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Université HASSANE II CASABLANCA

FACULTE DE SCIENCE ET TECHNIQUE MOHAMMEDIA

Modélisation d’une
turbine a gaz
Génie énergétique 2

Réaliser par : AROUHAL ASMAA Encadrer par : DR ASSOU


BELGHOUT ABDERRAHMAN
CHADDOU ABDESSAMAD
LACHHAB HAMZA
ZOUINA OUSSAMA
INTRODUCTION

Plusieurs économies mondiales se reposent essentiellement sur l'énergie (gaz et


pétrole) et pour produire de l'électricité, injecter les matières dans les zones de
raffinage, de liquéfaction et de transport on utilise des machines appelées
turbines. Les plus importantes sont les turbines à gaz où leur utilisation conduit à
des émissions des Gaz brulés à des très hautes températures près de 500°C.
Afin de réduire la pollution de ces gaz et de préserver l'environnement, plusieurs
recherches scientifiques ont été conduites sur la façon d'exploiter les gaz
d’échappement, elles ont atteint à établir un cycle combiné, qui nécessite
essentiellement une haute température pour produire la vapeur nécessaire pour
alimenter la turbine à vapeur.
Dans ce projet, on s'intéresse à décrire une turbine à gaz d’une façon
globale à travers ses étapes de fonctionnement et d’une façon locale à
travers l'étude énergétique c’est-à-dire étude qui analyse les
caractéristiques thermodynamiques de cette centrale (les puissances
produites par les turbines et leurs rendements thermodynamiques….)
ensuite, deux méthodes actuelles suivies pour améliorer les performances
du TAG et enfin une petite conclusion.
Chapitre I : Généralités et applications :

Définitions :

la turbine à gaz est un moteur à combustion interne de tous les points de vue
; Elle peut être considérée comme un système autosuffisant : En effet, elle
prend et comprime l’air atmosphérique dans son propre compresseur,
augmente la puissance énergétique de l’air dans sa chambre de combustion
et convertie cette puissance en énergie mécanique utile pendant les processus
de détente qui ont lieu dans la section turbine ; L’énergie mécanique qui
résulte est transmise par l’intermédiaire d’un accouplement à une réceptrice,
qui produit la puissance utile pour le processus industriel.

Description des composantes d’une turbine à gaz :

Dans le plus simple, une turbine à gaz est constituée par un filtre d’entrée
d’air, un compresseur, une chambre de combustion, une turbine de détente
et le système d’échappement vers l’atmosphère.
• Le système de l’admission « Entrée d’air » :

Il comporte un système de filtration générant une perte de charge modélisée


par un coefficient de perte charge, qui peut être estimé sur une perte de charge
de 0,6% à pleine puissance .Dans le cas où la turbine à gaz dispose d’un
système de refroidissement en amont du compresseur la température ne doit
pas descendre au-dessous de 5 à 7°C pour éviter les problèmes de givrage .Le
refroidissement s’effectue par des systèmes à évaporation d’eau ou par
l’intermédiaire d’un groupe frigorifique soit de compression ou d’absorption
.Le premier et le dernier de ces systèmes induisent une perte de charge
supplémentaire de l’ordre de 0,25%.Les deux premiers sont efficaces en cas
d’air chaud et sec et utilisent l’enthalpie de vaporisation de l’eau pour
refroidir l’air en accroissant son humidité à respectivement 90% et 95%.
• Compresseur :
Son rôle est de comprimer l’air avant son admission dans la chambre de
combustion, il utilise plus que la moitié de la puissance produite par la
turbine de détente
• La chambre de combustion :
Dans laquelle un combustible gazeux ou liquide est injecté sous pression,
puis brûlé avec l'air comprimé, avec un fort excès d'air afin de limiter la
température des gaz d'échappement.
• Turbine de détente :
Produit du travail mécanique par la détente des gaz de combustion pour
entrainer le compresseur ou l’alternateur

Figure I.1 : Schéma d’une turbine de détente

❖ Classification des turbines à gaz :


