure définition des espaces d’enseignement pour permettre la réussite des élèves.
− Réussir un établissement qui soit un ensemble cohérent et agréable à vivre (le tout est plus
que la somme des parties).
− Les murs sont là pour 30 à 50 ans, alors que les affectations de départ et les agencements
sont là pour quelques années.
− La démarche technique et budgétaire renvoie les situations d’enseignement à une place
secondaire.
− On devrait « lire » dans un nouvel établissement scolaire les changements liés à l’évolution
des nouvelles pratiques sur l’environnement.

POINTS DE VUE TOURNES VERS LA PRATIQUE

− Il faut offrir aux élèves des volumes diversifiés pour leur liberté et pour éviter la
monotonie.
− Abandon de la notion espace-cadre au profit de celle d’espace-ressource.
− Les usages réels ne sont pas les usages prescrits au départ par les concepteurs.
Exemple de la ceinture de sécurité : au départ elle était facultative et servait à informer
sur les dangers en cas de collision, puis elle est devenue une contrainte réglementaire et
même une sécurité mécanique dans certains pays.
− Le cadre de vie et de travail. Travail et loisirs sont-ils compatibles ?
− Le bloc scolaire fait partie du « sacré ».
− Le confort de la construction : climatisation (forcée ou naturelle), l’éclairage,
l’insonorisation…
− Faciliter l’évacuation des élèves en cas d’alerte.
− L’environnement, que faire ?... faut-il des lieux spécialisés, des vitrines informatives ?...
− C’est l’organisation sociale qui détermine les usages des établissements après leur
construction. Les objets aident l’action collective mais ne la génèrent pas.
− Prévoir des espaces pour les activités sociales dans le bâtiment.
− Des difficultés dans la gestion des salles. Plus de professeurs que de salles.
− Les espaces non scolaires préférés : le hall, les circulations, les grands espaces : salle de
conseil, salle de projection (ou amphi), la cafétéria, le foyer étudiant…

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 63 -


LE POINT DE VUE DES USAGERS

3
LE POINT DE VUE DES PEDAGOGUES ET DES ENSEIGNANTS

Les enseignants ont des positions très contrastées : les modernes désirent des changements
pour faire bénéficier les élèves d’une pédagogie de pointe, les traditionalistes avouent une
certaine méfiance dès qu’il s’agit d’ouvrir des espaces nouveaux ou d’utiliser les TICE dans
leurs cours.

Deux points méritent d’être soulignés :

− Au niveau des espaces scolaires, on peut constater une grande hétérogénéité de l’offre et
des usages.
− L’égalité des chances, l’une des bases de notre société, devrait passer par des modèles
mieux identifiés et qui bénéficient d’une expérimentation véritable.

LES CLASSES ET LES SITUATIONS D’ENSEIGNEMENT

− Les salles de classe banalisées sont contestées, mais conservées. Chaque enseignant
recherche un dispositif adapté à ses pratiques. On aimerait pouvoir installer ou bricoler sa
classe.
− Le changement de projet pédagogique des années 70 n’est pas encore généralisé. En
résumé, l’innovation pour le professeur consiste à traiter les élèves comme des individus,
au lieu de traiter la classe entière.
− Les partisans de l’espace scolaire multicellulaire et ceux qui ont la nostalgie d’une « belle »
classe.
− Plus l’espace se personnalise, plus le mobilier devra s’adapter.
− Existe-t-il une autre disposition des classes que la juxtaposition linéaire dans un bâtiment
en forme de « barre » ?
− Prévoir l’évolution des classes liée aux nouvelles formations et au développement de
certains diplômes… S’intéresser davantage à l’offre et à la demande scolaire.
− Le préagencement des situations scolaires pour obtenir une fonctionnalité immédiate est
recherché par certains.
− Le mythe de la salle idéale pour un professeur est fréquent. La classe est considérée
comme une ressource et un lieu de vie.

La disposition des tables pour faciliter le dialogue, l’existence de placards, avoir sa salle
évite de se déplacer d’une salle à une autre, disposer d’une bonne isolation phonique, d’un
bon éclairage, de stores, pouvoir laisser son matériel pédagogique (professeur d’anglais), ne
pas avoir de conflits de dernière minute pour avoir une salle qui finalement peut s’avérer
trop petite (nombre de salles insuffisant dans l’école).
− On oscille entre la fonctionnalité immédiate de ceux qui ont « leur » salle – mais aussi la
routine – et la circulation permanente des professeurs qui vont d’un espace à un autre.
− Les enseignants qui participent au projet d’architecture connaîtront mieux le nouveau lycée
et ses équipements et pourront ainsi guider les autres maîtres.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 64 -


LE POINT DE VUE DES USAGERS

LE PARCOURS DES PROFESSEURS

Les professeurs suivent un parcours assez régulier : salle des professeurs, salles
d’enseignement, cafétéria ou self-service, couloirs et escaliers, conseils de classe...

− Ce sont les professeurs qui se déplacent le moins ; les élèves et les surveillants circulent
beaucoup plus dans tout l’établissement.

− Les salles de cours sont un lieu collectif, le professeur doit pouvoir bénéficier de lieux
professionnels avec ses autres collègues.

− Des espaces pour les professeurs qui constituent des ressources modernes pour l’évolution
de la pédagogie.

− Les professeurs demandent des espaces adaptés à leur travail. Les grandes salles de
professeurs actuelles ont d’abord une fonction de parlement (pour parler).

− S’il y a de nouveaux lieux équipés pour les professeurs, ce serait pour améliorer leurs
conditions de travail et pour mieux gérer leur temps.

− Les professeurs qui enseignent dans leur classe (labo de physique) apportent plus de soin à
leurs locaux.

− L’environnement et sa pédagogie : le lycée peut devenir un outil pour éduquer le


comportement de l’élève face à l’environnement et une aide pour le professeur dans le
cadrage de ses sujets de cours.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 65 -


LE POINT DE VUE DES USAGERS

4
LES USAGERS NON ENSEIGNANTS

Il s’agit de personnels d’éducation, de gestion, de santé, d’entretien, de restauration,


d’animations ainsi que des travailleurs sociaux.

Ces différents usagers ont leurs circuits et leurs lieux propres et malgré leur expérience d’un
lycée (ou d’un CFA), ils n’ont pas de place « légale » dans la définition de la commande auprès
des architectes.

Certains usagers, comme les surveillants, le gardien et les agents d’entretien circulent dans
tout le lycée, alors que l’infirmière ou les cuisiniers exercent leur profession dans quelques
dizaines de m².

Les programmistes, s’ils ne les rencontrent pas, vont remarquer que ce type d’usagers, tout
comme les élèves et leurs parents, ont du mal à se faire une idée d’ensemble de
l’établissement. Il en résulte des difficultés à dire ce qu’ils ressentent, ainsi qu’à anticiper sur
les besoins.

LE CONSEILLER D’EDUCATION ET LES SURVEILLANTS


Ils ont une bonne connaissance de l’espace global

− Forte mobilité des surveillants qui sont souvent fixés par des tâches essentielles (réfectoire,
permanence, entrées / sorties), ce qui les empêche d’être ailleurs.

− C’est le proviseur qui décide du fonctionnement de l’équipe d’éducation et de surveillance.

− Quoi de neuf au niveau des permanences ?... Proximité du foyer et de la salle de semi
permanence… Les élèves vautrés sur les bancs du hall ne sont qu’une solution occasionnelle
pour gérer les interclasses.

− Le hall et les circulations jouent un rôle clé dans l’architecture d’un LP/CFA. Les conseillers
d’éducation ne sont pas assez consultés, d’autant que le nombre de surveillants n’est pas
lié à la surface scolaire, ni à sa complexité.

− La proximité des salles rallonge la durée des cours, mais les élèves ont besoin de détente et
d’un peu d’exercice entre les cours.

− Lorsque les élèves vont d’un espace spécialisé à un autre, le temps de circulation est plus
important.

− La cour de récréation, un lieu à mieux agencer, avec un environnement plus enrichi que
pour la classe.

− L’espace influence les relations et la rencontre.

− Des espaces pour échapper aux regards des adultes, les usages « clandestins » des lieux, les
toilettes de la cour pour discuter, boire, fumer, flirter.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 66 -


LE POINT DE VUE DES USAGERS

LES REACTIONS D’ENSEMBLE DES UTILISATEURS


On demande plus de résultats après la rénovation

Est-il possible à ce niveau de comparer l’influence de l’architecture :

− sur les résultats de la réussite scolaire et sur la prise en compte de l’évolution des
maîtres,
− sur le comportement des utilisateurs,
− sur le niveau des budgets de maintenance qui sont presque le double de ceux des
établissements anciens.

Une autre question s’adresse à l’orientation des usagers dans l’établissement. Le modèle
d’établissement étudié a une surface bâtie de 8.000 m² à 15.000 m², ce qui est imporant :

− faut-il faire des plans très simples ou découper l’espace avec des schémas complexes ?
− Les usagers savent où ils vont et pourquoi ? Chacun a son fil conducteur.
− Est-il facile de s’orienter ? Faut-il des repères ?... utiliser des couleurs différentes (ou
une signalétiques) pour chaque grande zone de l’établissement ?
− Faut-il tenir compte des contraintes de la surveillance et de l’entretien ?

Certains points reviennent dans le langage des utilisateurs :

− Les agents protestent contre les changements de disposition des tables qui entraînent
chaque soir un travail supplémentaire. Chaque établissement reçoit de 500 à 600
tables.
− Les objets influencent les usagers, il faut donc étudier les agencements dans le détail.
− Les armoires et les capacités de stockage sont insuffisantes.
− Le personnel parle d’espace ou d’équipement surtout si cela fait obstacle à son
travail.

CONCLUSION
Si les parents ont un certain respect pour les équipements, les autres usagers et les élèves
considèrent qu’un bon niveau de construction et d’adéquation des agencements est chose
normale.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 67 -


ARCHITECTE ET PEDAGOGIE

PARTIE II

LES FONCTIONS ET LES ESPACES

1. Ce qui change dans l’architecture des lycées et des CFA

2. Présentation d’établissements représentatifs


9 modèles

3. Les scénarios prospectifs du projet CFA 21

Les 2 grandes versions : ville et campus

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 68 -


CE QUI CHANGE DANS L’ARCHITECTURE DES LP ET DES CFA

1
CE QUI CHANGE DANS L’ARCHITECTURE DES LYCEES ET DES CFA

Tout au long de l’étude, nous avons visité des dizaines d’établissements scolaires et dans le
cadre du Conseil régional nous avons reçu des éclaircissements de la part des architectes et
programmistes. Voici en résumé les points qui méritent d’être approfondis :

En 2005, où sont les transformations

1. L’INFLUENCE DU PROGRAMME PEDAGOGIQUE SUR LA PROGRAMMATION DE


L’ARCHITECTURE N’EST PAS ENCORE SUFFISANTE
− L’apprenti passe 70 % de son temps dans le BLOC SCOLAIRE (hors atelier) pour
développer ses fonctions cognitives et ses connaissances de base.
− L’emploi du temps proposé à l’apprenti doit être équilibré et plus souple.
− La nouvelle orientation de l’apprentissage suppose que le bloc scolaire bénéficie d’un
traitement prioritaire avec un nombre de salles suffisant, un CDI/CDR avec de
nouvelles missions et des professeurs hébergés en fonction de leurs missions
principales.
− Le « plan pédagogique » ne doit pas se diluer dans le « projet d’établissement ».

2. L’ACTION MAJEURE DU CHEF D’ETABLISSEMENT


Aux côtés du maître d’ouvrage, l’action principale du chef d’établissement est de s’assurer
de la pertinence de la préprogrammation des besoins. Il est également le mieux placé
pour entretenir une démocratie de projet afin d’être à l’écoute des « usagers ».

3. LE ROLE ET LE MODE DE FONCTIONNEMENT DES CONSEILS REGIONAUX


évoluent en fonction des budgets et du marché
LYCEE Service construction et du patrimoine
C’est le Conseil régional qui est le propriétaire des lycées
CFA Service Apprentissage
Financement et assistance projet, maintenance

4. LES ATELIERS (ils influencent la morphologie de l’établissement)


Espaces variables en fonction des métiers
− Dans les nouvelles constructions, le contour des ateliers est plus net et leur surface est
plus réduite (en vieillissant les ateliers génèrent beaucoup « d’espaces morts »).
− Les apprentis passent environ 30 % de leur temps en ateliers, qui représentent le
double (voire le triple) du bloc scolaire.
− PROJETS 2004 : les ateliers sont plus petits (on ne dépasse pas 10 m²/ place) mais on
compte plus de bureaux et de salles de technologie.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 69 -


CE QUI CHANGE DANS L’ARCHITECTURE DES LP ET DES CFA

5. LES PROFESSEURS

Dans les nouveaux programmes, c’est la fin des grandes salles de 200 m² pour les
professeurs. On trouve davantage de bureaux, de salles de professeurs équipées
d’ordinateurs (3 à 8 professeurs par salle). On encourage la proximité entre bureaux des
professeurs, lieux scolaires et CDI/CDR.

6. DU CDI AU CDR (voir page 108)

− La fusion du CDI/CDR est assez fréquente.


− Le CDR dont le responsable est un informaticien agglomère une partie des salles de
classes spécialisées de l’établissement.
− La majorité des CDR sont en phase d’équipement, quelques uns ont une installation en
réseau en recherche de fiabilité. Peu de CDR sont opérationnels au niveau des TICE.

7. LES ESPACES NON SCOLAIRES (Ils influencent la dimension globale du projet)

− Gymnase, restauration, internat, parking.


− Amphi, grande salle, administration et services.

8. MOYENS GENERAUX ET LOGISTIQUE


Ces fonctions qui se professionnalisent de plus en plus demandent des surfaces importantes
et mieux agencées.

9. APPARTEMENTS DE FONCTION
Des écarts importants liés à l’histoire des établissements.

10. INNOVATION ET ARCHITECTURE


Ce qui influence les programmes

− Conception de l’espace de la classe : davantage de demi-salles pour les groupes.


− L’évolution du CDI/CDR et de ses annexes demande une certaine réserve d’espace
dans sa proximité. Quelles conséquences vont-elles découler de l’arrivée de nouveaux
outils informatiques et audiovisuels, exemple : le Wi-Fi ?
− Les salles universelles : place élève = 1 m, avec un plan de travail d’écriture + un
portable (ou écran plat). Les salles de classes banalisées destinées à être transformées
avec les TIC devront être plus grandes (70 à 80 m²).
− Il y aura des changements en matière de langues et de relation avec l’Europe
(International). Doublement du nombre des labos pour les langues.
− Le CFA peut développer un pôle technologique/ sans atelier en traitant à l’extérieur
la formation pratique… dans un autre établissement, dans une entreprise après la
création d’un atelier pilote.
− Etc.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 70 -


PRESENTATION D’ETABLISSEMENTS REPRESENTATIFS

2
PRESENTATION D’ETABLISSEMENTS REPRESENTATIFS

Les chefs d’établissements, dans la mesure où ils étaient concernés par un projet, nous ont
permis de consulter leurs documents d’architecture − gérés par l’intendant − ce qui nous a
servi à créer un début de base de données.

De ces observations, nous avons extrait 9 fiches de présentation destinées à faciliter l’analyse
et les comparaisons.

ETABLISSEMENTS DE TAILLE MOYENNE (400 A 800 PLACES)

1. Lycée Hôtelier Belliard - LP/CFA Hôtellerie/ Restauration 75018 500 vs/app

1 bis CFA EPMTH - Métiers de bouche 75017 1.300 app

2. LPO MONGE - LPO tertiaire + 2CFA Techniques 91 SAVIGNY 1.300 vs

3. LPO Jean Lurçat - LPO tertiaire + CFA tertiaire 75013 1.300 vs

4. IMA - CFA Automobile + alimentation 95 Villiers le Bel 800 app


(Nouveau CFA inauguré par J. CHIRAC en 2004)

5. CFA Tertiaire – Commerce, très équipés en TIC PARIS 1.000 app

GRANDS CFA

6. IMT - Institut des Métiers et des Techniques 38 GRENOBLE 2.200 app


Multimétiers (CCI)

7. Faculté des métiers de l’Essonne - Multimétiers (CCI) 91 EVRY 2.800 app


(Inauguré en 2004 par J. CHIRAC)

8. Pôle Léonard de Vinci Paris La Défense 2.500 vs


Plusieurs écoles supérieures

CFA DANS UN PLATEAU TECHNIQUE

9. CFA DUCRETET 92 - Clichy 160 app


Electronique Grand public + Electro-ménager

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 71 -


PRESENTATION D’ETABLISSEMENTS REPRESENTATIFS
MODELE 1

Lycée Hôtelier BELLIARD


Rénovation 2004 PARIS 75017

Spécialités : Hôtellerie/ Restauration


Nombre d’élèves Lycée : 250 CFA : 250 Formation continue GRETA : 60
Total élèves : 560
Personnel total : 80 salariés dont 50 enseignants
Surface totale 4.800 m² sur un terrain de 3.475 m²
Ratio G / 4.800/560 = 8,6 m²/élève

SURFACES PAR GROUPES DE FONCTIONS - (en m²)

1 BLOC SCOLAIRE 1.320 m²


16 salles banalisées .............................................................................................................................. 680
2 salles informatiques x 50 ........................................................................................................... 100
1 labo multimédia x 40 ................................................................................................................... 40
3 salles spécialisées : sciences, artistique ........................................................................... 160
4 dépôts rangements, divers ........................................................................................................ 40
CDI.................................................................................................................................................................. 280
Capacité scolaire : 16 salles banalisées + 6 salles spécialisées = 22 salles
22 salles x 23 élèves en moyenne = 506 places

2 LE POLE HOTELIER – LES ATELIERS 1 818 m²


1.818 m² pour 360 places, soit 5 m² la place

3 LES ESPACES NON SCOLAIRES 1.662 m²


Administration ............................... 180 Logements de fonction (2) ... 160
Loge / Accueil ................................. 15 Service médical........................... 35
CPE......................................................... 60 Entretien, stockage .................. 60
Professeurs ........................................ 100 Sanitaires, divers....................... 512
Locaux des élèves dont foyer . 150 Circulations
Restauration ..................................... 390 Gymnase, sport ........................... sous-traités

COMMENTAIRES :
Part du bloc scolaire dans le plan :
− Ratio = nb de m² scolaire/nb d’élèves = 2,3 m²/élève
− Nb de salles de cours utiles : 22 dont 6 salles spécialisées
− Surface des salles = 1 500/22 salles = 47 m². Le remplissage moyen des salles est de 20 à 24.
− Certains cours sont organisés directement dans le Pôle Technique.
− Le pôle hôtelier est bâti autour du restaurant pédagogique.
− Un établissement de type urbain, reconstruit en 2004 sur 5 niveaux, avec sous-sol.

La restauration est organisée à partir de la rotation de 2 à 3 services le midi :


− Salle à manger de 150 m² pour 120 à 140 places (280-320 couverts / jour).
− Tous les élèves prennent leurs repas au self.
Le gymnase : le lycée hôtelier BELLIARD ne dispose pas de surfaces sportives. Il y a des conventions
avec la Ville de Paris : salles, stades, salles spécialisées.
Le gain d’espace au niveau de la restauration et du gymnase permet à ce lycée de bénéficier d’un
grand CDI (280 m²) et de nombreux plateaux techniques.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 72 -


PRESENTATION D’ETABLISSEMENTS REPRESENTATIFS
MODELE 1 BIS

CFA – EPMTTH
Rénovation en 1992 PARIS 75017 - proche banlieue

Spécialités : Hôtellerie/ Restauration - Alimentation

Nombre d’élèves 1 400 Apprentis soit 600 places (alternance ⅓ et ½)


1 500 apprentis à la rentrée 1 300, en 2ème année
Personnel total : 100 à 120 salariés dont 70 professeurs

Surface totale 11 600 m² sur un terrain de 4.200 m²

Ratio G / 11 600/1 400 = 8,2 m²/élève

SURFACES PAR GROUPES DE FONCTIONS - (en m²)

1 BLOC SCOLAIRE 1.900 m²


25 salles banalisées .............................................................................................................................. 1.250
5 salles spécialisés dont 3 salles TIC proches .................................................................. 250
CDI/ CDR et annexes (2 pôles) .................................................................................................... 240
8 salles des professeurs ..................................................................................................................... 160
Capacité scolaire : 30 salles x 30 places = 900 places.

