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Audit des stocks

A la mémoire de mon père,

A ma tendre mère,

A toute la famille KOUMBIA.

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Rapport de stage professionnel Effectué par : M. Nassoukou KOUMBIA


Audit des stocks

Tous mes remerciements s’adressent à toute l’administration de l’Ecole Nationale de


Commerce et de Gestion –Agadir et à tout le corps professoral pour les efforts tant déployés
afin de me fournir des outils nécessaires à la vie professionnelle.

J’exprime une profonde gratitude à Monsieur LOUDIYI, responsable des Ressources


Humaines de SOREMED qui m’a offert l’opportunité de m’appliquer à l’audit des stocks au
sein d’une très grande société. Merci à Monsieur Idder SEMLALI qui n’a cessé de me
prodiguer de sages conseils par sa proximité et sa permanente disponibilité. Aucun mot ne
pourrait décrire ma reconnaissance envers lui pour l’attention particulière qu’il a portée au
présent travail.

Aussi, je tiens à exprimer toutes mes reconnaissances à tout le personnel de la SOREMED à


tous les niveaux pour les efforts qu’ils n’ont cessé d’aménager afin de m’offrir un séjour
agréable.

Merci à Madame Radi BOUCHRA qui a su dès le départ accorder une attention particulière à
ce travail de part ses précieux conseils et son excellente méthodologie de travail.

Pour tous ceux qui de près ou de loin ont inlassablement œuvré afin que ce compte rendu se
concrétise; que Dieu tout puissant les protège, les comble de sa grâce et les accompagne dans
leurs projets !

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PREMIERE PARTIE :

CHAPITRE 1: PRESENTATION DE LA SOCIETE

I. Historique et activité de la société


II. Structure organisationnelle

CHAPITRE 2 : INTRODUCTION AUX CONCEPTS D’AUDIT

I. Définition et objectifs de l’audit


II. Normes d’audit
III. Contrôle interne
IV. Cycles d’audit

DEUXIEME PARTIE : AUDIT DES STOCKS

I. Définition et objectifs des stocks


II. Evaluation du contrôle interne
III. Gestion des stocks
IV. Analyse des ratios
V. Résultats de l’audit

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Les sociétés quelque soit leur taille (grande entreprise, petite et moyenne entreprise ou
très petite entreprise) ou la nature de leur activité (commerciale ou industrielle), mettent
souvent en place des procédures de contrôle pour s’assurer de la véracité de l’information
comptable et pour prévenir les fraudes. Ces procédures sont établies sur la séparation des
différentes fonctions de l’entreprise afin d’effectuer une analyse des opérations réalisées par
l’entreprise par référence à des normes, techniques et procédures reconnues. L’analyse ainsi
effectué en forme d’audit comptable consiste à étudier la régularité, la sincérité et
l’exhaustivité des comptes et états financiers de l’entreprise, afin de formuler et garantir une
opinion auprès des destinataires du rapport d’audit. Quelque soit la nature de son activité,
l’entreprise achète des matières premières, produit, stock et vend ; réalisant ainsi son cycle
d’exploitation grâce au personnel qui exploite les machines (immobilisations). De l’achat des
matières premières jusqu’à l’encaissement après la vente, l’entreprise est en contact perpétuel
avec ses différents partenaires et est censée se soumettre à une certains nombres de normes
comptables et fiscales. L’audit se veut dans cette optique comme un moyen permettant de
s’assurer du respect de ces normes.

L’audit consiste à s'assurer de la régularité, la sincérité et la fiabilité des méthodes


qu’emploie une entreprise pour évaluer son patrimoine. Pour une entreprise commerciale, les
stocks occupent primordiale ; d’où la nécessité de mettre en place une procédure de gestion
bien définie.

Après avoir présenté dans une première partie l’entreprise d’accueil ainsi que des notions liées
à l’audit, nous mentionnerons dans une partie beaucoup plus élaborée l’évaluation du contrôle
interne, la méthode de gestion de gestion des stocks adoptée par la SOREMED, l’analyse des
ratios d’exploitation puis les résultats de notre mission.

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I. HISTORIQUE ET ACTIVITE
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1. Historique de l’industrie pharmaceutique marocaine


L’industrie pharmaceutique marocaine est née dans les années soixante et ce par la volonté
politique des plus hautes instances de l’Etat. Au lendemain de l’indépendance, le Maroc
importait encore la quasi totalité des médicaments nécessaires à la population et cela par
l’intermédiaire de simples comptoirs commerciaux qui se chargeaient de leur répartition
auprès des grossisteries et des pharmacies. Cette dépendance à l’égard des importations ne
pouvant satisfaire les Pouvoirs publics à l’heure où la majorité des pays recherchaient la
maîtrise et l’autosuffisance en matière d’approvisionnement en médicaments, l’Etat décide
d’abord d’encadrer de manière rigoureuse l’exercice de la pharmacie sur le territoire par la
mise en place du Dahir de février 1960 qui définit les conditions d’exploitation d’un
médicament (qu’il s’agisse de son importation, de sa fabrication ou encore de sa distribution
en gros et de sa délivrance au détail). Aussi ; afin de réduire sa dépendance vis-à-vis des
importations, le Ministère de la Santé impose dès 1965 via un circulaire, la fabrication locale
progressive des différentes formes pharmaceutiques. Il n’autorise à l’importation que les
produits ne représentant que de faibles quantités consommées ou nécessitant une technologie
sophistiquée et trop coûteuse. Cette politique gouvernementale à permis de tripler en 15
années (1965-1980) le nombre d’unités industrielles passant de 8 à 25 unités. De même, alors
que la fabrication locale des médicaments ne couvrait en 1960 que 15 % des besoins, elle
atteint dans les années 80 près de 80 % de la consommation locale.

La croissance du secteur a été régulière et relativement élevée. Sur la période 1980-1995, son
développement est resté vif, avec un taux de croissance de plus de 10 % par an en moyenne.
Le marché doublait presque tous les cinq ans. L’investissement a suivi cette courbe
ascendante. Après un rythme annuel de 25 millions de dirhams à partir de 1985, celui-ci
atteint 100 millions en 1990, 250 millions en 1995 et 259 millions en 2009.

C’est dans cette dynamique qu’est alors créée en 2001 la société de répartition de
médicaments (SOREMED) installée à Tassila dans la zone industrielle d’Agadir. Depuis sa
création, la société a connu d’énormes mutations ; ce qui lui permet d’affirmer et de maintenir
sa position de leader dans le secteur de la répartition des médicaments. La SOREMED en
effet, se positionne comme intermédiaire entre les laboratoires (fournisseurs) ainsi que les
pharmacies (clientèle).

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2. Activité de la SOREMED
La SOREMED est une société commerciale dont l’activité principale est la répartition des
médicaments. Elle est approvisionnée par différents laboratoires installés dans le royaume ;
stock puis vend les produits aux différentes pharmacies. Au niveau de la commercialisation,
elle est dépendante des producteurs importateurs. Par contre au niveau de la distribution, le
nombre élevé de grossisteries donne aux officines une marge confortable de négociation
surtout au niveau des conditions de règlement.

Son activité se résume dans les schémas suivants :

MODE DE FONCTIONNEMENT GENERAL

L P
A
H
B S
A
O O
R
R R
M
A Entrées Sorties
E A
T
M C
O
I E I

R D E

E S

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DEROULEMENT DE L’ACTIVITE OPERATIONNELLE

DE LA SOREMED

Services opérationnels de la SOREMED


Flux d’informations vers l’intérieur de la SOREMED
Flux d’informations au sein de la SOREMED
Flux d’information vers l’extérieur de la SOREMED
Laboratoires
Pharmacies

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II. STRUCTURE ORGANISATIONNELLE


Parlant de la structure organisationnelle de la société, nous mentionnerons la fiche
technique, l’organigramme de la société et une brève description des différents services.

FICHE TECHNIQUE

Données juridiques

Forme juridique : Société Anonyme

Raison sociale : SOREMED

Siège social : Zone industrielle Tassila N°176 Inezgane Agadir

N° de patente : 49761640

Registre de commerce N°1525

N° de téléphone : 05 28 33 22 66

N° Fax : 05 28 33 21 98

Localisation : Agadir, sud du Maroc

Superficie : 5000 m² dont 2500m² construit

Date de création : 01 Février 2001

Capital social : 22.000.000 dirhams

Activité : Distribution des produits pharmaceutiques

Champ d’action : tout le territoire marocain

Nombre de clients : 1000 environs

Nombre de fournisseurs : 600 environs

Effectif : 300 employés

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2. Organigramme

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3. Description des services


Afin de satisfaire efficacement les attentes de sa clientèle et garder une bonne part de
marché, la Société de Répartition de Médicaments se subdivise en plusieurs services en
interaction les uns avec les autres. Il s’agit en effet des services approvisionnement, stockage,
magasin, centre d’appel, préparation des commandes, expédition et livraison, écoute clients,
avoirs, recouvrement-finance et des services supports.
L’ensemble des services travaille en coordination sur une application nommée ISTA.COM.
C’est une base de données sur laquelle tous les produits de la société sont inscrits avec toutes
les informations nécessaires (prix, quantité, date de péremption, stock existant, lot
correspondant…)
a. Service approvisionnement
Ce service se charge des approvisionnements en médicaments à la SOREMED. Il est composé
de deux services en interaction continu : le service des achats et celui de la réception.
 Le service des achats a pour mission essentielle d’estimer le nombre de produits à
commander en se basant sur les ventes des derniers mois et sur les quantités disponibles en
stock. Ce faisant, il évite également une rupture éventuelle de stock. Après l’estimation du
besoin, la commande est saisie, imprimée puis envoyée par fax au laboratoire. La réception
est précédée d’un suivi téléphonique très minutieux.
 Le service réception réceptionne les livraisons quotidiennes et contrôle leur
conformité aux commandes. Pour ce faire, il vérifie en premier lieu l’état des produits, le nom
du produit, la posologie, la quantité, la date de péremption, le Prix Public Maroc (PPM). Il
inscrit ensuite les anomalies sur le bon de commande (voir annexe) et écarte les produits
présentant les anomalies (produits cassés, date de péremption proche, produits sans étiquette
de prix). Dans la seconde phase, il remet le BC au responsable de saisie pour alimenter le
stock. Lors de la saisie sur l’application, le service achat compare une seconde fois le BC à la
facture.
b. Service stockage et magasinage.
Ce service est chargé d’entreposer les produits réceptionnés avant la vente. Suite à la
multitude de catégories de produits dont dispose la société, une organisation minutieuse à été

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mise en place afin de ranger les produits. Ces derniers sont donc rangés par formes ou
conditionnement et selon leur poids ou encore leur fragilité.

