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Tectonique

UNIVERSITE DE TUNIS EL MANAR


FACULTE DES SCIENCES DE TUNIS

DEPARTEMENT DE GEOLOGIE

Cours de

TECTONIQUE
Pour la section 3ème année Ingéniorat en Géosciences

Mohamed GHANMI
Maitre de Conférences
Faculté des Sciences de Tunis

Mohamed GHANMI 3ème année Ingéniorat en Géosciences


Tectonique
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Chapitre I : Généralités

Chapitre premier

GENERALITES

Introduction
La tectonique (du grec Tecktôn = constructeur) est l’étude de la disposition
actuelle des roches et des transformations qu’elles ont subies à partir d’un état
originel, supposé connu. Cet état originel est caractérisé par d’autres disciplines
de la géologie telle que la stratigraphie, pétrographie et la sédimentologie qui
donnent de précieuses indications pour pouvoir caractériser la géométrie
actuelle des couches. Pour bien étudier la tectonique il faut d’abord caractériser
l’état originel des couches.
Avant leur déformation les roches avaient une structure originelle. Sans
trop rentrer dans le détail on rencontre dans la nature des roches dites
sédimentaires et d’autres dites plutoniques ; leur état originel est différent et sa
caractérisation diffère également.
• les roches sédimentaires montrent une stratification qui se définie
par :
- une variation systématique de la granulométrie, l’exemple le plus
typique est celui des couches ayant des grains grossiers et
d’autres formées par des grains beaucoup plus fins.
- Un changement de la nature lithologique, l’exemple le plus
typique est l’alternance des couches d’argile et de calcaire.

Fig.1- état originel des couches

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Chapitre I : Généralités 3

• Roches plutoniques : montrent une structure originelle particulière


marquée par le degré de cristallisation suite à un refroidissement
influant sur les constituants chimiques, la pression et la température.
• L’un des touts premiers principes de la géologie stipule que les
couches se sont déposées horizontalement. Ce niveau de stratification
planaire et supposé continue représente l’état originel non déformé.
Dans la nature on trouve des couches inclinées, plissées, cassées et décalées
ceci veut dire que ces couches ont été déformées.
L’organisation planaire continue dans les couches sédimentaires admet
quelques exceptions ; lorsqu’il y a dépôt sur un talus incliné faiblement les
couches se déposent parallèlement à la pente de ce talus. Ils vont avoir dès le
départ une inclinaison qui n’est pas acquise suite à une déformation. ceci
pour des pentes faibles au delà d’une certaine inclinaison les couches glissent
par gravité sous leur propre poids.
Toute sédimentation résultant d’un certain type de courant, sous l’eau ou par
le vent, acquièrent une stratification dite oblique ou entrecroisée.
Pour bien comprendre la déformation des roches il faut ‘imaginer en trois
dimensions, mais une quatrième dimension est tout aussi importante à savoir le
temps qui est impossible à dissocier de tout les processus géologiques y compris
la tectonique qui est réputée être un phénomène relativement rapide.

Fig. 2 – la quatrième dimension, le temps

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Chapitre I : Généralités 4

I- Objet de l’étude

C’est la caractérisation de la géométrie actuelle des couches résultat de


plusieurs déformations. Cette caractérisation doit être d’abord descriptive qui
débouche à un essai de reconstitution de l’évolution tectonique au cours du
temps.
Pour l’étude tectonique, l’homme face à la nature est rarement à la bonne
échelle aussi bien physique que temporelle. Le résultat le plus visible de la
tectonique est la formation des chaînes de montagne. En face des
microstructures centimétriques voire millimétriques l’homme est un géant.
L’homme n’est à la bonne échelle que face à un affleurement. Il a dut faire
preuve d’ingéniosité pour rapetisser la chaîne de montagne (imagerie satellitaire
et photographies aériennes) et de moyens d’agrandissement pour les
microstructures (loupes, microscopes) pour pouvoir les dominer. La tectonique
n’est elle pas une affaire de domination de l’espace et du temps.

II- Méthodes

Comme presque toutes les disciplines de la géologie, elle passe par trois étapes :
l’analyse, la description et l’interprétation.
1- l’analyse :
Résultat des observations qui doivent être relevées et notées le plus
précisément possible avec une localisation des dessins (coupe, vue
panoramique) et des photographies ainsi que des mesures. Les observations
doivent se faire à toutes les échelles utilisant les différents supports :
a- le terrain constitue le lieu privilégié du tectonicien pour prendre les
mesures des plans et linéations pour caractériser les objets tectoniques.
Les outils et modes opératoires seront détaillés dans les journées
spécialisées.

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Chapitre I : Généralités 5

b- les photographies aériennes et images satellitaires offrent un


complément d’informations non négligeables, mais elles ne remplacent en
aucun cas l’observation directe.

c- les observations de subsurface sont de précieuses données


complémentaires des deux précédentes inaccessibles directement.

2- La description

C’est la représentation des formes des objets tectoniques aussi bien en plan
qu’en volume.
En plan on distingue essentiellement deux types :
a- les coupes géologiques (geological cross section) réalisées dans le plan
vertical constituent la manière la plus suggestive et la plus représentative
des structures à étudier ; ce type de représentation elle sera beaucoup
détaillé dans les travaux dirigés et pratiques relatifs à ce module avec
comme support plusieurs situations structurales détaillées dans ce cours.

b- les cartes géologiques, une représentation en deux dimensions dans un


plan horizontal des structures géologiques. Le plus souvent ce type de
représentation est réalisé sur des cartes topographiques qui suggèrent la
troisième dimension Z sur terre ; en profondeur l’inclinaison des couches
matérialisée par le pendage (symbole) chiffré donne une indication sur
leurs prolongements en subsurface.
En volume : les blocs diagrammes offrent c’est une représentation en trois
dimensions pouvant être exécuté par un dessin ou s’obtenir en modélisation
analogique, par divers matériaux (silicone, bac à sable) ou par modélisation
numérique.

3- L’interprétation :

Elle se propose de retrouver les causes, les processus, le déroulement des


déformations ainsi que le timing de ces déformations. Ceci à partir d’un état

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actuel supposé final de la déformation. D’une manière générale les causes


semblent à chercher du coté de la tectonique globale responsable des
mouvements des plaques et dont les effets les plus spectaculaires se passent aux
limites de ces dernières (plaques).
Le timing concernera deux aspects de la tectonique.
• le déroulement d’une phase tectonique et la quantification du
temps mis pour l’aboutissement de cette phase. En liaison directe
avec la biostratigraphie et le milieu de dépôt, elle n’est pas toujours
possible ; on peut rechercher les effets de cette tectonique sur la
sédimentation.
• La chronologie entre diverses phases tectoniques et surtout les
effets dus à chaque phase ; dans ce cas de figure c’est la géométrie,
particulièrement les discordances angulaires, qui nous sauvent.

