Vous êtes sur la page 1sur 5

INTRODUCTION

Les employés d'établissements de soins de santé s'échangent quotidiennement de nombreuses


informations. Il peut s'agir d'informations verbales lors de conversations (aussi téléphoniques),
d'informations écrites via un document ou de vieux dossiers, mais aussi, et de plus en plus souvent,
d'informations électroniques via email, Intranet et les dossiers médicaux électroniques.

Afin de garantir la qualité des soins, un échange sûr et efficient est primordial. À ce niveau, il
convient de soulever quelques points d'attention : l'interopérabilité, un standard pour la transmission
d'informations, une infrastructure stable et des processus de travail transparents.

Définition de l’e-santé
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) définit l’e-santé comme désignant « les services du
numérique au service du bien-être de la personne » et, plus spécifiquement, comme « l’utilisation
des outils de production, de transmission, de gestion et de partage d’informations numérisées au
bénéfice des pratiques tant médicales que médico-sociales ».

historique

L’e-santé se développe de manière exponentielle et peut recouvrir des formes diverses et variées,
concernant l’intégralité des domaines d’activité et des acteurs.

Le numérique est au cœur de l’innovation tant de la recherche clinique que dans la prise en charge
et l’accompagnement des patients.

Amorcé dès les années 70 par l’informatisation des fonctions de gestion et par les premiers projets
de dossier patient numérisé, le recours aux « nouvelles technologies de l’information et de la
communication » dans le champ de la santé a connu depuis quarante ans à la fois, un intérêt
soutenu – les investissements en la matière ont été considérables – et des échecs retentissants,
nombreux et répétés.

C’est que la mise à disposition d’une technologie ne signifie pas son utilisation par des
professionnels possédant de lourdes contraintes, une assez large autonomie, des pratiques tacites et
une tradition respectable.

La situation, cependant, en ce milieu des années 2010 pourrait avoir brusquement et positivement
changé. La mutation des générations pourrait s’être effectuée laissant la place à des praticiens tout
autant attachés au métier que leurs prédécesseurs, mais plus sensibles aux contraintes économiques
et aux ouvertures technologiques ; les patients, eux-mêmes, deviennent moins passifs, plus éduqués,
toujours connectés et si, vieillissants, ils ne le sont pas, leurs enfants le sont pour eux ; en dépit
d’utilisations encore souvent éphémères et d’une maturité technologique parfois incertaine, les
objets connectés se diffusent.
Vocabulaire de la santé numérique :

La santé numérique intègre plusieurs grands sous domaines :

 Les systèmes d’information en santé permettant une meilleure coordination des soins au
sein d’un établissement de santé (Systèmes d’information Hospitalier ou SIH, Dossier
Patient Informatisé ou DPI, etc.) ou d’un territoire de soins (Systèmes d’Information partagé
de santé)
 La télémédecine offrant des possibilités de soins à distance et regroupant 5 catégories
d’actes médicaux : la téléconsultation, la téléexpertise, la télésurveillance, la téléassistance,
et la régulation médicale (centre 15)
 La télésanté intégrant des services de suivi et de prévention des individus dans un objectif
principal de bien être (objets connectés, applications mobiles d’auto-mesure, plateforme
web, …) En fonction des utilisateurs, il est possible de distinguer au sein de ces champs
d’application trois types de dispositifs technologiques génériques
 Les dispositifs technologiques centrés patient ou grand public : m-health ou m-santé (M
pour Mobile) applications de santé mobiles, applications de santé web, objets connectés,
réseaux sociaux (communautés de patients), portail d’information de santé, etc
 Les dispositifs technologiques centrés offreurs de soins tels les établissements de santé
et les professionnels de santé : les SIH internes, systèmes d’information partagés, systèmes
d’information embarqué (ex : SMUR), dispositifs de télémédecine, etc.
 Les dispositifs technologiques centrés acteurs assurantiels, régulateurs publics et
industriels : outils génériques de la gestion de la relation client (CRM) ainsi que ceux du
datamining (données internes) ou du big data (données externes) permettant la collecte, le
stockage et le traitement algorithmique de données massives de santé.

