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L’ANALYSE DES DIFFÉRENTES PERSPECTIVES VERS LA CONSTRUCTION D’UNE

CULTURE DE PAIX CHEZ LES ENSEIGNANTS ET LES APPRENANTS DE TROIS

COMPOSANTES D’UNE LICENCE EN LANGUES ÉTRANGÈRES EN COLOMBIE. UNE

ÉTUDE PHÉNOMÉNOLOGIQUE.

Mme. LAURA MARCELA TORRES

MAIE VALENTINA ALVAREZ MANCIPE

MICHAEL JOHANNY VILLAREAL RUIZ

UNIVERSITÉ DE PAMPLONA

FACULTÉ DE SCIENCES DE L'ÉDUCATION

LICENCE EN LANGUES ÉTRANGÈRES

PAMPLONA

2017
TABLE DE MATIÈRES

CHAPITRE I .................................................................................................................................................... 4
Introduction .................................................................................................................................................. 4
Justification ................................................................................................................................................... 6
Questions ...................................................................................................................................................... 7
Question principale ................................................................................................................................... 7
Sous question ............................................................................................................................................ 7
Objectifs ........................................................................................................................................................ 8
Objectif général......................................................................................................................................... 8
Objectifs spécifiques ................................................................................................................................. 8
Considération éthiques et limitations........................................................................................................... 9
Résumé du chapitre .................................................................................................................................... 10
CHAPITRE II ................................................................................................................................................. 11
Cadre théorique et révision littéraire ......................................................................................................... 11
Cadre théorique ...................................................................................................................................... 11
Revue littéraire ........................................................................................................................................... 15
Le contexte historique ............................................................................................................................ 15
Le cadre juridique ................................................................................................................................... 21
L’éducation et le pos conflit .................................................................................................................... 25
Rôle de l’enseignant................................................................................................................................ 32
Le sens social ........................................................................................................................................... 34
Résumé du chapitre .................................................................................................................................... 38
CHAPITRE III ................................................................................................................................................ 39
Méthodologie.............................................................................................................................................. 39
Population ............................................................................................................................................... 40
L’échantillonnage .................................................................................................................................... 40
Les instruments ....................................................................................................................................... 40
Observation de classe ............................................................................................................................. 41
L’observation non-participante .............................................................................................................. 41
Entretien ................................................................................................................................................. 41
Le journal de bord ................................................................................................................................... 42
Résumé du chapitre .................................................................................................................................... 44
Sitographie .................................................................................................................................................. 45
Bibliographie ............................................................................................................................................... 48
CHAPITRE I

Introduction

La Colombie a souffert plus de cinquante ans de guerre. Dans cette période la société

colombienne a été affectée dans tous les aspects, où l’éducation a été isolée sans assumer un

engagement réel, qui puisse contribuer à la finalisation du conflit et à la transformation de la

pensée des citoyens. Aujourd'hui, il existe une opportunité pour que cette situation puisse

prendre un chemin favorisant les présentes et les futures générations de la nation.

D’ailleurs, l’éducation joue un rôle fondamental dans la construction de nouvelles pensées, cela

veut dire que l’éducation doit achever avec l’ignorance, la grande ennemie des sociétés,

principalement cette ignorance que les citoyens ont par rapport à l’histoire du pays, parce qu’un

peuple qui n’est pas capable de se rappeler du passé ne pourra jamais éviter de répéter des

évènements, telles que le conflit ou les erreurs qui ont affectée le développement de son pays ou

même du monde. C’est pourquoi, après avoir signé les accords de paix en Colombie, il est

primordial de connaitre les différentes perspectives qu’ont les apprenants et les professeurs par

rapport la paix. Également, se fait indispensable d’approfondir dans le rôle de l’enseignant

colombien face à cette nouvelle réalité, et d’analyser quel est spécifiquement la mission dans ce

processus du formateur des nouveaux enseignants, pour envisager le présent et se préparer pour

le futur.

Tenant compte que le rôle des enseignants universitaires est, selon Zamudio (2015) « contribuer

au design du curriculum et à l’implémentation de la ‘Cátedra de la Paz’; former à la population

dans les compétences des citoyens ; promouvoir la défense des droits humains; participer avec

les différentes institutions aux programmes de réconciliation; et mener les processus de


cohabitation, réhabilitation et assistance humanitaire »1. Les enseignants auront l’opportunité de

faire des changements qui puissent améliorer la manière comme leurs étudiants vont envisager la

construction d’une culture de paix. Ces changements aideront la construction d’une

pensée critique et libre de préjugés ; garantissant de cette manière le développement social,

économique et politique en Colombie, tenant compte que c’est à l’intérieur d’une salle de classe

où se forme la société, ayant l’éducation comme l’axe principal.

Cette recherche bénéficiera directement aux enseignants des trois composantes d’une Licence en

Langues Étrangères, et au même temps aux apprenants, puisque nous serons ceux qui

envisagerons la culture de paix à travers le contact direct avec les affectés par la guerre et les

personnes qui n’ont pas vécu cette flagelle.

Cette étude phénoménologique, vise à examiner les différentes perspectives que les enseignants

et les apprenants des trois composantes d’une Licence en Langues Étrangères, ont face à une

culture de paix.

1
Traduction par nos soins
Justification

Un pays, comme la Colombie, qui est en train de surpasser une étape de violence arrangée dans

sa culture, a besoin d’un changement significatif qui puisse en correspondre. Ce changement

peut devenir une réalité à travers la recherche des possibles stratégies, non seulement politiques

mais aussi, éducatives, capables de transformer la pensée de la société en général, promouvant

les valeurs, et soulignant l’importance de l’histoire du pays comme un aspect fondamental dans

la construction de la paix, celle-ci s’érige sur la base d’un travail réciproque des enseignants et

des ceux qui sont en formation, générant de cette manière une nouvelle réalité sociale.

De ce fait, il est essentiel de connaître le rôle que l’éducation joue au moment d’instruire

intégralement les apprenants, et de savoir s’elle renouvelle la manière d’enseignement, pour

envisager chaque changement du pays, dans ce cas, la passation d’une étape violente à une étape

de construction de paix. Cela va servir comme une boussole pour guider le chemin qu’il faut

suivre, pour arriver à une transformation signifiante du rôle de la même et du processus de

reconstruction de la société colombienne, commençant par l’éducation.

À travers nos observations des cours et de l’entretien réalisé à une enseignant du composant

socio- humanistique , on a repéré qu’il a un abordage des sujets qui sont indispensables pour le

déroulement de cette recherche, puisqu’ils arrivent implicitement aux thèmes tels que les

différents types de liberté, la démocratie et les droits humains référents à la construction d’une

culture de paix, qui ne se limite pas à un sujet spécifique, au contraire, il inclut une variété

d’éléments visant à développer toutes les dimensions de l’être humain.


Questions

Question principale

 De quelle manière les enseignants et les apprenants de trois composantes d’une Licence

en Langues Étrangères en Colombie, perçoivent-ils la formation vers une Culture de paix au sens

de leurs cours ?

Sous questions

 Quels sont les perspectives que les enseignants et les apprenants de trois composantes

d’une Licence en Langues Étrangères en Colombie, ont face à la construction d’une culture de

paix dans le pays ?

 De quelle manière est articulé l’enseignement d’une culture de paix avec la formation

correspondante aux cours de trois composantes d’une Licence en Langues Étrangères en

Colombie ?

 Comment les enseignants de trois composantes d’une Licence en Langues Étrangères

développent-ils l’étude d’une culture de paix ?


Objectifs

Objectif général
 Identifier la manière comme les enseignants et les apprenants de trois
composantes d’une Licence en Langues Étrangères en Colombie, perçoivent-ils la
formation vers une Culture de paix au sens de leurs cours.