On peut classifier les turbines selon différents points:
Par le mode de travail.
Par le mode de fonctionnement thermodynamique.
Par le mode de construction.
Figure I.2: Classification des turbines à gaz
• Par le mode de construction :
L'objectif pour lequel, on utilise la turbine à gaz définit le type qu'on doit
choisir. Dans l'industrie, on trouve les turbines à un seul arbre, dites aussi
mono-arbre. Elles sont généralement utilisées dans le cas où on cherche un
fonctionnement avec une charge constante (pour entraîner les générateurs
d'électricité). Un deuxième type, englobe les turbines à deux arbres (bi-arbres);
elles ont l'avantage d'entraîner des appareils à charges variables (pompes,
compresseur,…). Elles se composent de deux parties, la première assure
l'autonomie de la turbine, la deuxième est liée à la charge. Une troisième peut
être aussi cité, ce sont les turbines dites dérivées de l'aéronautique; Elles ont
une conception spéciale suivant le domaine dans lequel elles sont utilisées.
Dans ce troisième type, la partie qui assure l'autonomie de la turbine existe
toujours, et l'énergie encore emmagasinée dans les gaz d'échappement est
utilisée pour créer la poussée, en transformant cette énergie (thermique et de
pression) en une énergie cinétique de jet dans une tuyère (figure I.3).
Figure I.3: Turbines à gaz à un arbre et à deux arbres.
• Par le mode de travail :
On distingue deux types de turbine :
-Turbine à action :
Où l’énergie thermique est transformée complètement en énergie cinétique
dans la directrice. L’évolution des gaz dans la roue se fait sans variation de
pression statique P1>P2=P3.
-Turbine à réaction :
Une partie de l’énergie thermique est transformée dans la roue en énergie
cinétique et mécanique. L’évolution des gaz dans la roue se fait avec
variation de la pression statique P1>P2>P3. Le taux de réaction ε
caractérisera le % d’énergie thermique totale.

• Par le mode de fonctionnement thermodynamique


Il existe deux cycles thermodynamiques :
Turbine à gaz à cycle fermé :
Dans laquelle le même fluide est repris après chaque cycle.
Turbine à gaz à cycle ouvert :
C’est une turbine dont l’aspiration et l’échappement s’effectuent
directement dans l’atmosphère. Ce type de turbine qui est le plus répandu
se divise en deux classes :
Turbine à cycle simple :
C’est une turbine utilisant un seul fluide pour la production d’énergie
mécanique, après la détente, les gaz possédant encore un potentiel
énergétique sont perdus dans l’atmosphère à travers l’échappement.
Turbine à cycle régénéré :
C’est une turbine dont le cycle thermodynamique fait intervenir
plusieurs fluides moteurs dans le but d’augmenter le rendement de
l’installation.
De nos jours la turbine à gaz connaît une large utilisation et dans différents
domaines et en particulier dans le domaine des hydrocarbures à cause de leur
grande gamme de puissance et leurs propres avantages.
❖ Domaines d’application des turbines à gaz
Les domaines d’application des turbines à gaz se devisent en deux catégories :

A- Domaines fixes (utilisation industrielle) :

o Entraînement des compresseurs.


o Entraînement des pompes.
o Entraînement des

alternateurs. B-Domaines mobiles

o Pour la traction automobile.


o Pour la traction ferroviaire.
o Pour l’application marine.
o Pour l’aviation (turboréacteur et turbo hélice). [4]
• Avantages et inconvénients des turbines à gaz
• Avantages :
Une puissance élevée dans un espace restreint dans lequel un groupe diesel de
même puissance ne pourrait pas être logé ;
A l'exception de démarrage et arrêt, la puissance est produite d'une façon
continue. Démarrage facile même à grand froid;
Diversité de combustible pour le fonctionnement;
Possibilité de fonctionnement à faible charge.
• Inconvénients :
Au-dessous d'environ 3000KW, prix d'installation supérieur de celui
d'un groupe diesel;

Temps de lancement beaucoup plus long que celui d’un groupe diesel ; à titre
indicatif 30 à 120 s pour une turbine, 8 à 20 s pour un groupe diesel;

Rendement inférieur à celui d’un moteur diesel (cycle simple). À titre


indicatif : 28 à 33 % pour une turbine de 3000 KW, 32 à 38 % pour un
groupe diesel.
Chapitre II : Principe de fonctionnement :

❖ Section d'admission :

La section d'admission (figure II.1) d'une turbine à gaz a pour but de diriger l'air
ambiant dans l'admission du compresseur axial afin de garantir :

• Une bonne filtration de l'air pour le bon fonctionnement de la turbine.

