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I.

L'interface Regressi
A. Regressi pour quoi faire?
Le logiciel Regressi est un tableur,
tableur c'est à dire qu'il gère des tableaux de données.
Il peut également servir de grapheur,
grapheur c'est à dire qu'il peut servir à tracer des fonctions mathématiques explicites ex
f(x)=sin(x) où même des fonctions définies par des équations différentielles.
Mais il permet surtout de modéliser ces données expérimentales c'est à dire d'ajuster un modèle mathématique à des résultats
expérimentaux.

B. L'interface et les commandes


Les différentes commandes du logiciel Regressi sont accessibles par
 des menus (figure 1),
 des boutons (figure 2)
 des menus locaux qui apparaissent avec un clic droit de la souris (figure 3).

Figure 1

Figure 2 Figure 3

C. L'aide

1. Les barres d'états et les étiquettes


La barre d'état permet d'avoir des informations sur la fonction associée à un bouton, mais aussi elle donne
des informations sur les tâches à accomplir, elle est située en haut de l'écran sur fond bleu figure (4)
Elle donne la fonction d'un bouton Elle explique la marche à suivre

Figure
5
Sur la figure 4 on voit aussi un libellé donnant la fonction
Figure 4 d'un bouton apparaissant dans une étiquette jaune, il apparaît
lorsque le pointeur reste immobile au dessus d'un bouton.

2. L'aide en ligne
Voici une fonction primordiale. Elle permet de trouver de l'aide en ligne. On accède à l'aide
générale par le menu aide figure 7 ou le raccourci F1.

Figure 6
La commande index donne accès à un sommaire de l'aide, mais La commande rechercher permet de rechercher de l'aide à
la recherche d'une aide n'est pas aisée par ce mode certains partir de mots clés, un exemple est donné où l'on peut voir
fichiers sont vides… le résultat d'une recherche sur le mot modélisation.

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II. Regressi par l'exemple
1. Ouvrir, enregistrer, créer un fichier Regressi
Le nom comporte 8 caractères maximum et est suivi d’une extension de 3 caractères.
Exemple : Charge.rw3 =>Rw3 est l’extension qui correspond au fichier Regressi Windows.
Certains caractères sont de plus interdits tels que / ; ! ? ) …

1. Ouverture d'un fichier (chargement). Commande Ouvrir


Pour ouvrir un fichier il faut activer la commande Ouvrir du menu
Fichier. On obtient la boîte de dialogue Lecture Regressi voir Figure
7.

Pour un fichier, il suffit de le sélectionner dans la liste des fichiers, par


exemple sélectionner le fichier charge.rw3 (l’extension .rw3 correspond
au format Regressi Windows), son nom apparaît alors dans la zone Nom
du fichier. En cliquant sur OK ou en validant par la touche Entrée, on
déclenche l’ouverture du fichier.

Figure 7

a. Enregistrement d'un fichier


Enregistrer un Fichier
Lorsque des modifications ont été apportées à un fichier, il est important de sauvegarder le fichier en l’enregistrant. Pour cela,
on utilise la commande Enregistrer du menu Fichier.

Enregistrer un fichier sous un nouveau nom.


La commande Enregistrer sous du menu Fichier doit donc
être utilisée après la création d’un nouveau fichier (remarque
si le fichier n'a jamais été enregistré la commande
Enregistrer déclenche également l'ouverture de la boîte de
dialogue écriture Regressi).

La commande déclenche l’ouverture de la boîte de dialogue


Ecriture Regressi voir Figure 8. On peut choisir d’enregistrer
le fichier dans le dossier de son choix et sous le nom de son
Figure 8
choix, il est bien sûr possible de l’enregistrer dans un dossier.
b. Créer un Nouveau fichier : Entrer des données au Clavier
Un tableau sous Regressi contient des Variables
Expérimentales qui sont fonctions les unes des autres.
On peut donc entrer manuellement un tableau sous Regressi,
pour cela on fait appel à la commande Nouveau Clavier du
menu Fichier (voir Figure 9.)

