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Démontage d'une montre mécanique simple

(A faire sur une pièce à laquelle vous ne tenez pas vraiment)


Le mouvement utilisé : Unitas 6497
Soyez attentif à la disposition des pièces lors du démontage, n'hésitez pas à faire des
croquis.

Première opération importante à effectuer : Le désarmage du ressort de barillet , si


vous ne le faites pas, il y aura un risque de casse lorsque vous enlèverez l'ancre.

Armez légèrement la montre avec la tige de remontoir pour soulever le cliquet, ensuite
avec une brucelle ou une autre pointe tirer en arrière le cliquet pour le désengager des
dents du rochet (toujours maintenir la tige de remontoir).
Laissez glisser la tige entre les doigts jusqu'au désarmage complet de la montre.

1
Après avoir dévissé la vis du coq, enlevez le pont délicatement en faisant attention que
le balancier ne reste pas croché sous la roue de centre ou à l'ancre, vous risqueriez de
fausser le spiral.

Dévissez les deux vis du pont d'ancre et enlevez-le.

Enlevez l'ancre, si vous n'avez pas oublié de désarmer la montre il n'y aura pas de
problème.

2
Enlevez les deux vis du pont de rouage et enlevez ce dernier en le soulevant.

Enlevez à la suite: la roue d'échappement, la roue de seconde et la roue de moyenne.

Dévissez le rochet et enlevez-le.

3
Dévissez la vis du cliquet, enlevez-le ainsi que le ressort fil situé dessous.

Dévissez la roue de couronne, l'enlevez, de même que la petite rondelle au centre.


Attention vis à gauche.

4
Si vous ne l'avez pas déjà fait, enlevez côté cadran la roue des heures et la chaussée.
Sur la photo je l'enlève avec un outil adapté à ce travail mais cela peut être fait
également avec une brucelle, seulement il faut faire attention à tirer la chaussée bien
droite sous peine de fausser ou de casser la tige de centre.

Côté mouvement à nouveau, on devisse les trois vis du pont de barillet et on l'enlève.

On enlève la roue de centre.

5
Et le barillet.

Dévisser le ressort de tirette et le retirer.

Retirer les renvois et la roue de minuterie.

6
Pour retirer le ressort de bascule qui est sous tension, le couvrir avec un cabron de
peau et enlevez le ressort avec une brucelle.
Si vous ne couvrez pas le ressort ou si vous enlevez la bascule avec le ressort en
place, attention à la satellisation du ressort ;-)

Enlevez la bascule

Dévissez la vis de tirette, la tirette va tomber et ......

7
Retirer la tige, le pignon baladeur et le pignon de remontoir vont tomber

Revisser en place le coq avec son balancier et retirer l'incabloc.


Laisser le coq avec son balancier en place.

Côté cadran, retirer également l'incabloc du balancier.

8
Si la montre n'est pas vieille, ouvrez le couvercle du barillet en appuyant légèrement sur
l'axe, sortez l'arbre et laissez le ressort en place.
Pour des montres plus vieilles et les montres automatiques, la sortie du ressort est
indispensable, soit pour changer le ressort, soit pour mettre la graisse sur la paroi du
barillet pour les montres automatiques (glissement de la bride)

Votre pièce est prête au nettoyage

9
Remontage d'une montre mécanique

Pour plus de détails sur le huilage et le graissage des pièces


de la montre, je vous invite à lire la rubrique dédiée.

On place le pignon baladeur et le pignon de


remontoir sur la tige, on vient au-dessus de
l'emplacement (le pignon de remontoir commence
à s'engager dans son logement)

Et on retire légèrement la tige pour qu'on puisse


l'engager.

1
On graisse le pivotement de la vis de tirette

Et on visse la tirette en la maintenant, ne pas


oublier de la nettoyer si vous l'avez maintenue
avec le doigt comme moi.

Côté cadran, on met en place la partie


remontoir mise à l'heure.
On met la bascule

2
On met le ressort de bascule en n'oubliant pas de
le protéger
(sinon gare à la satellisation du ressort)

Et voilà le travail, le ressort est sous tension.

