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En ces temps prospérera un être nourri de haine et abreuvé de sang (…)

Haargroth l’Ensanglanté, Champion de Khorne et Élu d’Archaon

Haargroth l’Ensanglanté, Champion de Khorne et Élu d’Archaon

aargroth l’Ensanglanté est un infâme et puissant Champion de Khorne de la tribu Graeling, originaire au nord de la Norsca. Bien autrefois un chevrier, il a prouvé son courage au combat quand il

a massacré un Seigneur Homme-Bête avec sa propre hache. Par chance, l’arme a été bénie par Khorne, et mis Haargroth sur le chemin de la gloire.

Bientôt, son corps a commencé à musculairement enfler, lui permettant de dominer ses compatriotes, et lui permettant de devenir le chef de sa tribu.

Haargroth a conduit son peuple dans de nombreux raids partout dans le monde. Sa sauvagerie et sa soif de sang étaient telles que même les autres tribus de Norsca redoutaient la venue de ses guerriers, qui furent bientôt connus comme les Massacreurs de Haargroth. Bientôt, ses nombreuses victoires lui permirent de récolter un immense butin, le rendant lui et ses hommes riches et craints.

Mais Haargroth ne cherchait que le frisson de la bataille et l’exultation des fracas des armes. Il cherchait désespérément un adversaire digne de lui. À cette fin, il mena son clan dans les Désolations du Chaos, décimant de nombreuses créatures, à la recherche d’un ennemi dont le sang honorerait Khorne. Finalement, Haargroth rencontra Archaon. Bien que puissant, au- delà de toute perception mortelle, même Haargroth ne pouvait tenir longtemps contre un homme ayant reçu les bénédictions ultimes des quatre Dieux du Chaos. Mais plutôt que de tuer Haargroth, Archaon reconnu sa force et sa valeur et lui a offrit d’être un lieutenant de ses armées.

Ainsi, Haargroth est devenu l’un des Quatre Élus d’Archaon lors de la Tempête du Chaos, comme l’avait prophétisé, des siècles avant sa naissance, le mystique, Nécrodomo le Dément.

Loin au nord du Vieux Monde, dans l’ombre des Royaumes du Chaos, se trouve la terre de Norsca. Les lois de la nature y règnent en maître absolu, et seuls les plus forts sont en mesure de survivre. Aussi, quand les parents d’Haargroth furent tués lors d’un raid mené par une tribu voisine, sa vie ne tint plus qu’à un fil. Sans personne pour lui enseigner comment survivre dans une contrée aussi inhospitalière, il fut contraint de mener une existence misérable et de se contenter des restes laissés par les Chiens. Chaque été, tous les guerriers de la tribu embarquaient dans leurs navires pour lancer plusieurs raids contre les riches contrées méridionales. Après de nombreux pillages et massacres, ils revenaient avec suffisamment de provisions pour affronter l’hiver avec sérénité. Ceux qui étaient trop jeunes pour se joindre au voyage recevaient la responsabilité de chasser afin de nourrir la tribu et de peaufiner leurs compétences martiales. Aussi, la fréquence des raclées que recevait habituellement Haargroth de la part de ces jeunes guerriers diminuait-elle à la faveur de ces activités valorisantes. La tribu tolérait de le laisser garder les chèvres et Haargroth passait ses journées assis au milieu des champs, la faim lui tiraillant le ventre. Lorsqu’un jour une de ses bêtes disparut dans la forêt, il ne pouvait prévoir que son destin allait bientôt prendre une tout autre tournure.

Haargroth courut à la poursuite de la chèvre, mais lorsqu’il fut sur le point de pénétrer dans le sous-bois, il tomba sur les restes ensanglantés de l’animal d’où partait une traînée rouge. Il sentit la rage monter en lui et se lança à la poursuite du responsable, pour bientôt se retrouver dans une clairière où sommeillait un Homme-Bête, le groin encore dégoulinant de son

HHHH

récent festin. Haargroth nota que la créature avait posé sa hache près d’elle, et il sentit sourdre en lui une voix lui intimant de se venger. Lorsqu’il se saisit de l’arme, celle-ci émit un grondement sonore, comme si elle avait voulu lui parler, mais le bruit réveilla la créature qui se jeta sur lui en poussant un terrible mugissement de rage. Instinctivement, le jeune homme abattit la hache qui trancha l’Homme-Bête de l’épaule à la poitrine. Alors que le sang giclait sur ses guenilles, Haargroth donna libre cours à sa colère et exorcisa dans un accès de haine frénétique toute l’humiliation qu’il avait jusqu’alors renfermée en lui. Il continua de hacher le corps de la créature jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un amas informe d’os et de chair ensanglantés. Quelque chose s’était irrémédiablement brisé dans l’esprit oppressé du simple pâtre qu’il avait été, il venait d’expérimenter une sensation dont il n’avait même pas soupçonné l’existence. Sans le savoir, il avait franchi le premier pas sur le chemin de la gloire et de la damnation. Haargroth resta longtemps ainsi, le poing fermement crispé sur le manche de sa hache. Il observa avec fascination le sang en disparaître, absorbé par la lame. A son grand étonnement, le rugueux manche de bois devint soudain lisse, et le tranchant se mit à briller intensément lorsqu’une étrange rune apparut sur la lame pendant un court instant. Haargroth quitta la forêt et se dirigea droit sur son village. Lorsqu’il arriva aux portes, les gardes se précipitèrent à sa rencontre afin de le questionner sur le sang qui le couvrait de la tête aux pieds, mais d’un seul revers de hache, il les tua tous les deux. Désormais, le pâtre soumis et maltraité n’était plus. Vêtu de la fourrure sanglante de l’Homme-Bête, Haargroth traversa fièrement le village. Les jeunes chasseurs fuirent devant lui alors qu’il se dirigeait vers le grand hall. Personne n’osa défier quelqu’un qui avait été capable de tuer les gardes de sang-froid, aussi prit-il place à la tête de la grande table et se fit-il apporter nourriture et boissons à volonté. Il passa tout l’été à plier les villageois à ses quatre volontés sans que personne n’ait le courage de s’opposer à son règne de terreur.

Lorsque les premières feuilles commencèrent à tomber, la tribu se mit à attendre avec impatience le retour des bateaux. A leur arrivée, les guerriers furent acclamés et les femmes se précipitèrent vers la côte pour les accueillir. Les raids s’étaient révélés fructueux, les cales étaient remplies de trésors, d’esclaves et de toutes sortes de provisions exotiques. Les guerriers de Norsca chantèrent leurs victoires en se dirigeant vers le grand hall afin de commencer les célébrations, mais au moment où ils pénétrèrent dans la salle, les chants cessèrent soudain pour laisser place à un silence menaçant. La coutume voulait que le chef de la tribu pénètre en dernier dans le grand hall, et l’absence d’acclamations pour accueillir son entrée lui indiqua que quelque chose allait de travers. Lorsque la foule s’écarta devant lui, il eut la surprise de voir un étranger assis sur son trône, et la colère monta en lui quand il réalisa que l’imposteur n’était autre que le berger orphelin.

Le gamin avait grandi à une vitesse étonnante depuis la dernière fois que le chef de la tribu avait posé ses yeux sur lui. Animé par la rage, celui-ci brandit sa hache et se jeta en avant. Son arme décrivit un puissant arc de cercle en direction du jeune impudent avec la ferme intention de le tuer net. La foule laissa échapper un murmure d’étonnement en voyant Haargroth se contenter de lever sa hache pour dévier le coup de son adversaire en direction de la table. Avant que le chef n’eût le temps de libérer son arme plantée dans le bois, Haargroth le tua froidement. Il plongea ensuite son regard dans les yeux de chacun des guerriers de la tribu, défiant quiconque de l’affronter, mais tous courbèrent l’échine. Le nouveau chef commanda que la célébration reprenne son cours, mais la fête était résolument gâchée. La tribu vécut difficilement les mois qui suivirent, car l’unité et la fraternité que son ancien chef avait réussi à instaurer avaient disparu. Tous reconnaissaient Haargroth comme leur nouveau chef, cependant aucun ne se ralliait à son parti.