Définition de l’interopérabilité

L'interopérabilité est la facilité avec laquelle des systèmes peuvent collaborer avec d'autres
systèmes.

Dans cet écosystème, les données sont en effet produites par une multitude d’acteurs qui ne
parlent pas le même langage (interopérabilité sémantique), qui n’utilisent pas les mêmes formats
informatiques (interopérabilité technique) ou encore qui ont des organisations et des procédures
différentes (interopérabilité organisationnelle).
Dans le domaine des soins de santé, l’interopérabilité n'est pas encore facile à mettre en place. Les
établissements de soins doivent faire face à de nombreuses parties prenantes : praticiens, patients,
prestataires de soins de soutien, directeurs d'établissements, assureurs maladie et instances
officielles. Chacun d'entre eux utilise ses propres systèmes pour consulter l'information. Et nous
voulons malgré tout que les bonnes personnes aient accès aux bonnes informations, au bon moment,
au bon endroit et de la bonne façon. Cela rend l'interopérabilité complexe.

Un standard en matière de transfert de données


Afin d'intégrer les processus de différents systèmes, il est essentiel que toutes les données
présentent une structure identique : format, classification, encodage, etc. L'on a recours au standard
HL 7 pour le transfert électronique d'informations (Health Level Seven) dans le secteur des soins de
santé aux quatre coins du monde. Dans ce secteur, les protocoles et les formats sont définis pour
tous les domaines et secteurs de soins afin de garantir un échange d'information sûr entre les
systèmes distincts. Une concertation mutuelle entre les représentants des acteurs intéressés permet
de mettre régulièrement à jour les standards. Il est ainsi possible d'adapter les définitions existantes
aux évolutions technologiques actuelles, aux nouvelles exigences en matière de gestion des
établissements de soins, aux législations changeantes ou aux souhaits des utilisateurs du standard.

Une infrastructure stable

Lorsque la technique d'échange de données est bien implantée au sein d'une organisation, les
patients en tirent directement avantage. Leurs données arrivent plus rapidement aux différents
services de l'établissement. Si cet échange est organisé au sein d'une chaîne d'organisations de soins,
l'information électronique complémentaire venant de l'extérieur (médecins de famille, pharmaciens,
thérapeutes, etc.) se frayera alors beaucoup plus rapidement un chemin vers le dossier médical
personnel (DMP) central. L'information ne s'égare plus dans un dédale de contacts, fortuits ou non,
mais la plupart du temps sommaires, entre les représentants des diverses disciplines. Les
prestataires de soins travaillent avec une structure stable et sûre qui réplique l'information de
manière efficiente entre les établissements, les spécialistes individuels et les centres de soins.
Partager l'information n'est donc plus une activité facultative, mais un mécanisme infra-structurel
indispensable. Le système d'échange , décharge les gens du partage des données essentielles
pouvant sauver des vies, mais aussi du partage d'informations de base, telles que les adresses ou les
textes de brochures d'information.

Processus de travail transparents

Le processus d'échange d'informations dépend entièrement de la transparence avec laquelle les


prestataires de soins effectuent leur travail. Cette transparence se justifie par la nécessité de
maintenir des soins abordables au sein d'une société vieillissante. Et qu'il s'agisse de dossiers
médicaux, de dossiers de médication, d'un dossier de qualification professionnelle, d'aperçus des
horaires du personnel, de capacité de lits ou d'autres équipements médicaux, la transparence
contribue à l'actualité et à l'intégrité, et, partant, à la qualité. Maintenant que les responsabilités en
matière de soins sont transférées du gouvernement central vers les organisations décentralisées, ces
caractéristiques ont un réel besoin d'informations. Les changements au niveau des processus de
travail, du financement et du contrôle font des soins de santé un secteur dynamique, stimulé par
l'ingéniosité technologique et l'aspect humain.
Conclusion***

Néanmoins, si la dématérialisation des documents de santé est déjà amorcée, elle ne pourra se
démocratiser qu’avec la mise en place de l’interopérabilité : pour être efficaces, les systèmes
d’information de santé doivent pouvoir communiquer ensemble, donc utiliser un langage commun.
L’interopérabilité apparaît alors comme le fondement de la santé connectée

Vous aimerez peut-être aussi