On met les deux renvois et la roue de minuterie.

3
Et on visse le ressort de tirette

Mettre en place le barillet, la roue de centre et le


pont de barillet et visser le pont.

Mettre en place la roue de couronne


(avec la petite rondelle et n'oubliez pas, vis à
gauche), le ressort de cliquet et le cliquet

4
Vissez le rochet

Mettre en place : La roue de moyenne, la roue de


seconde et la roue d'échappement

Mettre en place le pont de rouage en faisant


attention aux pivots des roues et le visser.

5
Mettre en place l'ancre et son pont et vissez.

Après avoir huilé l'incabloc, le mettre en place


côté cadran.

Mettre en place le coq et son balancier et vissez-


le.

Mettre en place l'incabloc huilé


Et voilà votre pièce est terminée.

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Dans un quantième, il s'écoule un certain temps depuis le moment où le disque (ou


l'aiguille) commence à être actionné, jusqu'à ce que le changement soit opéré.
L'avance de l'aiguille ou du disque est d'abord lente, c'est le moment ou la dent monte
l'incliné du sautoir, jusqu'à ce qu'elle en atteigne le sommet.
La deuxième partie : le "saut" de l'aiguille est rapide, elle correspond au moment durant
lequel l'autre incliné du sautoir conduit la dent de l'étoile jusqu'à sa position de repos. La
durée des changements n'est pas la même pour toutes les étoiles.

Les principaux facteurs de changements sont :

Le pas des dents de l'étoile (étoile peu nombrée, très grand diamètre).
La longueur du doigt.
La pente des inclinés du sautoir.

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Fonctionnement

La fonction “Départ”

Une pression effectuée sur la grande bascule (P), provoque l’entraînement de la roue à
colonne par l’intermédiaire du crochet.

La colonne soulève le marteau.

La colonne sur laquelle reposait le bec de la bascule intermédiaire s’étant retirée, la


bascule actionnée par son ressort descend entre les colonnes

La roue intermédiaire engrène avec la roue de chronographe.

Le frein reste levé.

La trotteuse se met en marche.

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La fonction “arrêt”

Une 2ème pression sur le poussoir de chrono provoque le retrait de la colonne, le bec du
frein se trouvant dessus, par l’intermédiaire de son ressort descend entre les colonnes.

La partie arrondie du frein vient s’appuyer sur le pourtour de la roue chrono et


l’immobilise.

La colonne soulève le bec de la bascule intermédiaire, d’où rupture d’engrenage entre


la roue intermédiaire et la roue chrono.

Le marteau reste levé.

L’aiguille trotteuse s’arrête.

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Remarques :

Le frein doit descendre au moment du sautage ou très légèrement après.

S’il descend avant, il viendra s’appuyer contre le pourtour de la roue chrono avant que
la bascule intermédiaire ne soit dégagée, ce qui provoquera l’arrêt du chrono et de la
montre.

Si le frein descend après le moment du sautage, son action sera atténuée car il doit
bloquer la roue chrono au moment même ou la roue intermédiaire se retire.

A l’arrêt, la bascule intermédiaire ne doit pas être soulevée par la colonne 2 avant le
moment du sautage, mais légèrement après.
Si la bascule se lève avant le moment du sautage, on peut arrêter le chrono par une
légère pression sur le poussoir.

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La fonction “Remise à zéro”

Lors d’une 3ème pression, la colonne actionne le bec de frein qui libère la roue de
chronographe.

Le bec du marteau se présentant en face du vide entre deux colonnes, le marteau


descend, actionné par son ressort et vient appuyer sur le pourtour du cœur, pour
effectuer la remise à zéro.

Le bec de la bascule intermédiaire reste soulevé par la colonne.

Le frein doit se lever avant que le marteau ne descende, car la roue de chronographe
doit être libérée lorsque le marteau descend sur le cœur afin de ramener la trotteuse à
zéro.

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Résumé des fonctions du chronographe

Au départ :

Le marteau se lève le plus vite possible.

La bascule intermédiaire descend le plus tard possible (dans tous les cas après le
moment du sautage).

