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Cours de Géodésie Chapitre 5 ASTRONOMIE Version 2.0 20/02/2003 Didier BOUTELOUP Cellule pédagogique et de

Cours de Géodésie

Chapitre 5

ASTRONOMIE

Version 2.0

20/02/2003

de Géodésie Chapitre 5 ASTRONOMIE Version 2.0 20/02/2003 Didier BOUTELOUP Cellule pédagogique et de recherche en

Didier BOUTELOUP

Cellule pédagogique et de recherche en astro-géodésie Didier.bouteloup@ensg.ign.fr (33) 01 64 15 31 37

ASTRONOMIE

TABLE DES MATIERES

1 Introduction

4

1.1 Définition de l'astronomie

4

1.2 L'astronomie de position

4

2 La terre en mouvement

6

2.1 Introduction

6

2.2 Mouvement de la Terre par rapport au Soleil

6

2.3 Mouvement perturbé

6

2.4 Mouvement diurne de la Terre

2.4.a

2.4.b

2.4.c

8

Rotation diurne

8

Pôles instantané et conventionnel

8

Précession et nutation lunisolaire

10

3 Repères celeste, terrestre et local

12

3.1

3.1.a

3.1.b

3.1.c

Repère équatorial céleste

12

Définition

12

Coordonnées équatoriales

12

Cas particulier du Soleil

12

3.2

3.2.a

3.2.b

3.2.c

Repère te rrestre

14

Définitions

14

Repères instantané et conventionnel

14

Coordonnées géographiques astronomiques

15

3.3

3.3.a

3.3.b

Repère astronomique local

16

Définition

16

Azimut et distance zénithale

17

3.4

3.4.a

3.4.b

3.4.c

3.4.d

III- Sphère céleste

18

Sphère céleste

18

Angle horaire et heure sidérale

18

Parallaxe annuelle

20

Parallaxe de hauteur

20

3.5

3.5.a

3.5.b

Triangle de position

21

Triangle de position

21

Formules de trigonométrie sphérique en astronomie:

22

4 Échelles de temps

23

4.1 Introduction

23

4.2 Notion d'échelle de temps

4.2.a

4.2.b

23

Définition

23

Evolution des échelles de temps

24

4.3 Le Temps Atomique International (TAI)

24

4.4 Le temps GPS

24

4.5 Le Temps Universel (UT)

4.5.a

4.5.b

4.5.c

25

Définitions

25

Temps civil; Temps Universel

26

Temps Universel Coordonné (UTC)

27

ASTRONOMIE

4.5.d

Temps sidéral

28

4.6

Les calendriers

30

4.6.a

Introduction

30

4.6.b

Comment définit-on les calendriers ?

30

4.6.c

définition d’une ère

30

4.6.d

Le calendrier julien

31

4.6.e

Le calendrier grégorien

32

4.6.f

La période julienne

32

5 Déterminations astronomiques

34

5.1

Détermination d'azimut

34

5.1.a

Azimut d'un astre

34

5.1.b

Azimut d'une direction matérialisée

34

5.1.c

Méthode par l'heure

35

5.2

Détermination des coordonnées géographiques astronomiques

36

5.2.a

Méthode des droites de hauteurs égales

36

6 Les système d’unités

40

6.1

Système fondamental

40

6.1.a

Unités de bases

40

6.1.b

Unités dérivées

41

6.1.c

Unités supplémentaires

41

6.2

Système UAI d’unités astronomiques

41

6.2.a

Unités astronomiques

41

6.2.b

Constantes astronomiques

42

ASTRONOMIE

1

Introduction

1.1

Définition de l'astronomie

Étymologiquement, astronomie vient du grec "astron" (astre) et de "nomos" qui signifie la loi. L'astronomie est maintenant la science consacrée à l'étude des différents objets célestes, aussi bien les astres (objets du système solaire et étoiles) que les radiosources.

L'astronomie est divisée en deux grandes branches:

• l'astrophysique: étude de la physique des corps célestes (constitution, échange

d'énergie,

),

• l'astrométrie: étude de la géométrie de ces objets (position et mouvements).

Dans ce cours, nous ne nous intéresserons qu'aux questions d'astrométrie relatives au Soleil et aux étoiles.

1.2 L'astronomie de position

La détermination pratique des coordonnées des lieux terrestres est une activité géodésique très importante. Elle suppose qu'un repère affine R = (O;i, j, k) ait

préalablement été donné. Matériellement, la donnée d'un tel repère signifie la disponibilité d'un ensemble d'objets stables, le mieux définis possibles et munis de coordonnées précises.

Les étoiles peuvent jouer ce rôle; il existe ainsi des catalogues comprenant les coordonnées très précises des principales étoiles. L'usage de telles tables permet de déterminer la position de points terrestres, ou plutôt les composantes de directions particulières à la surface du Globe:

• la direction dans l'espace du vecteur de pesanteur g en un lieu donné,

• la direction A d'un point V à partir d'une station S.

Cette branche de l'astronomie s'appelle l'astronomie

de

position. Au sein de la

géodésie, ce type de positionnement par mesures astronomiques est désigné astro- géodésie.

Le mouvement de la Terre dans l'espace induit, pour un observateur immobile à la surface du Globe, un mouvement apparent des astres, qu'il faut modéliser pour pouvoir utiliser le repère fourni par les étoiles. Il convient aussi de définir parfaitement ce repère

ASTRONOMIE

céleste et ses liens avec les autres repères. Il est également essentiel de définir précisément les différentes échelles de temps utilisées. Ensuite, les différentes méthodes de détermination peuvent être étudiées.

Le plan du cours sera donc le suivant:

le mouvement de la Terre,

les repères céleste, terrestre et local,

les échelles de temps,

les méthodes astrogéodésiques.

les systèmes d’unité

ASTRONOMIE

2

La terre en mouvement

2.1

Introduction

Tous les éléments qui composent le domaine d’étude de l’astronomie (planètes , étoiles, galaxie …) subissent les lois de la gravitation universelle. La position de ces corps dans l’espace est en perpétuel mouvement que l’astronomie s’évertue de modéliser. Ainsi :

La Terre effectue une révolution autour du Soleil dans son mouvement annuel. Elle voyage également avec les planètes du système solaire sur une orbite autour du centre de la voie lactée qu’elles parcourent en 226 millions d’années.

La Terre tourne autour de son axe de rotation dans un mouvement diurne.

Elle se déplace également avec la voie lactée sur une trajectoire commune à une

trentaine de galaxie autour du centre des masses de ce groupe local de galaxies. Ce groupe local de galaxie se déplace à travers l’univers en raison de l’expansion générale de l’Univers expliquée par la théorie du big bang.

2.2 Mouvement de la Terre par rapport au Soleil

du big bang. 2.2 Mouvement de la Terre par rapport au Soleil Lois de Kepler En

Lois de Kepler

En 1609, Johannes Kepler publie deux lois permettant de décrire le mouvement des planètes dans un traité fondamental intitulé Astronomia Nova. La troisième loi est décrite 10 ans plus tard, en 1619, dans l’ouvrage Harmonices Mundi Libri V.

Ces trois lois sont les suivantes :

ß L’orbite de chaque planète est une ellipse, dont le soleil est l’un des foyers.

ß Le rayon vecteur de chaque planète, qui rejoint le soleil balaie des aires égales pendant des intervalles de temps égaux.

ß Les carrés des périodes de révolution des planètes autour du soleil sont proportionnels aux cubes des demi-grand axes des orbites

Dans ce paragraphe, le Soleil et la Terre sont modélisés par deux sphères homogènes de masse respective M et m et de centre de gravité respectif S et T

2.3 Mouvement perturbé

Supposer que la seule force s'exerçant sur T est la force de gravitation créée par le Soleil est très approximatif. En effet, tout corps suffisamment massif et "proche" de la Terre, telles certaines planètes, crée une force de gravité non négligeable qui perturbe le

ASTRONOMIE

mouvement képlérien terrestre. Les étoiles, elles, sont beaucoup trop éloignées pour influer sur l'orbite terrestre.