2 LE POLE TECHNIQUE - ATELIERS


Estimation 3 000 m²
principalement cuisine (8 ateliers)
pâtisserie et confiserie

3 LES ESPACES NON SCOLAIRES ET LOCAUX TECHNIQUES ET DE RANGEMENT 6.700 m²


Accueil ............................................... 250 Administration ............................. 250
Professeurs ........................................ - CPE ..................................................... 120
Vie lycéenne/Foyer ...................... 300 Médical............................................. 50
Gymnase ............................................. 600 Restaurant/cuisine/ cafét. .. 300+70
Loge, logements de fonction .. 1.000 Grande salle .................................. 400
Circulations ....................................... 1.500 Sanitaire élèves + vestiaires 500
Parking sous sol ........................... 1.500

COMMENTAIRES :
Part du bloc scolaire dans le plan :
− Ratio = nb de m² scolaire/nb d’apprentis = 1,4 m²/apprenti
− Nb de salles de cours utiles : 30 dont 5 salles spécialisées
− Surface 1 500/30 salles = 50m² salle en moyenne. Le remplissage moyen des salles est de 22.
− Certains cours sont organisés directement dans le Pôle Technique.

Un établissement de type urbain construit sur 3 et 4 niveaux avec sous sol.


− Les dégagements et les espaces non scolaires : restauration, grande salle, gymnase, locaux
divers… occupent la majeure partie de l’établissement.
− Le bloc scolaire demande à être exploité rationnellement (1 900 m² pour 600 places).
− Le CDR au cœur des salles informatiques correspond aux usages actuels.
− Le CDI est séparé et situé dans un espace avec vue au 4ème étage.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 73 -


PRESENTATION D’ETABLISSEMENTS REPRESENTATIFS
MODELE 2

Lycée Polyvalent MONGE


Création en 1999 91600 Savigny-sur-Orge

Spécialités : Enseignement général, Tertiaire


Pôle Industriel : Maintenance Auto – Carrosserie – Peinture
Logistique et Commercialisation, Dessin Industriel

Nombre d’élèves 1 140 VS + 160 Apprentis 1 300


Personnel total : 220 dont 140 professeurs

Surface totale 14 000 m² Sur un terrain de 58 000 m² (env. 6 ha) hors gymnase

Ratio G / 14 000/1 300 = 10,8 m²/élève

SURFACES PAR GROUPES DE FONCTIONS - (en m²)

1 BLOC SCOLAIRE 45 salles 3 290 m²


Enseignement général ........................................................................................................................ 1 925
Enseignement tertiaire (dont 10 salles informatiques) ................................................... 990
Le CDI et ses annexes.......................................................................................................................... 375

Capacité scolaire : 45 salles x 30 places = 1 350 places

2 LE POLE INDUSTRIEL – ATELIERS 7 400 m²


dont maintenance automobile ...... 3 112
carrosserie – peinture ........................ 2 150
---------
5 262 m² pour 665 élèves (soit 8 m² la place)

3 LES ESPACES NON SCOLAIRES 5 450 m²


Accueil ................................................. 170 Administration ................................... 234
Professeurs ........................................ 130 CPE ............................................................ 165
Vie lycéenne ..................................... 260 Médical .................................................... 41
Gymnase ............................................. 1 075 Restaurant/cuisine ........................... 960
Loge, logements de fonction .. 300 Service entretien ............................... 160
Circulations ....................................... 1 200 Sanitaire élèves ................................. 140
Parking (nb de places) .................. 200

COMMENTAIRES :

Part du bloc scolaire dans le projet : 3 290 m²


− Ratio = nb de m² scolaire/nb d’élèves = 3 290/1 300 = 2,5 m²/élève
− Nb de salles de cours utiles : 45 dont salles informatiques,
Ajouter quelques salles dans le pôle industriel Moyenne : 70 m²/salle
Les espaces de vie : galerie et hall de 900 m², self/cuisine de 960 m², gymnase de 1 075 m² ainsi
qu’un grand terrain paysagé donnent une dimension monumentale et une sensation de confort aux
élèves du lycée MONGE. C’est une réalisation architecturale pilote pour la région Ile de France.
La rationalisation du bloc scolaire et le développement du CDI/CDR devraient permettre plus de
souplesse dans l’emploi du temps des élèves.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 74 -


PRESENTATION D’ETABLISSEMENTS REPRESENTATIFS

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 75 -


PRESENTATION D’ETABLISSEMENTS REPRESENTATIFS
MODELE 3

Lycée Polyvalent JEAN LURÇAT


Rénovation en cours Paris 13ème (sur 2 sites)

Spécialités : Tertiaires site Gobelins (4 niveaux) 4 500 m²


Services site Patay (4 niveaux) 3 400 m²

7 900 m²

Nombre d’élèves prévu = 1 200 VS + 150 apprentis


Personnel total : 225 salariés dont 140 professeurs

Surface totale 9 000 m² sur un terrain de 7 900 m²

Ratio G / 9 000/1 300 = 7 m²/élève

SURFACES PAR GROUPES DE FONCTIONS - (en m²)

1 GRAND BLOC SCOLAIRE 5 000 m²


Enseignement général ........................................................................................................................ 3 000
Tertiaire compris Labos Informatiques .................................................................................... 1 600
CDI modernisé ......................................................................................................................................... 400

53 salles banalisées
12 labos informatiques 5 000 m² pour 71 salles
6 salles spécialisées – CDI

Taille moyenne des salle = 60 m²

2 LE POLE TECHNIQUE – ATELIERS TERTIAIRE


Quelques salles d’entraînement commerce et communication

3 LES ESPACES NON SCOLAIRES 3 950 m²


Accueil ................................................ 150 Administration ................................... 370
Professeurs (2 salles) ................. 200 CPE ............................................................ 130
Vie lycéenne ..................................... 430 Médical.................................................... 90
Gymnase ............................................. 440 Restaurant/cuisine........................... 620
Loge, logements de fonction .. 620 Service entretien .............................. 260
Circulations ....................................... - Sanitaire élèves ................................. 200
Divers Patay à aménager .............. 600

COMMENTAIRES :
Part du bloc scolaire dans le projet :
− Ratio = nb de m² scolaire/nb d’élèves = 5 000 /1 300 = 3,8 m²/élève
− Capacité scolaire : 71 salles x 30 places = 2 130 places Capacité effective = 1 500 places
Ce modèle montre l’intérêt, au niveau des budgets, des établissements compacts qui dispensent des
formations tertiaires.
Par ailleurs, ce lycée est remarquablement bien situé par rapport aux transports en communs
parisiens et de banlieue. La rénovation va permettre de trouver 130 places supplémentaires tout en
améliorant l’ergonomie générale. Le bloc scolaire est de grande taille, ce qui permet de donner de
la souplesse à l’emploi du temps général.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 76 -


PRESENTATION D’ETABLISSEMENTS REPRESENTATIFS
MODELE 4

CFA IMA (Institut des Métiers de l’Artisanat)


Ouvert en 2004 95 Villiers le Bel (grande banlieue)

Spécialités : Maintenance automobile, Carrosserie – peinture


Alimentation : boulangerie, pâtisserie et cuisine

Nombre d’élèves dans 3 ans accueil de 1 200 apprentis 800 en 2005


Alternance à ⅓ soit 500 places
Personnel total 80 salariés

Surface totale 7 600 m² Sur un terrain de 10 000 m²

Ratio G / 7 600/1 000 = 7,6 m²/élève

SURFACES PAR GROUPES DE FONCTIONS - (en m²)

1 BLOC SCOLAIRE Prévu pour 600 places 1 880 m²


24 salles banalisées .............................................................................................................................. 1 480
7 salles spécialisées ............................................................................................................................. 220
1 CDI (100 PC – Prévu pour 600 places)..................................................................................... 180

Soit 32 salles de cours

2 LE POLE INDUSTRIEL – ATELIERS 4 240 m²


atelier automobile ................................................................................................................................ 2 250
atelier alimentation ............................................................................................................................. 1 990

3 LES ESPACES NON SCOLAIRES 1 480 m²


Accueil Administration
Professeurs CPE
Vie lycéenne Médical
Gymnase en plein air Restaurant/cuisine
Loge, logements de fonction Service entretien
Circulations Sanitaire élèves
Parking extérieur

COMMENTAIRES :
Part du bloc scolaire dans le projet :
− Ratio = nb de m² scolaire/nb d’élèves = 1 880 /1 000 = 2 m²/élève
− Capacité scolaire : 32 salles x 24 places = 800 places

LA REPARTITION DES ESPACES % Temps élèves Le CFA a été inauguré en 2004 par
Bloc scolaire 1 880 m² 24,7 70 % Jacques Chirac, c’est donc un
Ateliers (2) 4 240 m² 58,8 30 % MUST. Cependant, les ateliers,
dont le rôle est complémentaire
Espaces non scolaires
dans l’apprentissage, se sont
et circulations 1 480 m² 19,5 Transversal taillés la part principale de
l’architecture et des budgets.
TOTAL CFA 7 600 m² 100 %

Le CFA comme moyen de développer la technologie et la pratique se retrouve dans cette


architecture du XXIème siècle, alors qu’aujourd’hui les besoins sont nettement situés au niveau
du développement de la formation générale des apprentis. L’architecte a t-il consulté le plan
pédagogique initial ?

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 77 -


PRESENTATION D’ETABLISSEMENTS REPRESENTATIFS

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 78 -


PRESENTATION D’ETABLISSEMENTS REPRESENTATIFS

MODELE 5

CFA TYPE TERTIAIRE


Modèle : CFA Stephenson Paris

Spécialités : TERTIAIRES : Assistanat, Commerce-Vente, Services

Nombre d’élèves CFA Stephenson 75018 1 000 Apprentis, soit 500 places

Surface totale 5 500 m² (en ville)

Ratio G / 5 500/1 000 = 5,5 m²/apprentis

SURFACES PAR GROUPES DE FONCTIONS - (en m²)

1 BLOC SCOLAIRE (Estimation) 2 000 m²


30 salles dont 14 labos informatiques et centres de ressources.
Les salles banalisées sont équipées d’un ordinateur maître
et d’un projecteur fixe de type caméscope.

2 LE POLE TECHNIQUE – ATELIERS 200 m²


Quelques salles d’entraînement
Tourisme : comptoir billetterie, boutique de bijouterie,
Eléments d’agencements pour la grande distribution

3 LES ESPACES NON SCOLAIRES 3 300 m²


Accueil Administration
Professeurs CPE
Vie lycéenne Médical
Gymnase Restaurant/cuisine 300
Amphi, auditorium 200 Grande salle
Circulations Sanitaire élèves + vestiaires
Parking
Dans les étages : cafétéria, salle de sport,
auditorium, hall et places à chaque étage

COMMENTAIRES :
Part du bloc scolaire dans le projet :
Ratio = nb de m² scolaire/nb d’apprentis = 2 000/1 000 = 2 m²/apprenti
Le CFA Stephenson dispose d’une avance importante dans la mise en place d’outils informatiques,
de réseaux et dans leurs usages.

CARACTERISTIQUES DU CDR :
Un chef de service informatique tourné vers la mise en œuvre des ressources virtuelles.
400 PC et ordinateurs portables pour les élèves.
La plateforme centrale de ressources permet d’animer l’ensemble du réseau.
Expérimentation en cours sur 2 salles avec WI-FI (et équivalent IBM)
Des locaux en milieu urbain où chaque m² est compté et, de ce fait, bien entretenu. Le Conseil
régional vient de conduire dans ce CFA une opération de rénovation.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 79 -


PRESENTATION D’ETABLISSEMENTS REPRESENTATIFS
MODELE 6

IMT Institut des Métiers et des Techniques GRENOBLE


Projet de rénovation en cours

Spécialités : Grand CFA multimétiers de la CCIG (50 métiers)


Métiers de Bouche, Soins et Services, Vente et Commerce
Bâtiment et industrie, Automobile et 2 roues

Nombre d’élèves 2 000 effectifs sur le site


2 200 Apprentis en alternance pour 800 places
Personnel total : 180 salariés dont 120 professeurs

Surface totale 17 520 m² répartis sur 4 bâtiments construits pour accueillir les JO de 1968
Sur un terrain de 50 000 m², environ 5 ha

Ratio G / 17 520/2 000 = 8,8 m²/apprentis

SURFACES PAR GROUPES DE FONCTIONS - (en m²)

1 LA STRUCTURE SCOLAIRE 3.200 m²

Bloc scolaire B1 – 1.520 m² Bloc scolaire B2 – 960 m²


30 salles banalisées 14 salles
Salles de professeurs + Villa CERCE (2 classes)
5 salles informatiques 3 salles spécialisées
Pas de CDI/CDR mais un réseau intranet

Des bureaux pour les encadrants et les enseignants


Possibilité de 10 salles de cours dans les ateliers

GLOBAL BLOC SCOLAIRE IMT = équivalent 60 salles sur 3 200 m²


Le CFA pratique la pédagogie en individualisation, ce qui nécessite un nombre de salles plus
élevées.

2 LE POLE INDUSTRIEL – ateliers 8 420 m²

Métiers de bouche .............................................................................................................................. 820


Soins et Services ................................................................................................................................. 500
BTP ............................................................................................................................................................. 4 100
Auto/2 roues ......................................................................................................................................... 3.000

Au total : 8 420 m²
(voir le tableau des effectifs par métiers)
10 salles de cours dans les ateliers, soit 500 m², et qui demanderaient à être modernisées
pour les formations technologiques et générales.

3 LES ESPACES NON SCOLAIRES ET LOCAUX DIVERS 5 900 m²

Administration/Accueil ..................... 650 Amphi ............................................ 300


25 bureaux................................................ 320 Internat + bar ........................... 1 150
Professeurs intégrés au bloc scolaire Restaurant/cuisine ................ 1 000
Vie lycéenne + cafétéria .................. 350 Service généraux, repro ..... 260
Salle de sport dont vestiaires ........ 800

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 80 -


PRESENTATION D’ETABLISSEMENTS REPRESENTATIFS

IMT Institut des Métiers et des Techniques (2) GRENOBLE

COMMENTAIRES :

Total surface utile de l’IMT = 3 200 + 8 420 + 5 900 = 17 520 m²


Le CFA a de grandes circulations, des parkings en sous-sol et de nombreux locaux inaffectés qui
datent des Jeux Olympiques de 1968.

Part du bloc scolaire dans l’IMT


Ratio = nb de m² scolaire/nb d’élèves = 3 200/2 000 = 1,6 m²/apprenti
Capacité scolaire : 55 salles x 25 places = 1 375 places

Le taux de remplissage des salles est faible du fait de la pédagogie en individualisation : classes à
effectifs variables, travail en demi-groupes… la structure scolaire peut éventuellement saturer :

En réalité : 55 x 18 places moyens = 990 places.

Les salles informatiques mériteraient plus de rigueur dans leur exploitation si l’on désire travailler
avec plus de 10 participants :

• Table 100 x 60 • Ecrans plats • Dissimulation des tours sous la table

Avec le développement d’un CDR, les serveurs, ou postes maîtres, pourront aider à gagner de la
place au niveau des matériels individuels. A partir de 12 élèves par salle, il serait souhaitable
d’améliorer l’ordonnancement des tables dans ce type de salles.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 81 -


PRESENTATION D’ETABLISSEMENTS REPRESENTATIFS
IMT GRENOBLE
Effectif Apprentis + élèves
2004/2005

REPARTITION SPECIALITES / ATELIERS - IMT

Total
GROUPES DE SPECIALITES Spécialités Eff. Surface ateliers
IMT

METIERS Les Diguières 200 200 Extérieur


DE BOUCHE 1 Cuisinier
Restauration
IMT Surfaces A – 2 820 m²
Boulanger 88
pour 238 apprentis
METIERS Charcutier 16
A DE BOUCHE 2 Pâtissier/chocolatier 106 3.5 m² par apprenti
Boucher 28
(10 m² pour 1 place)
238 238
Total
Métiers de bouche 438

Coiffure 315 Surfaces B 500 m²


Pharmacie 163
SOINS Fleuriste 1 m² par apprenti
ET SERVICES 45
B Aide à domicile 3 (3 m² la place)
526
Maintenance auto 164 410 m² Surfaces C 3.000 m²
Carrossier 56 329 m²
Peintre en carrosserie 10,5 m² par apprenti
AUTOMOBILE 27 340 m²
ET 2 ROUES 2 roues 24 (32 m² la place)
C MC Electricité
580 m²
13 Divers
284
Carreleur 33 246 m² Surfaces D 4.300 m²
Charpentier 56 578 m²
Menuisier 50 -
Peintre 66 410 m² 9 m² par apprentis
Serrurier métallier
63 - (27 m² la place)
Agent d’entretien BTP
BATIMENT Installateur sanitaire 8
D ET 2 INDUSTRIE Installateur thermique 60 750 m²
Maçon 41 -
Electricité 22 -
Climatisation 60 520 m²
28 -
487

E ISCO 75 Etudes

TERTIAIRE
F VENTE
391 Pas d’atelier

TOTAL IMT (y compris les Diguières) 2201


Site IMT 2001

Une analyse détaillée par le CFA des groupes A, C et D permettrait de faire un repérage précis des
métiers les plus « avides » en m² de plateaux techniques.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 82 -


PRESENTATION D’ETABLISSEMENTS REPRESENTATIFS
MODELE 7

FACULTE DES METIERS DE L’ESSONNE 91 000 EVRY (campus grande banlieue)


Ouvert en 2004

Spécialités : Tertiaire, Artisanat : Alimentaire – Coiffure, Maintenance Automobile


Industrie : Electrotechnique – Maintenance

Nombre d’élèves 2 800 Apprentis, soit 1 400 places (alternance ½)

Surface totale : 20 050 m² Sur un terrain de 70 000 m², soit 7 ha

Ratio G / 20 050/2 800 = 7,2 m²/élève

SURFACES PAR GROUPES DE FONCTIONS - (en m²)

1 BLOC SCOLAIRE MULTISITES réparti en 5 Bâtiments 5 580 m²


83 salles dont 18 salles informatiques....................................................................................... 4 100
1 CDR avec plusieurs labos de langues et salles informatique en proximité ....... 900
Amphithéâtre ........................................................................................................................................... 230
Salles des professeurs et bureaux (25) ..................................................................................... 350

2 LE POLE TECHNIQUE – ATELIERS 5 010 m²


Artisanat ..................................................................................................................................................... 2 106
Maintenance Auto ................................................................................................................................. 900
Industrie Maintelec (électrotechnique, maintenances diverses, électronique) 2 008
Voir détail en page suivante

3 LES ESPACES NON SCOLAIRES ET LOCAUX TECHNIQUES ET RANGEMENT 9 660 m²

Accueil .............................................. Administration (21 salles) 900


Professeurs (petites salles) Bureaux divers (41 salles).. 700
Vie lycéenne .................................. Médical ......................................... -
Gymnase .......................................... 2 200 Restaurant/cuisine ................ 1 580
Loge.................................................... 40 Service entretien .................... -
Circulations, locaux divers Parking (300 places) ............. Extérieur
Sanitaire élèves ........................... 4 288

COMMENTAIRES :
Part du bloc scolaire dans le projet :
Ratio = nb de m² scolaire/nb d’apprentis = 5 580/2 800 = 2 m²/apprenti
Capacité scolaire : 83 salles x 25 places = 2 075 places

Les dimensions du bloc scolaire et des ateliers sont dans les normes des établissements de type
urbain.
Par contre, les espaces non scolaires 9 660 m², soit 48%, de la FDM sont la conséquence de
l’implantation sur un grand terrain :

1 943 m² pour l’administration, la formation continue avec de nombreux bureaux,


4 288 m² pour les circulations et les espaces secondaires,
3 763 m² pour le gymnase et le restaurant.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 83 -


PRESENTATION D’ETABLISSEMENTS REPRESENTATIFS

FACULTE DES METIERS DE L'ESSONNE


surface en m²
Autres
Salles banalisées, info
Bureaux Ateliers (WC, services, OBJECTIF Surfaces utiles
et techno
Bât en m² circulations) ateliers + salles
ADMINISTRATION S Q S Q S Q S Apprentis
Direction générale 884 21 salles 761 13
FPC CDR 687 / Utilisation des salles et du CDR
A
CDR - Amphi Amphi 230 (Tertiaire et FPC)
3 666 1 678 1 104
Location de
IFFA pas d'atelier
B 413 19 1 463 29 800 m² à 8 936 850
Tertiaire 3,5 m² par App
Maintelec
2 812