Pour réaliser cette partie interprétative deux techniques sont mises en


œuvres avec plus ou moins de bonheur :

a- la reconstitution rétrotectonique qui consiste à reconnaître les


différentes phases tectoniques et leurs effets sur la structuration et à
partir de là annuler l’effet de chaque phase en commençant par la
dernière jusqu’à retrouver un stade initial des couches supposées
horizontales.
Cette méthode est approximative et difficile à réaliser en cas de
tectonique compliquée par la succession de phases dont les effets
peuvent s’amalgamer et s’annuler (inversion tectonque).
L’usage des coupes équilibrées (balanced sections) lui a valut un peu
plus de rigueur en introduisant la notion d’espace et de volume à
préserver. Quoique considéré comme un phénomène rapide, la
tectonique reste un phénomène géologique qui nécessite du temps au
cours duquel les roches sont exposées à l’érosion ; donc un certain
volume de ces roches est ainsi enlevé, mais qui ne se verra pas dans
l’état final et est difficilement quantifiable ; la nature ne laisse pas de
vide.

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Chapitre I : Généralités 7

Lors du dépliage de ces coupes ce volume laissera un espace vide dont il


faut tenir compte pour l’estimation du déplacement aussi bien
horizontal que vertical. Les chaînes de montagne ont tendance à
s’élever lorsqu’elles ne peuvent plus se déplacées horizontalement
malgré le principe de notre vieil ami Archimède : la pesanteur est
parfois plus facile à vaincre que la résistance d’une plaque lors d’une
collision.

b- La modélisation analogique ou tectonique expérimentale utilise, soit:


* des modèles analogiques à partir de matériaux naturels ou artificiels
(bac de sable ou silicone) qui ont des propriétés montrant des similitudes
avec les matériaux naturels. A ces matériaux on applique diverses
sollicitations représentants les forces tectoniques et on étudie le résultat
qu’on compare avec la nature. Elle est utilisée avec plus ou moins de
réussite dans pas mal de cas de figures notamment en tectonique salifère
et en tectonique tangentielle.
* modélisation numérique : avec le développement de l’informatique il
est désormais possible de simuler plusieurs situations en utilisant des
logiciels. Elle ne rend pas compte de tous les cas de figures ; les
algorithmes les plus réussis sont ceux réalisés par des tectoniciens qui
sont suffisamment performant en informatique.

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Chapitre II : Rhéologie

Chapitre II

La Rhéologie

La rhéologie est l’étude de la réponse d’un matériel aux forces qui agissent
sur lui. Les roches peuvent répondre aux forces de manières très variables.
Différentes roches répondent de manière différentes ; le même type de roche
peut répondre de différentes manières selon les conditions d’application des
forces. On prend comme principe général : les roches se déforment de la
manière la plus facile possible : c'est-à-dire s’il faut moins de force pour rompre
une roche que pour la plisser elle se cassera.
En géologie le terme force est remplacé par le terme contrainte (force par
unité de surface), la réponse des roches est remplacée par déformation.

1- Loi de Hooke :
a- élasticité

Vers la fin du 17ème siècle, Robert Hooke a constaté que l’élongation d’un
ressort était simplement proportionnelle au poids qui lui est appliqué. Si on
trace la courbe longueur du ressort en fonction du poids on obtient une ligne
droite (ratio constant entre la déformation et la contrainte).

Contrainte
X1 R
E

X Y
Déformation

Fig. 3- loi de Hooke

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Ceci se produit indépendamment de la raideur du ressort, mais des


ressorts ayant des raideurs différentes produisent des lignes avec différentes
pentes ; par conséquent le rapport déformation/contrainte est une constante
matérielle : « élasticité », appelée parfois le module de Young. Si le poids est
enlevé le ressort revient à sa longueur originale. Ce comportement se nomme
« élastique », la contrainte induite n’est pas permanente, elle existe seulement
lorsque la charge (déformation) existe.

b- La plasticité : contrainte permanente

Dans un développement de la loi de Hooke, quand de grandes charges sont


placées sur un ressort ou mises pendant un long moment nous constatons que le
ressort se déforme de manière permanente. Quand les charges sont enlevées le
ressort ne revient pas à sa forme originale. Si on augmente les charges (c'est-à-
dire la déformation) on constate que la contrainte augmente trop rapidement
beaucoup plus que pour un comportement élastique simple, diminution de la
pente de la courbe.

c- La rupture

Intervient lorsque les limites élastique et ductile ont été dépassées le


ressort se casse, c’est une déformation également irréversible.

2- Rôle de la température et du type de roche

Si le ressort est fait en acier, à la température ambiante, il se comportera


d’une manière élastique sous certaines conditions de charge. On doit beaucoup
augmenter le poids pour passer du comportement élastique au comportement
plastique. C’est pourquoi le ressort est utilisé dans les balances à ressort. Mais si
on chauffe l’acier, sa capacité de déformation élastique est graduellement
perdue. Il peut se déformer d’une manière plastique à de plus faibles contraintes

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(sollicitation) ceci veut dire que la rhéologie est dépendante de la température.


Naturellement, ce comportement a été employé depuis longtemps depuis l’âge
des pierres par les forgerons.
La même chose est aussi valable pour les roches ; plus elles sont enfouies
profondément dans la croûte plus elles se réchauffent et tendent à se déformer
d’une manière plastique.
Cette déformation dépend également de la vitesse dont on essaye de
déformer les roches.
Les roches se déforment d’une manière plastique une fois leur température
excède 70% de leur température de fusion (mesurée à partir du zéro absolu) ; le
point de fusion est fonction du matériau. Celui de la glace est inférieur à celui du
granite qui est inférieur à celui du gabbro : la composition de la roche est
importante.

3- Rôle de la pression géostatique

La magnitude d’un tremblement de terre le long d’une zone faillée


particulière en fonction dans la croûte on constate généralement un
comportement remarquable. Les plus grands tremblements de terre sont les
plus profonds. Excepté dans les zones de subduction, il y a très peu de
tremblements de terre en-dessous de 10-12km.
L’enfouissement dans la croûte terrestre augmente la pression géostatique.
La rupture des roches devient de plus en plus dure avec la profondeur. La
cassure des roches augmente leurs volumes (ce qui était une roche solide
devient le même volume de la roche solide en plus des pores ou les espaces qui
séparent les fragments. Ceci devient de plus en plus difficile avec la profondeur,
la pression géostatique agit contre la fragmentation.

4- La viscosité

A des profondeurs plus grandes que 10-12 kilomètres et à des températures


supérieures à 300°C, beaucoup de types communs de roches se déforment aux
échelles géologiques de manière non élastique. Ils conservent des contraintes

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Chapitre II : Rhéologie Tectonique
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permanentes et se déforment d’une manière plastique. Différents types de


roches répondent différemment ; ils ont des degrés de rigidité ou de viscosité.

5-Compétence
La compétence se définie comme « faire face à l’effort », elle se détermine
par la comparaison de deux cas extrêmes :
i. Roches très compétentes : on dit qu’elles « font face aux
efforts », elles ne subissent que d’infimes modifications.
Ces roches se déforment par failles ou par plissement ou torsion.
ii. Roches très incompétentes : on dit qu’elles ne « font pas
face aux efforts » ; elles sont affectées de déformations intenses,
particulièrement pénétratives.

Fig. 4- compétence des roches

6- Essais mécaniques

On soumet un échantillon de quelques centimètres à une charge qu’on


assimile à une contrainte :
σ= F/S (F= force, S= surface)
Cette contrainte est supposée uni axiale et homogène. Le raccourcissement
relatif ε= Δl/l de l’échantillon est lui aussi supposé homogène. On représente ce
raccourcissement par une courbe ε= f(σ).

