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Algodystrophie : traiter ces douleurs qu’aucun médecin ne veut voir L’algodystrophie est une maladie invalidante

Algodystrophie :

traiter ces douleurs qu’aucun médecin ne veut voir

L’algodystrophie est une maladie invalidante mais rarement prise au sérieux. Parce qu’il n’y a aucun test pour la diagnostiquer et surtout pas de traitement… Les douleurs sont pourtant bien réelles, et parfois permanentes 1 . Pour la naturopathie, elles pourraient être associées à un excès d’acidité

L ’algodystrophie (de algo, algie, la douleur et dystrophie, trouble d’un tissu ou d’un organe) est une maladie, généralement osseuse, qui peut provoquer des douleurs articulaires ainsi qu’une déminéralisation (qui

toucherait davantage les femmes que les hommes).

Elle peut se manifester par des rougeurs et de la chaleur ou, inversement, par du froid et une pâleur excessive des articulations et des extrémités, mais également par des signes spécifiques au niveau de nos phanères (les ongles, les dents, les cheveux).

Le plus souvent, elle atteint davantage les membres inférieurs que supérieurs et les symptômes peuvent apparaître très vite ou mettre plusieurs mois à se déclarer.

On classe habituellement ces algodys- trophies en deux catégories :

L’algodystrophie de type 1 qui apparaît généralement après un traumatisme.

1. Interview de la coprésidente de l’association SDRC Algodystro- phie, Johanne Senecaux : https://www.faire-face.fr/2018/07/03/ association-algodystrophie-sdrc/

n°36 - juin 2019

SOMMAIRE Algodystrophie : traiter ces douleurs qu’aucun médecin ne veut voir 1 Ne cachez plus
SOMMAIRE
Algodystrophie : traiter
ces douleurs qu’aucun
médecin ne veut voir
1
Ne cachez plus vos jambes :
5 mélanges pour relancer
votre circulation veineuse
6
13 ans que ce composé toxique
traîne dans vos cheveux…
11
« Et la lumière fut » :
une bien mauvaise nouvelle
pour le sommeil
11
Des fibres pour relancer
l’immunité carencée
11
En été, supprimez
cet aliment défendu :
10 règles diététiques pour
entretenir votre santé
12
Horloge interne :
respectez‑la,
vous irez mieux !
20
Les cadeaux anti-inflammatoires
des Rois Mages enfin décryptés
24
Ne courez plus après le sommeil :
courez tout court !
24
L’ail éloigne les vampires…
et la borréliose !
24
La trousse à pharmacie
des dentistes modernes
(elle pourrait soigner
toute votre santé)
25
Le printemps est passé ?
Pas pour vous Mesdames ! 28
Agenda
32
(elle pourrait soigner toute votre santé) 25 Le printemps est passé ? Pas pour vous Mesdames
(elle pourrait soigner toute votre santé) 25 Le printemps est passé ? Pas pour vous Mesdames

Algodystrophie : traiter ces douleurs qu’aucun médecin ne veut voir

: traiter ces douleurs qu’aucun médecin ne veut voir Christian Brun Naturopathe, Christian Brun enseigne la

Christian Brun Naturopathe, Christian Brun enseigne la naturopathie dans la plus prestigieuse école de formation en France (le CENATHO-Paris).

Bien que celui-ci ne soit pas obli- gatoire, les douleurs sont très importantes, soit sur une zone, soit sur un membre en totalité. Cela s’accompagne d’œdèmes, de chaleur localisée ainsi que d’une déminéra- lisation des articulations et des os.

L’algodystrophie de type 2 qui fait suite à des microtraumatismes, dont découle une altération d’un nerf qui devient alors hypersensible.

Bien sûr, quand on parle de trau- matismes, il peut tout autant s’agir d’un traumatisme physique que psy- chologique. Ce traumatisme peut être perçu ou non par le patient et la déclaration de l’algodystrophie n’est pas forcément proportionnelle à l’intensité de ce traumatisme.

Un développement en deux temps

En général, cet état évolue lentement et de façon progressive. La guérison est favorable dans un temps allant de six mois à deux ans.

Les six premiers mois corres-

pondent à la phase dite « chaude » :

il existe encore une inflammation avec des douleurs quasi permanentes et aggravées par les efforts mus- culaires. Cette douleur peut même dépasser le stade articulaire, avec quelquefois des œdèmes, ce qui rend la peau brillante, hypertendue et donc lisse et chaude, notamment aux pieds, aux mains, aux poignets, aux chevilles et aux genoux.

Au-delà des six mois, on est

dans la phase dite « froide » parce que les membres deviennent froids, la peau pâlit et les œdèmes dispa- raissent. Certains signes cliniques apparaissent (les ongles deviennent friables, les poils ainsi que les sour- cils s’éclaircissent) et confirment la position des naturopathes : l’algo- dystrophie est un excès d’acidité.

Il est à noter que le patient peut garder quelques séquelles ainsi que quelques douleurs diffuses durant cette phase.

Des causes très floues pour expliquer des douleurs bien réelles

Officiellement, les causes réelles de ces algodystrophies restent quasi inconnues… Cependant, il y a plusieurs hypothèses :

Des facteurs génétiques (mais cette explication est discutable car qu’est-ce qui est de l’ordre de l’hérédité et qu’est-ce qui tient de l’hygiène de vie ?),

Un terrain anxieux, voire dépressif,

Un dérèglement du système nerveux végétatif avec les nerfs ortho- et parasympathiques qui gèrent la totalité de nos organes de façon inconsciente.

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Des acides en excès et mal assimilés

Paracelse disait : « Tout est poi- son, rien n’est poison, seule la dose compte. »

Et en effet, pour les naturopathes, l’algodystrophie est due à un état de déminéralisation et cette démi- néralisation serait le résultat d’une acidose tissulaire.

Ce serait cette acidité en excès qui ir- riterait les tissus et provoquerait une réaction (inflammatoire, certes, mais salvatrice) dans notre organisme.

En effet, il faut garder à l’esprit que la douleur et l’inflammation sont des signes positifs nous informant qu’il y a un déséquilibre dans notre corps, qui réagit toujours dans le bon sens et met en jeu des mécanismes d’homéostasie.

Pour expliquer la ou les source(s) de cette acidose, il faut revenir à un cycle d’une extrême importance : le cycle de Krebs.

Lorsque nous ingurgitons des glu- cides (des fruits, des légumes, des céréales…) notre digestion forme un élément simple : le glucose, seul élément assimilable par nos cellules permettant de fournir à ces dernières de l’énergie indispensable à leur métabolisme. La transformation du glucose (dans le cycle de Krebs) en énergie se fait en grande partie au sein d’un organite cellulaire : la mitochondrie, la centrale énergétique de nos cellules.

Ce cycle de Krebs s’effectue en deux phases :

1. L’une sans oxygène (anaéro- bie), avec la présence de vitamines, d’oligo-éléments et d’enzymes, lors de laquelle sont produites des mo- lécules d’acides (l’acide lactique, succinique, propionique…). La fa- brication de ces molécules est tout à fait normale physiologiquement.

lactique, succinique, propionique…). La fa- brication de ces molécules est tout à fait normale physiologiquement.
lactique, succinique, propionique…). La fa- brication de ces molécules est tout à fait normale physiologiquement.
lactique, succinique, propionique…). La fa- brication de ces molécules est tout à fait normale physiologiquement.

Ce sera l’excès de ces acides et leur non-transformation qu’il faudra combattre.

2. L’autre, avec oxygène (aérobie) lors de laquelle les acides physiolo- giques sont transformés en énergie sous forme d’ATP (adénosine tri- phosphate). On comprend que s’il n’y a pas assez d’oxygène (séden- tarité, excès de sport ou situation particulière), cette seconde trans- formation ne pourra être effective et les acides s’accumuleront dans nos tissus, provoquant alors des douleurs, des inflammations, des courbatures, des crampes, une réac- tion nerveuse…

Pour chacune de ces phases, un ap- port de vitamines, d’oligo-éléments et d’enzymes est nécessaire. Dès lors, s’il en manque – soit que l’on consomme trop d’aliments raffinés, frelatés, chimiqués (pain blanc, fa- rine blanche, sucre blanc, céréales blanches…) soit que l’on mange beaucoup d’aliments trop cuits (voire surcuits) –, la transformation des acides en ATP ne pourra pas être opé- rationnelle. Les acides resteront dans les tissus avec comme conséquence tissulaire l’apparition de tendinite, d’aponévrose (durcissement d’une extrémité musculaire), d’arthrite, d’arthrose, de fibromyalgie…

Donc, pour résumer, on peut dire que la sédentarité et l’excès de sport sont acidifiants ainsi que les aliments raffinés, frelatés ou encore trop cuits.

Méfiez-vous de l’acidité venue de l’extérieur Outre l’alimentation, il existe d’autres sources d’acidité
Méfiez-vous de l’acidité
venue de l’extérieur
Outre l’alimentation, il existe
d’autres sources d’acidité tissulaire
non négligeables : l’insomnie, l’hy-
perthyroïdie et le (ou les) stress de
toutes sortes !
Il s’agit, bien entendu, des stress
chroniques, répétitifs et mal gérés qui
engendrent de multiples réactions
dans notre organisme : une acidi-
té tissulaire, une perte d’efficacité
immunitaire.
té tissulaire, une perte d’efficacité immunitaire. Algodystrophie : traiter ces douleurs qu’aucun médecin ne
té tissulaire, une perte d’efficacité immunitaire. Algodystrophie : traiter ces douleurs qu’aucun médecin ne
té tissulaire, une perte d’efficacité immunitaire. Algodystrophie : traiter ces douleurs qu’aucun médecin ne
té tissulaire, une perte d’efficacité immunitaire. Algodystrophie : traiter ces douleurs qu’aucun médecin ne

Algodystrophie : traiter ces douleurs qu’aucun médecin ne veut voir

Débarrassez vos placards de ces agents acides !

Il convient, en cas de diverses douleurs, d’inflammations, de problèmes nerveux, etc., de limiter, voire de supprimer les causes élémentaires d’aci- dité avant toutes médications ou apports de compléments alimentaires.

soja contient autant de purines – sources d’acide urique engendrant la crise de goutte – que la viande de bœuf ! Et puis, évidemment, on évite- ra les aliments acidifiants par excellence :

Le café, le thé noir, l’alcool, le sucre, le chocolat, la limonade, le coca-cola…

La viande rouge, la charcuterie, les abats, les légumineuses : le

L’orange, le citron, le pam- plemousse, les tomates cuites, l’ananas, les épinards cuits, l’oseille, la rhubarbe. On fera attention à certaines sources de protéines :

Ainsi les fruits et les légumes acidifiants à éviter sont :

Sans omettre les perturbations au niveau de notre système digestif et endocrinien ainsi que notre état psychique et notre comportement face à l’adversité de la vie.

Le stress : beaucoup plus acidifiant que l’alimentation

Le stress, avec son augmentation des métabolismes cellulaires, en- gendre 400 fois plus d’acides que l’alimentation.

Dans les conditions habituelles, l’or- ganisme est soumis en permanence à une surcharge acide provenant de deux sources :

1. 13000 à 20000 millimoles (mmol) de CO² sont produites chaque jour par le métabolisme oxydatif cellulaire.

Ce CO² est capable, sous l’action de la réaction de l’anhydrase carbo- nique, de s’hydrater en formant de l’acide carbonique.

Dans les hématies (les globules rouges), l’acide carbonique (dont le pH est environ de 4) formé par le CO² avec de l’eau, est dis- socié en ions hydrogène H + et en bicarbonates (CO3H - ).

Le bicarbonate ainsi sorti des hé- maties se lie avec les ions (chargés positivement) présents dans le

plasma, c’est-à-dire avec les ions sodium (Na + ) pour former des bicar- bonates de sodium.

Ces bicarbonates de sodium plasma- tiques forment la réserve alcaline (ou basique, riche en bases) et s’opposent ainsi à de trop grandes variations du pH sanguin.

2. 40 à 60 mmol d’ions H + sont pro- duits chaque jour par le catabolisme des aliments.

Ainsi, la dégradation des sulfoproté- ines et des phosphoprotéines aboutit

à la formation d’acide sulfurique et

d’acide phosphorique. L’oxydation incomplète des lipides et des glu- cides produit également des acides (lactique, pyruvique, cétonique…).

Prendre conscience pour moins souffrir

Il convient de rajouter à ces deux sources une dystonie neurovégéta- tive, c’est-à-dire un dérèglement des nerfs ortho- et parasympathiques.

C’est à ce niveau-là que l’on ren- contre, en naturopathie, le SPID

(syndrome polyalgique idiopathique diffus), c’est-à-dire l’ensemble des symptômes avec plusieurs douleurs d’origine inconnue qui se diffusent

à plusieurs endroits.

Et, concernant ce SPID, ce qui est surprenant est que les analyses

inconnue qui se diffusent à plusieurs endroits. Et, concernant ce SPID, ce qui est surprenant est

3

Algodystrophie : traiter ces douleurs qu’aucun médecin ne veut voir

biologiques des patients ne montrent aucune protéine de l’inflammation telle que orosomucoïde, CRP ou encore haptoglobine. Pourtant les personnes concernées ont vraiment mal, elles souffrent réellement.

Il fut un temps où ces personnes n’étaient pas prises au sérieux et étaient considérées comme des falsi- ficatrices, des fainéantes, des « tires au flanc » souhaitant profiter des avantages de la société.

Mais il n’en est rien : ces gens res- sentent vraiment des douleurs qui se baladent dans leur corps.

Il faut, bien entendu, corriger leur hygiène de vie (notamment alimen- taire) mais aussi amener une prise de conscience de leur état psychique en entamant une psychothérapie émotionnelle et corporelle et en leur apprenant à mieux gérer leurs stress modernes. Cela peut passer par l’apprentissage d’une respiration ventrale associée à l’exercice de la cohérence cardiaque.

Les quatre conseils essentiels du naturopathe contre la douleur

Conjointement à ces premières mesures impératives, on pourra y adjoindre des compléments alimen- taires spécifiques pour lutter contre la douleur et/ou l’inflammation.

1. Premier conseil

Pour qui veut se sentir mieux et rajouter de la vie aux années et des années à la vie, est une technique applicable par chacun d’entre nous :

le rire.

En effet, le rire modifie nos données biologiques et désacidifie l’orga- nisme. Il convient donc de rire chaque jour et d’éviter de se mettre dans des situations stressantes.

4

d’éviter de se mettre dans des situations stressantes. 4 HE de gaulthérie et gel de silice

HE de gaulthérie et gel de silice soulagent les articulations douloureuses

Rabelais le disait déjà : « Les joyeux guérissent toujours ».

2. Deuxième conseil

Que je donne à mes patients pour apaiser les douleurs arthrosiques ou arthritiques est un mélange de gel de silice du Laboratoire Cytobiolife qui nourrit les cartilages.

On peut y additionner quelques gouttes d’huile essentielle chémo- typée de gaulthérie (qui contient entre 95 et 99 % de salicylate de méthyle, un ester antalgique et anti-inflammatoire exploité dans l’aspirine).

Pour cela :

Frictionnez l’articulation douloureuse

Appliquez en onction cette prépa- ration (gel de silice et HE*)

Lavez-vous bien les mains et sur-

tout faites attention aux muqueuses (celles des yeux, surtout).

On peut aussi utiliser l’HE chémo- typée d’eucalyptus citronné.

Contre-indications : les femmes en‑ ceintes, les jeunes enfants de moins de 12 ans et les personnes allergiques à l’aspirine.

* HE : Huile Essentielle

3. Troisième conseil

Favoriser les anti-inflammatoires naturels. J’en préconise plusieurs et vous aurez l’embarras du choix (tant en termes de plantes que dans la forme de ces complémentations :

tisane, gélule, onguent…).

Tout d’abord, les oméga‑3, issus

du poisson gras, possèdent des pro- priétés anti-inflammatoires de par la synthèse de prostaglandines-3

(PgE3).

EPA – DHA (Lab Copmed) Posologie : 2 capsules par jour, à prendre de préférence avant le dîner avec un verre d’eau, pendant 2 mois.

Ensuite le cassis, que nous

connaissons tous. Ses propriétés an- ti-inflammatoires (on dit que c’est un composé « cortisone-like », qui agit comme la cortisone) sont très utili- sées et très connues en rhumatologie. J’aime l’utiliser en gemmothérapie sous forme de macérât glycériné :

Gemmophytol Cassis (Lab Copmed) : Macérât concentré de bourgeon de cassis – déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes. Posologie : 15 à 30 gouttes par jour, à prendre de préférence le matin pures

aux femmes enceintes ou allaitantes. Posologie : 15 à 30 gouttes par jour, à prendre de
aux femmes enceintes ou allaitantes. Posologie : 15 à 30 gouttes par jour, à prendre de
aux femmes enceintes ou allaitantes. Posologie : 15 à 30 gouttes par jour, à prendre de

ou diluées dans un verre d’eau, en de- hors des repas, pendant 2 mois. Dans les cas aigus, prendre 20 gouttes 3 fois par jour.

La reine des prés est très riche

en acide salicylique et sera donc un excellent anti-inflammatoire. On peut consommer cette plante sous forme de fleurs séchées, en décoction (1 c. à soupe par tasse, sans sucre ni miel, toute la journée).

Mais on la retrouve également combinée avec le cassis et l’har- pagophytum, la griffe du diable qui, grâce à son principe actif (les harpagosides) est aussi une plante efficace contre les douleurs et/ou anti-inflammatoire.

Artinutril ® (Lab Copmed) :

Cassis, harpagophytum, pissenlit, reine des prés – déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes et aux personnes allergiques aux déri- vés salicylés.

Posologie : 3 gélules par jour, à prendre de préférence matin et soir avec un verre d’eau, pendant 2 mois.

Le curcuma, épice très à la mode

et très appréciée pour relever certains

plats un peu fades, entrant dans la composition du curry.