Pour les tribus dont les raids estivaux s’étaient révélés décevants, l’hiver était dur, et lorsque les provisions se faisaient rares, elles se trouvaient contraintes de partir en guerre contre leurs voisins. Lorsque les premiers flocons de neige tombèrent, le silence reposant du matin fut soudain rompu par les cris de guerre d’une tribu rivale. Les guerriers rassemblèrent leurs armes et se préparèrent à défendre le village. Haargroth avança à découvert au-devant des ennemis, et pour la première fois les guerriers se rassemblèrent autour de lui. Lorsque les ennemis lancèrent la charge, il resta fermement en première ligne. Sa hache se levait et s’abattait si vite que bientôt, une pile de corps démembrés l’entoura. Inspirés par sa férocité, ses hommes se jetèrent sauvagement sur leurs adversaires jusqu’à ce que tous les envahisseurs trempent dans leur sang. La tribu d’Haargroth, quant à elle, s’en était tirée indemne, et ce ne fut qu’à partir de ce jour qu’elle le considéra comme son chef à part entière. Les guerriers rentrèrent au village victorieux en portant Haargroth en triomphe.

Saturée du sang de ses victimes, la hache s’était à présent transformée en une puissante arme ornementée, mais ce ne fut pas le changement le plus

important. Délecté du massacre perpétré par ce mortel, Khorne, le Dieu de la Guerre, accorda ses faveurs à Haargroth. En quelques jours, son corps se transforma, ses muscles se développèrent de sorte qu’il ressembla bientôt plus à une bête qu’à un homme. Tout au long de l’hiver, il mena ses guerriers dans de nombreux raids contre les tribus avoisinantes, remportant chaque bataille en faisant couler des rivières de sang dans les vallées recouvertes de neige. Bientôt, les tribus ennemies se rendirent à la seule vue des guerriers d’Haargroth, ce qui ne l’empêcha pas de n’accorder aucune grâce et de les massacrer jusqu’à ce qu’il n’en reste que les plus forts. A ceux-là, il offrait le choix de rejoindre sa tribu ou de mourir. Cette réputation implacable fut à l’origine du nom de sa horde, les Massacreurs de Sang d’Haargroth.

Au cours des quelques années qui suivirent, Haargroth lança des raids audacieux de par le monde, s’aventurant jusqu’à la lointaine Naggaroth et même dans les jungles tropicales de Lustrie. Après chaque victoire, il prit l’habitude de récompenser ses meilleurs guerriers en leur offrant de magnifiques armures bénies par les Dieux, des armes enchantées ou d’imposantes montures qu’ils pourraient chevaucher au combat. Dans tous les conflits, Haargroth marcha au-devant de ses forces pour prendre part aux combats les plus rudes et se frayer un chemin sanglant à travers les rangs ennemis.

L’hiver venu, il retournait avec ses guerriers en Norsca où il continuait de faire la guerre aux tribus voisines. Sans cesse à la recherche de nouveaux massacres, il finit par mener sa horde vers le nord en direction des Désolations. L’ennemi continuait de plier sous sa botte, mais Haargroth se plut à combattre si près des Royaumes du Chaos : les adversaires y étaient plus forts et plus brutaux, et quelque chose dans l’atmosphère l’investissait d’une intense sauvagerie. Finalement, il finit par réaliser que personne ne faisait le poids face à sa bande, aussi en appela-t-il à Khorne en personne pour qu’il lui envoie un adversaire digne de lui.

Instantanément, une tempête éclata dans le ciel, et les brumes des Désolations vinrent envelopper ses guerriers. De puissants Démons brandissant d’imposantes haches émergèrent de l’épaisse fumée et chargèrent les Massacreurs, tuant plusieurs de ses guerriers d’élite. Dans la confusion, Haargroth se trouva séparé de sa horde et se perdit dans le brouillard. C’est alors qu’il entendit le son de lourds sabots accompagné d’une respiration profonde qui ne pouvait être que celle d’une terrible créature. Apparaissant soudain comme venue de nulle part, une énorme monture se cabra devant lui. Dans ses yeux brûlait le feu de l’enfer et sur son dos se trouvait un imposant chevalier vêtu d’une armure noire où venaient se refléter les ombres de la nuit. Parmi les nombreuses runes la recouvrant, il reconnut la marque de Khorne. Le guerrier maniait une impressionnante épée et protégeait son flanc d’un lourd bouclier noir.

Les Dieux avaient répondu à son appel ! Haargroth lâcha un rugissement en guise de cri de guerre et chargea droit sur le cavalier. Il abattit sa hache de toutes ses forces, mais son coup fut paré par le bouclier de son ennemi. L’impact fut si violent qu’Haargroth sentit vibrer les os de ses bras. Il constata avec stupeur que le bouclier ne portait pas la moindre trace de son coup, et son adversaire profita de cet instant de répit pour faire à son tour décrire à son arme un arc mortel. L’épée baignée de flammes noires vint s’abattre contre la poitrine d’Haargroth, que le coup projeta en arrière. La douleur envahit son corps et la peur infiltra son esprit. Pour la première fois depuis son enfance malheureuse, il sentit l’humiliation de la défaite. Le cavalier dirigea sa monture vers lui, puis il mit pied à terre et l’attrapa à la gorge pour le soulever jusqu’à ce que ses pieds ne touchent plus le sol. Il se présenta alors comme Archaon, le Seigneur de la Fin des Temps, et ordonna qu’Haargroth et ses hommes se plient à son commandement et rejoignent sa garde personnelle, avec laquelle ils auraient l’honneur de participer aux combats les plus sanglants. Ayant finalement croisé la route de quelqu’un plus fort que lui, Haargroth accepta l’offre d’Archaon, et sa horde, rejointe par d’innombrables Sanguinaires et autres créatures démoniaques, fit dès lors partie de la puissante armée du Seigneur de la Fin des Temps. Néanmoins, Haargroth est toujours en quête de toujours plus de puissance et continue d’accumuler les crânes de ses milliers de victimes au pied de l’autel de son Dieu.

Lorsqu’il sera prêt, il défiera à nouveau l’Élu, car telle est la voie de Khorne…

 

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Type de troupe : Héros exalté monté XXX Points

Equipements : Haargroth porte une armure du chaos, un bouclier, ainsi que la Hache des bêtes. Il chevauche une monture démoniaque.

Règles spéciales :

L’œil des dieux, marque de Korne, élu d’archaon

Rage : Haargroth peux relancer une fois toutes ces attaques ratés.

Elu d’Archaon : En tant qu’élu d’Archaon, Haargroth, Feytor, Styrkaar, Melekh bénéficient d’un bouclier de Valacier. Ce bouclier leur permet de ne pas être affectés par des attaques magiques. Les sorts deviennent inefficaces sur 4+ et les armes magiques deviennent semblables à toutes autres armes. Ce bouclier annule les effets magiques des armes.