Artisanat 80
Alimentaire 387 18 1 135 26 2 106 37 1 224 340 4 850 m² / 900 = 5,3 m² par App
C 480
Coiffure
900
4 852 atelier : 5, 00 m²/place
Maintenance
29 2 252 6 896 14 207 210 1 385 / 210 = 6,6m² par App
D automobile
1 385 atelier : 8,5 m²/place
1208
Maintelec 230 9 520 9 13 817 840 3 574 / 840 = 4,3 m² par App
E + 800 (B)
3 574 2 008 atelier : 4,8 m²/place
69 83
TOTAL SCOLAIRE
1 943 dont salles 5 048 dont 18 5 010 72 4 288 2 800 App 12 623 / 2 900 = 4,5 m² par App
(sauf A – 12 623)
de profs infor
9.7% 25.1% 24.9% 21.3% Répartition
Restaurant
1 587
Gymnase
2 176
PCS
37
TOTAL en m² 20 089 Gymnase + Restaurant = 3 763 m² 18.7%
82
PRESENTATION D’ETABLISSEMENTS REPRESENTATIFS
MODELE 8

POLE UNIVERSITAIRE LEONARD DE VINCI PARIS LA DEFENSE


7 écoles d’enseignement supérieur - 4 000 élèves

Spécialités : EET Transports ESCE (commerce extérieur) 2 000 élèves


ESFF (Fonderie) ADETEM (Marketing)
MOD’ART ESSCA d’Angers EISI (Informatique)

Surface totale : 86 000 m² Sur un terrain de 4 350 m² (106 x 41)

Ratio G / 86 000/4 000 = 21,5 m²/élève

SURFACES PAR GROUPES DE FONCTIONS - (en m²)

1 IMMEUBLE GRANDE HAUTEUR (IGH) de 15 niveaux 33 000 m²


Cet immeuble à grande capacité héberge la partie scolaire
et l’administration des 7 écoles
Ex ESCE : 1 200 élèves sur 3 800 m² : 26 salles de cours x 35 = 850 places
avec utilisation des amphis

2 ESPACES TECHNIQUES communs 10 200 m²


LABORATOIRES : langues, informatique, etc ......................................................................... 7 000
INFOTEC, bibliothèque et services .............................................................................................. 3 200
(relation entreprises et recherche d’emploi)

3 LES ESPACES NON SCOLAIRES


Accueil (badge électronique) Administration générale
Professeurs (dans les étages) (immeuble séparé)
Vie lycéenne/Foyer ...................... 350 Amphi (11 amphis)
Gymnase ............................................. 11 600 Médical ............................................. 150
Hall, 2 rues ........................................ 2 000 Restaurant/cuisine .................... 2 860 + 800
Internat .............................................. extérieur (4 restaurants)
Parking s/sol (600 places) ........ 21 000

COMMENTAIRES :
Part du bloc scolaire de l’ESCE :
- Ratio = nb de m² scolaire/nb d’élèves = 2 500/1 200 = 2 m²/élève
Le bloc scolaire doit être géré rationnellement, car il n’est pas trop grand.
LES SERVICES :
A leur sortie de l’immeuble IGH de 13 niveaux, où s’effectue la majorité du travail scolaire, chaque
étudiant va profiter des nombreux services offerts par le pôle Léonard de Vinci : plusieurs
possibilités pour prendre ses repas, un vaste foyer étudiant avec local reprographie et une agence
bancaire. Pour la vie au campus, la rue basse et la rue haute sont de véritables galeries qui
proposent des loisirs, de la musique, des évènements culturels et plusieurs « bureaux des élèves »
(BDE) dont le but est d’animer la vie étudiante.
Par ailleurs, l’organisation de la vie sportive par les responsables du gymnase est ouverte à tous.
Sécurité : (avec PC Sécurité et Surveillance Centralisée)
Gestion individuelle des étudiants par badge électronique.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 85 -


PRESENTATION D’ETABLISSEMENTS REPRESENTATIFS

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 86 -


PRESENTATION D’ETABLISSEMENTS REPRESENTATIFS
MODELE 9

CFA E. DUCRETET 92 – CLICHY CFA (dans son plateau technique)


Nouveau local 2002

Spécialités : Electronique Grand Public, Blanc, Audiovisuel


Techniciens et vendeurs BAC + 1

Nombre d’élèves 160 Apprentis et alternance, soit environ 100 places

Surface totale 1.700 m² au 1er étage d’un immeuble de bureaux en zone industrielle

Ratio G / 1.700/160 = 13 m²/élève


On retrouve l’influence des surfaces assimilables à des locaux d’activité

SURFACES PAR GROUPES DE FONCTIONS - (en m²)

1 BLOC SCOLAIRE
Le CFA ne fait pas de formation générale, car les formations sont post BAC.

2 FORMATIONS TECHNIQUES ET ATELIERS ELECTRONIQUES 980 m²


Les salles sont grandes et confortables et la disposition des tables est souvent en U, ce qui
donne une image haut de gamme à ce CFA :
3 grandes salles banalisées de .............................................................................. 90 m²
3 salles de classes banalisées de .......................................................................... 65 m²
3 salles spécialisées,avec des usages d’ateliers, de show room ........ 130 m² et 2 x 100 m²
2 magasins de 2 x 65 m² ............................................................................................ 130 m²
auxquels il faut ajouter un CDI/CDR de 80 m² (18 postes)
La partie formation technique et ateliers représente ............................. 980 m²
sur 12 salles

3 LES ESPACES NON SCOLAIRES

Administration CFA ....................................................................................................... 100 m²


Foyer / Cafétéria ........................................................................................................... 50 m²

COMMENTAIRES :
L’architecture qui reçoit le CFA DUCRETET est une architecture de bureaux habitués à des densités
de population moins importantes.
Les 20 pièces de ce plateau de 2.000 m² ont été conçues pour recevoir entre 40 à 50 employés
sédentaires. Actuellement, le CFA qui démarre son développement reçoit déjà 100 élèves et
enseignants chaque semaine et ce chiffre devrait dépasser 140 en 2006. Les techniciens sont
originaires du BAC PRO MAVELEC qui va devenir le BAC PRO SEN (Système Electronique et
Numérique). Par ailleurs, ce sont les formations technico-commerciales, adaptées à cette
architecture, qui ont le plus de succès.

Ratio = Surface formation/nb d’apprentis = 980 m²/160 = 6,1 m²/élève


Les surfaces dédiées à la formation sont importantes, ce ne sont pas elles qui vont freiner
l’expansion du CFA.
Cependant, au niveau des espaces transversaux : hall, circulations, foyer, lieux de vie… il faudra
sans doute trouver plus de superficie au fur et à mesure de l’évolution des effectifs.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 87 -


LES SCENARIOS PROSPECTIFS DU PROJET CFA 21

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 88 -


3
LES SCENARIOS PROSPECTIFS DU PROJET CFA 21
Apprentissage

Dans le but de présenter concrètement les hypothèses qui découlent de cette étude, nous
proposons un concept de CFA qui correspond aux besoins des grandes agglomérations en
tertiaire, en services et en maintenance grand public.

LE CFA 21
Différentes variables ont été retenues :
− le choix d’une grande taille (2000 apprentis) pour offrir un large choix de formations et de
services aux divers apprenants ;
− le choix de formations professionnelles qui s’adressent aux entreprises de l’agglomération
et à l’évolution de leurs besoins ;
− des interactions privilégiées avec tous les acteurs de l’agglomération.

NIVEAUX SCOLAIRES : V, IV, III

− Elèves provenant de 3ème G et retour des LGT


− Préparations BEP, BAC PRO, BTS et licences Pros avec une intégration importante des TIC et
des langues.
− Pédagogie utilisant les TICE et la personnalisation des parcours scolaires.

LES GROUPES DE SPECIALITES


Tertiaire, Commerce, Services
− Secrétariat, bureautique, assistances diverses pour le service
− Comptabilité, gestion
− Commerce, vente, distribution
− Informatique, commerce international, communication, immobilier, tourisme…
− Services aux personnes…

Maintenance grand public


− Electronique grand public, blanc, numérisation
− Bureautique, télécommunication
− Gris (informatique), audiovisuel
− Domotique, l’immotique, photo…

Ateliers extérieurs ou plateaux techniques dans les entreprises


− Environnement, maintenances transversales

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 89 -


LA DESCRIPTION DES ESPACES ET DE LEURS USAGES

LES COMPOSANTES DU PROGRAMME D’ARCHITECTURE


2 types de configuration

La partie principale du CFA sera composée des métiers du Tertiaire-Commerce-Services


qui assureront aussi l’ensemble des formations générales pour l’ensemble du CFA 21. Ce
bloc scolaire central aura un équipement TIC en réseau très évolué qui permettra ainsi la
mise en place d’une pédagogie du 21ème siècle, en tenant compte de la « révolution
informatique » actuelle.

En ce qui concerne les ateliers et les plateaux techniques, différentes options permettront
de s’adapter au marché local :

− Réservation de 2000 m² dans le 1ère scénario, afin d’accueillir un pôle technologique


ouvert sur les applications grand public (électronique, numérique…), y compris la
commercialisation de ces produits ;

− En plus, réservation de 3.000 m² dans le 2ème scénario (campus) pour proposer des
métiers plus proches de l’industrie ;

− Utilisation d’ateliers extérieurs pour les besoins mécaniques (Blanc), la maintenance


industrielle et les métiers qui ont besoin d’espaces (environnement) ;

− Création d’ateliers pédagogiques en partenariat avec des entreprises, dans leurs locaux
pour des formations spécifiques.

Concernant les principaux espaces non scolaires, l’étude permettra de choisir entre
l’intégration ou l’externalisation de la Restauration, du Gymnase, de l’Internat, du
Parking…

En effet, la configuration du CFA 21 va résulter des choix qui seront faits pour les ateliers
de (2.000 à 5.000 m²) et des grands espaces non scolaires (de 1.000 à 4.000 m²).

Le choix du lieu et des accès va déterminer la compacité ou l’étalement des différents


bâtiments :

− En ville : terrain de 4.000 à 6.000 m², bâtiments sur 5 étages.


− En banlieue : terrain de 30.000 à 50.000 m² (3 à 5 ha) avec un accès de type RER.

Dans les pages suivantes, nous vous proposons 2 types de configuration avec la possibilité pour
le lecteur de créer son propre programme.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 90 -


LA DESCRIPTION DES ESPACES ET DE LEURS USAGES

CFA 21 U
SCENARIO N° 1
CFA 21 – Milieu URBAIN

Implantation dans une agglomération


proche accès transports en commun

LA CAPACITE : CFA 21 U pour 2.000 apprentis 1/2


− 1000 places formations générales,
− 850 places formations tertiaires
− 150 places formations technologiques (systèmes électroniques et numérisés)

CARACTERISTIQUES GENERALES (voir tableau page 93)


− Terrain de 4.000 à 5.000 m², de forme carrée
− Immeuble ERP en L de 5 niveaux + sous-sol, pour une surface utile de 9.150 m²
− Bâtiment principal de 65 x 22, aile de 30 x 20

PLAN D’IMPLANTATION 20 m

Pôle technologique
Cour et jardin
1.350 m² +
Restauration

Puits de jour P2
sous-sol

52 m

Rue ou
dégagement
P1
Pôle scolaire HALL
22 m

et 2
CDR
Administration niveaux
vitrés

RUE
65 m²

SURFACE TERRAIN = 3.400 m² SURFACE UTILE = 9.150 m²


Dont : Pôle 1 = 1.430 x 5 = 7.150 m² Pôle 2 = 660 x 3 = 2.000 m² Sous-sol = 3.000 m²
Par ailleurs, si la construction d’un internat est impérative, elle est réalisable en augmentant
la surface utile du pôle 2 (plus long ou plus haut).

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 91 -


LA DESCRIPTION DES ESPACES ET DE LEURS USAGES

SCENARIO N° 1

LES 5 NIVEAUX + SOUS-SOL

REZ DE CHAUSSEE 1er ETAGE


LABO
SALLES SPECIALISEES DE LANGUES
SELF ET CDR
CAFETERIA
Bureau
HALL HALL DG
HALL
LABO LABO

ADMINISTRATION
CDI
+ PC Foyer
CDR
et salle du conseil libre élèves
service Bureaux LABO LABO

LE 1ER ETAGE 2ème ETAGE


POLE
Une surface utile de 1.700 m² peut accueillir le CDR, la TECHNO
majorité des salles spécialisées (15) et des bureaux pour
l’organisation de la pédagogie. BLOC SCOLAIRE I O

CHAQUE ETAGE DU BLOC SCOLAIRE peut accueillir


- 7 classes de 70 m² 4 ½ classe de 20 m²
- 6 classes de 50 m² 5 bureaux
Soit 15 classes pour 900 m² S

Nécessité d’identifier chaque étage par ses spécialités


3 ème ETAGE
POLE
TECHNO
BLOC SCOLAIRE II O

LES 3 ETAGES DU POLE TECHNOLOGIQUE


peuvent communiquer entre eux par un escalier

- 2.000 m² à agencer sur mesure C

SOUS-SOL
4 ème ETAGE
Vestiaires

POLE
Salle des sports Cuisine TECHNO
BLOC SCOLAIRE III
O

PARKING
........................... Stockage
...........................
Moyens
........................... Pôle
généraux
........................... 2
G
PARKING O = escalier intérieur
3.000 m² de sous-sol
aménageables

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 92 -


LA DESCRIPTION DES ESPACES ET DE LEURS USAGES

CFA 21 CAMPUS

SCENARIO N° 2
CFA 21 – Campus

Implantation en grande banlieue


avec accès par les transports en commun

LA CAPACITE : CFA 21 C pour 2.000 apprentis 1/2

− 1.000 places pour la formation générale de tous


− 650 places formations tertiaires
− 150 places pôle technologique 1 – Système électronique et numérique grand public
− 200 places pôle technologique 2 – Maintenances industrielles et transversales

CARACTERISTIQUES GENERALES (voir tableau page 93)

Terrain de 30.000 à 50.000 m² (3 à 5 ha)


6 bâtiments séparés pour une surface totale bâtie de 16.600 m²

− B1 Bâtiment principal 100 x 25 dont grande salle 7.200 m²


(3 niveaux de 2.400 m²)

− B2 Restauration et internat 2.800 m²


(3 niveaux de 900 m²)

− B3 Atelier Pôle 1 (Métiers technologiques et vente) 2.100 m²


(3 niveaux de 700 m²)

− B4 Atelier Pôle 2 (Systèmes industriels) 3.000 m²


(Tout en rez-de-chaussée)

G GYMNASE de 7 mètres de haut avec vestiaires 1.200 m²

L 2 logements de fonction (gardien + cadre CFA) 300 m²


TOTAL 16.600 m²

B2

A1
B1 A2

Sport
L G

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 93 -


LA DESCRIPTION DES ESPACES ET DE LEURS USAGES

CFA 21 CAMPUS

B1 - LE BATIMENT PRINCIPAL

Ce bâtiment est le plus important. Il rassemble l’administration du CFA, les formations


générales et les formations tertiaires avec le pôle CDR et les salles informatiques adjacentes :

3 niveaux de 100 x 24 m, soit 2.400 m² x 3 = 7.200 m²

Les principaux espaces de B1


Fonctions Localisation Surfaces

− Administration générale – Grande salle RdC droit 600 m²


Services divers
− DIVISION 1 Enseignements généraux 1er étage droit 200 m²

− DIVISION 2 Enseignements tertiaires 1er étage droit

− CAFETERIA Hall RdC 150 m²


500 m²
− Le CDR/CDI et ses 15 salles spécialisées RdC – 1er étage gauche
1.300 m²
− 45 salles banalisées, salles des professeurs et 1er et 2ème étage 3.600 m²
bureaux (SB de 70, 50 et 30 m²)
− Hall, circulations, sanitaires, vestiaires 12 % 850 m²
TOTAL B1 7.200 m²

REZ-DE-CHAUSSEE

O = escalier CDR/CDI Cafétéria 5 salles TIC et langues


intérieur HALL

+ 5 salles O Administration + services


TIC

1ER ETAGE
Responsables
5 salles TIC et langues HALL 1 5 salles banalisées pédagogiques :

+ quelques
O bureaux de
4 salles banalisées + professeurs
5 salles banalisées
bureaux des professeurs

Pôle
2EME ETAGE attractif

36 salles banalisées
+ bureaux de professeurs

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 94 -


LA DESCRIPTION DES ESPACES ET DE LEURS USAGES

CFA 21 CAMPUS

B2 - LA RESTAURATION ET L’INTERNAT

Différentes spécialités vont se retrouver dans ce bâtiment :

− Les bureaux de l’intendance et des moyens généraux


− La production culinaire : pour le self-service (600 portions en 4 services), pour la cafétéria
(300 encas par jour) et pour le petit déjeuner et le dîner des internes
− La production de services : hébergement et cafétéria

Les espaces nécessaires :


− Bureaux, moyens généraux ......... 220 m² − Self service de 350 places ............... 700 m²
− Cuisine .................................................... 350 m² (2 à 3 services)
− Locaux pour la maintenance 130 m² − Cafétéria, bar
et les moyens généraux en s/s − Internat de 100 places....................... 1.400 m²

TOTAL BESOINS B2 = 2.800 m²

Rez-de-chaussée = 50 m x 20 m Angle arrondi pour améliorer la distribution du hall


(partie en sous-sol)

1.000 m²
Bureaux
Self
ESCALIER
INTERNAT
O Cuisine
(avec sous-sol)
Cafétéria 400 m² utiles
Internat

ACCES SAMU
Facilité

1ER ETAGE
INTERNAT

Lieux d’étude O sanitaires sanitaires

à chaque étage 800 m²


et lieux de loisirs Garçons

Filles
2EME ETAGE
INTERNAT
Idem niveau 1
O
800 m²

Les élèves désirent avoir la possibilité d’étudier et d’utiliser les TIC dans les espaces de
l’internat.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 95 -


LA DESCRIPTION DES ESPACES ET DE LEURS USAGES

LES ATELIERS CFA 21 CAMPUS

IMPLANTATION
DE 5.000 m² D’ATELIERS

A2 – Atelier de type industrie


ATELIER 2
Systèmes électricité,
électronique, mécanique, Bases industrielles
hydraulique, pneumatique… pour la
MAINTENANCE TRANSVERSALE
3.000 m²
1 seul niveau de 40 x 75

2.100 m²
A1 – Maintenance Hi tech et ATELIER 1 3 niveaux
vente spécialisée Hi tech de 700 m²
(20 x 35)

LES POINTS DE COMPARAISON ENTRE LES 2 SCENARIOS

SCENARIO URBAIN - 1 SCENARIO EN CAMPUS - 2

Il est plus difficile de trouver un terrain avec Un grand espace est plus évolutif, surtout en
de bons accès sur l’agglomération. cas de forte croissance ou s’il faut introduire
Cependant, c’est la clé du recrutement des de nouvelles activités.
jeunes et principalement pour les formations
qui s’adressent à un public plus large. Les élèves restent dans le CAMPUS le midi,
sauf s’il y a un centre commercial proche. La
Un bâtiment unique est plus facile à animer, restauration et les loisirs doivent être plus
plus facile à surveiller avec des coûts importants.
d’entretien et de maintenance réduits de
50 %. L’IMPLANTATION EN CAMPUS permet de
mettre en place un internat où l’élève
Plus grande compacité de l’espace et du continue à étudier le soir. C’est une question
temps. Les jeunes arrivent dans un nouveau d’état d’esprit collectif.
CFA où ils vont trouver plus facilement ce
dont ils ont besoin.

CONSTRUIRE SANS PERDRE SA CLIENTELE D’ÉLEVES

On ne choisit pas entre la formule urbaine ou celle du campus, mais on agit en fonction des terrains
disponibles.
Dans le cas d’une rénovation/extension, le CFA est assuré de retrouver sa clientèle d’élèves, après les
travaux, et c’est ce qui explique le succès de la formule des transferts ou des agrandissements.
Les récentes opérations de CREATION DE CFA en Ile de France : IMA et Facultés des Métiers de l’ESSONNE,
ont été pilotées par des CCI et des Chambres de métiers qui cherchaient à regrouper des CFA anciens dont
ils étaient propriétaires ou partenaires. De plus, il semblerait que les élèves de Niveau V et IV se
déplacent peu, même au sein de leur département d’origine.
Un autre risque existe, celui de s’installer dans des quartiers difficiles avec des conséquences
irréversibles pour l’image du CFA auprès des jeunes candidats.

