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BIO – L’EVOLUTION

LES ORIGINES DE LA VIE (QCM)

1. Premières théories de l’évolution de la vie

a. Créationnisme et fixisme
Christianisme : enseigne sa version de l'histoire de la création (Ancien Testament)
 origine surnaturelle de la vie faisant intervenir Dieu, créateur de l’univers = créationnisme
 constance des espèces animales et végétales (comme à l’origine) = fixisme

b. Panspermie :
- La vie se serait propagée d’un système solaire à un autre par l’intermédiaire de spores de
microorganismes apportés par des météorites ou des poussières cosmiques qui contaminèrent notre
planète, il y a quelques milliards d’années.

- Ne résout pas le problème de l’origine de la vie : il faudrait expliquer la formation des spores ou des
êtres vivants, sur une autre planète ; et d’autre part, difficile d’imaginer les organismes vivants
capables de supporter un long voyage dans ces conditions sévères.

c. Génération spontanée. = croyance selon laquelle le non-vivant peut se changer en vivant


- La vie naît continuellement de la matière non vivante et inorganique par « génération spontanée ».
- Théorie (réfutée au 19ème siècle) développée par les naturalistes qui n’acceptaient pas l’intervention
d’un créateur suprême ou d’un processus extra-terrestre

d. Biogenèse = seule la vie peut engendrer (donne) la vie


- Pasteur (1860) :
=> les microorganismes ne naissent pas par génération spontanée mais proviennent d’un organisme
vivant préexistant.
=> il y a de nombreux microorganismes dans les particules de poussières flottant dans l’air
=> EXPERIENCE : l’air peut contaminer des matières et donc introduire des microorganismes vivants.
- milieu de culture (eau + éléments nutritifs) dans le
flacon de verre.
- chauffage du col du ballon l’étirant et lui donnant une
forme de col de cygne.
- bouillir le milieu de culture pendant quelques
minutes => stérilise et provoque l’évaporation d’une
partie de l’eau.
- milieu de culture : maintenant protégé de l’extérieur
par le bouchon d’eau qui s’est condensé au creux du
col de cygne. => microorganismes ne peuvent plus
pénétrer à l’intérieur du flacon.

OBSERVATION : Au microscope, Pasteur n’observe effectivement aucun microorganisme dans son milieu de
culture et celui-ci restera indéfiniment dans cet état. Certains flacons de Pasteur sont encore sans
microorganismes actuellement...Il dément donc cette théorie.

CONCLUSION :
- Les microorganismes viennent bien de l’extérieur, n’apparaissent pas par génération spontanée.
- Cette expérience de Pasteur semble donc être une preuve définitive et concluante de la BIOGENESE :
tout être vivant tire son origine d’un être vivant préexistant.
2. Évolution chimique et apparition de la vie

a. Formation des premières molécules organiques


- Aujourd’hui: surface de la Terre solidifiée il y a 4 à 5 milliards d’années
- Gaz qui s’échappèrent de la surface terrestre pendant sa solidification = atmosphère primitive (divers
gaz mais pas d’oxygène ni d’halogènes)
- Conditions météorologiques (orages, températures élevées, grands mouvements d’air, …) ont permis
la formation d’un océan primitif issu des précipitations et dans lequel se sont dissoutes certaines
roches, constituant ainsi ce que les biologistes appellent la soupe primitive.
- 1924: 1ère théorie cohérente expliquant l'origine de la vie (biochimiste russe Aleksandr Oparine) : Se
fonde sur la connaissance des conditions physico-chimiques qui régnaient sur Terre il y a 3 à 4 milliards
d'années
- Grâce à l'énergie fournie principalement par le rayonnement ultraviolet provenant du soleil, et grâce
aux décharges électriques dues à de très nombreux orages, les petites molécules des gaz de
l'atmosphère (l’eau : H2O, le méthane : CH4 et l’ammoniac : NH3) ont donné naissance à des molécules
organiques, dites pré biotiques.
- Ces molécules simples se seraient associées pour former des molécules de plus en plus complexes, en
particulier des acides aminés (constituants des protéines) et des acides nucléiques
- Ces premières molécules se sont trouvées piégées dans des flaques d'eau peu profondes, situées sur le
littoral de l'océan primitif. Elles s'y sont concentrées, et ont continué à évoluer et à se diversifier pour
permettre l’émergence de la vie. Ainsi certaines de ces molécules se sont entourées d'une membrane
et ont ensuite échangé des produits chimiques et de l'énergie avec le milieu extérieur.
1950: l'Américain Stanley Miller, inspiré par ce scénario, reconstitua, en
laboratoire, dans un ballon de verre l'atmosphère primitive supposée de la
Terre, il y a environ 4 milliards d'années. C'est-à-dire un mélange gazeux de
méthane (CH4), d’ammoniac (NH3), d’hydrogène (H2), d’acide sulfhydrique (H2S)
et de vapeur d'eau). Il soumit son mélange à des décharges électriques de
60 000 volts, simulant les orages.