Figure 9

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Cette commande déclenche l’ouverture de la boîte de
dialogue Entrée de données au clavier voir figure 10.

Il faut saisir les noms des variables expérimentales,


éventuellement leurs unités, ainsi que ceux des paramètres
expérimentaux .

Remarque : il est toujours possible d'en rajouter plus tard si


on en oublie…

Figure 10

Application : Etude de la charge d'un condensateur à


courant constant
Entrer par exemple les deux variables V et t. Ainsi que I et C comme paramètres expérimentaux, car C capacité et I
courant sont fixés lors de l'expérience.
Les unités sont pour V : V pour volt ; t : s pour seconde ; I : A pour ampère ; C : F pour farad.
Dans la zone commentaire tapez : « charge d’un condensateur à courant constant. ».
Puis validez. On passe alors à la fenêtre Grandeur.
Le tableau est bien évidemment vide, mais il reste qu’à le remplir, on peut également regarder les
différents dossiers : expressions, paramètre…

De plus les valeurs des paramètres sont C=1mF et I=0.50mA.


Les incertitudes sont les suivantes 8% sur C et 2.5% sur I, sur
V il 1.5% + 3 digits jusqu’à 2 volts puis 2%+ 5 digits au delà.
Sur t il y a 0.15 s d’incertitude.

Exemple de syntaxes pour les incertitudes:


 l'incertitude sur t est absolue ± 0.001 s, on note 0.001
 l'incertitude sur C est relative ± 8%, on note 0.08*C
 l'incertitude sur V est de 0.5% ± 25mV, on note 0.005*Va+25E-3
 l'incertitude sur R utilise des opérateurs logiques pour déterminer des domaines d'incertitudes si R<1E4 alors
l'incertitude est de 5% sinon elle est de 7%.
On note if(R<10000,0.05*R,0.07*R)
Rappel : le digits (Unité représentative) est le dernier chiffre que l'on peut lire sur un appareil :
Exemple si sur un voltmètre on lit V=5.29 Volts alors 1 digit correspondra à 0.01 Volts de même si on lit V=5.290 Volts
alors 1 digit correspondra à 0.001 Volts.

c. Créer un fichier de Simulation


En plus du traitement de données expérimentales, Regressi peut faire de la simulation. Il s’agit d’étudier une fonction
mathématique sensée traduire un modèle physique.
Regressi utilise une variable dite de contrôle qui permettra de calculer la fonction, dans l’expression f(x)=sin(x) où x est
la variable de contrôle pour Regressi. Le tableau peut contenir jusqu’à 1024 valeurs différentes pour la variable de
contrôle, réparties régulièrement entre 2 bornes, ou de manière exponentielle.

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Application 2 : On cherche à obtenir la simulation de la fonction
f(t)=3t 2+2t
La commande Fichier Nouveau Simulations déclenche l’ouverture du dossier Expression de la fenêtre Grandeur.
Modifier les valeurs Min et
Max comme sur la figure 11
ainsi que le nombre de points. Figure 11
Puis tapez la fonction f(t)
dans la zone de texte.
En cliquant sur Mise à jour
on déclenche les
calculs

Le dossier Variables contient maintenant un tableau de 16 nombres, la fonction peut être tracée mais on peut créer d’autres
fonctions. On peut modifier les valeurs du dossier Paramètres et aussi ajouter une ligne au tableau paramètre expérimental,
mais l’ajout d’une ligne provoque la création d’une page supplémentaire.

On peut aussi résoudre des équations classiques f(x)=0 ou bien résoudre des équations
différentielles du premier ou du deuxième ordre, des intégrales voir le fichier d'aide sous
simulation.

d. Importer un fichier depuis le Presse-papiers.


Il est possible d’importer un fichier depuis le presse papier à condition qu’il respecte le format de données propres à
Regressi.

2. Traitements des données.

a. Les tableaux
A partir des données expérimentales on peut créer des nouvelles fonctions, par exemple connaissant le pH d’une solution,
on peut créer une variable donnant la concentration en ion hydronium ou par exemple dans le cas d’une charge de
condensateur en connaissant la tension on peut créer la variable Ec énergie électrostatique du condensateur.
Ces opérations s’effectuent dans la fenêtre Grandeurs.

