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UNIVERSITE DE DOUALA

FGI-GCI-404- GEOTECHNIQUE
Département de Génie Civil, 4è année

Année académique 2015-2016 Par Dr ZOA AMBASSA Daniel


1
Qu’est-ce que la Géotechnique?

2
Les domaines d’application

3
1ère partie: Stabilité des Pentes

4
STABILITÉ DES PENTES

Etude de l’équilibre
mécanique d’une masse
de sol (ou roche) mise
en mouvement soit par
l’action de l’homme, soit
naturellement

5
Sommaire
I – Introduction
II – Types de mouvements
III – Calcul de la Stabilité : Méthode des Tranches
IV – Calcul de la Stabilité en Rupture Circulaire aux Etats
Limites
V – Calcul de la Stabilité à l’aide d’Abaques
a – à Court Terme pour les sols non frottants
b – à Long Terme
c – cas des Remblais sur Sol Compressible
VI – Méthodes de Confortement 6
I – Introduction : Comment surviennent les ruptures ?
Augmentation des contraintes de cisaillement au niveau de la ligne de rupture
.
-Par une perte du pied de talus
-Érosion : orage; rivière; glacier; marinage de zone d’eau …
-Action Anthropique : excavation routière (déblai) ou pour un bâtiment …
-Par une surcharge en tête de glissement
-Cause naturelle :
-poids de l’eau due à des précipitations;
-poids de terre accumulée par d’autres glissements plus en amont
-Cause anthropique :
-Poids de remblai (route; SCNF; stockage de produits; barrage en
terre); de bâtiment ou de toute surcharge
-Par une sollicitation dynamique due à un Séisme
-Par une augmentation des pressions latérales
-Présence d’eau dans les fissures
-Gel de l’eau présente dans les fissures (expansion)
-Gonflement des argiles 7
I – Introduction : Les 3 Grands Problèmes

- Stabilité des pentes naturelles


avec ou sans surcharges (cf. ex)
décharges

-Stabilité des remblais, des


digues en terre ou en
enrochement

-Stabilité des soutènements et


des fonds de fouille

8
II –Description des principaux types de mouvement
1 – COULEES BOUEUSES :
Le comportement des matières charriées ressemble plus à celui d’un liquide,
-Il nécessite une présence d’eau due à de fortes précipitations, à la présence d’un
torrent, d’une rivière
-Le dépassement d’une teneur en eau critique rendant le matériau semi-fluide est le
critère de déclenchement.
-Elles se produisent essentiellement en montagne
-Elles restent très spectaculaires : vitesse et distance parcourue importantes

Coulée de Boue – Merlas – Isère - 2002

9
II –Description des principaux types de Glissement
2 – GLISSEMENT PLAN :

En général, la ligne de rupture suit une couche mince ayant de mauvaises


caractéristiques mécaniques (ex : marne; argile …), et sur laquelle s’exerce souvent
l’action de l’eau

10
II –Description des principaux types de mouvement
3 – GLISSEMENT ROTATIONNEL :
C’est le type de glissement le plus fréquent. La surface de rupture peut être assimilée
à un cercle (glissement circulaire).

Le bourrelet frontal a déformé la chaussée


routière – Robert – La Martinique - 1995

11
II –Description des principaux types de mouvement
4 – TALUS en DEBLAIS et en REMBLAI sur SOL NON COMPRESSIBLE :
En règle générale, les ruptures ont l’allure de glissement circulaire

Glissement de Talus – Merlas - 2002

12
II –Description des principaux types de mouvement
5 – TALUS en DEBLAIS et en REMBLAI sur SOL COMPRESSIBLE :
Les sols compressibles en assise de remblais peuvent engendrer 2 principaux types de
rupture :
— par poinçonnement : rupture du sol support entraînant de lourds dommages à l’ouvrage
— de type circulaire dû aux tassements, relativement lents mais tout aussi néfastes