Le frein reste levé.

A l’arrêt :

Le frein descend au moment du sautage ou légèrement après, mais avant que la roue
intermédiaire se dégage de la roue de chrono.

La bascule intermédiaire se lève après le moment du sautage.

Le marteau reste levé.

A la remise à zéro :

Le frein se lève.

Le marteau tombe le plus tard possible.

La bascule intermédiaire reste levé.

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(
L'échappement à détente
L'échappement à détente apparu vers le XVIIIe siècle lorsque des nations maritimes firent
des concours pour la construction d'un instrument horaire le plus précis possible,
permettant la détermination la plus sûre de la position géographique en mer.
C'est pour cette raison que l'on trouvera cet échappement surtout dans les chronomètres
de marine.
L'échappement à détente fait partie de la classe des échappement libres.

Par rapport à l'échappement à ancre suisse (également classe des échappements libres)
3 différences notable sont à relever :

1) Les 2 échappements ont une pièce intermédiaire qui a pour fonction dans :
L'échappement à détente, uniquement l'arrêt de la roue d'échappement

L'échappement à ancre suisse, l'arrêt de la roue mais également la transmission de


l'énergie de la force motrice au balancier.
2) Impulsion au balancier :
Dans l'échappement à détente, le balancier ne reçoit qu'une impulsion par
oscillation.

Dans l'échappement à ancre suisse, le balancier reçoit deux impulsions par


oscillation
3) Transmission de l'impulsion à l'organe régulateur :
Dans l'échappement à détente, l'impulsion est effectuée par la roue d'échappement

Dans l'échappement à ancre suisse, l'impulsion est effectuée par l'ancre


Dans la classe des échappements libres, celui à détente a le meilleur rendement
mécanique.
Tourbillon Girard-Perregaux muni d'un échappement à détente

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Fonctionnement

Terminologie :

A: Roue d'échappement
B : Détente
C : Grand plateau
D : Petit plateau
E : Ressort d'or
F : Ressort de la détente
H : Palette de repos
M: Palette de dégagement
N : Palette d'impulsion

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Fonctionnement :

Au moment où le balancier effectue son arc supplémentaire descendant (sens de la


flèche du dessin ci-dessus), la roue d'échappement est à l'arrêt sur la palette de repos.

Le balancier continue son arc supplémentaire descendant, la palette d'impulsion va se


trouver devant une dent de la roue d'échappement et la palette de dégagement (M) va
entrer en contact avec le ressort d'or (E) ce qui va soulever la détente et ainsi libérer la
roue d'échappement.

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A ce moment la roue va donner l'impulsion au balancier par l'intermédiaire de la palette
d'impulsion.
Le balancier va effectuer son arc supplémentaire ascendant jusqu'au renversement de la
marche, pendant cette nouvelle alternance, appelée "muette", la roue d'échappement est
au repos sur la palette de repos.
Le ressort d'or va se soulever au passage de la palette de dégagement et se sera la seule
légère résistance lors de cette alternance car la palette d'impulsion passe entre deux
dents

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Le chronographe à rattrapante

Définition et emploi de la rattrapante.

Dans un chronographe avec rattrapante il y a une seconde aiguille dite


"aiguille de rattrapante " qui est superposée à la trotteuse du chronographe.

Lorsqu'on actionne le poussoir de chronographe, l'aiguille de rattrapante reste


superposée à la trotteuse, se confondant avec elle, de même lorsque la
trotteuse est arrêtée ainsi que lors de sa remise à zéro.

Par contre, lors de la marche du chronographe si on actionne le poussoir


supplémentaire de rattrapante, l'aiguille de rattrapante s'arrête tandis que la
trotteuse continue sa marche.

Puis, après avoir effectué la lecture de l'observation (temps intermédiaire par


ex.), une deuxième pression sur le poussoir de rattrapante ramène l'aiguille de
rattrapante sur la trotteuse, les deux aiguilles marchant à nouveau
superposées, jusqu'à ce que, par une troisième pression sur le poussoir de
rattrapante, on immobilise à nouveau l'aiguille de rattrapante.