Le curcuma, comme le romarin et le cassis, sont naturellement anti-inflammatoires Il est conseillé d’en
Le curcuma, comme le romarin et le cassis,
sont naturellement anti-inflammatoires
Il est conseillé d’en consommer
chaque jour dans votre alimenta-
tion, sous forme de rhizome râpé
(attention ! veillez à bien mettre des
gants pour éviter la coloration de
vos doigts).
des gants pour éviter la coloration de vos doigts). Algodystrophie : traiter ces douleurs qu’aucun médecin
des gants pour éviter la coloration de vos doigts). Algodystrophie : traiter ces douleurs qu’aucun médecin
des gants pour éviter la coloration de vos doigts). Algodystrophie : traiter ces douleurs qu’aucun médecin
des gants pour éviter la coloration de vos doigts). Algodystrophie : traiter ces douleurs qu’aucun médecin

Algodystrophie : traiter ces douleurs qu’aucun médecin ne veut voir

Il est également possible d’en consommer sous forme de gélules, ainsi par exemple :

Curcucétine ® (Lab Copmed)

Posologie : 1 gélule par jour à prendre de préférence avant un repas avec un verre d’eau, pendant 2 mois.

Le gingembre est l’un des meil-

leurs anti-inflammatoires naturels. Certaines expériences réalisées dans les pays nordiques ont démontré une efficacité supérieure aux AINS (les anti-inflammatoires non stéroïdiens).

J’aime utiliser, à titre personnel, des rondelles de gingembre immer- gées dans une eau bouillante, ayant infusé pendant 10 à 15 minutes. Il faut en boire 4 à 5 tasses par jour. C’est excellent également en période hivernale pour éviter certains désa- gréments microbiens.

Une autre plante, bien de chez

nous, appelée « le ginseng euro-

péen » est le romarin.

Nous le savons, cette plante aro- matique a une action hépatique mais aussi calmante car riche en acides sursoliques, une molécule antimicrobienne contre les dou- leurs et/ou inflammations d’origine microbienne.

On peut prendre plusieurs fois par jour une décoction d’aiguilles de romarin à verbénone ou faire une onction (friction douce) avec son huile essentielle.

Le romarin peut également être consommé, en association avec d’autres plantes, sous la forme de macérâts.

Gemmophytol Détox (Lab Copmed) : Macérâts de bourgeons de bouleau, de frêne, d’orme, de jeunes pousses de romarin et de genévrier.

Posologie : 10 gouttes 3 fois par jour pures ou diluées dans un verre d’eau, à prendre en dehors des repas, pendant 2 mois.

Contre-indications : les personnes allergiques aux dérivés salicylés, les per‑ sonnes souffrant d’insuffisance rénale car contenant du genévrier, les femmes enceintes ou allaitantes.

du genévrier, les femmes enceintes ou allaitantes. La capsaïcine de l’ail et du poivron apaise la

La capsaïcine de l’ail et du poivron apaise la douleur

4. Quatrième conseil

Enfin, mon dernier conseil est presque culinaire : favoriser la consommation de poivrons rouges et d’ail. En effet, ces aliments ont un pouvoir anti-inflammatoire avéré. Tous deux contiennent un analgé- sique : le capsaïcine. Il existe des solutions naturelles pour lutter contre les douleurs muscu- laires, articulaires, nerveuses et/ou les inflammations de toutes sortes, certes. Mais répétons-le : cela n’est possible que dans un contexte natu- ropathique, c’est-à-dire en limitant ou en supprimant dans un premier temps toutes les sources d’acidité exogènes ou endogènes, respon- sables de la plupart des douleurs et inflammations. Cette suppression doit se faire, notamment, par une gestion particulière de nos stress modernes et quotidiens.

« La vie n’est pas courte, c’est nous qui l’abrégeons »

Sénèque

Christian Brun

modernes et quotidiens. « La vie n’est pas courte, c’est nous qui l’abrégeons » Sénèque Christian

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Ne cachez plus vos jambes : 5 mélanges pour relancer votre circulation veineuse

Ne cachez plus vos jambes : 5 mélanges pour relancer votre circulation veineuse

Huiles essentielles

Ne cachez plus vos jambes :

5 mélanges pour relancer votre circulation veineuse

Les beaux jours reviennent et on aimerait que nos jambes profitent aussi de la douce chaleur du soleil. Mais parfois, œdèmes et varices viennent couper l’envie de sortir jambes nues. Si ces imperfections sont plus inesthétiques que dangereuses, d’autres troubles sont réellement douloureux. Heureusement, la nature regorge de principes veinotoniques pour prévenir et remédier à ces insuffisances veineuses.

pour prévenir et remédier à ces insuffisances veineuses. Fabienne Millet Docteur en pharmacie, experte diplômée en

Fabienne Millet Docteur en pharmacie, experte diplômée en phytothérapie et en aromathérapie, Fabienne Millet est enseignante dans plusieurs universités en France. Elle est spécialiste de l’utilisation des huiles essentielles.

Il existe des remèdes très faciles à mettre en place pour relancer la machine sanguine et éviter les désa- gréments des troubles circulatoires. Le tout est de bien différencier ces troubles pour agir en toute efficacité.

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I l existe plusieurs catégories de troubles circulatoires. Certains représentent des pathologies

graves : la thrombose, l’embolie, l’athérosclérose ou encore l’infarc- tus. D’autres, les problèmes les plus courants, se traduisent surtout par l’apparition de varices ou d’œdèmes des membres inférieurs, accompa- gnés parfois par des problèmes de varicosité ou de fragilité capillaire.

Si ces troubles ne vous sont pas familiers, le phénomène des jambes lourdes est connu de tous et, sur- tout, de toutes. Quand les beaux (et

chauds) jours reviennent, les veines se dilatent davantage, le retour vei- neux devient moins bon et provoque alors des lourdeurs et douleurs dans les jambes.

C’est aussi le cas pour les femmes enceintes, dont les pics hormonaux et des troubles mécaniques (stase veineuse liée au surpoids) favorisent la dilatation veineuse : toute femme ayant été enceinte se rappelle for- cément ces longues heures passées allongée, les jambes surélevées pour favoriser la circulation sanguine…

Contre les varices, les plantes médicinales veinotoniques

Les varices correspondent à une dilatation des veines des membres inférieurs. Elles sont le reflet d’une insuffisance veineuse chronique. Le sang circule mal dans ces veines abîmées car les valvules situées le long des parois veineuses n’accom- plissent plus leur rôle de régulateur de la circulation sanguine. Le retour veineux, vers le cœur, n’est plus

plissent plus leur rôle de régulateur de la circulation sanguine. Le retour veineux, vers le cœur,
plissent plus leur rôle de régulateur de la circulation sanguine. Le retour veineux, vers le cœur,
plissent plus leur rôle de régulateur de la circulation sanguine. Le retour veineux, vers le cœur,

Ne cachez plus vos jambes : 5 mélanges pour relancer votre circulation veineuse

assuré correctement. Cela provoque une stase veineuse avec apparition de divers symptômes dont des œdèmes et des varicosités. On parle, alors, d’insuffisance veineuse.

Les valvules sont considérées comme des clapets qui s’ouvrent et se ferment sous l’action d’une contraction veineuse ou musculaire. Elles s’ouvrent pour favoriser la poussée du sang vers le cœur et se ferment pour empêcher le sang de redescendre vers les pieds.

Si le tissu veineux perd sa tonicité, les valvules sont moins efficaces et le sang stagne. Cette accumulation de sang favorise la dilatation des veines et donc l’apparition des varices.

Les varices ne se soignent pas. Elles peuvent être éliminées par une inter- vention chirurgicale. Par contre, la prévention pour en éviter (ou limiter) la formation est possible, écartant ainsi tous les troubles associés.

Neuf facteurs de risques des varices

Parmi les facteurs à risques, nom- breux et variés, beaucoup sont contrôlables si l’on fait preuve de discipline. Tel est le cas de :

L’excès de poids, le cholestérol,

Le tabagisme,

L’absence de mouvement en station debout (ou des piétinements),

L’excès de longues stations

assises,

L’absence d’exercice physique

entraînant un faible tonus au ni- veau des jambes (par exemple, trop peu de marche…),

La manutention d’objets

lourds, l’haltérophilie…

Dans une certaine mesure, on peut aussi maîtriser l’exposition à la chaleur, si l’on évite les bains et douches très chauds (ainsi que les

hammams). Malheureusement, on

ne pourra empêcher la saison esti-

vale de pointer le bout de son nez.

Quant aux deux facteurs suivants, il est très difficile voire impossible d’y couper :

L’âge (induisant le vieillis- sement des tissus, la perte d’élasticité et de tonus des veines, des phénomènes in- flammatoires, une prolifération de radicaux libres…) ;

L’hérédité.

varicosités) s’ils deviennent trop gênants.

Différentes plantes médicinales fa-

vorisent le tonus veineux telles que :

L’hamamélis : Hamamelis virgi- niana (feuilles),

Le noisetier : Corylus avellana (feuilles),

La vigne rouge : Vitis vinifera,

Le mélilot : Melilotus officinalis (sommités fleuries).

Elles sont toutes veinotoniques ainsi qu’antioxydantes, anti-inflam- matoires et antiœdémateuses. La protection des veines est donc assu- rée par ce quatuor de plantes.

Pour préparer une tisane efficace à base d’un mélange ou d’une de ces plantes, il est important de suivre les cinq étapes suivantes :

1. Verser dans une boule à thé 1 cuil- lerée à café (1,5 g) de feuilles sèches 1 coupées menues (ou un sachet de tisane). La déposer dans un mug (150 ml).

2. Remplir celui-ci d’eau frémis- sante puis couvrir.

3. Laisser infuser 10 à 15 minutes pour libérer les actifs de la plante, enlever la boule à thé ou le sachet puis ajouter quelques gouttes de jus de citron pour rehausser le goût de la tisane, un peu de miel ou de sucre de canne (selon les préférences). La tisane est prête.

4. Pour réchauffer la tisane, si besoin, ajouter un peu d’eau bien chaude.

5. Consommer 2 tasses par jour (matin et après-midi) pendant deux mois. À renouveler pendant diffé- rentes périodes si besoin.

Cette tisane ne convient pas aux femmes enceintes et allaitant.

Châtaignier ou marronnier :

les bourgeons veinotoniques

Un mélange eau-alcool-glycérine permet d’extraire des actifs spéci- fiques des bourgeons ou des jeunes pousses de certaines plantes mé- dicinales. Les macérâts glycérinés s’utilisent facilement à raison de

glycérinés s’utilisent facilement à raison de Protéger ses veines grâce aux tisanes La phytothérapie et

Protéger ses veines grâce aux tisanes

La phytothérapie et la gemmo- thérapie proposent des solutions de prévention de l’insuffisance veineuse, contrairement à l’aro- mathérapie qui ne contient pas les actifs veinotoniques des plantes médicinales (flavonoïdes, tanins, an- thocyanosides…). L’aromathérapie est utile dans la prise en charge des symptômes associés (œdèmes et

la prise en charge des symptômes associés (œdèmes et 1. Pour protéger les veines : des
la prise en charge des symptômes associés (œdèmes et 1. Pour protéger les veines : des
la prise en charge des symptômes associés (œdèmes et 1. Pour protéger les veines : des
la prise en charge des symptômes associés (œdèmes et 1. Pour protéger les veines : des
1.
1.

Pour protéger les veines : des tisanes plutôt que des HE

Pour protéger les veines : des tisanes plutôt que des HE Si les feuilles sont fraîches,
Pour protéger les veines : des tisanes plutôt que des HE Si les feuilles sont fraîches,

Si les feuilles sont fraîches, il faut en augmenter la quantité par tasse.

sont fraîches, il faut en augmenter la quantité par tasse. * HE : Huile Essentielle -

* HE : Huile Essentielle - ** HV : Huile Végétale

sont fraîches, il faut en augmenter la quantité par tasse. * HE : Huile Essentielle -
sont fraîches, il faut en augmenter la quantité par tasse. * HE : Huile Essentielle -

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Ne cachez plus vos jambes : 5 mélanges pour relancer votre circulation veineuse

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quelques gouttes dans un peu d’eau. Demandez conseil pour le nombre de gouttes qui varie selon les labora- toires (pharmaceutiques ou non). Les macérâts glycérinés s’utilisent par cures de deux à trois mois ou parfois en continu (cinq jours sur sept) si les varices sont très importantes. Il n’y a pas de précautions spécifiques, sauf la contre-indication à l’alcool.

Le macérât glycériné de châtaignier (veinotonique et anti-stase) et le macérât glycériné de marronnier d’Inde (anti-congestif veineux, anti-hémorroïdaire et veinoto- nique) améliorent la qualité et la fonctionnalité du tissu veineux. Ils sont recommandés en présence de varices.

Le port de bas, de chaussettes ou de collants de contention (indispen- sable) complète les propositions précédentes. Il favorise la préven- tion de l’insuffisance veineuse en stimulant le retour veineux et limite l’apparition des jambes lourdes.

Les maux de l’été :

insuffisance veineuse et jambes lourdes

Une personne sur deux touchée par l’insuffisance veineuse souffre d’œdème, de douleurs appelées « jambes lourdes, douloureuses ». En présence de varices, les valvules sont moins efficaces, le sang stagne au niveau des pieds et des mollets, la paroi veineuse laisse s’échapper des liquides qui s’accumulent dans le tissu cutané… Les chevilles et les jambes enflent alors.

La sensation de jambes lourdes est une conséquence de l’insuffisance veineuse. Parfois ces troubles sont observés lors de la congestion du petit bassin (vêtement ou sous-vêtements trop serrés, avant les règles chez la femme…).

Tous ces symptômes peuvent être éliminés par l’utilisation d’huiles essentielles. La phytothérapie ou la gemmothérapie seront toujours pro- posées en association, en traitement de fond.

Si les jambes lourdes sont dou- loureuses et si ce trouble revient régulièrement, on peut avoir recours, en gemmothérapie, au duo de macé- rât glycériné de marronnier d’Inde, Aesculus hippocastanum,et de ma- cérât glycériné de sorbier, Sorbus aucuparia, anti-inflammatoire veineux.

Contre les crises aiguës

Les huiles essentielles s’utilisent par voie cutanée diluées, en massage sti- mulant, de la cheville vers le genou.

Une association d’huiles essentielles antiœdémateuses, antioxydantes et anti-inflammatoires s’impose.

Les principales huiles essentielles antiœdémateuses : (et anti-inflam- matoires) sont celles qui contiennent de l’alpha-pinène.

On retrouve l’HE* de cyprès toujours vert 2 , Cupressus sempervirens (ai- guilles), l’HE de genévrier commun, Juniperus communis (baies), l’HE de lentisque pistachier, Pistachia lentiscus, l’HE de iary ou dingadin- gana, Psiadia altissima (sommités fleuries), l’HE de pin sylvestre, Pinus sylvestris (aiguilles).

l’HE de pin sylvestre, Pinus sylvestris (aiguilles). L’HE de genévrier réduit les œdèmes 2. Contre-indiqué

L’HE de genévrier réduit les œdèmes

2. Contre-indiqué en cas de cancers hormonodépendants.

* HE : Huile Essentielle

En présence de douleurs intenses, des huiles essentielles à visée anti- inflammatoire seront utilisées en renfort. Si une sensation de chaleur provoque une gêne, alors l’huile essentielle de menthe poivrée sera ajoutée au mélange à appliquer afin d’apporter un peu de fraîcheur.

Deux mélanges, au choix, sont à réaliser selon les besoins :

Mélange A :

Antiœdémateux et antidouleur

Adulte (15 %)

Les actions antiœdémateuses et anti-inflammatoires des précédentes huiles essentielles sont potentia- lisées par l’HE de poivre noir (anti-inflammatoire).

Verser 40 gouttes d’HE de len- tisque pistachier ou d’HE de iary et 20 gouttes d’HE de poivre noir dans un flacon opaque gradué de 20 ml, équipé d’une pipette, puis compléter avec une huile végétale de calophylle. Bien agiter.

Appliquer la valeur d’une demi-pi- pette du mélange sur les mollets, deux à trois fois par jour (deux fois par jour en cas de port de bas ou collant de contention), pendant six à huit jours. Masser de la cheville vers le genou.

Mélange B :

Antiœdémateux, antidouleur et frais

Adulte (20 %)

En présence de fortes augmentations de températures (fin du printemps, début de l’été), les douleurs de- viennent plus vives et une sensation de chaleur gagne les mollets. Pour limiter cet inconfort, une formule en- richie en huile essentielle de menthe poivrée ou une huile essentielle de menthe des champs, Mentha arven- sis (feuilles), anti-inflammatoire et rafraîchissante, est à utiliser.

essentielle de menthe des champs, Mentha arven- sis (feuilles), anti-inflammatoire et rafraîchissante, est à utiliser.
essentielle de menthe des champs, Mentha arven- sis (feuilles), anti-inflammatoire et rafraîchissante, est à utiliser.
essentielle de menthe des champs, Mentha arven- sis (feuilles), anti-inflammatoire et rafraîchissante, est à utiliser.

Ne cachez plus vos jambes : 5 mélanges pour relancer votre circulation veineuse

Verser 40 gouttes d’HE de lentisque

pistachier ou d’HE de iary, 20 gouttes

d’HE de poivre noir et 20 gouttes

d’HE de menthe poivrée ou d’HE

de menthe des champs dans un fla-

con opaque gradué de 20 ml équipé

d’une pipette, puis compléter avec

une huile végétale de calophylle.

Bien agiter.

Appliquer la valeur d’une demi-

calophylle. Bien agiter. Appliquer la valeur d’une demi- L’HE de poivre noir booste l’HE du lentisque

L’HE de poivre noir booste l’HE du lentisque pistachier

pipette du mélange sur les mollets,

deux à trois fois par jour (deux fois

par jour en cas de port de bas ou

collant de contention), pendant six

à huit jours. Masser de la cheville

vers le genou.