Objectifs spécifiques
 Déterminer les différentes perspectives que les enseignants et les apprenants de
trois composantes d’une Licence en Langues Étrangères, ont face à la construction
d’une culture de paix dans le pays.
 Examiner l’articulation entre la formation correspondant aux cours de trois
composantes d’une Licence en Langues Étrangères en Colombie et
l’enseignement d’une culture de paix.
 Identifier comment les enseignants de trois composantes d’une Licence en
Langues Étrangères développent-ils l’étude d’une culture de paix.
Considération éthiques et limitations

Il est fondamental de tenir compte quelques considérations éthiques pour garantir la protection

des droits des participants et de cette manière protéger leur dignité. Premièrement, il se fait

nécessaire d’adopter un niveau de confidentialité afin d’assurer les informations données par la

population sous étude. D’ailleurs, il est important d’obtenir la permission pour développer le

processus d’observation où chaque participant aura la décision de faire partie de la recherche. De

même, il faut que l’information concernant la recherche soit honnête et transparente pour éviter

la manipulation des informations. Finalement, on garantira l’accessibilité aux résultats et

conclusions de l’étude, avant qu’elle soit publiée.

D’autre part, cette étude phénoménologique pourrait avoir quelques inconvénients tels qu’il n’y

ait pas les informations suffisantes dans les cours appartenant aux trois composantes d’une

Licence en Langues Étrangères, nécessaires pour accomplir la recherche. En plus, les études

faites par rapport à la construction d’une culture de paix ne sont pas suffisantes parce que, sujets

tels que la relation entre pos conflit et l’éducation, ainsi que le rôle de l’enseignant dans un

contexte de pos conflit n’ont pas été approfondi.


Résumé du chapitre

Dans cette étude phénoménologique, on souhaite analyser les différentes perspectives que les

enseignants et les apprenants de trois composantes d’une Licence en Langues Étrangères en

Colombie, ont par rapport à la construction d’une culture de paix. Abordant plus précisément les

concepts donnés par Zamudio (2015) à propos du rôle de l’enseignant universitaire dans le pos

conflit colombien. Une recherche que bénéficiera directement aux enseignants et les apprenants

de trois composantes de la Licence en Langues Étrangères.

À l’aide des observations, on a déterminé la viabilité de la recherche, constatant qu’il est possible

de la faire, puisqu’ils sont observables quelques aspects tel que la formation intégrale, les droits

humains, la démocratie, entre autres.

Mots clés : Perspective, Pos conflit, Rôle de l’enseignant, formation intégrale.


CHAPITRE II

Cadre théorique et révision littéraire

Dans ce chapitre on abordera les définitions et les études faites par rapport aux sujets qu’on a

pris compte pour le développement de notre recherche.

Cadre théorique
Dans ce point de notre étude, on définira des concepts clés afin de permettre la compréhension

des différentes parties de la recherche. Pour ce fait, il est nécessaire de dire comme ces mots sont

organisés : Perspective, Pos conflit, rôle, enseignant, rôle de l’enseignant et la formation

intégrale.

L’éducation est toujours un élément essentiel dans la construction sociale, elle permet le

développement des êtres humains critiques et cultivés, capables de donner des solutions aux

problèmes du pays. Actuellement, la société colombienne est en train de surpasser une période de

guerre armée. Ce pour cela qu’il faut que les enseignants comprennent chaque aspect de ce

processus, commençant pour comprendre chaque perspective que les apprenants et ils mêmes

ont. C’est pourquoi, on va commencer avec la définition de Perspective, selon le Dictionnaire

Alphabétique et Analogique de la Langue Française Le Petit Robert (Robert, 2012)« La

perspective est l’art de représenter les objets sur une surface plane, de telle sorte que leur

représentation coïncide avec la perception visuelle comme peut en avoir, compte tenu de leur

position dans l’espace par rapport à l’œil de l’observateur ». D’autre part, on va s’adresser à

Zamudio (2015), qui cite San Pedro (2006) « le pos conflit est la période du temps dans laquelle

les hostilités du passé sont réduites au niveau requis pour que les activités de réintégration et de

réhabilitation puissent commencer ». D’autre part, selon L’Université du Rosario, (S.A.) « le


nombre d’homicides lié à ce conflit sont réduits. Ces situations restent tendues pendant des

années et des décades et elles peuvent facilement rechuter dans une large échelle de violence ».

De surcroît, les enseignants doivent savoir quel est leur rôle, face à ce processus du pos conflit.

On va commencer par donner des significations des mots rôle et de ce qui signifie enseignant.

Le premier est arraché du Dictionnaire de Didactique du Français (Cuq, 2003, p. 216), où se

définit le rôle comme la conduite d’un acteur (enseignant ou apprenant) qui interprète

subjectivement une fonction qui lui revient objectivement. Or, le rôle est un concept fondamental

en psychologie sociale comme en didactique et est toujours couplé à celui de fonction.

Tenant compte l’importance des enseignants dans le processus d’apprentissage des êtres humains

pour la construction de la société, il est indispensable de bien connaitre ce que le mot enseignant

signifie. Selon le Dictionnaire de Didactique du Français (Cuq, 2003, p. 82), toute société, pour

assurer sa survie, doit se doter de moyens pour transmettre sa culture et les savoirs, dans le sens

le plus large du terme. La modalité de ce processus de transmission peut varier énormément,

mais une des plus usuelles est la création par répartition du travail d’une catégorie des personnes

spécifiques dont le rôle est la gestion et le transfert des savoirs du groupe, et plus généralement

d’inculquer ses valeurs et croyances identitaires aux enfants et aux nouveaux membres (…).

Dans le monde occidental, la représentation sociale du rôle de l’enseignant et les pratiques

éducatives qui le manifestent ont toujours été, et restent fortement marquées par la maïeutique

socratique : l’enseignant, par interrogation successive, amène ses élèves vers la lumière. Son

savoir et son rôle lui confèrent un prestige et un pouvoir considérables que l’on retrouve dans

l’ambigüité des termes tels que discipline (à la fois la matière et le droit d’imposer son volonté)

ainsi que sujet, autorité.


Pour approfondir plus notre recherche, il est indispensable de connaitre la définition du Rôle de

l’enseignant. Selon le décret 12 Juin 19, 2002, pour lequel s’expédie le statut de

professionnalisation d’enseignants, en Colombie; dans le quatrième article nous offre une

définition de ce qui est le rôle des enseignants : « Le rôle de l’enseignant est celle de caractère

professionnelle qui implique la réalisation directe des processus systématiques d’enseignement-

apprentissage, ce qui inclut le diagnostic, la planification, l’exécution, et l’évaluation des mêmes

processus et ces résultats, et d’autres activités dans le cadre du projet éducatif institutionnel».

D’autre part, Prieto (2008 :325-345) mentionne que « l’enseignant n’est pas simplement un

émetteur de connaissance, mais il est aussi un fort agent socialisateur et, avec son enseignement

il transmet une série de valeurs qui vont percer, directement ou indirectement dans la formation

des plus petits et des jeunes »

De même, Garcés (2010) cite Soto (2002), qui souligne « il ne faut pas laisser de remarquer que

l’enseignant exerce un rôle déterminant dans le processus éducatif et ses actions sont

fondamentales quand on vise à améliorer la qualité de l’éducation. Pas toute la responsabilité

est de l’enseignant, mais il est ce qui mène le changement dans la salle de classe avec ses

apprenants ».

Par contre, Panqueva (Colciencias, 2008-2009), argumente que la fonction de l’enseignent est

d’éduquer selon une conception d’éducation dans laquelle éduquer est former, et former est

beaucoup plus que le transfert de connaissances, l’instruction et le dressage des étudiants dans le

développement d´habilités.

En ce qui concerne la formation intégrale, elle est définie par l’ACODESI (Asociación de

Colegios Jesuitas de Colombia) (2002: 13) comme un style éducatif prétendant non seulement
instruire les étudiants dans les savoirs spécifiques des sciences mais aussi, les offrir des éléments

nécessaires pour qu’ils puissent grandir comme des personnes qui développent toutes leurs

caractéristiques, leurs conditions et leurs potentialités. De même, la formation intégrale est un

processus continu, permanent et participatif qui développe d’une manière harmonieuse et

cohérente, toutes et chacune des dimensions de l’être humain, afin de réussir son pleine

réalisation.

Finalement, on peut nous appuyer dans la définition de Díaz et Carmona (2009), La formation

intégrale impacte le plein développement de la personnalité des apprenants qui font partie d’une

manière active du contexte social. Ce que leur permet de déployer efficacement tous ses

potentialités afin de les transformer dans une réalité ; Il n’y a qu’une limite pour développer

l’action librement et sa réalisation comme personnes intégrales, c’est le respect par les droits des

ceux qui sont ses concitoyens.