Application 3:
On commence par créer
Figure 12
les paramètres R
(résistance) et C (capacité)

on clique sur l’icône


ou on passe par le menu
Grandeurs créer ou encore
par le menu local en
effectuant un clic droit sur le
tableau. Puis choisissez
l’option Paramètre exp. La
valeur de R=1M et
C=1µF. Voir figure 12.

N'oublier pas chaque fois que c'est nécessaire de cliquer sur

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Créer de même le paramètre C.
Remarque : le caractère s’obtient en combinant les touches Ctrl + Shift + w
Il faut ensuite donner aux
paramètre les valeurs de
l’expérience, pour cela il
faut compléter le tableau du
Dossier Paramètre comme
Figure 13.

Figure 13
On peut créer différentes
fonctions par exemple
l’énergie emmagasinée
dans le condensateur Ec.
Ec
Créer une grandeur en
choisissant cette fois
l’option Fonction.

Après validation, la fonction Ec est créée. On peut le vérifier dans le dossier Variables une colonne supplémentaire est
apparue. A présent le dossier Expression contient lui 4 lignes.
Créer la fonction V=C*VA intermédiaire de calcul (il suffit
de taper cette expression dans le dossier expression ou de

cliquer sur )
Puis créer la Grandeur I=C*dVA/dt, pour cela choisissez
l’option Dérivée

On comprend l’intérêt d’avoir créé la fonction V précédemment car il n’est pas possible de créer en une
seule fois la fonction I à partir de VA. On ne peut pas dériver et faire des calculs en une opération.
On peut à présent créer la fonction intermédiaire de
calcul Pr=RI2
Puis la grandeur Er qui est l’intégrale de Pr par rapport au
temps

N’oubliez pas de sauvegarder votre fichier (sous un autre nom que charge) une fois toutes les modifications effectuées.
Remarque importante:
Toutes les grandeurs peuvent être directement créées dans le dossier expression. Il suffit de taper le libellé correspondant, par
exemple pour la fonction Ec, il suffit de taper Ec=0.5*C*VA dans le dossier expression, et la fonction est créée. La boîte de
dialogue création grandeur ne sert que d'aide à la rédaction.
La suppression :
On peut bien sûr supprimer des grandeurs que l’on a créées via le menu Grandeurs Supprimer ou le bouton
.

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Pour sélectionner des lignes ,il suffit de déplacer le curseur à l'aide des
flèches () en maintenant enfoncer la touche majuscule (
shift).
Une fois la sélection effectuée il est possible de la supprimer soit en

utilisant le bouton de la barre d’outils

b. Les graphiques
La fenêtre Graphe permet évidemment de tracer des graphiques et c’est à partir de ces graphiques que l’on pourra modéliser les
résultats expérimentaux.

Le tracé de courbes
Pour avoir accès à la fenêtre graphique il suffit de cliquer
sur le bouton de la barre d’outil principale. La fenêtre
graphique s’ouvre comme sur la figure 15.

La barre d‘outils de la fenêtre Graphe permet d’accéder


aux différentes fonctions graphiques qui sont aussi
accessibles via le menu local voir figure 14.

Figure 14
Figure 15
Le graphe tracé est celui par défaut à
savoir celui qui correspond au 2
premières colonnes du tableau, on
change de graphe ou on ajoute des
courbes dans la boîte de dialogue
Coordonnées déclenchée par le bouton
coordonnées ou le menu local. Voir
Figure 16.

Figure 16

Les options graphiques


Il existe également plusieurs options qui permettent de modifier l’aspect d’un graphe.