Hache des bêtes : Arme magique. Cette hache permet à son porteur de porter une attaque supplémentaire et de gagner en force (+1). De plus toutes attaques portées avec cette arme sont des attaques pénétrantes

FeytorFeytorFeytorFeytor l'Impurl'Impurl'Impurl'Impur

Et quand les Quatre ne formeront plus qu’un, il chevauchera de par le monde, ( )

Et de ce sombre pays naîtra un grand champion, dont la maladie sera à la

fois la perte et le salut. (

)

- La Prophétie du Destin. Extrait du Livre Céleste des Divinations, par Nécrodomo le Dément

Livre Céleste des Divinations, par Nécrodomo le Dément eytor l’Impur est un nom murmuré avec crainte

eytor l’Impur est un nom murmuré avec crainte autour des feux de camp des îles septentrionales de la Norsca, car il est dit que la peste et la mort marchent à ses côtés. Fanatiquement loyal à

Nurgle, Feytor a vécu bien plus longtemps qu’un homme ordinaire. A la tête de sa puissante armée il continue de s’attirer les faveurs de son dieu qui lui

accorde en retour la puissance nécessaire pour abattre ceux qui osent se dresser contre lui. Ce Champion de Nurgle est l’un des Quatre Élus d’Archaon lors de la Tempête du Chaos comme l’avait prophétisé, des siècles avant sa naissance, le mystique, Nécrodomo le Dément.

Feytor était l’aîné d’une modeste famille de paysans du nord-ouest de l’Empire. Orphelin de père, la responsabilité de la ferme lui échut alors qu’il n’était encore qu’un adolescent. La vie en ces contrées était particulièrement dure et le malheur s’abattit lors d’un hiver particulièrement rigoureux. La neige recouvrait le sol depuis près de six mois, les gens mouraient de froid ou de faim même dans les villes. Les récoltes de l’année passée étant maigres, la population subsistait grâce aux vivres importés des autres régions de l’Empire, quand le climat permettait leur acheminement. Malheureusement, les rares convois qui parvenaient à passer ne livraient qu’une nourriture souvent gâtée et en quantité largement insuffisante. Le brigandage devint monnaie courante car les gens désespéraient de trouver de quoi subsister et lutter contre le froid, sans compter les tribus sauvages venues du nord qui attaquaient les villages sans défense, brûlant, tuant et pillant tout sur leur passage. C’est en ces temps d’épreuves qu’un nouveau fléau s’abattit sur ces pauvres gens : la peste.

Une épidémie virulente et mortelle extermina les populations de villages entiers en quelques jours. Les victimes mouraient dans d’atroces souffrances, leurs corps devenaient bouffis, atteignant des proportions inouïes, des vergetures et autres bubons apparaissaient sur leur peau. Les gens étaient si terrifiés par cette maladie que lorsque le jeune frère de Feytor commença à en développer les premiers symptômes, tous les voisins abandonnèrent sur le champ leurs terres et s’enfuirent vers Wolfenburg où ils espéraient trouver un abri. Refusant de quitter la ferme, Feytor et sa famille soignèrent l’enfant malade du mieux qu’ils purent, se résignant au fait qu’ils étaient eux aussi déjà contaminés.

Feytor pria avec dévotion pour être délivré de cette terrible maladie, adressant ses suppliques à qui voudrait bien les entendre. Au grand étonnement des siens, ses prières semblèrent avoir été écoutées car le jeune garçon ne mourut point et eut même a suffisamment récupéré pour pouvoir marcher, bien que sa peau demeurât enflée et décolorée. Feytor portait également les premiers stigmates de la maladie, ses cheveux étaient tombés par poignées, sa peau était d’une pâleur maladive et des cernes sombres entouraient ses yeux. Néanmoins, la famille survécut et remercia silencieusement ce dieu qui les avait aidées.

FFFF

Les gens qui avaient fini par regagner leurs demeures commencèrent cependant à les regarder d’un œil noir. Voyant l’apparence malsaine de Feytor et des siens, les fermiers les rejetèrent et refusèrent de commercer avec eux de peur d’être contaminés, la famille fut rapidement réduite au froid et à la faim et dut finalement quitter son foyer. Sur la route les voyageurs les évitaient, la frustration et la colère de Feytor ne faisaient qu’augmenter alors qu’il assistait impuissant au dépérissement des siens. Nul ne lui laissa l’occasion d’expliquer qu’ils n’étaient ni contagieux ni mourant. Du reste il finit par découvrir que sa chair malade n’en était que plus résistante au froid et à la douleur.

Chassé de ville en village, Feytor finit par se résoudre à installer sa famille dans une caverne située au pied des Montagnes Grises, à l’ouest de l’Empire. La région était giboyeuse et il put approvisionner les siens en nourriture et en fourrure. Ils furent heureux un temps, mais Feytor n’oubliait pas la façon dont on les avait traités, lui et les siens. Un soir, alors qu’il revenait de la chasse avec sa proie sur les épaules, il découvrit des empreintes de sabots dans la neige. Laissant précipitamment tomber le daim qu’il avait tué, il suivit en courant la piste qui menait à la caverne, traversa la large clairière qui s’étendait devant la grotte et y découvrit les corps calcinés de ses frères, de ses sœurs et de sa mère, attachés à des poteaux noircis. A leurs pieds s’étalaient les cendres fumantes de ce qui avait dû être une grande pile de bois. Un groupe d’homme observait ce spectacle sinistre en affichant des airs satisfaits. Aveuglé par la rage, Feytor bondit sur eux et égorgea le premier avec son grand couteau de chasse. Les autres lui firent face, horrifiés, et l’un d’eux aboya un ordre : « Mort au pestiféré ! »

eytor lutta, ses poings massifs frappant furieusement de droite et de gauche. Ignorant les coups d’épées et de hallebarde qui déchiraient sa chair, il abattit ses adversaires un par un, achevant le dernier en frappant sa tête sur un roche. Peu à peu sa fureur se dissipa, des larmes montèrent à ses yeux et il se laissa tomber dans la neige pour pleurer, le visage enfoui dans les mains. Lorsqu’il revint à lui, il se sentit vide, comme si l’énergie qu’on lui avait momentanément prêtée s’était évanouie. Il parcourut du regard le carnage dont il était en partie responsable, les restes carbonisés de sa famille entourés des cadavres de leurs meurtriers, des soldats de l’Empire portant le tabar or et pourpre de l’Ostermark .

Leurs dépouilles étaient bouffies et des plaies suintantes étaient apparues sur leur peau, mais Feytor ne s’en aperçut pas. Il comprit qu’il n’aurait jamais de répit et pensa un instant mettre lui-même fin à ses jours. Il se releva pourtant et se mit en marche vers le nord sans autre raison qu’une vague intuition. Des soldats le pourchassèrent mais perdirent sa piste au bout d’un mois et Feytor disparut des annales de l’Empire, ne survivant qu’au travers d’histoires racontées au coin du feu lors de longues soirées d’hiver.

Les sagas des tribus barbares de Norsca parlent néanmoins de l’arrivée d’un homme malade venu du sud et pourchassé par ses compatriotes. Intrigués, les Nordiques repoussèrent les poursuivants, laissant l’homme livré à lui- même. Le chef de la tribu des Frères Loups avait eu une vision de l’arrivée de l’étranger, mais demeurait incertain quant à son sens. Les barbares l’observèrent et le suivirent alors qu’il pénétrait sur leur territoire et s’installait dans une caverne. Les soldats lancés à ses trousses lui avaient infligé de très graves blessures mais il survécut, ce qui impressionna grandement les Frères Loups, et, au bout de plusieurs semaines, la tribut se décida enfin à l’approcher. Les légendes des Nordiques gardent le souvenir de cette rencontre car elle eut un impact considérable sur ce peuple robuste. Après l’arrivée de Feytor, de nombreux barbares se tournèrent vers l’adoration de père Nurgle, certains s’élevèrent même au rang de Champion apportant ainsi gloire et fierté aux Frères Loups.

Feytor fut admis au sein de la tribu après avoir battu l’un de ses meilleurs guerriers au cour d’un duel à mains nues. C’est en discutant ensuite longuement avec le chamane qu’il réalisa que c’était Nurgle lui-même qui avait protégé sa famille de l’épidémie, et que c’était également cet être divin qui lui avait donné la force nécessaire pour les venger. S’instruisant du mieux qu’il put sur son protecteur, Feytor commença à le vénérer pieusement.