Couperose :

quand le teint devient rouge

En présence de couperose au niveau du visage, il est possible d’utiliser, tout simplement, l’hydrolat d’hélichryse ita- lienne, à appliquer directement sur les zones concernées. Il est pulvérisé avant l’appli- cation des crèmes ou huiles cosmétiques.

l’appli- cation des crèmes ou huiles cosmétiques. Un troisième mélange, pour un traitement prolongé En cas
l’appli- cation des crèmes ou huiles cosmétiques. Un troisième mélange, pour un traitement prolongé En cas
l’appli- cation des crèmes ou huiles cosmétiques. Un troisième mélange, pour un traitement prolongé En cas
l’appli- cation des crèmes ou huiles cosmétiques. Un troisième mélange, pour un traitement prolongé En cas
l’appli- cation des crèmes ou huiles cosmétiques. Un troisième mélange, pour un traitement prolongé En cas
l’appli- cation des crèmes ou huiles cosmétiques. Un troisième mélange, pour un traitement prolongé En cas
l’appli- cation des crèmes ou huiles cosmétiques. Un troisième mélange, pour un traitement prolongé En cas
l’appli- cation des crèmes ou huiles cosmétiques. Un troisième mélange, pour un traitement prolongé En cas

Un troisième mélange, pour un traitement prolongé

En cas d’œdème permanent pen- dant les mois d’été, du printemps ou de façon régulière, utiliser le mélange suivant antiœdémateux. La concentration en huile essentielles ne dépassera pas 5 % afin d’en per- mettre une utilisation prolongée.

Mélange C :

Antiœdémateux

Adulte (5 %)

Verser 20 gouttes d’HE de lentisque pistachier ou d’HE de iary dans un flacon opaque de 20 ml, équipé d’une pipette, puis compléter avec une huile végétale de calophylle. Bien agiter.

Appliquer la valeur d’une demi- pipette du mélange sur les mollets, une à deux fois par jour tous les jours (cinq jours sur sept) en prévention, pendant plusieurs mois. Masser de la cheville vers le genou. À renouveler selon les besoins.

Les varicosités :

un désagrément esthétique qui se mue en varices

Les varicosités se localisent au ni- veau de très petites veines. Elles sont rarement en relief et sont indolores. On les remarque à cause de leur coloration rouge foncé ou violette et par leur localisation diffuse à « fleur de peau », en toile d’araignée, en éventail… Le principal motif de consultation est d’ordre esthétique.

Elles se situent fréquemment au niveau des jambes mais également sur le visage (couperose), les joues, le menton ou au niveau du nez.

Leur présence est souvent en lien avec une insuffisance veineuse su- perficielle, mais peut être aussi en corrélation avec un problème de

mais peut être aussi en corrélation avec un problème de Indolores, les varicosités restent inesthétiques varices

Indolores, les varicosités restent inesthétiques

varices plus au moins importantes. Sans prise en charge, elles peuvent se transformer durablement en varices.

Elles surviennent parfois suite à un traumatisme, à une intervention chirurgicale, au niveau des veines (par stripping), esthétique (vari- cosités localisées dans les zones cicatricielles) ou à des scléroses de varices.

L’âge, les antécédents familiaux, les alternances à répétition de prise et de perte de poids, le surpoids, des changements hormonaux (grossesse, ménopause…) participent à l’appa- rition des varicosités.

Pas de crise mais un traitement de fond

Un traitement de fond est recom- mandé. Il peut être identique à ceux proposés pour la prise en charge des varices ou complété avec d’autres plantes ou macérât glycériné, en phy- tothérapie ou en gemmothérapie. La myrtille (baies), utilisée en gélules ou en tisane, agit sur les varicosités (couperose y compris). Le macérât glycériné de marronnier d’Inde est le macérât indispensable pour ces troubles.

En aromathérapie, l’huile essen- tielle d’hélichryse italienne est recommandée. Antiœdémateuse, anti-inflammatoire et très régéné- ratrice tissulaire, elle sera ajoutée au mélange antiœdémateux propo- sé dans le cadre de la prévention

- ratrice tissulaire, elle sera ajoutée au mélange antiœdémateux propo- sé dans le cadre de la

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Ne cachez plus vos jambes : 5 mélanges pour relancer votre circulation veineuse

des jambes lourdes (Mélange C), si les deux troubles sont concomi- tants (Mélange D) ou utilisée seule (Mélange E).

Mélange D :

Antiœdémateux,

anti-varicosité

Adulte (5 %)

Verser 10 gouttes d’HE de lentisque pistachier ou d’HE de iary et 10 gouttes d’HE d’hélichryse italienne dans un flacon opaque de 20 ml, équipé d’une pipette, puis compléter avec une huile végétale de sésame, d’argan, d’avo- cat… Bien agiter.

Appliquer la valeur d’une demi- pipette (ou moins, selon la locali- sation) du mélange sur les zones atteintes, une à deux fois par jour, tous les jours (cinq jours sur sept), pendant plusieurs mois.

Mélange E :

Anti-varicosité

Adulte (5 %)

Verser 20 gouttes d’HE d’hélichryse italienne dans un flacon opaque de 20 ml, équipé d’une pipette, puis compléter avec une huile végétale de sésame, d’argan, d’avocat… Bien agiter.

Appliquer la valeur d’une demi- pipette (ou moins selon la locali- sation) du mélange sur les zones

(ou moins selon la locali- sation) du mélange sur les zones Côté huile végétale, préférez l’huile

Côté huile végétale, préférez l’huile d’avocat

Côté huile végétale, préférez l’huile d’avocat La chaleur dilate les veines entraînant cette sensation de

La chaleur dilate les veines entraînant cette sensation de « jambes lourdes »

atteintes, une à deux fois par jour tous les jours (cinq jours sur sept), pendant plusieurs mois ou années. Cette formule peut s’intégrer aux soins corporels.

D’une fragilité capillaire à la maladie de Raynaud

Les capillaires sont des vaisseaux sanguins de faible diamètre. Ils for- ment un réseau qui irrigue les tissus et les organes. Ils se contractent et se dilatent selon les besoins des organes. Les vaisseaux capillaires assurent la nutrition et le fonction- nement des tissus de l’organisme.

La fragilité capillaire se caractérise par une diminution de la résistance des parois des vaisseaux et une finesse de celles-ci. Ils deviennent moins résistants. Elle s’accompagne d’une hyperperméabilité. Elle peut survenir sans cause spécifique ou cor- respondre aux conséquences d’une pathologie chronique (infections, troubles hépatiques, rénaux…).

Il existe différents symptômes consé- cutifs à la fragilité capillaire :

La fragilité capillaire bénigne (la plus courante) se traduit par un ensemble de signes (bleus ou héma- tomes, petites taches). En dehors de

l’aspect inesthétique, il n’y a aucun risque.

Les capillaires abîmés laissent

passer les globules rouges sur cer- taines zones de la peau, des petites taches rouges apparaissent. On ap- pelle ce trouble un purpura.

La contraction et la dilatation

sont altérées, provoquant une mau- vaise adaptation aux changements de températures. Ces troubles sont res- ponsables de la maladie de Raynaud, parfois très douloureuse.

Les angiomes capillaires ou

« tache de vin » sont des tumeurs bénignes formant une tache rouge. Ils sont parfois présents dès la naissance.

Si des hématomes (bleus) appa- raissent ponctuellement, utiliser le Mélange E à 10 % ou 15 % pen- dant deux à trois jours, le temps de résorber l’hématome (il suffit de multiplier par deux ou par trois le nombre de gouttes d’huile essen- tielle pour le même volume d’huile végétale).

Pour un usage plus fréquent ou sur une période plus longue, l’hydrolat d’hélichryse italienne convient éga- lement très bien.

Fabienne Millet

italienne convient éga- lement très bien. Fabienne Millet Le traitement de fond, en phytothérapie ou en
italienne convient éga- lement très bien. Fabienne Millet Le traitement de fond, en phytothérapie ou en

Actualités

ɕ 13 ans que ce composé toxique traîne dans vos cheveux…

Pour cacher les cheveux gris, bon nombre d’entre nous uti- lisent des teintures. Et une fois qu’on a commencé, on peine à revenir en arrière : on a tendance, alors, à se teindre les cheveux très régulière- ment. Or les études révèlent que les colorations à répéti- tion ont une incidence néfaste sur la santé, notamment parce qu’elles favorisent le déve- loppement de cancers (du cerveau, de la vessie, et des leucémies).

Mais dernièrement, une étude 1 a aussi montré qu’elles influencent l’incidence de cancer du sein. Dans cette étude réalisée sur

28 000 Finlandaises (8 000

avec un cancer du sein et

20 000 patientes-contrôle),

les chercheurs ont observé une augmentation de 23 % des cancers du sein chez les femmes qui se teignent régu- lièrement les cheveux par rapport à celles qui n’utilisent pas de coloration.

Une des explications est que, une fois les cheveux teints, certains composés chimiques des colorations réagissent avec d’autres polluants présents dans l’air, provoquant ainsi des tumeurs. Cela ne paraît pas si étonnant puisque l’on retrouve dans pratiquement toutes les teintures le célèbre paraphénylènediamine (PPD), élu allergène de l’année en 2006 par l’American Contact Dermatitis Society !

en 2006 par l’ American Contact Dermatitis Society ! ɕ « Et la lumière fut »

ɕ « Et la lumière fut » : une bien mauvaise nouvelle

pour le sommeil

Quand on parle de pollution, on a en tête l’image de sites industriels rejetant une fumée noire et compacte dans le ciel. On imagine des rivières, des plages, des fleuves remplis de déchets. On pense aux catastrophiques marées noires et leurs eaux goudronnées. Mais on oublie trop souvent que le bruit et la lumière produits par l’homme sont aussi des formes de pollution et qu’elles sont tout aussi nocives pour la santé. Ainsi, les effets néfastes de l’éclairage nocturne ont été évalués par une équipe de scientifiques en Corée du Sud. Les chercheurs ont analysé les données de 52 027 personnes âgées de 60 ans et plus :

22 % d’entre elles se voient prescrire des somnifères. Pour analyser le taux d’éclairage nocturne artificiel, ils ont utilisé des données de cartographies satellite. Un lien peut alors être établi sur la base de ces données : dans les zones les plus éclairées la nuit, le nombre de prescriptions de somnifères augmente, de même que les doses journalières de ces somnifères. Une étude 2 qui confirme bien l’idée que la lumière artificielle nocturne peut engendrer des troubles du sommeil, des insomnies, poussant les habitants à se tourner plus facilement vers les médicaments.

ɕ Des fibres pour relancer l’immunité carencée

En 2018, le prix Nobel de médecine a été décerné à James Allison et Tasuku Honjo pour leur précieuse contribution aux recherches sur l’immunothérapie. Dans ce traitement contre le cancer, l’idée est de stimuler le système immunitaire des patients pour que ce dernier combatte les cellules malignes et tumorales. Mais l’immunothérapie ne fonctionne pas chez tout le monde :

cela a notamment peu d’effets chez les personnes dont le système immunitaire est altéré (c’est le cas, par exemple, pour les personnes qui fument ou ont fumé). Par ailleurs, on sait que notre microbiote influence beaucoup notre système de défense. Pourquoi alors ne pas relancer le système immunitaire des personnes atteintes de cancer en enrichissant leur microbiote intestinal pour augmenter l’efficacité de l’immuno- thérapie ? C’est l’hypothèse suivie par une équipe de recherche américaine 3 : sur 114 personnes atteintes de mélanomes (cancer de la peau) suivant une immunothérapie, celles dont la flore intestinale était la plus diversifiée répondaient le mieux au traitement. Les chercheurs ont ensuite fait un test sur 46 patients ; il est apparu que ceux suivant un régime riche en fibres avaient 5 fois plus de chances de répondre positivement à l’immunothérapie que ceux suivant un régime pauvre en fibres.

que ceux suivant un régime pauvre en fibres. 1. 2. 3. Heikkinen S. et al., «
que ceux suivant un régime pauvre en fibres. 1. 2. 3. Heikkinen S. et al., «
1. 2. 3.
1.
2.
3.
que ceux suivant un régime pauvre en fibres. 1. 2. 3. Heikkinen S. et al., «
que ceux suivant un régime pauvre en fibres. 1. 2. 3. Heikkinen S. et al., «

Heikkinen S. et al., « Does Hair Dye Use Increase the Risk of Breast Cancer? A Population-Based Case-Control Study of Finnish Women », PLoS One, août 2015, doi: 10.1371/journal.pone.0135190. eCollection 2015

Min J. et al., « Outdoor artificial nighttime light and use of hypnotic medications in older adults: a population-based cohort study », J. Clin. Sleep Med., 2018,

http://dx.doi.org/10.5664/jcsm.7490

J. L. McQuade, et al., « Modulating the microbiome to improve therapeutic response in cancer », The Lancet, février 2019, DOI:

therapeutic response in cancer », The Lancet, février 2019, DOI: https://doi.org/10.1016/S1470-2045(18)30952-5 11

https://doi.org/10.1016/S1470-2045(18)30952-5

therapeutic response in cancer », The Lancet, février 2019, DOI: https://doi.org/10.1016/S1470-2045(18)30952-5 11
therapeutic response in cancer », The Lancet, février 2019, DOI: https://doi.org/10.1016/S1470-2045(18)30952-5 11
therapeutic response in cancer », The Lancet, février 2019, DOI: https://doi.org/10.1016/S1470-2045(18)30952-5 11

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En été, supprimez cet aliment défendu : 10 règles diététiques pour entretenir votre santé

En été, supprimez cet aliment défendu : 10 règles diététiques pour entretenir votre santé

Dossier

En été, supprimez cet aliment défendu : 10 règles diététiques pour entretenir votre santé

Des bananes toute l’année, des tomates en hiver et des kiwis au mois d’août :

dans les supermarchés, il n’y a plus de saisons ! Ces hérésies alimentaires sont non seulement une catastrophe pour la planète mais aussi un désastre pour notre santé. Elles appauvrissent notre organisme, détraquent nos repères et engendrent des pathologies allant des acouphènes à l’asthme en passant par le reflux gastro-œsophagien.

à l’asthme en passant par le reflux gastro-œsophagien. Dr Michel Frey Docteur en médecine, il est

Dr Michel Frey Docteur en médecine, il est spécialiste des questions de vieillissement et de fertilité. Durant ses années de pratique au service des armées, il a étudié l’impact négatif du stress sur l’organisme et a développé un protocole adapté pour y répondre. Michel Frey est également diplômé de médecine traditionnelle chinoise et auteur de nombreux ouvrages de référence dans ce domaine.

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H ippocrate, médecin grec

de l’Antiquité (Ve siècle

av. J.-C.), avait affirmé la

primauté de l’alimentation dans la santé : « Que ton alimentation soit ta première médecine. »

Dans toutes les traditions, la no- tion d’alimentation repose sur les choix alimentaires en fonction des besoins et des nécessités de chaque consommateur. On traite souvent de la qualité des produits, de la quantité des aliments absorbés à chaque repas mais très rarement de la rythmicité selon les saisons.

De nombreuses études se font ac- tuellement quant aux principes énergétiques de chaque aliment. S’il est vrai qu’en Occident, et tout par- ticulièrement dans notre médecine, nous allons décliner chaque aliment en termes de vitamines, glucides, lipides et sels minéraux, la méde- cine traditionnelle chinoise, elle, interpelle sur la notion de nature et saveur d’un aliment et en fonction de la compatibilité de celui-ci avec les autres ingrédients culinaires.

Nous savons tous que l’alimenta- tion en Asie repose sur le mélange des saveurs, cela pour le plus grand

plaisir de notre palais ; mais il existe également d’autres critères éner- gétiques permettant une meilleure assimilation au niveau digestif.

Des tomates en été, du veau en hiver

Ces notions de natures et saveurs d’un aliment reposent sur un concept parfaitement logique : la variabilité climatique des saisons en termes de chaud, froid, tempéré et frais.

Et cette variabilité relève du bon sens :

climatique des saisons en termes de chaud, froid, tempéré et frais. Et cette variabilité relève du
climatique des saisons en termes de chaud, froid, tempéré et frais. Et cette variabilité relève du
climatique des saisons en termes de chaud, froid, tempéré et frais. Et cette variabilité relève du

En été, supprimez cet aliment défendu : 10 règles diététiques pour entretenir votre santé

En hiver, et lorsque le froid do-

mine, il semble parfaitement logique de consommer une alimentation de

nature chaude pour “réchauffer” l’organisme.

En été et en période chaude, la

logique veut que nous consommions des ingrédients de nature froide.

Mais que veut-on dire par aliment chaud ou froid ?

Certes, nul rapport avec la cuisson,

au contraire. Il s’agit en l’occurrence

de ce qu’un aliment provoque à l’in-

térieur de notre organisme.

Par exemple, la tomate étant de na- ture froide, même cuite à l’extrême, elle délivrera une énergie froide dans l’estomac.

Imaginez alors une consommation de ce légume (en fait, de ce fruit) en pleine période hivernale froide ! C’est le conflit assuré.

Et cela se traduira par des douleurs intestinales spasmodiques ou des gastralgies après la digestion.

Cela rejoint par ailleurs les principes occidentaux de la micronutrition qui attribuent aux solanacées (la famille

de la tomate) des méfaits sur les sys-

tèmes digestifs les plus fragiles, avec notamment une aggravation possible

des troubles liés à l’intestin poreux.

Autre exemple, le veau, aliment chaud par sa nature, délivrera une forme de chaleur dans
Autre exemple, le veau, aliment
chaud par sa nature, délivrera une
forme de chaleur dans l’estomac. Dès
lors, on imagine bien qu’en plein été
caniculaire les réactions stomacales
ne se feront pas attendre.
A
l’inverse, cuisiner du thon rouge
avec des germes de soja, par exemple,
hiver, est une erreur : l’ensemble
est de nature froide et sera bien
entendu contre-indiqué par temps
hivernal.
en
Ainsi, chaque aliment ingéré sans
tenir compte des variabilités saison-
nières sera responsable d’inconforts
inexpliqués.
nières sera responsable d’inconforts inexpliqués. Le Nouvel an chinois ou la montée de la sève printanière
nières sera responsable d’inconforts inexpliqués. Le Nouvel an chinois ou la montée de la sève printanière
nières sera responsable d’inconforts inexpliqués. Le Nouvel an chinois ou la montée de la sève printanière
nières sera responsable d’inconforts inexpliqués. Le Nouvel an chinois ou la montée de la sève printanière

Le Nouvel an chinois ou la montée de la sève printanière

Le Nouvel an chinois marque le démarrage des énergies et des saisons. Il est essentiellement en rapport avec les mouvements de la lune, des solstices et des équinoxes. Par exemple, pour calculer le début des énergies printanières, il faut se référer à la date du sols- tice d’hiver, le 21 décembre, et

se positionner sur la date de la deuxième nouvelle lune qui suit.