=> Après quelques semaines de simulation des conditions chimiques et


énergétiques de l'atmosphère primitive, Miller analysa les produits résultant des
réactions spontanées entre les divers composants de l'atmosphère et identifia
dans son ballon plusieurs composés organiques, notamment divers acides
aminés, de l'urée, de l'acide acétique, du formol, de l'acide cyanhydrique, et
même des sucres, des lipides et des alcools, molécules complexes,
caractéristiques des êtres vivants, semblables à celles dont l'existence avait été
supposée par Oparine.

b. Formation des premières cellules


- soupe primitive ( = innombrables molécules organiques et minérales) => complexification de certains
composés => formation, par condensation, de différentes biomolécules (= molécules d’intérêt
biologique).

Exemples:
 en chauffant à sec un mélange d'acides aminés à 90°C, Fox obtient des polypeptides (petites
protéines) qui, en se refroidissant forment des structures sphériques qu'il appela microsphères ou
microgouttes. Ces microsphères avaient à peu près la taille d'une bactérie, pouvaient se diviser,
avaient une activité enzymatique (c'est-à-dire pouvaient accélérer des réactions chimiques).

 Oparine montre que, dans l'eau, des protéines et des sucres peuvent se rassembler pour former des
gouttes qu'il appelle coacervats. Ces coacervats peuvent prélever dans le milieu extérieur les
molécules et l'énergie nécessaires à leur croissance et à leur multiplication.

- Dans ce processus d’apparition de la vie, une étape importante fut l’acquisition, par certains agrégats
de biomolécules, de fonctions, parmi lesquelles la réplication.
- Mais pour qu’il y ait eu vie, ou en tout cas autonomie, il a fallu obligatoirement que ces agrégats de
biomolécules se séparent de leur environnement par une membrane, l’ancêtre de la membrane
cytoplasmique des futures cellules. Dès lors, les premières cellules sont sans doute apparues sur Terre,
il y a environ 3800 millions d’années, au bout d’un processus très long et progressif.
- Premières cellules = cellules procaryotes (sans noyau) et hétérotrophes ( = utilisant les molécules
organiques déjà formées dans le milieu ambiant pour produire leur énergie par fermentation
anaérobie.) => premiers êtres vivants = bactéries anaérobies (pouvant vivre en l'absence d'oxygène,
puisque ce gaz n'existait pas encore dans l'atmosphère.)

L’EVOLUTION DES ETRES VIVANTS

1. Apparition de la photosynthèse
- Bactéries aérobies = cyanobactéries (ancêtres des algues bleues actuelles) ( il y a environ 3000 millions
d'années) capables de photosynthèse aérobie (car possédaient des pigments, dont la chlorophylle pouvant
absorber UV.)
=> Nouvelle fonction permettant à ces bactéries d’utiliser l’eau (H2O), de fixer le gaz carbonique (CO2) abondant
dans l'atmosphère, et de rejeter de l'oxygène (O2).

6 CO2 + 6 H2O  C6H12O6 + 6 O2

- Apparition de ces cellules photosynthétiques => diminution de la concentration en CO2 et production d’un
«déchet»+++ O2
- Dans les hautes couches de l’atmosphère, grâce à l’énergie des rayons solaires et sous l'action des éclairs, une
partie de cet O2 est transformée en ozone (O3) (absorbe une grande partie des rayonnements ultraviolets (U.V.)
nocifs pour les êtres vivants (responsables de mutations). C'est la fin de la synthèse non biologique de la matière
vivante puisqu’une grande partie des U.V. (principale source d'énergie) ne peut plus atteindre la surface
terrestre. La concentration de l'O2 dans l'atmosphère n'est que de 1 % de sa concentration actuelle. Certaines
bactéries vont alors acquérir le processus de respiration dont le rendement énergétique est supérieur à celui de
la fermentation.