Après plusieurs années, il tenta de convaincre les Frères Loups qu’ils étaient assez puissant pour étendre leur territoire et s’aventurer jusqu’au nord de l’Empire et Kislev. Leur chef, Svolos Wolf, rejeta sa requête et la graine amère du ressentiment recommença de croître en Feyter. Il finit par défier Svolos et tous d’eux s’affrontèrent lors d’un combat à mains nues. Le chef de la tribu était un guerrier expérimenté, grand et massif, et il avait déjà battu nombre de prétendant au pouvoir. Sa charge repoussa son adversaire, mais Feytor se contenta de sourire et encaissa sans broncher ses attaques.

Ignorant des blessures qui auraient brisé un homme moins robuste, il mit Svolos à terre et fit pleuvoir sur lui une grêle de coups alors que le reste de la tribu les regardait silencieusement. Les poings sanglants, Feytor finit par

relever du corps inerte de son adversaire et les Frères Loups le considérèrent dès lors comme leur chef.

Il commença à prêcher la parole de Nurgle auprès des autres tribus, leur intimant de le rejoindre. Lorsqu’elles refusaient de lui prêter allégeance, la maladie et la peste s’abattaient sur elles, terrassant sans discernement les guerriers accomplis comme les enfants. Feytor revenait alors les voir, leur disant qu’ils devaient abandonner leurs dieux car seul l’amour bienveillant de Nurgle pourrait les sauver. Son armée grandit rapidement à mesure que les peuplades avoisinantes s’empressèrent de le rejoindre.

La décennie suivante vit s’accroître sa puissance et sa renommée. Il devint immensément fort et son corps se révéla insensible à la douleur. Grâce au dévouement de ses acolytes dont la plupart avaient suivi son exemple et vénéraient Nurgle, ses troupes devinrent une force redoutable, terrifiant l’ennemi par leur apparence cadavérique et leur monstrueuse résistance. Un méphitique brouillard jaunâtre accompagnait la horde tandis qu’elle marchait au son du bourdonnement des myriades de mouches. Rares étaient ceux qui pouvaient l’affronter sans peur. Au fond de son âme corrompue, Feytor savait que l’heure de la vengeance sur l’Empire était proche, il continua d’étendre son royaume et de répandre toujours plus loin la parole de Nurgle.

se

Ceux qui croisèrent la route de ses guerriers les appelèrent les Décomposés et ils firent une fierté d’adopter ce nom, abandonnant à jamais le nom des Frères Loups. La tribu était précédée partout d’une effrayante réputation. Quelques-uns des tout premiers membres des Décomposés étaient encore vivants et ils avaient depuis longtemps troqué leurs vêtements de fourrure et de cuir pour de lourdes armures soudées à leurs chairs putréfiées. Ils semaient la terreur au sein des rangs ennemis, avançant inexorablement sans se soucier des blessures reçues. Ils se mesurèrent sous des cieux tumultueux aux plus redoutables bandes guerrières des Désolations du

Chaos

adversaires,

horriblement contaminé, afin qu’il aille porter leur bonne parole.

Feytor eut une vision lorsque la comète traça dans le ciel son sillon lumineux. Père Nurgle s’était déjà, par le passé, manifesté par de tels présages et ceux-ci s’étaient toujours avérés judicieux, lui apportant succès et renommée. La vision lui fit comprendre qu’il devait se rendre vers les montagnes où il rejoindrait un certain Archaon un être également nommé le Grand Unificateur. L’allégresse emplit le cœur de Feytor, l’heure de la vengeance allait bientôt sonner…

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Type de troupe : Héros exalté monté XXX Points

Equipements : Feytor porte une armure du chaos, ainsi que épée a deux mains doublée d’un fléau. Il chevauche une monture démoniaque.

Règles spéciales :

L’œil des dieux, marque de Nurgle, élu d’Archaon

Inépuisable : Feytor a de nombreuses maladies et plaies qui accroissent sont endurance et sa résistance. Il gagne 1 point d’endurance (déjà compris dans le profil) et ne subis pas les méfais du poids de son arme (pas de malus de frappe en dernier du à son arme à deux mains).

Contagion : à la fin de chaque tours de mouvement, toutes unité ennemis dans un rayon de 12" subit 1D6 attaque de force 3 sans aucune sauvegarde possible (même invulnérable). Ceci représente la contagion que Nurgle a offerte en personne à son héros.

Elu d’Archaon : En tant qu’élu d’Archaon, Haargroth, Feytor, Styrkaar, Melekh bénéficient d’un bouclier de Valacier. Ce bouclier leur permet de ne pas être affectés par des attaques magiques. Les sorts deviennent inefficaces sur 4+ et les armes magiques deviennent semblables à toutes autres armes. Ce bouclier annule les effets magiques des armes.

Epée fléau : cette arme est composée d’une épée à deux mains, avec au niveau du manche une masse métallique hérissée de pointes suspendue à une chaine. Arme non magique à deux mains. Cette arme permet à son

porteur de porter une attaque supplémentaire qui touche automatiquement.

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Et quand les Quatre ne formeront plus qu’un, il chevauchera de par le monde, (…)

Auréolé de gloire, le fils d’un puissant roi sera adulé et vénéré. (…)

La Prophétie du Destin. Extrait du Livre Céleste des Divinations, par Nécrodomo le Dément

Styrkaar, le Jerg des Sortsvinaers, Champion de Slaanesh et Élu d’Archaon

Styrkaar, le Jerg des Sortsvinaers, Champion de Slaanesh et Élu

d’Archaon

tyrkaar est l’un des Quatre Élus d’Archaon lors de la Tempête du Chaos, comme l’avait prophétisé, des siècles avant sa naissance, le mystique, Nécrodomo le Dément.

Styrkaar naquit un jour sur la côte septentrionale de Norsca, territoire de la tribu des Sortsvinaers. Le Jerg Svengor, son père, en était le chef, et durant toute sa jeunesse Styrkaar fut traité avec la déférence due à son statut. Néanmoins, nul guerrier du nord quel que fut son rang n’aurait accepté un fils faible ou oisif, et Styrkaar dut apprendre à chasser et à se battre comme n’importe quel autre membre du clan. Le Jerg Svengor était imprévisible et d’humeur changeante, aussi on fils connut-il souvent le contact de ses poings, mais si un guerrier osait porter la main sur son rejeton, il le faisait fouetter jusqu’à ce que son dos ne portât plus la moindre parcelle de peau, puis il battait son fils si celui-ci méritait d’être puni. Il tenait en tout cas à ce que tous sachent que ce droit était sien.

Dès le berceau, Styrkaar eut conscience d’une présence que le reste de la tribu ne soupçonnait et riait de voir flotter au-dessus de lui un ami à la forme

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éthérée. Celui-ci lui dit plus tard s’appeler Sle’zuzu et demanda à Styrkaar de ne jamais parler de lui à quiconque, sans quoi il serait obligé de s’en aller. Le jeune enfant accepta sans se poser de questions et ne trouva jamais étrange la présence de cet éternel compagnon. Sle’zuzu murmurait ses secrets au jeune fils du chef de tribu pour lui rendre la vie plus facile au sein du groupe, et si Styrkaar était pris en train d’accomplir un mauvais tour, il lui suffisait de répéter tout haut les mots que son ami lui soufflait à l’oreille pour que sa punition soit souvent amoindrie. Sle’zuzu paraissait avoir l’art de trouver à coup sûr les mots justes qui apaisaient les gens et les rendaient amicaux.