Ainsi, pour l’année 2019, la deuxième nouvelle lune suivant le solstice d’hiver 2018 tombe le 6 janvier, date à laquelle les Chinois fêtent leur nouvel an, témoignage de la reprise des éner- gies et de la montée de la sève.

Nous pourrions alors décliner une liste surprenante d’erreurs, de choix alimentaires faits par méconnais- sance de cette règle.

Outre la nature des aliments et leur rapport aux différentes saisons, d’autres problèmes peuvent éga- lement apparaître (notamment au niveau des viscères) lorsqu’on ne tient pas compte de la saveur des aliments.

lorsqu’on ne tient pas compte de la saveur des aliments. Même cuites, les tomates sont interdites

Même cuites, les tomates sont interdites en hiver : elles sont de nature froide

Ces saveurs qui boostent vos organes

Les cinq viscères principaux que sont le foie, le cœur, la rate/pancréas, le poumon et le rein sont stimulés, selon la médecine chinoise, par les saveurs ingérées.

Ce sont ces mêmes saveurs qui sont perçues par les papilles gustatives, situées dans la cavité buccale.

Ces zones de perception des saveurs, avec leur anatomie toute particulière et grâce à l’énergie de la rate, vont transmettre chacune des saveurs aux organes-cibles pour stimuler leurs fonctions métaboliques.

Ainsi :

La saveur acide est dirigée vers le foie,

La saveur amère vers le cœur,

La saveur douce récupérée par la rate et le pancréas,

La saveur piquante vers le poumon,

La saveur salée est destinée aux reins.

Cette notion propre à la diététique chinoise permet alors de renforcer l’énergie de l’organe dans l’exercice de sa saison.

À ce propos, chaque organe est ac- tivé selon sa saison afin de nous mettre en cohérence avec les éner- gies environnementales.

chaque organe est ac- tivé selon sa saison afin de nous mettre en cohérence avec les

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En été, supprimez cet aliment défendu : 10 règles diététiques pour entretenir votre santé

Ainsi :

Le printemps stimule l’activité métabolique du foie,

L’été renforce l’énergie du cœur,

L’automne réveille les fonctions énergétiques du poumon,

L’hiver entretient les énergies du rein.

Mais qu’en est-il de la saison appro- priée à la rate et au pancréas ?

Comme sa fonction de répartition les honore, il est logique de voir ces organes intervenir en leur qualité de transmission, surtout à l’intersaison.

La douceur sera donc préconisée une semaine avant la fin d’une saison et sur une semaine au début de la nouvelle saison.

Ce serait toutefois trop simple si la détermination des saisons correspon- dait à notre calendrier occidental…

En effet, en médecine chinoise, chaque saison énergétique – et je ne parle pas de climat – débute environ un mois et demi avant les nôtres (en Occident, les saisons se calculent en fonction des dates d’équinoxes et de solstices).

Donc, selon la médecine chinoise, par exemple, le début du printemps sera situé autour du 5 février, celui de l’été autour du 5 mai, celui de l’automne vers le 5 août et enfin la saison de l’hiver vers le 5 novembre.

Entre chacune de ces saisons, ce sont donc les énergies de la rate et du pancréas qui vont intervenir comme une médiation de passation des énergies.

Un subtil équilibre à trouver grâce aux natures neutres et douces

Tous ces éléments sont en fait im- portants pour savoir comment rendre cohérente notre alimentation.

Si nous voulons stimuler un organe, il nous faudra respecter sa nature (chaud, froid, frais et tempéré) ainsi que sa saveur (acide, amère, douce, piquante et salée).

Pour prendre un exemple, consom- mer en été un aliment de nature chaude et de saveur salée sera une hérésie alimentaire. C’est le cas des moules ! Elles sont en revanche très conseillées en hiver de par leur nature chaude pour lutter contre le froid de l’hiver et leur saveur salée pour nourrir le rein.

Cela confirme le vieil adage selon lequel on ne mange des moules que pendant les mois en « R » (de sep- tembre à avril) !

Idéalement, un aliment de na- ture froide et de saveur amère ou salée comme le crabe conviendra parfaitement.

Les troubles digestifs, efficacement pris en charge par les aliments

Si vous souffrez de brûlures d’es- tomac avec des remontées acides, il est conseillé de consommer un potage de potimarron ; ce légume contribue, par sa nature froide, à faire descendre l’énergie de l’estomac. Si vous souffrez de transit lent avec sensation de pesanteur abdominale, il faut alors boire des tisanes à base de gingembre ; ce

condiment de nature chaude va faire remonter l’énergie du bas ventre. Autre exemple : en cas de lenteur digestive accompagnée de nau- sées, il faut activer les fonctions hépatobiliaires en consommant du fenouil. Cet aliment possède une nature tiède qui va contribuer à activer la libération de la bile.

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Mais ne soyons pas trop rigoristes. S’il est vrai que la nature et la saveur d’un aliment doivent idéalement être respectées selon la saison, nous pouvons l’accommoder d’une na- ture neutre et d’une saveur douce, ce qui permettra une adaptation saisonnière.

Ainsi, et à défaut de nature froide ou fraîche et de saveur amère pour l’été, nous pouvons imaginer un plat à base de poulet de nature tiède et de saveur douce, accompagné de petits pois de nature neutre et de saveur douce.

La nature neutre et la saveur douce peuvent ainsi être utilisées à toutes les saisons, lorsqu’on ne parvient pas à respecter les saveurs et natures des aliments d’une saison.

Adoptez les principes énergétiques des aliments

Observons maintenant l’action éner- gétique de nos aliments selon leur nature.

Un aliment de nature froide fait des- cendre l’énergie et sera donc indiqué pour toute manifestation de reflux de type éructation, essoufflement, hoquet…

À l’inverse, un aliment de nature chaude permet une accélération du transit et de l’assimilation digestive.

L’alimentation de nature fraîche ou tiède aura une activité de norma- lisation en privilégiant le tiède en sortie d’hiver et le frais en sortie d’automne.

Pour ce qui concerne les saveurs, elles ont également une activité sur la descente ou la montée de l’énergie.

La saveur d’un aliment est de toute évidence ce que nous ressentons par les voies gustatives, voire olfactives.

C’est la seconde propriété d’un aliment.

ce que nous ressentons par les voies gustatives, voire olfactives. C’est la seconde propriété d’un aliment.
ce que nous ressentons par les voies gustatives, voire olfactives. C’est la seconde propriété d’un aliment.
ce que nous ressentons par les voies gustatives, voire olfactives. C’est la seconde propriété d’un aliment.
ce que nous ressentons par les voies gustatives, voire olfactives. C’est la seconde propriété d’un aliment.

En été, supprimez cet aliment défendu : 10 règles diététiques pour entretenir votre santé

: 10 règles diététiques pour entretenir votre santé De nature chaude et de saveur salée, les

De nature chaude et de saveur salée, les moules se consomment en hiver

Mais la singularité de ses saveurs, au demeurant perçues agréablement ou pas par les papilles gustatives, est qu’elle sera, grâce à l’organe rate- pancréas, dirigée vers un organe en particulier.

Toutes les saveurs à chaque repas

Cette orientation savoureuse a comme intérêt de nourrir la forme de l’organe de destination.

Par exemple, la saveur amère a une action sur la constriction des vais- seaux sanguins alors que la saveur acide va agir sur le péristaltisme biliaire (activation de la vésicule biliaire).

Dès lors, la saveur acide active les fonctions du foie et de la vésicule biliaire.

Chacun connaît l’intérêt du jus de citron le matin pour libérer la bile stagnante dans
Chacun connaît l’intérêt du jus de
citron le matin pour libérer la bile
stagnante dans le foie.
La saveur amère stimule l’activité du
cœur et précisément des vaisseaux
sanguins : une tasse de café a une
action immédiate sur la pression de
nos vaisseaux sanguins.
La saveur douce ou sucrée, néces-
saire pour le “carburant” de nos
cellules en particulier cérébrales,
est reliée grâce aux glucides, à la
Rate-Pancréas. C’est pourquoi une
petite barre de chocolat est conseil-
lée lorsque nous sommes en état de
légère dépression.
lée lorsque nous sommes en état de légère dépression. La saveur piquante active l’élévation de la
lée lorsque nous sommes en état de légère dépression. La saveur piquante active l’élévation de la
lée lorsque nous sommes en état de légère dépression. La saveur piquante active l’élévation de la
lée lorsque nous sommes en état de légère dépression. La saveur piquante active l’élévation de la
lée lorsque nous sommes en état de légère dépression. La saveur piquante active l’élévation de la
lée lorsque nous sommes en état de légère dépression. La saveur piquante active l’élévation de la

La saveur piquante active l’élévation de la température corporelle, per- mettant de réchauffer l’organisme, en étant reliée au Poumon.

Un potage très pimenté lors d’un état grippal nous permet une transpira- tion salutaire.

Enfin, la saveur salée va permettre une bonne gestion de l’eau dans l’organisme grâce à son action sur les reins.

La consommation de sel, comme chacun le sait, contribue à maintenir l’hydratation corporelle en cas de canicule.

Il est donc avisé de consommer une petite quantité de toutes ces saveurs

à chaque repas, tel que démontré

par les cuisines orientales (chinoise, japonaise, vietnamienne, etc.) depuis

des millénaires.

Et si l’aubergine calmait le côlon irritable ?

Une autre caractéristique des ali- ments est leur tropisme.

En médecine chinoise, on considère que les méridiens sont les voies d’accès qu’emprunte l’énergie pour circuler dans l’organisme.

Les méridiens mettent en relation

toutes les parties du corps et ont tous pour origine un viscère. C’est grâce à ces méridiens que l’énergie produite

à partir des aliments est distribuée

dans tout le corps. Un aliment peut avoir une action plus spécifique sur un organe ou un tissu particulier de l’organisme. Chaque aliment va donc avoir, de par sa nature, un tropisme viscéral véhiculé par un méridien.

C’est exactement la bretelle d’auto- route qui permet de quitter une voie principale pour se diriger vers une destination souhaitée.

L’aubergine par exemple, de nature fraîche et de saveur douce, a pour fonction de rafraîchir l’organisme et de calmer l’acidité mais contribue

à favoriser l’action du péristaltisme intestinal par son tropisme.

C’est la raison pour laquelle, devant une pathologie de “côlon irritable” avec acidité gastrique, il sera conseil- lé de consommer de l’aubergine.

Problèmes cardiaques ou respiratoires ? Vos repas selon vos pathologies

Voici quelques exemples de mouve- ments d’énergie dans l’organisme.

1. La saveur acide entretient la forme de l’organe du Foie

Cette saveur assure un mouvement de descente de l’énergie appelée “Qi”.

Pour éviter les pathologies de remon- tée de l’énergie du Foie :

Bourdonnement aux oreilles,

Acidité, reflux gastro-œsophagien,

Vertige par trouble vasculaire cérébral,

Sécheresse des muqueuses.

On mangera donc des aliments de saveur acide.

2. La saveur amère

entretient le Qi de l’organe

du Cœur

Cette saveur assure un mouvement de descente de l’énergie.

Pour éviter les pathologies de remon- tée de l’énergie du Cœur :

Palpitations,

Sensations de pression dans les oreilles,

Palpitations, • Sensations de pression dans les oreilles, Contre l’acidité gastrique : l’aubergine (fraîche et

Contre l’acidité gastrique : l’aubergine (fraîche et douce)

• Sensations de pression dans les oreilles, Contre l’acidité gastrique : l’aubergine (fraîche et douce) 15

15

En été, supprimez cet aliment défendu : 10 règles diététiques pour entretenir votre santé

Douleurs

troubles cardiovasculaires mais avec

essoufflement,

Tachycardie.

On mangera donc des aliments de saveur amère.

3. La saveur piquante

entretient le Qi de l’organe

du Poumon

Cette saveur assure un mouvement de montée de l’énergie.

Pour éviter les pathologies de des- cente du Qi du Poumon :

Asthme,

Fatigabilité,

Sensation de poids sur le thorax,

Bâillements excessifs.

On mangera donc des aliments de saveur piquante.

4. La saveur salée entretient

le Qi de l’organe du Rein

Cette saveur assure un mouvement de descente de Qi.

Pour éviter les pathologies de remon- tée du Qi du Rein :

Essoufflement,

Anurie (problème de miction),

Rétentions hydriques,

Acouphènes.

On mangera donc des aliments de saveur salée.

Il faut donc comprendre que chaque aliment, par sa saveur, va stimuler la fonction propre à l’organe et, par sa nature, va mettre en mouvement l’énergie digestive en engendrant un processus de montée ou de descente d’énergie.

sans

thoraciques

Cette conception orientale se dif- férencie profondément de la vision occidentale.

Sachons respecter ces principes de base pour notre alimentation afin d’éviter tous les conflits qui se tra- duisent en termes de prise de poids, perte de poids, ballonnements, troubles de transit…

16

ÉTÉ

du 5 mai au 5 août Cœur saveur associée AMERTUME PRINTEMPS INTERSAISONS du 5 février
du 5 mai au 5 août
Cœur
saveur associée
AMERTUME
PRINTEMPS
INTERSAISONS
du 5 février au 5 mai
15 jours à cheval
intersaison
Foie
Rate
saveur associée
saveur associée
ACIDE
DOUCEUR
Cycle d’inhibition
Rein
Poumon
saveur associée
saveur associée
SALÉ
ÉPICÉ
HIVER
AUTOMNE

du 5 novembre au 5 février

À chaque saison ses aliments : la loi des cinq éléments

Nous avons vu que chaque organe doit être stimulé par une saveur qui lui correspond.

Mais comment ces différentes sa- veurs s’orchestrent-elles entre elles ?

C’est toute la complexité de cette tradition culinaire chinoise qui vient s’inscrire dans notre mode de vie et par rapport à la variabilité saisonnière.

Il faut pour cela étudier cette loi des mouvements appelée “Wu Xing” ou loi des cinq éléments.

De prime abord, cette loi semble complexe mais en y regardant bien, elle devient totalement logique.

Cinq saisons, comme nous l’avons vu précédemment, avec pour organi- sation : le printemps, l’été, l’automne et l’hiver, mais une cinquième saison qui nous sert de transition inter-saisonnière.

du 5 août au 5 novembre

Chaque saison doit, en théorie, être nourrie par une saveur, mais cette saveur en excès peut devenir pathologique.

Prenons un exemple :

Un excès de l’énergie du Foie, qui peut se traduire par :

Des eczémas,

Des conjonctivites,

Des colères excessives,

Des insomnies de milieu de nuit,

doit par exemple être compensé par le contrôle de l’élément correspon- dant, selon la loi des cinq éléments, à savoir la saveur piquante de l’énergie du Poumon.

À l’inverse, une insuffisance de

l’énergie du Foie se traduisant par :

Une lenteur digestive,

Un état dépressif,

Une baisse de l’activité visuelle et de la libido,

doit être stimulée par l’alimentation qui nourrit le Rein, à savoir le salé.

Voilà comment nous pouvons, par l’alimentation, réguler judicieuse- ment nos énergies.

le Rein, à savoir le salé. Voilà comment nous pouvons, par l’alimentation, réguler judicieuse- ment nos
le Rein, à savoir le salé. Voilà comment nous pouvons, par l’alimentation, réguler judicieuse- ment nos
le Rein, à savoir le salé. Voilà comment nous pouvons, par l’alimentation, réguler judicieuse- ment nos
le Rein, à savoir le salé. Voilà comment nous pouvons, par l’alimentation, réguler judicieuse- ment nos

En été, supprimez cet aliment défendu : 10 règles diététiques pour entretenir votre santé

Sur ce schéma, nous observons qu’à chaque saison énergétique corres- pond un organe stimulé par la saveur qui le représente.

Ainsi, si l’énergie d’un organe est insuffisante, elle pourra être stimulée par sa saveur correspondante.

Par exemple, sur l’insuffisance de l’énergie du Foie au printemps, il sera conseillé une alimentation de saveur acide.

Au contraire, un blocage énergétique du Rein sera aggravé pendant la sai- son de l’hiver par une alimentation trop salée.

Autre exemple, et en se servant du cycle dit d’inhibition, un excès d’énergie de la Rate en intersaison peut être contrôlé par l’alimentation de saveur acide.

Cet exemple particulier pourra être salutaire aux personnes souffrant de prise de poids anormale en intersai-

son par excès de l’énergie de la rate et du pancréas (organe associé).

La thérapeutique par l’alimentation prend ainsi tout son sens.

Cette recette est idéale pour entrer dans l’été

Nous parlons ici de l’incidence des saveurs sur les organes et selon les saisons.

Mais qu’en est-il des conseils ou des corrections alimentaires en fonction des quatre natures des aliments ?

Il faut raisonner par rapport à ces notions que sont :

La nature tiède pour la saison du printemps,

La nature froide pour la saison de l’été,

La nature fraîche pour la saison de l’automne,

La nature chaude pour la saison de l’hiver,

Pourquoi les femmes enceintes rêvent-elles de fraises ?

C’est un préjugé populaire… tou- tefois il semblerait que, l’habitude venant en mangeant, l’organisme finit par faire savoir d’instinct ce dont il a besoin.