C6H12O6 + 6 O2  6 CO2 + 6 H2O + énergie

a. fin de la synthèse non biologique de la matière vivante: conditions nettement plus favorables
=> nombreuses espèces d’êtres vivants sont apparues et se sont développées à la surface de
la Terre :
- Premiers organismes eucaryotes il y a environ 1,5 milliards d'années
- Premiers organismes pluricellulaires il y a quelques 670 millions d'années.

2. Apparition des cellules eucaryotes

- Eucaryotes = Existence d'un vrai noyau ( comprenant une membrane nucléaire renfermant l'ADN
organisé en chromosomes) + enzymes nécessaires à la photosynthèse et à la respiration enfermés
dans des organites ( chloroplastes+ mitochondries)
Théories tentant d'expliquer leur origine :

 théorie symbiotique : les eucaryotes


proviennent de cellules anaérobies de
grande taille qui auraient ingéré des
procaryotes plus petits photosynthétiques
et/ou aérobies. Ces petits procaryotes
ingérés seraient devenus les chloroplastes et
mitochondries
 théorie autogène : chloroplastes,
mitochondries et noyau apparaissent
par compartimentation du cytoplasme
par le réticulum endoplasmique

3. Apparition des cellules eucaryotes

a. Apparition de la cellule eucaryote


= événement majeur de l’évolution biologique, sans lequel les organismes pluricellulaires n’auraient pas pu se
développer
= suivi assez rapidement (vers 1 milliard d’années) d’une augmentation de la taille et de la complexité des
cellules
= diversité a considérablement augmenté durant cette période grâce à arrivée progressive de la reproduction
sexuée et des premières cellules diploïdes
- Cellules eucaryotes photosynthétiques => premières algues eucaryotes. Parmi celles-ci, les algues vertes sont
les ancêtres de toutes les plantes terrestres actuelles.
- Il y a +/- 700 millions d’années : Cellules eucaryotes se sont organisées en premiers végétaux et animaux
pluricellulaires connus (animaux à corps mou, ressemblant à des vers ou des méduses, montrant toujours une
grande surface d'échange avec le milieu environnant) : [O2 ] de l'air devait atteindre 7 % de sa teneur actuelle.
- 550 millions d’années (début du Cambrien) : apparition des premiers animaux à coquille. [O2 ] de l’air ≈ 10 %
de sa valeur actuelle ( augmente ensuite très rapidement et atteint sa valeur actuelle vers  400 millions
d’années)
- 400 millions d’années : couche d'ozone devient suffisante pour filtrer les U.V. et permettre la vie sur les
terres émergées => animaux et végétaux quittent le milieu aquatique et colonisent la terre ferme.

4. Sortie de l’eau :

- Il y a 500 millions d'années : les premiers vertébrés font leur apparition. Ce sont des poissons sans mâchoires,
ni nageoires paires, qui possèdent une carapace osseuse externe.
- 430 millions d'années: certaines algues vertes se sont adaptées à la vie terrestre en raison d'un retrait des
océans => évoluent deux groupes de végétaux :
 ptéridophytes (fougères et prêles), qui possèdent de la lignine, une substance rigide pouvant résister
aux forces de la pesanteur
 bryophytes dont les mousses sont les plus grandes représentantes
=> arthropodes vont profiter de cette nouvelle source de nourriture, leur carapace abolissant leur
dépendance à l'élément liquide en contrôlant les pertes en eau. Pour le problème de la respiration
aérienne, on observe d'abord l'invagination du système branchial à l'intérieur de l'organisme (=>
maintien dans un parfait état d'hydratation, même sur la terre ferme).
- 420 millions d’années (fin du Silurien): insectes et myriapodes privilégient le système des trachées,
plus adapté à une vie uniquement aérienne. Puis des prédateurs les suivent et un véritable réseau
écologique se créé ; seuls les bords des océans et des autres étendues d'eau sont peuplés. Les déchets
de tous ces organismes, mélangés aux particules minérales, forment le sol.
- 390 millions d’années (Dévonien): poissons osseux dominent rapidement en raison de leur vessie
natatoire qui permet un déplacement vertical de l'animal sans intervention des nageoires. Chez
certains, cette vessie natatoire se transforme en poumon. Ces poissons peuvent alors s'aventurer sur
les plages.
5. Les premiers animaux terrestres
360 millions d’années (fin du Dévonien): érosion d’une énorme chaîne de montagnes => formation
d’importants dépôts de sables en bordure des continents. Ces plages de sable vont faciliter la sortie de l'eau
des gros organismes:
 descendants des poissons osseux, particulièrement bien adaptés car possèdent, en plus du système
branchial, des poumons primitifs et des nageoires charnues facilitant leur déplacement sur le sable (
un groupe particulier possède des rayons osseux aux nageoires qui laissent place au développement
de doigts). Les futurs os du bras sont déjà présents à la base de la nageoire. Parallèlement,
l'articulation de la mâchoire se modifie et permet l'apparition du tympan. Les animaux seront alors
adaptés à entendre des sons à l'air libre. Des narines internes apparaissent également ainsi que des
écailles protectrices (production d'origine osseuse).