Styrkaar devint un garçon populaire, ouvert aux autres, capable de se faire des amis sans le moindre effort et de charmer les adultes impressionnés par son attitude téméraire et sa confiance en lui. L’absence totale de favoritisme dans les manières de son père lui valut le respect de ses semblables. Aux côtés des autres enfants de son âge lui furent transmises les techniques héréditaires des nordiques, afin qu’ils sachent se battre, chasser et faire voguer de longs vaisseaux sur les mers gelées. Styrkaar excella dans tous ces domaines, pour la plus grande fierté de son père et des anciens. Conseillé par Sle’zuzu, il se rendit rapidement compte qu’il pouvait tourner cette popularité innée à son avantage.

Arrive à l’âge de dix-huit ans, Styrkaar s’était arrogé une position d’importance dans la hiérarchie de sa tribu qui le tenait en haute estime. Son corps était devenu celui d’un guerrier grand et fort, ses nombreux raids menés contre les autres peuplades nordiques, les Kurgans du nord ou les cités côtières de l’Empire et de Bretonnie avaient tous été couronnés de succès. Ses pairs, et même les plus âgés des vétérans des Sortsvinaers, obéissaient aveuglément à ses ordres tant était grande la foi qu’ils plaçaient dans le fils de leur Jerg, dont la fierté que celui-ci éprouvait se mua lentement en méfiance, inquiet qu’il était de voir la popularité de Styrkaar et la loyauté des hommes envers lui devenir une menace. Sa façon de traiter son fils se fit de plus en plus injuste, ce pour quoi la tribu commença à lui en vouloir. Styrkaar attisait calmement les braises de la révolte qui couvait, en prenant toutes les peines du monde à ne jamais paraître déloyal.

Un affrontement entre père et le fils, finit par éclater un soir que la tribu célébrait le succès d’une nouvelle expédition de Styrkaar. Le Jerg Svengor, le visage rougi par l’hydromel, refusa de se joindre aux félicitations adressées à son fils et quitta d’un pas titubant la table de banquet. Pointant le doigt vers son fils, il lui lança que jamais il ne parviendrait aux réussites que lui-même avait connues. Tandis qu’un murmure sourd et désapprobateur parcourait l’assemblée, Sle’zuzu, qui ne s’adressait plus que rarement à Styrkiar, poussa le jeune homme à agir. Celui-ci se dressa à son tour et reprenant les mots de Sle’zuzu, s’approcha calmement de son père pour lui demander de lever son verre avec lui. Outragé, le Jerg Svengor lança maladroitement son poing qui parvint tout de même à jeter son fils à terre. Un sourire fugace passa l’espace d’un court instant sur les lèvres de Styrkaar. Il se releva et essuya la goutte de sang qui perlait à son nez.

Les membres de la tribu avaient tous quitté leurs bancs pour entourer le Jerg et son fils. Le silence uniquement perturbé par le crépitement du feu fut alors rompu par une voix qui cria du fond du hall à Styrkaar de se défendre. Celui-ci afficha un nouveau sourire en reconnaissant la voix de Sle’zuzu. D’autres voix s’élevèrent jusqu’à ce que toute l’assistance n’eût qu’un désir, celui de voir Styrkaar riposter.

Furieux mais affolé, le Jerg Svengor se tournait en tous sens, cherchant en vain un regard approbateur qu’il ne trouva pas. Puis il frappa à nouveau du poing, que son fils évita en écartant la tête. Se rapprochant d’un bond, Styrkaar écrasa son coude contre le visage du Jerg Svengor, puis il envoya son pied dans le genou gauche du vieil homme, qui s’effondra à terre dans un craquement écurant. Alors que Styrkaar se penchait pour parachever son ouvrage, son père le saisit par sa tunique de cuir pour le tirer brutalement vers lui et lui brisa le nez d’un coup de tête. Sty rkaar se dégagea de l’étreinte et frappa des deux poings sur les tempes de son père. Jerg Svengor s’écroula en arrière du sang s’écoulant de ses oreilles devenues sourdes.

Cette nuit-là, Styrkaar devint le nouveau Jerg de sa tribu natale. Les célébrations continuèrent de battre leur plein trois jours et trois nuits durant, et lorsqu’elles cessèrent enfin, Styrkaar était vautré sur les fourrures de sa paillasse, épuisé mais euphorique et entouré de femmes, quand Sle’zuzu vint lui parler de sa voix douce. L’ombre lui suggéra d’élever un autel à la gloire de Slaanesh, le Prince Noir que les Sortsvinaers appelaient Shornaal, qui selon ses dires l’observait depuis longtemps et lui réservait ses faveurs. L’esprit embrumé par des rêves de grandeur et d’excès, Styrkaar se laissa glisser dans le sommeil.

Dans les années qui suivirent, il conduisit les Sortsvinaers vers des batailles toujours plus nombreuses et des pillages toujours plus ambitieux afin de se

délecter de la débauche de la guerre, en revenant toujours victorieux pour exprimer sa dévotion à son dieu. Après une de ces expéditions, Slaanesh se montra satisfait des actions de ce fidèle. Sous un lourd ciel de tempête, l’esprit de Sle’zuzu fusionna avec l’esprit de Styrkaar et s’engouffra dans son corps convulsé, dont la chair se mit à luire comme si des lueurs froides couraient sous sa peau pâle et dont les dents s’allongèrent en crocs délicats. Ceux qui le suivaient, ignorant tout de Sle’zuzu, n’y virent qu’une preuve que leur chef avait été touché par la grâce des dieux et tombèrent à genoux.

Au fil des ans, sa renommée continua de se répandre toujours plus loin sur les terres du nord et l’empreinte de Slaanesh se manifesta davantage. Styrkaar partait désormais au combat sur le dos d’une des créatures démoniaques et serpentines affectionnées par le Prince du Chaos. Des guerriers venus de tout la Norsca se pressaient sous sa bannière pour combattre au nom de ce favori des dieux, en espérant s’attirer ainsi une part de la grandeur de Styrkaar, lequel se délectait de t outes ces louanges et de toute cette dévotion dont il était l’objet.

Au combat, une beauté fluide l’animait et emplissait ses ennemis d’une horreur mêlée d’émerveillement. Monté sur sa bête au corps bestial mais gracile, il se glorifiait dans le massacre des rangs ennemis, donnant la mort au moindre mouvement de sa lame. Ses suivants déchaînés lui hurlaient leurs encouragements, plongés dans une transe ravageuse par l’effusion de sang, se disputant pour s’approcher de cet être exalté, mais si certains d’entre eux venaient trop près, Styrkaar frappait et ils reculaient, fous de

joie que leur chair ait été lacérée par leur idole. Recherchant la bataille partout où il pensait pouvoir la trouver, leur maître prenait autant de plaisir

à infliger la douleur à d’autres des façons les plus cuisantes qu’à souiller ensuite leurs dépouilles.

La série de carnages se poursuivit sans interruption pendant des années. Styrkaar et les siens massacrèrent bon nombre d’autres bandes parcourant les Désolations du Chaos, dont celle des adorateurs de Khorne de Garkan et les guerriers masqués de Tzeentch menés par le mystérieux Asgeiir. Il vainquit en combat singulier Vandred le Majestueux, un des autres favoris de Slaanesh, dont la bande fut émerveillée et se joignit à la sienne dès la mort de son champion.

Au milieu de son sommeil agité, des voix chuchotantes commencèrent à venir parler à Styrkaar d’un guerrier béni par tous les dieux et porteur des objets sacrés de jadis. Le nom d’Archaon surgit une nuit dans son esprit et le fit se lever de son lit encombré de corps lascif, l’esprit obnubilé et rendu

dans un premier temps furieux par la magnificence qu’il percevait chez cet être. Slaanesh lui avait laissé savoir que lui aussi avait accordé sa confiance

à Archaon, à l’instar de tout le panthéon des dieux, et que Styrkaar n’avait

aucune chance contre lui. Incité par les voix qui murmuraient dans sa tête, il se mit à échafauder un plan.