L'emploi de la rattrapante est donc indiqué pour le chronométrage d'une


épreuve, dans laquelle plusieurs coureurs sont en piste, puisqu'on a la
possibilité d'arrêter l'aiguille de rattrapante, à l'arrivée de chaque coureur, ce
qui facilite la lecture de l'observation, puis de faire " rattraper " à l'aiguille
immobilisée le temps d'arrêt.

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Terminologie

A : Roue de rattrapante
B : Roue de chronographe
C : Levier de rattrapante
D : Pinces de rattrapante
E : Ressort de rattrapante
F : Roue à colonnes de rattrapante

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Fonctionnement.

Dans un chronographe à rattrapante situé du côté des ponts, trois roues


pivotent au centre du mouvement :

• A) La roue de centre dont le pignon est percé.

• B) La roue de chronographe portant deux cœurs.

• C) La roue de rattrapante.

La roue de chronographe et la

roue de rattrapante

La roue de rattrapante, pour assurer la plus grande liberté possible ne pivote


pas dans une pierre, mais vient buter sous le contre - pivot du pont de
rattrapante.

La roue de rattrapante avec son levier et le ressort du levier

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Marche :

Lorsque le chronographe fonctionne la roue de chrono entraîne la roue de


rattrapante qui elle, est également libre.
Le levier de rattrapante (ou le levier en rubis) reste dans l'encoche du cœur
de rattrapante.
Les deux aiguilles sont l'une sur l'autre.

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Arrêt de la rattrapante :

Lorsque l'on appuie sur le poussoir de rattrapante les pinces viennent bloquer
la roue de rattrapante mais, la roue de chronographe continue à avancer ainsi
que le cœur de rattrapante (flèche rouge) fixé sur celle-ci (sur le tenon de la
roue au-dessus du pont de rattrapante, flèche bleue).

Le levier de rattrapante qui lui, est fixé sous la serge de la roue de rattrapante
commence alors à monter sur le cœur de rattrapante.
L'aiguille de chrono avance, l'aiguille de rattrapante est stoppée.

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Rattrapage de l'aiguille :

On appuie une deuxième fois sur le poussoir de rattrapante, les pinces libère
la roue de rattrapante.
Le levier de rattrapante, en appuyant sur le pourtour du cœur, par l'effet de
son ressort fait rattraper l'aiguille en venant se positionner dans le creux du
cœur comme dans la position marche.

De cette position à celle-ci

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Posage cadran + aiguilles et emboîtage d'une montre

Nous allons poser le cadran, les aiguilles et emboîter le tout.

Tout d'abord nous allons enlever le bloc automatique qui va gêner pour le
posage des aiguilles et également pour mettre le mouvement sur les portes-
pièce.

En premier lieu, il faut ouvrir les clefs de cadran, ça peut être également des
vis à dévisser qui se trouvent sur la tranche de la platine.

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On pousse avec la brucelle ou une pointe en plastique l'arrière de la clef
jusqu'à ce qu'elle soit ouverte.

On prend une "poire" (soufflette) ou si vous êtes équipé, un aspirateur (pas


celui que vous ou votre femme utilisez pour le ménage ;o) ) et vous aspirez les
éventuelles poussières sur le cadran.
Avec un bout de "Rodico" vérifiez qu'il n'y a pas de poussières sur le
mouvement côté cadran et sur le disque de quantième.

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On pose le cadran et on ferme les clefs de cadran.
Bien faire attention que le cadran est bien en bas !!!
Effectivement si la pièce ou le cadran est neuf, lorsque les clefs de cadran
seront poussées, elles vont faire une entaille dans les pieds de cadran et si ce
dernier n'est pas correctement mis en place, l'entaille ne sera pas au bon
endroit, le cadran se mettra toujours dans cette position incorrecte.

On cherche minuit.
On avance jusqu'à ce que le disque de quantième avance, on avance tout
doucement jusqu'au saut de ce dernier.