320 millions d’années (Carbonifère): explosion des ptéridophytes qui envahissent tous les milieux et
deviennent gigantesques (forêts de fougères à graines géantes). Les nombreux gisements de pétrole datent de
cette époque, quand les troncs étaient ensevelis au fond des nombreux marais.

6. L’évolution des vertébrés :


- Ichtyostéga fait le lien entre les poissons et les amphibiens (squelette adapté à la vie terrestre et permettant
de lutter avec efficacité contre la pesanteur, surface musculaire renforcée et articulations des membres
permettent au tronc de se surélever facilement et sans perte d'énergie inutile, au-dessus du sol)

- Les amphibiens se développent particulièrement autour des zones humides, en raison d'une moindre
dépendance à l'élément liquide (qui ne devient indispensable que pour la reproduction).

- Reptiles: arrivée après amphibiens: affranchis totalement de l’eau (invention de l’œuf et production d’écailles
d’origine cutanée)

- 255 millions d’années (fin du Permien): Continents rassemblés en une seule masse continentale, la
Pangée=> réduction des marges continentales => centre du continent se dessèche => disparition de + de 80 %
des espèces

- Après Permien: époque de grande diversification: reptiles évoluent en dinosauriens (dont 1 groupe donnera
les oiseaux) et reptiles mammaliens (deviendront rapidement les mammifères); Pangée se sépare en 2
continents (Laurasie et Gondwana)

- 65 millions d’années (fin du Crétacé): disparition brutale de nombreux embranchements, comme les
dinosaures à cause d’une catastrophe naturelle, provoquée par une météorite
=> mammifères, ayant peu évolués depuis leur apparition, se diversifient rapidement avec la formation des
marsupiaux et placentaires, cohabitant au début mais la séparation de l'Australie avec le reste des continents
modifie les réseaux écologiques. En Océanie, les marsupiaux dominent les autres mammifères tandis que dans
les autres continents, ce sont les placentaires qui supplantent les marsupiaux. (là que les primates arrivent)

Au quaternaire: les primates donnent naissance à la lignée humaine.


=> En Afrique, à la suite de l'ouverture d'un rift (encore en ouverture actuellement), certains primates, proches
des orangs outans, sont isolés:
du côté des forêts tropicales
du côté de la savane aride: pour survivre, ils deviennent bipèdes = australopithèques.
- Il y a 2 millions d’années : les homos habilis fabriquent les premiers outils taillés
- Il y a seulement 50 000 ans: l’Homo sapiens (l'homme moderne) apparaît et développe les sépultures et
l'art. Il se sédentarise et devient agriculteur il y a 6000 ans à peine.
- Il y a environ un million d'années: émergence de l’homme dans sa forme actuelle
CONCLUSION:
Si l'on ramène l'histoire de la Terre à une
durée de 24 heures, l'explosion de
l'évolution des pluricellulaires n'a lieu que
dans les trois dernières heures, les
premiers mammifères n’apparaissent
qu’un peu avant 23h, et l’homme
moderne (Homo sapiens) n’entre en
scène que dans la dernière seconde…

LES GRANDES PERIODES DE LA VIE SUR TERRE (questions normales)

- Explosion du Cambrien (543 à 530 millions d’années) bouleverse la vie sur terre.

Celle-ci peut s’expliquer par des causes multiples :


 écologique : apparition d’un mode de vie basé sur la relation proie-prédateur et mise en place de
divers systèmes de protection (locomotion, coquilles protectrices, etc.) ;
 géologique : enrichissement des océans en oxygène ; la concentration est suffisante pour les besoins
des animaux mobiles ;
 génétique : évolution des gènes permettant la diversification.

Histoire de la vie sur Terre : marquée par l’apparition, l’apogée, le déclin et la disparition de grands groupes de
végétaux ou d’animaux => ces événements sont utilisés pour découper le temps
géologique. Les géologues divisent la durée de la Terre en 5 ères :

Antécambrienne  Primaire  Secondaire  Tertiaire  Quaternaire.