Les récits des succès d’Archaon coururent bientôt comme une traînée de poudre et la nouvelle qu’il pénétrait sur le territoire contrôle par les Sortsvinaers fit naître chez eux la peur et l’excitation. Ils savaient que leur seigneur Styrkaar avait terrassé son rival Vandred, et que celui-ci avait été un des compagnons d’Archaon. Beaucoup pensèrent que la guerre était la raison de sa venue, pourtant Styrkaar ne quitta pas son trône, pas même quand il apprit que les Épées du Chaos approchaient.

La bande traversa les villages des Sortsvinaers sans rencontrer d’opposition et atteignit le fort central. Ce ne fut que lorsqu’Archaon se pencha pour passer la porte de la pièce où se trouvait Styrkaar, sa présence seule emplissant l’air d’une énergie électrique, que le Sortsvinaer se redressa de sa pose alanguie. Archaon hocha respectueusement la tête devant Styrkaar, qui lui retourna son salut et congédia de la pièce ses serviteurs ébahis.

Lorsque les deux hommes réapparurent à la porte, ils constatèrent que les habitants des terres des Sortsvinaers étaient venus nombreux pour connaître l’issue de la rencontre. Comme il était de coutume entre alliés, les seigneurs de guerre s’étreignirent mutuellement les avant-bras sous les vivats de la foule. Quelle armée au monde pouvait désormais tenir tête à celles de ces deux demi-dieux ? Archaon quitta ces terres confiant, ayant acquis la certitude que quand viendrait le temps d’une incursion dans les contrées du sud, Styrkaar mènerait un assaut de sa tribu depuis un point de départ différent, et que tous les navires à sa disposition feraient voile pour aller frapper l’Empire derrière sa faible ligne de défense.

Styrkaar attend ce jour avec impatience, car il sait que Slaanesh est satisfait de sa conduite et que s’il remplit le rôle qu’on attend de lui, sa renaissance

à l’état de démon serait assurée

 

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Styrkaar

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Monture

8

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5

3

3

2

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Type de troupe : Héros exalté monté XXX Points

Equipements : Styrkaar porte une armure du chaos, un bouclier du chaos ainsi que deux épées à une main. Il chevauche une monture démoniaque.

Règles spéciales :

L’œil des dieux, marque de Slaanesh, élu d’Archaon

Force d’esprit : Styrkaar est un meneur né et arrive de par sa présence à rallier ses ennemis à sa cause. Avant de pouvoir toucher de près ou de loin Styrkaar, un test de commandement est nécessaire. De plus, son charisme empêche ces ennemis de le regarder. Toute unité ou héros (hors général) subissent un malus de 1 pour le toucher.

Aura démon : cette aura lui donne un bonus d’armure de 2.

Maitre d’arme : de par son apparente fragilité, Styrkaar a su apprendre à manier les armes d’une manière exceptionnelle. Cette capacité se traduit

de ces

pour l’ajout d’une attaque et de pouvoir parer adversaires sur 5+.

Elu d’Archaon : En tant qu’élu d’Archaon, Haargroth, Feytor, Styrkaar, Melekh bénéficient d’un bouclier de Valacier. Ce bouclier leur permet de ne pas être affectés par des attaques magiques. Les sorts deviennent inefficaces sur 4+ et les armes magiques deviennent semblables à toutes autres armes. Ce bouclier annule les effets magiques des armes.

les

attaques

MelekhMelekhMelekhMelekh lelelele RemodeleurRemodeleurRemodeleurRemodeleur

Et quand les Quatre ne formeront plus qu’un, il chevauchera de par le monde, (

Et à l’heure de la fin des temps, celui qui était tombera de la main de celui qui sera.

)

- par Nécrodomo le Dément

La

Prophétie

du

Destin.

Extrait

du Livre

Céleste

des

Divinations,

Melekh le Remodeleur, Champion de Tzeentch et Élu d'Archaon

Melekh le Remodeleur, Champion de Tzeentch et Élu d'Archaon

elekh le Remodeleur est un puissant Sorcier du Chaos dédié à Tzeentch. Il est l’un des Quatre Élus d’Archaon lors de la Tempête du Chaos comme l’avait prophétisé, des siècles avant sa

naissance, le mystique, Nécrodomo le Dément.

L’histoire de l’ascension au pouvoir de Melekh le Remodeleur commença par une terrible nuit de tempête au cœur de la Norsca. De éclairs zébraient le ciel noir de nuages et venaient s’abattre sur le sol avant que d’assourdissants grondements de tonnerre ne couvrent le vacarme causé par les trombes d’eau qui s’abattaient sur les hutt es du village des Aeslings. Keyla, la femme de Melekh, fils du forgeron de la tribu, était grosse, et c’est au cours de cette nuit apocalyptique que son enfant décida de venir au monde. Hélas, l’accouchement connut des complications et les vieilles femmes furent contraintes d’appeler à l’aide le chaman Gaerkkol, un solide guerrier doté de grands pouvoirs et que seul le chef des Aeslings surpassait.

La femme de Melekh hurlait de douleur, aussi Gaerkkol utilisa-t-il sa Magie pour apaiser sa souffrance et faciliter la venue au monde du bébé. Malheureusement, l’alcool et les substances narcotiques qu’il avait absorbés afin de favoriser son entrée en transe troublèrent sa concentration, de sorte que ce qui aurait dû être un simple rituel tourna en un véritable cauchemar. Le corps de Keyla se courba de douleur alors que des effluves multicolores d’énergie magique l’entouraient et que le chaman tentait en vain de refréner le pouvoir qui coulait de ses doigts. Soudain, dans un éclair aveuglant l’enfant fut expulsé du ventre de sa mère. Incapable de lui venir en aide, Gaerkkol observa la vie quitter le corps épuisé de Keyla tout en tenant son enfant contre lui.

Lorsque Melekh posa les yeux sur son fils, il fut horrifié jusqu’aux tréfonds de son âme. Le bébé était déformé, au lieu de la tête innocente d’un nouveau-né se trouvait celle d’un oiseau, dont une face était recouverte du visage difforme de l’enfant qui hurlait. Les grands yeux noirs et sans âme de l’oiseau fixaient Melekh, qui était certains que le chef de la tribu exigerait que son fils soit banni, mais il fut surpris lorsque celui-ci le considéra au contraire comme un bon présage pour la tribu. L’enfant fut nommé Cyspeth, puis le chef annonça au village que Zarechgor, leur divinité tutélaire, avait manifestement béni Melekh et son fils. De grandes funérailles furent offertes à sa défunte femme, suivies d’une fête en l’honneur du nouveau venu. Mais tandis que chacun profitait de l’événement, personne ne remarqua l’expression de désapprobation qu’affichait le visage du chaman.

Au plus fort des festivités, le chef de la tribu expliqua que le Démon Zarechgor lui avait parlé en rêve lors de la nuit précédente, et lui avait ordonné d’organiser un grand défi : les plus puissants guerriers du clan allaient s’affronter pour savoir qui deviendrait le nouvel apprenti de Gaerkkol. À cette nouvelle, un sentiment d’horreur envahit le chaman qui quitta immédiatement le hall pour se réfugier dans sa hutte. Là, il fouilla parmi ses parchemins et ses livres jusqu’à remettre la main sur un ouvrage recouvert de chair humaine. À l’intérieur se trouvait une prophétie écrite par le sorcier Nécrodomo le Dément, annonçant l’arrivée d’un puissant guerrier qui unirait les tribus et les conduirait vers de grandes victoires. Le chaman éventra à l’aide de sa lame sacrificielle un lapin qu’il gardait dans

MMMM

une cage et resta assis pendant plusieurs heures à lire les signes contenus dans les entrailles de la pauvre bête. Tous s’accordaient sur un point : le temps de l’accomplissement de la prophétie était venu.

