Vous êtes sur la page 1sur 138

AVERTISSEMENT

Ce document est le fruit d'un long travail approuvé par le jury de


soutenance et mis à disposition de l'ensemble de la
communauté universitaire élargie.

Il est soumis à la propriété intellectuelle de l'auteur. Ceci


implique une obligation de citation et de référencement lors de
l’utilisation de ce document.

D'autre part, toute contrefaçon, plagiat, reproduction illicite


encourt une poursuite pénale.

Contact : ddoc-theses-contact@univ-lorraine.fr

LIENS

Code de la Propriété Intellectuelle. articles L 122. 4


Code de la Propriété Intellectuelle. articles L 335.2- L 335.10
http://www.cfcopies.com/V2/leg/leg_droi.php
http://www.culture.gouv.fr/culture/infos-pratiques/droits/protection.htm
DE METZ U.E.R.D'ECOLOOIE
UNIVERSITE

Ef ,rl^
?sl-t
THÈSE
prés,entéeà

L ' U . E . R . D ' E C O L O GEI æ-<


I /,^ --\t',G
Pour obtenir le titre de

DOCTEURDE L'UNIVERSITE DE METZ


MENTION" PHARMACIE
"

por

JocquesIDOUX
né le l5 novembre1943 à Dombosle-sur-Meurthe
BIOLOGISTE
PHARMACIEN
. DIPLOME D'ORTHOPEDIE
- MENTION DE PRIX DE TOXICOLOCIE
PHARMACEUTIQUE
- C. E-S. DE PARASITOLOGIE ET TECHNIQUE
MEDICALEET TECHNIQUE
. C. E. S. DE PARASITOLOGIE
. C. E. S. DE MYCOTOCIEMEDICALE

desTraditions
Exploration desGuérisseurs
Thérapeutiques
Empiriques
desPharmacopées
et Inventaire
dela Moselle
du Département

d'Exomen
Présentéeet soutenue publiquementte 17 ovril 1975 devont lo Commission

Président: M. J.-M. PELT Professeurde Biologie Végétole et Phormoco-


gnosie, Directeur de lrU'E'R'd'Ecologie'

M. J.-M. JOUANY Professeurde Toxicologie'


M. F. MORTIER Moître de Conférence de Phormocognosie ù
l'U. E. R. des Sciences Phormoceutiques et
B i o l o g i q u e s( U n i v e r s i t éd e N o n c y l ) '

--
,J^ ri- t>
A mon Maître et Président de Thèse,

llonsieur le Professeur PELT qui a su durant nos études


de pharmacie, nous communiquer, par La richesse et la
clarté de son enseignement, 1es premières notions de bota-
nique et éveiller en nous lresp::it de recherche et le goût
de la biologie végétale

Je le remercie dtavoir bien voulu me confier un sujet de


thèse dont il a suivi et guiclé régulièrement la réalisation
qutil trouve dans ce travail lfexpression de ma profonde
gratitude.

A mes Juges :

Monsieur le Professeur JOUANYqui a bi.en voulu accepter de


juger ce travail ; qu'il soit assuré de ma haute considé-
rat ion.

M o n s i e u r l e P r o f e s s e u r M O R T I E R ,p o u r f i n t é r ê t qu'il a bien
voulu me porter en acceptant de juger cette thèse ; qutil
trouve ici le térnoignage de ma profonde reconnaissance.

9e5oo+S
lnslçlt
A Monsieur Grégoire GUY

Pharmacien Inspecteur Général AdjoinÈ,

En témoignage de ma vive reconnaissance pour


ses conseils et de mon fidèle aEËachement.

A Monsieur le Doven BENE

Qui fuË mon maître durant de nombreuses années,


et qui mta toujours réservê un accueil bienveillant
et chaleureux.
A la mémoire de mon fils

A la mémoire de mon frère


A mes Parents

A ma Ferrne, à qui je dédie cetÈe thèse en reconnaissance


de sa contribution
dévouée, de ses nombreux encouragements et en témoignage
de ma profonde
Èendresse

A ma Fille

A mes Beaux-ParenËs

A mes Frères, Belles-Soeurs et Beau-Frère

A toute ma Famille

A Ëous mes Amis

A Madamechristiane GAllDrN- urARD, en témoignage de son excellent


mais
ingrat travail de dactylographie
; qurelle trouve ici lfexpression de ma
profonde reconnaissance.

A Èout le Personnel de mon Laboratoire et de na pharmacie.


AVANT.PROPOS
.,,.

Lrexploration des traditions thêrapeutiques des guérisseurs


et f inventaire d e s p h a r m a c o p é e se m p i r i q u e s d u d é p a r t e m e n È d e 1 a M o -
selle, tel fut le sujet de thèse que me proposa, en octobre 1969,
Monsieur le Professeur PELT. ce thème, nouveau et. inconnu porrr moi,
allait me Permettre de vivre, pendant trois ans, une aventure passion-
nante Ëant par la richesse des contacts humains que par la connaissance
des survivances des traditions de ma Lorraine natale.

Mon installation récente dans une petite vil1e rural-e, en


q u a l i t é d e p h a r m a c i e nd ' o f f i c i n e , m'aida considérablementdans la recher-
che de remèdes inédits et secrets que je découvrais au cours d.e longues
conversations avec quelques vieux paysans. Sans leur aicle, cette étude
aurait été difficile. r l s m r o n t r e ç u l o n g u e m e n t . ,o n t a c c e p t é d r é v o q u e r
pour moi leurs souvenirs, l e s r e r n è d e sd e l e u r e n f a n c e e t c e u x d t a u j o u r -
dthui. 11s lront fait s a n s p a s s i o n , s a n s m e n s o n g e ,a v e c c e t t e s i r n p l i c i . . t é
et cette gentillesse d e s g e n s d e l a c a m p a g n e .P a r l e u r s i n f o r m a t i o n s ,
jtai pu reconstituer p e u à p e u 1 - r e n s e m b l ed e s Ë h é r a r r e u t i q u e se m o i r i q u e s ,
utilisées de nos jours en Moselle, et dénombrer approximativement les
guérisseurs, rebouteux, conjurateurs toujours en exercice en t975.

En ce qui concerne LrenquêÈeque jtai menée sur le pran dépar-


t e m e n t a l e t d o n t j f a i p u b l i é l e s r é s u l t a t s d a n s l a d e u x i è m ep a r t i e , j e
tiens à remercier, bien vivement, les personnes qui mtont apporté leur
précieux concours en me répondant par courrier ou en me pro<liguant leurs
conseils et tout spécialement : lulonsieur Jean \/ARTIER, l',lonsieur CRAUSER
Julien de METZING, MadamePOIREY de HAGEN,I{adame Jeanne REIILII{GER, sê-
crétaire de Mairie à K.IRSCH-LE-c-SIERK,
l'tonsieur er l.{aclame
BOTZUNG
de
ZETTING, Monsieur GRANDJEAN
de FRESNES-en-SAIILNOIS,
Monsieur Edgar MICHAIIX
M e s s i e u r s l e s c u r é s d e F O L K L T N Gd, e v r c - s u r - s E r l l E ,
c l e F U L T EH o u s E , d e
LANGUTMBERG, et lvladamele pasteur Marguerite
de vRY, de BLTESBRUCK,
LEYENBERGER
<le I^TTNTERSBOURG,
qui n'ont pas hésité à participer acËive-
ment à 1félaboration de cette thèse.

Qutils reçoivent, ici, l e t 6 r n o i g n a g ed e r n a p r o f o n c l e r e c o n n a i s -


sance.
INTRODUCTION
-4-

Parmi lrensemble des traditions locales qui constituent le


folklore de chaque région, subsiste au XXè siècle, u n e p h a r m a c o p é ee m -
pirique qui, nalgré les efforts louables des pouvoirs publics en ma-
tière dtéducation et dtaction sanitaire et sociale, continue à bien se
porter. C e p h é n o m è n en r e s t p a s p a r t i c u l i e r à la Moselle : il suffit de
lire 1e dernier (Médecine populaire
ouvrage de Mademoiselle BOUTEILLFR
d'hier et clraujourd'hui 1966) pour en être assuré. Toutefois, si cer-
t a i n s m ê m e sr e r n è d e s s o n t e m p l o y é s d a n s p l u s i e u r s régions françaises,
constituant ainsi, u n f o n d d e c o n n a i s s a n c e s c o n r n u n e st r è s g é n é r a l e s , d r
autres, par contre, sont spécifiques dtune localité, dtun déparÈement
ou dtune région.

Dans le cadre de cette thèse, limitée à 1a Mose


qutil seraiE intéressant, avant de faire ltinventaire des
ques, de retracer les grandes lignes de 1tévolution de ce
traclitionnelle en essayant de la replacer le plus possibl
texte départernental. Corrne nous le verrons, la pharmacopé
mosel-laneest très riche, Le nombre de végétaux utilisés
ble. Cependant, si les consÈituants chimiques connus de c
taux justifient leur utilisation dans de nombreuxremèdes
pas toujours ainsi. En effet, certaines plantes sont ernpl
ment et nront pas dtacÈivité ou pas celle quton leur attr

Crest pourquoi, jrestime qu'il serait souhaiÈab


prendre dans des travaux ultérieurs, une étude analytique
plantes, ignorées par le corps médical, mais utilisées en
ditionnelle, afin de mettre en évidence dtéventuelles ver
de dissocier lraspect positif du côté charlatanesque de 1
pirique.
PREMIERE PARTIE

EVOLUTION DE LA MEDECINE EMPIRIOUE EN MO.CFLLE


-6-

Lrexploration des traditions thérapeutiques des guérisseurs


mosellans, nous oblige pour comprendre leurs sur-
vivances actuelles, à nous replonger quatre siècles en arrière, à 1l
époque où la médecine officiel-1e cotoyait encore la médecine empirique
sans Douvoir aucunements?en différencier.

Au XVIè siècle donc, 1a médecine repose encore sur les décou-


v e r t e s e t l e s p r é c e p t e s d ' H I P P O C M T E , d e G A L I E Ne t d e P L I N E ; l e d o g m a -
t i s m e à c e È È e é p o q u e e m p ê c h et o u t e d é c o u v e r t e n o u v e l l e e t l a i s s e à
1'état d'embryon de tirnides th6ories qui sont sévèrement réprimées par
1es traditionnalistes, soutenus par 1e parlement. La thérapeutique of-
ficielle est basée sur l-a théorie des quatre élérnents : la terre, lfeau,
lrair et l-e feu : "Si nous perdons de la chaleur une plante nous réchauf-
fera, si nous en avons en excès une autre amènerade la froidure". De
un à quatre varient les propriétês humides, chaudes ou froides des mê-
dicaments appelés à guérir 1es maux en les neutralisant. Les mé<licaments
du premier degré agissent obscurément : 1es violettes sont froides au
premier degré ; ceux du second degré agissent visiblement : la laitue
est froide au second degré ; ceux <lu troisièrne degré agissent vioLemment :
le lys d'étang ( n é n u p h a r b t a n c o u N y m p h o e aa l b a L . ) ; 1 - e sr e m è d e s d u
quatrième degré agissent avec violence, mais en plus provoguent cles 1é-
sions : toxiques en général (CHAI4ARAND
I 933) .

Les foires sont les l-ieux de prédilection des apoËhicaires 1


et des médecins car ils y trouvent 1a matière première de leurs remèaesJ
"qutiLs confectionnent avec artr' ; ainsi dans la préface de lrinventaire
de la pharmacie de lrhôpiral d e S A r N T N I C o L A Sd e M E T Z ( 2 7 . 6 . 1 5 0 9 ) p u b l i é
par le Docteur DORVEAUX, LARCHAYnous apprend que ces
I{onsieur LOREDAN
foires sont fréquentées aussi par les apothicaires de METZ(CHAMAMND
1933) ; on y trouve différents végécaux que les maîtres grabelleurs dé- j
livrent sous le sceau royal. La mé<tication par les plantes est alors en a
honneur dans tous les pays : on constate, par exemple, que "1-raristolo-
c h i a " a i c l e l e s f e n m e s e n c o u c h e r e u e l e l i c h e n g u é r i È l e s p n a l a . l i - e ed e
m ê m en o m , q u e " l a m a l v e " m o l l i f i e , qu; "le colliErichum" fait les""he-
-n-
veux beaux', etc... On met en éviclence dtautres plantes qui ont une cer-
taine influence: " l e c h e n è v e " r l e n 6 n u p h a r , l a s e m e n c ed e s a u l e , l e
-7 -

tamaris, la mandragore, la ciguË, 1e "panicaut" ( C F A M A R A N1I9I 3 3 ) . L e


XVIè siècle montre donc 1'ébauche timide d'une nouvelle utilisation des
plantes, plus complète, plus ernpirique ctest-à-dire exclusivement basée
sur 1'expérience, et surtouÈ 1a volonté de sêlectionner ( C F A M A R A N1D9 3 3 ) ,
de classifier les espèces végétales selon leur vertu thérapeutique ; ce
m o u v e m e n td r i d é e s a q u e l q u e s a d e p t e s , È e l c e m é d e c i n S y m p h o r i e n C Ï I A M P T E R ,
q u e j e n o m m e r a i ,c a r m e s s i n d ' a d o p t i o n ( 1 5 0 7 ) ( C H A M A R A I1
{D933). 11 veur
mettre un terme aux charlatans, aux imposteurs gui exploiÈent la créclu-
lité publique : il attaque en outre 1a médecine arabe, dont il trouve
ltintelligence "maulvaise et faulce" et lrorigine trop lointaine ; par
contre, il exposera plus tard, dans le Nyronel, sa propre théorie selon
laquelle "Dieu et nature ont donné à chascune province ce qui esÈ néces-
saire pour la vie de cette région car Dieu et Nature ne abondent en cho-
ses superflues ne délaissant en choses nécessaires et utiles aus vivans"
(CHAMAMND
1933). Selon lui, il faut utiliser " l e s m é d i c a m e n t s ' rq u e l a
nature met à notre portée et qui doivent être appropriês à 1a guérison
de nos maux.

Drautres ont des théories plus avancées, tel PHILIPPE -


THEOPHMSTEBOI'{BAST
VON HoHENHEIMdir PAMCELSE que je citerai car
n o m b r e u s e sd e s e s t h é o r i e s sont encore dtune actual-ité vibrante dans
l - a m é d e c i n e p o p u l a i r e m e s s i n e : j e n o m r n e r a ic e l t r e p o u r l a q u e l l e l a p o s -
térité gardera son nom : la thoérie des -cignatures t'Dieu nta rien lais-\
sé dit P A R A C E L S Es,a n s s i g n e s e x t é r i e u r s et visibles avec des marques
\
s p é c i a l e s t o u t c o m e u n h o m m eq u i a e n t e r r é u n t r é s o r e n m a r q u e l r e n -
I
droit af in qu'il puisse le rerrouver" (uEgIIgL-U-zl). cetre théorie veutJ
que toute substance porte en elle des signes extérieurs, indiquant l-es
organes et les affections auxquels elle correspond et pour lesquels elle
c o n s t i t u e u n m é d i c a m e n Ëd e c h o i x : a i n s i , le suc de chélidoine a la cou-
leur de l-a bile donc il guérit les maladies du foie, le citron a la for-
me du coeur, donc il supprime les troubles de cet organe, Ie colchique
guérit les crises de goutte, car son bulbe ressemble étrangement à ltor-
teil déformé par cette rnaladie ; Le marron d'Inde calme les hérnorroides car
leur aspect ressemble à celui de ce fruit. P A R A C E L SrE
echerche en ouarù
la quintessence de toute plante, doctrine rail-Lée par de nombreuxméde- \
cins tel MBELAIS (EAUVET lgj{). )

I
-8-

Dans les sièc'!-es qui suivront, nombreux seront 1es auteurs


qui rechercheront des ressemblances matière-organe et pour lesquel-s 1a
m a t i è r e s e r a b é n é f i q u e p o u r l a m a l a d i e d e c e t o r g a n e . J . B . P O R T Ar e p è r e
ainsi"des fleurs à cheveux, des plantes à poumons, etc..." ( G U YB E C H T E L I

l97O). De nos jours encore, des simil-itudes de nom perpétuent les théo-J
ries d e P A M C E L S E .L a p u l m o n a i r e e s t s e n s é e g u é r i r les affections res-

piratoires et lrh6patique les maladies du foie !

Le XVIIè siècl-e verra l-a rnédecine devenir une science se di-


visant en histologie, physiologie, pathoLogie et que nous laisserons 1à,
car e11e se sépare à grands pas de la médecine populaire. Celle-ci,

conmenous allons le voir, stinstalle s o l i d e r n e n Ëp a r 1 e t r u c h e m e n t d e


personnes charitables prodiguant leurs soins aux malades et ntuEilisant
que leur simple savoir, constitué par les survivances des siècles pré-
cédents eË retransmis de génération en génération. Ce sont tout dfabord
des chatelains qui, épris dthumanisme, soignent l-e milieu rural avec

b e a u c o u p d e d é v o u e m e n te t q u i s e r o n t f o r t estimés, aiclés en cela par


leur culture et leur prestige. Le clergé va jouer également un très grand
rôle, dans le colportage de ces remèdes anciens, mais aussi clans leur
enseignement : ces vieilles pratiques, bien souvent à base de plantes'
vont être répandues dans 1* France entière, grâce à des recueils impri-

més à des nilliers d'exemplaires et dont 1a portée thérapeutique attein-


dra de nombreux villageois, tant dans leur naiveté que par la "simpli-
cité et la modiciré des prépararions" (BOUTEILTER
1966) qu'ils recomnan-
dent vivement ; nous trouvons "le manueL des Dames de charité, le Trésor
des Pauvres, l-e Mêdecin des Dames, le Médecin et la Chirurgie des Pauvres"
qui seront réédités périodiquement jusqurau XIXè siècle. De plus' cer-
tains auteurs de ces oeuvres se prévalenË des plus êminents maîtres de
la médecine : GALIEN, PARACELSE,
Albert LEGRAND,DIOSCORIDE,ce qui l-eur
confère une certaine valeur socio-culturel-le ; drautres enfin, empruntent

des théories à dtautres maîtres : ctesE ainsi q u e " L a M é c l e c i n ee t l a C h i r u r -


gie tles Pauvres" reprend un des principaux "Les re-
thèmes de CHAMPLIER
mèdesvenus de loin, nfont dans nos pays que de bien pâles succédannés".
Je mentionnerai également 1es guérisseurs ambulants qui ont un rôle dé-

terminant dans 1'évolution des traditions ; ils enrichissenÈ notablement


1es connaissancesthérapeutiques locales, à ltoccasion de foiresr<le fêtes,
-9-

de marchês "qutils parcourent vêtus dtorirreaux exotiques' avec une es-

corte de musiciens et de valets" ( P I L L O T d e T H O R E Yl 8 B 2 ) i n o t o n s l e c a r a c -

tère grandiloquent qufil-s revêtent, pour irnpressionner les foules et

leur inculquer la noEion de respect de l-eur magie et de leur pouvoir de


guérison supranaturelle : autanÈ de facteurs qui entraîneront une cro-

yance exagérêe à tout ce qui touche à la médecine popul-aire. Ils appor-


tent drautres remèdes de contrées ou de pays voisins et parfois y ajou-
tent une petite touche personnelle selon leur croyance eÈ leur mysticis-
me ; parfois ils fixent une date précise pour la cueill-ette de teLte ou
t e l 1 e p l a n t e o u l e u r a d j o i g n e n t a u m o < l ed r e n p l o i u n g e s t e m a g i q u e ; t o u s

@depratique1ai.sSeront,toutdemême,unfonclcornmun
drutilisàtion de remèdes fondamentaux, qui se modifieront suivant les

régions et leurs messagers, mais que lton retrouve facilement dans les

différentes provinces françaises.

11 faut aussi metÈre en évidence f influence considérable de

la sorcellerie qui trouve en cette période Èous l-es atouts nécessaires


à sa prospérité, et quil se révèle intimernent liée à la médecine popu-

laire : . 1 e s c a m p a g n a r d s r l ap l u p a r t i 1 1 é t r é s e t d é n u é s d ' e s p r i t carté-

sienrstintéressent aux puissances occultesTafin de satisfaire leur aÈ-

trait du mystère eË de ltinconnu, de taire leur angoisse devant leur


pauvreté physique et morale et compenser l-eur refoulement sociaL et re-

1-igieux à coups de baguette magique ; les avantages quril y trouvent se-

ront nominatifs p o u r l e s p 1 - u sz é l é s : i l - s s e r o n Ë s o r c i e r s , magiciens,

devins ; les autres ne seront que les bien pâles jouets de sortilèges
lancés au hasard dtune cérémonie à caractère démonologique; on touche
ici à un problème spécifique de la Lorraine pendant les siècles derniers

où lrorigine de toute maladie ntétait q u e l a c o n s é q u e n c ed e s o r t s l a n c é s

par le sorcier du village, le "rhume cles foins fut peut-être la seule

affection quton imputait p o i n t à u n s o r t r ' ( V A R T T E R1 9 6 8 ) .

Certaines naladies étaient considérées colnmepurement ma-


.
giques :

- la maladie de langueur avec sueurs nocturnes et crachements

de sang (phtisie) '

- Ltépilepsie avec ses crises convulsives et démonstratives


qui fournissaient une exceLlente preuve de la participation maLéfique,
-to-

- lrhystérie ou "mal de Mère" qui paraissait difficilement


dissociable d e s p h é n o r n è n e sd f a u t o p o s s e s s i o n d i a b o l i q u e s à c a u s e d e s s e n -
sations éprouvées par le malade: "une bête me mange et me ronge au dedans
de mon corpstt ; "j tai le ventre plein de grenouil-les et autres bêtes qui
se nourrissent à m e s d é p e n s " ( V A R T I E R1 9 6 8 ) ,

- L'aliénation mentale, psychose, névrose, etc...

Les sorciers avaient-ils la possibilité de guérir ? Oui ; il


suffisait de prendre chez eux en cachette une pincée de sel et un peu de
pain et de 1es faire a b s o r b e r p a r 1 - em a l a d e q u t i l s a v a i e n È " m a l é f i c i é t ' ,
la guérison était paraît -i1 assurâe. Dfautres employaienÈ des prigIe.g_
rimées, invoquanË la Sainte Trinité pour faire recouvrer l-a Sant6 aux
-----.--
malades. Mais la majorité des guérisseurs sorciers utilisent, en plus des
"simples" cueil,lies à la veille de la Saint Jean et dont la valeur thé-
rapeutique sera vantée jusqutà nos jours, Èout ce qui leur paraît en
état de produire une impulsion vital-e ; leq anirnaux totérniques (ROIIIEIJX
1936) représentant un interdit sexuel, seront mêlés aux formes rnagiques,
et, particulièrement les déjections ; les composantshumains sont éga-
lement forÈ prisés : les os, la salive, l-es ongles et naturellement les
excréments et les urines : celles-ci
seront la grande panacée ; apoli-
quée localement el1-e passe pour guérir les dartres, bue à jeun, elle est
diurétique, fébrifuge, vermifuge. Les animaux participent également à
la guérison des maux : la taupe, le crapaud et surÈout les reptiles sonÈ
à I'origine de nombrôux remèdes.

Le XVIIIè siècle verra une évolution certaine de la médecine


popul-aire ; le succès des guérisseurs ernpiriques demeure ; toutefois le
charlatanisme est en mutation. En effet, dès la fin clu xvrrè siècle
,
certains arrêtés obligent les guérisseurs à la visitepérioclique et à La I
démonsÈration des vertus thêrapeutiques de leurs remèdes ; désormais, il I
I
est reconnu officiellement et autorisé à avoir pignon sur rue ; par con-
/
tre il est chassé des foires, des marchés, pêr ltexécuÈion d'édits qui I
I
lui interdisent d'exposer des remèdes, mais aussi cle les vanter pubLiquel
I
ment et oralement ; de peur dtêtre inquiétés, le charlatan et le guéris- [
I
s e u r a m b u l a n t o n t d é s e r t é l a v o i e p u b l i q u e ( F A L T G O T1 9 2 4 ) . P a r c o n t r e , )
-il

ils vont réapparaître, adroitement déguisés sous le nom de Leur recette


car ils s e l a n c e n t d é s o r m a i s d a n s u n e c a m p a g n ep u b l i c i t a i r e écrite ;
chaque remède est disséqué en plusieurs paragraphes ; on y découvre progre
sivernent ltorigine des matières premières le composant, 1es séduisantes i
vertus médicales, les guérisons acquises à I'usage, mais aussi leur prix,
On trouve "ltair fixe" pour 1e pansementcles ulcères cancéreux, le "baumê
antiapoplectique", l e c a t a p l a s r n e d e m ê m en o m e t l a p o u c l r e " l é t i f i a n E e t '
i
dans laquelle enÈre l'os de coeur du cerf, etc... ( R E T Zl 7 9 O ) . C e s r e -

mèdes sont si nombreux à La fin du XVTIIè siècle, qu'une letÈre patente


de l77B révoque tous les brevets accordés aux anciens remèdes, et auto-
rise la société royale de médecine à examiner toutes 1es nouvelles receE-
tes qui ne pourront être vendues sans son autorisation ; cet arrêté ne
donnera que plus de valeurs aux remèdes ainsi octroyés. Iln des plus con-
nus "1'Elixir A r n é r i c a i n d u S i e u r C O U R C E L L Es"e v e n d a i t à M E T Z e n l 7 7 l
i
(BAUDoT1957).
J
A la fin du XVIIIè siècl-e, la sorcellerie liée à la m6decine
traditionnelLe prospère très honorablement à couvert, car vivement com-
battue par les autorités qui la considèrent corme suppot de satan ; tou-
tefoisr les remèdes aussi bien magiques que purement végêtaux des siècles
p r ê c é d e n t s Js o n t e n c o r e t o u t f r a i s en mémoire et sont très souvenÈ pra-
tiqués sciermnent.