Chacune de ces ères correspond à l’apparition ou à la disparition de grands groupes d’organismes. Les
extinctions de moindre importante sont utilisées pour diviser les ères en périodes plus courtes.

LES THEORIES DE L’EVOLUTION

1. Avant Darwin:

a. Le Lamarckisme: la fonction crée l’organe.


- Lamarck: premier à proposer une théorie de l’évolution = ensemble cohérent d’idées basées sur des faits
mesurables ou communément admis
- cause de la variabilité des espèces vivantes : influence du milieu sur les individus et tendance innée de ceux-ci
à s’adapter à leurs conditions extérieures

Théorie de Lamarck:
 théorie du besoin :
La production d’un nouvel organe ou d’une partie d’organe résulte d’un besoin.
Exemple : les serpents : leurs ancêtres lointains avaient des pattes et un corps court. Mais avec les
changements du milieu terrestre, le serpent fut obligé de se faufiler dans les passages étroits. Il commença
alors à allonger son corps et à ramper, plutôt qu’à marcher.
 théorie de l’usage et du non usage
Les espèces vivantes subissent l’influence profonde du milieu dans lequel elles vivent. Pour se conformer aux
changements de ce milieu, les organismes se modifient, adaptent leurs structures.
L’usage d’un organe le fortifie, le défaut d’usage l’affaiblit jusqu’à le faire disparaître complètement lorsqu’il
n’est plus utile.
Exemple 1 : la taupe : à l’origine, possédait une vue comme tous les Mammifères. Le milieu s’étant transformé,
cet animal est venu vivre sous terre. Ses yeux devinrent inutiles et toutes les taupes sont aveugles.
Exemple 2: présence d’organes atrophiés et inutilisés chez certains animaux. Ainsi, l’homme possède encore
une ébauche de queue (les os du coccyx). De leur côté, les cétacés disposent toujours de la majorité des os des
membres postérieurs, mais ces os sont fortement atrophiés vu leur inutilité.
Exemple 3: la girafe : animal vivant dans des régions arides, avec peu d’herbes : les plantes herbacées au
niveau du sol sèchent rapidement à cause du climat de la savane. Elles sont obligées de se nourrir des feuilles
d’arbres et l’habitude de faire un effort pour atteindre les branches a entraîné un allongement des pattes
antérieures et du cou.

 théorie de l’hérédité des caractères acquis


Tout caractère nouvellement acquis ou perdu est directement transmis aux descendants. Si le nombre de
modifications est important, on peut voir apparaître de nouvelles espèces, non pas de manière spontanée,
mais après de nombreuses générations.

Critiques du Lamarkisme:

- les modifications acquises par l'usage répété d'un organe ne sont pas héréditaires
- la théorie de Lamarck n'explique pas l'apparition de nouveaux organes
- facteur plus important que le milieu = la génétique, science que Lamarck ignorait totalement.
Le code génétique nous enseigne que la transmission des caractères se fait de la manière la plus fidèle
possible. Et quand on sait qu’un caractère est supporté par des dizaines ou des centaines de gènes, on ne peut
soutenir une transmission directe.
MAIS LAMARCK a le mérite d’être le premier à présenter une ébauche du concept d'évolution des espèces :
arguments faibles et conclusions erronées mais reste celui qui a posé le problème. Mais ses idées novatrices
subirent de nombreuses attaques. Religieux et fixistes se liguèrent contre le naturaliste. Lamarck mourut en
1829 sans que ses travaux ne soient reconnus par la communauté scientifique et ce n'est que soixante ans plus
tard que le « lamarckisme » prit réellement son essor.

b. Le catastrophisme de Cuvier.

- 1796 : Cuvier prend position en faveur du catastrophisme géologique : les espèces de chaque grande
époque ont été détruites et séparées des autres par des cataclysmes majeurs.
- Reste prudent sur le créationnisme mais fixisme est absolu (les espèces forment des systèmes
complexes et stables ; elles ne peuvent se transformer au cours du temps).
- S’oppose au transformisme de Lamarck

2. Le Darwinisme: la sélection naturelle et sexuelle.

 Naturaliste, fit le tour du monde à bord du navire d’exploration « Beagle » : explora de nombreuses
îles (notamment les Galápagos).