• Les particules solides contenues dans l'air admis (surtout pour les atmosphères
humides) peuvent être collées sur les bouts d'ailettes de compresseur, ainsi que sur la
base des aubes de stator par effet des forces centrifuges, donc une perte de
rendement du compresseur et une augmentation de la consommation spécifique de la
turbine.

• Des grains de sable non bloqués par le filtre pour le cas des turbines implantées
dans le Sahara, causent une usure érosive surtout aux hautes vitesses de rotation, cela
peut changer le profil aérodynamique des ailettes, et peut même aller jusqu'à
l'arrachement des ailettes du compresseur.

• La présence des agents corrosifs par exemple : (Chlorure de Sodium près de la mer et
dans les régions salées), peut induire une dégradation corrosive des équipements de la
machine.

Un débit d'air admis régulier afin de produire la puissance voulue. Le bouchage


du filtre limite le débit d'air admis, qui a pour conséquences une chute de
puissance, et une augmentation de la consommation spécifique.

La section d'admission comprend les éléments principaux suivants : filtre d'admission,


conduite, silencieux, coude, caisson d'admission et accessoires. L'air entre dans le
filtre, traverse la conduite, le silencieux, le coude et le caisson d'admission et enfin le
compresseur
Figure II.1 : Schéma de la section d’admission
❖ Section compresseur :
La section du compresseur axial comprend le rotor et le corps du compresseur de
seize étages de compression, les aubes variables de la directrice et de deux
déflecteurs de sortie.
L’air est comprimé a travers d’une série d'aubes du rotor et les aubes du stator
guident l'air et l’oriente dans l'étage suivant du rotor.
Le rôle du compresseur axial, est essentiel, il se résume en :
Assurer l'alimentation des chambres de combustion avec l'air comprimé, pour
l'opération de combustion;
Assurer un débit et une pression de valeurs convenables pour avoir une
puissance utile suffisante;
Assurer le débit d'air nécessaire pour le refroidissement des pièces exposées
aux fortes contraintes thermiques

Figure II.2 : Schéma de rotor et stator du Compresseur axial


La partie stator (corps du compresseur) est composée de quatre éléments principaux qui sont :
Corps coté aspiration : Le corps d’admission se trouve à l’avant de la turbine à gaz,
sa fonction est de diriger l'air de façon uniforme vers le compresseur, il porte le
premier palier du stator. Corps partie avant : contient les quatre premiers étages du
stator, il transmet également les charges de structure qui viennent du corps adjacent
vers le support avant.
Corps partie arrière : Contient les derniers étages du stator, les orifices d'extraction
prévus dans ce corps permettent de prélever l'air au niveau du dixième étage du
compresseur.
Cet air est employé pour refroidir, assurer les fonctions d'étanchéité et contrôler les
pulsations au démarrage et à l'arrêt.
Corps coté refoulement : C’est l'élément final et la pièce coulée la plus longue,
situé mi-chemin entre les supports avant et arrière. Ce corps porte le deuxième
palier de la turbine. Sa fonction est de contenir les sept derniers étages de
compression et forme avec la paroi intérieure et extérieure le diffuseur du
compresseur.
❖ Section de combustion :
La section de chambre de combustion de la turbine à gaz comporte l'enveloppe de
combustion qui est composée de douze corps de combustion extérieure, douze
ensembles chapeau et chemises de combustion, douze ensembles de pièces de
transition et douze injecteurs de combustible, deux bougies d'allumage, deux
détecteurs de flamme, douze tubes à foyer et divers garnitures.
L'enveloppe de combustion soutient les douze corps de combustion et renferme les
douze pièces de transition. C’est un élément soudé entourant la partie arrière du
corps de refoulement du compresseur et recevant l'air de refoulement du
compresseur à flux axial. Le combustible est envoyé dans chaque chemise des
chambres de combustion par un injecteur de combustible monté dans le couvercle
de cette dernière et pénétrant dans la chemise. Lorsque l'allumage se produit dans
les tubes foyer, ils vont allumer le mélange air combustible des autres chambres.
Figure II.3 : Schéma de section de combustion