La construction de remblais sur


certains sols (vases, argiles molles,
tourbes, etc.) dont la cohésion non
drainée, cu, n’est que de quelques
dizaines de kPa pose 2 principaux
problèmes :
- des tassements engendrés par le
chargement de la couche de sol
compressible
- de la stabilité de l’ensemble : remblai
+ sol de fondation. La + critique étant à
court terme puisque la consolidation du
sol de fondation augmente sa
résistance au cisaillement.
13
II –Description des principaux types de mouvement
6 – GENERALITES sur les TALUS en DEBLAIS et en REMBLAI

D’une façon générale, on distingue trois types de rupture circulaire :

a – les cercles de pied (cas le plus courant d’un remblai sur sols non compressible)
b – les cercles de talus (apparaissent dans les sols hétérogènes et la base du cercle
correspond à une couche plus résistante)
c – les cercles profonds (cas d’un remblai où le sol sous le niveau du pied de talus est de
mauvaise qualité)

Cercle de talus

Cercle de pied

Cercle profond

Substratum résistant 14
III – Calcul de la Stabilité : Méthode des Tranches
Hypothèses de calcul :
- Dimension 2 : on considère le problème plan - Calcul à l’équilibre limite
- Masse de sol concerné est monolithique - La rupture est circulaire

La méthode des Tranches consiste à découper le volume de sol intéressé (arc EMF)
en un certain nombre de tranches verticales et de même épaisseur:
– l’intersection du cercle de glissement et d’une limite de couches (G et H)
correspond à une limite entre deux tranches
- un nombre de tranches pour obtenir une précision satisfaisante (50 à 100)
F C X O
1 : c1, j1, g1 D
Soit un cercle de centre O et de
H R rayon R pour lequel on vérifie la
sécurité vis-à-vis du risque de
2 : c2, j2, g2 glissement.

3 : c3, j3, g3
G
B . E
A
15
M
III – Calcul de la Stabilité : Méthode des Tranches

Étudions l’équilibre de l’une de ces tranches (ABCD) affectée de l’indice n.


dx
Les forces agissant sur cette tranche sont :

- Le poids de la tranche W = g.h.dx C X O


D
- la réaction Rn du milieu sous-jacent sur l’arc AB
Rn est décomposé en Nn force normale et Tn force tangentielle

- les réactions sur les faces verticales BC et AD Vn


Hn W Hn+1 h
a - Réactions horizontales Hn et Hn+1 a
incluant les pressions hydrauliques Vn+1
b - Réactions verticales Vn et Vn+1
B
. A

Forces internes au massif, Un


dites inter-tranches Rn

- La force Un due aux pressions interstitielles sur AB


16
III – Calcul de la Stabilité : Méthode des Tranches

La stabilité d’un tel talus revient à déterminer le cercle de rupture, de centre O et de


rayon R, donnant la valeur minimale de Fs, le coefficient de sécurité vis-à-vis du risque de
glissement (cf. diapo 17).

Définissons par rapport au centre O :

- Le moment moteur : dû au poids des terres W (et surcharges éventuelles), qui tend à
provoquer le glissement

- Le moment résistant : les réactions s’opposant globalement au glissement de la


tranche, à savoir les moments des forces Rn , Hn-1 , Hn+1 , Vn-1 et Vn+1 (attention au cas
des cercles de rupture profond avec effet stabilisateur du massif de sol situé côté aval)

Le coefficient de sécurité global gs est :

EF des moments résistant maximaux


Fgss 
EF des moments moteurs

17
III – Calcul de la Stabilité : Méthode des Tranches
Choix des Caractéristiques Mécaniques à utiliser

La rupture d’un talus peut survenir durant la phase des travaux ou en service. Le calcul doit
donc se faire pour les sols fins

- à court terme en contraintes totales et avec les caractéristiques du sol


obtenues lors de l’essai UU

- ET à long terme en contraintes effectives et avec les caractéristiques du sol


obtenues lors de l’essai CD (ou CU+u)

Le rôle de l’eau est essentiel dans la stabilité ou non d’un talus.