Le lendemain, les combats commencèrent, et Melekh fut un des premiers à se battre. Armée d’une imposante hallebarde et protégé par une solide armure finement ciselé, il se révéla être un grand guerrier, battant chaque adversaire qui se présentait devant lui. Grande était sa maîtrise martiale, et bientôt, il ne resta plus que lui et Dered, son ami d’enfance. Mais avant que les deux guerriers ne s’affrontent, Melekh vit le chaman offrir à son

adversaire un talisman

apporterait de la chance au combat. Melekh tenta de ne pas se laisser perturber par cet événement et se concentra sur l’affrontement. Pendant plus d’une heure, les deux croisèrent le fer sans qu’aucun ne parvienne à prendre l’ascendant sur l’autre, jusqu’à ce que la fatigue ait raison de Dered qui finit par trébucher. Son amulette se brisa contre le sol, et saisissant cette opportunité au vol, Melekh fit décrire à sa hallebarde un terrible demi- cercle qui décapita d’un seul coup son adversaire. La foule hurla de joie et acclama son nouveau champion qui leva son arme au-dessus de sa tête en signe de victoire.

Le vieux chaman, qui souhaitait plus que tout empêcher la prophétie de se réaliser, imagina un nouveau plan. Tout champion de la tribu devait se mettre à son service pour apprendre en retour son art. En tant que nouveau maître de Melekh, Gaerkkol avait le droit de charger son apprenti, d’une quête afin qu’il prouve sa valeur devant les Dieux. Généralement, il s’agissait de rapporter la tête de quelque dangereuse créature ou encore de retrouver un ancien objet magique. Le matin suivant, le chaman ordonna donc à Melekh de se présenter devant sa hutte avec son fils nouveau-né. Lorsque celui-ci se présenta, le chaman l’attendait déjà dehors, prêt à confier à son élève la tâche qu’il lui avait choisie. Il retira l’enfant des bras de son père et, avec un sourire narquois, il lui demanda detrouver quel était le véritable nom Démoniaque de Zarechgor, le demi-dieu tutélaire de leur tribu.

En entendant quelle était sa quête, Melekh sentit ses genoux vaciller. Pour découvrir le véritable nom d’un Démon, il fallait le battre, ce qui en outre signifiait qu’il devait se rendre jusqu’aux Royaumes du Chaos. Avec un enfant béni des Dieux sous sa protection, l’influence du chaman sur la tribu grandirait, or Melekh, ne pouvait rien faire pour échapper à ce terrible destin. Déterminé à accomplir sa quête et à libérer son fils de l’influence néfaste du chaman, il partit immédiatement vers le nord. Après un mois de combats incessants et de tribulations, il arriva aux abords d’un imposant portail fait de crânes humains, au-delà duquel l’air vacillait et crépitait d’énergie. Des tentacules en émergeaient, ondulant à la recherche d’une proie, et Melekh pouvait entendre les hurlements des créatures qui vivaient dans cet autre monde. Envahi par la peur, son cœur battait à tout rompre, car franchir ce portail signifiait aller vers une mort certaine, mais s’il ne le faisait pas, il ne reverrait plus jamais son fils ni sa tribu. Il rassembla donc tout son courage et pénétra avec précautions dans les brumes du Royaume du Chaos.

Dans un premier temps, Melekh ne distingua devant lui rien d’autre qu’un épais voile rose miroitant de temps à autre pour prendre une teinte rougeâtre. L’air qu’il respirait était lourd et suffocant, et il avait la sensation que ses poumons allaient exploser. D’effroyables cris inhumains firent accélérer les battements de son cœur, bien qu’il fût incapable d’en localiser la source. Alors qu’il scrutait les brumes denses et changeantes qui avaient à présent viré au bleu, Melekh put discerner les silhouettes d’étranges créatures. La peur l’envahit de plus belle en même temps que les brumes à présent mauves s’intensifiaient tout autour de lui, pour ne laisser qu’un petit espace dégagé où il put discerner des images se formant. Après avoir vacillé quelques instants, elles se solidifièrent pour représenter un homme. Melekh réalisa soudain qu’il était en train de contempler sa propre image, et c’est avec horreur qu’il vit les sombres créatures qu’il avait aperçues plus tôt l’entourer et s’en nourrir. Il lui sembla contempler sa propre mort lorsque des griffes nées de la brume déchirèrent son double. À mesure que la peur submergeait le champion mortel, les Démons mystiques prenaient une forme de plus en plus solide. Puis, venue de nulle part, apparut une créature corrompue, dotée de nombreux bras interminables et d’une gueule sertie rangées de crocs menaçants. Melekh brandit sa lame et fendit le monstre en deux, mais au lieu de mourir, le Démon se sépara en deux autres de moindre taille également dotés de crocs et de griffes. Plusieurs de ces créatures horribles apparurent chacune se séparent en deux autres, et Melekh sut que son destin était scellé.

Bien que son esprit horrifié lui disait qu’il n’y avait plus aucun espoir, son cœur de guerrier Aesling refusait de se laisser abattre comme du vulgaire bétail. Il prit une profonde respiration et chercha à dominer sa peur, et alors

lui

qui

le protégerait

des

mauvais

coups

et

qu’il reprenait le contrôle de ses émotions, il put constater que les Démons se mettaient à siffler et à hurler, reculant lentement devant lui. L’idée que ces créatures se nourrissaient de sa peur lui traversa l’esprit, aussi avança- t-il vers elles d’un pas résolu. Les Démons ne cherchaient plus à l’attaquer à présent qu’il était préparé à les affronter, et plus il dominait sa peur, plus ils reculaient devant lui, jusqu’à ce qu’il finisse par se rendre compte qu’il pouvait en invoquer d’autres. Quelques instants plus tard, il possédait une petite armée de ces créatures hideuses obéissant à sa volonté et qu’il envoya combattre les nombreux Démons qui, attirés par son âme, se pressaient autour de lui comme des papillons de nuit autour d’un feu.

Perdue dans les brumes du Chaos, l’armée de Melekh combattit toutes sortes de monstres plus affreux les uns que les autres : des créatures gangrenées par la peste tombaient sous sa lame et d’imposantes bêtes cornues massacraient à l’aide d’énormes haches les Horreurs qu’il avait invoquées, avant d’être à leur tour piétinées par des créatures semblables à des raies Manta.

Melekh finit également par découvrir qu’il pouvait contrôler la substance de l’air qui l’entourait en la faisant se solidifier. Il se façonna donc un grand disque sur lequel il monta pour partir au combat à la tête de sa horde Démoniaque, lacérant ses ennemis à l’aide des multiples lames fixées sur les flancs de sa création. Il n’avait aucune idée du temps depuis lequel il se battait ainsi dans la brume : des heures, des jours, ou peut-être même des semaines ? Les Royaumes du Chaos étaient un champ de bataille éternel où il affrontait sans interruption les entités qui, attirées par son âme, cherchaient à s’en repaître. Il appelait régulièrement Zarechgor, son Dieu tutélaire afin de le défier, mais seules des hordes de créatures monstrueuses et hostiles répondaient à son appel. Soudain, alors qu’il finissait par perdre tout espoir, les brumes commencèrent à se transformer en un puissant vortex qui le renversa de son disque et dispersa en quelques instants sa petite armée. Lorsque les rafales de vent se calmèrent enfin, gagné par la terreur, Melekh contempla la créature massive qui se tenait devant lui. Elle était dotée de pattes griffues et de longs bras se terminant par des mains aux ongles acérés enserrant le manche d’un étrange bâton ornementé. La tête en forme d’oiseau du Démon était juchée à l’extrémité d’un cou interminable d’où elle observait Melekh.