Corps de combustion :
Les brides arrière des douze corps de combustion sont montées sur la surface
verticale avant de l'enveloppe de combustion. Les ensembles chapeau-chemise se
trouvent à l'extérieur de chaque corps. Les injecteurs de combustibles montés
dans les couvercles du corps de combustion pénètrent dans les chambres et
assurent l'alimentation en combustible
Bougie d'allumage:
La combustion du mélange de combustible et d’air est déclenchée par les bougies
avec électrodes rétractiles. Deux bougies sont installées dans chacune des deux
chambres de combustion, (N°9 et N°10) et reçoivent l’énergie des
transformateurs d’allumage. Les autres chambres sans bougies, sont allumées à
travers les tubes-foyers d’interconnexion.
Détecteurs de flamme ultraviolets :
Pendant la séquence de lancement, on envoie une indication de présence ou
d’absence de flamme au système de commande, géré par le système de
contrôle de flamme.
Le capteur de flamme est sensible à la présence des radiations ultraviolettes
émises par la flamme aux hydrocarbures
Injecteur de combustible :
Chacune des chambres de combustion est équipée d’un injecteur de combustible qui
pulvérise sous forte pression une quantité donnée de combustible dans la chambre de
combustion.
Le combustible gazeux est admis directement dans chaque chambre par les trous
de dosage positionnés au rebord extérieur du bout des injecteurs de combustible.
➢ Le rôle de la chambre de combustion :
Le rôle de la chambre de combustion est de fournir la quantité de chaleur
nécessaire pour le cycle de la turbine à gaz. La forme des chambres de combustion
est conçue pour remplir les conditions suivantes :
• La durée de vie la plus longue possible.
• Avoir un encombrement minimal.
• Garantir un bon allumage et une stabilité de la flamme.
• Assurer une combustion la plus complète possible.
• Eviter le dépôt de carbone sur les brûleurs et les parois, ainsi que des fumées.
• Réduire les pertes de charges.

❖ Section turbine :

Cette section comprend les éléments suivants: le corps de la turbine, la directrice


de premier étage, la roue de la turbine premier étage (turbine HP), la directrice à
aubes variables de deuxième étage et la roue de la turbine de deuxième étage
(turbine BP).
Cette section comprend aussi le diaphragme (séparer les deux étages de la turbine
et former le couloir de passage d’air) l’étanchéité d’air et la veine des gaz entre les
divers étages. Pour permettre le montage du rotor et faciliter l’entretien, le corps du
stator est fondu sur deux parties à surface de contact horizontale.
Directrice de premier étage :
Elles sont supportées dans la veine de gaz par un dispositif de fixation prévu dans le
corps de la turbine. L'air refoulé par le compresseur à partir des enveloppes de
combustion vient dans l'anneau support de retenu des aubes creuses de la directrice,
pour s'échapper par les trous d'extraction dans la veine de gaz vers l'échappement.
Ce flux d'air permet le refroidissement des aubes de la directrice.
Figure II.4 : Schéma de directrice de premier étage

Directrices deuxième étage:

Elles sont Composées d'aubes orientables, qui forment un angle variable avec la directrice
d'écoulement des gaz dans la section annulaire juste avant le deuxième étage de la turbine BP
On peut donner une rotation grâce à des axes qui dépassent des manchons prévus
dans le corps de la turbine. Les leviers clavetés à l'extrémité de ces axes et sont
reliés par des biellettes à des points de la couronne de contrôle qui sont actionnés
par un piston hydraulique.
Rotor de la turbine :
La turbine à gaz dispose de deux rotors séparés : celui du 1er étage ou de la
turbine haute pression, et le rotor de la turbine de 2ème étage, ou de la turbine
basse pression.
Les deux rotors de la turbine sont alignés dans la section turbine et sont
mécaniquement indépendant l’un de l’autre, ce qui permet aux deux turbines
de tourner à des vitesses différentes.
La roue de la turbine du premier étage est boulonnée directement sur le demi-arbre
arrière du rotor du compresseur.
La roue de deuxième étage est boulonnée sur l’arbre de la roue pour former le rotor
de turbine basse pression (de puissance). Ce rotor est soutenue par deux paliers : le
coussinet lisse N°3 situé à l’avant du cadre d’échappement et le palier de butée et
coussinet lisse N°4 situé dans un logement de palier boulonné à l’arrière du cadre
d’échappement
Figure II.5 : Schéma de rotor HP et rotor BP
Chapitre III : Thermodynamique des turbines à gaz

Introduction :

Les calculs énergétiques ont pour but de déterminer les performances dans les conditions
D’exploitation de ces machines en utilisant les paramètres du site et permettant de vérifier
leur aptitude énergétique dans ces conditions de fonctionnement et de déterminer
éventuellement l’influence des paramètres climatiques sur les performances de ces machines.

Figure III-1 : Evolution des gaz à travers une TAG

Les Cycle thermodynamique des turbines à gaz


Le cycle de base selon lequel une turbine à gaz fonctionne est le cycle idéal de
Brayton, à travers lequel nous définissons tous les paramètres énergétique qui
régissent une turbine à gaz, et par la suite l’étude du cycle réel nous permettra
d’évaluer le comportement des turbine à gaz au cours de leur fonctionnement dans
le cas pratique dans lequel en prend en considération toutes les différentes
imperfections qui peuvent l’affecter.
• Etude de cycle idéal de turbines à gaz :
Le cycle de Brayton théorique est le cycle idéal correspondant à la turbine à gaz élémentaire.
Il est principalement utilisé pour la production d’électricité.
Il existe deux types de cycles de Brayton selon qu’il soit ouvert ou refermé sur
l’atmosphère. C’est la première variante qui retiendra notre attention puisque c’est
celle qui est utilisée dans les centrales électriques (Turbines Gaz -Vapeurs).

• Cycle idéal de Brayton :

Figure III.2 : Cycle thermodynamique théorique d’une turbine à gaz.

1 à 2 : compression isentropique de l'air (compresseur).

2 à 3 : combustion isobare (échangeur de chaleur).

3 à 4 : détente isentropique (turbine).

4 à 1 : refroidissement isobarique (échangeur de chaleur)

• Etude de la compression :
La température au refoulement du compresseur est donnée par :
𝑇2𝑠 𝑃2 𝛾−1
=( ) 𝛾
𝑇1 𝑃1

Le travail de compression Wc, rapporté au kilogramme de fluide en évolution, a pour


expression
𝛾−1
𝑊𝑐 = ℎ2 − ℎ1 = 𝐶𝑝𝑚𝑜𝑦 (𝑇2 − 𝑇1 ) = 𝐶𝑝𝑚𝑜𝑦 𝑇1 (𝜏 𝛾 − 1)

𝑃
Avec , 𝜏 = 𝑃2 le rapport de compression
1

• Etude de la combustion :
La chaleur fournie par la combustion est donnée par :

Avec

La température maximale du cycle est fixée par le constructeur. Elle varie entre 900°C et
1500°C.