PRODUITS NIVEAUX CARACTERISTIQUES


Suspensions buvables, sirops, farines 0 Produits fragiles, lourds
Pommade collyre, ophtalmique, crème 1-1 ---
Sachets 1-2 ---
Injectables 1-3 Fragiles, légers
Suppoux 1-4 ---
Médicaments (effervescents, comprimés, Représentent 90% des produits
gélules) 1-5 vendus par la société.
Le niveau 0 représente le rez-de-chaussée. Les produits y sont disposés afin de faciliter leur
acheminement vers les rayons du service préparation des commandes. On note aussi des
espaces réservés pour produits vétérinaires et le lait des enfants.
Le niveau 1 représente l’étage avec cinq aires de stockage.
Le service effectue un suivi du niveau des stocks, évalue les quantités à commander puis
établit les brouillards de commandes destinés au responsable approvisionnement.
c. Le service ou centre d’appel
C’est un service rattaché à la direction commerciale et qui a comme mission principale la
vente aux pharmacies clientes des produits de la société. Les téléphonistes sont chargés de
recevoir quotidiennement les commandes de la clientèle selon la zone géographique qui leur
est confiée. Une fois la commande validée, le téléphoniste donne l’ordre au service
préparation des commandes qui imprime le bon de livraison. Afin de rester compétitif, un
système de relais est mis en place au niveau de ce service.

d. Le service de préparation des commandes


Ce service divisé en plusieurs rayons abrite l’imprimante centrale où sont imprimés les BL
validés par les téléphonistes. Il existe deux types de commandes : les commandes normales et
les commandes urgentes. Les commandes urgentes sont imprimées et tirées dans chaque
rayon (selon la nature des produits de la commande) par un seul agent. Les commandes
normales sont quand à elles imprimées puis placées dans un bac qui circule sur une chaine au
niveau de tous les rayons. Les tireurs qui officient au niveau des rayons sont chargés de
remplir le bac circulant avec les produits mentionnés dans le BL puis signent le BL et
transmettent le bac au tireur suivant et ainsi de suite. Au bout de la chaine se trouve un
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contrôleur qui contrôle en comparant le BL aux données existantes sur le système afin de
s’assurer que les produits correspondants au BL ont été tirés. Ce dernier remet ensuite le bac
au service expédition-livraison.
e. Service expédition-livraison.
La livraison des médicaments est assurée par ce service qui pour des soucis d’efficacité est
subdivisé en 2 groupes : le groupe 1 qui se charge de la livraison des commandes urgentes et
le groupe 2 qui se charge de la livraison des commandes normales. Après avoir emballé les
produits dans des sachets ou des colis le livreur reçoit une feuille de route et revient avec un
cachet du client pour servir d’accusé de réception.
f. Service écoute clients
Afin de satisfaire, garder et gagner la confiance des clients, la société à mis sur pieds un
service écoute clients qui reçoit les réclamations éventuelles de ces derniers. Les réclamations
des clients peuvent être de plusieurs natures : Il peut s’agir en effet des produits livrés en
moins, des erreurs sur la qualité des produits, des boîtes vides, des erreurs sur le prix, des
produits périmés, des retards de livraison…Après avoir analysé la réclamation, le responsable
du service renvoie la réclamation au service concerné pour une solution conséquente.

g. Le service des avoirs


Ce service traite les avoirs des clients et ceux des fournisseurs.
Les avoirs des clients sont reçues et examinés (selon leurs états : bon, cassé ou proche de la
péremption). Ensuite une facture avoir est établie en deux exemplaires : une pour le client et
l’autre pour la société. Les produits en bon état sont remis en circulation pour vente ou soit
remis aux fournisseurs s’ils sont proches de la date de péremption.
Les avoirs fournisseurs font suite aux produits reçus dont les caractéristiques ne
correspondent pas aux conditions négociées lors de la passation de la commande (prix,
quantité…)
h. Le service recouvrement-finance
Ce service a pour missions de réduire les impayés, les échéances de paiements,…et de tous
les aspects financiers de la société. Il bloque ainsi les clients ayant plus de deux traites
impayées dans le système.

i. Les services supports


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Il s’agit en effet des services logistiques, ressources humaines, qualité des services. Le
service des ressources humaines gère le personnel ainsi que toutes les tâches qui y sont liées
(paiements, notes de services…) ; le service logistique se charge de l’entretien des moyens de
transport, des frais de carburant…

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I. Définition et objectifs de l’audit


1. Définition
Le terme d’audit vient du verbe latin « AUDIRE » qui signifie « ECOUTER ». En anglais,
il signifie contrôle ou vérification.
Selon le SYSCOA (Système Comptable Ouest Africain) aujourd’hui SYSCOHADA
(Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires), C’est l’analyse critique
des opérations réalisées par une entreprise, menée par référence à des normes, techniques et
procédures reconnues.
Il existe plusieurs types d’audit dont les définitions reposent sur les objectifs à atteindre : il
s’agit de l’audit opérationnel, audit fonctionnel, audit légal, audit contractuel, audit
comptable et financier, audit informatique, audit social…
a. L’audit interne
Selon l’Institut Français des Auditeurs et Contrôleurs Internes (IFACI) : L’audit interne est
la révision périodique des instruments dont dispose une direction pour contrôler et gérer
l’entreprise. Cette activité est exercée par un service dépendant de la direction de l’entreprise
et indépendant des autres services. L’auditeur interne vérifie si les procédures en place
comportent les sécurités suffisantes, si les informations sont sincères, les opérations
régulières, les organisations et les structures efficaces.
Selon l’Ordre des Experts Comptables (OEC) : L’audit interne est l’ensemble des sécurités
contribuant à la maîtrise de l’entreprise. Il a pour but d’assurer :
-D’un côté la protection, la sauvegarde du patrimoine et la qualité de l’information
-De l’autre, l’application des instructions de la direction, et de favoriser l’amélioration des
performances.
L’audit interne est une fonction indépendante dont l’objectif est d’examiner et évaluer les
activités d’une organisation. Il vise à assister les membres de cette organisation dans
l’exercice de leurs responsabilités. L’audit interne leur fournit des informations, analyses,
évaluations, recommandations, et conseils sur les activités qu’il examine.
L’audit interne est assuré par des auditeurs internes qui doivent avoir les qualités suivantes :

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L’indépendance : L’auditeur interne doit être indépendant des activités qu’il audite.
L’indépendance est favorisée lorsque le Conseil intervient dans la nomination et la révocation
du Directeur de l’audit interne.
L’objectivité : L’objectivité est l’indépendance d’esprit dont il doit faire preuve dans
l’exécution de ses travaux. Elle nécessite que l’auditeur interne exécute sa mission d’audit
avec la conscience d’apporter des conclusions honnêtes, professionnelles et sans compromis à
ses travaux. Aucun conflit d’intérêt ne doit altérer son indépendance.
La compétence professionnelle : L’auditeur interne doit effectuer ses travaux avec
compétence et conscience professionnelle. Sa compétence technique et sa formation générale
doivent être d’un niveau compatible avec les audits à effectuer. Il doit posséder ou acquérir les
connaissances, aptitudes et compétences techniques nécessaires a l’exercice de ses
responsabilités. L’auditeur interne doit respecter le code de déontologie de la profession,
disposer de bonnes qualités relationnelles, savoir communiquer efficacement, faire preuve de
conscience professionnelle dans l’exercice des ses fonctions.
b. L’audit externe
L’audit externe peut se décliner sous deux aspects :
 L’audit légal (commissariat aux comptes)
La loi a institué un contrôle légal de caractère permanent par un ou plusieurs commissaires
aux comptes ayant pour objectif principal la vérification de la régularité, de la sincérité et de
l’image fidèle des comptes de l’entreprise. Il concerne :
 Certaines sociétés commerciales quelque soit leur objet ou leur activité (Les sociétés
anonymes, les sociétés a responsabilité limitée et EURL, les sociétés en commandite
simple (SCS)).
 Certaines sociétés, entreprises ou groupements de part leur activité ou leur taille quelque
soit leur forme sociale (Les groupements d’intérêt économique (GIE)).
L’audit légal est assuré par des commissaires aux comptes habiletés à le faire. Au Maroc,
selon la loi 15-89, ils doivent être inscrits dans la liste de l’ordre des experts comptables. Le
commissaire aux comptes a pour mission permanente, a l’exclusion de toute immixtion dans
la gestion, de vérifier les valeurs et les documents comptables de la société et de contrôler la
conformité de sa comptabilité aux règles en vigueur. Il vérifie la sincérité et la concordance
avec les états financiers, des informations données dans le rapport de gestion du conseil
d’administration ou de l’administrateur général selon le cas, et dans les documents sur la
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situation financière et les états financiers de synthèse de la société adressés aux actionnaires.
Il fait état de ses observations dans son rapport a l’assemblée générale annuelle. Dans ce
rapport, il porte à la connaissance du conseil d’administration ou de l’administrateur général,
ainsi qu’a l’ensemble des actionnaires : Les contrôles et vérifications effectués, les postes du
bilan et documents à modifier ou ajuster, les irrégularités, inexactitudes et fraudes relevées
ainsi que les conclusions auxquelles conduisent ces observations et rectifications
 L’audit contractuel
La mission de l’auditeur contractuel est de vérifier et d’exprimer une opinion sur les comptes
de l’entreprise et leur conformité aux principes généralement admis en matière
d’enregistrement comptable, de présentation et d’évaluation. Cela, dans le cadre d’un contrat
librement signé entre cette dernière et lui-même.
c. Audit interne et audit externe
Si les deux fonctions sont souvent étroitement imbriquées dans la vie de l’entreprise, elles
n’en gardent pas moins chacune ses spécificités. Les spécificités principales sont liées :
 Au mandat : les auditeurs externes effectuent leurs missions comme des mandataires,
soit du conseil d’administration (ou des actionnaires), soit des autorités de tutelle ou de tiers
intéressés par l’acquisition de l’entreprise. Par contre, les auditeurs internes sont au service de
l’entreprise et leurs missions répondent aux intérêts et préoccupations de la direction générale.
 Aux objectifs : L’audit externe exprime vis-à-vis des tiers une opinion motivée sur la
régularité et la sincérité des comptes annuels de l’entreprise ; alors que l’audit interne à pour
but de s’assurer pour la direction générale uniquement, de la qualité des procédures
comptables et des documents élaborés, de la fiabilité des informations financières servant de
base à la prise de décision.
 Au statut : L’auditeur externe intervient en tant qu’expert juridiquement indépendant
de l’entreprise. Son engagement vis-à-vis de celle-ci est soit légal : quand il intervient au titre
d’une mission légale (commissariat aux comptes ou audit financier aux fins de certification)
soit contractuel : quand il intervient au titre d’une mission contractuelle (audit opérationnel en
général et audit financier en parfois). Quant à l’auditeur externe, il est, par définition membre
du personnel de l’entreprise.
 A l’indépendance : l’indépendance de l’auditeur externe est garantie à la fois par sont
statut (cas d’un audit légal), et par le respect des normes et diligences professionnelles (cas

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d’un audit contractuel). L’indépendance de l’auditeur interne est assurée par sa fonction dans
l’organigramme ainsi que par son objectivité.

De ces spécificités découlent les conséquences suivantes :

 Le cadre de référence : les auditeurs externes s’appuient essentiellement sur des


dispositions légales et des normes professionnelles de contrôle légal ; par contre, les auditeurs
internes travaillent au niveau des procédures comptables ou administratives propres à
l’entreprise en respectant les doctrines de l’audit interne.
 Les conclusions : Au niveau des rapports, les auditeurs externes font des
recommandations mais ne jouent aucun rôle dans leur suivi. Ils n’ont pas d’obligations de
résultats mais seulement de moyens ; alors que les auditeurs internes approfondissent leurs
analyses afin d’identifier les causes de dysfonctionnements et recommander les actions à
entreprendre. Ils sont jugés sur le caractère constructif des recommandations (obligation de
résultats).
2. Objectifs de l’audit
L’objectif de l’audit est de formuler une opinion motivée sur la régularité, la sincérité,
l’image fidèle des états financiers d’une entreprise.
 La Régularité
Il s’agit pour les comptes d’être conforme aux règles et procédures en vigueur. De respecter
les conventions, principes, lois et règlements applicables dans un pays.
 La Sincérité
C’est l’application de bonne foi des lois, règlements et procédures en vigueur. Sont sincères
des documents financiers tels que les établirait un professionnel indépendant, de bonne foi.
 L’image Fidèle
Il s’agit de traduire la connaissance que les responsables de l’établissement des comptes ont
une maîtrise de la réalité et de l’importance relative des évènements enregistrés. Elle découle
de la bonne application des principes de régularité et de la sincérité. Une image fidèle de
l’entreprise est obtenue lorsque les principes comptables sont respectés : il s’agit des principes
de continuité d’exploitation, d’indépendance des exercices, du coût historique, de prudence,
de clarté, de permanence des méthodes et de l’importance significative.