M

trop éloignées pour influer sur l'orbite terrestre. M T Jupiter Saturne Uranus Neptune Pluton V Ma
trop éloignées pour influer sur l'orbite terrestre. M T Jupiter Saturne Uranus Neptune Pluton V Ma
trop éloignées pour influer sur l'orbite terrestre. M T Jupiter Saturne Uranus Neptune Pluton V Ma

T Jupiter

pour influer sur l'orbite terrestre. M T Jupiter Saturne Uranus Neptune Pluton V Ma Fig 1
pour influer sur l'orbite terrestre. M T Jupiter Saturne Uranus Neptune Pluton V Ma Fig 1
pour influer sur l'orbite terrestre. M T Jupiter Saturne Uranus Neptune Pluton V Ma Fig 1

Saturne

influer sur l'orbite terrestre. M T Jupiter Saturne Uranus Neptune Pluton V Ma Fig 1 :

Uranus

sur l'orbite terrestre. M T Jupiter Saturne Uranus Neptune Pluton V Ma Fig 1 : Distances

Neptune

l'orbite terrestre. M T Jupiter Saturne Uranus Neptune Pluton V Ma Fig 1 : Distances relatives

Pluton

terrestre. M T Jupiter Saturne Uranus Neptune Pluton V Ma Fig 1 : Distances relatives entre

V Ma terrestre. M T Jupiter Saturne Uranus Neptune Pluton Fig 1 : Distances relatives entre le Soleil

Fig 1 : Distances relatives entre le Soleil et ses neuf planètes (M: Mercure, V: Vénus, T: la Terre, Ma: Mars)

De manière rigoureuse, la relation fondamentale de la dynamique doit être écrite:

m

d

uur

2 ST

d t

2

 

r

r

=

F

gravitation

+

f

autres corps

 

r

Où :

F gravitation

représente la force gravitationnelle créée par le Soleil assimilé à une

sphère homogène,

 

r

 

f

autres corps

sont les forces gravitationnelles dues aux autres corps célestes,

principalement Vénus, Jupiter et Saturne.

corps célestes, principalement Vénus, Jupiter et Saturne. Fig 2 : Taille relative des différentes planètes Ainsi,

Fig 2 : Taille relative des différentes planètes

Ainsi, le mouvement de T autour de S est légèrement perturbé par rapport au mouvement Képlérien, qui n'est qu'un modèle approché. Le mouvement réel ne suit pas exactement les lois de Képler:

• il n'est pas parfaitement plan; le plan de l'écliptique bascule d'environ 0,47" par an. Ce phénomène est la précession planétaire,

• l'excentricité de l'orbite varie légèrement.

ASTRONOMIE

2.4 Mouvement diurne de la Terre

2.4.a

Rotation diurne

La Terre est en rotation sur elle-

même

centre de gravité T appelé axe des pôles. On appelle plan équatorial le plan orthogonal à l'axe des pôles et passant par T. Le plan équatorial divise donc le Globe en deux hémisphères:

axe

le

selon

un

passant

par

l'hémisphère Nord (appelé aussi boréal) et l'hémisphère Sud (ou austral). L'axe des pôles coupe la Terre aux Pôle Nord et Sud. L'intersection de la Terre avec le plan équatorial est l'équateur.

Pôle Nord Terre e Equateur Ecliptique Pôle Sud
Pôle Nord
Terre
e
Equateur
Ecliptique
Pôle Sud

Fig 3 : Axe des pôles et équateur

La rotation de la Terre est positive autour de l'axe des pôles orienté du Sud vers le Nord. Le plan de l'équateur est incliné d'un angle e = 23 27¢ par rapport au plan de sa trajectoire appelé écliptique. Cet angle est appelé l'obliquité. Le mouvement d'un point terrestre par rapport au Soleil est donc la composition de la rotation annuelle autour du Soleil et du mouvement diurne. En fait, un observateur sur Terre n'a pas conscience de son mouvement; il lui semble plutôt que c'est le Soleil qui "tourne" autour de lui. C'est pourquoi il est naturel de considérer non pas le mouvement réel de la Terre, mais plutôt le mouvement apparent du Soleil le long de l'écliptique.

Fig 4 : Ligne des équinoxes et point vernal

de

l'écliptique et de l'équateur est appelée ligne des équinoxes. Elle repère deux directions opposées

L'intersection

des

plans

g g’
g
g’

de l'ecliptique:

g est la direction du Soleil lorsque, dans son mouvement apparent, il

l'hémisphère Sud à l'hémisphère Nord; g est appelé équinoxe de printemps ou point

vernal. Ce point est atteint aux alentours du 21 Mars.

"passe" de

g', appelé équinoxe d'automne, est la direction du Soleil lorsqu'il "passe" de l'hémisphère austral à l'hémisphère boréal. Le passage en g' a lieu aux alentours du 21 Septembre.

2.4.b

Pôles instantané et conventionnel

ASTRONOMIE

En fait, l'axe des pôles n'est pas rigoureusement fixe par rapport à l'écorce terrestre. L'axe de rotation de la Terre oscille de quelques dizaines de ". La position du pôle Nord varie donc à la surface du Globe. C'est pourquoi on distingue une position moyenne et une position instantanée:

le pôle conventionnel CIO 1 est la position moyenne du pôle observée entre 1900 et 1905,

• le pôle instantané est la position

donnée,

l'International

vraie,

à

une

par

date

déterminée

Earth Rotation Service (IERS).

une par date déterminée Earth Rotation Service ( IERS ). Fig 5 : Mouvement du pôle

Fig 5 : Mouvement du pôle instantané entre le 01/01/1994 et le 01/07/1997

( x p > 0 pour l p = 0, et

y p > 0 pour

l p = 90

Ouest)

On peut décomposer le mouvement du pôle en trois termes :

ß une dérive séculaire dans la direction de 80° Ouest, d'origine contreversée,

ß un mouvement annuel dû aux variations saisonnières,

ß un mouvement de période approximative 435 j, dit terme de Chandler, dû aux déplacements de masses à l'intérieur de la Terre.

Pratiquement, l'IERS fournit régulièrement les coordonnées (

rapport au pôle conventionnel.

1 : Conventional International Origin.

x

p

, y

p

)

du pôle instantané par

ASTRONOMIE

2.4.c

Précession et nutation lunisolaire

Causes :

L’axe de rotation terrestre ne pointe pas toujours dans la même direction. Au lieu de se tenir en position fixe par rapport aux étoiles, il se meut d’une manière lente mais perpétuelle, décrivant une sorte de mouvement conique. Ce phénomène, dit de précession, a d’abord été constaté par Hipparque vers 150 avant notre ère pour, au XVIIIème siècle, être confirmé par Bradley et La Caille. Il fallait toutefois attendre Isaac Newton pour enfin connaître l’explication.

Nous savons que la Terre, aplatie aux pôles, est plus large à l’équateur, qui est ceint par une sorte de gonflement, le “bourrelet” équatorial. Ce bourrelet offre un point d’application excellent à la force de marée exercée par la Lune et le Soleil - toujours selon le côté du plan de l’écliptique où il se situe et la position des deux astres. Lune et Soleil forment donc un couple de force qui pèse sur le bourrelet, tentant de rapprocher l’équateur du plan de l’orbite terrestre, ce qui transforme la rotation principalement régulière de la planète en un mouvement perturbé de toupie.