Il faut donc savoir écouter son corps et précisément la relation intime entre l’intestin grêle (« deu- xième cerveau ») et le cerveau, plus par- ticulièrement notre rhinencéphale.

grêle qui va déceler ce déficit, en informer le cerveau par la voie des neuromédiateurs, lequel va décoder :

« Manque de magnésium = envie de fruits de mer et chocolat. »

de magnésium = envie de fruits de mer et chocolat. » Autre exemple : nous demandions
de magnésium = envie de fruits de mer et chocolat. » Autre exemple : nous demandions

Autre exemple : nous demandions pourquoi les femmes, en tout début de grossesse, avaient des passions

pour les fraises. En fait, les deux premiers mois de grossesse réclament de la vitamine B9, vitamine très présente dans les fraises.

Voilà donc comment fonctionne cette intime relation entre l’intes- tin grêle et notre cerveau.

relation entre l’intes- tin grêle et notre cerveau. Cette relation intime per- met de comprendre comment

Cette relation intime per- met de comprendre comment l’organisme informe le cerveau de ses carences.

Prenons un exemple :

Si nous sommes en carence de magnésium, c’est bien l’intestin

sommes en carence de magnésium, c’est bien l’intestin ● Nous pourrions ajouter par pu- risme la
sommes en carence de magnésium, c’est bien l’intestin ● Nous pourrions ajouter par pu- risme la
sommes en carence de magnésium, c’est bien l’intestin ● Nous pourrions ajouter par pu- risme la
sommes en carence de magnésium, c’est bien l’intestin ● Nous pourrions ajouter par pu- risme la
sommes en carence de magnésium, c’est bien l’intestin ● Nous pourrions ajouter par pu- risme la
sommes en carence de magnésium, c’est bien l’intestin ● Nous pourrions ajouter par pu- risme la
sommes en carence de magnésium, c’est bien l’intestin ● Nous pourrions ajouter par pu- risme la
sommes en carence de magnésium, c’est bien l’intestin ● Nous pourrions ajouter par pu- risme la
sommes en carence de magnésium, c’est bien l’intestin ● Nous pourrions ajouter par pu- risme la
sommes en carence de magnésium, c’est bien l’intestin ● Nous pourrions ajouter par pu- risme la
sommes en carence de magnésium, c’est bien l’intestin ● Nous pourrions ajouter par pu- risme la

Nous pourrions ajouter par pu- risme la nature “neutre” (celle qui ne présente pas de ressenti en tem- pérature) pour l’intersaison.

En résumé, pour avoir une alimenta- tion cohérente au printemps et dans un contexte non pathologique de l’énergie (Qi) du Foie, il faut choisir une alimentation de nature tiède et de saveur acide.

Elle sera tiède car nous sortons de l’hiver et il est nécessaire, avant d’affronter la chaleur de l’été, de tiédir l’organisme confronté au froid de l’hiver.

C’est en quelque sorte une forme de transition pour ne pas provoquer de choc thermique.

forme de transition pour ne pas provoquer de choc thermique. Au printemps, mangez tiède et acide

Au printemps, mangez tiède et acide (des crevettes au basilic par exemple)

Le plat qui convient alors : la salade de lentilles de nature tiède accompagnée de fromage de brebis de saveur acide, ou encore un plat de crevettes sautées au basilic ; la crevette est de nature tiède et le basilic de saveur acide.

Le céleri apaise l’asthme automnal (contrairement à l’échalote !)

Prenons un exemple d’alimentation pour corriger un excès de l’énergie du Poumon se traduisant par de l’asthme en période d’automne énergétique :

il faut conseiller une alimentation qui contrôle cet excès en se servant du cycle d’inhibition par la saveur amère et la nature froide d’un ali- ment pour faire baisser l’énergie du Poumon responsable de l’asthme.

amère et la nature froide d’un ali - ment pour faire baisser l’énergie du Poumon responsable

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En été, supprimez cet aliment défendu : 10 règles diététiques pour entretenir votre santé

: 10 règles diététiques pour entretenir votre santé La nature froide du céleri fait baisser l’énergie

La nature froide du céleri fait baisser l’énergie du Poumon (et soigne l’asthme)

Ce pourrait être alors : une bonne soupe de céleri, celui-ci est de nature froide et de saveur amère, ou encore un magret de canard de nature neutre mais accompagné d’une fricassée d’endives, celles-ci étant de nature froide et de saveur amère.

L’erreur serait, dans cette configura- tion, de proposer un plat de nature chaude et de saveur piquante, ce qui aggraverait l’asthme congestif. Par exemple un sauté de mouton agré- menté de coriandre et d’échalote ; la coriandre et l’échalote étant de saveur épicée et le mouton de nature chaude.

Arthrose, dermatoses, tendinites : contrez l’oxydation cellulaire

Observons maintenant l’incidence du psychologisme dans les patho- logies liées à l’oxydation de nos cellules.

De nombreux facteurs exogènes sont responsables de la dégradation de nos cellules.

Quels sont-ils ?

Du point de vue comportemental, le stress trop contrôlé engage un processus d’oxydation des cellules.

Certes, notre organisme possède une coenzyme nommée glutathion pe- roxydase qui permet de “désoxyder”

18

et donc de protéger l’ADN de ces mêmes cellules.

Malheureusement, il arrive un stade où cette action réparatrice est dé- bordée par l’excès de stress et nous observons par une simple prise de sang l’étendue importante de l’oxydation (dosage du glutathion peroxydase oxydé).

Ce marqueur tout nouvellement utili- sé n’est pas directement responsable de notre longévité mais de la qua- lité de notre quotidien au cours du vieillissement.

Citons les pathologies les plus remarquées :

1. L’arthrose, pathologie de dégra- dation du cartilage qui recouvre les extrémités des os au niveau de nos articulations.

Elle touche en premier lieu les mains et les pieds, puis la colonne ver- tébrale et plus tard l’ensemble de toutes nos articulations.

C’est une pathologie invalidante dans le mouvement et surtout douloureuse.

2. Les troubles intestinaux se tra- duisant par une chimie excessive intestinale.

Outre l’inconfort des ballonnements, on peut craindre l’altération des mu- queuses de la paroi intestinale pouvant conduire à des anomalies cellulaires pouvant devenir cancéreuses.

Qui n’a pas ressenti le douloureux spasme du côlon lors d’un stress brutal sans qu’il y ait d’origine alimentaire ?

Qui n’a pas vécu une réaction de diarrhée soudaine à la suite d’une peur ou d’une grande émotion sans rapport avec la gastroentérite bacté- rienne ou virale ?

3. Les dermatoses se manifestant par des démangeaisons incontrô- lables de type urticaire ou eczéma à la suite d’une grande contrariété.

Toutes ces pathologies d’origine psychologique vont contribuer à en- tretenir cette dégradation progressive par oxydation cellulaire.

Et, fait étonnant : l’alimentation peut tout à fait avoir un impact sur ces pathologies et cette oxydation cellulaire.

impact sur ces pathologies et cette oxydation cellulaire. L’idéal en automne : une viande de nature
impact sur ces pathologies et cette oxydation cellulaire. L’idéal en automne : une viande de nature
impact sur ces pathologies et cette oxydation cellulaire. L’idéal en automne : une viande de nature
impact sur ces pathologies et cette oxydation cellulaire. L’idéal en automne : une viande de nature

L’idéal en automne : une viande de nature neutre et une fricassée d’endives

et cette oxydation cellulaire. L’idéal en automne : une viande de nature neutre et une fricassée

En été, supprimez cet aliment défendu : 10 règles diététiques pour entretenir votre santé

Un irrespect de l’équilibre acido- basique est incontestablement responsable de la détérioration cel- lulaire, surtout par excès d’acidité.

Notre alimentation est à 80 % de nature acide avec un pH inférieur à 7, voire encore moins.

Un des plus grands responsables de cet excès d’acidité est le sucre, sur- tout sous sa forme raffinée et cuite (pâtisserie, confiture, bonbons

Ce déséquilibre entraîne une cascade de réactions chimiques sur notre mé-

tabolisme, engendrant la dégradation de la qualité de nos cellules par oxydation.

Citons, en premier exemple, les pa- thologies arthrosiques avec nécrose du cartilage articulaire et augmen- tation des ostéoclastes (cellules destructrices sur le tissu osseux).

4. Nombres de tendinopathies (inflammations des tendons) du coude, de la cheville, de l’épaule n’ont aucune origine locomotrice ou pathologie d’effort. Nous négli-

geons bien souvent l’incidence de ce « fléau » qu’est la molécule de saccharose, responsable très souvent de toutes nos articulations. Qui n’a pas observé qu’en cas de petit pas- sage dépressif, on se ruait facilement sur une pâtisserie ou une tablette de chocolat ? Si à cela s’ajoute un état de stress, ce peut vite être l’escalade !

En conclusion, l’alimentation co- hérente prend donc toute sa place dans l’équilibre métabolique mais à condition de respecter toutes les variabilités saisonnières.

Tableau récapitulatif de l’alimentation par saveur et nature Aliments Chaud Frais Froid Tiède Doux Acide
Tableau récapitulatif de l’alimentation par saveur et nature
Aliments
Chaud
Frais
Froid
Tiède
Doux
Acide
Amer
Piquant
Salé
Carotte
Fenouil bulbe
Laitue romaine
Asperge sauvage
Tomate
Crabe
Truite de rivière
Moules
Lapin
Bœuf viande
Porc viande
Melon
Pamplemousse
Framboise
Pastèque
Basilic
Pistache
Câpres
Échalote
Coriandre
Sarrasin
Mandarine
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Dr Michel Frey
Nature et saveur franches
Nature et saveur légères
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Horloge interne : respectez‑la, vous irez mieux !

Horloge interne : respectez‑la, vous irez mieux !

Neurosciences

Horloge interne : respectez-la, vous irez mieux !

On regarde la télévision jusqu’aux petites heures, on se réveille tard le week-end, on décale sans cesse nos horaires de repas… À tel point qu’on en oublie que la vie est faite de cycles, de saisons et d’horaires à respecter pour préserver l’harmonie de notre organisme. Car si l’on se dérègle, les conséquences risquent d’être fâcheuses. Peut-être est-il temps de remettre vos pendules (internes) à l’heure !

temps de remettre vos pendules (internes) à l’heure ! Dr Patrick Lemoine Médecin psychiatre, docteur en

Dr Patrick Lemoine Médecin psychiatre, docteur en neurosciences, Patrick Lemoine a dirigé une équipe de 14 psychiatres à la Clinique Lyon-Lumière, établissement français le plus en pointe sur les solutions « corps-esprit ».

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T out comme n’importe quelle bactérie, n’importe quel gé- ranium ou n’importe quel

bonobo, l’être humain est une créa- ture rythmée. Ce n’est pas étonnant car la caractéristique première de la vie, sa définition même, est d’être soumise à des variations cycliques, les plus importantes étant celles qui sont entraînées par la rotation de notre belle planète.

Les principaux rythmes de notre organisme dépendent avant tout de leur périodicité. Citons trois types de ces rythmes :

1. Rythmes circadiens : Essentiels, universels, ils couvrent 24 heures comme leur nom l’indique : circa :

autour de, dies : jour. Cela ne signifie

pas, comme le pensent les mau- vais latinistes, environ un jour mais autour du jour. Le plus connu est le rythme veille/sommeil. Il faut savoir que nous avons spontané- ment tendance à prendre du retard. C’est pourquoi il est si important de remettre quotidiennement nos pendules à l’heure.

2. Rythmes ultradiens : Ils concernent toutes les fonctions et organes dont la cadence est de moins de 24 heures ; par exemple le cœur dont le cycle est en moyenne d’une seconde ; le poumon, 3 à 5 secondes ; le sommeil paradoxal, en moyenne 90 minutes, etc.

3. Rythmes infradiens : Eux dé- signent tous les rythmes supérieurs

à un jour, par exemple le cycle fé- minin qui est de 28 jours, le rythme circannuel. On parle aussi du rythme de la semaine calqué sur la cadence de travail.

Il existe un certain nombre de mala- dies liées à des désordres au niveau de ces rythmes et les connaître per- met de trouver des solutions simples. Cependant, avant d’aborder ce point, il est nécessaire de comprendre les mécanismes de ce qu’il est convenu d’appeler la chronobiologie.

Il faut comprendre que dans notre cerveau nous avons une horloge (os- cillateur), véritable chef d’orchestre de toutes les petites horloges situées dans chacune de nos cellules et aussi de la glande pinéale, à l’origine de la sécrétion de la mélatonine (hormone de la nuit qui informe notre orga- nisme de l’imminence de l’heure de se coucher et qui permet aussi une meilleure qualité du sommeil).

Le grand horloger (synchroniseur) qui remet nos pendules à l’heure chaque jour est la lumière. Ou plutôt

sommeil). Le grand horloger (synchroniseur) qui remet nos pendules à l’heure chaque jour est la lumière.
sommeil). Le grand horloger (synchroniseur) qui remet nos pendules à l’heure chaque jour est la lumière.
sommeil). Le grand horloger (synchroniseur) qui remet nos pendules à l’heure chaque jour est la lumière.

Horloge interne : respectez‑la, vous irez mieux !

l’alternance jour/nuit car nous sommes des animaux essentiel- lement diurnes, ce qui permet de

comprendre, à quelques exceptions près, que vivre ou travailler la nuit

a toujours un coût et que celui-ci

peut être élevé. Il a par exemple été

montré que le risque de cancer du sein est nettement augmenté chez les

infirmières de nuit. Enfin, le tic-tac de notre horloge corporelle est lié à

la variation de notre température in-

terne : tic = chaud le jour, tac = froid

la nuit.

Notre forme dans la journée est strictement parallèle à l’élévation de notre température, laquelle aug- mente un peu avant notre réveil et se poursuit tout au long de la journée jusqu’à environ 17 heures, moment où elle s’inverse, diminue jusqu’à l’endormissement et continue à di- minuer jusqu’à environ 3 heures du matin.

La forme, c’est la conjonction de quatre paramètres : les performances physiques et intellectuelles, la vigi- lance et l’humeur : je suis en forme parce que je me sens costaud, in- telligent, bien réveillé et de bonne humeur. Il faut savoir que tous ces paramètres sont soumis à nos gènes et que si certains d’entre nous sont des gens du matin, d’autres sont du

soir, d’autres enfin sont plutôt du matin, plutôt du soir et, enfin, ceux qui restent (la majorité) ne sont ni l’un ni l’autre.

Mr Dusoir et Mme Dumatin :

l’incompatibilité des horaires

La question de savoir si l’on est du matin ou du soir est très impor- tante car elle conditionne toute notre existence et prédétermine nos choix professionnels inconscients.

1. Un sujet du soir met du temps avant de démarrer après son réveil et il vaut mieux ne pas trop le chercher au début de sa journée ! En revanche, plus sa journée avance, plus il est en forme avec même une difficulté à accepter d’aller se coucher.

Le sujet du soir a du mal à terminer ce qu’il a entrepris, à quitter les gens, les lieux, à rattraper son retard qui est permanent. Il court sans cesse après le temps ! Il est très « chronoflexible », peut faire les 3x8, travailler de nuit, faire la fête, voyager avec des sauts de méridiens. 100 % des infirmières de nuit travaillant depuis au moins cinq ans, que j’ai rencontrées, sont

Le décalage d’horaires dans un couple peut être fatal. Respectez cependant vos besoins
Le décalage d’horaires dans un couple peut être fatal. Respectez cependant vos besoins
un couple peut être fatal. Respectez cependant vos besoins du soir. Celles qui ne l’étaient pas
un couple peut être fatal. Respectez cependant vos besoins du soir. Celles qui ne l’étaient pas
un couple peut être fatal. Respectez cependant vos besoins du soir. Celles qui ne l’étaient pas
un couple peut être fatal. Respectez cependant vos besoins du soir. Celles qui ne l’étaient pas

du soir. Celles qui ne l’étaient pas avaient soit démissionné, soit été mutées, soit étaient malades avant cinq ans de cet horaire qui ne leur convenait pas.

2. Contrairement à son collègue du soir, le sujet du matin est d’une in- croyable, d’une terrible ponctualité. Quoiqu’il arrive, il est à l’heure. D’une très grande chronorigidi- té, il évite autant que possible les nuits blanches, qu’elles soient dues à la fête, au travail, aux voyages trans-méridiens. Il est reconnaissable au fait que, dès son réveil, il est complètement performant, prêt à se mettre en route !

Si un sujet du soir a épousé un conjoint du matin, tous les ingré- dients sont réunis pour déclencher de terribles scènes de ménage ! Vous en avez forcément vues… ou même, malheureusement, vécues !

Imaginez : la soirée est terminée et vos invités s’en vont enchantés de vos chefs-d’œuvre culinaires et de votre hospitalité mais sur le palier, monsieur Dusoir trouve le moyen d’enchaîner les anecdotes, les bla- gues, il est intarissable pendant que madame Dumatin fulmine :

« Chéri, il faut vraiment qu’on s’en aille maintenant, car demain matin j’ai une réunion très impor- tante au travail. »

« Oui Chérie, juste une seconde… une anecdote qui, figurez-vous, m’est arrivée hier… »

Cela fait bien cinquante fois que les portes de l’ascenseur se sont ouvertes et fermées. Excédée, ma- dame Dumatin finit par s’engouffrer dedans alors que monsieur Dusoir s’écrie, « Mais qu’est-ce qu’il te prend ? » Il saute dans l’ascenseur suivant et depuis votre balcon vous pouvez entendre les échos d’une terrible engueulade… (à moins que madame n’ait déjà démarré, laissant monsieur sur le parking à une heure du matin !).

(à moins que madame n’ait déjà démarré, laissant monsieur sur le parking à une heure du

21

Horloge interne : respectez‑la, vous irez mieux !

Boulimie sucrée : et si c’était un trouble saisonnier ?