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Celles-ci sont accessibles via le menu local option où le bouton
correspondant. La boîte de dialogue est en figure 17.
On peut choisir différents tracés :
- points
- segments (les points sont reliés par des segments)
- points et modèle
- lissage : tracé selon une Bspline dont on choisit l’ordre
- Ordre de lissage (de la Bspline) : plus l’ordre est grand plus la
courbe est proche des points.
Et également des options graphiques pour la modélisation :
- Inter/Extrapolation modélisation : si la case est cochée, trace le
modèle en dehors des bornes de définition de celui-ci et entre les
points expérimentaux. Sinon la fonction n’est calculée que pour les
points expérimentaux et ces points sont joints par des droites. Figure 17
- Echelle selon modélisation : si la case est cochée détermine
l’échelle du graphe selon le modèle courant.
Modélisation
Inter/Extrapolation : si la case est cochée trace le modèle en dehors des bornes de définition de celui-ci et entre les points
expérimentaux. Sinon la fonction n'est calculée que pour les points expérimentaux et ces points sont joints par des droites.
Echelle selon modélisation : si la case est cochée détermine l'échelle du graphe selon le modèle courant.
L'option prise en compte des incertitudes provoque la trace des carrés ou des ellipses autour des points expérimentaux.

Les différents outils.


Il est possible de choisir différents curseurs :
- Curseur réticule : indique les coordonnées du pointeur.
- Curseur données figure 18: demande d’indiquer les
grandeurs concernées et ce qu’il faut afficher (abscisse,
ordonnée, pente et écart, réticule). On déplace les curseurs
par glisser déplacer.
- Le curseur tangente : permet par exemple de trouver le point
d’équivalence dans une courbe de dosage. La première
tangente passe par le point le plus près du curseur. En
complétant les différentes boîtes de dialogue, on pourra
obtenir l’équivalence d’un dosage par exemple.

Figure 18
Différentes options d’ajout de textes et lignes sont également disponibles
- Texte : écriture de texte.
- Le curseur standard permet de déplacer par glissement ou de modifier les paramètres par double clic une fois
qu'un élément (ligne ou texte) est défini. Rappel : une ligne est repérée par ses extrémités.
Un clic positionne sur le point le plus proche avec mise à jour du tableau de valeurs.
- Ligne : tracé de lignes définies par les extrémités (glisser-déplacer).
- Gomme : cliquer sur l’élément à effacer.

c. La modélisation
La fenêtre de modélisation
La modélisation permet de faire correspondre un modèle mathématique à des résultats expérimentaux.
Application 4 :
On cherche à vérifier que la charge du condensateur suit bien le modèle attendu à savoir :
t
 avec Eo=4 volt et =R.C.
VA  E.e 

Pour cela, après avoir réalisé le tracé de Va en fonction de t, on ouvre la fenêtre modélisation par le bouton

modélisation ou le menu local modéliser.

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La fenêtre graphique se sépare en deux.
On déclenche l'ajustement des paramètres (V0

et tau) par le bouton Ajuster


Pour visualiser le résultat il est nécessaire que
le bouton tracé automatique ne soit pas
enfoncé.

Ajustement initial des paramètres de modélisations.


L’ajustement initial des paramètres de modélisations est très important . Deux méthodes sont possibles, une
qui ne fait appel qu’à la souris l’autre faisant appel à la souris, et au clavier.
Si les paramètres de modélisations initiaux sont V0=1 et
tau=1 alors le bouton Ajuster donne une modélisation
divergente.
Pour obtenir un résultat correct il faut modifier la valeur
initiale du paramètre de modélisation « V0 » (en effet « a »
est forcément proche de 4) .
On peut directement entrer la valeur 4 dans le champ à coté
de V0 (en validant par ENTREE) ou faire évoluer cette

valeur en se servant des boutons .

Un ajustement correct des paramètres permet d'obtenir le


résultat suivant

Modification du modèle
Dans l'exemple précédent le modèle était déjà tapé, si on veut le modifier, ou en taper un nouveau, il y trois possibilité:
1. On tape directement le modèle dans le champ expression du modèle, sous la forme VA(t)=f(t) la fonction f(t) doit contenir
des paramètres de modélisations c'est à dire des variables qui vont permettre l'ajustement du modèle. Dans notre cas V0 et

tau sont de paramètres de modélisation. Il ne faut pas oublier de valider le mémo par le bouton mise à jour ou le
raccourci F2 ou le menu local mise à jour.