Ce phénomène de précession dû à la force de marée exercée sur le bourrelet équatorial par le couple Lune-Soleil se transmet à l’axe de rotation terrestre de la manière qu’il l’incite à décrire une espèce de cercle ou, plus exactement, de spirale dont la périodicité correspond à quelque 25.760 ans

Effets :

Ainsi, la précession planétaire, la précession lunisolaire et la nutation font tourner la ligne des équinoxes et l'axe de pôles d'environ 50"/an dans le sens rétrograde. Actuellement, la direction de P est fournie dans le ciel par l'étoile polaire (étoile a de la constellation de la Petite ourse), mais cela n'a pas toujours été le cas dans l'Histoire. Nous savons qu'au 9ème siècle, les Vikings utilisaient l'étoile 32H de la constellation de la Girafe pour reconnaître la direction du Nord.

Les coordonnées équatoriales célestes définies plus loin varient en fonction de la précession et de la nutation.

ASTRONOMIE

Appelons QQ' l'axe de l'ecliptique, c'est à dire la direction perpendiculaire à l'ecliptique.

La précession

lunisolaire

est

le

déplacement en 25.760 ans de l'axe des pôles selon un cône de demi angle e autour de QQ' dans le sens rétrograde.

est

elliptique le long du cône de précession. En absence de la précession, l'axe des pôles décrirait en 18,6 ans une ellipse

la

mouvement

La

nutation

un

de demi grand

direction radiale au cône) et de demi

petit

tangentielle).

précession et de la nutation forme un mouvement conique légèrement dentelé.

axe

9,21"

la

(dans

axe

6,87"

La

(dans

direction

de

la

combinaison

Q P e équateur e ecliptique Q'
Q
P
e
équateur
e
ecliptique
Q'

Fig 6 : Précession

9,21" 23° 27' Q 6,87"
9,21"
23° 27'
Q
6,87"

Fig 7 : Nutation (schéma dans un plan orthogonal à QQ')

ASTRONOMIE

3 Repères celeste, terrestre et local

3.1 Repère équatorial céleste

3.1.a

Définition

On appelle repère céleste équatorial

repère

 

r r ur

)

 

noté

R

c

(

= T;I,J,K

un

orthonormal direct tel que:

T

est

Terre,

)

(

ur

T;K

(

r )

T;I

le centre de gravité

de

la

est son axe de rotation,

est dirigé dans la direction du

point vernal g.

3.1.b

Coordonnées équatoriales

On appelle coordonnées équatoriales (célestes) d'un astre A ses coordonnées polaires (a,d ) dans c :

A ses coordonnées polaires ( a , d ) dans c : • a est l'

a est l'ascension droite,

d est la déclinaison.

g' Soleil K J Terre I g
g'
Soleil
K
J
Terre
I
g

Fig 8 : Repère céleste équatorial

(axe des pôles) A K d T J a I (g) Fig 9 : Coordonnées
(axe des pôles)
A
K
d
T J
a
I
(g)
Fig 9 : Coordonnées équatoriales (célestes)

Conventionnellement, a est comptée en heures (h), minutes (min) et secondes de temps (s), sachant que 24 h = 360 et 1 = 60¢ = 3600¢¢ , et d est exprimée en degrés (°), minutes (') et secondes d'arc (").

3.1.c

Cas particulier du Soleil

Bien entendu, les coordonnées équatoriales des corps du système solaire varient, elles, sensiblement en fonction du temps. Par exemple, les variations des coordonnées

(

a ,d

)

du Soleil au cours d'une année sont les suivantes :

ASTRONOMIE

• à l'instant du point g, c'est à dire

Mars,

aux

alentours

du

21

a

§

=

d

§

= 0,

• autour du 21 Juin (solstice d'été, noté s), d § vaut e,

• à l'instant du point g', c'est à dire aux alentours du 21 Septembre, a § = 12h et d § vaut 0,

• autour du 21 Décembre (solstice d'hiver, noté s'), d § vaut -e.

P s K g ' J T I g s ' S P'
P
s
K
g
'
J
T
I
g
s
'
S
P'

Fig 10 : Équinoxes et solstices

Nous retiendrons le tableau suivant des variations annuelles de (

a ,d

le début et la fin des saisons :

)

qui détermine

   

g

s

g'

s'

g

Date dans

21 Mars

21 Juin

21 Septembre

21 Décembre

l'année

Equinoxe de

solstice d’été

Equinoxe

solstice d’hiver

printemps

 

d’automne

 
   
    24 h

24 h

a

   

18 h

§

 

6 h

12 h

12 h

12 h
 
 

0 h

  0 h
 

23° 27'

 

d

§

0°
 
0°

-23° 27'

-23° 27'

d § 0°   0° -23° 27' 0°

ß Printemps 20 mars 2002 à 19h16m UT

ß Eté

ß Automne 23 septembre 2002 à 4h55m UT

ß Hiver

Origine : Institut de mécanique céleste http://www.bdl.fr/amateurs.html

21 juin 2002 à 13h25m UT

22 décembre 2002 à 1h15m UT

ASTRONOMIE

3.2 Repère terrestre

3.2.a

Définitions

On appelle plan méridien passant par un lieu L de la Terre distinct des pôles Nord et Sud le plan contenant l'axes des pôles et L.

On vérifie que, si L n'est par sur l'axe des pôles (PN, PS), alors il existe bien un plan et un seul contenant L et (PN, PS).

Par convention en astronomie - et en géographie de manière générale - , on considère le plus souvent comme plan méridien-origine celui passant par l'observatoire

de

astronomique de Greenwich (près de Londres): il est appelé méridien-origine Greenwich.

On appelle repère terrestre (équatorial) le repère orthonormal direct rrr R = T;i,j,k ( )
On appelle repère terrestre (équatorial)
le
repère
orthonormal
direct
rrr
R
= T;i,j,k
(
)
défini comme il suit:
t
• T est le centre de gravité de la Terre,
r
• )
(
T;k
est l'axe de rotation de la Terre (k = K ),
r r
• )
(
T;i,k
définit le plan méridien-origine de Greenwich.
( T;i,k définit le plan méridien-origine de Greenwich. L'intérêt de t est qu'il est quasiment fixe
( T;i,k définit le plan méridien-origine de Greenwich. L'intérêt de t est qu'il est quasiment fixe

L'intérêt de t est qu'il est quasiment fixe par rapport à la surface terrestre. t est

fixe par rapport à la surface terrestre. t est en rotation à peu près uniforme par

en rotation à peu près uniforme par rapport à c . Par conséquent, aux déplacements de

l'écorce terrestre près, les coordonnées d'un point sur Terre par rapport à t sont

constantes.

point sur Terre par rapport à t sont constantes. 3.2.b Repères instantané et conventionnel Plus

3.2.b

Repères instantané et conventionnel

Plus rigoureusement, nous savons que l'axe de rotation diurne de la Terre varie

légèrement au cours du temps. Autrement dit, dans un repère

instantané de rotation, la position d'un lieu terrestre peut varier de l'ordre de 1" au pire au cours du temps. Il convient donc de définir très précisément deux repères terrestres distincts:

très précisément deux repères terrestres distincts: t défini à partir de l'axe V-14 Didier BOUTELOUP

t défini à partir de l'axe

ASTRONOMIE

3.2.c

• on appelle repère terrestre conventionnel, noté

(

r

T;k

)

représente l'axe des pôles conventionnel CIO,

r T ;k ) représente l'axe des pôles conventionnel CIO, t c , le repère terrestre

t c , le repère terrestre où

• on appelle repère terrestre instantané, noté

où • on appelle repère terrestre instantané , noté représente l'axe des pôles instantané. t i

représente l'axe des pôles instantané.

t i , le repère terrestre où (

r

T;k

)

Coordonnées géographiques astronomiques

On appelle verticale locale la direction de l'accélération de pesanteur g en un lieu donné.

r

 

r

g

 

On note

v = -

.

r g
r
g

On appelle coordonnées géographiques

les composantes

)

astronomiques

(

l

a

,j

a

r dans la base (

rrr

)

i,j,k

sphériques de v

.

k v j a j l a i Fig 11 : Coordonnées géographiques astronomiques
k
v
j
a
j
l
a
i
Fig 11 : Coordonnées
géographiques astronomiques

Notons que la verticale locale est très facile à matérialiser:

• c'est la direction d'un fil à plomb au repos,

• c'est la direction de l'axe principal d'un théodolite mis en station à l'aide d'une nivelle torique.