Il existe d’autres désordres liés aux rythmes, et ils concernent essen- tiellement les rythmes infradiens. J’en citerai deux principaux : le syndrome prémenstruel et la dé- pression saisonnière. Le syndrome prémenstruel :

d’une extrême fréquence, il est considéré comme « normal » quand il reste modéré. Il se traduit par des douleurs variées (tête, seins, ventre, etc.) Il est cyclique par défi- nition et il affecte aussi le sommeil qu’il allonge, tout en le rendant moins efficace et donc moins repo- sant. D’où une fréquente et grande fatigue, souvent accompagnée de crises de larmes et d’irritabilité. Enfin, il s’accompagne souvent d’une boulimie sucrée avec une at- tirance invincible pour le chocolat et autres douceurs. À ma connaissance, la seule aide possible est hormonale. Modifier la pilule, corriger d’éventuelles anomalies, parfois même suppri- mer carrément les règles quand la maladie prend des proportions intolérables, à l’image de cette institutrice qui « pétait littérale- ment les plombs » tous les mois ou presque et se retrouvait à l’hô- pital psychiatrique à chaque fois pour deux semaines. Comme elle ne voulait plus d’enfant, je lui ai demandé, avec l’accord de son gynécologue, de ne plus arrêter son

contraceptif de manière à ne plus avoir de menstruations… et elle n’a plus jamais rechuté ! Cette pathologie évidemment fé- minine a des liens très forts avec un autre syndrome : la dépression saisonnière. En effet, le syndrome prémenstruel est plus sévère chez les femmes qui ont une dépression d’automne/hiver et en cas de dé- pression saisonnière, le syndrome prémenstruel est beaucoup plus fréquent. Dépression saisonnière : ce désordre peut être plus ou moins sévère. Cela va de l’anergie saison- nière qui concerne plus de la moitié des femmes qui déclenchent une sorte de pseudo-hibernation à partir de la Toussaint : frilosité, somno- lence, perte de créativité, envie de sucreries et de douceurs, prise de poids. Bref, c’est le syndrome de la marmotte ! Parfois les choses sont plus graves, avec véritable dépression accom- pagnée de fatigue, le tout culminant vers Noël et disparaissant vers Pâques. Même si la tristesse ne va, en général, pas jusqu’à avoir envie de se suicider ou même de passer à l’acte, ce syndrome représente un vrai handicap pour celles qui sont concernées (environ 12 % des femmes sous nos latitudes). Au point de vue parité, on compte cinq femmes pour un homme.

point de vue parité, on compte cinq femmes pour un homme. Le traitement médicamenteux est peu

Le traitement médicamenteux est peu efficace alors qu’une expo- sition matinale quotidienne à la lumière dénuée d’ultraviolets à une intensité d’au moins 10 000 lux est d’une efficacité remarquable. En grande majorité (85 % des cas) la boulimie sucrée dispa- raît en quatre jours et tout rentre dans l’ordre en deux semaines. Néanmoins, il est nécessaire de continuer le traitement jusqu’à l’Équinoxe de printemps et, sur- tout, il est essentiel de se traiter de manière préventive dès la mi-oc- tobre de l’année suivante. La seule contre-indication est la dégénéres- cence rétinienne. Enfin, il est possible aussi d’aller au soleil à l’automne, l’idéal étant de retrouver le printemps, c’est-à-dire d’aller dans l’hémisphère sud, et là, ce n’est pas le plus désagréable des traitements !

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Enfin arrivés à la maison, madame Dumatin se couche aussitôt pendant que monsieur Dusoir regarde à la télévision les dernières nouvelles des gilets jaunes puisqu’on est sa- medi ! Il se couche sans précautions à 3 heures du matin, réveille sa compagne et la scène de ménage qui redémarre réveille l’ensemble de l’immeuble. Cette description est, certes, un peu caricaturale mais correspond au quotidien d’un bon nombre de couples que j’ai

rencontrés au cours de ma car- rière. C’est probablement, avec le ronflement, une grande cause de divorce, pour ne parler que de ce qui concerne ma spécialité : le sommeil.

Faire chambre à part pour sauver son couple

Le point principal pour gérer ce genre de situations est de faire com- prendre à tout le monde que nos comportements sont, pour une bonne part, génétiquement programmés, ce

qui signifie que c’est la faute à vos

gènes, pas à vous si vous avez du mal

à quitter le perron de vos voisins en fin de soirée !

Il est important de commencer par une déculpabilisation générale qui permet d’éviter les reproches ! Ensuite, il convient d’accepter que

l’autre n’est pas construit comme soi et que si je me couche ou je me lève

à un horaire où il est encore endormi, il faut absolument que je me montre discret, silencieux…

couche ou je me lève à un horaire où il est encore endormi, il faut absolument
couche ou je me lève à un horaire où il est encore endormi, il faut absolument
couche ou je me lève à un horaire où il est encore endormi, il faut absolument

Pour l’anecdote : il m’est même arrivé de prescrire la chambre à part pour sauver certains couples. Il m’ar- rive aussi de prescrire une liseuse à ceux qui se réveillent la nuit et ont besoin de lire quelques pages pour se rendormir.

Cette simple précaution peut sauver l’harmonie, voire la survie de votre couple !

Privé de réveils matinaux, il fait une dépression

Quels sont les désordres liés à des problèmes de rythmes ? La dépres- sion est sans aucun doute le plus fréquent et le plus important. Il ne faut pas oublier que, selon l’OMS, ce fléau est en passe de devenir la première cause de handicap dans le monde.

Sur le plan clinique, les dépressions majeures se caractérisent par le fait que l’humeur est pire le matin et meilleure en fin d’après-midi. J’ai coutume de dire que, dans les ser- vices dédiés à la prise en charge des troubles de l’humeur, tout le monde pleure au réveil et rit au goûter ! Quand un rythme clinique est aussi stéréotypé, cela signe le désordre chronobiologique et le fait que le sujet ne vit pas en accord avec ses rythmes naturels.

C’est l’histoire vécue d’un médecin, grand sportif devant l’Éternel, qui, tous les matins pendant une
C’est l’histoire vécue d’un médecin,
grand sportif devant l’Éternel, qui,
tous les matins pendant une heure,
précisément entre 6 h et 7 h du matin,
effectuait un très long jogging, pre-
nait sa douche à 7 h 30 avant de
commencer sa consultation. Un beau
jour, il s’est foulé une cheville et n’a
plus pu se lever pour courir pendant
plusieurs semaines. Il a alors som-
bré dans une dépression très sévère,
s’est retrouvé hospitalisé dans une
clinique psychiatrique car il était
devenu suicidaire et avait tendance
à s’alcooliser. Sa femme songeait à
et avait tendance à s’alcooliser. Sa femme songeait à Horloge interne : respectez‑la, vous irez mieux
et avait tendance à s’alcooliser. Sa femme songeait à Horloge interne : respectez‑la, vous irez mieux
et avait tendance à s’alcooliser. Sa femme songeait à Horloge interne : respectez‑la, vous irez mieux
et avait tendance à s’alcooliser. Sa femme songeait à Horloge interne : respectez‑la, vous irez mieux

Horloge interne : respectez‑la, vous irez mieux !

le quitter car elle ne le reconnaissait plus, disait-elle.

Deux semaines pour remettre les pendules à l’heure

Comment expliquer une telle évo- lution ? Tout d’abord, cet homme sportif, que l’on pourrait même consi- dérer comme un « toxicomane du sport », s’est retrouvé en sevrage brutal du jour au lendemain. Il a remplacé une bonne drogue – le sport et les molécules endogènes que sa pratique intensive stimule : les endorphines (principes actifs de la morphine) et l’anandamide (principe actif du cannabis) – par une autre drogue, mauvaise celle-ci : l’alcool. Et deuxièmement, ce sujet du matin, du fait de ses grasses matinées for- cées jusqu’à 9, 10, voire 11 heures du matin, s’est mis en retard de phase d’au moins 3 ou 4 heures. C’est comme s’il était allé, par exemple, en Iran. On sait que les voyages vers l’Est ont tendance à déprimer celui qui y est exposé, alors que ceux vers l’Ouest ont une tendance euphori- sante, voire maniaque, et peuvent même déclencher des épisodes d’agi- tation chez les sujets souffrant d’un trouble bipolaire (maniacodépressif).

À la clinique, le traitement pour ce « sport-addict » a été particulièrement simple : on lui a proposé de se lever de nouveau le matin à 5 h 30, de faire du sport de manière intensive (tapis de marche), de prendre une douche aussi chaude et aussi prolongée qu’il le supportait juste après et de prendre un petit-déjeuner protéique et costaud (œufs, bacon, fromage…) sous une lampe de luminothérapie.

En deux semaines environ, il était à nouveau en forme et reprenait ses activités habituelles. Un an plus tard, il a eu la grippe. Il a donc encore dû arrêter de se lever de bon matin, et patatras ! tout a recommencé : la dépression, l’alcool, l’hospitalisa- tion. Le traitement fut exactement le même, ainsi que le résultat. Je pense

qu’aujourd’hui il a bien compris puisque je ne l’ai pas revu depuis et qu’aux dernières nouvelles son cabinet ne désemplit pas, ce qui est le signe d’une bonne santé, à la fois physique et psychologique !

Se remettre en phase avec soi-même

À l’heure actuelle, je commence par demander à tous mes patients, de ma- nière systématique, à quelle heure ils se levaient quand tout allait bien. Puis je leur prescris un réveil suivi d’un lever immédiat au moins 30 à 90 mi- nutes plus tôt. Cela concerne tous ceux qui soit dépriment, soit souffrent d’une fatigue matinale, d’une mi- graine de réveil, d’une insomnie d’endormissement et permet de les remettre en phase avec leurs rythmes naturels… et c’est magique ! En deux à trois semaines environ, tout rentre dans l’ordre sans besoin de prendre de médicaments, dans les cas les plus favorables. Et si un antidépresseur a été prescrit, cela accélère et augmente son action. Je sais que c’est dur pour des sujets du soir de se lever plus tôt et à heure fixe, mais cela paie ! Du coup je leur dis toujours, histoire de faire passer la pilule : « Vous allez certainement me maudire pendant deux semaines et me bénir jusqu’à la fin de vos jours ! » Il ne faut pas oublier que certaines statistiques de l’INSEE pointent bien la réalité de ce que j’avance :

on observe une augmentation signi- ficative du nombre d’accidents de voiture, d’infarctus du myocarde et de suicides ou tentatives de suicide le matin, en particulier le lundi, surtout après un pont ou des vacances. Selon moi, ce phénomène difficile est lié aux grasses matinées et au retard de phase qu’elles provoquent. Mais attention, comprenez-moi bien ! Je ne condamne cette non-activité que si elle provoque des conséquences pathologiques… Sinon, chacun, bien entendu, fait comme il veut !

Dr Patrick Lemoine

elle provoque des conséquences pathologiques… Sinon, chacun, bien entendu, fait comme il veut ! Dr Patrick

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Horloge interne : respectez‑la, vous irez mieux !

Actualités

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ɕ Les cadeaux anti- inflammatoires des Rois Mages enfin décryptés

On les connaît, ces trois rois mages (Melchior, Gaspard et Balthazar) qui gâtèrent l’en- fant Jésus. Si l’on voit bien l’intérêt de recevoir de l’or, pourquoi diable offrir de la myrrhe et de l’encens ? Outre le symbolisme, il y a de bonnes raisons thérapeu- tiques : la résine de myrrhe est un antalgique couramment utilisé depuis l’Antiquité, et l’encens est utilisé comme antidouleur et antiarthritique en médecine ayurvédique depuis près de 5 000 ans. Mais avant que des cher- cheurs ne se penchent réellement sur ces cadeaux christiques, on ne com- prenait pas vraiment le principe sous-jacent. C’est chose faite depuis 2015 1 :

on démontre que ces deux c o m p o s é s p e r m e t t e n t d’inhiber les cellules pro- inflammatoires (cytokines), et donc de réduire l’inflam- mation, notamment pour la polyarthrite rhumatoïde. Plus récemment, une équipe américaine 2 a découvert que certains composants de l’encens s’arrimaient à des protéines impliquées dans des maladies inflammatoires et responsables de la douleur et en inhibaient l’effet. Ainsi, ces deux études corro- borent un savoir ancestral et traditionnel pour en prouver l’efficacité clinique.

ɕ Ne courez plus après le sommeil : courez tout court !

« Le sommeil est la moitié de la santé » : voilà une expression qu’on entend parfois. S’il existe une flopée d’expressions (la nuit porte conseil, qui dort dîne, dormir comme une masse…) sur le sommeil, il existe également de nombreuses croyances populaires associées au repos : on dort mal les soirs de pleine lune, il faut éviter le sport avant d’aller dormir, compter les moutons aide à s’endormir, etc. Quelles sont celles qui disent vrai et celles qui nous trompent ? Une méta-étude 3 suisse déconstruit les croyances sur le sport. Les chercheurs ont passé en revue 23 études traitant de ce rapport entre sport et sommeil. Leur conclusion : loin d’empêcher l’endormis- sement ou d’altérer la qualité du sommeil, le sport pratiqué dans les 4 heures qui précèdent le moment d’aller au lit a plutôt un effet positif. Ainsi, on arrive à 21,2 % de sommeil profond contre 19,9 % sans sport. Or augmenter et entrer plus facilement dans la phase de som- meil profond est essentiel : cela fournit une plus grande sensation de repos et permet une plus grande relaxation musculaire. Le sommeil paradoxal (pendant lequel notre mental récupère) est également aug- menté. La seule contre-indication à ce sujet : un effort très intense une heure avant de rejoindre Morphée.

ɕ L’ail éloigne les vampires… et la borréliose !

Dans la majorité des cas, la cure d’antibiotiques fait disparaître les symptômes de la maladie de Lyme. Mais pour 10 à 20 % des per- sonnes affectées, les symptômes persistent ! Elles souffrent de la maladie de Lyme chronique. Et elles continuent à subir des douleurs musculosquelettiques, une fatigue et parfois même un déficit cogni- tif… Il existe pourtant des solutions faciles d’accès, notamment en aromathérapie. Des chercheurs 4 de la Johns Hopkins University (USA) et de l’In- ternational Alzheimer Research Centre (Suisse) ont trouvé plus de 10 huiles essentielles efficaces pour agir contre la bactérie Borrelia burgdorferi, la principale responsable de la maladie de Lyme. L’huile essentielle de gousse d’ail qui, même en quantité infime (0,05 % de concentration !) éradique totalement la bactérie en sept jours seulement. Quatre autres huiles essentielles sont efficaces en concentration plus élevée (0,1%) : celle d’arbre de myrrhe, de piment de Jamaïque, de gingembre sauvage à épis et de verveine toxique. Elles font toutefois mieux que les antibiotiques. Or certains pensent que si la maladie de Lyme persiste, c’est parce que toutes les bacté- ries n’ont pas été détruites (une autre piste serait que cette infection endommage le système immunitaire qui continue de réagir sans la présence de bactéries).

qui continue de réagir sans la présence de bactéries). 1. Su S. et al., « Frankincense
qui continue de réagir sans la présence de bactéries). 1. Su S. et al., « Frankincense
qui continue de réagir sans la présence de bactéries). 1. Su S. et al., « Frankincense

1. Su S. et al., « Frankincense and myrrh suppress inflammation via regulation of the metabolic profiling and the MAPK signaling pathway », Scientific Report, sep- tembre 2015, doi: 10.1038/srep13668

2. W. N. Setzer et al., « Protein Targets of Frankincense: A Reverse Docking Analysis of Terpenoids from Boswellia Oleo-Gum Resins », Medecines, septembre 2018, doi: 10.3390/medicines5030096

3. J. Stutz et al., « Effects of Evening Exercise on Sleep in Healthy Participants: A Systematic Review and Meta-Analysis”, Sports Medicine, février 2019, doi:

10.1007/s40279-018-1015-0

4. Jie Feng, « Identification of Essential Oils with Strong Activity against Stationary Phase Borrelia burgdorferi », Antibiotics, 2018, https://doi.org/10.3390/

antibiotics7040089

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against Stationary Phase Borrelia burgdorferi », Antibiotics, 2018, https://doi.org/10.3390/ antibiotics7040089 24 24 24

LaLa troussetrousse àà pharmaciepharmacie desdes dentistesdentistes modernesmodernes (elle(elle pourraitpourrait soignersoigner toutetoute votrevotre santé)santé)

Rencontre avec Florine Boukhobza

La trousse à pharmacie des dentistes modernes (elle pourrait soigner toute votre santé)

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% des personnes souffrent d’anxiété avant d’aller chez le dentiste 1 , dont

10

% souffrent de “dentophobie” : la phobie du dentiste. L’odeur particulière

du cabinet, la fraise qui ressemble à un instrument de torture, le visage contrit du dentiste à 2 cm du sien… Tout cela alimente la peur de l’arracheur de dents ! Et pourtant, il existe des dentistes bienveillants qui utilisent la phytothérapie, l’homéopathie et l’aromathérapie avec, à la clé, moins de stress et de douleurs.

Annie Casamayou (pour Santé Corps Esprit) : Vous soignez depuis vingt-cinq ans vos pa- tients en leur prescrivant de l’homéopathie et de la phyto- thérapie. Qu’est-ce qui vous a poussée dans cette direction ?

Florine Boukhobza : Certains élé- ments m’ont fait réfléchir. D’abord, pendant ma formation universitaire, j’ai pu constater l’intérêt majeur de l’allopathie pour son efficacité thérapeutique. Je la remercie d’exis- ter, mais elle présente aussi des inconvénients et des effets délétères possibles.

Florine Boukhobza est chirurgienne-dentiste, phyto- thérapeute et homéopathe. Dans cette nécessité de soutenir la

Florine Boukhobza est chirurgienne-dentiste, phyto- thérapeute et homéopathe. Dans cette nécessité de soutenir la santé globale du patient, elle utilise, dans les soins dentaires et prescriptions, l’homéopathie et la phytothérapie. Fondatrice du diplôme universitaire et de la formation post-universitaire en phytothérapie et aromathérapie en odontostomatologie, elle en- seigneégalementcesdisciplines. Auteure de « Homéopathie pour le chirurgien-dentiste », Éditions CdP, 2 e édition 2015 et de « Phytothérapie en odon- tologie », Éditions CdP 2018, 2 e édition, avec le Dr Paul Goetz.