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Les résultats des essais mécaniques ont montré d’abord un tracé linéaire à
forte pente dans lequel la déformation est directement proportionnelle à la
contrainte. Lorsque cette dernière est annulée la déformation est réversible
instantanément. On dit que la déformation est élastique (à la manière d’un
élastique qu’on étire, il s’allonge, donc il se déforme mais dès qu’on arrête il
reprend sa taille originelle).

Plastique
Rupture

Fig. 5- compression d’un cylindre de roche

Si on continue à appliquer cette contrainte on constate qu’u delà d’un point


€ ou seuil, si l’n cesse d’appliquer cette contrainte seule une partie de la
déformation est restituée et le corps subi une déformation permanente (εp)
appelée déformation plastique.
Si l’on soumet si l’on soumet ce même échantillon à la contrainte on
constate que le point limite entre les champs de déformation élastique et
plastique a changé, la nouvelle limite est plus élevée que la précédente on dit
qu’il y a eu durcissement du matériau.
Si on maintient l’état de contrainte on arrive à un seuil où il y a rupture.
Cette rupture se fait après un comportement dit ductile (c'est-à-dire
déformation sans rupture) ; il s’agit d’une discontinuité visible au niveau de
l’échantillon, ce comportement est dit fragile (brittle).

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Chapitre II : Rhéologie 13

7- Domaines de déformation géologique

En fonction de la profondeur, la pression hydrostatique est variable. Elle


conditionne la déformation. On distingue deux domaines :
iii. un domaine superficiel essentiellement cassant
iv. un domaine plus profond où la déformation est ductile.

T= température

P= σ = pression
hydrostatique
Fig. 6- domaine de déformation en géologie

Beaucoup de roches sédimentaires élastiques ou élastico-plastiques ont un


comportement cassant jusqu’à 4000m de profondeur (soit ≈150°C et 100MPa).
Elles auront un comportement ductile à 9000m et une température de 300°
pour un gradient géothermique normal.
Dans les mêmes conditions (9000m, 300°c, 200MPa) le sel gemme subit
un large fluage plastique. La déformation est également fonction de la vitesse de
déformation.

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Chapitre II : Rhéologie 14

Des roches sédimentaires désolidarisées du socle par un niveau de


décollement très ductile (argile ou évaporite), si elles sont déformées à très
faible vitesse elles peuvent se plisser dans un domaine superficiel.
Dans les mêmes conditions et en l’absence du niveau de décollement (c'est-
à-dire, elles sont solidaires de leurs substratum faillé), si elles glissent sur ces
failles elles auront un comportement cassant.
La déformation est également conditionnée par la pression des fluides
dans les roches. La présence d’un fluide, mouille les joints des grains, augmente
la diffusion des éléments à la surface des grains et favorise leur déformation.
• A de hautes pressions et températures l’augmentation de la
pression du fluide favorise la déformation ductile ;
• A de faibles pressions et températures l’augmentation de la
pression du fluide favorise plutôt la rupture.

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Chapitre III : la Déformation 15

Chapitre III

La déformation
I- Définition :
La déformation d’un objet est tout changement de position (localisation),
de forme ou de dimension de cet objet. Ces changements peuvent intervenir
séparément ou combinés.
La déformation est tout changement subie par l’objet à partir d’un état
initial vers un état final.
Un objet initial localisé dans un système de coordonnées Ox, Oy et Oz,
représenté par les points A, B, C et D qui vont se retrouver respectivement dans
les positions A’, B’, C’ et D’. Chaque point est relié à son équivalent par un
vecteur appelé vecteur déplacement.

1- Translation :
Si tous les vecteurs déplacements sont parallèles et de même taille on dit
que l’objet a subit une translation. L’objet garde les mêmes dimensions et ses
constituants gardent les positions relatives les uns par rapport aux autres.

A B A’ B’

G G’

D C D’ C’
Fig. 7- la translation
2- la rotation
Appelée également rotation rigide, (solid bulk rotation), il s’agit d’une
rotation autour d’un point ou d’un axe interne ou externe à l’objet. Elle se fait
sans changement de forme ou de volume, ni de rapport entre les éléments
constitutifs de l’objet initial. B’
A B
Fig. 8- la rotation
C’
A’

D C

D’

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Chapitre III : la Déformation 16

3- Distorsion
Si par contre les vecteurs déplacements ne sont plus parallèles ni de même
taille on dit que l’objet a subit une distorsion. L’objet change de forme et ses
constituants verront leurs positions relatives dans l’objet changées. Ce
changement peut être accompagné ou non par un changement de volume.

Tous ces changements peuvent intervenir individuellement ou combinés ;


l’exemple est observé dans une nappe de charriage qui dans sa globalité ne subit
qu’une translation par contre les couches qui se plissent subissent une rotation
en plus de la translation ; un fossile écrasé changera de forme il aura subit quant
à lui une translation, une rotation et une distorsion.

4- déformation continue ou discontinue :

A B

A B

A
B

Fig. 9- déformation continue et discontinue

Une déformation est dite continue si deux points mitoyens à l’état initia le
restent après déformation, elle est dite discontinue si ces deux points se
trouvent séparés à l’état final.

5- Déformation homogène et hétérogène :


Une déformation est dite homogène lorsque les constituants élémentaires
d’un objet gardent les mêmes rapports de l’état initial vers l’état final : exemple
deux droites égales et parallèles à l’état initial le restent à l’état final.

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Chapitre III : la Déformation 17

Une déformation est dite hétérogène lorsque les constituants élémentaires


ne gardent pas les mêmes rapports initiaux : exemples deux droites égales et
parallèles à l’état initial ne sont plus ni égales ni parallèles ni les deux à la fois à
l’état final. A’ B’

A’’ B’’
U’
(a) U’’
A D’ B C’
U
(c)
D C
(b)

Fig. 10- déformation homogène (a) et hétérogène (b), gradient de


déplacement (c), (Mercier, Vergely, 1992)
Le taux de variation des vecteurs déplacements est appelé gradient de
déplacement. Si ce gradient est constant la déformation est homogène s’il n’est
pas constant la déformation est hétérogène.

6- distorsion et déformation interne :


La distorsion se mesure par la comparaison des dimensions de l’état initial
A’ B’
et de l’état final. A B
A’ B’

l1 l0 l0 l1

D’ C’
D C
D’ C’
(b) (a) (c)
Fig. 11- déformation linéaire par distension et compression

a- déformation linéaire

ε= Δl/l = (l1-l0)/l0

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Chapitre III : la Déformation 18

Si ε est négatif il y a raccourcissement fig. (c), s’il est positif il y a


allongement fig. (b).
L’étirement c’est le rapport de la mesure linéaire de l’état final sur celle de
l’état initial.

S=l1/l0=1+ ε
Il y a allongement lorsque S est supérieur à 1 et raccourcissement s’il est
inférieur à 1.
b- Déformation angulaire ou cisaillante :

A B A’ τ B’

D C D’ τ C’

Fig. 12- Déformation angulaire ou cisaillante


Cette déformation se traduit par le changement d’angle entre deux droites
orthogonales dans l’objet initial : exemple un rectangle devient un
parallélogramme. Ce changement par l’angle Ф est appelé cisaillement angulaire
et la déformation cisaillante γ= tg Ф.