En PARTIE III, vous trouverez des détails sur les espaces suivants :
− ATELIERS ET PLATEAUX TECHNIQUES .... page 113 − GYMNASE ..................................... page 119
− RESTAURATION, CAFETERIA ........................ page 117 − INTERNAT .................................... page 122
− ESPACES DIVERS.................................................. page 124

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 96 -


LA DESCRIPTION DES ESPACES ET DE LEURS USAGES

ESTIMATION DES ESPACES UTILES - SCENARIOS 1 ET 2

SCENORIO 1 SCENARIO 2
URBAIN CAMPUS VOTRE CHOIX

POLE 1 - Formations générales et


tertiaires

Le bloc scolaire Salles plus grandes


3.200 m² 50, 70 et 25 m²
− 48 salles SB de 40, 60, 20 m² 3.500 m²

Les salles spécialisées


1.100 m² 1.300 m²
− 15 salles TIC, langues et divers

CDR – CDI
− Plus bureaux des responsables 500 + 200 m² 500 + 300 m²
pédagogiques et des professeurs

TOTAL STRUCTURE SCOLAIRE 5.000 m² 5.600 m²

POLE 2 - Technologique
1.800 m² 2.100 m²
Electronique / Numérique

POLE 3 - Ateliers industriels ------ 3.000 m²

ADMINISTRATION
800
+ Bureaux du CPE et autres services 550 m²
(en 3 lieux)
+ Salle du conseil ou amphi

RESTAURATION / CUISINE 500 portions/jour 700 portions/jour


600 m² 1.100 m²
Cafétéria (150 portions / jour) 100 m² 100 + 100 m²
----------- -----------------
700 m² 1.300 m²

FOYER ETUDIANTS B1 – 200


(proche cafétéria et CDI) 150 m² B2 – Internes 100
--------------------
300

INTERNAT (100 places + annexes) ------ 1.400 m²

SPORT (Facultatif pour les étudiants) Salle sous-sol avec Salle plus de 7 m
vestiaire 800 m² 1.200 m²

TOTAL (dont divers) 9.000 m² 16.600 m²

TERRAIN pour bâtir 4.000 à 5.000 m² 30.000 à 50.000 m²

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 97 -


LA DESCRIPTION DES ESPACES ET DE LEURS USAGES

ARCHITECTE ET PEDAGOGIE

PARTIE III

NOUVELLES BASES

POUR LA PROGRAMMATION

D’UN CFA

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 98 -


LA DESCRIPTION DES ESPACES ET DE LEURS USAGES

PARTIE III
PROGRAMMATION D’UN CFA

Chapitre 1
LA DESCRIPTION DES ESPACES SCOLAIRES
ET DE LEURS USAGES

1. Les espaces scolaires


− Les salles de classes banalisées
− Le mobilier scolaire
− La distribution des espaces scolaires
− Les salles spécialisées
− Les salles universelles

2. Les espaces scolaires innovants


− Du CDI au CDR
− Le centre de ressources et les TICE
− Les espaces dédiés aux professeurs

3. Les ateliers
− Les variables liées aux métiers

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 99 -


LA DESCRIPTION DES ESPACES ET DE LEURS USAGES

1
LES ESPACES SCOLAIRES

Pour rappel :

La structure scolaire qui est le lieu principal des formations théoriques et technologiques
représente la partie majeure d’un établissement scolaire.

Dans le schéma retenu pour le CFA 21, nous avons sélectionné différents types d’espaces :

− Les salles de classes banalisées (SB)


− Les salles spécialisées : informatique, langues, sciences, salles spéciales…
− Les petites salles de 10 à 30 m² : pour les groupes, les stockages et les dépôts divers.
− Les salles des professeurs (petites) pouvant accueillir entre 3 et 8 professeurs et recevoir un
équipement en PC.
− Le CDI/CDR et ses annexes qui deviennent la base d’un renouveau pédagogique à partir des
réseaux et des ressources. L’objectif du CDR est de soutenir le développement de l’usage
des TICE

La structure scolaire que nous allons détailler concerne la partie tertiaire et générale du CFA.

Le choix des métiers amène chaque CFA à disposer d’un atelier adapté à ses choix et avec des
salles de cours pour ses propres formations technologiques. Par contre, l’utilisation du CDI/CDR
s’applique à la totalité du CFA.

La structure scolaire

Les bases du calcul CFA 21 – Département tertiaire

Le département prévoit d’accueillir 1.700 apprentis dans les métiers du Tertiaire, Commerce,
Services et d’assurer la formation générale des 300 apprentis du pôle technologique.

Les effectifs moyens dans chaque classe :


− Nombre de places : 24 – 30
− Salles de tailles moyenne et grande : 40 m² à 70 m²
− Occupation effective : 22 élèves / salle
− Nombre de salles nécessaire : 1.000 / 22 = 46 salles simultanées

Afin de donner de la souplesse dans l’établissement de l’emploi du temps, nous allons retenir
pour les besoins du bloc scolaire 55 salles de taille moyenne (banalisées et spécialisées.)

Besoins en salles du bloc scolaire :


55 salles de taille moyenne comprenant des salles de classes banalisées et des salles
spécialisées auxquelles il faudra ajouter des demi-salles de groupes et des bureaux pour les
professeurs.

Le bloc scolaire doit également être doté de vestiaires, de toilettes et de salles de dépôt.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 100 -


LA DESCRIPTION DES ESPACES ET DE LEURS USAGES

LES SALLES DE CLASSES BANALISEES - SB

Le rôle des SB dans l’établissement de l’emploi du temps


Le directeur pédagogique, lorsqu’il étudie l’emploi du temps de l’établissement, à l’aide d’un
logiciel spécialisé, va d’abord prendre en compte les plateaux techniques : ateliers, salles
spécialisées… c’est-à-dire l’espace qui est rare. Les professeurs qui enseignent dans ces
espaces techniques vont, eux aussi, bénéficier d’une priorité dans leur affectation.
La souplesse de l’emploi du temps va s’obtenir grâce aux salles de classes banalisées (SB)
qui, en général, sont en nombre supérieur aux besoins, car moins coûteuses et pouvant
s’adapter aux différentes pédagogies. C’est le supplément d’espace qui va permettre de donner
de la souplesse et plus d’équilibre à l’emploi du temps des élèves.

Le cas des élèves en formation pratique


Le pôle technologique du CFA 21 pourra accueillir, chaque semaine, 150 apprentis. Un tiers de
ces apprentis sera affecté à l’atelier qui doit donc offrir 50 places pour la formation
pratique. Les cent autres iront en formation générale ou technologique, ce qui souligne
l’importance du bloc scolaire général.

2 types de salles banalisées : PSB et GSB


Dans les rénovations et les créations récentes de LP/CFA, on rencontre les dimensions
moyennes suivantes :

En ville En banlieue
− PSB Petites salles banalisées 24 places 36 – 40 m² 40 – 60 m²
− GSB Grandes salles banalisées 35 places 50 - 60 m² 60 – 80 m²
− Salles pour les groupes (demi-classe) et salles diverses 20 m² 30 m²

Actuellement, la multiplication des GSB répond à un désir de confort et de standing car certains
professeurs ont besoin d’espaces plus importants pour leur pédagogie. Il faut donc s’assurer de
disposer d’un nombre de salles suffisant (voire même en surnombre) avant de programmer de
grandes salles de 70 et 80 m² qui n’ont pas été conçues pour pouvoir être coupées en 2 (le
système des cloisons mobiles n’est pas encore suffisamment au point sur le plan acoustique).

Au bénéfice des grandes salles, il faut noter que si l’on désire, à terme, transformer les salles
de classes banalisées en salles universelles (plan de travail + portable), il sera préférable de
disposer de GSB de 60 à 70 m².

Ce que l’architecte peut apporter aux professeurs


Les enseignants se rendent compte du manque d’équipement des blocs scolaires. Ils attendent
des armoires pour leurs différents matériels, des petites salles pour stocker, des couloirs plus
larges (plus de 3 mètres) pour permettre l’écoulement des élèves, des vestiaires pour les effets
personnels et les objets des élèves…

Les élèves du CFA passent 70 % de leur temps dans le bloc scolaire, c’est donc un espace qu’il
faut soigner dans sa distribution (les couloirs et les escaliers sont souvent bruyants) et des
agencements plus pratiques au niveau de chaque classe.

Il serait souhaitable que les échanges visuels entre classe et couloir puissent se faire par une
baie vitrée.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 101 -


LA DESCRIPTION DES ESPACES ET DE LEURS USAGES

Les solutions détaillées pour le CFA 21 : salles SB

Les espaces occupés par les salles banalisées (SB) :


− 15 GSB de 70 m² de 32 places .................................................................................. 1.100 m²
− 24 PSB de 50 m² de 24 places ................................................................................... 1.200 m²
− 12 Demi-salles pour les groupes de 20 m² .......................................................... 240 m²
− 12 Salles dépôts, stockages… de 6 à 15 m² ........................................................ 140 m²
− Vestiaires, toilettes ................................................................................................................... 320 m²

TOTAL salles banalisées (hors circulations) 3.000 m²

La capacité de ces salles banalisées devrait permettre d’accueillir la totalité du département


tertiaire, des stagiaires en FPC et des classes du pôle industriel.
− Capacité théorique 45 x 24 - 32 places = 1.300 places
− Capacité effective 45 x 22 Places = 990 places

Bien entendu, il faudra ajouter la capacité des salles spécialisées à ce premier calcul.

L’équipement des salles de cours SB

L’environnement architectural peut-il renforcer le goût pour l’étude ? Salle de cours claire sans
être trop vitrée, des revêtements muraux et des plafonds qui amortissent le bruit, etc.

Quels sont les besoins du professeur ?

Il a besoin, en permanence, d’équipements multimédias pour adapter la pédagogie actuelle aux


nouvelles habitudes des jeunes : TV, ordinateur, projection d’images et de graphiques…

L’équipement souhaité dans chaque salle SB serait : un PC, une imprimante, un magnétoscope,
un rétroprojecteur et des prises pour ordinateurs portables. Certains ont rendu compact ces
équipements de la classe.

Quel avenir pour l’agencement des classes SB avec les TIC

Déjà, les CFA de pointe du secteur tertiaire ont généralisé les TIC pour aider les professeurs
dans toutes les classes du CFA.
Ces CFA travaillent, depuis plusieurs années, à créer des réseaux (ou intranet) avec des
plateformes et des serveurs par secteurs. Dans le même temps, ils ont développé leur centre de
ressources et même créé des supports pour les TICE.

Cet accomplissement au niveau du CDR (Centre de ressources) va se traduire par un


équipement peu volumineux mais polyvalent dans chaque classe :
− Le professeur dispose d’un ordinateur situé sous le plateau transparent de son bureau. Cet
ordinateur-maître est connecté à la plateforme centrale et il est, de plus, équipé pour
utiliser des supports extérieurs, CD, cassettes…
− Un projecteur de type caméscope est accroché en permanence au plafond de la salle. Un
rideau écran peut couvrir le tableau traditionnel et le professeur dispose ainsi d’un outil
pédagogique de type audiovisuel d’une puissance remarquable.

Le professeur peut à tout moment changer sa communication en accédant à des illustrations et


à des programmes de formation.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 102 -


LA DESCRIPTION DES ESPACES ET DE LEURS USAGES

LE MOBILIER SCOLAIRE

Avec 1.000 places théoriques, le CFA 21 peut faire une estimation rapide de ses besoins en
mobilier scolaire :
− 600 tables de 2
− 100 à 200 postes exclusifs pour les salles spécialisées et par la suite pour les salles
universelles
− Environ 1.400 chaises et sièges divers

En général, les lycées achètent ce type de mobiliers à l’UGAP (Union Groupée des Achats
Publics). Il faut constater que les tables, le plus souvent, ne correspondent ni à la formation
des apprentis qui sont plus âgés, ni aux besoins des professeurs qui recherchent une meilleure
communication de groupe.

La fabrication sur mesure des tables et des postes de travail

Etant donné l’importance des besoins, certaines écoles ont leurs propres plans de mobiliers et
les font fabriquer et peindre à leurs couleurs, ce qui peut aussi représenter des économies dans
l’achat des équipements.
Le premier objectif est de répondre à la grande modularité des salles de classe avec des tables
faciles à déplacer et à empiler.

DISPOSITION TRADITIONNELLE
CLASSE PSB de 35-40 m²
MODULE DE BASE 12 x 2 = 24 places

Table 2 places
L = 1,20 l = 0,60
Hauteur = 0,78

Fabrication industrielle ou en série (plan CFA)


Classe en ville

L’arrivée prévisible de nouveaux mobiliers pour les salles mixtes

Le développement des TIC repousse au fur et à mesure des limites que les plus optimistes
avaient fixées. En 2005, certains lycées et CFA ont bâti des parcs de 500 PC et portables, c’est-
à-dire un ordinateur pour 2 élèves, et les conseils généraux travaillent en priorité au
développement de l’usage des TICE, c’est-à-dire que l’équipement évolue vers l’ordinateur
pour tous.

Il faudra, donc, physiquement trouver de la place pour ces ordinateurs avec des solutions moins
coûteuses que pour les salles spécialisées actuelles.

La solution de généralisation des portables ou des écrans plats


Pour cela, il faut offrir à chaque élève une table plus grande capable de recevoir un poste de
travail classique (papier-crayon) et qui permet de poser son portable sur le côté du bureau (ou
un écran plat). L’évolution de la salle banalisée est de devenir une salle mixte où l’on pourra
travailler avec des pédagogies traditionnelles, mais aussi utiliser l’ordinateur en groupe ou
individuellement. C’est un nouveau défi qui est lancé aux architectes scolaires.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 103 -


LA DESCRIPTION DES ESPACES ET DE LEURS USAGES

Vers une nouvelle communication de la classe – Comment la faciliter ?

Les dimensions de la table (1,2 x 0,60 cm) et son piètement simple et léger permettent de
former de nombreuses combinaisons dans une salle, même petite, avec la facilité d’empiler les
tables en surplus. Il faut également faciliter l’opération de remise en ordre de la salle, le soir.

Les PSB (petites salles banalisées) avec 12 tables sont les plus utilisées en apprentissage pour
accueillir des sections de 20 à 24 apprentis.

Les combinaisons recherchées

Groupes de 4 élèves
Disposition en U
Module table
Au choix
du professeur

2 tables = 1,20 x 1,20

Groupes de 12 - 14

8 tables = 3,60 x 3,60 = 16 places


6 tables = 2,40 x 2,40
Si la classe est trop petite, il est possible
de remplir l’intérieur du U avec le restant
des 12 tables.

Les chaises, les sièges

La préférence va aux fabrications industrielles qui présentent un choix varié et un coût plus
abordable. Il faut en priorité veiller à la solidité et à l’ergonomie des produits. Bien entendu, ce
raisonnement s’adresse aussi aux différentes chauffeuses et fauteuils mis à la disposition des
élèves. Un siège doit être considéré comme un outil de travail. Ceux qui se sont écartés de cette
règle constatent que les élèves en détournent l’usage en se couchant dessus et que la
dégradation des revêtements de type décoratif est rapide dans une école.

Tables, armoires, tables spéciales…

Si l’on a un fournisseur de matériels qui propose des produits de négoce, comparez cependant
avec ce que propose votre fabricant de tables et de tables spéciales. Si l’on recherche 40 tables
pour rétroprojecteurs, la fabrication peut être concurrentielle avec l’avantage de la couleur et
d’un plan mieux adapté.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 104 -


LA DESCRIPTION DES ESPACES ET DE LEURS USAGES

LA DISTRIBUTION DES ESPACES SCOLAIRES

Dans les années 60-70, à l’époque de l’architecture centralisée et industrialisée, la solution


pour disposer les salles de classes – il faudrait dire la solution unique – se confondait avec la
construction des immeubles en « barres scolaires ». A force de marcher dans de longs couloirs
et d’emprunter des escaliers bruyants, une génération d’enseignants et d’élèves a rejeté ce
type de distribution qui s’accompagnait d’un environnement monotone.

Les revendications des usagers ont conduit les architectes à proposer des formes variées :
en L, en H, avec patio, en peigne… mais l’usage des formes classiques rectangulaires et
parallélépipédiques s’avère plus fonctionnel et procure du confort aux usagers dans la mesure
où la longueur des circulations est réduite et que les salles de classes et les couloirs sont plus
vastes.

Distribution de l’espace scolaire


Importance de la diffusion à partir d’un grand hall central 2 à 5 étages

Zone de médiation

Plus Forme avec jardin


d’escaliers Hall avec dégagement intérieur et accès rapide
sur deux niveaux à toute l’école

Forme en T
Grand hall central

La structure scolaire gagne à être « compacte » et à posséder un grand hall au cœur de ses
circulations qui permet des mouvements rapides à l’entrée, lors des pauses et interclasses et
pour évacuer rapidement l’établissement en cas d’incendie.

L’administration aménage ses bureaux aux premiers niveaux et près des grandes circulations
du bloc scolaire. Les autres services d’éducation : de relation auprès des entreprises,
culturels, sociaux, de loisirs… viendront s’installer au rez-de-chaussée ou au 1er étage près du
point de départ des circulations.

En revanche, ce sont les grands espaces secondaires qui vont déterminer la dimension et la
forme générale du Lycée/CFA. Nous vous conseillons la visite de la nouvelle Ecole des Ponts
et Chaussées, dans l’Espace Descartes de Marne-la-Vallée qui est conçu autour d’un grand hall
sur 3 niveaux.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 105 -


LA DESCRIPTION DES ESPACES ET DE LEURS USAGES

LES SALLES SPECIALISEES

La formation aux TIC, avec une préparation à l’usage des TICE, concerne la totalité des
apprentis.
La stratégie pédagogique du CFA 21 pour le tertiaire est d’apporter à ses élèves un haut
niveau de formation et de pratique en TIC et TICE. Ceci suppose de former les élèves de ce
pôle entre 8 h et 12 h par semaine, ce qui nécessite un PC pour 3 élèves (300 postes).
Au second plan, c’est l’enseignement des langues en labos audiovisuels qui être le 2ème
investissement en salles spécialisées. Les élèves estiment à 3 h par semaine l’efficacité de
ce type de laboratoire, car ils pensent que le rôle actuel des professeurs de langues, avec
leurs propres moyens pédagogiques en salles banalisées, doit être maintenu.
Les langues concernent la totalité des apprentis présents (1.000), ce qui représente 3.000
heures par semaine de formation au minimum.
Parmi les salles spécialisées, il peut être nécessaire de créer d’autres plateaux techniques :
labos de sciences, salles informatiques spécialisées (tourisme), boutiques spéciales pour
permettre les TP de simulation, des salles d’entraînement à l’audiovisuel…

Quantification des besoins en salles spécialisées


Salles moyennes ou grandes Surfaces de 60 à 80 m²

Besoins en salles informatiques


− L’objectif est de fournir 300 postes TIC pour le pôle tertiaire soit 1 PC pour 3 élèves.
− Salles équipées d’un poste maître et des connexions nécessaires aux réseaux existants.
− Capacité des salles : en moyenne 24 postes.
− Certaines salles pourront être utilisées en self-service, en continu, de 8 h à 18 h.
8 (MLI) Moyens labos informatiques de 24 postes 192 postes
3 (GLI) Grands labos informatiques de 30 postes 90 postes
(CDR) 2 équivalents labos TIC de 16 postes 32 postes
_____ ________________

11 salles + CDR Soit 1 PC pour 3 élèves 314 postes

Besoins en labos de langues


Actuellement, un labo de langues, c’est un système prêt à l’emploi, avec des logiciels
spécialisés, des tables en tulipe, avec une pédagogie mise au point à la suite de
nombreuses expérimentations. Beaucoup d’établissements utilisent ces laboratoires, il peut
être nécessaire d’opter pour des capacités importantes, de l’ordre de 30 postes, pour
accueillir certaines classes.
1 (GLL) Grand labo de langues 30 postes 30 postes
2 (MLL) Moyens labos de langues 24 postes 48 postes
1 (PLL) Petit labo de langues 12 postes 12 postes
_____ ________________
4 labos de langues 90 postes
Nous avons ainsi la possibilité de réaliser 3.000 heures de cours par semaine, c’est-à-dire
3 heures par élève en théorie.

Laboratoires de sciences et salles spécifiques


Ce point pourra être étudié au moment de la préprogrammation. Nous réservons 2 salles de
80 m².
(Détail des calculs de la structure scolaire page 111)

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 106 -


LA DESCRIPTION DES ESPACES ET DE LEURS USAGES

LES SALLES UNIVERSELLES

Quelques commentaires sur l’avenir des salles informatiques

Actuellement, dans les formations tertiaires, certains établissements sont équipés d’un PC ou
d’un portable pour 2 élèves, et ils envisagent déjà de banaliser, avant 2010, l’utilisation des
TICE dans la quasi-totalité des salles de cours.