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2. On passe la boîte de dialogue définition d'une fonction qui s'ouvre par le bouton .
On peut alors modéliser par une fonction ou
une équation différentielle du 1er ou 2ème ordre
Cette boîte de dialogue simplifie la saisie du
modèle. Mais elle permet également de choisir
le nombre d'intervalles de modélisation. Ceci
peut être utile si il n'existe pas une fonction
unique pour la totalité des points
expérimentaux.

3. On utilise un modèle prédéfini via le bouton qui déclenche l'ouverture de la boîte de dialogue

Modification des bornes


On peut décider de faire calculer le modèle sur une partie
seulement des valeurs expérimentales, pour cela on utilise

des bornes. Elles sont modifiables via le bouton Bornes


ou en déplaçant par un tirer lâcher les Losanges indiquant le
début et la fin de la modélisation.
Remarque : les losanges n'apparaissent sur le graphe qu'après
un premier ajustement
On déplace le cadre en « tiret » avec la souris par un tirer
lâcher.

Modélisation par morceaux


A nouveau deux possibilités sont offertes
Soit on utilise les intervalles accessibles via la boîte de dialogue définition d'une fonction.
Soit on utilise des opérateurs logiques (if, >, <, or ,…). Pour un exemple de ce type voir le fichier H3PO3.
Dans le fichier charge le fait de choisir deux intervalles provoque les modifications suivantes:

Dans les deux boîtes de dialogues apparaissent des onglets qui


permettent soit de choisir les bornes des intervalles soit de
choisir les modèles respectifs.

Conseil pour une modélisation réussie.


Je reprends ici les conseils donnés dans l’aide de Regressi :
En cas d'utilisation d'une fonction adimensionnée du type exp(t/tau) il est préférable pour la recherche de tau (rapidité,
convergence) de donner comme fonction exp(k*t) et ensuite de calculer tau=1/k à l'aide de la calculette ou de recommencer
avec exp(t/tau) mais en démarrant la recherche avec une valeur quasi exacte.
La régression non linéaire est très sensible à l'initialisation en particulier si la fonction est rapidement variable (par exemple
X^N avec N comme paramètre) ou si la fonction est périodique (vous risquez de tomber sur une harmonique).
Les équations différentielles conduisent à des temps de calcul importants et sont très sensibles à l'initialisation. Une recherche
manuelle préalable est donc souvent nécessaire.

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Si vous utilisez des fonctions avec des points singuliers, par exemple les formules approchées pour les dosages pHmètriques,
les bornes des intervalles doivent être suffisamment loin de ces points singuliers, car la recherche des paramètres peut alors
conduire à des erreurs. Vous pouvez aussi utiliser la fonction IF qui permet d’éviter ce genre d'erreur.
Si vous utilisez des fonctions définies par continuité en un point, la modélisation peut conduire à une erreur. Il faut donc
supprimer ce point ou définir des intervalles l'excluant. Ex : sin(x)/x conduira à une erreur en x=0. Dans ce cas précis, la
solution est d'utiliser sinc(x) qui est définie en x=0.
Lorsque votre courbe ressemble à une droite, il ne faut pas espérer trouver plus de deux paramètres. Ceci arrive généralement
lors d'une étude sur un intervalle limité.

Quelques conseils personnels pour quelques modèles courants :

Règle d’or:
- On travaillera toujours dans le système d’unités internationales, exemple la pression est une fonction de la profondeur
dans un bassin P=.g.H , mais on trouvera g=9.81m.s-2 que si P est en Pa et H en mètre et  en kg.m-3.
- Chaque fois qu’il y a des modèles contenant un terme périodique il faut travailler en radian car même si cela semble
indifférent au départ lors des créations de nouvelles fonctions, les risques d’erreurs augmentent. Exemple un pendule pesant la
1 2
variable  peut être a priori indifféremment en radian ou degré mais l’expression  Ec  J n’a aucun sens avec en
2
degré.
Quelques modèles posant problème :
t

x(t )  A. exp .sin(2. . .t   )