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Chapitre IV : les failles

Chapitre IV

Les failles

I- Définition :

Une faille est fracture avec déplacement des deux blocs qu’elle affecte ; les blocs
sont appelés compartiments. La partie située en dessous du plan de la faille est
appelée mur (hanging-wall) ; même si celui-ci est soulevé. Le compartiment
situé au dessus de la faille est appelé toit (foot-wall) même si celui-ci est affaissé.

lèvre
Plan de la faille
Miroir

Mur Toit
Toit
Mur

Fig. 13- composantes d’une faille

La trace du plan de la faille sur le compartiment est appelée lèvre.


Le miroir de la faille est souvent strié et montre des traces du mouvement relatif
des deux compartiments l’un par rapport à l’autre. Ces traces sont appelées des
tectoglyphes. Elles permettent très souvent de déterminer le mouvement ou le
jeu de la faille.

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Chapitre IV : les failles 20

a
b

c
d

e f

g h

Fig. 14- Tectoglyphes (Mercier et Vergely, 1992),


a- strie avec blocage d’éléments striateur, b- rainure et cannelure, c- escalier de minéralisation,
d- stylolithe, e-f demi-fente de traction, g- micro-cisaillement type Riedel, h- surface lissée.

Le plan de la faille est caractérisé, dans l’espace, par une direction mesurée par
l’angle que fait cette direction dans le plan horizontal par rapport au nord, et par
une inclinaison mesurée par l’angle d’inclinaison de ce plan par rapport à
l’horizontale.

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Chapitre IV : les failles

Le déplacement relatifs des compartiments est appelé rejet

RHL
A RHT
RR
A’
RV

Fig. 15- Rejet d’une faille


RR : Rejet Réel, RHL : Rejet horizontal latéral, RHT : Rejet horizontal
transversal, RV : Rejet vertical.

II- Classification des failles :

Plusieurs classifications sont proposées, les plus usuelles se définissent

1- dans la direction du déplacement par rapport à l’orientation


du plan de la faille.

Nord β

Fig. 16- orientation des failles

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Tectonique
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Chapitre IV : les failles

2- par rapport à l’horizontale, on distingue des failles :


- verticales
- obliques
- horizontales

Fig. 17- classification par rapport au plan horizontal

3- Par rapport aux types de rejets


Le plus simple est le déplacement oblique avec deux composantes : faille
normale (normal fault), faille inverse (reverse fault).
Glissement latéral (strike slip) : décrochement.

Le mouvement en faille normale fait que le toit s’affaisse par rapport au mur, en
faille inverse le toit s’élève au dessus du mur.
Dans un décrochement le mouvement est latéral avec une composante
longitudinale importante. Ils sont de deux types : dextre ou senestre. Deux
méthodes sont utilisées pour déterminer le type de décrochement :

• la première : on se place sur un compartiment qu’on considère fixe et on


regarde le sens du déplacement de celui d’en face, s’il se déplace vers la
droite le décrochement est dit dextre, s’il se déplace vers la gauche le
décrochement est senestre.
• La deuxième méthode consiste à caractériser le mouvement en fonction
de celui des aiguilles d’une montre : s’il est dans le même sens il est
dextre, s’il est inverse à celui des aiguilles d’une montre il est senestre

Vers la gauche

senestre

Vers la droite

dextre
ème
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Chapitre IV : les failles

senestre
Sens contraire des
aiguilles d’une montre

Même sens que les dextre


aiguilles d’une montre

Fig. 18- caractérisation des décrochements

4- Le rapport avec la série stratigraphique


En faille normale, les séries les plus jeunes sont toujours au dessus des séries les
plus anciennes, le mouvement se fait par écartement des deux compartiments, il
s’agit de faille de régime extensif.
Une faille inverse met des séries anciennes sur des séries plus récentes, le
mouvement se fait par rapprochement des deux compartiments et
dédoublement de séries, il s’agit de faille de régime compressif.

3
2
1

Fig. 19- classification des failles par le rapport avec la série stratigraphique

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Tectonique
Chapitre IV : les failles 24

5- Par les rapports avec les structures avoisinantes


On parle de failles synthétiques ou antithétiques par rapport à une autre
structure si l’effet de cette faille est cumulatif par rapport au déplacement
provoqué par cette structure ou soustractif à cet effet. La structure peut être une
autre faille, torsion ou basculement de couches.

A b c d
Fig. 20- faille conforme : a, b - normale, c et d - inverse

E f
Fig. 21- faille contraire e- normale, f- inverse

* failles directionnelles : sont orientées parallèlement aux couches qu’elles


affectent.
* failles transversales sont perpendiculaires aux couches qu’elles affectent.
Les failles directionnelles s’observent dans les zones ou la lithosphère est étirée ;
elles constituent les limites des bassins sédimentaires en rift valley genre la mer
du nord, la mer rouge.
On les trouve dans les deltas, ils peuvent provoquer d’énorme glissement de
terrain ou éboulement en masse. Elles ont des géométries différentes avec une
forme générale en cuillère avec un pendage fort proche de la surface et
diminuant au fur et à mesure vers les profondeurs jusqu’à s’approcher de
l’horizontale pour rejoindre un niveau dit de décollement capable
d’accommoder le mouvement.

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Tectonique
Chapitre IV : les failles 25

roll over

Faille listrique

Fig. 22- formation d’un roll over

C’est sur ce type de faille que naissent les roll over


L’association de deux roll over peuvent donner des structures particulières
appelées structures en carapace de tortue : turtle back structure

Fig.23- structure en carapace de tortue


Ces failles peuvent s’associer avec des regards dans le même sens pour donner
des structures en blocs basculés ou en dominos ;

Fig. 24- Structure en blocs basculés

Ces failles peuvent également s’associer avec des regards différents (opposés)
pour donner des structures soulevées dites horst et d’autres affaissées appelées
graben. Horst

Graben

Fig. 25- horst et graben

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Tectonique
Chapitre IV : les failles 26

Faille synthétique
Failles antithétiques

Fig. 26-failles synthétique et antithétique

III- Groupement De Failles

Dans la nature on rencontre plusieurs failles qui s’organisent en famille.


On rencontre généralement plusieurs familles ; chacune à une direction et un
jeu propre. On parle de familles conjuguées lorsque les familles de failles ont des
rejets identiques mais à sens opposés.
Une notion importante s’ajoute à cette notion de famille c’est l’hiérarchie
des failles en fonction de leurs importances et de l’échelle d’observation. On
distingue des failles majeures et des failles mineures. Cette distinction se base
essentiellement sur la longueur et l’ampleur du jeu de la faille considérée.
L’organisation des failles en famille est la conséquence du régime
tectonique de la région extensif, coulissant ou compressif. Cette organisation
donne des systèmes dit homogènes formés de failles de même type de rejet
(normal, inverse ou coulissant) appartenant à une même famille ou à des
familles conjuguées et des systèmes dits hétérogènes formés de failles de types
et de rejets différents.