Cela signifie que le CFA 21 devrait passer de 12 salles informatiques à 40 pour préparer
l’utilisation systématique des TIC, quelque soit le cours proposé. Dans ce cas, les salles
banalisées vont devenir des salles mixtes (ordinateur + plan de travail) et il faut en déduire que
c’est l’approche actuelle des salles spécialisées qui doit être réformée.

La nécessité de faire baisser le coût des salles informatiques pour 2010

Actuellement, la solution haut de gamme qui progresse consiste à fournir des salles équipées de
bureaux à plateau transparent, avec PC intégré, connecté à l’ADSL et à la plateforme centrale
de l’école.

Cette solution revient à transformer l’ensemble des salles banalisées en laboratoire informa-
tique. Mais cette solution coûteuse, initiée par le CFA Stephenson, n’est pas compatible avec
les budgets dont disposent la majorité des CFA.

Les contraintes des nouveaux postes


de travail mixtes

Si l’ordinateur se généralise en
pédagogie, il faudra alors concevoir des
salles universelles :

− plus grande, pour héberger les


équipements (60 à 70 m²)

− avec un nouveau type de tables qui


permet d’utiliser un plan de travail
+ clavier/écran c’est-à-dire avec des
tables plus longues

− que ces salles soient utilisables pour


faire des cours traditionnels
La solution Stephenson

− pour réduire les coûts de connexion au réseau (ADSL, connexion à la plateforme de


l’établissement, réduction des coûts de câblage) et également faire baisser de 50 %, le
prix du poste élève.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 107 -


LA DESCRIPTION DES ESPACES ET DE LEURS USAGES

Modèle de salles mixtes ou universelles

Pour suivre l’évolution des pédagogies, il est possible de concevoir une situation différente pour
utiliser des PC courants (600 €) avec écran plat (en mettant la tour sous le plateau de travail),
ou pour un ordinateur portable.

Nous avons présenté les implantations proposées par le CFA Stephenson qui offrent un net
progrès par rapport aux salles informatiques classiques, mais les tables transparentes ou
escamotables sont coûteuses et n’offrent pas une véritable mixité comme le poste de travail
d’une assistante en entreprise. De plus, ces tables n’acceptent pas tous les types d’ordinateurs
et peuvent gêner à terme la modernisation des matériels.

Il faut saluer le rôle d’innovateur joué par l’équipe Stephenson, mais qu’adviendra-t-il des
installations actuelles le jour où les tours seront réduites à la taille d’un téléphone de bureau ?

Les objectifs des salles universelles


La transformation des salles banalisées en
DISPOSITION NOUVELLE salles mixtes répond à différents critères :
Plan de travail + Ordinateur
− Donner à l’élève et au professeur une
Poste maître vision complète de la classe.
− Le plan de travail doit permettre
d’écrire, de manipuler des documents et
de recevoir un clavier et un écran plat
ou un portable (longueur utile environ
1 2 3 1 mètre par poste élève).
− La table doit pouvoir recevoir les PC du
marché, avec tour ou serveur.
− Des économies radicales pour ces
nouvelles salles, car les LP/CFA ne
percevront pas éternellement des
subventions pour l’équipement des salles
− spécialisées.

− Dans l’hypothèse d’une massification de
− l’usage des TICE, ce sont des centaines
SALLE DE 60 M² - 24 POSTES
de tables mixtes qui vont entrer dans les
8 tables sur mesure d’environ 3 mètres
(détail en page suivante)
établissements.

La salle mixte devient polyvalente, on peut l’utiliser comme salle banalisée, comme labo
informatique, pour l’usage courant des TICE, en self-service et même comme labos de langues.

Le plan de travail individuel


Progressivement, les salles banalisées seront transformées pour offrir un poste double d’environ
1 m sur 0,6 m à chaque élève.

S1 S2
Surface 1 Ecran plat Surface 2
Elle sert à écrire et Plan Pour le portable (droitier)
à consulter les d’écriture ou pour le clavier avec un
documents-papier ou portable écran plat

50 % 50 %

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 108 -


LA DESCRIPTION DES ESPACES ET DE LEURS USAGES

Le poste de travail mixte ou universel


0,8 m à 1 m

Solution 2
Solution 1 Solution 3
UNITE CENTRALE
AVEC PORTABLE REDUITE PC COMPLET
PERSONNEL OU SERVEUR
Ecran plat

Plan de travail
Clavier + papier/crayon
Rangement

0,75 m
Unité centrale
d’ordinateur
Unité centrale
réduite

S’il désire mettre en place des salles universelles, le CFA a avantage à concevoir et tester ce
type de table, puis à les faire fabriquer en séries par un industriel.

Estimation du coût d’une salle universelle


Une architecture avec des salles plus grandes (60 à 80 m²)

Portable Avec PC complet


Pour 24 places
personnel serveur courant

8 tables spéciales à 600 € 4.800 € 4.800 € 4.800 €

Connexion ADSL
et à la plateforme centrale Investissement Investissement Investissement
du CFA
Achat d’ordinateurs 7.200 € 24 x 600 = 14.400 €
-
Coût total 4.800 € 12.000 € 19.200 €
Coût moyen du poste 200/ ind. 500/ ind. 800/ ind.

De plus, ces salles peuvent être récupérées comme salles banalisées ; les salles universelles
auront ainsi un meilleur taux d’occupation que les labos informatiques actuels (voir tests
CFA IGS).

L’élève et l’ordinateur ne se quittent plus.


Le coût d’informatisation d’une salle universelle varie de 200 € à 800 € la place.
L’utilisation d’ordinateurs portables par les élèves, avec les financements publics, est en très
nette progression. Dans ce cas, les élèves ont besoin d’un poste de travail plus important
(1 mètre de long). Si le câblage paraît être la solution la plus fiable, il demeure encore très
onéreux, dès que l’on s’éloigne du centre du réseau CFA.
Actuellement, l’innovation technologique et pédagogique recherche des solutions nouvelles au
niveau des réseaux : utilisation du Wi-Fi (ou équivalent) qui supprime la liaison filaire, des
solutions informatiques pour développer le rôle des plateaux centraux (CDR), le développement
des ressources virtuelles et des ENT (Espace Numérique de Travail) pour développer l’usage des
TICE.
Ainsi, tout concourt à favoriser l’utilisation permanente de l’ordinateur par les élèves de
niveaux IV et III.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 109 -


LA DESCRIPTION DES ESPACES ET DE LEURS USAGES

2
LES ESPACES SCOLAIRES INNOVANTS

DU CDI AU CDR

Innovation anglo-saxonne, le CDI a fait sa place dans les établissements du second degré.

D’abord centre d’information et bibliothèque, le CDI a accueilli, ces dernières années, les TIC
et l’audiovisuel sous forme de médiathèques et de postes de consultation (PC en batteries).

L’objectif du CDR est plus technologique, car il s’agit d’introduire un fonds de ressources
(virtuelles) dans l’établissement, tout en aidant les professeurs à introduire les TICE dans leur
pédagogie.

Au niveau de l’architecture, CDI et CDR peuvent fusionner, ou se trouver à proximité, car ce


pôle représente le centre des nouvelles pratiques pédagogiques. Les CDI occupent des surfaces
importantes, de l’ordre de 200 à 400 m² et leur regroupement avec les CDR apporte des
économies d’espaces et des synergies naturelles.

Le CDR et les nouveaux espaces pédagogiques

CENTRE DE RESSOURCES - CDR

Responsable 2 médiapôles
informatique
50 m²et des TICE Professeurs
50 m²

CDR Recherche d’informations


Préparation des cours
Constitution Création de supports multimédias
d’un fonds Fusion avec le CDI
Accès au fonds de ressources
de ressources Etc.
virtuelles et
de supports TICE 400 m²

Mise en réseau pour


les USAGERS 10 salles de professeurs
de l’établissement La gestion des salles informatiques équipées de PC
adjacentes 200 m²

La programmation des CFA 21 propose 500 m² pour l’ensemble CDI + CDR et pour ses salles
annexes.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 110 -


LA DESCRIPTION DES ESPACES ET DE LEURS USAGES

LE CENTRE DE RESSOURCES (CDR/CDI) ET LES TICE

Les innovations technologiques et pédagogiques à partir de l’usage des TICE vont modifier
durablement le travail pédagogique.

Deux courants émergent dans l’enseignement professionnel :

− la création d’un service informatique dans chaque établissement de plus de 1000 places,
avec l’arrivée de spécialistes à temps plein. C’est ce courant actuel qui privilégie la
création des CDR ;
− l’intégration des professeurs à ces changements.

Il reste cependant beaucoup de points à clarifier au niveau des matériels, des logiciels et des
systèmes qui sont du ressort des informaticiens. Le courant actuel de développement des TICE
s’intéresse plus aux usages qu’aux matériels proprement dit, ce qui montre l’importance de
leur mise en application, ces dernières années.

Quelles sont les tendances actuelles ?

Regroupement en un seul lieu, si possible

CDR CDI
Le Centre Des Ressources Le Centre de Documentation
(virtuelles) et d’Information

Un responsable informatique avec un assistant pour Il est tenu par un professeur -


développer et gérer le parc d’ordinateurs de documentaliste qui gère et met à la
l’établissement (200 à 300 PC). disposition des élèves et des
professeurs :
Le CDR apporte des services aux professeurs :
utilisation de salles informatiques et mise à disposition Une bibliothèque avec plusieurs
de prestations pour la pédagogie. salles de consultation.

Le CDR peut mettre en place une plateforme centrale Une assistance pour la
de ressources avec des serveurs, des postes-maîtres, recherche d’informations.
Internet et un réseau intranet si nécessaire.
Une médiathèque (vidéo,
Participation à l’innovation pédagogique : constitution audio, CD ROM…)
d’un fond de ressources, numérisation de supports,
création de supports de cours audiovisuels et de CD Des salles de lecture.
ROM pour les TICE.
Quelques ordinateurs pour
L’achèvement du système passera par la mise en permettre aux élèves et aux
œuvre d’un réseau interne pour aider la préparation professeurs de consulter les
de cours avec les professeurs et la réalisation de informations de leurs choix.
programmes d’autoformation pour tous. La
personnalisation des parcours scolaires est un objectif Certains CDI proposent des PC
d’avenir pour certains. en self-service pendant toute
la journée.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 111 -


LA DESCRIPTION DES ESPACES ET DE LEURS USAGES

Nous allons approfondir le nouvel ensemble CDI + CDR qui apporte une transformation aux
espaces scolaires d’un LP/CFA en 2005 et qui peut révolutionner, assez rapidement, les
méthodes d’enseignements. La massification de l’introduction des TIC et TICE devrait se
poursuivre jusqu’en 2010. Passé cette échéance, les spécialistes de la prospective proposent
des stratégies plutôt qu’une vision de l’avenir.

Schéma du CDR et de ses annexes

CDI + CDR
Salles de lecture
500 m²

Fonds de
Responsable ressources
Responsable
GESTION du CDI informatique virtuelles
CDI et de TICE

INFORMATION
+
BIBLIOTHEQUE CDR Médiapôle
+ Centre de ressources 1
MEDIATHEQUE
Professeurs
Plateau central
Médiapôle
2

PC de consultation pour les élèves

SALLES ADJACENTES
Economie de câblage, ADSL, Services, Sécurité, Assistance professeurs

Langues 1 Langues 2 TIC 1 TIC 2

Etc…
TIC 3 TIC 4

- Maximum de prestations
- Entraînement TICE
SALLES ELOIGNEES
avec des prestations en ligne qui
peuvent êtres différentes de celles
proposées dans les salles du CDR

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 112 -


LA DESCRIPTION DES ESPACES ET DE LEURS USAGES

CDR ET ARCHITECTURE

Les innovations technologiques et pédagogiques à partir des usages des TICE vont se développer
en partant du CDR, avec des changements importants pour le bloc scolaire et la formation
individualisée.

L’évolution des technologies informatiques


pose des problèmes nouveaux à l’architecture.

Etant donné le coût important du câblage et de la recherche d’une alimentation électrique de


qualité pour les ordinateurs, les spécialistes se posent encore certaines questions :

− Doit-on installer un réseau centralisé dans tout l’établissement ?


− Où doit-on différencier les salles informatiques qui sont à la proximité du CDR ?

Aujourd’hui, des études sont faites sur le Wi-Fi, mais la fiabilité de cette technologique n’est
pas encore à l’abri de coupures intempestives. Au niveau de l’architecture, les solutions
découlant de la systématisation des CDR ne sont pas encore stables.

L’intérêt du rapprochement des labos informatiques et de langues, du CDR

Les défenseurs de cette formule apportent des arguments provenant de l’expérience :

− La proximité avec les spécialistes du service informatique rassure les professeurs, car ils ont
besoin d’assistance, tant pour l’utilisation des matériels que dans la recherche des
ressources pédagogiques ;

− Un autre point concerne la sécurité des ordinateurs (vols, vandalismes…) qui seraient mieux
protégés dans un ensemble de classes gérées par le CDR. Dans certains CFA, la surveillance
et le contrôle régulier des matériels restent un sujet préoccupant.

Au niveau de l’architecture, le rayonnement du CDR transforme les espaces


Le CDR, en devenant un lieu central pour les pédagogues, simplifie les moyens et les usages au
niveau des TICE.

NIVEAU I Groupe de pièces


CDI CDR de 500 m²
bien situé dans le CFA

NIVEAU II
SALLES ADJACENTES
de 4 à 12 labos informatiques et de langues

NIVEAU III
SALLES ELOIGNEES
Quel type de mise en réseau ? Salles universelles
Salles spécialisées TIC Remplacement progressif
isolées ELEVES des salles banalisées
à la maison ?

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 113 -


LA DESCRIPTION DES ESPACES ET DE LEURS USAGES

LES ESPACES DEDIES AUX PROFESSEURS

Dans un CFA, il y a un professeur pour 10 élèves, car de nombreux enseignants travaillent à


temps partiel.

L’un des enjeux des nouveaux CFA est d’intégrer de suite les enseignants à la vie pédagogique
du CFA comme cela se pratique dans les pays anglo-saxons. L’autre objectif est de donner à
chaque professeur des moyens nouveaux pour qu’ils bénéficient rapidement de moyens
pédagogiques qui intègrent en partie la révolution informatique.

Ce nouveau dispositif d’espace, qui correspond à une tendance actuelle, devrait aider les
professeurs dans leur travail de préparation, tout en assurant de bonnes liaisons avec le CDR.

ESPACES ENSEIGNANTS

Dans les locaux de l’administration Répartis dans le bloc scolaire

Salle centrale 10 salles des professeurs


des professeurs
Bureaux
Locaux reprographie professeurs

50 m² hors espaces scolaires


Locaux de l’administration de 3 à 8 places

Inclus dans l’enceinte du CDR 1 poste de


travail par
professeur
Médiapôle 1
25 m²
Bureau 1 ou 2
avec ordinateurs
rangement par salle
Médiapôle 2
25 m²

Chacun de ces locaux est équipé


200 m²
de 10 postes avec de nombreux équipements
d’édition multimédia

TOTAL = 200 m² scolaire


Hors salle centrale et médiapôle

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 114 -


LA DESCRIPTION DES ESPACES ET DE LEURS USAGES

SYNTHESE DES ESPACES DE LA STRUCTURE SCOLAIRE


(Total du bloc scolaire)

Estimation option ville

Cette partie principale de l’établissement, qui concerne le département tertiaire du CFA et les
enseignements généraux (1000 places), a pour mission d’assurer la réussite scolaire des
apprentis, qui passent environ 70 % de leur temps dans le bloc scolaire.

1. LES SALLES DE CLASSE BANALISEES – SB 3.000 m²

− 15 GSB de 70 m² 32 places 1.100


− 24 MSB de 50 m² 24 places 1.200
− 12 salles de 20 m² pour les groupes de 12 places 240
− 12 salles dépôts, stockage de 6 à 15 m² 140
− Vestiaires, toilettes 320
Certaines GSB pourront, par la suite, être transformées en salles universelles

TOTAL 1 3.000 m²
45 équivalents – salles proposant 1.300 places
et une capacité d’accueil de 990 élèves (moyenne 22 / classe)

2. LES SALLES DE CLASSE SPECIALISEES ET LABOS 1.100 m²

11 salles informatiques dont 4 proches du CDR

− 3 GLI de 80 m² 30 places 240


− 8 MLI de 50 m² 24 places 400
− CDR + équivalent LABOS TIC 16 postes -

− 4 salles pour les professeurs spécialisés et les besoins techniques 60

Le CFA dispose de 11 équivalents salles informatiques 700 m²


ayant une capacité d’accueil de 314 postes

4 laboratoires de langues dont 2 proches du CDR 260 m²

4 labos et leurs annexes ayant une capacité d’accueil de 90 postes

2 salles spécifiques (selon besoins) 160 m²

Au total, 15 salles spécialisées pouvant être équipées en fonction de la demande


Capacité d’accueil des salles spécialisées = 410 places

TOTAL 2 1.100 m²

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 115 -


LA DESCRIPTION DES ESPACES ET DE LEURS USAGES

3. LE CDR ET SES ANNEXES PEDAGOGIQUES

Le CDR + CDI 500 à 600 m²

− Avec ses différents bureaux


− Bibliothèque, médiathèque, salles de consultation
− Salles de lecture
− Locaux informatiques et gestion des ressources virtuelles
− Postes de consultation élèves
− Self-service en continu

2 médiapôles professeurs 2 x 25 100 m²


et bureaux divers

10 salles des professeurs 200 à 300 m²

TOTAL 3 900 m²

TOTAL STRUCTURE SCOLAIRE 5.000 m²


(T1 + T2 + T3)
Hors circulations

TOTAL ACCUEIL STRUCTURE SCOLAIRE

− 45 salles banalisées ................................................. 990


− 15 salles spécialisées.............................................. 410
− CDR direct .................................................................... compléments

Moyenne 22 élèves par salles 1.400 places

La capacité proposée est supérieure de 30 % aux besoins moyens d’un CFA de 1.000 places.

ESPACES SCOLAIRES – CE QUI EVOLUE

− La création de CDR avec ses multiples missions.


− La généralisation des salles de cours « avec ordinateurs » (salles universelles).
− Le rôle majeur de la formation générale dans la formation des apprentis (70 % du temps).
− En contrepartie, la possibilité de réduire la surface des ateliers pour les apprentis qui ne
seront présents que 2 ou 3 demi-journées par semaine sur les plateaux techniques.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 116 -


LA DESCRIPTION DES ESPACES ET DE LEURS USAGES

3
LES ATELIERS ET LES PLATEAUX TECHNIQUES

LES VARIABLES LIEES AU METIERS

La détermination d’un programme d’atelier fait partie du domaine du chef de travaux.


Actuellement, les ateliers sont conçus sur les bases d’une proposition sur mesure entre le
programmiste et le chef de travaux, car il existe peu de travaux collectifs en la matière.
Les auteurs considèrent que le besoin en espace et en budget le plus élevé est celui d’un lycée
industriel avec internat. Un tel programme peut représenter un doublement de budget
par rapport à un LGT ou un LPO du tertiaire. Après le bloc scolaire, c’est au niveau des
plateaux techniques que l’architecte scolaire peut rechercher une meilleure optimisation des
investissements et de l’espace.

Les grandes lignes de préprogramme d’atelier

Offre scolaire Implication


Surfaces
Groupes de métiers sur les plateaux techniques

TERTIAIRE, COMMERCE Agencements de stands et de salles banalisées,


Faible
salles spécialisées

COIFFURE / ESTHETIQUE Locaux d’activités aménagés en étage Moyen

CHR / ALIMENTATION laboratoires rez-de-chaussée et étage Moyen

Grands ateliers en rez-de-chaussée avec matériels Très


BTP (23 METIERS)
et manutention lourde important

MAINTENANCE AUTOMOBILE, Grands ateliers clos avec matériels Très


CARROSSERIE en rez-de-chaussée important

INDUSTRIE Grands ateliers en rez-de-chaussée équipés de


machines outils
(40 métiers)
Les groupes les plus répandus
Electrotechnique, électronique, la productique, la Important
maintenance industrielle, les systèmes plurivalents à très
important
Les industries spécialisées
Les matériaux (bois, plastique), l’habillement et le
textile, les arts graphiques, l’énergie,
la climatisation…

LA MAINTENANCE Systèmes électroniques (GP) et numériques et Moyen


GRAND PUBLIC (GP) dérivés. Locaux d’activité aménagés en étage.