L a s a g e - f e n r m ed i t e vulgairemenÈ sagette, mandatée officielle-


ment, représente après le rnédecin une référence médicale à laquelle bon
nombre de villageois s'adressaient en cas de besoins ; e1le ne se déro-
bait pas devant les habiÈudesancestrales et superstitieuses de cette
époque et les pratiquaiÈ selon les convictions des familles. A M E T Ze È
dans Les environs, on rencontrera jusqu'à la fin du XIXè siècle des usa-
ges encore très répandus concernant les nouveaux-nés ; ainsi, on frottait
avec le cordon ornbilical les seins de lraccouchée Dour Drévenir les mam-
mite; ; très souvent, on coupait, avec lrongle, le frein de la langue
pour faciliter 1'élocution (usage répandu dans toute l-a Moselle),

Le XIXè siècle voit l e s c a m p a g n e ss e t r a n s f o r m e r ; 1?insËruc-


tion est à la base de cette évol-ution ; Les journaux rompenÈlrisolernent
-12-

clu vi1-lage ; lramélioration des transports favorisera une politique

d'échange tendant à extérioriser la rnentalité paysanne jusqu'ici essen-

tiellement fermée sur elle-même. La médecine srorganise pas à pas et


tend à se développer au détriment de la pratique des remèdes tradition-
nels qui ne paraissent plus être suffisants et ne plus correspondre aux
exigences du Èemps ; toutefois l-a pénurie de méclecins au XÏXè sièct"rl
I

Le coût onéreux des visites rnédicales ob1-igeaient parfois le malade à


|
se référer à d e s r è g l e s d e s a g e s s e c o r û n u n e ,t r a n s m i s e s s u c c e s s i v e m e n t I
dans La famille par les générations antérieures et peu différentes' ex-/

cepté par leur plus grande simplicité, de celles du guérisseur aÈtite)_


cas, impuissante à 1tégard 11
De même,la science demeuraiÈ, en certains
de rnaladie clont 1tétiologie ntétait pas encore connue ; ces échecs reva'']

lorisaient certains remèdes anciens, gui restent, mêne de nos jours'


"tt j
pratique. Parfois, il arrivait - q u el e t r a i t e m e n t d u m é d e c i n c o n c o r d a i t i
étrangernenÈ avec celui dicté par le savoir cortrnun. Celte similitude de i
soins confêrait un cerÈain crédit de vérité à ses pratiques ésotériques ;
ainsi les sangsues, la saignée étaient prescriÈes par la faculté et par
gagne par ailleurs ltestime de "ses malades" i
le guérisseur ; celui-ci
car se croyant investi dfune rnission divine, il professe avec un désin-

téressement ÈoËal ; 1-e charl-atan rusé et rnalhonnâte des siècles précé-


dents est devenu ltapôtre de la charité, le bienfaiteur des pauvres Élens'
lthorrne de probité ; cetÈe transformation, ce passage dr*négoce à la

"Vocation" clécidera les derniers r6fractaires à venir 1e consulter.

Un autre type de guérisseur connaît encore un très grand suc-

cès en Moselle : le Saint ; car "la superstition prêta naguère à celui-

ci 1a faculté de donner en punition ou en épreuve une maladie qui por-


tait leur nom et que seul il pouvait guérir" ( L E C O T T E1 9 5 8 ) : S a i n t B 1 - a i s e ,

Saint An<1ré,Sainte Agathe... Le saint avaiÈ dans chaque viLlage un col-

laborateur quton appelait "Le devin" ; les rnalades devaient donc Lui
rendre visite afin qu'il-s obti"ttt"ot le nom <lu Saint guérisseur à prier,
pourrecouvrer1asanté.cgetnondecartes,offi-
ciait habituellement dans une ambiance de magie dont 1e principal moteur

était en réalité, une naive mise en scène (hTESTPFALE


19N3 4 ) . L a r e L i g i o n ,

la superstition ont l-aissé une empreinte indélébi1e dans la médecine


traditionnelle en Moselle ; on y rencontre le pLus souvent et cela est
- t3 -

très caractéristique dans les prélim.inaires des rituels de nombreux


rernèdes, ltobligation de pratiquer un ou deux signes de croix sur la
partie malade ou de réciter une prière conjuratoire rnêlant la rnagie au
merveilleux ; de plus, lrutilisation du nombre est importantrcar il
esË une réminiscence des temps anciens, pendanÈlesquels, 1a croyance
'l
populaire attribuait au chiffre un sexe ; ainsi, l e s c h i f f r e s p' l a i r s
étaient f e m e l l e s e t l e s n o m b r e s i r n p a i r s é t a i e n t m â l e s : l1ee f a i t d'addil-
I
tionner un pair et un impair était idéré commeun acte créateur
considéré t
destiné à soulager l-es misères humaines j

Les chatelains disparus avec l-eur temps ont été remplacés


dans leurs oeuvres philantropiques par 1es gros propriéÈaires terriens
qui, avec les curés des paroisses, représentent la seule ressource sa-
lutaire pour les malades miséreux ne pouvant sroffrir les soins dtun
médecin ; iLs sont aidés dans leur mission par les recueils qui ont été
réédités d e n o m b r e u s e sf o i s depuis leur parution, et qui se sont modifiés
au cours des années, remis à jour continuellement par la découverte dr
autres plantes à nouvelle vertu thérapeutique, ou dtautres remèdes sou-
verains : un religieux Sébastien KNEIPP(1821 - 1897) développa une mé-
thode hydrothérapique, consistant principalement en applications dteau
froide sur certaines régions du corps. Ces cures dteau eurent un succès
considérable et rencontrent encore de nombreuxacleptes de nos jours en
Moselle, car elles furent largement diffusées p a r 1 - er é v é r e n d P è r e D W A L
(cité pLus loin), fervent discipLe de cette thérapeutique ( O E R T E LB A I I E R
I 9 6 6 ).

Drautre part, les réunions de famille, les veillées, les


couarails : "rassemblement très caractéristique de la Lorraine librement
tenu sur la rue dont lrobjet était lrinvocation de traditions popul-aires"
servaient à colporter des recettes inédites ou à se remettre en mémoire
drautres plus anciennes mais plus efficaces. De nos jours, la sorceLlerie
a pratiquement disparu ; toutefois dans certains villages, quelques at-
-
tardés utilisent encore les grimoires du grand Albert à la grande frayeur
de Leurs conciEoyens, commeen Èérooignece document que nous a adressé
une personne digne de foi, qui désire garder lfanonyrnat et que je re-
----.-
oroduis ici Eextuellement :
-14-

"I1 y a des personnes qui ont usé des secreËs du GRANDALBERT


rpour faire du mal aux autres, surtout sur leur bétail - en rendant
'rles vaches stériles - en donnant des coliques aux chevaux - en

"faisanÈ avorter 1es bêtes


- en les paralysant (particul-arité d rune
ffpersonne de BTIRLIONCOURT)
dont le pouvoir a êt'e annulé par une
rrmusul-mane
en pratiquant ceci :

une neuvaine à St Antoine


une neuvaine à St Michel- Arehange
rl une neuvaine au Sacré-Coeur - à cortrnenceret à pratiquer en
tl famille:

ll
cette neuvaine doit s t a c c o m p a g n e rd e t r o i s cierges al1urnés
ll
et toujours débuter un mercredi avec les Litanies de St Joseph.

"Un jeune ménage de BURLI0NCOURT qui vit toujours' possède encore


'rles trois statues indispensables afin de se voir sousÈrait à ce
umal-éfice qui avait fait grana ao#3gtéi$iËttna-père avant 1940,

"époque à laquelle chaque cultivateur possêdait plusieurs chevaux.

"Cett.e même personne avait jeté un sort sur tous Les jeunes de

"17 à 25 ans. Malheur à celui qurelle pouvait approcher et tout en


t t l u i c a r e s s a n t l e d o s , l u i d i r e e n m ê m et e m p s
"je te souhaite beau-

"coup de bonheur" ! Les trois-quarts en porÈent encore les consé-


r r q u e n c e s : d é c h é a n c e p h y s i q u e , g r o s e n n u i s e t m â m ed i s p a r i t i o n p u r e
,,et simple.

"Pour les bêtes, elle trouvait so7pouvoir dans une rnixÈure à


rbase dturine d e c r a p a u d e t d e p e a u x ' d $ s é c h é e s d e c e s m ê m e sb a t r a c i e n s r ' .

.,uJ "\t['
-j1' /
C e p e n d a n È ,m a l g r é q u e l q u e s ' \ à c e p t i o n s , la sorcellerie cède le
pas.à dtautres sciences pfrr" hlatrnes utilisant le fluide et les ondes :
magnétisme,radiesthésie; occultisme, etc... Parfois, 1e guérisseur
utilise des procédés étranges et inhabituels : tel ce reLigieux de
SARREBOURG,
très célèbre en Moselle sous le nom de "SCHLAPPENPATERI
et
qui a la particularité d'établir son diagnostic sur 1rétude minutieuse
de la chaussure droite du malade. (Père I.{IIKENSTURIVI,
franciscain à ZïNS$IALD
décédé en I 975)
- t5 -

Par contre, le rebouteux conserve dans le village tout son


presÈige et il nrest pas rare même,de rencontrer chez lui des notabi-

1-ités de village venues l-e consulter.

Néanmoins, il est incontestable quractuellement la pratique

populaire a recours presque exclusivement à la botanique. En 1975r les


s i m p l e s s o n t d e p 1 - u se n p l u s u t i l i s é e s et lron fait de grandes provi-

sions de ces plantes cueillies pendant la nuiÈ sacrée de la Saint Jean


car leur qualité médicale (vertu thérapeutique) est alors <lit-on à leur
plus haut degré, Ce retour à la médecine végétale ne se manifeste pas
avec la même intensité dans toute 1a l'toselle, et se trouve fortement

conditionnée par la nature des activités de chaque région du départe-


ment : il faut ainsi distinguer la MoseLle industriellerregroupant l-es

villes rninières et celles de la sidérurgie, de la métallurgie et de la

chimie, et la Moselle rurale. La première sernble laisser péricliter ses

vieux remèdes végétaux, au profit de plus nouveaux, recueillis à ltocca-

sion d'émissions de radio ou de télévision, pendant lesquelles sont in-

terviewés de célèbres guérisseurs et dont les herbes qui les consticuent


sont facilement accessibles à la pharmacie du quartier. 11 faut souLi-

gner que dans ces villes dtindustrie lourde, le contact végétal est ren-

du plus difficile par la rareté e t l - r é L o i g n e r n e n td e s s i t e s naturels. La

difficulté de trouver dans ces régions po1Luéesune flore saine et va-

riéerarrive à décourager 1e natural-iste. L'activité industrielle des

collectivitês ouvrières, ne prédispose Pas cel-1es-ci à herboriser et à


se pencher sur les vertus médicales des plantes ; de plus la pénurie
de rnain droeuvre a conduit à une forte diversification de la population

aujourd'hui très hétérogène, constituée par de rares familles d'origine

mosellane, pâr des nationaux venus drautres dêpartements, mais aussi


par de très nombreux étrangers. Ces derniers ne pouvaient meÈtre en pra-
tique leurs remèdes traditionnels ne s'appliquanÈ pas, en majorité, à notre

flore locale.

En revanche, le miLieu rural reste fi,ilèle à ses vieil-les tra-


ditionsrparmi lesquelles certaines ont plus de trois siècles ; il l-es
pratique s c r u p u l e u s e m e n Èe t n f h é s i t e pas à se référer aux anciens du

village quant à leur efficacité et à leur mode cl'application. Cette ten-


- 16 -

dance conservatrice stexplique aisément, car si on considère que les


villages se dépeuplent au profit des complexes urbains; l-finverse par con-
gre, est encore un fait rarissime, ce qui dêmontre bien que la population
rurale est pratiquement constituée d'é1éments d'un indigénat indiscuta-
ble, et, par là-même, appelée à perpétuer des remèdes connus de tous et
devenus ainsi facilement transmissibles de génération en génération.

Les causes de ce profond revirement vers 1a phytothérapie sont


par conÈre sensiblement anal-ogue dans les deux cas : nous savons que de-
puis 1e XVIIè siècle, de nombreuxrecueils traitant de l-futilisation
thérapeutique des plantes ont été distribués à diverses occasions par 1e
clergé, 1e guérisseur ambulant, ltherboriste savant de nos anciens mar-
chés et foires. Actuellement, ce type de publication persiste, sous <1if-
férentes formes, notament en ville où 1es traités végétaux abondentl
I
dans toutes 1es librairies.-Ainsi, nous Douvonsciter entre autres zJ

- La Médecine Verte Margaret B. KREIG1968'

Le Livre des épices, des condiments et des aromates


Louis LAGRIFFE 1967,

- Le Livre des Bonnes Herbes Pierre LIEUTAGHI 1966,

- Le Livre des Mauvaises Herbes Pierre FERRAN1969,

- Des HonrneseÈ des Plantes Maurice MESSEGUE


197O,

- Le Livre l97l
des Remèdes Phil-ippe BRUNETIERE

- La Santé p a r l e s P l a n t e s Oertel BALTER


I 966

- Cres.t la NaÈure oui a raison M a u r i c e M E S S E G U1E9 7 2

etc. . .

L a c a m p a g n ee l l e aussi a ses traités cle botanique médicale,


colportés 1 e p l u s f r é q u e m m e n Ëp a r d e s m e m b r e sd e s d i f f é r e n t e s congréga-
tions religieuses ; il y a seulement queloues années le R.P. Alphonse
DUVAT (23, rue Î'larchand à METZ) proposait ses "lOO0 recetÈes de la Pro-
viclence" et sollicitait dans l-es dernières pages de son ouvrage, ses
charitables lecteurs "soucieux des souffrances de Ithumanité" de lui
c o m m u n i q u e rd e s r e m è d e s i n é d i È s à b a s e d e p l a n t e s m é d i c i n a l e s . L e n ô m e
-17-

Révérend Père Alphônse DWAL publie dans 1'Almanach de Saint François


(année 1972 page 88) de larges extraits de son ouvrage, traduit à cette
occasion en langue allemande sous le titre de "Die Hausapothekeaus
Gottes Garten" eÈ répandu dans tout le département par les soins des
différentEs p a r o i s s e s . A D A B O ,o n f a i t encore circuler cl-andestinement
le "Geistliches Schild, ou "Bouclier sacré" qui est, en fait, un petiË
recueil d e r e m è c l e sv é g é t a u x n o y é s d a n s d e s r u d i n r e n t s d e s u p e r s t i t i o n et
de magie.

De plus, les nombreux articles publiés dans 1a presse à grandi


i

tirage,prônant lrefficience de certaines herbes sur 1e sonnneil, la di- \


gestion, 1es troubles de la circulation, l-es méfaits de la ménopause, :
etc... ne peuvent qutaccroître l a r e n o n r m é ed e l a m é d e c i n e e m p i r i q u e , e t \
lui assurer une remarquable longévité. Enfin, il- ne faut pas oubLiet---/
de mentionner que parmi les objectifs sue se sont fixées les années à
venir, la protection de la nature, la volonté dr6pargner à ltenvironne-
ment les méfaits causés par les agents de poLlution, 1a réduction drutiLi-
sation de certaines mo1écules chimiques dtorigine parfois anciennes, con-
topinion publique en fa-\..
courrent consciemment ou non à une muÈation de l
veur de produits dtorigine naËurel1e, et en extrapolant à une consonmatiqn
plus grande de remèdes végétaux.
DEUXIEME PARTIE

ENOIIETESUR LES TRADITTONSTHEMPEUTIQUESEN MOSELLE


= ===================================================
- t9 -

l l"tE TH0DOLOGTE

Durant le deuxième trimestre <le 1972, j'ai effectuê une enquêÈe


à 1téchelon départemental afin dtavoir u n e v u e < l r e n s e m b l es u r l - t e x i s t e n c e
et la pratique des traditions thérapeutiques en Mosel-le. Cette enquête
se composait drun sondage dtopinions e f f e c t u é à M E T Zs o u s f o r m e < l r i n t e r -
view et d'un envoi d,e 752 questionnaires (Cf le modèle joint) ; ceux-ci
o n t é Ë é a d r e s s é s s y s t é m a t i q u e m e n t à t o u t e s l e s c o m m u n e sd e M o s e l - l e e t
plus partieulièrernent à leur curé.

Pourquoi avoir choisi l-a fraction cléricale de la oopulation


pour une enquête exhaustive, et qui en ce sens devrait plutôt exiger la
consultation dtun ensemble de personnes dracËivités sociales différen-
tes ? Les raisons sont nombreuses.

Tout dtabord, 1es rêsultats dtune prelnière enquête rêalisée


à titre expérimental et portant sur 75 questionnaires, onË manifesté un
taux de réponse particulièrement é1evé dans 1e clergé. Les questionnaires
avaient êté rêoartis de l-a manière suivante :

- 25 questionnaires ont été adressés à des mairies,

- 25 questionnaires ont été adressés à des curés,

- 25 questionnaires ont été adressés à des personnes prises

au h a s a r d d a n s l t a n n u a i r e d e s P . T . T .

Les réponses reçues se répartissent c o n u n es u i t :

- mairies 2 soit 8Z

curés 15 soit 6O Z

p e r s o n n e sp r i s e s a u h a s a r d soit 4 Z

Drautre part, en raison de son ministère très diversifié, le


mettant parfois en rapport avec des cas de magie, de sorcellerie, dten-
-20-

voûtement et de guérison enpirique, d e s e s nombreuses relations avec


touLes les classes sociales, de sa qualité cle f idèle confident, j'es-
time gue les informations fournies par les prêtres étaienÈ particuliè-
rement dignes d I intérêt.

De par sa culture indéniahl-e, le clergé insnire en outre un


certain crédit de vérité et de sincérité dans ses réponses et ses opi-
nions.

Enfin, il ne faut pas oublier de signaler gue le clergé reste


un dépositaire non négligeable de. formules végétales, 9Lanées tantôt
dans des anciens recueils philantropiques et religieux, tantôt au cours
de leur ministère. 11 était donc nécessaire de le consulter.

Q u a n t a u s o n d a g ed ' o p i n i o n , il a été réalisé par les soins


de mon épouse Madame.loËlle IDOUXet de MadameDARBOISgui ont bien voulu
recueillir les intervierus de 156 personnes clans les rues <teMETZ..Lren-
tretien portait sur le contenu du nême questionnaire, publié en référence.

II /nY PoUILLEMENT

t / Po"r"""t"e" globt
àit"nu"r :

a) QuesÈionnaires écrits envoyés à chaque connune z 752 envois


- nfont pas répondu : 261 soi t 3 4 , 7| Z
- ont répondu : 491 soit 65,29 7.

b) intervier^'s : 296 sollicités

nront pas répondu : 140 soit 4 7, 3 z


onË répondu : 156 s oi t 52,7 o,

répartis ainsi :
OUESTIONNAIRE
A RENVOYER

Nom de votre ville ou village: ........................... Votre ville ou villageest-il


surtout agricole: .......................................

C o n n a i s s e z - v o uds a n s v o t r e v i l l e o u v i l l a g e d e s p e r s o n n e su t i l i s a n t

D e s r e m M e s s e c r e t sà b a s ed ' a n i m a u x o u d e m i n é r a u x : o u i o u n o n . . . . . s. .i o u i c o m b i e n

E x i s t e - t - i ld a n s v o t r e v i l l e o u v i l l a g e d e s r e b o u t e u x ( p e r s o n n e sq u i r e m e t t e n t l e s m e m b r e s d é r n i s o u l u x é s )

........
Si oui combien

E x i s t e - t - i ld a n s v o t r e v i l l e o u v i l l a g e d e s g u é r i s s e u r s( p e r s o n n e sg u é r i s s a n td e s m a l a d e s p a r d e s p l a n t e s ,d e s p r o -
duits minéraux,animauxou magiques) Oui ou non .................. Si oui combien

Etes-vouspour l'usagedes plantes? Oui ou non ...................-

V o s c o n n a i s s a n c e es n m a t ! è r e d e r e m M e s s o n t - e l l e sd ' o r i g i n e
- Livresque (revued, journaux) oui ou non .,..................

Connaissez-vousce remède contre les brulûres : appliquer sur la brûlure un pétale de


Lys macéré dans de l'huile. Oui ou non ...................
L'avez-vous
utiliséou vu l'utiliser? Oui ou non

Connaissez-vouscet autre remède contre la tension ariérielle : Manger soir et matin


U n e g r a n d eq u ô n t i t éd ' a i l . O u i o u n o n
L ' a v e z - v o u su t i l i s é o u v u l ' u t i l i s e r? O u i o u n o n

Connaissez-vousd'autres remèdes de ce gen'repour d'autres maladies?


Si oui, pouvez-vousm'en citer quelques-unsbrièvement ?

REMARQUE IMPORTANTE que vous me donnerezpar ce petit questionnaireresterontstric-


: Les renseigrrements
tement anonymes.
-22-

-_ll7 émanant de personnes habitant METZ

- 7 êmanant de personnes habitant des corrnunes ntayant


pas répondu aux questionnaires écrits

32 émanant de personnes habitant des localités ayant


déjà répondu aux questionnaires écrit.s

c) total : lO48 personnes sollicitées

- 647 réponses obtenues, soit 61 r73 Z corresponclant à


498 comnunes différentes rrrovenant de :

.491 des questionnaires écrits

. 7 des interviews ( c e s d e r n i è r e s c o m m u n e sn t
ayant pas répondu au questionaaire écrit).

Analyse du dépouillement (questionnaires 6crits + interviews)

Dans un buÈ de simplification, les résultats obtenus sont


présentés par tableaux, chaque tableau correspondant à une question de
f imprirné ci-contre (cf page orécêdenËe)

a) taux de réponses en fonction de 1'activité dominante


des cormnunes :

Total des'localités avant 498


répondu

Localités agricoles 233 46 r78 "À

Localités industrielles 200 40,16Z

Localités à activités
65 1 3 , 0 5z
mixtes
-23-

b) taux de réponses ayant trait aux utilisateurs de remèdes :

sur 647 questionnaires :

- 97 soit 14199Z n'onL pas répondu à cette question

- 2 - O 2s o i t 3 1 r 2 2 Z n e c o n n a i s s e n t p a s d t u t i l i s a t e u r s de
remèdes

- 348 soit 52,78 7. connaissent des utilisateurs de re-


mèdes : ceux-ci se répartissent ainsi :

Selon 1'activité de leur localité

Localité agricole r88 542

Localité industrieLle 59 16,g 7"

Locàlité semi-agricole
tot 29 7.
Local-ité serni-industriel- 1e

Selon les procédés employés

Remèdesmagiques 64 18,4 Z

Remèdesvégétaux 226 64,9 Z

Remèdes minéraux ou
animaux
58 16,7 Z

c) taux de réponses ayant trait aux guérisseurs praticiens


" install- ésI

sur 647 questionnaires :


-24-

- Bl soit 12,51 Z nront pas répondu à cette question

- 478 soit 73 r87 Z ne connaissent pas de guérisseurs


praticiens "installést'

- 88 soit l3r60 Z connaissent des guérisseurs praticiens


"instal1ést' : ceux-ci se répartissent ainsi selon
leur spécialité ou technique :

I'fanioul-ation manuel1e 52 592

Plantes l7 19,3 7"

Magie l6 18,2 7.

Minéraux ou animaux 3 3,5 Z

d) opinion sur la médecine vêgétale

sur 647 questionnaires :

en faveur 524 80,gg z

contre 32 4,95 7.

nront pas répondu 9r 14,06z


-26-

Lranalyse attenËive de ces tableaux synoptiques autorise cer-


taines conclusions essentielles.

La pratique de remèdes empiriques demeure très appréciable en


Moselle; c o m m en o u s l t a v o n s d é j à s i g n a l é d a n s 1 e p r e m i e r c h a p i t r e , la
c a m p a g n ee s t r e s t é e p l u s f i d è l e à ses traditions que la ville ou les 1o-
calités industriell-es.

Les utilisateurs de remèdesstinspirent b e a u c o u pp l u s d u


règne végéta1-que du monde anirnal, minéral ou des sciences occultes ;
ces dernières supplantent de très peu encore les remèdes à base de
composants animaux qui, tout en étant en nette régression, restent pour
le moins spectaculaires (cf tableau b).

Par contre, les guérisseurs praticiens installés sont parado-


xalement peu nombreux. Parmi eux, une nette majorité de manipulateurs
(rebouteux) 59 7" et très peu de guérisseurs herboristes (cf tableau c).

Quant aux conjurateurs, ils sont en voie de disparition. Ceux qui vivent
encore sont peu sollicités. I1 arrive cependant que certaines personnes
s o i e n t a m e n é e sà l e s c o n s u l t e r à lroccasion de panicue collective pour
d e s d é s e n v o û t e m e n t so u p o u r f a i r e cesser 1'acrion néfaste dtun prétendu
mauvais sort qutun voisin rnalveillant leur aurait jeté.

Enfin, il est à remarquer que les remèdes emp-iriques, stils


ne sont plus utilisés avec une total-e soumission, restent néanmoins en
mémoire. CeLa permet aux générations futures du rnoins de les connaître,
sinon de les juger.

Cfest pr6cis6menË en vue drentreprendre des travaux ult.érieurs


visant à départager la val-eur thérapeutique positive cle certaines drogues
encore mal connues, de traditions parfois simplement charlatanesques ou
dénuées de fondement scientifique, guê ce Ëravail "sur le Èerrain" a
été entrepris.
-27-

3/ Analyse de la quejtion subsidiaire des questionnaires


écri ts

La première partie des questionnaires écr:its contenant


des réponses à des questions précises, a êt'e dépouillée p r é c é d e n u n e n t;
l a s e c o n d ep a r t i e orl lron sollicitait de chaqueparticipant des con-
naissances personnelles en matière de remèdes et plus précisérnent un
inventaire de leurs notioris médicales empiriques, a permis, après dé-
pouillement, d'établir différents résultaÈs que nous al1ons exploiter
en tableaux récapitulatifs. 11 est utile de préciser dès maintenanÈ
que ces connaissances si succintes et désordonnées puissenË-el1es pa-
raître et ne reflètant donc pas totalement le savoir empirique 1ocal,
ont 1'avantage toutefois dtêtre les plus notoiremenÈ connus dans 1t
esprit traditionnaliste et donc de mettre en évidence les remèdes les
plus employés.

ECRITS
QUESTIOI{NAIRES 752 envois

234 personnes soit 47,65 7 ont répondu partiel-le-


ment ou totalement aux questions, mais ne connais-
sent pas cle remèdes p a r t i c u l i e r s

257 personnes soit 52134 Z ont répondu partielle-


men! ou totalement aux questions et indiquent 782
491 ont répondu remèdesparticuliers répartis ainsi :

(soit 65,29 Z) - Origine anima_le 52 soit 6,65 Z


(voir répartition tableau I)
- Origine minérale l5 soit l,91 7"
(voir répartitôon tableau TI)
- Origine végétale 651 soit 83,24 Z
(voir répartition tableau III)
- Origine magique 64 soit 8,lB Z
(voir répartition tableau IV)

261 n'onÈ pas


répondu
(soit 34,7O Z)
-28-

TABLEAU

origine animale 52 soit 6,65 7"

lai t I I fois cité


I imaces 7
beurre, 5
miel 5
puces 3
graisse de blaireau 3
bouse de vache 2
vers de terre 2
crottes de brebis 2
fourmis noires I
graisse de lapin I
graisse de porc I
jaune dtoeuf I
blanc droeuf I
crème aigre l
graisse de chien I
lard I
huile de foie de morue I
fourrure de chat I
urine humaine l
cour tilière I

TABLEAU II

Origine minérale l5 soit | ,9'l 7"

argile
9 fois cité
terre glaise
sel (NaCl) 3
sulfate de Magnésium : I
teinture d I iode l
cendres : I
-29-

TABLEAU II]

origine végétale 651 soit 83,24 Z

Végétaux

- lys z 46 fois cité


- camomille t42
- persil :38
- poireau: :21
- ail :21
- oignon: :21
- menthe z2l
- chiendent : 18
'tilleul : l8
- cerisier (queues) : 16
- ortie. (feui11es) : 16
- rni11-epertuis : 16
- pissenl-it : 15
- prêle z 14
- marronier (fruits) : 14
- chou: (feui1les) z 14
- absynthe :14
- sureau (fleurs) : 14
- millefeuiLl-e. z12
- olivier (feui11es) :lO
- pomne. de terre :lO
- noyer (feuilles) z7
- violette, :4
- centaurée :3
- gui :3
- thym :3
- sauge :3
- sabine :3
-30-
.