A- système homogène

1- Régime extensif
Les failles résultant de ce régime tectonique sont des failles normales
parallèles entre elles : lorsqu’elles ont des regards opposés elles donnent des
structures élevées et d’autres affaissées appelées Horst et graben ou appelé rift,

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Tectonique
27

lorsqu’elles ont le même regard elles donnent des structures en blocs basculés
ou hemigraben.

2- Régime coulissant :
Il se caractérise par une organisation losangique des failles.

3- Régime compressif
Il existe deux cas de figure en famille conjuguées équitablement
représentées ou il y a prédominance d’une famille par rapport à l’autre. Le
premier est assez rare dans la nature ; dans le second cas ce sont les failles
synthétiques qui favorisent le mouvement qui sont les dominantes. La vergence
des failles est guidée par le sens d’enfoncement du soubassement.

5 4 3 2 1 2’ 1’
2 1

Fig. 27- faisceau de failles inverses

4- Formation de failles secondaires


La formation de failles secondaires est lié à plusieurs mécanismes parmi les plus
important on cite :
- La compensation de situation instable créée par le jeu de la faille
principale que ce soit sur faille inverse qui crée un sur-épaississement
avec la naissance de failles antithétiques ou sur faille normale qui ouvre
un espace comblé par flexion de la partie supérieure et naissance de roll
over ou formation de failles antithétiques.
- Failles secondaires d’amortissement et de connexion : le blocage d’un
mouvement par des obstacles peut être compensé par la création de
failles secondaires.
2 3
3
2 1
1

a b
Fig. 28- failles secondaires d’amortissement (a en coupe, b en carte)

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Tectonique
Chapitre IV : les failles 28

connexion

navette
Fig. 29- failles secondaires de connexion

B- Système hétérogène

Les cas les plus fréquents dans ce dispositif sont constitués par les failles
secondaires des zones de cisaillement celles des failles transformantes.

1- Zone de cisaillement :

Dans une zone de cisaillement représentée par un accident principal se


développe plusieurs failles secondaires.

a- Disposition :
Le dispositif est représenté par le schéma de Riedel déduit à partir d’expériences
de laboratoire, il est représenté par des familles de failles qui n’apparaissent pas
en même temps et qui peuvent ne pas exister toutes. Leurs orientations
découlent de l’orientation de la contrainte principale σ1 située à 45° par rapport
à la zone cisaillée ou à l’accident principal.

α- Failles T, ou fentes d’extension à 45° de la zone cisaillée elles sont


normales dans le sens du mouvement,

β- Failles R, « de Riedel » cisaillantes située à 30° de σ1, avec deux familles


conjuguées R et R’, les R sont synthétique et les R’ sont antithétiques ; ces
dernières apparaissent difficilement ;

γ- Failles P, cisaillantes à peu près symétrique des R’ par rapport au R, elles


apparaissent tardivement par rapport à ces dernières.

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Tectonique
Chapitre IV : les failles 29

σ1

45° 15°
15°
R
T T T T R

75° 75° 75° 75°

P P P
R’ R’ R’
R’

45° 15° 75° 45° 75° 15°


R
T T
R
P
P R’ σ1 σ1 R’

Fig. 30- système de riedel

b- Agencement
Ces fractures peuvent s’agencer du plusieurs manières en se combinant entre
elles :
α- soit en un dispositif en échelon soit des fractures T soit des fractures R ;
β- ou s’anastomosé entre plusieurs types les P qui connectent les R ou les T
qui connectent tardivement les P.

c- Evolution des systèmes de Riedel


En fonction du régime on distingue ; un cisaillement simple dans lequel la
bande cisaillée ne change pas, ou un régime de cisaillement combiné à
l’aplatissement de la zone cisaillé.
α- en régime de cisaillement simple :
• des failles connectées pour donner des zones de failles tressées (C21-c1).

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Tectonique
Chapitre IV : les failles 30

• En évoluant ces connexions isolent des navettes en formes de blocs


losangiques entre les P et R ; le long les failles P les failles T et R peuvent
jouer en extension dits en « pull-apart » pour donner des bassins
losangiques (Rhomb basins).

S
T2
P R
R C
P2

P P P
R

Fig. 31- Association de failles dans une zone de cisaillement (redessiné d’après
Gidon, 1987)

β- en régime de cisaillement combiné à l’aplatissement de la zone cisaillé


La zone cisaillée se rétrécit ou s’élargit en fonction de l’orientation des axes
de déformation : on distingue deux régimes en transpression ou en
transtension.
• En transtension, la contrainte majeure σ1 est disposée dans la zone
cisaillée selon un angle inférieur à 45° par rapport à a limite de la zoné
cisaillée il se forme ainsi un graben composite oblique par rapport à la
limite de la zone.

Z
X
X
Z

1 2 R T
<45°
Fig. 32- système de Riedel en transtension (redessiné d’après Gidon, 1987)

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Tectonique
31

Chapitre IV : les failles

• En transpression, la contrainte majeure σ1 est disposée dans la zone


cisaillée selon un angle supérieur à 45° par rapport à a limite de la zoné
cisaillée. Il apparaît des failles inverses et des plis. Le rétrécissement de la
zone cisaillée est compensé par un gonflement vers la surface. Les failles
R et P verticales en profondeur se transforment en failles inverses en
surface formant des structures en bouquet de fleur (flower structures).

Z R’
X
X
Z >45°
2 1 R

Fig. 33- système de Riedel en transpression (redessiné d’après Gidon, 1987)

2- Systèmes à failles transformantes

Une faille transformante est une faille coulissante qui connecte entre eux,
sans les recouper, des accidents compressifs ou extensifs : le mouvement est
transféré de l’un à l’autre de ces accidents par le biais de sa transformation en
coulissement.
La différence entre les transformantes et les décrochements est que ces
derniers affectent et décalent les autres accidents.
On distingue :
a- Des transformantes océaniques qui joignent des tronçons successifs
dune même dorsale médio-océanique ;
b- Des transformantes continentales : ce sont des failles coulissantes
qui traversent une croûte continentale pour joindre deux zones en extension.
- elles peuvent joindre deux dorsales océaniques exemple la faille de
San Andréas

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Tectonique
Chapitre IV : les failles 32

- elles peuvent joindre des rifs intracontinentaux exemple les


tronçons successifs des grands lacs africains.
La différence entre les transformantes océaniques et les transformantes
continentales est que le tracé de ces dernières est moins prononcé que les
premières. Il apparaît organisé en surface, surtout dans sa première phase, à la
manière du système des Riedels. La déchirure fonctionne d’abord en profondeur
avant d’atteindre la surface

c- Des transformantes entre chevauchements


Les chevauchements reliés par des transformantes peuvent être dans le même
sens ou de sens inverse, et sont connus à toutes les échelles depuis les petites
failles jusqu’aux plaques lithosphériques.

Fig. 34- failles transformantes

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Tectonique
Chapitre V : les plis 33

Chapitre V

Les plis

Un pli est le résultat d’une déformation qui se manifeste par la torsion


d’une surface repère ; il se définie par le changement d’orientation des couches
ou d’une partie de celles-ci par rapport à un état originel supposé plan et
continu dans l’espace.
Les deux formes élémentaires et les plus simples de pli sont l’antiforme
formée par une succession de courbures vers le haut et la synforme formée par
une succession de courbures vers le bas. Cette désignation est descriptive et
s’applique aux successions de couches dont on ne connaît pas la polarité
stratigraphique.