L’ENVIRONNEMENT, LA PROPRETE laboratoires d’analyse et grands espaces pour la Grand


mise en application

LOGISTIQUE Besoin d’un entrepôt en activité Moyen

Ce sont les métiers de l’industrie, de la maintenance automobile et du BTP qui nécessitent les
ateliers les plus importants et les plus équipés. Dans la plupart des cas, la surface des ateliers
sera le double de celle du bloc scolaire.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 117 -


LA DESCRIPTION DES ESPACES ET DE LEURS USAGES

L’USAGE DES ATELIERS : DIFFERENCE ENTRE LP ET CFA

Dans un lycée technique, l’atelier et les plateaux techniques sont les seuls lieux qui
permettent à l’élève de transposer ses enseignements théoriques. Cette pratique est cependant
insuffisante, malgré un temps de 8 à 16 heures par semaine passé à l’atelier, qui demande la
mise à disposition d’ateliers complets et de grandes tailles.

L’apprenti fait de la pratique une semaine sur deux (ou deux semaines sur trois) en entreprise,
ce qui lui permet d’acquérir rapidement les gestes professionnels et un comportement calqué
sur celui des professionnels. Lorsqu’il vient au CFA, il utilisera beaucoup moins l’atelier qu’un
élève du lycée et les structures techniques des CFA devraient être moins importantes que
celle des lycées.

Le rôle de l’atelier du CFA dans l’apprentissage

Actuellement, il y a un conflit entre apprendre à l’apprenti à améliorer ce qu’il fait en


entreprise et apprendre à faire autrement. Cette différence se lit facilement dans les
restaurants pédagogiques des CFA : les professeurs techniques cherchent à imposer les « bonnes
manières » qui sont demandées dans les restaurants gastronomiques, alors que les jeunes sont
employés par des brasseries ou des restaurants d’enseigne, c’est-à-dire là où il y a une
consommation normée et ou l’emploi est le plus important.

En donnant aux ateliers des missions plus précises, et qui tiennent compte d’une organisation
mieux adaptée, la programmation des ateliers de CFA pourrait déboucher sur des solutions plus
économiques. La programmation des ateliers est l’affaire des chefs de travaux en fonction d’un
cadre budgétaire donné par le maître d’ouvrage.

CFA 21 – LE POLE TECHNOLOGIQUE ET SES ATELIERS

Dans ce projet, le choix des formations techniques s’est porté sur des métiers de la
maintenance, concernés par des « produits nouveaux » utilisant l’électronique et le numérique.

Le pôle technologique va se construire en fonction des situations rencontrées, en particulier


des implantations de ville ou de campus.

CFA 21 1 Locaux d’activités et de formation technologique


- URBAIN OU CAMPUS Maintenance Grand Public (B to C)
2.000 m² Electronique GP, numérique, informatique, bureautique,
Télécom, informatique, audiovisuel, domotique,
immotique
CFA 21 2 ATELIERS INDUSTRIELS
- CAMPUS Maintenance Industrielle (B to B)
2.000 m²
Système plurivalents : mécanique, électrotechnique,
+ 3.000 m²
électronique, hydraulique, pneumatique…
1 + 2 = 5.000 m²
Systèmes informatiques et numériques pour l’entreprise
CFA 21 3 − Mécanique de l’électroménager (BLANC)
Dans des CFA extérieurs − Environnement
ou en entreprise
− Etc.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 118 -


LES ESPACES NON SCOLAIRES

PARTIE III
PREPROGRAMMATION D’UN CFA

Chapitre 2
LES ESPACES NON SCOLAIRES

1. L’administration et la salle du conseil

2. La restauration, la cafétéria

3. Le gymnase et l’aire de sport

4. Amphithéâtre ou salle polyvalente

5. L’internat au CFA

6. Les espaces secondaires : accueil, hall, circulations, le


foyer des apprentis, la cour de récréation, la
conciergerie, les logements de fonction, l’infirmerie, le
parking

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 119 -


LES ESPACES NON SCOLAIRES

1
L’ADMINISTRATION ET LA SALLE DE CONSEIL

Dans les établissements du type CFA 21, l’espace global réservé à l’administration est de
l’ordre de 400 à 500 m². Cependant, cet espace peut être réparti dans des endroits
stratégiques de l’établissement et, de ce fait, partager les espaces du bloc scolaire non
affectés :

Les espaces de l’administration

DIRECTION GENERALE / PROVISEUR


− Secrétariat 60 m²
− Salle du conseil 40 m²
100 m²
Cette salle est destinée à recevoir les administrateurs en assemblée et à ----------
jouer aussi un rôle de salon d’honneur pour l’établissement 200 m²

DIRECTEUR DES ETUDES / PROVISEUR ADJOINT


− Secrétariats pédagogiques 40 m²
60 m²
La place de ce service est dans la structure scolaire à un point de passage ----------
stratégique pour les élèves 100 m²

CONSEILLERS D’EDUCATION 90 m²
Discipline, présence, vie scolaire
− 3 ou 4 bureaux 3 x 20
La meilleure situation de ce service sera dans les circulations principales

SERVICES AUX ELEVES


− Entreprises, information métiers, orientation 40 m²
− International : voyages et stages à l’étranger, gestion des partenariats 40 m²
européens, événements
− Vie étudiante : événements, sport, vie culturelle 40 m²
----------
120 m²
SECRETARIAT GENERAL / INTENDANCE 50 m²
− Bureau du responsable 80 m²
− 3 à 4 bureaux pour l’intendance 4 x 20 40 m²
----------
− Bureau moyens généraux
170 m²
TOTAL 680 m²

Dont bureaux dans l’espace scolaire et la restauration :


− la direction technique informatique possède son bureau dans le CDR,
− le (ou les) chefs de travaux ont leurs propres bureaux dans les ateliers.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 120 -


LES ESPACES NON SCOLAIRES

2
LA RESTAURATION
Cuisine, self-service, cafétéria

Le comportement des « jeunes mangeurs » a considérablement changé, ces dernières années.


Manger devient de plus en plus une conduite individuelle, multiphasique. Nous sommes passés
de 3 prises collectives de repas à 6-7 pseudo-repas quotidiens.
En ville, la majorité des jeunes présente un comportement alimentaire instable et qui
s’accommode bien des fast food et des sandwichs. Ceci permet aux jeunes de se déplacer
pendant les pauses aménagées et de continuer à s’amuser en petits groupes. Ce nouveau
comportement alimentaire se développe plus en ville : les jeunes ont la liberté de choisir et ils
trouvent facilement de la nourriture à l’extérieur ou dans la cafétéria du CFA, ainsi que dans
les distributeurs automatiques (barres chocolatées).
Ces changements doivent intéresser ceux qui font la programmation des espaces en milieu
scolaire.

Campus et grande banlieue

L’attrait pour l’extérieur va être diminué, sauf s’il existe à proximité un grand centre
commercial ou un restaurant de type FAST FOOD.
Par ailleurs, certains directeurs de CFA rendent obligatoire l’utilisation du self-service mais
pour des raisons purement économiques, il est difficile d’interdire aux jeunes d’apporter leurs
repas ou de réchauffer des portions surgelées individuelles. Il est alors nécessaire de proposer
aux élèves un moyen de réchauffer leurs plats près des cafétérias ou du self-service.

LE MODELE D’UN LYCEE HOTELIER EN VILLE

Le lycée Hôtelier BELLIARD, situé en périphérie de Paris, a traité le problème de sa propre


restauration en tenant compte d’un manque d’espace propre aux lycées parisiens.

La demi-pension : de 280 à 320 couverts chaque midi :


− Les mineurs sont obligés de rester dans le lycée à l’heure du déjeuner.
− Dans ce lycée, les repas sont pris obligatoirement dans le self (ou salle à manger).
− La nourriture proposée est de bonne qualité à un prix compétitif.

Les tarifs des repas : Apprentis : 2,69 € + avantage au Conseil régional


Lycées : 3,57 € ou forfait de 199 € par trimestre
Pour les élèves bénéficiant d’une aide sociale, le tarif varie entre 50 % du prix et la gratuité.

La restauration : cuisine et self


Surface totale = 390 m² Cuisine et divers = 240 m² Self = 150 m²
Le self dispose de 120 places, ce qui paraît à première vue limité.

L’organisation des services


Le proviseur adjoint, lorsqu’il étudie l’emploi du temps pour l’ensemble du lycée, prévoit des
interruptions de 11 h 30 à 14 h. Ainsi, le taux de rotation (2,5) prévu au moment de la
conception de la restauration peut devenir effectif.
Dans l’idéal : 120 places x 2,5 = 300 repas par jour.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 121 -


LES ESPACES NON SCOLAIRES

LES BESOINS MAXIMUM D’UN GRAND CFA DE 1.000 PLACES

Le modèle du Lycée Hôtelier précédent, où la presque totalité des élèves et des professeurs
prennent leur repas du midi sur place, représente environ le tiers du nombre de repas qui
seraient pris dans un grand CFA.

Estimation CFA 21 (1.000 places)

RESTAURATION Surface Totale = 1.000 m²

− dont self-service de 300 places 550 m²


taux de rotation : 2,5 - 500 à 900 repas le midi

− cuisine et annexe 450 m²

Nous sommes ici dans un modèle où les élèves restent au lycée/CFA le midi, car ils n’ont pas
d’autres choix.

Si les élèves ont plus de liberté, quelles solutions vont-ils adopter selon les cas :

− Si les apprentis majeurs recherchent un comportement de liberté vers l’extérieur.


− Si l’interruption du midi est supérieure à 1 heure.
− S’il existe une cafétéria dans le CFA où il est possible d’acheter des sandwichs et des
loisirs.
− Près du CFA, il y a une rue commerçante ou une galerie marchande (hyper, en banlieue).
− Si les jeunes amènent un panier de provisions préparées par leur mère.
− S’ils achètent des surgelés et recherchent un micro-onde pour réchauffer leur portion.
− Etc.

Le comportement alimentaire des jeunes a considérablement changé et il y a un équilibre à


trouver entre la « méthode obligée » et les services à leur apporter.

En fonction du comportement alimentaire des jeunes, nous pouvons estimer les différents
espaces nécessaires à la restauration.

TAUX D’UTILISATION DU SELF

90 % des élèves 70 % des élèves 50 % des élèves


Rations Surfaces Rations Surfaces Rations Surfaces

Nombres de repas 900 700 500


Cafétéria - - 150 100 m² 150 100 m²
Surface self 450 m² 350 m² 220 m²
Surface cuisine 550 m² 400 m² 280 m²

TOTAL 1.000 m² 850 m² 600 m²

Au moment de la préprogrammation du CFA, le chef d’établissement devra inclure dans


son projet pédagogique une anticipation sur le comportement des élèves dans l’utilisation du
self-service, car la surface attribuée à la restauration peut varier du simple au double en
fonction des options retenues.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 122 -


LES ESPACES NON SCOLAIRES

3
LE GYMNASE ET L’AIRE DE SPORT

Si le CAMPUS est attiré par les idéaux de la Grèce Olympique plutôt que par la recherche d’une
société de connaissance tournée vers le dialogue, le maître d’ouvrage fera le choix
d’investissements importants pour le gymnase et le stade.

L’ensemble sportif idéal existe à la Faculté des Métiers de l’Essonne avec un gymnase d’une
superficie de 2.200 m² (il a plus de 7 m de haut) qui débouche sur un terrain de sport digne
d’un équipement municipal. Ce grand CFA a été conçu pour accueillir 2.800 apprentis, c’est-à-
dire qu’il possède 1.400 places.

GYMNASE - SCENARIO 2 – LE CFA 21 EN CAMPUS

Le gymnase a une superficie de 1.200 à 1.400 m² et une hauteur de plus de 7 mètres. Il possède
de grands vestiaires, des locaux pour ranger les différents matériels, de nombreux volumes
modulaires pour répondre aux différents usages, des bureaux pour les professeurs qui sont
chargés d’animer la vie sportive du CFA…

Ajoutons un terrain de sport de 2.000 à 6.000 m² pour les beaux jours.

Architecture et services municipaux :

Ce sont les mairies qui interviennent dans la programmation des équipements sportifs et dans
leurs financements. Selon leur importance et leur richesse, les municipalités seront sensibles
aux possibilités de mutualisation des moyens et des synergies possibles avec le CFA. Aussi, si la
municipalité dispose d’installations sportives peu utilisées, elle cherchera plutôt à favoriser des
solutions externes : stades, salles de sport, équipements spécialisés, piscines… qu’à financer un
gymnase.

Les apprentis étudiants :

Les élèves de Niveau III, II et I ne sont pas tenus de faire du sport pendant leur scolarité. Dans
ce cas, l’offre du CFA dans cette matière devient facultative.

VESTIAIRES / SALLES DE DOUCHES


Les espaces annexes aux salles de sport :

L’espace du gymnase devra être aménagé pour


renforcer la polyvalence. Cette diversification passe
par une structure de gymnase qui doit libérer un
large volume sans appuis intermédiaires. Par
ailleurs, de nombreux espaces modulaires devront
être aménagés.
Les salles de douche doivent pouvoir être accessibles
depuis les vestiaires. Entre la partie humide de la
douche et le vestiaire, une zone de séchage doit être
prévue.
Ceci donne une idée de ce qui est nécessaire pour
équiper complètement un gymnase.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 123 -


LES ESPACES NON SCOLAIRES

GYMNASE - SCENARIO 1 – LE CFA 21 EN MILIEU URBAIN

Pour un établissement scolaire en milieu urbain, l’investissement pour favoriser la pratique du


sport ne peut dépasser 6 % des espaces disponibles, c’est-à-dire entre 400 et 600 m², ce qui ne
permet pas de faire un « vrai » gymnase.

Ici, l’approche est différente, car il devient impossible de trouver une place pour bâtir un grand
volume de 7 mètres de hauteur, difficile de créer un terrain de sport, difficile de faire des
vestiaires-douches… Les solutions de remplacement et les solutions extérieures devront être
mises en compétition avec le projet d’architecture.

Dans le scénario 1, en milieu urbain le gymnase aura une taille de 400 à 600 m² avec une
hauteur identique aux autres volumes du CFA et les vestiaires seront polyvalents et situés dans
les lieux communs du CFA. S’il existe un terrain de sport, il sera extérieur (échanges,
conventions…)

En revanche, le CFA 21-U pourra mettre en place une animation sportive efficace :

− en organisant la vie sportive des apprentis ;


− en proposant un réseau de partenariats avec des clubs ;
− en animant des actions sportives le week-end, pour aider les apprentis à faire leurs
premiers pas vers des clubs sportifs ;
− en proposant des diagnostics et des conseils avec suivi.

COMPARATIF DES ESPACES GYMNASE

SCENARIO 2 – CAMPUS SCENARIO 1 - VILLE

1.200 à 1.400 m² 400 à 600 m²

VRAI GYMNASE GYMNASE


− hauteur de 7 mètres obligatoire − hauteur de 4 mètres
− vestiaires-douches − vestiaires mixtes (atelier, scolaire)
− bureaux, rangements − sous-traitance dans les installations de la
− nombreux modules mairie

ANIMATION ANIMATION
− selon besoins − directement dans les rues principales du CFA

Les solutions extérieures :

Les services municipaux participent à la mise en œuvre du sport à l’école. Pour certains lycées
professionnels et CFA, la meilleure solution consiste, parfois, à utiliser les installations
municipales (ou autres) qui proposent des choix assez étendus.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 124 -


LES ESPACES NON SCOLAIRES

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L’AMPHITHEATRE OU LA SALLE POLYVALENTE

Les amphithéâtres
Les amphithéâtres construits ces dernières années sont de taille moyenne (80 places) et
avec une pente importante, ce qui nécessite de réserver 2 niveaux dans les bâtiments qui les
hébergent (200 m² x 2 niveaux = 400 m²).

Les amphis se justifient pour une pratique pédagogique intense, lorsque l’organisation de
l’emploi du temps permet de grouper plusieurs sections (promotions de 3 à 5 sections).

Les salles du conseil


Elles sont nécessaires au chef d’établissement pour recevoir son conseil d’administration, ses
professeurs ainsi que les différents groupes d’institutionnels et de professionnels qui sont reçus
dans l’établissement.

En général, il s’agit de salles de 100 m² pouvant recevoir 40 fauteuils disposés en rectangle ou


en ovale.

Les salles polyvalentes


Ce terme désigne plusieurs configurations de salles plus importantes que les salles de classe.
Dans certains lycées LGT, il s’agit de salles de permanence ouvertes proposant 60 à 80 places,
pour d’autres c’est le réfectoire qui se transforme en salle d’examen, en salle des fêtes ou en
forum à l’occasion d’un événement.

Sous l’appellation salles polyvalentes, nous retiendrons des salles d’environ 200 places, pouvant
servir de salles de cinéma (ou auditorium), ou des lieux pour organiser des événements et des
cocktails capables d’accueillir 300 à 400 convives.

COMPARAISON DES GRANDES SALLES

Salle du conseil Amphi Salle polyvalente

SURFACES 100 m² 400 m² - (2 niveaux) 300 m²

CAPACITE 40 100 200 assises - 400 debout

VIP et administrateurs SCOLARITE Salle des fêtes


Groupes cadres CFA Groupes VIP et Salle type cinéma
UTILISATION Groupes professionnels professionnels Grands groupes du CFA
extérieurs Présentation du CFA Evénements
Location FPC Location Location

Les écoles supérieures et les universités utilisent les amphis pour des groupes d’une taille
importante (100 élèves). Entre la salle du conseil, qui est un outil de management pour la
direction générale, l’amphi qui apporte au CFA une « image supérieure » et les salles
polyvalentes tournées vers l’accueil de groupes importants, la direction du CFA devra apporter
des éléments de choix. Au niveau des surfaces, les CFA 21 peuvent disposer de 300 m² dans le
programme général.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 125 -


LES ESPACES NON SCOLAIRES

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L’INTERNAT AU CFA

La politique actuelle de relance des internats permet aux élèves habitant à plus d’une heure de
transport quotidien de trouver de meilleures conditions de réussite scolaire.

Dans le cadre des internats de CFA où il règne un climat de liberté, il faut tenir compte de
certaines conditions qui peuvent simplifier la programmation d’un projet d’internat :

− S’adresser à des élèves et à des parents volontaires qui vont accepter de signer une
« convention de vie en internat », en particulier pour la réservation de l’hébergement.
− La possibilité de réserver l’usage de l’internat à des apprentis majeurs (> 18 ans), ce qui
réduit considérablement la responsabilité et les charges d’animation et de surveillance.
− La fermeture de l’internat le week-end ou, à défaut, tolérer la présence de quelques
apprentis capables de s’autogérer.

Les conditions d’hébergement

Les projets pédagogiques s’accorderont sur la mise à disposition des espaces :

− Chambres (1 à 3 élèves) avec blocs sanitaires, des locaux différents pour les filles et les
garçons, un foyer/salle polyvalente et des espaces de détente à l’étage.
− Les élèves doivent disposer de salles d’études, de PC et de préférence d’un CDI ouvert en
dehors des horaires scolaires.
− Les jeunes ont accès à une cafétéria pour le petit déjeuner ou pour faire réchauffer leur
dîner (il est interdit de réchauffer les plats dans les chambres).
− Les animateurs du foyer développent les possibilités culturelles, sportives et de détente.

Les règles d’hygiène et de sécurité

avec en particulier :

− Un accès rapide aux soins d’urgence (SAMU…)


− Une infirmerie et la formation des encadrants aux techniques de premiers secours.
− L’attribution de logements de fonction au surveillant général et/ou à l’infirmière.

Type de gestion simplifiée dans un internat « sans mineurs »

Un grand CFA parisien de l’alimentation fonctionne avec les choix suivants :

− 50 places d’internat réparties sur plusieurs niveaux – tarif 85 €/ semaine.


− Une cafétéria ouverte le matin et disponible le soir pour réchauffer des plats.
− Un grand foyer polyvalent géré par le gardien de la résidence voisine (80 chambres).
− Surveillance : il n’y a pas de surveillant mais l’agent de sécurité du CFA fait des rondes
régulières et le surveillant général dispose d’un logement de fonction au dessus de
l’internat.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 126 -


LES ESPACES NON SCOLAIRES

MODELE D’INTERNAT

L’IMT – Institut des métiers Techniques de Grenoble

L’Institut des Métiers et des Techniques de Grenoble reçoit des élèves provenant de l’Isère et
des départements voisins. Il y a surtout des élèves de Niveaux V et IV et parmi eux des mineurs.
De ce fait, le CFA doit mettre en place des moyens de management plus importants :
− 1 gestionnaire pour maîtriser les réservations et contrôler le bon état des chambres.
− 1 surveillant pendant toute la nuit (chambre prévue).
− Les filles et les garçons ne logent pas aux mêmes étages.
− 1 agent de service pour les petits déjeuners et les repas du soir servis dans la cafétéria
attenante.