Pour un calcul de dimensionnement d’ouvrages (recherche de la surface de rupture la plus


défavorable à priori), les caractéristiques mécaniques à utiliser sont les valeurs prises au
pic, soit maximales.

Pour un glissement qui s’est déjà produit et que l’on cherche à conforter, il faudra bien
prendre en compte les caractéristiques résiduelles. 18
III – Calcul de la Stabilité : Méthode des Tranches
Choix du coefficient de Sécurité

Il faut attacher au coefficient de sécurité global une valeur probabiliste. En effet, gs


est un coefficient :
- d’éloignement : se tenir éloigné suffisamment loin de la rupture
- d’ignorance : tenir compte des hypothèses simplificatrices et des
incertitudes sur les caractéristiques des matériaux (c, j, u, g…)

L’expérience a montré que :


- Le talus restent toujours stables si gs > 1.5
- Le glissement est pratiquement inévitable si gs < 1
- 1 < gs < 1.5, il y a un risque de rupture, risque d’autant plus grand que Fs diminue.

Le coefficient global de sécurité minimal requis est généralement de 1.5

Pour les talus en cours de construction, les carrières et mines à ciel ouvert, il peut
être de 1,2 à 1,3 (mais surveillance et auscultation renforcées)

Pour les ouvrages à grand risque, il peut être de 2 à 2,5. 19


III – Calcul de la Stabilité : Méthode des Tranches
Recherche du coefficient de Sécurité Minimal

Pour déterminer le coefficient de sécurité réel d’un talus, il faut rechercher le cercle
donnant la valeur minimale de Fs puisque c’est le long de cette surface de glissement que la
rupture risque de se produire.

Dans le cas général, il y a une triple infinité de possibilités


pour définir la position de ce cercle critique:

- pour un centre donné, il est possible de


faire varier le rayon du cercle

-la position du centre peut varier dans le


sens horizontal

- la position du centre peut varier dans le


sens vertical

20
III – Calcul de la Stabilité : Méthode des Tranches
Les différentes méthodes des Tranches diffèrent par leurs hypothèses simplificatrices :

La méthode de Fellenius (ou suédoise) est la plus ancienne (1927); et la méthode de Bishop
Simplifiée (1955) est la plus utilisée. Ces 2 méthodes supposent que la surface de glissement
est circulaire et que le point d’application des réactions Rn est le milieu de la tranche (dx/2).

Fellenius : Il suppose que la résultante intertranche est nulle (Vn = Vn+1 et Rn = Rn+1 ). Il ne

tient pas compte des poussées interstitielles : inconvénient majeur, sous estimant gs jusqu’à
60%, ce qui va dans le sens de la sécurité mais pas des économies.
Bishop Simplifié : Il suppose que la résultante intertranche est horizontale (Vn = 0). La

méthode est donc plus « réaliste ». La valeur de gs est obtenue par itération à partir d’une
valeur initiale utilisant la méthode de Fellenius.

Il existe d’autres méthodes : Janbu Simplifié, Morgenstern et Price, Spencer, Sarma,


méthode des perturbations …

Toutefois si la configuration du talus est simple, des Abaques peuvent être utilisés (cf. §V).
21
III – Calcul de la Stabilité : Méthode des Tranches
Fellenius
Il fait l’hypothèse que la seule force agissant sur b
l’arc AB est le poids W  W = -Rn
X O
C a
D
OM = R

W est décomposée en une force Nn normale à AB et


une force Tn tangentielle à AB

Dans ces conditions, le moment moteur est dû à la


B M
. A
Tn
force Tn , il est égal à Tn . R a
W

Nn

Moment Moteur : MM=  (Tn . R) =R.  (Tn) = R.  (W.sin a)