CONCLUSIONS DE SON VOYAGE:
- existence de grandes similitudes entre certaines espèces
- existence de variations biologiques dans une population de la même espèce

 Défendit la théorie de la sélection naturelle:

 La surpopulation et la tendance naturelle des êtres vivants est de se reproduire


 La lutte pour l’existence : le nombre d’individus d’une espèce donnée, dans un milieu naturel
précis, ne varie quasi pas. Une forêt non soumise à l’intervention de l’homme, stabilisera son
nombre d’arbres, de fougères, de lapins, de renards, etc…En d’autres termes, seule une petite
minorité de descendants atteint la maturité. Il existe donc une lutte pour l’existence, et cette lutte
est la plus féroce entre membres d’une même espèce, car les individus luttent pour satisfaire les
mêmes besoins de nourriture, de lumière, d’espace, etc…

 La variation parmi les individus

 La survie du mieux adapté : L’élimination des individus se réalise par la victoire de ceux qui sont les
plus conformes aux conditions de l’environnement= LUTTE IMPLACABLE (ex.: carnivores, les plus
rapides et rusés ont une chance de survie en cas de pénurie alimentaire: des troupeau de gazelles,
les animaux jeunes, malades ou vieux ont moins de chance de survivre au lion.) Pour Darwin, la
nature détermine les caractères d’une population en sélectionnant les variations les plus
favorables
=> individus présentant des variations peu favorables seront éliminés tôt ou tard.

 L’hérédité des caractères acquis : Les descendants ressemblent à leurs parents. Si ceux-ci arrivent
à maturité en raison d’une adaptation particulière, ils la transmettent et les descendants
hériteront automatiquement de cette disposition favorable, car sélectionnée par la nature pour
perpétuer l’espèce (à condition que le milieu ne change pas).

En résumé…

Lamarcke Darwin
Le milieu influence le génotype. Le génotype le plus adapté au milieu survit.

Critiques du Darwinisme:

- N’explique pas du tout la provenance des variations biologiques entre individus : on ne connaît
toujours pas à l'époque les lois de l'hérédité.
- N’explique pas non plus la persistance ou la réapparition de certaines variations pourtant nuisibles et
même parfois mortelles (albinisme, hémophilie, daltonisme,…).
- Evolution graduelle, procédant par petites modifications. De très nombreuses formes intermédiaires
devraient donc exister. Or, les fossiles ne les montrent pas (ou en tout cas pas souvent).

3. Après Darwin

a. Le mutationnisme
théorie du " mutationnisme" : Les mutations sont des modifications héréditaires du génotype ne dépendant
pas directement des conditions du milieu : elles se retrouvent chez les descendants même s’ils ne vivent pas
dans les mêmes conditions que les mutants. L’apparition d’une nouvelle espèce se fait de manière brutale, à
la suite d’une mutation et le milieu élimine les mutations défavorables.
=> les mutations (seules variations directement héréditaires) = phénomène élémentaire de l’évolution des
espèces. Les croisements entre mutants donnent des combinaisons inédites qui, une fois stabilisées, peuvent
être le point de départ d’espèces nouvelles
- Evolution ≠ transformation d’individus isolés
- Evolution = transformation de population
- Sélection naturelle agit sur les populations
- Evolution d’une population quand la fréquence d'un ou plusieurs allèle(s) s'y modifie par mutations (
étendue, chez certaines espèces, de caractères inexistants auparavant)
=> individus porteurs de ces caractères sont particulièrement favorisés, constituant alors rapidement une
grande partie de la population ou même toute la population de l'espèce.
b. La théorie synthétique de l’évolution = néodarwinisme

- Rassemble éléments de la théorie de Darwin et du mutationnisme (théorie basée sur les mutations et
laissant donc une grande place au hasard) et se base sur les connaissances de la paléontologie, de la
génétique et de la biochimie.
- = néodarwinisme car extension de la théorie originale de Charles Darwin, qui ignorait les mécanismes de
l'hérédité génétique.
- Dans une population (ensemble d'individus d'une même espèce qui vivent sur un territoire donné):