Le Démon Majeur demanda qui avait l’audace de l’invoquer sous la forme d’un chœur devoix familières issues du passé parcourant l’esprit deMelekh. Le mortel resta un instant paralysé devant son Dieu, puis peu à peu, il se ressaisit et se releva pour parler. Il dit quel était son nom et pria le Démon de lui dire le sien. Sachant que révéler sa véritable identité à un mortel équivalait à se mettre à son service, le Démon éclata de rire devant l’impudence de Melekh. Zarechgor pointa son bâton vers lui et l’instant d’après, un éclair de lumière rouge frappa le guerrier Aesling. Melekh fut jeté à terre par l’assaut magique alors que son âme même était tourmentée par les flammes mystiques qui l’enveloppaient.

Il tenta de se relever pour combattre le Démon, mais une seconde explosion, constituée de flammes vertes cette fois, l’envoya voler dans les airs. Son corps brisé retomba lourdement sur le sol, et regardant le Démon qui le dominait de toute sa taille, Melekh murmura quelque chose. Ne pouvant entendre les dernières paroles de sa victime à l’article de la mort, le Démon se rapprocha pour écouter. Melekh lui demanda une nouvelle fois quel était son véritable nom, ce qui fit rire de plus belle la créature, mais tandis que la question traversait son esprit, ses pensées commencèrent à se matérialiser, comme si la brume répondait à sa place. Une image se forma et au loin Melekh put entendre sa horde d’Horreurs entonner une étrange mélopée. Lorsque la question de Melekh avait pénétré dans l’esprit du Démon, ses pensées s’étaient figées l’espace d’un instant et les Horreurs asservies à Melekh avaient entamé leur mélopée, entonnant le véritable nom de Zarechgor.

Dans son dernier souffle, le champion répéta les paroles de ses serviteurs et il put entendre le Démon Majeur hurler de rage alors qu’il réalisait qu’il avait été piégé, puis sa force commença à couler dans le corps de son nouveau maître. Melekh était parvenu à asservir la volonté de son Dieu et la puissance de la créature était désormais sienne. Les connaissances et le savoir arcanique du Démon emplirent le cerveau de Melekh qui perdit conscience, submergé par cette expérience inédite, Zarechgor veilla sur le corps de son maître qu’il était désormais obligé de protéger et, lorsque celui-ci se réveilla, il lui offrit une arme enchantée avant de lui parler de la prophétie. Son dernier cadeau fut de lancer un sort ouvrant un passage qui permettait à Melekh de regagner, triomphant, le monde matériel.

Le champion invoqua sa horde de créatures et sous s es pieds apparut son disque qui le souleva dans les airs. La petite armée s’engouffra à travers le portail pour apparaître dans les montagnes situées tout près du village des

Aeslings. Gaerkkol, qui était devenu le nouveau chef de la tribu, avait prévu le retour de Melekh et avait préparé une armée de guerriers pour lui faire face. À ses côtés se trouvait Cyspeth, le fils de Melekh, car ce que ce dernier n’avait pu prévoir, c’était que vingt années s’étaient écoulées depuis son départ, et non seulement depuis quelques mois comme il le pensait. Sous la férule de Gaerkkol, Cyspeth était devenu un homme. Démons et mortels se faisaient face, prêts à s’affronter. Sa horde était avide de combat et désireuse de se repaître des âmes des guerriers ennemis, mais Melekh savait qu’il ne devait pas sous-estimer les pouvoirs de Gaerkkol. Il devinait également que son fils avait été béni par Tzeentch et ayant eu le chaman comme maître, il pouvait se révéler un terrible adversaire.

Soudain, le ciel s’obscurcit et se zébra d’éclairs, comme lors de la naissance de Cyspeth. Un d’entre eux vint heurter violemment le sol entre les deux armées, envoyant des éclats de roche voler dans tous les sens. Émergea alors du cratère tout juste créé un puissant chevalier chevauchant une imposante monture infernale. Il dominait chaque guerrier présent dans la plaine, et les yeux de son destrier brûlaient des feux de l’enfer. C’était Archaon, le Seigneur de la Fin des Temps. À son arrivée, la horde de Démons cessa immédiatement de hurler et un silence de plomb s’abattit sur le champ de bataille. Il guida lentement sa monture vers un monticule dominant la plaine où se faisaient face les deux armées, puis parla. Sa voix se répercuta en écho à travers la vallée, et tous ceux qui l’entendirent réalisèrent sur le champ l’étendue de sa puissance. « Et à l’heure de la fin des temps, celui qui était tombera devant celui qui sera. »

Au signal d’Archaon, les deux armées chargèrent, les Démons usant de leur Magie pour déformer les corps des mortels en d’horribles mutations, mais ceux qui survivaient massacraient à leur tour les fragiles créatures. Au cœur des combats, Melekh rencontra Gaerkkol, aux côtés duquel se battait Cyspeth, dont les éclairs magiques abattaient les Hurleurs qui volaient au- dessus des têtes. Ni Gaerkkol, doté de ses sortilèges ancestraux, ni Melekh, imbu de ses récents pouvoirs ne purent prendre le dessus, jusqu’à ce que le chaman parvienne à atteindre le disque d’un puissant coup qui fit tomber Melekh à terre. Gaerkkol profita de cet avantage momentané et s’avança pour porter le coup de grâce, triomphant d’avoir réussi à contrecarrer la prophétie des Dieux. Il ne lui restait plus qu’à se débarrasser d’Archaon et à prendre le commandement des armées du Chaos.

Alors que Gaerkkol s’apprêtait à abattre son épée pour trancher la tête de Melekh, une expression de surprise crispa son visage. Melekh, qui s’était attendu à mourir, observa avec désarroi et soulagement le corps de son bourreau s’affaisser sur le sol. Derrière lui se tenait Cyspeth, une dague ensanglantée dans la main. Les yeux noirs du fils mutant plongèrent dans le regard de Melekh comme ils l’avaient fait le jour de sa naissance. Celui qui était venait de tomber devant celui qui serait. Melekh ordonna que cessent les combats et voyant qu’Archaon s’apprêtait à partir, il comprit que son devoir était de le suivre. L’armée du Seigneur du Chaos était à présent au grand complet et, devant elle, le Vieux Monde s’effondrerait

 

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Melekh

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Monture

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5

3

3

2

8

Type de troupe : Sorcier niveau 2 monté XXX Points

Equipements : Melekh porte une armure du chaos, un bouclier du chaos ainsi qu’une hallebarde ensorcelée. Il chevauche une monture démoniaque.

Règles spéciales :

L’œil des dieux, marque de Tzeentch, élu d’Archaon Démon intérieur : Melekh est habité par un démon de Tzeench. Son aura se dégage de son corps. Melekh provoque la terreur chez ses ennemis. Il peut invoquer à chaque tour de magie un régiment de 10 horreurs roses dans un rayon de 6". (Lancement 10+) ce sort est un don et ne peut être détruit par quelque magie de destruction de sort que ce soit. Il bénéficie d’un bonus de +2 pour tous ces lancements de sorts en plus de son niveau par le démon qui est enfermé au plus profond de ces entrailles.

Arme ensorcelée : les attaques effectuées avec une arme ensorcelée sont magiques et bénéficient d’un bonus de +1 en force.

Elu d’Archaon : En tant qu’élu d’Archaon, Haargroth, Feytor, Styrkaar, Melekh bénéficient d’un bouclier de Valacier. Ce bouclier leur permet de ne pas être affectés par des attaques magiques. Les sorts deviennent inefficaces sur 4+ et les armes magiques deviennent semblables à toutes autres armes. Ce bouclier annule les effets magiques des armes.