CdP 2018, 2 e édition, avec le Dr Paul Goetz. Puis, au cabinet, certains de mes

Puis, au cabinet, certains de mes patients m’ont expliqué qu’ils avaient moins souvent recours aux médicaments allopathiques en se soignant avec les médicaments homéopathiques.

en se soignant avec les médicaments homéopathiques. Comme tous les médecins, j’ai prêté le serment
en se soignant avec les médicaments homéopathiques. Comme tous les médecins, j’ai prêté le serment
en se soignant avec les médicaments homéopathiques. Comme tous les médecins, j’ai prêté le serment

Comme tous les médecins, j’ai prêté le serment d’Hippocrate, primum non nocere, ce qui signifie « d’abord ne pas nuire », et je voulais y rester fidèle. J’ai décidé de reprendre des études et de me former d’abord en homéopathie, puis en phytothérapie

1.
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former d’abord en homéopathie, puis en phytothérapie 1.
former d’abord en homéopathie, puis en phytothérapie 1.
former d’abord en homéopathie, puis en phytothérapie 1.
former d’abord en homéopathie, puis en phytothérapie 1.

http://www.dentophobie.ch/francais/dentophobie-peur-dentiste.html

et aromathérapie. Comme il n’exis- tait pas de formation
et aromathérapie. Comme il n’exis- tait pas de formation
et aromathérapie. Comme il n’exis- tait pas de formation

et aromathérapie. Comme il n’exis- tait pas de formation spécifique pour les chirurgiens-dentistes, j’ai suivi un cursus universitaire destiné aux médecins et aux pharmaciens, ce qui m’a permis d’acquérir un ba- gage de connaissances très large, et rigoureux.

La synthèse bucco-dentaire et odon- tostomatologique peut s’utiliser dans la pratique au quotidien du chirur- gien-dentiste. Ainsi, compléter son arsenal thérapeutique me permet, et permet aux chirurgiens-dentistes, d’apporter des thérapeutiques, des prescriptions aux patients, à la fois efficaces et avec moins d’effets secondaires.

L’objectif, c’est d’agir dans le sens de l’amélioration de la santé du pa- tient. Élargir l’arsenal thérapeutique avec tous ces différents outils, c’est très précieux pour faire pencher la balance bénéfices/risques du côté des bénéfices sur la santé du patient.

Le chirurgien-dentiste vise la santé à long terme et diminuer les effets indésirables y contribue.

du patient. Le chirurgien-dentiste vise la santé à long terme et diminuer les effets indésirables y

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La trousse à pharmacie des dentistes modernes (elle pourrait soigner toute votre santé)

A.C. : Vous avez mis en place une formation universitaire en phytothérapie et homéopathie pour les chirurgiens-dentistes. Est-ce que cela a été facile ?

F.B. : J’ai suivi moi-même quatre années d’enseignement universitaire dans chacune de ces disciplines. Un diplôme universitaire, c’est du lourd, avec des examens pour valider chaque année, un mémoire à rédiger, etc. Cela m’a donné une vue très large mais un chirurgien-dentiste n’a pas forcément envie de tout emmaga- siner. Donc, j’en ai fait une synthèse spécifiquement destinée à la pratique dentaire et j’ai réuni une équipe enseignante compétente afin de pro- poser une formation adaptée aux besoins des chirurgiens-dentistes. À l’université, rigueur et méthodologie sont toujours en correspondance et nous enseignons la phytothéra- pie moderne, c’est-à-dire validée scientifiquement. Toutes les données sont soutenues par des études, la bibliographie en atteste. Je suis très à cheval là-dessus car c’est aussi ce qui apporte de la crédibilité à notre démarche. Une fois le diplôme va- lidé, nous proposons une formation post-universitaire avec un colloque annuel, et là nous présentons tout ce qui ressort des pôles de recherches actuelles. C’est une remise à jour des données.

A.C. : La formation a beaucoup de succès. Qu’est-ce qui mo- tive les dentistes à s’y inscrire ?

F.B. : Oui, le diplôme universitaire a été créé en 2017 et la photo de la première promotion est parue en une du Herald Tribune International. Bien que la formation ne soit pas encore très connue, nous avons déjà des étrangers qui s’y inscrivent, des Belges, des Suisses, etc. Parce que ce diplôme permet d’acquérir un savoir rigoureux et répond à un vrai besoin entre science et conscience. Les

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dentistes qui écoutent leurs patients sont ainsi à même d’utiliser tout un éventail thérapeutique, de faire appel selon leurs besoins au remède adapté.

de faire appel selon leurs besoins au remède adapté. Notre objectif : élargir l’arsenal thérapeutique pour

Notre objectif :

élargir l’arsenal thérapeutique pour faire pencher la balance du côté des bénéfices sur la santé du patient

balance du côté des bénéfices sur la santé du patient A.C. : En pratique, en dentis-

A.C. : En pratique, en dentis- terie, il faut souvent utiliser des antibiotiques et des anti- inflammatoires. Est-ce que l’on peut les remplacer par des plantes ?

F.B. : Il s’agit de s’adapter au terrain du patient, à ses facteurs de risque qui ressortent de l’anamnèse, de l’interrogatoire médical. Dans des prescriptions avant et après chirurgie, le chirurgien-dentiste pourra associer aux antibiotiques des prescriptions pour protéger le patient, selon les cas de candidoses. Des préparations phy- tothérapiques ou homéopathiques peuvent être prescrites pour favoriser la cicatrisation. En dentisterie, on peut recourir à énormément d’aides, plantes et huiles essentielles (HE). Cela demande une bonne maîtrise des principes actifs de chaque plante mais, ensuite, les indications coulent de source.

Sur le plan de l’accueil au ca- binet dentaire, vous avez des chirurgiens-dentistes qui utilisent des diffuseurs d’huiles essentielles relaxantes. Quand vous entrez dans un cabinet dentaire, vous avez cette odeur caractéristique d’eugénol qui peut, avant même que vous ne soyez assis sur la chaise du dentiste, vous crisper. Là, dans ce cadre-là d’HE « antistress », le chirurgien-dentiste

est content de voir arriver le patient déjà détendu. C’est important pour optimiser le bien-être des patients. C’est une prise en charge humaine.

A.C. : Quelles sont les limites à l’utilisation de remèdes de plantes ? Existe-t-il des pré- cautions liées à l’usage des huiles essentielles ?

F.B. : Oui, si certains terrains ne sont pas propices à l’allopathie et y répondent mal, d’autres ter- rains, à l’inverse, sont peu ou pas propices à la phytothérapie ou à l’aromathérapie. Je m’adapte tou- jours au diagnostic qui émerge lors de l’entretien avec mon patient et j’adapte les traitements en fonction de l’évaluation de son terrain, du questionnaire de santé.

Concernant les HE, en effet, on pour- rait penser que c’est formidable, mais ce sont des remèdes puissants, qui comportent des précautions d’em- ploi et des contre-indications. Il est important de maîtriser leur usage et savoir les choisir. Certaines per- sonnes allergiques peuvent réagir par exemple aux HE et il faudra les éviter. Autre exemple, l’HE de sauge sclarée est un excellent anti-in- flammatoire par voie orale. Elle est très efficace mais elle comporte des précautions d’utilisation et donc le chirurgien-dentiste ne la proposera pas en gélules par voie orale aux pa- tientes qui ont eu un cancer du sein, puisqu’un de ses principes actifs, le sclaréol, est œstrogène-like.

En phytothérapie, on a par exemple le cassis, Ribes Nigrum, qui est corti- sone-like. On l’utilise généralement en macérât glycériné pour obtenir un remède avec une bonne puissance d’action anti-inflammatoire, mais sans les inconvénients.

Les plantes ont généralement moins d’effets délétères mais elles peuvent aussi en comporter. C’est pourquoi il est indispensable de se former et

d’effets délétères mais elles peuvent aussi en comporter. C’est pourquoi il est indispensable de se former
d’effets délétères mais elles peuvent aussi en comporter. C’est pourquoi il est indispensable de se former
d’effets délétères mais elles peuvent aussi en comporter. C’est pourquoi il est indispensable de se former

La trousse à pharmacie des dentistes modernes (elle pourrait soigner toute votre santé)

d’avoir la connaissance du totum (ensemble des molécules actives) de la plante pour bien comprendre son utilisation. En 2017, la création

à l’université du premier diplôme

universitaire, puis en 2018 de la pre-

mière formation post-universitaire en phytothérapie et aromathérapie pour les dentistes, où l’on pratique l’enseignement de la phytothérapie moderne, c’est-à-dire où toutes les données sont validées scientifique- ment, apportent un encadrement adapté.

A.C. : Quels sont vos remèdes fétiches ?

F.B. : S’il n’y avait à choisir qu’une seule HE pour la bouche, pour le chirurgien-dentiste, ce serait l’HE de giroflier car elle a des propriétés an- ti-inflammatoires, anti-infectieuses et qu’elle module l’immunité ; au- trement dit, elle booste vos défenses au moment où vous en avez besoin. Elle a un effet cautérisant pulpaire, c’est-à-dire qu’elle agit sur la pulpe du nerf, ce qui est rare, avec un effet anesthésiant : elle soulage immédia- tement. Elle a beaucoup de qualités thérapeutiques, mais attention ! Elle

est caustique pour les muqueuses. Il ne faut jamais la mettre sur les parties molles de la gencive, seulement sur la dent, les tissus durs. En cas de douleur et de problème infectieux, on peut préparer une petite boulette de coton, l’imprégner avec une à deux gouttes d’HE de giroflier et la mettre

à
à

l’intérieur de la dent. La deuxième

HE pour le chirurgien-dentiste, c’est celle de lavande fine, car elle permet d’apaiser les patients anxieux et stressés. Il suffit de déposer une à deux gouttes d’HE de lavande sur le poignet, vous frottez les poignets l’un contre l’autre pour bien étaler et vous inhalez pendant une minute. Il faut laisser le temps aux molécules aromatiques de monter au cerveau et d’agir sur les récepteurs. L’effet est perceptible rapidement, on se sent

L’effet est perceptible rapidement, on se sent plus calme et plus tonique à la fois. En
L’effet est perceptible rapidement, on se sent plus calme et plus tonique à la fois. En
L’effet est perceptible rapidement, on se sent plus calme et plus tonique à la fois. En
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L’effet est perceptible rapidement, on se sent plus calme et plus tonique à la fois. En
L’effet est perceptible rapidement, on se sent plus calme et plus tonique à la fois. En
L’effet est perceptible rapidement, on se sent plus calme et plus tonique à la fois. En

plus calme et plus tonique à la fois. En homéopathie, le remède phare est Arnica, pour atténuer les états de choc. Avec ces trois remèdes, on a une prise en charge de la globalité de la personne, à la fois pour atténuer le traumatisme, favoriser la réparation et booster l’immunité tout en permet- tant au patient d’être plus ouvert et réceptif. Il est toujours important de tenir compte de cet aspect d’anxiété émotionnelle.

de tenir compte de cet aspect d’anxiété émotionnelle. A.C. : Que peut-on faire pour optimiser sa

A.C. : Que peut-on faire pour optimiser sa santé dentaire à la maison ?

F.B. : Avoir une bonne hygiène buc- co-dentaire, c’est d’abord se brosser les dents matin et soir et ne jamais aller se coucher sans avoir effectué de brossage. Ensuite, il faut évi- ter de grignoter tout le temps. Je pense notamment aux personnes qui mangent toutes les deux heures un carré de chocolat, une pomme, etc. C’est une nuisance car on ne va pas se brosser les dents toutes les heures et les « bactéries » peuvent devenir agressives dans la bouche, Enfin, il faudrait effectuer un contrôle chez un dentiste au moins une fois par an, et même idéalement deux fois par an.

Outre ces conseils de bon sens, on peut associer une petite protection supplémentaire en effectuant un bain

de bouche une fois par semaine, avec du bicarbonate de soude, qui permet de tamponner l’acidité et de diminuer l’agressivité des bactéries. C’est très facile à réaliser en ajoutant une demi-cuillerée à café de bicarbonate dans un peu d’eau ; on le garde un peu et on rince la bouche ensuite.

Si vous avez une maladie paro- dontale, on peut le faire tous les jours pendant un mois, selon les cas, et tout d’abord évaluer le stade. Une autre astuce à connaître lors- qu’on sent que l’on digère mal et qu’on a mauvaise haleine, c’est de prendre une gousse de cardamome et de croquer les petites graines avant de les avaler. La cardamome facilite le transit et purifie l’haleine, c’est très efficace.

A.C. : Quels conseils pratiques pouvez-vous nous donner pour avoir une bonne santé des gencives et éviter la mala- die parodontale ?

F.B. : Pour des gencives qui saignent, se procurer de l’huile végétale de pépins de raisin, avec des propriétés astringentes, est une bonne aide, facile à faire dans un premier temps, et de consulter le chirurgien-dentiste obligatoirement pour déterminer la ou les causes.

Concernant la maladie parodontale, le rendez-vous chez le chirur- gien-dentiste est nécessaire pour faire un diagnostic et le bon choix des thérapeutiques à pratiquer.

diagnostic et le bon choix des thérapeutiques à pratiquer. Propos recueillis par Annie Casamayou Naturopathe 27

Propos

recueillis par

Annie Casamayou

Naturopathe

diagnostic et le bon choix des thérapeutiques à pratiquer. Propos recueillis par Annie Casamayou Naturopathe 27

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Le printemps est passé ? Pas pour vous Mesdames !

Le printemps est passé ? Pas pour vous Mesdames !

Activité physique

Le printemps est passé ? Pas pour vous Mesdames !

La ménopause est un événement incontournable dans la vie d’une femme, mais vous pouvez éviter d’en subir les effets désagréables, invalidants, voire carrément dangereux. Rien de plus facile, il suffit d’enfiler ses chaussures de sport pour contrebalancer la fragilisation d’un corps en plein changement.

la fragilisation d’un corps en plein changement. Dr Fabrice Kuhn Médecin généraliste, diplômé en

Dr Fabrice Kuhn Médecin généraliste, diplômé en biologie et en médecine du sport. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur la nutrition et l’activité physique.

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A vec l’âge, de nombreuses

fonctions et capacités di-

minuent naturellement et

progressivement, que l’on soit une femme ou un homme. La santé et le bien-être peuvent être altérés. Chez la femme, la ménopause marque une

césure et modifie un certain nombre de choses dans l’organisme.

En effet, que de changements à la ménopause ! Certains sont visibles ou perceptibles, d’autres le sont moins. La santé peut se fragiliser pour certaines femmes qui étaient, grâce à leurs hormones, relativement protégées contre certaines maladies (maladies cardiovasculaires notam- ment). Leur risque rejoint alors celui des hommes. Le bien-être est éga- lement altéré (bouffées de chaleur, troubles génitaux…).

Et si vous luttiez contre tout cela ? Si vous faisiez de cette période un moment de renouveau ? (D’ailleurs, pour évoquer la ménopause, les Chinoises ne parlent-elles pas d’un “nouveau printemps” ?).

Savez-vous par exemple que le sport peut éloigner certains des désagré- ments, voire des pathologies, liés à la ménopause ?

Si vous ne faites rien, votre ventre va trinquer

L’arrêt des règles n’est, dans la mé- nopause, que la partie visible de l’iceberg. À la ménopause, l’orga- nisme des femmes se transforme en profondeur. Les modifications hormonales (chute de la sécrétion des

œstrogènes) altèrent de nombreuses fonctions.

Certains désagréments perceptibles comme les bouffées de chaleur ou les insomnies se manifestent alors. L’appareil génital est impacté par une sécheresse vaginale et une involution (mouvement de repli) des organes génitaux.

D’autres changements plus insi- dieux s’observent aussi. Le squelette risque, vous le savez peut-être, de se dégrader. Il se déminéralise et devient plus fragile. On parle alors d’ostéoporose. Le risque de cancer se majore. Les femmes, jusqu’alors moins sujettes aux maladies car- diovasculaires, voient leur risque rejoindre celui des hommes. En plus, les muscles fondent (on parle de sarcopénie) et la force musculaire baisse.

Cela favorise les chutes et les frac- tures sur un squelette parfois déjà fragilisé. Le métabolisme de base s’effrite. En effet, moins d’énergie est nécessaire pour maintenir les

déjà fragilisé. Le métabolisme de base s’effrite. En effet, moins d’énergie est nécessaire pour maintenir les
déjà fragilisé. Le métabolisme de base s’effrite. En effet, moins d’énergie est nécessaire pour maintenir les
déjà fragilisé. Le métabolisme de base s’effrite. En effet, moins d’énergie est nécessaire pour maintenir les

activités de base (faire fonctionner nos organes).

La masse grasse peut se majorer même si cela est souvent plus la conséquence de l’âge que de la mé- nopause. En raison de la baisse des œstrogènes, la prise de masse grasse se fait au niveau du ventre, comme chez l’homme. C’est cette masse grasse abdominale qui est la plus nocive pour la santé. C’est elle qui favorise les maladies cardiovascu- laires, l’inflammation chronique et certains cancers.

Os, muscles, neurones :

des bénéfices à tous les étages

Vous pouvez agir contre tous (ou

presque tous) ces désagréments liés

à la ménopause grâce à l’activité physique.

S’exercer régulièrement et intensé- ment, dédier suffisamment d’heures au sport chaque semaine, voire chaque jour : voilà ce que vous pou-

vez faire contre la ménopause. Voilà ce qui peut inverser ou freiner les ef- fets des modifications métaboliques et hormonales de cette période. Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, ce programme sportif peut limiter bien des maladies liées

à l’âge (surpoids, diabète, maladies

cardiovasculaires, cancers, maladie d’Alzheimer…).