Revue littéraire

Dans cette partie, on va faire une révision plus profonde sur des études préalables, par rapport à

l’éducation et le pos conflit, le rôle des enseignants, la pédagogie, l’éducation et la paix dans

scénarios de pos conflit et inclusion sociale. Pour cette raison, on a fait une recherche

documentaire qui pouvait nous aider à comprendre le sujet sous étude que nous travaillons dans

ce projet.

C’est pour cela qu’on a divisé cette revue littéraire en cinq catégories : le contexte historique, le

cadre juridique, l’éducation et le pos conflit, le rôle de l’enseignant, et le sens social.

Le contexte historique
Une guerre a des limites quant à ses possibilités politiques, donc surpasser ces limites sans une

victoire contendante ou une négociation satisfaisante implique le risque de l’anarchie et la

barbarie. C’est ainsi, comme la création d’accords de paix dans les régions où la violence et les

conflits armés se faisaient plus courants, prenaient beaucoup plus d’importance car c’était la

manière comme ces sociétés ont pu obtenir une ambiance plus agréable sans cruauté de la parte

des groupes armés ; on peut déduire que les accords de paix pour tous les affectés deviennent

l’espérance d’avoir une nation libre d’inégalités et libre de violence.

Étant donné que les accords de paix sont les points de départ pour le changement des nations, il

est indispensable de connaître quelques signatures de paix qui ont changé l’histoire des pays en

Asie, en Afrique et en Centre Amérique. L’un de plus connus est celui d’Afrique du Sud, cette

signature a signifiée l’ascension démocratique de Mandela au pouvoir. En conséquence, en 1994,

et après trois années de négociations entre le gouvernement du président Frederick Willem de

Klerk et le congrès national africain, qui était dominé par Nelson Mandela, les parties ont signé
un Accord National de paix pour finaliser avec siècles de l’apartheid. En plus, cela a compris une

convocation aux élections générales dans le but d´établir un gouvernement de transition où

Nelson Mandela est devenu en le premier président noir de la nation. D’ailleurs, une Assemblée

constitutionnelle et une commission pour la Vérité et la Réconciliation ont été convoquées, qui

ont marché jusqu’à 1999.

D’autre côté, un autre exemple d’accord de paix, on le trouve en Asie, plus spécifiquement en

Indonésie, un grand archipel situé entre la péninsule d’Asie du Sud-est et l’Australie, où la

guerre se développait entre le gouvernement indonésien et le Groupe Armé Indépendantiste de

l’Opposition (GAM), cette guerre a commencé en 1976, et il a laissé plus de 15 mil morts.

Cependant, en août 2006, après plusieurs rapprochements qui étaient stimulés par d’organismes

internationaux, les parties ont convenu un mémorandum d’entendement pour finir la guerre. De

cette manière, ils ont pactisé la fin des hostilités et le désarmement du GAM, le retrait des forces

militaires et policières, l’amnistie pour les membres du GAM et leur participation politique, ainsi

comme l’établissement d’une commission de la Vérité et la Réconciliation.

Par ailleurs, on trouve l’exemple de deux accords de paix en Centre Amérique qui ont fini avec

la violence entre les gouvernements et les forces insurgées. Le Guatemala est un de pays qui est

arrivé à un accord de paix, due au conflit armé que cette nation avait vécu pendant plus de trente

ans. Pour cela, le 29 Décembre 1996 avec la signature de la paix ferme et durable entre ‘La

Unidad Nacional Revolucionaria Guatemalteca’ (URNG), et l’état guatémalien ont achevé cette

guerre. « L’accord de paix ferme et durable » a introduit les bases nécessaires pour que la paix

ait pu avoir un bon développement et de cette manière augurer un futur moderne pour le pays.

Selon l’ONU, cet accord contenait 17 points concernant aux déclarations de volonté politique,

entre eux : l’adhésion aux principes orientés à garantir et protéger l’observation plaine, le respect
des droits humains ; le compromis de chercher les violations de ces droits qui se sont passé dans

le cadre d’affrontement interne, avec l’intention de contribuer au renforcement du processus de

conciliation nationale, et la démocratisation dans la nation. Aussi pour la reconnaissance de

l’identité et les droits du peuple indigène comme une base de reconstruction d’une société multi-

ethnique, pluriculturelle et multi-langue.

D’autre part, le Salvador est l’autre pays en Centre Amérique qui a consolidé un accord de paix.

Après onze ans de guerre entre le gouvernement et le ‘Frente Farabundo Martí para la

Liberación Nacional’ (FMLN), les parties ont signé en 1991 un accord de paix, pactisait en

Mexique dont le but principal était de finir le conflit armé au moyen politique, impulsant la

démocratisation du pays, garantissant le respect des droits humains et réunifiant la société

salvadorienne. Le document final des accords de paix a été divisé en neuf chapitres, où était

définis cinq points importants pour obtenir la paix. Les principaux résultats ont été : La création

de la Police Nationale Civile (PNC), le Conseil National de la Judicature (CNJ) et le Tribunal

Suprême Électoral (TSE) ; la modification du système judiciaire et la promotion de la défense

des Droits Humains, ainsi que, l’adoption de mesures pour bénéficier l’économie et la société.

Finalement, une commission pour la vérité a été créée afin de rechercher les faits les plus

violents, qui ont commencé en 1980, laissant plus de 75 mil morts.

D’autre côté, pour bien comprendre le contexte déterminé par l’accord de paix qu’on bien de

signer dans notre paix, il faut bien connaître quels ont été les évènements historiques qu’ont

favorisée tout cette période de conflit, et la nécessité de trouver une solution rapide qui favorise

tous les acteurs de la société. Ce pour cela qu’on a inclut dans la révision historique, ce

document intitulé : « Estudio sobre los orígenes del conflicto social armado, razones de su

persistencia y sus efectos más profundos en la sociedad colombiana » écrit par Fajardo M
(2014), publié par « la Comisión Histórica del Conflicto y sus Víctimas ». Ce document vise à

faire une analyse des causes du conflit social armé, dès la perspective de la problématique agraire

et les conflits économiques politiques et sociales ; tenant compte les facteurs internes et externes.

Il est divisé en cinq parties, l’introduction, les causes et les premières expressions du conflit

social armé, les facteurs principaux et les conditions qui ont favorisées et contribuée à la

persistance du conflit, les principaux impacts du conflit dans la société colombienne et les

conclusions.

Selon ce document, entre les raisons du conflit, on trouve les divergences pour l’accès inégal à la

terre, comme un facteur d’origine, à cause des décisions politiques excluant, qui ont favorisé des

intérêts personnels. D’autre part, on trouve que, le narco trafique, les influences dans le contexte

international et la rupture institutionnelle et territorial de l’État ont été des facteurs aggravants de

ce conflit national.

Dans la deuxième partie, l’auteur signale que dans les années 1920, On commence à percevoir

un changement social marqué par les inversions des américains, après, dans les années 1929 et

1930 la société est confrontée entre le capitalisme et la formation d’une classe media rural. Le

pays a passé des réformes libérales à un régime régressif, généralisant les massacres, l’une

desquelles a tué Jorge Eliécer Gaitán, ce qui a commencé la guerre civile ; dans laquelle on a

développé les modèles des propriétés privées et les inversions provenant du narco trafique, les

lois agraires que favorisaient les grandes inversions et que défavorisaient les paysans. Dans tous

ces processus on a mélangé l’utilisation de la violence avec l’appropriation inadéquate des

terrains publics. Cette distribution inégale des ressources est liée à la pauvreté et aux différents

aspects politiques et sociaux caractéristiques du pays. En ce qui concerne les antécédents,

l’auteur mentionne que les études sur la violence signalent qu’elle a commencée en 1930 pour
les problèmes d’accès à la terre qui n’ont pas eu une solution. Quelques années après,

l’augmentation des prix des produits comme le café et la continuation de ces problèmes déjà

connues, ont été en accroissement, la création des lois pour la récupération des terrains publics et

la croissance des courants bipartites ont aussi augmenté la tension, et l’idée de créer une

économie basée sur les produits nationaux a été bien reçu par les plus pauvres de la société qui

ne supportaient plus la classe haute. De même, l’auteur cite Guzman et al., qui soutient que les

expressions plus caractérisées du conflit armé ont commencé depuis 1946 elles ont eu des

antécédents séparés depuis 1930 et 1932 dans la passation du parti conservateur au libéral.