Le plan orthogonal à v r est appelé plan horizontal, ou horizon.

Rappelons nous que, la Terre étant modélisée par un ellipsoïde de révolution aplati, en un lieu quelconque M, il est légitime de considérer le vecteur normal à l'ellipsoïde noté

les

composantes de n

les coordonnées géographiques géodésiques (

toujours proches. Numériquement, l'angle entre v r et n

sont

r

n

. On désigne par coordonnées géographiques géodésiques, notées (

r

dans la base (i, j, k). L'angle entre v r et n

r

l

g

,j

g

)

r

l

a

,j

a

)

,

g

,j

g

étant toujours très petit,

l

)

et astronomiques (

est de l'ordre de 1' au pire.

ASTRONOMIE

3.3 Repère astronomique local

3.3.a

Définition

On appelle repère local astronomique en M , noté

 

ur

uur r

)

 

R L

 

=

(

M ;T,T,v

1

2

, le

a

repère orthonormal direct défini comme il suit:

(

uur r

M;T,v

2

)

des pôles,

est un repère orthonormé du plan contenant v et parallèle à l'axe

T 1 est tel que (

uur uur r

T,T,v

1

2

)

soit une base orthonormale directe.

R

L est différent en tout point.

a

orthonormale directe. R L est différent en tout point. a L a permet de définir les

L a permet de définir les directions

suivantes autour de M:

• la direction de v r est appelée zénith Z,

• la direction de -v r est appelée nadir N,

-T uur ) indique l'Est

uur

T 1 (respectivement

(resp. l'Ouest),

1

ur

T

2 (resp.

le Sud).

-T uur ) indique le Nord (resp.

2

v PN n T 2 T 1 M O j g l g j a
v
PN
n
T 2
T 1
M
O
j
g
l
g
j a
l
a
Fig 12 : Repère local astronomique

ASTRONOMIE

3.3.b

Azimut et distance zénithale

On appelle azimut Az et distance zénithale Dz d'un astre A à partir de M les coordonnées sphériques de la direction MA dans L a . Plus

précisément:

de la direction MA dans L a . Plus précisément:   ur • Az est l'angle
 

ur

Az est l'angle horizontal entre orienté positivement vers l'Est,

T

2

et MA

Dz est l'angle vertical de v r vers MA.

A Dz v Az T 2 T 1
A
Dz
v
Az
T 2
T 1

M

Fig 13 : Azimut et distance zénithale

Soulignons que D Az = Az

théodolite.

2

- Az

1

et

Dz

sont observables, par exemple avec un

ASTRONOMIE

3.4 III- Sphère céleste

3.4.a

Sphère céleste

L’étoile la plus proche de notre planète , Proxima du Centaure , se trouve à environ 4 années lumières, soit 38 000 milliards de km environ 2 . Ainsi, toute étoile A est suffisamment lointaine pour qu'il soit légitime de confondre les directions AT et AM à partir de n'importe quel point de la Terre. Autrement dit, les étoiles peuvent être considérer à l'infini.

C'est pourquoi on considère la sphère céleste comme il suit:

• elle est centrée en un point O quelconque de la Terre,

• son rayon vaut 1,

• on confond volontairement la direction d'un point (astre A, pôle Nord P, zénith Z, point vernal g, etc.) et l'intersection de cette direction avec la sphère,

• de même, on confond volontairement la direction du plan horizontal passant par O (aussi appelé horizon) et l'intersection de ce plan avec la sphère,

• elle est fixe par rapport à la Terre. A et g décrivent donc un mouvement de rotation rétrograde de 360° par jour autour de OP.

3.4.b

Angle horaire et heure sidérale

P

A Z j d a O a g
A
Z
j
d
a
O
a
g

P'

Fig 14 : Sphère céleste

On appelle angle horaire, noté conventionnellement AH, l'angle, à un instant donné, entre le méridien d'un astre A et celui d'un lieu terrestre M.

On appelle heure sidérale locale, notée HSL, l'angle horaire du point vernal en un lieu terrestre M.

On appelle heure comptée à Greenwich.

sidérale Greenwich, notée HSG, l'heure sidérale locale

2 1 année lumière=9 460,528 milliards de km environ

ASTRONOMIE

Il est clair que AH, HSL et HSG varient au cours du temps. Ces angles sont exprimés en heures, minutes et secondes de temps, de 0 h à 24 h. Ainsi, HSL, HSG et AH augmentent avec le temps.

AH, HSL, HSG, l a et

les relations suivantes:

HSL = a + AH

HSL = HSG + l a

AH = HSG + l

a

- a

a sont liés par

On verra plus loin que AH peut être déduit de mesure de temps TU comme suit :

AH = HSG

0

+

366 , 2422

365 2422

,

t

TU

+

l

-

a

P A Z G O a l a AH g HSG P'
P
A
Z
G
O
a
l a
AH
g HSG
P'

Fig 15 : Angle horaire et heure sidérale

En astronomie, un appareil d'observations est toujours mis en station par rapport à la verticale (utilisation de niveaux). Par conséquent, seules les coordonnées

sont utilisées, les coordonnées géodésiques

géographiques astronomiques ( )

l

a

,j

a

(

l

g

,j

g

)

 

r

étaient impossibles à déterminer, parce que le vecteur

n

lui-même est

indéterminable. Donc, désormais, dans la suite de ce cours, pour alléger les notations, nous omettrons l'indice "a" et nous noterons:

Ï l

Ì Ó j

=

= j

l

a

a

ASTRONOMIE

3.4.c

Parallaxe annuelle

On appelle Parallaxe trigonométrique (ou parallaxe annuelle), l’angle sous lequel est vu le demi-grand axe de l'ellipse apparente que semble effectuer une étoile à cause de son mouvement dû à la rotation de la Terre autour du Soleil.

Parsec : Le parsec (pc) est défini comme la distance à laquelle une étoile a une

parallaxe trigonométrique de 1 seconde de degré (1"). On a les équivalences suivantes

:

ß

1 pc = 3.261 563 7763 al = 206 264.806 248Ua = 3.085 677 5807 .10 16 m.

7763 al = 206 264.806 248Ua = 3.085 677 5807 .10 1 6 m. Fig 16

Fig 16 : parallaxe annuelle

Ordre de grandeur : la parallaxe annuelle est toujours inférieur à 1’’.

Cette quantité permet de passer du repère héliocentrique au repère géocentrique.

3.4.d

Parallaxe de hauteur

Les observations astronomiques ne s’effectuent pas à partir du centre de la sphère géocentrique il convient de les corriger d’une grandeur appelée parallaxe de hauteur.

10 -8 grades pour l’étoile la plus proche. 0.0027 grades pour le soleil.

