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Jean-Marie Monier

mathémati ues
Méthodes et exercices
mp

uploading by KAMAL-EDDINE RKE/

Les méthodes à retenir


Plus de 600 énoncés
d’exercices
Indications pour bien
démarrer
Tous les corrigés détaillés
© Dunod, Paris, 2009
ISBN 978-2-10-054258-1
MATHÉMATIQUES
MÉTHODES ET EXERCICES
MP

Jean-Marie Monier

Professeur
en classe de Spéciales
au lycée La Martinière-Monplaisir
à Lyon
Table des matières

Table des matières

1. Espaces vectoriels normés 1 5. Suites et séries


d’applications 185
Les méthodes à retenir 2
Énoncés des exercices 8 Les méthodes à retenir 186
Du mal à démarrer ? 16 Énoncés des exercices 192
Corrigés des exercices 20 Du mal à démarrer ? 201
Corrigés des exercices 205
2. Fonctions vectorielles
d’une variable réelle 43 6. Séries entières 247
Les méthodes à retenir 44 Les méthodes à retenir 248
Énoncés des exercices 48 Énoncés des exercices 253
Du mal à démarrer ? 55 Du mal à démarrer ? 262
Corrigés des exercices 59 Corrigés des exercices 267

3. Intégration 7. Séries de Fourier 311


sur un intervalle quelconque 77
Les méthodes à retenir 311
Les méthodes à retenir 78
Énoncés des exercices 313
Énoncés des exercices 81
Du mal à démarrer ? 318
Du mal à démarrer ? 89
Corrigés des exercices 320
Corrigés des exercices 95

4. Séries 135 8. Équations différentielles 335


Les méthodes à retenir 136 Les méthodes à retenir 336
Énoncés des exercices 140 Énoncés des exercices 339
Du mal à démarrer ? 149 Du mal à démarrer ? 347
Corrigés des exercices 154 Corrigés des exercices 351

IV
Table des matières

9. Fonctions Du mal à démarrer ? 486


de plusieurs variables réelles 377 Corrigés des exercices 492
Les méthodes à retenir 378
Énoncés des exercices 382 13. Algèbre sesquilinéaire 519
Du mal à démarrer ? 385
Les méthodes à retenir 519
Corrigés des exercices 387
Énoncés des exercices 520
Du mal à démarrer ? 522
10. Compléments
Corrigés des exercices 523
d’algèbre linéaire 397
Les méthodes à retenir 398
Énoncés des exercices 400
14. Compléments
d’algèbre générale 527
Du mal à démarrer ? 406
Corrigés des exercices 410 Les méthodes à retenir 528
Énoncés des exercices 529
Du mal à démarrer ? 533
11. Réduction
des endomorphismes Corrigés des exercices 535
et des matrices carrées 427
Les méthodes à retenir 428 15. Géométrie 545
Énoncés des exercices 431
Les méthodes à retenir 545
Du mal à démarrer ? 441
Énoncés des exercices 547
Corrigés des exercices 445
Du mal à démarrer ? 549
Corrigés des exercices 551
12. Algèbre bilinéaire 471
Les méthodes à retenir 472
Index alphabétique 557
Énoncés des exercices 475

V
Pour bien utiliser cet ouvrage

La page d’entrée de chapitre


Elle propose un plan du chapitre, les
thèmes abordés dans les exercices, ainsi
qu’un rappel des points essentiels du cours
pour la résolution des exercices.





·
·
·
·








 · 

Les méthodes à retenir ·




Cette rubrique constitue une synthèse des prin- 

cipales méthodes à connaître,détaillées étape par


étape, et indique les exercices auxquels elles se
rapportent.

VI
Énoncés des exercices
De nombreux exercices de difficulté croissante
sont proposés pour s’entraîner. La difficulté de
chaque exercice est indiquée sur une échelle de 




1 à 4. 

− 


− 
















 






Du mal à démarrer ?

Des conseils méthodologiques sont proposés


−π
π
pour bien aborder la résolution des exercices.

 

− −

∼ −

  −
 
 
 
 ∼
−−−


∗ ∼ −
 
 
  −
 
 ∼
−−−

Corrrigés des exercices ∗


− ∼

 
 
  −
  − −
 ∼

Tous les exercices sont corrigés de façon détaillée. −−−



− −
− −






 −


 
  −
   
   
  
 −−− −

∗ −
 
  
  
   −
 




−−−


− −

VII
Préface

Préface

Alors que, récemment, je feuilletais l’un des manuels de mathématiques qui servait de référence lorsque – voici
quelques décennies ! – j’étais en prépa, me revinrent en mémoire certaines sensations : à la lecture des énoncés des
exercices que j’avais jadis cochés, d’une concision à la fois élégante et provocante, je me rappelais le plaisir que j’avais
éprouvé à la résolution de quelques-uns d’entre eux mais aussi, cette étrange amertume, pas encore totalement estom-
pée aujourd’hui, que j’avais ressentie en abandonnant la recherche de quelques-uns, pourtant signalés d’un simple asté-
risque, après de vains efforts et plusieurs tentatives avortées.
Les volumes Méthodes et Exercices (pour MP d’une part, PC-PSI-PT d’autre part) que J.-M. Monier nous présente
aujourd’hui semblent tout spécialement écrits pour éviter ce traumatisme aux étudiants d’aujourd’hui et de demain.
Chacun de ces ouvrages se compose de deux parties éminemment complémentaires :
• Les méthodes constituent ce guide précieux qui permet à l’étudiant de passer, confiant, efficacement « coaché », du
cours qu’il apprend à la recherche nécessaire et fructueuse des exercices. Si les théorèmes du cours sont les outils de
l’artisan-étudiant, les méthodes et techniques proposées ici en sont les modes d’emploi. Évidemment, ces conseils
sont particulièrement soignés et pertinents : ne sont-ils pas le fruit de la longue et multiple expérience de J.-M.
Monier, pédagogue avéré, interrogateur recherché et auteur apprécié de maints ouvrages reconnus ?
Pour une aide encore plus précise, chaque méthode est assortie de la liste des exercices dans lesquels sa mise en œuvre
est souhaitable.
• Les exercices, nombreux, variés et souvent originaux, couvrent la totalité du programme, chapitre après chapitre. Ils
répondent parfaitement à un triple objectif :
 permettre d’assurer, d’approfondir et d’affiner, pendant son apprentissage, la compréhension du cours ;
 consolider et enrichir ses connaissances par la résolution d’exercices plus substantiels et de questions plus déli-
cates ;
 réaliser des révisions efficaces et ciblées lors de la préparation des épreuves écrites ou orales des concours.
Ces exercices sont judicieusement classés en quatre niveaux de difficulté croissante, permettant ainsi aussi bien au néo-
phyte de se mettre en confiance en traitant une application directe du cours (niveau 1) qu’à l’étudiant chevronné de se
mesurer à des exercices plus difficiles et délicieusement subtils (niveau 4). On notera avec plaisir que chaque chapitre
est couvert par des exercices des quatre niveaux. L’abandon douloureux devant une question trop abruptement posée,
dont je parlais au début, ne saurait se produire avec l’ouvrage de J.-M. Monier : en effet, dans la rubrique « Du mal à
démarrer », il apporte à l’étudiant(e) qui le souhaite une aide discrète, rappelant ici la méthode adéquate, donnant là
une indication précieuse, ouvrant ailleurs une piste de recherche…
Pour chaque exercice, l’auteur s’est imposé la rédaction complète et appliquée d’un corrigé clair, précis, détaillé, osons
le mot, exemplaire. S’il est louable et formateur de chercher, il est plus gratifiant de trouver ! Et, ici encore, le manuel
permet à chacun, soit de constater que sa solution est celle qui est fournie (et il en éprouve un indicible plaisir !), soit
de s’aider du corrigé pour parvenir, rassuré et guidé, à cette solution.
Qu’il me soit aussi permis d’insister sur l’ampleur de ces volumes, liée à la grande variété des exercices choisis, et qui
est rare à ce niveau d’études, en même temps que sur leur prix très modique !
VIII
Préface

Ces ouvrages de consultation particulièrement agréable constituent l’outil efficace et complet qui permettra à chacun,
à son rythme mais en magnifiant ses propres aptitudes, de développer son goût pour les mathématiques et ses compé-
tences et, tout à la fois, de forger son succès.
Quant à moi, un regret est en train de m’assaillir : pourquoi n’ai-je pas attendu la rentrée prochaine pour commencer
ma prépa ?

H. Durand,
professeur en Mathématiques Spéciales PT*
au lycée La Martinière Monplaisir à Lyon.
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

IX
Index alphabétique

Remerciements

Je tiens ici à exprimer ma gratitude aux nombreux collègues qui ont accepté de réviser des parties du manuscrit :
Bruno Arsac, Jean-Philippe Berne, Gérard Bourgin, Jean-Paul Charroin, Jean-Paul Christin, Carine Courant, Hermin
Durand, Jean Feyler, Viviane Gaggioli, Marguerite Gauthier, Daniel Genoud, André Laffont, Cécile Lardon, Ibrahim
Rihaoui, René Roy, Marie-Dominique Siéfert, Marie-Pascale Thon, Audrey Verdier.

Jean-Marie Monier

X
Espaces vectoriels CHAPITRE 1
normés

Plan Thèmes abordés dans les exercices


Les méthodes à retenir 2 • Montrer qu'une application est une norme
Énoncés des exercices 8 • Obtention d’inégalités portant sur des normes
Du mal à démarrer ? 16 • Montrer que deux normes sont (ne sont pas) équivalentes
Corrigés 20 • Montrer qu’une partie d’un evn est (n’est pas) fermée, est (n’est pas) ouverte
• Manipulation d’adhérences, d’intérieurs, de fermés, d’ouverts
• Calcul de la distance d’un point à une partie
• Utilisation de la continuité, de la continuité uniforme, du caractère
lipschitzien
• Montrer qu’une application linéaire f est continue, calculer ||| f |||
• Montrer qu’une partie est (n’est pas) compacte, manipulation de parties com-
pactes
• Utilisation d’une suite de Cauchy
• Montrer qu’une partie est (n’est pas) complète, manipulation de parties com-
plètes
• Montrer qu’une partie est (n’est pas) connexe par arcs, manipulation de parties
connexes par arcs
• Montrer qu’une application est un produit scalaire
• Déterminer l’orthogonal d’une partie d’un espace préhilbertien

Points essentiels du cours


pour la résolution des exercices
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

• Définition de norme, espace vectoriel normé, distance associée à une norme,


inégalité triangulaire renversée, normes équivalentes
• Définition de boule ouverte, boule fermée, parties bornées
• Définition et propriétés de : ouvert, fermé, adhérence, intérieur, point adhérent,
point intérieur
• Définition de la distance d’un point x à une partie A d’un evn E, caractérisa-
tion de d(x,A) = 0
• Définition et propriétés de la convergence des suites, suites extraites, valeurs
d’adhérence d’une suite
1
Chapitre 1 • Espaces vectoriels normés

• Définition et propriétés des limites, de la continuité en un point, de la conti-


nuité sur une partie
• Définition de la continuité uniforme, du caractère lipschitzien, liens entre
continue, uniformément continue, lipschitzienne
• Caractérisation des applications linéaires continues parmi les applications
linéaires, définition et propriétés de la norme |||.|||
• Définition séquentielle de la compacité, liens entre compact et fermé, liens
entre compact et fermé borné, produit cartésien de deux compacts, image
continue d’un compact, théorème de Heine, équivalence des normes en
dimension finie
• Définition d’une suite de Cauchy, d’une partie complète, lien entre compact et
complet, liens entre complet et fermé, tout evn de dimension finie est complet
• Définition de connexe par arcs, lien avec la convexité, connexes par arcs de R,
image continue d’un connexe par arcs, théorème des valeurs intermédiaires
• Définition d’un produit scalaire (réel ou complexe), d’un espace préhilbertien,
inégalité de Cauchy et Schwarz et cas d’égalité, inégalité de Minkowski et cas
d’égalité
• Définition et propriétés de l’orthogonalité dans un espace préhilbertien, théo-
rème de Pythagore, procédé d’orthogonalisation de Schmidt, théorème de pro-
jection orthogonale sur un sev de dimension finie.

Les méthodes à retenir


On abrège :
espace vectoriel en ev
sous-espace vectoriel en sev
espace vectoriel normé en evn.

Revenir à la définition.
Pour montrer qu’une application Ne pas oublier de montrer que, pour tout x ∈ E, N (x) existe, en par-
N : E −→ R est une norme sur un ticulier lorsque N (x) est donnée par une borne supérieure ou une
K-espace vectoriel E intégrale.
➥ Exercices 1.28 a), 1.32, 1.46.

Pour exprimer la distance d Utiliser les formules :


associée à une norme sur un K-ev E
à partir de cette norme, ou pour ∀(x,y) ∈ E 2 , d(x,y) = N (x − y),
exprimer une norme à partir de la
∀x ∈ E, N (x) = d(0,x).
distance associée d sur E

2
Les méthodes à retenir

Essayer d’appliquer l’inégalité triangulaire :


∀ (x,y) ∈ E 2 , ||x + y||  ||x|| + ||y||,
Pour établir une inégalité
faisant intervenir ou l’inégalité triangulaire renversée :
une norme ||.|| sur un K-ev  
∀ (x,y) ∈ E 2 , ||x|| − ||y||  ||x − y||.

➥ Exercices 1.1, 1.44.

• Lorsque E n’est pas nécessairement de dimension finie, revenir à la


définition, c’est-à-dire montrer :
Pour montrer que deux normes ∃ (α,β) ∈ (R∗+ )2 , ∀,x ∈ E, αN (x)  N (x)  βN (x).
N, N sur un K-espace vectoriel E
sont équivalentes ➥ Exercices 1.4, 1.32, 1.46
• Si E est de dimension finie, d’après le cours, toutes les normes
sur E sont équivalentes.

Chercher une suite ( f n )n dans E − {0} telle que :


Pour montrer que deux normes
N ( fn ) N ( fn )
N, N sur un K-espace vectoriel E −−→ + ∞ ou −−→ + ∞.
ne sont pas équivalentes N ( fn ) n ∞ N ( fn ) n ∞
➥ Exercices 1.18, 1.46.

• Si on peut faire intervenir la notion de suite, utiliser la caractérisa-


tion séquentielle des fermés :
la partie A de E est fermée dans E si et seulement si, pour toute suite
(an )n dans A convergeant vers un élément x de E, on a : x ∈ A.
➥ Exercices 1.3 a), 1.16, 1.17, 1.48

Pour montrer • Essayer de montrer que :


qu’une partie A d’un evn E ∗ A est une intersection de fermés de E
est fermée dans E ∗ A est une réunion d’un nombre fini de fermés de E
∗ A est un produit cartésien d’un nombre fini de fermés
• Essayer de montrer que A est l’image réciproque d’un fermé par une
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

application continue.
➥ Exercice 1.34.
• Si le contexte fait intervenir des ouverts, essayer de montrer que
 E (A) est ouvert dans E.

Pour montrer • Revenir à la définition, c’est-à-dire montrer :


qu’une partie Ω d’un evn E ∀x ∈ Ω, ∃ r > 0, B(x ; r) ⊂ .
est ouverte dans E
• Montrer que  E (Ω) est un fermé de E
3
Chapitre 1 • Espaces vectoriels normés

• Essayer de montrer que :


∗ Ω est une réunion d’ouverts de E
➥ Exercice 1.5 b)
∗ Ω est une intersection d’un nombre fini d’ouverts de E
∗ Ω est un produit cartésien d’un nombre fini d’ouverts
• Essayer de montrer que Ω est l’image réciproque d’un ouvert par
une application continue.
➥ Exercices 1.5 a), 1.33, 1.34.

• Montrer qu’il existe une suite (an )n dans A convergeant vers x.


Pour montrer qu’un point x ➥ Exercices 1.2, 1.29, 1.30 a)
d’un K-evn E est adhérent
à une partie A de E • Montrer, pour tout voisinage V de x dans E : V ∩ A =
/ ∅.
➥ Exercice 1.31.

Pour montrer qu’un point x Montrer qu’il existe r > 0 tel que : B(x ; r) ⊂ A.
d’un K-evn E est intérieur
à une partie A de E
➥ Exercices 1.2, 1.29.

• Utiliser les propriétés ensemblistes (globales) des adhérences et des


intérieurs :
1) ∗ A◦ est ouvert dans E
∗ si Ω ⊂ A et si Ω est ouvert dans E, alors Ω ⊂ A◦
∗ A◦◦ = A◦ , E ◦ = E, ∅◦ = ∅
∗ A ⊂ B ⇒ A◦ ⊂ B ◦
2) ∗ A est fermé dans E
Pour manipuler
des adhérences ∗ si A ⊂ F et si F est fermé dans E, alors A ⊂ F
et/ou des intérieurs ∗ A = A, E = E, ∅ = ∅
de parties d’un K-evn E ∗ A ⊂ B ⇒ A ⊂ B
 ◦
3)  E (A) =  E (A) ,  E (A◦ ) =  E (A).
➥ Exercice 1.45
• On ne se résoudra à faire intervenir les éléments de E que lorsque
des calculs globaux ne seront pas réalisables.
➥ Exercices 1.15, 1.45.

Utiliser la définition : d(x,A) = Inf d(x,a),


a∈A
ce qui revient à :
Pour manipuler 
∀ a ∈ A, d(x,A)
  d(x,a) 
la distance d(x,A) 
d’un point x d’un K-evn E ∀ k ∈ R+ , ∀,a ∈ A, k  d(x,a) ⇒ k  d(x,A) .
à une partie non vide A de E On fera souvent alors intervenir l’inégalité triangulaire ou l’inégalité
triangulaire renversée.
➥ Exercice 1.17.
4
Les méthodes à retenir

• Appliquer les théorèmes généraux (opératoires) relatifs à la conti-


nuité en un point.
➥ Exercice 1.19
Pour montrer
qu’une application • Si f est à valeurs dans un produit cartésien, montrer que chaque fonc-
f : X ⊂ E −→ F tion-coordonnée de f est continue en a.
est continue • Revenir à la définition, c’est-à-dire montrer :
en un point a de X    
∀ ε > 0, ∃ η > 0, ∀x ∈ A, d E (x,a)  η ⇒ d F f (x), f (a)  ε .
• Utiliser la caractérisation séquentielle de la continuité, c’est-à-dire
 que, pour toute suite (an )n dans A convergeant vers a, la
montrer
suite f (an ) n converge vers f (a).

• Appliquer les théorèmes généraux (opératoires) relatifs à la conti-


nuité sur une partie.
➥ Exercice 1.6
Pour montrer
qu’une application • Montrer que f est continue en chaque point de X, en se ramenant aux
f : X ⊂ E −→ F méthodes vues plus haut.
est continue sur X • Montrer que l’image réciproque par f de tout ouvert de F est un
ouvert de X, ou montrer que l’image réciproque par f de tout fermé
de F est un fermé de X.
• Se souvenir que le caractère lipschitzien ou l’uniforme continuité
entraînent la continuité.

• Revenir à la définition, c’est-à-dire montrer :


∀ ε > 0, ∃ η > 0, ∀(x ,x ) ∈ X 2 ,
Pour montrer    
qu’une application d E (x ,x )  η ⇒ d F f (x ), f (x )  ε .
f : X ⊂ E −→ F • Se rappeler que, si f est lipschitzienne, alors f est uniformément
est uniformément continue sur X continue.
• Se rappeler le théorème de Heine : si f est continue sur X et si X est
compact, alors f est uniformément continue sur X.

Utiliser la définition :
 
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

Pour manipuler une application


f : X ⊂ E −→ F k-lipschitzienne ∀ (x1 ,x2 ) ∈ X 2 , d F f (x1 ), f (x2 )  k d(x1 ,x2 ).
➥ Exercice 1.7

• Exprimer f comme combinaison linéaire ou composée d’applica-


tions linéaires continues.
• Montrer qu’il existe M ∈ R+ tel que :
Pour montrer qu’une application
∀ x ∈ E, || f (x)|| F  M||x|| E .
linéaire f ∈ L(E,F) est continue
➥ Exercices 1.8, 1.12, 1.35, 1.36
• Se rappeler que, si E est de dimension finie, alors toute application
linéaire f : E −→ F est continue.
5
Chapitre 1 • Espaces vectoriels normés

Montrer d’abord qu’il existe M ∈ R+ tel que :


∀ x ∈ E, || f (x)|| F  M||x|| E ,

et on a alors ||| f |||  M, où, par définition :


|| f (x)|| F
||| f ||| = Sup = Sup || f (x)|| F .
x∈E−{0} ||x|| E x∈B(0 ;1)

On peut espérer, si M a été convenablement obtenu, que l’on ait :


||| f ||| = M.
Pour calculer La borne supérieure définissant ||| f ||| peut être atteinte ou non.
la norme |||f ||| Si E est de dimension finie, alors la borne supérieure est atteinte et on
d’une application linéaire continue || f (x0 )|| F
cherchera donc x0 ∈ E − {0} de façon que = M.
f ∈ LC (E,F) ||x0 || E
Si E n’est pas de dimension finie, la borne supérieure peut être attein-
te ou non. Essayer :
|| f (x0 )|| F
∗ soit de chercher x0 ∈ E − {0}) de façon que =M
||x0 || E
➥ Exercices 1.8, 1.20, 1.35, 1.36

∗ soit de chercher une suite (xn )n dans E − {0} de façon que :


|| f (xn )|| F
−→ M.
||xn || E n∞

Essayer de faire intervenir une application continue sur un compact et


Dans un contexte de compacité, à valeurs dans R∗+ .
pour établir une inégalité stricte
➥ Exercice 1.38.

Un raisonnement par l’absurde peut permettre de construire une suite,


puis d’appliquer la compacité pour obtenir une suite convergente et
Dans un contexte de compacité amener une contradiction.
➥ Exercice 1.22.

• Essayer de faire apparaître X comme image directe d’un compact


par une application continue.
Pour montrer ➥ Exercice 1.9
qu’une partie X d’un evn E
est compacte • Essayer de montrer que X est fermé dans un compact.
• Si E est de dimension finie, montrer que X est fermée et bornée.
➥ Exercices 1.10, 1.21, 1.39, 1.41.

6
Les méthodes à retenir

Revenir à la définition, c’est-à-dire montrer :


∀ ε > 0, ∃ N ∈ N, ∀( p,q) ∈ N2 ,
 p  N
Pour montrer

qu’une suite (un )n d’un evn E ⇒ d(u p ,u q )  ε .
est de Cauchy qN

➥ Exercices 1.11, 1.24, 1.50.

• Montrer que X est fermée et qu’il existe une partie Y de E telle que
X ⊂ Y et que Y soit complète.
Pour montrer • Se rappeler que, si X est compacte, alors X est complète.
qu’une partie X d’un evn E • Se rappeler que, si E est de dimension finie et si X est fermée
est complète dans E, alors X est complète.
• Revenir à la définition, c’est-à-dire montrer que toute suite de
Cauchy dans X converge dans X.

• Se rappeler d’abord que :


∗ toute partie convexe est connexe par arcs
∗ les parties connexes par arcs de R sont les intervalles.
➥ Exercice 1.51.
• Montrer que A est l’image directe d’une partie connexe par arcs par
une application continue.
Pour montrer ➥ Exercices 1.25, 1.51.
qu’une partie A d’un evn E
est connexe par arcs • Revenir à la définition, c’est-à-dire montrer que, pour tout
(x,y) ∈ A2 , il existe un chemin joignant continument x et y en res-
tant dans A, c’est-à-dire montrer qu’il existe une application conti-
nue γ : [0 ; 1] −→ A telle que :

γ(0) = x, γ(1) = y
∀ t ∈ [0 ; 1], γ(t) ∈ A.

➥ Exercice 1.26.

Essayer d’utiliser le théorème des valeurs intermédiaires :


© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

Pour exploiter la connexité


par arcs si A est connexe par arcs et si f : A −→ R est continue, alors f atteint
tout réel entre deux réels qu’elle atteint déjà.

Pour montrer qu’une application Revenir à la définition.


ϕ : E × E −→ R est un produit
➥ Exercice 1.43.
scalaire, où E est un K-ev

Pour relier un produit scalaire Utiliser la formule qui exprime φ à l’aide de ϕ :


ϕ : E × E −→ K et la forme
quadratique φ : E −→ R associée ∀ x ∈ E, φ(x) = ϕ(x,x),

7
Chapitre 1 • Espaces vectoriels normés

ou, si K = R, une des formules exprimant ϕ à l’aide de φ :


1 
∀ (x,y) ∈ E 2 , ϕ(x,y) = φ(x + y) − φ(x) − φ(y) ,
2
1 
∀ (x,y) ∈ E 2 , ϕ(x,y) = φ(x + y) − φ(x − y) .
4

Utiliser l’inégalité de Cauchy et Schwarz :


∀ (x,y) ∈ E 2 , |(x | y)|  ||x|| ||y||,
Pour obtenir des inégalités ou l’inégalité de Minkowski, c’est-à-dire l’inégalité triangulaire pour
dans un contexte   la norme associée au produit scalaire :
d’espace préhilbertien E,(. | .)
∀ (x,y) ∈ E 2 , ||x + y||  ||x|| + ||y||.

➥ Exercice 1.52.

• Revenir à la définition de l’orthogonal d’une partie A de E :


A⊥ = x ∈ E ; ∀ a ∈ A, (x | a) = 0 .

• Utiliser les propriétés ensemblistes (globales) de l’orthogonalité :


∗ A ⊂ B ⇒ A⊥ ⊃ B ⊥
Pour manipuler  ⊥
des orthogonaux de parties ∗ A⊥ = Vect (A)
dans unespace préhilbertien ∗ A ⊂ A⊥⊥ , E ⊥ = {0}, {0}⊥ = E
E,(. | .) ∗ A ∩ A⊥ ⊂ {0}.
➥ Exercice 1.27.
• Se rappeler que, d’après le théorème de projection orthogonale sur
un sev de dimension finie, si F est de dimension finie, alors :
F ⊕ F ⊥ = E.

Énoncés des exercices


1.1 Inégalité sur des normes
Soient (E,||.||) un evn, x,y,z,t ∈ E. Montrer :

||x − y|| + ||z − t||  ||x − z|| + ||y − t|| + ||x − t|| + ||y − z||.

1.2 Adhérence, intérieur d’un produit cartésien de deux parties


Soient E,F deux evn, A ⊂ E, B ⊂ F. Montrer :

a) A × B = A × B b) (A × B)◦ = A◦ × B ◦ .

8
Énoncés des exercices

1.3 Une partie est-elle fermée, est-elle ouverte ?


On note E le R-ev des applications continues bornées de R dans R, muni de ||.||∞ .

a) Est-ce que F = f ∈ E ; ∀ x ∈ R, f (x)  0 est fermée dans E ?



b) Est-ce que U = f ∈ E ; ∀ x ∈ R, f (x) > 0 est ouverte dans E ?

1.4 Exemple de deux normes équivalentes


 
On note E = C 1 [0 ; 1] ; R et ν1 ,ν2 les applications de E dans R définies, pour toute f ∈ E,
1 1
par : ν1 ( f ) = | f (0)| + 2 | f (t)| dt, ν2 ( f ) = 2| f (0)| + | f (t)| dt.
0 0

Montrer que ν1 et ν2 sont des normes sur E et qu’elles sont équivalentes.

1.5 Somme d’une partie et d’un ouvert


Soient E un evn, Ω un ouvert de E.

a) Montrer que, pour tout a ∈ E, la partie {a} + Ω = a + x ; x ∈ Ω est un ouvert de E.


b) En déduire que, pour toute partie A de E, la partie A + Ω = a + x ; (a,x) ∈ A × Ω est un


ouvert de E.

1.6 Fonction continue à deux variables


Soient E,F,G des evn, A ⊂ E telle que A = / ∅, B ⊂ F telle que B =
/ ∅, et
f : A −→ G, g : B −→ G deux applications.
On note : ϕ : A × B −→ G, (x,y) −→ ϕ(x,y) = f (x) + g(y).
Montrer que ϕ est continue sur A × B si et seulement si : f est continue sur A et g est continue
sur B.

1.7 Exemple d’application lipschitzienne


Soit (a,b) ∈ (R+ )2 . On munit R2 de la norme ||.||1 définie, pour tout (x,y) ∈ R2, par :
||(x1 ,x2 )||1 = |x1 | + |x2 |. On note f : R2 −→ R2 , (x1 ,x2 ) −→ f (x1 ,x2 ) = (ax2 , bx1 ).
Montrer que f est lipschitzienne.

1.8 Étude d’une application linéaire continue sur un espace de fonctions, calcul de sa norme
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

1
 
On note E = C [0 ; 1] ; R , muni de ||.||1 définie par : ∀ f ∈ E, || f ||1 = | f (t)| dt
0
1
et on considère l’application : φ : E −→ R, f −→ φ( f ) = f (t) dt.
0

Montrer φ ∈ LC (E,R) et calculer |||φ|||.

1.9 Somme de deux compacts


Soient E un evn, K ,L deux compacts de E. Montrer que K + L est compact.

9
Chapitre 1 • Espaces vectoriels normés

1.10 Une partie est-elle compacte, non compacte ?



 sin x
si x =
/ 0
On considère l’application f : R −→ R, x −→ f (x) = x et on note :

1 si x = 0

1
A = x ∈ R ; f (x) = 0 , B = x ∈ R ; f (x)  .
2
Est-ce que A est compacte ? Est-ce que B est compacte ?

1.11 Suite proche d’une suite de Cauchy


Soient (E,||.||) un evn, d la distance associée à ||.||, (u n )n∈N , (vn )n∈N deux suites dans E telles
que : d(u n ,vn ) −→ 0. Montrer que, si l’une des deux est de Cauchy, alors l’autre l’est aussi.
n∞

1.12 Exemple d’application diminuant strictement les distances,


dans un evn complet, et sans point fixe
Donner un exemple d’application f : R −→ R telle que :
 
∀ (x,y) ∈ R2 , x=
/ y ⇒ | f (x) − f (y)| < |x − y|

et que, cependant, f n’a pas de point fixe.

1.13 Caractérisation de l’égalité de deux boules pour deux normes


Soient E un K -evn, N1 ,N2 deux normes sur E. On note, pour tout i ∈ {1,2} :

Bi = x ∈ E ; Ni (x) < 1 , Bi = x ∈ E ; Ni (x)  1 ,

qui sont la boule ouverte et la boule fermée de E, de centre 0, de rayon 1, pour la norme Ni .
Montrer :
a) B1 = B2 ⇐⇒ N1 = N2 b) B1 = B2 ⇐⇒ N1 = N2 .

1.14 Intérieur d’un sous-espace vectoriel



a) Soient E un evn, F un sev de E. Montrer que, si F =/ ∅, alors F = E .
 
b) On note E le R-ev C [0; 1],R muni de || · ||∞, E 1 (resp. P) la partie de E formée des appli-
◦ ◦
cations de classe C 1 (resp. polynomiales). Montrer : E1 = P = ∅.

1.15 Adhérence d’une boule ouverte, intérieur d’une boule fermée


Soient (E,||.||) un evn, a ∈ E, r ∈ R∗+ . Montrer :
 ◦
a) B(a ; r) = B (a ; r) b) B (a ; r) = B(a ; r).

1.16 Exemple de partie fermée dans un espace de fonctions


On note E le R-ev des applications de [0 ; 1] dans R bornées, muni de la norme ||.||∞, et on consi-

dère A = f ∈ E ; ∀x ∈ [0 ; 1], e f (x)  2 + f (x) .

Montrer que A est une partie fermée, non bornée, de E.

10
Énoncés des exercices

1.17 Exemple de calcul de la distance d’un point à une partie


 
On note E = C [0 ; 1] ; R , muni de ||.||∞ .
 1 
a) On note A = f ∈ E ; f (0) = 1 et f =0 .
0

1) Montrer que A est une partie fermée de E.


2) Calculer d(0,A). Cette distance est-elle atteinte ?
 1 
b) Mêmes questions pour B = f ∈ E ; f (0) = 0 et f =1 .
0

1.18 Exemple de trois normes deux à deux non équivalentes


 

On note E = C 2 [0 ; 1] ; R et N∞ , N∞ , N∞ les applications de E dans R définies, pour toute
f ∈ E, par :

N∞ ( f ) = Sup | f (x)|, N∞ ( f ) = | f (0)| + Sup | f (x)|,
x∈[0;1] x∈[0;1]


N∞ ( f ) = | f (0)| + | f (0)| + Sup | f (x)|.
x∈[0;1]


a) Montrer que N∞ , N∞ , N∞ sont des normes sur E.

b) Comparer les normes N∞ , N∞ , N∞ pour la relation d’équivalence entre normes.

1.19 Exemple d’application continue


x
Soit (E,||.||) un evn. On considère l’application f : E −→ E, x −→ f (x) = .
1 + ||x||2
 
1
Montrer : a) f est continue sur E b) f (E) = B 0 ; .
2

1.20 Étude d’une application linéaire continue sur un espace de suites


On note ∞ l’evn formé des suites réelles bornées x = (xn )n∈N , muni de || · ||∞ définie par
||x||∞ = Sup |xn |, et on considère l'opérateur de différence : ∞ −→ ∞ défini par (x) = y
n∈N
où y = (yn )n∈N est définie par :
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

∀n ∈ N, yn = xn+1 − xn .

Montrer ∈ LC ( ∞ ), et calculer ||| |||.

1.21 Exemple de partie compacte de R2



La partie E = (x,y) ∈ R2 ; x 2 (x − 1)(x − 3) + y 2 (y 2 − 4) = 0 de R2 est-elle compacte ?

1.22 Suites, dans un compact, n’ayant qu’une seule valeur d’adhérence


Soient E un evn, K une partie compacte de E, (u n )n∈N une suite dans K ; montrer que, si (u n )n n’a
qu’une seule valeur d’adhérence, alors (u n )n converge.

11
Chapitre 1 • Espaces vectoriels normés

1.23 Exemple d’evn non complet


 
Montrer que C [0 ; 1] ; R , muni de ||.||1, est un evn non complet.

1.24 Étude de la distance d’un point fixé aux points d’une suite de Cauchy
Soient (E,||.||) un evn, d la distance associée à ||.||, (u n )n∈N une suite de Cauchy dans (E,||.||).
 
a) Montrer que, pour tout a ∈ E, la suite d(a,u n ) n∈N converge dans R.

On note f : E −→ E, a −→ f (a) = lim d(a,u n ).


n∞

b) Montrer Inf f (a) = 0, et que cette borne inférieure est atteinte si et seulement si la suite
a∈E
(u n )n∈N converge.

1.25 Somme de deux parties connexes par arcs


Soient E un evn, A,B deux parties connexes par arcs de E. Montrer que A + B est connexe par
arcs.

1.26 Toute partie étoilée est connexe par arcs, exemple


a) Soient (E,||.||) un evn, A une partie étoilée de E, c’est-à-dire une partie de E telle qu’il exis-

te a ∈ E tel que : ∀ x ∈ A, [a ; x] ⊂ A, où [a ; x] = (1 − t)a + t x ; t ∈ [0 ; 1] est le seg-


ment joignant a et x dans E.
Montrer que A est connexe par arcs.
b) Exemple : l’ensemble D des matrices de Mn (R) diagonalisables dans Mn (R) est connexe par
arcs.

1.27 Exemple de sev F d’un ev préhilbertien E ,


tel que F⊥ ne soit pas un supplémentaire de F dans E

  1
On note E = C [0 ; 1] ; R , muni du produit scalaire ( f,g) −→< f , g > = f g et on
0

considère F = f ∈ E ; f (0) = 0 .

Montrer : a) F ⊥ = {0} b) F ⊕ F ⊥ =
/ E.

1.28 Exemple de norme sur R2 , détermination d’une boule


|x + t y|
On note N : R2 −→ R, (x,y) −→ Sup .
t∈R 1 + t + t2

a) Montrer que N est une norme sur R2 .


b) Représenter graphiquement la boule B N (0 ; 1) = (x,y) ∈ R2 ; N (x,y)  1 dans le plan


usuel.
c) Calculer l’aire (dans le plan usuel) de B N (0 ; 1).

1.29 Adhérence et intérieur d’une partie convexe d’un evn


Soient E un evn, C une partie convexe de E.

Montrer que C et C ◦ sont convexes.

12
Énoncés des exercices

1.30 Adhérence de la somme de deux parties


a) Soient E un evn, A,B des parties de E. Montrer : A + B ⊂ A + B.
b) Montrer, par un exemple, qu’il peut ne pas y avoir égalité dans l’inclusion de a).

1.31 Adhérence d’une intersection


a) Soient E un evn, A un ouvert de E, B une partie de E. Montrer : A ∩ B = A ∩ B.
b) Soient E un evn, A une partie de E. On suppose que, pour toute partie B de E, on a
A ∩ B ⊂ A ∩ B. Montrer que A est un ouvert de E.
c) Donner un exemple d’ouverts A,B de R tels que les cinq ensembles A ∩ B,
A ∩ B, A ∩ B, A ∩ B, A ∩ B soient deux à deux distincts.

1.32 Exemple de deux normes équivalentes


On note E le R-ev des applications f : [0; 1] −→ R de classe C 1 sur [0; 1] et telles
que f (0) = 0 . Pour f ∈ E , on note N ( f ) = Sup | f (x)| + Sup | f (x)| et
x∈[0;1] x∈[0;1]
ν( f ) = Sup | f (x) + f (x)|. Montrer que N et ν sont des normes sur E, et qu’elles sont équi-
x∈[0;1]
valentes.

1.33 Séparation de deux fermés disjoints par deux ouverts disjoints


Soient E un evn, F,G deux fermés de E tels que F ∩ G = ∅. Montrer qu’il existe deux ouverts
U,V de E tels que : F ⊂ U, G ⊂ V, U ∩ V = ∅.

1.34 Diverses caractérisations de la continuité


Soient E,F deux evn, f : E −→ F une application. Montrer que les propriétés suivantes sont
deux à deux équivalentes :
(i) f est continue
(ii) ∀ A ∈ P(E), f (A) ⊂ f (A)
(iii) ∀ B ∈ P(F) , f −1 (B) ⊂ f −1 (B)
◦  ◦
(iv) ∀ B ∈ P(F) , f −1 ( B ) ⊂ f −1 (B) .

1.35 Exemple d’application linéaire continue sur un espace de suites, calcul de sa norme
On note ∞ le R-ev des suites réelles bornées (indexées par N∗ ), muni de ||.||∞ . On considère l’ap-
 
un
plication T : ∞ −→ ∞ qui, à tout élément (u n )n1 de ∞ associe la suite .
n n1
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

a) Montrer que T est correctement définie, que T ∈ LC ( ∞ ), et calculer |||T |||.


b) Déterminer Ker (T ), Im (T ). Est-ce que T est injective ? surjective ?

1.36 Exemple d’application linéaire continue sur un espace de fonctions, calcul de sa norme
 
On note E = C [0 ; 1] ; R , muni de ||.||∞ .

Soient p ∈ N∗ , a1 ,. . . ,a p ∈ [0 ; 1] deux à deux distincts, λ1 ,. . . ,λ p ∈ R.



p
On note : φ : E −→ R, f −→ φ( f ) = λk f (ak ).
k=1

Montrer φ ∈ LC (E,R) et calculer |||φ|||.

13
Chapitre 1 • Espaces vectoriels normés

1.37 Somme d’un fermé et d’un compact


Soient E un evn, F est un fermé de E, K un compact de E. Montrer que F + K est fermée
dans E.

1.38 Application diminuant strictement les distances sur un compact


Soient E un evn, K une partie compacte de E, f : K −→ K une application telle que :
   
∀(x,y) ∈ K 2 , x = / y ⇒ d f (x), f (y) < d(x,y)

où d est la distance sur E. Montrer que f admet un point fixe et un seul.

1.39 Applications continues de limites infinies en +∞ et en −∞


Soit f : R −→ R une application continue. Montrer que les trois propriétés suivantes sont deux à
deux équivalentes :
(i) L’image réciproque par f de tout compact de R est un compact de R
(ii) lim | f | = +∞ et lim | f | = +∞
−∞ +∞
   
(iii) lim f = −∞ ou lim f = +∞ et lim f = −∞ ou lim f = +∞ .
−∞ −∞ +∞ +∞

1.40 Réunion d’une famille de boules fermées de même rayon indexée par un compact

Soient E un evn, K une partie compacte de E, r ∈ R∗+ . On note F = B (x ; r). Montrer que
x∈K
F est fermé dans E.

1.41 Ensemble des valeurs d’adhérence d’une suite bornée dans un evn de dimension finie
Soient (E,||.||) un evn de dimension finie, (u n )n∈N une suite bornée dans E. On note V l’ensemble
des valeurs d’adhérence de (u n )n∈N dans E. Montrer que V est une partie compacte non vide de E.

1.42 Natures différentes pour [0 ; 1]2 et [0 ; 1]


Montrer qu’il n’existe aucune application continue injective de [0 ; 1]2 dans [0 ; 1].

1.43 Exemple de norme issue d’un produit scalaire


 
On note E = C 1 [0 ; 1] ; R et N : E −→ R l’application définie par :
 1  12
2
∀ f ∈ E, N ( f ) = f + f (0) f (1) .
0

Montrer que N est une norme sur E.

1.44 Inégalité sur des normes  


 x y  2 ||x − y||
Soient (E,||.||) un evn, x,y ∈ E − {0}. Démontrer :  −  .
||x|| ||y||  Max (||x||, ||y||)

1.45 Intersection de deux ouverts partout denses


Soit E un evn.

a) Montrer, pour tous ouverts U,V de E : U = V = E ⇒ U ∩ V = E.


◦ ◦
b) En déduire, pour tous fermés F,G de E : F = G = ∅ ⇒ (F ∪ G)◦ = ∅.

14
Énoncés des exercices

1.46 Exemple de norme paramétrée par une fonction


 
On note E = C [0; 1],R et, pour ϕ ∈ E, Nϕ : E −→ R l’application définie par :

∀ f ∈ E, Nϕ ( f ) = || f ϕ||∞ .
 ◦
a) Montrer que Nϕ est une norme sur E si et seulement si ϕ−1 ({0}) = ∅ .

b) Montrer que Nϕ et || · ||∞ sont des normes sur E équivalentes si et seulement si ϕ−1 ({0}) = ∅.

1.47 Endomorphismes continus tels que u ◦ v − v ◦ u = e


Soit E un evn distinct de {0}. On note e = Id E .
 2
On suppose qu’il existe (u,v) ∈ LC (E) tel que : u ◦ v − v ◦ u = e.

a) Montrer : ∀ n ∈ N, u ◦ v n+1 − v n+1 ◦ u = (n + 1)v n .


b) En déduire : ∀ n ∈ N, (n + 1)|||v n |||  2 |||u||| |||v||| |||v n |||.
c) Conclure.

1.48 Image d’un fermé de C par une application polynomiale


Soit P ∈ C[X]. Montrer que l’image par P de tout fermé de C est un fermé de C.

1.49 Image de l’intersection d’une famille décroissante de parties fermées dans un compact,
par une application continue
Soient E un evn, K une partie compacte de E, (Fn )n∈N une suite décroissante (pour l’inclusion)
de parties fermées de K , et f : K −→ K une application continue. Montrer :

  
f Fn = f (Fn ).
n∈N n∈N

1.50 Théorème du point fixe


Soient (E,||.||) un evn, F ⊂ E , et f : F −→ F une application.
On suppose que F est complète et que f est contractante, c’est-à-dire qu’il existe k ∈ [0 ; 1[ tel
que : ∀ (x,y) ∈ R2 , || f (x) − f (y)||  k ||x − y||.
On se propose de montrer que f admet un point fixe et un seul.
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

a) Montrer l’unicité d’un éventuel point fixe de f.


b) On considère, pour a ∈ F fixé, la suite (u n )n∈N définie par u 0 = a et : ∀ n ∈ N, u n+1 = f (u n ).
Montrer que la suite (u n )n∈N converge et que sa limite est un point fixe de f.
c) Conclure que f admet un point fixe et un seul.

1.51 Théorème de Darboux


Soient I un intervalle de R, non vide ni réduit à un point, et f : I −→ R une application dérivable
sur I. Démontrer que f (I ) est un intervalle de R.

15
Chapitre 1 • Espaces vectoriels normés

1.52 Théorème de projection orthogonale sur un sous-espace vectoriel complet


d’un espace préhilbertien
Soient (E,< ·,· >) un espace préhilbertien, F un sev complet de E.

a) Montrer que, pour tout x de E, il existe un élément z de F et un seul tel que x − z ∈ F ⊥ .


On note p F : E −→ E l’application ainsi définie.
x −→ z
b) Montrer : 1) p F ∈ LC (E)
2) p F ◦ p F = p F
3) p F admet un adjoint, et p∗F = p F .
Ce résultat généralise le théorème de projection orthogonale sur un sev de dimension finie, figu-
rant dans le cours.

Du mal à démarrer ?

1.1 Appliquer convenablement, plusieurs fois, l’inégalité tri- 2) Si f est continue sur A et g est continue sur B, exprimer ϕ à
angulaire. l’aide de f,g et des projections canoniques, pour déduire que ϕ
est continue sur A × B.
1.2 a) Utiliser, par exemple, la caractérisation séquentielle de
l’adhérence. 1.7 Évaluer, pour (x1 ,x2 ), (y1 ,y2 ) ∈ R2 :

b) Séparer en deux inclusions et, par exemple, utiliser la caracté- || f (x1 ,x2 ) − f (y1 ,y2 )||1 .
risation d’un point intérieur par l’existence d’ouverts conve-
nables. 1.8 • Voir d’abord la linéarité de φ.