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Les opérations comptabilisées doivent alors être exhaustives, prises en compte dans la
bonne période, imputées au bon compte, concerner l’entreprise, évaluées correctement, réelles
et suffisamment explicitées.
II. Normes d’audit
Dans le cadre des efforts déployés par I.I.A (Institute of Internal Auditors) pour créer une
unité réelle au sein de la profession à travers le monde, notamment en matière d’établissement
des standards, l’apport le plus important à été l’adoption en Août 1978 par le conseil
d’administration de I.I.A des Normes pour la Pratique Professionnelle de l’Audit Interne
(Standards for the Professional Practice of Internal Auditing) dans le but de :
 D’encourager l’amélioration de la pratique de l’audit interne,
 De promouvoir la reconnaissance de l’audit interne comme profession,
 De clarifier le rôle et les responsabilités de l’audit interne vis-à-vis de la direction
générale, du conseil d’administration, des auditeurs externes et des organismes publics
et professionnels,
 D’instaurer un étalon pour les activités d’audit interne qui soit un instrument de mesure
constant pour toutes les entités d’audit,
L’ensemble des normes fixent cinq obligations aux auditeurs internes.
a. L’indépendance
Les auditeurs internes doivent être indépendants des activités qu’ils auditent. Ainsi, le
service d’audit interne doit être situé à un niveau hiérarchique qui lui permet d’exercer ses
responsabilités. Aussi, ils doivent effectuer leurs travaux avec objectivité et pour y arriver, ils
doivent adopter une attitude d’esprit indépendante lorsqu’ils effectuent l’audit et ne doivent
pas subordonner leurs jugements à celui des autres. L’indépendance permet à l’auditeur
interne de porter un jugement libre et sans idée préconçue ; ce qui est indispensable pour
conduire convenablement ses audits.

b. Compétence technique et professionnelle


Les auditeurs internes doivent effectuer leurs travaux avec compétence et conscience
professionnelle. Ainsi, le service d’audit interne doit garantir que la compétence technique et
la formation générale des auditeurs internes sont d’un niveau compatible avec les audits à
effectuer ; il doit posséder ou acquérir les connaissances, les aptitudes et les compétences
techniques nécessaires à l’exercice de ses responsabilités et il doit enfin s’assurer que les
missions d’audit sont correctement supervisées.
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Les auditeurs internes quand à eux doivent respecter le code de déontologie de la profession,
posséder les connaissances, aptitudes et compétences techniques nécessaires à l’exécution des
travaux d’audit interne, être aptes aux contacts humains et savoir communiquer efficacement
et faire preuve de conscience professionnelle dans l’exercice de leur fonction.

c. Etendue et nature des travaux


Le champ d’intervention de l’audit interne doit comprendre l’examen et l’appréciation de la
pertinence et de l’efficacité du système de contrôle interne de l’organisation, et de la qualité
de la performance dans l’accomplissement des responsabilités confiées. Il s’agit de la fiabilité
et de l’exhaustivité des informations ; du respect des politiques, plans, procédures, lois et
réglementations ; de la protection du patrimoine ; de l’utilisation économique et efficace des
ressources et de la réalisation des objectifs assignés aux activités opérationnelles ou
programme.
d. Exécution des travaux d’audit
Le travail d’audit doit comprendre la planification des missions, l’examen et l’évaluation des
informations recueillies, la communication des résultats obtenus et le suivi. Les auditeurs
internes doivent planifier chaque mission d’audit ; ils doivent recueillir, analyser, interpréter
les informations et documenter ce travail pour supporter les résultats de son travail ; établir un
rapport présentant les résultats de sa mission et enfin effectuer un suivi pour s’assurer que des
actions appropriées sont entreprises.
e. Gestion du service d’audit interne
Le directeur d’audit interne doit diriger son service de façon appropriée. Il doit ainsi disposer
d’un document définissant les objectifs, les pouvoirs et la responsabilité du service d’audit
interne ; établir les plans qui permettrons au service d’audit interne d’exercer ses
responsabilités ; définir et mettre par écrit les politiques et procédures qui guideront l’activité
des auditeurs ; établir les plans de recrutement et de développement des ressources humaines
du service d’audit interne ; cordonner les efforts de l’audit interne et de l’audit externe ; et
doit enfin définir et mettre en œuvre un plan de contrôle qualité pour évaluer les activités de
son service.
III. Contrôle interne
1. Définition

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Le contrôle interne est un processus mis en œuvre par la direction générale, la hiérarchie,
le personnel d’une entreprise et destiné à fournir une assurance raisonnable quant à la
réalisation de trois objectifs suivants :
 La réalisation et l’optimisation des opérations
 La fiabilité des informations financières
 La conformité aux lois et aux réglementations en vigueur.
Cette définition repose sur certains concepts fondamentaux à savoir :
Le contrôle interne est un processus car, à la différence des systèmes de procédures
traditionnels, il est constitué d’actions qui jalonnent toutes les activités de l’entreprise. Elles
sont définies en fonction des décisions des dirigeants pour conduire les opérations et sont
donc inhérentes à la façon dont l’entreprise est gérée.
Le contrôle interne est mis en œuvre par des personnes en fonction de leur appréhension des
objectifs de l’entreprise et dont les capacités de compréhension, de communication et d’action
ne sont pas nécessairement homogènes.
Le contrôle interne, aussi bien conçu et efficace qu’il puisse être, ne peut fournir aux
dirigeants qu’une assurance raisonnable quant à la réalisation des objectifs qu’ils ont fixés.
Cette assurance ne peut en aucun cas être absolue, car des limites peuvent aussi bien d’une
erreur de jugement ou d’une mauvaise application des procédures que d’agissements visant à
tromper la vigilance du système.
2. Objectifs du contrôle interne
Le contrôle interne est axé sur la réalisation des buts de la société. Il s’agit de :
 Ceux relatifs à la rentabilité, aux performances et à la protection des ressources.
Il s’agit en général des objectifs opérationnels qui sont liés à la réalisation et à l’optimisation
des opérations. Ils doivent être bien clairs et bien conçus afin de permettre à l’entreprise de
bien orienter ses ressources.
 Ceux relatifs à l’élaboration des états financiers fiables en vue de la publication à
usage interne et externe.
Le terme « fiable » fait allusion au fait que les informations financières doivent être régulières
et sincères et qu’ils sont préparés conformément aux principes comptables généralement
admis.
 Ceux relatifs aux respects des lois et réglementations auxquelles l’entreprise est
soumise.

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Audit des stocks

Il s’agit par exemple des lois relatives aux marchés, tarifs, impôts, environnement…
3. Composantes du contrôle interne
Le contrôle interne est composé de cinq éléments interdépendants qui découlent de la
façon dont l’entreprise est gérée et qui sont intégrés aux processus de planification,
d’exécution et de suivi des réalisations :
Environnement de contrôle : Il définit les conditions de fonctionnement du contrôle interne
et englobe notamment l’intégrité, l’éthique et la compétence du personnel ; la philosophie et
le style de management des dirigeants ; la politique de délégation des responsabilités,
d’organisation et de formation du personnel.
Evaluation des risques : Les dirigeants identifient, analysent et gèrent les risques susceptibles
de remettre en cause les objectifs fixés.
Activités de contrôle : Les activités de contrôle (application des normes et procédures de
contrôle) sont mises en place afin de s’assurer que les mesures arrêtées par les dirigeants pour
maîtriser les risques identifiés sont exécutées efficacement.
Information et communication : Les systèmes d’informations et de communication sont
conçus en fonction des activités de contrôle ;
Pilotage : Pour que le processus fonctionne efficacement, il fait l’objet d’un suivi et des
mesures correctives doivent être prises, si nécessaire.
4. Principes du contrôle interne
Les principes sur lesquelles s’appuie un contrôle interne efficace sont :

 L’organisation : Celle-ci doit être adaptée, vérifiable, formalisée et doit comporter les
séparations convenables des fonctions. Il s’agit en effet des 4 fonctions (fonction de décision
ou opérationnelle, fonction de détention des valeurs physiques ou monétaires, la fonction
d’enregistrement et la fonction de contrôle).
 L’intégration : L’organisation de la circulation des biens, services, hommes et
informations dans l’entreprise doit engendrer spontanément et sans intervention extérieure le
maximum de contrôle, qu’il soit effectué par recoupement (entre les documents) ou par
contrôle réciproque (entre deux responsables de différents services)
 La permanence : Ce principe suppose la pérennité et la permanence du système de
contrôle interne mis en place.
 L’universalité : Selon ce principe, le contrôle interne concerne toutes les personnes en
tout temps et en tout lieu
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Audit des stocks

 L’indépendance : les objectifs du contrôle interne sont à atteindre indépendamment


des méthodes, procédés et moyens de l’entreprise.
 L’information : elle doit être pertinente, utile, objective, communicable et vérifiable.
 L’harmonie : C’est l’adéquation du contrôle interne aux caractéristiques de
l’entreprise et de son environnement. C’est un simple principe qui exige que le contrôle
interne soit adapté au fonctionnement de l’entreprise, aux sécurités recherchées et aux coûts
de contrôle.
5. Différence entre audit interne et contrôle interne
Outre les différences relevées au niveau de leurs objectifs, on note aussi une différence entre
ces deux éléments sur les aspects suivants :
Le contrôle interne en effet est endogène (fait partie) à une série d’opérations structurées dans
une procédure ou dans un ensemble de relations formalisées dans une charte d’organisation ou
dans les méthodes et techniques utilisées par une entreprise ou un organisme. Le contrôle
interne est du ressort de la hiérarchie.
Par contre l’audit interne est exogène aux activités et structures opérationnelles et
fonctionnelles. En fait, il s’agit d’un service dont l’objectif et la raison d’être sont de s’assurer
du bon fonctionnement du dispositif de contrôle interne dans l’entreprise tout entière. Aussi,
l’audit interne procède à un examen direct du système de contrôle interne et recommande des
améliorations. La déclaration des Responsabilités de l’Audit Interne de l’Institute of Internal
Auditors indique plus précisément que : « l’audit interne est, à l’intérieur d’une entreprise,
une activité indépendante d’appréciation du contrôle des opérations ; il est au service de la
direction .C’est, dans ce domaine, un contrôle dont la fonction est d’estimer et d’évaluer
l’efficacité des autres contrôles. Son but est d’assister les dirigeants de l’entreprise dans
l’exercice efficace de leurs responsabilités. Dans ce but, l’audit interne leur fournit des
analyses, des appréciations, des recommandations, des avis et des informations concernant les
activités examinées. Le champ de l’audit interne comprend l’examen et l’évaluation de la
suffisance et de la réalité du système de contrôle interne de l’entreprise, ainsi que la qualité de
l’action dans la mise en exécution des responsabilités assignées».
IV. Cycles d’audit
L’audit s’applique à tous les cycles remarqués dans l’entreprise. Il s’agit du cycle
immobilisations, du cycle achat-fournisseurs, du cycle stocks, du cycle ventes-clients, du
cycle personnel, du cycle trésorerie.

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Audit des stocks

1. Audit des immobilisations


Au niveau du cycle immobilisation, la mission de l’auditeur consiste à s'assurer de la
régularité, la sincérité et la fiabilité des méthodes qu’emploie une entreprise pour évaluer son
patrimoine. Une entreprise est une entité de production déployant ses emplois afin de financer
ces ressources, ces dernières comportent des actifs dont l'actif immobilisé qui est constitué de
biens dont l’entreprise est propriétaire et qui sont destinés à rester de façon durable dans
l’entreprise, et à servir son activité.
Le contrôle des immobilisations doit permettre de vérifier si :
 Elles existent
 Elles appartiennent à l'entreprise
 Elles sont correctement évaluées (valeurs brutes et nettes)
 Elles sont correctement enregistrées
 La distinction entre charges et immobilisations est correctement effectuée
 Les informations incluses dans l'annexe sont suffisantes et correctes.
L’audit du cycle des immobilisations se fait via les procédures d’audit des immobilisations
en non valeur, incorporelles, corporelles et financières.
2. Audit du cycle achat-fournisseurs
Le fonctionnement de l’activité de l’entreprise nécessite des ressources tout au long du cycle
industriel. La notion d’approvisionnement ne touche pas seulement les matières premières et
composantes comme convenu traditionnellement ; elle les dépasse a l’acquisition des services,
a la sous-traitance voire l’externalisation de certaines tâches et activités de l’entreprise. Ceci
dit que les approvisionnements représentent une part importante des frais engagés par
l’entreprise.
Auditer le cycle achat-fournisseurs revient à étudier préalablement l’organisation de la
fonction achat-approvisionnement ; contrôler ensuite les phases du cycle achat :
 Déclenchement de la commande : Qui peut déclencher la commande ? Quand passer la
commande ? Quelle quantité faut-il commander ? À quel fournisseur doit-on s'adresser ?
 Acceptation et traitement des livraisons : il faut s’assurer que les délais de livraison
prévus sont respectés, les livraisons ne peuvent être acceptés que s'ils correspondent à une
demande, les livraisons sont faites selon les spécifications de la commande.
 Enregistrement des dettes : Il faut s’assurer que les dettes sont constatées au fur et à
mesure de la réception des fournitures et des services, la comptabilité est correctement
organisée pour traiter ces opérations.

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Audit des stocks

 Paiement des factures : Les factures sont contrôlées avant paiement, le paiement est
dûment autorisée, les factures ne sont pas payées plusieurs fois.
3. Audit du cycle vente –clients
Afin de mieux auditer ce cycle, l’auditeur doit avant tout faire une distinction entre les types
de ventes (les ventes au comptant, les ventes à terme, les ventes sous condition résolutoire, les
ventes sous condition suspensive), étudier les conditions de vente et le transfert de propriété.