 existence d’un large éventail d'allèles. Les allèles récessifs ne sont généralement pas exprimés.
S'ils le sont, les individus qui les portent (doubles récessifs) sont généralement défavorisés par
rapport au milieu et sont éliminés avant de pouvoir se reproduire.
 Si le milieu ne se modifie pas : population reste stable = fréquence des différents allèles
constante
 Lorsqu'une mutation survient, faisant apparaître de nouveaux gènes, les individus mutants vont
se croiser avec des individus normaux. A la longue, le phénotype moyen est à peine modifié. Si le
milieu se modifie, soit les individus normaux seront favorisés, soit les mutants seront favorisés.
Certaines mutations jusque-là défavorables peuvent devenir favorables. Les individus mutants
deviennent majoritaires en quelques générations. Il s'est alors produit dans la population une
adaptation aux nouvelles conditions du milieu. Cette adaptation n'est pas due à une action du
milieu sur le génotype (comme le pensait Lamarck) mais à une sélection des génotypes capables
de répondre le mieux aux nouvelles conditions du milieu.
 Exemple : la phalène de bouleau (cf. cours p.18)

c. La théorie des équilibres ponctués (Stephen Jay Gould)


- Les transitions évolutives entre les espèces au cours de l'évolution se font brutalement durant des périodes
relativement brèves de stress environnemental, séparées par des périodes plus longues de stabilité des
espèces.

- Théorie qui rendrait mieux compte des observations (fossiles et traces de grands bouleversements
environnementaux passés) que le gradualisme classique de la transformation des espèces.

- Insiste sur le rôle du hasard dans l'évolution, contre la vision adaptationniste naïve qu'il critique

d. La théorie du gène égoïste (Richard Dawkins)


- Toute vie évolue en fonction des chances de survie des entités répliquées

- le gène est la principale unité de sélection dans l'évolution. Plutôt que de se focaliser sur l’organisme
individuel, Dawkins adopte donc le point de vue du gène sur la nature pour démontrer que nous sommes « des
robots programmés à l’aveugle pour préserver les molécules égoïstes connues sous le nom de gènes ».

e. La découverte des gènes homéotypes


-Existence de gènes régulateurs : un seul gène contrôle le fonctionnement d’environ 2500 gènes qui
contribuent à la formation de l’œil

f. L’eugénisme darwinien et le lamarckisme agronomique.


- EUGENISME (Galton) = ensemble des méthodes et pratiques visant à transformer le patrimoine génétique
de l’espèce humaine, dans le but de le faire tendre vers un idéal déterminé

- LAMARCKISME AGRONOMIQUE (Lyssenko) = il suffit de semer des graines dans de bonnes terres
judicieusement préparées à cet effet pour obtenir d’excellents rendements, quel que fût le patrimoine
héréditaire des semences
LES ARGUMENTS EN FAVEUR DE L’EVOLUTION
Les théories de l’évolution (les espèces animales et végétales actuelles dérivent d'espèces éteintes, les formes
complexes proviendraient de formes plus simples) proviennent d’arguments et non de preuves scientifiques :

1. Les arguments paléontologiques

a. Arguments paléontologiques

- PALEONTOLOGIE = science étudiant la vie ancienne


=discipline qui étudie les organismes disparus ayant laissé dans les terrains
sédimentaires des traces (= fossiles) de leur corps ou de leurs activités
= science qui cherche à reconstituer les flores et les faunes qui peuplaient les
époques géologiques révolues, en se basant sur l’étude des fossiles
= permet avant tout d'établir que des êtres vivants différents ont existé au cours
des temps géologiques, donc de décrire une histoire

- FOSSILE = débris plus ou moins complet d'animal ou de végétal ayant vécu dans des temps très
reculés et conservé dans des couches sédimentaires de l'écorce terrestre, peuvent être
datés
= ne révèle que les parties dures d’un animal

Grâce au paléontologue, le biologiste pourra ainsi proposer l’évolution probable de différentes lignées:
- Ichtyostéga
- Archéoptéryx

b. Arguments morphologiques et anatomiques

Anatomie comparée :
- Etudie chez un ensemble d’animaux ou de végétaux un même organe ou un même système
- Classement des animaux suivant un ordre chronologique en supposant que les animaux ou les
végétaux ayant des organes homologues ont un ancêtre commun

 classement suit celui établi par la paléontologie

Caractéristiques morphologiques : un observation de Darwin

Espèces :
- Vivent soit sur le sol, soit peuplent les cactus, soit sont
arboricoles
- Se nourrissent de graines de fruits ou d’insectes selon les
cas
- Forme de leur bec = principal facteur permettant de les
différencier => ressemblance entre les différentes
espèces qui fit naître l’idée de leur origine commune
Anatomie comparée : le squelette et l’encéphale de l’homme

Homme :
- être vertébré de la classe des
mammifères et de l’ordre des primates.
- Dans classification actuelle (basée sur
étude des ressemblances et des
différences des caractères de ces
espèces): l’homme et les singes
supérieurs sont dans un même sous
ordre : les anthropomorphes
Différence avec singes anthropoïdes (chimpanzé, gorille, orang-outang, …):
- l’homme, même primitif : station bipède verticale
- singes les plus évolués : s’appuient de temps en temps sur leurs membres inférieurs.