22
III – Calcul de la Stabilité : Méthode des Tranches
Fellenius
Le moment résistant maximal est fourni par la valeur
maximal que peut prendre la composante tangentielle de Rn. b
X O
Rn est décomposé en Nn et Tn à l’arc AB :
C a
- Nn passe par O, son moment/O est nul D

- Tn correspond à la résistance au cisaillement admissible


qui se développe tangentiellement à l’arc AB  M = R. Tn

Selon la loi de Coulomb :

  c    u .tan j
B M
Rnt . A

En remplaçant les contraintes par les forces : a


WR
n
Tn = (Nn – Un.AB).tgj’n+ c’n.AB
(Nn- Un)
c’n et j’n : caractéristiques mécaniques du sol le long de AB

Moment Résistant : MR= R .  [(Nn – Un.AB).tgj’n+c’n.AB] / F 23


III – Calcul de la Stabilité : Méthode des Tranches
Fellenius

A l’équilibre MM = MR  Fs 
 N n  U n .AB .tgjn  cn .AB 
 Tn

En remplaçant Nn ,Tn et AB en fonction de W, et a :

 b 
 
b 
 Wn cosa n  U n . .tgj  c .
cosa 
n n
 cos a 
Fs 
 Wn .sin a n 
Avec :

- b : la largeur des tranches (=dx)

 a : l’angle orienté que fait le rayon du cercle passant par le milieu de la base de la
tranche avec la verticale

- W = gh . b . h (h : la hauteur de la tranche n) 24
Retour
III – Calcul de la Stabilité : Méthode des Tranches
BISHOP
2 – Méthode de BISHOP :

Les composantes Vn, Vn+1, Hn, Hn+1 des réactions sur les tranches verticales interviennent dans
les efforts appliqués sur AB et influencent la réaction Rn.

C X O
D
[c’. AB] [(N-u.AB)tan j’]
Fs Fs

a
Vn
Hn W Hn+1
W
N Vn+1
Vn – Vn+1 a T
B
. A

Hn – Hn+1
N a

25
III – Calcul de la Stabilité : Méthode des Tranches
BISHOP
Le coefficient de sécurité Fs est donné par : [c’. AB]

 
[(N-u.AB)tan j’]

Fs

R. N U .AB .tanj'c'.AB
Fs

a
Fs

R.W sina W
N’
En projetant les forces sur la verticale, on peut écrire :
Vn – Vn+1 a u.AB
AB  N' tanj'  . sina  W  V  V
N'  u.AB . cosa   c'.Fs
 Fs  n n1
Hn – Hn+1

En remplaçant N’ et AB dans Fs : N u.ABN'

Fs 
1 Wn  (Vn  Vn1)  U n .b .tgjn  cn .b

 Wn .sin a n  cosa  sin a .
tan j n
Fs
26
IV – Calcul de la Stabilité en Rupture Circulaire
aux États Limites
- On considère uniquement les Etats Limites Ultimes

- Le coefficient de sécurité global gs est remplacé par des coefficients pondérateurs


des actions et par des coefficients de sécurité partiels (meilleure prise en compte du
risque en fonction de chaque cas particulier et de l’incertitude spécifique à chacune
des caractéristiques du sol).

- La nouvelle condition à obtenir est que le rapport des moments résistants et des
moments moteurs reste supérieur ou égal à 1, soit gs > 1

Exemple : La méthode de BISHOP simplifiée avec les coefficients partiels


 tgj n cn 
g s1 .Wn  U n .dx .  .dx 
1 1  g j' g c 
gs  .
g 3 g s1 . Wn . sin a n 
 tan j n 
1
cos a  sin a .
g s .g j'
Les valeurs de g sont données dans la norme XP P 94 – 240 et les EC7 27
28
29
g , c’ , j’