1.3 a) Utiliser, par exemple, la caractérisation séquentielle des • Majorer convenablement |φ( f )| à l’aide de || f ||1 , pour toute
fermés. f ∈ E.

b) Montrer que U n’est pas ouvert, en trouvant f ∈ U telle que, • Montrer que la borne supérieure définissant |||φ||| est atteinte
pour tout ε ∈ R∗+ , B( f ; ε)  U. par une fonction simple de E.

1.4 1) Montrer que ν1 est une norme sur E en revenant à la 1.9 Considérer l’application
définition d’une norme. f : E × E −→ E, (x,y) −→ x + y.

2) De même pour ν2 .
1.10 1) A n’est pas bornée.
3) Remarquer que, pour toute f ∈ E :
2) B est fermée et bornée.
ν1 ( f )  2ν2 ( f ) et ν2 ( f )  2ν1 ( f ).
1.11 Majorer d(v p ,vq ) en intercalant u p et u q et utiliser les deux
hypothèses : la suite (u n )n∈N est de Cauchy et d(u n ,vn ) −→ 0.
1.5 a) Considérer, par exemple, pour a ∈ E fixé, la translation n∞
de vecteur −a : 1.12 Considérer, par exemple :

τ−a : E −→ E, y −→ y − a. f : R −→ R, x −→ x 2 + 1.

b) Exprimer A + Ω à l’aide des {a} + Ω, a ∈ A. 1.13 a) • Un sens est immédiat.


1
1.6 1) Si ϕ est continue sur A × B, exprimer f à l’aide de ϕ, • Si B1 = B2 , pour x ∈ E − {0}, considérer x, qui est
N 1 (x)
pour déduire que f est continue sur A. dans B1 , donc dans B2 .

16
Du mal à démarrer ?

 
b) • Un sens est immédiat. 1
2) Réciproquement, pour y ∈ B 0 ; fixé, chercher λ ∈ R
1 2
• Si B1 = B2 , pour x ∈ E − {0}, considérer x, qui n’est pour que f (λy) = y.
N1 (x)
pas dans B1 , donc pas dans B2 .
1.20 Montrer que ∆ est linéaire et que |||∆|||  2.
1.14 a) Il existe a ∈ E,r ∈ R∗+ tels que B(a ; r) ⊂ F. Soit x ∈ E  
Considérer, par exemple, la suite (−1)n )n∈N pour déduire
tel que x = a. Construire y ∈ E tel que : y − a est colinéaire à
|||∆||| = 2.
x − a et y ∈ B(a ; r). En déduire x − a ∈ F, puis x ∈ F.
1.21 1) Montrer que E est fermée, comme image réciproque
b) Appliquer a).
d’un fermé par une application continue.
1.15 a) 1) Une inclusion est immédiate.
2) Montrer que E est bornée, en utilisant les coordonnées
2) Réciproquement, soit x ∈ B (a ; r). Approcher x par une suite polaires par exemple.
d’éléments de B(a ; r).
1.22 Raisonner par l’absurde : supposer que (u n )n n’admette
b) 1) Une inclusion est immédiate. qu’une seule valeur d’adhérence a et que (u n )n diverge.
Montrer l’existence de ε > 0 et d’une extractrice σ tels que :
2) Réciproquement, raisonner sur les complémentaires, de
manière analogue à la résolution de a)2). ∀ n ∈ N, d(u σ (n) ,a) > ε.

1.16 1) Utiliser, par exemple, la caractérisation séquentielle des Utiliser la compacité de K pour obtenir l’existence de b ∈ K
fermés. et d’une extractrice τ tels que : u σ (τ (n)) −→ b.
n∞
Déduire d(a,b)  ε, a = b, puis une contradiction.
2) Montrer : ∀ t ∈ [2 ; +∞[, et  2 + t.
1.23 Construire une suite ( f n )n d’applications continues de
En déduire que toute application constante supérieure ou égale [0 ; 1] dans R telle que ( f n )n soit de Cauchy pour ||.||1 et que
à 2 est dans A. ( f n )n diverge pour ||.||1 . On pourra prendre f n affine par mor-
1
1.17 a) 1) Utiliser, par exemple, la caractérisation séquentielle ceaux et continue telle que f n (x) = 1 pour 0  x  et
2
des fermés. 1 1
f n (x) = 0 pour +  x  1.
2 n
2) • Montrer : d(0,A)  1.
 
1.24 a) Montrer que d(a,u n ) n∈N est de Cauchy dans R, en uti-
• Considérer f : [0 ; 1] −→ R, x −→ 1 − 2x.
lisant l’inégalité triangulaire renversée.
b) 1) Comme en a)1).
b) 1) Dans la phrase mathématique traduisant que (u n )n∈N est
2) • Montrer : d(0,B)  1. de Cauchy, fixer p et faire tendre q vers l’infini.
• Considérer, pour tout n ∈ N∗ , une application gn continue, affi- 2) Se rappeler que : d(a,u n ) −→ 0 ⇐⇒ u n −→ a.
n∞ n∞
ne par morceaux, constante égale à 1 sauf près de 0, telle que
gn (0) = 0. Déduire d(0,B) = 1. 1.25 Si γ joint continument a1 et a2 dans A et δ joint continu-
ment b1 et b2 dans B, construire γ + δ, joignant continument
• Montrer que d(0,B) n’est pas atteinte, en raisonnant par l’ab-
a1 + b1 et a2 + b2 dans A + B.
surde.
1.26 a) Joindre x ∈ A et y ∈ A par un chemin formé de deux
1.18
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

a) Revenir à la définition d’une norme.


segments successifs, joignant x et a, puis a et y .
b) 1) Remarquer d’abord :
b) Montrer que D est étoilé par rapport à 0 et appliquer a).

∀ f ∈ E, N∞ ( f )  N∞ ( f )  N∞ ( f ),
1.27 a) Soit g ∈ F ⊥ . Considérer l’application
en utilisant l’inégalité des accroissements finis.
f : [0 ; 1] −→ R, x −→ xg(x)
2) Trouver une suite ( f n )n dans E − {0} telle que, par exemple,
N∞ (f )
n
−→ +∞. qui est dans F, et traduire < f,g > = 0.
N∞ ( f n ) n ∞
1.28 a) • Montrer d’abord, pour tout (x,y) ∈ R2 , l’existence de
t 1 |x + t y|
1.19 b) 1) Remarquer : ∀ t ∈ R+ ,  , N (x,y), en montrant que l’application t −→
1 + t2 2 1 + t + t2
est bor-
 
1 R.
et déduire l’inclusion f (E) ⊂ B 0 ; . née sur
2

17
Chapitre 1 • Espaces vectoriels normés

• Revenir à la définition d’une norme. (iii) ⇒ (iv) : Pour B ∈ P (F), appliquer l’hypothèse à B et à
 F (B).
b) Transformer la condition N (x,y)  1 en :
(iv) ⇒ (i) : Pour tout ouvert U de F, appliquer l’hypothèse à
x + ty
∀ t ∈ R, −1   1, B = U.
1 + t + t2
1.35 a) • Montrer que, pour toute (u n )n 1 ∈ ∞ , on a :
puis utiliser les résultats sur les trinômes réels.  
un
∈ ∞ .
c) Calculer l’aire comme intégrale double de la constante 1. n n 1
• Montrer que T est linéaire.
1.29 Se rappeler qu’une partie C de E est dite convexe si et
seulement si : • Montrer : ∀ u ∈ ∞ , ||T (u)||∞  ||u||∞ .

∀ λ ∈ [0 ; 1], ∀ (x,y) ∈ C 2 , λx + (1 − λ)y ∈ C. • En déduire : T ∈ LC( ∞ ) et |||T |||  1.

1.30 a) Utiliser, par exemple, la caractérisation séquentielle de • Considérer la suite constante égale à 1, et déduire : |||T ||| = 1.
l’adhérence d’une partie de E. b) • On obtient : Ker (T ) = {0}.
b) Envisager, par exemple : • Montrer que Im (T ) est l’ensemble des suites réelles en
 

1
E = R2 , A = (x,y) ∈ (R∗+ )2 ; x y = 1 , B = R × {0}. O .
n
1.31 a) Une inclusion est immédiate. 1.36 • La linéarité de φ est immédiate.

• Réciproquement, soit x ∈ A ∩ B. • Montrer : ∀ f ∈ E, |φ( f )|  M|| f ||∞ ,


p
Soit V un voisinage de x dans E. en notant M = |λk |.
k=1
Montrer l’existence d’un y dans V ∩ (A ∩ B) , puis montrer : • Considérer une application convenable f de E prenant les
(V ∩ A) ∩ B = ∅. valeurs 1 ou −1 en les ak .

b) Appliquer l’hypothèse à  E (A) à la place de B. 1.37 Utiliser la caractérisation séquentielle des fermés et la défi-
nition séquentielle des compacts.
c) Choisir pour A et B des intervalles ou des réunions d’inter-
valles convenables. 1.38 1) L’unicité est immédiate.

1.32 1) Montrer que N et ν sont des normes. Pour montrer l’im- 2) Pour l’existence, raisonner par l’absurde.
plication ν ( f ) = 0 ⇒ f = 0, utiliser la résolution d’une
Considérer l’application
équation différentielle.  
ϕ : K −→ R, x −→ d x, f (x) .
2) • Montrer : ∀ f ∈ E, ν( f )  N ( f ).
1.39 (i) ⇒ (ii) : Appliquer l’hypothèse au compact [−A ; A],
• Pour f ∈ E, considérer pour A ∈ R∗+ fixé.
g : [0 ; 1] −→ R, x −→ ex f (x),
(ii) ⇒ (iii) : Utiliser le théorème des valeurs intermédiaires.

exprimer g , puis déduire des majorations de |g(x)|, (iii) ⇒ (i) : Soit K un compact de R. Il existe A ∈ R∗+ tel que :
| f (x)|, | f (x)|, à l’aide de ν ( f ). K ⊂ [−A ; A]. Appliquer l’hypothèse pour déduire que f −1 (K )
est borné, puis est compact.
1.33 Considérer l’application
1.40 Utiliser, par exemple, la caractérisation séquentielle d’un
ϕ : E −→ R, x −→ d(x,G) − d(x,F)
fermé et la définition séquentielle d’un compact.
et les parties U = ϕ −1 (]0 ; +∞[), V = ϕ −1 (] − ∞ ; 0[) de E. 1.41 1) Montrer que V = ∅, en utilisant la définition séquen-
1.34 (i) ⇒ (ii) : Utiliser, par exemple, la caractérisation tielle de la compacité.
séquentielle de l’adhérence. 2) Montrer que V est bornée.
(ii) ⇒ (iii) : Pour B ∈ P (F), appliquer l’hypothèse à 3) Montrer que V est fermée, en montrant, par exemple, que son
A = f −1 (B). complémentaire est ouvert.

18
Du mal à démarrer ?

1.42 Raisonner par l’absurde : supposer qu’il existe une appli- 1.48 Soit F un fermé de C. Soient (Z n )n une suite dans
cation f : [0 ; 1]2 −→ [0 ; 1] continue injective. P(F), Z ∈ C tels que Z n −→ Z . Pour chaque n ∈ N, il existe
n∞
z n ∈ F tel que P(z n ) = Z n . Montrer que (z n )n est bornée. En
Considérer a,b,c ∈ [0 ; 1]2 de façon que, par exemple,
déduire l’existence de u ∈ C et d’une extractrice σ tels que :
f (a) < f (b) < f (c), puis considérer un chemin γ joignant
z σ (n) −→ u. Déduire Z = P(u) ∈ P(F).
continument a et c dans [0 ; 1]2 , sans passer par b, et envisager n∞

f ◦ γ. 1.49 Noter F = Fn .
n∈N 
1.43 Vu l’exposant 12 et le carré dans l’intégrale, on peut conjec- 1) L’inclusion f (F) ⊂ f (Fn ) est immédiate.
turer que N soit une norme associée à un produit scalaire.
n∈N 
2) Réciproquement, soit x ∈ f (Fn ).
Montrer que l’application ϕ : E × E −→ R définie, pour tout n∈N
( f,g) ∈ E × E par : Pour chaque n ∈ N, il existe xn ∈ Fn tel que x = f (xn ).
1 Utiliser la caractérisation séquentielle de la compacité de K .
1 
ϕ( f,g) = f g + f (0)g(1) + f (1)g(0)
0 2 1.50 b) 1) Montrer :
est un produit scalaire et que N est la norme associée à ϕ. ∀ n ∈ N∗ , ||u n+1 − u n ||  k||u n − u n−1 ||,
1.44 Dans le premier membre de l’inégalité demandée, inter- ||u 1 − u 0 ||
x puis : ∀ ( p,r) ∈ N × N∗ , ||u p+r − u p ||  k p .
caler, par exemple, , puis utiliser l’inégalité triangulaire et 1−k
||y|| En déduire que (u n )n est de Cauchy dans F.
les rôles symétriques de x et y .
1.51 Considérer l’ensemble E = (x,y) ∈ I 2 ; x < y et l’appli-
1.45 a) Soient U,V des ouverts de E tels que U = V = E.
cation taux d’accroissement :
Soient x ∈ E et Ω un voisinage ouvert de x dans E. Montrer f (x) − f (y)
l’existence d’un y ∈ Ω ∩ U, puis montrer (Ω ∩ U ) ∩ V = ∅. τ : E −→ R, (x,y) −→ .
x−y
b) Passer aux complémentaires dans le résultat de a). Montrer que E est connexe par arcs, que τ est continue, et en
déduire que τ (E) est un intervalle et que l’on a
1.46 a) Montrer que, pour ϕ ∈ E fixée, Nϕ vérifie une partie de τ (E) ⊂ f (I ) ⊂ τ (E).
la définition d’une norme.
 ◦ 1.52 a) 1) Unicité :
1) Supposer ϕ−1 ({0}) = ∅. Montrer qu’alors : Soit x ∈ E.
  Soient z 1 ,z 2 ∈ F tels que : x − z 1 ∈ F ⊥ et x − z 2 ∈ F ⊥ .
∀ f ∈ E, Nϕ ( f ) = 0 ⇒ f = 0 .
 ◦ Exprimer ||z 1 ||2 , < z 1 , z 2 > , < z 2 , z 1 > , ||z 2 ||2 et déduire
2) Supposer ϕ−1 ({0}) = / ∅.Construire un élément f de E tel
||z 1 − z 2 ||2 = 0 , puis z 1 = z 2 .
que : f = 0 et Nϕ ( f ) = 0.
2) Existence :
b) Soit ϕ ∈ E fixée.
Soit x ∈ E. Considérer l’application
1) Supposer ϕ −1 ({0}) = ∅. Montrer qu’alors Nϕ et ||.||∞ sont ϕ : F −→ R, u −→ ||x − u||
1
équivalentes, en faisant intervenir . et sa borne inférieure α, puis une suite (u n )n∈N∗ dans F telle
ϕ
1
2) Supposer ϕ −1 ({0}) = ∅. Construire alors une suite ( f n )n∈N∗ que : ∀ n ∈ N∗ , α  ϕ(u n )  α + .
n
|| f n ||∞ Montrer que (u n )n∈N∗ est de Cauchy dans F. En déduire qu’il
dans E − {0} telle que : −→ +∞.
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

Nϕ ( f n ) n ∞ existe z ∈ F tel que u n −→ z. Montrer que z minimise ϕ. Établir


n∞
1.47 a) Récurrence sur n. x − z ∈ F ⊥ , en considérant, pour y ∈ F et λ ∈ C,
||x − (z + λy)||2 .
b) Utiliser a) et la sous-multiplicativité de |||.|||.
b) 1) • La linéarité de p F est facile.
c) • Montrer, en utilisant a), qu’on ne peut pas avoir : • Montrer : ∀ x ∈ E, || p F (x)||  ||x||, puis : ||| p F ||| = 1.
∀ n ∈ N, vn = 0. 2) L’égalité p F ◦ p F = p F est immédiate.

• Considérer l’ensemble {n ∈ = 0}, son plus petit élé-


N ; vn 3) Montrer, pour tout (x,y) ∈ E 2 :
ment, et obtenir une contradiction à l’aide de b)}. < p F (x) , y > = < p F (x) , p F (y) > ,
On conclut qu’il n’existe pas de tel couple (u,v).
puis : < x , p F (y) > = < p F (x) , y > .

19
Corrigés des exercices

1.1 On applique l’inégalité triangulaire, de deux façons à Il en résulte : (x,y) ∈ (A × B)◦ .


chaque fois, pour majorer ||x − y|| et pour majorer ||z − t|| : Ceci montre : A◦ × B ◦ ⊂ (A × B)◦ .

||x − y||  ||x − z|| + ||z − y|| On conclut : (A × B)◦ = A◦ × B ◦ .
||x − y||  ||x − t|| + ||t − y||
 1.3 a) Nous allons montrer que F est fermé dans E en uti-
||z − t||  ||z − x|| + ||x − t||
lisant la caractérisation séquentielle des fermés.
||z − t||  ||z − y|| + ||y − t||. Soient ( f n )n∈N une suite dans F, et f ∈ E tels que f n −→ f
n∞
Ensuite, on additionne ces quatre inégalités, on simplifie par dans (E,||.||∞ ).
un coefficient 2, et on obtient l’inégalité voulue : On a : ∀ x ∈ R, | f n (x) − f (x)|  || f n − f ||∞ −→ 0,
n∞
||x − y|| + ||z − t|| donc : ∀ x ∈ R, f n (x) −→ f (x).
n∞
 ||x − z|| + ||y − t|| + ||x − t|| + ||y − z||. Comme, par hypothèse :

∀ x ∈ R, ∀ n ∈ N, f n (x)  0,
1.2 a) Soit (x,y) ∈ E × F. On a :
(x,y) ∈ A × B il s’ensuit, par passage à la limite dans une inégalité lorsque
l’entier n tend vers l’infini :
⇐⇒ ∃ (z n )n ∈ (A × B)N , z n −→(x,y)
n∞ ∀ x ∈ R, f (x)  0,
N
⇐⇒ ∃ (xn )n ∈ A , ∃ (yn )n ∈ B , N et donc : f ∈ F.
On conclut que F est fermé dans E.
(xn ,yn ) −→(x,y)
n∞ b) Nous allons montrer que U n’est pas ouvert dans E , en trou-
 vant f ∈ U telle que, pour tout ε ∈ R∗+ , on ait : B( f ; ε) ⊂
/ U.
 ∃ (xn )n ∈ AN , xn −→
n∞
x
⇐⇒ 1
 ∃ (yn )n ∈ B N , yn −→ y Considérons f : R −→ R, x −→ f (x) = .
n∞ x2 + 1
 Il est clair que f est continue et bornée, donc f ∈ E.
x∈A
⇐⇒ ⇐⇒ (x,y) ∈ A × B. Soit ε ∈ R∗+ fixé.
y∈B
ε
Considérons l’application g = f − .
On conclut : A × B = A × B. 2
ε
b) 1) Soit (x,y) ∈ (A × B)◦ . Il existe un ouvert W de E × F On a : g ∈ E, || f − g||∞ = < ε,
2
tel que : (x,y) ∈ W ⊂ A × B. Par définition des ouverts de
E × F, il existe alors un ouvert U de E et un ouvert V de F donc g ∈ B( f ; ε).
tels que : ε
/ U car g(x) −→ − < 0, donc g prend des valeurs
Mais g ∈
x ∈ U, y ∈ V, U × V ⊂ W. x−→+∞ 2
 0.
On déduit : x ∈ U ⊂ A et y ∈ V ⊂ B, Ceci montre : ∀ ε ∈ R∗+ , B( f,ε) ⊂
/ U,
donc x ∈ A et y ∈ B , d’où (x,y) ∈ A◦ × B ◦ .
◦ ◦
et on conclut que U n’est pas ouvert dans E.
Ceci montre : (A × B)◦ ⊂ A◦ × B ◦ .
2) Réciproquement, soit (x,y) ∈ A◦ × B ◦ . 1.4 1) • Il est clair que, pour toute f ∈ E, ν1 ( f ) existe.
Alors : x ∈ A◦ et y ∈ B ◦ .
• On a, pour tout α ∈ R et toute f ∈ E :
Il existe donc un ouvert U de E tel que x ∈ U ⊂ A, et un ou- 1
vert V de F tel que y ∈ V ⊂ B. ν1 (α f ) = |(α f )(0)| + 2 |(α f ) (t)| dt
Alors, U × V est un ouvert de E × F et on a : 0
1
(x,y) ∈ U × V ⊂ A × B. = |α| | f (0)| + 2|α| | f (t)| dt = |α|ν1 ( f ).
0

20
• On a, pour toutes f,g ∈ E : 1.6 1) Supposons ϕ continue sur A × B.
ν1 ( f + g) Puisque B =
/ ∅, il existe b ∈ B. On a alors :
1 ∀ x ∈ A, f (x) = ϕ(x,b) − g(b) .
= |( f + g)(0)| + 2 |( f + g) (t)| dt
0 Comme ϕ est continue sur A × B, par composition,
1
= | f (0) + g(0)| + 2
| f (t) + g (t)| dt l’application x −→ ϕ(x,b) est continue sur A, puis, par addi-
0 tion d’une constante, f est continue sur A.
1   De même, g est continue sur B.
 (| f (0)| + |g(0)|) + 2 | f (t)| + |g (t)| dt
0 2) Réciproquement, supposons f continue sur A et g continue
 1 
sur B.
= | f (0)| + 2 | f (t)| dt
0 Notons : pr1 : E × F −→ E, (x,y) −→ x ,
 1 
+ |g(0)| + 2
|g (t)| dt pr2 : E × F −→ F, (x,y) −→ y
0
les deux projections canoniques, qui, d’après le cours, sont conti-
= ν1 ( f ) + ν1 (g). nues sur E × F .
On a alors : ϕ = f ◦ pr1 + g ◦ pr2 ,
• Soit f ∈ E telle que ν1 ( f ) = 0. donc, par composition, ϕ est continue sur E × F .
1
On a alors : | f (0)| + 2 | f (t)| dt = 0,
0 1.7 Soient (x1 ,x2 ), (y1 ,y2 ) ∈ R2 . On a :
1    
donc f (0) = 0 et | f (t)| dt = 0.  f (x1 ,x2 ) − f (y1 ,y2 ) = (ax2 ,bx1 ) − (ay2 ,by1 )
1 1
0
 
Puisque | f | est continue et  0, il en résulte f = 0, donc f = (ax2 − ay2 , bx1 − by1 )1
est constante, f = f (0) = 0.  
=  a(x2 − y2 ), b(x1 − y1 ) 1
Ceci montre que ν1 est une norme sur E.
2) De même, ν2 est aussi une norme sur E. = |a(x2 − y2 )| + |b(x1 − y1 )| = a|x2 − y2 | + b|x1 − y1 | .

De manière plus générale, pour tout (a,b) ∈ (R∗+ )2 , En notant k = Max (a,b) ∈ R+ , on a donc :
1  
 f (x1 ,x2 ) − f (y1 ,y2 )  k|x2 − y2 | + k|x1 − y1 |
l’application f −→ a| f (0)| + b | f (t)| dt 1
0    
est une norme sur E. = k (x1 − y1 , x2 − y2 )1 = k (x1 ,x2 ) − (y1 ,y2 )1 .

1
3) On a, pour toute f ∈ E : ν1 ( f )  ν2 ( f )  2ν1 ( f ), On conclut que f est lipschitzienne.
2
donc les normes ν1 et ν2 sur E sont équivalentes.
1.8 • La linéarité de φ est immédiate, résultant de la linéa-
rité de l’intégration.
1.5 a) Soit a ∈ E. • On a :
 
Considérons l’application τ−a : E −→ E, y −→ y − a  1  1
∀ f ∈ E, |φ( f )| =  f (t) dt   | f (t)| dt = || f ||1 ,
qui est la translation de vecteur −a. 0 0

On a, pour tout y ∈ E : y ∈ {a} + Ω ⇐⇒ y − a ∈ Ω, donc φ, qui est linéaire, est continue, et |||φ|||  1 .

donc : {a} + Ω = y ∈ E ; τ−a (y) ∈ Ω = τ−1 −a (Ω). • On a, en notant f 0 : [0 ; 1] −→ R, t −→ 1 l’application


constante égale à 1, f 0 = / 0 et :
Ainsi, {a} + Ω est l’image réciproque de l’ouvert Ω par l’ap-
1 1
plication continue τ−a , donc {a} + Ω est un ouvert de E.
|| f 0 ||1 = |1| dt = 1, φ( f 0 ) = 1 dt = 1 ,
 0 0
b) Soit A ⊂ E. On a : A + Ω = ({a} + Ω).
a∈A |φ( f 0 )|
donc : = 1.
Ainsi, A + Ω est une réunion d’ouverts de E, donc est un ou- || f 0 ||1
vert de E. Il en résulte : |||φ|||  1, et finalement : |||φ||| = 1.

21
1.9 Considérons l’application D’autre part, puisque (u n )n∈N est de Cauchy, il existe N2 ∈ N
tel que :
f : E × E −→ E, (x,y) −→ x + y . ε
∀ p  N2 , ∀ q  N2 , d(u p ,u q )  .
On a : K + L = f (K × L) . 3
Puisque K et L sont compacts, d’après le cours, K × L est Notons N = Max (N1 ,N2 ) ∈ N . On a alors, pour tout
compact. ( p,q) ∈ N2 tel que p  N et q  N :
D’autre part, par opération, f est continue. ε
d(v p ,vq )  d(v p ,u p ) + d(u p ,u q ) + d(u q ,vq )  3 = ε.
Ainsi, K + L est l’image d’un compact par une application 3
continue, donc K + L est compact.
Ceci montre que (vn )n∈N est de Cauchy dans E .

1.10 Par théorèmes généraux, f est continue sur R∗ , et, 1.12 Considérons l’application
sin x
comme f (x) = −→ 1 = f (0), 
x x−→0 f : R −→ R, x −→ f (x) = x2 + 1 .
f est continue en 0, donc f est continue sur R.
1) On a, pour tout (x,y) ∈ R2 tel que x = / y:
Traçons d’abord l’allure de la courbe représentative de f :
  
 
y | f (x) − f (y)| =  x 2 + 1 − y 2 + 1
 
1  x 2 − y2  |x + y|
=  √  = √
  |x − y| .
x +1+ y +1
2 2 x 2 + 1 + y2 + 1
1
2 |x + y| |x| + |y|
Et : √  √  < 1,
+1+ y +1
x2 2 x + 1 + y2 + 1
2

A  
π 2π x
car : 0  |x| < x 2 + 1 et 0  |y| < y 2 + 1.
−2π −π O B
D’où : | f (x) − f (y)| < |x − y| .
Ainsi, f diminue strictement les distances.

2) On a, pour tout x ∈ R : f (x) = x 2 + 1 > |x|  x,
1) On a : A = πZ∗ , donc A n’est pas bornée, donc n’est pas donc : ∀ x ∈ R, f (x) =
/ x,
compacte. donc f n’a pas de point fixe.
 
1
2) • Puisque B = f −1 ; +∞ , que f est continue et que
2
  1.13 a) • L’implication N1 = N2 ⇒ B1 = B2 est évidente.
1
; +∞ , est fermé dans R, d’après le cours, B est fermée • Réciproquement, supposons B1 = B2 .
2
dans R. Soit x ∈ E tel que x =
/ 0.
• On a, pour tout x ∈ R : 1
∗ Considérons y = x. On a :
  N1 (x)
 sin x 
|x| > 2 ⇒ | f (x)| =    1 < 1 ⇒ x ∈
/ B,  
x  x 2 1 1
N1 (y) = N1 x = N1 (x) = 1 ,
N1 (x) N1 (x)
donc : B ⊂ [−2 ; 2], donc B est bornée.
Ainsi, B est une partie fermée bornée de R, donc B est donc y ∈ B1 = B2 , d’où N2 (y)  1 .
compacte.  
1 1
Mais : N2 (y) = N2 x = N2 (x).
N1 (x) N1 (x)
1
1.11 Supposons, par exemple, que (u n )n∈N est de Cauchy. On a donc : N2 (x)  1, d’où : N2 (x)  N1 (x).
N1 (x)
Soit ε > 0.
∗ Puisque N1 et N2 jouent des rôles symétriques, on a aussi
Puisque d(u n ,vn ) −→ 0, il existe N1 ∈ N tel que : N1 (x)  N2 (x), d’où : N1 (x) = N2 (x).
n∞

ε Enfin, pour x = 0, l’égalité N1 (x) = N2 (x) est triviale.


∀ n  N1 , d(u n ,vn )  .
3 On conclut : N1 = N2 .

22
b) • L’implication N1 = N2 ⇒ B1 = B2 est évidente.
• Réciproquement, supposons B1 = B2 .
Nous allons adopter la même méthode que dans la solution
de a).
Soit x ∈ E tel que x =
/ 0.
1 a xn x
∗ Considérons y = x. On a alors N1 (y) = 1, donc
N1 (x)
/ B1 = B2 , d’où N2 (y)  1 .
y∈
1
Mais N2 (y) = N2 (x), d’où N2 (x)  N1 (x).
N1 (x)
∗ Puisque N1 et N2 jouent des rôles symétriques, on a aussi
N1 (x)  N2 (x), d’où : N1 (x) = N2 (x).
On a, pour tout n ∈ N∗ :
Enfin, pour x = 0, l’égalité N1 (x) = N2 (x) est triviale.   
 1 
On conclut : N1 = N2 . ||xn − a|| =  1 − (x − a)
n
   
1 1
= 1− ||x − a||  1 − r < r,

n n
1.14 a) Soit F un sev de E tel que F =
/ ∅ . Il existe donc
◦ donc : xn ∈ B(a ; r).
a ∈ F , puis r ∈ R∗+ tel que B(a; r) ⊂ F .
D’autre part :
Soit x ∈ E tel que x =/ a.  
 1  1
r ||xn − x|| =  (a − x) = ||x − a|| −→ 0 ,
Notons y = a + (x − a) . n n n∞
2||x − a||
r donc : xn −→ x.
On a alors ||y − a|| = < r, donc y ∈ B(a; r), n∞
2
Ainsi, x est limite d’une suite d’éléments de B(a ; r), donc
d’où y ∈ F.
x ∈ B(a ; r) .
Comme F est un sev et que a et y sont dans F ,
Ceci montre : B (a ; r) ⊂ B(a ; r).
2||x − a||
il en résulte que x − a = (y − a) ∈ F , On conclut : B(a ; r) = B (a ; r).
r
puis x = (x − a) + a ∈ F . b) 1) On a : B(a ; r) ⊂ B (a ; r), d’où, en passant aux intérieurs
Finalement : F = E . et puisque B(a ; r) est ouverte :
 ◦  ◦
b) E 1 et P sont des sev de E , distincts de E , car, par exemple, B(a ; r) = B(a ; r) ⊂ B (a ; r) .
l’application [0; 1] −→ R est dans E et non dans E 1 , et l’ap-
x−→x− 1  2) Nous allons montrer l’autre inclusion en raisonnant sur les
2
plication [0; 1] −→ R est dans E et non dans P. complémentaires, de façon à manipuler des adhérences (au lieu
x−→ 1 d’intérieurs) et à utiliser des suites.
x+1
 
Par contre-apposition du résultat de a), on conclut : Soit x ∈  E B(a ; r) , donc ||x − a||  r .
◦ ◦
E1 = P = ∅.

1.15 a) 1) On a : B(a ; r) ⊂ B (a ; r), d’où, en passant aux


adhérences et puisque B (a ; r) est fermée :
a x xn

B(a ; r) ⊂ B (a ; r) = B (a ; r) .

2) Réciproquement, soit x ∈ B (a ; r).


 
1 1
Notons, pour tout n ∈ N∗ : xn = a+ 1− x.
n n

23
 
1 1 est dérivable et, pour tout t ∈ [2 ; +∞[ :
Notons, pour tout n ∈ N∗ : xn = − a + 1 + x.
n n
On a, pour tout n ∈ N∗ : ϕ (t) = et − 1 > 0 ,
  
 1  donc ϕ est strictement croissante.
||xn − a|| =  1 + (x − a)
n
De plus : ϕ(2) = e2 − 4 > 0 .
   
1 1 ∀ t ∈ [2 ; +∞[, ϕ(t)  0,
= 1+ ||x − a||  1 + r > r, On déduit :
n n
  d’où l’inégalité voulue.
donc xn ∈  E B (a ; r) .
• Soient t ∈ [2 ; +∞[ et f t : [0 ; 1] −→ R, x −→ t l’applica-
D’autre part : tion constante égale à t. On a alors :
   
 1  1
||xn 
− x|| =  (x − a) = ||x − a|| −→ 0 , ∀ t ∈ [2 ; +∞[, f t ∈ A et || f t || = |t| = t ,
n n n∞

donc : xn −→ x. ce qui montre que A n’est pas bornée.


n∞
 
Ainsi, x est limite d’une suite d’éléments de  E B (a ; r) , donc
 
x ∈  E B (a ; r) . 1.17 a) 1) Nous allons montrer que A est une partie fermée
Ceci montre : de E , en utilisant la caractérisation séquentielle des fermés.

     ◦  Soient ( f n )n∈N une suite dans A, f ∈ E tels que f n −→ f dans


n∞
 E B(a ; r) ⊂  E B (a ; r) =  E B (a ; r) ,
(E,||.||∞ ) .
d’où, en passant aux complémentaires : • On a : | f n (0) − f (0|  || f n − f ||∞ −→ 0,
n∞
 ◦
B(a ; r) ⊃ B (a ; r) . donc : f n (0) −→ f (0) .
n∞
 ◦
Finalement : B (a ; r) = B(a ; r) . Mais : ∀ n ∈ N, f n (0) = 1, d’où : f (0) = 1.
• On a :
1.16 1) Nous allons montrer que A est une partie fermée de E    1 
en utilisant la caractérisation séquentielle des parties fermées.  1 1   
 fn − f  =  ( f n − f )

Soient ( f n )n∈N une suite dans A, f ∈ E tels que f n −→ f dans 0 0 0
n∞

(E,||.||∞ ) . 1
 | f n − f |  (1 − 0)|| f n − f ||∞ −→ 0,
On a, pour tout x ∈ [0 ; 1] : 0 n∞

| f n (x) − f (x)|  || f n − f ||∞ −→ 0 , 1 1


n∞
donc : f n −→ f.
n∞
donc : f n (x) −→ f (x) . 0

0

n∞ 1 1
D’autre part : Mais : ∀ n ∈ N, f n = 0, donc : f = 0.
0 0
∀ x ∈ [0 ; 1], ∀ n ∈ N, e fn (x)  2 + f n (x) . On déduit : f ∈ A.
On déduit, par passage à la limite dans une inégalité lorsque On conclut que A est une partie fermée de E .
l’entier n tend vers l’infini :
2) • Soit f ∈ A.
∀ x ∈ [0 ; 1], e f (x)  2 + f (x) ,
On a : || f − 0||∞ = || f ||∞  | f (0)| = 1,
et donc : f ∈ A. donc : d(0,A)  || f − 0||∞  1.
Ceci montre que A est une partie fermée de E .
• L’application f : [0 ; 1] −→ R, x −→ 1 − 2x
2) • Montrons : ∀ t ∈ [2 ; +∞[, et  2 + t.
est dans A et : d(0, f ) = || f ||∞ = 1.
L’application
On conclut : d(0,A) = 1, et cette borne est atteinte, par f
ϕ : [2 ; +∞[−→ R, t −→ ϕ(t) = et − (2 + t) ci-dessus et représentée graphiquement ci-après.
24
y On a :
1
an 2n
gn = 1 ⇐⇒ an − = 1 ⇐⇒ an = .
1 0 2n 2n − 1

On a alors : ∀ n ∈ N∗ , gn ∈ B et :
y = f(x)
2n
||gn − 0||∞ = an = −→ 1 ,
2n − 1 n ∞
1
d’où l’on conclut : d(0,B)  1.
2
O
1 x • Supposons qu’il existe f ∈ B telle que d(0,B) = || f ||∞ .
On a :

1   1
0 || f ||∞ − f = || f ||∞ − f = 1−1 = 0,
0 0

donc, puisque || f ||∞ − f est continue et  0, on a :


|| f ||∞ − f = 0, f = || f ||∞ , f est une constante.
−1 1
Mais f (0) = 0 , donc f = 0, contradiction avec f = 1.
0

b) 1) On montre que B est une partie fermée de E par la même Ceci montre que d(0,B) n’est pas atteinte.
méthode qu’en a) 1).
2) • Soit f ∈ B . On a :
1 1 1.18 a) • D’abord, E est bien un R-ev, et N∞ ,N∞ ,N∞ sont
1= f  | f |  (1 − 0)|| f ||∞ = || f − 0||∞ , définies, car, si f ∈ E , alors f, f , f sont continues sur le seg-
0 0
ment [0 ; 1] , donc sont bornées, d’où l’existence de

donc : d(0,B)  1. N∞ ( f ), N∞ ( f ), N∞ ( f ).

• Considérons, pour tout n ∈ N∗ , l’application Nous allons montrer que N∞ est une norme sur E , les preuves

pour N∞ et N∞ étant analogues et plus simples.
gn : [0 ; 1] −→ R définie, pour tout x ∈ [0 ; 1], par :
 • On a, pour toutes f,g ∈ E :
 1

 nan x si 0  x 
n
( f + g)
gn (x) = , N∞

 1
 an si <x 1
n =|( f + g)(0)| + |( f + g) (0)| + Sup |( f + g) (x)|
1 x∈[0;1]

où an est à calculer pour que gn = 1.    


0
 | f (0)| + |g(0)| + | f (0)| + |g (0)|
y  
+ Sup | f (x)| + |g (x)|
x∈[0;1]
an
   
 | f (0)| + |g(0)| + | f (0)| + |g (0)|
1
+ Sup | f (x)| + Sup |g (x)|
x∈[0;1] x∈[0;1]

 
= | f (0)| + | f (0)| + Sup | f (x)|
x∈[0;1]

 
+ |g(0)| + |g (0)| + Sup |g (x)|
x∈[0;1]


=N∞ ( f ) + N∞ (g).
O 1 1 x
n
25
• On a, pour tout α ∈ R et toute f ∈ E : Il s’ensuit :

N∞ ( fn ) N ( f n )
N∞ (α f ) = |(α f )(0)| + |(α f ) (0)| + Sup |(α f ) (x)| = πn −−−→ + ∞, ∞ = 1 + πn −−−→ + ∞,
x∈[0;1] N∞ ( f n ) n∞ N∞ (f )
n n∞

= |α| | f (0)| + |α| | f (0)| + |α| Sup | f (x)| = |α|N∞ (f).
N∞ ( fn )
x∈[0;1] = πn + π2 n 2 −−−→ + ∞ .
N∞ ( f n ) n∞

• Soit f ∈ E telle que N∞ ( f ) = 0. N∞
( f ) N∞
( f ) N∞ (f)
Ainsi, les rapports , , ne sont pas bor-
On a alors : | f (0)| + | f (0)| + Sup | f (x)| = 0, N∞ ( f ) N∞ ( f ) N∞ ( f )
      x∈[0;1]
0 0    nés lorsque f décrit E − {0} , donc les normes N∞, N∞ , N∞
0 sont deux à deux non équivalentes.

donc f (0) = 0, f (0) = 0, Sup | f (x)| = 0 .
x∈[0;1]


1.19 a) L’application
Il en résulte f = 0. Il existe donc (a,b) ∈ R2 tel que : x
f : E −→ E, x −→ f (x) =
1 + ||x||2
∀ x ∈ [0; 1], f (x) = ax + b .
est continue par opérations sur les applications continues.
 a = 0
f (0) = 0 ||x|| 1
De plus : ⇐⇒ d’où f = 0. b) 1) On a : ∀ x ∈ E, || f (x)|| =  ,
1 + ||x||2 2
f (0) = 0 b=0
t 1 −(1 − t)2

On conclut : N∞ , N∞
, N∞ sont des normes sur E . car : ∀ t ∈ R+ , − =  0.
1+t 2 2 2(1 + t 2 )
 
1
b) 1) • Soit f ∈ E . d’où : f (E) ⊂ B 0 ; .
2
Pour tout x ∈ [0 ; 1], d’après l’inégalité des accroissements finis,  
1
appliquée à f sur [0 ; x], on a : 2) Réciproquement, soit y ∈ B 0 ; .
2
| f (x) − f (0)|  x Sup | f (t)|  1 Sup | f (t)| , Cherchons λ ∈ R pour que f (λy) = y. On a :
t∈[0;x] x∈[0;1] λy
f (λy) = y ⇐⇒ =y
1 + ||λy||2
puis :
   ⇐ ||y||2 λ2 − λ + 1 = 0.
| f (x)| =  f (0) + f (x) − f (0)  Si y = 0, on peut choisir λ = 0.
Supposons y =/ 0. L’équation du second degré précédente, d’in-
 | f (0)| + | f (x) − f (0)| connue λ ∈ R, admet au moins une solution puisque son dis-
1
 | f (0)| + Sup | f (t)| = N∞

( f ). criminant 1 − 4||y||2 est  0, car ||y||  .
2
t∈[0;1]
 
1
Ceci montre : B 0 ; ⊂ f (E).
Il en résulte : N∞ ( f )  N∞

( f ). 2
 

• De même : ∀ f ∈ E, N∞ ( f )  N∞

( f ). On conclut : f (E) = B 0 ;
1
.
2

2) Montrons que les normes N∞ , N∞ , N∞ sont deux à deux Remarque :
non équivalentes : Le résultat est apparent dans le cas E = R muni de la norme
Considérons la suite ( f n )n∈N∗ d’applications de [0 ; 1] dans R |.| usuelle :
définies, pour tout n ∈ N∗ , par : y

∀ x ∈ [0 ; 1], f n (x) = sin (πnx) .

On a, pour tout n ∈ N∗ , f n ∈ E et, pour tout x ∈ [0 ; 1] : 0


1 x
f n (x) = sin (πnx), f n (x) = πn cos (πnx),

f n (x) = −π2 n 2 sin (πnx) , x


Représentation graphique de f : x →
1 + x2
d’où, pour tout n ∈ N∗ :    
1 1 1
On a ici : f (R) = − ; = B 0 ; .
N∞ ( f n ) = 1, N∞ ( fn ) = πn, N∞ ( fn ) = πn + π n .2 2
2 2 2

26
 
1.20 Remarquons d’abord que, pour toute suite réelle bornée ∀N ∈ N, ∃ n ∈ N, n  N et d(u n ,a) > ε .
x = (xn )n , la suite réelle y = (yn )n définie dans l’énoncé est
Ceci permet de construire une extractrice σ telle que :
bornée ; ainsi, ∆ est bien une application de ∞ dans ∞ .
• La linéarité de ∆ est immédiate. ∀n ∈ N, d(u σ(n) ,a) > ε.

• Soient x = (xn )n ∈ , y = (x) = (yn )n . Puisque K est compact, la suite (u σ(n) )n, à éléments dans K,
On a : ∀n ∈ N , admet au moins une valeur d’adhérence b dans K ; il existe donc
|yn | = |xn+1 − xn |  |xn+1 | + |xn |  2||x||∞ , un extractrice τ telle que u σ(τ(n)) −−−→ b .
n∞

donc : || (x)||∞  2||x||∞ . Comme : ∀n ∈ N , d(u σ(τ(n)) ,a) > ε, on obtient, en passant
Ceci montre que ∆, qui déjà est linéaire, est continue, et que : à la limite d(b,a)  ε, et nécessairement a =
/ b.
|||∆|||  2 . Ainsi, (u n )n admet au moins deux valeurs d’adhérence diffé-
• Considérons la suite réelle bornée x = (xn )n définie par : rentes, a et b, contradiction.
∀n ∈ N , xn = (−1)n .
D’une part : ||x||∞ = 1. 1.23 Considérons, pour tout n de N tel que n  2 , l’applica-
D’autre part : ∀n ∈ N , |xn+1 − xn | = 2, tion f n : [0; 1] −→ R définie par :
donc : ||∆(x)||∞ = 2.  1

 1 si 0x 
||∆(x)||∞ 
 2
On a donc : |||∆|||  = 2. 

||x||∞ n+2 1 1 1
f n (x) = −nx + si x +

Finalement : ∆ ∈ LC ( ) et |||∆||| = 2 
 2 2 2 n



 1 1
0 si +  x  1.
1.21 1) L’application 2 n
y
f : R2 −→ R, (x,y) −→ x 2 (x − 1)(x − 3) + y 2 (y 2 − 4)
1
est continue et {0} est fermé dans R, donc E = f −1 ({0}) est
fermé dans R2 , comme image réciproque d’un fermé par une
application continue.
2) Montrons que E est bornée, en utilisant les coordonnées po- fn
laires.