'artichaut 3
'chelidoi.ne 3
' fenouil- 3
' laitue 3
' romarin 3
- bouleau (feui1les) 3
-sureau (feuilles) 3
- oranger (feui11es) 2
- chicorée 2
' cassis (feuilles) 2
' buis 2
'oseille (racine) 2
- plantain 2
- orSe 2
- boldo 2
- coqueLicot 2
- frêne 2
- haricots verÈs 2
- Kâselkrauu 2
- melisse 2
- bourrache 2
- épinardr 2
- églantier. 2
- fraisier (feuilles) 2
- mouÈarde 2
- ortie. (fleurs) 2
- serpolet 2
- aubier de till-eul 2
- chêne (écorce) 2
- bardane 2
- sapin (bourgeons) I
- citron (écorce) I
- chêne (feui1les) I
- cerfeuil l
- rhubarbe I
- cannelle I
- reine des prés I
- 3l

cres son
douce amère
prirnevère
noyer (fruits)
rhubarbe (racines)
verveine
valériane
raifort
rue
pavot
olivier (fruits)
ortie. (racines)
poirier (fruits)
pensée sauvage
radis (jus)
l-ierre (feuilles)
es tragon
murier (fruits)
houblon
géranium
guimauve
liseron (fruits)
bègle (feuilles)
framboisier (fruits)
échalotte-
caroÈte.
carvi
bouillon blanc
bl-euet
aubépine
anis
asperge
avoine
aireLle (fruits)
ronce (feuilles)
1e n t i 1 1 e
bouleau (sève)
persil (semence)
cé1éri (feui1les)
-32-

sureau (branches) I
sureau (baies) I
saule (chatons) I
fraisier(fruits) I
fraises (racrnes) I
aigremoine I
genièvre I
cassis (fruits) I
poivrier I
oranger (fleurs) I
laurier (feuilles) I
giroflier I
fougère I
c i tronel 1e I
vesse de loup I

Préparations d'origine végétaLe

vinaigre 8
eau de vie 7
huile de table 6
huile de lin 3
farine de lin 3
choucroute 3
huile d'olive 3
bière 2
farine <le blé 2
mie de pain 2
vin de Bordeaux 2
jus de citron 2
essence de térêbenthine 2
huile de bardane I
huile de ricin I
alcool camphré I
gelée de groseille I
huile d'amande I
brou de noix I
sucre candi I
lie de vin blanc I
-33-

TABLEAU IV

Origine magique ou religieuse 64 soit B,lB 7,

prières (incantations) : 24 fois cités


signe de croix : l9
signe de croix + souffle :lO
toucher de vêtement :5
chaussette du pied gauche
enrotr.lée autour du cou :3
collier d rails z2
cerner le rnal avec une épingle
passée sur la peau
furnigation de produits végétaux
(Ase Fétide) avec rites

Malgré Itintérêt de ce classement des remèdesrselonleur ori-


gine et leur fréquence de citations établ-ies à partir des questionnaires
êcrits, il nous a paru uÈile, après leur dépouillement qui a révélé bien
d e s c a r e n c e s e t d e s r n a n g u e sd e p r é c i s i o n en ce qui concerne les prépara-
tions et les indications thérapeutiques par exemple, de remédi-er à ces
insuffisances en constituant dans le chapitre s u i v a n t u n e p h a r m a c o p é ee m -
pirique m o s e l l a n e p l u s c o m p l è t e , t e n a n t c o m p t e d e s r e m è c l e sc i t é s dans la
question subsidiaire des questionnaires écrits, mais aussi et principa-
lement, des informations recueillies au cours des nombreux entretiens que
j'ai eu avec les guérisseurs et utilisateurs de remèdes, durant la pré-
paration de cette Ëhèse.

Au total, p l u s d e 2 5 O Op e r s o n n e s e n v i r o n o n t é t é i n t e r r o g é e s
une ou plusieurs fois. La liste de ces personnes, guérisseurs ou pres-
cripteurs de remèdes avait été établie tout au long de mon activitê of-
ficinale par des interrogations répétées et des recoupages drinformations
jusqutà ce qutaucun nom nouveau ntapparaisse plus chez rnes infornateurs,
ce qui me permet de penser que la quasi totalitê des guérisseurs mosellans
ont été repérés et contactés directement ou indirectement.
TROISÏEME PARTIE

ETUDE DES PHARMACOPEES


EI'IPIRIOUES MOSELLANES
-35-

Dans cette partie r é s e r v é e à 1 r é t u d e d e s p h a r m a c o p é e se m p i -


riques rnosellanes, je me suis efforcé de présenter Èous les remèdes ayant
traiÈ à la mêdecine humaine qui mtont été signalés au cours de mes en-
quêtes. Je les ai cl-assés dtune façon qu.i pourra sembler arbitraire,
mais qui a toutefois Itavantage dtêtre concise et simple. La collocation
des maladies par ordre alphab6tique ne pouvait être retenue par le man-
que d'homogénéité qurelle aurait engenclré ; nous voyons mal en effet le
rhume de cerveau cotover les rhumaÈismes !

D e m ê m e , d e n o m b r e u s e sa u t r e s p o s s i b i l i t é s étaient envisa-
geables : classement par famille végétaler pâr farnil-le chimique, mais
t o u t e s p ê c h a i e n t p a r d e n o m b r e u s e sl a c u n e s . A u s s i , j t a i pensê quril-
serait avantageux de grouper les remèdes par maladie ou par organe, à
l-'exception du pr euii er chapitre qui traitedes symp-
tomes en général, ctest-â-dire de la fièvre, des vomissements, etc...

Les remèdes que je citerai ne jouissent p a s d e l a m ê m en o Ë o -


r]-ete , certains sont très connus, dtautres sont très peu usités et en
vo ]-e d e d i s p a r i t i o n .

Crest dans le but de mémoriser les derniers bastions de nos


traditionsrque j'ai cité les localit6s où se maintiennent difficilement
l e s r e r n è d e sd e n o s a r r i è r e s g r a n < l - p a r e n t s . A i n s i r p a r e x e m p l e , d a n s l e
chapitre dermatologie j rai mentionné BROIIVILLER,car, à ma connaissance,
ctest u n e d e s d e r n i è r e s c o n m u n e so ù l r o n se sert encore de la lirnace
en friction pour faire clisparaître 1es verrues (cf. dermatologie). Par
contre, lorsqutun remède est en usage clansplusieurs localités différentes,
celles-ci nfont pas été citées afin d'éviter de longues énumérations fas-
tidieuses.

A la suite des remèdes (dans les tableaux synoptiques :


dernière colonne de droite), j tai toutefois donné pour fixer un ordre
-36-

de grandeur un chiffre q u i c o r r e s p o n d n o t a m m e n tà s a f r é g u e n c e c l r u t i l i -
sation ou dtévocation rencontrée lors de mes travaux comprenant 1e son-
dage, les enquêtes locales et 1es entretiens obÈenus avec la population.

Le chiffre I correspond donc à une fréquence d'utilisation


ou d'évocaÈion inférieure à 5.

Le chiffre 2 correspond à une fréquence d'utilisation ou


drévocation située entre 5 et 20.

Le chiffre 3 corresponcl à une fréquence dtutilisation ou


dfévocation supérieure à 20.

De plus, à la fin de chaque chapitre


qui traite dtune mal-adie ou de symptomes coTnmunsau
m â m eo r g a n e , j ' a i donné mon opinion ou p1-utôt exprimé les critiques d'
un pharmacien sur ltemploi de certaines substances (minérales, organi-
ques ou végétales) pour des maladies bien déterminées. Je me suis lirnité
dans ces critiques aux substances les plus utilisées, crest-à-rlire cel-
les dont la fréquence dfutilisation ou dtévocation est supérieure à 20,
et qui correspond au chiffre 3 dans la colonne de droite des tableaux
synoptiques : nous verrons que dans plusieurs cas, ltutilisation de
certaines plantes ou produits se vérifie scientifiquement ; pour les
autres, nous ne pourrons que manifester une prudente défiance, compte
tenu de ltinsuffisance des connaissances actuelles sur La composition
chimique de ces substarrces eE notamment sur leurs propriétês pharmacolo-
giques.
o
IU
rQ,J ç
110)
+J
tr o
I
q,
trÉ
.r{ O.r1
o. o
rl Ép.
È F.l o
Ê ,$
.F{
r.to
lJ
-o (It
îC o oU)
tl .,r o
0.1 H tr rl
'o o Ê.r{
Ê..rr
q,>
>.i E o
) Ê,-d
oo
' ot t r
o
.F{
O
t{rJ
.t{ (Û
t{rl r-{
o!

.\ Fl
\\
F{ r{
+J èt ô0 ôc ôf, 00 ô0
çR
t{ rq) rn u1 t'-
roH O
ôl cî \o
ÀA
o
(Ur{
o
o
E
I
o ,oo ($
É, 3.-{A F{
t{' il-| = : = = = = = : = = : .r{ q-t : = È
o ÉJÉ F
f. 'Ft
'C .Ft o
o
@ +J
X
6 o
q,
o rq)
.rl - Ul ,ttu)(')oUiU' (/)an
u .rl lutoo)oooq, oqJ
lrFl Q I At O t/t F{ F-r F{ F{ Fl F-{ O O O O A) F{ .d
t! 'F{ O | l'll tr tr F.l r+ r-.t r-{ u F-{ F-{ t{ tt tr O O t-{ o
Èr, pl .-r I ..r .'t ..r .rr .r{ ...{ .i .r{ !
F I a ) H .F{
{F{
a olqrl o o J t = ) ) a f o o u o o 5ql
(J, rrl $ r{ O O O O ! O O -{ F{ (d O O o l't
\o t+l ! r+{ t1-{ t+i i+l q-r q{ q-r t+.{ ç.t r+{ tr \o \o} q{ |+r
t'
l'Ê{dtr
O"-lF{ O o)
lr .Fl .'-r Fl
Àu m rJ r{
H æ d
O ..{
(, (dl{ É+r
o (4\i (d oql
!r, À E(n
u .r{ (n roJ fO r-{
5 5rO l{ Ë.5
{s o g, (dÀ
X (/)(,)

th
0)
P.1.7 I
f:
+J
rq,
q, d +r rj o
rq) o
+J lh 0l 0l loJ .{ }r l{ tr o
tr 'r{ ,+1 trÊOtrpOOOq) o
\CJ (! lul (It.F{r|5Ê.Ê.É.,.{ o 'rJ
r-t
r-{ . rl Ol Af .F{ tr O .; G O U) O O d O F-l rJt
nl-| q € è! O vl lJ É X 1g F1 F{.(, É ê tro
U) ÊrrJ q (O (uU)
a. tl É E I É.'{ Ê J.-.r F-{ F{ tr <ot =
OJ $0..i o O (d c, 5 O .d O.Ft.rt..r (d H o) tl
vl\>-è0!tn.o.oOO.C'-{E ô0
o (n IJIJ o
! o ÉÉ1 1(u
F{(dO$ CN
P- {JÊÊ.
\0J\oro o
.
fr] I .'{E t{ tr
À
T4 Él (,| o(dÀ E
rr Êr o
E >l u
F.l | <r, Ê l(J q)
H Hl (d (/)
É :l
(/
Ê
fql O
'Fi
F{ o
E | Ê.O ql
<l +r \o 'c.i ^ t,
v) Fll (Û o (') o Ê ct
t{ 5..{ O tl
v) $ (/ r'r (,) ':{ qt
t4 Ê, $.-l É rJ
À
F-l rcJ..crJd(Ù \o
l{ o 5'U l. tl
Èrv
-38-
IU
\oÊ
tr C, cî cî ôl c! cî (\lôlN
ÊI- )
+J
-l
a l'{ (!
}] )É
l+{ c) O.À
o (,ju Êô
F{ oÊ o.o
a, a6 q, .Fr.O
Ê ctO t{ rJtd
F-{ O lJ
-o ou)
d
otr
! 9o) 'F{ O
crÉ Fl . F.{
0, Êàc
.o tr Ê \0)
o otj (ul]
>l to
oo
((d=
É(,
frl r{
E(')
.oË t r
..{
o U)
O Ëo
tr+J
.'{
o,É
qt !o
Ot{ +Jtr
+J G' r{ .ri (0
(!À OH
tr rq, ô0 ôc +J
\q, l. o
ÊA o o
(n F { Ê
ôl
o c)
q, tl
Or{ o(/l
'q A'rr
o 5(Ë
E Olr
c) r{{
o (n o oO.dj+)
o tr 5tr5(d
E 4
5 t+..r==5r+{:=Ft
}J qr +J=
o È d
ÊTJÉÊ
.F{ (d .,.{
fL É
È Cà)
o
ôc +J +J +J
è- +JlJ
Ê===:=:X
m .É .H (U
( u \ oo
.ri'U) <h.
.F{
o a o u| o at rn
r, ol ooooo
r-{ Otn.t(l)
tr Fl, F{ F{ F{ Fl F{ t-{OOr-.{Ott)
O"{ -{ Ft r-{ Fl F{ F{ +J +J r-{ÉË(,)Ftulfrj
AP .-q .; .r.{ .F{ .F{ .F{ c) .'.1 .r{ .il .,.{ .Ft o .F{ .F{
tr 5
=u
q 1 o 5o 5o 5o )oA @ SoO.Ft5Oo:J
tt{ O(d(d('qrO'-{h
l+.{ t+-l t{-t t{-{ ti-{ tfr rJ l+{ t+r l| q.r tt4
tr tr .o \CJ +{
I
1..{qtÉ
O-lFl O
lr .Êl .tl
ê. +J (, +.1
tçql
a q,'r
qJ o.d (Û
!+r Ê.
fJ .el (/) 10)
= =,\o t{
N {'ro o Ê"
u
X o
Ê
$
(É vro
ID
q,
}{ tt FTH
0,, ot{.oO
{J o \oJ I r0) 'F{ oÉo.Fr
rol lJ(, ol t]o (Û H
oË oÉqt.r{ÉË
rc)
ç
.F{ t',l o5rJ
(ôl (u.co(Û.F{ o .r{ É ocd.FtliOrOÉ
F {
.,-{l ôc rr
O
.r{ u
.F{
l.o o.alr>..c(ÙF{O
r{ .r-{ Ë rJ o >tr .r{ +J (, O lJ (U r-{ t{
Ê{ +J '-iIJË.(OJÉÊ .r{ u F{tr.{ÉÉt{.r.{rJ
(') a \o,l(doEoo
tJ
t{D
l..l
O .F{ qoq,ooJJ.F{
c) Blu)Eoo.o ov Âo Eèc>ôrE(ngo
/q)
E u) (', o
o
tr Fl
o o o
Ê- À
E
.Ê{ E Ë
U) o o td o-
Fr
z o
Ê{
o at,
14
t
Ê H E
Fr o .o o
tI1 .F{
E-{| .r{ .F{
U: IJ Fll !, +J
ç1,
U) o pt (d (Û
H ! C/l lr X
(É (d
tr
ol çt
u') o. tl a À
ro ro) : \o
"l t{
Êr
}{ t
Êr
0.)
IU
}OJ Ê
!o)
É:. A
(t
0)
r-i
!$
5tr o
(/) .r{ ô0
o E Ê
il tro q,
À o.tr r{
É .r{ -O ro
a, rJ$ F
.qt
'd oÊ
..{ o
o È
Fl .H
0', Ê. ô0 tr9
.o
o Ê, \cJ or:
ol{ (/)o
E .É +J
tr(d r{F
tr] r-{ Ào
o
ۃ
.F{
o
O o
li+J o
.dcd
14
Otr
u(d tl
$À o
t{ rO +J
rol{
Ê.Ê (s(/)
o (t r-r 0,1
Fl Fl
OF{
P 'F{
ot
E É0)
tll tt.{
l-l o
o (o tl
É, F{ !
tl J
o E o
o È
o
è0
<tj rJ +J
o É
'Fl
X
q,
o
O TQJ
.A-O U) o
lJ .r{ o o
lrFI F{ F{

.F{ r-.1 Fl
pr+J .F{
j
o
=
o
l+.{ q{
t'
l'FldÉ
Or{F{ O
lr .rf .H
Ê.t) u, u IJ
4 é d o
t/J(d}f r{
o o'd ql o
!+J À EÀ
lJ .Fi (â 10) >' lr
c1
5 5\O }{ Æo
o llr(,
<rJ Ê.
X
rJ ah
(ao
\o
ôi o 10J
rG) +J(ô
ç 'È{ o
(\t F{ É
cn t-.1 . r{ x
p{+J o
5. o +,
1(u
,Q) o
È
0)
tr o o
o \o
F{ o-
À o
Ê À'
a rd .Fl
É
Ê{ U) o.
(')o o
ts
H Ê+r tr
t{ O 'F{ o
Ê .F{
)
.r{
F +JO +J
U) X (Itv (It
tr t'{
$ qt
a:1 E Ê À
r-l rcJ \o)
tr l{
-40-

Dans ce chapitre que constituent les symptômes,


nous pouvons remarguer que le sa"le est utilis ntre
la f-ièvre : en effet, le saul-e fait partie des drogues à hétérosides
salicyliques, commela reine des prés, la primer'ère, eÈ set*gr-ople.iéËés
s ne sont rer.

Par contre, n o u s s o m m e sa s s e z s c e p t i q u e s s u r l t e r n p l o i d e
l-a violette en cas de fièvre, car aucune donnée phytothérapeutique
actuelle ne vient expliquer cette utilisation.

_ L am é l i s s e , a n t i s p a s m o d i q u e m i n e u r , p e u t e f f e c t i v e m e n t , d e
par cette propriétés pharmacologique, modérer les vomissements en dimi
nuant les contractions antipéristaltiques ; son action, toutefois, ne
s'explique pas dans les maux de tête, hormis cependant sa propriété
antispasmodique dans certaines céphalées à nanifestations constrictive

La sauge, euê I'on utilise dans lralcoolat vulnéraire, ne


possède pas de propriété' antiém6tique connue , et reste donc dtun
emploi très discutable.
-41
o
IU
\oË
tJO ôt c! (f) cî cî (7)
tLU
rt
CJ
o 't{
an )
o o
+,
FI
l'{ H
(Il
É È
a
Ê
o
.o o
q) o
q, +J U|
.o +, ln
a o
E o li
ôo (\
ôl
tr \o I
o do +t= trql
Ê11 .r1 (u O t-l
TJÉ O+J€1 .rf O
b+J
O .F{ O 'Fl € Ê rr ooo
tru ÈF{ $ ot 5C)É
.F{ d VJJ l+i t-{ $
ot{
cU
H }] (t (t 5r, Ê <u.'t
!rù o .Frocro
.Ft -
_
t{
(ÉÊ l| F{ ..1 +J
dlq)
Fl
t{ \0, (Éo > . o = (,,d
r{
lq, ! c!Ê ,$o>
o o
ÊÀ o \.o IJ
o q, Ê -+rdu !+rq)
d,i o 5'd
Or{ q, ! o J l]ll = po
E .c OJ .a $ +J\ p ôco
o r{ F{ O r+l
E .-t J- .F{l .O
- ot { 5
o- -o 'd r{-.{ <ôr!
'?-{
+J +J
o
F{
+JO o o o o(n
E ç5 o OJ
t{ .F{r+.{===== o o (.) l+{
o oÉ r(,) rqJ çi
lJ .F{ d E 'F{
o
èc
o rJ +J IJ +J rJ
o
. r.{ 'F{ . r'l
q,
oro
.r-l -
U! (/)U)U| (n
L) .r{ oo0) o o)
l.t .1 OOOr{(/)r{F-l Ol Fl F{
cU .F{ tr t{ H r{ tr Fl F{ o) o É\ -{
. F{ i 'Êl
r{ +l
êirJ )J5.Frr..{.F{ .F.l .F{
oooScJJJ Fl OI J
rlF{r{Or{OO ) (dJ Qf; Otr
l+.{ t{-l t+.{ t{J l+{ tl l+{ tJ q{ t+{ q-{
X
t'
d 1..{qtÉ o
{J O-{F{O \,
\c) lr .F{ .A o o
ê,&J (/) rJ .Fi O.O
\OJ JÉ(Û É +JÊ
<h (!H (d (Ud
o o'u ql o q) F{ r{.r{
H+J À 'o p o}]
c) rJ .F{ U| \ol o\o
9 Jto l-t ) É o'-r
/Q) <€(')o.' $ .rl
>(d>
r{ (É
E G)
0)
! ro
}{
atl t{ O)
.ho o- I 'rt
oro O .F{ r-{ o/ o
!an ro(]'lÉ.rl Êl Ê
.F{ lr .F{ .rl Fl f, o (Ill Orl
É
(É t-'t cd+r50(d5É ç .rrl (ll Ct .r{
r-l . r.l oaJ(U.oorroo
.'{5!rE-{Ê-+E
o !l -d o)
H
F]

P{ +J
I Êô0Ê<d(O<tl-rlr
t{tOt{HF.l .FlO
Ê
èc
.r{
3t Ë
(Ilr (y
.rt
FaË
\oo
O
(UEur+{ÊÀrJË{ o >E Eqr
a tt)
o I st
zI
t{ r{ o(,t F] ol
A Ào
H E É \a) "Ê
{O' Ut Èc,
H É 'r{ o(,l F E É r0.l
F' o o > .iloo
t-. É Ul(J
a o
É
o
É (âo
o o ÉÉ
<n rlr .F{
oo
Ér +J IJ

U) .Fl
+J
.r{
+J
H d
14 .l{ tl È ql qt
{ z çt G. Êq l'{ L{
H À È qt qt
CJ \q) 1(l) o ê.È
z H tr
Pr F-
\o
lr
lq)
t{
Êr
-42-
IU . = 'ô[ è{
\oÊ d
}{O o0! .5
CfI N Éo
(Ûp
+J c1 c.l N
ùJ
.l
(d
tr
o
o oJ9
.(rd
'r{ o o
o .qt ô0 ô0
/d! o.É /o ,c)
.{ l{o .Fl
ço t{Ê o çn
E oË9
o TJ >oo o o
'U (\tæ 'IJ .o
ç Êu
o
+J t !tr(u É Ê
'u oÉ tr .F{
o Jq' o(dÊ (\t (Û
(t'o ! Ê.r{ p p
>1 (uË .rl \O +J
op.
Otr(d tr É
-cÊE Q) o
H
q)
ÉÉ o
o oÊ A)
IJÉ ul (,,() 'F{OOlt o
.r{
o c!ÉÉ u ."i {J lJ o
O (d.(d (Û+JçI \c)
t{ lJ SrrO-{ (/) q,} t,
..{ (il E O.'{
o'ot{ E'd G) r-{ r-{
';Fl
OH FFI ) O H U.r{ oql
+J (d ro.F{ É o Fl q-{ +J =,
(ÛÊ OE
O (Û .Fl .r')
,N-
r+r (ds 10)
t{ tq) Êâ lio
\(, ! E
' o' o co ''l J O-{
ÊA - l.l'Fl o
o HO'Ir+r r-{(ûlJO O.U)
çl ooÉ.
' o oÊ( t. t { ' O €O r-{ .Fl
O t-{ tnU)o(U F{o
'rJ (n (,) lr'd Ê"i Ê(J, .É ti
I ..rp+rE $'u o (U
(0 O..{ O 5 (Ë >-C op
-r ôf, r-{ Ê C/tÛF{<dcl q{$
o +J 0) (,)<h
E
l{ q{tH===
o o ÊE
fr. rQ) .r{ .F{
o
èc t, p
(d IJ +J TJ +J
U' Ê
.rl
x
q,)
x É ..{
0i
==x
oJ
rJ
o l. o
oro uU) tr
.r{-U) oo ooa
JJ .Ft I oo t oooo
tr F.{ O Fl </) O/0/ .-l r-{ @ r-{ r{ q)
C\ E v)r{ |r rJ lJ.r{ o
tÉ 'Fl |-r È-{ O lJ r+ r-.t C)
f O.'-{ 5 .F.{ Ë rr .F{. .F{ .r{ .F{ .r{
Prrr (t) (Û
) o.,{ 5 5 Ê J p a ) to
}r
O(UO r-l tr r{ H oro!oqro
X Ê| J] l+{ t+.t l+{ or t+{ tH Ê tf-{ t+{ r++ \q)
P
ro I
èo 1..{qlÉ
\c, O-{rl O
l.r .F{ .F{
À+J (,) lJ cl
o ,Êtrt É
G) U) rdl. o
€ o o'rJ (I' F{
p
,c) tru Ê.
Ê u .F{ U| \q)
o = 5\O }{ É
! <l .rl o p.
É
(Il
lt
v) (,!(u fJ
ol(u Éh
+JO
oo (Il(t)kc)
H fi 'F{ Ê\oA
.r{
}1 rl .ÔlJO.'{
'cd F{ qt q,) êHO'F{rr
F{ o. rt-{ o .H $.F.{oo
Ë F.l
p{t,
.t{
.d
\oot{ u,oE..{a
.o. H..r{ Fl JJEqt.r{
5 49.'FlO '.{ F (It..dOtrO
a èc(dô0ê qt o .ctrÊ.r+{tr
(A o u,
o o, rQ c)
H I F{ (,)
ê 14 o rl .g
F{
À
& ts E <l À È
.Fl
É, ËlE .F{
L)
v) z Êr I
an
tr,
o
o
itr
()l |
.,{
.n sl at,
t4
H H
H I
Èl
H
o
ç
o
fl nl or É
()l gl +rl o
':l ç
o
U)
-â rlll
Hl
.F{
+r
.Fl
v)l
I Hl .-rl ..{
.ôl !
fll .r{
ù,
Ël
IJ ol
Fl 14 Él (It qt Êll Frl \cJl d (1l
Êr l't t/ Fll F{l H H
E ql q
pr
È
10J
Ê.
\c,
Êal
a Èr,f
.cl'd (It
Â
roJ
t{ t{ Ê.1 L{ tr
Ê{ À tsl td P{ â
-43-
q)
IU
roç
trO N ôt ôl
feA
(t
o
F{
a, (n <n
É o o
u) o
-a q ul
q) o
E
t{ t{
o Ê Ê
.o É E
o o o
E o o
Ê Ê
o o
v) o
or, \Q.) o
'F{ \o
.oc r ç . Ê ( ÛrO ( , ,è0
Ê rJ
o (d v)F{ oql Ê
O .r{ }{o +, Fl $
trp
.F{ O
r+ O
ri=
Fl€ (Ê u10)
É çn
0,
F{
Fl
'Fr rO .F{'
ot{ l. F{ lJ
u(û è0 ! J(/, P.+J
Êo
É
o oo
(ÛÊ r-rOOf:
-\c+Jl+ld p10)
tr \q) t/, d.-l !
(f) O+rÊ Fl(U>
ro! o0
0J r.l
"d rO \O ..{ o
a c -(d € oU, o .t U)H
o .ii c,) o5X qJ o.o
qt
(l)F{ rn o U)+J 5Ëo aJÊ
ôr o lf.F{ (/) Q)- .d .rl U)
É JJ +J F{ $ c, .F.{
o E oo o.o tr tÙ,
E O F-l -{ Ord || trÈ
oLl-.l
o €(Ë
.nÀÀ|, A
Ê S(Û(dJ É o(d
}] t+{==+J=+J:===ttl E: Jrr=
Ê(ucdÉ o nt qt
h .F{ O O .rl o
o
@ +J IJ +, +J
o É==x X=
.F{ o o) o
o +J
oro
.r{ - o ouu| É
.r{
@(/|)F{oo(/)r/) vrcn(/) v)ah U) o
t, OO)-1 oOO -OO oq, q) <n
ta .-{ r{ (/) r{ O (/)rl r-f t-.{ r{ rf r{ U) .--{ ,-C r{ oo
(d .r{ F{ tr F-{ ! !.Fi F{ rf r{ r-{ -l lJ -{OOF{ +J+)É
Ê{u .i{ 5 .Fr O 5 5 .r{ .r'{ .F{ .Fl .Fi ..r ..1 (r{ Ê .r{ tr .Fr .F{
cn t o ) Ê oo ) ) J ) 3 a =<Û F{ A (d5(,
O F{ O J F{rr-l O G, O O O lr o}| = o F{t{(Û
r+{ tt-{ q-r ! |]i +r q.{ tt-{ l+.t t].l tt{ t{-r t+l .o q-{ o. r+.{ H
X ,lJ
t'
t.t{(6Ë oç
! OrlF{ O .F{ ql
\c) H .É{ .rl qlE
ÀrJo+J t{ qto
\Q,J JÉq' r+rX-O
<h Gtr 5 "o5
o o'd ql ooo
ah HrJ È }1 € o'o
q) u.ri C ' )l 0 t{trr{
.d , 5to l{ P .r{ .rl
,0,) <.u o Ê' o(dJ
-o(')-c
q)
tl lrÉ(n tr tQ)
o}.lqlo H
v,
q,
çoF{Fl
qt+J€F{
($ À
tD +J
olo J '.1 lt) É