L’activité sportive a, tout d’abord, un effet favorable sur les conséquences directes de la ménopause
L’activité sportive a, tout d’abord, un
effet favorable sur les conséquences
directes de la ménopause : les in-
somnies, les douleurs articulaires,
l’irritabilité et la fatigue.
Quant aux autres désagréments plus
pernicieux, ceux qui sont moins
spécifiques, ils sont grandement in-
fluençables par la pratique sportive.
Les maladies cardiovasculaires sont,
bien entendu, en tête de proue. Et
vous savez que l’ostéoporose est, elle
aussi, limitable par l’activité sportive
à
condition que celle-ci opère des
contraintes osseuses ou des impacts
que celle-ci opère des contraintes osseuses ou des impacts Le printemps est passé ? Pas pour
que celle-ci opère des contraintes osseuses ou des impacts Le printemps est passé ? Pas pour
que celle-ci opère des contraintes osseuses ou des impacts Le printemps est passé ? Pas pour
que celle-ci opère des contraintes osseuses ou des impacts Le printemps est passé ? Pas pour

Le printemps est passé ? Pas pour vous Mesdames !

(sauts, course ou portage de charges lourdes). La natation et le vélo, par exemple, bien que bénéfiques pour d’autres organes, ne suffisent pas pour lutter contre l’ostéoporose.

Quant au surpoids et l’excédent de masse grasse abdominale, les acti- vités sportives n’en feront qu’une bouchée. Et pour les affections plus lourdes, comme Alzheimer et certains cancers, le sport peut les prévenir, même quand la ménopause a tendance à les favoriser.

Il n’y a que quelques symptômes comme les bouffées de chaleur ou les problèmes génitaux qui bénéficient moins de ces exercices physiques.

Faites du sport, mais pas comme un comptable

Bien sûr, à l’âge de la ménopause les capacités d’exercice ne sont plus les mêmes qu’à trente ans et il faut en tenir compte. Il est souvent recom- mandé de pratiquer trente minutes d’effort, au moins cinq fois par se- maine. Mais cette recommandation ne reflète pas, à mon goût, les be- soins réels. S’exercer efficacement c’est plus que comptabiliser des minutes d’effort, ce n’est pas tenir les comptes des calories brûlées… Loin de là ! C’est surtout cumuler des efforts, cumuler des stress, cumuler des activités. Cela permet de stimu- ler son organisme intelligemment et savamment et de ne pas le laisser involuer. Cela permet, même après la ménopause, de le faire progresser.

À chaque effort son signal favorable

Ce qu’on veut de notre organisme, c’est qu’il reste actif et efficace. La ménopause ne doit pas être une pause dans son activité et une perte d’ef- ficience métabolique. Il doit rester au top de ses fonctions. Pour cela, il vous faut parfois sortir de votre

zone de confort : certains efforts doivent être intenses, tantôt pour le système cardiorespiratoire, tantôt

pour le squelette et les muscles. C’est

à cette condition que vous pourrez

stopper ou freiner l’involution liée

à la ménopause. Vous comprendrez

donc que l’activité sportive antimé- nopause sera polyvalente, mêlant endurance, vitesse et musculation. Elle doit, aussi, mêler les sports et les activités.

Rappelez-vous que faire un effort suffisant c’est créer un signal adapta- tif. Mais pour que ce signal adaptatif soit efficace, il faut qu’il soit répété de façon suffisamment rapprochée. Il faut donc s’exercer régulièrement. Rappelez-vous aussi que chaque type d’effort crée un signal différent. Il faut donc cumuler les signaux variés (polyvalence) et que chaque signal soit répété.

L’endurance favorise les signaux pour améliorer les qualités cardio- vasculaires et le métabolisme. La vitesse booste encore plus les si- gnaux pour améliorer les qualités cardiovasculaires. Les impacts (lors de la course ou des sauts) et le port de charge déclenchent des signaux renforçant le squelette. La muscula- tion lance les signaux adaptifs pour entretenir et développer la masse musculaire et la densité osseuse.

Heureusement, nous pouvons cumu- ler les signaux au sein d’une même séance.

Payez-vous le luxe de choisir votre sport

Pour l’endurance, la course à pied est un bon choix car elle cumule travail d’endurance, éventuellement travail de vitesse et impacts. Le vélo, la natation, la marche nordique ou la randonnée sont des versions de l’endurance tout à fait acceptables mais moins efficaces pour renforcer

ou la randonnée sont des versions de l’endurance tout à fait acceptables mais moins efficaces pour

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Le printemps est passé ? Pas pour vous Mesdames !

le squelette. Certains sports pratiqués en salle et en cours collectifs peuvent être une bonne alternative.

Pour la vitesse, utilisez les mêmes sports. La vitesse, c’est de la haute intensité. Ce qui compte, c’est de faire monter haut vos pulsations cardiaques, peu importe votre vitesse absolue. Vous pouvez courir, rouler, ramer, nager ou même juste faire des exercices de musculation.

Pour la musculation, plusieurs ver- sions sont utilisables. Ma préférence va aux exercices au poids de corps qui sont fonctionnels. Ils exercent des contraintes en mimant au plus proche les activités et fonctions du quotidien. Cela permet d’en tirer un profit maximal dans les activités que vous utilisez tous les jours, les activités réellement utiles.

Pompes, flexions, fentes, tractions, planches sont peu risquées et terri- blement efficaces. De plus, il existe pour chacun de ces exercices des versions plus ou moins accessibles à chacun. Cela permet de s’adapter à chaque niveau. Pour les muscles du tronc, préférez les planches aux clas- siques flexions du tronc. Attention ! Les flexions du tronc associées à de fortes contractions des abdominaux créent une hyperpression intra- abdominale dangereuse pour les organes génitaux internes et pouvant favoriser les fuites urinaires.

Le travail de proprioception (la per- ception de la position des différentes parties du corps) est, à tout âge et encore plus à cet âge, grandement utile. La proprioception et l’équilibre

âge, grandement utile. La proprioception et l’équilibre L’exercice de la planche est efficace et sans risque.

L’exercice de la planche est efficace et sans risque. Il muscle le tronc.

Une semaine sportive toute en variations

Voici un planning à débuter très progressivement et à adapter pour chacun.

Jour 1 : Endurance

Course à pied ou sport collectif avec impact. Si vous choisissez le vélo, la natation ou la marche, pensez à sauter une cinquantaine de fois à pieds joints, à cloche- pied, ou comme vous voulez. Cela renforcera votre squelette.

Jour 2 : Musculation

Prévoyez un échauffement de dix à quinze minutes (course, vélo, rameur…) puis une ving- taine de minutes en enchaînant les exercices de façon à stimuler tout le corps. Prévoyez à nou- veau quelques sauts. L’effort doit être modérément difficile. Les muscles doivent être un peu dou- loureux. Une petite tension après l’effort est normale. Des courba- tures (signalant l’excès) peuvent arriver au début mais rapidement vous ne devrez plus en avoir.

Jour 3 : Endurance

Idem que jour 1.

Jour 4 : Vitesse

Course à pied, cyclisme, natation, marche nordique, randonnée en côte, cours collectifs : à vous de choisir. Une solution simple est de faire quelques (six à dix) sprints de dix à vingt secondes. Mais vous devez sentir que l’effort est difficile, voire très difficile. Vous devez sentir un essouffle- ment. Vous devez mettre un peu de temps pour récupérer avant de pouvoir en faire un autre.

Jour 5 : Mobilité et proprioception

Yoga, pilates ou exercices de mobilité. Accordez-leur vingt minutes, une fois par semaine. L’effort est plus doux. Le travail est dans l’équilibre, la proprioception et le maintien de la mobilité articulaire.

est plus doux. Le travail est dans l’équilibre, la proprioception et le maintien de la mobilité

sont des qualités qui se travaillent. Imaginez les heures d’entraînement des gymnastes et autres acrobates :

elles leurs permettent de renforcer cette qualité à percevoir l’espace, à s’adapter aux déséquilibres et, en définitive, à éviter les chutes.

Travailler sa proprioception, c’est créer des déséquilibres : sur une jambe, sur un support instable… yoga, pilates, taï chi sont alors bien utiles. Ils peuvent permettre de ren- forcer la proprioception et de donner de la mobilité aux articulations qui peuvent se «gripper» avec l’âge.

Les sports en groupe, en salle, sont adaptés car ils peuvent cumuler plu- sieurs types de signaux et parce qu’ils sont, parfois, plus motivants.

Le fait d’être guidé par un encadrant formé et aguerri est un plus.

Toutefois, veillez à sortir souvent vous exercer dehors au soleil. La vi- tamine D, dont beaucoup de seniors manquent, se synthétise au soleil. Dès que possible, profitez donc de ses rayons. Sachez que l’hiver, sous nos latitudes, nous ne fabriquons pas de vitamine D. Cette vitamine D ren- force pourtant notre squelette, lutte contre certains cancers et contre les infections. Elle est donc particuliè- rement utile pour les seniors. L’été profitez du soleil, et l’hiver privilé- giez un complément en vitamine D.

Dr Fabrice Kuhn

LIVRES

Mastiquer, c’est la santé France Guillain, Éditions Jouvence, mars 2019, 96 pages – 4,95 €

France Guillain, auteure d’une cinquan- taine de livres et spécialiste du bien-être par l’alimentation, pointe dans son nou- vel ouvrage un enjeu clé pour la santé : la mastication. Comment le cerveau pour- rait-il organiser une bonne digestion, une bonne assimilation, et surtout déclencher le signal de satiété si nous ne lui laissons pas le temps d'analyser ce qui entre dans notre bouche ? Les implications de cette démarche sont non seulement remar- quables pour maigrir (en mastiquant bien, on mange moins et, surtout, on assimile mieux) mais elle déve- loppe aussi une approche qualitative de la vie : ce n'est pas la quantité qui me rend heureux, mais la démarche qui m'amène à en apprécier la qualité !

Les remèdes de santé d’Hildegarde de Bingen (Nouvelle édition) Paul Ferris, Éditions Marabout, mars 2019, 256 pages – 6,56 €

Hildegarde de Bingen est considérée comme la première vraie phytothé- rapeute. Paul Ferris rend hommage à cette femme visionnaire, poétesse, musicienne et thérapeute hors norme. Il rassemble dans son ouvrage des recettes élaborées au XII e siècle, réa- lisées à partir de cinquante plantes aux vertus aujourd'hui scientifiquement reconnues. Avec une vingtaine de préparations faciles à réaliser et très

Et si c’était hormonal ? D r Emmanuelle Lecornet-Sokol et Caroline Balma-Chaminadour Éditions Hachette Pratique, février 2019, 240 pages – 17,90 €

Notre corps sécrète au quotidien de nombreuses hormones, essen- tielles à notre bien-être physique et émotionnel. Les auteures nous proposent un voyage à la découverte de dix-huit hormones qui régulent notre sommeil, notre poids, notre

vitalité, notre libido, notre appétit, notre peau… Elles nous expliquent comment ces hormones peuvent être dérégulées et nous

aident à identifier ces perturbateurs endocriniens qui bouleversent notre équilibre. Un guide précieux pour une santé optimale.

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efficaces : vins, soupes, fumiga- tions, huiles, etc., pour guérir tous les maux quoti- diens, petits et grands. Un indis- pensable.

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Étape 1 : Vos coordonnées (tous les champs sont obligatoires) Nom : Adresse : Ville
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Revue mensuelle Numéro 36 - juin 2019 Directrice de la publication et rédactrice en chef : Clémence Bauden Rédactrice : Joséphine le Maire Santé Corps Esprit – BioSanté Éditions Adresse du siège social :

Rue du Lion d’Or 4, 1 003 Lausanne Registre journalier N° 2043 du 3 février 2016 CHE-208.932.960 - Abonnement annuel : 74 euros Abonnements : Pour toute question concernant votre abonnement, contacter le +33 3 59 55 36 42, rendez-vous sur https://www.sante- corps-esprit.com/vos-questions ou adresser un courrier à BioSanté Éditions – service courrier 679 avenue de la République 59 800 Lille - France ISSN 2504-0472

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« Soyez à vous-même votre propre refuge, soyez à vous-même votre propre lumière. » Bouddha

Ces douces torsions élimineront vos toxines

En yoga, les postures de « torsions » ont de multiples bénéfices : elles permettent un nettoyage en profondeur de l’ensemble de l’organisme. Ce grand ménage apporte la vitalité et est donc particulièrement recommandé durant les changements de saison, ou en cas de soucis pesants.

Ardha Matsyendrasana est une posture clé de torsion en yoga. Grâce à elle, on explore les polarités fondamentales au niveau phy- sique, énergétique et émotionnel, afin de parvenir, grâce au souffle, à la réunion de l’être. Ardha Matsyendrasana agit à la fois sur la colonne vertébrale, sur le système digestif et sur le système nerveux.

La torsion permet la stimulation et le massage de tous les organes du ventre :

l’intestin grêle et le côlon sont comprimés

à tour de rôle. Ils sont alors mieux irrigués. Cette posture stimule le péristaltisme et régénère le foie, la rate, la vésicule bi- liaire et le pancréas. Le cœur est tonifié, la circulation sanguine s’accélère et les toxines encombrant le système digestif sont évacuées. Agni, le feu digestif, est stimulé, ce qui permet de mieux digérer et de mieux éliminer.

Un rajeunissement express

Ardha Matsyendrasana tonifie l’organisme dans son ensemble, c’est pourquoi elle est considérée comme une posture clé de rajeunissement !

La torsion permet d’étirer et d’allonger les muscles et les ligaments de la colonne ver- tébrale et de revitaliser cette dernière grâce

à l’apport de sang frais. Cette posture est

très efficace en prévention des courbures excessives (lordose, scoliose…) mais éga- lement pour apaiser en cas de problèmes déjà installés (lumbago, rhumatismes des hanches et du dos). La souplesse et la vita- lité de la colonne vertébrale et des hanches sont préservées et accentuées.

Ardha Matsyendrasana apaise et « net- toie » le système nerveux, ce qui engendre une sensation de bien-être très profond.

Les glandes endocrines et les reins sont également stimulés et revitalisés. Les glandes sudoripares sont activées, ce qui amplifie le processus de purification et de nettoyage de l’organisme.

Ardha Matsyendrasana est conseillée en cas de fatigue, de dépression, de lassitude, de manque de volonté : elle permet de lutter contre les troubles nerveux, apporte stabilité et apaisement, permet d’évacuer les toxines mentales, augmente la vitalité et la force du Prana et en amplifie la diffusion.

La posture

Asseyez-vous confortablement, les jambes tendues devant vous, le poids du corps réparti sur les deux fessiers et les ischions bien ancrés au sol.

Prenez le temps de respirer, en allongeant la colonne vertébrale.

Pliez le genou droit, en amenant le pied droit à l’extérieur de la cuisse gauche, la plante du pied bien à plat au sol.

Saisissez le genou droit avec les deux mains pour le rapprocher délicatement de la poitrine, en allongeant la colonne vertébrale.

Inspirez, étirez le bras droit vers le ciel.

Expirez, tournez le buste vers la droite, en plaçant la main droite vers la fesse droite.

Inspirez, étirez le bras gauche vers le ciel, allongez la colonne.

Expirez, enserrez le genou droit avec le coude gauche ou, pour aller un peu plus loin, placez le coude gauche à l’extérieur du genou droit, en tournant un peu davantage le buste vers la droite.

Respirez profondément : à chaque inspi- ration, allongez la colonne vers le ciel, à chaque expiration tournez un peu le buste vers la droite, en ouvrant la poitrine.

Faites quelques respirations amples dans la posture afin de revenir en douceur au centre sur une inspiration. Puis changez de sens.

Point de vigilance

Garder les deux fesses au sol, le poids du corps réparti sur les deux ischions ;

Le poids du corps ne repose pas sur le bras arrière sinon cela comprime la colonne vertébrale au lieu de l’étirer ;

Les deux épaules sont alignées et éloi- gnées des oreilles.

Contre-indications

Cette posture doit être pratiquée obligatoi- rement à jeun et ne doit pas être pratiquée pendant les menstruations, durant la gros- sesse, en cas d’opération récente au niveau du système digestif ou de la colonne.

Emeline Díaz Roman

Yogathérapeute, Thérapeute en Ayurveda, Lithothérapeute et Energéticienne

ou de la colonne. Emeline Díaz Roman Yogathérapeute, Thérapeute en Ayurveda, Lithothérapeute et Energéticienne

AGENDA - SANTÉ‑CORPS‑ESPRIT

JUIN 2019

Conférence du Pr Henri Joyeux

Au Salon des Métiers du Bien-Être, à Vittel, organisé par Zen Thérapeute, le P r Henri Joyeux donnera une conférence le vendredi 14 juin 2019. Il abordera la grande question des maladies de civilisation que sont le diabète, l’obésité, le cancer, la maladie d’Alzheimer… Et surtout comment il est possible de les pré- venir, notamment grâce à l’alimentation. Il abordera également la question (toujours po- lémique) des vaccins.

Informations pratiques : Le 14 juin 2019 à 20 h 30, Palais des Congrès, 1 avenue Bouloumié, Vittel (88)

Réservation en ligne sur le site : weezevents ou réseau France Billet FNAC

Salon Zen&Bio à Bordeaux

Pour la première fois, Bordeaux accueillera son salon de santé naturelle Zen&Bio ! Et pour cette première édition, on peut dire qu’elle ne manque pas de panache : des conférences pour se protéger des agressions extérieures et trouver la force en nous pour éloigner les crises, des ateliers de biorespiration, du yoga des yeux, de la danse créative, etc. Pour les plus aguerris, il sera même possible de réaliser sur place ses propres cosmétiques et produits d’entretien !

Informations pratiques : Du 14 au 16 juin 2019, Hangar 14, Bordeaux (33)

Entrée 5 euros ou entrée gratuite ici :

Méditation avec une célébrité

Au Grand Rex de Paris, le 20 juin 2019 aura lieu une séance de méditation particulière :

elle sera guidée par le célèbre Neale Donald Walsch, auteur de plusieurs livres bouleversants et géant du développement personnel. Lors de la méditation il partagera son chemin de pensée, ses outils et solutions pour créer sa vie, en toute bienveillance. Un événement hors du commun et unique en Europe !

Informations pratiques : Le 20 juin 2019 à 20 h, Grand Rex, Paris 75002