Notons, pour (x,y) ∈ R2 : ρ = x 2 + y 2 .
On a, pour tout (x,y) ∈ R2 : O 1 1+1 1 x
2 2 n
(x,y) ∈ E ⇐⇒ x 4 − 4x 3 + 3x 2 + y 4 − 4y 2 = 0
Il est clair que, pour tout n  2 , f n est continue sur [0; 1].
⇐⇒ x 4 + y 4 = 4x 3 − 3x 2 + 4y 2 ,
1) Montrons que ( f n )n2 est de Cauchy pour || · ||1 .
d’où, pour tout (x,y) ∈ E :
Soient p ∈ N − {0,1}, r ∈ N. On a :
ρ4 = (x 2 + y 2 )2 = x 4 + 2x 2 y 2 + y 4  2(x 4 + y 4 ) 1
 
|| f p+r − f p ||1 =  f p+r (x) − f p (x)dx
= 2(4x 3 − 3x 2 + 4y 2 )  2(4ρ3 + 4ρ2 ) = 8ρ3 + 8ρ2 .
0
En supposant ρ  1, on a donc, si (x,y) ∈ E : 1+ 1
2 p  
ρ  16ρ , d’où : ρ  16.
4 3 = f p (x) − f p+r (x) dx
 1
2
Ceci montre : ∀ (x,y) ∈ E, x 2 + y 2  16,
1+ 1
donc E est bornée. 2 p 1
 f p (x) dx = .
Ainsi, E est une partie fermée bornée de R2 , qui est un evn de
1 2p
2
dimension finie, donc E est compacte.
Il en résulte :

1.22 Raisonnons par l’absurde : supposons que (u n )n n’ad- ∀ε > 0, ∃N ∈ N − {0,1},


mette qu’une seule valeur d’adhérence a, et que (u n )n diverge. ∀ p  N , ∀r ∈ N, || f p+r − f p ||1  ε,
Puisque u n −→
/ a, il existe ε > 0 tel que : et donc ( f n )n2 est de Cauchy pour || · ||1 .
n∞

27
2) Montrons que ( f n )n2 ne converge pas dans Fixons temporairement p tel que p  N .
 
C([0; 1],R),|| · ||1 . Raisonnons par l’absurde : supposons On a, en faisant tendre l’entier q vers l’infini, d’après a) :
qu’il existe f : [0; 1] −→ R continue telle que d(u p ,u q ) −→ f (u p ) ,
|| f n − f ||1 −−−→ 0 . q∞
n∞

• On a : d’où, par passage à la limite dans une inégalité :


∀n  2, f (u p )  ε .
1 1
2   2   Ceci montre, en particulier :
|| f n − f ||1   f n (x) − f (x)dx = 1 − f (x)dx,
0 0
∀ ε > 0, ∃ N ∈ N, f (u N )  ε ,
1
2
d’où : |1 − f (x)|dx = 0 . donc : ∀ ε > 0, ∃ a ∈ E, f (a)  ε,
0
et donc : Inf f (a) = 0.
Puisque x −→ |1 − f (x)| est continue et  0, il en résulte : a∈E
 
1 2) On a :
∀x ∈ 0; , f (x) = 1.
2 ∃ a ∈ E, f (a) = 0
 
1 1
• Soit x0 ∈ ; 1 . On a, pour tout n  2 tel que n  : ⇐⇒ ∃ a ∈ E, d(a,u n ) −−−→ 0
2 1
x0 − n∞
2
1 1 ⇐⇒ ∃ a ∈ E, u n −−−→ a.
 
|| f n − f ||1   f n (x) − f (x) dx = | f (x)| dx, n∞

x0 x0
Ainsi, la borne inférieure en question est atteinte si et seule-
1
ment si la suite (u n )n∈N converge.
d’où : | f (x)| dx = 0.
x0

Il en résulte : ∀x ∈ [x0 ; 1], f (x) = 0, 1.25 Soit (x1 ,x2 ) ∈ (A + B)2 . Il existe (a1 ,a2 ) ∈ A2 ,
 
1 (b1 ; b2 ) ∈ B 2 tels que : x1 = a1 + b1 et x2 = a2 + b2 .
ce qui montre : ∀x ∈ ;1 , f (x) = 0.
2 Puisque A et B sont connexes par arcs, il existe des applica-
  
 si x ∈ 0;
1 tions continues γ,δ : [0; 1] −→ E telles que :

1 2   
On obtient ainsi : f (x) =  , ∀t ∈ [0; 1], γ(t) ∈ A et δ(t) ∈ B

 1
0 si x ∈ ;1
2 γ(0) = a1 , γ(1) = a2 , δ(0) = b1 , δ(1) = b2 .
1
et donc f n’est pas continue en , contradiction. L’application γ + δ : [0; 1] −→ E est continue, et on a :
2
t−→γ(t)+δ(t)


 ∀t ∈ [0; 1], (γ + δ)(t) = γ(t) + δ(t) ∈ A + B
1.24 a) Soit ε > 0. 

Puisque (u n )n∈N est de Cauchy dans (E,||.||), il existe N ∈ N (γ + δ)(0) = γ(0) + δ(0) = a1 + b1 = x1


tel que : ∀ p  N, ∀ q  N , d(u p ,u q )  ε. 
et (γ + δ)(1) = x2 .
On a alors, par l’inégalité triangulaire :
  On conclut que A + B est connexe par arcs.
∀ p  N , ∀ q  N, d(a,u p ) − d(a,u q )  d(u p ,u q )  ε .
Remarque
On peut aussi montrer que A × B est connexe par arcs, puis
Ceci montre que la suite (d(a,u n ))n∈N est de Cauchy dans R.
remarquer que A + B est l’image de A × B par l’application
Comme R est complet, il en résulte que cette suite (d(a,u n ))n∈N continue E × E −→ E , si l’on sait que le produit cartésien de
(x,y)−→x+y
converge dans R, vers un élément dépendant de a et noté f (a).
deux parties connexes par arcs est connexe par arcs
b) 1) Soit ε > 0.
Puisque (u n )n∈N est de Cauchy dans (E,||.||), il existe N ∈ N
tel que : 1.26 a) Soit (x,y) ∈ A2 .
Puisque A est étoilée (par rapport à a), on a :
∀ p  N, ∀ q  N , d(u p ,u q )  ε .
[a ; x] ⊂ A et [a ; y] ⊂ A .

28
 2
L’application γ : [0 ; 1] −→ E définie, pour tout t ∈ [0 ; 1] , Comme x −→ x g(x) est continue et  0, on déduit :

 1
 a + (1 − 2t)(x − a)
 si 0  t   2
2 ∀ x ∈ [0 ; 1], x g(x) = 0 ,
par : γ(t) =

 1
 a + (2t − 1)(y − a) si <t 1
2 puis : ∀ x ∈ ]0 ; 1], g(x) = 0.
est continue sur [0 ; 1] , car : Comme g est continue en 0, il en résulte g = 0.
  On conclut : F ⊥ = {0}.
1
γ(t) −→ a, γ(t) −→ a, γ = a.
t −→ 12 t −→ 21 2 b) On a donc : F ⊕ F ⊥ = F ⊕ {0} = F.
< >
Il est clair que F =
/ E, puisque l’application constante égale
On a : γ(0) = x et γ(1) = y et, pour tout t ∈ [0 ; 1] : à 1 est dans E et n’est pas dans F .

 a + (1 − 2t)(x − a) ∈ [a ; x] ⊂ A On conclut : F ⊕ F ⊥ =
/ E.



 1

 si 0  t 

2 1.28 a) • Existence :
γ(t) =

 a + (2t − 1)(y − a) ∈ [a ; y] ⊂ A

 Soit (x,y) ∈ R2 .



 1
si < t  1. Première méthode :
2
|x + t y|
Ainsi, γ est un chemin continu joignant x et y dans A. L’application f x,y : t −→ , est continue sur R, car
1 + t + t2
le trinôme réel 1 + t + t 2 est de discriminant < 0 , et
x t=0
f x,y (t) −→ 0. Il existe donc t0 ∈ [0 ; +∞[ tel que :
t−→±∞

∀ t ∈ ] − ∞ ; −t0 ] ∪ [t0 ; +∞[, | f x,y (t)|  1 .

a Ensuite, f étant continue sur le segment [−t0 ; t0 ] , d’après un


théorème du cours, f est bornée sur ce segment. Il existe donc
t=1 t=1 A ∈ R+ tel que :
2
y
∀ t ∈ [−t0 ; t0 ], | f x,y (t)|  A .
En notant M = Max (1,A) ∈ R+ , on a donc :
On conclut que A est connexe par arcs.
∀ t ∈ R, | f x,y (t)|  M .
b) L’ensemble D des matrices de Mn (R) diagonalisables dans
Mn (R) est étoilé par rapport à 0.
Ainsi, f x,y est bornée, donc N (x,y) = Sup f x,y (t) existe.
En effet, soient X ∈ D et t ∈ [0 ; 1] . t∈R

−1 Deuxième méthode :
Il existe P ∈ GLn (R),D ∈ Dn (R) telles que X = P D P .
On a alors : Soit (x,y) ∈ R2 . On a, pour tout t ∈ R tel que |t|  1 :

(1 − t)0 + t X = t P D P −1 = P(t D)P −1 . |x + t y| |x| + |t| |y| |x| + |y|


  = |x| + |y| ,
1 + t + t2 1 + t + t2 1
Ceci montre que, si X ∈ D , alors le segment [0 ; X] de Mn (R)
est inclus dans D , donc D est étoilé par rapport à 0. et, pour tout t ∈ R tel que |t|  1 :
D’après a), on conclut que D est connexe par arcs.
|x + t y| |x| + |t| |y| (|x| + |y|)|t|
 
1 + t + t2 1 + t + t2 t2
|x| + |y|
1.27 a) Soit g ∈ F ⊥ . =  |x| + |y|.
|t|
Considérons l’application
|x + t y|
f : [0 ; 1] −→ R, x −→ f (x) = xg(x) . D’où : ∀ t ∈ R,  |x| + |y|.
1 + t + t2
On a f ∈ F , donc : |x + t y|
Ainsi, l’application t ∈ R −→ , est bornée, donc
1 1  2 1 + t + t2
0 =< f ,g >= f (x)g(x) dx = x g(x) dx . N (x,y) = Sup f x,y (t), existe.
0 0 t∈R

29
• On a, pour tous (x,y), (x ,y ) ∈ R2 : y
 
N (x,y) + (x ,y )
3
= N (x + x , y + y )
 
(x + x ) + t (y + y )
= Sup 1
t∈R 1 + t + t2

|x + t y| + |x + t y | B'N(0 ; 1)
 Sup
t∈R 1 + t + t2 3
1 2 1
|x + t y| |x + t y |
 Sup + Sup O 3 x
t∈R 1+t +t 2
t∈R 1 + t + t
2
2
= N (x,y) + N (x ,y ).

• On a, pour tout α ∈ R et tout (x,y) ∈ R2 : 1


 
N α(x,y) = N (αx,αy)
|αx + tαy| |x + t y| 3
= Sup = |α| Sup = |α|N (x,y).
t∈R 1 + t + t2 t∈R 1 + t + t2

• On a, pour tout (x,y) ∈ R2 :


 
|x + t y|
N (x,y) = 0 ⇐⇒ ∀ t ∈ R, = 0
1 + t + t2 b) Les points d’intersection des deux paraboles P et Q ont pour
√ √
  ordonnées − 3 et 3 . L’aire S de B N (0 ; 1) est donnée, par
⇐⇒ ∀ t ∈ R, x + t y = 0 ⇐⇒ (x,y) = (0,0).
exemple, par l’intégrale double :

On conclut que N est une norme sur R2 . √


3  1−
(1−y)2 
4
S= √ dx dy
(1+y)2
b) Soit (x,y) ∈ R2 . On a : − 3 4 −1

√  
(x,y) ∈ B N (0 ; 1)
3
(1 − y)2 (1 + y)2
= √ 1− − + 1 dy
− 3 4 4
⇐⇒ N (x,y)  1

3    √3
3 y2 3 y3
|x + t y| = − dy = y−
⇐⇒ Sup 1 √
− 3 2 2 2 6 √
− 3
t∈R 1 + t + t2
 √ 
|x + t y| 3√ 3 3 √
⇐⇒ ∀ t ∈ R, 1 =2 3− = 2 3.
1 + t + t2 2 6

⇐⇒ ∀ t ∈ R, −(1 + t + t 2 )  x + t y  1 + t + t 2
 1.29 1) Soient λ ∈ [0 ; 1], (x,y) ∈ C 2 .
∀ t ∈ R, t + (1 − y)t + (1 − x)  0
2
⇐⇒ Il existe une suite (xn )n∈N dans C telle que xn −−−→ x , et il
∀ t ∈ R, t 2 + (1 + y)t + (1 + x)  0 n∞

 existe une suite (yn )n∈N dans C telle que yn −−−→ y.


n∞
(1 − y)2 − 4(1 − x)  0
⇐⇒ Puisque C est convexe, on a alors :
(1 + y)2 − 4(1 + x)  0.
∀ n ∈ N, λxn + (1 − λ)yn ∈ C .
Ainsi, B N (0 ; 1) est la partie du plan comprise entre les deux
D’autre part, par opérations sur les suites convergentes :
paraboles :
λxn + (1 − λ)yn −−−→ λx + (1 − λ)y .
P : (y − 1)2 = −4(x − 1), Q : (y + 1)2 = 4(x + 1) . n∞

30
On déduit : λx + (1 − λ)y ∈ C , y
et on conclut que C est convexe. A
◦ 2
2) Soient λ ∈ [0 ; 1], (x,y) ∈ (C ) .
Notons z = λx + (1 − λ)y.
Nous allons montrer : z ∈ C ◦ .
Il existe α > 0 tel que B(x ; α) ⊂ C et il existe β > 0 tel que
B(y,β) ⊂ C . Notons r = Min (α,β) > 0.
On a alors :
B(x ; r) ⊂ B(x ; α) ⊂ C et B(y ; r) ⊂ B(y ; β) ⊂ C . B O x
C
• On a : A = A, B = B, donc A + B = A + B = R × R∗+ ,
u w d’où, dans cet exemple :
v
A+B =
/ A+ B.
x z y

1.31 a) • On a, d’après les propriétés ensemblistes de l’ad-


hérence, B ⊂ B , donc : A ∩ B ⊂ A ∩ B , puis :

Soit u ∈ B(z ; r). A ∩ B⊂ A ∩ B.


Notons v = u + (x − z), w = u + (y − z). • Réciproquement, soit x ∈ A ∩ B .
On a : λv + (1 − λ)w = (u − z) + λx + (1 − λ)y = u. Soit V un voisinage ouvert de x dans E . On a :
D’autre part :
V ∩ (A ∩ B) =
/ ∅.
||v − x|| = ||u − z|| < r et ||w − z|| = ||u − z|| < r ,
Il existe donc y ∈ V ∩ (A ∩ B) = (V ∩ A) ∩ B ⊂ B .
donc : v ∈ B(x,r) ⊂ C et w ∈ B(y,r) ⊂ C. Comme V et A sont ouverts et contiennent y, V ∩ A est un
voisinage ouvert de y, donc : (V ∩ A) ∩ B =
/ ∅.
Ceci montre u ∈ C et on obtient : B(z,r) ⊂ C.
Ceci montre que, pour tout voisinage ouvert V de x dans E ,
Ainsi : ∃ r > 0, B(z,r) ⊂ C, donc z ∈ C ◦ .
on a V ∩ (A ∩ B) = / ∅.
On conclut que C ◦ est convexe.
Il en résulte : x ∈ A ∩ B .
On a montré : A ∩ B ⊂ A ∩ B.
1.30 a) Soit x ∈ A + B .
Finalement : A ∩ B = A ∩ B.
Il existe a ∈ A, b ∈ B tels que : x = a + b.
Il existe une suite (an )n∈N dans A et une suite (bn )n∈N dans B b) Appliquons l’hypothèse à B =  E (A) :
telles que : an −−−→ a et bn −−−→ b. A ∩  E (A) ⊂ A ∩  E (A) = ∅ = ∅ ,
n∞ n∞

On a alors : ∀ n ∈ N, an + bn ∈ A + B,    
d’où : A ⊂  E  E (A) =  E  E (A◦ ) = A◦ ,
et, par addition de suites convergentes :
ce qui montre que A est un ouvert de E .
an + bn −−−→ a + b . c) On peut choisir, dans R usuel :
n∞

Il en résulte : x ∈ A + B. A = ]0 ; 1[ ∪ ]2 ; 4[, B = ]1 ; 3[ .
Ceci montre : A + B ⊂ A + B. On a alors :

b) Prenons, dans E = R2 usuel : A ∩ B = ]2 ; 3[, A ∩ B = ]2 ; 3], A ∩ B = [2 ; 3[,


A = (x,y) ∈ (R∗+ )2 ; x y = 1 , B = R × {0} . A ∩ B = {1} ∪ [2 ; 3], A ∩ B = [2 ; 3] ,

• On a : A + B = R × R∗+ , donc A + B = R × R+ . qui sont deux à deux distincts.


31
0 1 2 3 4 Considérons l’application g : [0; 1] −→ R , qui est de
x−→ex f (x)
A [ [ [ [ 1
classe C sur [0; 1].
On a, pour tout t de [0 ; 1] :
1 3   
B [ [ |g (t)| = et f (t) + f (t)   eν( f ),
puis, pour tout x de [0 ; 1] :
 x 
2 3   x
A ∩B [ [ |g(x)| =  g (t) dt   |g (t)| dt  xeν( f )  eν( f ),
0 0

2 3 d’où : | f (x)| = e−x |g(x)|  |g(x)|  eν( f ).


  
A ∩B [ [ Et : | f (x)| =  f (x) + f (x) − f (x)
 
  f (x) + f (x) + | f (x)|  (1 + e)ν( f ).
2 3 D’où : ∀ x ∈ [0 ; 1], | f (x)| + | f (x)|  (1 + 2e)ν( f ),
A ∩B [ [ donc : N ( f )  (1 + 2e)ν( f ).
On a montré : ∀ f ∈ E, ν( f )  N ( f )  (1 + 2e)ν( f ) ,
1 2 3 donc N et ν sont des normes équivalentes.
A ∩B [ [
1.33 Considérons l’application ϕ : E −→ R définie par :
2 3 ∀ x ∈ E, ϕ(x) = d(x,G) − d(x,F),
A ∩B [ [
et les parties U = ϕ−1 (]0 ; +∞[) , V = ϕ−1 (] − ∞; 0[)
de E .
On sait que, pour toute partie non vide A de E , l’application
1.32 1) Montrons d’abord que N et ν sont des normes sur E . x −→ d(x,A) est continue (et même : 1-lipschitzienne), donc
Pour f ∈ E, N ( f ) et ν( f ) existent dans R car f et f sont conti- ϕ est continue. Comme ]0 ; +∞[ et ] − ∞ ; 0[ sont des ouverts
nues sur le segment [0; 1], donc bornées. de R, il en résulte que U et V sont des ouverts de E .
Les propriétés, pour tous α de R, f,g de E : Soit x ∈ F. D’une part, d(x,F) = 0. D’autre part, x ∈
/ G (car
F ∩ G = ∅ ) et G est fermé, donc d(x,G) > 0. Il en résulte
N (α f ) = |α|N ( f ), ν(α f ) = |α|ν( f ) ϕ(x) > 0 , c’est-à-dire x ∈ U . Ceci montre : F ⊂ U.
De même : G ⊂ V .
N ( f + g)  N ( f ) + N (g), ν( f + g)  ν( f ) + ν(g)
Enfin, il est clair que U ∩ V = ∅.
sont immédiates.
Soit f ∈ E . 1.34 (i) ⇒ (ii) :
Si N ( f ) = 0 , alors Sup | f (x)| = 0, donc f = 0. Supposons f continue. Soit A ∈ P(E).
x∈[0;1]
Soit y ∈ f (A) ; il existe x ∈ A tel que y = f (x) . Puisque
Supposons ν( f ) = 0 . Alors f + f = 0, donc il existe λ ∈ R
x ∈ A , il existe une suite (an )n dans A convergeant vers x.
tel que :  
Comme f est continue en x, la suite f (an ) n converge vers
∀x ∈ [0; 1], f (x) = λe−x . f (x) , donc y ∈ f (A), et ainsi : f (A) ⊂ f (A) .
Comme f (0) = 0 , on déduit λ = 0, puis f = 0. (ii) ⇒ (iii) :
Ainsi, N et ν sont des normes sur E . Supposons : ∀ A ∈ P(E), f (A) ⊂ f (A) .
2) Soit f ∈ E . On a : Soit B ∈ P(F).
  On a, pour toute partie X de E : X ⊂ f −1 ( f (X)),
∀x ∈ [0; 1],  f (x) + f (x)  | f (x)| + | f (x)|  N ( f ),   
donc : f −1 (B) ⊂ f −1 f f −1 (B) .
d’où : ν( f )  N ( f ) . En appliquant l’hypothèse à A = f −1 (B), on obtient d’autre
3) Soit f ∈ E . part :

32
    Comme T est déjà linéaire, il en résulte que T est continue, donc
f f −1 (B) ⊂ f f −1 (B) ⊂ B,
   T ∈ LC ( ∞ ), et que : |||T |||  1 .
d’où : f −1 f f −1 (B) ⊂ f −1 (B) ,
• Pour u = (1)n1 , suite constante égale à 1, on a u ∈ ∞ et :
et finalement : f −1 (B) ⊂ f −1 (B) . 1
||T (u)||∞ = Sup = 1 = ||u||∞ ,
n 1 n
(iii) ⇒ (iv) :
||T (u)||∞
d’où : = 1, et donc : |||T |||  1 .
Supposons : ∀ B ∈ P(F) , f −1 (B) ⊂ f −1 (B) . ||u||∞
Soit B ∈ P(F). On conclut : |||T ||| = 1 .
On a : b) • Soit u = (u n )n1 ∈ ∞ . On a :
◦        
f −1 ( B ) = f −1  F  F (B) =  E f −1  F (B) . u ∈ Ker (T ) ⇐⇒ T (u) = 0 ⇐⇒ ∀ n  1,
un
=0
n
En appliquant l’hypothèse à  F (B), on obtient d’autre part :  
⇐⇒ ∀ n  1, u n = 0 ⇐⇒ u = 0 .
   
f −1  F (B) ⊂ f −1  F (B) , Ceci montre : Ker (T ) = {0} , donc T est injective.
   • On a :

d’où : f −1 ( B ) ⊂  E f −1  F (B)
Im (T )
   ◦  ◦
= E f −1  F (B) = f −1 (B) . = v ∈ ∞ ; ∃ u ∈ ∞ , T (u) = v

(iv) ⇒ (i) : = v = (vn )n1 ∈ ∞ ;
◦  ◦
Supposons : ∀ B ∈ P(F) , f −1 ( B ) ⊂ f −1 (B) . 
un
Soit U un ouvert de F . On a alors : ∃ u = (u n )n1 ∈ ∞ , ∀ n  1, vn =
n
o  ◦   
f −1 (U ) = f −1 (U ) ⊂ f −1 (U ) , = v = (vn )n1 ∈ ∞ ; vn = O
1
 ◦ n∞ n
d’où f −1 (U ) = f −1 (U ) ,   
∗ 1
c’est-à-dire que f −1 (U ) est ouvert. = v = (vn )n1 ∈ RN ; vn = O .
n∞ n
Ceci montre que f est continue.
Ainsi, Im (T ) est l’ensemble des suites réelles dont le terme
 
1
général est un O , lorsque l’entier n tend vers l’infini.
1.35 a) • Soit u = (u n )n1 ∈ ∞ . n
 
 u n  |u n | Comme la suite constante égale à 1 est dans ∞ mais n’est pas
On a : ∀ n  1,   =  |u n |  ||u||∞ ,  
n n 1
un O , donc n’est pas dans Im (T ), on conclut que T n’est
  n
un
donc ∈ ∞ , ce qui montre que T est correctement pas surjective.
n n1
définie.
1.36 • L’application φ est linéaire, car, pour tout α ∈ R et tout
• On a, pour tout α ∈ R et toutes suites u = (u n )n1 , ( f,g) ∈ E 2 :
v = (vn )n1 ∈ ∞ :

p
  φ(α f + g) = λk (α f + g)(ak )
αu n + vn
T (αu + v) = k=1
n n 1  p 
p
  v  =α λk f (ak ) + λk g(ak ) = αφ( f ) + φ(g).
un n
=α + = αT (u) + T (v), k=1 k=1
n n1 n n1
• On a, pour toute f ∈ E :
donc T est linéaire.  
 p 

|φ( f )| =  λk f (ak )
 u 
 n
• On a vu : ∀ u ∈ ∞ , ∀ n  1,    ||u||∞ , k=1

p 
p 
n
 |λk | | f (ak )|  |λk | || f ||∞ .
donc : ∀ u ∈ ∞ , ||T (u)||∞  ||u||∞ . k=1 k=1

33

p
Pour chaque n de N, il existe xn ∈ F et yn ∈ K tels que
En notant M = |λk | ∈ R+ , on a donc :
k=1
z n = xn + yn . La suite (yn )n, à éléments dans le compact K,
admet au moins une valeur d’adhérence y dans K ; il existe donc
∀ f ∈ E, |φ( f )|  M || f ||∞ . une extractrice σ telle que yσ(n) −−−→ y .
n∞
Ceci montre que φ, qui est déjà linéaire, est continue, donc Comme : ∀ n ∈ N, xσ(n) = z σ(n) − yσ(n) ,
φ ∈ LC (E,R), et que : |||φ|||  M.
on déduit : xσ(n) −−−→ z − y , et donc : z − y ∈ F = F.
• Il existe f ∈ E telle que : n∞
  z = (z − y) + y ∈ F + K .
 1 si λk  0 On obtient ainsi :
 ∀ k ∈ {1,. . . , p}, f (ak ) =
 −1 si λk < 0
 1.38 1) Unicité
∀ x ∈ [0 ; 1], | f (x)|  1.
Soient x,y deux points fixes de f : f (x) = x et f (y) = y.
En effet, en supposant, par exemple, a1 < . . . < a p , il suffit de
Si x =
/ y, on obtient, d’après l’hypothèse, d(x,y) < d(x,y),
prendre f valant 1 en les ak tels que λk  0 , valant −1 en les
    contradiction ; donc x = y.
ak tels que λk < 0, joignant ak , f (ak ) et ak+1 , f (ak+1 )
2) Existence
par un segment, et convenablement complétée entre 0 et a1
(si a1 =
/ 0 ) et entre a p et 1 (si a p =
/ 1). Raisonnons par l’absurde ; supposons : ∀ x ∈ K, f (x) =
/ x.
Considérons l’application ϕ : K −→ R .
x−→d(x, f (x))
y
Puisque f : K −→ K et d : K × K −→ R sont continues,
ϕ est continue. Ainsi, ϕ est continue sur le compact K et à va-
1 leurs > 0 ; il existe donc z ∈ K tel que :
y = f(x)
ϕ(z) = Inf ϕ(x).
x∈K

Comme f (z) =/ z, on a, par l’hypothèse :


     
ϕ f (z) = d f 2 (z), f (z) < d f (z),z = ϕ(z),

a3 contradiction.
O a1 a2 x
1

1.39 (i) ⇒ (ii) :


Supposons que l’image réciproque par f de tout compact de R
Exemple : est un compact de R.
p=3 Soit A ∈ R∗+ . Puisque [−A ; A] est un compact de R ,
0 < a1 < a2 < a3 < 1 f −1 ([−A ; A]) est un compact de R, donc est bornée. Il existe
1
donc B ∈ R∗+ tel que :
λ1  0 , λ2  0 , λ3 < 0.
f −1 ([−A ; A]) ⊂ [−B ; B] .
On a alors || f ||∞ = 1 et :

p 
p On obtient, pour tout x ∈ R :
φ( f ) = λk f (ak ) = |λk | = M ,
k=1 k=1
|x| > B ⇒ x ∈ / f −1 ([−A ; A])
/ [−B ; B] ⇒ x ∈
⇒ f (x) ∈
/ [−A ; A] ⇐⇒ | f (x)| > A .
φ( f )
donc = M, d’où : |||φ|||  M.
|| f ||∞ On a montré :
p 
x < −B ⇒ | f (x)| > A
On conclut : |||φ||| = |λk |. ∀ A > 0, ∃ B > 0, ∀ x ∈ R,
k=1 x > B ⇒ | f (x)| > A,

1.37 Nous allons montrer que F + K est fermée dans E en et on conclut : lim | f | = +∞ et lim | f | = +∞.
−∞ +∞
utilisant une caractérisation séquentielle.
(ii) ⇒ (iii) :
Soit (z n )n une suite dans F + K, convergeant vers un élément
z de E . Supposons : lim | f | = +∞ et lim | f | = +∞.
−∞ +∞

34
Soit A ∈ R∗+ . Il existe B ∈ R∗+ tel que : On a, pour tout n ∈ N :

∀ x < −B, | f (x)| > A , d(xσ(n) , f )  d(xσ(n) , f σ(n) ) + d( f σ(n) , f )

c’est-à-dire :  r + d( f σ(n) , f ),
  d’où, en passant à la limite lorsque l’entier n tend vers l’infini :
∀ x ∈ ] − ∞ ; −B[, f (x) < −A ou f (x) > A .
d(x, f )  r, et donc f ∈ B (x ; r) ⊂ F .
S’il existe (x1 ,x2 ) ∈ ] − ∞ ; −B[2 tel que f (x1 ) < −A et On conclut que F est fermé dans E .
f (x2 ) > A, alors, comme f est continue sur ] − ∞ ; −B[ ,
d’après le théorème des valeurs intermédiaires, il existerait
x3 ∈] − ∞ ; −b[ tel que f (x3 ) = 0, contradiction. 1.41 Puisque (u n )n∈N est bornée, il existe M ∈ R+ tel que :
On a donc : ∀ n ∈ N, ||u n ||  M.

    1) Montrons que V n’est pas vide.


∀ x < −B, f (x) < −A ou ∀ x < −B, f (x) > A , Puisque la boule fermée B (0 ; M) est une partie fermée bor-
née de l’evn E de dimension finie, B (0 ; M) est compacte. La
et on conclut : lim f = −∞ ou lim f = +∞. suite (u n )n∈N admet donc au moins une valeur d’adhérence, donc
−∞ −∞

De même : lim f = −∞ ou lim f = +∞. V =/ ∅.


+∞ +∞
2) Montrons que V est bornée.
(iii) ⇒ (i) : Soit v ∈ V .
Supposons : lim f = −∞ ou lim f = +∞ Il existe une extractrice σ telle que u σ(n) −−−→ v.
−∞ −∞ n∞

et : lim f = −∞ ou lim f = +∞. En particulier, il existe N ∈ N tel que : ||u σ(N ) − v||  1.
+∞ +∞

Il est clair qu’alors : lim | f | = +∞ ou lim | f | = +∞, On a donc, par l’inégalité triangulaire :
−∞ +∞
||v||  ||v − u σ(N ) || + ||u σ(N ) ||  1 + M .
c’est-à-dire : (iii) ⇒ (ii).
Soit K un compact de R. Alors, K est borné, donc il existe Ceci montre que V est bornée.
A ∈ R∗+ tel que : K ⊂ [−A ; A] . 3) Montrons que V est fermée, en montrant que son complé-
mentaire dans E est ouvert.
D’après l’hypothèse, il existe B ∈ R∗+ tel que, pour tout
x ∈R: |x| > B ⇒ | f (x)| > A, Soit x ∈  E (V ).
d’où, par contraposition, pour tout x ∈ R : Puisque x n’est pas valeur d’adhérence de (u n )n∈N , il existe

ε > 0 tel que l’ensemble n ∈ N ; u n ∈ B(x ; ε) soit fini. Il


x ∈ f −1 (K ) ⇒ f (x) ∈ K ⇒ | f (x)|  A
est clair alors que, pour tout y ∈ B(x ; ε) , l’ensemble
⇒ |x|  B ⇐⇒ x ∈ [−B ; B].  

n ∈ N ; u n ∈ B y,ε − d(x,y) , est fini, car cet ensemble est


Ceci montre : f −1 (K ) ⊂ [−B ; B], donc f −1 (K ) est borné. inclus dans le précédent, donc y n’est pas valeur d’adhérence
D’autre part, puisque f est continue et que K est fermé (car com- de (u n )n∈N , d’où y ∈  E (V ).
pact), f −1 (K ) est fermé. Ceci montre : B(y ; ε) ⊂  E (V ), et donc  E (V ) est ouvert
−1
Ainsi, f (K ) est un fermé borné de R, donc, d’après le cours, dans E , V est fermé dans E .
f −1 (K ) est un compact de R. Ainsi, V est une partie non vide, fermée et bornée de l’evn E de
dimension finie, donc V est une partie compacte non vide de E.

1.40 Nous allons montrer que F est fermé dans E en utili- 1.42 Raisonnons par l’absurde : supposons qu’il existe une
sant la caractérisation séquentielle des fermés. application f : [0 ; 1]2 −→ [0 ; 1] continue bijective.
Soit ( f n )n∈N une suite dans F , f ∈ E telle que f n −−−→ f.
n∞ Il est clair qu’il existe alors a,b,c ∈ [0 ; 1]2 tels que, par
 exemple : f (a) < f (b) < f (c).

Pour chaque n ∈ N , puisque f n ∈ F = B (x ; r), il existe
x∈K Il est clair qu’il existe au moins un chemin continu γ joignant
xn ∈ K tel que f n ∈ B (xn ; r). a et c, dans [0 ; 1]2 , sans passer par b. C’est-à-dire qu’il existe
Puisque K est compact et que (xn )n∈N est à termes dans K, il une application γ : [0 ; 1] −→ [0 ; 1]2 continue telle que :
existe une extractrice σ et x ∈ K tels que : xσ(n) −−−→ x. 
n∞
γ(0) = a, γ(1) = c
Comme f n −−−→ f, par suite extraite : f σ(n) −−−→ f. ∀ t ∈ [0 ; 1], γ(t) =
/ b.
n∞ n∞

35
1 En particulier, ceci montre que, pour toute f ∈ E , la racine car-
rée proposée dans l’énoncé existe.
a
• Avec les mêmes notations, supposons ϕ( f, f ) = 0. On a alors :
f f(a) f(b) f(c)
  2
γ
c f (0) 2 3 f (0)
0 1 f (1) − + = 0,
f °γ
b   2    4 
0 0

f (0)
1
donc : f (1) − = 0 et f (0) = 0,
0 2
Par composition, f ◦ γ : [0 ; 1] −→ [0 ; 1] est continue, et d’où : f (0) = 0 et f (1) = 0,
[0 ; 1] est connexe par arcs, donc (théorème du cours), 1
( f ◦ γ)([0 ; 1]) est connexe par arcs. puis : f 2 = ϕ( f, f ) − f (0) f (1) = 0 − 0 = 0.
   0
( f ◦ γ)(0) = f γ(0) = f (a)
Mais : Comme f 2 est continue et  0, on déduit f 2 = 0, puis f = 0,
( f ◦ γ)(1) = f γ(1) = f (c),
donc f est constante, puis f = f (0) = 0.
donc : ( f ◦ γ)([0 ; 1]) ⊃ [ f (a) ; f (c)] f (b). Ceci montre que ϕ est un produit scalaire sur E, et Nest la norme
Il existe donc u ∈ [0 ; 1] tel que : ( f ◦ γ)(u) = f (b). associée à ϕ, donc N est une norme sur E .
 
On a ainsi f γ(u) = f (b) d’où, puisque f est injective,
γ(u) = b, contradiction avec b ∈ / γ([0 ; 1]). 1.44 On a, par l’inégalité triangulaire, en intercalant par
x x y
exemple , entre , et :
On conclut qu’il n’existe pas d’application continue injective ||y|| ||x|| ||y||
de [0 ; 1]2 dans [0 ; 1] .  
 x y 
 −
 ||x|| ||y|| 
1.43 Nous allons montrer que N est la norme associée à un
   
produit scalaire.  x x   x y 
  − + −
Considérons l’application ϕ : E × E −→ R définie, pour tout ||x|| ||y||   ||y|| ||y|| 
( f,g) ∈ E × E, par :  
1  1
 1  1
1  = − ||x|| + ||x − y||
ϕ( f,g) = f g + f (0)g(1) + f (1)g(0) , ||x|| ||y||  ||y||
0 2  
||y|| − ||x|| 1
obtenue à partir de N en « dédoublant » le rôle de f dans = + ||x − y||
 2 ||y|| ||y||
N( f ) .
• Il est clair que ϕ est symétrique et est linéaire par rapport à ||y − x|| 1 2 ||x − y||
la deuxième place.  + ||x − y|| = .
1 ||y|| ||y|| ||y||
• Soit f ∈ E . On a : ϕ( f, f ) = f 2 + f (0) f (1).
0 Par rôles symétriques, on a aussi :
En utilisant l’inégalité de Cauchy et Schwarz pour des intégrales,  
 x y  2 ||x − y||
on a : 
 ||x|| − ||y||   .
 2  1 2 ||x||
f (1) − f (0) = f
 
0
 1  1  1  x y  2 ||x − y||
On conclut :  −  .
 12 f 2 = f 2 . ||x|| ||y||  Max (||x||,||y||)
0 0 0
d’où :
1 1.45 a) Soient x ∈ E et Ω un voisinage ouvert de x dans E .
ϕ( f, f ) = f 2 + f (0) f (1)
0 Puisque U = E, on a : Ω ∩ U =
/ ∅.
2
 f (1) − f (0) + f (0) f (1) Il existe donc au moins un élément y dans Ω ∩ U. Comme
 2  2 Ω ∩ U est ouvert et contient y, Ω ∩ U est un voisinage de y
= f (1) − f (0) f (1) + f (0)
   2 dans E . Puisque V = E, on a alors (Ω ∩ U ) ∩ V = / ∅, c’est-
f (0) 2 3 f (0)
= f (1) − +  0. à-dire Ω ∩ (U ∩ V ) =/ ∅. Ceci montre que, pour tout voisinage
2 4
ouvert de x dans E , Ω ∩ (U ∩ V ) =
/ ∅, donc x ∈ U ∩ V .

36
Finalement : U ∩ V = E. On a alors f ∈ E , f =
/ 0, et f ϕ = 0 donc Nϕ ( f ) = 0.
b) Passer aux complémentaires dans le résultat de a) : Ceci montre que Nϕ n’est pas une norme sur E .
◦ ◦ Finalement, Nϕ est une norme sur E si et seulement si
F = G = ∅ ⇐⇒  E (F) =  E (G) = E  −1 ◦
ϕ ({0}) = ∅ .
⇒  E (F) ∩  E (G) = E
b) Soit ϕ ∈ E.
⇐⇒  E (F ∪ G) = E ⇐⇒ (F ∪ G) = ∅. ◦
b) 1) Supposons ϕ−1 ({0}) = ∅, c’est-à-dire :
∀ x ∈ [0; 1], ϕ(x) =
/ 0.
1.46 a) Soit ϕ ∈ E.  −1 ◦
Alors, ϕ ({0}) = ∅ , donc, d’après a), Nϕ est une norme
Puisque f ϕ est continue sur le segment [0; 1], f ϕ est bornée,
sur E .
et donc Nϕ ( f ) existe dans R.
On a : ∀ f ∈ E, Nϕ ( f ) = || f ϕ||∞  || f ||∞ ||ϕ||∞ .
On a, pour tous α de R et f,g de E :
D’autre part, puisque ϕ ∈ E et que ϕ ne s’annule en aucun point,
Nϕ (α f ) = ||α f ϕ||∞ = |α| || f ϕ||∞ = |α|Nϕ ( f ) 1
    existe dans E , d’où :
Nϕ ( f + g) = ( f + g)ϕ∞ =  f ϕ + gϕ∞ ϕ
 
 || f ϕ||∞ + ||gϕ||∞ = Nϕ ( f ) + Nϕ (g). 1 

∀ f ∈ E, || f ||∞ =  f ϕ 
 ◦ ϕ ∞
1) Supposons ϕ−1 ({0}) = ∅ .    
1 1
Soit f ∈ E telle que Nϕ ( f ) = 0 ; on a donc f ϕ = 0.

   || f ϕ||∞ =   Nϕ ( f ).

ϕ ∞ ϕ ∞
Supposons f = / 0. Il existe x0 ∈ [0; 1] tel que f (x0 ) =
/ 0.
On a montré :
Puisque f est continue en x0 , il existe un intervalle I, inclus   −1
dans [0; 1] et de longueur > 0 , tel que : ∀ x ∈ I, f (x) =/ 0. 1
∀ f ∈ E,  
ϕ || f ||∞  Nϕ ( f )  ||ϕ||∞ || f ||∞ ,
On a alors : ∀ x ∈ I, ϕ(x) = 0 , ∞
 ◦ et donc Nϕ et || · ||∞ sont équvalentes sur E .
ce qui contredit ϕ−1 ({0}) = ∅ .
Ceci montre f = 0, 2) Réciproquement, supposons que Nϕ et || · ||∞ soient des
  normes sur E équivalentes.
donc : ∀ f ∈ E, Nϕ ( f ) = 0 ⇒ f = 0 ,  ◦
D’après a), on a déjà ϕ−1 ({0}) = ∅ .
et finalement, Nϕ est une norme sur E .
 ◦ Supposons ϕ−1 ({0}) = / ∅. Il existe donc x0 ∈ ϕ−1 ({0}), c’est-
2) Supposons ϕ−1 ({0}) = / ∅.
à-dire tel que ϕ(x0 ) = 0 .
 −1 ◦
Alors ϕ ({0}) , étant un ouvert non vide de [0 ; 1], contient Soit n ∈ N∗ . Puisque ϕ est continue en x0 et que ϕ(x0 ) = 0 ,
au moins un intervalle [α; β] tel que α < β. On a ainsi : il existe η > 0 tel que :
∀ x ∈ [α; β], ϕ(x) = 0 . 1
∀ x ∈ [x0 − η; x0 + η] ∩ [0; 1], |ϕ(x)|  .
Considérons l’application f : [0; 1] −→ R définie par : n
 Considérons l’application f n : [0; 1] −→ R définie par :
 0 si 0  x  α ou β  x  1



 α+β  0  x  x0 − η
f (x) = x −α si αx  
 0 si
 2 
 ou x0 + η  x  1
 


  x −x +η
 α+β
x0 − η  x  x0
0
β−x si  x  β. f n (x) = si
2 
 η




 x0 + η − x si x0  x  x0 + η.
y η

On a alors f n ∈ E, || f n ||∞ = 1 , et, pour tout x de [0; 1] :


β -- α
f 
2
 | f n (x)ϕ(x)|  |ϕ(x)|  1 si |x − x0 |  η
O α α+β β 1 x n

2 f n (x)ϕ(x) = 0 si |x − x0 |  η,

37
1 On conclut, par récurrence sur n :
donc : Nϕ ( f n ) = || f n ϕ||∞ 
.
n
∀ n ∈ N, u ◦ v n+1 − v n+1 ◦ u = (n + 1)v n .
Ainsi, || f n ||∞ −−−→ 1 et Nϕ ( f n ) −−−→ 0, donc || · ||∞ et Nϕ
n∞ n∞
ne sont pas équivalentes. b) Rappelons que LC (E) est un espace vectoriel normé, pour
la norme |||.||| définie, pour tout f ∈ LC (E), par :
y
||| f ||| = Sup || f (x)|| ,
||x||1

1 et que cette norme est sous-multiplicative, c’est-à-dire que :


y = fn(x)
∀ f,g ∈ LC (E), |||g ◦ f |||  |||g||| ||| f ||| .

On a donc, pour tout n ∈ N :


(n + 1)|||v n |||

= |||(n + 1)v n ||| = |||u ◦ v n+1 − v n+1 ◦ u|||

 |||u ◦ v n+1 ||| + |||v n+1 ◦ u|||


y = ϕ(x)
 |||u||| |||v n ||| |||v||| + |||v n ||| |||v||| |||u|||
1
n
= 2 |||u||| |||v||| |||v n |||.
x0 − n x0 x0 + n c) • Si, pour tout n ∈ N, v n =
/ 0 , alors on déduit :
O
1 x
∀ n ∈ N, n + 1  2 |||u||| |||v||| ,

1 contradiction.
n
• Il existe donc n ∈ N tel que v n = 0 .
L’ensemble {n ∈ N ; v n = 0} est une partie non vide de N, donc
admet un plus petit élément, noté n 0.
Comme v 0 = e = / {0}, on a : n 0  1.
/ 0, car E =
Finalement, Nϕ et || · ||∞ sont des normes équivalentes si et Appliquons la formule de a) à n 0 − 1 à la place de n :
seulement si ϕ−1 ({0}) = ∅.
u ◦ v n0 − v n0 ◦ u = n 0 v n0 −1 .

Comme v n0 = 0 et n 0 = / 0, on déduit v n0 −1 = 0, contradiction


1.47 a) Récurrence sur n. avec la définition de n 0.

• La propriété est vraie pour n = 0, par hypothèse : On déduit une contradiction et on conclut qu’il n’existe pas (u,v)
convenant.
u ◦ v − v ◦ u = v = 1v 0 . Autrement dit :
 2
• Supposons que la propriété soit vraie pour un n ∈ N fixé : ∀ (u,v) ∈ LC (E) , u ◦ v − v ◦ u =
/ e.

u ◦ v n+1 − v n+1 ◦ u = (n + 1)v n .


1.48 Soit F un fermé de C. Nous allons montrer que P(F)
On a alors : est un fermé de C en utilisant la caractérisation séquentielle
des fermés.
u ◦ v n+2 − v n+2 ◦ u
Soient (Z n )n∈N une suite dans P(F) , Z ∈ C tel que
= (u ◦ v n+1
−v n+1
◦ u) ◦ v + v n+1
◦u◦v−v n+2
◦u Z n −−−→ Z. Par définition de P(F), pour chaque n ∈ N , il
n∞
existe alors z n ∈ F tel que : Z n = P(z n ).
= (u ◦ v n+1 − v n+1 ◦ u) ◦ v + v n+1 ◦ (u ◦ v − v ◦ u)
Puisque Z n −−−→ Z, (Z n )n∈N est bornée.
n∞
= (n + 1)v ◦ v + v
n n+1
◦ e = (n + 2)v n+1
,
Il existe donc M ∈ R+ tel que : ∀ n ∈ N, |Z n |  M.
ce qui montre la propriété pour n + 1. • Montrons que (z n )n∈N est bornée.