o
Vt lJo POË5OF{O Ot{(u
.d.dOOOFo.F{Fr Fl rJ O '('
(tt t{ trhiF{ÈAl+rHPF{ Ê.É) .F{
(/) €o
o5
H r{ .r-l rltO.qtOF{rÛr0OdO.F{ oqt o
Ê{rJ É.F{OE.Fr€OF{Pr+{rJ +JçA) Ê ."{ Éa
.F.l'E!Erl{lrr.{Jt{t{
Fl = À(É9oo(d5.F.{ooh
5ôotr
td'F{)
.F{
o
qt
t]
q,
ko
Ê
\OF{tr:È.op(/lEOE -co(n ! rr ô0(J
a
<t,
q) lo .a
r{ oo o
I À Ê \q) F{
H Ê Ëo Ê.
Ë .r{ o
() E
U) o' .r{
() o o
(J th (/)
H tF{ Éq, ç (/)
a s)l o otl o U)l Ê
Fll tl . r.l rdl o
H a cÉlH +r) ùJ ()l ..-{
trl Ht o qta, rd Hl +J
È ol E t{ Él q,
Fl Er | \c) ql çt, <l t {,
q
o. Ê >l
o ro rct o.
\o)
ù tr tJ
ts ,ô Ê{ À l'l
-44-
a
ICJ
ror Ê
trcJ
I
o É
r-{ o
È o .r{
fi U! +J
o o CÛ
q) o.
.Fl
tl
Ê F.1.
o E Ê.
o Ê.
o o o
E tr
o
I
o(,)
o \oo
t{É
o Ê.Fl
t+{
o.Ê
l|+r
.F{ ql '(oÛ É
Otr rJ
lJ (it (/Jc)
(dÈ
lO
o rq)
roH
t{ .Ê
0JAu)
ÊÀ Éoo
o qt !F{ C) t+
OF{
O t-{ (d(l)(u
H il.1'
o FÉ
E qt$o
r-{ F{ L{
o q
tr (/)(JUlo
+J +l
Ê 0)
.F{
50to
tr ô0.. -V-V
o o ÉroÉro
f& +J o .rl 'O .H 'O
o
0t IJ
v-
(') o
OJ
o lct
.A^v, (,U)(,)(,)(/,U,
oo
"doof,(,(,
lJ .F{ ooo0.roo |/i(,)oooo.h
H F1 Flr+Or{Flr4r{ O (ô.r{ r-{ O F{ @ 6 (/) F-l F{ O
(d .F{ F{F{OF{FlFlF{ (D Olr F{ O th (J F{ ! }r tr F.{ F{ É
.t ÈrJ .F{ ..i ! .'-{ .Ft .'{ .?.i or J O...{ O O |r .F{ J ) 5 .A .i .Ê'l
a { H ^
J qrO P.'-{ ôt O 5 o O O I 5 O
ooooooo) O t O rd .F{ (J O r-'{ F{ r-{ O O (Û
t+{ l{-l \qJ q{ l+{ tt{ q-r À d t+i ,c ! \oJ t{i tl{ t+4 t+r lr-t t+{ lf
X
I o
ùJ l'r{qtÊ
r0., OÈ-{t{ O
ô0 ! ..{ .F{ o Fl
\c) 9., !, (/) .u l-l o
JÉ(I' è0
tnqtlr .t{
-\,
(n o (',E qt d-
o lr .lJ A ç .o
ùJ .F{ o' \O) rl
ta t 9rO S. .F{
o)
<'u (/, Ê"
tr
tQ q)
l.{ F.{
u' o Ê F {
oo o O, .rl
(n o r0, tr'J S{U)Ê)
;r1 uv, .rl O Ull.{ÉO!.OO.F{q)
É Ê '.'l O..{tr o 0,r .F{ .F{ oJ 'rJ '.c (Ë 5 q.l rJ
H 'qt
F{ Êt{o ô0..r td lr +.| 5 .F{ +r F.r <d o t{
F{ . r.{ OO>.rr|.tOO Hl/)I)>O(U(nOÊOOI{O
!Éoooo0oc O .F.{ É Ol I 0i .Fl É ..r F{ > t+{
F]
Ê{ +J
;) è0 (o É'Ê h a a À t{ (d .Ê q, H (t .F{ (/, H 5 \O .r{
.Fl-cooo(d(Ë (,oF{oF{Jl.lo,-oqto,c(Û
(dOèotrÉl,|/| qtoÀoo.oU)r+l}{(dE.ocJ}]
cn
o lo q)
H oo F{
H ê, rq, Â
4 Eo E
o ' 'r{
(,)
(J o
v) ut Ul
trl (,)l É
H
q
È1 |
C)l
O
.d
r4r I
El 'r{
HI +J Idl lr
Ë ùld Êl (d
<l
>l (t {É F]I
Ol
H
ql
A À
ro \OJ
t{ !
-45-
M
- Éc)
Èl
H
E4 U)
ûl
Fv)
o14
OFI
HI
Ét
É
H
M
ot
F
,o
o.H
tr!
SO|,lr .Fl
ol r-, o
H d
J l v
ÊÊ
\N\.É
'{(/)
(n\o
c, o9
o.uct
Ul Êa J '"r
o JçIr tr !
r-{ ts .r{ Cd O
pu. E ! E (,
(Û (n EH Ê E Ê
(u
O cdF" 6 O
G,| +r 'OÊr O X .d
5 çH J 'Fr Ê
ô of'l cr O "d
ôc +J AZ '-{ t{ o
'F{ vb4(t)q)(J(u @
oÉ)o ql
H ..J
Ct O .d O .rt cr 0., E
OJ \o .;€ (d 'O F o
U) t{ OO E O o t{
t{ ôf S{.C O € ..C t+r
0.) .F{ q{$ (,) .'-.{ o o
o (Û\C,JOÊ oo
tr l{ oc o \o id
Ê 5E
X .i A:, ç6 t;1 .F{ Ë }]
> o a- lUr =) = ô0J
o .F{ o
5r-{O0rdOO o
ô0 rd É o,l
.Ft U)
o(nSro>+r 'r{
Fa - Êo.rr F.rÊ o d >
q, .O 11trl .n e E (d
tr I'r .Uo trtfi ! 0l 9F{
lq) o - o Ëo O tr qt oc
rO U)r{ 'g (d 5 r+l 'Fl o,
an F $ €ct $l -0)
o ;i t{+J (/, .F{ Ê +r 'Ë t{
.c"Cq,Êtr)è0O'rr }]
c,. E .Fi EH O oo
.i rJk (Û oq, (/, o €+r
ô0 Êo p.frÉ o
(Û o (urr Ê.lO ôC rÛ oo
É +r >lr X qt -l t{ 'O
l+1
lJ(do5(/)t{u)
(,) q, - ! O OO U) ! o
q) .Ft F{ t+{ rC F{ lJ (Û O O) o)Ê
.d oU!
/o lro O tro F{ = (,ql
$r q,
O OF{ ! O l: <n'Fl O F{
o) (n P- rC At+{ }r q, +J trÊ
E(n Ê E o}] tr ÀtÛ
o o..r o o (n ô!o o E+J
Ê tr 5 lr lr O \O- o(\l
i= ts È È Hr{ ËF{ A C)q)
F1
14 zH
H
(J É
o H
H
F1
o o
H Êr
Ê r{
É
()
' 7 14
H
z
-46-

Les troubles vasculaires ressentis par ltempirique mosell-an


ont été traduit.s en termes naifs dont la tructrlence nous amuse peut-
êtie aujourd'hui, mais dont l-a valeur c1-iniqrreresre indiscutabLe ;
ce sont les faiblesses, I-es oppressions, les crampesou les battements
de coeur. Nous ne savons si ctesÈ le caractère de gravité ou dturgence
que présente 1e dysfonctionnement cardiaque, Qui a irnposé au guérisseur
un choix judicieux p a r m i 1 - e sd r o g u e s v é g é t a l e s , m a i s i 1 e s t i n t ê r e s s a n t
de constater que parmi les plantes employées, nombreuses
"ont ""ff""ll
dont 1es indications se révè1ent conforme à la thérapeutique moderne.J[
II
En effet, lrutilisation de la valeriane, cle la menthe et du gui esË lar- I

g e m e n Èr é p a n d u e e n m é d e c i n e o f f i c i e l l e . I
Toutefois, nous ne connaissons pas au haut plantain cle pro-
priétés propres à améliorer les troubles circulatoires.

D e m ê m e1 ' a i l et 1'oignon, indiqués tous deux dans I'angine


de poitrine, ntont pas réell-ement de propriété anti-angoreuse ; par
contre leur utilisation dans les infections p u l m o n a i r e se s t c o n n u e e t
vérifiéerdu fait de lraction bactéricide de Leurs composants; i1 est
alors possible,que lrangine de poitrine ait été confondue avec f in-
fection pulmonairerdu fait de la localisation similaire du siège de La
d o u l e u r , e t g u é r i e c o m m et e l - l e .
-47-
c)
l(J
\ol ç;
tO (n (f) cî (! Ô.I N C\ C\
(t
ltq)
JFr > O
o .F{ ..{ Ê
O pF-r E
. t-l o ooo
O-À
o o!
ro5
-t o€
i{ (u lrO
ç.É
F l-l 5 ot{
E O.rr
o F-{
Ê F-l
-t F{l] ' >O o
l].F{ tr O
.(t t{ .F{ (u qtFl'ç
5 O +r
(d ô0+J
oc 9È $- É o
o
'o H
o r{ >.o (I, Ê
(Û o .ri (d E ...1
o r^À ooo,
è0
>l /$o
(,) ll\q, (/) }{
É O lr ...t
tn o.c o 5 q)
o rr O Ê Ê.'d
I I
..r I .F.l r{
o J.o oo
ÎtÉ otr tr .r{
o 'r{ E
O .F{ {J t|.{ o
t{ r.| Éo
d rco
.'{ çl ouo o
Olr u) o\o 'Ît o
rj (It t Éo
ql Ê. o)c) E\O
F rq, a.l (d ((Û
o oÉ
rol{ Ê o,c H
+J
Ào
AÀ .ri (dÉ
t{
o OF{ lJ
o .qt Ê
F{
F{O
O.{ t{r$ q, èc
E oo
o lth
o !+J
.r{ +,
E oo rô 5(l)
F{ lJ

o o o
E o p.= F
H ott-r==
o t{Ë
.Ft .F{
! r,{
o
ôc qur.t
(c
U' Ë::Xç= +J
.HO.H
.F{
o
oro .o
.F{-U)
x +J .rl o o Ëi Ë
t{ F.l Oo<nF{o,o
.Fl 0(/) Fi F{ 0J (,) (/).F{ (/)
tU v) 6 O O U) O
Ê{rJ rr F.r r.{ Ê +J Ë
!
J.,{.r{.Fr ! S? I tr t{ ! rJ +J
ro) ? ?6.Fr j J 3 .,{ a
oc
o 9 :J o q q,.,-.' i) 6 o o
a
o
Ê
(U
.F{
\ol n - q r qr
q{ o ( Ù ntl-{
F{FJJeF{F{Fl t{
lr r+.l r+r (L' g..t ,+i lr r+.t rr-l ir-.,]
ô
U
o I Itl
o l.rrqtÊ .rl O
Or-tF{ O o5
! .Fl .r{
tg) kU|
p.+J (â l,
q) tÉ(Û
(dk o+J
tr v: EO
c, o'd ql
lrJ
+r.rl
Ê
q' rQ,) oo
E+J
t =lqt l{
('J o. E: .l
<E oo
td ÀÊ
É,
H
HH
ts o
oo
oro
i"Eo
H
u-)
tJU)
É"{ s 5 ;n
ja : Ëf;,fi 5 t-l
ql
r-.1
r'{
.F{ Ë.3e.8
-3 Ë: ÈE'B$ o
.5Ësfi-rr_{U)o_roFrEt{ .Ê .Ë
E .3 .i .S
Ê{!
b ii .ï'i
ôoÉuaa.:l-l66poFôÉ ; 5 .F{
Fl
o
art
ql
I
Ë F{
A oo
É Ào
.d É\o
,o out
U)
xl o
.lo an
1I]
H
;)l É
to E
Ol .r{ o
.r{
l+J
Fl Ë-t I qt TJ
t{ o
G }{
qt
À À
't{
\o 1(u
t{
Ê{
-48-
IU ,ol
\oË S-ù u I
tO JË3J I
rr'J N $o5.
(t c.v> lco(1NNôtN
OJ o!
+J o!
lo r-{ O
(/j ='..1 Ê .rt t
-lO
tr <!
Ott{ O lF{. v)
+Jcl: +r(r=
\o Ê r+{ U)o. o5 o5
É $o
o !.'{ .'-{ F{Ëo o
F{ oo Êq, q, .r{ Êo
è r-{O!
-{lJ=
O F-l
'Ë t{+JO +JO
.,r +J o <) 5 O d-{ =
CJ +J+J j $F.l :

f O.rl $O(,J.h ..F{
Ê
+J
E
T' ooU) o'o t{ t{
rJ
t! .F{ooo
OùJF{qt
O Ê. oÊ
o $
' Oot - À
{ 5 Fr èt, . r{ r-{ F-l $
rJ o À}{ Ê rO
P'Fl
('Éo É (d
o O .-l p.o oJE .,{ Ê. a
É Écd
E !\o Ê G è0(/) rr il F{
.rr r+{ o ! o.-to
Olr = o+J =
.r-r.Ft
o (d.Fr (Û tr tdrd oq{
A
FO(,)Êq Ào o
OF{ -o cur$(n ,(Ë(n
tl
q, 'd
o
O

Îtç
.r{
o Ë*EsÈË:É,Hs;$i o5
H{
:*âHgtg!Ë'#,*
(d (d (d(Û
tr lJ c) o oo
. F.r cd
EI i ..c
fiÊ;i;;E ;E'ii ; e i
Otr
u(6
T' Êo I'E
qtA o o
t{ \C)
o oo
Ëiin$H; Hir!.:5e i
tr <J IQ) tr t{ tl
ro tr +J ot{= +J +J +J
ÊÊ PIJ
o F{ $
(I,
fl;;Eeèi il.i
ie-rs iË i \\-
F{
rJ
OJ Fl rO .t{ èc è!
o irlùgs! &*qs, i rn
p.d
o rô4
ô0
ËÈ;së;€:S;â ËE i o
o
c.l ô.1 c\,1
o th Ê
+J(Uou(,)
E (u gltjorj
tr l+.a o ogr+{:=ôtli:
3J
o Ê (Û o ! . I F Ê ù H . -.H
ro,
f-
q) o \ol .ii
"U
o
@ +J
(É É
TJ +J
X Ê
o c)
{JlJ+J!
.5Ë .: .t = = = =
c!
o IJ
X oro
.d-(n
ot
(Û lJ .F{ o atrah(n(n@v)
!j Fl
o o O Otr
tr c) OO O
rQ,) cd .F{ +J r{anO
è0 P{u ..t p
Q' Ê È.{ H +J ?F-lFrrF{Êr-{
H È Fl O r{.r{ F{
r0,) .Fl '.r ..i
a r-{ (., J 5
0?
..r .i F{ .r{ CJ .F.{
tl
lrr J tU
50)J
0J F{ ? 5'+{ 5 q, 5
t{ n 0J o o[{ o
û l.i q{ qr +l t+{ t+.i tfi q-r +.{
o
I
I I
,C,J 1..{t6É
E
\or É
Eai
Or-lFl O
o Li .F{ .F{
t{ Ê,rJ (/) +,
o
,É(d
(dlf tr o3lull
o (nid ql oo (/,(J o, I
Lr+J Ê. Êtr :.1! l{ I
* 'p ..{ u' rol too $o o t
p Jro l{
'F{ 5 j .i
H
<.o (â À oU) . ô 0Fo- Ê . i
Fr
&
H
Ê{ (â oF
)Eb
.F{
f,q)
U)
trl o \q) -.u
uo rrÉr.'â
Ê .'{ oOo.n
lrl dF{
-. À F{ .r.{
r{
Èr.l
.F{
(,) o
q_ooF.rtr:à
'n
.O

ç u, F{ è0 .Fl .;
J. .É F{
s.r-r.dF{a5
(U troÉ.,.{d6ÈL C6
d (U t{ Ot+{<dF.aôrl
Ë
an
[4 -l o
o(,) À
(n Ào
E\o E
rd oU, .Fl
H (, tâ
a U)
Fl .É
tll o
E I El 'r{
I tl +,
t Ërl çl
.l @l
$o I <l (t {Û
O.v I À
rO I \cll
l''
À
-49-
| (.,
roÊ
l.{ O ô.1 c\ N ôl
otr
F{o o oË
,É È À5t-
rro d . (!
o9 ol{
=
o= :('JJ (On! a \ ( / , 9 t{
Éo
.|{ o o o ('J'
F{ /O .n ,$ .r1 lJ
È
É
+JO ul{
CII F{ (/ll{ (al.{ ),
o É ,\oo. od o(d oo
+J lO Ê. èC.r-t
id .oÊ = ='tr t{
r{$ Ou) ou|(,)l.t
o
'g
Fl .d F{.Ft o ((l
çql trÊr{O F-{O5À
o ) a J .,{ r+.1 .r{ .Ç1 (/ O
olr ooJ= SFit/)!.
.r-:.Fl .rî .Ff
= : O (r) oco o.F{ (J
o 50p
/(U(n /d /cd cn cr) (t q-{ U)
to
(,tl
o .T'
o
taSJ O.t
/ J
$(U)
èû\
c,, . F{
ooo i,, (u d q, F{
}{+J I ,O O O cî (u
.Ê{ qt Êio lt .F{
O t.l r€5 r'0 'O nJ qJÊO
U) Fl
E
+J (\l ç(l I 'ûqto
(dÀ O O JÆ ooo .'Ë o I
H\O Ft{O= }. lr l'l trr{ç|
IJ +J CJ +J. lJ
\qJ ! .F{ .r{ +J OF{ c!
ÀÀ r+ F.l
O U) .rt .Fi .Fl .rr .Fr - H
o ql '\ \-
> /O
qt t{
F{
\. \\
r-l F-{ +r (d'O O
tÛ- ô0
è0 ô0 +r l;oo èc èo t{€ o
'oO t { ro Ir rolf(Ù
Ê
tn rô Ê.t, =
o (\,t , .r{
\ o o ocq (,)U)lJF{
qt 0,, ...{
E oql f..J \o)
OF{
I É @r1 E
U)d+Jv)
o 5ôCo:J
lJ(Â+JU)
o5(J5
UlF{Ui]-)
Ê t+.1 Poto
tl
==.F{=Oq-1 o=t{-{=or+{ r+{ o t+{ o
o ÉÊoÊ
.Fl
oÉoÊ ÊoÊo
5 \O' .Ê{ \O .Ft rO . rl r{ . F.{ rq)
q_r 'o d
o-o
o
èc !U+J+J
(d +J
6
E = = X : Ê : Ê ='= = = = É=
.r{ O .rf .d .r{
(n E
ol
o) ro (/) ro)
ol(u ah o
IJ
.i-o oooaoovrv) t,
X +J .É{ oooorojof,.rro o oU)(,f,
!F{ Utr-{ O qi
ro \ooo,
O Fi r-r F{ lJ
r! 'i F-{ F{ F-{ .d t{
È+ O O Ch .!, ; lr (ôrJ r{r0)
!--{ t ! F.{ É È tr t ; O !.r{ FJ-C
+i Àt, J = .r{ ..j .F{ ...{ .F{ .Fr .rr
rol ?.'.1
o? E 5 ) a P ) É, .È'l cr
o o J ) J Eo = .) cJ o b J Ê r-{(u5
ô0 r-{ O F{ ,-{ o (d (U
ro) +r l{{ t+r +t q.r
O
iH
O
i+{
ô,-r
(/J r+{
iu
r{r
J
t{{
;
r+.t
ô o 9r{O
t{ ! rf-{ tr S tl{ tr-{
(/) I'
o l.FiqtË
I
OFlr-{ O H
/0.) ! ...'| .ri
. r-{
Êr+J (/) lJ
0) 5É(d a
lr (n(Ll{ o+,
aJ oE (Il FÊ '-t
lrr, À $o
u.r{ (,! t(L) lJF{ O Fl r-{
.f{ o oq)
, J\c, l{ dr{ .Fl .F.l
<"d o o.' Fl$
FE
rq ç
o U,
H o | .r{
mq, Pt{O lr3J
F o r0) .ooruaiÈ oo !
tro É è0 è0 É ...r O .rr !}{
H
Ê '.{ -q(I'qJojoF.{rJd lJ
t{
O
Ë
.F{
ql F{ PF{-lF{qt'O,u"++J-] ou| È (d
. r'l q,F{.F.{.F{OOÊ..rOqJJ
a
r{
p{+J o .Fr a U, ô0r_{ ..1
}](u o u
Ê x ôj O Ê ; t{trriÉ
9 tn a
8'
(?n . o + r rsJ ( n?- o l r , c o5, o l i > ù
(I d o
I
,.c
>, t.;
ô-c
È 5'o
ôj !"i
ci
fr-
OF{È{d
.ri .F{
:r{ F{
g .-{dEa.
an
o I
É, F{
oo
À Ào
Ë E
.r{ F rq.)
oo
t4
a (,
c an
U)
.É É
14 I o o o
t4 El .r{ rr
H Fi | +J .r{ +J
Fil (I, A ql
(,lHl/i
Fl qlv t{
<l qt.
o. Ê
E 1q) ro
t{ t'.
È Ol
-50-
qJ
ICJ
roc.
lrO
I
tt I
lc{ôl
I I
I
olQ I
(''t Ê I
. r.l
9E I
,QOO 1
o .r-: Ul I
Fl É oÉ I
Ê. \o!o I
É o) l{ qt O^ I
oÀ lo I
-a ,-.t O j I
E ,(! F{U)Hd I
.F{ .r.{ +J .C
I
'oo Éo
lr 5 0(o
ot+l
o 1
I
o tô0 +Jul I
>: oÉ
o
O.t
tr
5 rO
ok
I
g:
I
J O O,ùr I
o.v I
.(/)(DUJlr I
(')lqj E o qj 5 o u,
(u I
t{Ë!.rt
\lÉ
o ;.IÈ.va.l.e'i€5Ë
39s,3'io
|
t5
l(I'
.o
s" iEr RË:iii.:iH
q, .F{
Fi l-
|{+J
.'-.1 <E
(u l.d =
.Fl. I qt
Otr lo
+J
(ÛÀ cû Èi è'3r€ *@Ê*5flob Il{
o
.o
*.€'J"*Ei
qe qËi3
lïr
a llJ
..{
! ro) |
\ok
ÈA
qt
|| .Fr
g,3.EgflP.:Ë
--,rr
lF{
l--
o
t{
<l o .F{ o.Fr-r
o o lôr iu ij ô +J
OFI
G' ô{r
É
o
sè c . F.3b,u'Ë='!,aË.8
i o
E ),c..r.n1{.o
O.C L

