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DEPARTEMENT DE GEOGRAPHIE

MG 323 : BIOGEOGRAPHIE

SUJET

DISCUTEZ CETTE ASSERTION : LA PRESERVATION DE


LA BIODIVERSITE EST UNE PURE DISTRACTION.

Parcours : MASTER 2 (GENA)

Rédigé par :

WAGAP SAADI SALI MOKOLO Esaïe-Lambert

(14A757LF)

Enseignant :
Pr. WAKPONOU Anselme

Année académique : 2018-2019


D'une manière générale, la préservation ou conservation est l'acte qui consiste à
maintenir un élément dans un état constant et selon le Dictionnaire encyclopédique de la
diversité biologique et de la conservation de la nature de Patrick Triplet, la préservation est
définie comme étant la « Sécurisation par rapport à un danger, un risque. Il s’agit d’une forme
extrême de la protection dans laquelle l’accès et les prélèvements sont prohibés en vue de
maintenir la valeur du bien pour les générations actuelles et futures. » alors que la biodiversité
d’après Robert Barbault est définie comme « le tissu vivant de la planète ». Pour ce qui de la
distraction, le Grand Robert l’a définie comme étant le manque d'attention habituel ou
momentané aux choses dont on devrait normalement s'occuper, l'esprit étant absorbé par un
autre objet. Allant donc dans le sens de ces termes que notre sujet porte sur la discussion de
l’assertion : la préservation de la biodiversité est une pure distraction. Autrement dit, la
protection des danger la biodiversité c’est éviter de se préoccuper des choses dont on devrait
normalement s’occuper. Ou encore, l’on devrait se préoccuper de ses problèmes majeurs que
de s’attarder à préserver la biodiversité. Dès lors on se pose des interrogations sur la valeur de
la biodiversité et sur l’attention qu’elle mérite. A cet effet, nous verrons d’abord que la
préservation de la biodiversité est une distraction, ensuite la nécessité qu’a l’Homme à préserver
tous les êtres vivants de la planète et enfin que quoi qu’en pensent certains, la biodiversité a
grand besoin d’être préserver.

La biodiversité relève de la puissance divine, qui a créée l’univers, tout ce qu’il contient
et veille sur sa création. En effet dans le premier chapitre du livre de la Genèse, il est dit que
Dieu a créé le monde et tous ce qu’il contient pendant six jours. Toutefois, il ne se limite pas à
cette simple création. Puisqu’il aime sa création, il s’est érigé en protecteur et subvient au bien-
être de tous. Pour lui l’Homme ne devrait que s’inquiéter de l’instant présent, car à chaque jour
suffit sa peine. C’est ainsi qu’il est écrit dans l’évangile selon Mathieu en son chapitre 6 à partie
du verset 25 au 34 : « 25 C'est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre âme de
ce que vous mangerez ou de ce que vous boirez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez.
L'âme n'est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement? 26 Regardez les
oiseaux du ciel, qui ne sèment ni ne moissonnent et n'amassent rien dans des greniers, et votre
Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux? 27 Qui de vous, à force de
soucis, pourrait ajouter une seule coudée à la longueur de sa vie? 28 Et pourquoi vous inquiétez-
vous pour le vêtement? Observez les lis des champs, comment ils croissent : il ne peinent ni ne
filent. 29 Or je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n'était pas vêtu comme l'un

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d'eux. 30 Si donc Dieu revêt ainsi l'herbe des champs, qui est aujourd'hui et demain sera jetée
au four, ne (le fera-t-il) pas bien plus pour vous, gens de peu de foi? 31 Ne vous mettez donc
point en peine, disant: Que mangerons-nous ou que boirons-nous, ou de quoi nous vêtirons-
nous? 32 c'est de tout cela en effet que les païens sont en quête, car votre Père céleste sait que
vous avez besoin de tout cela. 33 Cherchez premièrement le royaume £ et sa justice, et tout cela
vous sera donné en plus. 34 N'ayez donc point de souci du lendemain, car le lendemain aura
souci de lui-même: à chaque jour suffit sa peine. »
Les théories scientifiques de l’origine du monde, de l’apparition de la vie et de la
dynamique des êtres vivants dans le temps et dans l’espace étayent également l’idée d’une
apparition et évolution de la vie. Parmi ces théories, nous avons celle de la « génération
spontanée » dont les écrits les plus anciens viennent de la Chine, de l’Inde ou de l’Egypte, dont
des bambous donnent naissance aux pucerons pour autant que leurs jeunes pousses soient
repiquées par temps chaud et humide ; les mouches et les parasites naissent spontanément à
partir d’ordures et de sueurs ; les boues laissées par les inondations du Nil engendrent
spontanément des grenouilles, des crapauds, des serpents, des souris et même des crocodiles.
Cette théorie fut soutenue par nombre de grands savants tels que Aristote, Roger Bacon, René
Descartes, Isaac Newton, etc. pour eux, la vie apparait spontanément d’autres formes de vies.
En considérant les différentes phases de l’évolution ou la dynamique des êtres vivant
sur terre, une insistance sur la préservation de la biodiversité serait une perte de temps, car
depuis l’apparition de la vie sur terre, il y a eu une succession des espèces et une mutation des
gènes qui s’est opérée de façon plus ou moins naturelle. Si nous considérons l’espèce humaine
par exemple, elle est passée de l’australopithèque jusqu’à l’homo sapiens sapiens par un
processus naturel de l’évolution. La disparition de certaines espèces du jurassique (dinosaures),
laisse place à de nouvelles espèces aujourd’hui. De ce fait, nul besoin d’une quelconque
préservation des êtres vivants, la nature se charge elle-même de maintenir un état d’équilibre.
Pour revenir aux préoccupations majeures de l’Homme qui sont la pauvreté, la famine,
le logement, etc., dont les plus vulnérables sont pays en développement la biodiversité reste un
principal atout pour résoudre leurs problèmes. Ainsi donc parler d’une absolue nécessité de
préserver la biodiversité serait une façon de les maintenir dans cette de sous-développement
dans un monde en plein expansion où les plus grands sont ceux ont su exploiter au maximum
leurs ressources biologiques.