38

Si P est un polynôme constant, égal à un complexe α, alors Ainsi : x ∈ f (F), et on obtient : f (Fn ) ⊂ f (F).
P(F) = {α} , qui est un fermé de C. n∈N
  
On peut donc supposer que P n’est pas constant, c’est-à-dire :
On conclut : f Fn = f (Fn ).
deg (P)  1. On a alors : |P(z)| −→ +∞. n∈ N n∈N
|z|−→+∞

Il existe donc A ∈ R+ tel que :


  1.50 a) Soient x,y des points fixes de f. On a alors :
∀ z ∈ C, |z|  A ⇒ |P(z)| > M .
||x − y|| = || f (x) − f (y)||  k||x − y|| ,
On a donc, par contraposition : ∀ n ∈ N, |z n |  A,
ce qui montre que (z n )n∈N est bornée. d’où : (1 − k) ||x − y||  0 .
  
>0
• Puisque (z n )n∈N est bornée et à termes dans C qui est un es-
pace vectoriel normé de dimension finie, il existe une extrac- On déduit ||x − y||  0, puis ||x − y|| = 0 et donc x = y.
trice σ et un élément u de C tels que : z σ(n) −−−→ u. De plus, Ceci montre l’unicité d’un (éventuel) point fixe de f.
n∞
comme (z n )n∈N est à termes dans F et que F est fermé, on a : Ou encore : f admet au plus un point fixe.
u ∈ F. b) 1) Montrons que (u n )n∈N est de Cauchy dans F .
Comme P est continue sur C, il en résulte : On a, pour tout n ∈ N∗ :
P(z σ(n) ) −−−→ P(u) .
n∞ ||u n+1 − u n || = || f (u n ) − f (u n−1 )||  k||u n − u n−1 || ,

Mais, puisque P(z n ) = Z n −−−→ Z , par suite extraite : d’où, par une récurrence immédiate :
n∞
∀ n ∈ N, ||u n+1 − u n ||  k n ||u 1 − u 0 || .
P(z σ(n) ) −−−→ Z .
n∞
On en déduit, pour tout ( p,r) ∈ N × N∗ :
On déduit, par unicité de la limite : Z = P(u) ∈ P(F).
On conclut, par la caractérisation séquentielle des fermés, que ||u p+r − u p ||
P(F) est un fermé de C.    
 r−1  r−1
=  (u p+i+1 − u p+i )  ||u p+i+1 − u p+i ||
 i=0 i=0
1.49 Notons F = Fn .

r−1 
r−1
n∈N
 k p+i ||u 1 − u 0 || = k p ||u 1 − u 0 || ki
1) On a : ∀ n ∈ N, F ⊂ Fn , i=0 i=0

donc : ∀ n ∈ N, f (F) ⊂ f (Fn ), 1−k ||u − u 0 ||


r
 = k p ||u 1 − u 0 ||  kp 1 .
puis : f (F) ⊂ f (Fn ). 1−k 1−k
n∈N
 Soit ε > 0 fixé.
2) Réciproquement, soit x ∈ f (Fn ).
n∈N Comme k ∈ [0 ; 1[, on a k p −−−→ 0 . Il existe donc N ∈ N tel
n∞
Pour chaque n ∈ N , il existe xn ∈ Fn tel que x = f (xn ) . ||u 1 − u 0 ||
Puisque K est compacte et que la suite (xn )n∈N est à termes que : ∀ p  N , k p
 ε.
1−k
dans K (car xn ∈ Fn ⊂ K), il existe une extractrice σ et y ∈ K
On a montré :
tels que xσ(n) −−−→ y .
n∞
∀ ε > 0, ∃ N ∈ N, ∀ ( p,r) ∈ N × N∗ , ||u p+r − u p ||  ε ,
Soit N ∈ N. On a : ∀ n  N, xσ(n) ∈ Fσ(n) ⊂ Fσ(N ) .
Comme xσ(n) −−−→ y et que Fσ(N ) est fermé, il en résulte : donc la suite (u n )n∈N est de Cauchy dans F .
n∞
2) Comme F est complet et que (u n )n∈N est de Cauchy
y ∈ Fσ(N ). De plus, comme σ est strictement croissante et que
dans F , (u n )n∈N converge vers un élément de F .
(Fn )n∈N est décroissante (pour l’inclusion), on a alors : y ∈ FN .
Puisque f est continue sur F (car lipschitzienne), on a alors :
Ceci montre : ∀ N ∈ N, y ∈ FN ,
 u n+1 = f (u n ) −−−→ f ( ).
n∞
donc : y ∈ Fn = F.
n∈N Mais d’autre part, comme u n −−−→ , par suite extraite :
n∞
Enfin, comme xσ(n) −−−→ y et que f est continue, on a f (u n ) = u n+1 −−−→ .
n∞ n∞
x = f (xσ(n) ) −−−→ f (y), donc x = f (y) .
n∞ Par unicité de la limite, on déduit f ( ) = .

39
On conclut que (u n )n∈N converge et que sa limite est un point On a alors en particulier :
fixe de f.
< z 1 ,x − z 1 > = 0, < z 2 ,x − z 1 > = 0,
c) D’après a) et b), on conclut que f admet un point fixe et un
seul. < z 1 ,x − z 2 > = 0,< z 2 ,x − z 2 > = 0,

d’où :
1.51 Considérons E = {(x,y) ∈ I ; x < y} et l’application
2
||z 1 ||2 = < x,z 1 >, < z 2 ,z 1 > = < z 2 ,x >,
f (x) − f (y) < z 1 ,z 2 > = < z 1 ,x >, ||z 2 ||2 = < z 2 ,x >,
τ : E −→ R, (x,y) −→ .
x−y
puis :
1) Il est clair que E , qui est un triangle (certains bords exclus) ||z 1 − z 2 ||2 = ||z 1 ||2 − < z 1 ,z 2 > − < z 2 ,z 1 > +||z 2 ||2 = 0,
est convexe, donc connexe par arcs.
et ainsi : z1 = z2 .
Puisque f est continue sur I, par opérations, τ est continue
sur E . 2) Existence
Il en résulte, d’après le cours, que τ(E) est connexe par arcs Soit x ∈ E.
dans R, donc τ(E) est un intervalle de R. L’application ϕ : F −→ R , étant à valeurs  0, admet
u −→ ||x − u||
2) Nous allons montrer : τ(E) ⊂ f (I ) ⊂ τ(E).
une borne inférieure α, et α  0 .
• Soit (x,y) ∈ E.
Pour chaque n de N∗ , il existe u n ∈ F tel que :
D’après le théorème des accroissements finis, puisque f est dé-
1
rivable sur I, il existe c ∈ ]x ; y[ tel que : α  ϕ(u n )  α + .
n
f (x) − f (y)
= f (c) . • Montrons que (u n )n∈N∗ est de Cauchy dans F .
x−y
Soit ( p,q) ∈ N∗2 tel que, par exemple, p < q.
On a donc : τ(x,y) = f (c) ∈ f (I ) .
D’après l’égalité du parallélogramme :
Ceci montre : τ(E) ⊂ f (I ) .    
(u p − x) − (u q − x)2 + (u p − x) + (u q − x)2
• Soit x ∈ I.
 
Il est clair qu’il existe une suite (xn )n∈N dans I telle que : = 2 ||u p − x||2 + ||u q − x||2 ,
xn −−−→ x et : ∀ n ∈ N, xn = / x. d’où : ||u p − u q ||2
n∞
   2
 u p + uq 
Puisque f est dérivable en x, on a alors : = 2 ||u p − x||2 + ||u q − x||2 − 4 
 2 − x  .

f (xn ) − f (x) u p + uq
−−−→ f (x) . Comme u p ,u q et sont dans F , on a :
xn − x n∞
2

f (xn ) − f (x) τ(xn ,x) si xn < x ||u p − x||  α +
1 1
, ||u q − x||  α + ,
Mais : = p q
xn − x τ(x,xn ) si x < xn .  
 u p + uq 

Ainsi, f (x) est limite d’une suite d’éléments de τ(E), donc,  − x   α,
 2 
par caractérisation séquentielle de l’adhérence d’une partie :
f (x) ∈ τ(E). d’où :
 
Ceci montre : f (I ) ⊂ τ(E) , 1 2  1 2
||u p − u q ||2  2 α+ + α+ − 4α2
et on conclut : τ(E) ⊂ f (I ) ⊂ τ(E). p q
   
3) Puisque τ(E) est un intervalle de R et que l’on a 1 1 1 1 8α 4
= 4α + +2 +  + 2.
τ(E) ⊂ f (I ) ⊂ τ(E) , on conclut que f (I ) est un intervalle p q p2 q2 p p
de R.
1
Comme −−−→ 0, il s’ensuit que (u n )n∈N∗ est de Cauchy
p p∞
1.52 a) 1) Unicité dans F .
Soit x ∈ E. • Puisque F est complet, (u n )n∈N∗ converge vers un élément z
⊥ ⊥ de F .
Soient z 1 ,z 2 ∈ F tels que : x − z 1 ∈ F et x − z 2 ∈ F .

40
1 Ainsi, p F est linéaire.
On a : ∀ n ∈ N∗ , α  ||x − u n ||  α + ,
n • Soit x ∈ E. Puisque p F (x) ∈ F , on a, en particulier :
d’où, en faisant tendre n vers l’infini : ||x − z|| = α .
< x − p F (x), p F (x) > = 0 ,
Ainsi, l’application F −→ R admet un minimum atteint
u −→ d(x,u) d’où, d’après le théorème de Pythagore :
en z.
||x||2 = ||x − p F (x)||2 + || p F (x)||2 .
• Montrons enfin : x − z ∈ F ⊥ .
Soit y ∈ F.
Puisque : ∀λ ∈ C, z + λy ∈ F , x x -- pF (x)
 
on a : ∀λ ∈ C, x − (z + λy)  ||x − z|| .

On en déduit, en élevant au carré et en développant :
 
∀ λ ∈ C, |λ|2 ||y||2 − 2 Ré λ < x − z,y >  0. 0 pF (x)
F
En particulier, en remplaçant λ par ρ < x − z,y >, on obtient :
En particulier : || p F (x)||  ||x||.
∀ρ ∈ R,
 2  2
ρ2  < x − z,y >  ||y||2 − 2ρ < x − z,y >   0. Ceci montre que p F , qui déjà est linéaire, est continue, et que
||| p F |||  1.
Il est clair qu’on peut supposer y =/ 0.
De plus, si F = / {0}, il existe x ∈ F tel que x = / 0, et on a
1
En remplaçant ρ par , on déduit : || p F (x)||
||y||2 p F (x) = x, donc = 1, ce qui montre : ||| p F ||| = 1.
||x||
1  2
− < x − z,y >   0, d’où : < x − z,y > = 0. 2) Il est clair que : ∀ y ∈ F, p F (y) = y ,
||y||2
 
d’où : ∀ x ∈ E, p F p F (x) = p F (x),
Ainsi : ∀ y ∈ F, < x − z,y > = 0,
c’est-à-dire : p F ◦ p F = p F .
c’est-à-dire : x − z ∈ F⊥.
3) Soit (x,y) ∈ E 2 .
b) 1) • Soient α ∈ C, x,x ∈ E. On a, pour tout u de F :
 Puisque y − p F (y) ∈ F , on a : < p F (x), y − p F (y) > = 0,
 < x − p F (x), u > = 0

 d’où : < p F (x), y > = < p F (x), p F (y) > .
< x − p F (x ), u > = 0

 Par rôles symétriques de x et y, on a aussi :

< αx + x − p F (αx + x ), u > = 0. < x, p F (y) > = < p F (x), p F (y) > .
d’où, par combinaison linéaire : Ceci montre que p F admet un adjoint et que p∗F = p F .
< α p F (x) + p F (x ) − p F (αx + x ), u > = 0. Autrement dit, p F est autoadjoint.
On a ainsi prouvé que p F est un orthoprojecteur.
Comme F est un sev et que p F (x), p F (x ), p F (αx + x ) sont
dans F, α p F (x) + p F (x ) − p F (αx + x ) est dans F, et donc : De plus, Im( p F ) = F et Ker( p F ) = F ⊥ , d’où la relation :
α p F (x) + p F (x ) − p F (αx + x ) = 0 . ⊥ F ⊥ = E.
F!

41
Fonctions vectorielles CHAPITRE 2
d’une variable réelle

Plan Thèmes abordés dans les exercices


Les méthodes à retenir 44 • Résolution d’équations fonctionnelles
Énoncés des exercices 48 • Existence et calcul éventuel d’une dérivée première, d’une dérivée n-ème
Du mal à démarrer ? 55 • Séparation des zéros d’une équation
• Obtention d’inégalités à une ou plusieurs variables réelles
Corrigés 59
• Obtention d’inégalités portant sur des intégrales
• Calculs d’intégrales
• Détermination de limites de suites liées à des intégrales
• Recherche de limites d’intégrales
• Étude et représentation graphique d’une fonction définie par une intégrale, le
paramètre aux bornes
• Calculs de limites, d’équivalents, de développements limités, de développe-
ments asymptotiques
• Développement limité, développement asymptotique d’une fonction réci-
proque
• Limite, équivalent, développement asymptotique d’une intégrale dépendant
d’un paramètre
• Limite, équivalent, développement asymptotique des solutions d’une équation
à paramètre.

Points essentiels du cours


pour la résolution des exercices
• Propriétés des fonctions ayant des limites finies ou des limites infinies, pour
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

les opérations algébriques et pour l’ordre usuel


• Propriétés générales des fonctions continues
• Propriétés générales des fonctions monotones
• Théorème des valeurs intermédiaires, théorème de la bijection monotone,
théorème de continuité sur un compact
• Définition de la continuité uniforme, de la lipschitzianité ; liens avec la conti-
nuité
• Définition et propriétés algébriques de la dérivabilité, de la dérivée, de la déri-
vée n-ème, formule de Leibniz

43
Chapitre 2 • Fonctions vectorielles d’une variable réelle

• Théorème de Rolle, théorème des accroissements finis, inégalité des accrois-


sements finis
• Propriétés algébriques et propriétés relatives à l’ordre, pour les intégrales
• Les méthodes usuelles pour transformer l’écriture d’une intégrale : intégration
par parties, changement de variable, relation de Chasles
 x
• Les propriétés de l’application x −→ f (t) dt
x0
• Formule de Taylor avec reste intégral, inégalité de Taylor et Lagrange, formu-
le de Taylor et Young
• Propriétés des fonctions ou des suites ayant une limite finie ou une limite infi-
nie, pour les opérations algébriques et pour l’ordre usuel
• Équivalents et développements limités usuels, à savoir par coeur
• Notion de développement asymptotique.

Les méthodes à retenir

Pour montrer qu’une fonction Revenir aux définitions.


est paire,
➥ Exercices 2.16, 2.31.
est impaire,
est périodique

• Raisonner par condition nécessaire, puis condition suffisante : si


Pour résoudre une fonction f convient, essayer d’obtenir l’expression de f (x) pour
une équation fonctionnelle, tout x, puis étudier la réciproque.
sans hypothèse de régularité Pour obtenir des conditions nécessaires sur f, appliquer l’hypothè-
sur la fonction inconnue se à des cas particuliers. Si, par exemple, l’hypothèse est vraie pour
tout (x,y), appliquer l’hypothèse à (x,0), à (0,y), à (x,x), etc.
➥ Exercices 2.2, 2.3, 2.17

• Essayer de faire apparaître, dans l’équation fonctionnelle, une fonc-


tion auxiliaire ϕ telle que, par exemple, ϕ ◦ ϕ = Id , et appliquer
l’hypothèse à x, à ϕ(x).
➥ Exercice 2.30.

Pour résoudre On peut essayer, par changement de variables ou changement de


une équation fonctionnelle fonction inconnue, de se ramener à la recherche des applications
avec hypothèse de continuité g : R −→ R continues telles que :

44
Les méthodes à retenir

∀ (x,y) ∈ R2 , g(x + y) = g(x) + g(y)


qui sont les applications linéaires de R dans R, c’est-à-dire les appli-
cations g : x −→ λx, λ ∈ R fixé.

Pour montrer • Voir les méthodes à retenir dans le volume Exercices MPSI.
qu’une application est continue • Se rappeler :
(lipschitzienne)
⇒ (uniformément continue)
⇒ (continue).
➥ Exercice 2.42.

Pour obtenir une inégalité plus Essayer d’appliquer le théorème du cours : toute application continue
renforcée qu’une inégalité initiale sur un compact et à valeurs réelles est bornée et atteint ses bornes.
➥ Exercice 2.41.

S’assurer d’abord (souvent par un théorème sur les opérations) que f


est n fois dérivable sur I .
• Si f est une fraction rationnelle, utiliser une décomposition en élé-
Pour calculer ments simples, éventuellement en passant par les nombres com-
la dérivée n-ème d’une fonction f plexes.
en tout point d’un intervalle I
➥ Exercice 2.4

• Appliquer les formules sur les dérivées n-èmes d’une combinaison


linéaire ou d’un produit de deux fonctions (formule de Leibniz)

• Voir les méthodes à retenir dans le volume Exercices MPSI.


Pour établir une inégalité • Étudier les variations d’une fonction, après avoir éventuellement
portant sur une variable réelle remplacé l’inégalité voulue, par équivalence logique, par une inéga-
lité plus commode.
➥ Exercice 2.5.

Pour montrer l’existence de zéros Utiliser le théorème de Rolle ou le théorème des accroissements finis.
pour une dérivée
ou pour des dérivées successives ➥ Exercice 2.18.
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

d’une fonction à valeurs réelles.

• Fixer une des deux variables et étudier une fonction de l’autre


variable.
➥ Exercice 2.19
Pour établir une inégalité
portant sur deux variables réelles
• Essayer de ramener la question à la monotonie d’une fonction d’une
variable réelle.
➥ Exercice 2.20 a).

45
Chapitre 2 • Fonctions vectorielles d’une variable réelle

• Essayer d’appliquer le théorème : toute application continue sur un


compact et à valeurs réelles est bornée et atteint ses bornes.
Pour établir l’existence
d’une constante ➥ Exercice 2.41
réalisant une inégalité,
sans pouvoir calculer • Faire apparaître deux normes sur un espace vectoriel de dimension
une telle constante finie, et utiliser le théorème affirmant que ces deux normes sont
alors équivalentes.
➥ Exercice 2.21.

Essayer d’utiliser :
• la définition : ∀ x ∈ X,
   
Sup ( f,g) (x) = Max f (x),g(x) ,
Pour étudier Sup (f , g), Inf (f , g) ,    
Inf ( f,g) (x) = Min f (x),g(x)
où f , g : X −→ R sont
des applications à valeurs réelles • les formules :
1 
Sup ( f,g) = f + g + | f − g| ,
2
1 
Inf ( f,g) = f + g − | f − g| .
2
➥ Exercice 2.32 a).

Essayer d’utiliser une fonction auxiliaire, de manière à se ramener à


Pour étudier ou résoudre
une inéquation différentielle du type : ∀ x ∈ X, g (x)  0,
une inéquation différentielle
ou une inéquation intégrale qui traduit que g est croissante.
➥ Exercice 2.33.

Pour étudier Essayer d’utiliser une intégration par parties.


l’intégrale d’un produit
➥ Exercice 2.7.

Essayer d’appliquer les propriétés sur les intégrales, relatives à


l’ordre :
• si a  b et si f,g : [a ; b] −→ R sont continues par morceaux et
 b  b
vérifient f  g, alors : f  g
a a

Pour obtenir une inégalité


• si a  b et si f : [a ; b] −→ K est continue par morceaux sur
 b   b
portant sur des intégrales  
[a ; b], alors :  f  |f|
a a
• si a  b et si f,g : [a ; b] −→ K sont continues par morceaux sur
[a ; b], alors (inégalité de Cauchy et Schwarz) :
  b 2   b   b 
 
 f g   | f |2
|g|2 .
a a a
➥ Exercices 2.9, 2.34.
46
Les méthodes à retenir

Pour calculer l’intégrale Se reporter aux méthodes à retenir pour le calcul des intégrales et des
d’une fonction continue primitives, volume Exercices MPSI.
sur un segment, dans un exemple
➥ Exercices 2.25, 2.26.

Appliquer les méthodes de calcul d’intégrales et de primitives :


• primitives usuelles
• linéarité de l’intégration
• relation de Chasles
Pour changer la forme • changement de variable
de l’écriture d’une intégrale, • intégration par parties.
ou pour calculer ou évaluer On se ramène alors à la formule fondamentale de l’analyse :
une intégrale  b
f (x) dx = F(b) − F(a) ,
a

où f est continue sur [a ; b] et F est une primitive de f.


On peut quelquefois exploiter un changement de variable qui échan-
ge les bornes.

Pour amener une intégrale Essayer d’appliquer la relation de Chasles, ou d’effectuer un change-
ayant des bornes différentes ment de variable.
de celles qui interviennent
dans l’énoncé

Essayer de se ramener à une somme de Riemann, et utiliser le


théorème du cours : si f : [a ; b] −→ K est continue par morceaux,
alors les sommes de Riemann de f tendent vers l’intégrale de f,
c’est-à-dire :
  b
Pour trouver la limite, lorsque b−a  n
b −a
f a+k −−→ f.
l’entier n tend vers l’infini, n k=0 n n∞ a
d’une sommation À cet effet :
indexée par un entier k, • si une somme de Riemann vn ressemble à u n proposé, former
portant sur un terme
u n − vn et essayer de montrer que u n − vn −−→ 0
dépendant de k et n n∞

➥ Exercice 2.39
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

• s’il s’agit d’un produit, se ramener à une somme en prenant le loga-


rithme.
➥ Exercice 2.10.

Utiliser le résultat du cours : si u,v : I −→ R sont de classe C 1 sur


Pour étudier ou dériver un intervalle I et si f : J −→ K est continue sur un intervalle J tel
une intégrale que u(I ) ⊂ J et v(I ) ⊂ J, alors l’application
dépendant d’un paramètre,  v(x)
le paramètre étant aux bornes G : I −→ K, x −→ f (t) dt
u(x)

47
Chapitre 2 • Fonctions vectorielles d’une variable réelle

est de classe C 1 sur I et :


   
∀ x ∈ I, G (x) = f v(x) v (x) − f u(x) u (x) .

➥ Exercice 2.27.

• On peut conjecturer la limite, qui est souvent, dans les exemples


simples, l’intégrale de la limite, et montrer que la différence entre
l’intégrale de l’énoncé et la limite conjecturée tend vers 0.

Pour trouver • Si l’essentiel de l’intégrale est concentré en un point, essayer de


une limite d’intégrale faire intervenir une continuité en ce point.
➥ Exercice 2.43.

• Voir aussi l’utilisation du théorème de convergence dominée dans le


chapitre 5.

• Utiliser les DL(0) usuels et les opérations sur ces DL(0) : tronca-
ture, dérivation, primitivation, addition, loi externe, multiplication,
composition, inverse. Se ramener, si nécessaire, au voisinage de 0
Pour obtenir par transformation de l’écriture.
un développement limité • Essayer d’anticiper l’ordre auquel développer certaines parties de
l’écriture, afin d’arriver au bon ordre pour le développement limité
demandé.
➥ Exercices 2.12, 2.24, 2.28.

• Commencer par montrer l’existence et l’unicité de la racine à étu-


dier, dans un certain intervalle.
Pour obtenir la limite ou
un développement asymptotique • Utiliser l’équation elle-même pour essayer d’obtenir la limite
d’une racine d’une équation (si elle existe) de la racine.
dépendant d’un paramètre • Étudier la différence entre la racine et sa limite, et réitérer si néces-
saire.
➥ Exercices 2.14, 2.15, 2.35, 2.45.

Énoncés des exercices


2.1 Inégalités sur des bornes inférieures et des bornes supérieures de f , g, f + g, et de leurs
moyennes
Soient X un ensemble non vide, f,g : X −→ R des applications bornées. On note :
1 
m( f ) = Inf f (x), M( f ) = Sup f (x), µ( f ) = m( f ) + M( f ) ,
x∈X x∈X 2
et de même pour g.
48
Énoncés des exercices


m( f + g)  m( f ) + M(g)  M( f + g)
a) Montrer :
m( f + g)  M( f ) + m(g)  M( f + g).
b) En déduire : m( f + g)  µ( f ) + µ(g)  M( f + g).

2.2 Exemple d’équation fonctionnelle


Trouver toutes les applications f : R −→ R telles que :

∀ (x,y) ∈ R2 , f (x + e y ) = x + e f (y) .

2.3 Exemple d’équation fonctionnelle


Trouver toutes les applications f : R −→ R telles que :


x+y
∀ (x,y) ∈ R2 , f (x) + f (y) = f + f (3x) .
2

2.4 Dérivées successives de Arctan, détermination de leurs zéros


On considère l’application f : R −→ R, x −→ f (x) = Arctan x .

a) Montrer que f est de classe C ∞ sur R, et calculer f (n) (x) pour tout (n,x) ∈ N∗ × R. On fera
intervenir les nombres complexes.

b) Résoudre, pour tout n ∈ N − {0,1} l’équation f (n) (x) = 0, d’inconnue x ∈ ]0 ; +∞[.

2.5 Inégalité à une variable par étude des variations d’une fonction

2
ex
Montrer : ∀ x ∈ [0 ; +∞[, ex  .
2

2.6 Recherche d’une fonction proche de deux fonctions données


Trouver une application f : [0 ; 1] −→ R continue telle que :
 1  1
 2  2
f (x) − x dx  10−2 et f (x) − x 2 dx  10−2 .
0 0

2.7 Lemme de Lebesgue pour une fonction de classe C1 sur un segment

Soient (a,b) ∈ R2 tel que a  b, f : [a ; b] −→ C de classe C 1 sur [a ; b].


 b
Montrer : f (x) eiλx dx −→ 0.
λ−→+∞
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

2.8 Équivalents simples de sommations



n
1
a) Montrer : ∼ ln n.
k=1
k n∞


n−1
1
b) En déduire un équivalent simple de u n = , lorsque l’entier n tend vers l’infini.
k=1
k(n − k)

2.9 Inégalité sur des intégrales

Soient (a,b) ∈ R2 tel que a  b, f,g,h : [a ; b] −→ R+ continues.

49
Chapitre 2 • Fonctions vectorielles d’une variable réelle


 b 4
 b
 b 2
 b
Montrer : f gh  f 4
g 2
h .
4
a a a a

2.10 Limite d’un produit



n1
n
2n + k
Trouver lim .
n∞
k=1
3n + k

2.11 Étude de dérivabilité en un point, pour une fonction définie par une intégrale
 x2
t
On note f : R −→ R, x −→ f (x) = ( sin t) Arctan dt.
0 1 + x2

Montrer que f est dérivable en 0 et calculer f (0).

2.12 Exemple de calcul de développement limité



tan x
Former le développement limité à l’ordre 2 en 0 de f : x −→ Arctan .
x

2.13 Exemple de calcul de limite


Trouver lim (2 sin x)tan 3x .
x−→ π
6

2.14 Développement asymptotique d’une racine d’une équation dépendant d’un paramètre
entier
ex
a) Montrer que, pour tout n ∈ N∗ , l’équation 1 + x + = 0, d’inconnue x ∈ ] − ∞ ; 0], admet
n
une solution et une seule, notée xn .
b) Montrer que la suite (xn )n∈N∗ converge et déterminer sa limite.


1
c) Former un développement asymptotique de xn à la précision o , lorsque l’entier n tend vers
n
l’infini.

2.15 Limite, équivalent, développement asymptotique d’une racine d’une équation


dépendant d’un paramètre entier
a) Montrer que, pour tout n ∈ N∗ , l’équation cos x = nx, admet, dans [0 ; 1], une solution et une
seule, notée xn .
1
b) Montrer xn −−−→ 0, puis xn ∼ .
n∞ n∞ n
1
c) Trouver un équivalent simple de xn − , lorsque l’entier n tend vers l’infini.
n

2.16 Condition pour une périodicité


Soit f : R −→ R une application non injective, telle qu’il existe une application g : R2 −→ R
 
telle que : ∀ (x,y) ∈ R2 , f (x + y) = g f (x),y .

Montrer que f est périodique.

50
Énoncés des exercices

2.17 Exemple d’équation fonctionnelle sur deux fonctions


Soient f,g : R −→ R des applications telles que :
 
∀ (x,y) ∈ R2 , f x + g(y) = 2x + y + 5 .
 
Calculer, pour tout (x,y) ∈ R2 , g x + f (y) .

2.18 Étude d’une fonction C∞ ayant une infinité de zéros s’accumulant en 0


Soit f : [0 ; +∞[−→ R de classe C ∞ telle qu’il existe une suite (xn )n∈N dans ]0 ; +∞[ telle
 
que : xn −−−→ 0 et ∀ n ∈ N, f (xn ) = 0 . Montrer : ∀ k ∈ N, f (k) (0) = 0.
n∞

2.19 Minimum d’une fonction de deux variables réelles


On considère l’application f : [0 ; +∞[2 −→ R, (x,y) −→ 1 + x 2 y + x y 2 − 3x y.

Montrer : ∀ (x,y) ∈ [0 ; +∞[2 , f (x,y)  0, et étudier le cas d’égalité.

2.20 Inégalités à une, deux, trois variables, faisant intervenir des logarithmes
x ln(1 + x)
a) Montrer, pour tout (x,y) ∈ R2 tel que 0 < x < y : < .
y ln(1 + y)

b) En déduire, pour tout (x,y,z) ∈ R3 tel que 0 < x < y < z :


 2
x2 ln(1 + x)
< .
yz ln(1 + y) ln(1 + z)

c) Déduire, pour tout t ∈ ]1 ; +∞[ : (t − 1)2 ln(t + 1) ln(t + 2) < t (t + 1)(ln t)2 .

2.21 Inégalité issue d’une comparaison qualitative


Soit n ∈ N∗ . Montrer qu’il existe C ∈ R+ tel que, pour tout P ∈ Rn [X] :
 1
 2  2  2  2
P(−1) + P (0) + P (1)  C P(x) dx .
−1

2.22 Limite d’une intégrale pour une fonction périodique


Soient (a,b) ∈ R2 tel que a < b, T ∈ R∗+ , f : R −→ C T-périodique et continue par morceaux.
 b
Trouver lim f (nx) dx.
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

n∞ a

2.23 Calcul de la distance d’une fonction à une partie


On note E le R-ev des applications [0 ; 1] −→ R continues par morceaux, muni de ||.||∞,
  1/2  1 
ϕ : [0 ; 1] −→ R, x −→ x et : F = f ∈ E ; f = f .
0 1/2

Calculer d(ϕ,F), distance de ϕ à F.

2.24 Exemple de calcul de développement limité


1 2
Former le développement limité à l’ordre 2 en 0 de f : x −→ + .
ln cos x sin 2 x

51
Chapitre 2 • Fonctions vectorielles d’une variable réelle

2.25 Exemple de calcul d’une intégrale d’intégrale


 a
 1
1
Soit a ∈ ]0 ; +∞[. Calculer I (a) = dx dy.
1
a 0 x 2 + y2

2.26 Exemple de calcul d’une intégrale


 √ √
1
1+x − 1−x
Calculer I = √ √ dx.
0 1+x + 1−x

2.27 Étude d’une fonction définie par une intégrale avec le paramètre aux bornes
 x2
ln(1 + t 2 )
On considère l’application f : ]0 ; +∞[−→ R, x −→ f (x) = dt.
x t
Étudier f : définition, classe, dérivée, variations, étude en 0, étude en +∞, tracé de la courbe repré-
sentative.


1
Montrer : f (x) = 3 (ln x)2 + O .
x−→+∞ x2

2.28 Développement limité d’une intégrale dépendant d’un paramètre aux bornes
 x
et
Former le développement limité à l’ordre 3 en 1 de f : x −→ dt.
1 t

2.29 Exemple de calcul de limite




1 1
Trouver lim − .
x−→0 ( sin x sh x)2 (tan x th x)2

2.30 Exemple d’équation fonctionnelle


Trouver toutes les applications f : R − {−1,1} −→ R telles que :



x −3 3+x
∀ x ∈ R − {−1,1}, f + f = x.
x +1 1−x

2.31 Condition pour une périodicité


a) Soit f : R −→ R bornée telle qu’il existe (a,b) ∈ (R∗+ )2 tel que :

∀ x ∈ R, f (x + a + b) + f (x) = f (x + a) + f (x + b) .
Montrer que f est a-périodique et b-périodique.
b) Soit f : R −→ R telle que, pour tout x ∈ R :




13 1 1
| f (x)|  1 et f x + + f (x) = f x + + f x + .
42 6 7
1
Montrer que f est -périodique.
42

2.32 Condition pour que |u| soit dérivable, pour que Sup (f , g) soit dérivable
Soit I un intervalle de R, d’intérieur non vide.
a) Soit u : I −→ R dérivable sur I. Montrer que |u| est dérivable sur I si et seulement si :
 
∀ x ∈ I, u(x) = 0
⇒ u (x) = 0 .
52
Énoncés des exercices

b) Soient f,g : I −→ R dérivables sur I.


 
On note ϕ : I −→ R, x −→ ϕ(x) = Max f (x), g(x) .
Trouver une CNS sur f, g, f , g pour que ϕ soit dérivable sur I.

2.33 Résolution d’une inéquation différentielle


Soient a ∈ R, f : [a ; +∞[−→ R dérivable telle que f (a) = 0.
On suppose qu’il existe λ ∈ R+ tel que : ∀ x ∈ [a ; +∞[, | f (x)|  λ| f (x)|.
Montrer : f = 0.

2.34 Calcul de bornes inférieures de fonctionnelles quadratiques


   
Soit λ ∈ R∗+ . On note E = f ∈ C 1 [0 ; 1] ; R ; f (0) = 0, f (1) = λ .
 1   1 
Trouver les bornes inférieures de f 2 ; f ∈ E et de f2; f ∈ E .
0 0

2.35 Limite d’une racine d’une équation à paramètre entier




n
x
a) Montrer que, pour tout n ∈ N∗ , l’équation 1 + = 2n, d’inconnue x ∈ [0 ; +∞[,
k=1
k
admet une solution et une seule, notée xn .
b) Montrer : xn −−−→ + ∞.
n∞

2.36 Limite d’une sommation


n

1 k n
Trouver lim 1+ 2 .
n∞ n k=1 n

2.37 Étude d’une inéquation intégrale


Soient f : [0 ; 1] −→ R continue et à valeurs  0, (a,b) ∈ (R∗+ )2 .
 x
 2
On suppose : ∀ x ∈ [0 ; 1], f (x)  a + b f (t) dt.
0
 x √ b
Montrer : ∀ x ∈ [0 ; 1], f (t) dt  a x + x 2.
0 4

2.38 Développement limité d’une fonction réciproque


© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

Soient I un intervalle ouvert de R, contenant 0, f : I −→ R une application de classe C 1 telle que


f (0) = 0 et f (0) = 1.
a) Montrer qu’il existe deux intervalles ouverts U, V de R, contenant 0, tels que f réalise une
bijection de U sur V.
On note encore f : U −→ V, x −→ f (x).
b) On suppose que f admet un développement limité à l’ordre 3 en 0, de la forme :

f (x) = x + ax 2 + bx 3 + o(x 3 ) ,

où (a,b) ∈ R2 est fixé.


Montrer que f −1 admet un développement limité à l’ordre 3 en 0, et préciser celui-ci.

53
Chapitre 2 • Fonctions vectorielles d’une variable réelle

2.39 Équivalent simple d’une sommation



n
1
Trouver un équivalent simple de u n =
lorsque l’entier n tend vers l’infini.
k
k=1 ln 1 +
n

2.40 Étude de fonctions vérifiant une équation faisant intervenir la loi ◦


 
a) Existe-t-il une bijection f : R −→ R telle que : ∀ x ∈ R, f (sh x) = ch f (x) ?
 
b) Existe-t-il une bijection continue f : R −→ R telle que : ∀ x ∈ R , f ( sin x) = cos f (x) ?

2.41 Décollement d’une fonction de deux variables


Soit f : [0 ; 1] −→ C une application.
On suppose qu’il existe a ∈ ]0 ; 1[ tel que :
 
∀ (x,y) ∈ [0 ; 1]2 , |x − y|  a
⇒ | f (x) − f (y)| < |x − y| .

Montrer qu’il existe C ∈ [0 ; 1[ tel que :


 
∀ (x,y) ∈ [0 ; 1]2 , |x − y|  a
⇒ | f (x) − f (y)|  C|x − y| .

2.42 Étude de continuité pour une fonction définie comme borne supérieure
Soient (a,b) ∈ R2 tel que a < b, n ∈ N∗ , f 0 ,. . . , f n : [a ; b] −→ C bornées.
 
 n k 
On note g : R −→ R, x −→ g(x) = Sup   x f k (t).
t∈[a;b] k=0

Montrer que g est continue sur R.

2.43 Limite d’une suite d’intégrales


 1
Soit f : [0 ; 1] −→ R continue. Déterminer lim n 2 (x n − x n+1 ) f (x) dx.
n∞ 0

2.44 Développement asymptotique d’une intégrale dépendant d’un paramètre entier


Former un développement asymptotique, lorsque l’entier n tend vers l’infini, de
 1

1
In = (x n + x n−2 ) ln(1 + x n ) dx, à la précision O 3 .
0 n

2.45 Étude asymptotique de la racine d’une équation dépendant d’un paramètre entier

n
On note, pour tout n ∈ N∗ : Pn = (X − k).
k=0

a) Montrer que, pour tout n ∈ N , il existe u n ∈ ]0 ; 1[ unique tel que Pn (u n ) = 0.



n
1
b) Établir : ∀ n ∈ N∗ , = 0.
k=0
k − un

c) En déduire : u n −−−→ 0.
n∞

d) Trouver un équivalent simple de u n lorsque l’entier n tend vers l’infini.

54
Du mal à démarrer ?

2.46 Développement asymptotique du terme général d’une suite définie par une relation de
récurrence
un 1
On considère la suite (u n )n1 définie par u 1 ∈ R+ et : ∀ n  1, u n+1 = + 2.
n n
1
a) Montrer : u n ∼ .
n∞ n2


1
b) Former un développement asymptotique de u n à la précision o , lorsque l’entier n tend
n3
vers l’infini.

Du mal à démarrer ?
2.1 a) Écrire des inégalités convenables pour tout x ∈ X, puis fonction proche de ces deux-là, par exemple leur moyenne
passer à une borne inférieure ou à une borne supérieure. x + x2
arithmétique, f : x −→ .
2.2 1) Soit f convenant. En appliquant l’hypothèse convena- 2
blement, déduire que f est de la forme x −→ x + a, où a ∈ R 2.7 Puisque f est supposée de classe C 1, faire une ipp.
est fixé. Déduire ensuite a = 0 .
2.8 a) Utiliser une comparaison somme/intégrale, à l’aide de la
2) Réciproquement, tester f : x −→ x. 1
fonction x −→ .
x
2.3 1) Soit f convenant.
1
Déduire : ∀ x ∈ R, f (x) = f (3x), b) Décomposer
k(n − k)
en éléments simples.


x+y 2.9 Appliquer convenablement l’inégalité de Cauchy et
puis : ∀ (x,y) ∈ R2 , f (y) = f ,
2 Schwarz, plusieurs fois éventuellement.

et conclure que f est constante. 2.10 En prenant le logarithme, amener une somme de Riemann.

2) Ne pas oublier d’étudier la réciproque. 2.11 Former le taux d’accroissement de f entre 0 et x, pour
x ∈ R∗ , puis en chercher la limite.
2.4 a) Pour calculer f (n) (x),
calculer d’abord f (x)
et utiliser
une décomposition en éléments simples dans C[X]. On obtient, tan x
2.12 Former d’abord le DL 2 (0) de x −→ , en partant du
pour tout (n,x) ∈ N∗ × R : x

DL 3 (0) de tan x.
i 1 1
f (n) (x) = (−1)n−1 (n − 1)! − . Considérer g : R −→ R, u −→ Arctan (1 + u) et former le
2 (x + i)n (x − i)n
DL 2 (0) de g à partir du DL 2 (0) de g par primitivation.

n
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

x −i
b) L’équation se ramène à : = 1. Composer enfin les DL 2 (0).
x +i
2.13 Repérer la forme indéterminée.
Faire intervenir les racines n-èmes de 1 dans C. Prendre le logarithme et effectuer le changement de variable
π
kπ t=x− −→ 0.
On obtient : − cotan , k ∈ {1,. . . ,n − 1}. 6 x−→ π6
n
2.5 Étudier les variations d’une fonction, après avoir éven- 2.14 a) Pour n ∈ N∗ fixé, étudier les variations de
tuellement transformé l’inégalité demandée en une autre ex
inégalité logiquement équivalente et plus commode. f n : ] − ∞ ; 0] −→ R, x −→ 1 + x + .
n
2.6 Il s’agit de trouver f de façon que les carrés des distances b) Montrer : 1 + xn −−−→ 0.
n∞
de f à x −→ x et à x −→ x 2 soient petites. On peut essayer une c) Étudier xn + 1.

55
Chapitre 2 • Fonctions vectorielles d’une variable réelle

2.15 a) Pour n ∈ N∗ fixé, étudier les variations de 2) Chercher f ∈ E, si elle existe, de façon que l’on ait
1
f n : [0 ; 1] −→ R, x −→ cos x − nx . || f − ϕ||∞ = .
4
b) Partir de : cos xn = nxn . 2.24 Remarquer d’abord :
1
c) Noter yn = xn − et reporter dans cos xn = nxn . 1
∼ −
2
et
2

2
.
n ln cos x x−→0 x2 sin 2 x x−→0 x2
2.16 Montrer qu’il existe (a,b) ∈ R2 tel que : Déterminer l’ordre auquel développer ln cos x et sin 2 x pour
a<b et f (a) = f (b) , obtenir le DL 2 (0) de f.
 1
puis montrer : ∀ y ∈ R, f (a + y) = f (b + y). dx
2.25 • Pour y ∈ ]0 ; +∞[ fixé, calculer .
0 x 2 + y2
2.17 Montrer qu’il existe λ ∈ R tel que :
1
∀ t ∈ R, f (t) = 2t + λ • Pour exploiter ensuite la présence de et de a aux bornes
a
puis déduire g(y) pour tout y ∈ R. 1
d’une intégrale, utiliser le changement de variable u = , qui
  y
Calculer enfin g x + f (y) . échange les bornes, ce qui fournit une deuxième évaluation de
I (a).
2.18 Montrer d’abord f (0) = 0 .
• Combiner ces deux expressions de I (a) et se rappeler :
Montrer qu’on peut remplacer (xn )n∈N par une suite vérifiant
1 π
les mêmes conditions et qui soit, de plus, strictement décrois- ∀ u ∈ ]0 ; +∞[, Arctan u + Arctan = .
sante. Appliquer convenablement le théorème de Rolle et en u 2
déduire f (0) = 0. 2.26 Transformer l’expression sous l’intégrale, par exemple en
Réitérer. utilisant une expression conjuguée (quitte à supposer tempo-
rairement x = 0 ). Utiliser ensuite le changement de variable
Pour x ∈ [0 ; +∞[ fixé, étudier les variations de √
2.19 y = 1 − x2 .
g : [0 ; +∞[−→ R, y −→ f (x,y) .
2.27 • Montrer d’abord que, pour tout x ∈ ]0 ; +∞[, f (x) existe.
Distinguer les cas : x  3, x < 3 .
• Montrer que f est de classe C 1 sur ]0 ; +∞[ et exprimer f (x)
2.20 a) Étudier les variations de : pour tout x ∈ ]0 ; +∞[ , en utilisant le théorème du cours sur la
ln(1 + x) dérivée d’une intégrale avec paramètre aux bornes. En déduire
f : ]0 ; +∞[−→ R, x −→ . le tableau de variation de f. On fera intervenir un réel α solution
x
d’une équation polynomiale. Calculer (à la calculatrice ou à l’ai-
b) Appliquer a) à (x,y) et à (x,z). de d’un logiciel de calcul) une valeur approchée de α et une
valeur approchée de f (α).
c) Appliquer b) à (t − 1, t, t + 1) .
• Montrer que f admet une limite finie en 0 et déterminer cette
2.21 Montrer que l’application
 1  2  12
limite. Montrer ensuite que l’application f (prolongée en 0 par
N : Rn [X] −→ R, P −→ P(x) dx continuité) est alors de classe C 1 sur [0 ; +∞[ et calculer f (0).
−1

est une norme, et que les applications de Rn [X]dans R définies • Pour l’étude en +∞, en décomposant ln(1 + t 2 ) par mise en
par : facteur de t 2, obtenir f (x) = 3(lnx)2 + B(x), où B(x) est une
P −→ P(−1), P −→ P (0), P −→ P (1) intégrale dépendant de x et pour laquelle on montrera


1
sont linéaires continues. B(x) = O 2 .
x
Effectuer le changement de variable u = nx , puis décou-
2.22 per l’intervalle [na ; nb] en sous-intervalles consécutifs de • Terminer par le tracé de la courbe représentative de f.
longueur T (sauf le dernier, par exemple), pour utiliser la T- 2.28 Faire un changement de variable par translation pour se
périodicité de f. ramener au voisinage de 0, c’est-à-dire considérer :
 
1/2 1
g : ] − ∞ ; 0] −→ R, u −→ f (1 + u).
1) Pour f ∈ E, majorer f, et minorer f , à l’aide
2.23 0 1/2
Montrer que g est de classe C 1 sur ] − 1 ; +∞[ , former le
1
de ||ϕ||∞ . Déduire : || f − ϕ||∞  . DL 2 (0) de g , puis le DL 3 (0) de g .
4

56
Du mal à démarrer ?

2.29 Transformer l’écriture de façon à se ramener à la 2.35 a) Étudier, pour n ∈ N∗ fixé, les variations de
recherche d’un équivalent simple de 1 − cos x ch x lorsque
n
x −→ 0. Pour obtenir cet équivalent, utiliser des DL 4 (0) de x
f n : [0 ; +∞[−→ R, x −→ 1+ − 2n .
cos x et de ch x. k=1
k

2.30 Considérer l’application b) Utiliser l’inégalité classique


√ √ √
x −3 ∀ (a,b) ∈ (R+ )2 , a +b  a + b,
ϕ : R − {−1} −→ R, x −→ .
x +1
n
1
Montrer que ϕ envoie R − {−1,1} dans lui-même. puis un équivalent simple de , à l’aide d’une comparaison
k
3+x k=1
Remarquer que = ϕ ◦ ϕ(x), et calculer ϕ ◦ ϕ ◦ ϕ(x) . somme/intégrale.
1−x
2.36 Faire intervenir une exponentielle. Montrer, par exemple à
2.31 a) Considérer l’application
l’aide de la formule de Taylor avec reste intégral :
g : R −→ R, x −→ f (x + a) − f (x) .
x2
∀ x ∈ [0 ; +∞[, x −  ln (1 + x)  x .
Montrer que g est b-périodique. 2

Calculer f (x + a) − f (x), f (x + a + b) − f (x + a), . . . , En déduire, pour tout n ∈ N∗ :


  n

f (x + a + nb) − f x + a + (n − 1)b pour tout n ∈ N∗ . 1 1 n
k 1 k n 1 n
k
e− 2n en  1+ 2  en .
Sommer et utiliser le fait que g est bornée. n k=1 n k=1 n n k=1
En déduire que f est a-périodique. 
n
k
Pour terminer, calculer e n , qui est une sommation géomé-
1 1 13
b) Remarquer : + = . k=1
6 7 42 trique.