.i
F
o r{
u F { (J
E \o R -.Ef; i r'3. ccjg
E
e€ôqrc,", a- o. \c Ot
O!+JlJ
o gFo(net(q' o oo a '+j
É .=lc9o9ô= F{E l+r
o
}r ll {-.1 O rr.{ O r+1 O 'r{ t o
o trI\oÊrOçrd É U
fri .Fi O .O .Fi .(t .Fi .O
tcd ro

o
è0 IJ
+J +J
$ Ê==::= ËX
!J
o .r.r o .F{
Ê
o
tO
.f,
o ,c:
o - (,t
r(u CJ
.rl olhûanoo \o
rJ .F{
-- u) u} o o qjro o o o
X HF{ ? OO Fr.C '-rrt.J ;
ql .F{ U) o
,rJ
\o
$ Êrtr
a q i. 9 q tuo ËËi,:i'Ë5i3
Jtu jEô j =
't
3

L{
I
t.l
I
ô0 n
f+r ? 5 Fr\o o.rr ô ôJ 6 d .d o o
tn tr) È<r: rr-lrti l.1-.1@qr ,11 F.l
r0) E Ë r+r q{
o t' ot
l.F{rÉÊ .ro(,) 'o tcl ol
OF{d O (o (l)- r-{ .r{ E ro
/qJ
! ..{ .Fi .F{ 'd rO j q, ( n (En E
Ê.rJ (ô +J OOl. .Fl . .Fl
o tÉqt tr tQqf t+{
o0Jo
tn cdk r+r (dEE ooo
! (d 9@apou)
o o'd oo o .tooo
l{+J Ê.
g,l \0)
Fl
ooooq)
t-{ r-l r-{ F.{
nq, s o N Ê. }{ a.rt (U -.,{ tU
lJ .rt .ri ! ..{ t. !
3 3\O t{ .F,l ..Ft .d .F{ .F{ 'n $ O,C tr ).
r{ F.l F{ Fl Fl r-.1
EEEÊE oô0 (uô0
<'(t .('j À trr-{Elrqto ..1 \O .F{ lO
.o EL]FL
\Q]
H
!oc,
Ê{ t, Èt..rÉ
v,(u _- Ho 5 ô
oro 9? O Ot rr F{ H
TJ Ut o.f o0 ùr+r r. q b q, o
H
.F{
iof,d(,)o.c +, oJ
É
'(d F{ oo Ê. .; o+r
Fl
o- . Io . r { |l}r 0, T
É ij
Ë rr F{ t,
F{ .Fl
q|+ttnHr{.;rôÉqr ô F oq,
ATJ .n ...! (n .o F.r g
a ; 60 ç
À
s{o
F.l
t-1 9(dj.-Ù.r,oiol.Jo
t{tr+rF{E'GÙ_ôoo O .F{
Ur
Êc
I
oo rI1l t(/,
Ff Ào ;tr| o o
t{
E \o) cl Àro
oUt
o Et 5',
olo
vl cn Él
lrl tr]t É FËl U|
H
>.'I o Ql É
!Ël .i O to
tsrl rr +, r{l .r{
*1 (,/)
| ql .F{ E{l |,
<l t{ 5 Hl qt
>l ql(,l IEI t{
Àv (Jl q,
rC, zlÂ
tr ol \oJ
gt r
- 5l
lo
\QJ Ê
tr C) c\(\c!clN
(t
.r{
F{
E
o
E,
o
.d
o
X
$
tr
(u $qt o
lq, o oo .É U,
IrJÉ J- F +J xoat
lo o! .rl ) ,'IJ € .F{
a.À )
| 0, .Ft ou) ,qt o (Û o(/)(/
l'. rJ - r-.1 ^ O .0 o)
I
l'rr$ € EU) t p J'o OOFI
tr!+r
|J lFl
tlrO(n
lOtl oo t +J+JOÊ GÊ5!
o o \o (F.l +J .F{ .F{ 'I] (u F{.Fl
l+r(d lr tn '-{ qt .Fr Cr(O
rJ Ê- .F{
o o -{ È-{ r+
\Gl +J ôl lr $H l{ \.
tr .r{ \- ll{
O i-.1 lrXiD$
rO tr Ê! F{ +J !J è0 ô0 (J .r{ otoê.
ÀÂ Fl
.ao
èC .F{ H
E rU +.t
o ô0 O,-{ O 'rJ
, F {
\
i{ c
(fi
c co F{ÉO
ql ' trl c).o ç, |{ o'(,
q, \o.; p ô0
'{ @ CJ O'O
1, o(dÊ
rf (Il
o ,-(u /(Û \- +Jro (,)
.9 \
,(dv tro o èc Sr=OO
,-{ qt cr) cô oo JororJ
ooq
.t
rJ (\ Cî 1ô O..-r l{ (O

È (d ArJ
+JU) +J+JO
OJ
OJ o('lc'5
Ê o l+r o5o+{=:=
t{ oÉ= ==C, l+{CrÊ
o tO .F.l \O Ê 1Q') .F.l
F. 'd.i€
o
ôc
(3
o
+J
rn o o \o
o rc,
.r{ - Ul +J(,) Ul
.r-{
o H , o 6 (,r
+J oo o o o Uj o o v| l(u .h o
X HF{ -lF{(')OF{OF{F{O+J(I) lq,)
(Ë .F{ (/)r-l O F{ ti ô0 r{ Ê H F{ lJ .r{ +J t{
ÊrùJ .Fr 5 ..{ .F{ .rr .F{
+J a 9-..1
è 0?
.o
r+ I o
}]
a I o
É i:' E À
\OJ .r{ o (uF{ (Û
a ) ô Ë a
5 o o o ô, F.r 6 J
èc uq{ ,o qi+{ p q_r H l+{ q{ o. u, p.
\0)
l'
u) l'r{c6É Fl r{ Fl
nl Or-{r{
.F{
O
.F{
oo(/) o(,,
! (/| .F.l (,) .Fl .Fl â = U) .r{ .F{
to) p"+J v) t, ,oE ,oÊ oo, toÉ oo
:rtrcJ t{Ot{O.CUIO t{O.O(,O)
o) u)$lr +J âU) !J ^(,') (,) U: IJ.OOO
tr o (n'o Rl 'O (n
"C'
(/, â.Fl Ul 'O (,) à.rl (,'
lltJ È rJ I ts ! J d -lr{ qt P 5 (Û FIF{ <d
u .r{ U) rol '-l $ rl .F{ (d r-.{ O è0 F{ = .Fl $ F{ O èCF{
t Sto ! $ ,c \o $ ,c \0,r .rr \o \0J (d .E r0,, ..l io ro
<.d (, Ê. F{OE.+oE Ët{Ê -roE El{Êi
&
H Q)o
at, t .F{ I
H oo
ol(u
l. at,
o)
t{
o o E bfl
É E O ! +rij
H É"{ lr OOOtro(,
(It t-{ o o5 q,,-q É t{É ro À oe)
r< .F{ tr Ul0J 90Ê 9^ ol (Û o(o +r b tr }{
t4 AT., o' lr! I .d è9 rO 'd .r.{ .c gl F.{ t] E
Ê t-{
..1
i7U) ?q 5 É t{ .co E -r o 3
d od 9
(É (ËJqt:Jj.d.F{i{
U)(d pÀ .O(',(/)(s.c(drt-tÊ-.1 (d
É.
',x
t-
rI] I
l< c
out
Ê.O
Ë .E rq)
z o(,l
o
IE &
o
u) C) F^
lrl oo
H .F{ u
H +, . r.l
H rû:J
J HO
(-) CÉV
t z À
o ro
t{
Pr
-52-
o
IU
roç
!c) cr) c.t ôt N c\ ô.t N (\
F.' ôl
tt
E5
fo
$r'{ O
,EAQ
o o' €
9o
o u, l'l
F{
,OË
tlO
E lJ .r{
o ,ô0
l{ \q)
'O t{
)
'o0, CTG
..1 F{
o r.{
E Àlr
Ê.5
ou)
q/
t(u P , çJ I tr )
(J
GO rt (dtdqSo (Û
o- '.d o FlG)trOjtrO
- -t
ÈO- J.r1gD..l
o E a . r?i 'O(ÛF{'O
O .Ft o pq, I Ê ! CrFi
H+J ol{ q,o @ O O.r.{ .rO.F1 O
-o' o-
.'.1 (Û lrrJ !it Fl lrFI lr 5 lr
Ot +J .F{
+rl F-{ > r{ 0,1 0J o +J
u(û .F{ Fl tF{ .-{ J.-t tr tr |.o .Fi
(dÀ r{ o id
tOplr>F{
t{ l(u \- èc oo
F{
\.4 O O OF{.'{ O \\
rc, t{ è0 t] è0(d É ÊC.É F{ lf è0
ÈÀ rJcUJ an<D.c É tt{ .F{
o ql
o
N
'F'i O l-t lrlroO OOtr qlq,
FO> O âtrrt_i O
FlA =9 tr)
O i-l \. \- c) o ., iiu, t-{C,)O5O
E /G è000À ÀÀr$l/o è€U)${}{r(d
o (ù (uqtl! qr.-l 5 l{
tf) (1
oSGOO{J O
C\ q'Fl .Ê rJ O .if
.+J.+JÈl
o (,)+J(n F.{U)Ur-{OÊ.
(ÛJoq,od:=
È (,)
E 5(JJ
t+{Ot+i= =.Ér+ro.c=o+r
o a
t{ ti rl{
o ÉCJÊ
.Ft .F{
Êc\oÊroJ(d .r{ É
h \o .r{ .F{ E .r{ € (J UI
o
èc +J !J +J +J IJ IJ +J
(É .d
É====xÉ=x= Êx Ê
tt, (J .r{ O .ri O .Fl
\o
X olo
o
+JÉ.r{O
J,3
.À-O
+J .F{ o (n o vr. (J É in o Ul
|{F{
oo(u\o.ooo c)
o-1 (D U) (â
{J
\q,) .! 'F{
!r+ l.
0,
-{ tr
F{
F.t
U)
f{
}r
À
O
ô['
-t
r{
Ut
tr
Ch Èl
-r
o Ê
Ê{ +J !! É O) .F{
q =^ d .n J ! ..{ .F{ .F{
? ' r1 p
q (d ?
(u A .c I o
r0J
r-ro F{
o
r-{
+r
rO
t o É a J oJ $ 5; o (s
r{ O F.t O O O F{ t] iU A rl t{
q-r q..,r Ê. q{ A q.{ qr t+{ rr-{ r+l l+r
Ê -c +r ôC .ô
o
.d 1
| ...t (It É
O-lF{ O
.F{ .r{
o li
( , )u
tr Àu
(n
tÉ(d
$lr
o oE d o
}.rJ À tl IJ
rr .Fa Ul lq) o
= 5\o l{ o
<E ('J È' an
H
o'oq) (.)
H
ÊÊ!
qt(d! ç
q,
o lJr{F{O r{
oo, ooop'o+r p
Fi oro s è0 () (u (t)- c)
u(h
(n ..t
O$.FtÉÉFlÉ+rO,
.Fl
Ê ut
É .(!F-lFlOO9
.,{
9(u.O o o
$ t-f
.F{ I f{ O r-l rd O t{ É O O, É X â .F{
r<
p{rJ 2 .! a
@
:| '-{ F{ F{
.F.{ r{
O .,.,t è0 Ft .; j Ol -{ r{
?. ? Ct.'{ A À J O O O E .r{ @
F] a go' OfJ.rr.i(dqt.F{ r0,
É E.o&rooôu>tnut>iû!6 o
ôô lf
o
o I
r{
ê. oo
t4 Ào
E E lq)
Ê tt .r{
oo
U) o
U) (J
rIJ H atl o
H É É
o o
É
F1 - +J !
H d ql
>. t{ H
o
z o.
\o) À
ro
l-{ tl
Êc
-53-
o
IU I
\oÊ I
tr q, INôI c\ ôt ôl
I
(t I
o
t{
'd
.t{ ,(uÊ t{
o a
F{ oo oro
È 1(I) .Fr {J
EI trO tr(o
or+{ l] oo
-0, F { ) 'F{
E, F{ ô.1 O +JO
(tid
o
.o o
oo .F{ +J
o Ê r-{ Ê
à* o:' Ê'Èl
tro ê.O
)o $Ê
+J o
trÊ
qt(/)5(u od "o5
o rO .,{ loo o
'IJ É F (n \o ro o U)À
o Ê€ U, o o a.Ë, E @o
O .F{ odÊ5 r-{5oUJ 9. F{ É
Ètr (U (') Fiqt'('jOO $.{,
trlJ 'F{OO..Étr
.Ê.{ (d 't{ o ! O .F{
Ot{ (,)
+ Ao -
'o
rJ O +J ,o
+J (d oid o o Ê r'r .F.i qt'-{ O Ë
(!a ! !5 t}{lo cd d F{ r{Oqr(dO
\0) ro ô00J G 'Fl
t{ ÆOF1 !\- \, lr
to li o >o èf, O t{ Ê r+.t è0 t{E (n ô0
<d O qt- r(l +J O O O.r{

o Etrl É'd c('J.r{o(/)o LrOFIÊql
(t . O
OFr'dOôl
\\
OF{ .i çi
Or{ O O.Fl 'l.., O O O.'-{
.o tr,C€ tr€ .èCOCÉrd F{(J ${>>
.Fi. ,r! q,
o (d .$ rr .Ft rt
fJ É 5Cr.r{}r
E l+t c! O r-{ (.,
COFrO E> 5(u(u
O\crnÀ 1(l) $ (J >E
@
TJ
o t û o th oÊ
F 1q,) ) o 5ql
t{ o
o
l+{ =- o= = l+{ lt{ +J
q, ro ç Éql
Fl
E 'tJ .Fl (J
o
èc t, rJ lJ +J
o Ë
.r-{ .Ft
H - Êx
.F{ o
o
roi
r\ É!,
o oo
ol(u rol û
.à-O
.Fl o.nvr(,|,g)o 6at
X u U' o o\c,) o o Ê oo
H t-{
'r{
o) U) F{ O Fl ùJ .Fl r{ .'-{ O r{ r{
cd
p{IJ
Ê tt È{ +J F{ .F{ ! F.r (J h Fl r{
IJ .t{
5.FrÊ.-lÊ3.F{td) .rJ .F{
ro a o
(É o 5 (U 5Eo 5! o
bc F{ O F{ O OF{ O. -l oo
\q,) ''| q-l r+{ Ê t+.i U) r+.{ tr-{ l+{ l+1 ll{
(t) t'
0) l.'-{(ÛË olo
OF{r{ O l{ $ ...1
,0) }f.rl .H O tr€
() / ) +
(/, +J
q)
ÊrlJ o
! a
JÉqI
(!l{ }{
è0
o o'o qt +"{ .F{
lrr., À rl tL
&J .r{ (,| \Q ) c q, oÉ
5 PrO t fi,
<.d (4 À oo E>
H
tsr th
(/:o
M ol(u
H lJU! ço o
'tll
É
r-t
.F{
IJ,
Ff .F{
É É
5cll.Ê'15
.-{ ..{ +J ouooo(U oo
tr{ lJ o r{ËFi).'iO ô0
a '-{ (d ((U tr +J' t{ 5t{
Itl CII .F.l r-l }r O t{
É !ÀÊ.>oa
5
(o ,o>
& U)
q, I
I F{
out
F1 o(Il
Ào
I o. Êo
r,1
o Ê E \o,l
r4 Ero E .r{ oul
À o(,) Ff
. (â o
(J o
v) H
(n
aD (,
lrl
,É É
H ç z
o
14 I O o
. o; uo
r Él .r{ . r.l
'Ê4 HI +J
H +J
F] H +J .Fl E+ <l (Û ql
(!t U) Zl t{ t.
E L) tr|/] (l, d
z (Év (J .Ê. À
o Ê
ro
z \QI ro
o t{ tl
Êa ! c) O+
-54-
I
qt.
u
-ql
o o
i{
'o o.o
É F.{ 5
o, $
rt, tr ,ç
oo
:1
'oo cto
.rr E
-l(,)
t Ê. tÎ,
Ê. F{
q,o.
a))
(É(dt
o
o (d
o .$.'|t o o rot o Fl
'I]É @o ..{ o
U)(Ù
o .r{ +J ! . o. 5 . r J O ' o 5r-l 5
O 'F{
) ) (i É) d o- o€
!u (d (d Ë' alo o o o o,€ o r+{ 5
.H CO O O .F.l b.n t{-trutr oro
o}J > qrqt +J"É.lJÉ. l.l o
u(û .oroç .F{ .rl (Û -{ .É o olo
(It Ê, o.rt(,o -l O r{ F-{ r-.| F{ Ér{
t{ rO O O r{ ta{.-l lr \_ H \\ À}r
1(l) l'{ tr f{ 50[ ôcrJôc(dèt trOÊ
ÊÀ +J +J ! l,
ê,..r .F{ o Ê. o>
o (Û ..{.F{OO(d Or{OrOO
\- (h
@tr O

(ËÛa>r } {> t r - l
t-{- Fl lJ |1 Ê c\
OFI 5 o o'F4 è0 è0 q)
'IJ ôc ô0 0 l{,c > ,G ,d \OJ 'CT r{ .F{ .Fl
o (d
.,_.{ O
p$o
^ d
\oooJ
E c o rn o lr|o o E'o ao
(\l N O'dFI .f,
?...|
Èo o(J
(d9 JO
+J lf.{ It{=o=
(dÊ trl(u
o.; .drc,
IJ +J IJ
XÉ=X:
o.;0)
q, +r ri
o ro) oÊ &,
X ."i-Ul oo o(nl/,(',U)u)g) cî,
+J .r{ thUJo o o o\qj o q) o
!F{ OU)O'-{O V) O F{ F{ Fl lJ.r{ F{ F{
(,)r{!ÉF{E
u qt 'r{
lrF{A.é.F{9
! tr F{ r{
.F{
F-{.-{
..{
lr
.F{
lJ
.r{
t{
..{
\q/ PiU 5 9...r E 5
ô0 t 5 .ÊO C J ôC c) ot 3 tEo )
10J
O 5r-r t.l O \q) F{ r-{ o o o or{ o l.o
r{ O r{{ 'ô! r+f F{ r+1 r+{ ${ q-{ q-l (') r|t t+i l+{ l+i
t+{ l+l
(n
0) I ot qt
F{
1..{dÉ r-{ (l)
,CJ OFit{ O 'F{ H
lr .F{ .F{
(,
tr
Êl+J.OrJ
5ÊG
o('J oo
(/) ql! PF{
â:t
}{
o (/)'û d ô00
âo o , .F{(f)
tr rJ
U.Ft U) rq)
Ê.' È{ Êr{ (Û =
O $F-{
5 3rO h
F] {t q o '.Fl
E F{ .Fl
F rr
F
Êr
att +J
É oo U' o
H oro oo x oo tro
+JO '(, .F{

E 'F{ (â5 J
(U É
.F{
r-{ .F{ .F{
r q, F{ U)/o ql
.r{
XO ooQ) t{O
F{ . ,lr lr Ê OStr 5>ta>
A+J Jo..; @O.r{ (/ J .Fl l.{ '.{ H
r?f
a, o5 l{'co od50, oo
F{ è0 ooo. oEp A
o
I o lv,
Ff oU! F{ oo:
Ào È Àl(u
t{ E \q, I E É,q
oo p o
a L) o t9. tn o
trl
H
U) o Ê{ q! an
o É .Ê É
Èl o
.È{ Ér Êr1l O o
H t{ I .r{
Ë U) IJ
H
u) zl! u
14 qt 14 I (Ù ql
t & H
frl
Èl t{ t{
qt tll ql
rI] Ê Ê À
Ë 1C) F] 1(u ro
Êr l{ l'' l{
Êr È Êr
-55-
CJ
l(,
roÊ
t{O C\ (\
('.
Ë"-
6
J t
o o
r{
p. o o(J !.f
OO
t
E E (Ên o
q,
an (\t F{ 'O q)
' .d r-i o9oot-{
t{ lr (U
€ (It $L.
H.F{
oE = = E 6
Ê
6
E
p
o0 @o t{ O .Ê.t .,{ q)
o) l] $r
.o tr OO tr tr }]
o o5 o'u o (d (Û 5
ô0 ô00
>: !j
nl{ocôcô
=l: = .F{ tr }r +,
Ê ËÊ o (d q,
o oo \: q
q r9o . p è0 ù
Ê
ôi
I P
q,
t r-r .F{ +J
-t
o,l (!.r{|d...{l
o t{ o
.UÊ ! +J
O J 5-i Ct lJ .Fr O
oi OtU F +.F{ dJ}..
o .r{ r-t i E 5 r+r I qt
O .F.l oq, ÈôC
F4 = t Cu (/Jt, O .F.l
t{u t{O \.d +J! i1 OOUtOF{tÙ>.
5r-l
.Ft cC +J U)o Ê
i:
t{ - Oô0O O
Ot{
Ës
'Fl
€ o> ! .(, TJ.FI T.t -
+J (d r-+ Ê{ 'O t{ O
.F{+r5O!r{
\-o r{ o9 r-{OrOO+J
t{ t0) è0 tl 'r{ trt{ \-
rqj H E o.n J O U,
lf +J '"{ O @+r.-lOq,OlrË
ÊÊ O .F{ o l+{ .rl tr.O $ (Û
o ql .t ri t+{ o _
aF{gÉq,.,{€
,-(d \o tr É, Cr)\-XlJOF{
Ori ô0 oQt
'IJ .ô0OOâ\*O
,$_Ê{ôCè0t{
o oo
(1
,qt 5& O o(/|o .F{
E c1
1r)
O n o Jo5 c a J
C J " {O\ : N ujr{ (/ \.C 1r) i)
${JIJ
o +, (,Oo()((d +J +,
4J
((d
E o =.F{OF{ o<J ol{
tJ o r+tEoÀ o==t
o : = ç. 5 ro o:o.
ro .F{ q_{ E Oo oE
"d o ro \0,) o
o
@
(s lJlJl.r+J+J +J
vt

,{o."{oo
= x Ê = x x .= tr
t,
v
o
v
Or .F{
t{
o a
o ro) urr.gg
.Fl-Ul tt'
X u .rl OulOutst171r+{q1OO oov)ljoo
(d l.t F{ oooooo O O O Or+ o O
'Fl t/) r-.1 U) F{ F.l F{ O F{ U) r-l
d FlriFlr-1 +JÊO
tl L{ Fr lr F-l r+ F{ lJ r-{ l,{ ,-{
'r O Fl Fl Fl U).Fl .rl .rl p
\CJ Êr
= .Fr ! .F{ .F{ .r{ .F{
ôû a o= o= = t
Ê
qr i O:]
..1 -o
l
.n.F{.FlOtAOF{
(t
\c, FlqJr-lOOOr-{OFtOJ ?
(U ? ? èco }] 5
l{-.{ q O O .r{t+{ r+t t{ .o
+r q.r q{ (ll
È t+t r+.{ r+l _ô lfi ut i+{ }J
o
c, t'
l.rr<1tÉ
/G) O r-r F.l O
3= !.d .r{ '€
q) o.rJ o rl )
qro
lr tÉ(t
a $l{ Ft{
o (,J'd ql (, ô0
,'rp È 'Ë
u.F{ (,) \O F{ -l r-l +J l, r}
t Jlo lJ ooo.F{.Ft.FtÉ
<'o o o.' .d .,i .F{ (Û q, (Û .fi
EEE.+F{F{
oç:
H
o Êar
6.,Èl
H th gFlô0o.o
oo p
ol(u .ln. r É o
J o
J
oè0
Ë(Ù Ë Êo
H l.l 1n g tr 'F{ ! Ct ((I'F{
E"l O .F{
a ql r-1 FO<d.F{-.F|F{È $..{F{O)É
.r{ 9 F.r !.1 X Ê \J(', r-.r ô qt{!..io(dô
Fl
ê{ lJ .F{ (r, Êroc,.htÊÈ
n O t{ oJ t OC qtÊ>frô0.1ô0
= ? J F{ ,c ro (Ëû ô .; r:1 iO ql O .F{ 1j .À
Ê.9Ào>ç!v'oo o.oËÊ.rHèo0
(t)
I
o oUl
Ë
F{
À Ào
E E \c)
Fl '.A ost
.o .U
(h F{l o
Zlo Ê
rt] Fl I É
H >l o o
.r{
[4 I .r{
+r +,
tl qt
F] ol ql tl
Él t{ ql
E zl qt
çt
Êrl  \c,
\c, t{
t{ A
Ê{
-56-
0.,
lc)
roÉ
!a, c.l c\ (.1 ôt ôl
q
q)
=
tr
${:
o
"{o +J
\o
F{
Ê 'h
an
tl
)
3
qo
o
Ê
Ê
o (Û
q, l{ tl o
'q o .d
H vl
o .rl =
F{
qt tr
Ê.
a G
$
É
o o
.Fl o
+J rq)
o .rl F
O .Fl .do o
l. lJ 'O lr ro)
. r.l qt (Uôc <
o!
t, (d o(d +J
(ÉÀ @É o
k \0) O .Fl o
rol{ H>
ÊÈ c,
{.,
o oo,
(I'
!'o Ë.
qt
OF{
io po FI
o dlo Ê.
E oÉ (û
F{
U
@ tr +J o ul
E a CJ J )
t qt o r+{ lt-{
o o o o É â
: =
14 È rq) .r{
o
èc
$ +l +J +J t,
X: X +l
vl
o o
X É
.r{
+) }J
o o) o
o lq,
.F.l - U) tnoanoo
o
u .r'l 1^ <no E
X oo ol(J o \o o o! o
l{Ft o U) (/) U) F{ lJ ."1 lJ .rt CL 11 A O
ht{ O
ct F
(Û l] I Lt-l .d t{ .Fr '. '. '-{ o èc +J
Ê{ "{+J = )..1 E ) j .'+ Êl
+J oo E J t{ É
\o) 5 IJ a) O OJEO ECJ q) 5t+r A ql
F{ F{ 1o) Fl
è0 q{ +l À
F{
l+.{ t+{
F-{ O OF{
r+_{r+.t o r+.{
O"-{ ooFl
ro g) q-r t}{ +{.cê.
vt t' o
q) l.r{q,É (/J.g,
O r-l r-.1 O .F{ O
/0J lr .r{ .r{ ,o 9Ê
Ê,!'U,+, +J qt
E
0) 5Érd o 5r, lr F{
H
(n q,lr t{ tËÊ o.o
o v)'rJ c, @ 'O .r{ A
!p Ê. qt H(,) oo
|J.F{ U) rq) 5F Fl .r{
t Jro k É
.r{.
u)$ F{ +J
<1J o Ê. .Fl t{
++ Eo
H
t-{ tAo
o I
o H
o rq, tl oo
H +Jo o O .rl ,$ rJ t{
É .r{ Fl
>q,
a 'qt
Fl .F{
É+r
(u J 5Ê ( u 5t r(r uJ U , \
r{ .F{
o o do (')o É ho
A. r, OJ
rJôo É Ft FE lr rJ .F{
= lq,l
a . F.l F{ ."{
=o o o
t{ F{
tf A o o .F{
F{
o(u ql.F{
PE l.r l+.t +J o0À ,OÀanr{
Êc
.A o
o 1(l) lU,
F cl) o oo o
Ë À o F{ F{ Ê. l(u 'À F{
E A z
Êl
a v)
'F{
(tt E
o
Fr
E
â
.r{
8',
(J . . H