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On repère les roues ;o)

Avec un chasse aiguille en plastique (plexi),


on chasse l'aiguille d'heures parfaitement
sur XII.
Soyez bien droit avec l'outil.
N'appuyez pas trop fort, pour ne pas faire
descendre l'aiguille tout en bas du cadran.
En appuyant vous pouvez tournez
légèrement le chasse-aiguille dans un sens
ou dans l'autre pour éventuellement faire
une petite correction.

Le haut de l'aiguille doit être à "fleur" du dessus de la roue des heures.

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Idem pour l'aiguille des minutes, comme sur le dessin précédent.

Le saut de la date doit se faire dans un écart de + ou - 5 minutes.


Les 2 aiguilles, à midi, doivent être parfaitement l'une sur l'autre.

Pour chasser l'aiguille de seconde au centre il faut soutenir le pivot de la roue


et pour ceci nous utilisons ce genre de posage muni d'une tige à visser
jusqu'au léger contact avec le bout du pivot.
Si nous le faisons pas le risque de tordre le pont est réel.

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Cette précaution prise, on chasse la seconde.

Les aiguilles chassées, contrôler le parallélisme des aiguilles, si besoin les


retoucher avec une brucelle aux aiguilles.

On retourne la pièce et avec une pointe on appuie légèrement jusqu'à ce que


la tige de remontoir sorte.
ATTENTION, si vous appuyez trop fort le risque de voir la bascule de
remontoir sortir du pignon baladeur est plus que grande et ensuite vous serez
bon pour enlever le cadran à nouveau.

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Le mouvement mis en boîte, on remet la tige et on repère environ ou nous
allons couper la tige pour la mettre de longueur.
Ici, à la base du tube.

On coupe la tige

On lime le bout et on fait un petit angle sur le


pourtour

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On passe une lame de couteau dans le filet
pour enlever les bavures et ensuite on visse
la couronne sans forcer.

On met un peu de stop filet et on visse la couronne bien droite sans forcer.

Un petit espace entre la boîte et la tige pour mettre l'ongle doit être présent
mais ne doit pas être visible côté cadran.
Si votre boite est plate et qu'elle ne cache pas le jour par un renfoncement, il
faut que le jour soit le plus petit possible.

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On remonte le bloc automatique.

L'emboitage est terminé, et là, on regarde


dans tous les sens qu'il n'y ai pas de poils
ou saletés diverse.

Si vous devez pour une raison ou


une autre enlever les aiguilles
d'une montre, vous devez mettre
une protection sur le cadran
comme par exemple, ici, un
plastique avec une ouverture
découpée aux ciseaux (pointillés
rouge).
Cette découpe vous permet de
glisser votre protection sous les
aiguilles.
Mettre les aiguilles l'une sur
l'autre et toujours les enlever
toutes, n'essayez pas par exemple
d'enlever uniquement l'aiguille des minutes car vous abîmeriez l'aiguille des
heures.

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Chronographe « retour en vol » ou « Flyback »

Le chronographe avec fonction retour en vol a une particularité par rapport à


un chronographe traditionnel.
Le flyback, permet de faire une remise à zéro du chronométrage en cours et
d'en relancer un, instantanément, en pressant et en relâchant immédiatement
le poussoir de remise à zéro.

Terminologie

A : Roue à colonnes L : Roue compteur minutes


B : Commande départ / arrêt M : Roue sur champ
C : Commande de remise à zéro N : Roue d'embrayage
D : Frein
E : Marteaux
F : Bascule de débrayage de roue de compteur intermédiaire de minutes
G : Bascule d'embrayage
H : Bascule de remise à zéro
I : Crochet
J : Roue de chronographe
K : Roue intermédiaire de compteur minutes

Eric Cosandey http://www.horlogerie-suisse.com 1


Fonctionnement
Position de départ, le chronographe n'est pas en fonctionnement

Les marteaux sont levés.


Le frein est appuyé contre la roue de chronographe.
La roue d'embrayage n'est pas en prise avec la roue de chronographe.

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Départ du chronographe.

En appuyant sur le poussoir de


départ, on actionne la commande,
qui, par l'intermédiaire du crochet
(flèche rouge), va faire tourner la
roue à colonne.
Le bec du frein va monter sur une
colonne et ainsi libérer la roue de
chronographe.