 Cause: courbure de la colonne vertébrale chez singes et membres antérieurs humains plus courts que
ceux des singes.

Anatomie comparée des membres antérieurs des vertébrés

- Ceinture constituant l ’épaule suivie de 3 segments:


 organisation osseuse toujours la même, quel que soit le rôle rempli par le membre
 Différences: taille et proportions relatives des ≠ segments du membre
- Organes homologues = organisation similaire des membres des vertébrés tétrapodes actuels
 Même structure et parfois même fonction
 Humérus-radius-cubitus-os de la main + adaptations particulières liées au milieu de vie

 Origine embryonnaire commune des membres des vertébré

Ces homologies apportent :


 Sérieux indice de parenté entre
êtres vivants
 Preuve d’une même origine, d’un
même ancêtre
 Réelle évolution

Arguments embryologiques

Embryologie :
- Étudie la formation et le développement d’un organisme du stade de l’embryon à la naissance
- Des animaux fort différents présentent étapes très comparables durant embryogenèse

 Comparaison anatomique des embryons des vertébrés montre SIMILITUDE à l’ETAT EMBRYONNAIRE
d’espèces TRES DISSEMBLABLES A l’ETAT ADULTE
 Origine commune

Arguments moléculaires
- Arguments les plus clairs aujourd’hui pour dire que l’évolution est un fait
- Monde du vivant : diversité apparente mais unité sous-jacente (de structure et de fonction au niveau
génétique et moléculaire -> mêmes acides nucléiques, mêmes protéines composées des mêmes a.a.( Hb,
insuline), gènes = formes de molécule d’ADN, même code génétique, mêmes enzymes)
-
- Molécules homologues
 molécules semblables dans leur structure et leur fonction mais variations au niveau de séquences
d’a.a.
 Espèces voisines: mêmes séquences d’a.a.; Espèces de + en + éloignées: séquences a.a. de + en + ≠

Homme – Chimpanzé  0 a.a. de différence


Homme – Gorille  2 a.a. de différence
Homme – Porc  20 a.a. de différence
Homme – Cheval  43 a.a. de différence

- Moins de ≠ des séquences chez espèces morphologiquement proches => s’explique par théorie de
l’évolution
- L’ADN subit mutations suivant une fréquence très faible mais constante => Mutations qui peuvent
conduire au changement d’un acide aminé au niveau de la protéine.
- Si 2 protéines n’ont qu’un seul acide aminé qui diffère : ancêtre peu lointain
- Si les 2 protéines diffèrent par un grand nombre d’acides aminés : ancêtre commun très ancien
- Gènes n’ayant subi que peu de modifications au cours de l'évolution : établissement des comparaisons
entre des organismes aussi éloignés que les bactéries et l'homme
Rapprochement (aucun sens en tenant compte du seul aspect morphologique) :devenu possible grâce à la
biologie moléculaire

Autres arguments…

 Organes vestigiaux
- Organes réduits généralement sans fonction essentielle, qui sont les restes d'organes qui ont eu jadis un
développement normal et une fonction importante.
Exemples :
 le coccyx et l'appendice:
- Homme : semblent non fonctionnels ou dégénérés
- Chez d'autres espèces : semblent développés et utiles. Chez les rongeurs, les aliments sont riches en cellulose
difficilement assimilable. Au cours de la digestion, ils séjournent longtemps dans l'appendice où ils sont
notamment déshydratés.
 Les pates chez le serpent
 Les doigts des chevaux

 Parasitologie
-Les camélidés dans le monde entier

 Caryotypes
- Possible de passer d’un caryotype d’une espèce à celui d’une espèce voisine en faisant intervenir un petit
nombre de transformations (division d’un chromosome en 2 chromosomes indépendants, union de 2
chromosomes, union de 2 chromosomes en 1 unique, translocation…)

 Cytologie
- Les cellules primitives possaidaient probablement tout ce que les cellules ont encore aujourd’hui en
commun.
LA CONSTRUCTION D’UN ARBRE PHYLOGENETIQUE

EXEMPLE :