E
1^
vt H
z aD
o Êl û krt Hl
U) an
r4
H
rl]
5
t-t

É
o
.rl
É
o
.?.|

v)
H
ÊÉ
oo
.r{

ât3t oË
tstpl
.F{
t IJ +) Hl C)l .,r
H IJU t,
Fl z d o o oql Èl P(l
{
E H
t{
(!
t{
CU
ù
h
!
qttd
l.l EI HI fl
t-r
t{
À
ro)
tr
o.
rc)
t{

\o ro
't{
Hl Ft ro3.
tl
Ê{ À À' Êi
!
Êi
-57-
qJ
lo
\oÉ
FC' N
h5
g
5 '.{
qto
' r'l Fl
o F{Â
o'E
FI . r.{0)
E E-
o o
F{
r-{ O
.co
lr
o
'o orJ
+) Ê
o 5O
>.: OE
.rt O
q,E
o
o
'r, l.c
tr \o o)
.rt
o +, E ç(d
O
trr, tr lr(Ûo
.r{ o É .F{ ?-l >
qt QO o (I, 'o'o
o! o gt Fl
+r(! Ul r0.) a (l)5
GtÀ o,.d oJ.F{o
t{ lq) F.l o tr ,o +r o^
\o t{ .-.'| \O Ul{
ÊÀ .Fl q) /(d 0É
o 0.1 -)
(Il o ,O lq, E
O r.{ l+{ Ot' .n
OÊ OË
o .t 5(d 5(Ù
E o çr, -1 U) 'O
lrU)u tr
o U)(J5(J U)o
E 50r+.|o:= )o
tl rfr oÉo l{.{ (,)
o Ê \o .F.l \o Ë
.Fr
'F{
fL .ilE'O o
qJ
@ t,
É= +,
o
o
oro TJ
.r{-(/) oo6000ur'oo
X lJ .Fl o o\o o (fl Fl
o o o o q,
tr F{ -l Fr +J .F{ Ft r-{ .C
(É qt 'F{ r-l Fl .-{ H lr r{ F{ F{ O +.t
.,-{ ..r .il .F{ (Fr
{J Ê{ +J Ê J ).A Ë
\q) J )E c.l 0JJ t p(t (Ë (.) o
O O OFr F{ O O O ! F{
\c) l{-{ t+.{ (, tt{ tt-l t{{ t+{ l+l l+t Ê. oo
a t'
o t.,{dË
O-lFl O
/0J H .Fl ."{
Ê.rJ (,) lJ - o- . À
0) tÊql
tl t'J q,h E
qi o"o qt
FrJ êi +
t, .".i U' lq) +,
, g\oJ }{ :Fl )
(Uqt
<'o(/)o. -lO
0)
H o
?â O.{ o
F oo lrFl É
q,
o rc) O.dÊ..r
uo Êttl.'{A
.F{ (Û (u(u trp
F{
É '.{ o o
É
o 1, \otl1 o o
qt Fl
ôO > Ë É -{O F{ tho
F{ ..{
t f{ rl (u .'{r{ (O În . Ê.1
P{rJ ql O 5 -l E.+ t{ orJ
). o > À À O.,:l È }]K
$E oo
É.
o
o I
Fa ou}
Fl À o.o
E E lq)
'â oUl
. r'll o
frll U)l
U) HIOI (/' o
I{ (/)l Ël
p l É Ë
H >l o
.F{
o o
e Fl (:l r,
Ê{l Fdl +r ."{ !
È Êal o
ql
El s v
t{
t HlPl tû cl
Â
FilHl À
\o) ro
t{ t{
-58-
I
Vt
rd
È
I
rd taz
(J ËH
z HCr
F.l >É
cr tdo
trl >È
trl
fri
z
c
.d
r4 t{
l.r É
I H
(Û ah É .rl o
x(') H oo oo +J o
oo È(,) .Fr è0 EÊ o a
€U) pr rt{ (',ql o o
(tUl H) JE ro qt )
t{O 14(t) l+{ O +J t-{ o crÉ
(Étr zo Élt o.o
ÀÊ- È4 .r{ l}1 rJSj É
.F.{
a
. oE
E tr
o tro (Û(,,
H /
tt 'F{ o
o to 'oan OE +JH o.?{
ct(, '(, F
-l o oo
o+J o
'F{
OJ o
(Il oo Ê5
(t o rc) Ê.o è0 t{
E lJ oq,
roo +J +J) o Êp
qt
€o Eo Éo .F{ q cdo
(d ô! (dlo +J .'{ F{ t{ U)o
r-{ .o
lr t{ o >lr O
(u
(l,} to oo .Fr o0 ê,À tr +J
Ê oôc ro "d > 'F{ Ê. 5O
(â €5
+J o (d od o
ôt ,d (Ût{ oÊ É o o
dF{ r{ C) O 'Fr )o oa)
! èc .o o o O 'F{ *,t{
o otr H qt +ro tr +J
90 E= ..{ o) ) +., 3 ,0)
1J t )o (du) .t-{ (Û 9o O 'F{ o.tr
.d}r oo èco
-o( u

0) ql r{
J tÊ _t oÀ ê.
o oo OE trE o u)o
1, .rl Ul id +JÉ O rl(! OE
(/) rJ'o o Ê5 (J Fl
X .F{ H cr
,o(ÛH dèc ÉX o
o tro= r: oa
.r{ É'o
o Jfr
a5
F { Ê
oo
+J.Ft o od O
ôô Fl 'C Ol U) +J 'O or$ U) Jr)
ÊÉ o o
É o (J d
Ê,
Àx qto llr{ rq! É \c) o o
o l{ o(c5 .o o$ OO lr t{ \G) 5E
(u
tl 1Q) o o ahU) tèc o ôcJ
.'{
É É oo dÉ rl{ çr oo
.r{
Er+€
. r{ +J (I) (do oql td .Fl -€
. . oÉ €
u| É (')OJ+J ! Ê\a) F.{E É o ç F {
o) Or{ Ê +Jq'(')
in .F{ Ê oUJ
U)F{ (! .Ft .F{ lJ o) <rt.ô (D O 5r{ O
(r (/) .-l 'Ë o
E
o}] rHSan Ê'rr<l) (û o((s +r
ooÊ À ,c ra) .rr O ql (!o èE $
è0 lrU)(u o> +JE p 'u! 1(u oo o
(d èË Ê (Il $F{ ç q-{ o.o Ét tl
EO oo ,(Ë (,,9 O O -o ).4 (J
E r{ltJ
.F{ o \c) 1J o
ooo oÊ. >'d À
:, oÊ o
a o€ tl rogl d(o.Fl !
o) Ê 'Ft o (')u l.ru)O lrÈôC
' F{
o€
q)
É.d
cu +r
U,oo Ê oo ê,o Ê l+.{ C.l
oo €(t tr
,c) Otl
.O
É-r ,+r(,| t+{
E(d$
.4t{ to
E ^l}{ otn orJ d r{ ç
iol +, .F{ o oJ fio F{ Ao .F{ o9 HO'Ê{
FI oÊJ {J !ro +J H ÀO Olr t{ l't lJ oU|
t{0)tU O .|JF{ .do (ÛÉ o, o ÊÊ
Fl ..{EO ..{ Ê(5 ur,(u oÊ) É
'F{
r{ 5 l,l{
4 ttl O- trOt{ O tUF{ ËF{ I tÛ oo .F{ -
ç
h.{'O Éq (.)P <'d c)'o ;r r+t h rd ()H Ê'o H
H
Ê{ ll tl tl
U)
td o
& tr
ca
û (Il
Ê
i o
FI Ërl F
r-1 E p r<
C) (J J
Ê rd H À
(n U)
r Ê{ .ç
H 7 rd 14 I O
Hl .-l
14 H F
E U) H zl t)
14 cl o
Ff
c)
t o
É
Èl
z
a
El 3.
rril É
z Fl & zlo
1I] Ê{ Ê Al o
-59-

L t e m p l o i , d a n s l e s m a l - a d i e sd e l - r a r b r e r e s p i r a t o i r e , de cer-
taines substances végétales mal définies, tel que Le foin ou les fleurs
de pré, néanmoins très utilisés, ne peut être pris en considération
du fait <le la multitùde de plantes qutelles peuvent renfermer ; ainsi,
nous ne porterons aucune appréciation sur leur uÈilisation et leur por-
tée thérapeutique.

Par contre, lfortie, plante dont 1es constituants chimiques


sont bien connus aujourdthui, ne peut présenter à ma connaissance de
propriétés antiasthmatiques ; d e m ê m el t u s a g e d e l a m e n t h e d a n s l e t r a i -
tement de la toux me paraît difficile à prouver ; elle a effectivement
une légère activit6 antispasmodique qui serait certainement mieux ex-
ploitée et indiquée dans lfasthme.

Une plante qui mérite notre attention de par ia pertinence


de son utilisaÈion, e s t l a b o u r s e à p a s t e u r , e m p l o y é e é g a 1 - e m e net n m é -
decine officielle e t q u i e n t r e m ê m ed a n s o u e l q u e s p r é p a r a t i o n s , notannnent
une spécialité : H é m o l u o l ( l - a b o r a t o i r e S U B S T A N C I A )E. n e f f e t , la bourse
à pasteur est utilisée e m p i r i q u e m e n td a n s l e s c a s d r h é m o p t y s i e . O r , o n
a découvert que ses propriétés étaient semblables à celle de 1'ergot
de seigle quand elle est parasiÈée par un champignon : ALBLTGO
candida
(roui1le des crucifères). C o m m el e s p r o p r i é t é s d e 1 ' e r g o t d e s e i g l e s o n t
aujourdfhui bien connues, principalement cel-le qui produit une vaso-
constriction, nous pouvonsdonc ainsi justifier ltemploi de la bourse à
Dasteur dans les cas drhernoptysie et drhémorragie.
0)
IU
1(l,É
trO cn ô| ôl c\l N (f)
rLa N c\ c! c! ôt
(t
o aah
o
+r p. F{
.rl oo
o tr v)
r{ 'I,o ,o
Ê, .rl F{
t{
Ê,
Ei E (It
o rJ U)

rc (no (o '()I tÈ
(')> (')o
o (Û(Û tÉlr
+i +J
o F{ c{
E O, .rf q)
Éo Ê
a .J,
o
o
.F{
.a
O .$ o
!+, roJ=
.t-{ qt U' -o OQ
Otr o o co tro
u(s o tl
oÊ 'd o0 o A.d
t{ \q)
rol. o q,
tl 'o.t
AÀ rÛ
ùJ
'rl
o
Éo
ê
o a rl
qt U) q)
oo
q, r-l o o è0 ,oo
E
o E t{ o o
E o o lrl É
È o
o oooo U) ttJ
É +r .r.! A lJ.r{ t )
H (d G : = rr-l : (drd= = : = r,-| rH
o rJ
\0i
[r
q..r
Ê
.F{
u}{-
ro q.{
Ê
.F{
É Ë
h
o
è0 +J
ê TJ
o
X o
oro
.r{-U| oaooov, ou)oa u)o
p u .rl (/)(uooooo) 0,Jroo o ooo
(l)(,)r-{F{r-{r+OF{Fl .Ft
tr Fl Fl P F{ Fl r-{ C'j Cl
è{ $ .F{ trIJr-{F{dF{lJu(/)F{F.{
.Fl .F{ .rl .F{ .Ft ..1 ..{ .'1 .F{
r-.1 . -l
.-rE5.F{
l{ Fl
p
O) (/]F{F{LIÊ
\o) ÊrrJ É 5 O.F{.F{5O
5
.l 4 i É
J/JJ19JVJ) JEO 5 lr .r{:JaoE
$!OC,OO'-{HF{O0.) O OF{ 0.} O (dOOr-{O)
l,{ l+1 +{ t+i lt-{ r+i Ê, r.t4 O tfi rf-{ U) lr-l tti ttr l+{ l{h (/|
o +r .C .Ê
o
'd
tQ) t'
E l..r(rlË
OJ Oe|FI O
tl tr .F{ .Fi
â,+J o rJ
JÉq'
t',dtr
o ('l"É (Il
H+J ê.
rJ ..{ o rq.t
= 5\0J h
P <rd ('l À
ts
H o
o(,
oro tt
l.û
cro .c) oo
H '.r OÉOoF{ O+J .d
Ê
'tll lJ U) O .F{ F{ r-.1 O F{ a u)o+J FO=).Fr
r{ lJ O O F{ .r.{ O t+{ .r.t q,
r-{ .r{ ..C t{
OE+rO>.r{U}.FrO\q)
tr ,c
'?'{ >s(do9
O +r OIJEF{O
AT'
5
ti E Ë'h
$oglooJU}oo.rrch)
lr O ! ! tr Ê. c) EÊ}{ ÉÉ'i{'-{Ê
HO(I' ooJ.Ào
oÀÊÊ>oÊ.oôo(dt{ (dE('J OCEôC+rtr.r
Fl (o tt th
tI] o 0,1 o
Fl
Ê1 À
F{
À .À
F{
CA z
H
É .d
E Ê
frl
H rd o H ah (,)
F]
6 o U!
tl Ê Ê Êrl Ê
o o Ê{l o
= Êl
U) IJ
. r'l
+J
HI
el
.J
+r
H (d o (,
F{l
tj I] (l t{
(u qt <l ql
Ê
ro
À (Jl Ê
rcl roJ
E k tr t{
O{ Êr
-61
IU
1(l)É
l{ q., I
-z ^ r,1
ra, È,-
l!h
o Êq<
o À ÉE-{
tt) Urg<
o o! z
.t{
+J F{@5
o o
o lJ ,CU .r-r
r{ Ê t{
È 'Fl
É(')
(d(U
j
U)}] o
É
(>uÊ( u \oo(Àu
tt
ql
-0,
1'
E t{ tl t{
o o(,) CD
qJ
o U)(n F{.; À
'o t{ t/Dtio
t{ $ .F.l t+{ o
o o +j) o
>: oôl
(t)
É Écî cf)
5
F
o
U (l o
s (u!
o o oiJlc)
1rç o 'oo
-o=
.r{
o o èccd
O rJO
lrrJ \.(Û t{O
É o
tr
.r{ (d (/,q)
ui rJ.(1 ! t
Ot{
(d
o -'O !'.'r O O
lJ F{ u (/).Fl
IF{
$Ê Ê o o(')
t{ lc,l F{- .FiO
rok a +{ (d(f)
Ê.Ê o - Êo È
o (Û rl{
' oOoF( {Ù- {r r . tr
OF{ Ft,c o qt
ôC.F.{ t{'ù
o ÊÊoÊ
E O.'r O)
-CE > ( / ) o : l
o U} +JA Ê
Ê r+{:====== o.n= o
H O5t+{ t{
o tr
.Fl
CJ T: .r{
h \O .F{ an
o
ôc
(Ë +J
o É
c\
o
o '
l(u
.À tlt
X .r{ oaoaour.E
lJ (,oooooo'aul
t{ F{
.u .Ë .r{ 9 r{.1 r-{
t-
- r{
!, F{ ? F{ r{ O O o <n ('j ; 6 o) ctt
H }r F{ r-{ +J !J
\0) ') .1 .._r .n 5 ..-{ .F{ .F{
Ê
.:
!
j
F{ F{
.,r
tr É

tr
è0 ! o ? 0) J- o JO o sFt- ({ Û Oo ( uF o o SO n o
I É É 3 ô )
\o t{ r O F{ (d FJ r-{ F.t
o
q-r O'j $ Fl
èI l|i qi qr q-r +{ 11{ rÈr tt_{
À tr È G ! ! il-.{
C)
o
.(,
l'
l..rq,É
,q) OÊlF{ O
É H .Fl .r{
o Ê.rJ U' +J c,
H tÉq, (!
É
U, Otr
O (')TJ (Il F{
F+J À' po
rJ .F{ (,| lqjl H
frr
5 =10J l.
<'Ë (/j Ê .Ê
À oa
>(',
P
u-
t{
.D
.3
H oo o o E rr H o
o, ro É -r rO Ol .O O 1. qj O q)
+J(â .._{ F{ tJ O tr rO
.C Ë O.F{ ÈO.r{
Ë É
'F{
!q o
-..n I A t (v',) o +.1 (Ù tr ÀF{ ! +J
F{
.ri
H tÉ t-{
- e E.F{ q èp Ê..r o o o, o ojij É
|r.l r-{ .r{
. v , (dÊ \0.1 o rn q ..{ q o; È.;
E
É P{ t't .n Ê E (a T.n '{ <U o Ê ..i F{ u
Èo o o
F \q ) E+, F{ E
pr a. q
( d . Êd. a
(d o
d $ q ! .o - o ..t
' ( Û oJ .c I p ô oo ql
o o E o ôo Ê ii ô É ro) o
3 (,)
Fl o I
frl
F{
Ê. o
E Ê
E(/J
oa
.F{
(n o
F] oro
o o
H r'll o
Ê til Ë É
Hl o a
Ë É. 1 .r{ O o
."{
tsrl rJ l, t,
U) | tû .F{
ql
<l
(Jl
t{
qt
t t
ê.v
o (u
to A
rc)
t{ l{
H
Pr
-62-
I
IC' (J z.
roÊ H I
I
t{O H F] INC{NôIôINC\T
fLa
(/ E{ ts I
F z
o
o
(rt ÊE
.rr É
}{O
'F{
9Ê ' t+{(Û
r { 9(Û.
o oo tr (', è0
.-{ =tr oo
èE
çr
.r{ O
o t Ê-
q I'u
rl:J Ê- o
-o ,doo
'É ,$(d oo
$E
trS{A
O O
& Î/J(/r(/.j +rof.A
'oo oo oU)o oo o)
tl troO Cî.'+ > t{
o l{+J t{lrt{ >À
E oÉ op.À ,(É.r{ Ê
>(d >ÉÉ )o
o ,o ôlU)<J
H(q cquo
tl
o o
rJÉ
'o,l
(rÉ 'o
=
o o À
O .Fl 'dcro
}{rJ Ero cn a
. F.l qt U'À oo o-
o! o5 JO u0) \q)
lJ (d EOJ ôO .rl \O i\
qtÀ Ê Ê. o.-c U) o
! lc, OUlJ
ÊU) oo tr
rol{ xÊ
.'{
o (d p
ÈA /O tÛ r{ o,É
(/,t]
o qi+r
o! o o v)
ql Êp r{ o
(lJr{ 5ol,, ç
o-P ! .F{ .Fl .Fl
o F4(u!EO
o5(l)l{ 5 (É
E o tJ
'OOE+r t+{ èc
o oF{t')o
E o o (,) ..rr Ê .L..{ É
t{ o ! p Éo G (d(Û
o U /O r{.{ = = = OrO rJ rJ ! t{
r-{ '!l Ê ç tr (d tcjir{ G
h -C .F{ C .l ru
o
ôc +J
o Ê: {JP
o
Êx=:===:=:
"{O
o r.t
Cî oro- c
.r{ Ul
.ri
û Ooour'vtvlo
lJ o) o o o .(/) o\o o,
t{ F1 ÈlU)O)
'F{ O ut O r+ F{ a r-.t O r{ !.Fl
X cd F.l+J!(iDÉ u h lJ Ft F{ }r F{ O C F.{.F{ t{
ÊiU . F . f . F { ) ) . f l
tr .?t .F{ ..r .,{ .,.{ E b
= ç 5 ,o
a Jaooo (d o (Û J , a, 3 -{ rd JEô.,
IJ O tr F-{ F-r d r-{ r-.r '-{ O O F.t O 5 li Al 6 -r
1o) +.{q{q{OH Ê. q.f Ê tlli r+tr ttr r+i èi r+r (/|l r.H
F
o
t' }J
l.F{qtÉ tJ
(n OFIF{ O o o)
F .F{ .r.{ +J tro
Êr+J U) +J .rrOtr
tËqt o o o É. ct
u) qtk "I' E-rqtÉ{
O (',TJ d q) O .r+{ .F{ p
l-r FIJ È 0)! t{OrJ
.|-l .r{ (,) t(l) Et] ô0t{ÉÉ
5 J\O
(', }À'
{ EJ .t{ .Ft O .ri
<'o oo (Û' ôc ôc
trr o ++++
H .Ê
ts o o (n
a oo Ê oo
o \{t ($
.€oÉo
+J(1l F{
Ê t\O .Ft Ë
Fr É 'r{ pq, o (noÉ ql .r{
(td .o F{o}{oj}{.Fl!o
Él .F{ oql Ê ,{ o ôc ,trlÉ, Ê b
Ë p{rJ .F{ (J " jo.F{ (o h j orQJ (u $ F{ Ê i.{
H l"r' o O O ! O (d r{trt{ r-{ .r{ .F{ O
trl ,ç t+{ ç\ Ê (,) r+{ Àè0 À (Û r{
OE
H (,)
l(ô .o)
oo tr]l F{
È\o Fl Ê
Fl
-o EU, C),I E
Hl '.'l
E: C) zlo
ol
u' Élo
U) r'11 É !:El É
Frl .J
o ()I O
H Hl c) 'F{
el +r +r IrlI
|
U
Ëil <! .r{ t-. I qt
Fl (,l!a Hl t{
<l (ù U: &l .rt'
(Jl Ê. v Ë{l Ê
\o @l ro
t{ <l }{
À cJl Ê{
-6?*
o
lo
\oÊ
tro
ôl ôl Gl ôJ
(t
o
,- '.ùo à I
<n
a) o (/, o rcl.n
. 6
-F.l F{ OJ
-. ' O - O F{o h
o Zq rr tr{ > d
r-{ Ê (u 5À
è
Ê !o !d .çt{O
(?U
> c))Éçn
o (d (', o.f{
U)L{O
€ ql
vt a)
o
(') (l|)
otr
(/|
,+{
O/d
o 9 U)(s o)
.o $ ? (À
q
ll
(u È o, itrjôo
o rr ! O .tr.F{ O
Ë ql
tr ! qF{ ,tu
o Ê Ào
trc1 Éc! ô ÀdO
a a o $ Eôl
pqJt
l(dt{i
.'t !rôrJ
o t+l (tl .r{ O - rt
I
I
O É-.t o .F{ |
o
.Êi
'C (') (d Ê (,)r{i+r I
c, o E
t{u gU ôc.c
E.,r.Fi
o (d o (',
I
I
'Fl (n !F-l.-{.'{
U |
Otl O(-i o
+J cJ o i a
c\(d\o+J.UJA I
cdÀ
rol tr.c tr O I
l{
\0J tr
O+r C, OF{ 5 (/.^ I
tr d.É.Èr (d lr
ÈÊ .nurFcÊJ I
o f O .-l-C t{
J
O
I
I
CU 'Ur+!O-O.r)l
'o0 ) r i Orr ÊlO'rJ t{ |
o L...1 q !
P P H
roo I
\T O(Y) |
tr O O É'\ (I, I
.-r|{-] tr 5cî E/(É I
o (u IJ
o(,) ..J
E r{ o9 o
tr l+i o
o CJ-
lOJ
= = =o
Ê tq)
Ér, 'O .F{ 't,
I
o I
@ +J I
G x l+J tl +J'
at, o rÊ X
| .Fl
o .Fl
-J-
o
o \ql
X .À-at ar, oo an
+J .r{ o ch o a o-o
o(')o(n o oro u, olo o
HFI F{
F{OF{OU)
+J qt .F{ F{ Fl +J O r+ t, .F.t
\Q}
F
r{tr F{ Ê tr È rl .r{ Ft.'{
Êr! .Fl
.Fl .F{ tr l<
èc po
.Fl .F{
J .Fr ..{
E .F{ .à É, J
\q)
o 5 $ o = =E (d 5Eo
O(dotrF.{
+{ l+.{!|+{ôCilr- ||
aJ O
r+{
O
U)
tr O
rH
Or-{
(/D r+.{
ô0
o
o
.o I
l.FrqtÊ
tQ)
OF{F.l O
li .Ft .F{
o ÀùJ (/) +J
F
JÉqI
.î,$t
o (,)'u d o
FrJ È r-l
rJ.F{ (') ro .rl
,3\O tr J
<.o o G
H
F
U) o
(, U) o
H oo +J
Fl
lc)
o
I'JO H Fi F
Ë É ..r o,l . ..1 Fa o6
'rÛ
F1 Ê ql 'F{
H
t{ F{ .d o o+r) U)trl
oO
ù ê{u .'-{trod
a Fl {r (d Ë ..{ .!1 . . r { r{
l/jÊ.Ê
.F{ h F-l
hF{OO
OÊt+tl+J ?0
è \ oEÉq,tcr .rÉ
É
Ë .o @
rdl l(u
pl o
o L.
c/l o o.
Ê HI A E
U)
ZIÉ
ol o F o
H
Éto (n
EI
(Jl frl o
É Ê,,
È lo .'{ o
.tt] | .F{
Ê{l {'r a IJ
E Hl (d Ê1 C'
Él tr Pi tr
Ê{l qt
côl À
E cl
ro o.
(<)ll F
& 1(l,,
t{
ô.
-64-
a,
lo fr{
\oÊ Irr
lr q,
fJ- )
N NôT ù ôl
(t Êr
v) ootr
,ËE
qt À r-l tr tl
p JAA
Ol{U'O
o o vtl.t 5 .n
Fl 5 q) (l)(u
r{ o /(oo ,Ê.rrl{ qt
Ê- $ro 0l CrJ /OlJ F{
É 5tr <rt t,t.r{O.ÈÉ
-c, olJ Ul O ! r{.r1 +J O o
.It Ê(Û \od > Ë
}io+J l,r Ê /$rrd H $
o
o> o oUt "u
J|') ,-{o oÊ g(d
"o i+ .rt ! .F{ ti',O O
o .F.l 5 .r{OlrtJ.r{t{
L- F{o 5qr O $ r-{ O ."{
Ê. .$
o > E Ê.-{ O
ê. cî Êp
(d rôd
o
o .'IJ o
o 't{ ^ lroÉ
\iç rJ a(,)Ê ' JO - +. .r {' ( t J
o .F{
al oN J o
q., .F{
) -'l ç \o'\ rJ lrF-{.c ! O
!+, o\ .Fr Ê-r$ .F{ H O'O
.r.l q, oU) (dôc (d ocîcn tJ
Ot{ >o $r.F{OQ F.{+J)U
{J CÛ 'o 'È ôc o!Ho ,(d(',ooq,
cuÊ (Ù9 Ê rJ.-t ! O O /O.-t t{
}1 \c, o,cql É 6 .-tjrJ Ê€ tr <ÛF{
X !
ro! tro O O o -r'cr'F{ J / * V J
AA +J O- .rl F{ O rOJ F{ o(U< rUJO
o .F{ 'd
\, U, otr! !oo ç ,c
ql ûltr(/)A oE!.oc)
O F.{ èG ooo.'. rJ E.-{ 5 U)'rJ
èc frhHt{ 900(d(,)
o o o. o ô03 t Oê-Ê0.1
-
'.1 J
E X tr o(! 9q)
rt o .c N Ê0) $(f)c\tE o o-
+J
o {Jr{OU)C*O