Le contrôle interne doit garantir que toutes les commandes soient traitées rapidement, que les
conditions de la commande soient acceptables; elles doivent être en effet étudiées avec soin
avant d’être acceptées ; le prix offert et les délais de paiement-sont ils acceptables eu égard à
la politique de la société? Il y a-t-il un stock ? S’il s'agit d'une commande importante de
produits manufacturiers, il peut s’avérer nécessaire de réorganiser les lignes de production.
Cela est ce possible ? Il faut en prendre compte avant de prendre un engagement vis-à-vis du
client. S’assurer que le client soit solvable, la commande reçue ne doit pas impliquer un
dépassement du crédit maximum qui lui est alloué. S’il s'agit d'un nouveau client, examiner le
problème de sa solvabilité si la commande est importante.
L’objectif de l’auditeur est d’examiner les opérations relatives aux ventes et aux créances
d'exploitation telles qu'elles apparaissent dans les états financiers, veiller à atteindre certains
objectifs principaux :
 Obtenir l’assurance que tous les produits et créances ont bien enregistrés (exhaustivité des
enregistrements) ;
 Obtenir l’assurance que tous les produits et créances enregistrés sont bien acquis à
l'entreprise (réalité des enregistrements) ;
 s’assurer que la coupure des produits est faite correctement (coupures des
enregistrements) ;
 Obtenir l’assurance que les soldes au bilan sont correctement évalués (évaluation des
soldes) ;
 s’assurer du caractère vraisemblable du solde des comptes (audit analytique) ;
 s’assurer de la recevabilité des créances figurant au bilan (évaluation des soldes).
Pour atteindre ces objectifs, l’auditeur doit successivement procéder à l’évaluation du contrôle
interne et à l’examen des comptes.
4. Audit des stocks
Auditer un stock revient à vérifier que :

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Audit des stocks

 Les articles figurants au bilan sont la propriété effective de l’entreprise ;


 S’assurer du caractère vraisemblable des soldes et qu’ils sont évalués au coût de revient.
 Tous les stocks figurant au bilan de l’être apparaissent dans l’inventaire à la clôture de
l’exercice (exhaustivité), ainsi que la séparation des exercices.
 Tous les stocks figurant au bilan et dans l’inventaire sont bien à la priorité de l’entreprise.
 Les stocks sont correctement évalués et le caractère vraisemblable des soldes
Mais l’audit des stocks est toutefois soumis à des risques. Il s’agit en effet des risques liés au
recensement (quantité), à l’évaluation (la valeur), à l’absence de visibilité sur la réalité des en-
cours de production, au décalage d’un exercice sur l’autre d’une entrée ou d’une sortie au vol
ou le coulage des stocks à la confusion des stocks de l’entreprise avec ceux des tiers.
Deux aspects majeurs à retenir dans l’audit des stocks est l’évaluation du système de contrôle
interne et l’examen des comptes (existence et évaluation des soldes).
5. Audit du cycle personnel ou audit social
L’audit social peut être défini comme étant un instrument de direction et de gestion et une
démarche d’observation, qui à l’instar de l’audit financier ou comptable, dans son domaine,
tend à estimer la capacité d’une entreprise ou d’une organisation à maîtriser les problèmes
humains ou sociaux que lui pose son environnement, et à gérer ceux qu’elle suscite elle-même
par l’emploi du personnel nécessaire à son activité.
Lors de l’audit social, l’auditeur doit connaître les lois en vigueur afin de s’assurer que
l’entreprise respecte le code du travail, le livre de paie, immatriculation à la CNSS, heures
supplémentaires…Il doit aussi s’assurer de la motivation du personnel ainsi que de son
aptitude à répondre aux attentes de l’entreprise.
6. Audit des opérations de trésorerie
Le contrôle de trésorerie consiste à s’assurer du contrôle des paiements, du contrôle des
encaissements et des enregistrements.
L’auditeur doit lors de l’audit du cycle trésorerie s’assurer de la réalisation des objectifs
suivants :
 Exhaustivité des enregistrements : Il s’agit de s’assurer que toutes les recettes sont
enregistrées et encaissées et que les paiements sont saisis et comptabilisés.
 Réalité des enregistrements : S’assurer que les recettes enregistrées correspondent aux
recettes réelles et que les règlements comptabilisés correspondent aux dépenses réelles.

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Audit des stocks

 Spécialisation des exercices : Lors du contrôle, l’auditeur doit s’assurer que toutes les
recettes sont enregistrées dans la bonne période et que tous les paiements réalisés sont
enregistrés sur la bonne période.
 Evaluation des recettes et dépenses : Il s’agit pour ce but de s’assurer que les recettes
enregistrées et les dépenses réalisées sont correctement évaluées. Aussi, il faudrait s’assurer
que toutes les recettes et les dépenses réalisées sont correctement imputées totalisées et
centralisées.

I. Définition et objectifs des stocks

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Audit des stocks

Un stock est un ensemble d’objets en attente d’utilisation à un moment donné dans un


endroit déterminé. L'objectif de constituer un stock est de gérer les articles disponibles dans
l'entreprise en vue de satisfaire les besoins à venir. La gestion des stocks doit permettre d'avoir
suffisamment de stocks pour répondre correctement aux besoins sans pour autant alourdir les
différents coûts du stock (coût d'acquisition, coût de stockage, coût de dévalorisation, etc.),
tout en conservant le niveau de stock nécessaire pour éviter toute rupture. Une rupture de
stock correspond, en principe, à un arrêt des ventes et génère des pertes d’exploitation
préjudiciables. Pour cela l’entreprise doit définir des indicateurs précis, et contrôler le mieux
possible les mouvements de stocks et leur état réel. Il existe plusieurs indicateurs de stocks à
savoir :
 Stock initial (SI) : c'est le stock au début d'une période,
 Stock final (SF) : c'est le stock à la fin de la période,
 Stock moyen : Si l’activité de l’entreprise est régulière, stock moyen = (stock initial +
stock final) / 2.
 Stock de sécurité : c’est la quantité en dessous de laquelle il ne faut pas descendre,
 Stock d’alerte : c’est la quantité qui détermine le déclenchement de la commande, en
fonction du délai habituel de livraison,
 Stock minimum : c’est la quantité correspondant à la consommation pendant le délai
de réapprovisionnement, donc stock minimum = stock d’alerte – stock de sécurité,
 Stock maximum : il est fonction de l’espace de stockage disponible, mais aussi du
coût que représente l’achat par avance du stock, des risques financiers liés à l'impact
des fluctuations des coûts d'achat, etc.
Selon qu’il s’agisse d’une entreprise commerciale ou industrielle, l’auditeur fait face à
certains types de stocks. Ainsi, pour les entreprises commerciales, il s’agit des stocks de
marchandises, de matières et fournitures consommables hormis les stocks d’immobilisation.
Tandis que pour les entreprises industrielles, l’on cite en plus des stocks utilisés par les
entreprises commerciales, les stocks de produits en cours, les stocks de produits
intermédiaires et produits résiduels ainsi que les stocks de produits finis.
Quelque soit leur typologie, les stocks disposent des particularités : les stocks sont en effet,
périssables, peuvent devenir obsolètes, se déprécient avec le temps et leur valeur peut
fluctuer…

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Audit des stocks

Auditer un stock revient à vérifier que les articles figurants au bilan sont la propriété
effective de l’entreprise ; s’assurer du caractère vraisemblable des soldes et qu’ils sont évalués
au coût de revient. Mais l’audit des stocks est toutefois soumis à des risques. Il s’agit en effet
des risques liés au recensement (quantité), à l’évaluation (la valeur), à l’absence de visibilité
sur la réalité des en-cours de production, au décalage d’un exercice sur l’autre d’une entrée
ou d’une sortie au vol ou le coulage des stocks à la confusion des stocks de l’entreprise avec
ceux des tiers.
Deux aspects majeurs à retenir dans l’audit des stocks est l’évaluation du système de
contrôle interne et l’examen des comptes. Nous nous pencherons sur l’évaluation du contrôle
interne.
II. Evaluation du contrôle interne
Faire une évaluation du contrôle interne de la SOREMED revient à évaluer le processus
d’approvisionnement, de stockage et de livraison de la société.
1. Evaluation du processus lié à l’approvisionnement
L’approvisionnement en marchandises de la SOREMED suit un processus bien défini et
permanent dans son accomplissement. Il est assuré par le service achat qui travaille en étroite
collaboration avec le service réception.
L’ensemble des étapes ou procédures suivantes sont donc suivies avec précision :
 Procédure de préparation des commandes d’achat de médicaments
Cette procédure est assurée par le service achat qui déclenche la commande. Il veille à la
non rupture de stock grâce au suivi effectué quotidiennement sur l’ISTA.COM. Ce suivi lui
permet de déclencher la commande dès que le stock existant atteint le niveau de stock alerte
(1,5 mois de consommation) afin d’éviter toute rupture éventuelle. La commande peut aussi
être passée dans l’optique de satisfaire une commande-client urgente ou encore suite à une
offre de fournisseurs (cas de promotions). Les bons de commandes sont ensuite signés par le
service, cachetés puis faxés aux fournisseurs et ensuite ils sont reclassés dans un document.
 Procédure de réception des produits au niveau des laboratoires.
Après le fax, le responsable effectue un suivi des commandes. Ce suivi consiste à :
- Obtenir la confirmation par téléphone de la réception du fax de la commande.
- Fixer d’un commun accord avec le laboratoire la date d’enlèvement des produits

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Audit des stocks

- Etablir un planning d’enlèvement tout en donnant la priorité aux laboratoires dont les
produits sont en rupture du stock au niveau de SOREMED.
- Notifier au laboratoire l’identité du contrôleur chargé par la société pour la réception des
produits et mettre à la disposition de ce dernier un cachet libellé en son nom et au nom de la
société.
- Envoyer ensuite un camion pour le chargement des produits.
La mission du contrôleur délégué par la société consiste à recevoir et pointer les bons de
livraisons (libellé, quantité commandées et livrées, dates de réception. Lorsqu’il y a
discordance entre la commande et le bon de livraison, il exige en plus de la facture les pièces
ouvrant droit de recevoir ultérieurement le reste à livrer.
 Procédure de réception des produits au niveau de SOREMED.
Lors de la réception, le service chargé vérifie les avaries ou les manquants et fait part de ses
réserves immédiatement au transporteur-livreur. Ce faisant, les colis ne sont pas acceptés tant
que le service réception n’a pas vérifié l’état des produits, la validité des dates de péremption
ainsi que le prix. Il identifie également les écarts entre le bon de commande de SOREMED et
les produits livrés par le laboratoire. Après l’identification, la vérification de l’existence ou
non des écarts éventuels, le responsable passe à la saisie des produits.
 Procédure de saisie des produits
Cette procédure consiste à saisir les quantités réceptionnées et notées sur le bon de
commande. Ensuite effectuer un rapprochement entre la facture et les données existantes sur
l’application ISTA.COM. Le rapprochement consiste à vérifier le montant de la facture afin
de confirmer si les montants sont égaux ou chercher les écarts en cas de différences. Après la
confirmation, le chargé imprime le bon de saisie ou de réception puis regroupe les pièces
(facture, bon de commande, bon de réception) pour archivage.
 Procédure de contrôle et de pointage des documents
Le document principal vérifié est la facture du fournisseur. Le contrôle porte sur les éléments
suivants :
 Le nom du client et du fournisseur
 Le numéro de la facture, la date, le numéro de la commande et le nombre de pages de la
facture.
 Le montant de la facture ainsi que l’échéance
 Contrôler les données saisies dans le système informatique

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Audit des stocks

 Apposer le cachet correspondant selon le type de produit (vétérinaires, para pharmacie,


spécialités médecine humaine, diététique…)
 Remplir la fiche de contrôle (voir annexe)
 Joindre la fiche de contrôle de la facture à la facture et les transmettre au responsable
achat après enregistrement sur le tableau de bord des achats pour signature.
 Transmettre les documents approuvés au service financier avec l’archivage d’une copie
du tableau de bord.
Au niveau du stockage et du magasinage, nous nous sommes penchés sur la gestion des
stocks ainsi que le processus d’inventaire.