• Etude de la détente :

La pression et la température absolue au début et en fin de la détente sont liées par


la relation suivante :

Le travail fourni par la détente est écrit par la relation :

Le bilan énergétique global du cycle pour un kilogramme de fluide passant par


la machine s’écrit :

-Le travail net récupéré au cours du cycle Wnet est égal :

En mettant en évidence le rapport des températures T3/T1 qui caractérise

le niveau technologique de la machine on obtient l’expression suivante :

En exprimant les rapports de températures T4/T3 et T2/T1 en fonction du


rapport de compression on arrive à :
On définit le rendement thermique du cycle comme étant le rapport entre le travail net Wnet
et la quantité de chaleur Q dégagée par la combustion :

On aura donc en développant l’expression précédente :

Nous remarquons que le rendement thermique du cycle idéal dépend essentiellement du


rapport de compression τ.
La figure (3.8) illustre l’évolution du rendement thermique en fonction du taux de
compression. On y remarque que le rendement thermique est nul pour Rp=1 et croit ensuite de
manière continue avec le taux de compression, Il est important de constater que pour le cycle
idéal le rendement thermique est indépendant des températures extrêmes du cycle (T1 et T3).

Figure III.3 : Allure du rendement thermique en fonction de taux de compression dans


une TAG à cycle idéal
La figure représente l’évolution du travail net de la turbine à gaz en fonction du rapport de
compression. Le taux de compression optimal qui donne le Wnet maximal est obtenu en
résolvant l’équation de la dérivée de Wnet par rapport à τ :

Figure III.4 : Allure du rendement thermique en fonction de taux de compression dans une TAG à
cycle idéal

Le taux de compression optimal qui donne le Wnet maximal est obtenu en résolvant
l’équation de la dérivée de Wnet par rapport à τ :

Et on obtient l’expression du taux de compression optimal τopt comme suit :

❖ Etude énergétique du cycle réel de turbine à gaz :


• Cycle réel :

Le cycle réel de la turbine à gaz simple s’écarte du cycle idéal tant par l’irréversibilité dans le
compresseur et dans la turbine que par la chute de pression dans la chambre de combustion et
les canaux d’écoulement. Le cycle thermodynamique décrit par le fluide moteur pour le cycle
réel de la turbine à gaz simple est alors représenté sur le diagramme (h,s) de la figure (3.10)
Figure III.5 : Cycle réel d’une turbine à gaz

• Compression :
La compression polytropique (1-2) obéit à la relation suivante :

En absence de travaux de frottement et d’échange avec l’extérieur cette évolution serait


isentropique et donne une température T2s où on écrit l’égalité :

Et par l’utilisation de la notion du rendement polytropique :

On peut écrire directement la relation suivante qui est valable dans les machines réceptrices :

Le travail réel de compression Wc rapporté au kg de fluide en évolution a pour expression :


La quantité de chaleur fournie au fluide moteur Q est :

En utilisant la relation polytropique :

• Détente :
Détente polytropique (3-4) obéit à la relation :

En absence de travaux de frottement et d’échange avec l’extérieur, cette évolution serait


isentropique et donne une température T4s où on écrit l’égalité :

Et par l’utilisation de la notion de rendement polytropique :

Le travail de la détente réelle dans la turbine WT est égal :


Il vient :

Le travail net récupéré au cours du cycle Wnet est égal :

La quantité de chaleur fournie au fluide moteur Q est :

Nous définissons le rendement thermique ηth du cycle comme étant le rapport du travail net
(Wnet) sur la quantité de chaleur Q fournie par la combustion :

On remarque que le rendement du cycle réel est fonction non seulement du rapport de
compression τ mais aussi des rendements isentropiques ηT et ηC de la turbine et du
compresseur, ces derniers variables font intervenir un troisième dont le rendement ηth dépend
également du rapport r= (rapport des températures d’entrée compresseur et de sortie turbine).
Car on remarque que pour ηT= ηC=1, le rendement thermique devient égal à :

Le rendement ne dépend que de


La figure (3.11) donne une représentation graphique de la variation du travail d’une turbine à
gaz simple en fonction de taux de compression.