Ordre de grandeur :

ASTRONOMIE

3.5 Triangle de position

3.5.a

Triangle de position

On appelle triangle de position (ou triangle nautique) le triangle sphérique (P, Z , A) sur

la sphère céleste. AH P -AH p d 2 - p j 2 - S
la sphère céleste.
AH
P
-AH
p
d
2 -
p
j
2 -
S
A
Az
Dz
Z
(astre à l'Est)
P p 2 - d AH p S j 2 - A -S -Az Dz
P
p
2 -
d AH
p
S
j
2 -
A -S
-Az
Dz
Az
Z
(astre à l'Ouest)

Fig 17 : Triangle de position

Conventions de signe :

Az est compté depuis une station Z à partir de la direction du méridien (pole nord) et positivement dans le sens horaire AH est compté depuis P à partir de la direction du méridien de Z et positivement dans le sens horaire

ASTRONOMIE

3.5.b

Formules de trigonométrie sphérique en astronomie:

 

Ï

Ô

Ô

Ô

Relations entre AH et HSL:

Ì

Ô

HSL

=

HSG

+=+

l

a

AH

AH

=

HSG

+

l

-

a

Ô HSG

Ô

Ó

TU

=

HSG

0

hTU

+

366,2422

365,2422

• formules fondamentales:

TU

cos Dz = sin j sin d + cosj cosd cos AH

sin

d = sin j cos Dz

+ sin Dz cos j cos Az

sin

j = sin d

cos Dz + sin Dz cos d cos S

•formules corrélatives:

cos AH = - cos S cos Az + sin S sin Az cos Dz

cos S = - cos AH cos Az - sin

AH sin Az sin j

cos Az = - cos AH cos S - sin AH sin S sin d

•formules des sinus:

 

sin Dz

cos j

 

cos

d

-

=

=

 

sin AH

sin

S

sin

Az

•formules des cotangentes:

- cot S = tan j cosd - sin d cos AH

sin AH

- cot Az = cos j tan d - sin

sin AH

j cos AH

sin S cot Az = tan d sin Dz - cos Dz cos S

- sin

S cot AH = cot Dz cosd - sin d cos S

- sin Az cot AH = cot Dz cos j - sin j cos Az

sin Az cot S = tan j sin Dz - cos Dz cos Az

•formules dérivées en sinus-cosinus:

sin

Dz cos S = sin j cosd - cosj sin d cos AH

sin

Dz cos Az = sin d cosj - cosd sin j cos AH

cosj cos Az = sin d sin Dz - cosd cos Dz cos S

cosj cos AH = cos Dz cos d - sin

Dz sin d cos S

cosd cos AH = cos Dz cos j - sin

Dz sin j cos Az

cosd cos S = sin j sin Dz - cosj cos Dz cos Az

ASTRONOMIE

4 Échelles de temps

4.1 Introduction

Toute mesure astrométrique met en œuvre des mesures sur des objets en mouvement, et nécessite de ce fait des mesures de temps très précises. Il est remarquable que les mesures de temps sont actuellement les quantités physiques les plus précises à mesurer, puisque l'on peut utiliser des horloges atomiques dont l'exactitude relative atteint 10 -12 voire 10 -14 .

4.2 Notion d'échelle de temps

4.2.a

Définition

On appelle échelle de temps un système de classement univoque des événements physiques. Une échelle de temps permet donc la datation des événements. Théoriquement, la donnée d'une échelle de temps signifie le choix des éléments suivants:

• une unité fondamentale de durée t

exemple1 : . Temps de lumière pour l’unité astronomique de distance t A = 499.004 782 s (convention IERS1992)

• une origine temporelle, permettant de dater les événements physiques, donc d'établir

des calendriers et en astronomie des éphémérides, c'est à dire des tables fournissant les valeurs de grandeurs astronomiques (coordonnées du Soleil, HSG, etc.) à des dates régulières. Exemple : Le jour julien 01/01/2000 ou date julienne 2 451 545.0

La réalisation pratique d'une échelle de temps sous-entend la donnée d'une horloge, c'est à dire d'un dispositif physique périodique dont la période fournit justement l'unité de durée t. Citons deux exemples qui vont être étudiés en détail dans la suite du chapitre:

exemple 1 : la durée élémentaire d'une échelle de temps atomique est définie par la fréquence d'émission d'un atome excité. En effet, sous l'effet d'une excitation électro- magnétique, un atome donné émet un rayonnement de fréquence f constante, donc de période T elle aussi constante,

exemple 2 : l'échelle dite du "Temps Universel" est fondée sur la durée de rotation apparente du Soleil moyen autour de la Terre, qui vaut 1 jour dans cette échelle de temps. L'horloge est ici la rotation diurne du Globe.

ASTRONOMIE

4.2.b

Evolution des échelles de temps

La complexité de la notion de temps, l’amélioration rapide depuis cinquante ans de la précision avec lequel on le mesure et les progrès technologiques dans la construction des horloges ont amenés les astronomes et les physiciens à définir plusieurs échelle utilisées simultanément.

Epoque

phénomène physique

Echelle de temps

<1960

Rotation diurne de la Terre

Temps universel (TU ou UT)

1960-1967

Mouvement orbital de la Terre

Temps des éphémérides (TE ou ET)

>1967

Transition entre 2 atomes

Temps atomique international (TAI)

4.3 Le Temps Atomique International (TAI)

Selon la 13ème Conférence générale des poids et mesures en 1967, la seconde est définie comme "la durée de 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre les deux niveaux hyperfins de l'état fondamental de l'atome de Césium 133".

Le Temps Atomique International (TAI) est l'échelle de temps réalisée par le Bureau International des Poids et Mesures (BIPM) à partir de cette définition internationale de la seconde. Le BIPM utilise, pour définir le TAI les données de 200 horloges atomiques situées dans différents laboratoires dans le monde entier. Nous noterons désormais s TAI la seconde

définie par le TAI.

4.4 Le temps GPS

Le Global Positioning System (GPS, en français "Système de positionnement à l'échelle du Globe") permet, entre autres, de diffuser très largement le temps TAI. Indiquons que GPS est un système de positionnement spatial réalisé par l'armée des États-Unis à partir des années 1980. Il comprend environ 24 satellites opérationnels en orbite et devrait rester opérationnel pendant plusieurs dizaines d'années. Chaque satellite émet plusieurs signaux sur deux fréquences distinctes.

Ces signaux sont synchronisés avec le temps GPS, qui n'est autre que le TAI à une constante près:

t

GPS

= t

TAI

- 19 s

Ainsi, un récepteur GPS fournit une date dans l'échelle de temps GPS, c'est à dire en fait en TAI à 19 s près, avec une incertitude de 10 -7 s au pire.

ASTRONOMIE

4.5 Le Temps Universel (UT)

4.5.a

4.5.a.1 Temps solaire vrai

Définitions

On appelle temps solaire vrai une échelle de temps dont l'unité fondamentale de

v , est la durée séparant deux passages

consécutifs du Soleil au méridien d'un même lieu terrestre.

durée, appelée jour solaire vrai et notée

j e

On appelle date solaire vraie l'angle horaire du Soleil

Le temps solaire vrai est donc une échelle de temps "locale", dans le sens où il est défini à partir d'un lieu de référence donné à la surface de la Terre.

AH e

v

.

4.5.a.2 Temps solaire moyen; équation du temps

Le temps solaire vrai est peu pratique à utiliser car le jour solaire vrai n'a pas la même durée à tout instant de l'année, principalement pour les deux raisons suivantes:

• la Terre tourne autour du Soleil selon une orbite excentrique, dans selon une vitesse angulaire non uniforme,

• le plan de l'écliptique est incliné par rapport à l'équateur.

Le temps solaire moyen est une échelle de temps dont l'unité fondamentale de durée, appelée
Le temps solaire moyen est une échelle de temps dont l'unité fondamentale de
durée, appelée jour solaire moyen j § m , est définie comme il suit:
• 1
j
a une durée constante quel que soit l'instant de l'année,
e
m
• 1
j
est proche de 1 j § v . Plus précisément, la durée de l'année exprimée
e
m
en
m ou en
est la même.
j e
j e
vrai

La date en temps solaire moyen peut donc s'interpréter comme l'angle horaire

Soleil moyen fictif se déplaçant à vitesse constante le long de l'équateur.