2.32 a) 1) Supposer |u| dérivable sur I . 2.37 Considérer l’application



Soit x ∈ I tel que u(x) = 0. x
g : [0 ; 1] −→ R, x −→ a + b f (t) dt
En étudiant le taux d’accroissement de |u| entre x et x + h, pour 0

h ∈ R∗ tel que x + h ∈ I, déduire u (x) = 0. g (x) b


et montrer : ∀ x ∈ [0 ; 1], √  .
2) Réciproquement, supposer : 2 g(x) 2
  Intégrer de 0 à x.
∀ x ∈ I, u(x) = 0
⇒ u (x) = 0 .

Soit x ∈ I . Montrer que u est dérivable en x, en séparant en trois


2.38 a) Montrer que f est strictement croissante au voisinage de 0.
cas : u(x) > 0, u(x) < 0, u(x) = 0. b) Raisonner par condition nécessaire et condition suffisante.
b) Se rappeler que : • Supposer que f −1 admet un DL 3 (0), nécessairement de la
1  forme : f −1 (y) = y + γ y 2 + δy 3 + o (y 3 ) et reporter dans
∀ (a,b) ∈ R2 , Max (a,b) = a + b + |a − b| . y−→0
2    
x = f −1 f (x) , plutôt que dans y = f f −1 (y) , pour obtenir
2.33 Considérer l’application γ et δ en fonction de (a,b) .
 2
 → e−2λx f (x)
g : [0 ; +∞[−→ R, x − • Réciproquement, montrer, avec les valeurs de γ et δ obtenues
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

ci-dessus en fonction de (a,b) , que f −1 (y) − (y + βy 2 + γ y 3 )


et étudier les variations de g . est un o(y 3 ) .
 1
f ∈ E, minorer f 2 , en utilisant l’inéga- 
n
1
2.34 1) • Pour toute 0 2.39 Considérer, pour tout n ∈ N∗ : vn = k
.
lité de Cauchy et Schwarz. k=1 n

n
1
• Chercher f 0 ∈ E, si elle existe, de façon que l’inégalité obtenue • En utilisant ∼ ln n, qui s’obtient, par exemple, par une
ci-dessus soit une égalité. k=1
k n∞

comparaison somme/intégrale, obtenir un équivalent simple


2) Trouver une suite ( f n )n∈N∗ dans E telle que : de vn :
 1
vn ∼ n ln n.
f n2 −−−→ 0. n∞
0 n∞

57
Chapitre 2 • Fonctions vectorielles d’une variable réelle

• Montrer que l’application Former |In − Jn |. Pour ε > 0 fixé, décomposer l’intervalle [0 ; 1]
1 1 en [0 ; 1 − η] et [1 − η ; 1], où η vient de la continuité de f en 1,
ϕ : ]0 ; 1] −→ R, x −→ − de façon à majorer l’intégrale de 0 à 1 − η (en utilisant le fait que
ln(1 + x) x
f est bornée) et l’intégrale de 1 − η à 1 (en utilisant la continui-
admet une limite finie en 0, et en déduire que ϕ est bornée. té de f en 1).
Majorer alors convenablement |u n − vn | .  1
2.44 Considérer Jn = 2x n−1 ln(1 + x n ) dx, qui ressemble
2.40 a) Supposer qu’il existe f convenant. 0
à In .
Déduire f (R) ⊂ R+ , contradiction.
D’une part, calculer Jn .
b) Supposer qu’il existe f convenant.
D’autre part, évaluer In − Jn .
Déduire f ([−1 ; 1]) = [−1 ; 1] ,
2.45 a) Utiliser le théorème de Rolle et compter les zéros du
   
puis f (−1), f (1) ∈ (−1,1), (1,−1) . polynôme Pn .

Évaluer alors f ( sin 1) et f (− sin 1) pour obtenir une contradic- P


b) Utiliser la formule du cours relative à , lorsque P ∈ K[X]
tion. P
  est scindé sur K .
2.41 Noter E = (x,y) ∈ [0 ; 1]2 ; |x − y|  a et

n
1
  c) Dans , isoler le terme d’indice k = 0.
 f (x) − f (y)  k − un
F : E −→ R, (x,y) −→  .

k=0
x−y

n
1
Montrer que E est compact et que F est continue sur E. d) Dans , isoler le terme d’indice k = 1.
k=1
k − un
2.42 • Montrer d’abord, pour tout (x,y) ∈ R2 et tout t ∈ [a ; b] : 2.46 a) • S’assurer d’abord que, pour tout n  1, u n existe et

n u n  0.
|g(x) − g(y)|  |x i − y i | || f i ||∞ .
i=1 • Montrer : u n  u n−1 + 1 et déduire, par sommation,
u n  u 1 + (n − 1) , puis déduire, successivement, que (u n )n est
• En déduire que g est lipchitzienne sur tout segment
C D
[−A ; A], A ∈ R+ , et conclure. bornée, que u n  , où C est une constante, que u n  2 , où
n n
2.43 On peut conjecturer, à cause de la présence de x n , que la 1
D est une constante, et enfin que u n ∼ 2 , par un raisonne-
partie essentielle de la fonction sous l’intégrale est concentrée n∞ n
près de 1, donc que l’intégrale proposée In se comporte de ment correct sur les équivalents.
façon analogue à l’intégrale

1 1
 1 b) Remplacer u n par 2 + o 2 , dans l’expression de u n+1 ,
n n
Jn = n 2 (x n − x n+1 ) f (1) dx.
0 puis décaler l’indice.

Calculer Jn .

58
Corrigés des exercices

2.1 a) 1) • On a : 2) Réciproquement, il est évident que l’application


∀ x ∈ X, m( f + g)  f (x) + g(x)  f (x) + M(g) , f : R −→ R, x −→ x convient.
On conclut qu’il y a une solution et une seule, f = IdR .
d’où, en passant à la borne inférieure lorsque x décrit X :
m( f + g)  m( f ) + M(g) .
2.3 1) Soit f convenant.
• Puisque − f et −g sont bornées, on a, en appliquant le ré-
En appliquant l’hypothèse à (x,x), on obtient :
sultat précédent à (− f,−g) à la place de ( f,g) :
∀ x ∈ R, f (x) = f (3x) .
m(− f − g)  m(− f ) + M(−g) .
En reportant dans l’hypothèse, on a alors :
Mais :


x+y
m(− f − g) = Inf(− f − g) = − Sup( f + g) ∀ (x,y) ∈ R2 , f (y) = f .
X X 2
= −M( f + g) En appliquant ceci à (2t,0), on a :
et m(− f ) = −M( f ), M(−g) = −m(g),
∀ t ∈ R, f (0) = f (t) ,
d’où : −M( f + g)  −M( f ) − m(g),
donc f est constante.
c’est-à-dire : M( f ) + m(g)  M( f + g). 2) Réciproquement, il est évident que toute application constante
2) Puisque f et g ont des rôles symétriques, on a aussi, en échan- convient.
geant f et g dans les résultats précédents : On conclut que l’ensemble S des applications cherchées est :
 
m( f + g)  m(g) + M( f ) S = f : R −→ R, x −→ C ; C ∈ R .

et M(g) + m( f )  M( f + g), 2.4 a) D’après le cours, f : x −→ Arctan x est de classe C ∞


d’où les encadrements demandés : 1
sur R et on a : ∀ x ∈ R, f (x) = .
x2 +1
m( f + g)  m( f ) + M(g)  M( f + g)
En utilisant une décomposition en éléments simples, on obtient,
m( f + g)  M( f ) + m(g)  M( f + g). en passant par les nombres complexes :


b) En additionnant, puis en divisant par 2, on obtient : i 1 1
∀ x ∈ R, f (x) = − .
2 x +i x −i
m( f + g)  µ( f ) + µ(g)  M( f + g) .
D’où, par une récurrence immédiate, pour tout n ∈ N∗ :


2.2 i 1 1
1) Soit f convenant. f (n) (x) = (−1)n−1 (n − 1)! − .
2 (x + i)n (x − i)n
• On a alors, en appliquant l’hypothèse à (x − e y , y) :
  b) Soit n ∈ N∗ fixé tel que n  2 . On a, pour tout x ∈ R :
∀(x,y) ∈ R2 , f (x) = f (x − e y ) + e y = (x − e y ) + e f (y) .
1 1
f (n) (x) = 0 ⇐⇒ − =0
En particulier, en remplaçant y par 0 : (x + i)n (x − i)n


∀ x ∈ R, f (x) = x − 1 + e f (0) . x −i n
⇐⇒ = 1.
Il existe donc a ∈ R tel que : ∀ x ∈ R, f (x) = x + a. x +i
• On a, alors, pour tout y ∈ R , en appliquant l’hypothèse à 2kπ
En notant, pour tout k ∈ {0,. . . ,n − 1}, θk = , et ωk = ei θk,
(0,y) : f (0 + e y ) = 0 + e f (y) ,c’est-à-dire : e y + a = e y+a , n
on a :
d’où : e y (ea − 1) = a.
n
x −i
En appliquant ceci à deux valeurs de y, différentes entre elles, =1
par exemple y = 0, y = 1, on déduit a = 0, et donc : x +i
x −i
∀ x ∈ R, f (x) = x . ⇐⇒ ∃ k ∈ {0,. . . ,n − 1}, = ωk
x +i

59
⇐⇒ ∃ k ∈ {0,. . . ,n − 1}, x − i = ωk x + i ωk  

1 x3 x4 x5 1 1 1 1 1
= −2 + = − +
⇐⇒ ∃ k ∈ {0,. . . ,n − 1}, (1 − ωk )x = i (1 + ωk ) 4 3 4 5 0 4 3 2 5
1
1 + ωk =  10−2
⇐⇒ ∃ k ∈ {1,. . . ,n − 1}, x = i . 120
1 − ωk
et
Et :   2 
2
1
x + x2
1
θk f (x) − x 2 dx = − x 2 dx
1 + ωk 1 + ei θk ei 2 2 cos θ2k θk 0 0 2
i =i =i = − cotan .  1

1 − ωk 1−e ki θ θ
i 2k θk 2 x − x2 2
−e 2 i sin 2 = dx
0 2
On conclut que, pour tout n ∈ N tel que n  2 , l’ensemble Sn
1
des solutions de l’équation f (n) (x) = 0, d’inconnue x ∈ R , =  10−2 .
120
est :
  x + x2
kπ Ainsi, f : [0 ; 1] −→ R, x −→ , convient.
Sn = − cotan ; k ∈ {1,. . . ,n − 1} . 2
n
2.7 Soit λ ∈ ]0 ; +∞[ fixé.
2.5 Commençons par transformer l’équation proposée en une Effectuons une intégration par parties, pour des applications
inéquation équivalente et plus commode : de classe C 1 sur [a ; b] :

2  b 
ex  
∀ x ∈ [0 ; +∞[, ex   f (x) ei λx
dx 
2  
a

⇐⇒ ∀ x ∈ [0 ; +∞[, 4ex−2  x 2    
 i λx b b
ei λx 
=  f (x) e −
f (x) dx 
 iλ iλ
⇐⇒ ∀ x ∈ ]0 ; +∞[, 2 ln 2 + (x − 2)  2 ln x, a a
  b 
le cas x = 0 étant d’étude immédiate.  f (b)ei λb − f (a)ei λa 1 
=  − f
(x)ei λx
dx 
Considérons l’application  iλ iλ a 

f : ]0 ; +∞[−→ R, x −→ f (x) = 2 ln 2 + x − 2 − 2 ln x . 


| f (b)| + | f (a)| 1 b
Il est clair que f est dérivable sur ]0 ; +∞[ et :  + | f (x)| dx
λ λ a
2 x −2
 b
∀ x ∈ ]0 ; +∞[, f (x) = 1 − = . 1
x x = | f (b)| + | f (a)| + | f (x)| dx
a λ
On en déduit les variations de f :
−→ 0.
x 0 2 +∞ λ−→+∞

f (x) – 0 + b
On conclut : f (x)ei λx dx −→ 0.
f (x) +∞  0  +∞ a λ−→+∞

Comme f (2) = 0 , on obtient : 2.8 a) Il s’agit d’un étude classique.


∀ x ∈ ]0 ; +∞[, f (x)  0 , On va effectuer une comparaison somme/intégrale.
1
ce qui établit l’inégalité demandée. L’application f : ]0 ; +∞[−→ R, x −→ , est continue et
x
décroissante sur ]0 ; +∞[, donc :
2.6 Puisqu’il s’agit de trouver une application « proche » de 1 1 1
∀ n ∈ N∗ , ∀ x ∈ [n ; n + 1],   .
x −→ x et de x −→ x 2 , on peut essayer leur moyenne arith- n+1 x n
1 Il s’ensuit, en intégrant :
métique, f : x −→ (x + x 2 ). On a alors :
2  n+1
 1  1
2 1 1 1
2 x + x2 ∀ n ∈ N∗ ,  dx  ,
f (x) − x dx = − x dx n+1 n x n
0 0 2
puis, en sommant :
 1

2 2  1 
x−x 1 
n
1 n k+1
1 n
1
= dx = (x 2 − 2x 3 + x 4 ) dx ∀ n ∈ N∗ ,  dx  .
0 2 4 0 k+1 x k
k=1 k=1 k k=1

60
On a, pour tout n ∈ N∗ , en utilisant la relation de Chasles : 2.10 Notons, pour tout n ∈ N∗ :
n  k+1  n+1
n1
1 1 n
2n + k
dx = dx = [ln x]n+1
1 = ln(n + 1) . un = > 0.
k=1 k x 1 x 3n + k
k=1

n
1
D’où, en notant Hn = : On a, pour tout n ∈ N∗ :
k=1
k
k
∀ n ∈ N∗ , Hn+1 − 1  ln (n + 1)  Hn , 1 n
2n + k 1 n 2+
ln u n = ln = ln n .
ou encore : ∀ n ∈ N∗ − {1}, ln (n + 1)  Hn  1 + ln n. n k=1 3n + k n k=1 k
3+
Comme n

2+x
1 L’application [0 ; 1] −→ R, x −→ ln , est continue sur
ln(n + 1) = ln n + ln 1 + = ln + o (1) ∼ ln n 3+x
n n∞ n∞
le segment [0 ; 1] , donc, d’après le cours sur les sommes de
 1
et 1 + ln n ∼ ln n, 2+x
n∞ Riemann : ln u n −−−→ ln dx.
n∞ 0 3 +x

n
1
on déduit, par encadrement : = Hn ∼ ln n. On calcule cette intégrale, notée I :
k=1
k n∞
 1  1
b) Soit n ∈ N tel que n  2 . I = ln (2 + x) dx − ln (3 + x) dx
0 0
On a, pour tout k ∈ {1,. . . ,n − 1}, par exemple à l’aide d’une
 1
décomposition en éléments simples : = (2 + x) ln (2 + x) − (2 + x) 0

 1
1 1 1 1 − (3 + x) ln (3 + x) − (3 + x) 0
= + .
k(n − k) n k n−k  
= (3 ln 3 − 3) − (2 ln 2 − 2)
D’où, pour tout n  2 :  
− (4 ln 4 − 4) − (3 ln 3 − 3)
 n−1

n−1
1 1 1 1
un = = + = 6 ln 3 − 10 ln 2.
k=1
k(n − k) n k=1 k n−k

n−1 Comme l’exponentielle est continue sur R, on déduit :
1  1 n−1
1 2n−1
1
= + = . 36
n k=1 k k=1
n−k k −n−k
−→
n k=1 k u n −−−→ e I = e6 ln 3−10 ln 2 = .
n∞ 210
En utilisant le résultat de a), on déduit :


2.11 D’abord, pour tout x ∈ R , f (x) existe comme intégrale
2 2 1 2
u n ∼ ln (n − 1) = ln n + ln 1 − ∼ ln n . d’une application continue sur un segment.
n∞ n n n n∞ n
On a, pour tout x ∈ R∗ :
    
 f (x) − f (0)   1 x 2 t 
2.9 Appliquons deux fois l’inégalité de Cauchy et Schwarz,  = ( sin t) Arctan dt 
√  x −0   x 0 1+x 2 
en faisant intervenir g, qui est continue, puisque g est conti-
 2  
nue et à valeurs  0 : 1 x  t 
 | sin t| Arctan dt

 b 4
 b 4 x 0 1 + x2 
√ √
f gh = ( f g)2 ( gh)2  2
1 x π π
a a
 1 · dt = x.

 b  √ 2
 b √ 2 x 0 2 2
 f g)2 g h)2 f (x) − f (0)
a a Il en résulte, par encadrement : −→ 0,
x −0 x−→0

 2
 2
b b
ce qui montre que f est dérivable en 0 et que : f (0) = 0 .
= f g 2
gh 2
a a

 b 
 b

 b
 b
tan x
 f 4
g 2
g 2
h 4
2.12 D’abord, f : x −→ Arctan , est définie, au
a a a a x
 


 2
 π π
b b b moins, sur − ; − {0}.
= f4 g2 h4 . 2 2
a a a

61
π 1  √ 
Comme tan x ∼ x, on a f (x) −→ Arctan 1 = , donc = − ln cos t + 3 sin t
x−→0 x−→0 4 tan 3t
π √
f admet un prolongement continu en 0, en notant f (0) = . 1  
4 = − ln 1 + 3 t + o(t)
3t + o(t)
De plus, il est clair que f est paire.
On calcule des développements limités en 0 : 1√ 1
∼ − 3t = −√ ,
t−→0 3t 3
x3 tan x x2
tan x = x ++ o(x 3 ), =1+ + o(x 2 ) ,   1
3 x 3 donc : ln f (x) −→ − √ .

12 x−→ π
6 3
tan x x2
= 1+ + o(x 2 ) On conclut, par continuité de l’exponentielle :
x 3
− √1
1 x2 1 f (x) −→ e 3 .
x−→ π
=1+ + o(x 2 ) = 1 + x 2 + o(x 2 ). 6
2 3 6

2

x
Ainsi : f (x) = Arctan 1 + + o(x 2 ) . 2.14 a) Soit n ∈ N∗ .
6
Considérons l’application
Considérons l’application
ex
g : R −→ R, u −→ g(u) = Arctan (1 + u) . f n : ] − ∞ ; 0] −→ R, x −→ f n (x) = 1 + x + .
n
Il est clair que g est de classe C 1 sur R, et on a, pour tout L’application f n est dérivable sur ] − ∞ ; 0] et :
u∈R :
ex
1 1 1 1 ∀ x ∈ ] − ∞ ; 0], f n (x) = 1 + >0.
g (u) = = = n
1 + (1 + u)2 2 + 2u + u 2 2 u2 On dresse le tableau de variation de f n :
1+u+
2
1  1 1 x −∞ xn 0
= 1 − u + o(u) = − u + o(u).
2 2 2 f n (x) +

Il en résulte, par primitivation pour une application de classe C 1 1


f n (x) −∞  0  1+
dont la dérivée admet un DL 1 (0) : n
1 1 u2 Puisque f n est continue et strictement croissante sur l’intervalle
g(u) = g(0) + u − + o(u 2 )
2 2 2 ] − ∞ ; 0] et que l’on a
π 1 1 1
=
+ u − u 2 + o(u 2 ). lim f n = −∞ < 0 et f n (0) = 1 + > 0, d’après le théorème
−∞ n
4 2 4
de la bijection monotone, l’équation f n (x) = 0 ,
On déduit, par composition, le DL 2 (0) de f :
d’inconnue x ∈ ] − ∞ ; 0], admet une solution et une seule,
π 1 x2 π 1 2 notée xn .
f (x) = + + o(x 2 ) = + x + o(x 2 ) .
4 2 6 4 12 De plus, comme f n (0) =
/ 0 , on a : xn =
/ 0.
exn 1
b) On a, pour tout n ∈ N∗ : |1 + xn | =  ,
2.13 Il s’agit d’une forme indéterminée 1∞ . n n
π donc : 1 + xn −−−→ 0, d’où : xn −−−→ − 1.
Notons, pour x au voisinage de : f (x) = (2 sin x)tan x . n∞ n∞
6
π c) On a : n(xn + 1) = −e xn
−−−→ − e−1 ,
n∞
On a, par le changement de variable t = x − −→ 0 :
6 x−→ π6 e−1
  donc : xn + 1 ∼ −
.
ln f (x) n n∞

On conclut au développement asymptotique suivant, à la pré-



1
= (tan 3x) ln (2 sin x) 1 1
cision o : xn = −1 − + o .




n e n n∞ n
π π
= tan + 3t ln 2 sin +t
2 6

√ 2.15 a) Soit n ∈ N∗ .
1 1 3
= − ln 2 · cos t + 2 · sin t Considérons l’application
tan 3t 2 2
f n : [0 ; 1] −→ R, x −→ cos x − nx .

62
L’application f n est dérivable sur [0 ; 1] et : puis :
  
∀ x ∈ [0 ; 1], f n (x) = − sin x − n  −n < 0 . ∀ t ∈ R, f (t) = f t − g(0) + g(0)
On dresse le tableau de variation de f n :    
= 2 t − g(0) + 5 = 2t + 5 − 2g(0) .
x 0 1 Il existe donc λ ∈ R tel que : ∀ t ∈ R, f (t) = 2t + λ.
f n (x) − • On a donc, en remplaçant, dans l’hypothèse, f par son ex-
f n (x) 1  cos 1 − n pression obtenue ci-dessus :
 
∀ (x,y) ∈ R2 , 2x + y + 5 = f x + g(y)
Puisque f n est continue et strictement décroissante sur l’in-  
= 2 x + g(y) + λ = 2x + 2g(y) + λ,
tervalle [0 ; 1] et que :
1 5−λ
f n (0) = 1 > 0 et f n (1) = cos 1 − n < 0 , d’où : ∀ y ∈ R, g(y) = y+ .
2 2
d’après le théorème de la bijection monotone, l’équation On déduit :
f n (x) = 0, d’inconnue x ∈ [0 ; 1], admet une solution et une   1  5−λ
seule, notée xn . ∀ (x,y) ∈ R2 , g x + f (y) = x + f (y) +
  2 2
 cos xn  5−λ
b) • On a : |xn | =    1 −−−→ 0, 1
= (x + 2y + λ) +
1 5
= x+y+ .
n  n n∞ 2 2 2 2
donc : xn −−−→ 0 .
n∞
 
cos xn 1 2.18 Puisque : xn −−−→ 0 et ∀ n ∈ N, xn ∈ ]0 ; +∞[ ,
• Ensuite : xn = ∼ . n∞
n n∞ n
on peut extraire de la suite (xn )n∈N une suite strictement dé-
1
c) Notons, pour tout n ∈ N∗ : yn = xn − . croissante et de limite 0.
n

Il existe donc une suite (u n )n∈N , strictement décroissante, de
1 1
Puisque xn ∼ , on a déjà : yn = o . limite 0, telle que : ∀ n ∈ N, f (u n ) = 0.
n∞ n n
On a : y



1 1
cos + yn = cos xn = nxn = n + yn = 1 + nyn ,
n n
d’où :
1  11 2 1
nyn = cos + yn − 1 ∼ − + yn ∼− , y = f(x)
n n∞ 2 n  n∞ 2n 2
    
−→0 =o 1
n

1
donc : yn ∼ − .
2n 3
n∞

1 1 v2 v0
On conclut : xn − ∼ − .
n n∞ 2n 3 O u3 u2 v1 u1 u0 x

2.16 Puisque f n’est pas injective, il existe (a,b) ∈ R2 tel


que : a < b et f (a) =
/ f (b). On a alors :
   
∀ y ∈ R, f (a + y) = g f (a),y = g f (b),y = f (b + y) .
En notant c = a − b > 0 , on a donc : Puisque f est continue en 0, on déduit : f (0) = 0 .
   
∀ z ∈ R, f (c + z) = f (a − b) + z = f a + (−b + z) D’autre part, d’après le théorème de Rolle, puisque f est déri-
  vable sur ]0 ; +∞[ , pour chaque n ∈ N , il existe
= f b + (−b + z) = f (z).
vn ∈ ]u n+1 ; u n [ tel que : f (vn ) = 0. On construit ainsi une suite
On conclut que f est c-périodique. (vn )n∈N , strictement décroissante, de limite 0, telle que :
∀ n ∈ N, f (vn ) = 0.
2.17 En remplaçant y par 0, on a : D’après l’étude précédente, appliquée à f à la place de f, on
 
∀ x ∈ R, f x + g(0) = 2x + 5 , déduit : f (0) = 0 .

63
En réitérant le raisonnement, ou par une récurrence, on 2) Étude du cas d’égalité
conclut : ∀ k ∈ N, f (k) (0) = 0. • Supposons qu’il y ait égalité dans l’inégalité de l’énoncé.
D’après 1), on a alors nécessairement :
3−x
2.19 1) Inégalité : x  3, y = , g(y) = 0 ,
2
Soit x ∈ [0 ; +∞[.
d’où, comme 4 − x > 0 : x = 1 , puis y = 1.
Notons g : [0 ; +∞[−→ R l’application définie, pour tout
• Réciproquement : f (1,1) = 1 + 1 + 1 − 3 = 0.
y ∈ [0 ; +∞[, par : g(y) = f (x,y) = 1 + x 2 y + x y 2 − 3x y.
On conclut qu’il y a égalité si et seulement si :
L’application g est dérivable sur [0 ; +∞[ et :
(x,y) = (1,1) .
∀ y ∈ [0 ; +∞[, g (y) = x 2 + 2x y − 3x = x(x + 2y − 3) .

1er cas : x  3 2.20 a) Considérons l’application


On a alors : ∀ y ∈ [0 ; +∞[, g (y)  0, ln(1 + x)
f : ]0 ; +∞[−→ R, x −→ f (x) = .
donc g est croissante. x
Comme g(0) = 1 , on déduit : L’application f est dérivable sur ]0 ; +∞[ et, pour tout
∀ y ∈ [0 ; +∞[, g(y)  g(0) = 1 > 0 . x ∈ ]0 ; +∞[ :


1 x
2ecas : 0  x < 3 f (x) = 2 − ln (1 + x) .
x 1+x
On dresse le tableau de variations de g :
Considérons l’application
3−x x
y 0 +∞ g : [0 ; +∞[−→ R ; x −→ g(x) = − ln (1 + x) .
2 1+x
g (y) − 0 + L’application g est dérivable sur [0 ; +∞[ et, pour tout
g(y)   x ∈ [0 ; +∞[ :
1 1
3−x g (x) = −
On calcule le minimum de g, obtenu en : (1 + x)2 1+x

2
3−x x 0
g =−
2 (1 + x)2
< 0 si x =/ 0.
= 1 + x 2 y + x y 2 − 3x y Il en résulte que g est strictement décroissante sur [0 ; +∞[.
Comme g(0) = 0, on en déduit :
= 1 + x y(x + y − 3)
∀ x ∈ ]0 ; +∞[, g(x) < 0 ,


3−x 3−x donc : ∀ x ∈ ]0 ; +∞[, f (x) < 0.
= 1+x x+ −3
2 2
Il en résulte que f est strictement décroissante.


3x − x 2 x − 3 On a donc, pour tout (x,y) ∈ ]0 ; +∞[2 :
= 1+
2 2
x < y
⇒ f (y) < f (x)
1  ln(1 + y) ln(1 + x) x ln(1 + x)
= 4 − x(x − 3)2 ⇐⇒ < ⇐⇒ < .
4 y x y ln(1 + y)
1 b) Soit (x,y,z) ∈ R3 tel que 0 < x < y < z .
‘= (−x 3 + 6x 2 − 9x + 4)
4 Appliquons le résultat de a) à (x,y) et à (x,z) :

=
1
(−x + 1)(x 2 − 5x + 4) x ln(1 + x) x ln(1 + x)
< et < ,
4 y ln(1 + y) z ln(1 + z)
1 d’où, par multiplication (pour des nombres tous > 0 ) :
= (−x + 1)(x − 1)(x − 4)
4  2
x2 ln(1 + x)
=
1
(x − 1)2 (4 − x)  0. < .
4    yz ln(1 + y) ln(1 + z)
0
c) Soit t ∈ ]0 ; +∞[ . Appliquons le résultat de b) à
Finalement : ∀ (x,y) ∈ [0 ; +∞[2 , f (x,y)  0. x = t − 1 ∈ ]0 ; +∞[ , y = t, z = t + 1 :

64
(t − 1)2 (ln t)2 D’une part, d’après la définition de N :
< ,
t (t + 1) ln(t + 1) ln (t + 2) b−a 1 N b−a
− <  ,
d’où, les dénominateurs étant > 0 : T n n T
donc, par théorème d’encadrement :
(t − 1)2 ln(t + 1) ln(t + 2) < t (t + 1)( ln t)2 . N b−a
−−−→ .
n n∞ T
2.21 Notons, pour abréger, E = Rn [X] et confondons poly- D’autre part :
  nb   nb
nôme et application polynomiale sur [−1 ; 1] . 1 
 f (u) du  1 | f (u)| du
D’après le cours, l’application n  n na+N T
na+N T

 12  
1  2 1 na+(N +1)T 1 T
N : E −→ R, P −→ P(x) dx  | f (u)| du = | f (u)| du −−−→ 0.
−1 n na+N T n 0 n∞
 b  b
est une norme sur E . b−a
On conclut : f (nx) dx −−−→ f (u) du.
Considérons les applications u,v,w : E −→ R définies, pour a n∞ T a
tout P ∈ E, par :
u(P) = P(−1), v(P) = P (0), w(P) = P (1) .
2.23 1) Soit f ∈ E .
Il est clair que u,v,w sont linéaires.
On va essayer de minorer || f − ϕ||∞ par une constante conve-
Puisque E est de dimension finie, u,v,w sont donc continues nable.
et il existe a,b,c ∈ R+ tels que, pour tout P ∈ E :
• On a :
|u(P)|  a N (P), |v(P)|  bN (P), |w(P)|  cN (P) .  1/2   
1/2   1/2 1/2
f = ϕ + ( f − ϕ) = ϕ+ ( f − ϕ) .
On a alors, pour tout P ∈ E : 0 0 0 0
 2  2  2  1/2  1/2
P(−1) + P (0) + P (1) D’une part : ( f − ϕ)  | f − ϕ| 
1
|| f − ϕ||∞ .
 2  2  2 0 0 2
= u(P) + v(P) + w(P)    1/2
 2 1/2 1/2
x2 1
 (a 2 + b2 + c2 ) N (P) . D’autre part : ϕ= x dx = = .
0 0 2 0 8
En notant C = a 2 + b2 + c2 , on a donc, pour tout P ∈ E :  1/2
 1 1 1
 2  2  2  2 On a donc : f  + || f − ϕ||∞ .
P(−1) + P (0) + P (1)  C P(x) dx . 0 8 2
−1
• On a :
 1   
1   1 1
∗ f = ϕ + ( f − ϕ) = ϕ+ ( f − ϕ) .
2.22 Soit n ∈ N . 1/2 1/2 1/2 1/2
On a, par le changement de variable u = nx : D’une part :
 b   1  1
1 nb 1
In = f (nx) dx = f (u) du . ( f − ϕ)  − | f − ϕ|  − || f − ϕ||∞ .
a n na 1/2 1/2 2

D’autre part :
n(b − a)
Notons N = E ∈ N, (qui dépend de n) de sorte  1  1  1
T x2 1 1 3
ϕ= x dx = = − = .
que : na + N T  nb < na + (N + 1)T. 1/2 1/2 2 1/2 2 8 8
On a, par la relation de Chasles :  1
3 1

N −1  na+(k+1)T  nb On a donc : f  − || f − ϕ||∞ .
1  1/2 8 2
In = f (u) du + f (u) du .
n k=0 na+kT na+N T On déduit, puisque f ∈ E :
 1/2  1
1 1 3 1
Puisque f est T-périodique, on déduit : + || f − ϕ||∞  f = f  − || f − ϕ||∞ ,
8 2 8 2

N −1  T  nb 0 1/2
1 
In = f (u) du + f (u) du D’où : || f − ϕ||∞ 
1
.
n k=0 0 na+N T 4
 T  nb 1
N 1 Il en résulte : d(ϕ,F) = Inf || f − ϕ||∞  .
= f (u) du + f (u) du . f ∈E 4
n 0 n na+N T

65
2) Considérons l’application f : [0 ; 1] −→ R définie, pour tout On a :
x ∈ [0 ; 1], par : ln cos x



1
si 0  x 
1

x + x2 x4 x6
f (x) =
4 2 = ln 1 − + − + o(x 6 )
 2 24 720

x − 1 1
si < x  1.


4 2 x 2
x 4
x6 1 x4 x6
= − + − − −
2 24 720 2 4 24
y
6

1 x
+ − + o(x 6 )
1 3 8


x2 1 1 4
= − + − x
3
2 24 8
4

1 1 1
+ − + − x 6 + o(x 6 )
720 48 24
1
2 x2 x4 x6
= − − − + o(x 6 ),
2 12 45
1 et :
4 sin 2 x

2
x3 x5
= x− + + o(x 5 )
1 1 3 1 x 6 120
4 2 4

y = ϕ(x) x4 1 1
= x2 − + + x 6 + o(x 6 )
y = f(x) 3 36 60

x4 2x 6
 1/2  1
= x2 − + + o(x 6 ).
1 3 45
Il est clair que : f ∈ E, f = f, || f − ϕ||∞ = . D’où :
0 1/2 4
f (x)
1
On conclut : d(ϕ,F) = .
4 1 2
= 2 4 6
+ 4
x x x x 2x 6
− − − + o(x 6 ) x2 − + + o(x 6 )
2 12 45 3 45
2.24 Si on effectue un DL n (0) (n  2) de ln cos x , comme


−1
2 x2 2x 4
x2 = 2 − 1+ + + o(x 6 )
ln cos ∼ cos x − 1 ∼ − ,
 x x−→0 x 6 45
x−→0 2
−→1
−1
x2 2x 4
ce DL n (0) sera de la forme : 1− + + + o(x 4 )
3 45
x2


2
ln cos x = − + · · · + an x n + o(x n ) , 2 x 2x 4 x4
2 = 2 − 1− + +
x 6 4( 36
d’où :

2
x 2x 4 x4
1 2 −1 + 1+ − + + o(x 4 )
= − 2 1 + · · · − 2an x n−2 + o(x n−2 ) 3 45 9
ln cos x x



2  2 1 1 2 2 1 2 1
=− 1 + · · · + bn x n−2 + o(x n−2 ) = 2 + x + − − + + o(x 4 )
x 2 x 6 3 45 36 45 9
2

=− + · · · − 2bn x n−4 + o(x n−4 ). 2 1 2 1 4
= 2 x + x + o(x )4
x2 x 2 12
Comme on veut un DL 2 (0) de f, il faut prendre n de façon que 1 2
n − 4 = 2, c’est-à-dire n = 6. = 1+ x + o(x 2 ).
6
66
2.25 • On a, pour tout y ∈ ]0 ; +∞[ fixé, par le changement On a alors x 2 = 1 − y 2 , x dx = −y dy, d’où :
x  0  1  1

de variable z = : −y dy y 1
y I = = dy = 1− dy
 1  1y  1 1 1+ y 0 1+ y 0 1+y
dx y dz 1 y 1  1
= = dz = y − ln (1 + y) 0 = 1 − ln 2.
0 x + y y2 z2 + y2 y 0 1 + z2
2 2
0
1 1
1 1
= [Arctan z]0y = Arctan .
y y y 2.27 • L’application
• On déduit : ln(1 + t 2 )
 a
  g : ]0 ; +∞[−→ R, t −→ g(t) =
1
dx  a
1 1 t
I (a) = dy = Arctan dy .
1
a 0 x2 + y2 1
a
y y est continue sur ]0 ; +∞[, donc, pour tout x ∈ ]0 ; +∞[, g est
1 continue sur le segment joignant x et x 2 , ce qui montre que l’in-
Mais, par le changement de variable u = , qui échange les  x2
y ln(1 + t 2 )
tégrale f (x) = dt existe.
bornes, on a : x t
 a1
 a • Puisque les applications x −→ x et x −→ x 2 sont de
du 1
I (a) = u Arctan u − 2 = Arctan u du . classe C 1 sur ]0 ; +∞[ et à valeurs dans ]0 ; +∞[ et que g est
a u 1
a
u
continue sur ]0 ; +∞[, d’après le cours, f est de classe C 1 sur
D’où, par addition :
]0 ; +∞[ et, pour tout x ∈ ]0 ; +∞[ :
2I (a)
  ln(1 + x 4 ) ln(1 + x 2 )
a
1 a
1 1 f (x) = 2
2x − 1
= Arctan y dy + Arctan dy x x
1 y 1 y y 1 
a a = 2 ln(1 + x 4 ) − ln(1 + x 2 ) .
 a
x
1 1
= Arctan y + Arctan dy D’après les théorèmes généraux, cette dernière fonction est de
1 y y
a classe C ∞ sur ]0 ; +∞[, donc f est de classe C ∞ sur ]0 ; +∞[.
 a
1π π a On a, pour tout x ∈ ]0 ; +∞[ :
= dy = ln y 1
1
a
y2 2 a f (x) = 0


π 1 ⇐⇒ 2 ln (1 + x 4 ) − ln(1 + x 2 ) = 0
= ln a − ln = π ln a.
2 a
⇐⇒ (1 + x 4 )2 = 1 + x 2
π ln a
On conclut : I (a) = .
2 ⇐⇒ x 8 + 2x 4 − x 2 = 0
√ √
1+x − 1−x ⇐⇒ x 6 + 2x 2 − 1 = 0.
2.26 L’application x −→ √ √ , est continue
1+x + 1−x Notons
sur le segment [0 ; 1] , donc son intégrale I existe. P : [0 ; +∞[−→ R, x −→ P(x) = x 6 + 2x 2 − 1 .
On a, pour tout x ∈ ]0 ; 1], par utilisation d’une expression L’application P est dérivable sur [0 ; +∞[ et :
conjuguée :
√ √ √ √ 2
0
1+x − 1−x 1+x − 1−x ∀ x ∈ [0 ; +∞[, P (x) = 6x + 4x
5

√ √ = > 0 si x > 0.
1+x + 1−x (1 + x) − (1 − x)
√ √
2−2 1−x 2 1 − 1 − x2 On dresse le tableau de variation de P :
= =
2x x x 0 +∞
1 − (1 − x 2 ) x
=  √ = √ , P (x) +
x 1+ 1−x 2 1 + 1 − x2
P(x) −1  +∞
et cette dernière expression est aussi valable pour x = 0.
 1
x Puisque P est continue et strictement croissante sur l’intervalle
On a donc : I = √ dx.
0 1+ 1 − x2 [0 ; +∞[, et que l’on a P(0) = −1 < 0 et P(x) −→ +∞,
x−→+∞
√ d’après le théorème de la bijection réciproque,
Effectuons le changement de variable y = 1 − x 2 .

67
il existe α ∈ [0 ; +∞[ unique tel que l’on ait P(α) = 0 , et on D’autre part :
dispose du signe de P(x) selon la position de x par rapport  x2  x2
1 1 1
à α. 0  B(x)  dt = dt
x t t2 x t3
La calculatrice fournit une valeur approchée de α :  −2 x 2

α  0,673 . . . t 1 1 1 1
= = −  2,
−2 x 2 x 2 x 4 2x
On en déduit le signe de f (x) et le tableau de variation de f :

1
x 0 α +∞ donc : B(x) = O .
x−→+∞ x2
f (x) − 0 +

1
Ainsi : f (x) = 3( ln x)2 + O .
f (x)   x−→+∞ x2
En particulier : f (x) −→ +∞ ,
La calculatrice fournit une valeur approchée de f (α) : x−→+∞

f (α)  −0,107 . . . f (x) 3(ln x)2


et ∼ −→ 0.
x x−→+∞ x x−→+∞
• Étude en 0 :
Ceci montre que la courbe représentative de f admet,
Comme : ∀ u ∈ [0 ; +∞[, 0  ln(1 + u)  u, lorsque x −→ +∞, une branche parabolique de direction
on a, pour tout x ∈ ]0 ; 1] : asymptotique x x.
 x  x • Valeurs remarquables :
ln(1 + t 2 )
0  − f (x) = dt  t dt
x2 t x2 f (1) = 0 et f (1) = ln 2  0,693 . . .
 2 x
t x2 − x4 • Tracé de la courbe représentative de f :
= = . y
2 x2 2

Il s’ensuit, par le théorème d’encadrement : f (x) −→ 0. y = f(x)


x−→0

On peut donc prolonger f en 0 par continuité en posant


f (0) = 0 .
De plus : α
O
1  1 x
f(α)
f (x) = 2 ln(1 + x 4 ) − ln(1 + x 2 )
x
1 
= − x 2 + o (x 2 ) = −x + o(x) −→ 0.
x x−→0 x−→0
2.28 Considérons l’application g : ] − 1 ; +∞[−→ R définie,
Comme f est continue sur [0 ; +∞[, que f est de classe C 1 sur pour tout u ∈ ] − 1 ; +∞[, par :
]0 ; +∞[ et que f (x) −→ 0, d’après le théorème limite de la  1+u
x−→0 et

dérivée, f est de classe C sur [0 ; +∞[et f (0) = 0 .
1 g(u) = f (1 + u) = dt ,
1 t
• Étude en +∞ : obtenue en notant u = x − 1 dans l’expression de f (x) , de
On a, pour tout x ∈ [1 ; +∞[ : façon que la variable (u) tende vers 0 lorsque x tend vers 1.
 x2  x2

et
ln(1 + t 2 ) 1 1 Puisque t −→ , est de classe C ∞ sur ]0 ; +∞[, d’après le
f (x) = dt = ln t 2 1 + 2 dt t
x t x t t cours, g est de classe C ∞ sur ] − 1 ; +∞[ et :
 x2


1 1 e1+u
= 2 ln t + ln 1 + 2 dt ∀ u ∈ ] − 1 ; +∞[, g (u) = .
x t t 1+u
 x2  x2
On va former le DL 2 (0) de g , puis primitiver pour obtenir le
ln t 1 1
=2 dt + ln 1 + 2 dt . DL 3 (0) de g. On a :
t t t
 x   x   1
notée A(x) notée B(x) g (u) = e eu
1+u
On a :  u2  
 x 2  2 =e 1+u+ + o(u 2 ) 1 − u + u 2 + o(u 2 )
2
A(x) = (ln t)2 x = ln (x 2 ) − ( ln x)2

u2 e
= 4(ln x)2 − ( ln x)2 = 3(ln x)2 . =e 1+ + o(u 2 ) = e + u 2 + o(u 2 ) .
2 2
68
On déduit, par primitivation, pour une fonction de classe C 1 On peut donc considérer l’application, encore notée ϕ, de
dont la dérivée admet un DL 2 (0) : R − {−1,1} dans lui-même, définie par :
e u3 x −3
g(u) = g(0) + e u + + o(u 3 ) . ∀ x ∈ R − {−1,1}, ϕ(x) = .
2 3 x +1
 1
ey t Calculons, pour tout x ∈ R − {−1,1}, les itérées de ϕ en x, pour
Et : g(0) = dt = 0.
1 t la loi de composition, notées ϕ[2] (x), ϕ[3] (x),. . . :
On conclut :  
ϕ[2] (x) = ϕ ϕ(x)
e
f (x) = e u + u 3 + o(u 3 ), u = x − 1 −→ 0 . x −3
6 x−→1 −3
ϕ(x) − 3 −2x − 6 3+x
= = x +1 = = ,
ϕ(x) + 1 x −3 2x − 2 1−x
  +1
π π x +1
2.29 On a, pour tout x ∈ − ; − {0} :  
2 2
ϕ[3] (x) = ϕ ϕ[2] (x)
1 1
f (x) = − 3+x
( sin x sh x)2 (tan x th x)2 −3
ϕ[2] (x) − 3
= x −1
4x
1 = [2] = = x.
= (1 − cos 2 x ch2 x). ϕ (x) + 1 3+x 4
sin x sh2 x
2 +1
x −1
Pour le dénominateur : sin 2 x sh2 x ∼ x 4 .
x−→0 • 1) Soit f convenant.
On va chercher un équivalent simple du numérateur. On a donc :
On remarque :    
∀ x ∈ R − {−1,1}, f ϕ(x) + f ϕ[2] (x) = x .
1 − cos x ch x = (1 − cos x ch x)(1 + cos x ch x)
2 2

Appliquons ceci à x, ϕ(x), à ϕ[2] (x) :


et : 1 + cos x ch x −→ 2 =
/ 0.
x−→0     

 f ϕ(x) + f ϕ[2] (x) = x E1
On va chercher un DL 4 (0) de 1 − cos x ch x , pour en avoir  
un équivalent simple : f ϕ[2] (x) + f (x) = ϕ(x) E2

  

1 − cos x ch x f (x) + f ϕ(x) = ϕ[2] (x) E3 .


   
x2 x4 x2 x4
=1− 1− + + o(x 4 ) 1 + + + o(x 4 ) En effectuant E 2 + E 3 − E 1 , on élimine f ϕ(x) et f ϕ[2] (x) ,
2 24 2 24

et on obtient f (x) , d’où :
1 4 1 4

= 1 − 1 − x + o(x ) = x + o(x 4 ) .
4
1
6 6 f (x) = ϕ(x) + ϕ[2] (x) − x
2
1 1 4 1

On a donc : f (x) ∼ x ·2= 1 x −3 3+x 1 x 3 + 7x
x−→0 x4 6 3 = + −x = .
2 x +1 1−x 2 1 − x2
1
et on conclut : f (x) −→ . 2) Réciproquement, un calcul direct (un peu long sans logiciel
x−→0 3
de calcul formel) montre que l’application f trouvée en 1)
convient.
2.30 • Considérons l’application On conclut qu’il y a une application f et une seule conve-
x −3 nant :
ϕ : R − {−1,1} −→ R, x −
 → ϕ(x) = .
x +1 1 x 3 + 7x
On a, pour tout x ∈ R − {−1,1} : f : R − {−1,1} −→ R, x −→ f (x) = .
2 1 − x2
x −3
ϕ(x) = 1 ⇐⇒ = 1 ⇐⇒ 4 = 0 ,
x +1 2.31 a) Considérons
impossible, et, d’autre part :
g : R −→ R, x −→ f (x + a) − f (x) .
x −3
ϕ(x) = −1 ⇐⇒ = −1 On a, d’après l’hypothèse de l’énoncé :
x +1
⇐⇒ x − 3 = −x − 1 ⇐⇒ x = 1, ∀ x ∈ R, g(x + b) = f (x + a + b) − f (x + b)
impossible. = f (x + a) − f (x) = g(x),
Ainsi : ∀ x ∈ R − {−1,1}, ϕ(x) ∈ R − {−1,1}. donc g est b-périodique.