Ce modèle qui correspond par exemple à celui d’un oscillateur amorti par frottement visqueux (type pendulor) est très sensible
à la valeur initiale de la pulsation . Elle doit être le plus près possible de la bonne valeur pour cela il faut en donner une
estimation graphique.
D’autre part il est très important d’avoir la courbe en radian et d’effectuer la modélisation dans cette même unité.
La valeur de A correspond à l’amplitude maximum de la courbe lors des premières périodes et la valeur de  dépend de l’allure
de la courbe au temps t=0.
Si la courbe n’est pas parfaitement centrée on peut rajouter + cste au modèle ou plus élégamment en créant la variable
y(t)=x(t)-MOY(x(t))
La modélisation des résultats de pendulor par des équations différentielles est encore plus sensible.
U0
U
1 2
R 2  ( L  )
C
Ce modèle correspond à une résonance d’intensité en électricité. Il est impossible de faire rechercher les 4 paramètres R,L,C et
paramètre.1
Uo , car on se retrouve dans le cas d’une courbe en qui ne donne pas de solution unique , la modélisation va
paramètre.2
donc diverger. Il faut donc fixer Uo .
Une autre erreur classique consiste à avoir des variables en Hz et d’utiliser le modèle ci-dessus, l’ajustement initiale des
paramètres L et C provoquera une divergence.
Application 5: Modélisation et graphique pour la méthode de
Gran
La méthode de Gran permet de déterminer le point d'équivalence dans une courbe de dosage potentiométrique E(potentiel )
en fonction de V(volume) titrant versé.
Il s'agit en l'occurrence du dosage d'une solution de sérum physiologique par une solution de nitrate d'argent.
La courbe E=f(V) n'étant pas symétrique par rapport au point d'équivalence la méthode des tangentes n'a pas de justification
mathématique.
On peut donc tracer la dérivée pour obtenir le volume équivalent, MAIS la méthode de Gran permet de trouver le point
d'équivalence même si l'on n'a pas de nombreux points autour de l'équivalence.
La méthode consiste à transformer la courbe E=f(V) en deux courbes qui sont des droites, leurs intersections donnant le
point d'équivalence (un peu à la "manière" des dosages conductimétriques)
Les fonctions à tracer sont :
E
( ) valable avant l'équivalence
F  (100  V )10 0.059

E
( ) valable après l'équivalence.
G  (100  V ).10 0.059

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Entrez ces deux fonctions F et G et tracer leurs graphes, mais attention les échelles des deux graphes sont tout à fait différentes,
donc choisissez deux axes différents.

Il s'agit ensuite de modéliser par deux droites les deux courbes obtenues mais la courbe F sur l'intervalle entre V=0 et V=Veq et
la courbe G sur l'intervalle V= Veq V=25mL.
Pour la courbe F on entre donc deux modèles dans la zone expression modèle on passe par et on choisi 2 intervalles et on
entre les deux modèles de F , F  a1.V  b1 pour le premier intervalle et F  a 2.V  b 2 pour le deuxième intervalle.
Puis dans la zone expression fonction on entre les deux fonctions de G, G  a3.V  b3 et
G  a 4.V  b 4 .

On passe ensuite à la boîte de dialogue bornes et on choisit les bornes des intervalles pour chaque fonction.

RQ: On choisit des intervalles évitant le point d'équivalence;


Voici les graphes après ajustement:
L'intersection de la courbe rouge et bleue donne le point d'équivalence.
Sur la figure suivante on a superposé les trois méthodes à savoir Gran, la méthode des tangentes, le signe de la dérivée
seconde.

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Annexe
Les lettres grecques
Les lettres grecques sont accessibles via les touches Ctrl + lettre ou Ctrl+shift+lettre
a b c D e f g h i j k l m n o p q r s T u v w x y z
Ctrl                   
Ctrl+Shift          

Fonctions mathématiques : Les intégrales et dérivées.