Avant les années 30, le pays était gouverné surtout pour le conservatisme, qui a été ratifié à

cause de la faille libérale de la guerre des mil jours ; après, les révoltes populaires du 9 avril ont

donné le pouvoir à la contre révolution et à l’idéologie politique de la violence, affectant les plus

pauvres de la société et en les volant leurs terrains. Tout ce processus a été un geste de la part de

l’État et des différents courants politiques et sociaux, remarqués par une reforme générale

agraire, surtout après les élections que l’on donné la victoire au candidat de la Concentration

Nationale, Olaya Errera.

Le gouvernement a adopté une attitude indifférente devant tous ces expressions de violence, qui

se sont grandi dans la gouverne d’Ospina Pérez. À partir de ces problématiques le pays,

spécialement les habitants de la zone rurale ont été menacés par la terreur de la part de la police

et l’armée nationale, entre autres.

Depuis 1950, ont apparu d’autres formes de résistance armés, c’est pour cela que le

gouvernement a décidé de suivre les conseils des États Unis et ils ont créé « L’Alliance pour le

Progrès » accompagné d’une réforme agraire, des lois appuyées par des groupes politiques et
militaires provenant d’Amérique du nord qui voulaient attaquer les « républiques indépendants »,

conformés surtout par paysans et une sécurité nationale qui a eu des répercussions, favorisant le

déroulement du conflit. Malgré les efforts, l’application de ce plan a fait émerger des expressions

d’insurrection armée, tels que ‘Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia-Ejército del

Pueblo’ (FARC-EP), ‘Ejército de Liberación Nacional’ (ELN) et ‘Ejército Popular de

Liberación (EPL). Après 1980 a eu lieu un changement constitutionnel qui a essayé de favoriser

les minorités.

D’autre part, entre les facteurs qui ont contribués à l’augmentation du conflit, l’auteur

mentionne, les facteurs internes, comme les structures de propriété privé et comme la

participation politique. Quant aux facteurs externes, l’auteur montre qu’il y avait une acceptation

de la part de l’État de forces américaines sur le pays, en termes économiques, politiques et

militaires. En ce qui concerne les facteurs externes, à partir la création du « Plan Colombia », le

pays et devenu en un des plus récepteurs d’équipements militaires américains.

D’autre côté, selon ce que l’auteur a trouvé, le rôle de moyens de communication liés aux centres

de pouvoir hégémonique, comme des instruments de promoteur de la guerre appliquant des

techniques de plus en plus améliorés. Aussi, l’auteur remarque que la Colombie a eu un impact

international en termes du narco trafique depuis 1930 marquant une croissance dans le conflit, et

depuis 1960, l’intégration des paysans sans terre et sans protection de la part de l’État a contribué

à la stratification de ces groupes illégales. L’auteur signale que, durant le gouverne d’Andrés

Pastrana, pendants le dialogue avec les FARC, les États-Unis on crée le « Plan Colombia »

comme une stratégie pour le combat.


En ce qui concerne les effets du conflit dans la société colombienne, l’auteur indique, qu’il a eu

des effets presque sur toute la population, mais plus spécifiquement à plus d’un million de

personnes affectées, les blessés, les mutilés, les retenus, les kidnappés, les victimes morales ;

selon l’auteur, les déplacements dans les dernières décades ont affecté presque six million de

personnes ; de tout façon, ce processus il y eu aussi une grande accumulation du capital. Dans

tout ce processus la seule option de quelques affectés a été l’indigence ou l’informalité ou la sur

exploitation du travail. A manière de conclusion, l’auteur résume les facteurs principaux qui ont

contribué à ce conflit et souligne l’importance bien informer de ces facteurs et ses effets serait

une bonne manière de contribuer à la construction de la revendication avec les victimes.

Le cadre juridique
La paix doit être supportée par les lois étatiques afin de pouvoir dérouler le processus de

reconstruction nationale de manière légale. De cette façon, on pourra construire les bases

fondamentales pour que la paix soit durable et immuable. Il y a quelques lois qui supportent le

processus de construction d’une culture de paix dans le système éducatif et les différents champs

d’action dans la société. C’est ce qui nous montre le dossier constitué de cinq documents

juridiques, le premier intitulé : « Constitution politique de la Colombie »; le deuxième intitulé :

« Loi 115 février 8 1994 » écrit par le Congrès de la République de la Colombie; le troisième :

« Loi 30 décembre 28, 1992 » écrit par le Congrès de la République de la Colombie; le

quatrième : « El Acuerdo Final de paz, la oportunidad para construir paz » écrit par ‘la oficina

del Alto Comisionado para la paz’ et le dernier : « Plan de Desarrollo para Norte de Santander

2016-2019 “Un Norte Productivo Para Todos » écrit par William Villamizar Laguado, le

gouverneur de Norte de Santander. Dans ces conditions, quelles seront les lois qui supportent le
processus d’une reconstruction nationale afin de garantir la paix en Colombie ? Pour répondre à

cette question, il est fondamental d’analyser de manière spécifique les articles de la Constitution

Politique qui concernent la paix en Colombie, tenant compte que la Constitution Politique est le

document le plus important qui détermine les droits et les devoirs des colombiens. D’un part, il

faut examiner les articles des Lois 115 et 30 qui sont les lois qui déterminent la manière comme

l’éducation doit se développer. D’autre part, on va analyser d’une manière générale les points le

plus importants de l’Accord de paix en Colombie. Finalement, pour obtenir une perspective

locale, il sera nécessaire d’approfondir sur les points du « Plan de Desarrollo para Norte de

Santander » qui concernent à la paix et sa construction, tenant compte que ce document vise à

envisager le futur du département.

L’article 22 de la « Constitution Politique de la Colombie » remarque que la paix est un droit et

un devoir qui doit être accompli de manière obligatoire. D’autre part, par rapport à l’éducation,

dans l’article 67, le document montre que l’éducation est un droit des personnes et un service

public qui a une fonction sociale, en remarquant que l’éducation formera aux colombiens dans le

respect des droits humains, à la paix et à la démocratie. En même, temps, elle formera les

personnes pour envisager la pratique du travail pour améliorer les aspects culturels, scientifiques

et technologiques et préserver la nature.

L’article 5 de la Loi 115 montre les objectifs de l’éducation. Il y en a deux concernant la

construction de la culture de paix : le première objectif signale que l’éducation doit former le

respect par la vie des autres, les droits humains, la paix, les principes démocratiques, la

cohabitation, le pluralisme, la justice, la solidarité et l’égalité, la tolérance et la liberté ; le

deuxième montre que l’éducation doit promouvoir l’étude et la compréhension critique de la

culture nationale et la diversité ethnique et culturelle du pays, afin de fomenter l’unité nationale
et de respecter l’identité. L’article 1 de la Loi 30 remarque que l’éducation supérieure est un

processus permanent qui permet le développement des potentialités de l’être humain de manière

intégrale ; l’article 4 de la Loi 30, montre que l’éducation doit motiver l’esprit critique et

réflexive des étudiants pour former leur autonomie dans un contexte de liberté de pensée et

pluralisme idéologique, pour que les étudiants prennent conscience de l’universalité des

connaissances et la pluri-culturalité qui existe dans le pays. C’est pour cela que l’éducation doit

se dérouler de manière libre au moment de l’enseignement, de l’apprentissage, la recherche et la

cathèdre. Se instaló la Mesa de Conversaciones en Oslo (Noruega) el 18 de octubre de 2012 y luego los

diálogos en La Habana.

D’ailleurs, l’Accord de paix dans notre pays a été développé en trois étapes : la première a été

une étape secrète où se sont établies les conditions pour la terminaison du conflit afin de réaliser

les conversations. La deuxième a été l’installation de ‘La Mesa de Conversaciones en Oslo

(Norvège)’ le 18 octobre 2012 et postérieurement les dialogues à la Havane (Cuba) et la dernière

correspondent à la finalisation de la guerre et le début de la paix. Cet accord est divisé en six

parties qui ont pour objectif garantir la paix stable et durable, et la non répétition, entre eux : La

réforme rurale intégrale, la participation politique, la fin du conflit, la solution aux problèmes du

narco trafique, les victimes, et l’implémentation, vérification et l’agrément.