30
V – Calcul de la Stabilité à l’aide d’Abaques
Lorsque la géométrie est simple et le sol est homogène , il est possible de recourir à
des abaques (Taylor – Biarez).
Considérons les hypothèses suivantes :
- un talus de hauteur H et de largeur B tel que tan b=H/B
- une surface libre horizontale
- un sol homogène caractérisé par :
a – poids volumique g
X O
b – cohésion c’, Cu
B L= nl . H
c – angle de frottement j’
b X O
- il n’y a ni nappe ni écoulement
- le massif n’est soumis à aucune force
que son poids propre. g , c’ , j’ H
-la présence d’un substratum
résistant à la profondeur D = nd.H b

Cercle de pied a
Les abaques vont nous permettrent de D = nd . H
Cercle profond
déterminer la cohésion minimale pour
laquelle le talus est stable 31
V – Calcul de la Stabilité à l’aide d’Abaques
Calcul de la Stabilité à Court Terme
- concerne les sols non frottant, ie fins
- le sol est caractérisé par : Cu et j = 0°
- utilisation des abaques de Taylor :
* indication de la position du cercle le plus défavorable
en fonction de la pente du talus b et de la position du substratum nd = D/H
ex : si b > 53°, le cercle critique est un cercle de pied

ex : si b < 53°, le cercle critique est un cercle profond

32
V – Calcul de la Stabilité à l’aide d’Abaques
Calcul de la Stabilité à Court Terme
- concerne les sols non frottant, ie fins
- le sol est caractérisé par : g , Cu et j = 0°
- utilisation des abaques de Taylor (on suppose connus : D et H):

* indication de la position du cercle le plus défavorable:

ex : si b > 53°, le cercle critique est un cercle de pied (cas a)


si b < 53°, le cercle critique est le + souvent un cercle profond (cas d)

* détermination du facteur :
cF
N
g.H
avec cF la cohésion affectée d’un coefficient partiel gs : cF = Cu/ gs (C.T.). C’est la
cohésion minimale nécessaire pour que le talus soit stable.
Cu / g s
D’où N
g .H

33
IV – Calcul de la Stabilité à l’aide d’Abaques
Calcul de la Stabilité à Court Terme
nd
Quelques valeurs de N issues de
l’Abaque

Démarche :
N

On connaît : Cu; g; H ; D et b;

D’où on calcule : nd
D’après l’Abaque on obtient : N
et la position du cercle le +
défavorable.
Puis par calcul, on obtient : gs

34
IV – Calcul de la Stabilité à l’aide d’Abaques
Calcul de la Stabilité à Long Terme pour les sols frottants ET cohérents
- à long terme
- le sol est caractérisé par : g, c’ et j’
- utilisation des abaques de Biarez (on suppose connus : D et H):

* indication de la position du cercle le plus défavorable


. ex. courant : j > 25° et b, le cercle critique est toujours un cercle de pied
c' / g s
* détermination de N  en fonction de b , de H et de tan j’F = tan j’ / gs.
g .H
. D’où gs

35
IV – Calcul de la Stabilité à l’aide d’Abaques
Calcul de la Stabilité à Long Terme pour les sols frottants ET cohérents

36
IV – Calcul de la Stabilité à l’aide d’Abaques
Calcul de la Stabilité à Long Terme pour les sols frottants ET cohérents
pour les cercles de pied de talus – détermination du cercle défavorable

Diapo n°25

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IV – Calcul de la Stabilité à l’aide d’Abaques
Calcul de la Stabilité à Long Terme pour les sols frottants ET cohérents
pour les cercles de pied de talus – détermination du cercle défavorable

38
IV – Calcul de la Stabilité à l’aide d’Abaques
Calcul de la Stabilité des remblais sur Sol Compressible
- la stabilité à court terme est la plus critique, puisque la consolidation du sol de fondation
augmente sa résistance au cisaillement.

Le coefficient de stabilité est donné par :


gs=Cu/(g.H)

Pour évaluer le coefficient de sécurité vis-à-vis


d’un glissement rotationnel, on suppose que la
résistance mobilisée dans le sol mou est la cohésion
non drainée Cu.