 SIN COS TAN EXP ABS SH CH TH diff(y,x) : calcule la dérivée =d(y)/d(x) : la méthode de
 ASIN(x) arcsinus à valeur dans - /2..+ /2  calcul est modifiable par l’intermédiaire du menu
 ACOS(x) arccosinus à valeur dans 0.. Options
 ATAN(x) arctangente à valeur dans - /2..+ /2 intg(f,x) : intégrale numérique pour le point courant
 SINC(x) sinus cardinal sin(x)/x numéro i :
 SQRT(x) racine valeur en i = somme pour i variant de 2 à i de (f(i-
 SQR(x) carré 1)+fi)/2)*(x(i-1)-xi). x étant ordonné dans le sens
 SIGN(x) signe croissant.
 LN(x) népérien Exemple : vous avez enregistré l'intensité d'une force F en
 LOG(x) décimal fonction de la position x, vous pouvez créer Ep, énergie
Le système reconnaît  (Ctrl+p). potentielle, en prenant comme variable x et comme
Le nom des fonctions peut être écrit indifféremment en majuscule ou fonction –F.
minuscule.
L'exponentiation s'écrit y^x avec x nombre positif ou Les fonctions statistiques
y^(expression). pente(x,y) donne la pente d’une droite
Les nombres doivent commencer par un chiffre et utiliser la notation origine(x,y) donne l’origine d’une droite
informatique. max(x) donne le max de x
min(x) donne le min de x
Fonctions particulières moy(x) : donne la valeur moyenne;
 Ech(x) : échelon vaut 0 si x<0 et 1 si x>0 init(x) : donne la valeur initiale;
stdev(x) : donne l’écart-type
 Creneau(f,r) : créneau de fréquence f
 Rand(x) renvoie une valeur aléatoire entre -x et x
 If(test, expression si test vrai, expression sinon) : Fonction conditionnelle. Exemple : dosage d'une base faible par un acide
fort pH=IF(v<ve,pKa+log(ve-v)/v),a-log((v-ve)/(v+v0))). On peut utiliser XOR OR AND.
 Aire : aire(y,x) donne la surface à l’intérieur de la courbe x(y) calculé par une méthode des trapèzes :
 z[i] := z[i-1]+(y[i]+y[i-1])/2)*(x[i]-x[i-1]). Le résultat est un paramètre.
 Lisse(y,n) effectue un lissage d’ordre n de la variable y (n est un entier entre 3 et 6).
 Init(x) : valeur initiale de x. Le résultat est un paramètre.

Fonctions Filtres
 filtre(x,G(f)) : filtre la variable x dans l'espace des fréquences G(f) étant le gain du filtre.
Ex 1 : z=filtre(x,1/(1+j*f/1000)) qui traverse un passe-bas de fréquence de coupure 1 kHz.
Ex 2 : z=filtre(x,exp(j*pi/6)) qui déphase toutes les harmoniques de pi/6 (même spectre mais pas même fonction !).
 env(x) : détermine l'enveloppe d'un signal x. Elle est obtenue en calculant le module du signal analytique correspondant.
 harm(x,debut,fin) : reconstitue un signal obtenu par un filtre idéal coupant les composantes de Fourier en dehors de
l’intervalle début à fin. Début et fin sont des entiers et représentent la fréquence réduite : fréquence*durée dacquisition. Si
vous avez sélectionné une période, cela représente donc le numéro de l’harmonique.
Exemple 1 : harm(x,1,1) donne le fondamental de x si la FFT est effectuée sur une période.
Exemple 2 : harm(x,1,5) somme les cinq premières harmoniques de x si la FFT est effectuée sur une période.
 corr(x,y) : fonction de corrélation de x et y.

Les complexes
Le système reconnaît j (j^2=-1) et les fonction suivantes:
RE partie réelle
IM partie imaginaire
ARG argument Arg(x+j*y) renvoie l'angle entre - et +
ABS module, norme

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En argument de ces fonctions vous ne pouvez utiliser que les quatre opérations et le carré SQR. Le résultat final doit être
réel ! Ex : modélisation d’un filtre passe-bas d’ordre 2 : G(f)=G0/abs(1+j*f/f0/Q-sqr(f/f0)).

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