2. Processus d’inventaire
L’inventaire des stocks physiques effectué au niveau de la SOREMED se fait tous les
trimestres soit 4 fois par an et suit le processus suivant :
a. L’attribution des responsabilités
Il s’agit pour la direction de désigner les personnes habiletés à effectuer les travaux
d’inventaire afin d’aboutir à une fiabilité des informations issues de ces travaux. Ainsi, au
responsable du magasin, on ajoute du personnel des services préparation de commande ;
achats ; stocks ; financier et avoirs.
b. Organisation
 Mise en place de l’équipe puis planning

Après l’attribution des responsabilités, le personnel détermine la période d’inventaire ;


procède au rangement des zones où se trouvent les articles à inventorier ; vérifie que les
produits sont nettement isolés les uns des autres dans les rayons des magasins et procède à
l’arrêt des mouvements. L’arrêt des mouvements permet d’éviter des entrées en stocks dans le
système lors de l’inventaire et consiste à :
- Informer le service des achats d’isoler à la réception les produits réceptionnés et non
confirmés au niveau du système informatique.
- Informer le service des avoirs d’isoler au service les produits des avoirs clients non
confirmés au niveau du système informatique.
Le personnel met en place une équipe de comptage dont le nombre de personnes est suffisant
pour réaliser l’inventaire. Cette dernière fixe un planning pour effectuer l’inventaire en

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Audit des stocks

déterminant les jours et l’heure de réalisation de l’inventaire (généralement se réalise tous les
jours à partir de 7 heures du matin pendant 16 jours conformément au nombre de rangées).

 Répartition des tâches et dénombrement


Après le planning, les tâches sont réparties entre le responsable du groupe d’inventaire et
son équipe. Le responsable du groupe inventaire édite le formulaire utilisé pour le relevé des
quantités lors du comptage en 3 exemplaires, ensuite affecte à chaque membre du groupe
d’inventaire une partie du rayon à inventorier et la page correspondante de la fiche puis
affecte un exemplaire de la fiche pour le comptage du stock.
L’équipe d’inventaire quant-à lui compte contradictoirement et à deux reprises les produits de
chaque rayon et reporte les quantités recensées sur la ligne de l’article correspondant dans la
fiche d’inventaire afin de faire signer et inscrire le nom sur la fiche par les opérateurs
d’inventaire.
Afin de rapprocher les résultats issus de l’inventaire, l’équipe de comptage :
 Ramasse quotidiennement les fiches d’inventaire.
 Vérifie que ces fiches sont nommément signées par les opérateurs d’inventaires.
 Compare les deux comptages des produits effectués par les opérateurs d’inventaire.
 Vérifie par un troisième comptage lorsqu’elle constate qu’il existe un écart entre les
deux comptages précédents.
 Somme le nombre des produits reporté pour chaque article sur les fiches d’inventaires
concernant le rayon et le stock.
 Présente quotidiennement à la direction la synthèse des résultats.
c. Saisie de l’inventaire
La saisie de l’inventaire consiste en la correction des écarts puis à l’analyse des résultats.
 Les corrections des écarts
C’est une étape qui consiste à corriger sur le système informatique les écarts (manquants
et excédents) et qui aboutit à la présentation du rapport complet de l’inventaire à la direction.
Une fois l’inventaire achevé, le responsable du groupe inventaire compare les écarts relevés
sur le système avec les différents documents (factures concernant le type de produit sur lequel
l’écart à été relevé, le bon de commande qui mentionne le contrôle effectué lors de la
réception du produit et tout autre documents permettant de lever le voile sur l’écart constaté).

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Audit des stocks

Parfois, les écarts peuvent être dus à l’entrée en stock d’un produit non saisi au niveau de
l’application pour alimenter le stock théorique. Il s’agit alors d’une erreur au niveau de la
réception et la saisie. Les erreurs sont aussi constatées au niveau des autres services (service
avoir, tirage, stockage) ou sont dus à la défaillance du système. Mais la plupart des erreurs
(90%) sont souvent dues aux erreurs du tirage et ramassage des produits lors de la préparation
de commandes clients. Cet aspect fera l’objet d’une analyse détaillée à la suite des résultats de
notre rapport.
Lorsque les écarts sont des manquants, ils sont facturés et considérés comme des bons de
livraisons sur les comptes de corrections ; mais lorsqu’ils sont dus aux excédents, ils sont
facturés et considérés comme des avoirs clients.
 Analyse des résultats
L’analyse des résultats consiste à analyser tous les écarts significatifs par rapport au stock
théorique, à trouver les explications des écarts de l’inventaire et elle s’achève par la rédaction
d’un rapport des résultats.

A l’issu de ces processus (approvisionnement-stockage, magasinage), nous avons pu


relever les forces et faiblesses regroupées dans le TFfA (Tableau des Forces et faiblesses
Apparentes).
3. Forces et faiblesses apparentes
a. Définition
Une force (F) ou une faiblesse (f) doit s’exprimer par rapport à un objectif de contrôle
interne ou une caractéristique normalement attendue pour assurer le bon fonctionnement
d’une organisation ou l’atteinte d’un résultat escompté.
Le TFfA conclut une phase d’analyse des risques réalisée sur la base des objectifs définis dans
le plan d’approche ; il présente de manière synthétique et argumentée les présomptions ou
l’avis de l’auditeur sur chacun des thèmes analysés. Il constitue « l’état des lieux » des forces
et faiblesses réelles ou potentielles, et permet d’hiérarchiser les risques dans le but de préparer
le rapport d’orientation.
b. Particularités
La particularité des forces et faiblesses se trouve dans leur régularité et dans leur efficacité :

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Audit des stocks

 En matière de régularité, elles s’expriment qualitativement et quantitativement par


rapport à des règles, procédures et systèmes existants.
 En matière d’efficacité, les forces et faiblesses s’expriment quantitativement et
qualitativement par rapport aux résultats attendus et à leurs conditions d’obtention.
On en déduit que les forces et faiblesses s’expriment toutes qualitativement et
quantitativement mais à des fins différents selon leurs domaines ou matières.
c. Tableau des forces et faiblesses apparentes selon les différentes sources

L’établissement de TFfA passe par une phase d’étude qui consiste essentiellement en une
analyse des risques.

FORCES Source FAIBLESSES Source

Au niveau
approvisionnement

 Le contrôle rigoureux en 2 temps


 L’incertitude des
(au niveau des laboratoires et de la
délais de livraison ne
réception) permet d’éviter tout
permet pas de
retard dans les réclamations et
résoudre le problème
réduit efficacement voire QCI
de rupture de stocks.
neutralise certaines erreurs.
 Absence de
En effet, dans le processus
procédure écrite de
d’approvisionnement, il existe des
traitement des
contrôleurs en amont chez les QCI
commandes urgentes.
fournisseurs et en aval au sein de la
SOREMED. Ainsi, la société pourrait
facilement identifier les produits livrés
par des fournisseurs dont le délai de
réclamation (réclamations pourtant sur
le prix, qualité et quantité du
produit…) est très bref. QCI

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Audit des stocks

 Une bonne séparation des tâches


au niveau de l’approvisionnement.

En effet, les commandes sont saisies


par des employés qui effectuent un
suivi quotidien des stocks. Ceux-ci
envoient la commande au responsable
des achats pour envoyer le fax et
effectuer le suivi. Aussi, le contrôle
des produits livrés par un personnel
qui diffère de celui qui passe la
QCI
commande.

Au niveau stockage et magasinage

 Présence suffisante des extincteurs  Les sorties de la zone


manuels de stockage vers le
magasin ne sont pas
 Les produits arrivés à expiration (3
saisies mais rédigées
mois pour les médicaments et 6
sur papier ; ce qui
mois en ce qui concerne les
pourrait engendrer
parapharmacies) font l’objet d’un
des difficultés lors de
traitement spécial.
l’identification de la
En effet, ces derniers sont inventoriés source d’erreur en cas
par le responsable produits puis visés de perte des
par le responsable achat qui se charge documents.
de réexpédier les produits chez les
 Les conditions de
fournisseurs (laboratoires) après
stockage ne
négociation ; ou mieux encore, les
permettent pas
produits presque périmés font l’objet
d’éviter les
d’une vente auprès des clients
détériorations, l’on
nécessiteux.
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Audit des stocks

 L’existence d’un 3e inventaire aboutit ainsi à une


successif avec des personnes augmentation des
différentes constitue une force stocks abimés.
indéniable quant à la fiabilité
 Aucun système n’est
des données issues de cette
mis en place pour
opération.
repérer les articles
 Vu la quantité de stock dont déjà comptés ; ce qui
dispose la société, le nombre de pourrait engendrer un
fois que les stocks sont double comptage.
inventoriés dans l’année permet
 Le fait que le
de suivre de façon efficace
responsable des
l’état du stock existant.
produits réalise les
 La gestion des stocks selon la inventaires handicap
méthode FIFO permet de suivre le principe de la
chaque lot de produits à son séparation des tâches.
prix et évite les péremptions.

 La forte implication et le
dynamisme de l’équipe de
stockage permet de pallier
temporairement au manque
d’espace. Ceux-ci, suite à
l’expérience arrivent facilement
à identifier les zones à faibles
risques pour les produits
risqués (suite au poids, risques
de casse…) et à trouver des
combines efficaces pour
stocker les produits.

Au niveau de la préparation des commandes


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Audit des stocks

 L’existence d’un tableau de


bord journalier au niveau du
service Préparation des  Une existence

commandes permet de réduire continue des erreurs

les erreurs de comptages et de tirage qu’il

d’identifier les sources de ces s’agisse des produits

erreurs afin de poser les livrés en moins ou

mesures adaptées. des erreurs qualité


des produits.
 L’absence de surcoût sur les
produits commandés en
urgence permet à la société de
gagner la confiance de sa
clientèle.

Au niveau général

 Une très bonne mesure de gestion


des stocks grâce au système ISTA 
qui permet un suivi régulier (en  L’impossibilité de
quantité et en qualité) et une mise classer les produits en
à jour automatique dès rupture de fonction de leur part
stock proche. dans le chiffre

 L’existence des appareils d’affaires.

permet de maintenir les  Un espace de


produits dans une bonne stockage et de
température. réception (parfois)

 L’archivage des documents dus peu aéré suite au

aux réclamations constitue pour manque d’espace.

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Audit des stocks

la société une preuve en cas de  Absence d’un manuel


procédure judicaire. de procédure général.

 Une responsabilité assumée par


les différents responsables qui
non seulement contrôlent les
tâches mais aussi ont
conscience des faiblesses de
l’organisation dont ils ont la
charge, des risques qu’elle
encourt et des objectifs qu’elle
doit se fixer.

 L’existence d’un service écoute


client qui permet à la société de
rehausser son image auprès de
la clientèle, de gagner la
confiance de cette dernière et
d’avoir une bonne part de
marché par rapport aux
concurrents (constitué
essentiellement des grossistes).