69
On a alors, pour tout n ∈ N et tout x ∈ R : * Si u(x) < 0 , alors de même, au voisinage de x, |u| coïncide
 avec −u, donc |u| est dérivable en x.
 f (x + a) − f (x) = g(x)

 * Si u(x) = 0 , alors, par hypothèse, u (x) = 0, donc :



 f (x + a + b) − f (x + b) = g(x + b) = g(x) 
 |u|(x + h) − |u|(x)  |u(x + h)|
..  =

  |h|

 . h
 

  u(x + h) − u(x) 
  
f (x + a + nb) − f x + a + (n − 1)b = g(x) =   −→ |u (x)| = 0,
 h−→0
h
d’où, par sommation et télescopage : |u|(x + h) − |u|(x)
donc : −→ 0,
f (x + a + nb) − f (x) = ng(x) . h x−→0

ce qui montre que |u| est dérivable en x, et que de plus


On déduit, puisque f est bornée, pour tout x ∈ R : |u| (x) = 0.
 
 f (x + a + nb) − f (x) 2|| f ||∞ On conclut que |u| est dérivable en x, pour tout x ∈ I, donc
|g(x)| =  −−−→ 0 ,
|u| est dérivable sur I.
n n n∞

donc : ∀ x ∈ R, g(x) = 0, b) On a, pour tout x ∈ I :


 
ϕ(x) = Max f (x), g(x)
c’est-à-dire : ∀ x ∈ R, f (x + a) = f (x).
1 
= f (x) + g(x) + | f (x) − g(x)| .
Ceci montre que f est a-périodique. 2
Par rôles symétriques dans les hypothèses, on conclut que f est Comme f et g sont dérivables sur I, il s’ensuit que ϕ est déri-
aussi b-périodique. vable sur I si et seulement si | f − g| l’est.
b) L’application f vérifie les hypothèses de a), puisqu’elle est En appliquant le résultat de a) à f − g à la place de u, on conclut
1 1 13 que ϕ est dérivable sur I si et seulement si :
bornée, avec a = , b = , a + b = .
6 7 42  
∀ x ∈ I, f (x) = g(x)
⇒ f (x) = g (x) .
1 1
D’après a), on déduit que f est -périodique et que f est -
6 7
1 1 1 1
périodique. Comme = − , il en résulte que f est - 2.33 D’après l’hypothèse, on a, pour tout x ∈ [a ; +∞[ :
42 6 7 42  2
périodique, l’ensemble des périodes de f formant, d’après le f (x) f (x)  | f (x)| | f (x)|  λ| f (x)|2 = λ f (x) .
cours, un sous-groupe additif de R. Considérons l’application
 2
2.32 a) 1) Supposons |u| dérivable sur I. g : [a ; +∞[−→ R, x −→ g(x) = e−2λx f (x) .
Soit x ∈ I tel que u(x) = 0 .
Puisque f est dérivable sur [a ; +∞[, g l’est aussi, et, pour tout
|u|(x + h) − |u|(x) x ∈ [a ; +∞[ :
On a : −→ |u| (x),
h h−→0
  2 
et : g (x) = 2e−2λx f (x) f (x) − λ f (x)  0 .
 
|u|(x + h) − |u|(x) |u(x + h)| u(x + h) − u(x) Il en résulte que g est décroissante sur [a ; +∞[.
= =
h h h Mais il est clair, par sa définition, que g  0 , et on a
  2
   −→+ |u (x)| g(a) = e−2λa f (a) = 0 .
 u(x + h) − u(x)  h−→0
= sgn (h) 
  −→ −|u (x)|.
h Il en résulte g = 0, puis f 2 = 0 et donc f = 0.
h−→0−

On a donc |u (x)| = −|u (x)|, d’où u (x) = 0.


  2.34 a) • Soit f ∈ E .
Ceci montre : ∀ x ∈ I, u(x) = 0
⇒ u (x) = 0 .
On a, d’après l’inégalité de Cauchy et Schwarz :
2) Réciproquement, supposons :
 1 2
 1
 1
  f  12 f 2 .
∀ x ∈ I, u(x) = 0
⇒ u (x) = 0 . 0 0 0

Soit x ∈ I .  1
Mais : f = f (1) − f (0) = λ.
* Si u(x) > 0, alors, comme u est continue en x (car dérivable 0
en x ), au voisinage de x , |u| coïncide avec u, donc |u| est dé-  1
rivable en x . On a donc : f 2  λ2 .
0

70
√ √
• Considérons l’application particulière : On déduit : 2n  n + xn 2 n,
f 0 : [0 ; 1] −→ R, t −→ λt . √
 1  1 √ n n
donc xn  , puis xn  .
On a f 0 ∈ E et : f 0 2 = λ2 = λ2 . 2 4
0 0
 On conclut : xn −−−→ + ∞.
1 n∞
2
On conclut : Inf f =λ ,
2
f ∈E 0

et cette borne inférieure est atteinte (au moins) pour l’appli- 2.36 Remarquons d’abord que, dans les conditions de
cation f 0 définie plus haut. k n 1
l’énoncé : 0   2 = −−−→ 0,
∗ n2 n n n∞
b) Considérons, pour tout n ∈ N :



k n k
f n : [0 ; 1] −→ R, x −→ λx n . et que, d’autre part : 1 + 2 = exp n ln 1 + 2 .
n n
Il est clair que : ∀ n ∈ N∗ , f n ∈ E . x2
• Montrons : ∀ x ∈ [0 ; +∞[, x −  ln(1 + x)  x.
Et on a : 2
 1    Soit x ∈ [0 ; +∞[. En appliquant la formule de Taylor avec reste
1
x 2n+1 1 λ2 intégral à ϕ : t −→ ln(1 + t) sur [0 ; x], on a :
f n2 = λ2 x 2n dx = λ2 = −−−→ 0 .
0 0 2n + 1 0 2n + 1 n ∞  x
(x − t)
 1 ϕ(x) = ϕ(0) + ϕ (0)x + ϕ (t) dt ,
On conclut : Inf f 2 = 0. 0 1!
f ∈E 0  x
1
c’est-à-dire : ln (1 + x) = x − (x − t) dt.
0 (1 + t)2
2.35 a) Soit n ∈ N∗ . Considérons l’application Mais :

 n
 
x x −t
x x
f n : [0 ; +∞[−→ R, x −→ 1+ − 2n . 0 dt  (x − t) dt
k (1 + t)2
k=1 0 0
 x
(x − t)2 x2
L’application f n est dérivable (donc continue) sur [0 ; +∞[ = − = .
1 2 0 2
 n
x2
et : ∀ x ∈ [0 ; +∞[, f n (x) = k > 0,
x
On a donc : x −  ln(1 + x)  x.
2
k=1
2 1+
k • Soit n ∈ N∗ .
donc f n est strictement croissante sur [0 ; +∞[. k
Appliquons le résultat précédent à à la place de x, pour tout
De plus : f n (0) = n − 2n = −n < 0 et f n (x) −→ +∞. n2
x−→+∞
k ∈ {1,. . . ,n} :
D’après le théorème de la bijection monotone, il existe donc

xn ∈ [0 ; +∞[ unique tel que f n (xn ) = 0 . k k2 k k
−  ln 1 +  2,
√ √ √ n 2 2n 4 n 2 n
b) On sait : ∀ (a,b) ∈ (R+ )2 , a + b  a + b

k 1 k k
(ce que l’on peut redémontrer en développant les carrés). d’où : − 2  ln 1 + 2  2 ,
n2 2n n n
On a donc, pour tout n ∈ N∗ :
n n 
xn xn √  n
1 donc, en multipliant par n
2n = 1+  1+ = n + xn √ .

k k k k 1 k k
k=1 k=1 k=1
−  n ln 1 + 2  ,
n
1 n 2n n n
Évaluons √ , par comparaison d’une somme à une inté-
k=1 k puis, en passant aux exponentielles :
grale.

k 1 k n k
1 e n e− 2n  1 + 2  en .
L’application x −→ √ , est continue et décroissante sur n
x
[1 ; +∞[, donc : On déduit, en sommant pour k allant de 1 à n, puis en divisant
n  n par n :
1 1
√ 1+ √ dt
n

t 1 1  k 1 k n 1
k n n
k=1 1 k
√ n √ √ √ e− 2n en  1+ 2  en .
= 1 + [2 t]1 = 1 + 2( n − 1) = 2 n − 1  2 n. n k=1 n k=1 n n k=1

71
On a, par sommation géométrique : Enfin, puisque f est continue et strictement croissante sur l’in-
 1 n tervalle U, d’après le théorème de la bijection monotone, f réa-
n
k
n
 1 k 1 en −1 1 e − 1
en = en = en 1 = en 1 , lise une bijection de U sur V.
e n − 1 en − 1
k=1 k=1
b) 1) Supposons que f −1 admette un DL 3 (0) :
1 1
puis, comme e − 1 ∼ :
n
n∞ n f −1 (y) = α + βy + γy 2 + δy 3 + o (y 3 ) .
y−→0
1
1 n
k 1 n On a alors α = f −1 (0), et, puisque f −1 est dérivable en 0,
e n = e n (e − 1) 1 −−−→ e − 1 .
n k=1 en − 1 n∞ d’après le cours, β = ( f −1 ) (0). Mais f (0) = 0 et f (0) = 1 ,
donc f −1 (0) = 0 et
On conclut, par le théorème d’encadrement :
n
1 1 1
1 k n ( f −1 ) (0) =  = = = 1.
1+ 2 −−−→ e − 1 . f f −1 (0) f (0) 1
n k=1 n n∞

Le DL 3 (0) de f −1 est donc de la forme :


2.37 Considérons f −1 (y) = y + γy 2 + δy 3 + o(y 3 ) .
 x
g : [0 ; 1] −→ R, x −→ g(x) = a + b f (t) dt . On a, pour x ∈ U :
0  
x = f −1 f (x)
Puisque f est continue sur [0 ; 1] , g est de classe C 1 sur [0 ; 1]  
et : ∀ x ∈ [0 ; 1], g (x) = b f (x). = f −1 x + ax 2 + bx 3 + o(x 3 )
De plus, d’après l’hypothèse de l’énoncé : = (x + ax 2 + bx 3 ) + γ(x + ax 2 + bx 3 )2
∀ x ∈ [0 ; 1], g(x)  a > 0 . + δ(x + ax 2 + bx 3 )3 + o(x 3 )

On déduit : ∀ x ∈ [0 ; 1], g (x)  b g(x), = (x + ax 2 + bx 3 ) + γ(x 2 + 2ax 3 ) + δx 3 + o(x 3 )


g (x) b = x + (a + γ)x 2 + (b + 2γa + δ)x 3 + o(x 3 ).
puis : ∀ x ∈ [0 ; 1], √  .
2 g(x) 2
Par unicité du DL 3 (0) de x −→ x, on déduit :
En intégrant sur [0 ; x], pour tout x ∈ [0 ; 1] :
a+γ=0  γ = −a
 x  x
g (t) d’où :
√ dt = g(t) b + 2γa + δ = 0 δ = 2a 2 − b.
0 2 g(t) 0

= g(x) −
g(0) = g(x) − a. 2) Réciproquement, montrons que la valeur obtenue ci-dessus
 x pour (γ,δ) convient, c’est-à-dire montrons :
√ b bx
On a donc : g(x) − a  dt = ,
0 2 2 f −1 (y) = y − ay 2 + (2a 2 − b)y 3 + o(y 3 ) .


√ bx 2 Notons x = f −1 (y) , de sorte que y = f (x) et x −→ 0 .
d’où : g(x)  a+ , y−→0
2
On a :
c’est-à-dire :  
f −1 (y) − y − ay 2 + (2a 2 − b)y 3
 x √ b2 
a+b f (t) dt = g(x)  a + a bx + x 2 , = x − (x + ax 2 + bx 3 ) − a(x + ax 2 + bx 3 )2
0 4 
 + (2a 2 − b)(x + ax 2 + bx 3 )3 + o(x 3 )
x √ b
et on conclut : f (t) dt  a x + x 2. 
0 4 = x − (x + ax 2 + bx 3 ) − a(x 2 + 2ax 3 )

+ (2a 2 − b)x 3 + o(x 3 )
2.38 a) Puisque f (0) = 1 > 0 et que f est continue en 0, il = o(x 3 ) = o(y 3 ), car x ∼ y.
existe η > 0 tel que : ∀ x ∈ ] − η ; η[, f (x) > 0, y−→0

−1
donc f est strictement croissante sur ] − η ; η[ . On conclut que f admet un DL 3 (0) et que :
Notons U = ] − η ; η[ et V = f (U ) = ] − f (η) ; f (η)[ . f −1 (y) = y − ay 2 + (2a 2 − b)y 3 + o (y 3 ) .
Puisque f (0) = 0 , on a alors f (−η) < 0 < f (η). y−→0

72
2.39 Considérons, pour tout n ∈ N∗ : * Réciproquement, soit u ∈ [−1 ; 1]. Notons y = Arccos u.
n
1 n
1 Puisque f est bijective, il existe x ∈ R tel que y = f (x) .
vn = =n .  
k k On a alors : u = cos y = cos f (x) = f ( sin x).
k=1 k=1
n Comme sin x ∈ [−1 ; 1], ceci montre :
• On sait, par comparaison somme/intégrale (cf, par exemple,
n ∀ u ∈ [−1 ; 1], ∃ v ∈ [−1 ; 1], u = f (v) .
1
exercice 2.8) : ∼ ln n,
k=1
k n∞ Ceci établit que f réalise une bijection de [−1 ; 1] sur [−1 ; 1] .
Comme f est continue, d’après un exercice classique, f est stric-
donc : vn ∼ n ln n.
n∞ tement monotone.

• Notons, pour tout n ∈ N∗ : f (−1) = −1 f (−1) = 1
n
En particulier : ou
1 1
wn = u n − vn =
− . f (1) = 1 f (1) = −1.
k k
k=1 ln 1 + Il existe donc ε ∈ {−1,1} tel que :
n n
Considérons l’application f (−1) = −ε et f (1) = ε .
1 1  
ϕ : ]0 ; 1] −→ R, x −→ ϕ(x) = − . • On a : f ( sin 1) = cos f (1) = cos ε et :
ln(1 + x) x    
On a, au voisinage de 0 pour la variable x : f (− sin 1) = f sin (−1) = cos f (−1)

= cos (−ε) = cos ε ,
x2
x− x− + o(x 2 ) donc : f ( sin 1) = f (− sin 1).
x − ln(1 + x) 2
ϕ(x) = =
x ln (1 + x) x ln (1 + x) Comme f est injective, il s’ensuit sin 1 = − sin 1 , d’où
x 2 sin 1 = 0, contradiction.
+ o(x 2 ) 1 1 On conclut qu’il n’existe pas de f convenant.
= 22 = + o(1) −→ .
x + o(x 2 ) 2 x−→0 2

On peut donc compléter ϕ par continuité en 0, en posant  


1 2.41 Notons E = (x,y) ∈ [0 ; 1]2 ; |x − y|  a .
ϕ(0) = . L’application ϕ : [0 ; 1] −→ R ainsi construite est
2 • Montrons que E est compact.
continue sur le segment [0 ; 1] , donc, d’après un théorème du
cours, ϕ est bornée. Il existe donc M ∈ R+ tel que : y
∀ x ∈ [0 ; 1], |ϕ(x)|  M.

 1
 k 
On a alors : ∀ n ∈ N∗ , ∀ k ∈ {1,. . . ,n}, ϕ   M,
n  E

d’où, en sommant pour k allant de 1 à n :



  n 

 n k 
∀ n ∈ N∗ , |wn | =  ϕ  ϕ k   Mn .
k=1
n   n 
k=1

Ceci montre : u n − vn = O (n). E


n∞

On obtient : u n = vn + O(n) et vn ∼ n ln n, donc :


u n ∼ n ln n .
n∞
a

2.40 a) Supposons qu’il existe f convenant.


On a alors, pour tout x ∈ R : O a 1 x
   
f (x) = f sh (Argsh x) = ch f (Argsh x) ∈ R+ , Considérons l’application
contradiction, puisque, par exemple, f n’atteint pas −1. ϕ : R2 −→ R, (x,y) −→ |x − y| .
On conclut qu’il n’existe pas de f convenant.
On a donc : E = ϕ−1 ([a ; +∞[).
b) Supposons qu’il existe f convenant.
Ainsi, E est l’image réciproque du fermé [a ; +∞[ par l’ap-
• * Soit t ∈ [−1 ; 1] . Notons x = Arcsin t . On a : plication continue ϕ, donc E est fermé dans R2 , ce qui se voit
 
f (t) = f ( sin x) = cos f (x) ∈ [−1 ; 1] . aussi sur le schéma.

73
D’autre part, E est borné, puisque E ⊂ [0 ; 1]2 . En passant aux bornes supérieures lorsque t décrit [a ; b],
on déduit : g(x)  g(y) + M|x − y|,
Ainsi, E est une partie fermée bornée de R , qui est un R-es-
2

pace vectoriel normé de dimension finie, donc E est compact. d’où : g(x) − g(y)  M|x − y|.
• Considérons d’autre part l’application En appliquant ceci à (y,x) à la place de (x,y), on a aussi :
  g(y) − g(x)  M|x − y| ,
 f (x) − f (y) 

F : E −→ R, (x,y) −→ F(x,y) =  .
x−y  et donc : |g(x) − g(y)|  M|x − y|.
On a a montré :
L’application F est définie et continue sur E , puisque le dé-
nominateur x − y ne s’annule pas. ∀ A ∈ R+ , ∃ M ∈ R+ , ∀ (x,y) ∈ [−A ; A]2 ,
|g(x) − g(y)|  M|x − y|.
Puisque F est continue sur le compact E et est à valeurs
dans R, d’après le cours, F est bornée et atteint ses bornes. Ainsi, g est M -lipschitzienne sur [−A ; A], donc g est conti-
Notons C = Sup F(x,y) ∈ R+ . nue sur [−A ; A].
(x,y)∈E Puisque g est continue sur [−A ; A] pour tout A ∈ R+ , on
Il existe (x0 ,y0 ) ∈ E tel que : C = F(x0 ,y0 ) < 1 . conclut que g est continue sur R .
On conclut :

∃ C ∈ [0 ; 1[, ∀ (x,y) ∈ [0 ; 1]2 , 2.43 Pour tout n ∈ N∗ , notons :


 
|x − y|  a
⇒ | f (x) − f (y)|  C|x − y| .  1
In = n 2 (x n − x n+1 ) f (x) dx
0
 1
2.42 • Soit (x,y) ∈ R . 2 et considérons : Jn = n 2 (x n − x n+1 ) f (1) dx.
0
On a, pour tout t ∈ [a ; b], en utilisant l’inégalité triangulaire
renversée, puis l’inégalité triangulaire : 1) On calcule Jn , pour tout n ∈ N∗ :
     n+1 
 n i   n i  x x n+2 1
 
x f i (t) −   y f i (t)  Jn = n 2 − f (1)
 n+1 n+2 0
i=0    
i=0


 n  n   n i  1 1 n2
  x f i (t) −
i
y i f i (t) =  (x − y i ) f i (t) = n2 − f (1) = f (1).
n+1 n+2 (n + 1)(n + 2)
i=1 i=1   i=1
 n  n
Jn −−−→ f (1).
=  (x i − y i ) f i (t)  |x i − y i | | f i (t)| On a donc :
n∞
i=1 i=1

n D’autre part, pour tout n ∈ N∗ :
 |x i − y i | || f i ||∞ .  1   

i=1 |In − Jn | =  n 2 (x n − x n+1 ) f (x) − f (1) dx 
• Soit A ∈ R+ . 0
 1
 
On a, pour tout (x,y) ∈ [−A ; A]2 :  n 2 (x n − x n+1 ) f (x) − f (1) dx.
   0
 i−1 
∀ i ∈ {1,. . . ,n}, |x i − y i | = (x − y) x k y i−1−k  Soit ε > 0 fixé.
k=0
• Puisque f est continue en 1, il existe η > 0 tel que :

i−1
 |x − y| |x| |y|
k i−1−k
 |x − y|i A i−1
,  
∀ x ∈ [1 − η ; 1],  f (x) − f (1)  ε .
k=0

d’où, en sommant : On a alors, pour tout n ∈ N∗ :


n 
n  1
|x i − y i | || f i ||∞  |x − y| || f i ||∞ i A−1 .  
n 2 (x n − x n+1 ) f (x) − f (1) dx
i=1 i=1
   1−η
 
1 1
noté M
ε n 2 (x n − x n+1 ) dx  ε n 2 (x n − x n+1 ) dx
On obtient, pour tout (x,y) ∈ [−A ; A]2 : 1−η 0
    n2
 n i   n i  =ε  ε.
 x f (t) −  y f (t)   M|x − y| , (n + 1)(n + 2)
 i   i 
i=0 i=0
    • D’autre part, puisque f est continue sur le segment
 n i   n i  [0 ; 1], d’après le théorème fondamental, f est bornée, d’où, pour
et donc :  x f i (t)   y f i (t) + M|x − y|.
i=0 i=0 n ∈ N∗ :

74
 1−η   • D’autre part, pour tout n  2 :
n 2 (x n − x n+1 ) f (x) − f (1) dx
0  1
 1−η Jn = 2x n−1 ln (1 + x n ) dx
0
 n 2 (x n − x n+1 )2|| f ||∞ dx
0  1
2
 1−η =n u ln (1 + u) du
u=x n
 n x 2|| f ||∞ dx
2 n 0
0
 1
1  2 1 1
 x n+1 1−η = u ln (1 + u) 0 − u2 du
= 2n 2 || f ||∞
ipp n 0 1+u
n+1 0
 1

1 1
2n 2 || f ||∞ (1 − η)n+1 = ln 2 − u−1+ du
= −−→ 0, n 0 1+u
n+1 n∞

 1
1 u2
par prépondérance classique. = ln 2 −
− u + ln (1 + u)
n 2
Il existe donc N ∈ N tel que : 0

 1−η


  1 1 1
∀ n  N, n 2 (x n − x n+1 ) f (x) − f (1) dx  ε . = ln 2 − − 1 + ln 2 = .
n 2 2n
0


On a donc, par addition : 1 1
On conclut : In = Jn + (In − Jn ) = +O .
 1 2n n∞ n 3
 
∀ n  N, n 2 (x n − x n+1 ) f (x) − f (1) dx  2ε .
0
2.45 a) Le polynôme Pn est dérivable sur R et s’annule en
Ceci montre : In − Jn −−−→ 0.
n∞ 0,1,. . . ,n, donc, d’après le théorème de Rolle, Pn s’annule en
Enfin : In = (In − Jn ) + Jn −−−→ 0 + f (1) = f (1). au moins n points x1 ,. . . ,xn tels que :
n∞

0 < x1 < 1 < . . . < xn < n .


2.44 Considérons, pour tout n ∈ N tel que n  2 :
 1
Comme deg (Pn ) = n , on a là tous les zéros de Pn .
Jn = 2x n−1 ln(1 + x n ) dx ,
0 En particulier, il existe u n ∈ ]0 ; 1[ unique (c’est le x1 dans les
qui ressemble à In et semble plus accessible à un calcul. notations précédentes) tel que Pn (u n ) = 0.
• On a, pour tout n ∈ N tel que n  2 :
n
b) On a, d’après le cours, puisque Pn = (X − k) :
|In − Jn |
 1  k=0
  n   
=  x − 2x n−1
+x n−2
ln (1 + x ) dx 
n Pn n
1
 = ,
0
 1  Pn X−k
  k=0
=  x n−2
(x − 1)2
ln (1 + x n
) dx  

  n
1 P P (u n )
0
 1 d’où : = − n (u n ) = − n = 0.
k=0
k − un Pn Pn (u n )
= x n−2 (x − 1)2 ln (1 + x n ) dx

0 c) Isolons, dans le résultat précédent, le terme d’indice 0 :
1
 x n−2
(x − 1) ln 2 dx
2
1 n
1 n
1
0 =  .
 un k − u k
1   k=1 n k=1
= ln 2 x n − 2x n−1 + x n−2 dx
0 D’autre part, par comparaison somme/intégrale, puisque l’ap-
 n+1  1
x xn x n−1 1 plication x −→ , est décroissante et continue, on montre
= ln 2 −2 + x
n+1 n n−1 0

n
1
1 2 1 (cf. aussi l’exercice 2.8) : ∼ ln n.
= ln 2 − + k n∞
n+1 n n−1 k=1

2 ln 2 1
= , D’où : −−−→ + ∞, et donc : u n −−−→ 0.
(n − 1)n(n + 1) un n ∞ n∞

d) Reprenons l’étude précédente, en isolant aussi le terme d’in-
1
donc : In − Jn = O . dice 1 :
n∞ n3
75

n
1 1 n
1 1 n
1 • Il existe donc M ∈ R+ tel que : ∀ n  1, u n  M.
 = = +
k=1
k un k=1
k − u n 1 − u n k=2
k − un D’où, en reportant dans la définition de la suite :
 n 
n−1 un 1 M 1 M 1 M +1

1
+
1
=
1
+
1
. 0  u n+1 = + 2  + 2  + = ,
1 − un k − 1 1 − u k n n n n n n n
k=2 n k=1

M +1

n−1 et donc, par décalage : ∀ n  2, u n  .
On a :
1
∼ ln(n − 1) = ln n + ln 1 −
1
∼ ln n. n−1
k=1
k n∞ n n∞ On déduit, en reportant encore :
1 un 1 M +1 1
Enfin : −−−→ 1, car u n −−−→ 0. 0  u n+1 = + 2  + ,
1 − un n ∞ n∞ n n n(n − 1) n 2


1 1
On obtient, par encadrement : ∼ ln n, ce qui montre : un = O .
u n n∞ n∞ n2
1

et on conclut : u n ∼ . un 1 1 1 1
n∞ ln n Alors : u n+1 = + 2 = O 3 + 2 ∼ 2,
n n n n n∞ n
1 1
puis, par décalage d’indice : u n ∼ ∼ .
2.46 a) • Une récurrence immédiate montre que, pour tout n∞ (n − 1)2 n∞ n 2
n ∈ N∗ , u n existe et u n  0 . b) On a :
un 1 un 1
• On a : ∀ n ∈ N∗ , 0  u n+1 = + 2  u n + 1, u n+1 = + 2
n n n n
ou encore, par décalage d’indice, pour tout n  2 :


1 1 1 1
u n  u n−1 + 1 . = + o + 2
n n2 n2 n
On a, en réitérant :

1 1 1
u n  u n−1 + 1 = 2 + 3 +o 3 ,
n n n
u n−1  u n−2 + 1 d’où, par décalage d’indice :


.. 1 1 1
un = + + o
. (n − 1)2 (n − 1)3 (n − 1)3

−2


u 2  u 1 + 1, 1 1 1 1 −3 1
= 1− 1 −
+ + o
d’où, en sommant et en simplifiant : n2 n n3 n n3
u n  u 1 + (n − 1) .



1 2 1 1 1
On reporte alors cette inégalité dans la définition de la suite : = 2 1+ +o + 3 +o 3
n n n n n
un 1 u 1 + (n − 1) 1

∀ n  2, 0  u n+1 = + 2  + 2 1 3 1
n n n n = 2 + 3 +o 3 .
n n n
1 1
 u1 + 1 − + 2  u1 + 1 .
n n
Il en résulte que la suite (u n )n1 est bornée.

76
Intégration sur un CHAPITRE 3
intervalle quelconque

Plan Thèmes abordés dans les exercices


Les méthodes à retenir 78 • Intégrabilité ou non-intégrabilité d’une application f : I −→ C, où I est un
Énoncés des exercices 81 intervalle quelconque

Du mal à démarrer ? 89 • Existence et calcul d’intégrales sur un intervalle quelconque

Corrigés 95 • Pour une intégrale dépendant d’un paramètre, détermination de la limite, d’un
équivalent simple, d’un développement asymptotique
• Détermination de la nature d’une intégrale impropre
• Étude de la continuité et de la classe pour une fonction définie par une inté-
grale dépendant d’un paramètre
• Calcul de certaines intégrales dépendant d’un paramètre
• Étude et représentation graphique d’une fonction définie par une intégrale
dépendant d’une paramètre
• Existence ou non-existence d’une intégrale double sur le produit de deux inter-
valles quelconques
• Existence et calcul d’une intégrale double sur le produit de deux intervalles
quelconques

Points essentiels du cours


pour la résolution des exercices
• Définition et propriétés de l’intégrabilité sur un intervalle quelconque, pour les
fonctions à valeurs dans R+ , pour les fonctions à valeurs dans C. En particu-
lier, le théorème de majoration, le théorème d’équivalence, les exemples de
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

Riemann en +∞, en 0, en a, a ∈ R, les règles x α f (x) en +∞ et en 0, les


exemples du cours sur le logarithme et l’exponentielle
• Les inégalités sur les intégrales de fonctions intégrables
• La relation de Chasles
• Le changement de variable pour des intégrales sur un intervalle quelconque
• La définition de la convergence et de la divergence pour les intégrales
 →+∞
sin x
impropres, et l’exemple classique dx
1 x
• Les théorèmes de continuité et de dérivation sous le signe intégrale, avec hypo-
thèse de domination ou hypothèse de domination locale
77
Chapitre 3 • Intégration sur un intervalle quelconque

• L’étude de la fonction  d’Euler


• La notion d’intégrabilité sur le produit de deux intervalles quelconques
• Le théorème de Fubini pour les intégrales doubles sur le produit de deux inter-
valles quelconques.

Les méthodes à retenir


S’assurer d’abord que f est continue par morceaux sur I .
• Le plus souvent, procéder pour | f | à une étude locale en b, par uti-
lisation du théorème de majoration ou de minoration, du théorème
Pour étudier l’intégrabilité d’équivalence, de la règle x α f (x) ou d’une règle analogue, par com-
d’une application f : I −→ C, paraison à l’exemple de Riemann ou à un exemple du cours.
où I est un intervalle semi-ouvert,
➥ Exercices 3.1 a) à f), 3.7, 3.9, 3.10 a), 3.11 a),
par exemple fermé à gauche et
3.13, 3.14 a), 3.21 a), 3.29, 3.43, 3.50 a)
ouvert à droite,
I = [a ; b[, −∞ < a  b  +∞ • S’il existe g : I −→ R , continue par morceaux,  0, intégrable
sur I , telle que | f |  g, alors f est intégrable sur I , sans que l’on ait
besoin d’effectuer une étude locale en une extrémité de I .
➥ Exercices 3.2, 3.40, 3.41.
S’assurer que f est continue par morceaux sur I .
• Le plus souvent, procéder pour | f | à une étude locale en a et à une
étude locale en b. Par définition, f est intégrable sur ]a ; b[ si et seu-
Pour étudier l’intégrabilité lement s’il existe c ∈ ]a ; b[ tel que f soit intégrable sur ]a ; c] et sur
d’une application f : I −→ C, [c ; b[.
où I est un intervalle ouvert, ➥ Exercices 3.1 g) à i), 3.14 b) à d), 3.15, 3.17 b, f)
I =]a ; b[, −∞  a  b  +∞
• S’il existe g : I −→ R , continue par morceaux,  0, intégrable
sur I , telle que | f |  g, alors f est intégrable sur I , sans que l’on ait
besoin d’effectuer des études locales en les extrémités de I .
➥ Exercices 3.5, 3.6, 3.17 a), 3.22 a).
En règle générale, séparer l’existence et le calcul.
• Pour l’existence, voir les méthodes ci-dessus. Le plus souvent, un
argument qualitatif (comparaison avec des fonctions usuelles) per-
Pour étudier met de montrer l’intégrabilité.
l’existence d’une intégrale • Pour le calcul, dans les cas simples, passer par un calcul de primi-
et calculer cette intégrale, tives.
dans un exemple Un changement de variable peut être fait directement.
Mais, pour une intégration par parties, on procèdera d’abord sur un
segment, puis on fera tendre une borne vers la valeur indiquée.
➥ Exercices 3.3 a) à e), 3.4, 3.8,
3.14, 3.17 c) à f), 3.18, 3.27, 3.36
78
Les méthodes à retenir

• Dans certains exemples, un changement de variable qui échange les


bornes permet de calculer l’intégrale ou de se ramener à une autre
intégrale.
➥ Exercices 3.15, 3.16, 3.17 a), b), 3.36, 3.38, 3.39.
Essayer de :
• conjecturer la limite, qui est souvent, dans les exemples simples,
l’intégrale de la limite, et montrer que la différence entre l’intégrale
de l’énoncé et la limite conjecturée tend vers 0
➥ Exercices 3.10 b), 3.21 b), 3.22 b), 3.30 c), 3.43
Pour trouver
la limite d’une intégrale • former une intégrale qui ressemble à l’intégrale de l’énoncé et est
dépendant d’un paramètre plus simple que celle-ci, puis montrer que leur différence tend
vers 0
➥ Exercice 3.19
• se ramener à une étude de continuité, et utiliser le théorème de conti-
nuité sous le signe intégrale
➥ Exercices 3.20, 3.28.
En général, on aura d’abord trouvé la limite de cette intégrale, cette
limite étant presque toujours 0 ou +∞ .
Essayer de :
• se ramener à une recherche de limite d’intégrale, par changement de
variable ou intégration par parties
➥ Exercices 3.10 c), 3.23
Pour trouver
un équivalent simple • former une intégrale ressemblant à l’intégrale de l’énoncé et qui est
d’une intégrale plus simple que celle-ci, puis montrer que leur différence est négli-
dépendant d’un paramètre geable devant l’une des deux, ce qui établira que ces deux intégrales
sont équivalentes, et calculer l’intégrale simple
➥ Exercice 3.54
• utiliser une intégration par parties et montrer que la nouvelle inté-
grale est négligeable devant le crochet
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

➥ Exercices 3.11 b), 3.44 a).


• Si le paramètre est aux bornes, se ramener à une recherche de déve-
loppement limité (éventuellement par changement de variable) et
utiliser le théorème sur la dérivation pour les développements limi-
Pour trouver tés.
un développement asymptotique
d’une intégrale ➥ Exercice 3.24
dépendant d’un paramètre
• Si le paramètre est à l’intérieur de l’intégrale, on peut essayer de
transformer l’écriture de l’intégrale.
➥ Exercice 3.45.
79
Chapitre 3 • Intégration sur un intervalle quelconque

On peut souvent se ramener à l’étude de l’intégrale impropre


 →+∞
sin x
Pour étudier la nature dx, α ∈ R, par développement asymptotique, ou par
d’une intégrale impropre 1 xα
changement de variable, ou par intégration par parties.
➥ Exercices 3.25, 3.26.

Pour montrer Essayer d’appliquer le théorème de continuité sous le signe intégrale,


qu’une application définie ou le théorème de dérivation sous le signe intégrale.
par une intégrale à paramètre ➥ Exercices 3.30 b), 3.31 à 3.34.
est continue,
est de classe C 1,
est de classe C ∞

Essayer d’utiliser le théorème de dérivation sous le signe intégrale,



∂F
qui donne, sous certaines hypothèses, f
(x) = (x,t) dt.
I ∂x
• Il se peut que cette dernière intégrale soit calculable, d’où l’on
déduira l’expression de f
(x) par un calcul de primitive.
Pour calculer
certaines intégrales à paramètre, ➥ Exercice 3.49

f (x) = F(x,t) dt • Il se peut que f
(x) ressemble à f (x) et que f satisfasse une équation
I
différentielle linéaire du premier ordre, que l’on essaiera de
résoudre.
➥ Exercices 3.51, 3.52.
• Il se peut aussi que f satisfasse une équation différentielle linéaire du
second ordre.

S’assurer d’abord que f est continue sur I × I


.
Essayer de :
Pour étudier l’existence
• utiliser un théorème de comparaison.
d’une intégrale double
Si g : I × I
−→ R est continue,  0, intégrable sur I × I
et si
sur le produit
| f |  g, alors f est intégrable sur I × I

de deux intervalles quelconques



➥ Exercice 3.12
f
I ×I

• utiliser le théorème de Fubini


➥ Exercice 3.50 b).
Pour l’existence et le calcul d’une 
intégrale double sur le produit de Montrer d’abord l’existence de f.
I ×I

deux intervalles quelconques


 Pour le calcul, essayer d’utiliser le théorème de Fubini.
f ➥ Exercices 3.12, 3.35.
I ×I

80
Énoncés des exercices

Énoncés des exercices


3.1 Exemples faciles d’études d’intégrabilité
Étudier l’intégrabilité des applications suivantes :
1  2  
a) f : x −→ x + x + 1 − x 2 − x + 1 sur [1 ; +∞[
x
sin x + cos x lnx
b) f : x −→ √ sur [0 ; +∞[ c) f : x −→ √ sur [1 ; +∞[
x3 + 1 x3 + 1

x2 + 1 1+x
d) f : x −
→ sur ]0 ; 1] e) f : x −→ √ sur ]0 ; 1]
x2 + x x + x2

lnx 1
f) f : x −→ sur ]0 ; 1] g) f : x −→ √ sur ] − 1 ; 1[
x3 + x2 1 − x6
sin x 1 + x 2 e−x
h) f : x −→ √ sur ]0 ; +∞[ i) f : x −→ sur ] − ∞ ; +∞[.
x3 + x4 x 2 + e−2x

3.2 Exemple facile d’étude d’intégrabilité


   x1
1  
Étudier l’existence de  sin π  dx.
 x
0

3.3 Exemples faciles d’existence et calcul d’intégrales sur un intervalle quelconque


Existence et calcul des intégrales suivantes :
 +∞  +∞
1 x4
a) dx b) dx
0 (x + 1)(x + 2) 0 x 10 + 1

 +∞  1  1
ch x x2 2
c) dx d) √ dx e) ln(1 − 3x + 2x 2 ) dx.
−∞ ch 2x 0 1 − x2 0

3.4 Exemple de calculs d’intégrales liées à l’intégrale de Gauss


 +∞
x n e−x dx.
2
Existence et calcul, pour tout n ∈ N , de In =
0

3.5 Lien entre les intégrabilités de f et de f 2 , lorsque f est bornée


© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

Soient I un intervalle de R, f : I −→ C continue par morceaux et bornée. Montrer que, si f 2 est


intégrable sur I, alors f l’est aussi (où f 2 désigne f · f). Le résultat subsiste-t-il si on ne suppose
pas que f est bornée ?

3.6 Intégrabilité par encadrement


Soient I un intervalle de R, f,g,h : I −→ R continues par morceaux. On suppose que f et h sont
intégrables sur I et que f  g  h. Montrer que g est intégrable sur I.

3.7 Une norme sur R2 définie à partir d’une intégrale sur un intervalle quelconque
 +∞
Montrer que l’application N : R2 −→ R, (x,y) −→ |x + t y| e−t dt
0
est une norme sur R2 .
81
Chapitre 3 • Intégration sur un intervalle quelconque

3.8 Calcul direct d’une intégrale sur un intervalle, avec paramètre


 +∞ 
1 a 2
a) Existence et calcul, pour tout a ∈ R , de I (a) = − 2 dx.
1 x x

b) Déterminer Inf I (a) , et Inf I (a).


a∈R a∈Z

3.9 Intégrabilité par majoration


a 1
Soit f : [1 ; +∞[−→ R continue telle que : ∀ (a,x) ∈ [1 ; +∞[2 , 0  f (x)  + 2.
x2 a
Montrer que f est intégrable sur [1 ; +∞[.

3.10 Équivalent d’une intégrale dépendant d’un paramètre entier


 +∞
e−x
On note, pour tout n ∈ N∗ , sous réserve d’existence : In = dx.
0 n+x

a) Montrer, pour tout n ∈ N , l’existence de In.
1
b) Établir : In −−−→ 0. c) Montrer : In ∼ .
n∞ n∞ n
3.11 Équivalent d’une intégrale dépendant d’un paramètre entier
 +∞
1
On note, pour tout n ∈ N , sous réserve d’existence : In = dx.
1 x n (1 + x 2 )
a) Montrer, pour tout n ∈ N , l’existence de In.
b) À l’aide d’une intégration par parties, trouver un équivalent simple de In lorsque l’entier n tend
vers l’infini.

3.12 Existence et calcul d’une intégrale double sur le produit de deux intervalles quelconques

Min (x,y)
Existence et calcul de I = dx dy.
]0 ;1]2 Max (x,y)

3.13 Exemple d’étude d’intégrabilité



Trouver tous les P ∈ R[X] tels que l’application f : x −→ P(x) − (x 2 + x + 1)

soit intégrable sur [0 ; +∞[.

3.14 Exemples d’existence et calcul d’intégrales sur un intervalle quelconque


Existence et calcul des intégrales suivantes :
 +∞  +∞
1 1
a) √ dx b) dx
x x2 + x + 1 −∞ (x + x + 1)
2 2
1
 +∞  1
x − Arctan x 1+x
c) dx d) √ dx.
0 x3 0 x(1 − x)

3.15 Exemples d’existence et calcul d’intégrales sur un intervalle quelconque,


par changement de variable qui échange les bornes
Existence et calcul des intégrales suivantes :
 +∞  +∞  +∞ √
1 lnx x ln x
a) dx b) dx, a ∈ R∗+ c) dx.
0 (x 2 + 1)(x 2 + x + 1) 0 x 2 + a2 0 (1 + x)2

82
Énoncés des exercices

3.16 Exemple de calcul d’une intégrale de fonction à valeurs complexes


 2π
dx
Calculer I = .
0 i + cos x

3.17 Exemples de calcul direct d’intégrales à paramètre


Existence et calcul éventuel des intégrales suivantes :
 +∞  +∞
1 dx
a) dx, a ∈ R b)  , a ∈ ]0 ; +∞[
0 (1 + x 2 )(1 + x a ) 0 1 2
a2 + x −
x
 π
sin 2 x
c) dx, (a,b) ∈ ]1 ; +∞[2
0 (a − cos x)(b − cos x)
 +∞  +∞
1 sin a
d) dx, a ∈ R e) dx, a ∈ R
−∞ x − 2x cos a + 1 −∞ ch x − cos a
2

 1
1
f) √ dx, a ∈ ]0 ; 1[.
0 (1 + ax) x(1 − x)

3.18 Exemple de calcul d’une intégrale de fonction à valeurs complexes


 +∞
Existence et calcul, pour z ∈ C, de I (z) = ezt e−|t| dt.
−∞

3.19 Limite d’une intégrale à paramètre, le paramètre étant aux bornes


 3x
sin t
Trouver lim+ dt.
x−→0 2x sh2 t

3.20 Limite d’une intégrale à paramètre


 +∞
(t + 2)x−1
Trouver lim dt.
x−→0 1 (t + 1)x+1

3.21 Limites d’une intégrale à paramètre


 +∞
t3
a) Montrer que, pour tout x ∈ ]0 ; +∞[, l’intégrale f (x) = √ e−xt dt existe.
0 1 + t4
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

b) Déterminer les limites de f en 0 et en +∞.