Pour visualiser le contexte local, le « Plan de Desarrollo para Norte de Santander 2016-2019 »

nous montre quelques projections pour la construction des cultures de paix dans la région.

Premièrement, l’aspect « 2.0 Dimensión Social. 2.1 Víctimas y posconflicto » vise à reconnaitre

le conflit armé qui existe en Colombie et dans la région, ses affectations et ses implications. De

même, le plan vise à prévenir et protéger l’impact de la violence dans les peuples en risque

d’occurrence des évènements de déplacement forcé. D’ailleurs, garantir les attentions


humanitaires aux victimes du conflit dans les différentes situations de guerre et déplacement, et

assurer et promouvoir la participation de la population victime et leur restitution dans les

processus démocratiques que le paradigme de la construction de paix demande. Finalement, il

faut faire une recompilation de la mémoire historique de la région à travers le « Centro De

Inspiración Para La Paz – CIP » pour la réparation des victimes et la reconnaissance de

l’histoire comme une stratégie pour éviter sa répétition. Par rapport au rôle de l’éducation dans le

processus de pos conflit, le « Plan de Desarrollo para Norte de Santander 2016-2019 » propose

le point « 2.3 3 Educación (pertinente, transformadora, competitiva y generadora de hechos de

paz) » qui a pour but, l’accès et la permanence scolaire pour toute la population, en générant des

politiques d’inclusion. De même, promouvoir les conditions nécessaires pour que les enfants

puissent grandir dans un environnement éducatif comme des personnes sociables et diverses avec

des droits humains, formant des citoyens avec un compromis social pour la reconstruction d’une

société égalitaire et pacifique.

En conclusion, la nation à travers les lois 30 et 115 et La Constitution Politique de la Colombie,

nous donne quelques lois pour garantir le processus de la construction d’une culture de paix à

travers l’éducation ; quelques lois sont fondamentales pour répondre aux besoins de la

particularité de chaque région. D’autre part, la région à travers le « Plan de Desarrollo para

Norte de Santander 2016-2019 » nous donne une projection pour que l’éducation puisse

s’adapter aux implications et besoins du pos conflit, tenant compte que Norte de Santander est

l’un des régions les plus affectées par le conflit armé, c’est pour cela qu’elle a besoin des

changements tangibles pour arrêter le conflit et édifier une nouvelle société de paix. Est-ce que

les lois et les orientations vues dans ces documents sont en train de s’implémenter dans la

région ?
L’éducation et le pos conflit
L’éducation est perçue de plus en plus comme l’élément fondamental dans la construction d’une

société capable de résoudre les conflits. En Colombie, elle est aujourd’hui la chargée de mener

les citoyens dans les chemins d’une paix durable, au moyen de l’implémentation de concepts et

d’instruments, commençant par les universités, les lieux où sont formés les professionnelles

intégrales du pays.

C’est ce que nous présente le dossier constitué de deux documents : le premier c’est un document

de recherche, par Salamanca, Cruz, Ovalle, Pulido Et Molano, intitulé « Guía para la

implementación de la Cátedra de la Paz », et le deuxième c’est un article de recherche par

Baquero et Ariza, intitulé « Educación, paz y posconflicto : Oportunidades desde la Educación

Superior ». C’est ainsi comme on va voir les difficultés et les propositions de l’Éducation

Supérieur face à la paix et le pos conflit colombien et comme l’implémentation de la « Cátedra

de la Paz » puisse créer des espaces pour l’apprentissage, la réflexion et le dialogue sur la culture

de la paix et le développement soutenable (Loi 1732, paragraphe 2°).

La société colombienne a souffert des différents problèmes sociaux, économiques et éducatifs

arrivant à tel point dont elle a besoin d’un changement, à travers la transformation éducative qui

doit apporter des solutions soutenables et inclusives, pour contribuer à la construction de la paix.

Donc, si l’on connait la « Cátedra de la paz » et le « Acuerdo por lo superior 2034 » cela peut

favoriser la création des espaces de discussion et d’intégration à propos la paix.

Dans cet ordre d’idées, il est nécessaire que chaque enseignant, de l’école et de l’université

comprenne et connaisse ce qui est réellement la paix, c’est pour cela que quelques propositions

ont été implémentées, contribuant de cette manière à la construction d’une culture de paix.

D’ailleurs, L’UNESCO présente une définition par rapport à la Culture de Paix dont est
l’ensemble des valeurs, des attitudes et de comportements qui permettent les échanges sociaux

fondés sur la liberté, la justice, la démocratie, la tolérance et la solidarité, qu’en même temps

refus la violence, donnent des solutions aux problèmes, au moyen du dialogue et la négociation.

Ces actions peuvent se classifier comme une partie du conflit, puisque la construction de la paix

doit être un processus continu, qui s’adresse à la compréhension des causes du conflit, et de cette

manière instaurer une paix durable qui donne la priorité à la capacité endogène non- militaire, au

renforcement de la démocratie et à la capacité du personnel local.

Par ailleurs, les objectifs de cette Culture de Paix, consistent à obtenir que les valeurs de la paix

soient ceux qui règnent les solutions des conflits inhérents aux relations humaines, ce qui va

impliquer l’apprentissage de techniques qui puissent donner une solution pacifique aux conflits,

intégrant aussi la justice sociale et le développement humain soutenable pour que le processus ait

une durabilité effective. Ce pour cela, que la Déclaration et le programme d’action pour une

culture de Paix nous invite à travailler en huit points fondamentaux : 1) La Culture de Paix au

moyen de l’Éducation, 2) Le développement économique et social soutenable, 3) Le respect de

tous les droits humains, 4) L’égalité parmi les hommes et les femmes, 5) La participation

démocratique, 6) La compréhension, la tolérance et la solidarité, 7) La communication

participative et la libre circulation de l’information et les connaissances, et 8) La paix et la

sécurité internationale.

De même, il est nécessaire que l’Éducation pour la paix change les modèles pédagogiques

traditionnelles car l’Éducation comme l’axe principale, doit être à l’avant- garde en tout ce qui

concerne les nouvelles médiations pédagogiques. Renouvelant cette pédagogie traditionnelle,

permettra que les étudiants puissent acquérir un compromis plus fort avec leur propre formation

professionnelle. Donc, avec la création de la « Cátedra para la Paz », les institutions d’éducation
pourront construire un scénario de la paix comme des espaces de cohabitation et tolérance où

l’Éducation accomplit le rôle principal de médiateur entre les personnes affectées par la violence

et ceux qui l’ont généré.

D’autre part, il faut qu’on tient compte, le travail que les Institutions d’Éducation Supérieur en

Colombie ont fait ; ces institutions ont donné d’apports à l’Académie avec le propos de

consolider des scénarios pour la paix dans le pays. Néanmoins, il se trouve quelques difficultés

dans l’Éducation Supérieur face à la paix et face au pos conflit, qui sont liées au manque

d’espaces légitimes qui permettent une approche des propositions, pour la formation et le travail

qui requiert la construction de la paix dès les salles de classes des universités. De ce fait, le

« Acuerdo por lo Superior 2034 » est si important comme la « Cátedra de la Paz », car, il

apporte des éléments nécessaires qui puissent être implémentés, avec le but d’améliorer

l’éducation supérieur et de cette manière arriver à une éducation capable d’envisager les

problèmes qui arrivent avec le pos conflit.

Dans le « Acuerdo por lo Superior 2034 » le CESU (Consejo Nacional de Educación Superior)

crée 136 propositions, dans le but de reformer l’Éducation Supérieur, dans un scénario de Paix,

où celle-ci soit l’outil principal pour sa construction. Dans ce cas, on doit mentionner

l’Université Nationale de la Colombie, qui a créé le ‘Programa Iniciativas Universitarias para la

paz y la convivencia’ (PIUPC), posant des projets de recherche ethnographique, pour les

communautés affectées par la violence et qui sont aussi dans une situation de pauvreté liée au

conflit armé. De même, cet espace interdisciplinaire donne des différentes stratégies pour

l’accompagnement et la reconstruction des sociétés affectées pour la guerre en Colombie. De ce

fait, on doit tenir compte deux croyances fondamentales qui peuvent être liées à la construction

de scénarios de paix, premièrement, l’Éducation Supérieur est un droit de tous les colombiens et
la deuxième croyance est, la Paix et la cohabitation sont possibles dans une nation éduquée.