L’internat est ouvert aux élèves de 16h 30 à 8 h du matin

Descriptif de l’internat de l’IMT


Cet internat occupe 5 niveaux dans un immeuble de 8 étages. Sa capacité est de 96 lits répartis
en 43 chambres de 1, 2 et 3 places, soit une vingtaine d’internes par niveau. Les filles occupent
2 étages pour 3 étages aux garçons.
A chaque étage, il est mis à la disposition des élèves un bloc sanitaire d’environ 30 m²,
contenant 12 lavabos, 4 WC et 2 douches.
Le surveillant, qui est logé dans une chambre de l’internat, accède facilement aux étages
(ascenseurs et escaliers).

INTERNAT IMT GRENOBLE

Chambres 43 (1, 2, 3 places) 96 lits 1.000 m²

Blocs sanitaires 6 blocs 20 places à l’étage 200 m²

Cafétéria / Bar - Repas du soir 60 places à table utilisation


+ cuisine - Petit déjeuner + self mixte

Circulations, espaces 200 m²


communs

TOTAL 1.400 m²

Soit 15 m² par interne

Les cafétérias, le self et la cuisine sont gérés par une association extérieure.
L’internat doit être situé dans les mêmes locaux que ceux de la restauration pour faciliter la
préparation des produits frais de la cafétéria. En ville, les internes peuvent sortir le soir pour
prendre leurs repas à l’extérieur, ce qui complique la gestion des portions.

Le programme de création d’internats en Ile de France


En 2002/2003, dans le cadre de l’aménagement des lycées, la région a programmé :
− 17 créations d’hébergement en Ile de France pour 1.600 places.
Dans les internats trop petits, il est difficile d’assurer la surveillance et la mise en place d’une
équipe éducative. Nous proposons une taille d’internat de 80 à 100 places qui a fait ses preuves
à l’IMT de Grenoble.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 127 -


LES ESPACES NON SCOLAIRES

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LES ESPACES SECONDAIRES

ACCUEIL, HALL, CIRCULATION

Ils représentent environ 10 à 15 % de la superficie totale d’un CFA : soit 1.500 m² pour un
CFA 21 urbain et 2.500 m² pour un grand CFA en campus. L’accueil et le hall forment l’organe
principal de ce réseau et les circulations (rues et couloirs) conduisent dans les salles les plus
éloignées.

Restaurant
Escalier
Couloir
Loge
Accueil
Cafétéria

HALL Rue

Foyer
des élèves Couloir

Escalier

Rue

Aujourd’hui, les architectes s’efforcent de situer les halls dans un endroit central. Ils ont trois
objectifs à satisfaire :
− favoriser la distribution des élèves aux heures de pointe et en cas d’évacuation urgente ;
− rapprocher le plus possible les salles de cours des lieux principaux et du hall ;
− gérer les attentes, les pauses ainsi que les accès aux fonctions les plus variées du CFA.
NB / Ces surfaces communes : hall et circulations, ne sont pas prises en compte lors des calculs
d’espaces scolaires. Le plus souvent, elles viendront s’ajouter au préprogramme par salles.

VESTIAIRES ET TOILETTES, LOCAUX « AUTRES »

Dans les établissements techniques, les élèves se changent plusieurs fois dans la journée : en
mettant des tenues professionnelles pour aller à l’atelier, puis en se changeant à nouveau pour
aller en cours et, dans certains, pour aller faire du sport. A cela, il faut ajouter que certains
CFA donnent à chaque élève un caisson avec une serrure pour ses affaires personnelles.
En général, les vestiaires sont conçus pour accueillir une ou plusieurs sections (de 30 à 50 m²).

Ainsi, pour un établissement technique de 500 places, il faudra prévoir 5 à 8 vestiaires à usages
multiples (d’une superficie totale d’environ de 300 m²). A noter que les formations tertiaires ne
nécessitent pas obligatoirement de vestiaires pour les élèves.

Cas du gymnase :
Les vestiaires avec douches des salles de sport, nécessitent deux fois plus d’espaces que les
vestiaires classiques en CFA.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 128 -


LES ESPACES NON SCOLAIRES

Les toilettes
Les blocs toilettes/sanitaires sont, pour la plupart, disposés dans le bloc scolaire et près des
circulations. Comme pour les vestiaires, les blocs sanitaires seront étudiés pour recevoir
plusieurs classes à l’heure de la pause, c’est-à-dire plusieurs dizaines d’élèves à la fois.

Locaux techniques
Lors des estimations de surfaces de la structure scolaire, nous avons réservé des espaces pour
les salles de dépôt, les bureaux et les rangements. Certaines grandes salles, comme celle des
moyens généraux, de l’entretien, et des grands stockages, seront comptabilisées en
supplément.

Dans le cas de la Faculté des Métiers de l’Essonne, l’ingénieur BTP qui représentait le maître
d’ouvrage a totalisé toutes les surfaces : technique, WC, services, circulations… pour un total
de 4.280 m² sur 20.090 m². Ces surfaces annexes représentent 21,3 % du bâti, soit à elles seules
équivalent d’un établissement professionnel de 500 élèves.

LE FOYER DES ETUDIANTS

Cet espace de 50 à 150 m², qui n’est pas encore présent dans tous les lycées/CFA, est
considéré par les élèves comme le symbole de leur liberté et de leur maturité.

Dans un très grand pôle scolaire, comme Léonard de Vinci à la Défense (2.500 étudiants), cet
espace contient des services complets :
− Cafétéria, distributeurs automatiques.
− Agence bancaire, service reprographie.
− Bureaux de la vie étudiante : organisation d’événements, vie culturelle, vie sportives,
musique…
− Tables de travail pour faciliter le travail scolaire.
Ce foyer étudiant débouche directement sur une grande rue qui peut accueillir de nombreux
stands, tout en disposant d’espaces complémentaires.
Certes un CFA de 500 élèves ne pourra rivaliser avec une telle offre de services, mais les jeunes
font connaître progressivement leurs besoins. On peut offrir, en outre, des solutions
alternatives pour la salle de permanence.

LES COURS DE RECREATION

Décret n° 94-699 du 10 août 1994, fixant les exigences de sécurité relatives aux équipements
des aires collectives de jeux :

Art. 1 – Il est interdit de fabriquer, d’importer, de détenir en vue de la vente, de vendre, de


distribuer à titre gracieux et de donner en location des équipements d’aires collectives de jeux
qui ne satisfont pas aux prescriptions du présent décret.

Le législateur prend ses précautions, ce qui n’empêche pas les jeunes d’avoir une préférence
marquée pour ces espaces où il est facile de se regrouper hors des regards des adultes et se
détendre (voir Partie I – Chapitre 4).

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 129 -


LES ESPACES NON SCOLAIRES

L’INFIRMERIE

Il est conseillé de localiser ces locaux de 50 à 100 m² en un lieu facile à atteindre pour tous :
en particulier s’il y a un blessé à transporter dans l’infirmerie ou pour faciliter l’accès éventuel
vers une ambulance du SAMU. La visite médicale qui a lieu chaque année doit être facile à
organiser, en particulier en ce qui concerne les files d’attente des élèves.

LA CONCIERGERIE – LOGEMENT DE FONCTION

La fonction du gardien est de participer, dans un premier temps, à l’accueil des élèves et, en
dehors des heures scolaires de veiller à la sécurité de l’établissement. Souvent, pour faciliter la
vie des gardiens, le plan de l’établissement propose un appartement de fonction proche de
l’accueil.

Il existe un calcul pour déterminer le nombre d’appartements de fonction et leurs surfaces.


Pour un établissement moyen d’environ 600 places, 3 à 4 logements sur 300 m². Dans les faits,
les appartements les plus fréquents sont ceux du proviseur (100 à 140 m²), du gardien
(60 à 80 m²) et parfois un 3ème logement pour le proviseur adjoint ou le surveillant général.

LES PARKINGS

C’est avec la municipalité que les responsables du LP/CFA vont décider de la dotation minimum
de places de parking, pour un établissement moyen : 10 à 15 places. Cependant, il reste à
régler l’estimation du nombre de places nécessaire aux salariés du CFA et aux élèves.

Ce point est particulièrement difficile à prévoir, car différentes variables sont à prendre en
considération :

− qualité des transports en commun et éloignement.


− Age des élèves. Les élèves de 19 à 22 ans ont souvent des voitures.
− Garçons ou filles : les garçons se motorisent davantage.
− Formations préparées par les jeunes : la maintenance automobile, les formations
industrielles… sont des métiers où les jeunes achètent rapidement une voiture.

D’après nos observations, un CFA de 1.000 places, avec 160 salariés, devra faire sa propre
étude pour estimer les besoins en places des parking extérieurs : de 100 à 400 places, ce qui
suppose de disposer d’un terrain de 1.000 à 4.000 m².

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 130 -


NOUVELLES BASES POUR CONCEVOIR UN CFA

CONCLUSION
8 années pour faire un lycée dans une société de changement

Tout au long de cette étude, nous avons suivi un cheminement linéaire, celui qui correspond à
la logique d’un projet d’architecture et de la fabrication d’un lycée « sur mesure ».

Le projet d’architecture scolaire

1 2 3 4 5 6

décision préprogramme programme concours construction ouverture

Référentiel d’architecture
Education Nationale

L’ensemble des séquences dure environ 8 ans pour une création, ce qui peut poser des
problèmes d’adaptation aux changements considérables que nous traversons actuellement.
A remarquer que notre étude s’est intéressée principalement aux PHASES 2 et 3 du projet.

L’importance des changements actuels

Ils sont tellement présents aujourd’hui, qu’il paraît nécessaire pour cette conclusion d’aborder
l’architecture scolaire comme un moyen pour s’adapter aux changements en utilisant, en
complément des démarches actuelles, des moyens de recherche régionale.

L’architecture d’établissement
CFA

EDUCATION LA REACTIVITE
21 DU MARCHE
- la révolution informatique - entreprises
- le rôle nouveau des professeurs - marché du travail
- les services du CFA

R et D REGION Faciliter la
Nouvelle approche GOUVERNANCE D’EDUCATION
régionale du changement (plus facile à manager)
RECTORAT

ENVIRONNEMENT
ARCHITECTURE - économie d’énergie
SCOLAIRE - économie d’exploitation…
- expériences pilotes - etc.
- propositions de modèles d’organes
PROSPECTIVE ET
- éviter la perte de mémoire
collective CHANGEMENTS PREVISIBLES

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 131 -


Du coup par coup à l’Innovation Régionale

La difficulté avec l’architecture scolaire actuelle, c’est sa mise en œuvre lente, au coup par
coup, puisqu’il faut 8 ans pour créer un établissement, le plus souvent dans des zones nouvelles
(ZEP). Des efforts importants ont été faits pour donner au lycée un coup d’œil original mais
« l’expertise » au niveau de l’emploi des surfaces essentielles et de leur distribution ne semble
pas avoir suivi les progrès constatés en matière de construction.

Pour sortir de « l’approche scripturale », celle des textes sacrés provenant des administrations
et des réglementations, nous proposons aux Conseils régionaux et aux Rectorats de créer des
services R et D utilisant les approches de l’innovation industrielle qui sont bien maîtrisées
aujourd’hui :

Un service R et D régional d’architecture scolaire

regroupant des spécialistes de la Région et du Rectorat. Ainsi, il serait possible d’introduire une
nouvelle approche, plus expérimentale, plus concrète que celle des « textes sacrés » afin de
faire des propositions qui tiennent compte de travaux interprojets.

Certains « organes » des établissements pourraient être approfondis et ainsi améliorés. Par
exemple :

En alliant architecture scolaire et enseignants dans des expériences de durée pour faire de
nouvelles propositions sur les rapports entre les espaces scolaires et l’amélioration de
l’efficacité scolaire.

En partant de la révolution informatique et ses conséquences sur les CDR et les TIC/TICE
pour proposer des solutions architecturales et technologiques adaptées.

En ce qui concerne les plateaux techniques et les ateliers, il serait temps de sortir de
l’approche actuelle, quasi-confidentielle entre chefs des travaux et programmistes, pour
travailler sur l’efficacité et les économies à réaliser dans ces domaines au niveau de la
région. Les budgets pour les ateliers sont, en effet, considérables.

Un travail de mémoire est également à entreprendre

sur les usages réels des bâtiments, sur la collaboration entre les chefs d’établissement et les
programmistes, sur les problèmes rencontrés et sur les suggestions des groupes d’usagers qui
mériteraient d’être consignés dans un « guide de conseils Architectes et Pédagogues ».

Au niveau global des établissements,

ce sont les proviseurs qui, de la conception à la construction et à l’usage, ont le plus


d’expérience générale. Une « instance vivante » entre chefs d’établissements et architectes de
la DASES faciliterait les échanges et éviterait de reproduire les mêmes erreurs.
(Voir colloque CEMEA de janvier 2005).

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 132 -


Au niveau de la prospective,

l’architecture scolaire ressemble à ces paquebots du Nil qui additionnent à la vitesse du bateau
celle du courant. En ce début de XXIe siècle, les changements essentiels sont produits par les
technologies et par l’évolution de la société, et l’architecte scolaire ne pourra continuer à s’y
adapter sans se doter de moyens d’anticipation. Il faut toujours 4 à 5 ans pour réaliser la
rénovation/extension d’un lycée et 8 années pour créer un établissement.

Il faut sans doute faire une différenciation plus importante entre ce qui concerne les
constructions (amortissement sur 30 ans) et les agencements, ainsi que la possibilité de faire
varier les « situations scolaires » en fonction des évolutions nécessaires (amortissements 3 à 7
ans). La solution consisterait à différencier le temps de l’architecture scolaire selon qu’il
s’agisse des bâtiments ou de l’adaptation à leurs usages.

Pour éviter les mauvaises surprises créées par le déroulement rapide des évènements, il faut
interroger l’avenir et émettre des hypothèses, bien entendu concrètes, à moyen terme :
maquettes, réalisations expérimentales, essais…

Par exemple, les salles universelles sont un travail qui intéresse la prospective : quels sont les
élèves qui vont utiliser l’ordinateur à 100 % ?... Comment permettre à ces élèves de bénéficier
d’un plan de travail adapté ?... La solution serait-elle la création de salles universelles
(chapitre III1). Quels autres types de scénarios peuvent-ils être proposés ?... La nouvelle
solution sera-t-elle un moyen de faire des économies ?

Les changements prévisibles, l’évolution des réglementations

Dans le cadre des propositions de l’OCDE, la manière actuelle de faire les emplois du temps en
France pourra être remise en question de l’extérieur. Ce qui est reproché à la France, c’est le
nombre d’heures de formations théoriques (quotidiennes) trop élevées pour certains
élèves, certains jours.

La solution serait d’introduire une heure ou deux chaque jour, destinées à des travaux
personnels ou à des activités moins contraignantes. Cette décision affectera l’emploi du
temps des professeurs dans le sens de plus de disponibilité, mais aussi l’établissement lui-même
qui risque ainsi de manquer de salles de classes.

L’architecture scolaire a sans doute des solutions à proposer dans la conception des nouveaux
blocs scolaires, pour apporter plus de souplesse dans leur utilisation.

Environnement, la portée éducative des écoles

Alors que les nouveaux lycées augmentent de 15 % leurs surfaces, tout en multipliant la surface
des fenêtres et des grands espaces communs (hall, vérandas…) les défenseurs de
l’environnement parlent :

− des problèmes d’énergie pour demain,


− de la nécessité de créer des bâtiments moins coûteux à gérer,

c’est-à-dire faire mieux avec les mêmes moyens, mais aussi avec des équipes d’enseignants et
de salariés qui conservent des conditions de travail équivalentes.

En bref, une simple question de bon sens.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 133 -


En résumé : quel sera le principal vecteur du changement au niveau de l’architecture
scolaire, sous l’angle de l’utilisation des établissements.

L’entrée de l’innovation au niveau des régions sous forme d’un service R et D ?... la prospective
et la prise en compte de changements importants (ou les réglementations) ?... ou des courants
qui émergent de la mouvance de l’environnement, avec ses méthodologies rigoureuses
contraignantes en matière de diagnostic et de programmes DD ?

Service R et D régional
Architecture scolaire
(Techniques de l’Innovation)

LE
CHANGEMENT
MAITRISE

- PROSPECTIVE Développement durable


- REGLEMENTATIONS L’ENVIRONNEMENT
- EUROPE ET SES DEMARCHES

Actuellement, l’architecture scolaire privilégie la conduite de projets, au coup par coup, et il


faut remarquer que les utilisateurs sont satisfaits des évolutions de la construction scolaire
depuis qu’elle a été reprise par les Régions, en 1986.

Cependant, si les échanges entre programmistes et chefs d’établissements ont été améliorés,
l’architecture scolaire du XXIe siècle devra s’ouvrir davantage aux mutations de la pédagogie et
à l’évolution de la société dans ses changements majeurs.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 134 -


ANNEXE 1
LA HQE - Haute Qualité Environnement dans le bâtiment
La HQE donne aux maîtres d’ouvrage une méthode de travail qui les aide à faire les choix les plus
pertinents, en incitant tous les intervenants de la construction à se concerter en amont d’une
opération. Cette démarche améliore la qualité et évite de nombreux gâchis financiers.

DONNEES DESTINEES A L’ETABLISSEMENT DU PROGRAMME HQE D’UNE CONSTRUCTION

HYGIÈNE INTIMITE
Hygiène des locaux
Exigence d'équipement sanitaire CONTACT AVEC L’EXTERIEUR
Hygiène de l'eau
Hygiène des eaux usées PROTECTION CONTRE LES INTRUSIONS
Hygiène des ordures ménagères HUMAINES ET ANIMALES
Hygiène alimentaire
Aération et assainissement des lieux de travail SÉCURITÉ DES CIRCULATIONS
Éclairage des locaux industriels, commerciaux ou Dispositions exigentielles
agricoles Spécifications performancielles ou descriptives

PURETÉ DE L’AIR SÉCURITÉ LIÉE À LA STABILITÉ DES STRUCTURES


Définition des termes Stabilité sous les charges climatiques et les
Exigence de pureté de l'air charges de service
Installations de ventilation Stabilité en cas de séisme
Traitement des sources de pollution Dispositions performancielles diverses
FACILITÉ D'ENTRETIEN SÉCURITÉ DES INSTALLATIONS
Entretien des locaux et installations sanitaires Définition et classement
Entretien des locaux d’alimentation Installations destinées au chauffage et à
l'alimentation en eau chaude sanitaire
CONTINUITE DES SERVICES
Distribution, stockage et utilisation des
ADAPTATION À L’USAGE combustibles
Dimension des locaux Installations électriques
Communication Risques domestiques
Circulateurs
ÉCLAIRAGE ERP - Établissements de baignade
Exigence générale d'éclairage Garage
Exigence d'éclairage naturel Baignade (usage privatif)
Exigence d'éclairage artificiel ERP - Loisirs et sports
Niveau d'éclairement
Non-éblouissement SÉCURITÉ INCENDIE
Stabilité de la lumière Bâtiments d'habitation
Rendu des couleurs Locaux de travail
Chaufferies
FACILITÉ D'ACCÈS Établissements recevant du public
Facilité d'accès Parcs de stationnement couverts
Facilité d'accès aux lieux d'aisances, vestiaires et Immeubles de grande hauteur (IGH)
lavabos
DURABILITE
ACCESSIBILITÉ AUX HANDICAPÉS
Exigence générale d'accessibilité aux handicapés EXIGENCES DE LA COLLECTIVITÉ
Dispositif d'accessibilité aux handicapés (locaux Exigence de voisinage, mitoyenneté
autres que les locaux de travail) Exigence de la collectivité locale
Dispositif d'accessibilité aux handicapés (locaux de Exigence de la collectivité nationale
travail)
ÉCONOMIE D'ÉNERGIE
CONFORT THERMIQUE
Utilisation rationnelle de l'énergie
Obtention d'une température minimale
Limitation de température et de
Limitation des températures
renouvellement d'air
Équipements et caractéristiques thermiques des
Limitation des consommations
bâtiments
Dispositions spécifiques à certaines installations
ACOUSTIQUE Performances
Niveau acoustique perçu à l'intérieur des locaux
Niveau acoustique engendré par les équipements
Isolation acoustique des façades

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 135 -


ANNEXE 2

GLOSSAIRE
Quelques éléments d’urbanisme

ABORDS :
Employé au pluriel. C’est « l’entourage » d’un monument, d’un édifice, d’un lieu. La
protection des abords concerne en premier lieu les monuments historiques.