3.22 Équivalent d’une intégrale à paramètre


Soient f : [0 ; +∞[−→ R continue,  0, intégrable sur [0 ; +∞[, g : [0 ; +∞[−→ R, conti-
nue,  0.
 +∞
f
On note, pour tout λ ∈ ]0 ; +∞[, sous réserve d’existence : φ(λ) = .
0 λ+g
a) Montrer que, pour tout λ ∈ ]0 ; +∞[, φ(λ)existe.
 +∞
1
b) Établir que, si de plus g est bornée, alors : φ(λ) ∼ f.
λ−→+∞ λ 0

83
Chapitre 3 • Intégration sur un intervalle quelconque

3.23 Équivalent d’une intégrale à paramètre


 π/2
Trouver un équivalent simple de e−x sin t dt, lorsque x −→ +∞.
0

3.24 Développement asymptotique d’une intégrale à paramètre,


le paramètre étant aux bornes
 x2
dt
Former un développement asymptotique de f : x −→ √ , à la précision
x t4 + 1

1
o 12 , lorsque x −→ +∞.
x

3.25 Exemple de nature d’une intégrale impropre


 →+∞
sin x √ √ 
Déterminer la nature de l’intégrale impropre √ x + cos x − x dx.
→0 x

3.26 Exemple de nature d’une intégrale impropre


 →+∞
sin x
Déterminer la nature de l’intégrale impropre  √ dx.
→0 x+ x sin x

3.27 Calcul d’intégrales liées à l’intégrale de Gauss


 +∞
e−x P(x + a) dx, et exprimer I à
2
Soient a ∈ R, P ∈ R[X] . Montrer l’existence de I =
−∞
l’aide des dérivées successives de P en a.

3.28 Limite d’une intégrale à paramètre


 1
1 − tx
Déterminer lim+ dt.
x−→0 0 1−t

3.29 Étude d’intégrabilité pour une fonction définie par une intégrale à paramètre
Soit a ∈ ]0 ; +∞[ fixé.
 +∞
ta
a) Montrer, pour tout x ∈ ]0 ; +∞[, l’existence de f (x) = dt.
x et − 1
b) Est-ce que f est intégrable sur ]0 ; +∞[ ?

3.30 Étude d’une intégrale à paramètre


 π
2 sin (xt)
On note, sous réserve d’existence, pour x ∈ R : f (x) = dt.
0 sin t
a) Montrer que f est définie sur R.

b) Établir que f est de classe C 1 sur R. c) Déterminer lim+ f (x).


x−→0

3.31 Utilisation de la continuité pour une intégrale à paramètre


 π
2
On note, pour tout x ∈ [0 ; +∞[ : f (x) = t x cos t dt.
0

3
Montrer qu’il existe c ∈ [0 ; +∞[ tel que : f (c) = .
4

84
Énoncés des exercices

3.32 Étude complète d’une fonction définie par une intégrale à paramètre
Étude et représentation graphique de la fonction f d’une variable réelle donnée par :
 π
2
f (x) = Arctan (x tan t) dt.
0

3.33 Étude complète d’une fonction définie par une intégrale à paramètre
 +∞
1
On note, sous réserve d’existence, pour x ∈ R : f (x) = dt.
1 t x (1 + lnt)
a) Déterminer l’ensemble de définition de f.
b) Étudier le sens de variation de f et la convexité de f.
c) Déterminer les limites de f en 1 et en +∞.
d) Tracer la courbe représentative de f.
1
e) Montrer : f (x) ∼ .
x−→+∞ x

3.34 Étude de log-convexité pour certaines transformées de Laplace


Soit f : [0 ; +∞[−→ R continue,  0, telle que, pour tout p ∈ R, l’application t −→ f (t) e− pt
est intégrable sur [0 ; +∞[.
 +∞
a) Montrer que l’application F : R −→ R, p −→ f (t) e− pt dt
0

2
est de classe C 2 sur R et que : ∀ p ∈ R, F
( p)  F( p)F

( p).

b) En déduire que, si de plus f =


/ 0, alors l’application ln ◦ F est convexe sur R.

3.35 Existence et calcul d’une intégrale double


sur le produit de deux intervalles quelconques

Existence et calcul, pour ( p,q) ∈ (R∗+ )2 , de F( p,q) = e− px−qy sin (x + y) dx dy.
[0 ;+∞[2

3.36 Existence et calcul d’intégrales sur un intervalle quelconque


 π  π
2 2
Existence et calcul de : I = ln sin x dx et J = ln cos x dx,
0 0

 π  π  +∞
2 x 2 x sin x Arctan x
puis de : K = dx, L = dx, M =
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

dx.
0 tan x 0 1 − cos x 0 x(1 + x 2 )

3.37 Utilisation d’intégrales à propos de polynômes



n
Soit P ∈ R[X] tel que : ∀ x ∈ R, P(x)  0 . On note n = deg (P) et Q = P (k) .
k=0

Montrer : ∀ x ∈ R, Q(x)  0.

3.38 Existence et calcul d’une intégrale à paramètre entier


 +∞
x n−1
Existence et calcul, pour n ∈ N∗ , de In = dx.
1 (1 + x)n+1

85
Chapitre 3 • Intégration sur un intervalle quelconque

3.39 Calcul d’une intégrale à paramètre 


 +∞
1 1
Existence et calcul, pour x ∈ [0 ; +∞[, de f (x) = Min x, √ , 2 dt.
0 t t

3.40 Liens entre les intégrabilités de trois fonctions


Soit f : [0 ; +∞[−→ R , continue par morceaux,  0, décroissante.
On note g,h : [0 ; +∞[−→ R les applications définies, pour tout x ∈ [0 ; +∞[, par :

g(x) = f (x)| sin x|, h(x) = f (x)| cos x| .

Montrer que les intégrabilités de f,g,h sont deux à deux équivalentes.

3.41 Limite pour une fonction vérifiant des conditions d’intégrabilité


Soit f : [0 ; +∞[−→ R de classeC 1. Montrer que, si f 2 et f
2 sont intégrables sur [0 ; +∞[, alors
f −→ 0.
+∞

3.42 Sommes de Riemann pour une fonction intégrable et monotone, exemple


a) Soit f : ]0 ; 1] −→ R continue par morceaux, décroissante, intégrable sur ]0 ; 1].
  1
1 n
k
Montrer : f −−−→ f.
n k=1 n n∞ 0

n
n
b) Application : Déterminer lim √ .
n∞
k=1 (k + n) k(k + 2n)

3.43 Limite d’une intégrale à paramètre


 +∞
x −t
Trouver lim dt.
x−→−∞ 0 ex − et

3.44 Équivalent d’une intégrale à paramètre


 +∞
e−x
2

e−t dt
2
a) Montrer : ∼ .
x x−→+∞ 2x
 b n1
e−nt dt
2
b) En déduire, pour tout (a,b) ∈ R2 tel que 0 < a < b, la limite de , lorsque l’en-
a
tier n tend vers l’infini.

3.45 Développement asymptotique d’une intégrale à paramètre


 
1
et 1
eu − 1
Montrer : dt = − ln x + I + o (1), où on a noté I = du.
0 x +t x−→0 0 u

3.46 Nature d’intégrales impropres


Soit α ∈ R. Montrer :
 →+∞  →+∞
sin x cos x
• Les intégrales impropres dx et dx convergent si et seulement
1 xα 1 xα
si α > 0
sin x cos x
• Les applications x −→ et x −→ α sont intégrables sur [1; +∞[ si et seulement si
xα x
α > 1.

86
Énoncés des exercices

Ainsi :
 →+∞  →+∞
sin x cos x
• α  0 ⇒ dx et dx divergent
1 xα 1 xα
 →+∞  →+∞
sin x cos x
• 0 < α  1 ⇒ dx et dx sont semi-convergentes
1 xα 1 xα
 →+∞  →+∞
sin x cos x
• 1 < α ⇒ α
d x et d x sont absolument convergentes.
1 x 1 xα
 +∞
sin x
3.47 Calcul de dx
0 x
a) α) Montrer :
1 n
sin(2n + 1)x
∀x ∈ R − πZ, ∀n ∈ N, + cos 2kx = .
2 k=1 2 sin x
 π
sin(2n + 1)x
2 π
β) En déduire : ∀n ∈ N , dx = .
sin x
0 2
b) Soient (a,b) ∈ R2 tel que a < b, ϕ : [a; b] −→ R de classe C 1. Montrer :
 b
ϕ(x)sin nx dx −−−→ 0.
a n∞
π
c) α) Vérifier que l’application f : 0; −→ R définie par :
2
1 1  π
− si x ∈ 0; 
f (x) = x sin x 2 

0 si x = 0
π
est de classe C 1 sur 0; .
2
 π
2 sin(2n + 1)x π
β) En déduire : dx −−−→ .
x n∞ 2
0 →+∞  +∞
sin x sin x π
d) En déduire que dx converge et que : dx = .
→0 x 0 x 2
 +∞
sin x π
3.48 Calcul d’intégrales déduites de dx =
0 x 2
 +∞
sin x π
On admet (cf. exercice 3.47) : dx = .
x 2
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

0
 +∞  +∞ 
1 − cos x sin x 2
a) Existence et calcul de : dx, dx.
0 x2 0 x
 +∞  +∞
sin λx 1 − cos λx
b) Existence et calcul, pour λ ∈ R, de : dx, dx.
0 x 0 x2
c) Existence et calcul, pour (a,b) ∈ R2 , de :
 +∞  +∞
sin ax sin bx 1 − cos ax cos bx
dx, dx .
0 x2 0 x2
 +∞
sin x
d) Existence et calcul de dx.
−∞ x(π − x)

87
Chapitre 3 • Intégration sur un intervalle quelconque

3.49 Calcul d’une intégrale à paramètre,


utilisation du théorème de dérivation sous le signe intégrale
 +∞
ln(x + t 2 )
Existence et calcul éventuel, pour x ∈ R, de f (x) = dt.
0 1 + t2

3.50 Intégrale d’une fonction elle-même définie par une intégrale à paramètre
 +∞
e−t
a) Montrer, pour tout x ∈ ]0 ; +∞[, l’existence de f (x) = dt.
x t
 +∞
b) Montrer que f est continue et intégrable sur ]0 ; +∞[, et calculer f (x) dx.
0

3.51 Calcul d’intégrales à paramètre


Établir, pour tout (a,x) de R∗+ × R :
  +∞ √

 π x2

 e−at 2
cos xt dt = √ e− 4a
0 2 a
  +∞ 

 1 − x2 x t2
 e−at sin xt dt =
2
e 4a e 4a dt.
0 2a 0

3.52 Calcul d’une intégrale de fonction à valeurs complexes


 +∞
Existence et calcul, pour x ∈ ]0 ; +∞[ et z ∈ C tel que Re (z) < 0, de t x−1 ezt dt.
0

Le résultat fera intervenir la fonction  d’Euler.


 +∞
f (ax) − f (bx)
3.53 Étude de dx , exemples
0 x
 →+∞
f (x)
I. Soient f : [0 ; +∞[−→ R continue, telle que l’intégrale impropre dx, converge,
1 x
et (a,b) ∈ (R∗+ )2 .
 →+∞
f (ax) − f (bx)
a) Montrer que, pour tout ε ∈ ]0 ; +∞[, l’intégrale impropre dx conver-
ε x
 +∞  b
f (ax) − f (bx) f (εx)
ge et que : dx = dx.
ε x a x
 →+∞
f (ax) − f (bx)
b) En déduire que l’intégrale impropre dx converge et que :
→0 x
 +∞
f (ax) − f (bx) b
dx = f (0) ln .
0 x a

II. Exemples :

a) Existence et calcul, pour (a,b) ∈ (R∗+ )2 , de :


 +∞  +∞  +∞
cos ax − cos bx e−ax − e−bx th ax − th bx
dx, dx, dx ,
0 x 0 x 0 x

  2
+∞
1  2 
Arctan (ax) − Arctan (bx) dx.
0 x

88
Du mal à démarrer ?

 +∞
sh xt −t
b) Existence et calcul, pour x ∈ ] − 1 ; 1[, de e dt.
0 t
 1 a
x − xb
c) Existence et calcul, pour (a,b) ∈ ] − 1 ; +∞[2 , de dx.
0 lnx
 +∞
1 − e−ax 1 − e−bx
d) Existence et calcul, pour (a,b) ∈ ]0 ; +∞[2 , de dx.
0 x x

3.54 Équivalent d’une intégrale à paramètre


 π
2 dt
On note, pour tout x ∈ [0 ; 1[ : f (x) = √ .
0 1 − x cos 2 t
a) Montrer : f (x) −→− +∞.
x−→1

b) Trouver un équivalent simple de f (x) lorsque x −→ 1− .

3.55 Valeur moyenne et carré intégrable


Soit f : [0 ; +∞[−→ C continue. On note :
  x
1 f (t) dt si x =
/ 0
g : [0 ; +∞[−→ C, x −
→ g(x) = x 0

f (0) si x = 0.

a) Montrer que g est continue sur [0 ; +∞[.

b) On suppose de plus que f 2 est intégrable sur [0 ; +∞[.


 +∞  +∞
Démontrer que g 2 est intégrable sur [0 ; +∞[ et que : |g|2  4 | f |2 .
0 0

À cet effet, on pourra commencer par étudier le cas où f est à valeurs dans R+ .

Du mal à démarrer ?
3.1 Dans chaque exemple, préciser l’intervalle de continuité lnx
f) En 0 : f (x) ∼ .
de la fonction f sous l’intégrale et effectuer une étude à chaque x−→0 x2
borne ouverte de cet intervalle, par majoration, minoration, 1 1
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

g) En 1 : f (x) ∼ .
équivalent, règle x α f (x), pour des fonctions à valeurs  0 . x−→1 6 (1 − x)1/2
1 En −1 : parité.
a) En +∞ : f (x) ∼ .
x−→+∞ x
h) On a : f (x) ∼ x 2 ex , notée g(x),
x−→−∞
2
b) On a : | f (x)|  . et x 2 g(x) −→ 0.
x 3/2 x−→−∞

c) En +∞ : x 5/4
f (x) −→ 0. En +∞ : f (x) ∼
1
.
x−→+∞
x−→+∞ x2
1  1
d) En 0 : f (x) ∼ .  π x
x−→0 x 1/2 3.2 L’application x −→  sin  , est continue et bornée sur
x
1
e) En 0 : f (x) ∼ . l’intervalle borné ]0 ; 1].
x−→0 x 1/2

89
Chapitre 3 • Intégration sur un intervalle quelconque

3.3 Dans chaque exemple, montrer d’abord l’existence, puis 1 2


In = − Jn ,
effectuer le calcul. 2(n − 1) n−1
 +∞  
Pour l’existence, on pourra souvent utiliser les théorèmes de x −n+2 1
où : Jn = dx. Montrer J = O .
majoration, d’équivalence, la règle x α f (x) pour les fonctions 1 (1 + x 2 )2
n
n
 0.
Min (x,y)
3.12 1) Montrer que f : (x,y) −→ , est continue et
Pour le calcul, passer par des primitives. Max (x,y)
bornée sur ]0 ; 1]2 .
a) Décomposer en éléments simples.
2) Emboîter les intégrales simples et utiliser le théorème de
b) Changement de variable t = x 5 .
Fubini.
c) Changement de variable t = sh x.
3.13 Montrer que, si f est intégrable sur [1 ; +∞[ , alors P est de
d) Changement de variable t = Arcsin x . degré 4 et de coefficient dominant égal à 1, puis montrer, par
exemple en utilisant une expression conjuguée, que P est de la
e) Décomposer le logarithme. Une primitive de
forme :
t −→ ln t sur ]0 ; +∞[ , est t −→ t ln t − t.
P(x) = (x 2 + x + 1)2 + c, c ∈ R .
3.4 Effectuer le changement de variable t = x 2 et exprimer In
à l’aide de la fonction  d’Euler. Chercher alors un équivalent de f (x) lorsque x −→ +∞ .
 
1 √ 3.14 Dans chaque exemple, montrer d’abord l’existence, puis
Se rappeler  = π , et :
2 effectuer le calcul.
∀ s ∈ ]0 ; +∞[, (s + 1) = s (s) .
Pour l’existence, on pourra souvent utiliser les théorèmes de
3.5 1) Remarquer : | f 2 |  || f ||∞ | f | . majoration, d’équivalence, la règle x α f (x) pour les fonctions
 0.
2) Considérer, par exemple : f : x ∈ ]0 ; 1] −→ x −3/4 .
1
a) Changement de variable t =
, mise sous forme canonique
3.6 Considérer g − f et h − f . x
du trinôme t + t + 1, puis changement de variable
2
3.7 Vérifier d’abord l’existence de N (x,y), par exemple par la 2t + 1
règle α f (t) en +∞.
t u= √ .
3
Revenir à la définition d’une norme. b) Mise de x 2 + x + 1 sous forme canonique, puis changement
1 2x + 1
3.8 a) 1) Existence : f a (x) ∼ . de variable t = √ .
x−→+∞ x2 3
 +∞
a2 1
2) Calcul : Réponse : I (a) = 1 − a + . Pour calculer J = dt, utiliser une ipp.
3 −∞ (t 2 + 1)2
b) Mettre I (a) sous forme canonique.
c) Utiliser une intégration par parties et se ramener au calcul de

3.9 1re méthode : Remplacer a par x λ et choisir λ. dx
, puis décomposition en éléments simples.
x 2 (1 + x 2 )
2è méthode : Déterminer, pour x ∈ [1 ; +∞[ fixé, la borne infé-
a 1 d) Mise de x(1 − x) sous forme canonique, puis changement de
rieure de 2 + 2 , par étude de variation d’une fonction de a. variable t = 2x − 1.
x a

3.10 a) On a : 0  f n (x)  e−x . 3.15 Montrer d’abord l’existence.


Pour le calcul, utiliser un changement de variable qui échange
b) Majorer convenablement.
 +∞ les bornes.
e−x
c) Puisque In ressemble à Jn = dx, étudier In − Jn et x
0 n 3.16 Changement de variable t = tan . On se ramène à calcu-
calculer Jn . 2
 +∞  +∞
1 1 t2
3.11 a) En +∞ : f n (x) ∼ . ler A = dt, et B = dt.
x−→+∞ x n+2 0 1+t 4
0 1 + t4
1
b) On obtient, par intégration par parties sur [1 ; X] , puis en fai- Montrer A = B par le changement de variable u = .
t
sant tendre X vers +∞ : Former A + B et utiliser la factorisation de 1 + X4 dans R[X].

90
Du mal à démarrer ?


3.17 Montrer d’abord l’existence, puis effectuer le calcul. 
 1 +∞ 

b) Montrer : φ(λ) − f = o φ(λ)
λ 0 λ−→+∞
Pour l’existence,on pourra souvent utiliser les théorèmes de majo-
par une majoration convenable.
ration, d’équivalence, la règle x α f (x) pour des fonctions  0.  π/2
Pour le calcul, utiliser des primitives ou un changement de 3.23 L’intégrale I (x) = e−x sin t dt
0
variable qui échange les bornes.  π/2
1 ressemble à J (x) = e−x sin t cos t dt.
a) Changement de variable t = . 0
x

1 1
b) Changement de variable t = , puis remarquer : Montrer I (x) − J (x) = O , en utilisant :
x x3
 
1 1 2
d x− = 1 + 2 dx . ∀ u ∈ [0 ; π/2], u  sin u  u .
x x π

1 − X2 D’autre part, calculer J (x).


c) Décomposer en éléments simples et se
(a − X)(b − X) 1
 2π 3.24 Utiliser le changement de variable u = , et se ramener à la
dx t
ramener au calcul de J (c) = , c ∈ ]1 ; +∞[. 1
0 c − cos x recherche d’un DL(0) en notant y = .
x x
Changement de variable t = tan .
2 3.25 En 0 : f (x) −→+ 0.
x−→0
d) Réponse :
En +∞ : utiliser un développement asymptotique.
 →+∞
• L’intégrale existe si et seulement si a ∈ R − πZ sin x
On sait que dx converge, cf. exercice 3.46 ou 3.47.
π 1 x
• I (a) = , si a ∈ ]0 ; π[, I est paire, 2π-périodique.
sin a 3.26 En +∞ : utiliser un développement asymptotique.
 →+∞
e) Réponse : sin x
On sait que l’intégrale √ dx converge et que l’inté-
1 x
• L’intégrale existe si et seulement si a ∈ R − 2πZ  +∞ sin 2 x
grale dx , diverge, cf. exercice 3.46.
• I (a) = 2π − 2a si a ∈ ]0 ; π], I est impaire et I est 2π-pério- 1 x
dique. 3.27 Pour l’existence, utiliser la règle x α f (x) en ±∞.
f) Mise sous forme canonique de x(1 − x), changements de
u Pour le calcul, utiliser la formule de Taylor pour les polynômes et
variable t = 2x − 1, u = Arccos t , v = tan .  +∞ √
π
e−x dx =
2 2
la valeur de l’intégrale de Gauss : .
3.18 1) Noter z = x + i y, (x,y) ∈ R2 et calculer |ezt e−|t| | . 0 2
3.28 Utiliser le théorème de continuité sous le signe intégrale.
Se rappeler : ∀ u ∈ C, |eu | = eRé (u) .
3.29 a) Utiliser la règle t α f (t) en +∞.
2) Utiliser la relation de Chasles.
b) • Montrer que f est continue sur ]0 ; +∞[ (et même de
sin t 1 classe C 1).
3.19 Comme ∼ , considérer les intégrales
sh2 t t−→0 t
 3x  3x • En 0 : montrer que f a une limite finie en 0.
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

sin t 1
f (x) = dt et g(x) = dt, calculer g(x) et mon-
2
2x sh t 2x t • En +∞ : utiliser une majoration convenable.
trer f (x) − g(x) −→ 0 . sin xt
x−→0 3.30 a) −→ x.
sin t t−→0
3.20 Utiliser le théorème de continuité sous le signe intégrale. b) Utiliser le théorème de dérivation sous le signe intégrale.

3.21 a) Règle t α f (t) en +∞. c) Majorer convenablement.


3
b) 1) En 0 : minorer f (x) . 3.31 1) Vérifier : f (0) < < f (1).
4
2) En +∞ : majorer f (x) . 2) Montrer que f est continue, en utilisant le théorème de conti-
nuité sous le signe intégrale, et utiliser le théorème des valeurs
3.22 a) Théorème de majoration. intermédiaires.

91
Chapitre 3 • Intégration sur un intervalle quelconque

 +∞  +∞
3.32 1) Obtenir Déf ( f ) = R.
Calculer e− pt sin t dt et e− pt cos t dt
0 0
2) f est impaire.
en passant par les nombres complexes.
3) Montrer que f est continue sur [0 ; +∞[ , par le théorème de
Il s’agit d’ailleurs de transformées de Laplace classiques.
continuité sous le signe intégrale.
3.36 a) Étude de I et J :
4) En utilisant le théorème de dérivation sous le signe intégrale,
montrer que f est de classe C 1 sur ]0 ; +∞[ , exprimer f
(x) 1) Existence :
comme intégrale, et en déduire le sens de variation de f.
Montrer f (x) − ln x et déduire l’existence de I .

x−→0+
5) Concavité, à l’aide de f

(x), comme en 4). π


Par le changement de variable t = − x, l’existence de J se
2
6) En 0, montrer, par une minoration convenable : ramène à celle de I , et I = J .

f
(x) −→ +∞ . 2) Calcul :
x−→0+
Considérer 2I = I + J , puis changement de variable u = 2x.
π2 1
7) f (1) = , f
(1) = . π
8 2 Réponse : I = J = − ln 2.
2
π
8) En +∞, utiliser le changement de variable u = − t, pour b) Étude de K :
2

π2 1 1) Existence :
obtenir : f (x) = − f .
4 x x π
Montrer que a une limite finie en 0 et une limite finie en .
9) Tracer la courbe représentative de f. tan x 2
2) Calcul :
3.33 a) Étude en +∞, en redémontrant l’exemple de Bertrand,
dans le cas en question. Utiliser une intégration par parties, pour se ramener à I .
π
Réponse : Déf ( f ) = ]1 ; +∞[. Réponse : K = −I = ln 2.
2
b) Utiliser le théorème de dérivation sous le signe intégrale. c) Étude de L :

c) 1) Étude en 1 : minorer convenablement f (x) . Utiliser des formules de trigonométrie pour se ramener à K.

2) Étude en +∞ : majorer convenablement f (x) . Réponse : L = 4K = 2π ln 2.

e) Changement de variable u = t x , puis utilisation du théorème d) Étude de M :


de continuité (en 0) sous le signe intégrale. Partir de K et faire le changement de variable u = tan t.
3.34 a) 1) Utiliser le théorème de dérivation sous le signe inté- π
Réponse : K = ln 2.
grale, deux fois. 2
d
−x
2) Utiliser l’inégalité de Cauchy et Schwarz. 3.37 Remarquer : e Q(x) = − e−x P(x),
dx
 +∞
b) Calculer ( ln ◦ F)

. et déduire : ∀ x ∈ R, Q(x) = ex e−t P(t) dt.


x
3.35 1) Existence : Majorer la valeur absolue de la fonction par
1
g(x,y) = e− px e−qy . 3.38 1) Existence : f n (x) x−→+∞

x2
.

L’application g est continue,  0 . 2) Calcul :


 1re méthode :
1
Obtenir : ∀ (a,b) ∈ [0 ; +∞[2 , g
[0 ;a]×[0 ;b] pq En utilisant une intégration par parties, obtenir une relation
entre In et In−1 .
et déduire que g est intégrable sur [0 ; +∞[2 , puis f aussi.
2è méthode :
2) Calcul : Utiliser une formule de trigonométrie et le théorème Changement de variable t = x + 1, développement par la for-
de Fubini. mule du binôme de Newton, et calcul d’intégrales.

92
Du mal à démarrer ?

3.39 Il s’agit, pour x ∈ [0 ; +∞[ fixé et t décrivant ]0 ; +∞[ , de 2) Pour le cas 0 < α  1 , utiliser une intégration par parties et
1 1 l’étude du cas précédent.
déterminer le plus petit des trois réels x, √ , 2 .
t t
x
Séparer en cas selon : x = 0, 0 < x  1, 1  x. 3) Dans le cas α  0, montrer que les intégrales proposées
divergent grossièrement.
Dans chaque cas, calculer le minimum en question, puis calculer
f (x) . 3.47 a) α) Passer, par exemple, par les nombres complexes et
 √ une sommation géométrique.
 2 x si x  1
Réponse : f (x) = 1 β) Montrer d’abord que l’intégrale proposée existe.
3 − si x > 1.
x Utiliser α).
3.40 1) Majorer g et h à l’aide de f.
b) Utiliser une intégration par parties.
2) Si g est intégrable sur [0 ; +∞[ , utiliser l’inégalité
c) α) • f est C 1 sur ]0 ; π/2].
sin 2 x  | sin x| et la décroissance de f pour déduire que
x −→ f (x) sin 2 x et x −→ f (x) cos 2 x sont intégrables sur • Montrer f (x) −→ f (0) par utilisation de DL(0) ou d’équiva-
x−→0
[0 ; +∞[ . lents.

3.41 Montrer que f f


est intégrable sur [0 ; +∞[ et en dédui- • Montrer que f
a une limite finie en 0, par utilisation de DL(0) .
re que f 2 admet une limite finie L en +∞, puis montrer que
Conclure à l’aide du théorème limite de la dérivée.
cette limite L est nécessairement nulle, et conclure.
β) Utiliser a) α) et b).
3.42 a) Comparer somme et intégrale pour déduire :
u
d) Par le changement de variable x = , montrer :
 n−1   1− 1 2n + 1
1 1 k n
∀ n  2, f  f  f.  (2n+1) π2
1 n k=1 n 0 sin u π
n du −−−→ .
0 u n∞ 2
1
b) Appliquer a) à f : x −→ √ . D’autre part (cf. exercice 3.46), montrer que l’intégrale impropre
(x + 1) x(x + 2)  →+∞
sin x
3.43 1) Montrer d’abord que, pour tout x ∈ ] − ∞ ; 0[, l’inté- dx , converge.
0 x
grale proposée existe.  +∞
1 − cos x
2) Utiliser le changement de variable u = t − x, puis minorer 3.48 a) α) Montrer l’existence de dx.
0 x2
convenablement. Pour le calcul, utiliser une intégration par parties.
 +∞ 
Réponse : +∞. sin x 2
β) Pour dx, se ramener à la précédente par le
0 x
3.44 a) En utilisant une intégration par parties, obtenir, pour changement de variable t = 2x.
tout x ∈ ]0 ; +∞[ :
b) Attention : λ n’est pas nécessairement  0 .
 +∞  +∞
e−x e−t
2 2
−t 2 1 t
e dt = − dt . Si λ > 0 , utiliser le changement de variable x = .
x 2x 2 x t2 λ
√ L’étude du cas λ = 0 est immédiate.
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.

b) Utiliser le changement de variable u = n t.


Pour λ < 0 , utiliser un argument de parité.
3.45 Pour x ∈ ]0 ; 1] fixé, à l’aide du changement de variable
u = t + x, obtenir : c) Utiliser des formules de trigonométrie circulaire pour se
 1 t  x+1 u
e e −1
ramener à des intégrales précédentes.
dt = e−x du + e−x ln(x + 1) − ln x .
0 x +t u
x
d) 1) Montrer l’existence, par des études en −∞, 0, π, +∞.
eu − 1
Montrer que u −
→ , est intégrable sur ]0 ; 2]. 2) Utiliser une décomposition en éléments simples.
u
3.46 Séparer en cas : α > 1, 0 < α  1, α  0 . 3.49 1) Existence :
1) Traiter d’abord le cas α > 1. Montrer que f (x) existe si et seulement si x  0.

93
Chapitre 3 • Intégration sur un intervalle quelconque

2) Calcul : À l’aide d’une intégration par parties, montrer que g satisfait


une EDL1. Résoudre celle-ci et déduire g .
α) Utiliser le théorème de dérivation sous le signe intégrale,
pour montrer que f est de classe C 1 sur ]0 ; +∞[ et que : 3.53 I. a) Pour 0 < ε  X fixés obtenir , par des changements de
 +∞ variable et la relation de Chasles :
dt
∀ x ∈ ]0 ; +∞[, f
(x) = .  X  b  bX
0 (x + t 2 )(1 + t 2 ) f (ax) − f (bx) f (εt) f (u)
dx = dt − du .
β) Utiliser le théorème de continuité sous le signe intégrale ε x a t aX u
pour montrer que f est continue en 0. Faire tendre X vers +∞.
b) Utiliser le théorème de continuité sous le signe intégrale pour
γ ) Calculer l’intégrale donnant f
(x)
et obtenir :  b  b
f (εt) f (0)
π montrer : dt −→ dt.
∀ x ∈ ]0 ; +∞[, f
(x) = √ √ . a t ε−→0+ a t
2 x(1 + x)
√ II. a) • Montrer que les intégrales impropres
δ) Réponse : ∀ x ∈ [0 ; +∞[, f (x) = π ln (1 + x).
 →+∞  →+∞ −x  →+∞
cos x e 1 − th x
3.50 a) Règle t α f (t) en +∞. dx, dx, dx
1 x 1 x 1 x
b) 1) Montrer que f est continue, et même C 1, comme primitive convergent, et appliquer le résultat de I. b).
d’une application continue. π2
• Considérer f : x −→ − (Arctan x)2 .
4
2) Majorer convenablement f (x) , pour x ∈ [1 ; +∞[ , et déduire
b) Remplacer sh (xt) par son expression à l’aide d’exponen-
que f est intégrable sur ]0 ; +∞[ .
tielles, et se ramener à la deuxième intégrale de a).
3) Utiliser le théorème de Fubini sur les intégrales doubles.
c) Par le changement de variable t = e−x , se ramener à la
3.51 Grouper les deux études, en passant par les nombres deuxième intégrale de a).
complexes.
d) À l’aide d’une intégration par parties, se ramener à la deuxiè-
Pour a ∈ ]0 ; +∞[ fixé, appliquer le théorème de dérivation me intégrale de a).
sous le signe intégrale pour déduire que
 +∞ 3.54 a) Utiliser le changement de variable u = tan t, puis minorer
e−at ei xt dt
2
f : x −→ convenablement.
0  1 du
est de classe C 1 sur R et que : b) En notant g(x) = √ √ ,
 0 1 + u2 1 − x + u2
+∞
∀ x ∈ R, f
(x) = e−at i tei xt dt .
2
montrer : f (x) ∼ g(x),
0 x−→1−  1 du
À l’aide d’une intégration par parties, montrer que f satisfait une puis, en considérant h(x) = √ ,
0 1 − x + u2
EDL1. Résoudre celle-ci en utilisant la méthode de variation de
montrer : g(x) ∼
h(x). Calculer h(x).
la constante. x−→1−
1
Réponse : f (x) ∼ − ln (1 − x).
Séparer enfin partie réelle et partie imaginaire. x−→1− 2

3.52 1) Existence : 3.55 a) Étudier la continuité en 0, en faisant apparaître un taux


Procéder à une étude en 0 et à une étude en +∞. d’accroissement, à l’aide d’une primitive de f.
Ré (z)
Ne pas oublier que : ∀ z ∈ C, |e | = e z
. b) 1) Si f est à valeurs dans R+ , utiliser une intégration par par-
2) Calcul : ties et obtenir, pour 0 < ε  X :
Noter u = −Ré (z) > 0, v = Im (z), de sorte que :  
X F 2 (ε) X
g 2 (x) dx  +2 g(x) f (x) dx ,
 +∞  +∞ ε ε ε
t x−1 ezt dt = t x−1 e−ut ei vt dt .
0 0 où F est la primitive de f qui s’annule en 0, puis utiliser l’inéga-
Appliquer le théorème de dérivation sous le signe intégrale lité de Cauchy et Schwarz.
 +∞
pour montrer que g : v −→ t x−1 e−ut ei vt dt 2) Dans le cas général, faire intervenir u = | f | et v associée à u
0
est de classe C1 sur R et exprimer g
(v) par une intégrale. comme g l’est à f.

94
Corrigés des exercices

3.1 a) • L’application sur [1 ; +∞[, puis, par théorème d’équivalence pour des fonc-
tions  0, on conclut : f est intégrable sur [1 ; +∞[.
1  2  

f : x −→ x + x + 1 − x2 − x + 1
x x2 + 1
d) • L’application f : x −→ est continue sur ]0 ; 1],
est continue sur [1 ; +∞[, et f  0. x2 + x
• Étude en +∞ : et f  0.
On a, en utilisant une expression conjuguée : • Étude en 0 :

1 (x + x + 1) − (x − x + 1)
2 2
1 1
f (x) = √ √ On a : f (x) ∼ = 1/2 .
x x2 + x + 1 + x2 − x + 1 x−→0 x x
2 2 1 D’après l’exemple de Riemann en 0 (1/2 < 1) et le théorème
= √ √ ∼ = .
x2 + x + 1 + x2 − x + 1 x−→+∞ 2x x d’équivalence pour des fonctions  0, on conclut : f est inté-
grable sur ]0 ; 1] .
D’après l’exemple de Riemann en +∞ et le théorème d’équi-
valence pour des fonctions  0, on conclut : 1+x
e) • L’application f : x −→ √ est continue sur ]0 ; 1],
x + x2
f n’est pas intégrable sur [1 ; +∞[.
et f  0.
sin x + cos x
b) • L’application f : x −→ √ est continue sur • Étude en 0 :
x3 + 1
[0 ; +∞[. 1 1
On a : f (x) ∼ + √ = 1/2 .
• Étude en +∞ : x−→0 x x

On a, pour tout x ∈ [1 ; +∞[ : D’après l’exemple de Riemann en 0 (1/2 < 1) et le théorème


d’équivalence pour des fonctions  0, on conclut : f est inté-
| sin x + cos x| 2 2 grable sur ]0 ; 1] .
| f (x)| = √ √ 3  3/2 .
x3 + 1 x +1 x
lnx
f) • L’application f : x −→ est continue sur ]0 ; 1] ,
D’après l’exemple de Riemann en +∞ (3/2 > 1) et le théo- x3 + x2
rème de majoration pour des fonctions  0, on déduit que | f | et f  0. Considérons g = − f  0.
est intégrable sur [1 ; +∞[, donc sur [0 ; +∞[, puis, par défi-
• Étude en 0 :
nition, on conclut : f est intégrable sur [0 ; +∞[.
−ln x −ln x
ln x On a : g(x) = ∼ .
c) • L’application f : x −→ √ est continue sur x 3 + x 2 x−→0 x2 
 
x3 +1
[1 ; +∞[, et f  0. notée h(x)
• Étude en +∞ : On a, pour tout x ∈ ]0 ; 1/e] : −ln x  1,
ln x 1
On a : f (x) ∼ . donc : h(x)   0.
x−→+∞ x 3/2 x2

notée g(x) D’après l’exemple de Riemann en 0 (2  1) l’application
1
ln x x −→ 2 , n’est pas intégrable sur ]0 ; 1] . D’après le théorème
Et : x 5/4 g(x) = −→ 0, x
x 1/4 x−→+∞ de minoration pour des fonctions  0, il s’ensuit que h n’est
par prépondérance classique. pas intégrable sur ]0 ; 1], puis, par théorème d’équivalence pour
D’où, au voisinage de +∞ : x 5/4 g(x)  1, des fonctions  0, g n’est pas intégrable sur ]0 ; 1] . Enfin,
1 comme f = −g, on conclut que f n’est pas intégrable sur ]0 ; 1].
puis : 0  g(x)  5/4 .
x 1
g) • L’application f : x −→ √ est continue sur
D’après l’exemple de Riemann en +∞ (5/4 > 1) et le théo- 1 − x6
rème de majoration pour des fonctions  0, g est intégrable ] − 1 ; 1[ , et f  0.

95
• Étude en 1 : D’après l’exemple de Riemann en −∞ (2 > 1 ) et le théorème
On a : de majoration pour des fonctions  0, g est intégrable sur
] − ∞ ; −1], puis sur ] − ∞ ; 0]. Par théorème d’équivalence
1 1
f (x) = √ =  pour des fonctions  0, il s’ensuit que f est intégrable sur
1−x 6 (1 − x )(1 + x 2 + x 4 )
2
] − ∞ ; 0].
1 • Étude en +∞ :
= 
(1 − x)(1 + x)(1 + x 2 + x 4 ) 1 + x 2 e−x 1
On a : f (x) = ∼ ,
1 1 1 x 2 + e−2x x−→+∞ x2
∼ √ = √ . car x 2 e−x −→ 0, par prépondérance classique.
x−→1(1 − x) · 2 · 3 6 (1 − x)1/2 x−→+∞

D’après l’exemple de Riemann en 0 (1/2 < 1) et le théorème D’après l’exemple de Riemann en +∞ (2 > 1 ) et le théorème
d’équivalence pour des fonctions  0, on déduit que f est in- d’équivalence pour des fonctions  0, il s’ensuit que f est in-
tégrable sur [0 ; 1[ . tégrable sur [0 ; +∞[.

• Étude en −1 : Puisque f est intégrable sur ] − ∞ ; 0] et sur [0 ; +∞[, on


conclut : f est intégrable sur ] − ∞ ; +∞[.
Comme f est paire et que f est intégrable sur [0 ; 1[ , il s’en-
suit que f est intégrable sur ] − 1 ; 0] .
  x1
Puisque f est intégrable sur ] − 1 ; 0] et sur [0 ; 1[, on conclut :
3.2 L’application f : x −→  sin π  , est continue sur ]0 ; 1]
f est intégrable sur ] − 1 ; 1[ . x
h) • L’application f : x −→ √
sin x
est continue sur et : ∀ x ∈ ]0 ; 1], | f (x)|  1.
x3 + x4 Ainsi, f est continue et bornée sur l’intervalle borné ]0 ; 1], donc,
]0 ; +∞[. d’après le cours, f est intégrable sur ]0 ; 1] , et on conclut que
• Étude en 0 : l’intégrale proposée existe.
| sin x| |x| 1
On a : | f (x)| = √ ∼ √ = 1/2 .
x +x
3 4 x−→0 x 3 x
3.3 a) 1) Existence :
D’après l’exemple de Riemann en 0 (1/2 < 1) et le théorème 1
d’équivalence pour des fonctions  0, | f | est intégrable sur • L’application f : x −→ est continue sur
(x + 1)(x + 2)
]0 ; 1] , donc, par définition, f est intégrable sur ]0 ; 1] .
[0 ; +∞[, et f  0.
• Étude en +∞ :
• Étude en +∞ :
| sin x| 1
On a : | f (x)| = √  2. 1
x3 + x4 x On a : f (x) ∼ .
x2
x−→+∞
D’après l’exemple de Riemann en +∞ (2 > 1 ) et le théorème D’après l’exemple de Riemann en +∞ (2 > 1 ) et le théorème
de majoration pour des fonctions  0, | f | est intégrable sur d’équivalence pour des fonctions  0, il s’ensuit que f est in-
[1 ; +∞[, donc, par définition, f est intégrable sur [1 ; +∞[. tégrable sur [0 ; +∞[.
Puisque f est intégrable sur ]0 ; 1] et sur [1 ; +∞[, on conclut :  +∞
1
f est intégrable sur ]0 ; +∞[. On conclut que l’intégrale dx existe.
0 (x + 1)(x + 2)
1 + x 2 e−x
i) • L’application x −→ est continue sur 2) Calcul :
x 2 + e−2x
On a, à l’aide d’une décomposition en éléments simples im-
] − ∞ ; +∞[, et f  0.
médiate, pour X ∈ [0 ; +∞[ :
• Étude en −∞ :
 X  X
On a : 1 1 1
dx = − dx
0 (x + 1)(x + 2) 0 x +1 x +2
1 + x 2 e−x x 2 e−x  X
f (x) = ∼ = x 2 ex
 . = ln (x + 1) − ln (x + 2) 0
x 2 + e−2x x−→−∞ e−2x
notée g(x)
= ln (X + 1) − ln(X + 2) + ln 2
et : x 2 g(x) = x 4 ex −→ 0, X +1
x−→−∞ = ln + ln 2 −→ ln 2 .
X +2 X−→+∞
donc, au voisinage de −∞ : x 2 g(x)  1 ,
 +∞
1 1
puis : 0  g(x)  . On conclut : dx = ln 2.
x2 0 (x + 1)(x + 2)

96
b) 1) Existence : • Étude en 1 :
x4 On a :
• L’application f : x −
→ 10 , est continue sur [0 ; +∞[,
x +1
x2 1 1
et f  0. f (x) = √ ∼ √ .
(1 − x)(1 + x) x−→1 2 (1 − x)1/2
• Étude en +∞ :
x4 1 D’après l’exemple de Riemann en 1 (1/2 < 1) et le théorème
On a : f (x) = ∼ . d’équivalence pour des fonctions  0, f est intégrable sur ]0 ; 1],
+1
x 10x−→+∞ x6
donc l’intégrale proposée existe.
D’après l’exemple de Riemann en +∞ (6 > 1 ) et le théorème
d’équivalence pour des fonctions  0, f est intégrable sur 2) Calcul :
[0 ; +∞[. On a, par le changement de variable
On conclut que l’intégrale proposée existe.
t = Arcsin x, x = sin t, dx = cos t dt :
2) Calcul :
 1  π/2  π/2
On a, par le changement de variable t = x 5 : x2 sin 2 t
√ dx = cos t dt = sin 2 t dt
 +∞  +∞ 0 1 − x2 0 cos t 0
x4 1 du
dx =  π/2  
0 x 10 + 1 0 5 u2 + 1 1 − cos 2t t sin 2t π/2 π
= dt = − = .
1 1 π π 0 2 2 4 4
[Arctan u]+∞
0
= 0 = = .
5 5 2 10
c) 1) Existence : e) 1) Existence :
ch x • L’application
• L’application f : x −→ est continue sur
ch 2x

] − ∞ ; +∞[, paire, et f  0. f : x −→ ln(1 − 3x + 2x 2 ) = ln (1 − x)(1 − 2x)
• Étude en +∞ :
est continue sur [0 ; 1/2[.
On a :
1
• Par le changement de variable t = − x, l’existence et le cal-
ch x ex + e−x ex 2
f (x) = = 2x ∼ = e−x .  1/2
ch 2x e + e−2x x−→+∞ e2x
cul de I = ln(1 − 3x + 2x 2 ) dx se ramènent à l’exis-
D’après le cours, l’application x −→ e−x est intégrable sur 0
 0
[0 ; +∞[, donc, par théorème d’équivalence pour des fonctions tence et au calcul de J = ln(t + 2t 2 ) dt.
 0, f est intégrable sur [0 ; +∞[. 1/2   
notée g(t)
• Étude en −∞ :
On a : g(t) = ln t + ln(1 + 2t) ∼ + ln t < 0.
Comme f est paire et intégrable sur [0 ; +∞[, f est aussi in- t−→0
tégrable sur ] − ∞ ; 0]. D’après le cours, l’application t −→ − ln t est intégrable sur
Puisque f est intégrable sur ] − ∞ ; 0] et sur [0 ; +∞[, f est ]0 ; 1]. Par théorème d’équivalence pour des fonctions  0, −g
intégrable sur ] − ∞ ; +∞[. est donc intégrable sur ]0 ; 1] , puis g l’est aussi, et enfin, par
2) Calcul : changement de variable, f est intégrable sur [0 ; 1/2[.
On a : 2) Calcul :
 +∞  +∞
ch x ch x On a, en calculant des primitives sur [0 ; 1/2[ :
dx = dx
−∞ 1 + 2 sh x  
2
−∞ ch 2x


 +∞  +∞ ln (1 − 3x + 2x 2 ) dx = ln(1 − x) + ln(1 − 2x) dx
dt 1 du
= =√ √
t = sh x −∞ 1 + 2t 2 u = 2 t −∞ 2 1 + u2  
 = ln(1 − x) dx + ln (1 − 2x) dx
1 +∞ 1 π π π
= √ [Arctan u]−∞ = √ − − = √ .