(CESU, 2014 : 12).

D’autre part, le rôle du professeur universitaire est aussi important puisque sa médiation est

remporter la formation des apprenants sociocritiques dans le processus formatif des jeunes

universitaires, ce processus doit être positif, dynamique donc le dialogue entre les universités, et

la coopération des impliqués permettra une transition d’une culture violente à une culture

pacifique.

En bref, l’Éducation en Colombie doit s’adapter aux défis que le pos conflit apportera à notre

société. Il est indispensable d’adopter des stratégies et des éléments qui aident à la durabilité de

la paix dans le pays. Avec l’implémentation de la « Cátedra de la Paz » et le « Acuerdo por lo

Superior 2034 », les institutions d’éducation pourront envisager le pos conflit, créant de

structures et de contenus qui améliorent les perspectives des apprenants, des enseignants et des

citoyens face au conflit, au pos conflit et face à la paix. De même, ces stratégies créeront des

espaces propres pour l’interaction des personnes : les affectés pour le conflit armé et les

personnes qui veulent fait partie du changement de la nation. Mais, sera-t-il possible qu’avec

l’implémentation des stratégies comme la ‘Cátedra de la Paz’ et le ‘Acuerdo por lo Superior

2034’ dans les institutions d’éducation supérieur, les citoyens puissent changer totalement leur

pensée face au conflit, permettant de cette manière l’inclusion de démobilisés et contribuant à la

durabilité de scénarios de paix dans le pays ?

C’est ainsi comme l’éducation dans le pos conflit, a été un élément primordial pour la

construction de scénarios de paix, puisqu’elle contribue à prendre conscience de la responsabilité

que les institutions d’éducation supérieure ont, dans un possible scénario du pos conflit, donc il
est impératif d’analyser le rôle que l’éducation et les enseignants doivent accomplir face au pos

conflit, et les stratégies qui puissent être utilisées pour évaluer la construction de la paix.

C’est ce qui nous montre le dossier constitué de trois articles de recherche : Le premier par

Garcia, Aguacil, Pañellas et Boqué (2010), intitulé « La construcción de la paz mediante la

Educación. Hacia el diseño de un instrumento de indicadores», le deuxième par Infante, intitulé

«El papel de la Educación en situaciones de posconflicto: Estrategias y recomendaciones», et le

troisième (s. a), intitulé «La Educación es un posible escenario de posconflicto: solo para

maestros». Ce qui nous permettra d’analyser les outils de construction d’une culture de paix

(Brenes- Custro, 2004), les conditions qui ont favorisé le conflit et l’importance de l’Éducation

dans ces pays et dans ces zones qui ont souffert un conflit armée interne, dans une période de

reconstruction.

Tout d’abord, l’Éducation est identifiée comme le pilier fondamental pour la construction de

paix. Elle est définie par l’Assemblé Générale des Nations Unies (Résolution 53/243 du 6

Octobre 1999, Article 4), comme culture de la cohabitation et la participation fondée en attitudes,

traditions, des manières de comportement et des styles de vie ; bases sur les principes de la

liberté, la justice et la démocratie, de la tolérance, le refus à la violence, le respect par la vie et la

promotion des droits humains. La création d’un instrument pour évaluer la construction d’une

culture de paix permettra d’identifier les processus éducatifs susceptibles à la contribution que

cette construction peut en fournir de cette manière les apprenants et les enseignants auront une

transformation sociale, dont la solution positive du conflit soit la transformation la plus profonde

dans le centre de l’institution scolaire et en même temps, dans le contexte dont elle appartient.

L’éducation pour la paix requiert le compromis et le rôle protagoniste des agents éducatifs, dans
ce cas les enseignants ; dans la construction de concepts, d’habilités, des valeurs et des attitudes

liées à une culture de paix.

De même, il est nécessaire de tenir compte, que les enseignants sont importants dans la

construction d’une culture de paix, car ils sont chargés d’éduquer, face aux différentes réalités

que les étudiants peuvent avoir, et aux défis qu’ils ont, dès l’idée d’une devoir- être, qui est

l’établissement d’une cadre qui aide les personnes à comprendre leurs actes. Mais il est

indispensable, que les enseignants connaissent l’histoire de la guerre de notre pays, et qu’ils

valorisent les expériences vécues pour chacun de leurs étudiants afin de comprendre le passé et

d’éviter de cette manière la répétition des conditions sociales qui puissent influencer la

reproduction des mêmes faits.

D’ailleurs, l’Éducation joue un rôle important dans la construction d’une culture pacifique, et en

même temps dans sa durabilité, puisqu’elle aide à la protection de ceux qui sont les plus

vulnérables. Néanmoins cette protection n’est pas seulement physique, mais aussi

psychologique, cognitive, et psychosociale. Donc « l’Éducation est un élément essentiel des

efforts pour éliminer les conflits ou les crises » (Nicolai et Triplehorn, 2003). Donc, il faut créer

un système éducatif solide comme partie importante de la récupération pos conflit, mais il est

clair que les stratégies implémentées visent à améliorer la qualité de vie des affectés, qui sont si

importants comme le développement de l’Éducation et la Santé, cependant ces dernières sont

toujours développées à la fin de tout le processus sans les intégrer comme un point important.

Nonobstant, l’Éducation est le facteur principal dans une situation du pos conflit puisqu’elle

contribue à la reconstruction des cadres socio-économiques, aussi pour faciliter la polarisation

ethnique, peut promouvoir la croissance et le développement équitable, et peut créer une culture

de dialogue, au lieu d’une de violence.


Ce processus de reconstruction social du point de vue de l’éducation doit être suivi de

programmes qui puissent améliorer les conditions de vie des affectés, et qui puissent aider aux

enseignants à bien connaître le contexte réel qui chaque victime ou que chaque individu vit après

le conflit, et comme il peut les assister dans les difficultés qui vont arriver avec le pos conflit.

L’éducation doit se fixer des buts qui puissent contribuer à la construction des espaces

d’intégration sociale, économique et éducative. De même, la société doit tenir compte qu’elle est

l’outil fondamental pour que la durabilité et l’efficacité de la paix soit réelle, implémentant des

instruments qui permettent la création d’une éducation solide, incluant les enseignants puisqu’ils

sont les chargées de transmettre les nouvelles connaissances. Mais, seront- t- ils capables d’aider

au progrès éducative et sociale ?


Rôle de l’enseignant
Les problèmes de la société actuelle exigent que l’éducation prenne une position, dont la

fonction de l’enseignent doit être clair pour mieux répondre à ses besoins, c’est ce que ces deux

documents ayant pour thème le rôle de l’enseignant montrent ; le première: «El papel del

docente universitario en el posconflicto colombiano» Zamudio(2015) publié sur

COLCIENCIAS, et le deuxième intitulé: « el rol del docente en el contexto actual » écrit par

Garcés (2010), publié sur la Revista Electrónica de Desarrollo de Competencias (REDEC).

Dans ce monde qui exige aux enseignants chaque fois un peu plus, il faut penser dans un

nouveau paradigme de son rôle. Par exemple, en Colombie, due au moment de passation au pos

conflit et en général dans le monde, avec les demandes curriculaires et professionnelles. C’est

pourquoi qu’on va faire une comparaison entre les deux articles pour faciliter la compréhension

du rôle de l’enseignant dans les différents environnements sociaux.

Aujourd’hui, il semble que la profession de l’enseignant est devenue une routine, renfermé dans

les demandes curriculaires et surchargé de travail, concentré seulement dans la pratique et

oubliant les autres aspects pédagogiques dont leurs apprenants ont besoin, c’est cela ce que

Garcés (2010) explique dans son article. D’autre part, Zamudio (2015) remarque les aspects de

ce rôle que l’enseignant doit tenir compte au moment d’envisager le pos conflit Colombien,

soulignant le fait qu’il faut connaitre le passé, comprendre le présent pour édifier le futur du pays

sur la base du respect et de la solidarité, et qu’il ne faut pas être indifférent à la réalité du pays,

une réalité, difficile à comprendre, mais, que l’enseignant doit affronter pour construire une

nouvelle société.