AH e

m

d'un

On appelle "équation du temps" la fonction E(t) suivante:

E ( t ) = AH - AH = a -a e m eee v
E
(
t
)
= AH
- AH
= a
-a
e
m
eee
v
v
m

E(t) est une fonction périodique de période annuelle et d’amplitude 16 minutes . Elle

représente l'erreur de l'heure fournie par un cadran solaire et est due :

ß excentricité de l’orbite terrestre (période 1 an)

ß réduction à l’équateur due à l’obliquité de l’écliptique (période six mois)

ß inégalités du temps sidéral (précession nutation)

ASTRONOMIE

ASTRONOMIE Fig 18 : Valeur de l'équation du temps (en min) au cours de l'année 4.5.b

Fig 18 : Valeur de l'équation du temps (en min) au cours de l'année

4.5.b

Temps civil; Temps Universel

Le temps solaire sert à l'élaboration des échelles de temps utilisées dans la vie quotidienne. Cependant, pour les applications pratiques, il est usuel de noter 12 h, et non pas 0h, le moment où le Soleil passe au méridien. C'est pourquoi on définit l'échelle de temps appelée "Heure Civile Locale", notée HCL, à partir du temps solaire moyen, mais décalée de 12h:

Ï 1 s

Ì

Ó

HCL

=

t

HCL

1 s

=

t

e

m

e

+

m

12 h

La définition de l'heure civile locale dépend elle aussi d'un point du Globe servant de référence. C'est une échelle de temps locale comme le temps solaire moyen.

On appelle Temps Universel (UT en abrégé) l'heure civile locale de Greenwich.

En tout lieu terrestre, l étant exprimée en heures, on a:

t

UT

= t

HCL

- l

En fait, nous savons que la rotation diurne de la Terre n'est pas parfaitement uniforme:

• son axe instantané de rotation varie légèrement autour de l'axe conventionnel CIO-BIH,

• sa vitesse angulaire de rotation n'est pas rigoureusement constante.

L'expression "Temps Universel" n'est qu'un terme générique pour désigner un ensemble d'échelles de temps liées à la rotation de la Terre: UT0, UT1, UT1R, etc. Nous nous contenterons ici de définir l'échelle UT1; UT1 est l'échelle de temps universel ramenée au pôle instantané.

ASTRONOMIE

4.5.c

Temps Universel Coordonné (UTC)

Le temps universel coordonné (UTC) est la base légale de l'heure dans le monde. Il est dérivé du TAI (voir plus bas) dont il diffère seulement par un nombre entier de secondes, actuellement 32. Ces secondes intercalaires sont insérées à l'initiative du Service International de la Rotation Terrestre (http://hpiers.obspm.fr) pour garantir que, en moyenne au cours des ans, le soleil est au méridien de Greenwich à 12:00:00 UTC à 0.9 seconde près. UTC est donc le successeur du temps moyen de Greenwich, GMT, qui était utilisé quand le jour solaire moyen fournissait l'unité de temps.

On observe depuis plusieurs siècles une diminution irrégulière mais sensible de la vitesse de rotation diurne de la Terre. Pratiquement, si on appelle excès du

jour,

noté

(

)

E t , la quantité

J

, les observations

historiques nous montrent que E J

augmente irrégulièrement d'environ

1 j

-

86400 s

UT

TAI

2 ms

par

siècle

depuis

le

17ème

siècle.

En moyenne, depuis 1958, on peut écrire:

1 j

UT

ª

86 400 0015 s

,

TAI

Ï 1 j

1 j

Ì

Ó

=

86400 s

=

86400 s

>

1 s

TAI

Or,

UT

TAI

UT

TAI

.

donc:

1 s

UT

.

,

4,0 2,0 0,0 -2,0 -4,0 -6,0 -8,0 -10,0 -12,0 Excès du jour (en ms) 1625
4,0
2,0
0,0
-2,0
-4,0
-6,0
-8,0
-10,0
-12,0
Excès du jour (en ms)
1625
1650
1675
1700
1725
1750
1775
1802
1829
1855
1881
1910
1936
1962
1989

Année

Fig 19 : Durée du jour depuis le 17ème siécle

Année Fig 19 : Durée du jour depuis le 17ème siécle Fig 20 : Durée du

Fig 20 : Durée du jour depuis 1995

Le Temps Universel Coordonné (UTC) est une échelle de temps maintenue par le BIPM, non continue, synchronisée sur TAI et proche de UT1 à tout instant:

• le 1er Janvier 1958, t

UTC

=

t

TAI

,

1 s

UTC

=

1 s

TAI

,

• en permanence,

t

UTC

-

t

UT1

< 0,9

s

.

ASTRONOMIE

Puisque 1 s

une seconde intercalaire supplémentaire ( 2 ms ¥ 365 j = 0, 73 s ).

UTC et d UT1 = UT1 - UTC sont diffusés en permanence par des stations radios réparties dans le monde entier, sous la forme de "signaux horaires" en ondes courtes.

Pratiquement, depuis 1958, t t

• le 1/1/1958: t

• entre 1958 et 1972, le

décalage t

pas à un nombre entier de secondes,

UT

>

1 s

TAI

, pour maintenir UTC et UT1 proches, il faut quelquefois ajouter à UTC

=

TAI

t

TAI

,

-

UTC

a évolué de la manière suivante:

35 30 25 20 15 10 5 0 01/01/1972 01/07/1973 01/01/1975 01/07/1976 01/01/1978 01/07/1979 01/01/1981
35
30
25
20
15
10
5
0
01/01/1972
01/07/1973
01/01/1975
01/07/1976
01/01/1978
01/07/1979
01/01/1981
01/07/1982
01/01/1984
01/07/1985
01/01/1987
01/07/1988
01/01/1990
01/07/1991
01/01/1993
01/07/1994
01/01/1996
01/07/1997
01/01/1999
01/01/2000

UTC

TAI

-

t

UTC

ne correspond

UTC

UTC

UTC

=

=

=

=

t

TAI

t

TAI

t

TAI

t

TAI

le 1/1/1972: t

le 1/1/1980: t

le 1/7/1997: t le 1/1/1999: t

-10 s,

-19 s,

- 31 s,

- 32 s.

UTC

Fig 21 : Décalage

t

TAI

-

t

UTC

depuis 1972

Remarquons que l'échelle de temps GPS coïncidait avec l'échelle UTC au 1er Janvier 1980.

4.5.d

4.5.d.1 Définition

Temps sidéral

On appelle temps sidéral, noté TS, une échelle de temps dont l'unité fondamentale de durée, appelée jour sidéral et notée j TS , est la durée séparant deux passages

consécutifs du point vernal au méridien d'un même lieu terrestre.

On appelle seconde sidérale la durée définie par

1s

TS

=

1

86400

j

TS

. La date sidérale est

l'heure sidérale locale HSL. Nous savons que, si on note HSG l'heure sidérale locale à Greenwich, pour un lieu terrestre quelconque, on peut écrire:

HSL = HSG + l .

ASTRONOMIE

En fait, le mouvement apparent du Soleil autour de la Terre étant la composition de la rotation diurne du Globe et de sa

rotation autour du Soleil, que 1 j 1j

TS

<

UT

.