Le bec de la bascule d'embrayage va tomber entre deux colonnes et donc, la


transmission roue sur champ-roue d'embrayage-roue de chronographe pourra
se faire.

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Retour en vol (flyback)

On appuie sur le poussoir de remise à zéro lorsque votre chronographe est en


marche.
La commande de remise à zéro va pousser une bascule, qui elle, va pousser
les marteaux sur les coeurs des roues de chronographe et de compteur
minutes.
Sur les marteaux, 2 goupilles sont fixées et qui servent à dégager 2 fonctions :
La première (en vert) sert à rompre la transmission entre la roue d'embrayage
et la roue de chronographe.
La deuxième (en rouge) sert, par l'intermédiaire de la bascule de débrayage
de roue de compteur intermédiaire de minutes à pousser cette dernière vers
le bas.

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Ceci permet d'éviter tout contact lors de la remise à zéro, entre le doigt de
chronographe et la roue intermédiaire de minutes.

Lors de cette fonction le frein reste levé.

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Arrêt du chronographe.

On appuie sur le poussoir de « départ / arrêt ».


La bascule d'embrayage monte sur une colonne et l'engrenage entre la roue
d'embrayage et la roue de chronographe est rompu.
Le frein tombe entre deux colonnes et bloque la roue de chronographe.
Les marteaux restent levés.

Eric Cosandey http://www.horlogerie-suisse.com 6


Remise à zéro

On appuie sur le poussoir de remise à zéro.


Les marteaux descendent et dégagent comme lors de la fonction « flyback »
L'embrayage reste levé.

Eric Cosandey http://www.horlogerie-suisse.com 7


Rolex 3135

Caractéristique technique :

Chronomètre
Quantième automatique avec correcteur rapide
Aiguille de seconde au centre avec stop seconde
Balancier annulaire avec 2 paires d'écrous réglants Microstella et spiral
Breguet
Amortisseur de balancier et chatons combinés de roue d'échappement
Pont de balancier réglable en hauteur par deux écrous
Diamètre extérieur : 28.50 mm
Hauteur totale avec module de remontoir automatique : 6.00 mm
Nombre de pierres : 31
Fréquence 4 Hz / 28800 A/h

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Le mouvement sans le bloc automatique

Le bloc automatique en 3 phases :

1) Le bloc en entier

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2

2) Le bloc sans le pont inférieur du dispositif, nous pouvons bien voir les
pignon des roues d'inversion engrenés avec la roue entraîneuse de rochet
ainsi que le pignon de masse oscillante et la clavette qui maintient l'axe de la
masse.

3) Une roue d'inversion démontée, on devine à 5h de la roue un des cliquets


qui entraîne ou dégrène suivant le sens de la roue

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Une autre vue, on peut voir les écrous de réglage de hauteur du pont de
balancier, deux vis Microstella (à 6h et 12h du balancier )

Le balancier est équipé de deux


paires d'écrous réglants en or
Microstella.
Une paire courte
Une paire longue

1 division clé
Microstella sur 2
écrous courts = 1 s/j

1 division clé
Microstella sur 2
écrous longs = 2 s/j

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Le mouvement sans le pont de rouage. On voit bien les deux écrous de mise de
hauteur du pont.

Coté cadran, le disque de date a été enlevé, on peut voir la bascule de came
avec son ressort (à 9h) ainsi que la roue de quantième

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Le disque avec le doigt de quantième a été enlevé et nous pouvons voir le
rubis qui montera sur la came de quantième, jusqu'au moment ou le doigt fixé
sur cette dernière chassera en avant le doigt qui, lui, fera passer le disque
indicateur de dates

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Calibre ETA 2892 A2

Présentation :
Calibre de 111/2'''
Diamètre de 25,60 mm
Hauteur de 3,60 mm
Mouvement mécanique avec système de remontage automatique
Indication du quantième
Tige de remontoir à 3 positions
(remontage, mise à la date rapide, mise à l'heure)
Alternances/heure de 28800
Angle de levée de 51°

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Coté mouvement (sans le bloc automatique)

On peut voir le stop balancier, qui, pour faire la fonction est en relation avec
le pignon coulant. Dès qu'on tire la tige de remontoir pour faire la mise à
l'heure, le pignon coulant se déplace vers le centre de la pièce et entraîne
donc le stop balancier qui basculera et viendra s'appuyer contre le pourtour
du balancier.