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Peu importe le caractère distrayant de la préservation de la biodiversité, il parait
indispensable de la préserver pour la survie de l’humanité, sur le plan social, économique et
environnemental.
Importance de la biodiversité sur le plan social se fait voir, lorsqu’elle revêt le caractère
de patrimoine de l’humanité et d’élément indispensable pour le bien être.
La biodiversité doit être considérée comme un patrimoine de l’humanité dans ce sens,
où elle appartient à tout le monde. Chaque être humain a le droit d’en profiter. Ceux qui
jouissent à présent doivent dans leurs utilisations tenir compte des générations futures. Toutes
les espèces doivent être préservées sans exception aucune : les utiles comme les nuisibles. C’est
un héritage commun dont la tâche nous incombe d’assure la perpétuation de la tradition en la
préservant des menaces et de la disparition.
La biodiversité est également à l’origine du bien être de l’Homme. En effet, la
biodiversité joue un très grand rôle dans la nutrition de l’Homme. Elle lui procure les aliments
nécessaires dont il a besoin. Parmi ces aliments, on retrouve les légumes, les fruits, certains
nectars provenant aussi bien des sécrétions animales (miel) que végétales (vin de palme) et
également de la viande. Ce qui lui vaut sa classification parmi les omnivores.
Pour sa santé, la biodiversité intervient également. En effet, la pharmacie, la
pharmacopée font appel à certains produits issus des êtres vivants.
De plus, dans la construction de l’habitat et différents abris, on fait constamment recourt
à la végétation pour sa capacité à fournir les matériaux tels que les bois d’œuvres dans le
domaine de l’architecture. En milieu rural des zones semi-arides, on utilise de la paille pour les
toits et en zone de forêt, les huttes sont faites grâce aux lianes et bambous.
Sur le plan économique et industrielle, la biodiversité joue un rôle majeur. Le bois dont
les forêts représentent un peu plus de 3 400 106 ha, soit environ un quart de la superficie des
terres émergées. Dans les pays en développement, le produit est surtout utilisé pour les usages
domestiques (bois de feu), ainsi que pour la construction. Dans les pays développés, les usages
industriels sont consommateurs de grandes quantités de bois (pâte à papier par exemple). Dans
les pays en développement par exemple, la demande en bois précieux est importante et pour de
nombreux pays tropicaux d’ailleurs, les ressources forestières constituent une des rares sources
de devises disponibles.
Le domaine industriel que ce soit dans le domaine de l’agroalimentaire, pharmaceutique,
etc., on fait toujours appel à la biodiversité qui fait office de matière première. Dans les agro-
industries, on utilise les feuilles, les fruits, les rendements agricoles, les produits de l’élevage,
… et les produits finis sont destinés directement à la consommation. En pharmacie, ce sont plus

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les molécules et les enzymes ce certaines espèces qui sont utilisées. On a également d’autres
produits issus de la transformation des êtres vivants tels que du biocarburant, des bois d’œuvres,
etc. Dans certains pays d’Asie, des plantations de palmiers à huile destinés à la production
d’agrocarburants prennent de l’ampleur.
Sur le plan environnemental ou écologique, on reconnaît que la diversité biologique joue
un très grand rôle dans l’équilibre de la biosphère. De manière générale, elle participe au cycle
de l’eau et aux grands cycles géochimiques dont ceux du carbone et de l’oxygène. Elle contribue
ainsi à la régulation de la composition physico-chimique de l’atmosphère et influe sur les grands
équilibres climatiques, et donc sur les conditions de la vie sur Terre. Toutes ces fonctions
écologiques sont le produit de relations complexes entre espèces vivantes.