3
Synforme 2 Synclinal
1

Antiforme Anticlinal
3
2
1

Fig. 35- pli élémentaire

Dès qu’on connait la polarité des couches et elles sont en succession


normale (les couches les plus anciennes sous les couches les plus récentes),
l’antiforme se transforme en Anticlinal et la synforme en synclinal.

I- Eléments constitutifs d’un pli


Un pli est constitué de lignes et de surfaces repères.
L’axe du pli : est le lieu de courbure maximum de la surface déformé ;
La charnière est la zone d’inflexion maximale ;
La crête est la ligne des points les plus élevés topographiquement
La ligne de creux représente les points les plus bas topographiquement

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Tectonique
Chapitre V : les plis 34

Le flanc est la partie du pi comprise entre la crête et la ligne de creux.


L’axe du pli, la crête et la charnière peuvent être confondu ou non.
La surface axiale : est le plan qui contient toutes les charnières du pli
Axe

Crête

Axe

Ligne de creux

Fig. 36- éléments constitutifs d’un pli

Deux surfaces particulières sont à distinguer dans un pli, la surface sommitale


du coté convexe est appelée extrados ; la surface située du coté concave est
appelée intrados. En volume, la voûte est la partie supérieure du pli, le cœur
constitue l’intérieur du pli.

II- Classification des plis


Plusieurs types de classifications sont proposés ; ils se basent sur la forme, la
genèse, le degré de courbure ou ouverture des surfaces repères, la polarité des
couches, la symétrie etc.
1- ouverture des surfaces repères :

Isoclinal (0°)

Serré (0 à 30°)
Ouvert (70 à 120°)
Fermé (0 à 30°)
Modéré (120 à 180°)

Fig. 37- classification des plis en fonction de leur ouverture

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Tectonique
Chapitre V : les plis 35

On parle de pli modéré (gentle) lorsque les surface sont séparées d’un angle
variant de 120 à 180°, ouvert (open) de 70 à 120°, fermé (close) de 30 à 70°,
serré (tight) de 0 à 30° et isoclinal (o°).

2- orientation des axes et de la surface axiale :


La classification des plis peut se baser également sur l’orientation de lignes et
des surfaces repères tel que l’axe et la surface axiale.

Pli droit Pli déjeté Pli déversé


Pli couché

Pli à axe
horizontal
90° 80° 60° 30° 10° 0°

10°

30°
Pli plongeant

60°

Pli vertical
80°

90°

Fig. 38- classification des plis en fonction de l’inclinaison


de l’axe et de la surface axiale

Les plis déjeté et déversé sont des plis qui ont tous deux une surface axiale
inclinée ; ils sont dissymétriques ; ils admettent un flanc long au dessus de la
surface axiale et un flanc court en dessous de celle-ci. La différence entre ces

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Tectonique
Chapitre V : les plis 36

deux types de plis réside dans la polarité des couches dans le flanc court. Dans
un pli déjeté les couches gardent toujours une polarité normale ; dès que cette
polarité s’inverse le pli est déversé.
L’orientation d’un pli est définie par l’orientation de l’axe (azimut et
plongement) et de celle de la surface axiale (direction et pendage).

3- Symétrie
Un pli peut avoir un ou deux plans de symétrie ou n’en avoir aucun. Ces plans
de symétrie sont soit parallèles (le cas le plus fréquent) ou perpendiculaire à
l’axe du pli.

Pli cylindrique
Surface axiale

Pli conique Pli quelconque

Fig. 39- classification des plis en fonction plan(s) de symétrie d’un pli

4- Polarité des couches

(a) (c)
(b)

Fig. 40 Pli sur couches à polarité normale (a) état initial, (b) synclinal, (c) anticlinal.

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Tectonique
Chapitre V : les plis 37

Après plissement et lorsque les couches gardent leur polarité l’antiforme est
remplacé par anticlinal, la synforme est remplacée synclinal ; mais lorsque les
séries affectées par le plissement sont à l’envers on aura une antiforme
synclinale ou faux anticlinal et synforme anticlinale ou faux synclinal.

(a) (c)
(b)

Fig. 41- Pli sur couches à polarité inverse (a) état initial, (b) synforme anticlinale ou
faux synclinal, (c) antiforme synclinale ou faux anticlinal.

5- En fonction de l’épaisseur des couches affectées


Si les couches gardent leurs épaisseurs on parle de plis isopaques, si elles varient
le long du flanc on parle de plis anisotropes.

Fig. 42- pli isopaque et pli anisotrope

6- Les plis induits :


La plupart des plis sont réalisés suite au plissement mais il arrive que des plis
naissent d’un autre mécanisme. On distingue des plis qui résultat du
mouvement d’une faille normale, inverse, décrochement ou sur une rampe.

Anticlinal en carapace de tortue


Roll over
Fig. 43- roll-over et anticlinal en carapace de tortue (Turtle back structure).

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Tectonique
Chapitre V : les plis 38

Après rejeu de la faille on obtient l’un des deux cas

Une faille Flexure


Fig. 44- flexure

Les plis qui se forment le long d’un mouvement cisaillant sont des plis coniques
obliques par rapport à la zone de cisaillement ayant une seule terminaison
périclinale et ayant un axe à fort plongement.

7- Autre types de pli


Des plis sur rampe seront développés dans le chapitre de tectonique
tangentielle.
• pli dysharmonique qui montre des couches qui se plissent de manière
différentielle les unes par rapport aux autres lors d’une même phase de
plissement.
• Les plis diapirs : sont des plis, tel définis originellement, à cœur perçant.
M’razek (1907) avait définie l’halocinèse (halo : sel cinèse : mouvement),
comme étant le mouvement de sel lié à sa propre dynamique.

III- Groupement de pli


Dans la nature un pli est rarement isolé, ils se groupent en Anticlinorium et
synclinorium.
Un anticlinorium est un ensemble de plis dessinant une allure anticlinale à plus
grande échelle. Et un synclinorium un ensemble de plis dessinant une allure
synclinale à plus grande échelle.

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Tectonique
Chapitre V : les plis 39

IV- Déformations cassantes des plis :

Un pli est formé par deux flancs reliés par une charnière :

a- déformation dans la charnière :


Dans une charnière on distingue une partie externe appelée extrados et une
partie interne appelée intrados.
• zone en extrados : ors du plissement cette zone subie une extension qui
se manifeste par des demi-fentes de traction ou des failles normales.
• La zone en intrados quant à elle subie une compression qui se manifeste
par des stylolithes à pics perpendiculaires à l‘axe du pli soit par des failles
inverses pour compenser le raccourcissement lié à la compression, voire
même des plissottements.