On peut utiliser les abaques dans les cas simples;


un coefficient de sécurité de 1,5 est généralement
demandé pour les ouvrages routiers.

39
IV – Calcul de la Stabilité à l’aide d’Abaques
Calcul de la Stabilité des remblais sur Sol Compressible

Abaque de Pilot et Moreau

40
IV – Calcul de la Stabilité à l’aide d’Abaques
Calcul de la Stabilité des remblais sur Sol Compressible

Si F < 1.5 : on peut adopter deux méthodes

a – construction d’une banquette de stabilisation. La masse de sol apporte une force


résistante.

b – construction par étapes : le principe est de construire des hauteurs successives de


remblai juste suffisantes (gs=1.5) et d’attendre la consolidation du sol due à la première
couche de hauteur h1 :

L’accroissement de la cohésion est Cug.h1.tanjcu


Si U est le % de consolidation, L’accroissement de la cohésion à un instant quelconque est

 
Cu g.h1.U .tanjcu

Cu  Cu
La hauteur h2 due à h1 : h2 
g .g s 41
V – Méthodes Confortatives

Pour améliorer la stabilité des talus, il est possible d’agir de trois façons :

- Modifier le profil en travers du talus (utiliser surtout pour des


ruptures à CT):
- Renforcer la résistance : soutènement, clouage, tirant
- Drainer le massif de sol de manière à diminuer les pressions
interstitielles qui jouent un rôle néfaste sur la stabilité

42
V – Méthodes Confortatives

43
V – Méthodes Confortatives

44
V – Méthodes Confortatives

45
V – Méthodes Confortatives
Modifier le profil

- substitution partielle ou totale de la zone instable


- création d’une butée de pied
- adoucissement de la pente
- purge ou reprofilage (risberme)
- allègement en tête 3 4
 

- création d’une bêche 1


2
pélites
 

permet le drainage du pied de talus
7
9 

10

créer une assise au remblai
8
13
 6
14
   colluvions
11

12

réalisée le plus souvent avec les matériaux du chantier 100/200


grès

15
16

- création de redans
(maxi 2m ép) 3

4

Limite la formation de glissement plan 1


2
pélites
 

Simplifie la mise en place du remblai 


9
7


10

8
13
 6
  colluvions
14 
11

12
46
grès

15
16
V – Méthodes Confortatives
Renforcer la résistance
Exemple de clouage d’un glissement

47
V – Méthodes Confortatives
Renforcer la résistance

Tirants
Clou

Pieu ou micropieu
Rideau de soutènement

48
V – Méthodes Confortatives
Renforcer la résistance par Géogrilles

Remblai du contournement de Brive

Depuis 2003, les massifs de sol renforcé ne sont plus


dimensionnés au renversement, ils sont considérés
comme des structures souples (sauf massif de grande 49
hauteur et à fort élancement reposant sur un substratum)
V – Méthodes Confortatives
Renforcer la résistance par Bandes en Polymères (norme XP P 94 220)

Solution de renfort souple: M3S

50
V – Méthodes Confortatives
Drainer Cf. philipponnat page 262
Pour les talus routiers et les pentes naturelles, un drainage dit profond est à préconiser. Il a
pour but de rabattre la nappe et donc d’éloigner de la surface du talus et d’orienter les lignes
de courant d’une façon plus favorable :

- Tranchées drainantes

- Eperons drainants et masques drainants (=éperon continu)

- Drains subhorizontaux : drains forés avec une faible pente (2 à 5°)

Coupe type d’une


tranchée drainante

51
V – Méthodes Confortatives
Drainer en profondeur

52
Annexe : Quelques Valeurs indicatives des
caractéristiques mécaniques de certains sols

Selon les Techniques de l’Ingénieur

53
Annexe : Quelques Valeurs indicatives des
caractéristiques mécaniques de certains sols

54

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