III. La gestion des stocks


L’existence des stocks au sein de l’entreprise amène le gestionnaire à se poser des questions
quant-aux coûts associés à la gestion de ces derniers, la méthode de suivi administratif
adéquate à utiliser et la méthode d’évaluation des stocks qu’il faudrait appliquer à sa situation.
Gérer un stock, c’est de faire en sorte qu’il soit constamment apte à répondre aux demandes
des clients.
1. La gestion des coûts

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Audit des stocks

La gestion des coûts est soumise à de nombreuses contraintes. Le temps est devenu de
plus en plus souvent un problème clé. Les entreprises doivent mettre en œuvre des stratégies
efficaces afin de déterminer :
 Quel est le meilleur moment pour acheter des marchandises ou des matières premières ;
 Quelles conditions doit-on négocier avec les fournisseurs ;
 Quelle est la meilleure façon de gérer les marchandises ou les matières après qu’elles
aient été réceptionnées ;
 Y a-t-il un arbitrage fondamental entre les coûts administratifs des commandes et les
coûts de possession de stockage ;

La réponse à ces différentes questions nécessite une analyse plus fine et passe pas une
connaissance préalable des couts associés à la gestion des stocks ; le choix de la quantité
économique à commander ; le point de commande ; le stock de sécurité et éventuellement les
difficultés relatives à l’estimation des couts de stockage.
a. Coûts associés à la gestion des stocks :
Constituer et entretenir les stocks crée de nombreuses charges pour les entreprises. Un sur
stockage augmente les charges financières tandis qu’une rupture de stock fait perdre la
clientèle. Plusieurs coûts sont associés à la gestion des stocks. Ces coûts sont regroupés dans
trois grandes catégories de coûts selon des critères spécifiques.
 Coût de passation : Chaque commande d’achat ou ordre de fabrication coûte cher à
l’entreprise. Le coût de passation ou coût d'acquisition ou encore coût de lancement d’une
commande correspond aux frais engagés chaque fois que l'entreprise s'adresse soit aux
fournisseurs, soit aux services de production comme le réglage des machines, les coûts
administratifs et les frais de contrôle pour réapprovisionner le stock. Il est supposé être
proportionnel aux nombres de commandes passées dans l’année. Ces coûts sont déterminés à
l’aide de la comptabilité analytique.
 Coût de possession : Le coût de possession est proportionnel à la valeur de l'article et
à sa durée de séjour en stock. Il est formé par :
-Le coût du magasinage qui est formé par l'assurance des articles stockés, le coût du local de
stockage, le coût de l'exploitation du magasin
-Le coût de la dépréciation des articles en stocks qui est du soit à l'obsolescence
principalement pour les articles de mode ou de techniques très évolutives, soit dû à la
détérioration, comme les accidents de manutention, le vol, l'évaporation, …

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Audit des stocks

-Le coût du capital investi qui correspond aux intérêts des emprunts contractés pour acheter
les articles stockés, soit de l'intérêt du capital propre immobilisé, c'est à dire du manque à
gagner correspondant au revenu que procurerait cette somme investie à l'extérieur de
l'entreprise.
 Coût de pénurie : Les coûts de rupture des stocks apparaissent lorsque l'entreprise ne
peut satisfaire la demande de certains biens. La demande insatisfaite peut conduire à des
ventes manquées, et le coût de rupture est égal au manque à gagner augmenté de la perte liée à
la détérioration de l'image de marque de l'entreprise.

A ces coûts s’ajoute un autre cout connu sous le nom coût de la qualité c'est-à-dire ; le coût
supporté pour prévenir la mauvaise qualité d’un produit ou les coûts résultant d’une
production d’un produit de mauvaise qualité. On distingue 4 catégories de couts de la qualité
regroupés dans le tableau suivant :
Coûts de la Enquêtes chez les fournisseurs ; formation du personnel ; financement du
prévention stock de sécurité ; étude et développement du produit.
Coûts de la Contrôle des produits finis ; surveillance des opérations et couts des
détection échantillons vérifiés et détruits lors des contrôles.
Coûts internes Retouches ; rebus ; inactivité des installations
de non qualité
Coûts externes Traitement des réclamations ; échanges et réparation sous garantie et
de non qualité procédure judiciaire
D’après les informations que nous avons pu obtenir, nous avons élaboré un tableau
regroupant les coûts relatifs au stockage sur les 4 premiers mois de l’année en cours. Il s’agit
des coûts directs et indirects.

Eléments Montant total Coût de passation Coût de possession


Entretien 170 -- 170
Frais de déplacement 7073,60 7073,60 --
Frais de réception 480 480 --
Transport sur achat 4742,09 4742,09 --
Habillement 918 -- 918
Charges de personnel* 320.000 160.000 160.000

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Audit des stocks

Autres frais** 10.000 2500 7500


TOTAL 343.383 ,69 174.795,69 168.588
*La clé de répartition retenue est de 0.5 vu le nombre d’employés présent tant au niveau de la
livraison qu’au niveau du stockage et magasin.
**Le coût de possession représente 0.75 car le total des autres frais constitue en grande partie
des frais liés à la possession du stock.

Notons que l’estimation des coûts de stockage revêt beaucoup de difficultés. En effet, il est
difficile d’estimer avec précision les coûts faisant office de paramètres dans le modèle de
Wilson. Ainsi, les coûts significatifs de possession comprennent à la fois des coûts marginaux
et le coût d’opportunité du capital.
Les coûts marginaux dus à la possession de stock sont ceux qui varient en fonction de la
quantité stockée (prime d’assurance, coûts d’obsolescence et de détériorations…). La
rémunération des employés et le coût des surfaces de stockage sont par contre peu
significatifs. Mais une réduction des stocks entrainant une compression des employés est
significative. De même, le coût des surfaces de stockage serait un coût de possession
significatif si ces emplacements avaient d’autres usages rentables.
Le coût d’opportunité du capital représente le revenu auquel on renonce en investissant le
capital dans le financement du stock plutôt que dans un autre emploi. Il ne concerne pas le
financement des actifs immobilisés, comme les constructions, si ces immobilisations sont
indépendantes des variations du niveau des stocks. Il est égal au coût moyen pondéré du
capital de l’entreprise multiplié par le coût unitaire variable des articles stockés.
De ces différentes estimations, l’on conclu qu’il est difficile voire impossible de
prévoir avec précision tous les coûts associés à la gestion des stocks. Seulement, quel serait
alors le coût d’une erreur de prévision ?
b. Le modèle de quantité économique à commander ou modèle de Wilson
La quantité économique à commander détermine la quantité optimale à commander en
tenant compte des hypothèses suivantes :
 La même quantité constante est commandée périodiquement

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Audit des stocks

 La demande, le coût unitaire des commandes et le cout unitaire de possession sont des
paramètres certains ; le délai de livraison (le délai entre la date d’émission d’une
commande et sa date de livraison) est lui aussi certain.
 Le cout unitaire d’achat est indépendant de la quantité commandée
 Il n’y a pas de rupture de stock
Le modèle exclu dans son calcul ; le cout d’achat, le cout de pénurie et le cout de la qualité.
La formule de calcul de la quantité économique est la suivante :

Q*=

Q*=quantité économique d’une commande

D= Volume de la demande en unités par période de temps


C= cout significatif d’une commande
S= coût de possession d’une unité par période de temps
Selon ce modèle, le coût total (CT) s’obtient selon la formule suivante :
CT= total annuel du coût de passation des commandes + total annuel du coût de possession
= (Total commandes annuel*coût d’une commande) + (SM*Coût de possession annuel)

Le point d’intercession entre le coût de possession et le coût de passation qui coïncide avec
le plus bas niveau du coût total représente la quantité commandée (Q*).
Ce modèle ne peut être hélas appliqué à la société. Celle –ci utilise par contre un système
qui le permet de « commander économiquement » en tenant en compte les consommations
des périodes précédentes ainsi que les demandes en cours des clients.

c. Le point de commande
L’une des décisions importantes dans la gestion des stocks est le point de commande. C’est
le niveau de stock qui déclenche la nouvelle commande. Il est plus simple à calculer quand la
demande et le délai de livraison est certain.
La formule de calcul est la suivante :
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Audit des stocks

Point de commande= quantité vendue par unité de temps* délai de livraison


Nous ne pourrons pas appliquer cette formule à la société car les délais de livraisons sont
souvent connus mais pas certain selon les types de produits.
Par contre, la société déclenche la commande dès que le stock atteint 1,5 mois de
consommation. Ainsi ; avec un délai de livraison maximum d’un mois, SOREMED dispose
d’un stock de sécurité de deux semaines.
d. Le stock de sécurité

Ce stock est nécessaire pour les périodes d’augmentation de la production ou des ventes
ou pour faire face à un retard de livraison. C’est un stock qui vient en complément du stock
minimum.
2. Les méthodes de suivi administratif des stocks
Il existe plusieurs méthodes de suivi administratif des stocks dont la méthode 20/80 et la
méthode ABC. Le but de ces méthodes est de classer les articles stockés par valeur
décroissante exprimée en pourcentage.
 La méthode 20/80
Selon cette méthode, 20% des articles en nombre représentent 80% des articles en valeur.
Ces articles feront l’objet d’un suivi de façon très approfondie afin de limiter le coût de
gestion des stocks ; éviter les pénuries de ces articles et dont des pertes de la clientèle.
 La méthode ABC
La méthode ABC permet de classer les articles en trois grands groupes:
- Ceux qui nécessitent un suivi très précis
- Ceux qui nécessitent une gestion plus souple
- Ceux qui nécessitent peu d’attention.
Le tableau et le graphe suivant résument cette méthode
Groupe %de consommation en nombre % de consommation en valeur
A 10% 65%
B 25% 25%
C 65% 10%

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Audit des stocks

Aucune de ces méthodes ne pourra être appliquée à la SOREMED vu l’importance et la


pluralité de catégories de produits vendus par la société. Ce qui engendre un risque de non
gestion efficace des stocks dont la part dans le chiffre d’affaires est important. Conscients de
cet aspect, l’administration à décidé de mettre sur pieds une technologie performante
permettant de classer les produits de grande valeur ajoutée pour l’entreprise. Ceci permettra à
la société de pouvoir concentrer les efforts sur les produits nécessitant une gestion efficace.
3. Méthodes d’évaluation des stocks
Evaluer avec précision les stocks constitue la quête majeure des entreprises dont la
vocation principale suit le processus achat-stockage-vente (entreprises commerciales). Cette
précision dans l’évaluation leur permettra de tenir une comptabilité efficace. Il est en effet,
facile de déterminer la valeur d’entrée en stock d’un article ; mais il n’en est pas ainsi pour
leur sortie car il faudrait prendre en considération non seulement les différents coûts (coûts
de passation, de possession) mais aussi la marge bénéficiaire de l’entreprise sans toutefois
oublier les fluctuations des prix.
Pour ainsi faciliter la définition de la valeur d’un article à la sortie, il existe plusieurs
méthodes de valorisation des stocks dont les 3 principaux sont :
 CMUP (Coût Moyen Unitaire Pondéré)
Le CMUP est une méthode très simple et est la plus utilisée par les organisations. Elle
consiste à calculer le coût moyen des entrées afin de déterminer le coût unitaire pour valoriser
les stocks à la sortie.

CMUP

Cette méthode permet certes de connaitre la quantité disponible à tout instant, mais elle ne
permet pas de faire face à l’inflation.

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Audit des stocks

 FIFO ( First In First Out)


Cette méthode est reconnue en français sous le nom PEPS (Première Entrée Première Sortie)
et consiste à comptabiliser les flux sortants selon l’ordre d’entrée. Encore appelée méthode de
l’épuisement des stocks, dans le jargon des gestionnaires de stocks, la méthode PEPS repose
sur une consommation séquentielle et chronologique des lots entrés dans les aires de stockage.
La méthode FIFO est plus utilisée pour la valorisation des sorties de produits périssables dont
une conservation est peu recommandée à cause de la perte de valeur ou de qualité. Son
principal inconvénient est qu’elle répercute avec retard les variations de cours ou de prix réel
des marchandises à l’achat.
 LIFO (Last In First Out)
Cette méthode de valorisation reconnue comme Dernière Entrée Dernière Sortie (DEDS) tient
compte de la difficulté à vendre les premiers articles qui même, s’ils sont obsolètes peuvent
être conservés par l’entreprise mais ne seront pas vendus ou consommés que lorsque les
entrées récentes ont été écoulées. Elle est beaucoup plus appliquée à une catégorie de produits
donnée.
IV. Analyse des ratios
1. Définition
« Ratio » est un mot latin signifiant « rapport ». Il est utilisé dans ce sens dans plusieurs
langues, dont l’anglais. C’est un outil de gestion qui définit un rapport ou une relation entre
deux grandeurs ayant une relation de cohérence ou de corrélation. Il peut être utilisé comme
un outil complémentaire de l’état des soldes de gestion et du bilan. Il permet entre autres :
- D’établir des liens entre des grandeurs situées dans des tableaux différents.
- D’étudier l’évolution dans le temps de ses grandeurs.
- De procéder à des comparaisons avec des données sectorielles ou d’autres entreprises
(analyse dans l’espace)
Un ratio peut être un outil de sécurité, d'alerte, une incitation à la réflexion et à l'analyse. Il
illustre une information et permet de visualiser à un instant donné son évolution ou sa
situation.
Il existe plusieurs types de ratios dont les ratios les plus importants sont : les ratios de
rentabilité, ratios d’endettement et de structure financière, ratios de répartition de la valeur
ajoutée et les ratios d’exploitation. Les ratios de rotation des stocks, de rotation des créances
et des dettes fournisseurs s’inscrivent dans le cadre des ratios d’exploitation.