Pendant une année tropique (2 passages consécutifs de la Terre au point g), il s'est écoulé un jour sidéral de plus que le nombre de jours UT. On peut donc écrire:

365, 2422 j

UT

=

366, 2422 j

TS

¤

1

j

¤ 1 j

TS

TS

=

365

,

2422

366 , 2422

j

UT

; 23 h 56 mn 4.09054 s (UT)

Etoile à l’infini t t+24HSL
Etoile à l’infini
t
t+24HSL

Fig 22 : Temps universel et temps sidéral

Si on note HSG 0 l'Heure Sidérale de Greenwich à t UT = 0 h, on a donc:

UT

(
Ô

Ï Ô HSG t

)

=

HSG

0

+

366,2422

365,2422

t

Ì (
Ó

Ô Ô HSL t

)

= HSG

0

+

366,2422

365,2422

t

UT

+ l

4.5.d.2 Utilisation en astronomie

En un lieu donné, la position des étoiles dans le ciel sera la même, en première approximation, tous les jours à la même heure sidérale locale. Il est donc pratique d'éditer une table des positions approchées des astres en un lieu donné en fonction de l'HSL.

ASTRONOMIE

4.6 Les calendriers

4.6.a

Introduction

Le repérage des instants exige la définition d’échelle de temps (TAI, UTC, GPS

en raison de la durée très longue de la période utile, il est également nécessaire, indépendamment du choix de l’échelle, de définir un système de numérotation des jours qui permette de situer sans ambiguïté une date quelconque. C’est le problème de la chronologie. La solution la plus simple consiste à choisir arbitrairement une date origine, qu l’on numérote 0 ou 1et à énumérer sans autres artifices les jours ultérieurs. Pour des raisons de tradition, mais aussi de commodité, on a été conduit à compliquer le système par un découpage en année et mois. Les règles adoptées qui constituent les divers calendriers différent d’une civilisation à une autre.

), cependant

4.6.b

Comment définit-on les calendriers ?

Les calendriers sont fondés sur des considérations de caractère astronomique. Le mois est la durée approximative d'une lunaison, intervalle de temps entre deux nouvelles lunes. L'année est une approximation de l'année tropique, intervalle de temps qui sépare deux passages consécutifs du Soleil à l'équinoxe de printemps. Un calendrier est de type lunaire ou solaire selon que l'on privilégie l'approximation du mois ou de l'année. Dans un calendrier lunaire la durée moyenne du mois doit être une bonne approximation de la lunaison (29,530589 jours), alors que dans un calendrier solaire la durée moyenne de l'année doit être une bonne approximation de l'année tropique (365,242190 jours). Ainsi, le calendrier grégorien qui est notre calendrier usuel est solaire. Il en est de même pour les calendriers julien et copte. Par contre, le calendrier musulman est lunaire et le calendrier israélite luni-solaire. Chaque calendrier se définit une origine à partir de laquelle on va compter, en général, les années. Cela correspondra à une ère.

4.6.c

définition d’une ère

Indépendamment de l'organisation des jours en mois et en années, chaque calendrier a besoin d'une origine pour compter en général des années (ce peut être des jours dans le cas de la période julienne) ou des groupes de plusieurs années comme les olympiades helléniques qui comptent 4 ans. Une telle origine définit une ÈRE.

ß L'ère chrétienne a débuté le 25 décembre de l'an 753 de la fondation de Rome d'après Varron mais le début de l'année sera le premier janvier pour concorder avec le calendrier de l'époque. Les calendriers grégoriens et juliens se situent actuellement dans l'ère chrétienne. Le calendrier julien a été en vigueur de l'an 46 avant J.-C. (an 708 de l'ère de la fondation de Rome) à l'an 1582 de l'ère chrétienne et le calendrier grégorien est en vigueur depuis l'an 1582 de l'ère chrétienne. L'usage de l'ère chrétienne a été introduite en 532 sur une proposition du moine Denys le Petit. C'est lui qui proposa, en 525, au pape l'expression "Anno Domini" (AD). Cet usage se répandra rapidement dans les textes et documents liturgiques, mais il faudra attendre plusieurs siècles (le règne de Pépin le Bref et celui de Charlemagne) pour que cet usage devienne courant dans la société.

ASTRONOMIE

ß L'ère de Dioclétien a débuté le 29 août 284 (julien). C'est l'origine du calendrier copte encore en usage dans la communauté copte d'Égypte.

ß L'Hégire a débuté le vendredi 16 juillet 622 (julien) qui est l'origine du calendrier musulman.

ß L'ère judaïque a débuté le 7 octobre -3760 (julien) qui est l'origine du calendrier israélite.

ß L'ère des Français a débuté le 22 septembre 1792 et s'est terminée le 1 janvier 1806 et a été utilisée par le calendrier républicain.

ß L'ère de la période julienne commence le 1 janvier 4713 avant J.-C. à midi (calendrier julien).

ß L'ère hellénistique compte une succession d'olympiades qui correspondent à quatre années. Elle a commencé avec le solstice d'été de l'an 776 avant J.-C. En l'an 1 de l'ère chrétienne, la 195ème olympiade hellénique a débuté en été.

D'autres calendriers se réfèrent à des ères plus incertaines quant à leurs origines. C'est le cas des calendriers:

ß hindou, ère saka débutant le 3 mars 78 après J.-C. mais codifiée en 1957 et utilisée dans le calendrier indien (voir ce calendrier);

ß hindou, ère samvat débutant le 23 février 57 après J.-C.;

ß tamoul, cycle nirâyana de 60 ans non différenciés depuis l'an 397 après J.-C.;

ß cambodgien et laotien, petite ère birmane partant du 21 mars 638 après J.-C.;

ß cambodgien et laotien, ère bouddhique débutant en avril-mai de l'an 544 avant J.-C. (mort de Bouddha d'après la tradition cinghalaise);

ß chinois et vietnamien, cycles de 60 ans identifiés aux règnes des empereurs.

4.6.d

Le calendrier julien

Le calendrier julien est, dans ses principales dispositions, conforme au calendrier romain réformé par Jules César. Dans l'usage moderne, on l'emploie avec l'ère chrétienne dont l'an 1 fut la 47ème de cette réforme julienne. Ce calendrier est de type solaire. Il comporte deux sortes d'années, les années communes de 365 jours, divisées en 12 mois de 31, 28, 31, 30, 31, 30, 31, 31, 30, 31, 30 et 31 jours, et les années bissextiles de 366 jours dans lesquelles le deuxième mois est de 29 jours. Les années bissextiles sont celles dont le millésime est divisible par 4; une année sur 4 est donc bissextile.

La durée moyenne de l'année julienne (365,25 jours) est une approximation médiocre de celle de l'année tropique. Il en résulte que les dates des saisons se décalent d'environ 3 jours tous les 400 ans, soit d'un mois tous les 4000 ans.

ASTRONOMIE

Le calendrier julien a été en usage dans la plupart des nations d'Europe jusqu'au XVIème siècle.

Il a été remplacé ensuite par le calendrier grégorien mais il est encore utilisé de nos jours pour déterminer les fêtes religieuses orthodoxes.

4.6.e

Le calendrier grégorien

C'est notre calendrier usuel.

Le calendrier grégorien est de type solaire. Il a été créé en 1582 par le pape Grégoire XIII pour corriger le retard que prenait le calendrier julien sur le Soleil, retard qui atteignait 10 jours au moment de cette réforme. Ce calendrier est défini par rapport au calendrier julien de la manière suivante : le lendemain du jeudi 4 octobre 1582 (julien) fut le vendredi 15 octobre 1582 (grégorien), la succession des jours de la semaine étant respectée. Le calendrier grégorien ne diffère du calendrier julien que par la répartition entre années communes (365 jours) et années bissextiles (366 jours). Les années bissextiles sont les mêmes que celles du calendrier julien (années dont le millésime est divisible par 4) sauf trois années séculaires sur quatre, celles dont le millésime est multiple de 100 sans l'être de 400. Ainsi, les années 1700, 1800, 1900 sont communes alors que l'année 2000 est bissextile. La durée moyenne de l'année est de 365, 2425 jours. Elle est très voisine de celle de l'année tropique.