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Le bloc automatique vu de dessous

La masse séparée du bloc. On voit l'inverseur auxiliaire sur le dessus du bloc.

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Le bloc ouvert avec de gauche à droite :

La roue intermédiaire de réduction


La roue de réduction
La roue d'inversion
L'inverseur auxiliaire
L'inverseur

Détail du pont de barillet (dessous), on peut voir de gauche à droite :

La roue de couronne
La roue de couronne intermédiaire
Le rochet intermédiaire
La roue entraineuse de rochet
En haut, le cliquet
Sous le pont, la plaque de cliquet

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Détail de l'ancre, roue d'échappement.

Le balancier retourné

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Coté cadran

Le correcteur rapide en action, lorsqu'on est dans la 2ème position de la tige


et qu'on la tourne à l'envers pour faire la mise à la date rapide.

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Le doigt du correcteur de quantième est en prise avec le disque de quantième
pour en effectuer le changement.

Gros plan

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L’achevage

Opération consistant à vérifier la propreté et la liberté des mobiles de l'échappement,


puis à assurer les fonctions mécaniques en limitant au maximum les pertes de
l'énergie transmise à l'organe régulateur.

Outillages pour effectuer l'achevage

Outil à forger Echappemètre, sert à bouger les Outil à plier les


les dards palettes. goupilles de limitation
Peut-être remplacé par une petite et pointe pour vérifier
« pelle » que l’on met au-dessus les ébats
de la flamme d’une lampe à alcool

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Points à vérifier :

Vérification de l'ancre.

• Propreté générale, surtout celle des palettes.


• Qualité, symétrie et polissage de l'entrée et des cornes.
• Ebat de cheville dans l'entrée (entre 0,02 et 0,03mm)
• Centrage, parallélisme, finition sans bavure du dard ;
partie active symétrique et comprise entre 20° et 120°

Vérification de la roue d'échappement.

• Liberté parfaite en rotation.


• Ebat de hauteur compris entre (entre 0,02 et 0,03mm).
• Plat et rond de la roue.

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Mise en place de l'ancre.

Vérifier :

• Liberté parfaite.
• Ebat de hauteur
(entre 0,02 et 0,03mm).
• Partagement de la roue d’échappement avec la palette de l’ancre (h1), lorsque
vous regardez le dessus de la dent il doit rester un tiers de la palette

h1

• Sécurité entre le dessous du plot de dard et le dessus de la platine.


• Sécurité entre le dessus de l’ancre et le dessous du pont d’ancre.

Mise en place du balancier.

Vérifier :

• Liberté parfaite en oscillation ou rotation, si le spiral n'est pas en place


• Ebat de hauteur (entre 0,01 et 0,03mm).
• "Rond" parfait de l'axe et des plateaux
• Sécurité entre le dessus de l’ancre et le dessous du grand plateau
(entre 0,1 et 0,2mm).
• Centrage du dard au centre du petit plateau

h2

• Sécurité entre le dessous de la cheville de plateau et le dessus du dard


• Sécurité entre le dessous du petit plateau et la platine

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Réglage de l'ébat de coin

Cet ébat sert à centrer votre échappement donc il sera réglé en premier.

Au début de l'achevage l'ébat de coin doit être petit et surtout égal de chaque côté, si
nous avons des goupilles de limitation, il faudra que les faces d'appui soient le plus
parallèles possible avec la baguette, afin que l'ébat de coin ne varie pas avec l'ébat
de hauteur de l'ancre.
Si cela n’est pas possible l’ébat de hauteur de l’ancre sera minimum.
Une fois l'achevage terminé, il ne faudra pas que l'ébat de coin dépasse la moitié de
l'engagement total.