2 2 2 2 2 = − (1 − x)ln(1 − x) − (1 − x)
d) 1) Existence : 1

2
− (1 − 2x)ln(1 − 2x) − (1 − 2x)
x 2
• L’application f : x −→ √ est continue sur [0 ; 1[ ,
1 − x2 1 3
= −(1 − x)ln(1 − x) − (1 − 2x)ln(1 − 2x) + − 2x,
et f  0. 2 2
97
donc : Comme f est intégrable sur I, par définition, | f | l’est aussi,
 1/2 puis || f ||∞ | f | l’est aussi.
ln(1 − 3x + 2x 2 ) dx Il en résulte, par théorème de majoration pour des fonctions  0,
0
 1/2 que | f 2 | est intégrable sur I, et enfin, par définition, on conclut
1 3 que f 2 est intégrable sur I.
= − (1−x) ln (1−x)− (1−2x) ln (1−2x)+ −2x
2 2 0 2) Le résultat ne subsiste pas si on ne suppose pas f bornée.
1 Par exemple, pour I =]0 ; 1] et f : x −→ x −3/4 , d’après
= ln 2 − 1 .
2 l’exemple de Riemann en 0, f est intégrable sur ]0 ; 1] (car
3/4 < 1), mais f 2 : x −→ x −3/2 n’est pas intégrable sur ]0 ; 1]
(car 3/2  1).
3.4 Par le changement de variable
√ 1
t = x 2, x = t, dx = √ dt, 3.6 Puisque f  g  h, on a : 0  g − f  h − f. Comme
2 t
f et h sont intégrables sur I, par différence, h − f est intégrable
l’existence et le calcul de In se ramènent à l’existence et au sur I. Par théorème de majoration pour des fonctions  0, il
calcul de en résulte que g − f est intégrable sur I. Enfin, comme
 +∞  g = (g − f ) + f et que g − f et f sont intégrables sur I, par
n 1 1 +∞ n−1 −t
Jn = t 2 e−t √ dt = t 2 e dt. addition, on conclut que g est intégrable sur I.
0 2 t 2 0

D’après le cours sur la fonction  d’Euler, puisque


n−1 1 3.7 1) Existence :
 − > −1 , pour tout n ∈ N , l’application
2 2 Soit (x,y) ∈ R2 .
n−1
t −→ t 2 e−t est intégrable sur ]0 ; +∞[ et : • L’application f x,y : t −→ |x + t y| e−t est continue sur
 [0 ; +∞[, et f x,y  0.
1 n+1
Jn =  .
2 2 • Étude en +∞ :

Si n est impair, n = 2 p + 1, p ∈ N , alors : On a : t 2 f x,y (t) = t 2 |x + t y| e−t −→ 0,


t−→+∞

1 1 par prépondérance classique.


In = ( p + 1) = p! .
2 2 D’où, pour t assez grand : t 2 f x,y (t)  1 ,
Si n est pair, n = 2 p, p ∈ N, alors : 1
 et donc : 0  f x,y (t)  .
1 1 t2
In =  p + . D’après l’exemple de Riemann en +∞ (2 > 1 ) et le théorème
2 2
de majoration pour des fonctions  0, l’application f x,y
En utilisant la formule du cours : est intégrable sur [0 ; +∞[ , donc l’intégrale
 +∞
∀ x ∈ ]0 ; +∞[, (x + 1) = x(x) ,
N (x,y) = |x + t y| e−t dt existe.
0
on déduit :
    2) Inégalité triangulaire :
1 1 3 1 1
In = p− p− ···  On a, pour tous (x1 ,y1 ), (x2 ,y2 ) ∈ R2 :
2 2 2 2 2


1 (2 p − 1)(2 p − 3) · · · 1 √ N (x1 ,y1 ) + (x2 ,y2 )
= π
2 2p
= N (x1 + x2 ,y1 + y2 )
1 (2 p)! √ (2 p)! √  +∞
= π = 2 p+1 π.  
2 (2 p!)2
p p 2 p! = (x1 + x2 ) + t (y1 + y2 ) e−t dt
0
 +∞  
3.5 1) Puisque f est bornée, on a : = (x1 + t y1 ) + (x2 + t y2 ) e−t dt
0
∀ x ∈ I, | f 2 (x)| = | f (x)|2  || f ||∞ | f (x)| ,  +∞

 |x1 + t y1 | + |x2 + t y2 | e−t dt
ou encore : | f |  || f ||∞ | f |.
2
0

98
 +∞  +∞ On déduit :
= |x1 + t y1 | e−t dt + |x2 + t y2 | e−t dt 
3 1 3
0 0 1) Inf I (a) = I = , atteint en a = , (et en ce point
a∈R 2 4 2
= N (x1 ,y1 ) + N (x2 ,y2 ). seulement)
1
3) Positive homogénéité : 2) Inf I (a) = I (1) = I (2) = , atteint en a = 1 et en a = 2
a∈Z 3
On a, pour tout α ∈ R et tout (x,y) ∈ R2 : (et en ces deux points seulement).
 +∞


N α(x,y) = N (αx,αy) = |αx + tαy| e−t dt
0 3.9 1re méthode :
 +∞
= |α| |x + t y| e−t dt = |α|N (x,y) . En remplaçant a par x λ , où λ ∈ ]0 ; +∞[ est à choisir ulté-
0 rieurement, on a :
4) Non-dégénérescence : 1 1
∀ x ∈ [1 ; +∞[, 0  f (x)  + .
Soit (x,y) ∈ R2 . On a : x 2−λ x 2λ
N (x,y) = 0 Essayons de trouver λ de façon que : 2 − λ > 1 et 2λ > 1. Pour
 3
+∞ λ = , par exemple, on a :
⇐⇒ |x + t y| e−t dt = 0 4
0    1 1
continue et  0 ∀ x ∈ [1 ; +∞[, 0  f (x)  5/4 + 3/2 .
x x
⇐⇒ ∀ t ∈ [0 ; +∞[, |x + t y| e−t = 0 D’après l’exemple de Riemann en +∞ (5/4 > 1 et 3/2 > 1),
par addition, et d’après le théorème de majoration pour des fonc-
⇐⇒ ∀ t ∈ [0 ; +∞[, x + t y = 0 tions  0, on conclut que f est intégrable sur [1 ; +∞[.
2è méthode :
⇐⇒ (x,y) = (0,0).
Soit x ∈ [1 ; +∞[ fixé.
On conclut que N est une norme sur R2 . Essayons de choisir le meilleur a ∈ [1 ; +∞[ réalisant l’in-
égalité de l’énoncé.
3.8 a) 1) Existence : Considérons l’application
1 2 a 1
a ϕ : [1 ; +∞[−→ R, a −→ ϕ(a) = + 2.
• L’application f a : x −→ − , est continue sur x2 a
x x2
[1 ; +∞[, et f a  0. L’application ϕ est dérivable sur [1 ; +∞[ et :
1 1 2
• On a : f a (x) ∼. D’après l’exemple de Riemann ∀ a ∈ [1 ; +∞[, ϕ
(a) = − 3.
x2
x−→+∞ x2 a
en +∞ (2 > 1 ) et le théorème de majoration pour des fonc- On dresse le tableau de variations de ϕ :
tions  0, f a est intégrable sur [1 ; +∞[, et donc I (a) existe.

2) Calcul : a 1 (2x 2 )1/3 +∞


On a : ϕ (a) − 0 +
 +∞ 2  +∞ 2
ϕ(a)  
1 a 1 2a a
I (a) = − 2 dx = − 3 + 4 dx
1 x x 1 x2 x x Et :
 2
+∞ 2
(2x 2 )1/3 1
1 a a a ϕ (2x 2 )1/3 = +
2
= − + 2 − 3 =1−a+ . x2 (2x )1/3
2
x x 3x 1 3
21/3 1 1
b) D’après a ), I (a) est un trinôme du second degré en a. = + 2/3 4/3 = 3 · 2−2/3 4/3 .
Mettons-le sous forme canonique : x 4/3 2 x x
1
a2 1 On a donc : ∀ x ∈ [1 ; +∞[, 0  f (x)  3 · 2−2/3 4/3 .
I (a) = 1 − a + = (a 2 − 3a + 3) x
3 3 D’après l’exemple de Riemann en +∞ (4/3 > 1) et le théo-
  rème de majoration pour des fonctions  0, on conclut que f
1 3 2 3 1 3 2 1
= a− + = a− + . est intégrable sur [1 ; +∞[.
3 2 4 3 2 4

99

3.10 a) Soit n ∈ N∗ . X −n+1 1 1 2 X
x −n+2
= + − dx .
e−x −n + 1 1 + X 2 2(n − 1) n − 1 1 (1 + x 2 )2
• L’application f n : x −→ est continue sur [0 ; +∞[.
n+x On déduit, en faisant tendre X vers +∞ :
e −x  +∞
• On a : 0  f n (x) =  e−x . 1 2 x −n+2
n+x In = − dx .
2(n − 1) n − 1 1 (1 + x 2 )2
D’après le cours, l’application x −→ e−x est intégrable sur   
notée Jn
[0 ; +∞[. Par théorème de majoration pour des fonctions  0,
il en résulte que f n est intégrable sur [0 ; +∞[, donc On a, pour n  4 :
 +∞ −x  +∞  −n+3 +∞
e x 1
In = dx existe. 0  Jn  x −n+2 dx = = ,
0 n+x 1 −n + 3 1 n−3
b) On a : 
1
 +∞  +∞ donc : Jn = O , puis :
e−x e−x n
0  In = dx  dx 
0 n+x 0 n 1 1 1 1
In = +O 2 ∼ ∼ .
1 1 2(n − 1) n n∞ 2(n − 1) n∞ 2n
= [−e−x ]+∞
0 = −−−→ 0,
n n n∞
d’où, par théorème d’encadrement : In −−−→ 0 .
3.12 1) Existence :
n∞
D’après les formules, pour tout (x,y) ∈ R2 :
e−x e−x
c) Comme ressemble, pour n grand et x fixé, à , for- 1

n+x n Min (x,y) = x + y − |x − y|
mons : 2
  +∞ −x    +∞  −x  1

 e   e e−x  Max (x,y) = x + y + |x − y| ,
 In −


dx  =   − dx  2
0 n 0 n + x n
 +∞  les applications Min et Max sont continues sur R2 , donc, par
x e−x 1 +∞ −x opération, l’application
= dx  2 x e dx .
n(n + x) n 0
0
   Min (x,y)
notée J f : (x,y) −→
   Max (x,y)
 1  J 1 1

Ainsi :  In −   2 , donc : In − = O 2 , puis : est continue sur ]0 ; 1]2 .
n n n n

1 1 De plus : ∀ (x,y) ∈ ]0 ; 1]2 , 0  f (x,y)  1.
In = + O 2 , que l’on peut affaiblir en :
n n Ainsi, f est continue et bornée sur ]0 ; 1]2 , et ]0 ; 1] est un in-
1 tervalle borné, donc, d’après le cours, f est intégrable sur ]0 ; 1]2 .
In ∼ .
n∞ n 2) Calcul :
On a, en utilisant le théorème de Fubini et la relation de
3.11 a) Soit n ∈ N . Chasles :
1 
L’application f n : x −→ est continue sur Min (x,y)
x n (1 + x 2) I = dx dy
]0 ;1]2 Max (x,y)
1
[1 ; +∞[,  0, et : f n (x) ∼ , donc, d’après l’exemple  1  1
x
x−→+∞ n+2 Min (x,y)
de Riemann en +∞ (n + 2 > 1) et le théorème d’équivalence = dy dx
0 0 Max (x,y)
pour des fonctions  0, f n est intégrable sur [1 ; +∞[, et on  1  x  1
conclut que In existe. y x
= dy + dy dx
0 x x y
b) Soit n ∈ N tel que n  2 . 0
 1   2 x
On a, par une intégration par parties pour des applications de 1 y
= + x[ ln y]x dx
1

classe C 1 , pour tout X ∈ [1 ; +∞[ : 0 x 2 0


 X  X  1
1 1 x
dx = x −n dx = − x ln x dx
1 x (1 + x )
n 2
1 1 + x2 0 2
 −n+1  X  X −n+1  1
x 1 x −2x 1
= − dx = − x ln x dx.
−n + 1 1 + x 1 2
1 −n + 1 (1 + x 2 )2 4 0

100
On calcule cette dernière intégrale en utilisant une intégration Nous supposons donc que g est de degré  0, c’est-à-dire qu’il
par parties. On a, pour tout ε ∈ ]0 ; 1] : existe c ∈ R tel que :
 1 x2 1  1 ∀ x ∈ [0 ; +∞[, P(x) − (x 2 + x + 1)2 = c .
x2 1
x ln x dx = ln x −
dx
ε 2 ε ε 2 x Si c = 0, alors f = 0, donc f est intégrable sur [0 ; +∞[.
 2 1 c
ε2 x ε2 1 Si c =/ 0, alors f (x) ∼ , donc, d’après l’exemple
= − ln ε − = − ln ε − . x−→+∞ 2x 2
2 4 ε 2 4 de Riemann en +∞ et le théorème d’équivalence pour des fonc-
D’où, en passant à la limite lorsque ε −→ 0+ et par prépon- tions  0, | f | est intégrable sur [0 ; +∞[, et donc f est in-
 1 tégrable sur [0 ; +∞[.
1
dérance classique : x ln x dx = − . Enfin :
0 4

1 1 1 ∀ x ∈ [0 ; +∞[, P(x)  0
On obtient : I = − − = .
4 4 2
⇐⇒ ∀ x ∈ [0 ; +∞[, (x 2 + x + 1)2 + c  0

⇐⇒ 1 + c  0.
3.13 Soit P ∈ R[X].
On conclut que l’ensemble des P convenant est
Si deg (P)  3, alors
 
 P = (X2 + X + 1)2 + c ; c ∈ [−1 ; +∞[ ,
f (x) = P(x) − (x 2 + x + 1) −→ −∞ ,
x−→+∞
ou encore, en développant :
donc f n’est pas intégrable sur [0 ; +∞[.  
P = X4 + 2X3 + 3X2 + 2X + d ; d ∈ [0 ; +∞[ .
Si deg (P)  5, alors, pour que f soit définie au voisinage de
+∞, le coefficient dominant de P doit être > 0 , et on a
 3.14 a) 1) Existence :
f (x) = P(x) − (x 2 + x + 1) −→ +∞ , donc f n’est pas
x−→+∞
1
intégrable sur [0 ; +∞[. • L’application f : x −→ √ est continue sur
x x2 + x + 1

4
[1 ; +∞[, et f  0.
Supposons dorénavant deg (P) = 4 , P= ak Xk ,
k=0 • Étude en +∞ :
a4 ∈ R∗ , a0 ,. . . ,a3 ∈ R . 1 1
On a : f (x) = √ ∼ .
Si a4 < 0, alors f n’est pas définie au voisinage de +∞. Nous x x2 + x + 1 x−→+∞ x2
supposons donc a4 > 0. D’après l’exemple de Riemann en +∞ (2 > 1 ) et le théorème
√ d’équivalence pour des fonctions  0, f est intégrable sur
Si a4 =
/ 1 , alors f (x) ∼ ( a4 − 1)x 2 −→ ±∞, donc
x−→+∞ x−→+∞ [1 ; +∞[.
f n’est pas intégrable sur [0 ; +∞[.  +∞
1
Nous supposons dorénavant a4 = 1. On conclut que l’intégrale I = √ dx existe.
1 x x2 + x + 1
On a alors, en utilisant une expression conjuguée : 2) Calcul :
 Commençons par éliminer le facteur x du dénominateur, à l’aide
P(x) − (x 2 + x + 1)2
f (x) = P(x) − (x 2 + x + 1) = √ . 1
P(x) + (x 2 + x + 1) du changement de variable t = :
x
  0   1
D’une part, P(x) + (x 2 + x + 1) ∼ 2x 2 . 1 dt 1
x−→+∞ I =  − 2 = √ dt .
1 1 1 1 t 0 1 + t + t2
D’autre part, g : x −→ P(x) − (x 2 + x + 1)2 est un poly- + + 1
t t2 t
nôme de degré  3. Si ce polynôme g est de degré  1, alors
il existe λ ∈ R∗ et α ∈ {1,2,3} tels que g(x) ∼ λx α , d’où Effectuons une mise sous forme canonique :
x−→+∞

λ 1 1 2 3
f (x) ∼ et 2 − α  1, donc, d’après l’exemple t2 + t + 1 = t + +
x−→+∞ 2 x 2−α 2 4
de Riemann en +∞ et le théorème d’équivalence pour des fonc-    
tions  0, | f |n’est pas intégrable sur [0 ; +∞[, et donc f n’est 3 4 1 2 3 2t + 1 2
= 1+ t+ = 1+ √ .
pas intégrable sur [0 ; +∞[. 4 3 2 4 3
101
 +∞
2t + 1 1
Par le changement de variable u = √ : Par parité : J = 2 dt.
3 0 (t 2 + 1)2
 √
3
√ Par primitivation par parties :
1 3  
I = √  du dt 1 −2t
1/ 3 3 2 = t − t 2 dt
(1 + u 2 ) t2 + 1 t2 + 1 (t + 1)2
4

 √ t t2
3
1 = 2 +2 dt
= √ du t +1 (t + 1)2
2

1/ 3 1 + u2  
t dt dt
 √3 = 2 +2 − ,
= Argsh u 1/√3 t +1 t2 + 1 (t 2 + 1)2

 d’où :
 √3
= ln (u + 1 + u 2 1/√3  
dt t dt t
 2 = + = 2 + Arctan t .
√ 1 2 (t 2 + 1)2 t2 + 1 t2 + 1 t +1
= ln ( 3 + 2) − ln √ +√  +∞
3 3 t π
√ √ On déduit : J = 2 + Arctan t = ,
t +1 2
= ln ( 3 + 2) − ln 3 √ √
0

√ √ et on conclut : I =
8 3
J=
8 3π
=
4π 3
.
3+2 3+2 3 9 9 2 9
= ln √ = ln .
3 3 c) 1) Existence :
b) 1) Existence : x − Arctan x
• L’application f : x −→ est continue sur
1 x3
• L’application f : x −→ 2 est continue sur ]0 ; +∞[, et f  0.
(x + x + 1)2
] − ∞ ; +∞[, et f  0. • Étude en 0 :

• Étude en ±∞ : On a :

x3
1 x− x− + o(x 3 )
On a : f (x) ∼ . D’après l’exemple de Riemann en ±∞ x − Arctan x 3
x−→±∞ x 4 f (x) = =
(4 > 1 ) et le théorème d’équivalence pour des fonctions  0, x3 x3
1 1
f est intégrable sur ] − ∞ ; −1] et sur [1 ; +∞[, donc f est in- = + o(1) −→ ,
3 x−→0 3
tégrable sur ] − ∞ ; +∞[.
 +∞ donc f est intégrable sur ]0 ; 1] (faux problème).
1
On conclut que l’intégrale I = dx existe. • Étude en +∞ :
−∞ (x + x + 1)
2 2

x − Arctan x 1
2) Calcul : On a : f (x) = ∼ .
x3 x−→+∞ x 2
Par mise sous forme canonique :
D’après l’exemple de Riemann en +∞ (2 > 1 ) et le théorème

1 2 3 d’équivalence pour des fonctions  0, f est intégrable sur
x2 + x + 1 = x + +
2 4 [1 ; +∞[.
    Puisque f est intégrable sur ]0 ; 1] et sur [1 ; +∞[, f est in-
3 4 1 2 3 2x + 1 2
= 1+ x+ = 1+ √ . tégrable sur ]0 ; +∞[.
4 3 2 4 3  +∞
x − Arctan x
On conclut que l’intégrale I = dx existe.
2x + 1 x3
Effectuons le changement de variable t = √ : 0
3 2) Calcul :
 +∞
dx Calculons des primitives, en utilisant une primitivation par par-
I = ties :
−∞ (x 2 + x + 1)2
√ 
x − Arctan x
 3 √  dx
+∞ dt 8 3 +∞ 1 x3
= 2
 2 = dt .  
−∞ 3 2 9 (t 2 + 1)2
x − Arctan x
(t + 1)  −∞   = − + 1 −
1 1
dx
4 notée J 2x 2 1 + x 2 2x 2

102
  
x − Arctan x 1 1 1 2 1

=− + dx . = 1−4 x − = 1 − (2x − 1)2 .
2x 2 x 2 (1
+ x 2) 4 2 4
  
notée J (x) Effectuons le changement de variable t = 2x − 1 :
On a, par calcul élémentaire ou par décomposition en éléments  1
simples : 1+x
I = √ dx
  0 x(1 − x)
1 1 1
J (x) = − dx = − − Arctan x + Cte .
x2 1 + x2 x  1+t
1 1+ 1
=  2 dt
D’où :
−1 1 2
 (1 − t )
2
x − Arctan x 1 Arctan x 1 4
dx = − + + Arctan x +Cte .
x3  2x 2x 2
 2  
1 1
3+t
notée F(x) = √ dt
2 −1 1 − t2
π
On a : F(x) −→ .  
x−→+∞ 4 1
3 1 1 −t
= √ − √ dt
Pour déterminer la limite de F(x) lorsque x −→ 0, grou- −1 2 1 − t2 2 1 − t2
pons les termes de façon à résoudre la forme indéterminée :  1
3 1 3π
Arctan x − x 1 = Arcsin t − 1 − t2 = .
F(x) = + Arctan x 2 2 −1 2
2x 2 2

1 x3 1
= 2 x− + o(x 3 ) − x + o(1) = o(1) −→ 0 .
2x 3 2 x−→0 3.15 a) 1) Existence :
π π 1
On conclut : I = [F(x)]+∞ = −0= . • L’application f : x −→ est continue
0
2 2 (x 2 + 1)(x 2 + x + 1)
d) 1) Existence : sur [0 ; +∞[, et f  0.
1+x • Étude en +∞ :
• L’application f : x −→ √ est continue sur ]0 ; 1[,
x(1 − x) 1
On a : f (x) ∼ .
et f  0. x−→+∞x4
• Étude en 0 : D’après l’exemple de Riemann en +∞ (4 > 1 ) et le théorème
1 1 d’équivalence pour des fonctions  0, f est intégrable sur
On a : f (x) ∼ √ = 1/2 . [0 ; +∞[.
x−→0 x x
 +∞
D’après l’exemple de Riemann en 0 (1/2 < 1) et le théorème dx
On conclut que l’intégrale I =
d’équivalence pour des fonctions  0, f est intégrable sur 0 (x + 1)(x 2 + x + 1)
2

]0 ; 1/2]. existe.
• Étude en 1 : 2) Calcul :
2 2 1
On a : f (x) ∼ √ = . On a, par le changement de variable t = , qui échange les
x−→1 1−x (1 − x)1/2 x
bornes :
D’après l’exemple de Riemann en 1 (1/2 < 1) et le théorème  +∞
d’équivalence pour des fonctions  0, f est intégrable sur I =
1
dx
[1/2 ; 1[. 0 (x 2 + 1)(x 2 + x + 1)
Puisque f est intégrable sur ]0 ; 1/2] et sur [1/2 ; 1[, f est  0 
1 dt
intégrable sur ]0 ; 1[ . =   − 2
+∞ 1 1 1 t
 1 +1 + +1
1+x t2 t2 t
On conclut que l’intégrale I = √ dx existe.
0 x(1 − x)  +∞
t2
2) Calcul : = dt.
0 (1 + t 2 )(1 + t + t 2 )

On a, par une mise sous forme canonique : d’où, en additionnant :


x(1 − x) = −x 2 + x = −(x 2 − x)  +∞  +∞
  1 + x2 dx
1 2 1 1 1 2 2I = dx = .
=− x− − = − x− 0 (x 2 + 1)(x 2 + x + 1)
0 x 2 +x +1

2 4 4 2

103
Par mise sous forme canonique : ln a
 Il est clair que t −→ est intégrable sur [0 ; +∞[, donc
1 2 3 1 + t2
x2 + x + 1 = x + + sur ]0 ; +∞[.
2 4
    ln t
3 4 1 2 3 2x + 1 2 D’autre part, d’après 1) (pour a = 1), t −→ est inté-
= 1+ x+ = 1+ √ . 1 + t2
4 3 2 4 3 grable sur ]0 ; +∞[.
2x + 1 On peut donc séparer en deux intégrales de fonctions intégrables :
D’où, par le changement de variable t = √ :  

3 ln a +∞ 1 1 +∞ ln t
I (a) = dt + dt .
 +∞ 3 a 0 1 + t2 a 0 1 + t2
dt 2   
2I = √ 2 = √ [Arctan t]+∞√
3 1/ 3 notée J
1/ 3
(1 + t )
2 3
4 1
 Par le changement de variable u = , qui échange les bornes :
2 π π 2 π t
= √ − = √ ,
   +∞
du 
3 2 6 3 3 0
−ln u ln u
π J= − 2 =− du = −J ,
et on conclut : I = √ . +∞ 1 u u2 + 1
3 3 1+ 2 0
u
b) 1) Existence :
d’où : J = 0, puis :
Soit a ∈ R∗+ fixé. 
ln a +∞ dt ln a π ln a
lnx I (a) = = [Arctan t]+∞ = .
• L’application f a : x −→ est continue sur ]0 ; +∞[, a 0 t2 + 1 a 0
2 a
+ a2
x2
et f a (x)  0 au voisinage de 0+ , f a (x)  0 au voisinage c) 1) Existence :
de +∞. √
x ln x
• L’application f : x −→ est continue sur ]0 ; +∞[,
• Étude en 0 : (1 + x)2
lnx et f (x)  0 pour x ∈ ]0 ; 1], f (x)  0 pour x ∈ [1 ; +∞[.
On a : f a (x) ∼ .
x−→0 a2 • Étude en 0 :

Comme x −→ −ln x est  0 et intégrable sur ]0 ; 1], par théo- x ln x
rème d’équivalence pour des fonctions  0, − f a est intégrable On a : f (x) = −→ 0,
(1 + x)2 x−→0
sur ]0 ; 1] , donc f a est intégrable sur ]0 ; 1] .
donc f est intégrable sur ]0 ; 1] (faux problème).
• Étude en +∞ : • Étude en +∞ :
x 3/2 ln x ln x √
On a : x 3/2 f (x) = 2 ∼ −→ 0, On a : f (x) =
x ln x

ln x
.
x + a2 x−→+∞ x 1/2 x−→+∞ (1 + x)2 x−→+∞ x 3/2

d’où, pour x assez grand : x 3/2 f a (x)  1, notée g(x)
1
puis : 0  f a (x)  . Et : x 5/4 g(x) =
ln x
−→ 0,
x 3/2 x 1/4 x−→+∞
D’après l’exemple de Riemann en +∞ (3/2 > 1) et le théo-
donc, au voisinage de +∞ : x 5/4 g(x)  1,
rème de majoration pour des fonctions  0, f a est intégrable
1
sur [1 ; +∞[. d’où : 0  g(x)  5/4 .
x
Puisque f a est intégrable sur ]0 ; 1] et sur [1 ; +∞[, f a est in-
D’après l’exemple de Riemann en +∞ (5/4 > 1) et le théo-
tégrable sur ]0 ; +∞[. rème de majoration pour des fonctions positives, g est inté-
 +∞
ln x grable sur [1 ; +∞[, puis, par le théorème d’équivalence pour
On conclut que l’intégrale I (a) = dx existe.
0 x 2 + a2 des fonctions  0, f est intégrable sur [1 ; +∞[.
2) Calcul : Puisque f est intégrable sur ]0 ; 1] et sur (1 ; +∞[ , f est in-
x tégrable sur ]0 ; +∞[.
On a, par le changement de variable t = :  +∞ √
a x ln x
 +∞ On conclut que l’intégrale I = dx existe.
ln x (1 + x)2
I (a) = 2 + a2
dx 0
0 x 2) Calcul :
 +∞  √
ln(at) 1 +∞ ln a + ln t Éliminons l’intervention de x , par le changement de variable
= a dt = dt.
0 t 2a2 + a2 a 0 1 + t2

104
√  +∞
t= x, x = t 2 , dx = 2t dt : dt
=2
 +∞ √  +∞ −∞ (i + 1) + (i − 1)t 2
x ln x 2t ln t
I = dx = 2t dt 
0 (1 + x) 2
0 (1 + t 2 )2 2 +∞
dt
 +∞ =
2t i +1 −∞ i−1 2
=2 t ln t dt. 1+ t
0 (t 2 + 1)2 i+1
 +∞
On a, par primitivation par parties pour des applications de dt
= (1 − i)
classe C 1 : −∞ 1 + i t2
  
2t −1 −1 +∞
1 − i t2
t ln t 2 dt = t ln t − (1 + ln t) dt = (1 − i) dt
(t + 1)2 t2 + 1 1 + t2 −∞ 1 + t4

t ln t ln t  +∞
=− + Arctan t + dt. 1 − i t2
1 + t2 1 + t2 = 2(1 − i) dt.
parité 0 1 + t4
t ln t
D’une part : − + Arctan t −→ 0, Puisque les applications
1 + t2 t−→0
1 t2
t ln t π t −→ et t −→
− + Arctan t −→ . 1+t 4 1 + t4
1 + t2 t−→+∞ 2
sont intégrables sur [0 ; +∞[, on peut séparer en deux inté-
ln t
D’autre part, l’application t −→ est intégrable sur grales :
1 + t2   +∞
 +∞
]0 ; +∞[, par la même démarche (par exemple) que plus haut. 1 t2
I = 2(1 − i) dt −i dt .
On déduit, en passant aux limites : 1 + t4 1 + t4
0   0  
 +∞ notée A notée B
ln t
I =π−2 dt .
1 + t2 1
0   • Par le changement de variable u = , qui échange les bornes,
notée J t
on a :
1  0   +∞
Par le changement de variable u = , qui échange les 1 du u2
t A= − 2 = du = B .
bornes : +∞ 1 u u +1
4
1+ 4 0

   u
+∞
0
−ln u du ln u
J= − =− du = −J , • D’autre part :
+∞ 1 u2 1 + u2  +∞ 
1+ 2 0
1 + t2 1 +∞ 1 + t 2
u A+B = dt = dt .
1 + t 4 parité 2 −∞ 1 + t 4
donc J = 0, et on conclut : I = π. 0

Factorisons t 4 + 1 dans les réels :


√ √
3.16 1) Existence : t 4 + 1 = (t 2 + 1)2 − 2t 2 = (t 2 −2t + 1)(t 2 + 2t + 1) .
1 √
L’application x −→ est continue sur le segment t 2
i + cos x Comme l’application t −→ est intégrable sur
 2π 1 + t4
1
[0 ; 2π], donc l’intégrale I = dx existe. ] − ∞ ; +∞[ et est impaire, on a :
i + cos x
0
 √
2) Calcul : 1 +∞ t 2 − 2t + 1
 A+B = dt
1 π 2 −∞ t4 + 1
On a, par 2π-périodicité : I = dx, 
−π i + cos x
1 +∞ 1
= √ dt.
x 2 −∞ t 2 + 2t + 1
puis, par le changement de variable t = tan , qui amène une
2 Par mise sous forme canonique :
intégrale de fonction intégrable : √ 2

√ 2 1

2 dt t 2 + 2t + 1 = t + +
+∞ 2 2
I = 1 + t2 √ 2 

−∞ 1 − t2 1 2 1 √ 
i+ = 1+2 t + = 1 + (t 2 + 1)2 .
1 + t2 2 2 2
105

D’où, par le changement de variable u = t 2 + 1 : • Étude en 0 :

1 +∞ 1 1 On a : f a (x) −→ 0, donc f a est intégrable sur ]0 ; 1] (faux
A+B = √ du x−→0
2 −∞ 1
(1 + u ) 2 1
2
π
problème).
2 = √ [Arctan u]+∞
−∞ = √ . • Étude en +∞ :
2 2
1
π On a : f a (x) ∼ . D’après l’exemple de Riemann
On a donc : A = B et A + B = √ , x2
x−→+∞
2 en +∞ (2 > 1 ) et le théorème d’équivalence pour des
π
d’où : A=B= √ . fonctions  0, f a est intégrable sur [1 ; +∞[.
2 2
√ Puisque f a est intégrable sur ]0 ; 1] et sur [1 ; +∞[, f a est
π
Enfin : I = 2(1 − i)(A − i B) = 2(1 − i)2 √ = −i π 2. intégrable sur ]0 ; +∞[ . On conclut que l’intégrale
2 2  +∞
1
I (a) =  dx existe.
3.17 a) Soit a ∈ R . 0 1 2
a + x−
2
x
1) Existence :
1 2) Calcul :
L’application f a : x −→ est continue sur
(1 + x 2 )(1 + xa) 1
On a, par le changement de variable t = , qui échange les
]0 ; +∞[, et on a : x
bornes :
1
∀ x ∈ ]0 ; +∞[, 0  f a (x)  .  
1 + x2 0
1 dt
1 I (a) =  2 −
Puisque x −→ est intégrable sur [0 ; +∞[, donc sur +∞ 1 t2
1 + x2 a2 + −t
t  1
]0 ; +∞[, par théorème de majoration pour des fonctions  0, +∞
2
= t
f a est intégrable sur ]0 ; +∞[.  dt,
 +∞ 0 1 2
1 a2 + t −
On conclut que I (a) = dx existe. t
0 (1 + x 2 )(1 + x a )
1
 +∞ 1+ 2
2) Calcul : x
puis, par addition : 2I (a) =  dx.
Soit a ∈ R fixé. 0 1 2
a2 + x −
1 x
On a, par le changement de variable t = , qui échange les  
x 1 1
bornes : On remarque : d x − = 1 + 2 dx.
x x
 0 
1 dt 1
I (a) =   − 2 L’application ϕ :]0 ; +∞[−→ R, x −→ x − est de
+∞ 1 1 t x
1+ 2 1+ a 1
t t
 classe C 1 et : ∀ x ∈ ]0 ; +∞[, ϕ
(x) = 1 + 2 ,
+∞
ta x
= dt, donc ϕ est strictement croissante sur ]0 ; +∞[.
0 (t 2 + 1)(t a + 1)
1
d’où, par addition : On a alors, en effectuant le changement de variable u = x − :
 +∞  +∞ x
1 + xa 1
2I (a) = dx 2I (a) = du.
0 (1 + x 2 )(1 + x a ) −∞ a + u
2 2
 +∞ u
1 π Par le changement de variable v = :
= dx = [Arctan x]+∞ = .
1 + x 2 0
2 a
0
 +∞
 +∞ a
1 π 2I (a) = dv
dx = . −∞ a + a v
2 2 2
On conclut :
0 (1 + x 2 )(1 + x a ) 4  +∞
1 1 1 π
b) Soit a ∈ R∗+ . = dv = [Arctan v]+∞ −∞ = .
a −∞ 1 + v 2 a a
1) Existence :
On conclut :
1 
• L’application f a : x −→  2 est continue sur +∞
1 π
1 ∀ a ∈ ]0 ; +∞[,  2 dx = .
a2 + x − 0 1 2a
x a2 + x −
]0 ; +∞[, et f a  0. x

106
c) Soit (a,b) ∈ ]1 ; +∞[2 . d’où :
1) Existence : I (a,b)
sin 2 x
L’application f a,b : x −→ est 1 − a2 π 1 − b2 π
(a − cos x)(b − cos x) = −π+ √ + √
continue sur le segment [0; π], donc l’intégrale proposée b − a a2 − 1 a − b b2 − 1
 π π
 2 
sin 2 x
I (a,b) = dx existe. = −π+ b − 1 − a2 − 1
0 (a − cos x)(b − cos x)
b−a

2) Calcul : π(b2 − a 2 )
= −π+
√ √
1 − cos 2 x (b − a) b2 − 1 + a 2 − 1
On a : ∀ x ∈ [0 ; π], f a,b (x) = .
(a − cos x)(b − cos x) π(b + a)
= −π+ √ √
Effectuons la décomposition en éléments simples de b2 − 1 + a 2 − 1
1 − X2 √ √
dans R[X]. Par division euclidienne du nu- a + b − a 2 − 1 − b2 − 1
(a − X)(b − X) =π √ √ .
mérateur par le dénominateur, la partie entière est égale à −1. a 2 − 1 + b2 − 1
Il existe (α,β) ∈ R2 tel que : d) Notons, pour a ∈ R , f a la fonction définie par
1 − X2 α β
= −1 + + . 1
(a − X)(b − X) a−X b−X f a (x) = .
x2 − 2x cos a + 1
Pour calculer α, on multiplie par a − X puis on remplace X
1) Existence :
1 − a2
par a, et on obtient : α = . Soit a ∈ R .
b−a
1 − b2 • Le discriminant du trinôme réel x 2 − 2x cos a + 1 est
De même : β = . ∆ = 4 cos 2 a − 4 = −4 sin 2 a.
a−b
D’où : 1 1
Si a ≡ 0 [2π] , alors f a (x) = = ,
 π x 2 − 2x + 1 (x − 1)2
1 − a2 1 1 − b2 1
I (a,b) = −1+ + dx donc, d’après l’exemple de Riemann en 1 (2  1), f a n’est pas
0 b − a a − cos x a − b b − cos x
  intégrable sur [1 ; +∞[, donc ne l’est pas non plus sur
1 − a2 π 1 1 − b2 π 1 ] − ∞ ; +∞[.
= −π + dx + dx .
b − a 0 a − cos x a − b 0 b − cos x
1 1
 π Si a ≡ π [2π] , alors f a (x) = = ,
dx x2+ 2x + 1 (x + 1)2
Considérons, pour c ∈ ]1 ; +∞[ : J (c) = .
0 c − cos x donc, comme plus haut, fa n’est pas intégrable sur
x ] − ∞ ; +∞[.
On a, par le changement de variable t = tan , qui amène des
2 Supposons dorénavant a ≡ 0 [π] , c’est-à-dire ∆ < 0 .
intégrales de fonctions intégrables :
L’application f a est alors continue sur ] − ∞ ; +∞[.
 +∞
1 2dt • Étude en ±∞ :
J (c) =
0 1 − t2 1 + t2 1
c− On a : f a (x) ∼  0. D’après l’exemple de Riemann
1 + t2 x−→±∞ x2
 +∞ en ±∞ (2 > 1 ) et le théorème d’équivalence pour des fonc-
2
= dt tions  0, f a est intégrable sur ] − ∞ ; −1] et sur [1 ; +∞[,
(c − 1) + (c + 1)t 2
0
puis sur ] − ∞ ; +∞[.
 +∞  +∞
2 1 1
= dt On conclut : l’intégrale I (a) = dx
c−1 0 c−1 2 x 2 − 2x cos a + 1
1+ t −∞
c+1 existe si et seulement si a ∈ R − πZ .
   +∞
2 c−1 c+1 2) Calcul :
= Arctan t
c−1 c+1 c−1 0 Il est clair que l’application I : a −→ I (a) est 2π-périodique
π et paire.
= √ .
c2 − 1 On peut donc supposer : a ∈ ]0 ; π[.
107
On a, par mise sous forme canonique : On a alors :
 +∞
sin a
x 2 − 2x cos a + 1 = (x − cos a)2 + sin 2 a I (a) = dx
−∞ ch x − cos a
  
x − cos a 2  +∞
= sin 2 a 1 + . sin a
sin a = dx
−∞ ex + e−x
− cos a
x − cos a 2
Effectuons le changement de variable t = : 
sin a +∞
2ex sin a
 +∞ = dx.
sin a −∞ e2x + 1 − 2ex cos a
I (a) = dt
−∞ sin a(1 + t )
2 2
Effectuons le changement de variable
1 π dt
= [Arctan t]+∞
−∞ = . t = ex , x = ln t, dx = :
sin a sin a t
 +∞
π 2 sin a
Finalement : I (a) = , si a ∈ ]0 ; π[, I (a) = dt .
sin a 0 t2 − 2t cos a + 1
complétée par parité et 2π-périodicité. On a, par mise sous forme canonique :

e) 1) Existence : t 2 − 2t cos a + 1 = (t − cos a)2 + sin 2 a


  
Soit a ∈ R . t − cos a 2
= sin 2 a 1 + .
1 sin a
Considérons la fonction f a : x −→ .
ch x − cos a t − cos a
D’où, par le changement de variable u = :
• Si cos a = 1, c’est-à-dire si a ∈ 2πZ , alors : sin a
 +∞
2 sin 2 a du
1 2 I (a) =
f a (x) = ∼  0. −cotan a sin 2 a(1 + u 2 )
ch x − 1 x−→0 x 2
D’après l’exemple de Riemann en 0 (2  1) et le théorème = 2[Arctan u]+∞
−cotan a

d’équivalence pour des fonctions  0, f a n’est pas intégrable 


π
sur ]0 ; 1] , donc ne l’est pas non plus sur ] − ∞ ; +∞[. =2 − Arctan (−cotan a)
2
• Supposons cos a = / 1 , c’est-à-dire a ∈ R − 2πZ. Alors, l’ap-
1
plication f a est continue sur R, paire,  0 et : = π + 2Arctan
tan a
1 1 
f a (x) = ∼ ∼ 2 e−x . =π+2
π
− Arctan (tan a)
ch x − cos a x−→+∞ ch x x−→+∞
2
Comme l’application x −→ e−x est intégrable sur [0 ; +∞[,  
π
par théorème d’équivalence pour des fonctions  0, f a est in- =π+2 − a = 2π − 2a,
2
tégrable sur [0 ; +∞[, puis, par parité, f a est intégrable sur
] − ∞ ; 0], et enfin f a est intégrable sur ] − ∞ ; +∞[. et cette dernière expression est aussi valable pour a = π .
 +∞ On conclut : I (a) = 2π − 2a , complétée par imparité et par
sin a
On conclut que l’intégrale I (a) = dx 2π-périodicité.
−∞ ch x − cos a
existe si et seulement si a ∈ R − 2πZ. f) 1) Existence :
Soit a ∈ ]0 ; 1[ fixé.
2) Calcul : 1
Soit a ∈ R − 2πZ. • L’application f a : x −→ √ est continue
(1 + ax) x(1 − x)
Il est clair que l’application I : a −→ I (a) est 2π-périodique sur ]0 ; 1[ , et f a  0.
et impaire. • Étude en 0 :
On peut donc supposer a ∈ ]0 ; π]. 1
On a : f a (x) ∼ . D’après l’exemple de Riemann en 0
Si a = π , alors I (a) = 0 . x−→0 x 1/2
(1/2 < 1) et le théorème d’équivalence pour des fonctions  0,
Supposons a =
/ π.
f a est intégrable sur ]0 ; 1/2].

108
• Étude en 1 : π
On conclut : ∀ a ∈ ]0 ; 1[, I (a) = √ .
1 1 1+a
On a : f a (x) ∼ .
x−→1 1 + a (1 − x)1/2
3.18 1) Existence :
D’après l’exemple de Riemann en 1 (1/2 < 1) et le théorème
d’équivalence pour des fonctions  0, f a est intégrable sur Soit z ∈ C. Notons z = x + i y, (x,y) ∈ R2 .
[1/2 ; 1[. L’application f z : t −→ ezt e−|t| est continue sur R et :
Puisque f a est intégrable sur ]0 ; 1/2] et sur [1/2 ; 1[, f a est in-  (x−1)t
e si t  0
tégrable sur ]0 ; 1[ . xt −|t|
∀ t ∈ R, | f z (t)| = e e =
 1 e (x+1)t
si t  0.
1
On conclut que l’intégrale I (a) = √ dx
0 (1 + ax) x(1 − x) D’après le cours, l’application t −→ e(x−1)t est intégrable sur
existe, pour tout a ∈ ]0 ; 1[. [0 ; +∞[ si et seulement si x − 1 < 0 , et l’application
2) Calcul : t −→ e(x+1)t est intégrable sur ] − ∞ ; 0] si et seulement si
On a, par mise sous for