Garcés (2010) pointe qu’il faut se guider pour la conception d’éducation, donnée par

L’UNESCO que c’est que les étudiants doivent être capables d’apprendre à apprendre, apprendre
à faire, apprendre à être et apprendre à cohabiter et à aider l’autrui ; ce qui nous conduit

directement aux besoins de la société colombienne, dont, selon signale la loi, l’enseignant peut

créer des espaces propices de discussion, formation et conscientisation à propos des droits

humains, où l’on voit reflété le pilaire de ce qui concerne, apprendre à être; former à la

population dans les compétences des citoyens, à travers l’égalité la tolérance, le respect et le

pluralisme ; promouvoir la défense des droits humains dont il est nécessaire de connaître les lois

et de la construction de méthodologies d’enseignement et diffusion de ses connaissances;

participer avec les différentes institutions aux programmes de réconciliation; et mener les

processus de cohabitation, réhabilitation et assistance humanitaire ; non seulement en ce qui

concerne les besoins matérielles, mais aussi la défense des droits et de la dignité; cela veut dire,

selon Garcés (2010), qu’il faut que les apprenants sachent les normes pour cohabiter et respecter

les personnes de leur entourage. Tout cela dans le but de favoriser la fin du conflit, et de cette

manière éviter la répétition des erreurs du passé.

Le développement du rôle de l’enseignant doit être aperçu des distincts points de vue, parce que,

chacun a une conception différente de la réalité. Cependant, la société leur exige le travail

ensemble pour la construction de la connaissance et pour conduire l’enseignement de telle

manière qu’ils puissent influencer correctement les apprenants, pour assurer un meilleur futur

pour le monde qui est en changement constant. C’est ainsi qu’aujourd’hui ils ne sont pas

seulement les donneurs des connaissances, mais aussi ils forment des êtres intégrales, capables

de se dérouler dans les monde et d’être critiques de leur réalité. Mais, seront-ils capables de

donner des solutions possibles pour la construction d’un nouveau pays s’ils n’existent pas des

garanties pour faciliter leur travail ?


Le sens social
La paix n’est pas seulement l’absence de la violence ou de la guerre armée, mais elle implique

beaucoup de changements dans la société où l’éducation a une grande influence et un rôle

indispensable pour la reconstruction nationale des personnes cultivées, capables d’affronter les

demandes du nouveau paradigme. La construction d’une culture de paix implique non seulement

l’absence de violence, mais aussi la justice sociale et ses demandes. C’est ce qui nous montre le

dossier constitué de deux documents : le premier intitulé « La paz como proceso cultural » écrit

par Gélvez et Durán et le second « En búsqueda de una cultura de la paz. Desde una Pedagogía

del Conflicto y la Negociación Cultural» écrit par Mejía. Dans ces conditions, quelles seront les

implications que la culture de paix et la finalisation du conflit armé demandent ? Pour répondre à

cette question, il est nécessaire d’analyser le contexte historique de la guerre en Colombie ;

d’autre part les facteurs qui garantissent la paix dans une société et finalement déterminer quelles

seront les mécanismes pour accomplir toutes les implications.

L’origine de la guerre armée en Colombie nous remonte au dernier siècle, au contexte historique

du bipartisme, où la participation sociale a été censurée à cause de la répression étatique et la

violence entre les personnes qui suivaient chaque partie politique de cette époque-là. Ces facteurs

historiques ont provoqué l’origine des guérillas qui ont décidé de prendre les armes pour lutter

contre l’état, donc on peut dire que l’injustice sociale, la répression étatique et l’interdiction à la

participation politique, sont les facteurs principaux qui ont provoqué l’origine de la guerre armée

de part des guérillas. D’autre part, l’homme a essayé de changer ce phénomène social à travers

des négociations. Bien qu’il y ait eu plusieurs d’initiatives pour finir le conflit armé, il n’y a pas

eu une solution réelle qui puisse éviter sa répétition.


Au contraire, de plus en plus le conflit violent a commencé à se proliférer, non seulement dans

les zones rurales, mais aussi dans les zones urbaines, par exemple les groupes de délinquance

qu’il y a dans la plupart de villes et grandes villes. Ce pour cela que la construction d’une culture

de paix demande plusieurs changements dans la société, elle implique l’assurance du bienêtre du

peuple qui en même temps implique l’accessibilité aux droits fondamentaux, par exemple une

éducation qui forme des personnes cultivées, capables d’affronter les conflits quotidiens d’une

manière pacifique à travers le débat et le dialogue ; en comprenant l’importance du conflit

comme une manière de progresser à travers l’agglomération des idées diverses ; un système de

santé humaine qui répond aux besoins sociaux ; d’opportunités d’emplois dignes. Il existe

plusieurs moyens pour garantir les derniers aspects, mais, sans doute, le plus incident c’est

l’éducation qui est l’axe central pour cultiver une société, et de cette manière accomplir les autres

facteurs que la culture de paix demande.

La Colombie a une grande opportunité pour changer le paradigme de la guerre qui a affecté le

pays d’une manière radicale. En même temps, la paix implique non seulement la finalisation de

la guère armée, mais aussi, la création de nouvelles alternatives qui répondent à la construction

du bienêtre et de la justice sociale. D’autre part, il faut comprendre la magnitude du contexte

colombien, tenant compte la biodiversité et la diversité culturelle qui existe, afin de promouvoir

le respect, la solidarité et les solutions des conflits à travers de moyens pacifiques. Mais, est-

qu’actuellement l’éducation répondre aux besoins de la culture de paix et du pos conflit ?

L’éducation assume un rôle fondamental afin de construire une culture de paix qui soit inclusive

avec les ex combattants et pour répondre aux implications que le pos conflit demande. C’est ce

qui nous montre le dossier constitué de deux documents : le premier intitulé « Colombia :

Educación Superior y post-conflicto. Proceso de reconstrucción de tejido social basado en el


post-conflicto.” écrit par Pachón, Gómez et Méndez et le deuxième «Pedagogía, Educación y

Paz en escenarios de posconflicto e inclusión social.», écrit par Valencia, et al. Dans ces

conditions, quel sera le rôle que l’éducation joue afin de créer une culture de paix qui répond aux

besoins du contexte historique que la Colombie est en train d’affronter? Pour répondre à cette

question, il est indispensable d’analyser le rôle que l’éducation supérieur en Colombie occupe

afin de générer des espaces inclusifs ; de plus les programmes politiques et juridiques pour la

réintégration et inclusion sociale des ex combattants des groupes armés ; les défis que

l’éducation a par rapport à la construction d’une culture de paix à travers les programmes pos-

graduels de pédagogie.

L’éducation a une responsabilité fondamentale à l’heure de créer des alternatives efficaces pour

l’inclusion de tous les acteurs de la société afin de promouvoir une culture de paix générale et de

cette manière garantir la cohabitation, remarquant qu’il ne peut pas se construire une culture de

paix s’il y a d’exclusion sociale. D’autre part, il existe des programmes politiques et juridiques

qui promeuvent l’inclusion sociale des ex combattants des groupes armés pour qu’ils puissent

faire partie active de la société, sans les exclure, respectant et garantissant leurs droits humains.

L’Agence Colombienne pour la réintégration (ACR) a incorporé la résolution 008 de 2212, qui

vise à formuler des politiques en éducation supérieure pour les personnes qui sont dans un

processus de réintégration sociale. De même la loi 1448 de 212, a pour but la formulation des

programmes et mécanismes pour que les victimes du conflit et les personnes qui ont fait partie

d’un groupe armé puissent se réintégrer à la vie civile. D’autre part, la loi 1732 vise à établir la

« Cátedra de Paz » dans les institutions d’éducation supérieure pour contribuer à la construction

directe de la culture de paix.


L’éducation pos-graduelle de pédagogie doit aussi faire partie de la construction d’une culture de

paix et adopter les défis du pos-conflit, créant des stratégies éducatives pour approfondir des

sujets fondamentaux comme la défense des droits humains, les principes démocratiques, l’égalité

entre genres, la solidarité, la protection environnementale et l’accessibilité aux droits. De profiter

la paix en différents contextes, pour que les apprenants qui sont en train de commencer leurs vies

professionnelles puissent être les promoteurs d’une culture de paix à travers l’enseignement.