Figure III.6 : Variation de rendement thermique de cycle réel de TAG en fonction de taux de
compression

On remarque par ailleurs que le travail net dépend également des paramètres cités
précédemment (τ, ηT, ηC et r) et que la perte au cours de la détente n’affecte pas l’apport de
chaleur produite par la combustion.
Figure III.7 : Variation du rendement thermique du cycle réel de la TAG en fonction de taux de
compression

Conclusion :
Cette étude nous a permis de bien comprendre l’analyse du cycle thermodynamique de la
turbine à gaz idéal et réel. On a trouvé qu’il y a plusieurs facteurs qui influent directement sur
les performances qui peuvent être divisés en deux catégories, Les facteurs liés à la conception
de la machine tels que la température maximale du cycle et le rapport de compression et les
autres qui sont les conditions ambiantes liés à la zone d’implantation de la turbine à gaz.
Chapitre IV : Amélioration des performances du TAG

❖ Turbine à gaz à cycle combiné :

Définition :
Un cycle combiné de puissance est la juxtaposition de deux ou plusieurs cycles
thermodynamiques destinés à convertir plus efficacement l'énergie fournie en travail en
adaptant deux ou plusieurs fluides de cycle. Avec le développement de la turbine à gaz, le
terme «cycle combiné» se réfère plus spécialement à un système composé d'une turbine à gaz,
d'un récupérateur de chaleur générateur de vapeur, et d'une turbine à vapeur.

Figure IV.1: Turbine à gaz à cycle combiné.

• Principe :
Le principe d'un cycle combiné consiste à faire fonctionner en cascade une ou plusieurs turbines à
gaz, suivies d'une centrale à vapeur dont la source chaude est la source froide des turbines à gaz.
Dans ces conditions, les gaz d'échappement de la turbine à gaz sont valorisés dans une chaudière
de récupération où l'on produit de la vapeur qui est ensuite détendue dans une turbine à
condensation. Le cycle combiné ainsi obtenu est un mariage particulièrement réussi dans la
recherche de l'amélioration du rendement thermique : avec les matériels disponibles actuellement,
les rendements atteints dépassent 55 % et sont donc supérieurs à ceux que l'on peut espérer, même
à moyen terme, des futures centrales à vapeur les plus avancées.
Figure IV.2 : Principe de fonctionnement.

❖ Amélioration des performances du TAG par le refroidissement


de l’air de l’admission :
Les turbines à gaz ne sont pas souvent installées dans des environnements idéaux, et avec leur
exploitation elles peuvent subir différents climats tels que le climat chaud et froid, le climat
exposé au brouillard, aux tempêtes de sable etc….
Les performances des installations ne sont pas fixées, elles peuvent varier d’une région à une autre
et d’une saison à une autre. La température ambiante influe directement sur le rendement et la
puissance produite par TAG et le débit de l’air admis dans le compresseur est inversement
proportionnel à la température ambiante. Lorsque la température d’admission du compresseur
diminue avec un débit volumique constant, le débit massique sera augmenté ce qui influe
directement sur l’accroissement directement de la puissance produite ainsi le rendement
thermique. Donc les conditions environnementales ont un impact direct sur la performance des
installations de turbine à gaz.

❖ Description du système de refroidissement par ruissellement


d’eau :

Dans notre étude on a choisi le refroidisseur par évaporation d’eau car il est favorable pour les
zones chaudes et sèches (climat de la région saharienne). L’humidificateur sert à augmenter la
teneur en eau dans l’air, l’humidité absolue va augmenter et la température de l’air diminue. Pour
qu’il y ait humification, il faut un contact étroit et intensif entre l’air et la source d’humidité.
L’humidificateur à ruissellement avec recyclage par pompe, figure 4.2 fonctionne comme suit :
• l’eau ruisselle sur un support dont la surface est très importante ;
• l’air circule à travers l’épaisseur de ce support et se trouve en contact avec la surface humide
• l’eau s’évapore sous l’effet de la chaleur cédée par l’air.
• l’humidification est adiabatique (isenthalpique).

Fig IV-3 : Refroidisseur par ruissellement Figure IV.4 : Surface de ruissellement


D’eau avec recyclage d’eau
Chapitre V : Modélisation de la turbine à gaz sur
visual basic

❖ Introduction

Dans l’industrie ,l’outil informatique est une nécessité ,et permet la résolution d’un certain nombre
de problèmes surtout lorsqu’il s’agit des problèmes à calcul itératif qui nécessite à la fois du temps
et de la précision ,parmi les procédés industriels qui font appel beaucoup à la programmation , ce
sont les turbine à gaz, ces machines thermiques peuvent êtres modélisé par des équations
mathématiques donnant des résultats acceptables en industrie.

