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THEME III – CHAPITRE II – LE SYSTEME NERVEUX –

Lorsqu’il avait 15 ans, Louis, aujourd’hui âgé de 30 ans, alors qu’il jouait dans la mer avec ses
cousins, a plongé en avant pour rattraper le ballon. Comme il n’y avait pas suffisamment de fond,
il s’est fracturé la colonne vertébrale et est aujourd’hui tétraplégique (paralysé de tous ses
membres).
On cherche à expliquer à son neveu de 12 ans, comment une simple chute peut avoir eu
des conséquences si dramatiques ?

Document 1 : Le système nerveux, responsable de


la perception de notre environnement et du
traitement des informations se compose :
Du système nerveux central : cerveau, cervelet, Document 2 : Le message nerveux peut
moelle épinière ; être :
Du système nerveux périphérique : nerfs Sensoriel, et dans ce cas, il transite à travers
les nerfs sensitifs, d’un organe récepteur à
un centre nerveux.
Moteur, et dans ce cas, il transite à travers
les nerfs moteurs, d’un centre nerveux vers
un muscle.

Document 3 : Radiographie du rachis cervical de Louis


La flèche indique la zone lésée
Document 4 : Une brûlure de la main génère
un message sensitif qui passe par la moelle
épinière avant de rejoindre le cerveau. En
retour, celui-ci renvoie un message moteur
vers le muscle du bras afin que la main
s’éloigne de la flamme.
Expliquez au neveu de Louis pourquoi celui-ci ne
peut plus ressentir aucune sensation ni bouger
aucun de ses 4 membres.

Document 1 : Nous percevons notre environnement grâce à notre système nerveux qui permet
également de répondre de façon adaptée à une stimulation sensoriel. Il est principalement
constitué du cerveau, du cervelet et de la moelle épinière, système nerveux central, ainsi que des
nerfs, système nerveux périphérique.
Document 2 et 4 : Notre système nerveux est stimulé au niveau des récepteurs sensoriels (nez,
bouche, peau, yeux, oreille) par des stimuli (odeur, saveur, pression et température, lumière,
sons). A partir de la stimulation d’un récepteur, nait un message nerveux qui transite alors à
travers un nerf sensitif vers la moelle épinière puis le cerveau. Celui-ci analyse l’information et y
répond en envoyant un message nerveux moteur qui transite par des nerfs moteurs via la moelle
épinière et arrive au muscle dont il commande soit la contraction soit le relâchement.

Document 3 : En se fracturant la moelle épinière, Louis a perdu la capacité de ressentir toute


stimulation de la totalité de son corps en dessous de la lésion de sa moelle épinière ainsi que de
lui faire parvenir tout message moteur. Il est donc devenu insensible et incapable de bouger le
tronc ainsi que tous les membres qui y sont reliés.

BILAN

En conclusion, suite à une stimulation sensorielle, l’organe récepteur (oreille, oeil, langue,
peau, nez) envoie un message nerveux à travers un nerf sensitif (afférent) jusqu’à un centre
nerveux (le cerveau ou la moelle épinière) qui analyse l’information et renvoie un message
à travers des nerfs moteurs (efférents) vers un organe effecteur (muscle) afin de
commander sa contraction ou son relâchement.
Ainsi, à partir d’une stimulation sensorielle, l’organisme répond de façon adaptée.

II- La transmission du message nerveux d’un neurone à un autre


Schéma d’un neurone, cellule du système nerveux.
Schéma de la transmission du message nerveux d’un neurone à un autre à travers le relais
synaptique,

1 – Arrivée du message nerveux dans le bouton synaptique


2- Recrutement des vésicules contenant les neurotransmetteurs
3- Fusion de la membrane des vésicules avec la membrane du neurone présynaptique
4 – Libération des neurotransmetteurs dans la fente synaptique

5- Fixation des neurotransmetteurs sur des récepteurs spécifiques sur la membrane du


neurone postsynaptique
6- naissance d’un message nerveux dans le neurone post-synaptique

Pour agir, les drogues vont rentrer en compétition avec les neurotransmetteurs libérés au
niveau des synapses. Elles se fixent aux mêmes récepteurs et provoquent la naissance
d’un message nerveux plus (stimulation) ou moins (inhibition) intense que la normale ; soit
elles se fixent sur d’autres récepteurs avec les mêmes conséquences (stimulation ou
inhibition).