En bref, l’éducation est un instrument fondamental pour envisager le contexte historique que la

Colombie est en train de percevoir, créant des stratégies qui soient inclusifs avec les ex

combattants et les victimes du conflit armé, mais l’aspect juridique a aussi un rôle fondamental

afin de complémenter et de permettre la légalité des processus de construction de la culture de

paix. Est-ce que les lois actuelles répondent à tous les besoins que le pos conflit et la construction

de la culture de paix demandent ou faut- il créer des nouvelles ?


Résumé du chapitre

Dans le deuxième chapitre, on a pu comprendre les concepts fondamentaux concernant notre

projet. De même, on a fait une recherche documentaire visant à connaître l’histoire des accords

de paix dans le monde et les expériences vécues par les pays latino-américains. En outre, le

contexte historique du conflit armé en Colombie, de même, les lois qui garantissent une

éducation qui puisse répondre aux besoins du pays dans le pos conflit ; la situation actuelle de

l’éducation, étant influencée par la passation de la Colombie d’un état de guerre au pos conflit, et

le rôle que l’enseignant joue dans ces processus. Finalement, on a approfondi sur l’impact que

ces changements ont dans la société colombienne. Tout cela va nous aider à articuler les

méthodologies appropries pour le développement du projet.


CHAPITRE III

Méthodologie

Dans ce chapitre, on va déterminer quelle est la méthode que l’on va utiliser pour le

développement de cette recherche. De même, on définira les instruments qui permettront la

collecte de données et l’accomplissement des objectifs proposés.

Tenant compte que la Paix a des différentes perspectives par rapport à la compréhension que

chaque personne le donne, on a décidé de faire une étude phénoménologique pour approfondir ce

phénomène social.

Le but de l’approche phénoménologique est d’illuminer le spécifique, d’identifier des

phénomènes par comment ils sont perçus par les acteurs dans une situation. Dans la sphère

humaine ceci est traduit comme la collecte d’information et des perceptions « profondes » à

travers de méthodes inductives, qualitatives comme des entretiens, des discussions et des

observations, comme la représentation des perspectives du participant de la recherche. C’est ainsi

comme la phénoménologie est concernée avec l’étude de l’expérience dès la perspective de

l’individu, en donnant importance aux suppositions considérées comme les façons habituelles de

perception. Épistémologiquement, les approches phénoménologiques sont basées dans un

paradigme de connaissance et subjectivité personnelle qui soulignent l’importance de la

perspective personnelle et l’interprétation. (Lester, 1999)

De plus, la recherche qualitative est la plus convenable parce qu’elle est la recherche qui produit

et analyse des données descriptives, telles que les paroles écrites ou dites et le comportement

observatoire des personnes (Taylor et Bogdan, 1984). Elle renvoie à une méthode de recherche
intéressée par le sens et l'observation d'un phénomène social en milieu naturel. Elle traite des

données difficilement quantifiables. Elle ne rejette pas les chiffres ni les statistiques mais ne leur

accorde tout simplement pas la première place.

Population
La population avec laquelle on va travailler comporte tous les enseignants et tous les apprenants
de trois composantes d’une Licence en Langues Étrangères en Colombie.
L’échantillonnage
Les participants seront recrutés aléatoirement. On choisira un(e) enseignant(e) et deux

apprenants pour chaque composante de la Licence de Langues Étrangères : La composante

pédagogique, la composante socio- humanistique, la composante de langues et culture étrangère

et les cours extra- plan.

Les participants de notre recherche ne doivent pas avoir des conditions spécifiques pour faire

partie de cette étude.

Les instruments
On appelle instruments de recherche tous les outils papier ou informatisés énumérant ou

décrivant un ensemble de documents d’archives de manière à les faire connaître aux utilisateurs.

Quel que soit leur support, quel que soit le niveau de description auquel ils se situent, les

instruments de recherche doivent respecter des principes communs. Un instrument de recherche

doit mettre en évidence la structure du ou des fonds qu’il décrit, c’est-à-dire la hiérarchie de ses

différents composants. Pour cette étude de cas, on va implémenter des observations de classe non

participante, des entretiens semi-directifs et le journal de bord.


Observation de classe
L’observation de classe est une technique qui se pratique régulièrement, dans les cursus de

formation d’enseignants, pour comprendre ce qui se passe exactement dans une situation réelle

d’enseignement et d’apprentissage d’une langue et de sa culture. L’observation peut être limitée

soit aux manières d’être et de faire de l’enseignant, soit aux manières d’être et de faire des

apprenants, mais peut également porter sur les interactions entre enseignant et enseignés.

L’observation non-participante
L’observateur n'est pas membre du groupe, il garde une certaine distance. Il ne prend pas la

parole et ne participe pas aux activités. Assis en retrait ou caché derrière une vitre sans tain, il

note et/ou enregistre ce qui se passe.

On a choisi ces deux types d’observation car il comporte les éléments nécessaires pour prendre

toute l’information dont on a besoin. On va implémenter trois observations par chaque cours :

une première observation au début, une autre au milieu et la dernière à la fin du semestre, où on

pourra connaitre la dynamique de la classe, incluant les stratégies utilisées par l’enseignant par

rapport à l’envisagement de la construction d’une culture de paix. Également, on pourra

identifier les implications de tous ces processus dans les apprenants.

Entretien
Le statut que on a choisi pour les entretiens qu’on va implémenter dans notre recherche c’est le

statut Principal, le questionnement ici est plus affiné, les thèmes d’entretien utilisés parlent

davantage aux enquêtés parce qu’ils renvoient à leur expérience. Ce type d’entretien est plus

long, plus dense car plus réfléchis et plus mûris. Ces entretiens servent à éprouver les hypothèses

et donner la preuve de ce que l’on avance. On cherche au maximum à creuser les informations

qui sont données, et à tirer profit au maximum de ce que dit l’interlocuteur. C’est le matériel
principal d’analyse. Ce type d’entretiens sert aussi à approfondir sa problématique ou à la

remodeler.

D’autre coté, le type d’entretien qui répond à la collecte de données pour notre recherche c’est

l’entretien semi-directif, en ce sens qu’il n’est ni entièrement ouvert, ni entièrement fermé. En

général, le chercheur dispose d’un certain nombre de thèmes ou de questions guides,

relativement ouvertes, sur lesquels il souhaite que l’interviewé réponde. Mais il ne pose pas

forcément toutes les questions dans l’ordre dans lequel il les a notées et sous leur formulation

exacte. Il y a davantage de liberté pour le chercheur mais aussi pour l’enquêté. Autant que

possible, le chercheur laisse venir l’interviewé afin que celui-ci puisse parler ouvertement, dans

les mots qu’il souhaite et dans l’ordre qui lui convient. Le chercheur essaie simplement de

recentrer l’entretien sur les thèmes qui l’intéresse quand l’entretien s’en écarte, et de poser les

questions auxquelles l’interviewé ne vient pas par lui-même.

De même, on va faire deux entretiens pour chaque participant, dans lequel on va utiliser des

enregistrements audio comme un instrument de recherche pour la collecte de réponses, ce qui

nous va servir comme support pour les observations qu’on va développer.

L’analyse de documents.
Le journal de bord
Le journal de bord est un outil simple où l’on peut noter nos réflexions, que ce soit des

questions, des commentaires ou le résumé des points importants qu’on a appris. Après chaque

session de travail, on peut y noter nos remarques positives ou négatives, ce qu’on a appris, les

problèmes divers qu’on a rencontrés, ainsi que les différents aspects de notre propre évolution,

tant dans la matière enseignée que dans l’interaction avec l’outil informatique et les autres

apprenants.
Dans ce cas, le journal de bord nous permettra de prendre les points et les aspects le plus

importants, repérer pendant la mise en place des instruments et le contact avec l’échantillon. Ce

journal sera écrit par chacun des chercheurs, d’une manière personnelle.
Résumé du chapitre

Dans ce chapitre, on a choisi les instruments qualitatifs convenables pour faire la collecte de

données servant à répondre le but de notre recherche. De même, on a identifié que l’observation

de classe non- participante et l’entretien vont nous permettre de déterminer les différentes

perspectives par rapport à la construction d’une culture de paix. Également, on va décrire tout le

processus dès la perspective de chaque un des chercheurs à travers la réalisation d’un journal de

bord.
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