Dans ce travail, nous avons focalisé sur la programmation d’un logiciel soit disant un programme qui
permet de calculer les grandeurs désirées en aval, et ceci en fonction des données d’entrée tels que
la pression, la température,… que la programmation s’est effectuée par le Visual Basic 2006 ,qui
nécessite une installation de netframework pour le fonctionnement .

❖ Guide d’usage du programme


Ce programme a des limites à ne pas dépasser comme tout programme informatique, d’abord les
températures doivent être comprises entre 300 K et 1800 K , ensuite au niveau du choix de type d’
évolution que ce soit au niveau du compresseur ou bien au niveau de la turbine , et ceci concerne la
programmation en Visual Basic, on doit d’abord cocher la case relative au type de transformation
désiré (poly tropique, isentropique , . . .) et donner par la suite la valeur de l’efficacité. Et enfin, La
valeur de fuel-ratio donné par l’utilisateur doit automatiquement êtres raisonnables est
impérativement comprise entre 0 et 0,03.

On porte à votre connaissance que la valeur de fuel-ratio entré au programme programmé en


Visual Basic doit être multiplié par 1000 (ex : f= 0.02 on écrit f=20) et ceci juste en programmation du
VB en tous cas, c’est indiqué dans le programme.

Le programme fait automatiquement la majoration à 3 chiffres prés, pour gamma et un chiffre prés
pour la température.

❖ Interface du programme en Visual Basic


Le programme fonctionne de façon ordinaire, il est programmé de façon plus générale qui permet de
traiter le maximum des cas, réels ou idéal, il suffit de se placer en une situation bien définie (ex :
évolution isentropique dans compresseur + évolution poly tropique dans la turbine + les pressions
d’entrées,) Et lancer le programme.

Il faut cocher d’abord et introduire la valeur, comme nous avons dit il y a un certain nombre de cas
traité dans ce programme, vu qu’on était serré par le temps on avait pas l’opportunité de traiter tous
les cas, on a essayé de traiter le maximum des cas , on peut ajouter le cas d’un échangeur de
chaleur dans une autre version de ce programme en fonction de la disponibilité.

❖ Exécution
• Programme en visual basic
• Exécution 1
Exécution 2
❖ Conclusion
La programmation avec Visual Basic, comme étant un outil informatique puissant, ce
programme sous visual basic est généralisé puisqu’il permet le calcul de la grandeur voulu

tout en imposant une puissance produite, il permet de calculer également le rapport


maximal de compression ainsi que les différents débits circulants respectivement de l’air et
des gaz produits par la combustion
Conclusion générale :
D’après le calcul thermodynamique, on constate que l’augmentation de la
température ambiante influe sur les valeurs de performances de la turbine à gaz.
En effet, il est à noter que plus cette température n’augmente, plus la puissance
et le rendement global diminuent. Donc on a proposé dans les périodes chaudes
l’air admis dans le compresseur est refroidi jusqu’à une température acceptable
dans un échangeur annexe.
La pression atmosphérique :
Si la pression atmosphérique diminue par rapport à la pression de référence, le
débit massique de l’air diminue (en raison d’une réduction de sa masse
volumique) et la puissance utile est proportionnellement réduite parce qu’elle est
proportionnelle au débit massique du gaz. Au contraire, les autres paramètres du
cycle thermodynamique ne sont pas influencés.
L’humidité :
En effet, l'air humide est plus léger que l’air sec, car le poids moléculaire de
l’eau est 18g/mol tandis que le poids moléculaire moyen de l’air est 28.95g/mol
Donc si l'humidité relative augmente, la puissance débitée diminue.
La poussière :
Lorsque la concentration de poussière dans l’atmosphère augmentée à cause du
vent de sable la quantité d’air admise dans le compresseur diminue ce qui fait
diminuer la puissance.