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Audit des stocks

2. Les ratios d’exploitation et leurs formules


 Ratio de rotation des stocks
C’est un ratio qui mesure le délai moyen d’écoulement des stocks dans une année. Ce ratio
permet de connaître l'état des stocks en nombre de jours. Une hausse du nombre de jours de
stocks peut marquer une mauvaise gestion des stocks, une baisse de l'activité ou encore le
développement de projets conséquents. Dans tous les cas, ce ratio est à surveiller de près. Tout
stock constitué est une immobilisation de ressources importante et pas forcément utile. Plus le
renouvellement des produits en stock est rapide, plus le bénéfice pour le vendeur est important
car plus l’amortissement des frais fixes de stockage peuvent être réparti sur un plus grand
nombre d’unités. Le capital investi est ainsi rentabilisé plus vite.
Ratio de rotation des stocks = (SM /Achats revendus de marchandises)* 360 jours
Le délai moyen d’écoulement des marchandises exprime le nombre de jours qu’il faut pour
une entreprise pour écouler son stock. Plus il est important, plus l’entreprise à du mal à
écouler son stock.
Délai moyen de recouvrement des créances (DMRC)
Ce ratio exprime le temps nécessaire pour recouvrer les créances des clients et est égal au
rapport entre l’encours des créances et le total des ventes dans l’année.
DMRC = (Créances clients/ventes TTC) * 360 jours

Délai moyen de règlement des dettes fournisseurs (DMRF)


Ce ratio exprime le temps nécessaire pour régler les dettes des fournisseurs et est égal au
rapport entre l’encours des dettes et le total des ventes dans l’année.
DMRF = (Encours fournisseurs/ Achats TTC) * 360 jours

Ce délai ne doit pas être trop court car dans ce cas l’entreprise doit trouver du financement ;
mais s’il est trop long (60-90 jrs), il caractérise une entreprise qui a des difficultés financières
et qui recule ses échéances.
3. Calculs et analyses

ELTS FORMULES ANNEE CALCULS RSLTS


2005 47 625 930,47 * 360 j 62 jrs
DMRF 274 856 472,9
En-cours fournisseurs*360 j 2006 43 730 291,27 * 360 j 55 jrs

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Audit des stocks

Achats TTC 287 464 398,1


2007 56 423 882,18*360 j 61 jrs
333 699 317,33
2005 66 978 044,17*360 j 79 jrs
305 519 592,6
DMRC En-cours clients *360 j 2006 82 511 223,78*360 j 92 jrs
Ventes TTC 322 906 824,6
2007 118 241 563,61 * 360 j 123 jrs
346 554 796,11
42 301 622,53 * 360 j 63 jrs
Rotation des 2005 241 102 169,20
stocks Stock Moyen * 360 j 50 922 305,21 * 360 j 73 jrs
Achat revendu de m/ses 2006 252 161 752,73
61 719 495,25 * 360 j 71 jrs
2007 311 570 274,85
 Le ratio DMRF est légèrement supérieur à 60 jrs pour les années 2005 et 2007, ce qui
traduit le fait qu’au cours de ces années la société avait une bonne santé financière et donc
pouvait régler dans de brefs délais ces fournisseurs.
 Le ratio DMRC est trop long et en constante croissance (79 jours- 92 jours- 123 jours).
Cela explique la difficulté des débiteurs de l’entreprise à honorer à temps leurs engagements.
 Le ratio de rotation des stocks est long et puisqu’il exprime le nombre de jours qu’il
faut pour une entreprise pour écouler son stock, nous déduirons que les articles stockés durent
un peu plus longtemps dans l’entreprise avant d’être écoulés. Ce qui augmente le coût de
possession de ces articles stockés.
V. Résultats d’audit
Les travaux issus de notre vérification nous ont amenés à élaborer plusieurs conclusions,
dont le tableau des forces et faiblesses apparentes (TFfA) élaboré plus haut. Ce tableau est
une synthèse du questionnaire conçu. Et ce questionnaire nous a permis aussi d’élaborer
plusieurs Feuilles de Révélation et d’Analyse des Problèmes (FRAP).
1. Feuille de Révélation d’Analyse des Problèmes (FRAP)
a. Définition
La FRAP, Feuille de Révélation et d’Analyse de Problèmes, est le Papier de Travail
synthétique par lequel l’auditeur documente chaque dysfonctionnement, conclut chaque
section du Travail Terrain et communique avec l’audité concerné.
Elle formule le raisonnement de l’auditeur et l’aide à mettre en évidence des
dysfonctionnements et des solutions qu’il leur propose. Ceci étant, les investigations qui
débouchent sur l’absence des problèmes ne donnent pas lieu à la FRAP.
b. Particularité
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Audit des stocks

La FRAP attire l’attention sur les conséquences des dysfonctionnements et les


recommandations de l’auditeur, plus que sur les faiblesses elles-mêmes :
 Elle sera peu utilisée en audit de conformité où il s’agit de rendre compte des
diligences effectuées et d’attester du respect ou du non-respect des règles édictées, de relever
des anomalies, d’effectuer des redressements.
 Elle sera utilisée en matière de régularité pour montrer des risques entrainés par le
non- respect des règles, et en matière d’efficacité pour montrer les couts des
dysfonctionnements.
Le principe majeur de la FRAP consiste en ce sens que tout dysfonctionnement digne d’être
signalé doit être fait.
La FRAP est composée des données suivantes :
 Le « Problème » qui le résume
Un problème est une formulation résumant la trouvaille (fait+ cause+ conséquence) pour
communiquer le dysfonctionnement qui compromet l’atteinte d’un objectif.
 Les « Faits » qui le prouvent
Un fait est un évènement survenu, une anomalie, un incident, voire un accident. Il se
constate, se voit, ou est l’absence (à confirmer) de quelque chose de concret. Des causes ou
des conséquences peuvent être observées ; un fait doit l’être. Ce sera une preuve.
 Les « causes » qui l’expliquent
Une cause est une condition non remplie, un facteur de non qualifié ou de risque. Elle
explique la survenance du fait : elle est logique ou historique ; elle est observée ou déduite. La
cause est souvent le « négatif » de la recommandation, mais elle peut manquer (cause
anodine).
 Les « conséquences » que cela entraine
Une conséquence est un résultat –quantifié, quantifiable ou au moins descriptible- constaté
par l’auditeur ou par l’audité (comme un coût, des erreurs une difficulté de fonctionnement…)
ou supputé par l’auditeur (il s’agit alors de risques). En logique les conséquences peuvent être
celles des faits ou des causes. Sans conséquences, il est inutile de faire des recommandations.
 Les « recommandations » qui le résolvent
La recommandation découle naturellement de la trouvaille (= Fait+cause+ conséquence),
elle est souvent l’inverse de la cause ; sa place en fin de FRAP assure qu’elle s’adresse à un

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Audit des stocks

problème identifié et démontré. La trouvaille démontre le problème et la nécessite de mettre


en œuvre la recommandation ou tout autre solution répondant à chaque point de la FRAP. Elle
doit être efficace et suppose l’adhésion des audités, d’où la nécessite de la développer avec
ces derniers.

Feuille de Révélation d’Analyse des Problèmes


Société : SOREMED Rédacteur : KOUMBIA
Objet : Cycle stock FRAP N° 1 Date : 20/07/2010

Problème :
Capacité d’accueil des livraisons quotidiennes inférieure à l’espace réservée à la réception et au
stockage.

Fait :
L’existence des produits hors des zones de stockage

Cause :
Manque d’espace

Conséquence :
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Audit des stocks

Risque de vols, pertes et de détérioration des stocks non abrités avec des conséquences néfastes
sur la rentabilité.

Recommandation:
Il serait souhaitable d’agrandir l’espace réservé et pour le stockage et pour la réception.

Feuille de Révélation d’Analyse des Problèmes


Société : SOREMED Date :
Objet : Cycle stock FRAP N°2 Rédacteur : KOUMBIA

Problème :
Faibles mesures prises pour lutter contre les incendies

Fait :
Inexistence des extincteurs automatique dans la zone de stockage et de magasinage

Cause :
Négligence de la mesure

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Audit des stocks

Conséquence :
Risque de non maitrise en cas d’incendie

Recommandation:
Il serait souhaitable d’équiper la zone de stockage et la zone de magasinage d’extincteurs
automatiques qui se déclencheront automatiquement en cas d’un éventuel incendie

Feuille de Révélation d’Analyse des Problèmes


Société : SOREMED Date :
Objet : Cycle stock FRAP N° 3 Rédacteur : KOUMBIA

Problème :
Absence des fiches de visites

Fait :
Lorsqu’un visiteur étranger entre dans la société, aucune fiche ne lui est adressée

Cause :
Faible importance accordée à la mesure

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Audit des stocks

Conséquence :
Risque de perte, d’espionnage ou de vols des produits non abrités

Recommandation:
Il serait souhaitable d’introduire un système de reconnaissance durable des visiteurs au
niveau du poste gardiennage.

Feuille de Révélation d’Analyse des Problèmes


Société : SOREMED Date :
Objet : Cycle stock FRAP N°4 Rédacteur : KOUMBIA

Problème :
Faible maitrise des composantes des stocks

Fait :
Existence des médicaments dont la durée de péremption est inférieure à 2 mois

Cause :
Négligence du fait ou de la mesure

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Audit des stocks

Conséquence :
Risque d’augmentation du stock des produits périmés et baisse proportionnée du chiffre
d’affaires

Recommandation:
Il serait envisageable de renforcer les mesures prises pour détecter les produits presque
périmés.

Feuille de Révélation d’Analyse des Problèmes


Société : SOREMED Date :
Objet : Cycle stock FRAP N°5 Rédacteur : KOUMBIA

Problème :
Les données issues de l’inventaire ne sont pas traitées mais sont plutôt archivées

Fait :
Absence des fiches de synthèse des inventaires

Cause :

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Audit des stocks

Très faible importance accordée à la mesure

Conséquence :
Les inventaires seront effectués par simple routine et non dans le but de déceler des erreurs
pour mieux élaborer des stratégies dans le futur.

Recommandation:
Il serait souhaitable d’avoir des fiches synthétisant chaque inventaire de la période pour
mieux avoir une vision des services ou des aspects à risques.

Feuille de Révélation d’Analyse des Problèmes


Société : SOREMED Date :
Objet : Cycle stock FRAP N°6 Rédacteur : KOUMBIA

Problème :

Fait :
Absence d’une procédure écrite révélant les produits retournés aux fournisseurs pour non-
conformité et d’une procédure écrite sur le traitement des commandes urgentes.

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Audit des stocks

Cause :
Faible importance accordée à la mesure.

Conséquence :
L’unique responsable devient l’unique détenteur de la procédure à suivre. Son absence risque
de bloquer le processus qu’il s’agisse des commandes urgentes ou des produits retournés aux
fournisseurs pour non-conformité.

Recommandation:
Nécessité d’établir une procédure écrite concernant ces deux aspects liés à
l’approvisionnement.

Feuille de Révélation d’Analyse des Problèmes


Société : SOREMED Date :
Objet : Cycle stock FRAP N°7 Rédacteur : KOUMBIA

Problème :
Il est difficile de classer les produits vendus par la société selon les méthodes de gestion de
stocks (la méthode 20/80 et la méthode ABC).

Fait :

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Audit des stocks

L’impossibilité de classer les produits en fonction de leur part dans le chiffre d’affaires.

Cause :
Importance et pluralité de catégories de produits vendus par la société.

Conséquence :
Risque de non gestion efficace des stocks dont la part dans le chiffre d’affaires est
importante.

Recommandation:
Il serait souhaitable de mettre sur pieds une technologie performante permettant de classer les
produits de grande valeur ajoutée pour l’entreprise. Ceci permettra à la société de pouvoir
concentrer les efforts sur les produits nécessitant une gestion efficace.