Le calendrier grégorien a été adopté dès 1582 en Italie, en Espagne, au Portugal et dans les Pays-Bas catholiques. En France la réforme a été appliquée en décembre 1582, le lundi 20 décembre succédant au dimanche 9 décembre. En Grande-Bretagne, c'est seulement en 1752 que le 14 septembre a succédé au 2 septembre et que le calendrier grégorien a été adopté. Adopté progressivement jusqu'au début du XX ème siècle par tous les pays, ce calendrier est maintenant en usage dans le monde entier.

4.6.f

La période julienne

La période julienne est une échelle de temps qui numérote, sans discontinuité, les jours depuis le lundi 1 janvier -4712 à 12heures. Cette période julienne a été introduite par l'astronome Scaliger en 1583. Il nomme " julienne " cette numérotation par analogie avec l'année julienne.

ß Date julienne : c'est la durée écoulée depuis le 1 janvier -4712 à 12 heures. On l'exprime en jour et fraction décimale de jour.

ß Jour julien: c'est la partie entière de la date julienne.

Le jour julien 0 commence le 1 janvier -4712 à 12h, le jour julien 1 commence le 2 janvier - 4712 à 12h, le jour julien 2451911 commence le 1 janvier 2001 à 12h.

ASTRONOMIE

La continuité des jours dans la période julienne permet de calculer un intervalle de temps sans risque d'erreur même s'il couvre plusieurs calendriers. Ainsi le 1 janvier 1001 à 0h (calendrier julien) correspond à la date julienne 2086673,5; le 1 janvier 2001 à 0h (calendrier grégorien) correspond à la date julienne 2451910,5. Il s'est donc écoulé entre ces deux dates : 2451910,5 - 2086673,5 = 365237 jours.

Désormais en astronomie et en géodésie, on utilise le jour julien modifié usuellement noté MJD, qui correspond au jour julien à un décalage près :

T MJD =T JJ -2400000,5 j Cette numérotation de date est très adaptée à l’étude des variations d’un phénomène pendant une durée supérieure au moins à 1 mois, tels par exemple le mouvement des plaques tectoniques, la variation de l’axe instantané de rotation….

ASTRONOMIE

5 Déterminations astronomiques

5.1 Détermination d'azimut

5.1.a

Azimut d'un astre

Décrivons à nouveau les différents éléments du triangle de position:

• les coordonnées géographiques l et j du

lieu d'observations sont supposées connues,

• les coordonnées équatoriales a et d de l'astre sont elles aussi connues,

Az est à déterminer,

Dz et AH sont a priori observables. En

effet, l et a étant connues, la connaissance de AH revient à celle de la date d'observation t TU :

Ï

Ô

Ì

Ô

Ó

AH =

(

HSG t

(

HSG t

)

+

)

=

HSG

0

l

+

-

a

366,2422

t

365,2422

TU

P p -AH d 2 - p j S 2 - Az Dz Z
P
p
-AH
d
2 -
p
j S
2 -
Az
Dz
Z

A

Fig 23 : Triangle de position (astre à l'Est)

Az peut être obtenu par deux méthodes distinctes:

• par l'observation de Dz (méthode dite "par la distance zénithale"). En effet Az

s'exprime en fonction de d, j et Dz, à l'aide d'une des formules fondamentales de la

trigonométrie sphérique:

cos Az

sin

Dz

cos j

=

sin

d-

sin

j

cos Dz

• par l'observation de t TU (méthode dite "par l'heure"); il suffit d'écrire Az en fonction

de AH, d et j (formule des cotangentes):

sin AH tan Az = sin j cos AH - cos j tan d
sin AH
tan Az
=
sin
j cos
AH
-
cos
j
tan
d

5.1.b

Azimut d'une direction matérialisée

En pratique, ce n'est pas l'azimut de l'astre qui importe, ma is plutôt celui d'une direction V matérialisée à la surface de la Terre (repère au sol, instrument, édifice, etc.)

ASTRONOMIE

Si l représente la lecture

azimutale d'un théodolite, il est clair que, à tout instant:

l

V

-l

¤ Az

V

A

(t)

=

Az

V

= Az

A

+ l

-

V

Az

- l

A

A

(t)

Nord

astre Az A l A V Az V S l V
astre
Az
A
l A
V
Az
V
S l V

Fig 24 : Azimut et lecture azimutale l

En fait, l'astre observé étant le plus souvent très élevé au-dessus de l'horizon, il est

indispensable

double retournement afin d'éliminer l'erreur de

tourillonnement.

d'effectuer

un

5.1.c

Méthode par l'heure

Il est évident que cette méthode ne doit pas être appliquée à un astre passant au zénith de la

station, car alors d AH vaut +• .

Az

d

d Az

p

AH est minimal si S ou d vaut ± 2 , c'est à dire pour un astre circumpolaire ou passant à la

d

p

digression (S = ± 2 ). Dans l'hémisphère Nord, on utilise le plus souvent l'étoile polaire pour ce

type de détermination. À j = 45 , si la date exacte d'observation t TU (et donc AH) est

connue à quelques dixièmes de secondes près, l'azimut de l'astre est alors connu à quelques dmgr près. Dans les mêmes conditions, les observations sur le Soleil permettent d'atteindre une précision de quelques dizaines de dmgr. Pour des mesures de grande précision, on utilisera un théodolite muni d'une nivelle cavalière très précise (de grand rayon de courbure R), afin de connaître l'erreur de verticalité b dans la direction perpendiculaire au plan de visée. Si l az représente la mesure de l'angle horizontal, il faut le corrigé de dl az :

dl

az

=

b

cot Dz = ±n

L

cot Dz

 

R

où:

n est le nombre de graduations entre le centre de la nivelle cavalière et le centre de la

bulle,

L est la "largeur" d'une graduation, c'est à dire la distance séparant deux graduations consécutives.

ASTRONOMIE

5.2 Détermination des coordonnées géographiques astronomiques

5.2.a

5.2.a.1 Principe

L'une des formules fondamentales s'écrit:

Méthode des droites de hauteurs égales

cos Dz = sin j sin d + cosj cosd cos AH

avec

AH = HSG

0

+

366 , 2422

365 2422

,

t

TU

+

l

-

a

Désormais, dans cette formule, a et d sont supposées connues, Dz et t UT sont mesurées et l

et j sont inconnues. Ainsi, si on observe n étoiles, n 2 , on observe d'un système de n relations d'observations à 2 inconnues (l et j). Il est donc possible d'estimer statistiquement, par exemple par moindres carrés ou graphiquement, les coordonnées de la

$

station. Nous noterons l et

j $ les coordonnées estimés.

En fait, à cause de la réfraction atmosphérique, il est impossible de déterminer une distance zénithale précisément. La distance zénithale observée Dz obs doit être corrigée de l'angle de

réfraction calculé selon un modèle de réfraction r mod . Or, aucun modèle de réfraction n'est

précis. Ainsi, si on note Dz vrai la valeur "vraie" de la distance zénithale, on a:

e

z

= Dz

vrai

- Dz

obs

-

r

mod

e z représente l'erreur de modélisation

Pratiquement, une "soirée d'observations" se compose de mesures sur une vingtaine d'étoiles, toutes situées à peu près à la même distance zénithale Dz 0 , autrement dit à une hauteur

égale. En général, on choisit Dz 0 = 30 . On peut donc supposer que l'erreur de modélisation

e z est constante au cours de la soirée, même si les distances zénithales observées Dz obs ne

le sont pas exactement, l'instrument n'étant pas rigoureusement en station vertical, et si les corrections de réfraction r mod varie, en fonction des conditions météorologiques pendant la

soirée.

Appelons, pour chaque étoile i, dDz

alors:

 

i

=

Dz

obs

i

+

r

mod

i

-

 

cos

Dz

vrai

=

cos

(Dz

0

+ d

Dz