ACCESSIBILITE :
Possibilité d’accès à un lieu ou à partir d’un lieu. L’accessibilité caractérise le niveau de
desserte et influe fortement sur le niveau des valeurs financières.

ACIER :
Matériau très employé au 19e siècle et qui a été remplacé par le béton. L’acier continue
cependant d’être utilisé pour sa facilité de mise en œuvre et pour sa souplesse.

AGGLOMERATION :
Ensemble constitué d’une ville et de ses banlieues. Elle traduit les transformations profondes
liées à l’urbanisme généralisé et au développement des groupements de communes.

AGORA :
Terme grec qui désigne la place publique qui constitue le cœur de la cité. D’abord « lieu
saint » puis théâtre de la vie politique. Ce lieu s’est ouvert progressivement à la fonction
commerciale.

AMENAGEMENT :
L’aménagement impulsé par les pouvoirs publics qui cherchent à disposer avec ordre les
habitants, les activités, les constructions, les équipements collectifs et les moyens de
communication sur l’étendue d’un territoire.

APPROPRIATION :
Action consistant à prendre possession d’un objet physique ou abstrait. Les ethnologues et les
médecins ont été les premiers à attirer l’attention sur l’importance sociale de l’appropriation
de l’espace et le rôle qu’elle joue dans la construction et l’équilibre de la personnalité.

ARCHITECTE - URBANISTE :
L’intervention de l’architecte dans les constructions collectives prend différentes formes :
− l’urbanisme de projet
− l’urbanisme de négociation
− la maîtrise de l’art de bâtir des édifices
− l’élaboration d’un plan détaillé, destiné à guider la construction
− le conseil et le contrôle

AVENUE :
Un chemin, une rue plus importante, pour circuler plus rapidement dans un cadre prestigieux.

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AXE DE DEVELOPPEMENT :
La croissance des villes ne s’accomplit pas à un rythme égal pour toutes les directions. La
préférence pour certains axes de développement est surtout marquée par l’existence de
transports en commun. L’automobile permet la diffusion de la construction assez loin des
grandes voies et permet une urbanisation en « taches ».

BANLIEUES :
Les relations entre la banlieue et « leurs villes mères » sont caractérisées par la ségrégation
et le desserrement.
− La ségrégation est économique, sociale et démographique.
En France, les mécanismes de financement du logement poussent les familles et ceux qui
ont des revenus faibles à aller vers la périphérie.
− Le desserrement est le mécanisme qui conduit les activités, les équipements collectifs,
par manque d’espace en ville, à se déplacer vers l’extérieur de l’agglomération.

BASSIN D’EMPLOI :
Territoire défini par regroupement de communes proches ayant entre elles de fortes relations
économiques et une réalité concrète du marché du travail.

BETON :
Son usage s’est répandu en Europe, en Amérique du Nord, grâce à l’essaimage d’ingénieurs
français. Les techniciens de mise en œuvre ont considérablement évolué pendant la 2ème
partie du XXe siècle.

BRUIT :
Ensemble de sons sans harmonie. Le bruit est considéré comme la plus importante des
nuisances en milieu urbain. Au niveau de la conception de constructions collectives, il reste
encore des progrès à réaliser.

CAMPUS UNIVERSITAIRE :
Vaste terrain sur lequel sont construits les bâtiments d’une université. Les partisans de cette
solution soulignent les besoins d’espaces des laboratoires scientifiques, la croissance des
effectifs, le prix des terrains, les résidences étudiantes et la possibilité de réaliser des
équipements sociaux et sportifs. Les adversaires des campus objectent l’éloignement du
centre-ville : culture, animation du centre urbain, difficulté de transport en commun et perte
d’influence de l’université sur la cité.
Les tendances dominantes restent, cependant, attachées à l’implantation en campus
périphérique.

CARREFOUR :
Lieu où se croisent plusieurs voies. Carrefours simples, aménagés ou à niveaux séparés (voir
circulation).

CENTRES SECONDAIRES :
Le centre, la place peuvent être assistés de centres relais, de centres complémentaires, de
centres de quartier, de centres de voisinage.

CHANGEMENT SOCIAL :
Passage d’une type de société à une autre. Cette notion, au contour flou, se trouve
néanmoins liée à la notion d’ordre social. L’espace édifié n’est plus considéré comme le
reflet de l’évolution sociale, il apparaît construit par les décisions politiques, économiques et
culturelles. Si l’espace est perçu positivement, il devient une ressource et un enjeu.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 137 -


CHAUFFAGE :
Le chauffage urbain et des structures collectives connaissent des changements importants :
l’avenir du fuel est réservé aux transports et des progrès sont encore à faire en isolation et en
régulation. Les thermiciens conseils sont les mieux placés pour faire le choix des énergies
appropriées et concevoir des installations efficaces.

CIRCULATION :
Mouvement des véhicules (ou des personnes) sur la voirie (ou les passages). On distingue la
circulation interne d’un territoire, de transit et d’échanges entre différents lieux.

CLOTURE :
La clôture est une barrière construite ou végétale qui délimite une parcelle.

COLLEGE ET LYCEE :
La taille d’un lycée est généralement comprise entre 1.000 et 1.500 élèves avec des surfaces
terrain de l’ordre de 2 à 3 ha (davantage pour un lycée technique ou pour les lycées abritant
un internet).
La qualité de la desserte par les transports en commun est l’un des éléments les plus
importants à prendre en compte dans le choix de la localisation.

CONGESTION :
Accumulation de véhicules (ou de piétons) sur une voie dépassant de la capacité de celle-ci.
On parle aussi d’embouteillage.

CONSTRUCTION :
Le terme a plusieurs significations :
− action de construire
− les édifices que l’on construit
− la manière dont un bâtiment est construit

Un bâtiment désigne toute construction qui sert d’abri. Le terme d’édifice est généralement
utilisé pour des bâtiments importants.

COUTS DE L’URBANISATION :
Cette expression renvoie à l’estimation des avantages qui, face aux coûts, devrait permettre
de dresser un bilan complet.
Les dépenses correspondent le plus souvent aux charges de fonctionnement et d’équipement.

DEBIT D’UNE VOIE :


Nombre de véhicules (ou de piétons) qui empruntent cette voie en une heure.

DENSITE :
L’urbanisme utilise beaucoup la notion de densité. En particulier le nombre d’habitants
rapportés à la surface équipée. Il est difficile de définir une théorie de la densité.
Le Corbusier a analysé ce point : « plus la densité d’une ville est grande, plus faibles sont les
distances à parcourir ». Conséquence : augmenter la densité du centre des villes, car elles
sont le siège des affaires. Par ailleurs, la conciliation de densités élevées et de
« l’augmentation des surfaces plantées » incitent à construire des « cités jardins verticales ».

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 138 -


DEPLACEMENT :
Les mouvements de personnes peuvent être analysés selon différents critères : la géographie,
le motif du déplacement, les horaires et les moyens de transports utilisés.

DEVELOPPEMENT DURABLE :
Cette notion suppose une transformation profonde des mentalités. Les nouvelles démarches
« projets » supposent de traiter les problèmes sur plusieurs niveaux : écologique, économique
et humaniste.

ECLAIRAGE :
Distribution de la lumière artificielle à l’intérieur et à l’extérieur des lieux publics. Ces
techniques se sont affinées, ces dernières années, à la faveur des spectacles « son et
lumière ».

ECONOMIES D’ECHELLE :
La production d’une entreprise varie généralement avec la dimension de cette dernière :
c’est le problème des rendements dimensionnels :
− Economies internes d’échelle :
Organisation, mises en commun, meilleure rentabilité de l’encadrement, impact
favorable sur la productivité, existence des fonctions spécialisées.
− Économies externes d’échelle :
Bon réseau de transport, meilleure notoriété, moyens de promotion vers l’extérieur plus
importants…

EMBELLISSEMENT :
Le terme d’embellissement concerne les apparences visuelles, au côté de l’utilité et de
l’économie.
Plus un édifice est important, moins cette recherche complémentaire d’esthétisme affectera
les budgets globaux.

ENQUETE :
Mode d’investigation sociologique et psychologique qui procède par interrogation en vue de la
connaissance d’une population. On interroge aussi les personnes supposées disposer des
informations nécessaires et on consulte de nombreux documents.

ENVIRONNEMENT :
Ensemble des éléments physiques, chimiques, biologiques et sociaux qui caractérisent un
espace et influencent la vie d’un humain.

EQUIPEMENTS COLLECTIFS :
On désigne comme « équipements collectifs » ou parfois comme « équipement » tout court,
l’ensemble des installations, des réseaux, des bâtiments qui permettront d’assurer à la
population résidente et aux entreprises les services collectifs dont ils ont besoin.
Des bâtiments à usage collectif comme un lycée technique, par exemple.

ETABLISSEMENT :
L’établissement est caractérisé par son unité géographique (terrain, bâtiments,
installations…)

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 139 -


ETANCHEITE :
L’étanchéité à l’air et à l’eau joue un rôle important dans un bâtiment. De nombreux
produits (mastics, joints spéciaux…) contribuent à l’assurer.

ETUDE D’IMPACT :
Etude préalable à la réalisation d’aménagements ou d’ouvrages qui cherche à évaluer les
conséquences du projet sur l’environnement.
Elle a aussi un rôle d’aide à la conception du projet, d’information du public et d’aide à la
décision pour les services publics. La responsabilité de l’étude d’impact revient au maître
d’ouvrage du projet.

FAÇADISME :
Ce terme désigne un principe de composition architecturale qui attribue à la façade un rôle
autonome par rapport à l’édifice qu’elle développe.

FLEXIBILITE (d’un bâtiment) :


Aptitude à subir des modifications des dispositions de plan après le premier achèvement.
Cette flexibilité est rendue possible par la mobilité des cloisons et des raccordements aux
divers réseaux de fluide (électricité, eau, gaz, téléphone, câblages…)

FORUM :
Vaste place dallée, entourée de portiques, qui constituait le centre vital d’une ville romaine.

FREQUENCE (d’un moyen de transport) :


La fréquence d’un moyen de transport en commun est le nombre de véhicules (ou de rames)
s’arrêtant dans une station en une heure.

GAZ :
Forme d’énergie concurrente de l’électricité et du fuel.

GROUPEMENT DE COMMUNE :
Face aux difficultés pour fusionner les communes, de nombreuses structures juridiques ont
permis de regrouper les communes volontaires.
Le regroupement des communes correspond le plus souvent avec l’agglomération urbaine. Cet
espace conviendra à la mise en place d’un lycée technique ou d’un CFA régional ou
départemental.

HEURE DE POINTE :
C’est la demande, interne et externe, aux heures de pointe qui conditionne la capacité des
réseaux de transports et des voies.

HYGIENE PUBLIQUE :
En architecture, c’est la reconnaissance du rôle primordial de la circulation de l’air et de
l’ensoleillement. Dans le domaine de l’éducation, on trouvera aussi la médecine préventive
et les actions du génie sanitaire.

INDUSTRIALISATION DU BATIMENT :
Processus qui vise, par une innovation technique, à remplacer le travail de l’homme par la
machine, soit pour réduire les coûts ou les délais, soit pour mettre en œuvre des produits
nouveaux. Industrialisation ne veut pas dire fabrication en série.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 140 -


INSECURITE :
L’insécurité occupe une place importante dans la société actuelle. Ce terme revêt un contenu
idéologique qui le limite surtout à la notion d’insécurité urbaine.
Certains lieux, à certaines heures, sont devenus des symboles d’insécurité : métro, parcs,
grands ensembles, équipements publics…

INTEGRATION :
La sociologie établit une distinction entre l’intégration sociale et l’intégration systémique qui
caractérise les relations entre les parties du système social (ou éducatif).

MAITRE D’OUVRAGE :
C’est la personne physique ou morale qui décide de réaliser l’opération, qui en fixe le
programme, qui dispose du terrain, qui réunit le financement et qui paie.
Il fixe le calendrier, choisit les professionnels chargés de la réalisation, signe les marchés, les
contrats d’étude et de travaux.
Son rôle : il ne fait pas, mais il fait faire.

MARCHE A PIED :
En ville, elle représente la moitié des déplacements. Parfois agréable, elle est le plus souvent
ressentie comme étant pénible.

MOBILITE :
La propension d’une population à se déplacer, la mobilité résidentielle, la mobilité sociale…
sont dans les faits difficiles à mesurer, malgré l’intérêt de ces informations pour l’étude de
l’agglomération.
La sociologie, en grande partie, préfère substituer à l’étude de la mobilité sociale celle de
l’inégalité des chances.

NORMES D’HABITABILITE ET DE CONFORT :


Prescription et normes imposées à certains types de constructions.

NUISANCE :
La notion de nuisance est très large, elle tente d’évaluer les conséquences négatives
prévisibles d’un projet (interne et externe).

ORGANIQUE :
Le terme organique est employé en architecture à partir de concepts de la biologie. Aussi,
certains architectes cherchent à localiser le principe vital des parties au sein de la totalité.
Le terme organique vient s’opposer au trop grand rationalisme des mouvements modernes.

ORIENTATION (OU EXPOSITION) D’UN BATIMENT :


Direction à laquelle font face les ouvertures. L’ensoleillement est lié à la qualité de
l’exposition au soleil.

PARKING :
Le niveau minimum se détermine avec la municipalité. Pour un accueil plus ouvert, il est
souhaitable de faire une étude des besoins auprès des apprentis et des salariés du CFA.

PLAN D’OCCUPATION DES SOLS (POS) :


Document d’urbanisme, en général à l’échelle d’une commune qui fixe les règles d’utilisation
du sol.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 141 -


POLE DE DEVELOPPEMENT :
Lieu, localité ou région qui, du fait des activités qui y sont installées, exercent un effet
d’entraînement sur l’implantation des autres activités.

PROPRETE :
On traite le rapport propre/sale qui engage la totalité des résidents.

PROSPECTIVE :
L’art de la conjecture consiste en la maîtrise conjuguée de la mémoire et de l’imagination.

QUARTIER :
Fraction du territoire d’une ville ayant des traits distinctifs qui lui confèrent une certaine
unité.

RISQUE :
La notion même de risque est au centre du processus de décision.

SURFACE DE PLANCHER :
Surface développée des bâtiments, obtenue en additionnant la surface des différents niveaux.

SYSTEME, SYSTEMIQUE :
Un système est un ensemble d’éléments ayant des différences caractéristiques et des
relations qui s’établissent entre ces éléments. Un système peut être décrit par un schéma. La
systémique est une méthode d’analyse de systèmes complexes.

TAUX D’OCCUPATION D’UN EQUIPEMENT COLLECTIF :


Le calendrier pour arriver à un niveau optimal d’utilisation.

TELEMATIQUE :
Ensemble des techniques et des équipements permettant d’acheminer des informations avec
les TIC.

UNIVERSITE :
Etablissement d’enseignement supérieur qui constitue une communauté d’enseignants, de
chercheurs, d’étudiants et qui offre des programmes de formation diversifiés. C’est aussi
l’ensemble des bâtiments et des sites qu’ils occupent.

VANDALISME :
Celui qui détruit ou mutile gratuitement des objets de valeurs ou des parties d’édifice.
(A l’opposé : appropriation, respect du patrimoine).

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 142 -


ANNEXE 3

LES TERMES DE LA CONSTRUCTION


Extrait

− ACOUSTIQUE − MAINTENANCE
− ALARME − MOBILES (PARTIES)
− ANTI FOUDRE − MOBILIERS
− ARTISTIQUE 1 % − PAREMENTS / HABILLAGE
− ASCENSEURS − PEINTURES
− CHARPENTE − PLAFONDS
− CHAUFFAGE − PLOMBERIE – SANITAIRE
− CIRCULATIONS − RESISTANCE AU FEU
− CLIMATISATION − REVETEMENTS INTERIEURS - SOLS
− CLOTURES − SANITAIRES
− CONTROLES − SIGNALISATIONS
− COUVERTURES − SONORISATION / SONNERIES
− DECORATION − SSI (SYSTEMES DE SECURITE INCENDIE)
− ECLAIRAGE − STORES
− ESCALIERS − TELECOMMUNICATION
− EVACUATION − VANDALISME
− HANDICAPES / EQUIPEMENTS − VENTILATION
− HYGIENE, NETTOYAGE − VITRAGES
− HYDROCARBURES
− IMMOTIQUE (Liste non exhaustive)

− INCENDIE
− INTRUSION
− ISOLATION

Ces termes concernent les métiers de la construction que nous n’avons pas abordés dans le cadre
de cette étude.
Vous pouvez approfondir les différents termes sur internet en utilisant une encyclopédie.
Si vous travaillez sur un projet, vous pouvez appeler :
CATED 01 30 85 24 64 – BATIMENTS SCOLAIRES

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 143 -


REMERCIEMENTS

Nous remercions tout particulièrement pour leur participation :

AU NIVEAU DE L’ARCHITECTURE DE L’URBANISME ET DE LA SOCIOLOGIE

REGION ILE DE FRANCE


− Sous-Direction de la construction Jean-Michel CRISTINA – Architecte
Chef du Service Documentation

− DDEFP – Service de l’apprentissage Gilbert ODELIN – Architectes


Financement et projet CFA Brigitte SEGALA

CEMEA
Colloque ARCHITECTURE ET EDUCATION qui nous a permis de contacter des décideurs, des
concepteurs, des architectes et des utilisateurs de lycées.

INRP LYON Mme Marie-Claude DEROUET-BESSON


Sociologue

et recherches sur internet

AU NIVEAU DES CHEFS D’ETABLISSEMENT

Ce sont les proviseurs de lycées et les directeurs de CFA qui ont eu l’expérience d’une
opération de construction ou d’un projet en cours, qui sont les plus réceptifs aux rapports de
l’architecture et de la pédagogie

− CFA EPMTTH – Métiers de bouche – 75017 M. GUERET – Intendant


− Lycée Hôtelier BELLIARD – 75017 M. JOINIE-MAURIN – Proviseur
Mme BAZIN – Proviseur Adjoint
− Lycée Industriel Monge – 91 Savigny M. Alain CONNANT – Proviseur
− Lycée Jean Lurçat – 75013 M. Gilbert LONGHI – Proviseur
− CFA IMA – Institut des Métiers de l’Artisanat M. Hervé THIEBAUT – Directeur
95 Villiers le Bel
− CFA Stephenson – Tertiaire – 75018 M. Alain BURNET – Secrétaire Général
− CFA IGS – Tertiaire – 75010 Mme DELAGE
− CFA CEPROC – Métiers de bouche – 75019 M. SCHLESINGER – Directeur
− CFA E. Ducretet – 92 Clichy Mme Nelly PINEAU – Directrice
− Lycée des Sept Mares – 78 Maurepas Mme Sylvie ZENOUDA – proviseur
− LP Rabelais – 93 Dugny M. LABORDE - Proviseur

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AU NIVEAU DES GRANDES UNITES (plus de 2.000 élèves)

IMT – Institut des Métiers et des Techniques (Multimétiers CCI) – 38000 Grenoble
− M. Thomas VIRON Directeur Adjoint
− M. Gilles FERRET Services techniques

Faculté des Métiers de l’Essonne (Multimétiers CCI) – 91000 Evry


− Mme Isabelle LEMICHEL Service Communication du CFA
− Mme Amboise LEROY Service Patrimoine de la CCI 91

Pôle Leonard de Vinci (Campus grande hauteur) – 92 Paris la Défense


− M. Jean-Pierre POUCHARD Directeur Pédagogique
− M. Serge DELTEIL Coordinateur des Etudes

AU NIVEAU DE L’ORIENTATION DE L’ETUDE

− ONISEP Paris Mme Josette MALANDRIN - Directrice


− Inspection Académique 93 M. Guy PEQUIGNOT – Inspecteur
− Groupe Formation (CCIG) M. Jean-François BOYER – Directeur
− CCA / BTP M. Jacques VUTHAN – Directeur Délégué
− CGPME – GTFP M. Jean-Jacques DIJOUX - Directeur
− FFB – Formation Initiale Mme Alix DU PELOUX

et beaucoup de recherches par internet

Ainsi que les nombreux partenaires du cabinet et développeurs de l’apprentissage qui nous ont
aidé dans nos travaux.

OBSERVATOIRE EPA - CFA 21 - 145 -

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