E o À ,o I a J J
tr o(Ûo=r+1 oor.rql
o O+r10)Êtrt{qtÉ
t! \o d 1, .Fr .i .Ô (J .r{
o
ôc l.r. +J +J +J !
(U ÊXÊ:==:XÉ +J
o .r{o.-to.r{ Ê
..{
1r) o
o rc, .o o
.Fl-Ul Ê. F
IJ . '-{ an t{ J
Fl oUl ql(') o
t{
X (Û .r{ rIO(/)O cD(,(/)ooah t{
Èr, r-{ \q, lJ +J It ${ +J +r.F{ Ê É o
.F{.c .r{ 5 .r.l ..r t{ .Ft .Ë
TJ
a )c) J
É
$.F{
o
o 5 J\O (d q' )
\q) Ol(.J ! '-{ (Û r{trt-{Àt{l] rJ
ôô q-.lotr.rÊ,n qr q-i q-r v èC ôC
\OJ
l' q)
U) l.rr(I'É
O r-l t-{ O ti
o
'U ! .r.{ ..{ +tr
ê{u o rJ J
/0) ,Ëq, +xo
E
q) (', (dl{ )p
o (',.É ql o(Ë
tl
Fr, ê. +5(u+
u.r{ Ul ro !l{
5 J\O }. 5 ' rl t-{
( Û ( d "{o ' q )
<'d U) o. CJ FT Ê.(,
h
H CJ
H É
U:.
(, oo
o
o.o
.g
q, l(u
H
uu! Ëq)
.r{ q, '|J
o
tr -t C
É ..{
qt dOr0r-lOr/,0)
F1 r{ +J .rl 5 .Fr F{ 00 tl Ê oo
..{
H F{
É>Our-{ÉU.Fi Et{
Èr, td .F{ Ê tr' ..1 .F{ h É O Etr
J, F{F{Oh50O.F{ oo
ÀOt{EOOÉF{d O. +J
U
o \ol
F{ o
FT À o
Ê Ê-
'F{
É
o o
o
u)
r-l
o
@lÉ É
H rr1l o
..{ o
I-i I
Hl +r u
Fl Él(1l qt.
Ht t.. t
E Ê{l ql (d
zlÊ Ê
trl t ro ro
lJ t{
P{ Ê{
-65-
c)
IU I
\OJ É I
!q) ICf,ôINôI(\IN N
I
cf I
o l+J
Ê, ll.Ê/d
,(Û fiqt
o !lo>É
o Ëo)
..{ !p
lolp
,$É t, .F{
r{ a !'n\o\$.qt
NU) f\.r)aÊ
rÈ oo E(/) lt,)Êt,lô
E lO.Ft
Êd I O O O .F.lut O É
0l }{ op Ê f(,:r-{tn(U.i3
O ,cU r-{ c) I U, o Ul
'o .r{ !Ê- ô
Ê ! td > tÛ <Û 0J tn.n
t-{ É oo I u +J ê.t{ .r{
o .Fl .r{
tr .r{ lr$O
'o 9+r trrJ I rr1 .trl a.t t+{
o(Û oUl I Ol .'J q,
>: o
E >o l. J g = o,-{ c1
@ !O.F{Ot+{
Éo EÉ. !oÊ
f.$.ccôcîO,
o O 5'-{ 5
1rç !l qt q) o
o o o l('o.n o
O .rl o(/) IJ r'(d- E
F{O +J t4€
hrJ
.r.{ (d t, o c,.o €
Otl t{J
'F{
Ê L' 0J
'd
u(d d OH È
.!Ê r{ .F{
o .0{JJ
tr r0,, FiE l.{ .Ft o ID
loj t{
'F{
OF{ À o
Ê.Ê c) ro rQ)
o.F 'd ÉÊÉ
o tr
an an .,i èc
OF{
ol{ o ooo o
o tr9 E Rtr O Ê
.Fr q)
E (dF{
t: \ (iod >
_i (U c!
tl-l t+l
+J ah
o O O +r.rr (n
+J +J l.J l.J
É F.locd(uOr-.1
O O ou)o(nur,o
H .rr= U r.t ! : = = .,+ o5050to
o f{ t{{ urr{otl{ur+.to
I rcj \o r+r .r{ J F \otrroÉr0rÊ\q)
,c 'groE .d ..1 .o .F{ ?rJ
d .d
o
oc .p
a .F.l
É
o
o rc)
.r{-U l
\c ."1 o o'6U'
lJ <t o (/)o(/)oo./)
! r-l ooooûq'oa r{ OFrO5{F{OO
tÛ .F{ rJÉ ! U)
H +r rJ +J t F{ {-.1 F{ Ê -{ '-{ Ê O
Êi 3J .F{ .F{
5 .F{ O .F{ ..r.{ .Ft .Fr .Fl .F{
f: ..{ .r{ .F{
X PS o J ôc 5 5 p $5(J95()0
tr
! tr- F{ t{ .F{ t{ }r ir ! o
r+J è0 F{O(ÉOO(ÛO
$ l|-t t+.{ +l lr-+ qi |+{ l+{ tlf l+r ilt i+r
IJ Ê. ! 1,r \O)
rQ)
ôL I
rq) l.'{qtÊ F{
Or{Fl O o
lr ..{ .F{
th ê.+J U, r,
rÉ(d E
U: cdl{ oU'
,q) o o'rJ ql É.Fr O
Ê lrJ Ê. oo>
CJ {J .Ft (,) rc} >'g) 5
}] 5 5rcJ l{ t{(dql
<'d o o.' PUÉ
H (,' t{
t-r oo l{
o
U) o rqj ooo) (,)Ho
+J tt H'.t!Ét{$r${€ o.JoÉ
É 'r{ oFIor{oohi.; ror o .r{ qt
H ql r-l 'i tr a.l ç6 ..{ .Fl .d -C )
>.F.i.Ê "{ t€tn+J(U.Fl(ù
H
' d c r 2 A J è ô . . . t E ÉG t .ô J r{ E E \o oE.doouo)
Ë
p{!
t:r..F'{li!,Ê.F{oôt{ É
r0)
Ê rdd>ÉÉtl
H Ot{!q,OOA
Ot{ À È t{ r+{ Ê À iù U} H l+{ tr.{ tn
À tr ô0
vt ch
êr o o (ù
r{ ro
3 À
Fi
o
o
Fl
. Ep.
È z o.
o o Ê "{g)
H
o
F{ q
o (,)
Ë (4lÉ
a
.r{
o É tdl o
H
H Êr +J
o tCl .Fl
U) ql iËl +r
.., Él ql
Ë
z l. (d Élr.t
o o l{ <il (Il
c) À (d l-ll À
5 !q) À êl l(u
tl ro t{
tl Ê{
-66-
.c,
| (,)
\oË
HO r
v
-cô
(,' u)
c, o
o o É
F{ û
rr q,
+r5
Il ùJ
Éo
CJ fo oqt
'o >too . ÉÉÊÉ
Ê q oooolr+rlJ+J
Ot{ t] .r.{ .F.l .'-l .F{
o 'o ql o +J+r!+ioJooo
Ê Ê Ê É
'o ê (/)(1
9?('j,oÊÉÊÉ
at ooooooôiiD
>: o
+J
èc èc ôc
trÊÊËq,(Ùqtct
èc
.r{ .rl .F{ .Ft r{ F{ F{ r{
o
o
.r'l
O
H+J
.rl qt
o!
lJ (û o
q,A +J <hlho
lr rol t{ ooo
roJ ! o ooo)
À, çr ooo
o u, aoo
d o
Ori +J +J +J
F{ .r-{ .F{ ..-{
l+r d4H
o 1(u
E trlrl{
É t,|-] l+{ t+{
o (,)c)
IJ u(,)u o
E o5() o
tr ao O r+f. O
||=o otro:: \o
o Ê rq) \0J .F.{ ro 'o
h ...i 1, .tf r"J
c,
ôc +J U
a1-
o .d -A
o
F\ o, rJ
oro oo o
.r{-O anr{utoaacÀg1
.F{ (,:U)o
u o oJ = o o ro o o o \c) oJ 1^ o,_t
}{Fl
-{ q E (') o F{ -r +r.F{ -t o o o o (') +r.Fi (D ,-..{ !
X qt .F{ F .d O ùJ Ê .-r r-,t .C}r ,-{ tn .r{tr
..r .r{ O Ê +J o +J rr È .ro
ArrJ d N tr.l.,{ o O .,r.Êi
a p $.,{ 5 ' o _ q . n .?4 t
E)..1
Ço5 o q 5.;.; J
ÊJ.Fr..rA
ii
TJ .c t] \QJ O ôl ô-r 6 (d (d
A E6 !o
rO .O
l+l n_ r+t o ! .d L{ r{ cF.r }] O o
ô0 tr Ê tr-r +{ m r+{ tH lO È ùi .o .o r+i r+{ (r) r+r \6p lr-{
ô0
rc,)
t'
l'.{tÛË
o OÈ{Fl O
c) lr .Fl .r{
ÀrJ (n u
/c,) ,É(É
t,/:(!k
o o o"9 qt
t{ lJrJ À
u.r{ Ul \O
J 3\0) l{
<'u (/JÀ
H oql
Êr
-Êt
o
a tno !HË
o lq,
uo / $ O . . . t ! r - { È O. q
o i( -I , a l v t ô
H 'rl rr É Fr a.l .;
É
'(U (l)5 .F{ ! A o. È J rr rr b
Ft F.t.F{ f{ O +r rr J.;; o O
|{.d !.rO q fr O Ut O ."r O É O .,-.t O g..< .F{ .r.t O rJ
F-l
P{u trrr É r0l. Ê..r.F{ r-r .r aJ È rô- ij
H (o sl tr.{ .Èô ô t{ .o .; qj ô
a ? 2
Ê
J
rr o
tr tr
\q
+r è0 (q i n }. .d }{ +r è0
! È i
.9oqÀ, c o o È o E
E É o $'o
o
À
5
6
Eii
6 Ê'Ê
o o
ù
,,,
ô
r{- fu
ô ô
ah
P{ o
l{
Ê.
Ff E
t-t
.o
Ê @l
,r]l o
a grll É
iËl o
H Él .'-{ o
Él +r rl
<l tu '.{
Ê Hl t{ a
s Fl d
ê'v
o
rq.l
t'
A)
IU I
\oç Êl I
l.O & I
t:\a N rI] lc! C\ ôt
(/ N I
o
. rJo
.Fr 5
o> /o
(/)lJC)
À 'Êlrtru)
l{
Ë(/,o oç $tro)
.r{ o(UAo ('JE
ÊF F{ EqOoF{'rl
?ol$i('JU)-
r{ ô0
.i
ÊFr /(!o qÉ?
è OF{
o t.Fr Cî F.r{O|',).aroÈ.;.C
E Ë o U q, .r-U, O O ! O (d O
o oo \0J rr) t{ (d o = ('}
(')troE trO (n@t{A|d':|c.'(dôCa, À}] fr l,
'U or>ql OF{ ,o crt (d
Ë
Flt/ltdO r-{
_
O\
QO ,o c)
t{ lr
r-{ (,t lJ
Èt{ |J o cn lr É
q)
'oQ) !(noo ..{ O
.trt/)O.tC'lt,)t{
o ù.,
o oro ${'IJ =rr O O ..r{ r-{ U)
op! O O o
>: $q,tro
o5
o
trSoJAtÛô0n
.nÊqroorJÊ.; F{
.+,troq, -+J oQcdo
ÀO>ul ,oEN(f)ôlÊ-ô
t{P +J
o (do
(â O .Fl o o
o tOrJr{'UO
Or{ (,}0,
trÉ .Ê o (I) p.
(A V' (r).orJ
tr Or-{ t{ o0) A.A
O'O O O J O trF.l (U. \o \0)
O .F{
.F{F{ qJ o ('j(d
H+J $
'c(U
P
Fl
Ê4 rr O
rrÉ
ê. Fs) ô0 ru -r
.rl (Û 1- O."'i +J
ok 'CF{t{OO.}rd o+J rcl l{ - (o,l 5
qo .-i5<l:'oEo \OJ .Fl (/)ro
IJG
tr -È
(ÛÀ O
cJ(no
-{ -$
Hqt aJ
l{\o J Ê OF{ (/)el l-r (1 o
tr O O ..i"O-i
rqi l{ ô0 oo+J
F{
o5 .dc
ÀÀ 'dtrtro(d+J >5 r{o
.Fl
F{ Ê. Je(It
o ql o o o..c o 5
1, Fi u o,t
Or{ lrt
o!(nFru
('Jro o o o (,l (l) -t +.t
o o lr .-l O
!
. (/)r+r tr (/) (') l{ oo
o ,G 5rO(O Ê/O C) ç(Il
ç{ ..i $ >
E (d- ô
O fr.C G t{ 3 trJ r\ T}]E
(1 EÊO.û+r(,] Ê
.LJ
IJ o,gl
o o o
(1) U
9 o qAr c=l= = : o = q-l
o
l. l+.{ CJ - o
o tr \c)
H(J
.r{ \o
Ê. ro .r.{ ' io
o
ôô rJ +J +J
x ê >
Ê +J
x
th o .rl
OJ
@
o 1(u
o 10,
.(,)
.F{-o (')(')utl| (/,'5.t, o
lJ .r{ u) o\oorcJoroc) o
X t{ F{ o oq) U) r+ U.F{ lJ.Ft t{ O i{
cÛ 'rl 1.. Êo +J u r{ .F.{tr .FtH Ê Ë lJ F{
F{
$ .r{
+J
A+J
a o $o
t{ ..1 .r{ .'.,i
E 5 E j ,r.t .H .d (,:
io ? J ? Eol Éat É o ) ) À
Fl t{ cl
ô[ l+r @ \G) -!
r+.t
lr
r+{
O
r+{
OF{
(/)qr
ô-l
(,)qi
O tc t,
|+{
ôJ $
\ci É }{ +.r o
(,) t'
q) l.r{16É
OFli{ O
! ..{ .È{ U)- tD a
/0J Ê,u (/, r, .-i.d o x
tÉcJ 51.{5 (It
0,) tô (dk o F op o (Ù
tl o o'u q, ç U)lr "dOO
lr .lJ A o a(') O "d t{
lJ .È{ U) 10) Ê
ô0
trJ
.F.to.-to5
ÉHO .+J
'.{
,5\AJ l{ . r-{ rd
{'o o P. > E )rri o
() o
Ê{
U) 0'
T{ oo
oro o
H
+JO Ê -r.rog
É '.r F 'F{
qt
O '-{o\oaH
(Ûr< . F.l
F{ '!i O Fi .r{
Ë .r.l E l.-l
F{ F{ O +J
H
.{
o Ée) ?ÉtOri.r{.H.d o
tl Ê{!
E qtÉ 9'.lqÀF.'1\ov!t{
É =. G r{$ çE
o SÉ
g ll o
r >, c' Éo èÉ0qt)r6= G'
(.) Ào q{oÊ(np(u(ËÀF{ È
(t)
lU, o o
oo 0,
ro
F{ o
Fl Êlo .oÀ o
Eo aÉ Ê.
14 o (l, ..{
.o +J (n E
vrl tr o
U) l']l o oUl
(,
Êtl
v>o É
Ê É
H IËl o
Él .F{ .Ê{ o
c/lu (/Jl +r
F1 <l ql 1l1 I (Il l,
ql
Hl t{ pl !
z al qt c'l ql tr
qt
o. Hl
\c, Fll
Ê.
\O À
lr rq)
Ol t{
Ê{ c)I A È
t{
.-
c)
ICJ
roË
l{o
ILA .cî c.r N ôt N c\.t c{ ôl
C'
t1 |'tt{
$U} 5 a)a
'r{ F { Ê o opoo
o .r-r U) qt F{
F-l o lrO $\.
Ê o Ptr o kÊ $Jt{ o ua
F an
(')
(,! o (Ûo.F{oqrË(Û
o 6 Ê$r O.c ('J d À
_0,, d HO (/) u)(.rU,>o
ÎJ TJ OE q, (r)+.r a (Ë (uH
o) TJ oE o oo rJ
'oo c/'Ê Ét. o q, !-{
Cî S{ c, O(.|
'F{ O tlr> J r.t o
o oJo $(dOF{th
o Ê. ô0 a +ro5d
p. \0J o ÊÊor)
C\ d$r /<d : Q) (r)a_ôl
rt
o o Fl
ÎtÉ
o 1' c\
O 'F{ ) \-5
L{u $ o F(d )
'Fl Cl o lr o(d
Ot{ TJ t{- O
+) E
( s Ê al

o
r{ o€
lr \q) Â (u
roH tl ôc
AÈ +J OH
o prJ
ql F{ (1 +J .r{'
.F{
O r-l
oc ,$ (Û\- F{
o o o
F{ è0
E c! rô
o <tt(,)!o+J.r',+J|,+J(,)
o 3 +r.F{ (J = o u .H (J o
Ê +J r+{ (d(d o r+r o (dG o
5
r+{ = o
A
r+{
l.t l+{ +r}] (J
o $ Ê É o +rl.| o É o Ê
t!
tr
.rl
o .F{ \q'J t+r \O .Fi rO rO t+.t 10, .Fj l(u .F{
o
èc IJ +J
(É Ê x
+J
d
o o
o +Jo
o\ G, - ro oU'F{
.F'l (|)
o (/!U]FU!|/I(')(,
+J . ?.1
o o o 09 o o o (Û
t{

F4
'r{
r-{ U} o r-lOF{OO(/)-IFl-l|f|f.l
X -{lrtJ F F{ A U F{ Ë-t +J r+ F{ r{ h À
È+l .rr = .r{ F{ 'Fl O Ê ',+ 'Ft tl-{ 'F{ 'F{ 'Fi .F{ O
(d a 5(u 9 5"-{tU=<.,5=)3OU
A
TJ OÈ{ 1. p OtÛFl0rdtrOOOF{rO
rc) q{ r+r tl{ tl.{ .Ô p. l+{ ! r+-.t r+{ q{ q-{ +.{ t{
ôc
\q)
I
t.i(ÉÊ
U) O-li{ O
qj t{ .r{ .r{
Ê{ rJ' (,) lJ
/O JË(d
(n (Uk
o O o'(, (il
ti !r, À
+J .Fl (,, \O
,5\O t-.
{t o P"
H an o(u
Êr o
.o' F{ 'É
U) th OF{O
ç4 U)o Ë tr ..{ lJ çrJ
ol(u ouro .COt.Flt{O(dJ
H uo r{ .F.{ .H O U) O .Fi (D F.{ O .C F{ q,
â .Fl F{ Ê (,) ...t É "ct ! tH. É .rl C, +r Èo ,.c
il
.r{ U,rq} É u) o .F{>(UOOU)Jt{ÉO
Ë F{ .r{ E È.C O 'r{ É F{ O -{ 'd O .Fl +J (U .Fl O .F{
H
F{lJ o E u > .q, è0 l(UÉ-fFlOtd.rlhO.È{+J
J EqtÊr. (É É tO.CO.r{trçlO.Or.rt{
d,c< qr o Oè0E.oÀt+{'-{Êtdxd
O Ov E_{
.A 14 .@
oq) & o
o r-l o H F.r
Ë Fl À
oE Â H E
> .F{ É È .n
HU| .F{
H Ut
o u} Êq
U) Éo lo
rd vË r'll ç U) rl1l çi
H .o H l 1 4l o frl trl o.
Ê ql .F{ Hl tsl ...1 H <l 'r{
{Ill +J ()I HI U o Él +r
Ë 14 l qt HIZI (t t(Il
Itrl tl Êl Ol t{ E-{| t.
E el d 2rl Êil (d frl I ql
Ét  Ê;l Hl Ê. Êl p.
<l ro) Èl p<l \o H ro
Hl t{ Ê. 1 tr]l lr o t{
Êl È <l Ê.l Êr I! Êi
-69-
o
lo
10)Ê
HO
fri',
(t
oU) (,) !q)
' .io
\o tQ) ta osl
Êlr htrtr tr|/)<n
trÀ Ê.'J'o oh =qt
p$ do-c o) ou+J
'rl
o o (., r-{ o Ot{
Ëtl lr(n 5 \- oa
F{
È JJ
o qt
JCÛ O
(J
(,l U) tr oo
o(') OÊ U' taF O .r{ !.Fi
E Fl .rr tû .-q, o t(d an U .r{
-ql Ê. hU,a AU, A UJ (U lrl{
/(t(ntro $r(âqt (Ûd (Ù E (u(U
E É dtr tIttr) 66 Âo +J ÊO.
tr$Ê AO +r t oo qJ É' o
o .Ft 'o rl .r{ (nt{trrj .if U) rô
rc lJl, (,).ifo oU)o o
o q, O ''-l . r{ Cr, qt d ..-r
>: Ê}]o ..i l|{ qo.5{ o o +JlJ
,di
O+JO
0Jo F{ cî .t
F{ -Ê (!
)J
(d(Û
o
.(JÉ
3_o
'ot
o
.r{
O
tr +J o=o
.F{ c{t '}J
tr
ok +J +J
+J (d .'i .F{
qtÊ
F{
t{ r0) \\r-{
rolf èt ô0
ÀA
o ql oo
rt=\o
'oG ) F {
o
E oc
.il
t) !J
o o u(,+J(/lO|J;.o
Ê ,
l+{==
cJSo:,orô
t{ or,H= o= t+{ (J= = r+{ = o: =
o Ê oÊoËroEro
.F{
çr. \Ol rO .F.t 'U .r{ .O
JrlË
o
@
c +J
o .F{
o r,
oro çh o o th o
.r{-Ul 6 Ë3
lJ .F{ OOOCTOqi/âoF{q@(h
v, F{ r-{ @ ('} '-{ F{ Ê.{ o q a, U)r{ (,: qj
ta F-l E o o O O
.r{ H F{ F{ S{ lr Ft F{ r{ O ô É p É rr tr..r
O }. È È
X Ê{tJ ?.d.4 ? p .._r.,i.rr rr N.; É.; É =p 5.r.; . ÈH
o ) J o o I ) I o.d q (Ë o ô ôO O o u o
cd -.1 (u O F.{ F{ O O F{ (d
r+{ -(U .O t d J F{r+l r+ ô H
+J tr.{ l+r r+{ r+r r+.t q-{ q{ \O tr ! r.t_{ r+t
\(u Ê t{ Ê È È OC
ô0
ro)
t'
l.F{dÉ
u) OrlFl O
q) lr .r{ ...{
Ê.! o +J
tA) 5É(d
E tt) o lr
o o U)! d
! tirJ À
!: .r{ U} lQ
5 5\O H
<'IJ o Ê.
\oj
tr{ !
H
F o .EÊ.O
(n (no }{OOF{O+J(')r{
T4 orQ or-r}{OÉ.F{).rto(UO.ls,
uU) .d r{ r-{ O }{.,r q a Fi l(UO .ri (\t .F{
'rl '.1 I ..{ C') \J O
H É
qt rt -1 o ta (Û q..{ É r{èC J ij È >r
Fl
9 . d , (c' E o co.Fr rr'o g -r (D it ôtu; o \ô q
r{ .r.l q +r_ O F1 .F.{ (n I ,,{ Ë rO_ ,-{ (n ù> \o È.; '6
tJ É
F{ q ôc .;
(Ed . F . t '.;3; q,
Fl Ê{.J F io
a, ? H ç F É ? i. È
H
! o E .|'. (d
tr =
tÈ 'o
o o F r{.Fr -c6; ô A G .q
a. Ê E o rJ o +r (I, ii À î(') q, È o. È u
F] o
A É o
H
'À F
Ë H E
..{
Ë
rd H o
Él
o
(h tn 1 4I Ê^
F] }lI E<l o o
H H <l .F{ +r
o Él +J .'{
lql.5
Ë E{l ! Ut
s rl]
Idl q, v
Ê.
H ro
k
f!
-70-
q)
lo
\c,l Ê
!c,
}{
tr S{ lr tr
)a t{}{ l. Ëa oo
.t{ oo o .F{ O o
o oo o u\o r-{
Ê{ oo (') $.|-r\- tn
Ê. Eçqrt .r{ +J g'
E oo l{! o o oo o Êql
aDo (Û(U o u) oË F+ o r+.{(UÈ
-o ÊÀ (n
(>t o
oo ah .-taOtA
.d q, qt Ut rd o>q, (n l{
u+J t,)ul o +J â.r-l t,
o oo +r. o ,qt o o(')
id .if C.) ov, lr.T ao
o tho 9o) tn(,
(d(Û (dtI'
>: oo +J tt
ol{:J
'F{ O lJ ,+J
Êo
cî ôt cî (Y) o.oc.)
) 5) o IU
o o ru q, ç
. r'l
o
ۃ
o
-t
.o=
-'or 3 'o r+{ €
c, .F'l
(d an o
H+J oo oo
'?'l qt o t{
ol{ tr- tr tr E +J
rJrd IJ NJ IJ +J oU} .r{
(dÊ N \0) Fl
t{ lq,
Ê{O F{ r{ '"{ Ê.
ro t{ t{ ,cJ oc
ÈÀ ôC +J èc èc ,! o
o
' r'l o o
G
OF{
rn
oo
*t
o c
cn t+r
'o0,, Fl è0 ç
,$ 'o ,'(U-(d è0 0,, /G
o E
cc! Otô o
.5' cî cr,l co
IJ {J
o (,)ooor/)
É J o rJ.rl o )
S{ rr.{ o = = = : : = = : (Û(Û = o +i: 3 :
o É \'do ug \o É
t! .'{ rO q-.t rd .'.{
o
èc l,
(6 é-
aît .Fi
+J
o, o
oro -
(,l.:
.F{ Ul ooo (,, Ê o o<ho (J aan
u .r{ oro o U| o o o o û Ul o o\o o rcj ocl
ltFI O rr +J.Fr O O O E F{ O r{ O O O Ft +J.È1 .n }{ F{r{U)
x qt .F{ ! r{.Fl
.-tE5
}] Ê
..t
U +J O r-.t
.Ft
ôC -t
.F{
É
.F{
E Ê F{.F{
.-lE5
! tr Ê F.l
.F{
F{
.rr
H
AtJ Ê É É N ! 5'rr ) 5
o 9 (Û JEo o q, (d.F.{ a ) = o ôc o 5Eq, o Ê 9 50J
!J F{ O OF{ Cû F{ r-.1 .C O O O, d \O (Ë O O-l r.{ O Ol O t-{
\Gi À +r (n l+.{ tr À Ê ${ t+{ F tl-{ lr ?+ t{ l+{ (/r) tl-l l+{ Ê t+{ t{,{ l+{
\OJ
t'
l.r{qlË
o OFiÈ{ O
o l; .rl .r{
À+J U) rJ
,o JÉ(d
('j qlti
0) o o'o d
! t{rj À
ÀJ .ri (â \0)
5 J \0' 1..
{"o o P.
H t+-{ o
H at oJo
(1) rr 0)n ô0 o)
tI]
.ho
oro o o Ê .t, { É oo J oË
Ci l. tt, F O \OO O O (Û p..r .oÉ O H O lr 'F{ ql
H 'rl qJ +r F{ !o0 0c € r-i (11 ql (Û tr o Ê !O.r{
'qlÊ t{ É '-{ O(d tr É È{ O +r (Ut{ .F{ .-t +JOE=
i-{ .F{ O> .r{ (,)
r{ .r{ lr.r1 O O F{ Ê rrèC Q O O+rOF{
Fl o r/J o .F{5 À.Fr À 5 (Û (oJJ .F{ .Ê{ O tC,}
H
Ê{u .'.{ P o .c (d tD ,C ql O F{' l] .o .O (0 t{
5
OEô0F{
t{
J r-r ql o o (/) $, o u È qt tr o) .r{
Èo Hv F{ 5 F{
(d tr r+{ .clr{(dqt
v)
Pr g. q)
H F{
Ê
Fl H F
È
t4 H o
Ê Fcl
<t,
a U) É
rI1 lrl .o 'r{
H H f4 I
a Er | +J (1,
<l (ÛrJ
Ê Él '.{ .F{
tda
E 1I.1 Eil È
\O v
.t,
H rdl
o 't{
h Ê{
- 7l
q) \t
lo I É
roÊ
!o *Z
tar,i | ts É vrZ
rI]
Ë
tLA
(t
. QZ
v)O
H.É, TI.]IdH Ë
/.> >.Fl>. H=
U:
tl
z
H
tr . o oÀ
o = : \- t{
) É o)
o q
. -$
(') Ècd^ oo
.r'1
Fl.O O F-'{ O U|
F{ a o t+{,c g)\.
È o o L..F{ ov c, = : (du) (,)U|
q) rJq) oo
E J È'-l
(,J+J(uql
A
o @
Ut ,$ o F.-r ôc o .AA
lfUl
U)
lr t{
$rlr
E d t{oq,o o Êo (Û oo
tJ Ê o'9 Èr+{ o O.Fr +J
0,
.F{5==(') .o
.d {'J qo (d ) o 1.) (\ ôl
td .Ft +J F{ (É tô
o E FrÉ
}r
Ê. p /qt ,$
E Êdl.O E ,do
O Àr-{ 91O = = O
F{ (Û Ê.(,) (, O
v)
\0i.o
tr (! Ê.r{ O O
' oË É ) o ç5r{+J
o
(t o .Fl O-.r{ O +J
(U .r{ o lJ) > (J 5.o o
rJ
\O UI qt (n.q H
l.t o.o o oo . u).tr (/) qt
.F{ ((ù
OH
A \o o tl- r{Éd.tO
t,C F{ +J 'IJ O 'O r+'F)
{Jd
(ItÀ o ri É-r0J
k 10,1
.1, Ct r-.1 q) è0 (').Fr o 'É
\o tr
ot J \-lf q '-{ o P'd
ÊA
rJ o ôt +r tr os o rJ
+Jo r+r .Ft - âdl
o
ql o .o Orl .çOg ' U OÊ - a)
(t.lF{ t{ r{ (1 \- (d >Ê
q, (o @ è0 00lr+.-l O
€ ot{ +J
o O C Êos
F.t l|
E o c\ :É
Ë.F.t- .Fl
c\,.| 6l \ d ?t
+J F{ +J
o (n<)t/)(,À o(JUr +J
É 5 O g rJ.-t ql 'J05 )
l.l ll-{Ol+-{(ddl.J ==r+{=or+{ F { =
o ç lq) Ê rrlJ d É\oÉ o
It .F{ 'O .r{ l(u ll-{ O .F{ E .Ft (n
o
ôc +J TJ
N
o
É x
o
IJ
c\
+,
o o+r 'É
o roj
X .F{-O oo o (,,)(no
lJ .r{ orJ aA (/) an ooo|, o
t{ F.l F{.d O O (l) O F{F{|/)FIO(â o
IJ (É .r{ Fr.5 Ê É Ê +r -lF{lrF{Etr oo
Ê{IJ .r{ H .r{ .Ft .F{ E .Ê{ .F.{ t .F.l .il J t{P
5r+.{ o o o (Û )4o9(J(u OFI
\q oqtq,tËF OOF{Oda o5
tl-l tr ! tr Ê. l{-{ l{r l+{ l+{ }f t+{ \0J ,o
â.o
o t' oÊrJ
|..{dÊ )o+r
/cJ Ot-{r{ O ..r!O
E h .r{ .ri O ^r+ +r H
Ê.rJ O +J É X O..'t tlt
! 5Éql $ 5- O c)
(', (!}f F.l O.O
o o'o ql p'd oo
l{r' Ê o'o id
lJ .r{ g1 10) É
.Fl .rl
É -.r{{
= =|\O tl U) U}
<'u o Ê. > >t5J
F:
v,
(tru o o
.Ft
ct, Fl Fl
H o0, H PJ
o \q) o r,
+J at F{@ Étr o
Fl
H
É '.{
ql
F{
...1 F{
C,l
è0
O
r, O
oo)
F{50.
i+{