D’autres aspects de notre vérification (lors de l’analyse des erreurs constatées au niveau du
service tirage ou encore préparation des commandes) ont débouchés sur l’analyse des
réclamations reçues des clients dont voici les résultats :
2. Analyse des réclamations clients
 Analyse Des Réclamations Par An

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Audit des stocks

2008 2009 2010


MOIS Récl. Nbre BL % Récl. Nbre BL % Récl. Nbre BL %
J 233 55.594 0,42 189 59.509 0,32 276 83.866 0,32
F 179 52.963 0,34 160 56.062 0,29 160 81.291 0,20
M 252 52.105 0,48 169 58.998 0,29 359 98.660 0,36
A 251 55.661 0,45 171 60.525 0,28 227 93.103 0,24
M 203 56.859 0,36 283 61.642 0,46 217 105.350 0,21
J 266 56.023 0,47 245 63.075 0,39 187 91.370 0,20
Pourcentage des réclamations= Total réclamations du mois/ Nombre de livraisons du mois

L’observation de ce graphe nous permet de tirer les conclusions suivantes :


 Plus le volume de l’activité est important, plus les réclamations le sont.
 En février, la société connait une baisse du volume d’activités
 En comparant les réclamations sur les 3 années (bien sûr pour les 6 premiers mois de
chaque année), l’on remarque que la baisse des réclamations est très significative entre
2008-2010. Ce qui atteste de la capacité de la société à gérer ce défi annuel.
Analysons à présent les réclamations par services afin de trouver la source principale des
différentes réclamations des clients.
 Analyse Des Réclamations Par Services

2008 2009 2010


MOIS a b c d a b c d A b c d
J 187 11 26 9 179 3 3 4 249 5 3 19
F 150 9 16 4 149 3 4 4 139 8 4 9
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Audit des stocks

M 210 11 25 6 149 8 5 7 335 15 1 8


A 232 4 10 5 146 12 4 9 203 7 4 13
M 132 22 37 12 263 4 12 4 189 8 5 15
J 171 18 42 35 224 2 11 8 151 16 9 11
TOTAL 1082 75 156 71 1110 32 39 36 1266 59 26 75
TG 1384 1217 1426

Pourcentage des réclamations par services (figure 1)

Désignation Services % en 2008 % en 2009 % en 2010


a préparation des commandes 0,78 0,91 0,89
b Achat et stocks 0,06 0,02 0,04
c Expédition-Livraison 0,11 0,04 0,02
d Autres 0,05 0,03 0,05
Total 1 1 1
Les réclamations ont connu une très faible variation tantôt à la hausse (2008-2009) tantôt
à la baisse (2009-2010). Le service de préparation des commandes est celui qui concentre un
très fort nombre de réclamations comme l’illustre la figure 1 (0,78 – 0,91 – 0,89) ; mais cette
hausse reste proportionnelle à la hausse du volume des activités. Les réclamations dues à la
faute des autres services est peu significative.
Analysons à présent les réclamations du service de préparation des commandes afin de
trouver la principale source.
 Analyse Des Réclamations Du Service De Préparation Des Commandes
Prdts livrés en (-) Prdts livrés en (+) Erreurs de qualité Autres
Mois 2008 2009 2010 2008 2009 2010 2008 2009 2010 2008 2009 2010
J 90 111 169 2 3 13 91 54 51 4 1 4
F 74 75 90 2 5 6 67 64 35 7 5 4
M 122 76 261 3 6 14 65 58 56 20 9 0
A 117 65 158 2 4 19 94 51 20 19 26 2
M 63 126 135 4 52 14 43 64 28 22 21 1
J 74 111 103 11 3 11 49 84 24 37 26 10
Total 540 564 916 24 73 77 409 375 214 109 88 21
L’observation du tableau nous permet de conclure que les réclamations des clients sont
en majorité dues aux produits livrés en moins et aux produits livrés sur erreurs de qualité.
Aussi l’augmentation des produits livrés en plus suscite la question à savoir si réellement tous
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Audit des stocks

les clients retournent les produits qu’ils ont reçus de plus. Les autres réclamations sont dues
aux erreurs de ramassage, colisage.

Tandis que les produits livrés en moins sont en constante croissance sur les premiers
semestres des 3 années (540-564-916), les produits livrés sur erreurs de qualité sont quant- à
eux en baisse (409-375-214).
 Analyse des causes de ces variations
Pour éviter de faire des conclusions hâtives, élaborons un tableau qui montre l’évolution de
l’activité.
Tableau indiquant le taux de réclamations selon l’activité (figure 2)

2008 2009 2010


Réclamations BL % Réclamations BL % Réclamations BL %
504 329.205 0,153 564 359.812 0,157 916 553.644 0,165
Tableau des variations (figure 3)

2008-2009 2009-2010
Variation des réclamations Variation BL Variation des réclamations Variation BL
0,119 0,093 0,624 0,539
Selon la figure 2, le taux des réclamations est en constante augmentation : 0,153% en
2008 ; 0,157% en 2009 et 0,165% en 2010. Entre 2008 et 2009 il y a une variation de 0,119
contre une variation de 0.624 entre 2009 et 2010.

En comparant la variation des réclamations à celle des bons de livraisons (figure 3) l’on
remarque qu’entre 2008 et 2009 la variation des bons de livraisons ou encore de l’activité est
de 9,3% contre 11,9% pour les réclamations. Entre 2009-2010, les réclamations ont variées de
62,4% alors que les BL ont variés de 53,9%.
Quels sont alors les causes de la baisse des produits livrés sur erreurs de qualité ?
Selon les sources obtenues, la baisse significative sur les erreurs de qualité est due à
l’introduction de code à barre. Ce dernier fut introduit en Septembre 2008. Les employés
n’étant pas familiarisé à l’appareil en 2009, les réclamations chutent à 375. Ce ne sera qu’en
2010 que la baisse sera significative.
Causes des réclamations des produits livrés en moins et des produits livrés sur erreurs
de qualité.

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Audit des stocks

Les réclamations des produits livrés en moins et ceux livrés sur erreurs de qualité sont dues
aux fautes au niveau du tirage ; fautes au niveau du colisage ou encore le code à barre hors
service en cas de coupure de d’électricité.
PROPOSITIONS DE SOLUTIONS
Les causes des réclamations étant connues, nous pouvons proposer des solutions. Mais avant
de proposer des solutions, il est nécessaire et judicieux de nous poser les questions suivantes :
 Le système de tirage en lui-même est-il défaillant ?
 La défaillance ne se trouve t-elle pas au niveau du personnel ?
Si le système est défaillant, il faudra mettre sur pieds une technologie beaucoup plus
performante apte à identifier non seulement la qualité du produit commandé mais aussi la
quantité des produits commandés en d’autres termes, il faudra introduire les nouvelles
technologies pour améliorer les procédés de préparation des commandes.
Cette solution serait beaucoup plus avantageuse vu qu’elle résous deux problèmes à la fois.
Si la défaillance se trouve au niveau du personnel, il serait souhaitable :
- Soit de proposer des formations au personnel concerné afin de mieux les initier aux
pratiques ou d’attirer leur attention sur certains aspects clés
- Soit de renforcer le personnel avec d’autres agents chargés de comparer les quantités
figurant sur les BL et celles livrées lors du colisage.
- Aussi, nous avons remarqué qu’au cours de certaines périodes, le volume des activités
est important. Ne serait-il pas souhaitable de renforcer le personnel lors de ces périodes
tout en privilégiant les coûts engendrés ?
Cette analyse vient compléter les informations que nous n’avons pas pu avoir sur les
résultats issus des inventaires.

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Audit des stocks

Pour les entreprises commerciales, les stocks occupent une place importante voire
primordiale dans toute la politique de gestion établie par l’organisation. La mise en place
d’une bonne politique de gestion permettra à l’entreprise de réduire non seulement les coûts
liés à l’acquisition mais aussi les coûts liés au stockage ainsi qu’un bon suivi depuis
l’acquisition jusqu’à la livraison. L’audit, vu ses différents objectifs et atouts devient une
préoccupation majeure des dirigeants d’entreprises et constitue en fait un élément
incontournable dans l’amélioration et la réalisation des objectifs généraux.

La SOREMED, leader dans la distribution des produits pharmaceutiques afin de


consolider cette place se trouve obligée d’apporter des améliorations via des audits ponctuels
qui peuvent lui garantir de suivre sa performance à l’aide des indicateurs bien précis.
L’amélioration continue des processus doit être une préoccupation majeure pour cette
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Audit des stocks

entreprise progressiste. Ceci n’est possible que si elle procède à la mise en place d’un manuel
de procédure ; ce dernier devra être un outil de coordination et de suivi au jour le jour des
différents circuits d’informations.

Répondant parfaitement à nos ambitions professionnelles, cette mission d’audit des stocks
fut une très grande expérience pour nous. Elle constitue en effet un grand atout pour notre
future carrière professionnelle.

 ZERMATI, Pierre Pratique de la gestion des stocks, 5eme Edition DUNOD Paris,
1997
 HORNGREN Charles, BHIMANI Alnoor, DATAR Srikant, FOSTER George,
Contrôle de gestion et gestion budgétaire, 3e édition Paris, 2006
 O. Lemant/ Groupe de recherche, La conduite d’une mission d’audit interne, Institut
de l’audit interne, 2e Edition, Dunod, Paris, 1995
 KHALID Moatacim, ABDELLAH Dahbi, « audit opérationnel des stocks », Projet de
fin d’études 2001-2002
 AZIZ H., audit opérationnel de la fonction stock, Projet de fin d’études
 Documentation interne de la SOREMED
 www.scribd.com/.../audit-des-cycles-de-l’entreprise
 http://commercial.axelere.com/imprime/categorie-Strategie-Management/gestion-des-
stocks-et-rotation-des-stocks~604.html
 http://www.faq-logistique.com/Couts-stock.htm

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Audit des stocks

 http://www.aciff.com/gestion-couts-stocks.htm
 http://www.amip.ma/dynamicdata/Secteur_Industrie.aspx

Dédicaces
Remerciements
Sommaire ……………………………………………………………………………………..3
Introduction……………………………………………………………………………………4
PREMIERE PARTIE :

CHAPITRE 1: PRESENTATION DE LA SOCIETE

I. Historique et activité de la société…………………………………………………..…6


1. Historique de l’industrie pharmaceutique marocaine…..………………………...6
2. Activité de la société…………………………………………………………...…7
II. Structure organisationnelle………………………………………………………….…9
1. Fiche technique……………………………………………………………..…….9
2. Organigramme…………………………………………………………………..10
3. Description des services………………………………………………………....11

CHAPITRE 2 : INTRODUCTION AUX CONCEPTS D’AUDIT


I. Définition et objectifs de l’audit……………………………………………………….15

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Audit des stocks

1. Définition………………………………………………………………………..15
a. Audit interne………………………………………………………………15
b. Audit externe……………………………………………………………...16
c. Audit interne et audit externe…………………………………………..…17
2. Objectifs de l’audit………………………………………………………………18
II. Normes d’audit………………………………………………………………………..19
1. L’indépendance ……………………………………………………………….19
2. Compétence technique et professionnelle …………………………………….19
3. Etendue et nature des travaux………………………………………………….20
4. Exécution des travaux d’audit…………………………………………………20
5. Gestion du service d’audit interne…………………………………………….20
III. Contrôle interne………………………………………………………………………21
1. Définition du contrôle interne………………………………………………..21
2. Objectifs du contrôle interne…………………………………………………21
3. Composantes du contrôle interne…………………………………………….21
4. Principes du contrôle interne…………………………………………………22
IV. Cycles d’audit………………………………………………………………………..23
1. Audit des immobilisations…………………………………………………….23
2. Audit du cycle achat-fournisseurs…………………………………………….23
3. Audit du cycle vente –clients…………………………………………………24
4. Audit des stocks………………………………………………………………25
5. Audit du cycle personnel ou audit social……………………………………..26
6. Audit des opérations de trésorerie…………………………………………….27

DEUXIEME PARTIE: AUDIT DES STOCKS


I. Définition et objectifs ……………………………………………………………..….28
II. Evaluation du contrôle interne………………………………………………………..29
1. Processus d’approvisionnement…………………………………………………30
2. Processus d’inventaire………………………………………………………..…31
3. Forces et faiblesses apparentes………………………………………………….33
III. Gestion des stocks………………………………………………………………….…42
1. La gestion des coûts……………………………………………………………..42
2. La méthode de suivi administratif des stocks…………………………………...43
3. La méthode d’évaluation des stocks…………………………………………….44
IV. Analyse des ratios…………………………………………………………………….45
1. Définition ………………………………………………………………………...45
2. Les ratios d’exploitation et leurs formules………………………………………..45
3. Calculs et analyses ……………………………………………………………….46
V. Résultats de l’audit…………………………………………………………………...47
1. La Feuille de Révélation et d’Analyse des Problèmes……………………………47
2. Analyse des réclamations clients……………………………………………….…55
Conclusion…………………………………………………………………………………....61
Bibliographie & Webographie………………………………………………………………..62
Annexes ……………………………………………………………………………………....63
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Audit des stocks

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