Axe du pli
Axe du pli
Demi-fentes et Failles normales, Graben,
stylolithes plissottement, failles inverse
Fig. 45- déformation dans la charnière d’un pli

b- Déformation de flanc
Le mouvement le long des flancs est généralement en couche à couche, il est
assimilé à un cisaillement qui engendre toutes es cassures liées à une zone de
cisaillement

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Tectonique
Chapitre V : les plis 40

R’
Fe

R’
Fe R
R

Jeu normal Jeu inverse

Fig. 46- déformation dans les flancs d’un pli

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Tectonique
Chapitre VI : tectonique tangentielle 41

Chapitre VI

Tectonique tangentielle

I- Les nappes de charriage

Les objets tectoniques qu’on vient de détailler (failles et plis) sont


relativement de petites tailles comparativement aux nappes de charriage qui
ne peuvent être appréhendé que régionalement de par leur taille.
Il s’agit de structure géologique beaucoup plus large qu’épaisse formée
de couches qui ont été déplacées approximativement à ‘horizontale et
parallèlement à la surface du globe (aussi en mer que sur terre). Ce
déplacement est appelé cisaillement tangentiel sur de grandes distances
également appelé tectonique tangentielle.

1- Eléments constitutifs d’une nappe de charriage « thrust-


sheet, thrust-plate » :

Le terme nappe de charriage est réservé au structure qui ont subit un


déplacement de plusieurs kilomètres ; le chevauchement est dédié à des
déplacements moindres.
On distingue deux ensembles superposés : la nappe qui subit le
déplacement ou allochtone (du grec, autre terre) et un substratum sur lequel
elle repose appelé autochtone (du grec, sa propre terre= formée sur place) ;
les deux ensembles sont séparés par un contact tectonique : la surface de
charriage. Cette surface peut englober un matériau plus ou moins épais
continu ou lenticulaire lui facilitant le déplacement ou le glissement ; elle
peut contenir également des blocs tectoniques ou tectonites mylonites, des
écailles (lorsqu’elles sont imbriquées).
L’extrémité de la nappe est appelée partie frontale souvent largement
atteint par l’érosion qui laisse une limite appelée front d’érosion. Lorsque

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Tectonique
Chapitre VI : tectonique tangentielle 42

cette dernière (l’érosion) isole des parties de la nappe elles sont appelées des
klippes (outliers) ; elle peut entamer également le corps de la nappe jusqu’à
faire apparaître son substratum (l’autochtone) pour former des fenêtres qui
lorsqu’elles sont crevées elles forment des demi-fenêtres.
La nappe de charriage est généralement loin et isolée de son point de
départ lorsqu’on arrive à le retrouver on parle de zone d’enracinement de la
nappe.

Front d’érosion
fenêtre
klippe
Allochtone

Surface de
Nappe charriage

Autochtone Lambeaux de charriage

Front du charriage

Fenêtre
Klippe

Autochtone Demi-fenêtre

Nappe ou
allochtone

Fig. 47- éléments constitutifs d’une nappe de charriage (en bloc diagramme et
en carte)

L’autochtone au même titre que l’allochtone peut être unique ou multiple.


On peut avoir un seul autochtone sur lequel on a une seule nappe de

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Tectonique
Chapitre VI : tectonique tangentielle 43

charriage, comme on peut avoir plusieurs nappes superposées. Dans ce cas


de figure chaque nappe a un autochtone relatif qui peut être une autre
nappe.
Lorsque l’autochtone, situé sous la nappe la plus basse, est affecté par des
chevauchements mineurs il est appelé para-autochtone.

2- processus de charriage
Les nappes de charriage se mettent en place suite aux mouvements des
plaques par poussées tangentielles et verticales par bombement
topographique en liaison avec la montée asthénosphérique. Ce phénomène,
en liaison avec les réajustements isostatiques et/ou les montées plutoniques
provoque un déséquilibre topographique et de pesanteur, fait que la nappe
s’étale par gravité sous son propre poids.
Le déplacement des nappes de charriage est facilité par un niveau tectono-
sédimentaire ayant des propriétés rhéologiques de nature à faciliter de
déplacement jouant comme un lubrifiant. Ce coussinet est rencontré de
manière continue à la surface de charriage ; parfois lenticulaire il souligne
cette surface.
Dans le cas de chevauchement sous aquatique, ce niveau tectono-
sédimentaire est constitué par les derniers sédiments et ceux en cours de
dépôt qui emballent des blocs détachés de la nappe et qu’on appelle des
olisthostromes.
Les chevauchements épiglyptiques (à l’air libre) s’effectuent sur les
sédiments continentaux.

II- tectonique en rampe:

Dans ce cas les chevauchements ont une géométrie particulière en rampe et


palier. Ces chevauchements s’effectuent parallèlement à la surface de
stratification sur les paliers (flats) et peuvent être transféré à des niveaux
supérieurs par des rampes (ramps) qui recoupent les séries sédimentaires en
un angle faible, inférieur à 30°, pour que le mouvement puisse continuer.

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Tectonique
Chapitre VI : tectonique tangentielle 44

Fig. 48- rampe et palier

Au cours du déplacement, il se forme sur l’allochtone un anticlinal au


sommet de la rampe et deux synclinaux un devant et un autre vers l’arrière
et qui peuvent constitués des bassins. Ces plis sont de même orientation que
la rampe.
Les rampes peuvent résulter de l’activation d’anciennes failles normales ou
riftings.
En fonction de l’orientation de la rampe par rapport au sens du mouvement
on distingue :
- des rampes frontales, perpendiculaires au sens du mouvement
- des rampes obliques, obliques par rapport au sens du mouvement
- des rampes latérales, parallèles au sens du mouvement.

Rampe
oblique
Rampe latérale Rampe frontale

Sens du
Surface de mouvement
charriage

Fig. 49- types de rampes

Pour un même système de chevauchement on distingue plusieurs surfaces de


charriage qui se terminent par des écailles imbriquées. Lorsque le

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Tectonique
Chapitre VI : tectonique tangentielle 45

chevauchement atteint la surface il est appelé chevauchement émergent,


lorsqu’il est le long du litage ou il amorti dans un anticlinal il appelé
chevauchement aveugle.

Chevauchement
émergent
Chevauchements
aveugles

Fig. 50- chevauchements aveugle et émergent

En fonction de l’évolution du système de chevauchement les surfaces de


charriage peuvent se former dans le même sens que le mouvement ou dans
le sens contraire. Dans le premier elles sont dites conformes ou piggy back
sequence, dans le second cas elles sont contraires ou overstep sequence.

Sens du mouvement Sens du mouvement

3 2 1 3 2 1

Séquence contraire Séquence conforme

Fig. 51- séquence de chevauchements conforme et séquence contraire

Les surfaces de chevauchements peuvent former des structures particulières


en écailles imbriquées (imbricate fan) ou en duplex (duplex with horses)
lorsqu’ils sont limités par un chevauchement basal et un chevauchment
sommital.

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Tectonique
Chapitre VI : tectonique tangentielle 46

Fig. 52- écailles imbriquées (imbricate fan in thrust system)

Fig. 53- Duplex avec un chevauchement basal et un chevauchement


sommital (duplex with horses)

Lorsque les chevauchements s’associent à des rétro chevauchements il se


frome des structures extrusives appelé des pop-up ou des structures
triangulaires ou des pop-down.

Zone triangulaire
« Pop-up »

Chevauchement

Rétro-Chevauchement

Fig. 54- pop-up et pop-down

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Tectonique
Références bibliographiques 47

Références bibliographiques

GIDON M. (1987)- les structures tectoniques, manuels et Méthodes, n°15, éd. B.