tlt
È'l
Fl .F{ O.rllrrO F-{(U(Û(l) lrO
Ê{+J
(,)lrU)OOFl
O'r{ tr È tr (O
.r{Éô0OF{
t .rr ."{ p r{
> Ê o0
,o
J. l',r
tro O U, ql l{ O5Oqt5.Fr É 'r{
ô0É Ê (Û o À 'oôir+.r('toE oo
u)
Irl o l(/!
É t-{ oo
rd H È À rc,
a E Êv,
v)
H .rl o
È u} o
H
H o U,
Ê (t
Ë È
.o .F{ o
Fl r{l o .r{
H E{l +J |-, TJ
<l d (It
É.lt{5 "{ l.|
lqlu) ql
t-{l È v À
frl Èll ro ro)
H t{ H
tL
Ê{ À
-72-
q)
lo
rQt ç () I
!o
ILA
z ôl
(/)Êl
(t È
Vtrts-.|
H FAH
Êq +J
É o5
) qJÊ$O
o r{-10/=
.r{
rJ'o É
o oo t{
r{ ,(d O 'J
È (,, t{f:OO
Ê o lr 5 .o..-|
-o oo!
t{ (d +,
.rt tr >.r-lO =
o c\ /d ,-ô
U) r-l Ê
o o
'U oÊ
$U,
Ê
Ê
o ôl o
!..r É td
>: .rr!o'0= o
O d.'r
: ,oEtr
IA
o or$ o
o (,)'o F É o
o o .F.t o . F { o
ÎJÉ
5.rt O d fr È>
O .r{ (/ td Âfrr.'{ O ql
d^4
HrJ JÈ
'F{ rlt F O .'o o tl
o o (/) Ê\q) oJ
Oti 'O 'Fi Hôl
rt$ lr
(0À O ,$ r-{ (J
'O O +J (')
k \0, tt-{
\0J t{ lO.OOÊoO
(') (U ..{
ÈÀ trF{'O
o O
rOi
ô{F{
.r{ .ri
tr'O
U) .r{
+r E
O
o q O 5 OF{\O
OF{ J
€ E
.F{
ÊO ËF{.Ft
.F{
51J
o À- -
.F{
(d =|..r O
+J (d .
! O O-
N +'+, ôf -o tr n-t
o o o (,l
E o F{
tr a a - l+{
o
t+t r+r Ë
h Ê Ë .F{
o
ô0 t,
q, u X
o
IJ
É Ë o
o
oro
.r{-O
.rl q
cî +J o (â th o
t{l{ o o
.Fl
Ë o o Fl
d
È+J .rl
ç +J F
.F{ .r{
J o o
X (Û a o 9
d tl H o
! ! t+l ôc q-r
+J ll*,
\o) l' l.'{1..{o c,U)
, l.'.i<6Ê :ocll .Oqt Êo
10,) OFIF{ O O+J
.ipoClrÉ
+.1 Xô[raÉ E (o.r
! .Fl .F{
f{ è0.'-.t j èô.;j
@
Êr{J
,É(d
(/) .|. É..{
O td'd
q,
â
F{ ^ô O FtF{ ' od o( ,+) ) + J o
F{ O,C€ O
o (/'$k ! +r (u O o Ê o O.F.t ul
?>
âÊtll
o oE (d ( Û + J U j t - ' l o E-
FrolgF,o.c - ! o"l Ê.
/qJ !+J À o.F{ O > É r{.F.t o t
Ê lJ.rl u| rO .Fr ''{ .Ft /o U) è0 ! .n. rilJ (,, 5
o5
>F{
(u
0) = 9roj l{ -É $ (d.F.r o +r = o (U:; ô '-{ .d O'U
t{ <€ o q. o p,p Ê Ê o Êê Ê.-o Ê Ê r{{ E ro
(n
.H
oo
H oro
U) lJo o)
lr
o -tr o
'qlE
'r'l Ê .r{
o >
F{ (It o .rl
Fi .r{ 'IJ (d
Ft
p{rJ t{ ql E
a d H
.d É .i{
Fl p t+{
Fl
a
H o F{ ô0
r
ttl (,)
94 H o
I o I
À Fl o
ÊUl
Eo F] Ê Àu'
H
Ë o lo)
û E Ecl
' ooo \o)
H
È H ou)
.F{
an
Êq H
r'rl q î
Ê (n tslÊrJ F1 ah U)
<l o .F{ H Ê É
(n É ,1 . r a Êa o o
Èl | +J .t,
H tll r,, +J
Fl
Êll
c,v
lr
I V) .É (Û
qt I tr l',t
Ë I H (u q,
Êl Ê I Ê. À
H ro I H to ro
o t'' I H t{
r!l À F1
!
Fi
o
lo
roÊ
lrO
fL A.
cr
o
Fl
o
E
-o oo
.o oo
oo
U)gl
o oo
t t{lr
o ÀÊ
E EE
oo
oo
o
.TJ É o
(l) .Fl
o +J o
F{
tr +J o OFI
'Ft qt +J .rl
I't
Ot t{E
lt (û o oro
rdÀ rJÉ
t{ 10, ql
ro l' tr oo
ÈA o ÈdU}
o è0 'o(/)
RI Ê in \0J o
OFI G .O(,+J
.o Ê Ed.rt
o \q,) E}] +J
E E oo o
Ê\o Â
o F{G
o o 'o ÈU)F.l
E (U q,50
l.t tr-{ Fl +J tfl o
o Ê G (ItÉo
.rl
f.. o O F.l
o
oc +J IJ È,
$ É X X
v, o o
-$ o
oro o
.F1 -an 14 o
l, ..1 o o F
HF{
F{ -l 5
(U"{ F{
.r{
of,ul
X Ê{ tt .F{
t{kt{
(d = a o)J
o o pqro
! t+{ t+.1 PF{r{
ro +J t+r l+{
\o) I 05+JtrO
Ed 'r{ O>
1..{(ÛÉ $ o G+J
O F.l r-l !..r{
o }r .Fl
O
.r{ tJ tr ! O . +Jr{
q) ,'-l Ê (U '.{ O
Ê{rJ (,) +J ^uJ O rO O O-
/o tÊtË F-.1 Ê ôlf\O t
o dh â q,,5t{
O (,)rd (d = O
o(u(ntrq,O€O
tr !u À r{ Fl .Fl lr +J (J Fl
u.J (') ro)
F{ .-.t 'U O É .F{ (tJ .É
:' 5rO ! .-{.-i (d.F{ O -C 5 J
{t o ç1 rJ E tr r{ o O .r-r.É
H o
Fr
ID É
Vt
too
l, o
o r0)
.F{

Fl Or{(l
H r.an 0) É r-{ Fl
É"{
(\t Æ o
!
o.F{.Ô
r{ {-l an o}] E
.F{
Fl r{
lJ
Ê U) EF O O
P{ o EO
r a. F o. o+J (8Û. . { + J
Ào!
(n
I o
Èl o 'Fl
Fl É êiU| À
H EO ^Ê '.{
F] o \cl Ê
H oU) .Oo
(h
Ë 1r1I '.i
H O^ lrrU'
Êcl Êo Ê<l (I' Ê
H or, lE o
Ê Êrl <l E"{
v) +J5 .l(I'u
Fl o(,' -{
É l 'tl.{ q,
H lrv t{
E t o tr(Il
Er A .F{
\o
Ê.
H vto
È t{ t{
À
-74-
C)
z (J
frl
ôrzôl
T4 ÈH
.L &Er
h
ENI
q)
t{
èr0
..{ |
(Û lq) o 1(u
J+) r{
.rl u .F{ .r{ I
vo
$ È 'IJ
O F4 o
.Ît (u .r-{ +)
.o
F{
IJ tl (u o
5q) 5 '.{ tr
(É! o+J o l+.1
Êo o
(É )
(u
o CJO Ê" È
F{
o
E
o
+J
lro
Ê
9(u

J
'IJ o
s
!
ô0, o qo
tr .|{ (i oo ,$ th
$ (u(/) >f{ \o o
Êo
..{
$+r Ul^ t, É
o lr r0, q) a
È, >È U)F{ ôcl{ o o
1(j Ê<t
(uUJ FË (ùp (u
'dÊ t{A F{o o
lrO qt o \oo q,o
(n€ <t(/)
-ot r( , ) od
J
ao
E
,(tr
H€
I
EO (no o cdç (Ûr$
(,)É l(u o ltt
Olr tr'U âo Jlq) tro
o€ !o o t{É TJE olo
Ê.+r ) 9 oo +J ô5
X' EX qr O >(n ql cn F { ç
O Oa Ê c) !v oqt
o ooÉ rr Cn , F {
.F.i o OÊ.r{ É Ulo (t \o
@ r-{ o ôc$ > J 5u r+t 'd U)oE
.r{ tU 'O (Ér{ q,É 5fr Hr{
r{ l'. câF{ = A (I, o(I, 9É
o \Q) o5O'rJ É Ê€ o+J
-2
EU|.r{
trtr (d(')ql
ut 'o
.F.{
É
'oo (ndA
É(Û
EÉo +JO
âE O OE É qtA E +r .d
(') uq,o E at) .Fl (l)
Ul+J(D € u çn oo 5+J'O
oÊÉ ) Ot{ Ë.o O.r{O
g -otrr'1(1)o r{J (Il (Ûtoq,
F{ >..r Ê a o Fl

qJ U)-lU).F{
èc Pt{ E U) o â .Fl l,tt .F{ F
(Û ! O.'{ (l) .rr O +{ 5Of{
F 9(nÊ. tr id r., )o q,l{ o'd\oo
u)El+rÉ

oo 'Ë q, o>€
a oo o F{ tfl -jFl
q) çro \c, U); F -o Ul .do5(/)
'U OtOi.F{.r{ 'or/) od Àgo
,o .;!J r-{ tÛ > ÊJ Ê-r ËË
E +J q .ri r{ U)o o
p
o o Ê +r ox
c) ad \O .'{ tr ô0 ut ol] (do .F{ J É (t'
ôc o)
. o. {( .n.rr) 5 ÉlJ i{ E' lJ O r-.1 O
o o J.F{ O A o o E Ê'd
H F{F{ O Ê t{ qt do l{ (d ,ql O tr O tÛÉ
ts À..r Ê .'{ tr É, +J ô0 .'{ É +r ..{
v) À+r (d td O .Fl oo (Û5 Ë o.F{ (drû
<Jt{ ê. ts Ë c{E Fa (.)O HFCr+{c)Ul
(J
H tll ll
FJ
H
v)
frl
pi
&
H
Pr 1r1
sË H
Ë
H

&
H
H
td Fl
Ê v) H
Êq
U) H
Ir1
H v)
Ê H
Fl rË
ts
E H
Ë
-75-

Nous constatons dans cetÈe sous-division, L tutilisation fré -t


I
quente du genevrier dans tous les troubl-es digestifs, aussi bien dans I
les cas de gastrite q u e d a n s l e s d é r é g L e m e n t sd r o r c l r e h é p a t i q u e o u b i -II
liaire ; des propriétés s t o m - a c h i q u e so n t é t é e f f e c È i v e m e n t r e c o n n u e s
I
aux baies de genièvre quand el-Les sont prises en faible quantité ; le I
genevrier possède en outre de réel"1es propri6tés dans les cas de Li- It
i

thiases, propriétés déjà mises à profit d a n s l a f a m e u s e h u i L e d e H a a rlelm


et qui confirme donc son emploi en médecine empirique. I
)
-l

Quant à lrusage de la chelidoine dans 1es troubles h6patiquesr\


I
je présume qutil est tout survivances de 1al
s i m p l e m e n Ëu n e d e s d e r n i è r e s
I
théorie des signature:de PAMCELSEqui trouvaiÈ dans la coul-eur du suc
I
de chelidoine une ressemblar"""t"t"l1e de la bile, et il demeure donc I
de ce fait totalement contestable du point de vue scientifique. i
i

C o n t r e 1 e s p h é n o m è n e sd i a r r h é i q u e s , nous approuvons ltenploi


de l-a renouée des oiseaux ou Polygonumaviculare, du fait de ses pro-
priétés astringentes.
-76-
o
lo I rJ
l(uç I o
}ro c\l c.l c!
f\A EÀ&U)
(t 2 ti F-l
1 <{,4
<FId
ç o>
'r{
o
Fl
Ê
Ê
3
"rl
(u
'o
o
è<
t{
o'u oro oo
o \o5 F{ ô0 lol{
1rÉ to o t"d
o oo rJh J oa
O .r{ \o .F{o (I' roo
klr (,!ç (Ût.| o toÊr
'F{ rd o tr"o (u
OH l, +rJf'O rJç
rJ(Û (,)o X U)FI U,o
(ÉÀ o+J o/o I o o
t{ lq) .F{
t{F t{ 'qi o
rc, l. op ÊÊ +r rJ
rJ€ O t\, 5 ."'l +r..{
ÀA 'O
o trro -l
(ËE
ql dt{ .E(,)\.
O r-l o, èc r{ 10)
at À+r À|{
o o $rO
= (! çl=c\ $rr
À F{O
+JO l{O +J
o o5 . UD OÉ: o O F.l
Ê O r+{ r-{ t t{ o Jql
r+l==.c
uÊ= : tÛ t+r = = .F.l O o
}J
o .r{
lqi t Ë AÉ 1(u ÉÊ
?-. € É.rro= .F{ .F{
o
@ +J TJ tr +J +J
cg IJ TJ
aît XË=:X:
.r.{ q) .r{
Ê .;
É==x O,l
O
tr
ot,
o }J o(n 1(l')
oro +JrJo @
.F{-(,! ooao É .A o& 'rl
o,ooo) o o (J oo o
u.; F{ r{ Fl F{ Ul(âOr{Ê ro
lJF{ O O O F1 q, I,t===
(d 'F{ -l r-l -l r-l ! t{ É
A{rJ
.Fl .Fl .r{ .r'l +r ) ) .F.t .d Èo .r{ }r À
)JlJ É O O O Ê{ )p
oooq,) (ËF{r+(d(â9O tr
t+{ l+{ l+l (+.{ F{t+.lq-{}fiF|+{ o
À É
1'
l..rt6É
Ot-{Fl O
l,r .Ê{ ..i
Orr..t O +J
tÉqt
(n qtlr
o (,l'o q,
;rlJ À
lJ .F{ U) \O
t 3\o t{
<'o o Â
oo
x o t{
r-{
rl
Fl
r-1
ut c, o o+r(u .F{ .H
TJ oro IJ 5f:"{ , ( 'dt rJO
J O)
r0,) lJU' +JçO oooE
è0 'Fl
OO...iÉ É(d9'dÉÉ O 5 t{-{ l+.1
'r!É '; .rt}f(ÉÉoo (')o o o o
r0) F{ S tli
. F{ rJt{(dO l.t +J .F.l
r-{ Ot{oor}rÉÉ F{ Fl
p{! Ét{Err +r 9 lr .F{ r, ô0. h 5tl)+JF{F{
(,: t O .o O \0J. \O O J ,,É .F{ 'F{ E O G lr .r'l .F{
E./lti.Ô .o,ôU)ooor., .ÔA O E E
tu
Ê an q o
o aî) o o o
1] Èl Fl Ë Ê
Ê. À N À
(J E E tI] E
o
()
.r{
U! 'o
.r{ z .r{
Ut
14
FT IJ' Ul o
Ê r'1I É É
H o t{l o
..1
H
.A o
..{
U> ' t'{ Hl
+, v)l +J frl +J
(n qt Fl ql d
t4 H ztH ,a t{
(It
o Ê o Hl td
 i')l À À
E rq,, ro H r0)
td t{ t{ l]
Ê{ Ê{ a
-77-
o
lo
l(uç
!o (! Hl
o
(t U) e1
.P .F{
+J (U
tt{
oo
b0-
r{
o (f)
at,
F{
Ê, oo ,$E
E lno qro tuo
o. o ÊÊ c\ 'rJ 'o
-o (E, E
)o
oU) 'tr $
.|J rd(U Or{
q, '.{ F{ F{ otqt
o F{ tl ÊÊ -lU|E
'trt Êo dqt F4
(!ô0 .r{ o
o +J tl
+JlJ
(Ûq, +J (J
E (Û(Û oo o
(, ô0 Êo
Ft "o
0) q) ,q)
o! ti OlrO t{
o to ,o o Îtô0 tr! Ê
rJÉ oh .F{ O .J d
t oo o.(d g
do
(,oa x
o
.r{
o (d \oÊ lr otr C, C,
O U)p r-{ .r{
t{
.Ê{
+J
qt -OÉu ) c, rr >
O
.o (,)!
O
('ld
o}{ \, r., o Ê(n .F{F{(lJç
tr(É
(h
EO ) A P-1"{ OF
crt o oq, OF{ o.o F (Û Fl
 !+r Ê l+i r., g) o
t{ \q,) +J O .F{ a r/)(/)C) rJo
\o lr (,)tr
ÂÀ
.F{!=
.ËrJ
U).r{ o J .rl ç,
o F.t o= O O Fl </)€ ct
(u lq) F { Ê r-i 'd O }]O
o ô0 F{ lj Ht U) +J ôC
OF{
io À oo ox ooË X(d
clr t{H oh
o (do .r{ H .lÊr { o
5 Ê.É d
p ɀ o
E r ,o aÉ o ! Étr
(Ju rJrJ(iu c)-ô
+J +J +J
o C,(/)F{ o CJ
E o5(d o o o
tr O l+-{ ,c v o== f , -
o roËÉ \o rQ.l o
'o .Êl .rl 'd
o
ôo IJ +J +J +, l, +J
(É É=x ê- X X= x:
an .il O o o) o
\o) lJ
o (n+J .o
oro .rl Ê o
.H-ul oo <n F{Vr(i) o
+J .r{ ro o 5 OrJ ah o
} { F {
'F{
l{=o F{ O Fr.F{ O O F{
tIl ê. +r Fl tr F{P tr Ê r-{ O o o
ÊrIJ É .d o .rr! 5.F.1 .r{ F p
, Ë(u J
q)
P 9rr-{ o o lJ-1 r-{ F{
pa
Orl AOF-ltÉ 0J:' I
ÊÀ l+{ rJt+{(Htl +{9 F
t'
l.F{qtÉ
O-lr-{ O
l{.Fr .Fl
Ê. rJ (,t rl
tÊd OX
a G}{ l{J
c\ (t, o'o ql ô00
!r, .Ft .o
Ê
+J .Fl Ul lq) (ÛÊ
= SrqJ H f: .È{
<.o (/j À .dG
X >(/)
{J
1o) (,'
ô0 (llq, o
\q) q, ro o Éo
IJ 1A ,crJ .r{ 'IJO Ë
@
É ..{
q,
oo,
É; o
O'-{HA
Ê, a (ntf H !.r{
r.l
(.) F{ .F{ ooo tr O O, O OO (u O tr X
Ê{lJ H l'r -l è0 E+J .Ft J qt 5
ta a. !(o! OàCF{=E}rOot{ oo F{O
E otrO) .F{.r{.F{(tO)J10' ,ch .F{ h
o o.o-('l F{qtp|f,p.EEè0 O-l $ r-{
tr
o
o an (,l
F{ q, I o
N À r{ o Fl
td E .g À Ê
z .F{
Ë E(,| v) E
.'.{
Ë o
() oo r-l
frl o oro Ë o
Ê o É an F]
É Ëa o o o P, o
F oo (J .É Ê Êl É
z .F{ lJ rqt o o É o
..{
o lJ .r{ frl Zl 'r{ .r{
E ql'J Ê F{l +,
q,.
+J +,
14 ti (h c, I ql (d
z qtv X zlrr (d
! t{
À <l ql X q,
H \q) o. À À
tr E ro 1C) \0)
(Ît
Ê{ t{ }{ tr
-78-
I
H I
Ê{ I
ts tÊ
[t]
(,)$
luj
+J 10) O - { .r{o=
Ë o
HQ o= OF{
o $ trE t trF{
r{ o o\o O .rf
À o \q) pr, èt5
o (Il rJ oo o=
r-l +J o ( o Po = (t, l+.{ (,)
.Ê, F{
o <n r { U CJ qJo
E lr lq, o F{ ql rO) Fl Ut.d
o =! .Fr 5 ro
oo
( / ) "-{
Fl
= Q) o(û t{ rO (?f =
(uU ç, èc ! lro = o(Ë
o
Ê oo
qt - u
OFl +J (J L.
IJ o u o+l
"o IJ F È.1 Ê
(Û Êo o>
o 5 \o .F.r o t{(I'
E o E U)id h >( Û = |+r
ôc: ÉÉ U)=
o o oo
r'-{
I
o
' oË É FIJ
l{r(É o
o rrp
O .F{ lJ tr Or{
h{J