Au-delà de toutes les pensées de certains sur le caractère distrayant de la biodiversité, il


n’en demeure pas moins qu’elle soit indispensable pour le bien-être de l’humanité et qu’il faille
engager des actions préservatrices aussi bien au niveau local qu’étatique et international.
Ainsi, au niveau local, ce sont les techniques traditionnelles qui sont employées dans la
préservation de la biodiversité. Au niveau local, ce sont les coutumes, la tradition qui guide les
Hommes. Les coutumes et les habitudes de vie qui poussent à la préservation. Certaines
coutumes, militent pour la préservation du caractère sacré de certains écosystèmes, c’est le cas
de l’existence des forêts sacrées où l’accès reste restreint à des cérémonies et rituels spécifiques
chez les peuples de l’Ouest Cameroun.
Les habitudes alimentaires et les questions d’allergies héréditaires, conduisent dans
certaines cultures à la mise en défend de certaines espèces d’êtres vivants. Chez les Guidar par
exemple, les clans ont chacun une espèce d’animale proscrite à la consommation car selon eux,
ces animaux peuvent être à l’origine de certaines allergies sévères voire même mortel à des
occasions. Grâce à ces interdits, espèces restent à l’abri de la menace.
Certains secrets de pêches, de chasse ou même de cueillette et de ramassage, sont des
héritages qui se transmette de générations en génération, de père en fils. Ces savoirs pourraient
être utiles pour conserver et gérer durablement la biodiversité. Ainsi l’utilisation des outils tels
que les cannes à pêches, contrôlent la quantité de poisson pêchés, et réduit également les risques
d’attraper d’autres espèces aquatiques non souhaitées car le type d’appât utilisés est choisis
spécifiquement pour n’attirer que les poissons. Il en est de même pour certaines techniques
traditionnelles de chasse où les appâts pièges sont sélectionnés en fonctions des gouts

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alimentaires du gibier visé. C’est par exemple l’utilisation des arachides pour attirer les
rongeurs, ou le cas de l’utilisation de la grenouille pour appâter les varans. De plus, ces pièges
n’attrapent généralement pas plus d’une proie à la fois.

Les techniques de préservation modernes, reposent pour la plupart sur des lois et la mise
sur pied des institutions ayant la charge de préserver les êtres vivants. Parmi toutes ces mesures
étatiques et internationales, nous avons :
Les conférences sur l’environnement, qui fixe des règles de gestion au niveau mondial.
La principale de ces conférences reste le sommet de la terre de 1992 à Rio sur la préservation
de la diversité biologique. A coté de ces rencontres internationales, il existe également des
institutions non gouvernementales tel que la REDD+ (Réduction des émissions issues de la
déforestation et de la dégradation forestière, et l’ajout du « + » correspond à la prise en compte
de l’augmentation des stocks de carbone) dont le principe est de rémunérer les pays en
développement et émergents via des contributions provenant des pays industrialisés, que ce soit
par le biais d’un marché ou d’un fonds pour l’augmentation de la productivité à l’hectare, soit
une variable clé pour la conservation forestière à long terme.
Toujours dans cette optique de gestion de la biodiversité, des réserves naturelles sont
créées un peu partout dans le monde pour garantir la survie de certaines espèces en voie de
disparition. Certaines réserves sont nationales tel que le parc de la Bénoué au Cameroun, mais
d’autre ont un caractère international, bien que se situant dans un pays, ces réserves
appartiennent à toute l’humanité, et classée comme patrimoine de l’UNESCO (patrimoine
mondial ou patrimoine mondial de l'UNESCO désigne un ensemble de biens culturels et
naturels présentant un intérêt exceptionnel pour l’héritage commun de l’humanité) comme la
réserve de faune du Dja située au sud-est du Cameroun.
Pour accompagner l’effort mondial, au niveau étatique, des institutions
gouvernementales sont mises sur pied. Au Cameroun, ce rôle est accordé au Ministère de
l’Environnement (MINEPDED) pour veiller sur la gestion des écosystèmes. A cet effet, il
octroie des permissions pour l’exploitation de ces ressources biologiques, et punit tous
contrevenant aux lois fixées en vigueurs. C’est allant dans ce sens que les pêcheurs et les
chasseurs se font délivrer des permis. Il en est pareil pour les exploitations forestières. Pour
contrôler et veiller au respect de ces règles sur le terrain, le corps des Eaux et Forêts veillent au
maintient et au respect scrupuleux de ces lois.

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En définitive, il était question pour nous dans ce travail de discuter sur le caractère
distrayant de la préservation de la biodiversité. Pour cela, nous avons vu d’abord que la
préservation de la diversité du vivant est vraiment une distraction, car non seulement elle
éloigne les pays dits pauvres de la résolution des problèmes majeurs qui devraient les
préoccuper, mais également qu’il n’est nul besoin de préserver la biodiversité car dieu qui a
créé y veille sur elle, de plus selon les scientifiques et leurs théories de l’apparition de la vie sur
terre, elle suit une certaine dynamique naturelle. Ensuite qu’il est nécessaire de préserver la
biodiversité car, son importance est visible sur le plan social, économique, technologique et
environnemental et enfin qu’il est néanmoins indispensable de préserver les êtres vivants car
ils sont à l’origine du bien-être de l’Homme qui doit à cet effet engager des actions de
préservation aussi bien en faisant usage des techniques traditionnelles que modernes.