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Outil à retoucher les goupilles

B
A

Dans l'idéal, la retouche devrait être faite comme dans l'illustration où se trouve
l'outil.
Dans la pratique, le pliage de la goupille s'effectuera plutôt comme dans l'illustration
du centre. De la position A à la position B l'ancre se déplace vers le haut et vers
l'extérieur du fait du pliage de la goupille; c'est pourquoi un ébat relativement faible à
l'ancre est préférable, car les différents ébats de l'échappement se modifieront
comme si la goupille était plus ouverte.

Fonctions de la roue avec l'ancre.

• Valeur pratique de l'engagement total;1/3 de la longueur


du plan d'impulsion, à noter que pour certaines pièces très soignées, on aura des
valeurs allant de 1/4 à 1/5ème de la longueur du plan d'impulsion.
• Chemin perdu faible mais égal de chaque côté.

Remarque :

Si la roue ne passe pas, on écartera de la même valeur les goupilles ou on limera


les parois de limitation Il en résultera une augmentation de l'ébat de coin.

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Les engagements et les chemins-perdus

Lorsqu’une dent de la roue d’échappement tombe sur le plan de repos d’une palette,
l’ancre n’est pas encore en appui contre une goupille de limitation.

β = chemin- perdu

δ = engagement virtuel

A ce moment là, l’angle d’engagement de la dent se nomme angle d’engagement


virtuel.
Puis l’ancre parcourt le chemin-perdu jusqu’à ce qu’elle soit appuyée contre la
goupille de limitation.
La somme des angles d’engagement virtuel et de chemin-perdu s’appelle :
angle d’engagement total.

L’engagement total correspond pour une montre de qualité courante à 1/3 de la


longueur du plan d’impulsion de la palette et pour une qualité soignée à 1/4.

Si les chemins perdus sont très différents, on déplacera une palette ou les deux
jusqu'à ce que les chemins perdus soient égaux.
A ce moment si l'ancre est bien fabriquée ainsi que les palettes, les engagements
totaux doivent être bons et égaux.

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L'échappemètre

Cet appareil avec son réchaud sert à régler les forces de l'échappement, en rentrant
ou en sortant les palettes.

A B C

- Reculer l'appui C en dévissant la petite molette, dégager le carré A en actionnant


le levier situé à la base de l'appareil.

- Mettre l'ancre à l'envers, la tige d'ancre dans le trou, ensuite revisser jusqu'à ce que
l'appui entre en contact avec le garde-levier B et que la palette fasse bouger
l'aiguille de l'échappemètre par l'intermédiaire du plot .

- Poser l'appareil sur son réchaud et au moment ou la gomme-laque est molle on


peut effectuer les corrections.

- Pour faire rentrer une palette, il suffit de pousser le petit plot contre celle-ci de la
valeur désirée avec l'aide de l'aiguille.

- Pour faire sortir une palette, prendre la pointe de l'outil à retoucher les goupilles et
l'insérer entre le garde-levier et la palette et pousser celle-ci toujours avec l'aide de
l'aiguille pour mesurer la valeur.

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Ajustage de l'ébat de dard.

En modifiant la longueur du dard et en le pliant éventuellement un peu à droite ou à


gauche, on fera en sorte qu'il soit égal de chaque côté.

L'ébat de dard doit être plus fort que l'ébat de coin sans toutefois dépasser la moitié
de l'engagement total.

L'outil à forger le dard

Cet outil, comme son nom l'indique, sert à forger le dard de l'ancre lorsque celui-ci
est trop court.

Pour effectuer cette correction, il suffit de prendre l'ancre


dans les doigts et la positionner sur l'appareil, les cornes
sous l'enclume et le dard dessus.
Tout en tenant l'ancre faire descendre l'enclume supérieure
sur le dard et ensuite taper avec un marteau jusqu'au
moment ou le dard s'écrase un peu.
Dernière opération, refaire la pointe, qui doit faire entre 90°
et 120° en utilisant, pour nous aider, l'outil pour tenir les
ancres.
Autre possibilité, si le dard dépasse du plot à l'opposé de
l'entrée, le pousser avec un outil adéquat pour le rallonger.

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