R. G. M., 206p.
MERCIER J. & VERGELY P. (1992)- tectonique, éd. Dunod, 214p.
CHOUKROUNE P. (1995). - Déformations et déplacements dans la croûte
terrestre. Coll. Enseignement des Sciences de la Terre, 226 p., Masson,
Paris.
GIDON M. (1987). - Les structures tectoniques. Manuels et Méthodes. 206 p.
Éd. du B.R.G.M..
DERCOURT J. & PAQUET J. (1999) - Géologie, 10ème édition, Ed. Donud, Paris,
458p.
MERLE O. (1994) – Nappes et chevauchements, Ed. Masson, Paris, 137p.
NICOLAS A. (1992) – Principes de tectonique, Ed. Masson, Paris, 223p

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Tectonique
48
Table des matières

TABLE DES MATIERES

Chapitre I
GENERALITES

I- Introduction 2
II- Objet de l’étude 3
III- Méthodes 3
1- l’analyse 4
a- le terrain
b- les photographies aériennes et images satellitaires
c- les observations de subsurface
2- La description 5
a- les coupes géologiques (geological cross section)
b- les cartes géologiques,
3- L’interprétation : 5
a- la reconstitution rétrotectonique
b- La modélisation analogique ou tectonique expérimentale

Chapitre II
RHEOLOGIE

1 Loi de Hooke : 8
a- élasticité 8
b- La plasticité 9
c- La rupture 9
2-Rôle de la température et du type de roche 9
3- Rôle de la pression géostatique 10
4-La viscosité 10
5-Compétence 11
6 Essais mécaniques 11
7- Domaines de déformation géologique 13

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Tectonique
Table des matières 49

Chapitre III
DEFORMATION

I Définition 15
1- Translation 15
2- la rotation 15
3- Distorsion 16
4- déformation continue ou discontinue : 16
5- Déformation homogène et hétérogène : 16
6- distorsion et déformation interne : 17
a-déformation linéaire
b-Déformation angulaire ou cisaillante

Chapitre IV
LES FAILLES

I- Définitions 19
II- Classification des failles 21
1- dans la direction du déplacement par rapport à l’orientation du 21
plan de la faille.
2- par rapport à l’horizontale, on distingue des failles : 22
3- Par rapport aux types de rejets 22
4- Par Le rapport avec la série stratigraphique 23
5- Par les rapports avec les structures avoisinantes 24
III- Groupement de failles 26
A- système homogène 26
1- régime extensif 26
2- Régime coulissant : 27
3- Régime compressif 27
4- Formation de failles secondaires 27
B- Système hétérogène 28
1- Zone de cisaillement : 29
a- disposition : 29

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Tectonique
Table des matières 50

b- Agencement 29
c- évolution des systèmes de Riedel 29
2- Systèmes à failles transformantes 31
a- Des transformantes océaniques 31
b- Des transformantes continentales 31
c- Des transformantes entre chevauchements 32

Chapitre V
LES PLIS

I- Eléments constitutifs d’un pli 33


II- Classification des plis 33
1- ouverture des surfaces repères : 34
2- orientation des axes et de la surface axiale : 35
3- Symétrie 36
4- Polarité des couches 36
5- En fonction de l’épaisseur des couches affectées 37
6- Les plis induits : 37
7- Autre types de pli 38
III- Groupement de plis 38
IV- Déformations cassantes des plis : 39
a- déformation dans la charnière : 39
b- Déformation des flancs 39

Chapitre VI
TECTONIQUE TANGENTIELLE

I- Les nappes de charriage 41


1- Eléments constitutifs d’une nappe de charriage 41
2- Processus de charriage 43
II- tectonique en rampe: 43
Références bibliographiques 46
Table des matières 47
Liste des figures 50

Mohamed GHANMI 3ème année Ingéniorat en Géosciences


Tectonique
51
Liste des figures

Liste des figures

Fig. 1 Etat originel des couches 2

Fig. 2 Quatrième dimension 3

Fig. 3 Loi de Hooke 8

Fig. 4 Compétence des roches 11

Fig. 5 Compression d’un cylindre de roche 12

Fig. 6 Domaine de déformation en géologie 13

Fig. 7 Translation 15

Fig. 8 Rotation 15

Fig. 9 Déformation continue et discontinu 16

Fig. 10 Déformation homogène, hétérogène, gradient de déplacement 17

Fig. 11 Déformation linéaire par distension et compression 17

Fig. 12 Déformation angulaire ou cisaillante 18

Fig. 13 Composantes d’une faille 19

Fig. 14 Tectoglyphes 20

Fig. 15 Rejet d’une faille 21

Fig. 16 Orientation des failles 22

Fig. 17 Classification des failles par rapport au plan horizontal 22

Fig. 18 Caractérisation des décrochements 23


Classification des failles par le rapport avec les séries 23
Fig. 19
stratigraphiques
Fig. 20 Faille conforme 24

Fig. 21 Faille contraire 24

Fig. 22 Formation d’un roll over 25

Fig. 23 Structure en carapace de tortue 25

Fig. 24 Structure en blocs basculés 25

Fig. 25 Horst et graben 25

Fig. 26 Failles synthétique et antithétique 26

Fig. 27 Faisceau de failles inverses 27

Fig. 28 Failles secondaires d’amortissement (a en coupe, b en carte) 27

Fig. 29 Failles secondaires de connexion 28

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Tectonique
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Fig. 30 Système de Riedel 29

Fig. 31 Association de failles dans une zone de cisaillement 30

Fig. 32 système de Riedel en transtension 30

Fig. 33 système de Riedel en transpression 31

Fig. 34 Failles transformantes 32

Fig. 35 Pli élémentaire 33

Fig. 36 Eléments constitutifs d’un pli 34

Fig. 37 Classification des plis en fonction de leur ouverture 34


Classification des plis en fonction de l’inclinaison de l’axe et de 35
Fig. 38
la surface axiale
Fig. 39 Plan de symétrie d’un pli 36

Fig. 40 Pli sur couches à polarité normale 36


Pli sur couches à polarité inverse : synforme anticlinale ou faux 37
Fig. 41
synclinal, antiforme synclinale ou faux anticlinal.
Fig. 42 Pli isopaque et pli anisotrope 37
Roll-over et anticlinal en carapace de tortue (Turtle back 37
Fig. 43
structure
Fig. 44 Flexure 38

Fig. 45 Déformation dans la charnière d’un pli 39

Fig. 46 Déformation dans les flancs d’un pli 40


Eléments constitutifs d’une nappe de charriage (en bloc 42
Fig. 47
diagramme et en carte)
Fig. 48 Rampe et palier 44

Fig. 49 Types de rampes 44

Fig. 50 Chevauchements aveugle et émergent 45

Fig. 51 Séquence de chevauchements conforme et séquence contraire 45

Fig. 52 Ecailles imbriquées (imbricate fan in thrust system) 46


Duplex avec un chevauchement basal et un chevauchement 46
Fig. 53
sommital (duplex with horses)
Fig. 54 Pop-up et pop down 46

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Tectonique
53

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